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Les poumons amples Voyage outre-atlantique CĂŠcile Sarrazin 2016


Les poumons amples Voyage outre-atlantique CĂŠcile Sarrazin 2016


Québec (QC) - Canada

introduction Photos et récits extraits de mon blog de voyage : www.lespoumonsamples.wordpress.com Voyage solo au Canada et aux Etats-Unis, 105 jours du 22 juin au 4 octobre 2016

Québec (QC) - Canada

22/06 Paris > Montréal 25/06 Montréal > Sherbrooke 27/06 Sherbrooke > ville de Québec 10/07 Québec city > St Alban 25/07 St Alban > Rimouski 09/08 Rimouski > Montréal Colombie-Britannique (BC) - Canada

10/08 Montréal (QC) > Vancouver (BC) 11/08 Vancouver > Williams Lake

Etat de Washington (WA) - USA

01/09 Williams Lake (BC) > Vancouver (BC) > Seattle (WA - USA) > North Bend (WA- USA) Etat de New-York (NY) - USA

16/09 North-Bend > Seattle > New York

20/09 New York (USA) > Montréal (QC) 21/09 Montréal > La Malbaie, Tadoussac, Baie-Sainte-Catherine... 22/09 La Malbaie > Rimouski 24/09 Rimouski > St-Anne-des-Monts 26/09 St-Anne-des-Monts > Gaspé, Percé... 30/09 Gaspé > Québec 03/10 Québec > Montréal 04/10 Montréal > Paris


Le voisin gonflable et fierté québecoise

Il existe une expression pour qualifier un voisin entretenant un jardin paysager parfait au Québec. Le voisin gonflable. On parle aussi d’être fier, et certains quartiers font presque concours sur le gazon tondu et l’art du jardinet carte postale.

Page de gauche : une maison avec la terrasse en bois typique, Île d’Orléans, province de Québec, Canada Ci-dessous : ancienne cbbane à sucre, Saint-Alban, idem Ci-contre : nchoir à oiseaux, Montréal, idem


Page de gauche : une maison avec la terrasse en bois typique, Île d’Orléans Ci-dessus : des crosses de hockey dans une cabane utilisée l’hiver pour se réchauffer après un match, sur un étang, St-Alban Ci-contre à gauche : une fenêtre d’une maison ancienne, St-Alban Ci-contre à droite : escaliers à Québec Ci-dessous : Paysage du village du Bic, proche de Rimouski, on peut voir les reliefs du parc naturel du Bic en arrière-plan


La poutine

patate, sauce brune et fromage Publié le 9 juillet 2016 La Poutine, il faut connaître la bonne « place » pour la déguster, ensuite, faire le bon choix dans la liste, j’ai opté pour la « classique ». Trois ingrédients, comme décrit dans des chansons comme Hommage en grain de Mes Aïeux, et Danse ta poutine de Omnikrom et TTC. - Des frites - Du fromage Scouic-scouic en gros cubes (fromage mi-ferme, mi-mou type babybel croisé mozza) - Un lac de sauce brune Ca a l’air gras ? Ca l’est. Ca a l’air indigeste ? Ca l’est. Ca a l’air un peu bon quand même… ? Le pire c’est que ça l’est. Ca a l’air à déguster une fois par an, pas plus ? AFFIRMATIF (rien que d’écrire cet article je me sent mal)

Page de gauche : vue du Mont-Royal sur la ville de Montréal et sur le fleuve Saint-Laurent Ci-contre : une belle poutine, servie au Bic Ci-dessous : une publicité à Sherbrooke


New York

L’empire state dans ta face Publié le 23 septembre 2016 On en fait des tonnes sur New-York. Mais en fait c’est pas pour rien ! Ah… Time Square et ses enseignes… Alors comme tout le monde on a flâné dans Central Park (on s’y est perdues, aussi), on a marché sur le Brooklin Bridge, on a levé le nez pour voir les gratte-ciel, on a mangé un bagel, on s’est fait regarder avec mépris par un New-Yorkais, on a mangé un burger, on est allées au M&M store (naze), au Disney Store (cool !), on a eu peur des gens chelous en rentrant à pied le soir dans Harlem, on a vu des gros écureuils, on a vu des touristes, on a eu mal aux pieds, on a vu le squelette de T-Rex, on a bu un cappuccino dans un bar cool de Greenwich Village, on a eu la gorge serrée en allant au Ground Zero, on a sué des seaux d’eau dans le métro où il fait 45 degrés, on a chopé une pneumonie juste après en entrant dans la rame de métro où la clim est à 12 degrés, on a marché sur la High Ligne, on a senti les bonnes odeurs du Chelsea Market, on a senti les mauvaises odeurs de la rue de derrière notre appart, on a hêlé un taxi, on a rien compris quand le chauffeur de taxi a parlé…. Bref... on a kiffé !!! Page de gauche : vue du Brooklyn bridge sur un autre pont, New York, USA Ci-contre en haut : Time-Square et ses lumières qui ne s’éteingnent jamais Ci-contre en bas : l’un des nombreux immeubles immenses et anciens dans New-York


SEATTLE

Et le charme du pacific northwest nulles, et des boutiques super, des néons partout, Fremont a tout d’un quartier hipster, même son et une centaine de dollars évaporés en quelques jardin communautaire urbain où un voisin fait son yoga. Seattle, une ville qui sonne bien. De France j’en instants. avais l’image d’une ville de bobos, j’avais entendu parler de plusieurs projets alternatifs menés là Après avoir longuement traînassé dans le marché, Le Gasworks Park est une ancienne usine à gaz bas. Seattle c’est aussi la ville de Grey’s Anatomy, apprécié un superbe jardin urbain installé sur transformée en parc, ça a plutôt de la gueule. Microsoft, Amazon, Boeing (Boieng Boeing ), la l’une des terrasses en hauteur (il y a plein de « Space Needle », Nirvana, Jimi Hendrix… bref, jardins urbains ici c’est trop cool), je me suis Ce parc insolite, le calme alentour, les gens plutôt sympa sur papier. Eh bien dites vous que dirigée vers la suite de mon aventure urbaine (…. se promenant tranquillement, le mec en vélo la réalité est aussi cool qu’elle en a l’air ! Une euh). Sur le chemin je me suis laissée aspirer par criant la fin du monde, le soleil, les hydravions se une galerie d’art natif, où il est interdit de prendre posant sur le lac… franchement, le quartier et son journée à Seattle et je suis conquise. des photos (mais j’en ai pris une en douce quand parc m’ont offert un beau moment, dépaysant En tout cas, il faisait beau, j’ai traînassé dans même). Je vous invite à visiter leur site, les et absolument charmant (il eut fallu une bière 2 quartiers et c’était super. Arrivée vers midi oeuvres exposées étaient vraiment magnifiques, locale pour que ce soit parfait mais j’avais déjà (oui, c’est même pas une journée entière), j’ai et je suis bien triste de ne pas avoir de place dépensé tout mon argent au Pike Market). débuté ma visite par le Pike Market, un coin très dans mon sac à dos (et surtout le moindre objet touristique mais ô combien pittoresque, et je ne vaut beaucoup plus que mes économies). Le site Ensuite eh bien c’était l’heure de rentrer. regrette pas de m’être mêlée pendant quelques internet ici : Steinbruecknativegallery Seattle, j’espère bien que je reviendrais ! heures aux foules en short+appareil photo. Ensuite hop direction le quartier de Fremont, C’est un vrai dédale, plusieurs parties séparées absolument charmant. Micro brasserie, pistes par une rue, sur plusieurs étages, avec des cyclables, marina le long du lac, et surtout le Photo du haut : vue des maisons bordant le lac, vue du Gasworks park à Fremont gauche : un jardin communeautaire joliment décoré terrasses cachées par-ci par là, des boutiques super parc Gasworks qui vaut bien le détour, Bas Bas droite : allergiques s’abstenir, un magasin dédié aux noix dans le Pike-place Market Publié le 15 septembre 2016


Gospel à Harlem

Page de gauche : Gasworks Park à Seattle Page de droite : le pasteur amplifié

Time square est autour

Nous nous installons sur le côté, avec une trentaine de touristes. Les personnes Quel moment intense nous avons entrent puis le pasteur arrive, prend vécu cette matinée là… Moi qui ne me place derrière le micro et nous remercie sentais pas bien motivée, et un peu de notre présence. gênée, à l’idée d’assister à une messe en gospel dans une église du quartier, La messe peut commencer. je suis très heureuse d’avoir écouté les sages conseils d’Amandine, mon amie A la droite du pasteur, une batterie et un d’enfance, avec qui j’ai vécu cette étape piano. A sa gauche, une chanteuse et un homme qui s’avérera plus tard être un du voyage. prêcheur d’un talent remarquable. Nous nous présentons ce matin là, à une église du quartier de Harlem, où Le pasteur commence son service, bien nous séjournons, d’après un article vite les premiers chants se font entendre. qu’Amandine avait dégoté sur le sujet. Le pasteur encourage les gens à frapper La messe débute à 11h, nous arrivons dans les mains au rythme de la batterie quelques minutes avant et réalisons « clap your hands ! ». L’ensemble crée vite que nous ne sommes pas les seules une cacophonie joyeuse. français à avoir lu cet article. L’église étant en rénovation, ce n’est pas par la La première chanson terminée, tout le porte d’entrée mais sur le côté que nous monde applaudit. Le pasteur reprend la parole et ses phrases sont ponctuées entrons, chaleureusement accueillies. de « Yes ! » »Amen ! »émanant des Nous pénétrons dans une petite salle, fidèles. On assiste à un vrai dialogue, avec des sièges confortables en rangs. l’assentiment fervent de l’assemblée Publié le 19 septembre 2016

donne un rythme musical à la scène. Le pasteur, souriant et serein, prend un peu de temps pour demander s’il y a des New Yorkais dans la salle. Deux mains se lèvent, on les gratifie d’applaudissements et de « Welcome, bless you ! Amen ! ». La question balaie plusieurs nationalités, les plus nombreux sont sans conteste les français. Par cet échange, nous sommes


reconnus et acceptés. C’est une invitation au respect mutuel. certains mots, montée et descente d’énergie sur les syllabes, répétitions rythmiques. Le pasteur invite ensuite à embrasser et serrer dans les bras nos voisins, moment de joyeux échange où nous serrons la Petit à petit, il nous prend par la main et nous mène dans sa main aux inconnus nous entourant. C’est une joie presque réflexion parfaitement construite. enfantine que de réaliser que le pasteur nous rappelle aussi J’étais subjugée. simplement la fraternité et qu’il est aisé et bénéfique de fournir à son prochain, aussi inconnu soit-il, un geste d’amitié. Certains pleurent, certains dorment, certains ne comprennent L’atmosphère est chaleureuse désormais, personne ne peut sans doute pas tout, car il parle vite. (Au passage, écoutez la rester de marbre : le ton est donné ! C’est puissant de faire chanson Harlem de Feu Chatterton). ressentir à un groupe hétéroclite en quelques minutes un Sa litanie, presque chantée, a quelque chose d’envoûtant, sentiment de communauté. tandis que le fond est simple et clair, accessible à tous. Arrive le moment le plus fort de cette expérience : l’homme resté en retrait depuis le début du service s’avance et empoigne Who ? Everybody (Qui ? Tout le monde) le micro. Il nous parle de lui, d’un été où il a participé étant enfant à un camp de vacances »journalisme ». Il y a alors appris la règle qui permet de rédiger un article ayant du sens : les 5 « W », who why when where how (qui pourquoi quand où comment). Son prêche est lancé, et chaque mot s’installe avec un rythme propre à l’anglais américain. C’est beau. Le discours a une progression lente, mettant l’accent sur

Where ? Everywhere (Où ? Partout) When ? Anytime (Quand ? Tout le temps) Why ? Because god loves us (Pourquoi ? Parceque dieu nous aime) How ? With everything we have. Sing, clap, stomp ! (Comment ? Avec tout ce que l’on a. Chanter, taper dans les pains, taper du pied !) Ce qui coule de cet imposant homme noir, suant et exalté, c’est une passion contagieuse. Il vit pleinement chaque intonation, exsudant son prêche par tous les pores de la peau, terminant certaines de ses phrases par un « Amen ? » auquel les plus fervents répondent, des trémolos dans la voix « Amen !! ». C’était beau… Amen !


Page de gauche : un arbre fantomatique à North Bend, USA En haut à gauche : le temps s’abernachit... à la Malbaie, Québec En bas à gauche : les arbres morts noyés par les castors donnent un paysage étrange, parc de Forillon, Gaspésie En haut à droite : les couleurs de l’automne s’installent en Gaspésie, au parc naturel de la Gaspésie En bas à droite : des milliers de plumes laissés par les fou de bassan en pleine mue, partout dans le paysage de l’île de Bonaventure, parc naturel de Percé, Gaspésie Ci-dessous en haut : branche étrange à Bella Coola, Colombie-Britannique, Canada Ci-dessous en bas : fruits colorés dans les débuts d’automne, parc naturel de Gaspésie


A gauche en haut : lichen, parc naturel de Gaspésie A gauche en bas : les couleurs de l’automne s’installent en Gaspésie, au parc naturel de la Gaspésie Ci-dessous : les arbres ont des bras... Gustave Doré serait-il venu par ici pour dessiner la course de Blanche-Neige dans les bois ? North Bend, Etat de Washington, USA Page de droite : fleurs d’automne et couleurs d’automne, la belle Gaspésie


Page de gauche : contrastes de couleurs magnifiques aux chutes de Snoqualmie, état de Washington, USA Ci-dessus : les castors n’épargnent pas un arbre, après-tout, c’est leur garde-manger ! Parc naturel de Forillon, Gaspésie A droite en haut : ce début de couleurs d’automne laisse présager une palette époustouflante, mais nous n’en avons vu que les prémices, parc de Forillon, Gaspésie A droite en bas : jolis contrastes dans les arbres avec un rayon de soleil, dans l’état “Eternellement vert” (Evergreen State) de Washington aux Etats Unis


A gauche en haut : quelques reflets sur l’eau à North Bend, état de Washington, USA A gauche en bas : et les québecois savent s’y prendre, en jolis pontons sur un lac, North Hatley, Québec Ci-dessus : encore un joli ponton à North Hatley Tout a droite : une barque prend un bain sur un étang à St-Alban A droite en haut : roches et reflets à Sherbrooke, Quebec A droite en bas : en bas de la chute de Snoqualmie dans l’état de Washington, USA


Page de gauche en haut : le fleuve Saint-Laurent vu de Montréal, du Canal de Lachine Page de gauche en bas à gauche : un incompréhensible mouvement de courant créant un effet visuel surprenant, sur le Saint-Laurent, Baie-St-Catherine Page de gauche en bas à droite : le traversier menant de la Baie-St-Catherine à Tadoussac, “Baleine city” Ci-contre : magnifique coucher de soleil sur le Saint-Laurent, créant des reflets dingue, à Rimouski Ci-dessous à gauche : coucher de soleil brumeux sur le SaintLaurent, Rimouski Ci-dessous à droite : pêcheurs brumeux... à Rimouski


Ci-dessus : paysage brumeux en fin de journée sur le Saint-Laurent, Rimouski Ci-dessous : aucun effet “noir et blanc” n’a été ajouté sur cette photo du Saint-Laurent un jour de vent, parc de Forillon Ci-contre : les petites chaussures de la petite Jézabel que je gardais cette journée de marché à Deschambault, sur la berge du Saint-Laurent A droite en haut : marée basse pour le Saint-Laurent à Rimouski, le fleuve est tellement immense que même à des centaines de km de l’embouchure on sent les marées. D’ailleurs certains habitants de ses rives l’appellent “la mer” A droite en bas : ondes sur le Saint-Laurent, au parc du Bic


Le phoque est taquin cache-cache avec les cailloux Publié le 30 juillet 2016 Nous sommes allés randonner au parc naturel du Bic. On pourrait dire « LE PARC » du Bic, tant les Québecois vous en parlent avec ferveur, pour ceux qui y sont allés. C’est un endroit incroyable, magnifique. La région offre chaque soir un spectacle inoubliable : celui du coucher de soleil sur le St Laurent. Le Parc du Bic, de jour, est à lui tout seul, un endroit sublime. Les îles et monts éparpillés donnent un paysage qui laisse sans voix… Je vous jure que j’en fais pas des tonnes en vous disant ça, c’est vraiment « pfiouuuuuuhhhhhh !! ». Bref, ce parc est réputé pour sa population de phoques gris et noirs. Nous avons donc passé notre journée à chercher ces charmantes bêbêtes, nombreux dans ce parc. A part quelques fois où nous voyions une tête dépasser de l’eau, nous sommes rentrés bredouille. Seulement quand j’ai trié mes photos ensuite, je suis tombée sur celle-ci où l’on voyait un cormoran en train de sécher ses ailes (merci Hugues d’avoir remarqué l’oiseau !). Et quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai zoomé sur la photo pour mieux voir le volatile et que j’y ai

découvert…. une vingtaine de phoques !!! Nous les avions pris pour des pierre, et malgré mon appareil ayant un très gros zoom, nous ne les avions pas vus ! Décidément, la vue d’un humain et bien peu efficace... voici la photo incriminée : Mes visites suivantes à ce parc ont été plus fructueuses heureusement... les rochers ne m’ont plus leurrés !

Ci-contre en haut : phoques noirs fuyant le bateau, Baie-St-Catherine Ci-contre en bas : la fameuse photo, prise au parc du Bic Au milieu : phoque gris séchant ses petites fesses sur un rocher, dans une des baies du parc du Bic Tout à droite en haut : phoque noir regardant le bateau, à l’île de Bonaventure, à Percé en Gaspésie Tout à droite en bas : phoques gris se castagnant pour le rocher le plus cool, dans une des baies du parc du Bic


Ci-dessous : castor en train de prendre son dîner, parc de Forillon, Gaspésie Page de droite en haut à gauche : cerf en garden party, North Bend, était de Washington, USA Page de droite en bas à gauche : castor qui regarde les spectateurs, belle mise en abîme, non ? Au parc de Forillon, Gaspésie Page de droite en haut à droite : saumon remontant la rivière, Bella Coola, Colombie-Britannique, Canada Page de droite en bas à droite : gros nounours en train de faire sa sieste sur le bord de la route, ours noir, Bella Coola


Ci-dessous : ceci est un orignal femelle, en train de ruminer dans un marécage, parc de Forillon, Gaspésie Page de gauche en haut : grenouille qui chill tranquille dans son étang, St-Alban Page de gauche en bas : grand rorqual respirant à l’air frais dans les eaux du Saint-Laurent, Baie de St-Catherine Page de gauche au milieu : libellule se chauffant les ailes au soleil sur un étang, St-Alban


Sur les deux pages : bernaches du canada, Anahim Lake, Colombie-Britannique, Canada


Ci-dessous : pic mineur au parc de Gaspésie Au milieu en haut : cormoran sur le Saint-Laurent Au milieu en bas : canards arlequins, parc du Forillon, Gaspésie A droite en haut : héron en train de pêcher, parc du Bic A droite en bas : héron, héron... petit... j’arrête là... à Rimouski


Toutes les photos : fous de bassan sur l’île de Bonaventure, Percé, Gaspésie


Ci-dessus à gauche et à droite : mouettes tridactile au parc du Bic Ci-contre : cormoran à Rimouski Au milieu : grand groupe d’oiseaux à Bergeronnes A droite en haut et en bas : un petit mésangeai du Canada, très curieux, venu voir les visiteurs que nous étions, au parc de la Gaspésie A droite au milieu : une bécassine des marais, qui se balançait sur ses pattes pendant qu’elle prenait son déjeuner


Une journée en cowgirl Publié le 25 août 2016 J’ai eu l’immense privilège d’accompagner le cowboy du ranch pendant deux matinées, et l’observer faire son travail les jours qui ont suivi. Je parlerais, dans un autre article plus détaillé, de mes observations de l’art et la manière d’un cowboy. Mais aujourd’hui, cet article relate mon expérience en selle et au sol. On se lève tôt, pour accompagner le cowboy, qui doit éviter aux chevaux (et à nous-mêmes) de travailler aux heures les plus chaudes de la journée. Nous nous préparons donc rapidement, sandwich dans les sacoches et bouteille d’eau bien remplie : et voilà ! Lorsque tout le monde est prêt, un solide petit-déjeuner englouti pour ne pas perdre d’énergie, nous nous mettons en selle. Je suis habituée aux selles anglaises, mais ici j’enfourche un Quarter horse, race idéale pour le travail avec les vaches (chevaux solides et rapides), et m’installe sur une vraie selle western, toute en cuir, siège épais et confortable. On est vraiment bien assis là-haut, et je sens que mon assise sera difficile à perdre, si jamais il venait l’idée au cheval que je monte, Spark (étincelle), de ruer (« buck »). Evidemment, on m’a confié une monture paisible et tout à fait au courant de son travail, je n’ai donc aucune difficulté à le gérer, si ce n’est qu’il met un peu de mauvaise volonté au début pour marcher

à la hauteur des autres cavaliers. Qu’importe.

un film !

Notre première mission consiste à déloger trois couples (couple : vache + veau) d’un champ où ils ne sont pas censés être. A peine en selle, nous partons donc dans ce champ très proche du ranch. Je n’ai pas encore tout à fait trouvé mon assiette, et je suis un peu gigotée par le cheval, lorsque nous partons au trot pour couper la route au groupe de vaches qui tentent de se faire la malle dans les bois. Je suit l’autre helper, qui est au ranch depuis 5 mois et qui est bien habituée de ce travail. Nous faisons un arc de cercle autour des vaches tandis que le cowboy galope plus près des bêtes pour les pousser dans la bonne direction. Les vaches tentent une percée dans l’autre sens, nous nous retrouvons donc à galoper dans ce champs pour les en empêcher. Quelle sensation !!! Au galop dans un champ après des vaches, devant moi, le cowboy galope avec sa monture… On est dans

Finalement, nous arrivons à effectuer cette mission et passons à la suite. Le reste de la journée et la suivante se sont déroulées de la même manière, nous allons chercher les vaches éparpillées autour de la route, puis les rassemblons et les emmenons à travers bois en direction d’une clairière où ils auront de quoi manger pour un certain temps. Ceci permet de les éloigner de la route que les vaches risquent de suivre jusqu’au village… ce qui serait un peu embêtant ! Je reste toujours en arrière, pour ne pas gêner les mouvements du troupeau et suivre les indications de directions du cowboy. Pas beaucoup de paroles échangées, je comprends comment aider en voyant l’autre helper faire, et je copie ses déplacements et sa manière de ramener près du troupeau les vaches qui s’éloignent trop. Le cheval que je monte est très costaud et vraiment bien dressé, c’est un plaisir de passer dans les bois avec lui, zig-zaguer entre les troncs et trotter pour rattraper des vaches éloignées. Je me prends au jeu et apprécie les compétences de Spark. Ce cheval passe partout sans trébucher, il écrabouille des buissons que mon cheval, Urricane, ne voudrait pas effleurer du sabot, bref, c’est un vrai cheval d’extérieur ! Une autre chose qui m’a étonnée, c’est le travail des deux chiens du cowboy. Ces deux chiens, de petits bergers qui ne payent pas de mine, sont dressés à la voix, au souffle ! Un seul


mot et ils savent exactement en quoi consiste leur job ! Ils rattrapent les vaches égarées, les poussent dans la bonne direction par quelques aboiements et intimident les vaches en mimant des morsures, qu’ils n’hésiteraient pas à faire vraiment si elles n’obéissaient pas, certainement. Quelquefois, les vaches se retournent pour protéger leur veau et tentent de tenir tête aux chiens, mais elles finissent toujours par laisser tomber et s’enfuir. J’essaye de prendre des photos de ces moments d’échanges de force entre vache et chiens, mais je n’ai pas encore réussi à les capturer ! J’espère que j’y arriverais avant la fin du séjour… J’ai aussi pu assister à des soins donnés à deux vaches et un taureau. Poussés par le cowboy dans un corral, ils se retrouvent coincés dans un couloir étroit où ils ne peuvent plus reculer ni bouger, afin que le cowboy puisse les soigner sans risquer d’être blessé et sans qu’ils se débattent. C’est impressionnant de voir les vaches si puissantes tenter de s’échapper et puis abandonner la lutte. Voilà la brève histoire de ces heures déguisée en cowgirl !


Ci-dessous : team roping A droite en haut : rodéo sur un “bronc”, chevaux élevés spécialement pour le rodéo A droite en bas : tie-down roping, on reviendra pour la douceur...

Rodeo Publié le 15 août 2016 Après-midi spécial au ranch, car nous sommes allées voir le rodéo d’une ville proche, Red River ! Sous un soleil absolument magnifique, nous avons donc assisté tout l’après-midi à un enchaînement de plusieurs épreuves prouvant l’adresse des cowboys et cowgirls de la région, de tout âge, et de leurs chevaux. Courses d’agilité (barrel race), précision au lancer de lasso, démonstration de technique de cowboy (tie down roping, breakaway roping, …) et équilibre avec une pincée de folie pour le fameux rodéo qu’il soit à dos de chevaux ou de taureaux ! Ils sont fous ces cowboys ! Bareback C’est le rodéo sur cheval, sans selle. Il faut tenir 8 secondes là haut, avec une seule main, sans que l’autre touche le cheval. Une fois les 8 secondes passées, le cowboy est récupéré par des cavaliers qui libèrent la monture de la sangle lui enserrant les flancs. Saddle bronc Rodéo sur cheval, avec selle. Même concept que pour le bareback. Le terme « bronc » désigne un cheval de rodéo. Ils sont sélectionnés pour leurs aptitudes à se cabrer et ruer. Ces chevaux valent une petite fortune à haut niveau !


Tie down roping Comme son nom l’indique, le tie down roping consiste à attacher un veau au sol. Le cavalier est lâché en même temps que le veau dans l’arène, il lance son lasso et attrappe le veau par le cou, puis le cheval s’arrête, le cowboy saute à terre et termine d’attacher le veau par trois pattes. C’est très rapide et un peu violent quand même… Le veau est ensuite immédiatement libéré et rendu à sa mère, un peu sonné ! Breakaway roping Cette discipline est plutôt occupée par un public féminin. Il faut entourer de son lasso la tête du veau, puis lâcher la corde, une épreuve de précision de lasso, donc.

Mountain race – aka « Suicide race » Tradition indienne, le mountain race consiste à descendre comme un taré une montagne, traverser une rivière et arriver à fond les ballons dans l’arène. Inutile de préciser que c’est cause de nombreux accidents, morts de cavaliers et beaucoup plus souvent morts de chevaux qui se fracturent une jambe ou se retrouvent écrasés contre les barrières de l’arène… Y sont tarés ! Autrefois une épreuve où une douzaine de cavaliers se confrontaient, ce jour-ci ils étaient que trois, l’un est tombé de cheval mais tous étaient indemnes… et on se demande bien par quel miracle.

Team roping Deux cavaliers s’élancent en même temps que le veau, l’un doit attraper de son lasso les cornes, l’autre les pattes du veau. Junior Steer Riding Rodéo pour enfants et ados à dos de vaches ! Même concept que pour le bareback. 8 secondes et ensuite il faut sauter ! Bull riding Rodéo à dos de taureaux… très impressionnant ! Barrel race Course de rapidité autour de trois tonneaux, impressionnant de précision et de vitesse.

Ci-dessus : la”Suicide Race” Ci-contre : junior steer riding, une vache qui se laisse pas faire ! Page de gauche : rodéo sur taureaux... impressionnant



Livre photo brouillon relecture