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Dans les coulisses de Party

Évaluation foncière

Des augmentations surprises

p.8

p.4

Volume XXXV No 6

Le dimanche 9 décembre 2012

Les lutins

ont-ils des pouvoirs?

p.3 En 2013

Une récession à prévoir

Mont-Édouard

Un malentendu met fin au «cable park» p.16

p.3

Depuis 1978

Les premiers coups de patin de Pierre Lambert p.12

Joyeux Noël et bonne année! De retour le 3 février


En bref

Les médecins sur la sellette

Fromagerie Boivin

Le gouvernement Marois souhaite faire participer tout le monde à son objectif de réduction des dépenses. Selon lui, les médecins devraient faire leur part et accepter de rouvrir les ententes concernant l’augmentation de leurs salaires d’ici 2015-2016.

Photo: Collaboration spéciale

Geneviève T. Plourde

genevieve.tremblay-plourde@cjonquiere.qc.ca

2 - LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012

UNESCO

Photo: Collaboration spéciale

En effet, le directeur des communications de la Fédération des omnipraticiens du Québec, Jean-Pierre Dion, affirme que l’argent injecté dans les salaires des médecins servira à l’amélioration du système de santé québécois. «[Comme médecins] nous sommes payés à l’acte. Il est évident que cet argent ira dans les soins à la population.» La titulaire de la Chaire de recherche du Canada en évaluation et amélioration du système de santé en entrevue pour Désautels le 22 novembre dernier, Astrid Brouselle, a prétendu le contraire. «On se rend compte qu’on paie de plus en plus cher nos ressources médicales mais que le volume de services offerts diminue.» À l’heure actuelle, la masse salariale des 200 000 employés de l’État totalise 10 milliards $. En comparaison, les médecins québécois imbriqués dans ces 200 000 employés sont 17 000 et leur masse salariale s’élève à 5,5 milliards $. À eux seuls, ils obtiennent plus de 50% de la masse salariale totale. Ces chiffres proviennent des ententes négociées entre la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la Fédération des omnipraticiens du Québec et l’ancien gouvernement Charest. Ainsi, l’objectif est d’atteindre d’ici 2015-2016 la parité salariale chez les médecins québécois par rapport aux salaires des méde-

Les médecins sont 17 000 et reçoivent actuellement 50% de la masse salariale des employés de l’État au Québec. cins des provinces canadiennes et, surtout, d’augmenter l’efficacité du système de santé. Cette entente est remise en cause par le budget Marceau, car elle vient à termes dans un contexte d’austérité économique. Toutefois, le problème réside également dans un manque de transparence de la part du gouvernement péquiste. «On ne sait pas ce qu’il nous demande, déplore Jean-Pierre Dion. Le gouvernement a parlé aux médias, sans s’adresser directement à nous.» Comme porte-parole des omnipraticiens, il se dit prêt à réaménager les montants prévus à l’intérieur de leur entente, sans en modifier les délais. Aux yeux de M. Dion, les économies espérées par-delà le budget Marceau auraient dû viser les coûts élevés alloués à la gestion du système, soit un milliard $. Ou encore, une décentralisation des ressources trop souvent dirigées vers les hôpitaux aurait dû être mise de l’avant,

afin de maximiser la médecine de première ligne, où s’effectuent les démarches de prévention auprès de la population. Pour l’ex-ministre libéral de la santé, Claude Castonguay, la solution est ailleurs. «Au lieu de s’opposer à l’ouverture des ententes, les fédérations devraient être conscientes [qu’elles sont traitées] généreusement en regard de notre richesse collective.» En effet, selon Astrid Brouselle, payer aussi cher nos ressources médicales découle d’un choix collectif. Dans un système de santé centré sur les consultations médicales et les soins hospitaliers, c’est plutôt une «réorganisation profonde» qui doit prendre place par-delà l’innovation. Valoriser la médecine de première ligne serait pour elle une issue possible au problème péquiste, comme le serait le fait de maximiser les soins de qualité aux personnes âgées.

Le Fjord deviendrait un géoparc

Le comité du Fjord à l’UNESCO compte inscrire le Fjord dans la catégorie des géoparcs. C’est ce qu’a déclaré Pierre Lavoie devant 400 personnes réunies dans le cadre d’un souper bénéfice du MontÉdouard à l’Anse-St-Jean le 24 novembre dernier.

Thomas Verret

thomas.verret@cjonquiere.qc.ca

Contacté par La Pige, l’instigateur du comité, l’ex-député bloquiste Robert Bouchard, n’a pas voulu confirmer sans toutefois nier

l’information. Le comité du Fjord à l’UNESCO retarde toutefois l’intervention publique prévue pour le mois de décembre, car le dossier a pris considérablement de retard, si on se fie au propos de M. Bouchard. «Présentement, le dossier n’est pas prêt à notre goût pour le présenter officiellement en conférence de presse aux citoyens. Après les fêtes, probablement en janvier, nous croyons être en mesure de passer à l’étape suivante qui est de vendre l’idée du projet aux gens de Saguenay, soutient l’ex-député bloquiste de Chicoutimi-Le-Fjord. S’il est admis sur la liste du patrimoine mondial de

l’UNESCO, le Fjord du Saguenay pourrait avoir un impact économique important pour les régions touchées par le projet (Saguenay, Charlevoix et la Haute-Côte-Nord), car il existe une clientèle précise qui visite les sites reconnus par l’UNESCO. De plus, l’autorité de chaque géoparc met en place des mesures de protection adéquate pour conserver les particularités géologiques du site. Ce ne serait pas le premier fjord à être admis au sein du Réseau mondial des géoparcs. Les fjords de l’ouest de la Norvège y figurent déjà depuis 2005.

La Fromagerie Boivin lors de sa reconstruction. Presqu’un an jour pour jour après avoir été la proie des flammes, la Fromagerie Boivin a recommencé sa production le vendredi 30 novembre dernier, dans leur nouvelle usine située à La Baie.

Étienne Dubois

etienne.dubois@cjonquiere.qc.ca

«L’intérieur et la façade ont été complétés la semaine dernière, et il ne reste que le comptoir laitier à terminer. On s’attend à ce qu’il soit prêt avant les fêtes, mais nous n’avons pas encore de date d’ouverture de fixée», avoue le directeur général de la fromagerie, Luc Boivin, qui ajoute que la réponse des clients de la région est très positive face au retour de la production dans la région. La reconstruction complète de l’établissement permet également de pouvoir compter sur de nouveaux équipements qui rehausseront les standards. Malgré le fait que la production ait été transférée à la Fromagerie St-Fidèle, à Charlevoix, au cours de la reconstruction de l’usine, les usagers sont demeurés fidèles à la Fromagerie Boivin. «Nous avons eu un excellent appui de la part des clients habituels de la région, et les chiffres de ventes sont demeurés passablement les mêmes. Il n’y a que dans la ville de Québec que nous avons noté une baisse, étant donné que le marché est moins connu dans cette région», mentionne M. Boivin. Les travaux de reconstruction de la Fromagerie Boivin ont été faits sans échéance précise, alors qu’il n’y avait pas vraiment de calendrier pour la reconstruction de l’usine.

La téléphonie au Québec

Le consommateur québécois paie, en comparaison avec son cousin français, près de 150 % plus cher pour ses forfaits de téléphonie mobile selon une recherche effectuée par le journal.

David Rioux

david.rioux@cjonquiere.qc.ca

Manque de compétition, manque de réglementation, peu importe d’où provient la problématique, le résultat reste le même pour le consommateur qui doit débourser davantage. Au Québec, pour un forfait de téléphone cellulaire de base  incluant  1Go d’Internet, 200 minutes d’appels et SMS illimités le prix varie entre 53$ et 90$. À ce montant, ajoutez approximativement 10$ par 100 Mo d’Internet et 8$ chacun pour la messagerie vocale ainsi que l’afficheur. Un forfait qui peut facilement frôler les 100$. En France, il est monnaie courante de retrouver des forfaits mobiles très complets en dessous de 20 € (environ 26 $ canadiens). Avec 180 minutes de téléphonie, SMS/MMS illimités partout en Europe, afficheur, messagerie vocale et 2Go d’Internet par mois, et le tout sans aucun contrat. Dans la province, Bell, Vidéotron, Telus et Rogers contrôlent tout. Ce quatuor d’opérateurs, également propriétaires de compagnies affiliées comme Koodo, Virgin Mobile et Solo Mobile, a le pouvoir de fixer le prix là où ils le veulent bien, selon le relationniste de presse de l’Office de la protection du consommateur du Québec, Jean-Jacques Préaux.


Nouvelle mode

Des lutins thérapeutiques

La chasse aux lutins est devenue si populaire dans la région que les quincailleries, premiers fournisseurs, n’arrivent plus à répondre à la demande. Et si ces petits personnages possédaient de réels pouvoirs?

Geneviève T. Plourde

genevieve.tremblay-plourde@cjonquiere.qc.ca

psychologue, les outils que j’utilise en thérapie doivent avoir fait leurs preuves scientifiquement. Ce n’est pas le cas des lutins. Les lutins représentent simplement un médium différent entre un parent et son enfant. Par exemple, si c’est le lutin qui pointe du doigt un mauvais comportement, comme des chicanes le soir, l’effet est différent sur l’esprit de l’enfant que si c’est le parent luimême qui lève le ton», conclut-elle. L’histoire de la chasse aux lutins est née à MétabetchouanLac-à-La-Croix. Régis Tremblay est le premier à l’avoir racontée à ses petits-enfants il y a quatre ans. Cette année, l’euphorie est telle qu’un livre détaillant les débuts du phénomène a été publié aux Éditions Vivat : La grande aven-

ture d’Orion.

Photo: Collaboration spéciale

Cette année, certains vont même jusqu’à se demander si les lutins sont en train de voler la vedette au Père Noël. Selon la psychologue au Cégep de Jonquière, Julie Bouchard, cela s’explique par l’histoire de la chasse aux lutins que chaque famille peut adapter à sa façon. «Contrairement au PèreNoël qui représente une figure d’autorité, les lutins sont malcommodes, comme les humains. Ils sont plus accessibles. En fait, les mauvais coups sont une projection de la folie du parent.»

Pour sa part, Julie Bouchard utilise la magie des lutins à son avantage. «Le lutin est devenu le reflet du comportement de mes enfants», affirme-t-elle. Un soir de novembre, son petit garçon Émile fait un mauvais rêve. Anxieux, il s’endort dans le lit de sa maman. Le lendemain matin, il se réveille et trouve son lutin bien étendu, dans son lit, englouti sous ses toutous en peluche. Convaincu que si son lutin arrive à dormir dans sa chambre, il y parviendra aussi, Émile retrouve son lit le soir suivant, l’esprit en paix. Émile et son grand frère Charles se chicanent. Leur mère passe la soirée à gérer leurs querelles. Ils vont se coucher. Le lendemain matin, les deux garçons s’éveillent, penauds: leur lutin n’a pas fait de mauvais coups. Il est couché sur le divan du salon, un livre recouvrant ses oreilles. La veille, les chicanes d’Émile et de Charles ont fait tellement de bruit qu’il s’en est ainsi protégé. «Il n’y a pas un enfant qui réagi de la même façon, nuance Julie Bouchard. En tant que

L’histoire de la chasse aux lutins est née à Métabetchouan-Lac-à-La-Croix.

Lac-Saint-Jean

Économie 2013

Hausse des cotisations à la Sûreté du Québec

Une récession guette la région

Le maire de Saint-Henri-deTaillon et préfet de la MRC LacSaint-Jean-Est, André Paradis, fulmine contre le mode de calcul qui détermine la contribution des municipalités pour les services de la SQ. Calculée à partir de la richesse foncière de l’année 2011, le maire trouve que ce cadre administratif est ridicule et tout à fait injuste pour les municipalités rurales qui ont des revenus limités.

Le Saguenay—Lac-Saint-Jean pourrait subir les contrecoups de la crise européenne en 2013. Selon l’économiste de l’Université du Québec à Chicoutimi, Gilles Bergeron, les experts de la région s’entendent pour dire qu’une récession frappera l’ensemble du pays l’an prochain.

Catherine Morency

catherine.morency@cjonquiere.qc.ca

Photo: Thomas Verret

Thomas Verret

thomas.verret@cjonquiere.qc.ca

La hausse des cotisations à la SQ affectent certaines municipalités à faible revenu. C’est le cas de Saint-Henri-de-Taillon, qui a vu sa facture passée de 78 000 $ à 106 000 $ en l’espace d’un an. Le pacte fiscal en est à sa dernière année d’application. Le ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a confirmé au préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est que le gouvernement péquiste allait bientôt négocier un nouveau pacte fiscal. D’ici là, André Paradis souhaite rencontrer personnellement le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, afin de discuter du sujet. Le ministère de la Sécurité publique évoque deux facteurs pour expliquer cette hausse. D’une part, le coût

moyen d’un policier au Québec a augmenté en l’espace d’un an, et d’autre part, l’évaluation foncière monte d’année en année. Pour l’instant, M. Paradis a convié mercredi dernier le président de la Fédération des municipalités du Québec, Bernard Généreux, et les autres maires de la MRC Lac-Saint-Jean Est à une rencontre formelle afin de discuter de la problématique. À la suite de cette rencontre, le préfet de la MRC Domaine-duRoy a demandé une révision de la part du ministère de la Sécurité publique.

LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012 - 3

La facture de sa municipalité est passée de 78 000 $ à 106 000 $, soit une augmentation de 36 %, la deuxième plus importante au Saguenay—Lac-SaintJean, derrière celle de Péribonka (40 %). Ce qui veut dire que les contribuables devront subir une hausse de taxes municipales de 45 à 50 dollars si l’augmentation est maintenue. «Ce mode de calcul est ridicule et injuste pour les municipalités rurales comme Saint-Henri-de-Taillon. Le budget de voirie de la ville est de 160 000 $, alors que nous devrons débourser 106 000 $ en cotisation à la SQ. Une telle facturation n’est pas logique, car les revenus de notre municipalité sont très limités, tout comme ceux de Bégin, Péribonka ou encore St-Prime», explique le maire de Saint-Henri-de-Taillon.

«L’Europe connaît actuellement un ralentissement et il y a une croissance lente de l’économie aux États-Unis. Donc, ces pays vont probablement diminuer leurs achats de biens et services pour réduire leur dette, ce qui touchera directement le Canada», explique M. Bergeron. Le journal a d’ailleurs appris que le président de Cegerco, Jeannot Harvey, avait déjà fait part de ses appréhensions sur la nouvelle année au souper de reconnaissance des employés de la compagnie le 24 novembre dernier : «On craint une récession pour 2013, nous allons devoir diminuer notre production puisque nous aurons probablement moins de contrats des entreprises.» M. Harvey redoute qu’une crise pourrait toucher depuis son voyage en Grèce. «J’ai vu ce qu’ils vivaient là-bas et j’ai réalisé que cela pouvait avoir des répercussions jusqu’au Québec et sur les entreprises régionales.» L’économiste Gilles Bergeron affirme que la région connaitra un ralentissement économique: «Les principales industries du Saguenay—Lac-Saint-Jean, soit le bois et l’aluminium, seront touchées mais cela aura aussi des répercussions sur les petites et moyennes entreprises.» Le taux d’endettement du Québec est le plus élevé de toutes les provinces canadiennes selon le Plan budgétaire 2013-2014 du ministre des finances Nicolas Marceau, mais M. Bergeron croit que le gouvernement n’a pas à s’inquiéter puisque la récession de 2013 ne sera pas aussi dure qu’en 2008. «On ne prévoit pas une grande crise économique comme en 2008, où la production a diminué de 2 à 3 % par année, mais cela va plutôt se caractériser par une croissance faible de l’économie.» Malgré de nombreux appels, le président de Cegerco Jeannot Harvey, n’a pas voulu commenter les affirmations contenues dans son allocution du 24 novembre dernier au Delta Saguenay.


Évaluation foncière de 2013

Augmentation substantielle dans certains secteurs

À la suite de la plus récente évaluation foncière à Saguenay, les citoyens de certains secteurs de la ville verront une nette augmentation de la valeur de leur terrain.

décide pas des fluctuations. La Ville observe les transactions faites sur le territoire et s’ajuste en fonction de celles-ci.» M. Darveau estime également qu’après l’analyse des ventes de propriétés, la comparaison entre le prix de la transaction et la valeur de

Jessica Lamarre

l’évaluation est déterminante. «On s’aperçoit que le prix de vente surpasse l’évaluation, on s’ajuste en fonction de ça.» Il faut également tenir compte de la hausse du coût de la vie. Étant donné que la valeur des terrains est plus grande, selon M. Darveau, il va de soi que le taux de taxations augmente en conséquences. «C’est normal que la valeur des terrains ait été

jessica.lamarre@cjonquiere.qc.ca

Des terrains dans des secteurs comme La Baie, ChicoutimiNord et Lac-Kénogami percevront une augmentation de leur valeur foncière par rapport à la dernière évaluation. «C’est un plan triennal, les dernières valeurs avaient été fixées en 2010 et représentaient une évaluation faite en 2008», explique le responsable des évaluations à la Ville de Saguenay, Yves Darveau. Selon le responsable, les augmentations sont inévitables: «L’évaluation municipale suit le marché immobilier. On ne

ajustée. De nos jours, ce n’est plus possible d’acheter un terrain pour 40 000 $. Maintenant, avec la rue asphaltée et le système d’égout, les terrains se vendent 70 000 $ en montant», déclare Yves Darveau. Une résidente de Lac-Kénogami voit sa propriété passer d’une valeur de 276 500 $ à 395 000 $ sur le nouveau rôle. Son terrain, indépendamment de sa maison, double pratiquement sa valeur, passant de 44 000 $ à 85 000 $. Il y a quelques années, avant que

Saguenay s’occupe des évaluations, la firme d’évaluation immobilière BTF était titulaire du contrat. Quand la Ville a donné la confection et la gestion du rôle d’évaluation municipale à une autre firme, les deux partis étaient entrés dans une croisade judiciaire à la fin de laquelle la Ville a du offrir une compensation monétaire à BTF. Lorsque La Pige a demandé au responsable de la firme son avis sur l’évaluation, il a préféré ne pas répondre.

Certains propriétaires de la ville verront la valeur foncière de leur propriété augmenter de 43 % en 2013.

Décrochage scolaire

Des mémoriaux Jonquière a le plus bas taux se retrouvent sur Facebook

La façon de faire le deuil d’un être cher n’est plus la même avec la progression des réseaux sociaux. Une tradition ancienne voulait que l’on écrive une lettre symbolique à la personne décédée et qu’on la brûle pour qu’elle se rende à lui. Aujourd’hui, c’est avec Internet que ça se fait.

Laurie-Ann Bédard Des pages «hommage» dédiées au défunt sont de plus en plus populaires sur Facebook. Selon la demande de la famille, le profil de ce dernier peut se voir transformé en mémorial. «Il existe un besoin de rendre le décès public et de partager sa souffrance. Dans un premier temps, il est classique d’essayer de maintenir le lien avec la personne décédée. Peu à peu, avec le temps, ce lien va se déliter et le proche va intérioriser les souvenirs», explique la chercheuse Marina Rennesson, dans un article de recherche du Centre National de Ressources Soin Palliatif. Sur ces pages, les proches peuvent écrire des messages d’espoir, relater des souvenirs ou encore déposer des photos. Sur la page du jeune Québécois, Pier-Luc Bélanger, décédé le 3 novembre dernier, un membre de son entourage lui écrit presque chaque jour, sous le couvert de l’anonymat : «Depuis ton départ, tant de choses ont changé. Un rire, une chanson, une photo, un moment, une date nous ramènent à toi. Les levées de soleil et les couchers de soleil sont remplis de couleur, telle la joie de vivre que tu dégageais. Sans oublier cette étoile qui brille quand on regarde vers le ciel. Un coup de vent, de la petite neige, la chaleur du soleil. Même de l’au-delà, tu es près de nous». La page de Pier-Luc compte à ce jour 1357 mentions «j’aime». Camille Morin a eu recours à cette pratique récemment alors que l’un de ses amis s’est enlevé la vie. Elle pense que c’est une belle façon de lui rendre hommage. «Je crois que les gens veulent ainsi montrer aux autres qu’ils sont en deuil en exprimant ce qu’ils ressentent pour la personne, comme si elle était toujours là. Ils veulent forcément lui dire un dernier au revoir», pense-t-elle. Depuis peu, il se développe des sites de réseaux sociaux spécifiques au deuil tels que Memoiresdesvies.com, Toujoursla.com et Respectance. com, où la famille peut créer une page dédiée à la personne décédée.

Geneviève Tremblay-Plourde genevieve.tremblay-plourde@cjonquiere.qc.ca

Comme le démontre l’histoire d’Alexandre (nom fictif) qui fêtera bientôt ses 20 ans, les programmes particuliers ont une portée plus large qu’on se l’imagine. Il y a deux ans, on a diagnostiqué à Alexandre un trouble de déficit de l’attention et d’hyperactivité (TDAH). Contrairement aux jeunes qui souffrent aujourd’hui du TDAH, un trouble généralement diagnos-

tiqué à l’âge de 7 ans, il n’a pas de difficultés à l’école. Si le Cégep lui a imposé quelques défis, Alexandre a réussi son secondaire avec des résultats au-dessus de la moyenne. «J’avais envie d’étudier parce que je faisais du sport», confie-t-il. Il avoue que sans ses cinq ans passés dans le programme Sport-Arts Études, il aurait probablement ressenti l’envie de décrocher. Encore loin d’avoir abandonné l’école, il débutera en janvier ses études universitaires au HEC de Montréal, une école de gestion reconnue par le monde des affaires pour la qualité de son enseignement. Les données rendues officielles en septembre dernier par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) ont donc annoncé un taux de décrochage de 7,8% chez les élèves de moins de vingt ans de la CSDLJ, alors que la moyenne provinciale se situe à 17,4%. Ces résultats influent sur le taux de persévérance scolaire au sein de la

commission scolaire, qui possède également le plus haut taux de persévérance au Québec, soit 92,8%. Le responsable du programme Arts et métiers de la scène (AMS), Yves Larouche, confirme l’importance qu’accorde son programme à la persévérance scolaire. «Ça permet aux jeunes de faire leur secondaire autrement. Ils s’accomplissent davantage et on souhaite que les efforts qu’ils mettent dans le programme transparaissent dans les autres matières.» «L’école peut contribuer à contrer le phénomène, mais le décrochage est surtout un problème social. Tout le monde peut y contribuer», nuance la professionnelle en transfert de connaissances du Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire, Isabelle Tremblay. En effet, plusieurs facteurs font la différence dans l’univers d’un jeune porté au décrochage, tels que la personnalité du jeune, sa famille, de même que son environnement social et académique.

Photo: Julien Renaud

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laurie-ann.bedard@cjonquiere.qc.ca

La Commission scolaire De La Jonquière (CSDLJ) enregistre le plus bas tôt de décrochage scolaire au Québec pour l’année 2009-2010, soit 7,8%. Et ce sont les programmes particuliers tels le Programme d’éducation internationale, Sports-Arts Études et Arts et métiers de la scène qui motivent les jeunes à demeurer sur les bancs d’école.

Un jeune qui décroche est influencé à le faire par l’addition de plusieurs facteurs et l’école est seulement l’un d’entre eux.


Les médias sociaux

Les jeunes en savent plus que leurs parents

Selon la spécialiste en commerce électronique Michelle Blanc «c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que les jeunes en savent plus que leurs parents sur un phénomène de société» soit l’avènement des médias sociaux.

david.rioux@cjonquiere.qc.ca

Pratiquement absents des plateformes sociales telles que Facebook et Twitter, les babyboomers n’ont pas été élevés dans l’univers virtuel comparativement à leurs descendants. «La science c’est ce que le père apprend à son enfant. Mais avec les médias sociaux, c’est le contraire. Je

Photo: Collaboration spéciale

David Rioux

dirais même que ce n’est pas le cas du tout, car les boomers ne veulent pas être actifs sur les plateformes sociales et sur le web en général», raconte Mme Blanc. Elle ajoute toutefois qu’une tendance se dessine dans le domaine, alors que les personnes âgées sont de plus en plus présentes sur les médias sociaux. Questionnée sur les aspects positif et négatif des pages sociales, Mme Blanc y va de comparaisons avec l’histoire de la communication. «Qu’est-ce que les livres, le téléphone cellulaire, la télévision et le réseautage apportent? Répondez à cette question et vous aurez la même réponse pour les médias sociaux. Personne ne vous force à lire ou à avoir un cellulaire. C’est pareil pour Facebook.» Selon elle, les réseaux sociaux peuvent apporter beaucoup à l’utilisateur qui en fait bon usage. Reconnues comme le nouveau mode de communication, les

Experte en commerce électronique et marketing, Michelle Blanc a pour avis que les médias sociaux sont un phénomène de société unique.

plateformes sociales rapprochent-ils ou éloignent-ils les gens? À cette question, plusieurs opinions diffèrent. Pour certains citoyens de la région, comme Mme Réjane Turner âgé de près de 80 ans, les médias sociaux limitent les contacts humains et l’échange sur les vrais sujets de la vie. «Mon petit fils vient me voir beaucoup moins souvent depuis que je suis sur Facebook! On dirait que pour lui, me parler sur son ordinateur représente la même chose que me visiter.» De l’autre côté, c’est 51% des personnes interrogées au sujet des médias sociaux par Léger Marketing qui croient que la facilité d’utilisation permet plutôt une ouverture sur le monde. C’est le cas de Samuel Lafortune nouvel étudiant à l’Université Concordia, qui croit que Facebook est un contact primaire qui permet, par la suite, de faire des rencontres et de se créer un réseau de contacts.

Lacs et rivières gelés

Connaître les dangers avant de s’y aventurer

À la suite du drame qui s’est produit en Estrie récemment, l’organisme Sauvetage 02 en appelle à la prudence et au jugement quant aux activités récréatives sur les eaux gelées.

Jessica Lamarre

jessica.lamarre@cjonquiere.qc.ca

Sauvetage 02 est un organisme à but non lucratif basé à Chicoutimi, où des bénévoles œuvrent dans le domaine de la recherche et du sauvetage. Le responsable des opérations et de la formation de l’organisme, Thierry Gaudron, avance que pour garantir sa sécurité, la meilleure

option pour une personne serait de ne pas aller sur la glace. Le 23 novembre dernier, un jeune garçon de neuf ans et son grand-père se sont noyés après que la glace du lac privé d’Ascot Corner ait cédé sous leurs pieds, alors qu’ils y jouaient au hockey. Pour les gens qui pratiquent des activités sur les lacs et rivières glacés, certaines épaisseurs sont à respecter, expliquet-il: «Pour supporter un homme de taille moyenne, la glace doit être d’une épaisseur d’au moins dix centimètres. En bas de ça, on s’expose au danger. Pour savoir si la glace est assez épaisse, on peut se fier à la température ambiante. Pour que la glace se

forme, il faut qu’il fasse assez froid pour que l’eau gèle. Les grands lacs plus profonds prennent beaucoup plus de temps à geler. Sinon, il faut faire un trou dans la glace et mesurer.» «Si un incident survient, une personne qui est tombée à l’eau doit, autant que possible, contrôler sa respiration et son état de panique et tenter de garder la tête hors de l’eau pour éviter la noyade.» Une personne à l’extérieur de l’eau peut également réagir rapidement. Thierry Gaudron explique qu’il faut tout d’abord qu’elle revienne sur ses pas, où elle sait que la glace pouvait la supporter, pour s’éloigner du trou. Ensuite, en

s’approchant le moins possible de la faille, la personne peut tendre un objet ou une corde à la personne tombée à l’eau pour la hisser hors du trou. Il ne faut jamais rester debout près du trou, en s’accroupissant on peut ainsi étendre notre poids sur la surface de la glace.

«C’est important de connaître le secteur dans lequel on est. Dépendamment de l’emplacement, il peut y avoir des trous chauds, des endroits où la glace n’épaissit jamais à cause du courant, du déplacement de l’eau. Soyez prudents», conclut M. Gaudron.

Le 175e

Une fête pour tous!

Le lancement de la programmation du 175e anniversaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2013 aura lieu mardi prochain. Et déjà, plusieurs activités d’envergure ont été confirmées par les organisateurs de l’évènement.

Charles-Antoine Gagnon charles-antoine.gagnon@cjonquiere.qc.ca

LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012 - 5

Photo: André Aubin-Brassard

Pour soutenir une personne, la glace doit être d’une épaisseur d’au moins 10 centimètres. Pour une voiture, elle doit atteindre 20 à 30 centimètres.

«Il va y avoir environ 75 activités et évènements annoncés mardi qui auront lieu sur l’ensemble du territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean entre le mois de janvier et celui de juin. Tous les projets qui ont été annoncés et financés par les Fêtes vont aussi être dévoilés à ce moment», explique la coordonnatrice des communications et du marketing du 175e anniversaire, Véronique Leclerc. Pour l’instant, seulement les activités appelées «Grande visite» ont été annoncées. Celles-ci comprennent notamment la 48e finale des Jeux du Québec en mars et le spectacle aérien de la troisième Escadre de Bagotville en juin. «Depuis le départ, toutes ces activités ont été conçues pour être offertes gratuitement. Ça fait partie de nos valeurs de rendre le tout accessible», précise Mme Leclerc. Le grand spectacle d’ouverture du 175e qui aura lieu le 31 décembre au Centre Mario-Tremblay comprendra pour sa part plusieurs personnalités, dont Mario Pelchat, Marc-André Fortin et Atchoum. «On prépare le spectacle depuis pratiquement un an. Ceux qui y participent sont présentement en période de préparation et de répétition. C’est vraiment une expérience en soi», poursuit la responsable des communications de l’évènement. Quant à lui, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, voit aussi d’un bon œil les festivités qui s’amorceront prochainement. «Ça va être une belle fête tout au long de l’année. Une fête qui démontre bien notre évolution.»


Le cerveau des enfants

Avez-vous déjà réfléchi au danger que pourrait provoquer l’utilisation de votre téléphone intelligent chez votre enfant avant de le lui mettre entre les mains ? Il est faux de croire qu’un téléphone intelligent est utile au développement d’un enfant, même, utilisé trop souvent, l’appareil peut avoir de nombreux inconvénients et être néfaste en bas âge. Selon une étude effectuée par la revue Protégez-vous en novembre 2012, il est important de comprendre que le jeu virtuel n’a pas la même richesse que le jeu concret. L’ergothérapeute et professeure à l’Université de Montréal, Francine Ferland, explique qu’avec un écran entre les mains, le cortex visuel est le seul à travailler. La stimulation est beaucoup plus complète lorsque l’enfant joue avec de vraies personnes et de vrais jouets. D’autres spécialistes vont jusqu’à prétendre qu’une utilisation trop longue des ��crans peut affaiblir les muscles oculaires de l’enfant, en plus de pouvoir nuire à la profondeur de son sommeil s’il est utilisé avant le coucher. De plus, comme l’appareil est petit, l’enfant est souvent affaissé sur lui-même lorsqu’il le manipule. Les spécialistes ne s’entendent pas encore sur l’âge minimum que devrait avoir un enfant pour utiliser ces appareils. La Société canadienne de pédiatrie déconseille les écrans aux enfants de moins de deux ans. Des psychoéducateurs interrogés par la revue ne recommandent pas l’utilisation d’un téléphone intelligent et d’une tablette avant l’âge de quatre ou cinq ans. Il vaut mieux prendre un raisin entre ses mains et découvrir que ça fait du jus lorsqu’on l’écrase, cette pratique rend beaucoup plus intelligent qu’une application mobile. D’autres vont jusqu’à mettre l’âge minimum d’utilisation à dix ans. Il ne faut pas oublier que, pour se développer harmonieusement, l’enfant a besoin d’un horaire équilibré incluant des activités physiques, intellectuelles et sociales. Selon Protégez-vous, l’engouement des enfants pour ces technologies est tel que même les fabricants de jouets Fisher-Price, VTech et LeapFrog offrent désormais leurs propres tablettes numériques. Les parents devraient porter une attention particulière aux applications contenant des images rapides et des flashs lumineux, ces images ne correspondent pas à la réalité et peuvent avoir des effets notamment sur la capacité de concentration de leur enfant. De plus, une tablette numérique n’est pas une gardienne, il est préférable d’attirez l’attention de l’enfant sur son environnement et sur des jouets réels. Les spécialistes s’entendent à dire que les tablettes et les téléphones intelligents peuvent être divertissants à condition que leur manipulation soit occasionnelle et que leurs utilisateurs ne soient pas trop jeunes. Cependant, nous croyons qu’en plus de la prudence des parents, les fabriquants devraient avoir l’obligation légale de préciser les limites d’utilisation de leurs appareils et les dangers qu’ils comportent pour tout utilisateur.

Laura-Jessica Boudreault 6 - LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012

laura-jessica.boudreault@cjonquiere.qc.ca

Le journal La Pige, fondé en 1978 et tiré à 5000 exemplaires est imprimé par Le Quotidien Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec

Rédactrice en chef: Laura-Jessica Boudreault Rédactrice aux Arts: Maleïka Beauchamp Rédacteur aux Sports: Francis Trudeau

À qui le droit d’auteur ?

Alors que dès 2013 nos voisins du Sud iront de l’avant en matière de protection des droits d’auteurs, le Canada a quant à lui reculé, lors de l’adoption de la réforme de la loi C-11 en juin dernier. Les créateurs et artistes américains pourront en effet récupérer des maisons de disques tous leurs droits et disposer eux-mêmes de leurs créations des 35 dernières années. Du côté de la feuille d’érable, on ne prévoit aucune possibilité d’augmentation des revenus de la communauté créatrice et artistique. Pourquoi réformer le droit d’auteur ? Le gouvernement du Canada affirme d’abord que c’est pour mieux concurrencer le numérique dans l’économie mondiale et pour mieux répondre aux besoins des créateurs et des consommateurs. Et pourtant, la loi C-11 n’est pas toujours conséquente dans cet objectif. Par exemple, l’une des dispositions prévoit faciliter aux établissements scolaires l’accès et l’utilisation de matériel numérique actuellement protégé par le

droit d’auteur. C’est tout à l’honneur du gouvernement de vouloir encourager une plus grande culture générale et de se soucier de la diversification des ressources disponibles pour les étudiants. Cependant, aucune compensation n’est prévue pour les auteurs. Il est vrai que certaines disciplines en sortiront gagnantes, notamment l’Histoire, où l’éventail de films intéressants pour les élèves sera élargi. Mais puisque le Canada veut tellement s’adapter à l’ère du numérique, pourquoi ne pas imposer aux commissions scolaires, en contre partie, de verser une contribution raisonnable aux auteurs, ne serait-ce qu’un montant minimal ? Alors si le gouvernement conservateur est tellement concerné par la violation du droit d’auteur, pourquoi les redevances promises aux auteurs, lorsque leur matériel est piraté, sont-elles passées d’une possibilité de 20 000 $ par fichier volé, à un maximum de 5000 $ peu importe le nombre de fichiers ?

Par ailleurs, l’organisme de protection des droits d’auteur, Copibec, passera aussi sous le bistouri du gouvernement. En effet, l’organisme qui versait jusqu’à 10 millions $ par années aux auteurs québécois, n’est tenu qu’à des versements volontaires depuis l’instauration de cette reluisante réforme. Le gouvernement tente aussi de faire croire à un petit prix de consolation. L’une des nouveautés offertes est le verrou numérique. Cette technique se vante de permettre l’accès à certains documents, en limitant le consommateur dans son utilisation. Cependant, le verrou numérique n’a été que très peu appliqué. Mais heureusement, après 20 années de prière, les photographes canadiens sont officiellement les derniers au monde à être couvert par le droit d’auteur, grâce à l’honorable loi C-11. Un petit baume sur une plaie vive.

Maleïka Beauchamp

maleïka.beauchamp@cjonquiere.qc.ca

@Pontifex

Et oui, le pape Benoit XVI possède désormais sa propre page twitter où il écrit sous le pseudonyme de @Pontifex. À la fin de la journée mercredi dernier, il comptait déjà presque 500 000 abonnés, pas mauvais du tout pour le SaintPère. L’Église a besoin de redorer son image auprès des jeunes qui ne fréquentent tout simplement plus les lieux de culte. De nos jours, la meilleure façon de les rejoindre est via les réseaux sociaux, et Twitter représente

l’un des plus crédibles d’entre tous pour créer un contact avec le pape Benoit XVI. On en vient à se demander quelles sont les raisons sérieuses qui ont poussé l’Église à agir ainsi ? S’agitil d’un coup de publicité ou existe-t-il vraiment une volonté de dialogue ? Les «tweets» du pape seront révisés par un comité spécial du Vatican. Il est évident que le Benoit XVI ne publiera pas de «tweets» sous le coup de l’émotion, et tous les messages

représenteront l’opinion de l’Église. Bref, il s’agit déjà d’une réussite en soi, si on se fie aux milliers de personnes qui se sont abonnés. Comme le dit si bien le dicton, parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en !

Thomas Verret

thomas.verret@cjonquiere.qc.ca


Un animal à Noël «C’est totalement aberrant, ridicule, ça n’a aucun sens», répond la créatrice de S.O.S. Stérilisation, Sherly Desbiens, lorsque La Pige lui demande ce qu’elle pense de l’idée d’offrir un animal pour cadeau de Noël.

Jessica Lamarre

jessica.lamarre@cjonquiere.qc.ca

face. «J’habite une ferme et, souvent, au lieu d’aller porter les animaux abandonnés dans des refuges, les gens venaient me les porter pour s’assurer qu’ils n’allaient pas se faire euthanasier. On avait une immense population de chats et de chiens errants. Avec une levée de fonds, j’ai pu amasser assez de sous pour stériliser ces animaux et les donner à d’autres familles. Normalement, une euthanasie devrait être prodiguée pour libérer un animal de sa souffrance. En ce moment, les refuges sont pleins et ils ne peuvent se permettre de garder tous les animaux qui leur sont amenés.» À la fin novembre, la SPCA Saguenay avait pratiqué 1 124 euthanasies, dont 40 % à la demande du maître de l’animal, le reste étant majoritairement des animaux abandonnés. Sur la même période, 922 animaux errants y ont été amenés: «S’ils sont sauvages, on ne peut pas les garder. Les animaux plus dociles, on les garde pour une courte période où on essaie de les placer», explique la superviseure à la SPCA Saguenay, Carole Girard.

Photo : Jessica Lamarre

«Les animaux ne sont pas des objets, ce sont des êtres vivants. Pour offrir un animal en cadeau, il faut d’abord avoir consulté les gens qui s’en occuperont et s’assurer qu’ils sont conscients de la durée de vie d’un animal et des soins qu’on doit leur donner», explique la dame. Elle poursuit en disant que les gens sous-estiment souvent la charge de travail qui vient avec l’adoption d’un animal. «Souvent, ils abandonnent assez précipitamment.» Mme Desbiens a démarré S.O.S Stérilisation pour se sortir d’un problème auquel elle faisait

Un cadeau empoisonné ?

À la SPCA Saguenay, des dizaines de chatons sont en attente d’une famille.

Les animaux errants, principalement les chats, créent rapidement un problème de surpopulation. «Un couple de chats peut engendrer 20 000 naissances en quatre ans.» L’hiver

Les jeux-questionnaires

étant à nos portes, il est tout de même possible d’aider ces animaux délaissés à subsister. Selon Mme Desbiens, «l’idéal serait de leur installer des abris et de les nourrir. L’été, il est

facile pour les chats de chasser. L’hiver, ils n’arrivent pas à bien se nourrir. Le chat n’est pas un animal nordique, c’est faux de croire qu’ils s’acclimatent bien à l’hiver».

Relations amoureuses

Du petit écran au jeu de table «Vibre à ton rythme»

L’adaptation des jeux-questionnaires télévisés les plus populaires en jeux de société est de plus en plus forte au Québec. Le temps des fêtes augmente notamment la demande de la part du consommateur.

Laurie-Ann Bédard laurie-ann.bedard@cjonquiere.qc.ca

Après la sortie d’une dizaine de jeux quiz depuis 2007, tel Le Cercle, Paquet voleur, La Classe de 5e, Le tricheur, Atomes crochus, The Price Is Right et La Guerre des Clans, voilà l’arrivée de Privée de Sens et de On connaît

la chanson, tous des Éditions Gladius. Selon le directeur en recherche et développement de la maison d’édition, Marc Fournier, «il y a une demande importante de la part des téléspectateurs. Les gens en veulent toujours plus. C’est eux qui nous écrivent pour nous suggérer différents jeuxquestionnaires.» Les éditions Gladius International ont pratiquement le monopole pour ce type de jeux au Québec. Créer ces jeux vient de l’initiative des gens de la télévision qui sont entrés en contact avec M. Fournier. «Ils ont communiqué avec nous pour savoir si c’était envisageable de faire ce type de

Après deux ans de travail, la Table locale de concertation en matière de violence faite aux femmes et aux adolescentes de Chicoutimi lançait, la semaine dernière, son projet de prévention destiné aux adolescents. Le carnet «Vibre à ton rythme» vise à véhiculer une image saine des relations amoureuses.

Jessica Lamarre

jessica.lamarre@cjonquiere.qc.ca

«Nous avons constaté que certaines émissions de télévision ou vidéoclips véhiculaient une image banalisée de l’amour et de la sexualité. Bien humblement, nous avons voulu contrebalancer le discours social dominant», explique la directrice du Centre féminin du Saguenay, Marie-Claude Bouchard. À l’intérieur de ce carnet, les jeunes peuvent trouver une foule d’information leur permettant de mieux réfléchir sur leurs besoins et sur ce qu’ils recherchent dans une relation amoureuse. «Nous abordons une définition d’une relation amoureuse saine et la question de la sexualité, qui est très importante à l’adolescence. Il faut pouvoir véhiculer des valeurs de respect et d’égalité et la notion de consentement. Il y a également de l’information pour que l’adolescent arrive à faire la distinction entre une dispute et un climat de violence», explique Mme Bouchard. S’y trouvent également de courts questionnaires ainsi que des espaces où les jeunes peuvent mettre sur papier leurs réflexions et ressentiments vis-à-vis leurs relations amoureuses. Tournée dans les écoles Pour promouvoir cet outil de prévention, l’équipe du carnet «Vibre à ton rythme» a entamé une tournée dans les écoles secondaires de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. Une conférence est présentée aux élèves de première et deuxième secondaire et par la suite, ils se font remettre gratuitement un exemplaire du petit carnet. «Nous avons une animatrice très dynamique, Audrey Lévesque, qui arrive à trouver les mots justes et à bien présenter le carnet au public adolescent», déclare fièrement la directrice du Centre féminin du Saguenay. Le lancement coïncide également avec la Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence faite aux femmes.

LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012 - 7

Photo : Laurie-Ann Bédard

Les jeux de société inspirés des jeux questionnaires télévisés sont de plus en plus populaires auprès des consommateurs.

jeu. Nous avons trouvé l’idée bonne. Aujourd’hui, c’est nous qui leur en proposons de nouveaux», explique-t-il. L’acheteur du Club Jouet de Québec, Laurent Côté, mentionne que les gens sont naturellement attirés par les quiz. «On remarque une forte popularité chez les consommateurs pour les jeux de société qui restent fidèles aux jeux télévisés. Par contre, pour d’autres types de jeu, comme les téléréalités, les gens sont déçus. C’était le cas notamment avec le jeu sur table Occupation Double.» M. Fournier explique que le choix des émissions se fait selon les valeurs de l’entreprise. Le jeu doit être basé selon un concept intelligent et éducatif. «Nous avons déjà refusé un jeu alors qu’une production nous avait approchés puisque ça ne correspondait pas à ce que l’on recherchait», indique-t-il. M. Côté relie la popularité de ces jeux de table à la publicité gratuite qui s’en dégage. «L’émission fait elle-même une sorte de publicité et ceux qui y sont attachés vont forcément se procurer le jeu de société qui en est inspiré», mentionne-t-il. «On doit constamment évoluer. Par exemple, avec le nouveau jeu On connaît la chanson, nous avons dû utiliser la technologie. Le jeu ne tient pratiquement que sur un CD. Nous avons toujours fait des jeux de table. Cette fois-ci, nous avons dû innover», conclut M. Fournier, qui voit le marché actuel comme un grand défi.


Spectacle Party de Québec Issime

Une belle complicité lie les artistes

Une complicité évidente entre les chanteurs, les danseuses et les musiciens. Voilà ce qui explique la réussite du spectacle Party, selon ce qu’a pu constater La Pige, qui a récemment eu accès aux coulisses du spectacle et qui a ainsi pu côtoyer de près les artistes.

Ann Julie Larouche annjulie.larouche@cjonquiere.qc.ca

cinq jours», souffle l’artiste. Il a trouvé le travail assez difficile, ce qui a affecté son comportement. «Habituellement, je suis une gentille personne, mais là, je n’étais pas du monde. J’étais tellement nerveux!» se rappelle-t-il. Quant à Sandrine Deschênes, qui vient d’entamer sa toute première année au sein de l’équipe, elle vit un boulot de rêve : «J’ai été

très bien encadrée, ç’a été hyper facile de s’intégrer.» Sa formation de 13 ans en ballet classique l’a certainement aidée pour ce spectacle, qui demande beaucoup aux danseuses. «Nous sommes tout le temps en mouvement, soulignet-elle. C’est très physique, mais aussi, mentalement, c’est exigeant parce qu’il faut garder le niveau d’énergie constant.»

Généreux en coulisses, les artistes l’ont été tout autant sur scène, en livrant aux spectateurs un numéro durant le souper, ainsi qu’une première et une deuxième parties d’une heure chacune. Très enthousiastes et professionnels, ils ont enflammé la piste de danse, tout comme les esprits, qui continuaient de fredonner les chansons une fois le spectacle terminé!

Photo: Francis Trudeau

Des pieds qui frétillent, des chemises déboutonnées : la réalité est qu’en coulisses, un certain chaos «contrôlé» permet aux artistes de Québec Issime de ressentir l’adrénaline nécessaire au spectacle, sans toutefois être envahis par le stress. Une réunion, peu de temps avant le spectacle, les rassure. Certaines chanteuses se font des massages, tandis que les musiciens sont bien vautrés dans les trois divans, qui encadrent la pièce rectangulaire jaune. Une table au centre permet aux artistes de se rassembler et de regarder leurs textes une dernière fois, question d’être prêts. Trente personnes prennent place dans les loges; le

nombre est imposant, tandis que l’égo, lui, non. Nous sommes accueillis comme des rois, et notre présence ne semble pas du tout déranger l’ambiance de grande camaraderie qui règne. «Un vrai party d’enfants!», lance même un des chanteurs, les yeux rieurs. Vers 20h35, des exercices vocaux avec la chanson «La Prison de Londres» réchauffent les voix. Peu de temps avant de rentrer sur scène, au théâtre Palace Arvida, l’équipe se dit «merde», une personne à la fois, en se donnant une grande poignée de main solide. Ils sont prêts, très prêts. Stéphane Gagnon, un des principaux chanteurs, confirme l’excitation que cette production apporte: «C’est un thrill chaque année. Une fois qu’on a installé nos bottines, on est partis.» S’il fait partie de la troupe depuis trois ans, le blondinet chanteur précise que le spectacle continue d’évoluer. «J’ai acquis beaucoup d’expérience en trois ans. C’est une évolution constante, autant pour le spectacle que pour nous.» Dave Ratté, le plus ancien chanteur de la production ( il y est depuis neuf ans ), a eu tout un défi cette année en devant interpréter le défunt roi de la pop. «Nous avons monté un medley des meilleures chansons de Michaël Jackson en

Les chanteurs, musiciens et danseuses se font une réunion commune, trente minutes avant d’entrer sur scène.

Personnes âgées

Le sport, une thérapie pour bien des bobos

Trois fois par semaine, des «jeunes» de 50 ans et plus pratiquent leur sport préféré à La Baie, le hockey. Ce ne sont pas tous des Sidney Crosby et ils le savent. Mais ils se prouvent à grands coups de patins que même la vieillesse ne peut venir à bout de leur passion et que l’âge n’est pas un obstacle à la bonne forme physique.

Pierre-Antoine Gosselin pierre-antoine.fournier-gosselin@cjonquiere.qc.ca

8 - LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012

Pour l’un des organisateurs et bénévole des rencontres, André Boudreault, c’est avant tout une question de plaisir et de passion pour le sport. «Si vous saviez comment on a du plaisir à jouer tous ensemble. Une fois réchauffé, c’est comme si on était des ados sur la glace», affirme-t-il. L’organisation a également l’objectif d’enrayer toutes formes de compétition, priorisant la camaraderie et le plaisir de jouer pour l’amour du sport. Ils se rencontrent à l’aréna Jean-Claude Tremblay depuis maintenant dix ans, et ont décidé de se baptiser la Ligue de hockey du matin (LHM). La moyenne d’âge est de 63 ans. L’idée était tellement bonne qu’ils ont par la suite créé un tournoi de hockey pour cette catégorie d’âge, qui n’a pas souvent l’occasion de se faire valoir dans

un sport. Du 1er au 7 avril 2013, le comité organisateur présentera la 10e édition de son tournoi de hockey à La Baie. Séparées en différents groupes, des équipes de partout au Québec seront classées parmi les «pool» de 40-50 ans, 50-60 ans, 60-70 ans et cette année, le tournoi accueillera quatre équipes de 70-80 ans. «Il y en a qui sont encore extrêmement en forme. Ce sont tous des gens qui ont joué au hockey une bonne partie de leur vie et qui ont continué. Tu ne peux pas te

mettre au hockey à 60 ans, quand tu n’as pas chaussé les patins depuis dix ou quinze ans», croit André Boudreault. Le tournoi propose une nouveauté cette année, alors que quatre équipes féminines s’y sont greffées. «Les joueuses sont bonnes. Elles sont même en train de chercher quatre autres équipes pour faire un plus gros «pool», continue M. Boudreault. Pour sa part, un agent de loisir de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) de la région

du Saguenay—Lac-Saint-Jean, Berthier Saint-Pierre, est aussi d’avis qu’une fois arrivé à l’âge d’or, il faut être en forme pour faire du sport et non faire du sport pour se mettre en forme. «Il faut différencier le sport de l’activité physique. Ces hockeyeurs ont toujours été en forme. Il y en a pour qui le sport n’a aucun intérêt mais qui veulent quand même demeurer en bonne condition physique. Même si l’hiver est plus que jamais à nos portes, prendre une marche, faire du ski de fond ou de la raquette n’a jamais tué personne et pour une personne âgée, ça peut être très bénéfique», explique M. Saint-Pierre. Toujours selon l’agent de loisir, le vieillissement du corps est inévitable. Il ajoute que souvent, pour des personnes un peu plus âgées, les petites tâches de la vie quotidienne deviennent un fardeau et prennent de plus en plus de temps à faire. Il en existe pourtant qui vont à l’encontre de cette tendance et qui bravent la vieillesse par l’activité physique. L’organisme à but non lucratif Cardioforme existe dans la région depuis 1981. L’une des équipes de hockey de la Ligue de hockey du matin, posant afin d’im- Cet organisme offre aux personnes souffrant, par mortaliser son plaisir de jouer.

exemple, de maladies cardiovasculaires, de diabète ou même de sédentarité, un programme complet de conditionnement physique. Les activités ont lieu entre autres au Pavillon sportif de l’UQAC, au Centre multisports de La Baie, au pavillon Roland Saucier de Chicoutimi (secteur Nord) et à l’hôpital de Jonquière. «Au bout de deux mois, certaines personnes viennent me voir pour me faire part de leur amélioration. Elles se sentent plus en forme et les tâches de la vie quotidienne semblent moins lourdes», explique la coordonatrice et éducatrice physique de Cardioforme, Caroline Lapointe. Le programme de Cardioforme suggère également aux participants de bouger tous les jours, même hors des séances d’entraînement. «Des fois, arrivé à un certain âge, c’est plus périlleux de faire du sport ou d’aller s’entraîner à l’extérieur à cause du froid. On propose pleins d’exercices à faire à l’intérieur et ça fonctionne autant», conclut Mme Lapointe. Les intervenants s’entendent tous pour dire qu’une personne se sent vieille seulement si elle le veut bien. Si une personne âgée ne se sent pas assez en forme et qu’elle veut pratiquer un sport ou une autre activité physique, c’est d’abord et avant tout une question de volonté.


Les coroners se retrouvent sous les projecteurs Le rôle des coroners a été placé sous les projecteurs lors de la récente entrée en vigueur d’un nouveau protocole sur la disposition d’un corps à la suite d’un accident, mais il demeure plutôt méconnu. Démystification du pouvoir de ces officiers publics.

Julien Renaud

julien.renaud@cjonquiere.qc.ca

«Une chose est certaine : notre métier est mal connu», constate le coroner et médecin biochimiste Michel Miron. Et pourtant, les coroners jouent un rôle public important. «Sans avoir un pouvoir exécutoire, notre responsabilité est majeure. C’est de protéger les droits des personnes décédées, mais surtout, de faire de la sensibilisation et des recommandations pour éviter des morts semblables à celles enquêtées», ajoute-t-il. Les coroners entrent en jeu lors de morts violentes et inexplicables, de même que lorsque des décès surviennent dans les garderies, les centres jeunesse, les familles d’accueil, les postes de police, les établissements de détention, les pénitenciers et les centres de réadaptation. Selon le Bureau du coroner du Québec, un organisme autonome sous la responsabilité du ministre de la Sécurité publique, les rôles primaires du coroner sont de déter-

miner les causes et les circonstances du décès, de protéger les vivants par le biais de recommandations et d’informer le public sur les causes probables de la mort. Les rapports des enquêtes sont donc d’ordre public. «Les constats s’adressent à des gens très ciblés, notamment la famille. Le décès est privé, et les recommandations s’adressent rarement au grand public. Aussi, la mort est un sujet tabou», croit l’avocate Marie-Claude Gagnon. Cette coroner dans la MRC de Lac-SaintJean-Est depuis janvier 2011 justifie toute la méconnaissance entourant ce métier par ce caractère Les coroners entrent en jeu lors de morts violentes et inexplicables. privé des recommandations. Et son homologue de Dolbeau-Mistassini, Me Frédéric le fourgon mortuaire n’arrive. devons prendre avis du décès et Boily, soutient qu’un «faible taux Le Dr Miron croit qu’il y a «des déterminer si le contexte du décès des rapports sont d’intérêt public». problèmes de communication et nécessite notre intervention. Si ces de familiarité avec le nouveau critères ne s’appliquent pas, l’avis Impacts du nouveau protocole, mais que le tout va se sera automatiquement annulé», protocole régler rapidement.» explique le Dr Michel Miron. Par Pour les trois coroners inter- la suite, le corps sera transporté L’entrée en vigueur dans la rogés, ce protocole a des réper- et pris en charge pour l’investirégion, il y a près d’un mois, du cussions mineures, qui se font gation. Le coroner demande alors nouveau protocole médical qui sentir plutôt sur le traitement des les services du corps policier et permet aux ambulanciers d’établir dossiers. «Cette mesure vient du laboratoire de médecine légale des constats de décès à distance et changer la dynamique, mais ne pour la réalisation de l’enquête. La d’ainsi éviter le transport inutile provoque pas de changements dernière étape consiste en la publidu corps au centre hospitalier, a majeurs. Elle a ses impacts posi- cation du rapport d’investigation suscité de fortes réactions dans tifs en aidant à ne pas geler les et des recommandations. «Bref, l’espace public. Une controverse ressources et les urgences. Il n’y notre rôle est de répondre aux est née du fait que le corps d’une aucun danger d’erreurs», soutient cinq questions de base : qui, quoi, victime soit demeuré près d’une le Dr Michel Miron. quand, où, pourquoi», résume heure sur la scène de l’accident «Lorsqu’une mort inexpli- cet homme de la couronne, selon survenu à Larouche avant que cable ou violente survient, nous l’étymologie du mot coroner.

Le Bureau du coroner du Québec publie également des bilans statistiques sur des tendances sociales, notamment le suicide et les accidents. «Nous sommes les seuls officiers publics à avoir un pouvoir de recommandation, en plus du pouvoir d’enquête. On est là pour documenter les phénomènes de la mort pour apporter des correctifs pour protéger la vie humaine», partage Me Frédéric Boily. Les coroners sont nommés par le gouvernement sur recommandation du ministre de la Sécurité publique. La condition primaire pour soumettre une candidature lorsqu’un avis d’emploi est publié est d’être membre du Collège des médecins du Québec, du Barreau du Québec ou de la Chambre des notaires du Québec. De plus, il existe deux types de coroners : permanent et à temps partiel. Le premier poste demande un minimum de huit années d’expérience comme médecin, avocat ou notaire, tandis que quatre années sont requises pour devenir coroner à temps partiel. «Lorsque nous manifestons de l’intérêt, il faut soumettre un dossier et passer une vérification d’antécédents. Aussi, l’intérêt pour exercer ce métier est essentiel. Finalement, nous recevons une formation», relate le Dr Michel Miron, qui s’est lancé dans l’aventure pour faire avancer le dossier du suicide chez les jeunes. Pour leur part, Mes Frédéric Boily et Marie-Claude Gagnon sont devenus coroners afin d’en apprendre davantage sur les enquêtes policières et médicales.

Les pères Noël, des confidents au grand cœur

«Pour les enfants, on est un personnage qui illumine des yeux. On fait de l’accompagnement pour l’émerveillement et pour le rêve», affirme l’un des pères Noël de Place du Royaume, Jean-Eudes Riverin. Mais qui se cachent derrière ces pères Noël qu’on retrouve dans les centres commerciaux et qui illuminent les cœurs des petits et des grands? Regard sur un emploi indispensable pour garder la magie du temps des Fêtes.

johanna.bouchard@cjonquiere.qc.ca

Les pères Noël se font rares. Et ce n’est pas parce qu’il est censé vivre au pôle Nord avec ses lutins qu’il est difficile à trouver, mais plutôt parce qu’être père Noël est un travail qui s’avère très laborieux. «C’est extrêmement exigeant dans le sens où tu n’as pas le droit à l’erreur. Il faut être toujours attentif», affirme M. Riverin, qui entame sa deuxième année en tant que père Noël à Place du Royaume. Le père Noël est un personnage très important pour garder la magie des Fêtes et il se doit

qui lui avouait être toujours en dépression. «On ne peut pas dire qu’on fait nécessairement de la thérapie, mais dans certains cas, j’ai l’impression que ça peut ressembler à ça», affirme-t-il. Des personnes plus âgées viennent aussi pour faire part de leurs souhaits, comme une femme qui espérait la paix dans le monde. «Je lui ai répondu que je souhaitais cela aussi et elle est repartie toute contente», se souvient-il. Les pères Noël doivent donc être prêts à toute éventualité. Les centres commerciaux de la région ont chacun leur façon particulière de dénicher leurs pères Noël pour le temps des Fêtes. Place du Royaume, à Chicoutimi, fait appel à trois pères Noël pour combler la période des Fêtes qui s’étend de la mi-novembre jusqu’au jour de Noël. Le processus de sélection aussi est rigoureux. Les candidats sont rencontrés par une équipe de recrutement. Ils doivent donc passer plus d’une entrevue pour voir leurs aptitudes à répondre aux différentes questions qui pourraient leur être posées par les enfants, explique Mme Roy. «C’est un gros travail, puisque les enfants peuvent aussi poser des questions plus émotion-

nelles, souvent liées à des séparations de parents». Le père Noël doit posséder la qualité de «se revirer vite de bord et de trouver une porte de sortie», qu’importe la situation, ajoute M. Riverin. Il se doit d’être capable de donner une réponse à tout. Quelques autres centres commerciaux sont chanceux puisqu’ils réussissent à avoir les services de la même personne pour jouer le rôle du père Noël année après année. Dans certains cas, les établissements font aussi affaire avec une agence pour trouver quelqu’un. Le critère principal James Fortin fait partie des nombreux enpour choisir un père fants qui viennent voir le père Noël à Place Noël est qu’il doit du Royaume. avoir de l’expérience avec les enfants, mais À ceux qui ne croient plus au «l’apparence est souvent impor- père Noël, M. Riverin répond: tante. On recherche quelqu’un «Ce n’est pas grave de ne plus avec des beaux yeux et une belle croire au père Noël, l’important voix», explique l’agente marke- c’est de croire à la magie qui l’acting à Place du Saguenay, Cathe- compagne.» C’est ce qui fait la rine Bergeron. beauté de cette période des Fêtes.

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Johanna Bouchard

d’être constant. «Je veux être aussi bon avec le dernier enfant qui vient me voir qu’avec le premier», affirme M. Riverin. Il fait donc des quarts de travail de trois heures, ce qui l’amène à rencontrer beaucoup de jeunes avec lesquels il passe de trois à cinq minutes, tout dépendant de l’achalandage. Au total, c’est 32 quarts de trois heures qu’il fera dans tout le temps des Fêtes. Ce ne sont pas seulement les enfants qui vont voir le père Noël, loin de là. Les adultes et les personnes âgées vont aussi voir ce personnage légendaire, mais pas nécessairement pour faire part de la liste de cadeaux qu’ils aimeraient recevoir. Plusieurs adultes viennent se confier au père Noël. «C’est de la recherche d’appui qu’on vient chercher chez nous aussi», explique JeanEudes Riverin. Que ce soit pour avoir des bonnes nouvelles de la part du père Noël ou bien seulement pour se réconforter, il n’est pas surprenant de voir des personnes adultes s’asseoir sur les genoux du père Noël. M. Riverin donne en exemple une dame qui vient chaque année raconter le bénévolat qu’elle effectue auprès des personnes handicapées ou bien quelqu’un


Calendrier sur l’intimidation

Un calendrier dénonçant l’intimidation et conçu par les finissants en infographie du Centre de formation professionnelle (CFP) d’Alma a permis d’amasser près de 2000$ pour la fondation Jasmin Roy, qui a pour mission de lutter contre ce fléau.

laurie-ann.bedard@cjonquiere.qc.ca

Les étudiants se sont donnés comme mission de vendre 700 calendriers au coût de 10 $ avant la fin du mois de janvier 2013. La campagne ne fait que commencer et déjà, ils en sont à plus du quart de vendus. Au total, 80% des profits amassés vont directement à la fondation, le reste du montant étant utilisé à des fins de production. Le projet, réalisé dans un cadre pédagogique, a pour objectif de sensibiliser les

citoyens à l’intimidation dans les écoles. L’idée était de réaliser un projet, en fin de programme, tel qu’il serait vécu sur le marché du travail. «Le choix du sujet s’est fait à travers un brainstorming. Les étudiants avaient inscrit le nom d’une vingtaine de fondations au tableau, mais tous se sont dirigés naturellement vers la fondation Jasmin Roy puisqu’ils avaient été touchés durant leur parcours, de près ou de loin, par l’intimidation», mentionne l’enseignante en Procédés infographiques, Janick Lalancette. Les élèves se sont arrêtés sur l’idée de produire un calendrier puisque le mot intimidation contient 12 lettres tout comme il y a de mois dans une année. Chaque lettre a donc été rassemblée pour former une phrase positive et motivante pour aider les personnes qui en vivent au quotidien. Des numéros de téléphone et des adresses de sites Internet ont aussi été ajoutés au calendrier en guise de ressources. Le calendrier est présenté sous la forme d’un boîtier CD. Les étudiants ont participé à chacune des étapes de conception : du remue-méninges, à la

Photo : collaboration spéciale

Laurie-Ann Bédard

Déjà près de 2 000 $ amassés

Le calendrier dénonçant l’intimidation et conçu par les élèves en infographie du CFP d’Alma est en vente jusqu’à la fin du mois de janvier 2013. mise en vente et à la promotion. Ils ont consacré au total plus de 60 heures à sa réalisation. «Les élèves sont vraiment fiers du produit final qu’ils remettent.

Loge m’entraide promet une année chargée

«Nous aurons beaucoup de pain sur la planche au retour des Fêtes» explique la coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté. En effet, l’année 2013 sera bien remplie pour l’organisme qui a de grands projets, notamment la construction de la Coopérative de l’Espérance à La Baie qui permettra de loger plus de 16 familles.

Catherine Morency

catherine.morency@cjonquiere.qc.ca

sujet. Il s’est d’ailleurs engagé à aider les ménages locataires à faible revenu pendant la campagne électorale et c’est inconcevable que le droit au logement ne soit pas un acquis au Québec.» Le directeur du Front d’action populaire en réaménagement urbain, François Saillant, croit quant à lui que l’inaction du gouvernement dans le dossier est très inquiétante. «Depuis quelques années, les problèmes de logements comptent de moins en moins dans les plans du gouvernement qui ne reconnait pas l’urgence d’agir pour résoudre le conflit. Les problématiques sont pourtant multiples et dramatiques au Québec et elles demandent des réponses immédiates du gouvernement.»

«Nous aurons beaucoup de pain sur la planche au retour des fêtes», explique la coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté.

Les calendriers sont en vente au Centre de formation professionnelle d’Alma, dans certaines écoles de la région, ainsi qu’auprès de différentes maisons de jeunes.

Des dons appréciés

Photo : Catherine Morency

10 - LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012

«Notre souhait, pour le temps des Fêtes, est réellement d’obtenir l’approbation du ministre responsable de l’Habitation, Sylvain Gaudreault, pour le projet à La Baie. Ainsi, la construction pourrait

débuter dès mars-avril. Après 3 ans et demi de démarches, il ne manque que ça», affirme Mme Côté. Selon la coordonnatrice, le déclenchement du projet permettra de donner espoir aux personnes dans le besoin à la veille de Noël. «Ce serait un très beau cadeau pour la communauté.» D’ailleurs, l’organisme est en contact avec le cabinet de M. Gaudreault et il devrait recevoir une réponse dans les prochains jours pour enclencher l’appel d’offres du projet. Par contre, ce n’est pas le seul objectif de Mme Côté. Elle aimerait ultimement que la notion de droit au logement soit incluse dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. «Nous voulons avoir des discussions avec M. Gaudreault sur le

Ils ont atteint leur objectif et ont dépassé l’idée de ne faire qu’un produit dans un cadre scolaire. C’est devenu leur projet», ajoute-t-elle.

L’organisme Centraide du Saguenay-Lac-Saint-Jean est en bonne posture pour atteindre son objectif qui est d’amasser des dons totalisant 1 950 000 $ cette année, explique son directeur général, Martin St-Pierre.

Charles-Antoine Gagnon charles-antoine.gagnon@cjonquiere.qc.ca

«Non seulement on l’espère, mais on travaille fort pour l’atteindre. Ça va très bien actuellement et on espère que ça va se poursuivre», explique-t-il. Au cœur de sa campagne de sollicitation, Centraide croit qu’elle ne sera pas affectée par le contexte économique. «On réussit toujours à atteindre nos objectifs. On sollicite particulièrement les entreprises qui vont bien et qui connaissent des croissances dans le domaine de l’emploi. Il s’agit de bien leur démontrer l’importance de la mission et aussi toute la notoriété, l’intégrité et la transparence de notre organisme», ajoute M. St-Pierre. Les entreprises représentent une partie importante des dons que reçoit l’organisme comme en témoignent les 27% de l’année dernière. «Il faut savoir que les entreprises incitent leurs employés à contribuer, eux aussi, à Centraide. Il faut donc ajouter un autre 62% à leur contribution», conclut le directeur général. «Dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, on estime que 20 % de la population connaîtra un problème de santé mentale au cours de sa vie, que 6 520 familles vivent dans une situation à faible revenu et que de 5 à 9% des jeunes souffriront d’une dépression majeure», peut-on lire sur le site Internet de Centraide SaguenayLac-Saint-Jean. Le vice-président de l’Industrie chez Cegertec, M. Yvon Tremblay considère important d’investir dans un tel organisme. «Ça permet d’aider des gens de toutes les façons possibles parce que Centraide aide plusieurs organismes dans la région.» Les 97 organismes de la région qui comptent sur l’appui de Centraide peuvent donc offrir des services de première ligne dans plusieurs secteurs d’intervention tels que le soutien aux familles en difficulté et aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. En 2009, elles sont ainsi venues en aide à plus de 90 000 personnes.


Cyberintimidation

Des menaces même à la maison

L’avènement des médias sociaux n’a pas que des points positifs. La cyberintimidation est un excellent exemple qui prouve que les nouvelles platesformes informatiques peuvent avoir un impact négatif sur certaines personnes.

Étienne Dubois etienne.dubois@cjonquiere.qc.ca

Photo : Étienne Dubois

La cyberintimidation, c’est une forme d’intimidation psychologique transmise par des moyens de communication électronique, tels que les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Cette problématique a conscientisé deux membres du personnel de l’école polyvalente Jonquière, le professeur Pierre Morel et l’éducatrice spécialisée GuylaineMarie Tremblay, à mettre sur pied un atelier sur la cyberintimidation qui a été présenté à des étudiants du niveau primaire et secondaire du secteur de Jonquière au cours de la dernière année. Cette année, ils ont préféré

Les médias sociaux sont une cause importante de la cyberintimidation. Même chez-soi, personne n’est à l’abri de cette forme d’intimidation. mettre l’emphase sur la gestion de leur site Internet. Leur but est de faire réaliser aux jeunes l’impact que peut avoir la cyberintimidation sur un

autre jeune, mais également de leur faire prendre conscience qu’ils ont un rôle à jouer si jamais un ou une de leurs camarades de classe est victime

Le suicide

Un fléau à la baisse

Encore en 2012, le suicide est un sujet difficile à traiter avec jeunes et moins jeunes. Pourtant, il est en baisse et le message véhiculé par les nombreuses campagnes de prévention rapporte.

David Rioux

david.rioux@cjonquiere.qc.ca

Passant d’approximativement 1 500 dans les années 2000 à 1 068 en 2009, le nombre de suicides est en constante diminution, selon l’Institution nationale de la santé publique du Québec. Cependant, ce n’est pas le portrait dépeint par les médias qui expose chaque mois les tristes scènes.

«C’est vrai que les histoires sont de plus en plus exposées, raconte l’intervenant communautaire au Centre de prévention suicide 02 (CPS) , Rémi Riverin. Toutefois, dans mon métier, j’ai la chance de voir les quelques milliers de personnes qui mettront cette idée noire de côté et reprendront le dessus, sans jamais faire la manchette.» Selon Rémi Riverin, c’est près de 200 000 Québécois qui songent au suicide chaque année, sans pour autant passer à l’acte. Il ajoute que ce sont toutefois des noms comme Marjorie Raymond ou Amanda Todd qui restent en mémoire, un problème auquel le CPS tente de s’attaquer depuis 1986.

MRC Maria-Chapdelaine

La place est aux jeunes

Plusieurs diplômés âgés entre 18 et 35 ans ont participé à l’un des deux séjours exploratoires présentés du 26 au 28 mai et du 3 au 5 novembre derniers dans la MRC Maria-Chapdelaine. Cette année, ils ont été 17 à assister aux rencontres, alors qu’ils sont normalement 13 à le faire. «C’est un record», explique l’agente de migration de Place aux jeunes dans la MRC de Maria-Chapdelaine, Isabelle Gagnon.

Charles-A. Gagnon

charles-antoine.gagnon@cjonquiere.qc.ca

«Comme ce sont des jeunes qui ne viennent pas du tout d’ici ou qui sont à l’extérieur depuis de nombreuses années, leur réseau de contacts est un peu faible. L’activité leur permet de se faire connaitre à un plus grand nombre de personnes», ajoute Mme Gagnon. Pour ces rencontres, les employeurs sont sollicités. «Il y en a de plus en plus qui font appel à nous pour tenter de trouver la perle rare et combler leur poste. Il y a de plus en plus de besoins, mais moins de jeunes pour les combler», poursuit l’agente de migration. Mme Gagnon tient à préciser que les 17 jeunes qui

ont été attiré par cette activité ne représentent pas tous les jeunes que l’organisme suit chaque année. «À l’année longue, on suit également des jeunes à distance et on les aide dans leurs demandes d’emplois. On en aide entre 60 et 70 chaque année et ce nombre se maintient», précise-t-elle. Elle considère d’ailleurs que certains aspects de la vie en région peuvent influencer certains jeunes à venir s’y installer. «Par exemple, le coût de la vie y est beaucoup moins élevé. Souvent, ce sont des jeunes qui ont déjà un bout de fait dans la vie. Ils veulent s’acheter une première maison, ce qui est complètement impossible pour eux à Montréal ou à Québec.» Par ailleurs, un jeune de l’extérieur de la région qui vient passer une entrevue d’embauche peut bénéficier d’un remboursement allant jusqu’à 150$. S’il s’y installe, cette somme peut atteindre 700$ pour son premier compte courant. L’organisation Place aux jeunes est présente dans l’ensemble des régions du Québec. Son objectif est de participer au développement des communautés en convaincant les jeunes de venir s’établir dans les régions du Québec, plutôt que de rester dans les grands centres.

LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012 - 11

Photo : David Rioux

De passage au Cégep de Jonquière, l’intervenant communautaire au Centre de prévention suicide 02, Rémi Riverin rapporte que les suicides sont en baisse au Québec.

«On en parle et c’est très bien. Il faut en parler pour enrayer le tabou. Par contre, il faut faire bien attention à comment on en parle. Il ne faut jamais valoriser le suicide, ni le banaliser. Le message doit véhiculer que ce n’est pas une solution. Il y a d’autres moyens pour régler ses problèmes. Il faut promouvoir la demande d’aide.» Avec la montée des médias sociaux, c’est un nouveau défi qui attend l’organisme. La plateforme Facebook s’avère être un couteau à deux tranchants, spécialement chez les jeunes aux dires de Rémi Riverin. «C’est un excellent moyen de partager photos, vidéos ou commentaires. Par contre, il faut faire attention, car il y a une facilité d’écrire les impulsions du moment, en ne prenant pas le temps de décanter les choses. Souvent, on peut regretter nos propos et même créer des conflits avec les autres. Les médias sociaux ne sont pas un journal intime.» Faisant maintenant partie intégrante de la problématique du suicide, c’est une approche d’attention sur les médias sociaux de la part de la population qui est priorisée. «Ils ont la responsabilité de repérer les messages de détresse tout en étant à l’écoute de leurs proches. En conscientisant les gens à être alerte pour déceler les situations difficiles, il est plus facile d’accompagner la personne vers les organismes pouvant leur venir en aide», conclut l’intervenant.

d’intimidation par des moyens de communication électronique. «Quand nous avons entendu parler du projet de loi 56 (loi

visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école), nous avons décidé d’être proactifs et de faire notre part. Notre objectif principal était d’informer les jeunes sur la cyberintimidation, pour diminuer ce phénomène qui les touche, mentionne l’un des instigateurs du projet, Pierre Morel, qui a présenté sa conférence dans toutes les classes de l’école polyvalente Jonquière, en plus de 10 autres écoles primaires de la région. Depuis l’an passé, nous avons remarqué une amélioration chez nos jeunes et le climat est beaucoup plus respectueux qu’avant. Les jeunes ne se gênent pas pour dénoncer une situation lorsqu’ils en sont témoins», précise-t-il. L’atelier, qui est proposé sous forme de présentation interactive, offre une panoplie de ressources disponibles pour les jeunes qui sont victimes de cyberintimidation. Par exemple, un seul clic permet d’être transféré sur des sites d’aide et de prévention en lien avec la cyberintimidation, tels que www. moijagis.com, www.webaverti. ca, http://www.teljeunes.com, www.echecaucrime.com, et bien d’autres.


Série jeunesse de Lance et compte

Hélène Gagnon donne une enfance à Pierre Lambert L’enfance des célèbres personnages de la série Lance et compte est maintenant connue et écrite. L’auteure originaire de Jonquière, Hélène Gagnon, a levé le voile sur cette partie de la vie de Pierre et de Suzie Lambert, espérant attirer l’attention des jeunes garçons.

Catherine Houde-Laliberté

catherine.houde-laliberte@cjonquiere.qc.ca

Les deux premiers tomes de Lance et compte-Les débuts, aux Éditions de l’Homme, ont été lancés le 7 novembre, et d’autres vont suivre bientôt. C’est pendant un déjeuner en septembre 2011 que l’idée est venue à l’auteur de la série télévisée Lance et compte, Réjean Tremblay, et à Hélène Gagnon de rédiger des livres qui auraient comme premier public cible les jeunes garçons. «On parlait du

fait que les gars lisent moins que les filles et on s’est dit que s’ils lisaient plus, peut-être que ça réduirait leur taux de décrochage», confie l’auteure. M. Tremblay lui a alors expliqué son idée d’inventer une enfance à ses personnages de la série. C’est sans hésiter que Mme Gagnon s’est embarquée dans l’écriture des livres. «C’est un bon mélange de mes passions pour le hockey, pour l’écriture ainsi que pour Lance et compte. C’est un projet fait pour moi», souligne-t-elle. Après cette fameuse rencontre entre les amis de longue date, le projet a évolué rapidement. «On a vérifié quelques chapitres ensemble au début, il m’a expliqué sa vision des personnages à cet âge, et c’est en décembre de la même année que nous avons rencontré les Éditions de l’Homme avec le trois quart du premier tome écrit», ajoute Mme Gagnon. Les adultes sont aussi intéressés à lire ces romans jeunesse. L’auteure affirme que plusieurs sont venus lui confier qu’ils lisaient ses livres une fois les enfants couchés. «Ils veulent

savoir ce que les personnages qui les ont tant marqués ont vécu avant la série télévisée. J’ai gardé les traits de caractère de Pierre et de Suzie Lambert qu’on connait parce que même s’ils ont onze et dix ans dans les romans, leur personnalité commence déjà à se forger», mentionne la Trifluvienne d’adoption. De plus, des personnages secondaires de la série font aussi leur apparition dans la collection de livres, qui est d’ailleurs la première qui vise les jeunes pour les Éditions de l’Homme. Les livres suivent chacun une thématique différente. L’auteure n’a pas voulu donner de leçons avec ses romans. «Je veux seulement que les jeunes aiment lire les histoires», précise Mme Gagnon, qui a œuvré pendant plusieurs années dans le domaine du hockey, notamment en tant que vice-présidente au développement des Élites AAA de Jonquière. Le troisième tome sera disponible sur les tablettes en janvier alors que le quatrième vient tout juste d’être envoyé pour la première lecture à la maison d’édition.

Les livres Lance et compte-Les débuts sont sur le marché depuis le 7 novembre.

Le Charme champêtre de Sara

Les secrets de la peinture dévoilés dans un livre

L’artiste en peinture décorative Sara Fillion, originaire de Saint-Fulgence, dévoile ses secrets, trucs et astuces dans un tout nouveau livre intitulé Le Charme champêtre de Sara.

Charles-P. Leclerc

charles-philippe.leclerc@cjonquiere.qc.ca

et encore aujourd’hui, j’aime peindre avec tous les matériaux», explique Sara Fillion. Parmi les dix patrons de peinture offerts dans son livre, il y en pour le bois, la toile, le polymère, la céramique, etc. «Je suis vraiment une toucheà-tout: je peins sur toutes les surfaces possibles et sur des sujets très variés. J’aime beaucoup les fleurs,

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peinture à l’unité. «Je vais attendre de voir les retombées de celui-ci, mais ce n’est qu’un début et je prévois faire d’autres livres, peut-être aux États-Unis, puisqu’ils sont plus avancés dans la peinture décorative», révèle Sara Fillion. Le Charme champêtre de Sara fait partie d’une série des éditions Inst-Art. La série compte actuellement trois livres réalisés par

trois différents artistes. Il s’agit des premiers livres québécois sur la peinture décorative. Le lancement du livre de Sara Fillion aura lieu à sa boutique, L’Artmonie, au 405 rue Saguenay, à Saint-Fulgence, le 13 décembre. L’ouvrage sera distribué dans les magasins de peinture partout au Québec et en Europe ainsi qu’à la boutique et sur son site web, le www.artmonie.ca.

Annulation de spectacles

Diffusion Saguenay a un plan

Diffusion Saguenay assure avoir un plan bien établi pour aviser les gens lorsqu’un spectacle doit être annulé ou reporté à la dernière minute.

Catherine H.-Laliberté Photo: courtoisie

Dans le livre d’environ 130 pages, on retrouve une partie sur l’auteure contenant sa biographie et son profil artistique. Dans l’autre portion, il est question de l’aspect plus technique. Sara Fillion publie, pour les amateurs de peinture décorative, ses trucs et astuces et dévoile ses produits favoris, que ce soit les pinceaux, la peinture, les matériaux, etc. On peut aussi y trouver dix patrons de peinture pour guider les lecteurs dans leurs projets. «Depuis ma jeune enfance, je peins. Au début, c’était avec de la peinture à l’huile, mais Le Charme Champêtre de Sara sera dispoaprès ma formation en arts nible dans tous les magas ins de peinture du au cégep, j’ai commencé à Québec à compter du 13 décembre. utiliser différents produits

mais je peins beaucoup d’autres choses, tout en restant très champêtre», ajoute Mme Fillion. Le Charme champêtre de Sara est son premier livre, mais ce n’est pas sa première publication. Depuis 1995, Sara Fillion a sa propre boutique à SaintFulgence, L’Artmonie, où elle donne également des cours de peinture. L’artiste publie donc depuis des années des patrons de

catherine.houde-laliberte@cjonquiere.qc.ca

Le 24 novembre, l’humoriste Jean-Marc Parent n’a pas pu monter sur la scène du Théâtre du Palais municipal de La Baie en raison d’un problème de santé.

Dès que Diffusion Saguenay a été avisée que l’humoriste ne pouvait pas donner son spectacle, le service à la clientèle a téléphoné aux gens qui devaient assister à la soirée pour les aviser que le spectacle n’aurait pas lieu. De plus, un communiqué a été envoyé aux médias, autant à la télévision, à la radio qu’à la presse écrite. «Un message expliquant la situation est aussi publié sur les réseaux sociaux et les sites Internet de Diffusion Saguenay ainsi que sur ceux de l’artiste», explique la directrice

de programmation de Diffusion Saguenay, Jacinthe Achard. Elle affirme que seulement 45 personnes se sont déplacées au Théâtre du Palais municipal le 24 novembre. «Les gens ont fait preuve d’une très bonne collaboration. Quand c’est pour des raisons de maladie, ils sont compréhensifs habituellement», conclut la directrice de programmation. Les personnes qui devaient assister au spectacle n’ont pas à s’inquiéter: il aura finalement lieu le mardi 18 décembre.


Implantation d’un Bureau du cinéma à Saguenay

Sébastien Pilote doute des retombées

Promotion Saguenay et des partenaires évaluent présentement la viabilité du projet d’implantation d’un Bureau du cinéma à Saguenay. Une initiative que questionne le réalisateur Sébastien Pilote.

un intérêt marqué dans la région. «Il faut regarder le mandat du bureau du cinéma, en plus d’analyser le rôle qu’il pourrait jouer dans la région avec des groupes comme Promotion Saguenay», ajoute M. Frénette. Décentraliser les productions

Antoine Desrosiers

antoine.desrosiers@cjonquiere.qc.ca

«Le but premier du bureau du cinéma sera d’attirer les producteurs ainsi que les gens du milieu pour qu’ils viennent tourner leur contenu ici, plutôt qu’ailleurs au Québec», explique le directeur général du Conseil régional de la culture du Saguenay, Lucien Frénette. Pour que le projet se concrétise, une analyse complète doit être effectuée auprès des personnes qui ont un lien direct avec le monde artistique et cinématographique pour voir s’il y a

Un des buts premiers de ce bureau est la décentralisation des productions cinématographiques. Cependant, pour le réalisateur Sébastien Pilote, la venue d’un bureau du cinéma dans la région n’amènera pas de méga production chaque année. «Un bureau du cinéma ne suscitera pas plus l’intérêt des gens du milieu cinématographique. Il sera surtout efficace pour dynamiser les projets et permettre une meilleure ouverture sur la région», affirme-t-il. Hollywood à Saguenay Selon M. Pilote, dans les régions plus éloignées comme le

Saguenay—Lac-Sait-Jean, il est souvent plus difficile d’attirer des réalisateurs pour faire des films. Il ajoute qu’il s’agit souvent d’une coïncidence lorsque les réalisateurs réussissent à dénicher des petits coins de paradis. «J’ai reçu un appel d’un homme de Montréal qui connaissait un agriculteur à Hébertville pour mon deuxième long métrage, La Relève. Je ne sais pas si le bureau aurait pu m’aider dans ma recherche pour trouver des lieux qui sortent des clichés», ajoute-t-il. Pour le réalisateur du film Le Vendeur qui a aussi été tourné dans la région, il faut continuer de promouvoir le cinéma partout au Québec, sans toutefois espérer connaître le même succès que nos voisins du sud. «Il ne faut pas espérer que Saguenay devienne aussi populaire que Hollywood, Sébastien Pilote ne croit pas que la venue d’un bureau du cinéma à Saguenay il faut faire avec ce que l’on a», conclut-il. suscitera l’intérêt des gens du milieu cinématographique.

Regard sur le court métrage au Saguenay

Des nouveautés attendent le jury amateur

Saguenay à la Hollywood

Une alternative artistique proposée

Sébastien Roy

sebastien.roy@cjonquiere.qc.ca

«On veut embellir la ville, pas l’empirer!» s’exclame-t-il en parlant de l’idée du maire Jean Tremblay. C’est dans une lettre ouverte publiée sur Internet qu’il a fait part de son idée. «RTA a déjà, depuis 2009, ajouté une couche de peinture sur les silos, qui même si elle est d’un brun plutôt «drabe», aura permis d’améliorer le coup d’œil», écrit-il dans sa lettre. Pour réaliser le projet, il propose que la ville fasse appel aux artistes de la région pour intégrer ces lieux industriels au

paysage. «Nous pourrons laisser notre marque, tout en respectant un paysage qui, en soi, est déjà un chef d’œuvre forgé par des milliers d’années d’histoire», conclut-il dans sa lettre. Des étudiants en maîtrise de l’art ont appuyé l’idée lorsqu’ils ont été rencontrés par La Pige. Youssef Bouabou, entre autres, croit que c’est une excellente proposition. «Le fait de l’organiser comme étant un concours permettrait de voir plusieurs interprétations et différents points de vue. Ensuite, la Ville pourrait sélectionner le meilleur projet», explique-t-il. L’étudiant Martin Lavertu est lui aussi en accord avec cette idée. Il émet toutefois quelques réserves concernant l’usure et la rouille qui pourraient endommager les œuvres au fil du temps. Éric Dubois avait lancé l’idée quelques années auparavant lorsqu’il s’était présenté comme conseiller aux élections municipales en 2009, mais il n’avait pas été élu.

Ann Julie Larouche annjulie.larouche@cjonquiere.qc.ca

Le directeur général du festival, Ian Gailer, est clair : les trois candidats choisis en auront plein la vue cette année. «Nous voulons vraiment que le jury amateur vive ça de l’intérieur», explique-t-il. En plus de visionner une trentaine d’heures de courts métrages, ils auront accès

à des installations exclusives. «Ils rencontreront des cinéastes et visiteront les bureaux pour la première fois. Nous le faisons pour être plus près de notre monde et les faire baigner dans une expérience cinématographique.» Le directeur général a même confié à La Pige qu’il pourrait accepter plus d’individus pour le jury amateur puisque le festival devient de plus en plus populaire sur Facebook. La page officielle comptait 2 000 abonnés l’année dernière et a grimpé à 4 200 amis pour cette 17e édition. De plus, le nombre de pays participants ne cesse de croître, ainsi que les propositions de films (1800 cette année contre quelques centaines les dernières années). «On pourrait choisir jusqu’à cinq cinéphiles amateurs», précise-t-il.

Également, ce festival, qui était uniquement régional les éditions précédentes, est maintenant d’envergure internationale. «Ça donne encore plus envie de participer au festival!», mentionne M. Gailler. Regard se tient sur cinq jours et présente plus d’une centaine de films de courte durée au public saguenéen, qui s’agrandit avec les années. Le festival sera présenté du 13 au 17 mars 2013. Pour participer au jury amateur, il suffit d’avoir plus de 18 ans, de ne pas faire partie du milieu médiatique, d’habiter au Saguenay et d’adorer le cinéma de tout horizon. Les personnes intéressées peuvent s’inscrire en ligne jusqu’au 18 décembre. Pour tous les détails, il faut consulter la page : http:// www.regardsurlecourt.com.

Chaque année, le public de Regard sur le court métrage s’agrandit considérablement.

LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012 - 13

Le Baieriverain Éric Dubois propose de faire repeindre par des artistes les silos et les entrepôts de Rio Tinto Alcan (RTA) pour qu’ils s’agencent mieux au paysage au lieu d’installer les lettres SAGUENAY dans les montagnes de la baie des Ha! Ha!

Pour la 17e édition du festival Regard sur le court métrage, les gens du public qui composeront le jury amateur pourront non seulement juger les courts métrages proposés, mais aussi avoir accès pour la toute première fois au jury composé de professionnels.


La chapelle de l’Oratoire Saint-Joseph classée bien culturel

Les Augustines célébreront l’événement

Les Augustines de Chicoutimi comptent tenir une grande célébration au printemps pour souligner le classement de la chapelle de l’Oratoire SaintJoseph comme bien patrimonial dans le Registre du patrimoine culturel du Québec.

qui n’implique par contre pas d’aide financière.» La supérieure des Augustines rappelle que la chapelle, située dans l’hôpital de Chicoutimi et construite selon les plans de Léonce Desgagné, de 1941 à 1943, a une grande valeur architecturale. «Son intérieur présente un style polygonal en plus d’être l’une des chapelles les mieux préservées de

l’influence Dom Bellot, un moine architecte», précise-t-elle. Patience requise Avant d’obtenir cette reconnaissance, les Augustines ont dû faire preuve de patience puisque depuis 2005, elles ont envoyé plusieurs lettres au ministre de la Culture pour demander le clas-

sement de la chapelle des Augustines comme bien culturel, mais sans réponse. Puis, le 19 mars 2012, elles ont reçu un avis de classement de l’ex-ministre Christine St-Pierre les avisant que la chapelle était maintenant considérée pour devenir un bien classé. Par contre, c’est seulement en octobre dernier qu’elles ont eu la

confirmation que la chapelle se trouvait désormais inscrite au Répertoire du patrimoine religieux du Québec. «Un bien classé est un bien reconnu. Pour la communauté et le patrimoine de la région, c’est très bon d’avoir un bien classé», conclut Jeanne d’Arc Guillemette, qui se dit très heureuse du nouveau titre que possède la chapelle.

Johanna Bouchard

johanna.bouchard@cjonquiere.qc.ca

Photo: Johanna Bouchard

Les 31 sœurs Augustines et toute l’équipe du monastère veulent aussi profiter de cet événement pour faire connaître davantage au public l’aide précieuse qu’elles apportent pour le soin des malades et des pauvres. Elles espèrent que le ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto, viendra visiter la chapelle, qui est la seule du diocèse à avoir un style bénédictin, en plus d’être très bien conservée. Selon la supérieure des Augustines, Jeanne d’Arc Guillemette, c’est justement son excellent état qui lui a permis d’être classée bien culturel : «C’est grâce à nos efforts de conservation que nous avons pu avoir cette reconnaissance symbolique

Selon la supérieure des Augustines, soeur Jeanne d’Arc Guillemette, c’est l’excellent état de la chapelle qui lui a permis d’être classée bien culturel.

Centres-villes de Chicoutimi

La chorale ambulante reprend du service

Pour une quatorzième année, les gens qui fréquentent les centres-villes de Chicoutimi peuvent plonger dans la féerie des Fêtes grâce à la Chorale ambulante.

Sébastien Roy

C’est dans le but de se démarquer que l’Association des centres-villes de Chicoutimi (AVCV) a lancé le projet, comme l’explique sa coordonnatrice, Monique Gauvin : «Nous voulons organiser quelque chose de simple et qui crée un sentiment d’appartenance au sein de la population.» Comme tous les ans, trois ou quatre chanteurs-comédiens se promènent de commerce en commerce jusqu’au 23 décembre pour répandre la bonne humeur et distribuer des bonbons. Les artistes varient d’années en années selon leur horaire de travail. Certains n’hésitent pas à revenir chaque fois. Parmi eux, les gens pourront revoir Valérie Tremblay, qui en est à sa sixième participation. «J’adore ça! s’exclame-t-elle. On répand l’ambiance de Noël sur notre passage.» Plusieurs critères entrent en ligne de compte lorsque vient le temps de recruter de nouveaux chanteurs. Mme Gauvin explique que non seulement faut-il que les personnes intéressées sachent chanter juste, mais elles doivent aussi être enthousiastes et à l’aise en public. «Le chant est vraiment secondaire. Bien entendu, il faut que ce soit agréable à entendre, mais les autres critères priment avant tout», insiste-t-elle. C’est pourquoi elle cherche à recruter des comédiens de la région. La troupe a toutefois quelques difficultés à trouver de nouveaux participants pour remplacer ceux qui ne peuvent être de la partie. Mme Tremblay avance que l’orgueil pourrait être en cause : «Il faut porter une cape et un chapeau de Noël lorsqu’on va chanter.»

Atchoum promet de l’action !

Atchoum et ses microbes ont une grosse mission cette année : trouver un thème original pour célébrer Noël.

Maleïka Beauchamp

maleika.beauchamp@cjonquiere.qc.ca

des chansons de Noël. «Nous, on chante Père Noël sur un rythme rockabilly !», lance le clown. Le personnage sera aussi énergique et désordonné qu’à l’habitude. «C’est un enfant brouillon! Elle a souvent de bonnes idées, mais pas toujours les meilleurs moyens pour parvenir à ses

fins», ajoute Mme Gagné, un sourire dans la voix. Atchoum a habitué ses spectateurs à recevoir des cadeaux à la fin de chacun de ses spectacles. Cette fois, un extrait de son deuxième film, qui sera en magasin en mars, sera distribué aux gens présents. Le trio célèbrera Noël au Théâtre du Palais municipal de La Baie le 15 décembre à 14h.

C’est ce défi qui sera au coeur du spectacle des Fêtes du clown, interprété par Véronique Gagné, qui veut faire le plus beau party du monde : «Atchoum veut être dans le vent, au goût du jour!» Pour la première fois, le clown pourra se changer de costume sur scène en un claquement de doigt, grâce à des paravents. Mme Gagné se réjouit d’ailleurs de cette nouvelle acquisition qui lui permettra de garder les enfants sur le quivive : «Des fois, juste une gorgée d’eau, c’est trop: je perds leur attention, alors je ne pouvais pas aller dans les coulisses me changer.» Accompagnée de ses microbes, René (clavier et saxophone) et Marie (basse), Atchoum interprètera surtout des compositions, mais aussi Atchoum et ses microbes fêteront Noël de façon spéciale cette année.

Photo: courtoisie

14 - LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012

sebastien.roy@cjonquiere.qc.ca

En spectacle le 15 décembre


Cartes d’accès aux sentiers de motoneige

Les clubs enregistrent des baisses

Le Club de Saguenay et le Club Caribou/Conscrits enregistrent une baisse inquiétante dans la première vague de la vente des cartes d’accès aux sentiers de motoneige.

Julien Renaud

julien.renaud@cjonquiere.qc.ca

Photo: courtoisie

Le 4 décembre, à cinq jours de l’échéance de cette première étape de vente, le Club de motoneigistes de Saguenay avait vendu 1 000 cartes d’accès, comparativement à 2 400 en 2011-2012 et 1 200 en 2010-2011 en date du 9 décembre. Pour sa part, le Club de motoneige Caribou/Conscrits comptait sur 600 abonnés. L’an dernier, 1 924 droits d’accès avaient été vendus, et 1 989 en 2010-211. L’hiver tarde à se montrer le bout du nez, et c’est ce qui explique les impacts qui se font sentir sur les clubs de motoneigistes de Saguenay. «Chaque année, nous sommes dépendants de la température. La pluie et le temps doux font en sorte que les gens ne pensent pas à s’abonner», a commenté le président du Club de motoneigistes de Saguenay, Jules Tremblay. Une pensée

Les amateurs de motoneige avaient jusqu’à aujourd’hui pour se procurer leur accès saisonnier au prix de 280 $. partagée par la secrétaire-comptable du Club Caribou/Conscrits, Pauline Lavoie. Les amateurs de motoneige avaient jusqu’à aujourd’hui pour se procurer leur accès saisonnier au prix de 280 $. Ce montant subira une hausse de 60 $ dès demain dans les points de vente et s’élève à 440 $ pour la vente sur les sentiers.

Les deux intervenants s’entendent également pour dire que plusieurs droits seront vendus entre le moment d’écrire ces lignes et la date ultime de la vente à prix réduit. «Chaque année, les gens sont à la dernière minute, et nous vivons une poussée dans les derniers jours. Et nous avons pris des moyens pour accélérer la vente», a partagé Jules Tremblay. Pauline Lavoie y voit

Patinoires extérieures à Chicoutimi

P.-Antoine Gosselin

pierre-antoine.fournier-gosselin@cjonquiere.qc.ca

Les amateurs de hockey pourront fouler les différentes patinoires extérieures de la région d’ici la fin du mois de décembre.

Dame Nature guide les ventes

Les premières neiges et le temps froid des derniers temps ont eu un impact positif sur les ventes d’équipement sportif dans les magasins de la région.

Catherine H,-Laliberté catherine.houde-laliberte@cjonquiere.qc.ca

«Les boutiques d’équipement sportif se font mener par Dame Nature», affirme d’entrée de jeu le gérant chez Ultraviolet de Jonquière, Michael Guay. Il ajoute que dès que l’hiver se pointe le bout du nez, les gens se précipitent au magasin pour acheter bottes, vêtements et équipement pour leur sport d’hiver favori. Pour sa part, le propriétaire de Sports Davis, Marc Nadeau, note que depuis deux ou trois saisons, l’hiver arrive plus tard, vers le 15 décembre. «Beaucoup de gens attendent donc les ventes de la période des Fêtes pour faire leurs achats», souligne-t-il. Il précise que la situation n’est cependant pas catastrophique. «Plusieurs personnes qui pratiquent des sports d’hiver s’y prennent d’avance. Certains font même leurs emplettes à partir du mois d’octobre», ajoute-t-il. Un des propriétaires du Sports Experts de Chicoutimi, Yvon Blackburn, affirme que beaucoup d’efforts sont déployés pour la saison hivernale. «L’hiver, c’est la saison principale au Saguenay– Lac-Saint-Jean pour les magasins de sports», mentionne-t-il. Cette année, le ski bazar, qui a eu lieu au Mont-Fortin du 11 au 14 octobre, a été un franc succès. «Depuis 15 ans, c’est définitivement notre meilleure édition», affirme M. Nadeau. L’offre plus importante de matériel usagé, les équipements en rabais et le temps maussade de la fin de semaine ont contribué au succès de l’événement, selon le propriétaire de Sports Davis.

LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012 - 15

entre le 15 et le 30 décembre que les citoyens peuvent retourner sur les glaces extérieures. L’horaire des différentes patinoires de Saguenay sera affiché sur le site Internet de la Ville et pourra être consulté par tout citoyen désirant faire du patinage libre, jouer au hockey ou encore louer une glace. «Cela dépend de la nature. Il faut vraiment qu’il fasse assez froid pour que l’eau puisse geler. Nous ne pouvons pas contrôler ce facteur, mais nous avons rarement dépassé Noël», conclut Mme Lafrance. En 2013, lorsque la saison de la pêche blanche s’ouvrira, les amateurs de hockey bénéficieront de six autres surfaces glacées supplémentaires à Grande-Baie et à l’Anse-à-Benjamin. Photo: Pierre-Antoine Gosselin

Depuis la fusion en 2002, Saguenay se chargeait du déneigement des 29 patinoires de Jonquière et des huit patinoires de La Baie, incluant les anneaux de glace, peu importe la quantité de neige tombée. Du côté de Chicoutimi, c’est le comité des loisirs de quartier qui avait cette tâche pour les 30 glaces extérieures de l’arrondissement. Dorénavant, le comité n’aura plus à s’en charger complètement et économisera ainsi une partie du budget des sports et loisirs alloué par la Ville, selon une responsable des communications de Saguenay, Marie-Hélène Lafrance. «Saguenay a pris cette décision afin d’alléger les différentes tâches du comité pendant l’hiver. Lorsqu’il y aura plus de cinq centimètres d’accumulation de neige, c’est la ville qui se chargera de l’entretien, comme à Jonquière et à La Baie», explique-t-elle.

Jusqu’à maintenant, Saguenay fournissait un tracteur, une souffleuse et se chargeait également de payer l’essence, afin d’entretenir les patinoires extérieures de Chicoutimi. Le comité devait donc s’occuper de l’entretien des machines. Mais en raison de plusieurs bris et vols, la Ville a cru bon de prendre le tout en charge. «Il y aura deux tracteurs dans le secteur nord de Chicoutimi et deux autres dans le secteur sud. Par contre, quand il neigera moins de cinq centimètres, c’est un membre du comité des loisirs de quartier qui grattera la glace avec une pelle», ajoute Marie-Hélène Lafrance. Seule la température peut décider du moment où seront coulées les nombreuses patinoires de la région. Habituellement, c’est

d’épauler les commerçants et d’inciter les gens à acheter leur carte d’accès. Chez leurs homologues de Caribou/Conscrits, aucun changement ne sera apporté à la démarche. «Nous avons de l’affichage et nous avons réalisé un envoi postal au début du mois d’octobre. Nous continuons de cette façon», conclut Pauline Lavoie.

Équipement sportif

Saguenay se chargera de l’entretien

Saguenay s’occupera désormais de l’entretien des patinoires extérieures de l’arrondissement de Chicoutimi lorsqu’il tombera plus de cinq centimètres de neige.

pour sa part des signes encourageants : «Les résultats de vente pour octobre-novembre ont surpassé ceux des deux dernières années. Cela a stagné dans les derniers jours, mais plusieurs devraient s’inscrire d’ici dimanche.» Une équipe de bénévoles sera dépêchée par le Club de motoneiges de Saguenay dans les trente points de vente afin


Fermeture du «cable park» du Mont-Édouard

Le «cable park» du MontÉdouard n’aura pas fait long feu. La compagnie TraXXion 4 a décidé de couper les ponts avec le promoteur Doris Duchesne à la suite d’un malentendu. L’activité sera toutefois remplacée par un parc à neige dès cet hiver.

julien.renaud@cjonquiere.qc.ca

«Au début, tout allait bien, mais après, nous n’étions plus d’accord sur certains points. Nous ne voulions donc pas renégocier avec Doris Duchesne», explique un des fondateurs de la compagnie TraXXion 4, Dany Lepage, qui n’a pas voulu dévoiler la source de cette mésentente. Pour sa part, Doris Duchesne confie qu’il aurait été ouvert à des discussions concernant le renouvellement d’un second protocole d’entente. M. Lepage évoque également d’autres causes pour justifier

la fermeture de ce parc à neige fonctionnant avec câbles, à la manière du wakeboard : «Nous y aurions réfléchi, même sans ce malentendu. La complexité du transfert des équipements installés en été sur le lac à proximité et les nombreuses demandes des planchistes pour un parc à neige ont également influencé cette décision.» La station de ski de L’Anse-Saint-Jean était la première au Québec à recevoir un «cable park» en février dernier. Et la réponse a été très bonne en fin de parcours de la saison hivernale. «C’est certain que c’est une déception pour nous de perdre le ‘‘cable park’’, mais c’est un bien pour un mal, car nous aurons un parc à neige de haut niveau en région», se console le directeur général du Mont-Édouard, Claude Boudreault. L’entente pour le futur parc à neige a été conclue entre les dirigeants du Mont-Édouard et Doris Duchesne. Une équipe d’ingénieurs et de spécialistes travaillent déjà à la mise en œuvre de ce nouveau service pour la saison à venir.

Photo: Sébastien Raymond

Julien Renaud

Un parc à neige prend la relève

Installé en février 2012, le «cable park» ne sera pas de retour pour la saison 2012-2013. Le parc à neige sera situé au même endroit que le «cable park», soit entre le chalet d’accueil et la montagne, et les modules seront sensiblement les mêmes. Par contre, le droit d’accès à cette installation sera désormais compris avec l’achat d’un billet pour dévaler les

pentes du Mont-Édouard, et cette piste sera illuminée en soirée. «Ce nouveau parc permettra sans doute d’attirer plus de gens, car il sera gratuit avec l’achat d’un billet journalier. Ça représente un investissement pour nous en terme de publicité», témoigne

Opinion

Sport en démonstration aux Jeux du Québec

Le hockey-luge gagnera en visibilité

Le hockey-luge compte sur les Jeux du Québec 2013 pour augmenter sa visibilité dans la région. Cette discipline sera en effet en démonstration lors de la finale d’hiver en mars prochain.

Johanna Bouchard

johanna.bouchard@cjonquiere.qc.ca

Aménagement parfait Martial Laberge rapporte que les nouveaux aménagements adaptés au hockey-luge, à l’aréna de La Baie, sont très fonctionnels. Ils découlent de demandes faites par plusieurs organismes en région, qui se sont réunis pour mettre de la pression. Le hockeyluge a finalement pu avoir un aréna adapté, qui est unique en région. «La Ville de Saguenay a fait un très bon investissement», souligne M. Laberge. La plateforme du banc des joueurs s’abaisse pour permettre aux

Football à Alma

Solutions recherchées

sportifs d’embarquer sur la patinoire sans dénivelé. De plus, des bandes transparentes facilitant le suivi du jeu ont été installées. Les entraînements de hockeyluge vont bon train dans les deux volets, soit celui des adultes et celui des jeunes. Un entraînement par semaine a lieu à l’aréna de La Baie, où une dizaine d’adultes participent aux pratiques. Douze à quinze participants s’entraînent dans le volet jeunesse. Pour cette année, il n’y aura pas de tournoi, mais Martial Laberge espère que des compétitions seront organisées l’année prochaine lorsque le sport sera encore plus connu. «Pour l’instant, les personnes pratiquant le sport pourront participer au Challenge hivernal qui se déroule annuellement à Québec», conclut-il.

Photo: courtoisie

16 - LA PIGE, LE DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2012

Les responsables du hockeyluge au Saguenay—Lac-SaintJean sont en pleine préparation pour organiser plusieurs activités lors de la journée de démonstration, dont un volet d’essai pour permettre aux gens de tous âges d’essayer le hockey-luge. Le sport, conçu à la base pour les gens à mobilité réduite, est bien implanté à Montréal, et il prend de l’expansion dans toutes les régions

de la province, explique le président de Hockey-luge Saguenay—LacSaint-Jean, Martial Laberge. Les organisateurs comptent donc sur cette opportunité pour faire connaître cette discipline à la population.

Une dizaine d’adultes et quinze jeunes participent aux entraînements de hockey-luge à l’aréna de La Baie.

lapige.qc.ca

Dany Lepage. TraXXion 4 s’impliquera grandement dans ce projet et compte bien organiser quelques compétitions d’envergure cet hiver. Le «cable park» devrait être de retour en saison chaude pour les adeptes de planche nautique.

Pour contrer un manque d’effectifs au football, le Collège d’Alma songe à faire du recrutement en France. Cette solution n’est pas mauvaise, mais elle n’est pas suffisante pour former une équipe d’une cinquantaine de joueurs. Les dirigeants du Collège d’Alma devraient se concentrer à améliorer leur programme de football, afin d’attirer plus de jeunes issus des écoles secondaires de partout au Québec ou de l’étranger. L’organisation pourrait peut-être songer à payer les études des joueurs d’excellence comme le font les universités américaines, bien que le football au Québec soit beaucoup moins important que chez nos voisins du sud. Le mieux serait d’attirer des joueurs sortant de bons programmes de partout dans la province, leur assurant une place de choix dans l’équipe. Comment peut-on convaincre des joueurs de football de venir au Saguenay–Lac-Saint-Jean plutôt que de viser une équipe dans la région de Montréal, qui connaît beaucoup plus de succès qu’ici? C’est là que le Collège devra faire avancer les choses côté football, et il est important de l’encourager dans ses démarches, car la compétition est féroce. Les jeunes préfèrent choisir des équipes qui aspirent aux grands honneurs. Par contre, n’importe quel revirement peut arriver lorsqu’une équipe est complète. Avec une vingtaine de joueurs la saison dernière, il était impensable de voir les Jeannois finir au premier rang de la division Nord-Est. Sans enlever le cœur et le talent de ces athlètes, lorsqu’un joueur doit se concentrer sur plusieurs positions pendant un match, il est normal qu’il s’essouffle plus rapidement qu’un joueur jouant dans une équipe complète. Les Jeannois devraient s’inspirer des Triades de Lanaudière. Même si le contexte et le problème étaient complètement différents (manque d’argent du côté des Triades), la persévérance de l’organisation lanaudoise lui a permis de garder l’équipe, de jouer la saison 2012 et même de se rendre à la finale du Bol d’or à Québec. Il faut donc encourager les Jeannois dans leurs démarches, pour peut-être les voir se reconstruire et voir leur programme s’améliorer. Il est clair que le Collège a déjà son idée derrière la tête. Sinon, l’organisation aurait déjà lancé la serviette.

Francis Trudeau

francis.trudeau@cjonquiere.qc.ca


Journal La Pige du 9 décembre 2012