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Centre Antoine Mar tinet

Cycle d’Initiation à l’Histoire Régionale

1914 1918 Le 1er

11

Conflit Mondial en Tarentaise


« Mesdames » Filles de Louis XV

Château de la Bove


La mémoire d’un évènement

Quand ? 16 au 29 avril ou

16 avril au 24 octobre 1917 ?

?

Qui ? Nivelle ou Nivelle et Pétain ? Combien ? 17 000 ou + de 36 000 morts ?

Où ? Zone rouge : 19 000 ha ou 717 ha ?

Le « gommage » du Plateau de Californie


Cerny-en-Laonnois 1951 Initiatives locales et privĂŠes


La mémoire impossible ?

?

« Ils n’ont pas choisi leur sépulture » de Haïm Kern Plateau de Californie (Craonne — Aisne) Mémorial inauguré le 05 novembre 1998 Vandalisé en mai 1999, avril 2006 et volé en août 2014


Grand Quartier Général - G.Q.G 1916

1914 1916 Joseph Jacques Césaire Joffre, né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes

Robert Georges Nivelle,

(Pyrénées-Orientales) et mort le

né le 15 octobre 1856 à Tulle

3 janvier 1931 à Paris

et mort le 22 mars 1924 à Paris.

A la tête du GQG du 25 décembre 1916

1917

au 15 mai 1917. 1918 Henri Philippe Benoni Omer Joseph Pétain, né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de -Calais) et mort le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur lʹîle dʹYeu

Décembre 1917 :

comman-

dant en chef des troupes françaises dʹAfrique du Nord


Après Verdun, quel bilan ?

+

-

Trop

Trop

immobile

pessimiste

« Sʹil mʹest demandé de répondre à la question : « Quel est le vainqueur de la bataille de Verdun ? », je dirai que celle-ci a été gagnée par le général Nivelle

Dans La Force noire

heureusement secondé par le gé-

(1910), Mangin préco-

néral Mangin ».

nise lʹutilisation rapide

Georges Clé-

menceau - Mémoires

et massive des troupes coloniales

issues

de

lʹAfrique noire, dites «

Force

noire » (principalement des tirailleurs sénégalais), en cas de guerre en Europe


Le Plan Un plan préparé par l’E.M de Joffre : une offensive de grande ampleur > fin de la « Guerre de position » > nécessité de « chefs adaptés » : Nivelle et Mangin Les Allemands découvrent l’aSaque qui se prépare : > repli des positions allemandes pour forcer les Français à une aSaque en un seul point, > amener les Français sur le secteur du Chemin des Dames secteur que les Allemands contrôlent depuis septembre 1914 > une « forteresse » avec de nombreuses carrières souterraines aménagées.

Une décision française mais qui sont les maîtres du jeu ?


5ème Armée : Général Mazel

6ème Armée : Général Mangin avec, entre autres, les troupes coloniales

En réserve : - La 10ème Armée : Général Duchêne - La 4ème armée : Général Anthoine

850 000 hommes 2 700 canons 75 2

300

lourds

30ème RI 158ème RI 97ème RI 22ème BCA 13ème BCA + 2ème RA

82 chars Schneider 46 chars SaintChamond

mortiers


La tactique •

Préparation artillerie

Trouée > enfoncement du Front allemand

Progression à la vitesse de 100 mètres toutes les 3 minutes

( > Laon doit-être aSeinte le soir du lancement de l’offensive) •

L’infanterie avance encadrée par les chars blindés

Dès que la 5ème et la 6ème Armées auront réussi la percée, la 10ème et la 4ème Armées suivront.

Fantassin en tenue d’assaut : couverture portée en sautoir roulée dans la toile de tente, un outil individuel, la muse7e à grenades ( 5 à 16), bidon d’eau de 2 l, masque à gaz, paquet de pansements, vivres du jour et munitions (120 cartouches) . Tenue bleu horizon, casque Adrian et fusil Lebel.


La bataille

Préparation artillerie du 12 au 15 avril

1917 :

- une puissance de feu exceptionnelle : 5 000 pièces d’artillerie qui permeSent de tirer 533 obus par minutes, - MAIS un relief défavorable aux Français qui sont en contrebas des lignes allemandes, - un temps exécrable rend difficile l’ajustement des tirs, - une partie de l’armement allemand est enterré dans les groSes,

> un résultat limité

320 mm de fabrication Schneider


L’Offensive : •

3 h 30 : 180 000 hommes se rapprochent des lignes allemandes

6 h : l’ordre de l’assaut est donné

7 h : « la bataille a été livrée à 6 heures, à 7 heures, elle est perdue » - Jean Ybarnégaray député et capitaine ayant participé aux combats.

> les deuxièmes lignes allemandes sont intactes, la préparation d’artillerie n’a pas vraiment joué son rôle, > le terrain est extrêmement boueux empêchant l’infanterie de se déplacer rapidement , les soldats tombent fréquemment à cause de ce sol qui se dérobe sous les pieds. Il neige durant ce 16 avril, > les Allemands cachés dans les carrières sortent par surprise et prennent les Français par revers > les premiers assaillants français sont totalement coupés des suivants, > 128 chars engagés : 57 sont détruits et 64 sont en panne ou enlisés = 94,5 % des blindés sont HS. De + la coordination infanterie / blindés se fait fort mal, > les troupes de choc subissent les plus lourdes pertes : 15 000 Africains en 1ère ligne le 16 avril = 6 000 morts durant ceSe journée.


La question du 16 avril au soir Une bataille prévue pour durer 24 heures, au plus 48 heures, doit-elle être poursuivie si les objectifs ne sont pas aSeints ? Aucune vraie décision n’est prise > passage par des phases très diverses jusqu’au 24 octobre.

17 au 21 avril : poursuite de l’offensive générale—30 000 morts

22 avril au 25 juin :

français et 100 000 blessés et prisonniers

Changement de tactique avec une série d’offensives partielles donnant très peu de résultats

29 avril : Mangin est relevé de son commandement

15 mai : Nivelle est remplacé par Pétain


4 mai : à l’assaut de Craonne


24 octobre : victoire de la Malmaison 17 au 22 octobre - Préparation dʹartillerie. 23 octobre - Le fort de la Malmaison, ainsi que le saillant de Laffaux, les carrières Fruty, Bohéry, Montparnasse sont aux mains des Français, Prise également de Allemant, Vaudesson et Chavignon. 24 au 25 octobre - Les troupes allemandes entament un repli permeSant la prise du mont des Singes, de Pinon, Pargny-Filain et dʹaSeindre les rives de lʹAileSe. Ces nouvelles positions permeSent dʹavoir une vision des lignes allemandes sur le revers du plateau du Chemin des Dames. 25 octobre - Entamant alors leur retraite, les troupes allemandes se replient sur la rive droite de LʹAileSe.

> la France conquiert une position stratégique, la ligne de front reste quasiment la même

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14 18 XI  

Cycle d’Initiation à l’Histoire Régionale, Saisons 2014 et 2015. Le Centre Culturel Marius Hudry de Moûtiers présente la Première Guerre Mon...

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