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Des Mets et des Mots Exquis de 6ème B

Lycée Français International de Pékin


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Des Mets et des Mots

Textes et panneaux de la classe de 6ème B Lycée Français International de Pékin

Ecrits pour « LIRE EN FETE » 2008

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Sommaire L'aligot saucisse, par Thibaud D. ..................................................................... p. 7 Galette des rois, par Marie F. ........................................................................... p. 9 Le Yassa au poulet, par Mame Awa F. .............................................................. p. 11 Les lasagnes, par Jeremy B. ............................................................................... p. 13 Ròu jia mó, Crêpe andouille oeuf, par Jade L. ................................................ p. 15 Le kouign amman, par Patricia B. ....................................................................... p. 17 Pho, par Nina M. .................................................................................................... p. 19 Le couscous tunisien, par Omar B. .................................................................... p. 21 Crème Chantilly !!!!!, par Charles P. ................................................................... p. 23 Le génie de la fondue bourguignonne, par Virgil M. ...................................... p. 25 LeS GâTeAuX, par Emma F. ............................................................................... p. 27 Le saumon, par Hugo R. ....................................................................................... p. 29 La soupe de Madame Dulalairy, par Ousmane A. ........................................... p. 31

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L’aligot saucisse Pour pouvoir déguster l’aligot saucisse, il faut monter haut dans le Larzac, et participer à la transhumance des brebis. Arrivés en haut, rien de tel qu’un bon aligot saucisse. Le camion que nous avons suivi pendant le trajet transportait le précieux repas. Si on peut appeler ça repas, moi j’appelle ça « casse-croûte ». Le précieux aligot, vous vous demandez peut être ce qu’est l’aligot, c’est une sorte de purée de pomme de terre avec des litres de lait et du fromage. Dans un grand bac rempli de cette substance, le camionneur nous tend une petite boîte en plastique de moyenne qualité. Il nous remplit notre boîte plastique d’aligot, avant qu’il ne puisse faire rentrer l’aligot dans la boîte il faut pas mal de temps, car l’aligot est « élastique »… Une fois que le chef a réussi à mettre le repas dans la boîte, il nous donne une saucisse légèrement grillée. Dans la boîte la saucisse est entièrement coulée sous l’aligot… Après on pique comme on peut dans la boîte pour attraper quelque quantité de ce délicieux repas. Un grand plaisir pour la bouche ! Et les brebis pourront passer un bon printemps dans les pâturages caillouteux du Larzac, un printemps en haut des Causses…

Thibaud D., 6ème B

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Galette des rois J'ai commencé à en manger lorsque mes dents avaient fini de pousser. Pour moi c'est un moment magique, une galette croquante et fondante à la fois : bien grillée au-dessus, et moelleuse à l'intérieur. En plus dedans il y a la fève, l'heureux élu devient roi (ou reine) et choisit son partenaire. Je me rappelle que l'on avait comme une tradition : l'on désignait une personne au hasard qui allait sous la table, mon père ou ma mère disait : "cette part est pour qui ?" et la personne sous la table répondait en criant un nom au hasard, comme ça on était sûr que celui ou celle qui allait tomber sur la fève, serait tombé sur elle complètement au hasard. Je me rappelle aussi d'une histoire qui est arrivée lorsque j'étais en petite section, c'était le jour de la galette des rois. Ma mère m'avait demandé d'amener une galette à l'école car on allait faire la fête. Au moment de partager les parts, un élève nous dit que c'était son anniversaire, alors il alla sous la table et l'on distribua les parts de galette. Enchantée d'avoir eu l'une des plus grosses parts (car elles n'étaient pas vraiment partagées également), je commençai à mordre dedans. Elle était si croquante au-dessus et si moelleuse à l'intérieur que j'en fondis de plaisir ! Mais tout à coup, lorsque je mordis une deuxième fois, je sentis quelque chose de très dur qui n'avait aucun goût, alors je le sortis de ma bouche, et je vis que c'était la fève ! Je le dis à mes meilllleures amies (Camille et Lisa) et elles s'écrièrent : " C'est Marie qui a la fève, c'est Marie qui est la reine !!” Mais ma pire ennemie qui voulait absolument la fève, a crié très fort : "Elle a triché, elle a triché !" Mais on ne fit pas attention à elle car tout le monde savait que ce n'était qu'une sale menteuse ! Je me rappelle aussi de son goût de noisette : car ma mère mettait beaucoup de poudre de noisette. Je préférais le côté moelleux et fondant. D'ailleurs lorsque je mange une galette, je commence par le haut qui est croquant et je finis par le bas qui est moelleux. Cette pâte moelleuse ! Je n'oublierai jamais ce goût !! Elle fond dans la bouche et il y a comme un arrière goût, par contre je ne saurais pas le décrire, car on ne peut pas le décrire avec des mots. Marie F.

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Le Yassa au poulet J’aime bien manger du yassa au poulet. C’est un plat sénégalais. On le mange avec du riz. Le poulet est grillé dans le four. Quand ont le voit, c'est beau, ça sent bon. On met des oeufs ; parfois des carottes, des navets, des haricots bouillis. On prépare la sauce avec de l’oignon, du piment et du citron. Je le mange parfois à la main et le goût des citrons, c'est bon.

Mame Awa F., 6ème B

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Les lasagnes J’aime les lasagnes car, quand j’étais en France j’habitais à Menton (à côté de l’Italie) donc je pouvais en manger de très bonnes et de toutes les sortes. Ce que j’aime dans les lasagnes, c’est le mélange des pâtes et de la viande avec une pincée de fromage : d.é.l.i.c.i.e.u.x. Maintenant, je suis en Chine, il n’y a pas de lasagnes, mais il y a des nouilles, du riz, de la soupe, du poivron vert et d’autres mets très goûteux. Et je ne me plains pas, car au lycée, j’en mange quelquefois.

Jeremy B., 6ème B

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Ròu jia mó Je vais dans un nouveau restaurant chinois. Je m’asseois pendant que mon père commande un plat qui a l'air bon. J'ai goûté. Après la première bouchée, je n'ai pas pu m'arrêter et j'ai fini tout le plat. C'était au milieu de l'assiette, il y avait de la viande et tout cela était recouvert de sauce. Sur le pourtour de l'assiette étaient disposés des petits pains ( man tou ) en forme de coquillage.

Crêpe andouille œuf Je vais à la crêperie dans le Marais Poitevin. D'habitude je prends toujours une galette jambon fromage mais cette fois, j'essaye la galette andouille œuf. Je trouve cela exceptionnel ! Du coup, quand je vais à la crêperie, je commande toujours le même plat.

Jade L., 6ème B

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Le Kouign amman Un jour, mon père, ma mère, mon frère et moi étions dans les rues de Dinan, et nous avions décidé de faire un tour de Rance en bateau, alors mon père a loué un petit bateau. Après ce tour, il était 16 heures, l’heure du goûter, et nous cherchions une pâtisserie ou une boulangerie. Nous avons fait pratiquement tout le tour de Dinan, sans rien trouver... Tout à coup, dans la rue qui monte de Dinan, j’aperçus une petite pâtisserie. Je dis ceci à mon père : « Papa, j’ai faim, on peut s’acheter un petit gâteau ici ? » « Oui, me répondit-il, c’est une bonne idée. », car lui aussi avait assez faim ! Nous entrâmes donc dans cette pâtisserie puis mon père me proposa : « Ma fille, tu veux goûter une nouvelle chose ? », « C’est quoi ? », demandai-je. « Oh, tu verras bien, se contenta-t-il de répondre, c’est une spécialité de Bretagne ! » Il me fit goûter ce délicieux gâteau si jaune, couleur de l’or… Je lui demandai comment s’appelait ce gâteau si savoureux. Il me dit : « Le kouign amman ». Depuis, je le mange à chaque fois que je rentre en France. En fait, c’est une spécialité Bretonne : un gâteau au beurre, beaucoup de beurre, de la farine et du sucre, tout simplement... Il paraît que dans cette rue, il y a cette légende … Il était une fois, dans la rue qui monte de Dinan, une jeune pâtissière qui n’avait plus de clients car juste en face, depuis quelques jours, était ouverte une pâtisserie à cinq étoiles, plus grande et plus commode que la sienne. Un jour, elle décida de démissionner. Mais quand elle ouvrit la porte pour ne plus jamais revenir, le kouign amman qui était posé dans la vitrine de vente lui parla : « Je vais t’aider en te donnant le don qu’à chaque fois que tu auras envie de faire des kouign amman, tu en obtiendras, et juste en claquant des doigts ». Le don fonctionna, la pâtissière devint riche et jamais ne mangea, ni ne vendit le petit kouing amman qui lui avait sauvé la carrière.

Patricia B., 6ème B 17


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Pho Il y a un an et demi, ma mère, mon frère et moi étions en train de marcher dans les rues de Hanoî. Nous visitions des temples, ma mère s'arrêtait dans les galeries de peinture ... Vers onze heures trente, nous étions fatigués et nous avions très faim. Comme l'hôtel était loin, nous avions décidé de trouver un restaurant dans la rue. Alors que je cherchais un restaurant des yeux, je vis de miniscules tables et tabourets où plusieurs vietnamiens, presque couchés sur leurs bols, mangeaient des phos. A côté, une vieille dame, debout devant une table plus grande, cuisinait dans une grande marmite un très grand pho. Des gens faisaient la queue devant elle, des bols dans leurs mains. La dame, que je voyais mal à cause de la fumée, leur servait du pho fumant avec une grande louche. Je dis à ma mère : « On peut manger ici ? ». Ma mère, sans me répondre, s'approcha du petit étal en nous prenant la main... Nous avons chacun pris un bol et nous avons fait la queue... Quand j'ai goûté à ce pho si parfumé et savoureux, je me suis dis que c'était le meilleur de ma vie !

Nina M., 6ème B

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Le couscous tunisien J’aime le couscous parce que cela me rappelle les vacances d’été, quand je rentre en Tunisie avec ma famille (mon père, ma mère, mon petit frère de quatre ans). C’était en 2006, quand j’avais 9 ans. C’était le mariage de mon oncle et j’avais mangé beaucoup de couscous. Le couscous, ça se mange avec de l’agneau, du boeuf, du poisson ; avec des pommes de terres et des carottes. C’est très bon mais difficile d’en trouver ici, en Chine. Le couscous, il y en a en Afrique mais aussi au Brésil. Mais sauf qu’au Brésil on le mange différemment ; le matin comme petit-déjeuner. En fait, c’est du couscous cru, mais avec du lait. Hmmm ! Délicieux.

Omar B., 6ème B

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Crème Chantilly !!!!! Je me rappelle bien un jour, chez tonton Jeanmi, j'avais vidé en cachette au moins trois bombes de chantilly (avec Jeanmi). Nous retournions à la cuisine pour finir le repas quand tout à coup je m'aperçus qu'il avait beaucoup de chantilly autour de la bouche. On aurait dit le père Noël. Ma sœur qui nous avait suivis alerta les parents, nous courûmes nous cacher dans la petite pièce secrète du grenier. C'est là que tonton, le seul à connaître l'existence de ce réduit, entreposait ses bombes de crème chantilly. De là, partait un escalier qui menait à la cave. D'ici, après avoir vu les bouteilles de chantilly ! Cette neige dégoulina dedans ma gorge, nous en avions avalé 9 à deux. Nous essayâmes de redescendre, mais ils étaient là et en plus par notre mal de ventre, nous nous écroulâmes par terre. QUEL SOUVENIR !

Charles P., 6ème B

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Le génie de la fondue bourguignonne Il était une fois, moi, Virgil, 1m38, dix ans et demi. Un jour de Décembre où j’allais manger de la fondue bourguignonne avec ma famille, il m’est arrivé quelque chose d’incroyable : en allumant le feu de la fondue, l’huile s’est mise à bouillonner. Au début je pensais que c’était normal mais plus elle bouillonnait plus la table tremblait. Tout à coup un personnage étrange sortit du caquelon. Effrayé, je reculai à grands pas. Le personnage étrange s’exprime à haute voix : - N’aie pas peur, je suis le génie de la fondue bourguignonne, dit-il. Je me rapprochai du génie précautionneusement. - Comme tu m’as libéré du caquelon, tu vas bénéficier d’un de mes dons. - Merci, dis-je d’une voix tremblante. - A chaque fois que tu planteras ton pic dans le caquelon tu attraperas un énorme morceau de viande, bien saignant comme tu les aimes. Et sur ces mots il disparut. Je voulus tester mon don tout de suite. A 21 heures, je pus enfin l’essayer. En ressortant mon pic, un énorme morceau de viande bien saignant, à la bonne odeur de grillé apparut. A la fin de la soirée je suis allé me coucher bien repu.

Virgil M., 6ème B

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LeS GâTeAuX Je vais vous raconter ma journée : Le matin en me levant j’aime bien prendre des madeleines, que je trempe dans mon chocolat, ensuite dans le bus pour aller à l’école, je prends une part de cake au chocolat. En arrivant à l’école, je me dépêche de déguster avec délice un morceau de moelleux au chocolat. Bon ensuite en classe, je vais vous dire ce que je mange mais « chut », car je n’ai pas le droit de manger en classe mais bon je mange quand même : cela s’appelle des chouquettes c’est un petit chou croquant et doré incrusté de petit morceaux de sucres, c’est exquis, succulent, fondant enfin délicieux. Pour la récré de 10h30 je me régale avec une petite tartelette au caramel, hum c’est vraiment exquis. A la cantine ce serait bien, même super, s’il y avait en entrée du melon, en plat chaud frites/hamburger et en dessert, le plus merveilleux et fabuleux des desserts, les PROFITEROLES, ce petit choux si croustillant rempli de glace à la vanille, avec dessus un coulis crémeux de chocolat chaud, c’est plus que délicieux. Je prends ensuite pour la récré de la cantine un éclair au chocolat ou au café, aussi bon l’un que l’autre de toute façon … Viens ensuite le goûter, le repas le plus important de la journée, avec des tartines de nutella et des gâteaux de soirée. Ensuite, on attend un peu pour bien tout digérer. Et on recommence, pour le dîner. Ce serait bien si on avait tout le temps des crêpes et en dessert un tiramisu, gâteau au café et au chocolat etc … c’est vraiment vraiment bon. Après le dîner,je prends une tisane à la rose avec une part de crumble. Et ensuite, je vais me coucher, je dors un peu et quand mes parents sont endormis je me lève sans bruit et vais prendre une part de tarte aux pommes. Et après cette bonne journée avec tous les gâteaux que j’aime et qui m’aiment, je me rendors le ventre bien rempli pour une nouvelle journée.

Emma F., 6ème B 27


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Le saumon On peut le cuire ou le manger cru mais le meilleur c’est le saumon cuit avec du citron ou du beurre fondu. Mieux que cela, ça n’existe pas. Le saumon avec sa chair rose orangé, fumant sortant du four à 180 degrés. Une demiheure de cuisson, c’est long mais ça vaut le coup, surtout si l’on accompagne le saumon de pommes de terre réchauffées. Ce que j’aime aussi, c’est le saumon fumé sur une tranche de pain beurré, toujours citronné. Je me souviens, c’était pendant les vacances d’hiver dans ma maison de vacances, je me suis levé vers 6 heures du matin pour aller chercher du saumon frais. Je revins chez moi tout le monde était levé, j’avais affronté le froid, la pluie, la grêle, la neige ... Pour aller chercher le saumon. Je le mis directement à cuire. J’attendis une demi-heure. Pendant ce temps je préparai les pommes de terre bien coupées sans leur peau avec un léger filet d’huile. Je sortis le poisson du four. Je dégustai ma première bouchée avec joie et en redemandai aussitôt, j’etais au paradis, c’était le bonheur ... Et c’est à ce moment que je me suis réveillé.

Hugo R., 6ème B

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La soupe de Madame Dulalairy

Il était une fois une dame qui s'qppelait Mme Dulalairy. Elle était devenue la championne de la cuisine du Sarh. Un jour Mme Dulalairy a déménagé de N'djamena pour aller au Sahr. Quand Mme Dulalairy est arrivée au Sarh, je suis allé moi-même la chercher avec mon oncle. Car mes parents et moi étions en vacances. Le lendemain matin, Mme Dulalairy prépara le petit-déjeuner. Elle prépara une bonne soupe de crocheli qu'elle accompagna de pain. J'avais adoré et j'ai demandé à Mme Dulalairy de refaire la soupe de crocheli. Et elle répondit “ Oui ”, et en fit beaucoup que je donnai à mon amie qui elle, la donna à son voisin, et tout le village se demanda : “ Qui a fait cette bonne soupe de crocheli ? ”, “ c'est Mme Dulalairy ” répondit mon amie. La soupe était faite de légumes et de crocheli. Tout le village était venu avec sa tasse, pour demander à Mme Dulalairy de lui donner de la soupe. Et ensuite, le chef de village lui demanda : - Voulez-vous être la championne de la cuisine de Sahr ? - Avec plaisir, répondit Mme Dulalairy, et c'est ainsi que Mme Dulalairy est devenue la championne de la cuisine du Sarh.

Ousmane AHMADOU DJAOURO, 6ème B

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Des Mets et des Mots