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Les propositions du monde économique au monde politique

LE GRAND DÉFI

2020 CONSTRUISONS ENSEMBLE LE TERRITOIRE DE DEMAIN

Ch a m b r e d e Co m m e r c e e t d ’ I n d u s t r i e d e M o n t p e l l i e r Lodève - Cœur d’Hérault - Ganges - Pic Saint-Loup - Lunel et Littoral

CCI MONTPELLIER * voir lexique


Nos 12 priorités 1 Une gouvernance économique partagée    2 Une agence de développement   

économique . ...................................................................................Page 01 3 Une école internationale de management   

(Campus Sup de Co/CCI).......................................Pages 02-03 4 Une formation adaptée aux besoins   

de nos entreprises (création, développement, transmission) .....................................................................Pages 02-03 5 Des infrastructures de transport   

mieux coordonnées ...................................................Pages 04-05 6 Des solutions de mobilité fiables   

et durables ...........................................................................Pages 06-07 7 Une vision globale et équilibrée   

de l’urbanisme commercial ............................Pages 08-09

8 Des circuits marchands novateurs   

et performants (pôles thématiques tels que Village Automobile, requalification de l’existant) .......................................................................Pages 10-11 9 L’optimisation de nos gisements   

d’énergies renouvelables .................................Pages 12-13 10 La mutualisation de tous les efforts   

de promotion touristique ..................................Pages 14-15 11 Un vaste programme   

de requalification des structures d’accueil touristique..................................................Pages 14-15 12 L’émergence des filières du futur :   

primo-dépendance, numérique, design, bâtiment durable méditerranéen, œnotourisme, nautisme ...............................................Page 20


Pour une gouvernance économique partagée Mesdames et Messieurs les candidats en vue des élections municipales des 23 et 30 mars 2014,

D’évidence, demain se construit aujourd’hui. Dans le cadre de nos compétences économiques, dans le respect des prérogatives de l’ensemble des collectivités, avec conviction et détermination, nous souhaitons conduire avec vous le changement qui s’impose pour conférer à notre territoire le rayonnement et l’attractivité qu’il mérite. Ce changement passe par une politique qui doit concilier progrès social, préservation de l’environne­ ment et performance économique, au sein de laquelle l’entreprise jouera un rôle sociétal fondamental. Ensemble, nous ferons converger les initiatives pour promouvoir notre territoire et lancer le cycle d’une nouvelle économie, plus juste, plus cohérente, plus performante et plus humaine. Tel était l’objet de la soirée Le Grand Défi, le 5 novembre 2013, telle est la raison de l’intitulé de ce Livre Blanc : « Le Grand Défi 2020 ». Pour initier la prochaine ère qui consacrera la création de richesse locale et globale, nous avons travaillé sur sept grands chantiers que nous estimons prioritaires. Ce projet a mobilisé plus de 50 personnes sur une durée de 6 mois, afin d’identifier les propositions concrètes et complémentaires qui nous permettront d’évoluer vers ce nouveau paradigme. À la clé, c’est une mutation sans précédent qui s’opèrera : • bousculant les vieilles frontières entre les notions de production de biens, et celles de service ou de commerce

• harmonisant localement le prix du foncier et adaptant la fiscalité d’entreprise • faisant naître de nouvelles filières de niveau inter­ national • créant des milliers d’entreprises et des dizaines de milliers d’emplois. Au service de l’intérêt général et s’inscrivant dans le futur immédiat, cet ambitieux projet ne pourra se réaliser sans une réelle gouvernance économique partagée, nourrie de valeurs, de capital humain et d’esprit de performance. C’est pourquoi nous souhaitons que se constitue rapidement une agence de développement économique, réunissant notamment des équipes d’ingénierie et d’économistes de projets. Légère et performante, cette structure doit être l’émanation collégiale et volontaire de l’ensemble des acteurs économiques, privés et publics. À l’heure d’une concurrence exacerbée entre les territoires, seule la volonté de travailler ensemble est à même de répondre aux enjeux de demain et de développer de façon pérenne notre territoire. Il nous apparaît donc impératif de porter à votre connaissance les principales préconisations du monde économique et de connaître vos engagements, afin de les communiquer aux chefs d’entreprise que nous représentons. Très respectueusement,

• transformant les relations entre les acteurs publics et les entreprises privées

André Deljarry, Président de la CCI de Montpellier,

• redessinant la hiérarchie entre donneurs d’ordre et sous-traitants, pour aller vers une démarche collaborative

Vice-Président de la CCIR Languedoc-Roussillon, L’ensemble des Membres élus, Membres associés et Conseillers techniques de la CCI de Montpellier.

1


Formation

1

À retenir

La finalité d’une stratégie de formation à l’échelle du territoire est de répondre à une double attente : celle des chercheurs d’emploi et des salariés dans le cadre de leur évolution personnelle et professionnelle, et celle des entreprises en matière d’embauche et d’adap­ tation de compétences. Elle est basée sur le triptyque formation initiale-formation continueapprentissage. L’accompagnement des entrepri­ ses et l’anti­cipation de leurs besoins constituent la clé de voûte des actions de la CCI.

72 % des entreprises survivent après 3 ans d’activité lorsque leurs dirigeants bénéficient d’un accompagnement sous forme de conseil et de formation. Elles ne sont que 66  % sans ce même accompagnement.

Une offre de formation globale La CCI accompagne les entreprises dans la définition et le déploie­ment de leur politique de formation, à tous les stades de leur développement. Formation / Création

Développement

Transmission

vie de l’entreprise

Deux entités, trois moyens d’actions logo Effectifs accueillis

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

2587

dont 607 apprentis GSCM . en 2013.

APPRENTISSAGE – CFALR FORMATION CONTINUE

Notre constat Le Languedoc-Roussillon connaît une forte croissance en termes d’emploi (+ 21 % sur la période 1999-2007), malgré un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale (14,8 %, contre 10,5 % au niveau national, au deuxième trimestre 2013). 1

2

On observe un déséquilibre important entre les offres et les

demandes d’emplois. 3

Le tissu productif régional est constitué pour l’essentiel de

très petites entreprises. 4

La richesse et la diversité de l’offre de formation sont

méconnues. 2

Effectifs accueillis

2510

dont 520 apprentis . Sud Formation en 2013.


Enseignement et développement des compétences

Cultivons la performance ! Précisions sur notre contexte régional

À retenir

L’offre de formation doit tenir compte des données démographiques, des évolutions du tissu économique et de ses besoins en matière de qualification.

L’apprentissage représente une filière majeure pour la qualification et l’emploi des jeunes :. il aboutit à une insertion professionnelle pour. plus de 80 % d’entre eux.

1

2

3

1ère région de France pour la création d’entreprises

Un secteur tertiaire majoritaire avec près de 80 % des emplois salariés

dont 3 000 sur le territoire)

agriculture = environ 4 %).

Une forte croissance démographi­que : près de 27 % de hausse prévue sur les 30 prochaines années

(15 000 créations en 2012,

(industrie = 8 %, construction = 8 %,

Les conditions de la réussite

Une bonne anticipation des besoins en qualifications et en emplois. Une offre d’accompagnement des entreprises lisible et modulaire. Une mobilisation renforcée des acteurs concernés en faveur de l’apprentissage. Une offre de formation consolidée pour les secteurs les plus demandeurs (tourisme/hôtellerie/restauration, commerce et vente, service à la personne, santé). La capacité à former tout type de public : jeunes, demandeurs­ d’emplois, salariés, dirigeants d’entreprise.

Nos propositions

Pourquoi un nouveau campus à rayonnement international ? L’ouverture du nouveau campus planifiée pour 2018, regroupant en un même lieu le Groupe Sup de Co Montpellier Business School, Sud Formation et la CCI Montpellier, relève d’une impérative nécessité. Afin de pouvoir faire face à la concurrence internationale, le Groupe Sup de Co Montpellier Business School doit disposer d’un cadre attractif, accessible et facilitant l’interaction avec les entreprises. Pour Sud Formation, il est essentiel d’offrir à ses multiples publics, des locaux, des ateliers et des équipements modernes et adaptés aux évolutions des différents métiers, en lien étroit avec les entreprises du territoire. Le regroupement de toutes les entités de la CCI permettra de disposer des moyens techniques et opérationnels adaptés à nos ambitions et à notre mission auprès des chefs d’entreprise. Ce projet s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les synergies entre apprentis, étudiants, chercheurs et entreprises.

Créer ensemble un pôle d’enseignement et de formation à rayonnement local, régional et international (campus Sup de Co, Sud Formation et CCI de Montpellier). 1

Optimiser l’offre de formation à destination des salariés et des dirigeants, en cofinançant une étude sur les besoins des entreprises locales en matière de compétences (adaptation de l’offre à la demande). 2

3

Redonner toute sa place à l’apprentissage, en s’appuyant notamment sur une campagne

de sensibilisation à destination des entreprises.

Promouvoir ensemble le « Socle de formation du créateur/repreneur d’entreprise », dispensant les pré-requis fondamentaux à la réussite et à la pérennité des projets. 4

5 Concevoir une solution globale d’accueil pour faciliter la vie des étudiants et apprentis (logements partagés, alternance habitats étudiants/saisonniers, transports doux, loisirs...). 3


Infrastructures

2

Pour que la métropole montpelliéraine puisse devenir un pôle économique reconnu, le déploie­ ment d’une stratégie d’infrastructures adéquate, intégrant la mise en place d’un maillage cohérent entre les zones urbaines, périurbaines et rurales, est essentiel.

Notre constat

À retenir En moins de 40 ans, la population du territoire a quasiment doublé… et les trajets domicile-travail aussi : en 1975, 24,4 % des actifs occupés de l’Hérault sortaient de leur commune de résidence pour rejoindre leur lieu de travail. En 2009, ils étaient près de 54 %. Ce chiffre dépasse les 80 % pour les actifs du nord de Montpellier !

Positionné sur un carrefour stratégique européen, le territoire métropolitain dispose de toutes les typologies d’infrastructures. 1

La multiplicité et le cloisonnement des autorités organisatrices de transport engendrent une insuffisance d’interconnexion entre les réseaux de transports et les territoires. 2

L’évolution des offres de déplacement, des nouvelles technologies et du pouvoir d’achat, induit des changements de comportements rapides, auxquels il faut s’adapter. 3

Les infrastructures du territoire : état des lieux

Aérien

• La gouvernance fractionnée des 3 aéroports (Montpellier, Béziers et Nîmes) constitue un réel frein à leur développement. Capacité (nombre de passagers/an)

Montpellier

Béziers

(dont 300 000 en lowcost).

(en lowcost uniquement).

1,3 million .

Potentiel de développement estimé à 2,5 millions, sans investissements supplémentaires.

225 000 .

Nîmes 175 000 .

(en lowcost uniquement).

Fluvial et maritime

• De lourds investissements ont été récemment réalisés sur le canal du Rhône à Sète. Pourtant, il reste sous-utilisé. • Le port de Sète dispose d’un fort potentiel. Un rapprochement entre les CCI de Sète et de Montpellier favoriserait son développement et sa lisibilité.

4

Routier

• Le territoire bénéficie d’une bonne desserte routière mais l’absence de pénétrantes dans Montpellier nuit à la fluidité du trafic. • Le réseau périphérique autour de Montpellier est. inachevé.

Tramway

• L’agglomération dispose d’un bon maillage. Néanmoins, le front de mer, l’aéroport et les principales zones d’activité ne sont pas desservis et les temps de trajet sont encore trop longs.

Ferroviaire

• Le développement du TER conduit à une satura­ tion progressive des lignes. • Les projets de contournement Nîmes-Montpellier et de la gare TGV de Montpellier sont en phase de lancement. • Le projet LGV Montpellier-Perpignan a été reporté après 2030, faute de financement.


Renforçons notre rayonnement

par une mise en réseau efficiente et durable Nos propositions Coordonner tous les modes de transport pour assurer la continuité, la rapidité et la simplicité des déplacements, en mutualisant les moyens, notamment financiers. Mettre en œuvre les recommandations de l’étude Transmobilité réalisée par la CCI de Montpellier. 1

Concevoir les infrastructures à une échelle plus large que notre territoire et mettre en cohérence les infrastructures et la gestion des transports en commun pour : 2

• fonctionner en réseau avec d’autres pôles urbains • concilier développement économique et qualité de vie • favoriser la spécialisation des territoires en fonction de leurs atouts respectifs.

Créer une plate-forme multimodale proche de l’aéroport, de la nouvelle gare TGV et de l’autoroute. 3

Participer à une réflexion globale sur les déplacements, qui intègre toutes les parties prenantes (salariés des entreprises et des administrations, étudiants, touristes, transporteurs…) en vue d’améliorer les pratiques (télétravail, décalage des horaires de travail, Plans de Déplacements entreprise et administration…) et mieux réguler les flux. 4

Nos propositions par type d’infrastructures

Aérien

• Développer un grand aéroport régional à vocation européenne, avec la mise en place d’une gouvernance économique partagée des 3 aéroports (spécialisation de Béziers et Nîmes en logistique, de Montpellier pour le transport de passagers), et réaliser une interconnexion entre les gares et l’aéroport.

Fluvial et maritime

• Concevoir ensemble un projet de tourisme et de fret durable : construction de nouvelles infrastructures et conception d’une halte fluviale en réseau avec celles présentes sur les territoires voisins (plateformes techniques d’entretien, approvisionnement en eau, énergie, alimentation, restauration…). • Dynamiser le transport de passagers et le fret au niveau du port de Sète, en collaboration avec l’ensemble des parties prenantes sétoises : renforcement de l’interconnexion avec le Rhône via le canal du Rhône à Sète et réflexion sur la création de l’autoroute de la mer en Méditerranée.

Routier

• Dédier une des voies de l’A9 aux transports en commun. • Finaliser les contournements Est et Ouest de Montpellier, et le LIEN. • Créer des parkings de délestage sur les grands axes montpelliérains, pour garantir l’accès au centre-ville de Montpellier en moins de 15 minutes. • Réaliser deux axes souterrains, nord-sud et est-ouest, pour la traversée de Montpellier. • Inciter au développement rapide de véhicu­ les moins polluants (déploiement de stations de recharge de véhicules électriques par exemple).

Tramway et transports alternatifs

• Finaliser les lignes d’accès vers la mer, l’aéroport et les deux gares. • Assurer la desserte des principales zones d’activités du territoire. • Construire un téléphérique permettant de rejoin­dre rapidement les deux gares et l’aéroport.

* voir lexique

5


2

Infrastructures

Propositions d’aménagement la: CCI Propositions d’aménagement de lade CCI

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Nos propositions de pôles d’échange : Emplacement des futurs parkings tramway

e-Motte

Prades-le-Lez

Anneau de distribution du centre ville : remise en double sens

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Téléphérique Extension ligne de tramway

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Projet d’extension du réseau routier

Réseau routier en 2013 Ligne de tramway en 2013

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Emplacement des futurs parkings tramway

Renforçons notre rayonnement La Grande-Motte

Anneau de distribution du centre ville : remise en double sens

par une mise en réseau efficiente et durable Palavas

Téléphérique

Extension ligne de tramway

Projet d’extension du réseau routier

Réseau routier en 2013 Ligne de tramway en 2013 Ligne 5 en travaux Projet d’extension du tramway Terminus tramway

Jacou

Nice Côte d’Azur, 1ère Métropole de France

Castries

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La Métropole s’appuie sur le projet majeur Éco-Vallée plaine du Var, nouveau pôle de développement économique. L’un des. 10 objectifs du projet, voulu écoexemplaire, est de « mettre en place une stratégie de transports et de déplacements en préalable aux aménagements, et non plus en rattrapage de ceux‐ci, en offrant des alternatives au ʺtout‐voitureʺ ».

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Odysseum

Gare TGV

Lattes centre

Pérols

Aéroport

Un téléphérique nommé avenir Brest est la première ville de France à se doter d’un téléphérique urbain (non touristique). Afin d’améliorer les condi­ tions de desserte du nouveau quartier des Capucins et permettre une irrigation optimale du site, un « tramway volant » de 410 m de long, enjambant la Penfeld, permettra, en 2015, de rallier le quartier depuis le centre-ville et de délester les deux ponts routiers existants, tout en assurant une jonction en ligne droite. Écologique et économique – l’installation d’un kilomètre de téléphérique coûte en moyenne 5 M€, contre 25 M€ pour le tramway – le câble séduit de plus en plus les collectivités. De nombreux projets devraient voir le jour en France dans les 5 prochaines années, comme le téléphérique de Toulouse long de 2,6 km et prévu pour 2017, ou celui dans le Val-deMarne programmé pour 2018, qui assurera Propositions d’aménagement de la CCI : une liaison de 4,5 km entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges. Nos propositions de pôles d’échange : Emplacement des futurs parkings tramway

La Grande-Motte Palavas

Anneau de distribution du centre ville : remise en double sens Téléphérique Extension ligne de tramway Projet d’extension du réseau routier

Réseau routier en 2013

* voir lexique

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3

Urbanisme commercial À retenir

En moins d’une décennie, les nouvelles formes de commerce ont profondément modifié les comportements d’achat et fragilisé le commerce physique, facteur d’attractivité territoriale et de lien social. Il convient aujourd’hui de repenser la dimension commerciale de notre territoire, en garantissant notamment la cohérence entre les centres-villes et leur périphérie. Il faut garantir l’accessibilité, la sécurité et la propreté des centres-villes.

Sur la question du commerce, le Gouvernement (Duflot/Pinel) s’est fixé comme principaux objectifs de : • permettre le dévelop­ pement équilibré de toutes les formes de commerce • mieux intégrer la ques­ tion commerciale dans l’urbanisme et les poli­ tiques territoriales.

Les nouvelles formes de commerces en quelques chiffres

E-commerce

8 % de parts de marché en 2012, . 15 % prévus avant 2020.

Drive

+ 100 % entre juin 2012 . et février 2013, 2 000 unités, . près de 3 millions de clients.

Occasion

En 2012, 80 % des Français ont déjà eu recours à l’achat ou la vente de produits d’occasion entre particuliers, contre 59 % en 2004.

   20 % des ménages présents sur notre territoire déclarent avoir modifié leurs pratiques d’achat.

Notre constat 1 Le potentiel commercial de l’est-héraultais est élevé :

5 Le dynamisme du cœur de ville historique est affecté par :

• des loyers commerciaux trop élevés

• + 15 % de croissance démographique prévue d’ici 2020

• un circuit marchand court et non bouclé

• une accessibilité insuffisante et un manque de lien avec les quartiers limitrophes

• 90 pôles commerciaux existants, dont près de 50 pôles de proximité, 4 pôles de stature régionale, une quarantaine de pôles périphériques et quelques pôles à vocation touristique

• de nombreux conflits d’usage, nocturnes et diurnes

• un déficit des conditions requises (sécurité, propreté…) pour attirer de nouvelles popu­ lations.

• un chiffre d’affaires évalué à plus de 4,3 milliards d’euros. 2 L’évasion commerciale est globalement limitée (de l’ordre de 10 %, dont plus de la moitié imputable à la vente à distance) : 90 % des dépenses sont réalisées sur le territoire.

L’offre relative aux « achats exceptionnels » (ameublement, électroménager, automobile…) se concentre sur l’Agglomération montpelliéraine, lui conférant une stature de pôle commercial régional majeur. 3

4

On constate une faiblesse des pôles

structurants en dehors de l’Agglomération montpelliéraine. 8

6

En périphérie :

• l’offre commerciale est saturée, se carac­ térisant par le poids important des grands équipements commerciaux périphériques et la faible répartition des pôles intermédiaires.

• les espaces dédiés au stationnement vont se réduire (loi ALUR*), risquant de poser problème lors de la requalification des zones commerciales vieillissantes, pourvues de nombreux parkings nécessaires à leur activité.

• L’avenue de la mer est un pôle vieillissant qui nécessite une remise à niveau.


Garantissons des centres-villes forts

et des périphéries performantes Les conditions de la réussite

Penser le territoire de façon globale.

Maîtriser les complémentarités et les équilibres commer­ciaux entre centres-villes et périphéries, commerces indépendants et succursalistes.

Préserver les différentes formes de commerce et l’offre de qualité.

Soutenir l’attractivité des pôles urbains hors Montpellier.

Garantir la mixité des activités.

Assurer la cohérence des décisions futures en encoura­ geant notamment le dialogue entre les associations de commer­çants, les collectivités et la CCI.

À retenir Développement commercial de l’Est héraultais Au cours des dix prochaines années, le potentiel de développement des Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) sur le territoire de la CCI Montpellier est estimé entre 80 000 et 100 000 m² maximum. Des choix seront donc à faire, car 31 000 m² sont déjà autorisés mais non encore réalisés, et les projets pressentis sur l’ensemble du territoire sont évalués entre 158 000 et 225 000 m².

Nos propositions Systématiser de manière concertée la rédaction des Documents d’A­mé­nagement Commercial (DAC*), sur la base de l’expertise de la CCI (cf. études Pivadis et Bérénice). 1

Créer 4 plates-formes de distribution (stockage et livraison pour les commerçants, retrait pour les consommateurs). 2

Privilégier la requalification des espaces com­merciaux vieillissants. 3

Hiérarchiser et maîtriser les projets de dévelop­pements commerciaux, dans la limite de 100 000 m² sur 10 ans. 4

Planifier sur 5 ans la réfection de l’espace marchand et améliorer son acces­si­bilité (jalonnement et fléchage des parkings, voirie, éclairage public, mobilier urbain, signalétique commerciale…). 7

8 Créer

un authentique circuit marchand intégrant deux axes commerciaux struc­turants dans le cœur de ville historique (Gare-LaissacJeu de Paume-Peyrou et Gare-ComédiePréfecture-Peyrou). 9 Créer

un pôle ludique sur l’emplacement de l’ancienne Mairie de Montpellier pour valoriser le centre-ville. 10 Doubler la surface de vente

Soutenir le commerce indépendant, richesse du cœur de ville historique et vecteur de diversité dans l’offre commerciale.

des Halles Laissac et aménager des parkings.

Créer des pôles commerciaux théma­tiques dont le Village Automobile regroupant l’ensemble des concessionnaires (maison et loisirs, commerces de bouche, etc.).

Permettre aux commerçants implantés avenue de la Mer de se repositionner en priorité sur le projet Ode.

5

6

11

* voir lexique

9


Urbanisme commercial

Qu’est-ce qu’un circuit marchand ?

Place Albert 1er

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ersité

Il définit une disposition cohérente, lisible, structurée et continue des activités commerciales, afin de cadencer les parcours, de catalyser les flux et de dessiner des itinéraires de liaison privilégiés. Il est appréhendé de façon globale, afin d’orienter les consommateurs, occasionnels ou réguliers, dans leur découverte du centre-ville et de son offre commerciale, depuis les parkings ou transports en commun, jusqu’aux commerces. Le circuit marchand doit favoriser une déambulation plaisante et une dynamique de flux.

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Extension de la piétonisation

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Aménagement du Plan Cabane

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Esplanade du Peyrou

Il convient pour cela de traiter les discontinuités dans le linéaire marchand, en favorisant notamment la reprise des locaux vacants, de travailler les jalonnements et la hiérarchisation des rues, et d’améliorer l’aspect de l’espace marchand.

Arc de Triomphe 450 Places

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Action de rénovation urbaine

Nouvea St-Roc

10


Garantissons des centres-villes forts

et des périphéries performantes

Circuit marchand Flux desservant la zone marchande Zones commerciales en projet Nos propositions de pôles d’échanges : emplacement des futurs parkings tramway Anneau de distribution du centre ville : remise en double sens

Corum Centre des Congrès

Futures stations de Tramway

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4

Énergies & construction

Le déploiement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique s’im­­po­sent aujourd’hui comme une nécessité éco­no­mique, règlementaire et environnemen­ tale. Le fort potentiel dont nous disposons en la matière constitue un réel levier de croissance pour amener notre territoire à jouer un rôle de premier plan au niveau national.

Les conditions de la réussite

Structurer le secteur autour d’un contrat de filière. Faciliter la prise de conscience des enjeux énergé­tiques locaux auprès des élus. Mieux communiquer auprès des acteurs du secteur sur le potentiel énergétique et économique de notre territoire. Favoriser le développement d’une économie locale de proximité.

Notre constat 1

Notre territoire accueille plus de 1 000

entreprises spécialisées dans les énergies renou­ velables, dont une dizaine ont une envergure nationale, voire internationale. 2 Ce secteur bénéficie localement d’un large éventail de structures de formations, plateformes technologiques et laboratoires spécialisés, fédérés par un pôle de compétitivité (Derbi) dynamique. 3 Cependant, la baisse des incitations et des procédures de plus en plus complexes ont fortement impacté le développement des entreprises et engendré de nombreuses pertes d’emplois sur notre territoire.

12

À retenir La rentabilité écono­mique des énergies renouvelables permet aujourd’hui aux collec­tivi­tés d’accueillir des. projets qui s’appuient à 100  % sur l’investisse­ ment privé (solutions dites « tiers investisseurs »). L’absence de contri­butions financières constitue donc une réelle opportunité pour l’accueil de projets sur notre territoire.

Construction durable dans l’Hérault

11 841

(1)

entreprises et 21 717(2) emplois dans le secteur de la construction.. (1) source INSEE 2012 – (2) source Accos Urssaf.

3 000

emplois dédiés à la seule rénovation énergétique d’ici 2017 (estimation à partir des données du Schéma Climat Air Énergie Languedoc-Roussillon 2013).


Impulsons aujourd’hui

les solutions pour demain L’autoconsommation photovoltaïque : principe et périmètre d’action

La success-story de la démarche « Bâtiments Durables Méditerranéens » (BDM)

Elle consiste à connecter l’installation du consomma­ teur/producteur, soit uniquement à son installation électrique, soit dans un mode de partage avec un ou plusieurs sites déterminés dans son voisinage. L’électricité excédentaire continue d’être injectée sur le réseau local.

La démarche BDM est un Système Participatif de Garantie (SPG) sur les projets de bâtiments durables neufs ou réhabilités.. Il s’agit à la fois d’un référentiel d’auto-évaluation sur les aspects environnementaux, sociaux et économiques, mais aussi d’un système d’accompagnement pour tous les acteurs du projet, et d’une validation finale du niveau de performance par une commission interprofessionnelle.

Cette technologie est l’une des seules qui soit en mesure de produire de l’électricité au plus près du consommateur : au niveau d’un bâtiment mais également d’un quartier, d’une commune ou d’une intercommuna­lité.

Plus de 150 projets de bâtiments ont été développés en région PACA depuis 2008. Aujourd’hui, cette méthodologie se développe en Languedoc-Roussillon, à l’initiative de la Région et de la Délégation régionale de l’ADEME. Le centre de ressources régional ECOBATP LR est en charge du développement et de l’animation de la Démarche.

MARCHE BDM DÉ R NE AG MP RISE O ÎT C E AC MA RAG LA UV O ’ D

À retenir En Allemagne, déjà un tiers des systèmes d’énergie solaire sont basés sur un modèle d’entreprise en autoconsommation.

PRIDES*

Systématiser la prise en compte des énergies renouvelables dans les documents d’urbanisme et les appels d’offre publics.

Source : . www.polebdm.eu/ la-demarche-bdm

DÉVELOPPER. LES SYNERGIES

CAP ITALISATION

Nos propositions 1

AC CO MP A EN LE GNE TR S . R. EP RIS ES

* PRIDES : Pôle Régional d’Innovation et de Développement Économique Solidaire.

Développer le label « Commune à Énergie Positive ». 5

S’appuyer sur la démarche Bâtiment Durable Méditerranéen pour construire ou rénover les bâtiments publics et privés. 2

Bâtir une tour à énergie positive sur l’agglomération de Montpellier, qui marque le démarrage d’une nouvelle ère urbanistique et énergétique. 3

Faire de notre territoire le leader national de l’autoconsommation photovoltaïque par la mise en place de modalités de soutien (prime au kWh autoconsommé, « net metering »). 4

Élaborer des contrats d’objectifs à l’échelle de chaque collectivité pour le déploiement des énergies renouvelables et de bâtiments durables. 6

Engager les collectivités locales dans le Club Énergie 34 pour favoriser les échanges avec les acteurs économiques. 7

13


5

Tourisme À retenir

Terre de contraste baignée de soleil, façonnée par la nature et l’homme, notre territoire dispose d’un potentiel exceptionnel, offrant de multiples possibilités de détente et de loisirs.

Abritant 2/3 des espèces animales et végétales connues en France métro­politaine, le LanguedocRoussillon est l’une des trois régions les plus riches en termes de biodiversité. Elle abrite notamment plusieurs espèces endémiques.

1

3

Un environnement préservé et diversifié

Le 1er vignoble au monde en termes de surface

2

4

5

Un patrimoine architectural et culturel remarquable

300 jours . d’ensoleillement . par an

Un littoral constitué . de nombreuses plages . très accessibles

Le tourisme dans l’Hérault

39 millions

de nuitées touristiques par an.

1,7 milliard

d’euros de chiffre d’affaires (soit 35 % de l’activité touristique régionale).

42 000

emplois touristiques, directs . et indirects.

Source : Hérault Tourisme 2012 - Agence de Développement Touristique.

Notre constat 1 La demande a profondément évolué au cours des vingt dernières années  : de consommateurs « passifs », les touristes se sont progressivement mués en acteurs du tourisme à part entière, avec des exigences renforcées (rapport qualité / prix, immédiateté…) et des attentes en constante mutation. 2

La multiplicité des acteurs et le manque de

coordination entre les organis­mes publics chargés du tourisme conduisent à un morcellement de l’offre.

L’offre tend à se standardiser, au détri­ment de l’authenticité du territoire. 3

Depuis la mission Racine* en 1963, il n’y a pas eu de projet territorial d’envergure visant à redynamiser le tourisme régional. 4

5

Bien qu’en constante progression, l’amélio­

ration de la qua­­lité et la montée en gamme sont nécessaires.

6

Œnotourisme

Le potentiel est énorme, il s’exprime par des initiatives individuelles de qualité, mais la desti­ nation œnotouristique n’est pas identifiée ! 7

Nautisme

La complémentarité des activités est réelle, mais on constate une faiblesse de la filière des sports nautiques légers en termes de communication, de promotion et d’infrastructures. 8

Tourisme urbain et d’affaires

Son poids économique est important, mais il doit poursuivre sa structuration. L’héberge­ment touris­ tique est fragilisé par le paracommer­cialisme et le monopole grandissant des chaînes. 9

Tourisme vert

Les pratiques écotouristiques sont sous-exploitées et manquent de synergie entre le littoral et l’hinterland.

Le secteur touristique ne peut plus se contenter d’une économie de l’offre. Il doit s’adapter en permanence en intégrant dans sa réflexion une approche globale et organisée du territoire. 14


Faisons de notre territoire la première

destination française Nature et Patrimoine Les conditions de la réussite Pour que notre territoire devienne une destination touristique reconnue et attractive, il convient de conjuguer nos efforts pour :

Disposer d’une offre plus qualitative, qui réponde spécifi­quement aux clientèles ciblées. Valoriser la très grande diversité des activités proposées sur le territoire, en améliorant la lisibilité de la destination et des différentes voies touristiques (canaux fluviaux, voies vertes, route du vin…).

La success story du cluster* GOazen Créé en 2008 à l’initiative de la CCI de Bayonne, GOazen (« Allons-y !» en basque) fédère 580 entreprises et instaure un dialogue permanent avec les collectivités. Il réalise la coordination entre enjeux touristiques et management territorial. Seul cluster français dédié au tourisme à l’échelle d’une destination, il décline sa stratégie autour de quatre axes : marketing, ressources humaines, innovation et qualité, interaction avec les politiques publiques.

Aménager notre patrimoine à vocation touristique et requalifier nos équipements. Structurer le secteur par la mise en réseau des acteurs, la constitution de filières, la qualification de l’offre. Clarifier les compétences, les rôles et les missions des acteurs publics. Intégrer davantage les habitants aux projets touris­ tiques (rôle d’ambassadeurs de la destination).

Nos propositions Créer un cluster* pour construire ensemble des offres touristiques cohérentes et complémentaires (mise. en place d’une Agence réceptive*, conception de packa­ ges touristiques, création de passerelles entre activités…). 1

Faire de la qualité de l’accueil et du service er le 1 atout de notre attractivité touristique, grâce à un programme de formation et d’accompagnement systématique (articulation Qualité Hérault et Qualité Sud de France). 2

Créer un vaste dispositif de financement concerté public-privé, visant à la requalification des appartements de notre façade littorale et à la création de nouveaux projets touristiques innovants et durables. 3

Créer deux lieux d’accueil tout-en-un (hôtel, maison de pays, antenne de l’Office de Tourisme…) au niveau du lac du Salagou et de la porte d’entrée sur les Causses et Cévennes. 4

5

Œnotourisme

Nautisme

Tourisme urbain et d’affaires

Tourisme vert

Parc de loisirs

Créer une filière œnotouristique et structurer La route des vins inter-territoires. 6

Réhabiliter les infrastructures portuaires vieillis­ santes et promouvoir les sports nautiques légers. 7

Fédérer et structurer l’offre en proposant les services attendus pour des courts séjours. 8

Valoriser l’arrière-pays  et sa très grande diversité d’activités et de destinations, par une stratégie de communication commune et fédératrice, en lien avec le littoral. 9

Créer un parc de loisirs intelligent et novateur sur un thème emblématique et représentatif de notre territoire.

* voir lexique

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6

Innovation

Gage de progrès et de pérennité, l’innovation doit prendre part au développement de l’ensemble des entreprises, tous secteurs d’activités confondus (y compris les services). Pour qu’une véritable culture de l’innovation dans l’entreprise prospère sur notre territoire, « l’innovation pour tous » et sous toutes ses formes – technologique, managériale, marketing, sociale ou de service – doit constituer le fil conducteur de nos actions.

Les conditions de la réussite

Une détection efficace et la valorisation du potentiel d’inno­vation des entreprises, en particulier des PME et TPE. Des dispositifs d’accompagnement visibles et cohérents. Un accès à l’innovation et à la recherche facilité pour toutes les entreprises du territoire, tous secteurs confondus (industrie, service, commerce…). Un soutien performant à l’innovation technologique et non technologique. Une mise en réseau efficiente Recherche/Entrepreneuriat.

Notre constat 1 Le tissu économique se compose essentiel­ lement de PME. 2

Le potentiel d’innovation régional est encore

sous exploité et se caractérise par la faiblesse de sa recherche privée. 3

Le territoire bénéficie d’une Stratégie Régionale

d’Innovation (SRI*) mobilisatrice, de dispositifs efficaces pour accompagner et financer l’innovation (BpiFrance*, Transferts-LR*, etc.). 4

Cependant, le maillage reste insuffisant entre

les entreprises, les chercheurs et les dispositifs d’appui publics ; le soutien régional à l’innovation non technologique doit s’adapter davantage au potentiel des secteurs concernés. 16

Les atouts du Languedoc-Roussillon 1

7 pôles de compétitivité, . 7 « laboratoires d’excellence », 47 Grands Plateaux Techniques de Recherche ouverts aux entreprises 2

La plus forte progression française des dépenses de R&D 3

Cinquième région française pour les dépôts de brevets européens


Rendons l’innovation

accessible à toutes nos entreprises À retenir Territoire de Montpellier : • 1er territoire français pour l’intensité de la recherche publique • 1 actif sur 2 occupant une fonction de conceptionrecherche en région basé sur l’aire urbaine, soit . 9 000 emplois. BIC* de Montpellier : • 515 entreprises innovantes créées • 4 400 emplois directs générés • 607 millions d’euros de CA générés • 88 % de taux de pérennité à 3 ans . (contre 66,9 % au national), et 75 % à 5 ans • 6 lauréats au Concours national 2013 d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, accompagnés par le BIC.

L’innovation « non technologique » Cette notion recouvre les activités innovantes à dimen­­ sion organisationnelle de marketing, sociale ou de service. Les entreprises y recourent pour améliorer la qualité des biens et services qu’elles proposent, réduire le temps de réponse aux besoins des clients, maintenir ou accroître leurs parts de marché, introduire leurs produits auprès de nouveaux consommateurs ou sur de nouveaux marchés.

Nos propositions 1 Créer une instance de coordination de l’en­semble des dispositifs d’innovation existants (BIC*, Transferts-LR*, Directions économiques des collectivités, etc.), permettant de proposer un parcours d’accompagnement personnalisé aux porteurs de projets et aux entreprises.

Focus SATT* « AxLR » : moteur de l’innovation technologique en Région La Société d’Accélération du Transfert de Technologies « AxLR » a été créée le 1er août 2012 par l’État, les universités et les organismes de recherche présents en LanguedocRoussillon. Elle s’inscrit dans le cadre de l’action « Fonds national de valorisation » du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA*). Objectif : améliorer l’efficacité du transfert de technologies et, à terme, favoriser la création d’emplois. Suite au premier appel à projet, 12 projets ont été retenus le 12 juillet 2013. Ils concernent la biologie-santé et les biotechnologies (67 %), l’énergie et l’environnement (17 %), les sciences de l’ingénieur (8 %) et la chimie des matériaux (8 %).

3S* : définir les domaines d’innovation de demain Dans le cadre de la programmation des fonds européens 20142020, l’Union européenne attend des régions qu’elles élaborent une stratégie de recherche et d’innovation de « spécialisation intelligente » : « Smart Specialisation Strategy », dite 3S. L’enjeu est donc de définir les domaines d’innovation, pour lesquels le Languedoc-Roussillon dispose d’atouts, et susceptibles de créer un développement économique significatif à moyen terme. 250 contributions ont été déposées sur le site dédié 3S-en-LR, lors de la consultation qui s’est déroulée du 2 avril au 28 mai 2013. Les domaines d’activité identifiés seront communiqués après validation par les autorités politiques régionales et l’Union européenne.

(modes d’accompagne­ment, pépinières horsmurs, nature des innovations). Faciliter la commercialisation des innova­tions matérielles (dans la continuité de Transferts-LR*), et immatérielles (managériales, intégration des technologies de l’information…). 4

Soutenir, en phase avec la 3S*, le dévelop­pement de clusters* régionaux, dans les domaines à fort potentiel (santé/bien-être, TIC, biotechnologies, éco-industries…) en facilitant les relations entre entreprises, écoles, centres et laboratoires de recherche. 2

Développer et investir dans l’émer­ gence de nouveaux concepts de pépinières 3

* voir lexique

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Nouvelle Économie

7

La Nouvelle Économie se définit comme un écosystème ouvert, dans lequel évoluent des entreprises proposant des produits et services nouveaux, issus de technologies spécialisées. Dépassant les clivages entre industrie, service et commerce, elle concerne aussi bien la production que les technologies de la communication, les transports, les services ou encore la culture. Dans un contexte concurrentiel, son développement doit, plus que jamais, être favorisé sur notre territoire.

15 000

c’est le potentiel estimé des entreprises relevant . de l’industrie, de la construction et des services . aux entreprises, sur la circonscription de Montpellier, dont plus de 9 000 dans les secteurs de l’industrie et de la construction.

+ de 2 %

c’est la hausse de création d’emplois enregistrée fin 2010 dans le secteur industriel, malgré les difficultés rencontrées par le BTP, soit 30 000 emplois salariés (données Pôle Emploi).

Les conditions de la réussite

Développer un écosystème favorable aux activités de la Nouvelle Économie.

1=3

Mobiliser et fédérer les parties prenantes prioritaires de cet écosystème.

1 emploi industriel génère 3 emplois dans les secteurs du commerce et des services.

Favoriser l’évolution des compétences et leur mobili­ sation. Structurer davantage les regroupements d’entreprises existants et permettre le développement de nouvelles coopérations dans des secteurs stratégiques.

Notre constat 1

Notre territoire développe des infrastruc­

tures numériques de grande qualité. 2

Nous disposons de plusieurs domaines

d’activités spécifiques : santé, agronomie, Internet et technologies de communication, écoindustries (dont l’écoconstruction et les énergies renouvelables). 3

Plusieurs secteurs de l’industrie dite

« classique », porteurs d’emplois, sont également présents sur le territoire : bâtiment, nautisme, agro-alimentaire, métallurgie, électronique. 4 Nos incubateurs et pépinières d’entreprises sont reconnus pour l’accueil et l’accompagnement des jeunes entreprises innovantes. 5

La Région est dotée de nombreux acteurs :

les Pôles de compétitivité, les filières AGIR*, des 18

clusters* et clubs d’entreprises, des fédérations. professionnelles. Néanmoins, leur multiplicité tend à compliquer le parcours des créateurs d’entreprise et peut décourager les entreprises souhaitant s’implanter sur notre territoire.

L’installation des entreprises est freinée par le prix trop élevé du foncier et le manque d’offres immobilières sur-mesure. 6

7

Plusieurs filières fonctionnent bien :

Translog (transport et logistique), Biomeridies (biotechnologies), Club Énergie 34 (énergies renouvelables et construction durable), PixLR et Novae (numérique), LRIA (agroalimentaire), OcWell (bien-être), Swelia (eau). D’autres, comme KLR (kitesurf) ou la filière Nautisme, auraient besoin d’être soutenues. En outre, il existe un réel potentiel de développement d’autres filières.


Engageons notre territoire

dans la 3ème révolution industrielle Les 34 plans de l’État pour reconquérir l’industrie Le 12 septembre dernier, le gouvernement a présenté les 34 plans de « reconquête industrielle » pour préparer au défi de la compétition mondiale ses filières les plus prometteuses. Ils se déclinent selon trois axes stratégiques : la transition énergétique et environnementale, la santé et l’économie du vivant, le numérique. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a précisé le rôle prépondérant des régions dans leurs mises en œuvre : elles doivent, en lien avec leur stratégie régionale d’innovation, choisir sur leur territoire cinq plans qualifiés de stratégiques et cinq autres correspondant à leurs priorités régionales, puis désigner, pour chacun d’eux, un chef de projet choisi parmi les patrons de PME.

Cette démarche, basée sur la mobilisation terri­ toriale, doit permettre de renforcer le dialogue entre le public et le privé, l’industrie et la recherche, et améliorer la prise en compte des besoins de formation des entreprises du futur.

Nos propositions Déployer des appels à projets innovants à destination des PME locales sur des thématiques porteuses (écologie, numérique…), dans des logiques collaboratives entre entreprises. 1

Promouvoir le concept de co-traitance et le développement de services de qualité : • en se basant sur des savoir-faire certifiés/label­ lisés et des technologies innovantes élargis à la Nouvelle Economie • en soutenant l’organisation de conventions d’affaires et rencontres multisectorielles • par des actions de communication/sensibi­lisation dédiées (visites d’entreprises, Semaine de l’Industrie…). 3 Garantir l’accès au haut débit sur l’ensemble du territoire, animer un centre Ressources Numériques et créer une Académie du Numérique. 2

Mettre en place les filières à fort potentiel et favoriser le développement des filières d’entreprises existantes (cf. Focus p.20). 4

Former les acheteurs de la collectivité à l’intégration de clauses «  Innovations  » et « RSE » dans les marchés publics. 5

Focus RSE : la cellule de réflexion sur les appels d’offre de la CCI Montpellier La CCI de Montpellier impulse depuis plusieurs années une action globale tendant à faciliter l’accès des PME de la circonscription aux marchés publics et privés. Dans le cadre de cette stratégie, il semble nécessaire de faire apparaître une mention légale afin de « privilégier » ou « discriminer positivement » les entreprises locales selon des critères prédéfinis et porteurs de sens dans les appels d’offres des donneurs d’ordre qui le souhaiteraient. Une cellule de réflexion a été constituée afin de réfléchir à des propositions susceptibles d’aboutir à un modèle d’ « appel d’offre Citoyen ». Des pistes de travail sont aujourd’hui à l’étude afin d’être proposées aux élus locaux. Parmi elles : • l’intégration de critères sociaux et environnementaux • une vigilance systématique sur la « capacité à faire » des entreprises candidates (obligation de citer les sous-traitants prévus) • la mise en œuvre de moyens pour contrôler le respect des engagements • la formation des entreprises locales à une meilleure présen­ tation de leur dossier, et des acheteurs des collectivités pour inclure les aspects RSE • la mise en œuvre d’un guide des bonnes pratiques à destina­ tion des acheteurs.

Informer les chefs d’entreprise sur la nécessité de développer leur action commerciale auprès des acheteurs publics, afin que soient prises en compte, dans l’élaboration des cahiers des charges, leurs offres différenciantes en termes d’innovation. 6

Intégrer systématiquement l’industrie dans les projets de territoire : plans d’urbanisme favo­rables, aides à l’investissement, aides à la relocalisation… 7

Créer une plate-forme d’accompagne­ ment dédiée aux mutations industrielles incluant Ressources Humaines et financement, associant syndicats professionnels et de salariés, afin de : 8

• formaliser et soutenir les projets des entreprises de la Nouvelle Economie • traiter les besoins en compétences et anticiper leur évolution. Faire vivre les Parcs d’Activités actuels et futurs de manière concertée. 9

* voir lexique

19


Nouvelle Économie

Encourageons

Filières

les synergies Pourquoi une agence de développement économique ?

Créatrices de valeurs et d’emplois, les filières constituent une solution incontournable et parfaitement adaptée à notre tissu économique, composé essentiellement de PME et TPE. Elles offrent une plus grande lisibilité et une plus grande efficacité aux entrepreneurs et porteurs de projets. Le renforcement de la collaboration entre nos services et la mutualisation des compétences s’avèrent primordial pour structurer davantage les regroupements existants et permettre le développement de nouvelles coopérations dans des secteurs stratégiques.

Consciente des enjeux sur l’attractivité et la concur­ rence entre territoires, soucieuse de l’efficience des actions publiques sur le secteur économique, la CCI de Montpellier appelle à la création d’une agence de développement économique. Cette agence créée de manière partenariale, avec mutualisation des moyens dans le cadre d’une gouvernance partagée sera le meilleur outil territorial au service du développement économique. Elle fédérera l’ensemble des acteurs publics et privés, fixera des priorités de développement, d’attractivité et de pérennisation des activités. Elle disposera pour ce faire, d’une expertise économique et technique, d’une ingénierie financière réactive.

Focus sur la filière Primo-dépendance

Club Énergie 34, la filière ENR et construction durable de l’Hérault

La population médicale et paramédicale, les structures médico-sociales, les aidants familiaux et les entreprises spécialisées (domotique, télé­ surveillance, ergonomie) sont au premier plan dans la mise en place des stratégies de prise en charge. En vue de fluidifier le parcours de soin, coordonner les acteurs et favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, la CCI de Montpellier souhaite contribuer à l’émergence d’activités économiques, créatrices de valeur et d‘emploi dans ce secteur, dans le contexte de la Nouvelle Économie.

Le Club Énergie 34, créé en 2007 et animé par les 3 CCI de l’Hérault, fédère désormais 500 acteurs concernés par les énergies renouvelables et la construction durable : laboratoires de recherche, architectes, installateurs, mais aussi bureaux d’étude, fabricants, donneurs d’ordre publics ou centres de formation. En 6 ans, une vingtaine de réunions ont été organisées, rassemblant en moyenne 100 personnes à chaque plénière.

Focus sur la filière Design et Création Le design constitue l’identité d’un territoire et un formidable levier pour améliorer l’attractivité et le cadre de vie, revitaliser les artères commerciales et stimuler l’innovation et la créativité. C’est pourquoi la CCI de Montpellier mène actuellement une vaste réflexion autour de cette filière, comme vecteur de développement commercial et d’image.

Nos propositions 1 Mettre en place ensemble la filière Primo-dépendance. 2

Créer :

• la filière Bâtiment Durable • la filière Œnotouristique • la filière dédiée à l’Économie numérique. 3

prises du secteur de la plaisance maritime

et fluviale. 6

Soutenir le développement :

• des filières Translog (secteur du transport et de la logis­tique) et BPHU (déconstruction

Promouvoir le développement des

• des industries de l’Environnement et

filières autour du nautisme. 20

Favoriser le développement des entre­

Étudier l’opportunité de développer

une filière Design et Création. 4

5

de bâteaux de plaisance hors d’usage) de l’Économie Circulaire.


Lexique

Agence réceptive Structure (travailleur indépendant ou société) concevant et réalisant des programmes de séjours et visites dans son territoire d’implantation. Son volume d’affaires lui permet d’acheter auprès des fournisseurs des prestations bénéficiant de réductions conséquentes. Les principaux services proposés sont : réservation (chambres d’hôtel, restaurants, soirées, guides, transports, etc.), organisation, exécution et contrôle des prestations, transmission d’informations générales et techniques.

AGIR

(Accompagnement Global et Investissement Régional) Contrats de filières mis en place par la Région, contribuant à la réalisation de projets collectifs proposés par les entreprises de secteurs déterminés. Ces contrats de trois ans génèrent un programme concerté d’actions et font l’objet d’une évaluation sur l’emploi, les investissements et la valeur ajoutée. À ce jour, la Région dénombre. 8 contrats AGIR (Agroalimentaire, Logistique et Transports, Équipementiers et fournisseurs vitivinicoles, TIC, Eau, Forêt et filière bois, Fruits et Légumes, Bio).

BIC

(Business and Innovation Center) Incubateur d’entreprises de Montpellier Agglomération, accompagnant la création et le développement d’entreprises innovantes. Créé en 1987, il fait partie du NBIA (Réseau américain des incubateurs d’envergure internationale), du réseau European BIC Network (EBN) et du réseau régional Synersud.

Bpifrance

(Banque Publique d’Investissement de France) La nouvelle Bpifrance Languedoc-Roussillon a été officiel­ lement lancée le 12 juin 2013. Elle regroupe Oseo, CDC Entreprise, le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) et le FSI Régions. Créée par la loi du 1er janvier 2013, elle aide et soutient les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en démocratisant l’accès aux financements et en renforçant les outils d’accompagnement pour les PME et les ETI.

Cluster Regroupement de partenaires ayant la volonté de créer et entretenir un système relationnel autour d’un savoir-faire, dans le but d’accroître leurs performances et d’accéder à de nouveaux marchés.

Loi ALUR

(Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) Le projet de loi, dit également « projet de loi Duflot », a été adopté en première lecture par le Sénat le 26 octobre 2013, après l’Assemblée nationale le 17 septembre.

Mission Racine Mission interministérielle d’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon, créée le 18 Juin 1963 par l’État, et dirigée par Pierre Racine, pour conduire de grands travaux d’infrastructure en vue de développer le littoral. Elle est notamment à l’origine de la création de la station balnéaire de la Grande-Motte.

PIA

(Programme d’Investissements d’Avenir) Le PIA est détaillé dans la loi de finances rectificative du. 9 mars 2010. Il est doté d’une enveloppe de 35 Md€ du grand emprunt pour financer des investissements selon plusieurs axes majeurs de la stratégie de sortie de crise de la France.

SATT

(Société d’Accélération du Transfert de Technologies)

Structures à vocation locale, les SATT visent à faciliter le transfert technologique des résultats de la recherche publique vers l’industrie. Elles ont été créées dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir via l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

SRI

(Stratégie Régionale d’Innovation) Cadre de référence en matière d’innovation, piloté par l’Etat et la Région sous l’impulsion de l’Europe. Il vise à renforcer et rendre plus cohérentes les actions de soutien à l’innovation, favoriser la compétitivité des filières et des secteurs économiques, ainsi qu’à améliorer l’attractivité de la Région.

Transferts-LR

Appréhendant en commun les thématiques de recherche et développement ou de communication sur leur filière, les entreprises peuvent ainsi réaliser des économies d’échelle tout en élargissant leurs champs de compétences.

Association créée en 2005 à l’initiative de la Région Languedoc-Roussillon et de l’État, et soutenue par l’Europe. Animant la Stratégie Régionale d’Innovation, elle appuie la compétitivité des entreprises par son action de catalyseur de l’innovation et du transfert de technologie.

DAC

3S

Il définit les orientations pour l’implantation préférentielle de l’offre commerciale dans des localisations identifiées et donne des objectifs de densité dans le cadre des aména­ gements commerciaux.

Stratégie de recherche et d’innovation reposant sur une spécialisation intelligente que doivent mettre en place les régions, condition préalable à l’octroi de fonds structurels par l’Union européenne.

(Document d’Aménagement Commercial)

(Smart Specialisation Strategy)


Vos contacts CCI CCI Entreprises Zone Aéroportuaire Montpellier-Méditerranée. CS 90066 – 34137 Mauguio Cedex. creation@montpellier.cci.fr Antenne St-Côme Hôtel Saint-Côme Montpellier 32 grand’rue Jean Moulin – 34000 Montpellier. Tél. : 04 99 51 54 00. accueilst-come@montpellier.cci.fr Antenne Ganges-Cévennes Avenue du Mont-Aigoual . La Rocade – 34190 Ganges. Tél. : 04 99 51 53 60. accueilganges@montpellier.cci.fr

Antenne Lunel Petite Camargue 131 place des Martyrs de la Résistance . B.P 207 – 34401 Lunel Cedex 1. Tél. : 04 99 51 53 55. accueillunel@montpellier.cci.fr Sud Formation 2300 avenue des Moulins – 34000 Montpellier. Tél. : 04 67 10 25 73. www.sudformation.montpellier.cci.fr Groupe Sup de Co Montpellier Business School Tél. : 04 67 10 25 00. www.supdeco-montpellier.com

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Antenne Lodève Cœur d’Hérault 12 boulevard Jean Jaurès . B.P. 43 – 34702 Lodève Cedex. Tél. : 04 99 51 53 53. accueillodeve@montpellier.cci.fr


Le Grand Défi 2020 : les propositions du monde économique au monde politique