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N°27 - JANVIER 2008

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Ces temps de Cracotte ! ...Passe Passe le temps...

Madame le Maire et l’Equipe Munic ipale Vous invitent à la présentation des V o le samedi 12 janv ier 2008 à 14 he eux ures 30 salle socio-éducativ e, place des Marr onniers.

Voilà déjà 7 ans que nous nous rencontrons grâce à la Cracotte. Sept années ou nous avons effeuillé les thèmes qui ont accompagné l’histoire ancienne et récente de Mazières. L'album photos que nous avons réalisé permet de laisser une empreinte directe du vécu sur le temps. Il faut laisser du temps au temps... Le contournement de Mazières en est l’illustration. Par ces périodes de pauses hivernales et familiales, l’équipe de rédaction a le plaisir de vous offrir une activité ludique et pédagogique à travers la création d’un jeu « MAZIERES L’INCONTOURNABLE » elle vous souhaite de vous amuser en famille ainsi qu'une très bonne année 2008.

Trophée du premier prix régional décerné à notre bulletin.

Rétrospective 2001-2008 de la Cracotte suivez la flèche

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Les Banques Alimentaires L’hiver vient déjà de s’installer. Sa rudesse nous bouscule tous les matins et sa froidure mord nos doigts et nos visages engourdis. L’hiver est là, et comme chaque année, il nous fait prendre conscience que tous n’auront pas la chance de profiter des festivités de Noël. Or Noël, c’est la saison où l’on donne et où l’on reçoit ; la saison où l’on se retrouve en famille, souvent autour d’une table, pour faire la fête et converser. Ce n’est cependant pas le cas pour tout le monde. S’appuyant sur l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme stipulant que « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment l’alimentation, le logement, les soins médicaux ainsi que les services sociaux nécessaires », les œuvres caritatives comme les banques alimentaires se mobilisent chaque année pour venir en aide à ceux qui connaissent une précarité alimentaire alarmante. Beaucoup de dynamisme est nécessaire pour faire face avec efficacité aux défis sociaux de notre temps : la place du vieillissement et de la dépendance, les déstructurations familiales, la persistance de la pauvreté et de la précarité, le désarroi de la jeunesse, la mise à l’écart des travailleurs non qualifiés, l’isolement des sociétés rurales, les attentes en matière de services de qualité, la construction de la cohésion sociale et de nouvelles solidarités. Mais comment expliquer cette situation paradoxale des pays riches industrialisés, qui produisent des biens en abondance, tandis que certains de leurs habitants ont toutes les difficultés à assurer leur minimum vital ? Le creusement des inégalités, le développement de la misère, le manque de ressources, le chômage, la précarité sont à l’origine de la malnutrition et de l’insuffisance alimentaire. Or, il s’avère que la malnutrition est l’une des premières causes de dégradation physique et d’exclusion professionnelle. Alors c’est le cercle vicieux de la précarité qui se met rapidement en place. C’est donc face à ce contexte et en vertu de l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, que plusieurs associations loi 1901 à but non lucratif se sont réunies pour créer en 1984, à Paris, la première Banque Alimentaire Française. Ces associations ont pris modèle sur les « Food Banks » américaines, apparues dès la fin des an-

nées 60 grâce à un certain John van Hengel, bénévole dans une soupe populaire. Aujourd’hui, en France, les banques alimentaires dépar tement ales ou régionales couvrent pratiquement Les bénévoles du Secours Catholique du canton de Mazières la totalité du terripréparant les colis pour la distribution du mercredi après-midi. toire. Elles se sont aussi développées dans plus de 12 pays d’Europe et sont de cette aide alimentaire représentant réunies au sein de la Fédération Euro- 143 millions de repas. péenne des Banques Alimentaires FEBA, Plus près de nous, la Banque Alimencréée en 1986. taire Départementale a son siège soLes questions que l’on est en droit de se cial à Parthenay. Vous avez d’ailleurs poser sont de savoir comment les ban- été nombreux à vous mobiliser les 23 ques alimentaires peuvent avoir accès à et 24 novembre derniers. En effet, pour des denrées alimentaires, et quels sont le canton de Mazières, l’association distributive de la Banque Alimentaire, leurs canaux d’approvisionnement. le Secours Catholique, a ainsi pu colLes sources d’approvisionnement sont lecter environ 300 kilos de marchandimultiples : les producteurs donnent des ses. Un grand merci est donc adressé fruits, des légumes, du lait… l’industrie aux acteurs, donateurs, et bénévoles agro-alimentaire donne toutes sortes de toujours présents sur le terrain. Grâce produits secs, congelés, réfrigérés, en à ces dons, le Secours Catholique efconserve ; ces deux secteurs couvrent fectue sa distribution alimentaire qui a 28% de la collecte. La grande distribu- lieu, à Mazières, un mercredi sur deux. tion donne quotidiennement les produits Cela permet de rencontrer les familles retirés des linéaires avant la date limite en difficulté, de les aider mais aussi de de consommation (25% de la collecte). les rendre acteurs de cette distribution. L’Union Européenne donne, par l’intermé- En effet, une participation de 1,20€ est diaire du Programme Européen d’Aide demandée pour chaque part distribuée. aux plus Démunis (PEAD) des fruits et Mais à travers cette distribution alimenlégumes et des produits céréaliers à taire, ce n’est pas que des denrées qui hauteur de 27% de la collecte. L’Etat in- sont fournies… C’est aussi un temps tervient pour 5%. Et enfin, le grand pu- de partage, un temps d’écoute qui est blic donne, à cette occasion, dans les consacré à ces familles. C’est un moyen grandes surfaces, des denrées non pé- pour elles de ne pas perdre le lien sorissables pour 15% de la collecte. cial. Ainsi, pouvons-nous dire qu’à traUne fois cette collecte effectuée, les vers la distribution alimentaire, l’une des banques alimentaires trient, gèrent et missions du Secours Catholique comme stockent ces denrées dans leurs en- de nombreuses autres associations est trepôts dans le plus grand respect des de « Restaurer l’Homme ». règles d’hygiène et de sécurité alimentaire. Puis elles partagent ces denrées avec un réseau de 4890 associations et organismes sociaux de proximité. Quant à l’aide alimentaire, elle est ensuite pratiquée sous des formes variées : repas, colis, distribution dans les épiceries sociales…

Pour pouvoir se rendre compte de l’importance de cette aide, les 79 Banques Alimentaires Nationales ont distribué en 2006, 71 700 tonnes de denrées, équivalent à 201 millions d’euros. Ainsi, tout au long de l’année, ce sont environ 760.000 personnes qui ont pu bénéficier

Alors continuons de nous mobiliser, car quelle que soit la manière dont nous choisissons de contribuer à la lutte contre la faim – par un don d’argent, de vivres ou de temps – nous pouvons être assuré que notre don sera utilisé à bon escient. Dans notre société d’abondance et de confort, nombreux sont ceux parmi nos concitoyens qui connaissent pourtant la précarité, l’exclusion, la solitude, la perte d’autonomie, autant d’obstacles à une vie épanouie, à une intégration réussie et à la constitution d’une société réconciliée avec elle-même.


Le 18e téléthon du canton de Mazières s’est déroulé sur 2 week-ends. 40 personnes au concert de trompes de chasse animé par le Rallye St Hubert et 400 joueurs au loto animé par Quine animations ont déjà fait du 1er week-end 30 novembre et 1er décembre un début de résultat très prometteur. Le vendredi 7 décembre, le repas-spectacle désormais traditionnel s’est déroulé à St Pardoux. La spécialité du restaurant la Hutte de Verruyes, le « patatou », a fait déplacé 462 convives qui ont assisté à un spectacle de qualité. En 1ère partie, les Rabat l’Egaïe de Vouhé ont fait rire la salle entière avec leurs sketchs et chansons inédits. En 2ème partie, Nina ROBIN a fait vibré le public avec des chansons à texte et à voix (Piaf, Lama…) L’association Patchwork avait encore réalisé de beaux lots pour la tombola. La journée sportive du samedi 8 décembre s’est terminée par un après-midi très maussade, mais cela n’a pas empêché les quelques 130 sportifs (marcheurs, coureurs à pied, vététistes, cyclistes) de sillonner le canton. Afin de reprendre des forces, ils se sont retrouvés à la Boissière en Gâtine pour le déjeuner préparé par une équipe de bénévoles de cette commune. 242 repas ont été servis. Les clubs des Aînés du canton avaient de nouveau préparé le potage pour les 600 repas du weekend. 60 personnes ont joué aux cartes après le repas. Enfin, tous se sont retrouvés à St Marc la Lande pour le verre de l’amitié vers 15 h 30. Côté fil rouge, les JSP et les pompiers ont relevé un challenge contre les habitants du canton. Chaque équipe avait un home-trainer pour réaliser le plus de kilomètres pendant 9 heures tout en maintenant allumé un grand panneau « Téléthon ». L’objectif de ce défi était de rassembler élus, habitants du canton et pompiers pour les sensibiliser au téléthon. Ce fut une réussite, et les pompiers ont gagné d’une courte tête en parcourant 222 km contre 220 km pour les habitants du canton. Les enfants du Mercredi Loisirs, accompagnés par les animatrices, ont participé également en effectuant un jeu de piste qui consistait à rechercher les gênes de la maladie d’un petit garçon. De St Pardoux à St Marc la Lande en passant par la Boissière et les Groseillers, les enfants ont réalisé le parcours en roulotte et charrettes à cheval des écuries de Russey de Saivres. Toutes activités confondues, et avec l’aide des nombreux bénévoles, des sponsors et des partenaires, la somme collectée et reversée à l’A.F.M. est de 7 981 euros.

Bloc Notes Animations des associations locales à la salle socio-éducative : Loto du Comité de Jumelage Togo Samedi 19 janvier Dîner dansant de l’Amicale des Sapeurs Pompiers Mazières-St Pardoux Samedi 26 janvier Concours de cartes du Club des Aînés de Mazières Samedi 2 février Dîner spectacle de l’Association Familles Rurales Samedi 9 février Banquet de l’ACCA de Mazières

Samedi 23 février Buffet campagnard des donneurs de sang Samedi 1 mars Soirées théâtrales des Starter’s Samedis 8, 15 et 22 mars, vendredi 21 mars Soirée dansante de l’APE des écoles primaires et maternelles Samedi 5 avril CAFE GATINE Sur le thème : « Le sort de l’Alsace-Moselle entre 1870 et 1945 : un devoir de mémoire » présenté par Bernard HUFFSCHMITT

Bibliothèque L'adhésion pour 2008 reste inchangée soit : gratuite jusqu'à 16 ans et 6 € par adulte et par an. Une soirée programmée en février avec Suzanne Bontems, la date à définir sera annoncée dans la presse Permanences : Lundi de 16 h 30 à 18 h - Mercredi de 10 h à 12 h - Samedi de 10 h 30 à 12 h


Mazières en histoires

Les voies de communication à Mazières en gâtine A l’heure où la déviation du Bourg de Mazières est en pleine construction, nous allons essayer de voir comment se sont édifiées les diverses voies de communication sur notre commune à travers les âges. Pour cela, plusieurs documents nous permettront de connaître l’évolution de ces voies et tout particulièrement les cartes établies au cours des siècles. La carte des Voies romaines – la Table de Peutinger- peu fiable en elle-même mais qui nous indique un lieu « Rarauna ou Roranum », le point de départ du célèbre « Chemin des Chaussées » qui traverse notre commune, venant de Verruyes et se prolongeant sur Saint Pardoux, puis l’Histoire des grands chemins romains de Nicolas Bergier, l’Atlas de Trudaine datant de 1750, le Plan cadastral de 1830 dit plan Napoléonien, l’Histoire des routes de France du Moyen âge à la Révolution Française de Georges Reverdy, les délibérations du Conseil Municipal ainsi que les constatations tirées du livre de Roger Thabault « Mon village ».

Chemin de Ternant à St Mars (ferme)

Rarauna ou Roranum Rom près de Lezay Lemuno ou Limonum - Poitiers Le problème récurent dans l’archéologie des chemins demeure leur datation. Souvent, des faisceaux d’indices permettent de tenter une chronologie qui est rarement certaine. Une voie est une chose extrêmement vivante et changeante. Le revêtement d’une chaussée s’use énormément sous l’agression de roues recouvertes de fer, sous le piétinement des chevaux et des boeufs ainsi que sous les intempéries. Avec les charrettes qui labouraient les anciennes chaussées, nid de poule après nid de poule, petites réparations ou rénovations sont permanentes. De nombreuses fouilles de voies ont permis d’effectuer des relevées de couches d’entretien souvent nombreuses, de savoir que les voies ont une histoire et que celle-ci est difficile à raconter dans ses détails. L’authenticité d’une voie peut-être prouvée par sa situation, sa relation évidente avec des établissements mais aussi par la toponymie comme nous allons nous en rendre compte. Plusieurs lieux de peuplement vont se dessiner sur le paysage de notre commune à la période celtique. Seuls les noms d’origine gauloise nous indiquent les endroits -Ternant – de « nantos » – la vallée, Montbail- le mont des pommiers, la Cironnière – lieu dédié à la déesse des eaux Sironna, Bel-Air – la hauteur de Bellenos- dieu gaulois, le Beugnon- lieu où l’on récoltait le miel – Forge- lieu où l’on travaillait le fer – Niorteau – le nouveau passage- L’Imbaudière ou déformation de Ambaudière (le im et am deux voyelles nasales très proches et confondues dans notre langage) – les terres de la rivière. Guy Pillard dans son ouvrage sur « Les ruines d’Herbord » fait état de l’Ambaudière – hameau proche des ruines de Sanxay et précise que ce toponyme peut représenter un élément utile pour marquer l’antiquité de l’occupation de ces contrées. Au milieu des forêts qui recouvraient notre sol, des sentiers et chemins rejoignaient ces divers points de peuplement. Il semble qu’un lieu ait , quand même, prédominé, le secteur de Ternant , vue la configuration du terrain, avec l’édification, en premier, d’une ferme gauloise puis, fort probablement, d’un oppidum et par la suite à la période gallo-romaine d’un « vicus »-petit village. Seules des fouilles approfondies permettraient de corroborer ces suppositions.


Mazières en histoires

De nombreux chemins, encore existants, convergent vers cet endroit qui devait être sacré pour nos ancêtres, tout en étant en premier lieu un secteur défensif et, où des eaux omniprésentes peuvent expliquer l’implantation gauloise. Voici quelques chemins que vous pourrez voir sur la carte ci-dessous : Celui de Mazières à Champdeniers par les Forges. Celui de Verruyes (Verruca) à Champdeniers par Ternant, Montbail en passant par la « Folie » - ce nom évoquerait un lieu sacré et consacré au culte druidique. Celui de Ternant au Touchaud avec passage à gué.

Restitution de la ferme de Jaux "Le Camp du Roi".

Exemple de ferme gauloise qui aurait pu s’implanter sur le lieu de Ternant. (Archéologue n°62 de octobre novembre 2002) Celui du Moulin de Ternant rejoignant Saint Mars (Ferme) puis les Forges, ou Maison Neuve, la Folie et Montbail puis Champdeniers. Celui venant de la Lande (village de Saint Marc la Lande) à Saint Mars (ferme), par la Billardière puis la Chandellerie (du gaulois canto –clair et de ialo- clairièreclairière bien exposée au sud) ou bien par la Vandrie.

Chemin, que l’on pouvait trouver à l’époque gauloise, situé proche de Montbail.

Carte détaillée des lieux cités. Le cercle indique l’emplacement du théâtre gallo romain découvert par photo aérienne. L’octogone correspond à l’emplacement des vestiges reconnus –Le contour orangé indique l’emplacement supposé de la ferme puis de l’oppidum. Les chemins datant de l’époque gauloise sont en rouge orangé.


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Bulletin communal de Mazières en Gâtine Janvier 2008  

Bulletin communal de la commune de Mazières en Gâtine, Communauté de Communes du Pays Sud Gâtine, Deux-Sèvres. Janvier 2008