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5 mars 2013 Pour publication immédiate

Le courage aujourd’hui, c’est de soutenir le dialogue social Une décennie de gouvernement de droite, une crise financière et économique d’une violence inouïe ont laissé notre pays exsangue. Depuis 9 mois, le gouvernement a engagé avec courage et responsabilité le redressement de notre pays. Ce redressement repose sur la restauration de la compétitivité (avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi), l’engagement de la puissance publique (emplois d’avenir, contrats de génération) et la confiance dans les partenaires sociaux. Le dialogue social, c’est le choix d’une méthode qui rompt radicalement avec la pratique de la droite au pouvoir et qui fait entrer la France dans l’ère d’une social-démocratie moderne et qui s’assume. Le gouvernement fixe le cadre de discussion et donne les objectifs. Charge aux organisations représentatives des salarié-e-s et du patronat de trouver la feuille de route et les accords qui permettent d’atteindre ces objectifs. C’est ce qu’ont dit les « 100 parlementaires », dans le Journal du Dimanche du 3 mars, auxquel-le-s je m’associe. Toutes les organisations syndicales ont accepté la méthode, toutes ont contribué à faire de l’accord national interprofessionnel (ANI) ce qu’il est aujourd’hui. Certaines ont décidé de ne pas le ratifier et de faire connaître ce jour, en manifestant, leur opposition à son application. C’est leur droit et il doit être parfaitement respecté. En revanche, le rôle des parlementaires membres de la majorité gouvernementale est, quant à lui, très clair. Il s’agit d’appuyer le gouvernement dans la retranscription fidèle de l’accord signé. Il ne peut être d’exploiter les différences d’appréciation syndicales et d’affaiblir la crédibilité du travail réalisé jusqu’à ce jour par la majorité. Je regrette l’expression de quelques parlementaires socialistes, isolé-e-s, qui nuisent à la lisibilité de l’action gouvernementale. Plus que jamais, aujourd’hui, le courage c’est de tenir à la fois le redressement de notre compétitivité et la conquête de nouveaux droits. Carlos Da Silva


Le courage aujourd’hui, c’est de soutenir le dialogue social