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Le vendredi 8 mars 2013

Alex Gagnon : le punch d’une région Après le baseball...

Le curling pour Jesse Mullen P.2

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Jesse Mullen de Jonquière

Une troisième participation aux Jeux

À l’âge de 14 ans, le Jonquiérois Jesse Mullen en est déjà à sa troisième participation aux Jeux du Québec. Après avoir représenté la région en curling à Salaberry-de-Valleyfield en 2011, puis en baseball à Shawinigan en 2012, l’athlète récidive en curling cette année.

Raphaël Lapierre

«Mes parents ont toujours joué au curling. J’ai passé mon enfance à les regarder jouer», affirme Jesse Mullen au sujet de sa passion pour le curling. Cela fait maintenant six ans qu’il pratique ce sport à raison de trois heures d’entraînement par semaine avec son équipe, en plus des quatre heures qu’il joue avec son père. L’athlète est le capitaine de son équipe, qui a réussi à se qualifier pour les Jeux du Québec une seconde fois d’affilée en janvier dernier. C’est un rôle qu’il apprécie particulièrement. «Tu dois réussir les gros coups à la fin des matchs. Toute la pression est sur tes épaules, ajoute-t-il. C’est une motivation énorme pour moi.»

Photo : Raphaël Lapierre

raphael.lapierre@cjonquiere.qc.ca

Jesse Mullen est le capitaine de l’équipe représentant le Saguenay—Lac-Saint-Jean aux Jeux du Québec. Le curling est un sport qui combine la stratégie et la finesse. «Tu dois contrôler ton corps. Si tu n’es pas capable de faire des “draws”, tu n’iras jamais loin», souligne l’étudiant de troisième secondaire. Un “draw” est un terme technique désignant le fait de placer une pierre derrière une

autre pierre pour ainsi la protéger. Le Saguenay—Lac-SaintJean a cumulé une fiche de deux victoires et une défaite en ronde préliminaire. Au moment d’écrire cet article, la participation aux quarts de finale de l’équipe dépendait toujours du résultat du match disputé à

20 heures hier entre la RiveSud(1-1) et la Mauricie(2-0). Pour Jesse, le fait que les Jeux du Québec soient présentés à Saguenay ne représente pas vraiment un avantage. «C’est surtout le trajet qui est moins long. La foule n’influence pas réellement le jeu au curling», mentionne

l’athlète. Les glaces du Club de curling de Kénogami sont en effet séparées des estrades, qui sont de l’autre côté d’une vitre. Après les Jeux du Québec, l’équipe de Jesse se concentrera sur les qualifications québécoises pour les championnats canadiens de curling des moins de 17 ans qui auront lieu à Laval dans un mois. La région disputera le titre avec la Mauricie, la Rive-Sud et Laval. Le gagnant représentera le Québec en Colombie-Britannique. Le jeune de 14 ans aimerait bien un jour pouvoir faire partie d’une ligue professionnelle de curling, bien qu’il soit conscient de toutes les heures d’entraînement que cela représente. «Il faut pratiquer beaucoup. Devenir le meilleur techniquement et moralement», affirme-t-il. Deuxième été avec les Voyageurs Cet été, Jesse Mullen s’alignera encore avec les Voyageurs de Saguenay dans la Ligue de baseball bantam AA du Québec. Bien qu’il excelle au curling, il avoue avoir une préférence pour le sport national américain: «C’est un jeu d’équipe où chaque détail est important. Tu dois être un bon frappeur en plus de bien jouer en défensive.»

Karaté chez les Rivard

Une histoire de famille

«Certains ont à la maison des affiches “Attention chien méchant”, mais chez nous c’est “Attention aux enfants”», plaisante la mère du karatéka Alexandre Rivard, Annick Vincent. Trois des quatre garçons de la famille pratiquent les arts martiaux, ainsi que les deux parents.

Franceska Hébert

La pratique du karaté est devenue plus qu’un divertissement pour Alexandre Rivard et sa famille. Cette passion atteint même sa famille élargie puisque sa cousine, Maude Vigot, participe elle aussi à la 48e Finale des Jeux du Québec. Âgés respectivement de 15 et 14 ans, Alexandre et Maude, originaires de la Capitale-Nationale, ont terminé au quatrième rang dans la catégorie moins de 55 kilos féminin et masculin. «Si Maude

karaté et son frère Gabriel a fait des compétitions de niveau panaméricain», précise la mère avec bonheur. «Les gens ne s’en doutent pas, mais le karaté c’est vraiment un beau sport de famille, ajoute Mme Vincent. Au lieu de rester sur le banc à regarder nos enfants, on peut pratiquer et s’entraîner avec eux». La mère de famille pratique les sports de combat depuis près de 10 ans. Quant à Alexandre, il devra délaisser les arts martiaux l’an prochain puisque le programme de Sport-études concentration karaté où il étudie fermera ses portes. Le jeune athlète entend toutefois continuer ses études en biathlon. «Je vais quand même pratiquer les deux sports, mais je vais me concentrer davantage sur le biathlon. Si tout va bien, j’aimerais bien me rendre au provincial et au national dans cette discipline. Le karaté m’aura toutefois enseigné l’esprit sportif et le respect de l’autre», mentionne-t-il.

Photo : Franceska Hébert

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franceska.hebert@cjonquiere.qc.ca

avait obtenu un meilleur résultat que moi, je l’aurais félicitée et j’aurais quand même été content pour elle. On a développé une belle complicité et on ne se met pas vraiment de compétition entre nous. D’ailleurs, on s’entraîne ensemble »,souligne Alexandre Rivard. Bien que le jeune homme aspirait à un meilleur résultat, il aura la possibilité de reprendre le tir lors du Championnat national qui se déroulera la semaine prochaine à Toronto. «J’aimerais au moins faire partie du top cinq. Je suis capable de changer mes techniques et de les adapter facilement, ce qui me laisse penser que j’ai mes chances», commente le jeune athlète. Pour la famille Rivard, lorsqu’il est question de karaté, le talent est au rendez-vous. Alexandre a été le troisième à être sélectionné pour les nationaux, une grande fierté pour le jeune homme. Son frère Maxime et son ami Alexandre Beaulieu combattront aussi à ses côtés. «Maxime est champion canadien de

Alexandre et Maxime Rivard représenteront l’équipe du Québec au Championnat national de karaté, du 13 au 18 mars prochains.


Alex Gagnon

Le petit combattant fait honneur à sa région!

«Je suis petit, mais je frappe solide!» C’est avec cette attitude qu’Alex Gagnon a sauté dans le ring des Jeux du Québec pour faire face au Montréalais Mohamed Saidoune dans les 52 kg. Seul boxeur de la délégation du Saguenay–LacSaint-Jean, le jeune athlète de 15 ans a reçu tout un accueil de la foule malgré sa défaite par décision partagée.

David Rioux

david.rioux@cjonquiere.qc.ca

«Ça m’a fait chaud au cœur de voir les partisans crier mon nom et m’encourager tout au long du combat! C’est certain que j’aurais aimé gagner, mais je suis satisfait de mon combat et de la médaille de bronze», confie le jeune boxeur qui concédait plusieurs pouces et quelques livres à son adversaire. Malgré sa petite stature de 5 pieds 3 pouces, aucun complexe ne tracasse Alex Gagnon, car la technique est au rendez-vous selon le pugiliste du Club de boxe de Chicoutimi. «Ma taille ne me nuit pas, car je suis capable de garder mes distances avec mes adversaires. Mes habiletés pour rentrer en dessous des gants de mon opposant et mes petits coups solides me permettent de m’en sortir.»

Photo: David Rioux

De son côté, l’entraîneur d’Alex, Denis Gravel, voit plutôt le succès de son protégé dans ses qualités physiques. «Il bouge beaucoup et est très technique dans sa défensive. Ce style de boxe demande une forme et une force importantes, ce que possède Alex ! Il a tout le talent et les outils. Il manque seulement du temps et un peu de maturité.» Bien qu’il n’ait pas eu la chance de le voir compétitionner longtemps, Alex a pour modèle le célèbre Mike Tyson. Non pas pour ses frasques en dehors du ring, mais bien pour la technique qui l’a élevé au titre de légende de la boxe. «Un peu comme lui, j’ai une bonne force de frappe malgré mon physique. J’admire également sa défensive et ses contre-attaques», raconte le jeune homme, souriant. Très humble dans ses propos, l’athlète de 15 ans prend exemple sur son compagnon du Club de boxe de Chicoutimi, Francy Ntetu. «J’adore Francy parce qu’il a une tête sur les épaules. C’est bien de voir un Saguenéen aligner des victoires en combats professionnels. C’est une belle source d’inspiration pour moi.» Habitué de combattre un peu partout au Québec, le jeune boxeur avoue que les Jeux du Québec représentent quelque chose de spécial. «C’est très différent. Le calibre est très relevé et l’ambiance est superbe. C’est difficile d’être le seul de son clan, mais je suis arrivé prêt pour combattre!»

Le Saguenéen Alex Gagnon s’incline devant le Montréalais Mohamed Saidoune à qui il concédait plusieurs pouces et quelques livres. De retour à la programma- trois athlètes de la région se deux combattants, les risques tion officielle des finales des Jeux qualifient dès le retour de la boxe de conséquences sont minimes. du Québec après une absence de olympique à Jonquière. Toute- «On compte beaucoup plus sur plus de 50 ans, la boxe olympique fois, je crois qu’avec des athlètes les points dans la boxe olymdémontre qu’elle est bel et bien et des gentlemans comme Francy pique comparativement à la boxe en essor dans la province. Pour Ntetu, Lucian Bute et Stéphane professionnelle. Les arbitres l’entraîneur Denis Gravel, d’avoir Lucas à l’époque, la boxe jouit sont très sévères et protègent seulement un athlète de la région en d’une bonne presse qui incite les les jeunes. Personnellement, je lice pour la 48e Finale est évidem- jeunes à s’impliquer dans cette trouve ça moins dangereux que ment décevant étant donné que les discipline.» le hockey où tu ne t’attends pas Jeux sont présentés à Saguenay. Sport souvent étiqueté comme à te faire plaquer de dos. À la À son avis, la boxe est quand violent, la boxe olympique mise boxe, tu sais que tu vas te faire même de plus en plus populaire davantage sur la propreté de frapper. Tu anticipes et tu es chez les jeunes. «C’est certain son image. Même si la disci- entraîné pour bien encaisser», que j’aurais aimé que deux ou pline reste un affrontement entre conclut Denis Gravel.

Le hockey-luge soulève l’enthousiasme

Parmi les sports en démonstration au cours de la 48e Finale des Jeux du Québec, le hockeyluge n’a pas manqué de soulever l’intérêt de la population au Centre Jean-Claude Tremblay de La Baie.

Félix St-Aubin-B.

felix.st-aubin-bourdon@cjonquiere.qc.ca

Photo: Steeve Picard

En plus des modifications qui ont été orchestrées près de la surface glacée, des changements ont dû être effectués à l’intérieur des vestiaires. «On a adapté la salle de bain ainsi que la douche pour que des personnes à mobilité réduite puissent y avoir accès facilement. Des sièges de douche sont évidemment été ajoutés», assure le principal intéressé. Pour ce qui est des activités futures liées à l’Association régionale de hockey-luge du Saguenay–Lac-Saint-Jean, une équipe participera au Challenge hivernal de Québec, qui se déroulera les 8, 9 et 10 mars prochains. M. Laberge n’a qu’un seul et unique souhait pour l’équipe, les Brises-Glaces: «Que chacun d’entre eux ait du plaisir, c’est vraiment tout ce qui compte».

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«Près d’une centaine de personnes ont décidé de tenter l’expérience, ce qui est excellent», affirme le président de l’Association régionale de hockey-luge du Saguenay–LacSaint-Jean, Martial Laberge. Des joueurs de l’association régionale ont d’ailleurs profité de l’événement pour donner des conseils aux participants afin qu’ils aient plus de facilité Le hockey-luge n’a pas manqué de soulever l’intérêt de la population au Centre à pratiquer le sport. «Ils ont été Jean-Claude Tremblay de La Baie.

d’une grande aide», souligne-t-il. Des modifications ont dû être apportées à l’aréna Jean-Claude Tremblay de La Baie, unique complexe au Saguenay–Lac-SaintJean en mesure d’accueillir de tels genres de compétitions. «Des portes ont été adaptées pour que les luges puissent entrer et sortir aisément de la patinoire. De plus, des bandes transparentes ont été ajoutées pour que les joueurs puissent bien voir la partie lorsqu’ils ne jouent pas. Puis, le banc des joueurs a dû être enlevé afin qu’il y ait assez d’espace pour les luges», affirme M. Laberge.


Atteint de dystrophie musculaire

Jacob Chabot vise les Jeux paralympiques

Jacob Chabot, un athlète de 11 ans originaire de Lanaudière, ne s’en laisse pas imposer. Il s’est rendu en quart de finale au tennis de table, et ce, malgré la dystrophie musculaire dégénérative dont il souffre.

Simon Leblanc

simon.leblanc@cjonquiere.qc.ca

en branle à Ottawa. Cette équipe aidera les athlètes à peaufiner leurs habiletés dans le sport et à participer à plusieurs tournois d’envergure partout dans le monde. C’est notamment cette initiative qui permettra au jeune garçon de s’envoler pour San Diego en décembre 2013. Ce tournoi lui donnera l’opportunité de se qualifier pour plusieurs autres compétitions du genre dans d’autres endroits dans le monde. Sa mère invite du même coup tous les jeunes ayant un handicap, qui désirent persévérer dans le sport qu’ils aiment, à se joindre à l’équipe paralympique. Elle considère que c’est une très belle opportunité pour eux. De son côté, Jacob Chabot désire se concentrer sur le tennis de table. Il a tout le temps devant lui pour participer à plusieurs compétitions, dont les prochains Jeux du Québec où il entend améliorer son résultat de cette année et remporter une médaille.

De la visite olympienne

Charles-Antoine Gagnon

charles-antoine.gagnon@cjonquiere.qc.ca

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Ils ont ainsi été mandatés par le programme Jouez gagnant d’Équipe Québec qui reprend les valeurs olympiques canadiennes que sont l’excellence, le plaisir, la justice, le respect, l’épanouissement de l’être humain, le leadership et la paix. «Les jeunes viennent nous parler de leurs compétitions et, nous, on leur parle des nôtres, explique Sandra Lizée. Ce sont surtout des questions qu’on leur pose à eux parce qu’ils sont impressionnés de voir un athlète qui s’est rendu aussi loin. Il y a un lien qui se crée facilement parce qu’ils voient que, nous aussi, on est passés par ici.» Les questions des jeunes athlètes concernent souvent le contrôle du stress, ajoute l’ex-olympienne. «Même s’ils sont jeunes, ils sont déjà stressés pour les compétitions à venir. On essaie de détendre

l’atmosphère pour qu’ils aient du plaisir. Yannick voit le stress d’une certaine façon et moi aussi, donc c’est le fun d’avoir différents points de vue», poursuit-elle. Après avoir visité plusieurs sites de compétition plus tôt cette semaine, Sandra Lizée assistera au curling et à l’escrime, ainsi qu’à des remises de prix aujourd’hui. Pour les athlètes, il ne s’agit que d’une présence parmi tant d’autres avec Jouez gagnant. Depuis 2003, Yannick Lupien évalue son nombre de visites d’écoles primaires et secondaires entre 100 et 150 par année. Les écoles désireuses de recevoir la visite d’un ex-olym-

pien n’ont qu’à adresser une demande à l’endroit du gouvernement. Peu importe où il est situé au Québec, les dépenses du milieu d’accueil sont assumées par l’Institut national du Sport du Québec. «Ça fonctionne, considère Yannick Lupien. On motive les jeunes dans les écoles en leur racontant nos histoires et nos anecdotes. C’est sûr qu’il faut avoir un lien entre le sport et où on en est dans nos vies aujourd’hui parce que sinon, ça veut dire que tu as perdu ton temps dans le sport. L’important c’est de te dépasser», conclut-il.

Photo : Charles-Antoine Gagnon

Les ex-olympiens, Sandra Lizée (water-polo en 2000 à Sydney) et Yannick Lupien (natation, 2000 et 2004 à Athènes) suivent les Jeux du Québec de près. Ils ont pour rôle de rassurer les jeunes athlètes en répondant à leurs différentes interrogations.

Les ex-olympiens Yannick Lupien et Sandra Lizée participent aux Jeux du Québec à leur manière.

Photo: Simon Leblanc

Le jeune Jacob pratique le tennis de table depuis trois ans et il en est déjà à ses deuxièmes Jeux du Québec. Il a toutes les raisons d’être fier de sa performance, d’autant plus que sa maladie réduit sa capacité musculaire comparativement aux autres athlètes. Le garçon se fatigue plus rapidement et il a de la difficulté à garder son énergie. De plus, c’est

davantage difficile pour lui de se déplacer notamment en rapport à ses hanches. Jacob Chabot a subi quatre opérations depuis l’âge de 9 ans, ce qui l’a obligé à rester plusieurs jours à l’hôpital: «J’étais tanné d’être dans le lit, j’avais envie de jouer au ping-pong», confie-t-il. Ses nombreuses opérations l’ont empêché de se pratiquer en vue des Jeux du Québec comme les autres athlètes. «Il fait preuve de beaucoup de persévérance», explique sa mère, Nancy Ramaglia, fière de son fils. La maladie ne l’a tout de même pas empêché de s’intéresser au tennis de table pour la première fois à son école. Depuis ce temps, Jacob performe dans son sport et entend aller loin: «Mon but serait d’aller aux Jeux paralympiques». Son rêve pourrait devenir réalité, car sa mère, qui fait partie de la Fédération de tennis de table du Québec (FTTQ), désire former une équipe nationale paralympique, un projet qui est déjà

Le jeune Jacob Chabot accompagné de sa mère, Nancy Ramaglia.

Aréna de l’UQAC

Travaux de 35 000 $

Les Jeux du Québec ne riment plus nécessairement avec d’importants investissements au chapitre des infrastructures. La preuve: le complexe sportif de l’UQAC n’a nécessité qu’une mise au point globale de 35 000 $ pour accueillir les Jeux à Saguenay cet hiver.

Nicolas Tremblay

nicolas.tremblay@cjonquiere.qc.ca

Le programme pour développer les infrastructures a fondu ces dernières années dans le budget des Jeux du Québec. «Au début des Jeux, il était primordial de développer les installations sportives en région, explique le directeur du service des activités et des aménagements sportifs de l’UQAC, Mario Ruel. Aujourd’hui, le budget ne permet qu’un rafraîchissement des infrastructures déjà existantes.» C’est donc grâce à ce programme que l’aréna de l’UQAC a pu se mettre à jour. De nouvelles portes doubles ont été installées au bout de la patinoire afin de permettre la manipulation de l’équipement de patinage de vitesse courte piste lors des Jeux. Des vénitiennes ont aussi été ajoutées aux fenêtres au coût de 14 000 $ pour empêcher le soleil d’éblouir les athlètes sur la glace. Il y a finalement le système de ventilation du vestiaire des joueurs qui a été revampé afin d’offrir une meilleure aération lorsqu’on y laisse des équipements longtemps. «La facture globale a été payée à 30 % par l’université, 30 % par la Ville de Saguenay et les Jeux du Québec ont absorbé la balance», mentionne Mario Ruel. Selon lui, ces investissements étaient nécessaires, même si les vénitiennes dans les fenêtres font ombrage au projet initial qui visait à laisser entrer de la lumière naturelle dans l’aréna en tout temps. «Pour une fois, on a essayé de changer le style d’architecture des arénas conventionnels en installant des fenêtres, mais on a eu plusieurs plaintes de la part des athlètes. On a donc été contraints de faire les ajustements», raconte le directeur. Lors du passage du journal La Pige, les membres de la Fédération de gymnastique du Québec étaient sur place pour installer leur équipement en vue des Jeux. Pour eux, le Pavillon sportif répond pleinement aux attentes et demandes de leur fédération, lui qui était conçu au départ pour accueillir les compétitions de gymnastique lors des Jeux d’hiver du Canada en 1983.

La Pige du 8 mars 2013 - Édition spéciale des Jeux du Québec 2013  

Publiée quotidiennement dans le cadre de la 48e Finale des Jeux du Québec à Saguenay du 1er au 9 mars 2013. Aussi sur la toile à l'adresse s...

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