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Le iPhone au service de l’art

Tournoi pee-wee de Québec

Les Espoirs au mythique Colisée

p.11

p.16

Volume XXXVI No 8

Le dimanche 16 février 2014

Place du citoyen à Jonquière

À 14 mois, Charlie reçoit une greffe du foie

La victoire d’une petite

COMBATTANTE

p.3

Six ans après l’incendie

Un nouveau restaurant

remplacera le Bobbie p.2

Depuis 1978

PAS POUR DEMAIN

Le meurtre de 2011

cause sa perte p.5

p.5


Boulevard du Royaume à Arvida

De nouveaux plans pour l’ancien Bobbie

Les propriétaires de l’ancien restaurant Bobbie d’Arvida à Jonquière en sont à la finalisation des plans de construction d’un nouveau commerce de restauration, près de six ans après qu’un incendie ait détruit en partie le bâtiment.

Photo: Andréanne Larouche

Andréanne Larouche

andreanne.larouche@cjonquiere.qc.ca

Les copropriétaires Gilles Pineault et Marc Pineault travaillent présentement au peaufinage des plans de construction d’un nouveau commerce, en collaboration avec l’entreprise de Chicoutimi Architectonic Inc. «On se rencontre pour concevoir les plans et on va éventuellement les envoyer à la Ville», indique Marc Pineault. La bâtisse anciennement hôte du restaurant Bobbie d’Arvida, située sur le boulevard du Royaume, est placardée depuis l’incendie qui a forcé sa fermeture en 2008. Une demande d’amendement de zonage à la Ville de Saguenay avait finalement été accordée aux propriétaires en juin

Les propriétaires de l’ancien restaurant Bobbie et Architectonic Inc. finalisent présentement les plans de construction d’un nouveau commerce de restauration à cet endroit. dernier, afin de renouveler leur On travaille à la vitesse à laquelle on veut que ce soit bien fait et le terrain et l’édifice étaient en vente permis d’exploitation d’un restau- on peut», explique le plus jeune au bon moment», déclare-t-il. Il depuis le mois de juin dernier, ce rant dans ce secteur. copropriétaire, Marc Pineault. comprend tout de même que les que Marc Pineault a démenti. Le père et le fils n’ont touteCe dernier prétend ne pas avoir résidents du coin désirent avoir un Celui qui avait auparavant fois pas confirmé que le restaurant ressenti de pression de la part des éventail plus diversifié de restau- dénoncé l’hésitation des propriéqu’ils désirent faire construire sera habitants du secteur, qui attendent rants à proximité. taires à propos de l’avenir du bâtiun nouveau Bobbie. Ils sont égale- la reconstruction de ce commerce ment était toutefois très heureux que ment demeurés mystérieux quant depuis bon nombre d’années. Le le journal La Pige lui annonce que Bernard Noël surpris à la date à laquelle ils prévoient copropriétaire considère que ce les principaux concernés en sont à acheminer les plans et commencer n’est pas un long temps d’attente Le président de l’arrondissement la finalisation des plans de construcla mise sur pied du commerce, pour assurer que le résultat soit de Jonquière, Bernard Noël, n’était tion. «L’important c’est qu’ils mais ils pourront en dévoiler satisfaisant du premier coup. pas au courant des derniers déve- réalisent quelque chose. J’ai hâte davantage bientôt. «Je ne peux «Quand deux p’tits gars de la loppements concernant le Bobbie. qu’il se passe de quoi avec ça!», pas m’aventurer à dire une date. place investissent dans un projet, Ce dernier croyait au contraire que affirme Bernard Noël.

Une autre microbrasserie s’implante sur la Saint-Do

Une nouvelle microbrasserie verra le jour sur la rue Saint-Dominique en face du bar les 400 Coups. En effet, l’ancien brasseur de la Voie Maltée, Mathieu Roy, annonce l’ouverture de l’HopEra au printemps 2014.

Marie-Lou Ringuette marie-lou.ringuette@cjonquiere.qc.ca

2 - LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014

«Avant, la rue Saint-Dominique était plein de vie, mais ça s’est vraiment perdu au fil du temps. Avec HopEra, on veut ramener de la vie dans le secteur», explique le président de la microbrasserie, Mathieu Roy. Depuis déjà un an et demi, le brasseur travaille sur son projet en collaboration avec quatre associés. Une vingtaine d’emplois seront créés à Jonquière grâce à la brasserie. Mathieu Roy est confiant de réussir à ouvrir au printemps. «Pour l’instant, le projet avance très bien. Nous avons débuté la création d’un site Web et nous avons déjà une page Facebook. On veut vraiment créer un engouement», souligne-t-il. Selon Mathieu Roy, la microbrasserie se démarquera avec sa sélection de bières et de nourriture. La brasserie possèdera 10 lignes de fût dont six permanentes qui seront des bières plus classiques et connues. Les quatre autres lignes de fût seront dédiées à des bières

périodiques selon la saison ou des produits éclectiques. Du côté de la nourriture, le président souhaite se démarquer des autres microbrasseries. «On ne veut aucune friture et on veut vraiment sortir du moule. Vous ne trouverez pas de fish and chips ou de burgers. Avec notre four à pizza européen (Panyol), nous allons principalement préparer des pizzas fines», explique M. Roy. Les clients de la microbrasserie HopEra seront accueillis dans un lieu épuré et simple. Le propriétaire souhaite créer une atmosphère «lounge». Des concerts ainsi que des évène-

ments spéciaux seront également organisés régulièrement. Le brasseur considère qu’il est primordial d’offrir des produits de qualité à bas prix. «On souhaite attirer les jeunes avec notre projet en leur offrant une sortie abordable. On veut que les gens s’amusent sans toutefois se ruiner», déclare-t-il. Jusqu’à maintenant, Mathieu Roy croit que les travaux se dérouleront bien. «C’est sûr que je suis stressé, mais c’est un bon stress. C’est un gros projet de vie, ajoute-t-il. Maintenant, il me reste seulement à travailler fort jusqu’à l’ouverture.»

Le président de la microbrasserie HopEra, Mathieu Roy, travaille depuis plus d’un an et demi sur son projet.

La Baie s’enrichit d’un pub

Un nouveau pub ouvrira ses portes sur la rue des Croisières à La Baie. Il s’agit d’une excellente nouvelle après les récentes fermetures que le centre-ville a connues récemment selon le président de l’arrondissement de La Baie, François Tremblay.

Vanessa Soulières

vanessa.soulieres@cjonquiere.qc.ca

L’ouverture du pub Au pavillon noir est prévue pour le début du mois de mars. «Il ne reste qu’à finaliser les dernières étapes du projet», affirme la gérante et copropriétaire de l’établissement, Myriam Bouchard. L’endroit pourra accueillir 84 personnes à l’intérieur et 56 autres sur la terrasse. Pour le président de l’arrondissement, François Tremblay, il s’agit d’une excellente nouvelle: «C’est toujours une bonne nouvelle l’ouverture d’un nouveau commerce, ça apporte davantage de richesse et d’emplois à la région.» Les propriétaires, Michel Lavoie, Luc Lavoie et Myriam Bouchard ont voulu proposer une thématique par rapport à l’eau et aux croisières afin d’attirer les touristes dans leur établissement. «Nous avons choisi le logo et le nom de l’endroit à cause du célèbre pirate Jolly Ranger», explique la gérante.

Jolly Ranger est le premier pirate à avoir utilisé le populaire drapeau noir orné d’une tête de mort dans les années 1700. Ce drapeau est devenu par la suite le symbole de déclaration de guerre utilisé par la plupart des pirates. Et afin d’ajouter du charme Au pavillon noir, tous les meubles de bois ont été travaillés par des ébénistes du Saguenay– Lac-Saint-Jean. Le pub veut se démarquer par son menu original. «Actuellement, il n’y pas de restaurant à La Baie qui fait de la viande fumée, déclare Mme Bouchard. C’est pourquoi nous en ferons notre spécialité.» Mais il sera aussi possible de consommer des viandes non fumées telles que des grillades. L’établissement n’est ni irlandais ni anglais, c’est plutôt un mélange de cultures, explique Mme Bouchard. «Par exemple, les plats proviennent tous d’endroits différents du monde», soutient-elle. Il sera également possible de manger autre chose que des repas complets. Il y aura un vaste choix d’entrées. «On veut aussi que les gens viennent pour jaser et prendre une bière, pas nécessairement pour manger un gros filet mignon. Notre menu ressemble à un menu bistro», explique Mme Bouchard. D’ailleurs, des croustilles faites maison seront vendues sur place.


Greffée du foie à 14 mois

Charlie se porte de mieux en mieux

Charlie a 14 mois, un poids de 15 livres, et une maladie qui pèse plus lourd que la Terre entière. Le 5 février dernier, le calvaire de sa famille a pris fin quand la fillette a reçu une transplantation du foie à l’hôpital Sainte-Justine à Montréal.

Catherine Morasse catherine.morasse@cjonquiere.qc.ca

Les montagnes russes Tranquillement, une petite routine s’installe pour la famille almatoise. Charlie trouve son petit bonheur, malgré les traitements, et se lève le matin avec un grand sourire. Chaque jour, la petite peut jouer avec sa sœur Lara, à condition que l’aînée, âgée de trois ans, porte un masque et une jaquette. La cadette se fait aussi une réputation à cause de son fort caractère. L’enfant a d’ailleurs mérité le surnom de La Cowgirl, à cause de sa tendance à arracher ses fils et à pleurer devant les infirmières qu’elle ne connaît pas. «Il faut toujours mettre les barreaux de son lit, sinon elle s’échappe!», rigole son père.

Photo: Courtoisie

Trois semaines après sa naissance, le 13 décembre 2012, Charlie se blesse au palais. Elle saigne. De longues minutes plus tard, son sang ne coagule toujours pas. Les parents de Charlie, Valérie Ouellet et Chris Gendron, se déplacent d’Alma jusqu’à Chicoutimi, où on lui fait une échographie en urgence. «C’est là qu’on a su qu’il y avait quelque chose dans son foie qui n’allait pas. On l’a alors transférée à Québec. Ils l’ont gardée un mois, pendant lequel Charlie a passé à travers toute une batterie de tests, raconte Valérie. Notre monde s’est écrasé.» C’est ainsi que la famille se soumet à dix mois et demi d’essais et d’erreurs, de tests mensuels ainsi que de pesées et de prises de sang hebdomadaires. Dix mois et demi d’attente et d’inquiétude, un poids énorme sur les épaules de Chris et Valérie. «Les médecins nous ont dit qu’on était devant une forêt et que chaque arbre était une maladie potentielle. Pour qu’on trouve celle de Charlie, il fallait abattre chacun d’entre eux, pour qu’un seul reste debout», explique la mère du bambin. À partir de l’âge de six mois, Charlie arrête de grandir et d’engraisser. Puis, vers la fin du mois d’octobre, le verdict tombe: le bébé est atteint d’une maladie incurable baptisée cholangite sclérosante néonatale, maladie dont seulement cinq petits Québécois sont atteints.

Pour expliquer le fonctionnement de la maladie, la mère de la petite présente l’organe comme un arbre: le feuillage est le foie, les branches symbolisent les canaux biliaires, et le tronc représente la liaison entre le foie et l’intestin. «La maladie s’attaque aux branches et en détruit une partie. Certaines des voies hépatiques se retrouvent brisées et inutilisables. Cette surcharge d’effort fait ternir les feuilles et l’arbre devient moins beau», illustre Valérie sur son blogue. La petite a de la difficulté à absorber les éléments nutritifs dans sa nourriture, ce qui explique sa taille. Autre effet de la maladie, l’enfant a des varices, des bulles de sang, dans l’œsophage. Le traitement ultime sera une transplantation du foie à l’âge de six ans… mais le destin avait d’autres plans. Le 7 décembre, le drame éclate en même temps que l’une de ses varices. L’hémorragie est si importante que la fillette est envoyée en vitesse à l’hôpital Sainte-Justine. Charlie est déplacée en première position sur les listes d’attente pour une greffe du foie. Jusqu’à nouvel ordre, la famille devra habiter à l’hôpital. C’est ainsi que la petite a célébré son premier anniversaire: entre l’aile des soins intensifs et l’étage de gastro-entérologie.

Charlie est bien entourée par ses parents, Chris Gendron et Valérie Ouellet, ainsi que par sa soeur aînée, Lara. L’attente représente toutefois un énorme stress pour la famille. «Être sur une liste de transplant, c’est comme être dans une montagne russe dans le noir. On se prépare pour aller en salle d’opération, mais ça se peut que le foie ne soit pas bon», dit Chris. Cette attente

insoutenable a même poussé le père à se préparer à donner une partie de son foie à sa fille. «C’est un sacrifice que je suis prêt à faire, si c’est pour sauver la vie de ma fille!» Le 4 février, Valérie et Chris reçoivent une excellente nouvelle: un foie compatible est disponible. Le 5,

à 3 heures du matin, Charlie entre en salle d’opération. Douze heures plus tard, la petite en ressort, bien en vie. Six jours après l’opération, Charlie se porte de mieux en mieux. Aux dires de sa mère, Charlie est «toute zen»… ce qui ne l’empêche pas d’avoir déjà arraché deux intraveineuses.

Un dîner-bénéfice pour la famille Si la maladie de Charlie a été éprouvante émotionnellement, elle l’a aussi été pour le portefeuille de la famille d’Alma. C’est pourquoi un dîner-bénéfice se tiendra le 23 février prochain, à 11h, à la cafétéria du pavillon Wilbrod-Dufour d’Alma.

Catherine Morasse

catherine.morasse@cjonquiere.qc.ca

Chris occupe un emploi saisonnier, celui de vendeur

de véhicules récréatifs, tandis que Valérie a dû prendre une pause de son emploi d’agente de communication le temps du séjour à Sainte-Justine, qui a commencé le 7 décembre et pourrait se prolonger encore longtemps. «Ça peut prendre deux semaines, comme ça peut prendre six mois», ajoute la mère de Charlie et Lara. C’est pourquoi un dîner-bénéfice aura lieu, au coût de 20 $ pour les adultes et 10 $ pour les enfants. Il y aura également une

vente aux enchères, dont un chandail des Canadiens de Montréal autographié par Carey Price. Les fonds amassés serviront à aider la famille et la balance sera remise à une autre famille connaissant le même sort. Selon l’organisatrice et mère de Valérie, Gynette Tremblay, l’objectif est d’attirer entre 300 et 400 personnes, et d’amasser environ 5 000 $. Les billets sont disponibles à l’entrée ou en communiquant au mllecharlie.blogue@gmail.com.

Pénurie de propane: le remplissage double de prix

Marie Chabot-Johnson marie.chabot-johnson@cjonquiere.qc.ca

Les grandes chaînes de magasins Rona, Costco et Canac ont observé une augmentation du coût de leur approvisionnement en

Le coût d’un remplissage de propane a doublé depuis deux mois d’après des employés de chez Canac de Jonquière.

propane de 0,75 $ à 1,20 $ le litre. «Le secteur commercial est peu touché par la pénurie, en ce qui a trait à l’approvisionnement. Ce sont plus nos clients résidentiels qui écopent, car nous ne pouvons remplir leurs bonbonnes qu’à 50 % de leur capacité», déplore Stéphane Harvey. Pénurie artificielle Le propane traverse plusieurs étapes avant de se rendre dans les bonbonnes. Des compagnies comme Ultramar doivent d’abord extraire le propane brut des mines et le livrer aux raffineries, qui elles, ensuite le vendent à des distributeurs comme Solugaz.

«Il n’y a aucune rareté; le propane, il est abondant dans l’Ouest du Canada. Ce sont les compagnies de brut qui ont créé cette pénurie en sous-évaluant le besoin de propane de l’Est du pays, affirme Stéphane Harvey. Cette année, les États-Unis ont acheté quatre fois plus qu’à l’habitude, et depuis les événements du Lac-Mégantic, il est très difficile de livrer le propane par train. Mais, pendant ce temps, ces compagnieslà en profitent pour vendre à la hausse leur propane.» Transporté majoritairement en été, le propane ne devrait pas retrouver son prix normal avant le mois d’avril ou de mai d’après l’entrepreneur, juste à temps pour la saison du barbecue.

LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014- 3

Photo: Marie Chabot-Johnson

La pénurie de propane de cet hiver fait mal au portefeuille des usagers. Depuis deux mois au Canac, le remplissage d’une bonbonne de 20 livres est passé de 9,99 $ à 19,99 $. Une augmentation causée par la mauvaise gestion de l’inventaire des compagnies de propane brut selon le directeur général de Solugaz, Stéphane Harvey.


Le cabinet du maire Tremblay dans la tourmente Depuis les élections de novembre, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a réduit le personnel de son cabinet, le faisant passer de 12 à quatre personnes, sans compter le poste laissé vacant par la démission de Pierre Guillot. Cet écrémage a profité à certains de ses membres qui se sont retrouvés à des postes de choix dans l’administration publique, alors que d’autres sont au cœur de controverses. Photo: Francis Therrien

Marie Chabot-Johnson marie.chabot-johnson@cjonquiere.qc.ca

«Ce n’est pas une véritable réduction de budget si le maire se met à relocaliser les membres de son cabinet dans la fonction publique. Le but est seulement de réduire le budget de l’opposition, car avec la modification de 2009 à la loi sur les cités et les villes, l’opposition doit bénéficier du tiers du budget global du cabinet», affirme

fermement le chef de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), Paul Grimard. D’une chaise à l’autre Parmi les huit personnes quittant l’entourage du maire, cinq sont devenues fonctionnaires, une a pris sa retraite et deux sont devenues

directeur général d’organismes subventionnés, notamment Isabelle Bélanger qui n’est plus en poste au Festival forestier de Shipshaw. Les cinq nouveaux fonctionnaires ont tous été nommés sans appel de candidatures. Trois d’entre eux sont des secrétaires politiques d’arrondissement. D’après le conseiller municipal

de La Baie, Luc Boivin, l’enveloppe salariale de ces derniers devaient depuis longtemps être transférée aux arrondissements puisqu’ils servent davantage les citoyens que les élus. Il y a de gros avantages à devenir fonctionnaire d’après Paul Grimard: «Il y a la sécurité d’emploi –ils n’ont plus à avoir

peur de se faire congédier au gré des élections–, le fonds de retraite et la participation à une assurance collective.» Après le cas largement médiatisé de Danielle Godin, ex-adjointeadministrative devenue sans appel de candidatures la directrice de l’arrondissement de Jonquière, plusieurs réclament la mise en place d’une politique claire pour l’embauche des cadres de la Ville. «Il faut faire des ouvertures publiques de postes et des évaluations par un comité de sélection neutre», élabore l’ex-conseiller municipal Georges Bouchard. Paul Grimard renchérit: «C’est la seule façon de s’assurer d’avoir les gens les plus compétents, on ne peut pas laisser l’arbitraire en juger.» La présidente de l’Association des cadres de la Ville de Saguenay, Hélène Lavoie, a même laissé sous-entendre que l’association «travaille sur un dossier avec le gouvernement du Québec pour clarifier les normes du code du travail.» Elle a tout de même tenu à préciser que les relations avec l’administration Tremblay sont bonnes, et que l’association n’avait aucun pouvoir sur le processus de sélection de ces postes.

Élections provinciales

CLSC de Jonquière

Une dame déplore le manque Les candidatures se précisent de services à domicile

Une patiente souffrant de sclérose en plaques doit payer elle-même les services à domicile auxquels elle devrait avoir droit gratuitement de la part du CLSC de Jonquière. Faute de budget et de ressources, l’établissement de santé n’est pas en mesure de répondre à ses besoins, selon la dame.

Roby St-Gelais

roby.st-gelais@cjonquiere.qc.ca

4 - LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014

qu’ils ne peuvent pas aider tout le monde en même temps, mais il y a des affaires dures à comprendre», ajoute-t-elle. Au moment de mettre sous presse, il a été impossible de connaître les réactions du CLSC concerné. Diane Gagnon se dit privilégiée de vivre près de ses petits-enfants qui lui ont donné un coup de main à son arrivée dans sa nouvelle maison. Ses proches lui offrent du réconfort dans les moments plus difficiles de sa maladie. «C’est plaisant de vivre avec notre monde, mais c’est dur pour les autres de voir que j’ai du mal, confie avec émotion la sexagénaire. Il faut toujours se battre et ce serait facile de se décourager dans ce temps-là quand il y a toujours un mal qui se rajoute. Je me dis que je ne dois pas lâcher.»

Photo:Roby St-Gelais

Diane Gagnon est en chaise roulante et éprouve de plus en plus de difficulté à se déplacer. L’été dernier, elle a emménagé avec son mari dans une maison bi-générationnelle habitée en grande partie par la famille de son fils puisque son ancienne résidence de Chicoutimi n’était plus adaptée à ses besoins. À Chicoutimi, le CLSC de l’endroit lui avait accordé dix heures de services gratuits par semaine, mais parvenait seulement à lui en donner trois. Ce temps servait entre autres pour les tâches ménagères, le lavage et la cuisine. Depuis son arrivée sur le territoire du CLSC de Jonquière, la dame de 64 ans n’a eu droit à aucun de ces avantages alors qu’elle était censée recevoir un soutien pour une période de trois mois, après quoi, une évaluation de son dossier était prévue. Elle passe plutôt par le centre des aînés JAK à raison de 13 $ de l’heure pour recevoir l’aide nécessaire.

De plus, son dossier a mis énormément de temps avant d’arriver dans les bureaux de Jonquière, déplore-t-elle. «Il y a toute une équipe qui s’occupe de moi. Les services médicaux que je reçois chez moi sont impeccables, mais je ne comprends pas que ça prenne autant de temps que cela pour le reste, se questionne Diane Gagnon. Ces heureslà étaient essentielles pour moi.» Selon ce que le CLSC lui a répondu, les patients sont traités par priorité en vertu d’une liste établie. Mme Gagnon doit attendre le dépôt du prochain budget provincial au mois d’avril avant de voir si elle pourra recevoir les heures qu’on lui avait initialement promises. «Il y a beaucoup de gens qui ont besoin de services et je comprends

Diane Gagnon souffre de sclérose en plaques et se déplace en chaise roulante. Elle ne comprend pas pourquoi elle ne reçoit pas les heures de services gratuits qu’on lui avait promises.

Le déclenchement probable des élections générales québécoises oblige les partis politiques à effectuer des nominations afin d’être prêts si les rumeurs se concrétisent.

Andréanne Larouche

andreanne.larouche@cjonquiere.qc.ca

Le Parti libéral du Québec (PLQ), la Coalition Avenir Québec (CAQ), Québec solidaire (QS), Option nationale (ON) et l’Union citoyenne du Québec (UCQ) ont confirmé avoir bel et bien amorcé les préparatifs prévoyant une campagne électorale. Dans la région du Saguenay – LacSaint-Jean, certains ex-candidats des élections de 2012 ont accepté de dévoiler leurs intentions à l’approche de cette potentielle nouvelle occasion. Jonquière Sylvain Gaudreault sait déjà qu’il devra se défendre contre le candidat libéral Tommy Pageau, dont l’investiture aura lieu le 19 février prochain. Il n’aura toutefois pas à s’inquiéter de l’ex-candidat de la CAQ, PierreOlivier Simard. Celui qui s’était imposé au second rang en 2012 a déjà donné sa réponse au parti. «J’ai déjà été approché. Je leur ai dit que j’allais continuer de m’impliquer, mais pas comme candidat. Ce n’est pas par manque d’intérêt, mais plutôt de temps», explique M. Simard. L’ex-représentant de Québec solidaire, Réjean Dumais, n’a pas dit son dernier mot. «Au niveau légal, nous n’avons pas encore de comité à Jonquière, mais il pourrait être créé en cas d’élections législatives. Je suis disponible et je ne cache pas mon intérêt», souligne M. Dumais. En ce qui concerne le jeune parti UCQ, l’un des fondateurs, Alexis St-Gelais, décline cette invitation entre autres pour se consacrer à son entreprise, le Laboratoire PhytoChemia. Quant au comté de Dubuc, le libéral Serge Simard talonnera une fois de plus le député péquiste actuel Jean-Marie Claveau. De son côté, l’exreprésentant de la CAQ, François Tremblay, est hésitant. «Je suis toujours en discussion avec le parti, car ça ne se bouscule pas nécessairement aux portes pour être candidat. Pour le moment, c’est plus non que oui, pour des raisons professionnelles», affirme le pharmacien. Marie-Francine Bienvenue de Québec solidaire a également confirmé qu’elle laisserait sa place en cas d’élections, mais qu’elle demeure impliquée en tant que porte-parole. Le candidat d’Option nationale, Philippe Gosselin, est le seul opposant officiel au député péquiste Stéphane Bédard dans Chicoutimi. L’ancien candidat libéral Carol Néron a été catégorique sur le fait qu’il ne serait pas de la partie si ce scénario se produit.


Place du citoyen

Faute de budget, les Jonquiérois devront attendre

La première pelletée de terre pour la construction de la future Place du citoyen de Jonquière dans le parc de la Rivière-auxSables ne se produira pas de sitôt, assure le président de l’arrondissement Bernard Noël.

roby.st-gelais@cjonquiere.qc.ca

Pourtant, un an avant le déclenchement des dernières élections municipales, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, avait levé le voile à l’aide d’esquisses sur son projet de réaménager complètement la Place Nikitoutagan. Les travaux devaient s’amorcer en 2014, mais les investissements nécessaires n’ont jamais été chiffrés.

De son côté, le conseiller qui a succédé à Georges Bouchard dans le district #4, Réjean Hudon, signale que la mouture jonquiéroise de la Place du citoyen dans sa forme initiale doit être revue. Il s’inquiète de l’expropriation de maisons sur la rue du Vieux-Pont. «Il y a des affaires qui peuvent être faites sans tout débâtir, observe l’échevin. À mon avis, je ne crois pas que les gens de Jonquière veulent une Place du citoyen comme celle de Chicoutimi. Il y a du pour et du contre, mais il faut prendre une décision d’un commun accord sans nécessairement exproprier.» Comme en Ontario

Bernard Noël aimerait s’inspirer de ce qui se fait en Ontario pour développer cette partie. Il cite en exemple le canal Rideau à Ottawa qui est un lieu touristique prisé par les visiteurs.

Le Motel Richelieu sera détruit

Photo : Roby St-Gelais

Roby St-Gelais

Bernard Noël indique qu’aucune somme d’argent n’a été prévue cette année pour la refonte du secteur situé aux abords de la Rivière-aux-Sables. Selon lui, rien n’a encore été décidé sur la façon dont l’endroit sera rénové et aucun échéancier n’a été fixé. «Ce ne sera pas cette année, puisqu’on n’a pas d’argent, indique le conseiller municipal. Il faut se faire une tête sur le dossier et on va voir de quelle façon on va développer le parc de la Rivière-aux-Sables. Ce sera une année de réflexion.» Cette nouvelle réjouit la propriétaire d’une maison centenaire du secteur, Marlène Simard, qui craignait devoir quitter sa résidence bâtie en 1868 puisque celle-ci se retrouvait dans la zone désignée par le maire pour la modernisation de la Place Nikitoutagan. «Je suis tellement contente, s’exclame-t-elle. Je trouvais que ça n’avait pas de sens de tout mettre à terre plutôt que d’améliorer ce qu’on a déjà. C’est vraiment plaisant.»

Le conseiller municipal Réjean Hudon souhaite revoir le concept initial de Place du citoyen avec ses collègues de l’arrondissement de Jonquière. «On est chanceux d’avoir plusieurs exemples comme le canal une rivière en plein centre-ville, Rideau et la rivière Sainte-Claire à souligne-t-il. C’est intéressant, mais Sarnia où j’ai déjà vécu qui sont de il faut trouver de quelle façon on toute beauté et je veux les amener au va mettre tout cela en valeur. Il y a conseil (d’arrondissement).»

Terrains contaminés au Québec

La publicité entourant Rio Tinto Alcan un meurtre a raison de l’entreprise ne fait pas exception

Deux ans après la mauvaise publicité que lui procure encore la médiatisation du meurtre survenu le 25 octobre 2011, le propriétaire du Motel Richelieu, Guy Desmeules, s’est rendu à l’évidence : incapable de rentabiliser à nouveau son entreprise, il a fermé ses portes le 27 janvier dernier.

Sabrina Malaison

sabrina.malaison@cjonquiere.qc.ca

«Quand on tape Motel Richelieu sur Internet, c’est le meurtre médiatisé qui s’affiche presque en premier. Pensez-vous vraiment que les gens de l’extérieur sont

tentés d’y louer une chambre?», déplore le propriétaire. Il affirme que cette visibilité autant dans les médias en ligne que dans la presse écrite a largement contribué à donner mauvaise réputation à l’entreprise. «Quand il y a un meurtre à Montréal, on en parle deux minutes et on passe à autre chose, mais en région, ça nous suit.» «On s’entend que ça n’a jamais été un grand hôtel, mais avant, on était capable de bien vivre», affirme le propriétaire. L’établissement modeste a vu son chiffre d’affaires chuter au point de ne plus être suffisamment rentable pour le propriétaire. Guy Desmeules s’est résigné à faire démolir le motel. «J’ai

obtenu mon permis de démolition le 30 janvier, il sera démoli d’ici 15-20 jours par l’entreprise Mini-Excavation.» Récupérer un minimum Afin de ne pas tout perdre dans la démolition de son bâtiment, le propriétaire dit vouloir vendre ses terrains. «J’ai reçu plusieurs appels de promoteurs qui seraient intéressés à les acheter pour des fins commerciales.» Pour ce qui est des 15 emplois perdus, le propriétaire assure avoir averti ses employés dans les délais conformes au règlement de fermeture d’une entreprise.

Les alumineries québécoises sont montrées du doigt par la carte interactive des terrains contaminés au Québec publiée par le journal Les Affaires. Les usines de Rio Tinto Alcan de la région n’échappent pas à cette problématique.

Andréanne Larouche

andreanne.larouche@cjonquiere.qc.ca

Des BPC à Alma ?

Photo : Sabrina Malaison

On ne verra plus le Motel Richelieu sur le boulevard du Royaume dans l’arrondissement de Jonquière d’ici trois semaines.

Une possible présence de biphényles polychlorés (BPC) sur le site d’un poste de distribution électrique de la centrale Isle-Maligne d’Alcan, situé près de l’Avenue du Pont, est davantage inquiétante. Les BPC sont des produits chimiques industriels très persistants dans l’environnement. Une famille de Jonquière a d’ailleurs tout récemment exprimé qu’elle soupçonnait les BPC provenant de l’ancienne entreprise A.D.O Métal d’être responsables de nombreux cas de cancers dans leur entourage. Claudine Gagnon affirme qu’elle n’a eu aucun écho concernant ce contaminant sur les terrains de la compagnie. Elle soutient que l’ensemble des sites liés à l’Isle-Maligne ont tous été restaurés par recouvrement lors de leur fermeture, du moins en ce qui concerne les hydrocarbures.

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Le journaliste à l’origine de l’enquête et de la carte interactive, Hugo Joncas, explique la contamination récurrente des sites d’Alcan par le lourd héritage industriel des alumineries. «Avant, on regardait le pétrole couler dans l’eau avec autant d’émotion qu’on entend aujourd’hui Mario Pelchat. C’est-à-dire qu’on s’en foutait complètement», lance-t-il. Les usines du réseau Rio Tinto Alcan devront tôt ou tard être décontaminées si elles veulent poursuivre leurs opérations. Le problème majeur provient des hydrocarbures et du pétrole qui s’accumulent sur les sites depuis des décennies. Plusieurs décontaminations ont déjà été effectuées, dont à l’ancienne centrale Isle-Maligne d’Alma. La responsable des communications de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon, indique que des plans de fermeture sont fréquemment mis en place pour répondre aux exigences environnementales. Un second plan de réhabilitation prend ensuite en compte les intérêts des futurs utilisateurs industriels des sites. Selon la porte-parole, l’entreprise a toujours répondu aux standards de décontamination en travaillant en étroite collaboration avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. «On travaille également avec le Centre de recherche et de développement d’Arvida afin d’établir de nouvelles approches environnementales», ajoute-t-elle.


Vivement une entente Il aura fallu près d’un an pour voir un développement dans le lockout décrété par les concessionnaires de la région à tous les employés de garage affiliés à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD). La ministre du Travail, Agnès Maltais, a annoncé lundi qu’un médiateur nommé par le gouvernement allait intervenir dans ce conflit qui dure depuis trop longtemps. Pour que cette médiation fonctionne, encore faut-il que les concessionnaires et leurs représentants autour de la table soient prêts à écouter les demandes des garagistes. La bonne foi est nécessaire dans les négociations vu le temps qui passe. Quand même l’Évêché de Chicoutimi se met de la partie en demandant une réconciliation avec une pétition sur son site Web, c’est signe qu’il est bien temps que ce lockout se termine. Il faut rappeler que ce sont 450 familles qui se retrouvent avec un salaire en moins. Alors que le Saguenay–Lac-Saint-Jean, et le reste du Québec, tentent de se remettre d’une crise qui laisse encore des marques, on ne peut pas se priver d’autant de ménages qui dépensent dans une moindre mesure depuis un an. Malheureusement, les gouvernements tardent toujours à réagir dans le cas de «grèves patronales», contrairement aux grèves syndicales. Pourtant, les grèves syndicales mènent à des victoires avantageuses pour la majorité contrairement aux lockouts qui ne profitent qu’à quelques personnes. L’État va même jusqu’à intervenir avec des lois spéciales dans des conflits qui mettent en cause l’entreprise privée lorsque des grèves sont déclenchées. Tout ça pour «assurer la santé de l’économie». En 2011, Ottawa a menacé de mettre fin à une grève de moins d’une journée chez Air Canada à l’aide d’une loi spéciale. Plus récemment, Québec a pour sa part forcé le retour des travailleurs de la construction après deux semaines de grève. C’est plutôt évident que des ententes négociées sont préférables à des lois spéciales, mais bien des lock-out prennent des mesures disproportionnées. Pourquoi? Parce que les gouvernements tardent à intervenir, parce que la population se désolidarise souvent. Dans le cas du lock-out des concessionnaires, une partie de la population semble avoir entendu les revendications des syndiqués: les concessionnaires ont perdu environ 20 % de leurs revenus dans l’année 2013, en comparaison à 2012. Ailleurs au Québec, cette baisse est de l’ordre de 0,2 %. Pour préserver les emplois de qualité au Québec, pour assurer des relations de travail saines, les gouvernements pourraient légiférer pour diminuer le recours au lockout ou encore se donner le droit d’en décréter la fin, même dans les milieux de travail privés. L’État québécois pourrait aussi décider, comme le demande Québec solidaire, d’interdire cette pratique, comme c’est le cas dans plusieurs pays européens. En attendant un changement de législation encadrant les lock-out, les employés de garage persistent et signent après 11 mois dehors. Ils font bien, si les concessionnaires sortent gagnants de ce conflit, ce ne serait pas impossible que d’autres régions copient le «modèle saguenéen» du lock-out chez les employés de garage. Pour éviter cette situation, les syndiqués demandent à la population de ne pas acheter de véhicules, au moins en février, pour montrer leur appui. Est-ce si difficile à faire?

Francis Therrien 6 - LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014

francis.therrien@cjonquiere.qc.ca

Le journal La Pige, fondé en 1978 et tiré à 5000 exemplaires est imprimé par le progrès du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Rédacteur en chef : Francis Therrien Rédactrice aux Arts et Sports : Nadia Lemieux

La télé de moins en moins québécoise

Si 95 % des téléséries diffusées sur les chaînes d’ici sont totalement québécoises, on ne peut en dire autant des émissions de variété qui attirent de plus en plus les cotes d’écoute. Plus d’une quinzaine d’émissions de ce type diffusées au Québec sont des concepts calqués ou peu adaptés d’émissions étrangères, nuisant grandement à l’épanouissement des créateurs de contenus originaux. V Télé remporte la palme des réseaux de télévision québécois diffusant le plus d’émissions de variété conçues à l’étranger. Son fameux 5 à 7 en famille n’est en fait qu’une succession de jeux questionnaires et autres divertissements empruntés à d’autres pays. Atomes Crochus fait écho au Match Game américain tandis que la Guerre des clans est une adaptation de Family Feud. Et Un souper presque parfait? Cette émission populaire vient de concepteurs britanniques et leur Come dine with me. Le réseau TVA n’est pas en reste. Fort Boyard, On connaît la chanson et Le Banquier sont, entre autres, des jeux télévisés pensés ailleurs. Avec 2 800 000 téléspec-

tateurs qui prennent place devant leur téléviseur chaque dimanche, La Voix est l’émission attirant les meilleures cotes d’écoute. L’adaptation québécoise de Star Académie (France) était, auparavant, l’une des émissions chouchous des Québécois. Le réseau TVA a décidé de le troquer pour le concept plus spectaculaire et plus théâtral de The Voice of Holland, créé aux Pays-Bas. En tout, plus d’une quarantaine de pays ont repris le format de cette émission populaire. The Voice aux États-Unis a récolté les plus grandes audiences avec 15,76 millions d’auditeurs. Il semble peu surprenant que les réseaux de télévision privés de ce monde veuillent avoir leur part du gâteau en adaptant l’émission. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle les grands diffuseurs sortiront leur porte-feuille pour acheter les concepts d’ailleurs plutôt que d’investir dans une idée québécoise. Ces émissions ont passé le test des cotes d’écoute ailleurs donc elles devraient faire de même ici, de quoi ravir les réseaux privés. Radio-Canada dans tout cela? Bien que le nombre d’émissions

conçues ailleurs soit plus petit, il reste que ce sont les concepts étrangers qui rejoignent les plus grandes cotes d’écoute. Tout le monde en parle et Les enfants de la télé nous viennent de nos cousins français. Et voilà que Télé-Québec reprend le Saturday Night Live new-yorkais... La proportion grandissante d’émissions comme celles-ci ne peut que nuire au développement de la créativité québécoise qui, pourtant, est reconnue pour être fleurissante en musique, en cinéma, en fiction à la télévision, etc. Plusieurs concepts 100 % de chez nous ont quand même fait leur preuve. On n’a qu’à penser au Tricheur (860 000 téléspectateurs) ou à Prière de ne pas envoyer de fleurs sur ICI RadioCanada (1 200 000 téléspectateurs). Les diffuseurs et producteurs québécois devraient davantage faire confiance au talent québécois. Après tout, la série Un gars, une fille n’a-t-elle pas été vendue et produite dans 23 pays?

Nadia Lemieux

nadia.lemieux@cjonquiere.qc.ca

Billet

Le pouvoir des bûcherons

Mener une enquête sur la gestion des fonds du Festival forestier de Shipshaw, c’est l’affaire des autres, selon Bernard Noël. Et selon la conseillère de Shipshaw, Julie Dufour. Et aussi selon le maire… Mardi dernier, le représentant du cinquième district a profité de la séance du conseil d’arrondissement pour s’excuser de la magouille liée au Festival forestier de Shipshaw en se disant «très mal à l’aise» par rapport aux événements. Chaque conseiller a ensuite

pris la relève, un discours après l’autre, chacun plus larmoyant que le précédent. L’effondrement en larmes collectif fut cependant de courte durée. À la demande de l’Équipe du renouveau démocratique de mener une enquête sur le sujet, Bernard Noël a répondu que d’aller jouer dans les comptes du festival n’était pas en son pouvoir. Ni en celui du conseil d’arrondissement. Quant au maire, celui-ci non plus ne croit pas avoir le panache suffisant pour faire la lumière sur les faits.

À Saguenay, ni la Ville, ni les élus ne semblent détenir le pouvoir. En réalité, ce sont les bûcherons du festival qui règnent sur le Royaume, à coups de hache et de soupe aux pois. Et gare à celui qui mettra fin à la paralysie collective! Car il pourrait se réveiller avec une tête de raton laveur bien sanglante dans son lit…

Catherine Morasse

catherine.morasse@cjonquiere.qc.ca


Lock-out des employés de garage

Les ventes d’autos chutent jusqu’à 40 %

«Les concessionnaires automobiles PACO, Arnold Chevrolet et l’Ami junior Mazda ont vu leur nombre de ventes baisser respectivement de 20, de 35 et de 40 % depuis le début du lock-out», affirme le président du Syndicat des employés de garage du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Georges Bouchard.

Sébastien Roy

sebastien.roy@cjonquiere.qc.ca

Photo: Sébastien Roy

Les données de M. Bouchard proviennent d’une source qu’il qualifie de sûre. Il doit cependant la garder confidentielle. Ces chiffres semblent être corroborés par des statistiques de Revenu Québec. Selon l’organisme, le montant de la taxe de vente du Québec (TVQ) est passé d’un peu plus de

Les employés de garage invitent la population à ne pas acheter de voitures en février.

Caribous forestiers

Les aires protégées nécessaires à leur survie

Si l’aménagement des aires protégées tel que le souhaite la Conférence régionale des élus (CRÉ) coûterait 1000 emplois et 60 millions $ par année pour l’industrie du bois, à l’inverse, l’exploitation de ces zones aurait des répercussions négatives sur l’écotype du caribou forestier. Ces forêts protégées sont l’habitat naturel du caribou forestier.

Simon Proulx

simon.proulx@cjonquiere.qc.ca

Résidences privées pour personnes âgées

La hausse des normes de sécurité inquiète

Les nouvelles normes de sécurité envisagées par le gouvernement Marois à la suite de l’incendie de la résidence du Havre, à l’Isle-Verte, auraient comme effet de tuer les résidences indépendantes. C’est du moins l’avis du propriétaire des résidences semi-autonomes Villa Saint-Alexis de La Baie, Villa des Orchidées et Villa des Sables de Jonquière, Cajetan Bouchard.

Marie Chabot-Johnson marie.chabot-johnson@cjonquiere.qc.ca

En apprenant la tragédie survenue à l’Isle-Verte, l’une des premières choses auxquelles a pensé Cajetan Bouchard est que le gouvernement allait profiter des

événements pour encore une fois alourdir les mesures. Et, selon lui, ceci bénéficierait à des compagnies comme Chartwell et Les résidences Soleil pour lesquelles il n’est pas difficile d’investir plus d’argent. «Il y a déjà un gros pourcentage d’indépendants qui ont de la difficulté à survivre. Imaginez s’ils doivent commencer à faire de telles dépenses. Beaucoup vont devoir fermer, et les grands groupes vont les racheter», se désole-t-il. Après l’incendie de la résidence du Havre, des citoyens d’à travers la province ont réclamé une augmentation du niveau de sécurité des CHLSD et des résidences privées, comme la mise en place d’un système de gicleurs automatisés et l’ajout de personnel la nuit.

Le propriétaire de résidences privées pour aînés, Cajetan Bouchard, pose en compagnie de deux de ses résidants.

Pourtant, d’après l’entrepreneur, les mesures en place font déjà l’affaire, alors ces nouvelles obligations ne seraient qu’un coup d’épée dans l’eau. «La raison est simple: nous avons un système efficace pour alerter les résidents, lumières stroboscopes et bruits stridents, et nos bâtiments sont entièrement construits avec des matériaux coupe-feu, explique-t-il. Avec des résidences de 120 logements comme celle de la Villa des Orchidées, s’il fallait que la réponse en cas de feu majeur soit dans l’évacuation personnelle de tous les résidents, il me faudrait une trentaine d’employés.» Mesures inefficaces

À la suite de l’adoption du projet de la Loi 83 en 2005, toutes les résidences pour personnes âgées doivent être munies d’une certification du ministère de la Santé et des Services sociaux. Une exigence presque impossible à obtenir pour certains estime Cajetan Bouchard. «Les fonctionnaires oublient souvent le coût de leurs mesures de sécurité. Et, surtout ils oublient que ce coût, c’est directement les résidents qui le paient, soutient l’entrepreneur. Oui, tout augmente, mais leurs revenus à eux restent le même. Et, en région, on ne peut pas offrir le choix entre la résidence de luxe et celle à prix modique, alors ceux qui ne peuvent pas payer, ils doivent partir et pour eux, c’est souvent la mort.»

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Photo: Marie Chabot-Johnson

Martin-Hughes St-Laurent est professeur en écologie animale à l’Université du Québec à Rimouski et il étudie les populations de caribou forestier. Selon lui, le déboisement peut avoir de grandes conséquences pour l’animal, à commencer par l’augmentation des prédateurs. «L’ours et le loup seront plus efficaces pour chasser le caribou à cause des chemins créés par la coupe. La forêt naturelle les protège des prédateurs.» Ce phénomène est encore plus marquant chez les jeunes faons, encore plus vulnérables. La présence humaine est aussi un élément perturbateur. «Le caribou forestier associe la rencontre d’un humain à la rencontre d’un prédateur. Ça provoque du stress et ça a des impacts négatifs sur son espérance de vie», affirme M. St-Laurent. Pour exploiter le territoire du caribou forestier, les travailleurs forestiers ont proposé de relocaliser les aires protégées au nord de la limite nordique. Cette frontière délimite la forêt nordique, zone où l’exploitation est interdite. Le directeur du programme coopératif en opérations forestières à l’Université Laval, Luc Lebel, trouve cette proposition acceptable. «Lorsque la limite nordique des forêts a été tracée, c’était selon nos connaissances de l’époque. Les travailleurs forestiers demandent de réévaluer la limite selon nos connaissances d’aujourd’hui, ce qui est très légitime.» M. St-Laurent n’est pas du même avis face à ce discours qu’il juge «désespéré». «La majorité des caribous forestiers vivent au sud de la limite nordique, pas au nord. En plus, ils sont fidèles à leur environnement, donc ils resteront dans leur forêt même si nous l’exploitons», termine-t-il.

18,5 millions de dollars en 2012 à environ 14,55 millions en 2013, soit une baisse d’environ 21,5 %. Il faut toutefois garder à l’esprit que les données de 2013 sont encore incomplètes, certaines mises à jour restent à faire. De plus, ces données compilent la TVQ perçue lors des frais de location d’une voiture, lors de l’achat d’un véhicule ainsi que les frais de réparation chez les concessionnaires. Du côté de la Corporation des concessionnaires automobiles du Saguenay–Lac-Saint-Jean– Chibougamau (CCASLSJC), la porte-parole Annie Coulombe ne peut avancer de chiffres sur les ventes de la corporation, bien que «les vendeurs travaillent fort pour garder le cap.» En 2013, les ventes de véhicules automobiles neufs au Canada ont augmenté de 4 % par rapport à 2012. Seul le Québec a connu une baisse, de l’ordre de 0,2 %, soit environ 1000 véhicules de moins. Au total, environ 1 743 000 véhicules ont été vendus au pays l’année dernière dont 425 000 au Québec.


Quand cuisiner s’apprend sur le Net Recettes rapides, peu coûteuses, gastronomiques, sur le web, les internautes peuvent trouver des idées pour tous les goûts. Les blogues culinaires abondent de plus en plus. Profession ou passion?

Vickie Lefebvre

vickie.lefebvre@cjonquiere.qc.ca

La cuisine connaît une hausse de popularité, entre autre, en raison de la multiplication des blogues. «C’est la démocratisation de la cuisine. On rend quelque chose accessible à tous», poursuit quant à elle la responsable du blogue Jasmine Cuisine, Jasmine Bruneau. Le chef cuisinier du Bergerac, Emmanuel Brassard, croit lui aussi que les carnets sur le web représentent une façon intéressante de faire découvrir la cuisine à un plus vaste bassin de population: «Je ne m’y réfère pas, mais c’est une façon de faire l’éducation de la cuisine à un plus grand nombre de gens.» Il ajoute que beaucoup de cuisiniers apprennent de façon autodidacte, alors ces outils ne peuvent qu’aider les gens à en apprendre davantage. «Je n’ai jamais eu de mauvais commentaires, jamais personne ne m’a reproché de tenir un blogue sans avoir de cours en cuisine. C’est un beau passe-temps. C’est comme un gros livre de recettes virtuel, accessible à tous, témoigne Mme Bruneau en parlant de son blogue. J’aime cuisiner pour les autres, pour faire découvrir, alors mon blogue me le permet bien.» Bob le chef, auteur de trois livres de cuisine, chef cuisinier et blogueur culinaire, n’a aucun

Photo : Vickie Lefebvre

Certains animent un blogue culinaire seulement dans le but de partager leurs dernières découvertes. Beaucoup aiment prendre de belles photos de leurs plats et les montrer aux autres, mais pour plusieurs, le but est de partager leur expertise avec le plus grand nombre de gens possible. «Je faisais beaucoup de soupers avec mes amies et on aimait prendre en photo nos plats. Un jour, une de mes amies et moi avons décidé de partir un blogue pour partager nos photos et nos recettes», explique la responsable du blogue I’m full blog, Catherine Côté. Pour elle, la cuisine était seulement un passe-temps au départ. «Maintenant, je suis photographe culinaire. Le blogue m’a permis de découvrir que c’est surtout la photo que j’aime», ajoute-t-elle.

Rendre la cuisine accessible

Les blogues culinaires prennent de plus en plus d’importance sur Internet. problème avec ceux qui, tout comme lui, tiennent un blogue, même s’ils n’ont pas nécessairement son bagage en cuisine. «Ça arrive souvent des gens qui pratiquent un métier pour lequel ils n’ont aucune formation. Moi, j’ai étudié en cuisine et j’ai eu la chance de faire la première partie de l’humoriste François Massicotte alors que je n’ai absolument aucune formation comme humoriste», souligne-t-il.

Deux Saguenéennes en Écosse pour le référendum

Andréanne Villeneuve et Ariane Lapointe ont respectivement 18 et 22 ans. Lors du dernier référendum, en 1995, elles n’avaient même pas atteint l’âge d’aller à l’école. Pourtant, c’est leur passion pour le souverainisme qui les guidera en Écosse en septembre prochain.

Catherine Morasse

catherine.morasse@cjonquiere.qc.ca

Il s’agira du premier voyage organisé par Réseau Québec-Monde, un organisme qui invite les Québécois à visiter une partie du monde où se tiennent d’importantes élections. «On n’est pas observateurs, on n’est pas militants. Notre rôle se situera entre les deux, précise le président de l’organisation François Roberge. Ce qu’on veut, c’est être le plus près possible de l’action.» «L’Écosse, j’y serais allée quand ça brasse moins. Mais après avoir entendu parler du projet, je ne pouvais pas ne pas y aller!», s’enthousiasme Andréanne, qui termine un DEC en sciences humaines au Cégep de Chicoutimi.

Andréanne Villeneuve et Ariane Lapointe se rendront en Écosse en septembre.

Besoin de cuisiniers Emmanuel Brassard croit également que la blogosphère peut être bénéfique pour la profession puisqu’elle augmente l’attirance des gens envers la cuisine.

«Ce n’est pas facile de trouver de la main-d’œuvre en cuisine, de dénicher de bons chefs, alors si ça peut aider les gens à découvrir cette profession et à leur donner le goût d’en faire partie, c’est tant mieux», ajoute-t-il. Le chef du Bergerac n’a pas peur pour son emploi. Il explique que pour être un bon chef, ça prend beaucoup de technique. «C’est l’expérience qui fait d’un chef un grand chef», lance-t-il.

Maison d’accueil des sans-abri

Photo : Catherine Morasse

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Du 10 au 20 septembre, la Chicoutimienne et la Jonquiéroise s’envoleront pour Édimbourg en compagnie de 17 autres partici-

pants de tous âges et de partout au Québec. Pendant dix jours, elles se joindront aux réunions de Better Together et Yes Scotland, les partis du oui et du non, afin de vivre le dernier droit d’une campagne référendaire, qui prendra fin le 18 septembre. Les jeunes femmes ont entendu parler du projet au Forum des jeunes du Bloc québécois, le 18 janvier dernier à Longueuil. «On a eu la chance de rencontrer François Roberge, qui nous a parlé de l’Écosse avec Réseau Québec-Monde», raconte Ariane, qui termine présentement son bac en sciences politiques à l’UQAC.

Lui-même consulte d’autres blogues pour être toujours à l’affût des nouvelles tendances en cuisine et pour voir un peu ce que les autres font.

Redressement budgétaire à prévoir

La maison d’accueil des sans-abri de Chicoutimi compte effacer une partie de son déficit accumulé de quelques dizaines de milliers de dollars au cours des deux dernières années en accueillant les neuf locataires du pavillon augustinien de la rue Sainte-Anne.

Maxime Tousignant maxime.tousignant@cjonquiere.qc.ca

L’organisme représente une bouée de secours pour les hommes qui vivent des périodes plus difficiles et qui recherchent un logis. La maison d’accueil des sans-abri, située au 299 rue Lafontaine à Chicoutimi, dispose maintenant de l’appartement au sous-sol de son établissement afin d’y installer cinq nouveaux locataires. Les quatre autres lits du pavillon augustinien se joindront aux 23 présents à la maison d’accueil pour former des chambres doubles. Le directeur général, Denis Marcotte, prévoit économiser grâce au déménagement. «On se retrouvait avec des dépenses en double partout. Là-bas, j’avais besoin d’un cuisinier, ici je vais prendre le mien. C’est la même chose en ce qui concerne le chauffage et le personnel», ajoute-t-il. Le directeur général est d’avis que ce geste pourra lui permettre d’atteindre son objectif d’équilibre budgétaire pour 2014-2015. En recherche de subventions Denis Marcotte peut compter sur la contribution spontanée des citoyens, de la Ville de Saguenay et des gouvernements provincial et fédéral comme sources de financement. Par contre, la présence des nombreuses fondations pour plusieurs maladies explique les difficultés d’obtenir des subventions suffisantes. «Chaque maladie a sa fondation et chaque fondation sollicite des gens. La tarte reste la même pour tout le monde, mais comme on est plusieurs, on ramasse les restes en dessous de la table», constate-t-il.


La ruée vers une nouvelle monnaie virtuelle

Il existe un nouveau moyen d’emmagasiner de l’argent. Vous disposez d’un portefeuille et d’une carte de débit? Maintenant, il vous est possible de posséder de la monnaie virtuelle via le web. Cette monnaie a fait plusieurs grands gagnants, mais aussi bien des perdants.

nathan.mailloux-brochu@cjonquiere.qc.ca

Bitcoins, Litecoins, Dogecoins ou même les Coinye West représentent un sujet ambigu. Certains considèrent que créer cette monnaie équivaut à du blanchiment d’argent. D’autres perçoivent le tout comme étant très légitime. Dans les faits, les Bitcoins, aussi appelés cryptomonnaie, représentent un marché bien vivant. Depuis la création de cette monnaie en 2008, sa valeur s’est décuplée. Puisqu’elle ne souffre d’aucune influence de la part des banques, sa valeur n’est affectée que par l’offre et la demande, ce qui rend l’exercice plus clair: un krach monétaire peut survenir à tout moment. Il est d’ailleurs maintenant possible de payer de simples chaussures avec les Bitcoins. Il ne suffit que de se diriger chez un commerçant avec un porte-feuille virtuel, de

Déclaration des revenus

Photo: Nathan Mailloux-Brochu

Nathan Mailloux-Brochu

lire le code QR à l’aide de son téléphone mobile. Mikaël Morin-Leblanc, étudiant en Art et technologie des médias, s’est lancé dans l’aventure. Le jeune homme de 19 ans a manqué le bateau lorsque les Bitcoins sont sortis en 2008. Quand la valeur d’un simple bitcoin s’élevait à un sou, la plupart reniait les avantages de cette nouvelle monnaie en expansion. D’autres qui ont pris le risque sont devenus millionnaires. À ce jour, un bitcoin vaut environ 860 $ CAN. «Ce que je fais ressemble beaucoup à un mineur qui pioche dans une caverne. Mes pièces d’équipement de mon ordinateur m’aident. L’ordinateur s’occupe de miner des doges afin de les revendre ensuite. Plus mes pièces sont efficaces, plus la récompense en vaut la chandelle», image Mikaël Morin-Leblanc. Son ordinateur servant à générer des «coins» est composé de deux cartes graphiques avec une batterie et un processeur. Lorsqu’il aura amassé suffisamment de doges (monnaie officielle des Dogecoins), il convertira ceux-ci en bitcoins. Il revendra le tout à profit ensuite. L’objectif de Mikaël est de rembourser le montant de son ordinateur (1000 $) avant la fin de sa session au cégep. Il a atteint jusqu’ici le cap des 600 $. Le directeur des finances de l’Ambassade Bitcoin, Éric Spano, déclare que l’avènement des cryptomonnaies pourrait amener les consommateurs à modifier leurs habitudes d’achats: «La valeur de ces monnaies est volatile. C’est avec

L’ordinateur de Mikaël servant à miner des dogecoins fonctionne 24h/24 et rapporte quotidiennement près de 30 $. prudence que les utilisateurs pourraient ralentir leurs habitudes tout en accumulant des montants intéressants», affirme M. Spano. Concernant le blanchiment d’argent, il relativise également les choses. «C’est certain que des personnes aux mauvaises intentions vont s’essayer. Il est bien plus facile de blanchir de l’argent comptant que de la monnaie virtuelle», mentionne celui qui est aussi président de Bylls, Éric Spano. Bylls permet de payer

ses factures de meubles, d’HydroQuébec, de carte de crédit, etc. Le professeur en économie internationale à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal, Alessandro Barattieri, apporte toutefois quelques bémols: «Ce qui différencie la monnaie courante de la cryptomonnaie est seulement qu’il n’y a pas d’État souverain influençant la valeur de celle-ci», affirme M. Barattieri.

Il perçoit ce marché comme plus accessible aux «spéculateurs» de la bourse. La population ne profiterait donc pas en majorité de cette nouvelle technologie. Le jour où la population pourra payer tous ses comptes avec de la cryptomonnaie ne semble toutefois plus très loin. «Ce sera un grand moment pour tous et nous sommes plus prêts d’y arriver que par le passé, c’est certain», conclut avec enthousiasme Éric Spano.

Attention aux oublis qui peuvent coûter cher

Cassandre Forcier-Martin

cassandre.forcier-martin@cjonquiere.qc.ca

Selon les plus récentes statistiques révélées par Revenu Québec, 56 % des déclarations de revenus ont été produites par le service d’un préparateur reconnu, alors que 44 % ont été faites par une personne non reconnue. ce quelle pouvait réclamer comme les oublis coûtent cher. «On doit déduction ou encore, l’étudiant qui prendre le temps de remplir notre demeure en appartement? Et je déclaration, souligne la responne parle pas encore des stratégies sable du service de l’impôt au qu’on peut faire au fil des ans. Il est Service budgétaire et communaudonc préférable de faire affaire avec taire de Chicoutimi, Lynda Paquet. un professionnel», ajoute-t-il. C’est une fois par année et si elle Remplir des déclarations de est mal remplie, bien le gouverrevenus peut être complexe et nement peut le remarquer plus

tard. Donc, tout dépendamment de l’erreur, on peut devoir de l’argent et avec le temps on va payer des pénalités et des intérêts.» Selon les plus récentes statistiques révélées par Revenu Québec, 56 % des déclarations de revenus ont été produites par le service d’un préparateur reconnu, alors que 44 % ont été faites par une personne non reconnue. La principale raison pour laquelle les citoyens choisissent de remplir eux-mêmes leur déclaration de revenus est le coût. Selon le comptable Marc Dufresne, les honoraires moyens des professionnels fiscaux sont d’environ 50 $ par déclaration. Pour une déclaration plus complexe, le tarif augmente. Il existe d’autres options dont les services offerts par des organismes communautaires, tels que les services budgétaires et communautaires. «C’est 15 semaines intenses, mais notre travail est tellement important. Ici, nous chargeons 13 $ par personne pour les déclarations et nous formons nos bénévoles pour donner le meilleur service possible. Le service est offert pour les moins nantis et nous faisons la différence.

Ici à Chicoutimi, nous recevons au-delà de 1 000 personnes par année! Nos services sont comme chez les spécialistes. La différence est seulement dans le prix», souligne Mme Paquet. Plusieurs logiciels, qui permettent de faire des déclarations de revenus, sont en vente libre. Avec le temps, ils semblent de plus en plus efficaces et professionnels. Malgré cela, les logiciels fiscaux fonctionnent habituellement mieux avec des déclarations simples. «Oui les outils sont là et ils peuvent être une bonne option. Par contre, ça dépend de la situation de chacun. Si une personne a seulement un T4 et qu’elle travaille, elle peut très bien se débrouiller, explique le comptable Marc Dufresne. À l’aide de nos services, ils ont deux rencontres d’une durée de 15 à 20 minutes contrairement à deux heures devant leur ordinateur chez eux!» Avec ou sans les services d’un professionnel, l’Agence de Revenu Québec rappelle que chaque contribuable est responsable de l’exactitude de sa déclaration.

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Le choix de produire sa déclaration de revenus soi-même ou avec l’aide d’un professionnel est une décision personnelle. Cependant, selon certains experts, remplir sa déclaration comporte des risques et souvent beaucoup d’oublis. «Nous sommes au courant des différents crédits et annexes qu’on peut aller chercher. Si vous voulez retirer le maximum, c’est mieux de faire affaire avec un professionnel», explique le comptable et directeur chez BDGL Services comptables à Chicoutimi, Marc Dufresne. «Souvent les gens oublient certains frais à déclarer, comme les frais médicaux. La personne âgée de 71 ans et plus a-t-elle déclaré

Photo: Cassandre Forcier-Martin

La période des impôts approche à grands pas. Avec les années, la même question demeure: faire sa déclaration soimême, est-ce la meilleure façon d’économiser? Comptables en herbe, soyez prudents, car une simple erreur ou un petit oubli peut vous faire perdre gros.


Opération Dérangement 21

Des moyens de perturbation prévus en cas de recul

Les enseignants au niveau collégial ont désormais un plan d’action majeur qu’ils n’hésiteront pas à mettre en place s’ils n’obtiennent pas la pleine reconnaissance de leurs tâches et de leurs diplômes universitaires.

Andréanne Larouche

andreanne.larouche@cjonquiere.qc.ca

Les responsables de chaque syndicat du personnel enseignant des cégeps du Québec ont établi un plan de mobilisation par gradation lors d’une rencontre nationale les 30 et 31 janvier à Québec. Les enseignants s’opposent à une décision du Conseil du Trésor de les avoir classés à l’échelon 21 de la relativité salariale, ces derniers étant situés au 22e avant le mois de juin 2013. Malgré le succès de l’opération Dérangement 21 et le recul du ministre Bédard le 14 janvier

dernier, les enseignants ont opté pour la conception d’un plan d’intervention qui sera mis en branle dans l’immédiat s’il ne tient pas parole. «Si on a un plan d’action, c’est qu’on reste sur nos gardes au cas où nous serions confrontés à un recul ou à un blocage. On veut être capables de réagir rapidement», explique le président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Jonquière, Marc Boucher. Un plan en quatre étapes En plus du maintien de la pétition de reconnaissance nationale, trois moyens de pression pourraient être déployés. Les enseignants témoigneront de leur mécontentement par l’intermédiaire d’une ligne de piquetage, d’une journée d’étude et de sensibilisation nationale sans perturbation des cours et d’une manifestation à Québec ou à Montréal. Une quatrième intervention a déjà été proposée aux membres des syndicats. Marc Boucher promet qu’il s’agit d’une perturbation beaucoup plus musclée

que les moyens précédents. «C’est une gifle qu’on a reçue et on ne le prend pas! S’il se rétracte, les moyens de pression vont défiler vite», insiste M. Boucher. Si Stéphane Bédard garde sa dernière position, le dossier fera éventuellement l’objet d’une nouvelle évaluation au Conseil du Trésor. «Nous voulons la reconnaissance juste et équitable de l’ensemble des tâches du personnel enseignant», affirme M. Boucher. Cette potentielle baisse d’une catégorie n’aurait pas d’impact avant la fin de la convention collective en 2015. Les enseignants pourraient cependant perdre près de 5 000 $ par année dès qu’ils atteindront le 17e échelon de la relativité salariale. Les membres du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Jonquière s’étaient déjà mobilisés à l’occasion de l’opération Dérangement 21 en faisant une ligne de piquetage le 21 novembre 2013.

La population invitée à présenter une femme d’exception

Maryse Delagrave et Valérie Giroux font un appel à la population afin de dénicher «Une femme d’exception». Ce concours est directement lié à la première édition du Salon de la femme du Saguenay–Lac-SaintJean qui se déroulera la fin de semaine du 11 avril au Centre des congrès du Delta Saguenay.

Maxime Tousignant

maxime.tousignant@cjonquiere.qc.ca

frederique.maysenhoelder-gosselin@cjonquiere.qc.ca

Photo: couroisie

10 - LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014

Une expertise pour la formation

La super infirmière qui se joindra à l’équipe du Groupe de médecine familiale (GMF) et de l’Unité de médecine familiale (UMF) de Chicoutimi en septembre prendra en charge sa propre clientèle en plus de contribuer à la formation des stagiaires.

Frédérique Maysenhoelder

Le concours qui atteindra son apogée le 11 avril, lors de la soirée d’ouverture du Salon de la femme, est un concept initié par Maryse Delagrave et Valérie Giroux. «Notre but est de mettre en valeur la femme sans que ça soit nécessairement sur le plan professionnel. Les réalisations personnelles ou sportives seront par exemple priorisées dans la sélection des lauréates», explique Maryse Delagrave. L’identité des finalistes sera dévoilée au cours de la semaine du 31 mars. Ceux et celles qui désirent soumettre un formulaire de mise en candidature d’une proche ont jusqu’au 21 mars pour le faire via le site internet www. salondelafemme02.com, dans l’onglet : participez au concours «Une femme d’exception». «Un comité de femmes clés de la région provenant de différents domaines (artistique, sportif ou des affaires) est en train de se former afin qu’elles procèdent à la sélection des

Super infirmière à Chicoutimi

Maryse Delagrave et Valérie Giroux sont les ambassadrices de la première édition du Salon de la femme à Jonquière. lauréates», indique Valérie Giroux. La composition du jury sera dévoilée au mois de mars. Le dossier de la mise en candidature doit contenir une photographie de la femme ainsi qu’une lettre de présentation d’environ 400 mots qui met en valeur cette dernière, que ce soit par ses forces et qualités, une réalisation personnelle, un apport à la communauté ou un simple geste qui fait d’elle «Une femme d’exception». «Durant les trois jours, il y aura un kiosque spécialement pour qu’elle puisse partager sa propre expérience avec d’autres femmes»,

poursuit Maryse Delagrave qui se voit elle-même comme un exemple de réussite pour celles qui n’osent pas toujours combiner grossesse et réalisation professionnelle. «J’ai quitté mon emploi en communication afin de me concentrer sur le Salon de la femme. Jusqu’à ce moment, je me croyais infertile, mais une semaine plus tard, on m’annonçait que j’étais enceinte», confie la future maman dont la naissance de sa fille est prévue peu de temps après l’accouchement de son «deuxième bébé»: la première édition du Salon de la femme Saguenay–Lac-Saint-Jean.

L’ajout de l’infirmière sera une première pour l’UMF de Chicoutimi. Une acquisition qui profitera avant tout aux patients. «Il y aura une augmentation du suivi de la clientèle tout en permettant d’offrir un meilleur service aux patients», mentionne la chef de service du GMF/UMF de Chicoutimi, Isabelle Boulianne. L’infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne assurera un suivi auprès d’une clientèle de tous âges. Enfants, adultes et personnes âgées pourraient se retrouver parmi ses patients. Isabelle Boulianne a appris avant les Fêtes la nouvelle acquisition de la clinique. Elle est bien consciente du soutien que la super infirmière pourra apporter au corps médical. Les infirmières praticiennes spécialisées peuvent prescrire des traitements, des médicaments et des tests diagnostiques. «Elle devrait s’occuper des évaluations des patients, laisse entendre la chef de service. L’infirmière assurera également beaucoup de suivis pour les personnes atteintes de maladie chronique.» Les patients ne seront pas les seuls à bénéficier de l’arrivée de la super infirmière. Les médecins pourront profiter de la formation de leur nouvelle collègue lorsque les stagiaires du programme d’infirmières spécialisées de l’Université du Québec à Chicoutimi se présenteront sur le terrain. La formation prépare les futures infirmières de première ligne qui pourront recevoir dès lors, les conseils d’une professionnelle du milieu. «On pourra profiter de sa collaboration pour de la supervision lors des stages», explique Isabelle Boulianne. L’infirmière, dont l’identité sera révélée ultérieurement, se joindra à sa consoeur qui travaille au GMF de Cyriac rue Mellon, Julie Miclette. «C’est une nouvelle membre qui s’ajoute à notre équipe en septembre. Elle pourra apporter son expertise», conclut Mme Boulianne.


Iphonographie: l’art au bout des doigts Qui dit qu’il faut utiliser un médium traditionnel pour faire de l’art? La pionnière de l’art mobile au Canada, MissPixels, prend des photographies et les retouche uniquement à partir de son téléphone intelligent.

marie-lou.ringuette@cjonquiere.qc.ca

«Je suis depuis toujours une amoureuse des technologies. Alors lorsque j’ai eu mon premier téléphone intelligent en 2009, j’ai su que l’iphonographie reliait toutes les sphères que j’apprécie, soit la photo, la technologie et l’illustration», explique l’artiste de Boisbriand, Isabelle Gagné (MissPixels) dont l’œuvre fait l’objet d’une exposition au CNE jusqu’au 31 mars. C’est un travail de longue haleine qui attend les artistes d’art mobile. Par exemple, comme MissPixels a l’occasion de prendre des

Des murs à briser Selon Isabelle Gagné, il a été difficile d’exposer ses œuvres

Reproduction: Marie-Lou Ringuette

Marie-Lou Ringuette

milliers de photos avec son appareil, elle doit les repasser une à une pour faire un choix. Ensuite, la photographe retouche ses photos avec des applications mobiles, et ce, parfois environ dix fois. Selon l’artiste, l’art mobile demande une grande démarche artistique. «Ce type d’art provoque la curiosité, mais je souhaite que l’intérêt pour mon art aille au-delà du médium utilisé, explique Isabelle Gagné. C’est pourquoi je veux offrir des photographies uniques qui reflètent ma personnalité.» De son côté, MissPixels utilise beaucoup les retouches pour donner un effet irréel à ses photos. L’art mobile n’englobe pas seulement l’iphonographie. Par exemple, le groupe d’art TIND a réalisé un court-métrage en utilisant seulement des appareils mobiles. MissPixels est d’ailleurs l’une des fondatrices du Montréal Art Mobile dans le but de faire connaître le mouvement.

L’exposition Pixels Fossiles est présentée au Centre national d’exposition jusqu’au 31 mars 2014. au Canada au départ. «Pendant longtemps, il y avait une plus grande ouverture d’esprit à l’extérieur du pays. Mais plus le temps avance, plus les gens sont intéressés par mon œuvre.

Vers un renouveau artistique, autour de la revue Le Nigog

Par contre, certains murs doivent encore tomber», affirme-t-elle. L’artiste remarque tout de même un certain snobisme visà-vis l’art mobile. «Certains ne considèrent pas l’art mobile

comme de l’art. Ils pensent que les seuls clichés qu’on peut prendre avec un téléphone intelligent sont ceux de déjeuners ou d’animaux de compagnie», souligne-t-elle.

Poésie

Le CNE expose des œuvres Après Était une bête voici Salut loup! datant d’il y a 100 ans

Le Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière accueille l’exposition itinérante Vers un renouveau artistique, autour de la revue Le Nigog et plusieurs œuvres y sont dévoilées pour la toute première fois. Issues de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), les peintures et sculptures datant du début du 20e siècle ont toutes été critiquées par le magazine Le Nigog.

Roxanne Nadeau

roxanne.nadeau@cjonquiere.qc.ca

dans leur état d’origine, il faut calculer le nombre de lux (unité de mesure de la lumière) avec un appareil. Plus la toile est vieille, plus il faut être assidu», explique-t-elle. L’exposition, qui est gratuite, sera au CNE du Mont-Jacob jusqu’au 20 avril prochain et se déplacera ensuite vers Drummondville.

De la rare visite Une exposition de ce genre, qui rejoint davantage des amateurs d’art, est rare au Saguenay selon Mme Dufour. «D’abord parce que les musées ont tendance à garder leurs collections pour eux, mais aussi parce que ce n’est pas toujours Les couleurs très vives et le contour de la silfacile de déplacer houette en bleu est ce qui avait valu des criti ques de vieilles œuvres. peu élogieuses au peintre John Lyman dan s la Pour les conserver revu e Le Nigog.

La poétesse Laurance Ouellet Tremblay publiera un deuxième recueil intitulé Salut loup! Il sera disponible dès le 18 février prochain aux éditions La Peuplade. Elle y parle de la création engendrée par l’amour et la violence.

parution en octobre 2010 de son premier livre. Sa poésie est décrite comme étant piano-forte sur le site Internet de son éditeur, La Peuplade. Piano signifie doux alors que forte veut dire fort, l’expression signifie donc «qu’il y a dans l’acte d’engendrement du beau et du violent», explique la directrice littéraire de la Peuplade, Mylène Bouchard. L’artiste y va de quelques Sebastien.roy@cjonquiere.qc.ca expressions imagées en parlant La dualité amour-violence de son style décrit comme étant dans l’acte d’engendrement est ironique et narquois sur lapeuplade. présente tout au long de l’œuvre com. «Ce sont des poèmes coupde-poing, de la de 94 pages. «Ce poésie rock n’roll, livre met en scène « Face à illustre-t-elle, ça l’amour immense l’évidence des déménage!» qu’implique cet Divisés en acte, mais aussi chairs cinq tableaux, toute la violence un cœur ne l’équivalent de contenue dans cet chapitres dans un amour», indique peut rien récit, ses écrits l’auteure originaire sinon boiter et n’ont pas une de Chicoutimi. forme précise. Son titre, Salut mordre loup!, fait justement «Je ne m’embarmaladroitement. » rasse pas d’un référence à ce geste. On peut déceler la nombre de pieds, métaphore tout au de strophes ou de long du livre. «C’est l’un des vers précis. Ce qui est important points communs de mes poèmes. pour moi c’est que le poème sonne Le loup revenait souvent, je bien à l’oreille», révèle-t-elle. l’ai donc inclus dans le titre», La poétesse mentionne ne pas explique la Chicoutimienne ayant avoir suivi de plan ni eu de source reçu le prix de la Découverte de d’inspiration précise: «J’écrivais un l’année 2011 au Salon du livre poème ici et là dans un cahier, puis de Saguenay pour son premier je les retravaillais en les lisant à voix recueil Était une bête. L’écri- haute», décrit l’auteure. Malgré l’abture de Salut loup! s’est étirée sence de plan, elle avait son thème en sur deux ans. Elle a commencé tête et elle savait qu’elle voulait faire à écrire quelque temps après la un livre avec ses poèmes.

Sébastien Roy

LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FEVRIER 2014 - 11

«À cette époque, cette forme d’art sortait de l’ordinaire», mentionne l’animatrice du CNE, Audrey Dufour, pour décrire la collection qui regroupe une trentaine d’œuvres d’artistes québécois. En raison de leurs couleurs vives, de leur texture particulière ou du sujet représenté, ces toiles étaient souvent avant-gardistes et recevaient des critiques peu élogieuses. Le Nigog n’a eu besoin que d’un an, en 1918, pour provoquer ce qui sera le début des changements au Québec 15 ans plus tard. La revue montréalaise critiquait des œuvres dites «exotiques», c’est-à-dire qui se voulaient moins conservatrices. C’est sans doute pour cela que certaines d’entre elles ont été oubliées au fond des sous-sols de musées.

«Parfois, on se met à fouiller dans les collections du musée et on tombe sur des toiles qui n’ont jamais été vues du public. C’est un hasard», relate Audrey Dufour. C’est le cas d’une des peintures de Charles Gill, qui illustre Frederick William Lorenz en train de jouer aux échecs. «C’est particulier, parce qu’à la création de l’exposition, la famille de Lorenz est venue directement du Nouveau-Brunswick pour voir ce tableau. Ils avaient perdu les traces de leur arrièregrand-père et c’est la première fois qu’ils voyaient une photo de lui», raconte l’animatrice.


Concours international de photographie

Les étudiants de l’UQAC invités à nous faire voir le monde

La troisième édition du concours international de photographie Faites nous voir le monde! (FVM) s’installera de nouveau au Saguenay en avril 2014. L’exposition démarrera au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi en avril prochain et deviendra ensuite itinérante en se déplaçant dans plusieurs pays.

l’UQAC ont jusqu’au 20 février pour envoyer trois photographies de leur choix. Cinq photographes se réuniront ensuite pour choisir les finalistes du prix. «Le but est de dévoiler la beauté culturelle de la planète, donc on mise sur la qualité des photographies, sur le respect du thème Faites nous voir le monde! et sur l’originalité», avance Mme Gressier sur les critères de sélection des cinq clichés finalistes. L’histoire d’Arielle Elkrief

Roxanne Nadeau

roxanne.nadeau@cjonquiere.qc.ca

Eztwo

Photo: Arielle Elkrief

Alors qu’un jury de professionnels de la photographie nommera un grand gagnant parmi tous les lauréats à l’international, un autre prix sera spécialement réservé aux étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Il s’agit d’un prix secret, qui ne sera révélé qu’au vernissage de FVM. Les 10 plus belles photos seront exposées à l’UQAC. «Il ne faut pas que les étudiants hésitent à en envoyer parce qu’on en sélectionne toujours. On n’est pas obligé d’être un photographe professionnel pour participer», confirme la directrice de FVM, Claire Gressier. À titre

La photo d’Arielle Elkrief, publiée dans la revue du Zoom Photo Festival Saguenay 2013, a été prise lors d’une visite dans une garderie dans le village de Gulu, au Nord de l’Ouganda. «On peut voir dans son regard, de la maturité, de la puissance et de la détermination. Elle voulait qu’on la perçoive comme quelqu’un de résilient et avec du pouvoir», décrit la photographe. d’exemple, deux images d’une jeune Indienne de 13 ans avaient été sélectionnées il y a deux ans.

«Cela offre une plateforme pour les étudiants d’être vu à l’international et une opportunité

Deux étudiants lancent une ligne de vêtements

La compagnie saguenéenne de vêtements Eztwo gagne en popularité alors qu’elle figure dans plusieurs défilés de mode au Saguenay et même à Québec.

Ariane Fiset Miljours ariane.fiset-miljours@cjonquiere.qc.ca

Photo: Ariane Fiset-Miljours

12 - LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014

La compagnie de vêtements Eztwo, qui vend chandails et tuques en ligne aux amateurs de planche à neige et à roulettes, a été fondée il y a un peu plus de

six mois par Patrick Allard, 18 ans, et Samuel Gagnon, 17 ans. Dans les prochaines semaines, elle fera partie des lignes de vêtements présentes dans plusieurs parades de mode scolaires. En seulement deux mois, le logo d’Eztwo défilera au Cégep Garneau à Québec le 27 mars, à l’école secondaire régionale Riverside de Jonquière le 28 mars, en plus d’avoir été présent à la polyvalente Kénogami le 6 février dernier. Des propositions que les fondateurs ont accueillies avec enthousiasme.

Les vêtements Eztwo étaient présentés lors du défilé de mode à la polyvalente Kénogami le 6 février dernier.

«Nous sommes non seulement contents de la visibilité que ces défilés vont apporter à l’entreprise, mais également d’avoir la chance d’aller faire un tour à des endroits comme Québec», mentionne Patrick Allard. En plus de sa popularité grandissante, Eztwo a atteint près de 3 000 mentions «j’aime» sur sa page Facebook officielle depuis sa création. Des bénévoles de chez nous Outre les deux fondateurs, la majorité des membres associés à Eztwo sont des étudiants du Cégep de Jonquière ou de la polyvalente Kénogami. La photographe officielle, les mannequins et même la dessinatrice du logo sont de jeunes saguenéens enthousiastes et ambitieux. Patrick Allard tient d’ailleurs à souligner le travail des gens qui participent au développement du projet. Pour lui, leur grande volonté et le fait qu’ils croient en son entreprise le rendent très fier. «C’est une bonne chose que l’entreprise vienne d’ici, parce que ça prouve que les emplois ou les compagnies ne se trouvent pas juste dans les grandes villes. Nous prouvons que les jeunes peuvent avoir un bel avenir et qu’il y a de la place pour nous en région», mentionne la photographe officielle, Flavie Lavoie.

unique de participer à une exposition de ce calibre», ajoute la directrice du concours. Les étudiants de

L’an dernier, l’étudiante en médecine Arielle Elkrief avait remporté le prix «UQAC nous fait voir le monde». Le concours lui a permis d’afficher son exposition Visages de jeunesse au Zoom Photo Festival Saguenay 2013 et l’une de ses photographies a été sélectionnée pour être publiée dans la revue du festival. «C’est très valorisant de voir que des gens s’intéressent à des photographes qui ne sont pas professionnels», confie Arielle Elkrief, qui fait de la photographie depuis son plus jeune âge. À la suite du FVM, le juge et photographe Jayanta Guha lui a offert d’avoir sa première propre exposition à la bibliothèque de Chicoutimi au printemps dernier.

Nouveaux humoristes

Le duo L’émotion prépare une tournée Le duo L’émotion, composé des adeptes de l’absurde, Simon Portelance et Guillaume Paquet, partira en tournée à travers la province durant l’été.

Nathan Mailloux Brochu nathan.mailloux-brochu@cjonquiere.qc.ca

Simon Portelance, Cap-Chatien d’origine, et Guillaume Paquet, natif de Saguenay, sont des anciens membres du défunt groupe humoristique les Bandits gentils, qui a connu un certain succès sur scène et sur Youtube. Après une courte pause, ils ont décidé de se réunir de nouveau. La raison? Le plaisir de faire rire les gens, sans pression, sans attentes. «Je dois dire qu’auparavant nous sentions la pression. Nous lancions des vidéos régulièrement. Présentement, nous prenons le temps de bien écrire nos sketchs. Nous allons être fin prêts pour l’été qui s’en vient et ça, ça nous enlève du stress», affirme Guillaume Paquet. C’est en amplifiant la renommée des deux membres que l’aventure a véritablement pris son envol. «Au départ, je vendais le duo comme si nous étions plus ‘‘big’’, ça nous a aidés à décrocher des contrats dans les bars ou des salles de la région», raconte Simon Portelance. Le sketch Deux gars dans le bain, disponible sur la chaîne youtube des Bandits gentils, est le favori de Guillaume et Simon. Le sketch réunit les deux comédiens dans une baignoire pleine de mousse. Ils vont même jusqu’à se faire des «toasts» dans le bain. La chimie entre eux s’est créée dans ce numéro. Inspirés des Bleus Poudre, RBO ou plus récemment des Chick’n Swell, ils se moquent de Stephen Harper ainsi que de la Monarchie. «J’ai tellement hâte de jouer un roi sur scène. C’est mon rôle préféré sans équivoque», lance Guillaume. Les deux comiques peuvent compter sur un agent, qui les aide également à décrocher des contrats. Mis à part une tournée qui se rendra à Montréal, à Tadoussac, à Saguenay et à Sainte-Anne-desMonts, le duo envisage également de refaire des capsules vidéo. «Encore une fois, il ne s’agit que de le faire pour le plaisir d’écrire et de rire, rien d’autre», concluent Simon et Guillaume à l’unisson.


Selon CareerCast

Stressant d’être organisateur d’événements

Le métier d’organisateur d’événements figure au cinquième rang des professions les plus stressantes en 2014, selon le portail d’emploi nordaméricain CareerCast. Les intervenants de la région interrogés abondent dans ce sens.

Roby St-Gelais

roby.st-gelais@cjonquiere.qc.ca

Photo: Roby St-Gelais

Les militaires et commandants de l’armée occupent les deux premières places du classement, alors que les pompiers pointent au troisième échelon. Les dangers auxquels sont exposées ces personnes dans le cadre de leur travail et la responsabilité à l’égard de leurs pairs expliquent leur position si élevée. Les pilotes d’avion arrivent tout juste devant les métiers de l’événementiel qui doivent composer avec le public et des délais serrés, selon le site. «Ça prend une bonne gestion du stress, car il faut être polyvalent et s’ajuster en cours de route, avoue la directrice générale de la

30e édition de Saguenay en neige, Kate Savard. Il faut savoir se virer sur un dix cents et s’ajuster à la température, aux visiteurs et à bien d’autres aspects. Il y a beaucoup de responsabilités qui reposent sur nos épaules.» À la barre de l’événement pour une cinquième année consécutive, elle souligne qu’être passionnée est un élément fondamental pour occuper un tel poste où toutes sortes de surprises peuvent survenir. Pour le grand manitou du Festival international des Rythmes du Monde, (FIRM) provoqué par la recherche de financement d’un événement. Ce problème est d’ailleurs vécu par tous les organisateurs de grands rendez-vous, estime le directeur général du FIRM. «La première cause du stress est le financement et ça prend 60% de l’énergie, confie-t-il. On attend toujours après cela, et pas seulement nous, mais les autres aussi. Ensuite, il faut organiser l’événement, mais il y a un lien avec le financement puisque tu ne peux rien confirmer sans l’argent nécessaire.» Robert Hakim aimerait obtenir des réponses plus rapidement,

La directrice générale de Saguenay en neige, Kate Savard, avoue que son métier demande une bonne gestion du stress. ce qui aiderait les organisateurs De son côté, le directeur général en fonction des revenus. Je n’ai à planifier en avance leurs acti- de Jonquière en musique, Alain pas de stress du tout. Au contraire, vités. «Il faut que les décisions Tremblay, ne voit pas les choses du ça m’amuse. C’est sûr que s’il se prennent plus vite, lance le même œil puisque la programma- pleut pendant 10 jours, ça peut promoteur. Si on avait seulement tion de son festival est gratuite. affecter la vente de bière, mais à organiser l’événement, ce serait «On ne budgète pas avec ce faudrait être malchanceux pour le bonheur.» qu’on n’a pas, alors on ne gère pas que ça arrive.»

Plus de 300 chemises transformées en sacs

La musique peut guérir tous les maux

Les bienfaits de l’écoute de la musique sur la santé ont depuis longtemps été prouvés, mais la pratique d’un instrument serait tout aussi bénéfique. C’est d’ailleurs sous ce thème que se déroulera la cinquième édition de la semaine «Faites de la musique» du 17 au 23 février.

La designer Sophie Villeneuve fabriquera des sacs réutilisables à partir de chemises recyclées pour le Colloque annuel de l’organisme les Arts et la Ville qui aura lieu du 4 au 6 juin à Alma. Les quelque 300 élus, travailleurs culturels et artistiques qui assisteront au rassemblement recevront ce cadeau unique.

Nadia Lemieux

nadia.lemieux@cjonquiere.qc.ca

Cassandre Forcier-Martin cassandre.forcier-martin@cjonquiere.qc.ca

Les sacs réutilisables faits à partir des chemises peuvent être roulés grâce aux boutons du vêtement pour faciliter le transport. La Ville d’Alma a investi 2 500 $ pour les 300 sacs et porteclés. Selon Manon Pilote, ils font d’une pierre deux coups: «Ce sont des cadeaux uniques, pratiques, écoresponsables et une vitrine pour nos talents d’ici.» La designer d’Alma est très heureuse de relever ce défi : «Je suis seule pour produire ces 300 sacs, mais c’est un beau défi à relever. Le projet est intéressant et il m’apporte une belle visibilité»,

explique Mme Villeneuve. Elle a déjà commencé à couper les pièces de tissu et sa production devra être terminée pour la mi-mai. La campagne pour amasser des chemises est actuellement en cours. La récolte se fait à la bibliothèque d’Alma et les organisateurs en ont déjà une centaine. Si la cueillette ralentit, les organisateurs comptent faire affaire avec la Friperie de Coderr qui récupère des vêtements.

Rejoindre tout le monde

LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014 - 13

Photo: Courtoisie

«Nous avons approché Sophie Villeneuve parce qu’elle est une designer de la région et qu’on aime ce qu’elle fait! Son idée de chemise est très originale. Les sacs seront tous différents et ça va créer un colloque très coloré», explique la coordonnatrice des arts et de la culture à la Ville d’Alma, Manon Pilote. À chaque rassemblement de ce genre, les participants ont l’habitude de recevoir des sacs pour transporter les documents, les cartes d’affaires et les pochettes d’informations distribuées. Cette fois-ci, l’hôte de l’événement a décidé d’être unique. Pour favoriser l’utilisation du sac après le colloque, aucun insigne de l’évènement ne sera imprimé sur le produit. Chaque sac sera plutôt accompagné d’un porte-clés en bois à l’effigie du colloque, fait par l’entreprise de la région Twiki Concept, spécialisée dans la gravure sur bois.

La porte-parole de la semaine «Faites de la musique» et docteure, Emmanuelle Trân, n’hésite pas à recommander la pratique de la musique à ses patients atteints de la maladie de Parkinson, de fibromyalgie (douleurs chroniques), d’anxiété ou de dépression, d’arthrite et d’insomnie. «L’écoute de la musique diminue la transmission de la douleur et peut être utilisée pendant les accouchements ou les soins palliatifs. On peut extrapoler ça à la pratique de la musique. En soins palliatifs, si la personne n’est pas trop mal en point, ça va améliorer son moral», explique-t-elle. Augmentation de la capacité de motricité fine, meilleure dextérité, diminution de la tension artérielle, ralentissement de la perte de mémoire auditive et correction de la posture sont d’autres bienfaits liés à la pratique d’un instrument de musique. Emmanuelle Trân et d’autres professionnels du milieu de la santé se partageront la scène de la Tourelle d’Alma le 20 février. «Les gens du milieu ont souvent une base en musique, mais on perd la possibilité de jouer alors c’est l’occasion d’être sur scène ensemble», se réjouit la porte-parole qui pratique le piano.

Au cours des cinq prochaines années, le Conseil régional de la culture (CRC) du Saguenay—Lac-Saint-Jean, initiateur de la semaine «Faites de la musique», associera l’événement à un bienfait sur la santé. Cette année, c’est le côté physique qui sera exploité. Le Quatuor Alcan livrera une performance au pavillon sportif de l’UQAC afin d’établir un lien entre les entraînements musical et physique. À l’école Saint-Pierre d’Alma, des élèves patineront dans le gymnase au son des mélodies jouées par leurs camarades de l’harmonie scolaire. De plus, des jeunes issus des écoles de musique de la région montreront leur talent dans les autobus de la Société de transport du Saguenay (STS). «On veut rendre la musique accessible à tous ceux qui ne sont pas souvent en contact avec elle. Dans les écoles, où la musique est de plus en plus délaissée, il faut montrer les bienfaits que ça apporte», soutient l’agente de communications du CRC, Andrée-Anne Guay.


Club Le Norvégien

Les passeports trouvent preneurs

Le club de ski de fond Le Norvégien a vendu 98 passeports cette année, soit plus du double du nombre de la dernière saison. Cette hausse devrait se traduire par de nouvelles cartes de membres dès l’an prochain.

diriger par la suite vers une carte de membre.» Un ambassadeur à Sotchi

Photo: Maxime Tousignant

Maxime Tousignant

maxime.tousignant@cjonquiere.qc.ca

Les passeports permettent à leurs détenteurs de venir fouler les pistes du Norvégien à cinq ou à dix reprises au cours de la saison, dépendamment de leur forfait. Les fondeurs de la région avaient acheté 45 passeports l’hiver dernier. Alors que le club compte sur 580 membres, 20 de moins que l’an passé, cette hausse de passeports pourrait rectifier le tir selon la directrice générale du Norvégien, Anne Fortin. «Je suis sûre que des détenteurs de passeport vont transférer pour des cartes de membres», affirme-t-elle. Mme Fortin considère que plusieurs skieurs ont pris goût à

Des élèves de sixième année de l’école primaire Sacré-Coeur filent sur les pistes du Norvégien lors de leurs cours en option éducation physique. leur expérience et en redemanderont. Elle est d’avis que les passeports correspondent à une période de test pour les fondeurs afin de voir s’ils aiment le sport

et si l’achat d’une carte de membre leur serait avantageux. «Pour rentabiliser une carte de membre, vous devez venir faire du ski au moins dix fois.

Le Mont-Édouard songe à installer un tapis d’embarquement

La station de ski du MontÉdouard sera revampée d’ici le prochain hiver. Le directeur général Claude Boudreault veut même faire installer un tapis d’embarquement pour accélérer le mouvement des skieurs aux télésièges.

Vanessa Soulières

vanessa.soulieres@cjonquiere.qc.ca

14 - LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014

Simon Proulx

simon.proulx@cjonquiere.qc.ca

Le projet des Desmarais sur la glace Après le décès de Paul Desmarais, à l’automne dernier, le projet d’ouvrir une partie du domaine du Mont-Édouard pour installer un relais de motoneige à l’une des plus riches familles du Québec a été mis sur la glace, selon M. Boudreault. «Nous sommes toujours ouverts à ce projet, poursuit Claude Boudreault. Les propriétaires ont changé, mais nous sommes encore en contact avec la famille. Les démarches du projet Claude Boudreault souhaite installer un étaient quand même tapis d’embarquement pour accélérer le assez avancées.» mouvement des skieurs aux télésièges.

Le parc à neige XL sera agrandi au Mont Bélu

Le Mont Bélu songe à agrandir le parc à neige XL dès l’an prochain après son énorme succès pour sa première année. L’achalandage au parc a presque dépassé le double des attentes, de quoi réjouir le directeur Frédéric Perron.

rénovations coûtent 40 M $. À ce prix-là, on va tout rénover, soutient Claude Boudreault. Nous avons déjà amassé entre 8 000 et 9 000 $ lors des derniers soupers-bénéfices que nous avons organisés.» Claude Boudreault croit que ces rénovations rendront le Mont-Édouard unique en son genre.

Photo: Courtoisie

«Toutes les installations de la montagne sont vieilles de 24 ans, constate M. Boudreault. Le Mont-Édouard est le quatrième plus haut mont au Québec et les professionnels du milieu du ski assurent que nous avons les meilleures conditions de ski de toute la province, c’est pourquoi nous voulons entreprendre cette modernisation d’ici 2015.» Des demandes de financement ont été envoyées auprès de différents paliers gouvernementaux afin d’améliorer le domaine skiable. Claude Boudreault assure que les rénovations débuteront dès qu’il aura reçu le financement nécessaire. «On veut se moderniser le plus tôt possible», assure-t-il. «Nous avions déjà pensé changer les sièges, mais juste ces

Plusieurs cette année ont donc acheté deux passeports puisqu’ils sont venus plus souvent, précise Anne Fortin. Ils prennent au départ un passeport pour se

La modernisation de l’équipement a donné un nouveau souffle à ce sport hivernal. Le ski de fond gagne en popularité depuis les dernières années auprès des jeunes familles et des nouveaux retraités. La directrice du Norvégien ne néglige pas l’impact que pourrait avoir le fondeur canadien Alex Harvey, lors des Jeux olympiques de Sotchi, sur l’effervescence du ski de fond chez les plus jeunes. «On voit de beaux reportages d’Alex Harvey durant les Olympiques. Il représente le ski de fond alors que c’est un sport dynamique et qui demande beaucoup d’énergie», souligne-t-elle. Le club accueille des groupes scolaires pour leurs cours d’éducation physique. Des élèves du primaire, du secondaire et du cégep ont déjà la piqûre pour ce sport. «C’est amusant parce que ça nous fait bouger. J’aime venir au Norvégien, car il y a des côtes et avec des pistes pour tous les niveaux, on peut aller à notre rythme», mentionne une élève de sixième année à l’école primaire Sacré-Cœur, Krystina Coulombe.

Le nouveau parc aura un deuxième saut à la suite du premier et plus de diversité, selon M. Perron. La rénovation sera entièrement payée par la station, contrairement à l’investissement initial qui avait été pris en charge par Promotion Saguenay. Les deux autres parcs de la montagne (facile et intermédiaire) pourraient également être rénovés. «On avait déjà une clientèle pour le slopestyle depuis quelques temps, maintenant elle grandit et on agrandit le parc avec elle», explique M. Perron. Le bar sera également revampé et ouvert plus fréquemment. «On a vendu plus d’une centaine de laisser-passer pour le parc, ça va bien au-delà de nos espérances. On était déjà réputés pour nos beaux parcs à neige et, depuis cette année, on a le seul parc XL de la région. Même ailleurs au Québec, il n’y en a pas beaucoup, se réjouit le directeur. L’an prochain, on s’attend à vendre entre 125 et 150 laisser-passer.» C’est le directeur de l’école de Snowboard du Saguenay, ClaudeDavid Gaudreault, qui a vu la nécessité d’installer un parc à neige XL. «Il y avait un manque pour les skieurs qui font du slopestyle. Plusieurs jeunes ne venaient plus skier dans la région. Depuis qu’on a le nouveau parc, on regagne cette clientèle et on voit même plusieurs nouveaux visages.» La différence entre un parc à neige standard et XL vient dans la dimension des modules, explique M. Gaudreault. «D’habitude, il faut respecter des normes pour que le parc ne soit pas trop dangereux, étant donné que n’importe qui peut y aller. Avec le parc XL, les modules passent au prochain niveau: on peut travailler les normes autrement, par exemple en mettant des rampes de 40 pieds à la place de 18. Par contre, ça installe d’autres mesures de sécurité. Il faut signer une décharge pour avoir son laisser-passer, donc ce n’est plus tout le monde qui peut y accéder.»


Grand prix des écoles secondaires Nike

L’équipe féminine des Mustangs représente le Québec

Choisie par la Fédération québécoise du sport étudiant (FQSE) pour représenter le Québec, l’équipe féminine d’athlétisme Les Mustangs de l’école secondaire de l’Odyssée Lafontaine / Dominique-Racine se prépare avec intensité en vue du Championnat d’athlétisme canadien qui se déroulera à Toronto, du 8 au 11 mai prochain.

sabrina.malaison@cjonquiere.qc.ca

L’an dernier, la formation masculine a livré une très bonne performance et a même remporté le prix d’esprit d’équipe, rapporte l’assistante-entraîneuse, Isabelle Proteau. Cette année, Les Mustangs reviennent pour une seconde fois consécutive avec leur équipe féminine d’athlétisme au Grand Prix des écoles secondaires Nike 2014 (GPESN). «Elles seront meilleures encore que notre équipe masculine l’an dernier», affirme l’assistante-entraîneuse. Étudiantes

Différence d’âge Le Québec est la seule province canadienne avec un système scolaire différent où les étudiants

Photo: Sabrina Malaison

Sabrina Malaison

en Sport-Arts Études, les filles consacrent deux heures à leur discipline chaque après-midi. Avec cinq entraînements par semaine, Isabelle Proteau ne compte pas surentraîner les filles en vue du championnat. «La seule modification qu’on a apportée dans la routine de nos 12 participantes est l’ajout d’une ou deux séances d’entraînement spécifique pour celles qui ont une épreuve assignée autre que la course, soit le lancer du poids et le saut en longueur et hauteur», explique-t-elle. Présentement, seulement 10 des 12 athlètes s’entraînent à leur plein potentiel rapporte Mme Proteau : «Deux étudiantes se sont blessées pendant la pratique de leur sport, une à la cheville et l’autre aux jambes. En attendant le rétablissement de leur blessure, elles s’entraînent le haut du corps.» L’assistante-entraîneuse assure qu’elles sont suivies de près chaque semaine par des physiothérapeutes et indique qu’elles seront prêtes pour le GPESN.

Les filles sont très excitées à l’idée de participer au championnat qui se déroulera à Toronto du 8 au 11 mai. terminent leur secondaire à 17 ans au lieu de 18 ans comme son équivalent anglophone le «high school». La compétition regroupant des athlètes de 14 à 18 ans dans chaque province canadienne, Mme Proteau

Soixante pieds dans les airs... en motoneige

Pendant que certains motoneigistes adeptes de sensations fortes se lancent dans le snocross, quelques-uns plus téméraires vont vers la motoneige freestyle. Ce sport consiste à effectuer des manœuvres aériennes en motoneige dans des sauts d’une soixantaine de pieds. Vous avez bien lu.

Simon Proulx

simon.proulx@cjonquiere.qc.ca

C’est en faisant du quad freestyle et de la motocross que le Trifluvien Pier-Luc Trépanier a décidé de se lancer dans ce sport. «Ça consiste à sauter et faire des poses dans les airs, par exemple lâcher les mains ou les pieds, s’accrocher à son banc, passer les jambes par-dessus les poignées… Il faut impressionner.» Les plus casse-cou vont jusqu’à faire des saltos arrière. «Un backflip, ce n’est pas tant difficile, c’est juste plus dangereux. Si tu viens

18 ans, ils évoluent beaucoup. Mais, chez les filles, la différence se remarque beaucoup moins car elles évoluent généralement plus jeunes», explique l’assistante-entraîneuse.

Base Jumping

L’art de se jeter dans le vide

Depuis trois ans, Nicolas Desgagnés a pris l’habitude de se jeter dans le vide. A-t-il perdu le goût de vivre? Bien au contraire : il est adepte de BASE jumping, ou saut extrême.

Catherine Morasse

catherine.morasse@cjonquiere.qc.ca

Il y a cinq ans, le Jonquiérois d’origine a commencé à suivre une formation en parachutisme. «J’ai toujours aimé les sports individuels, comme la planche à roulettes et la planche à neige, et j’ai eu plusieurs motos très sport, puis j’ai changé les motos pour le parachutisme», se souvient-il. Deux ans, 1 500 $ pour la formation et plusieurs centaines de sauts à 60 $ plus tard, l’opérateur de pompes de béton a fait la rencontre déterminante de celui qui deviendra son mentor de saut extrême. En quoi consiste le BASE jump? Il s’agit d’escalader une montagne, un pylône d’électricité ou un pont, équipé d’un seul parachute, et de sauter en bas. Or, le tout n’est pas si facile, puisqu’il faut avoir cumulé au moins 200 sauts en parachute en avion avant de pouvoir faire un seul saut extrême. Malgré le danger, Nicolas Desgagnés ne s’empêche pas de sauter dès qu’il le peut. «Chaque saut est un moment unique.» Un exemple ? Récemment, le sportif s’est jeté au bas d’une structure en pleine ville. «On voyait les lumières du Carnaval de Québec. C’était vraiment spécial.» « En parachutisme, on ne fait que sauter; on ne travaille pas, on s’assoit dans l’avion et il y a toujours trop de monde! En BASE jump, on ne saute que pour soi. Les habits agencés avec le casque et les gants, en saut extrême, on ne voit pas ce phénomène», poursuit-il. Le Québec n’est pas un endroit particulièrement approprié pour ce sport, puisque très peu d’endroits permettent légalement de le faire. «Les mentors enseignent uniquement à des élèves qui veulent voyager, parce que si on reste au Québec, ça ne vaut pas la peine. Il faut se cacher quand on veut sauter», explique Nicolas Desgagnés, qui a voyagé en Thaïlande, en Suisse et en France pour s’adonner à son sport préféré. «Les amendes sont pires pour un saut qui n’est pas autorisé que pour avoir conduit à 160 kilomètres heures sur l’autoroute!» D’ici trois ans, le rêve du sportif, qui habite présentement à Montréal, serait de déménager en France pour vivre son rêve chaque jour. «C’est un sport qui vient du plus loin de la peur de l’Homme de tomber, mais qui rejoint aussi l’un de ses plus grands rêves, qui est de voler», dit-il, philosophe.

LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014 - 15

Photo: Courtoisie

Pier-Luc Trépanier est un des rares Québécois assez téméraire pour faire de telles manœuvres en motoneige.

à atterrir sur le nez ou le derrière, c’est… ayoye», image-t-il. Bien qu’il en fasse avec une motoneige standard, la norme est d’utiliser un modèle de snocross. «Mon véhicule est plus lourd, c’est donc plus difficile à manier dans les airs. Par contre, j’y suis habitué, même si ça rend quelques manœuvres plus difficiles.» Même si les chocs peuvent sembler durs pour la machine, M. Trépanier affirme que les bris sont rares. «Si on atterrit à la bonne place, c’est comme prendre un creux dans un sentier. C’est lorsqu’on atterrit trop loin ou trop près que c’est dangereux.» Si la motoneige traditionnelle peut se faire avec un simple sentier, ce n’est pas le cas avec le freestyle. Il faut un espace de 300 pieds de long, une rampe et un atterrissage. «Les meilleures rampes sont celles en métal, car elles ne se dégradent pas comme la neige. On sait donc que le saut sera toujours le même. D’autres le font avec une planche de bois.» C’est le contraire pour l’atterrissage; il faut une surface en neige pour que la motoneige soit stable. Pour l’instant, cette discipline est toujours méconnue au Québec. «On est deux à en faire : mon ami et moi. Notre groupe s’appelle Trep Freestyle et on fait des spectacles à l’occasion de certains évènements.» Hier (15 février), Trep Freestyle était de passage au Grand Prix de Valcourt pour la compétition «Canada vs USA».

se dit confiante que la différence d’âge n’aura pas d’incidence sur la performance de ses athlètes. «La différence d’âge chez les gars joue beaucoup sur leur performance puisqu’entre 14 et


Espoirs du Saguenay pee-wee AA

Une deuxième présence à Québec

Au-delà des résultats, l’entraîneur-chef des Espoirs du Saguenay pee-wee AA, Samuel Arsenault, veut s’assurer que ses joueurs profitent à fond de leur expérience au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

année. «Je veux qu’on joue notre meilleur hockey de la saison. C’est ce qui importe», précise-t-il.

L’émerveillement du Colisée

Maxime Tousignant

maxime.tousignant@cjonquiere.qc.ca

Photo: Maxime Tousignant

Après avoir triomphé d’une série de deux rencontres contre leurs homologues du Lac-SaintJean, la troupe de Samuel Arsenault a confirmé sa présence pour une deuxième année consécutive au tournoi de Québec qui s’est amorcé mercredi. Samuel Arsenault veut que ses joueurs réalisent la chance qui se présente à eux alors qu’ils seront les porte-couleurs des Saguenéens de Chicoutimi. «Peu importe si tu joues atome, bantam ou midget, il n’y a pas de tournoi aussi gros que celui du Tournoi pee-wee de Québec», souligne-t-il. Son équipe a subi la défaite en demi-finale l’an dernier contre

Le gardien des espoirs, Zacary Paradis, compte partager son expérience du tournoi de Québec auprès de ses coéquipiers. l’équipe locale, les Citadelles de jouer auprès des autres membres quant le déroulement», précise Québec. L’entraîneur-chef compte de l’équipe lors de cette 55e Samuel Arsenault. sur la présence de trois vétérans édition du tournoi. Même si certains de ses vétéau sein de son groupe de joueurs, «Ils vont pouvoir en parler. rans ont encore la défaite de Zacary Paradis, Mathis De La Même s’ils sont pee-wee, ils travers, l’entraîneur-chef ne se Sablonnière et William Gareau. Il pourront aider les autres joueurs fixe pas d’objectif précis en ce est d’avis qu’ils auront un rôle à à diminuer la nervosité en expli- qui concerne le parcours de cette

La troupe de Samuel Arsenault a l’opportunité d’évoluer devant des milliers de spectateurs au Colisée Pepsi. Une réalité à laquelle peu de joueurs sont habitués et leur réaction est prévisible. «C’est certain qu’ils deviennent les yeux grands ouverts lorsqu’ils entrent dans l’amphithéâtre», mentionne le pilote des Espoirs du Saguenay. Il compte leur laisser le temps d’emmagasiner le plus de souvenirs possible pour que lorsque le moment sera venu, ils puissent se concentrer sur le hockey. Une méthode qui avait fait ses preuves l’an dernier alors que la formation était arrivée trois heures avant son premier duel pour vivre l’ambiance du Colisée. Un geste apprécié par ses joueurs qui se rappelleront de ce tournoi toute leur vie. «C’est une expérience que tous les jeunes devraient vivre, affirme le joueur des Espoirs Bantam AA, Guillaume Charbonneau, qui a évolué sous les ordres de Samuel Arsenault l’an passé. C’est incroyable de vivre ça.»

Opinion

Les Maréchal-Hay

Une famille liée par le sport Un scénario en or La famille Maréchal-Hay peut non seulement se considérer liée par le sang mais également par le sport. Alors que les parents se sont rencontrés grâce au Ultimate Freesbee, leurs trois jeunes garçons collectionnent les mérites sportifs au tennis.

Ariane Fiset Miljours ariane.fiset-miljours@cjonquiere.qc.ca

16 - LA PIGE, LE DIMANCHE 16 FÉVRIER 2014

«J’aime beaucoup voyager, j’espère vraiment être sélectionné pour aller jouer à l’étranger l’année prochaine», confie-t-il. Le plaisir avant tout

Même si les garçons font preuve de beaucoup de talent et d’ambition, les parents gardent la tête froide. «On est fiers lorsque nos enfants remportent des affrontements importants, mais on leur rappelle que le plaisir doit rester la priorité. On entend de plus en plus parler du «burnout» chez les jeunes athlètes, c’est pourquoi la notion de compétition doit rester positive», ajoute Mme Maréchal.

Photo: Ariane Fiset Miljours

À seulement six ans, Félix a un intérêt grandissant pour le tennis. L’œil brillant, le sourire au visage, il frappe avec force les balles que lui envoie son entraîneur. Le jeune sportif suit la trace de ses deux frères aînés en allant pratiquer chaque semaine à l’école de tennis Delisle-Poirel. Trois enfants qui pratiquent un sport, ça demande beaucoup de temps et de voyagement, non? «Nous passons environ 10 heures par semaine à l’extérieur de la maison seulement pour le tennis. Et ça ne compte même pas les tournois, qui sont en général aux deux semaines», mentionne en riant la maman, Véronique Maréchal. Pour elle et son conjoint, Murray Hay, il ne fait pourtant aucun doute que l’enthousiasme a toujours été de la partie. «Ça nous fait plaisir de les voir heureux. Notre deuxième profes-

sion est chauffeur de taxi, mais nous considérons que le sport est vraiment important», mentionne M. Hay. Le sport, qui est omniprésent chez la famille MaréchalHay, a pourtant pris sa place tout doucement. «Maxime a reçu une raquette à son sixième anniversaire alors qu’il n’avait jamais frappé une balle. Il a montré l’intérêt de prendre des cours de tennis et depuis, il n’a jamais arrêté», poursuit M. Hay. Non seulement il n’a pas arrêté, mais l’aîné de la famille est en 27e position au classement national des moins de 12 ans, en plus d’avoir effectué des tournois aussi loin qu’en Ontario.

Le petit Félix, à gauche, et son frère Xavier pratiquent le tennis à l’école Delisle-Poirel.

Avec les nombreuses polémiques entourant la présentation des XXIIes Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, Vladimir Poutine avait bien besoin d’un départ en force pour rappeler à la population mondiale que le sport doit être le centre d’attraction. Il a reçu le coup de pouce attendu dès le lever de rideau grâce aux principaux acteurs: les athlètes. La cérémonie d’ouverture du 7 février dernier a donné le coup d’envoi tant attendu par la planète sportive. Un spectacle original malgré la présence de quelques faux pas. Il est vrai qu’en regardant la cérémonie, les 50 milliards de dollars investis dans les Jeux, les installations quelque peu rudimentaires pour le logement des athlètes et la loi contre la propagande homosexuelle occupent un coin de l’esprit. Heureusement pour la Russie, le sport prend le dessus sur les ombres au tableau. Les athlètes ont pris le relais pour poursuivre la représentation. Dès le début des Jeux, quelques histoires ont retenu l’attention des amateurs. Il est impossible de passer sous silence la performance des Dufour-Lapointe en ski acrobatique. Les trois soeurs ont retenu l’intérêt en chevauchant chacune des bosses. Le triomphe de Justine tout juste devant sa soeur Chloé est le résultat rêvé. Difficile de demeurer insensible devant l’aboutissement de tous ces efforts alors que la reine de la discipline, tout juste couronnée, laisse échapper quelques larmes. Elles ont pavé la voie au duel opposant les bosseurs canadiens Mikaël Kingsbury et Alexandre Bilodeau. Le champion de Vancouver a maintenu son titre avec brio. Une victoire éclatante pour Bilodeau à l’aube de son chant du cygne. La relève est d’or avec Mikaël Kingsbury et Marc-Antoine Gagnon qui a fait rêver ses compatriotes à un triplé unifolié pour finalement terminer au pied du podium. Ces sportifs de la première tranche des Jeux olympiques passent le flambeau à ceux qui seront sous les projecteurs jusqu’à ce que la flamme s’éteigne le 23 février. Reste à savoir quels athlètes prendront le relais comme scripteurs pour ce scénario hollywoodien à Sotchi.

Maxime Tousignant

maxime.tousignant@cjonquiere.qc.ca


Journal La Pige 16 février 2014