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n°33 septembre 2010

L’INNOVATION PAR LES SERVICES, formidable levier de croissance Jean-Pierre Benoist, directeur de Cofob

10 INDUSTRIE Art et Floritude investit avec succès l’univers contemporain

17 DÉVELOPPEMENT DURABLE

Normacadre, entreprise équitable

18 CRÉATION Valérie Faivre, précieuse aide administrative


Partager les valeurs de l’entreprise

Pour cet événement : 7 150 visiteurs 170 animateurs 148 panneaux de présentation réalisés 6 000 mètres de rubalise 18 stands aménagés

1 agence : XCPH Organisation

www.xcph.com 7 bis, rue de l’Industrie / Z.A. les Montées / 45073 Orléans Cedex 2 / 02 38 56 60 54


édito

VOTER, c’est donner du poids à votre entreprise ! D’ici la fin de l’année, les chefs d’entreprises que vous êtes vont aller voter. Voter pour élire les futurs membres titulaires et délégués consulaires de la CCI, voter pour peser sur les orientations stratégiques locales et régionales des années à venir. Car les CCI sont bien investies de missions de taille : non seulement elles ont pour vocation de représenter l’industrie, le commerce et les services auprès des pouvoirs publics, mais elles ont pour rôle de contribuer au développement économique, à l’attractivité et à l’aménagement des territoires, ainsi qu’au soutien des entreprises.

services des entreprises ! C’est la raison pour laquelle vous remarquerez quelques changements, comme la suspension de certaines rubriques (Perspectives, Élections consulaires) dans Loiret Eco…

Le Loiret compte près de 19 000 entreprises inscrites au registre du commerce et des sociétés, le geste n’est donc pas anodin et je vous invite à user pleinement de votre droit de vote le moment venu ! À l’heure où nous bouclons ce magazine, de nombreuses inconnues subsistent (date précise du scrutin, de la proclamation des résultats…). Dès que nous serons en possession d’éléments définitifs, nous diffuserons ces informations sur www.loiret.cci.fr.

Étonnamment, une enquête que nous avons menée début juillet auprès des entrepreneurs du bassin d’Orléans et du canton de Pithiviers démontre que vous êtes près d’une entreprise sur deux à ignorer l’existence même du projet. Et pourtant, comme cette enquête le fait ressortir également, la desserte d’Orléans par la LGV est capitale : pour un accès rapide à l’Ile-de-France, à Paris et ses aéroports ; pour une liaison directe aux autres villes de France et le développement d’une économie interrégionale ; pour un raccordement au réseau ferroviaire européen !

En ce début du mois de septembre, nous entrons de plain-pied en période pré-électorale et sommes à ce titre tenus d’observer une certaine réserve, sans toutefois modifier la conduite habituelle de nos actions aux

Juste avant l’été, la mobilisation collégiale des acteurs économiques locaux aux côtés de la Ville d’Orléans et du Conseil général du Loiret autour du projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Paris-Orléans-Clermont Ferrand-Lyon s’était révélée à la hauteur des enjeux pour l’avenir d’Orléans et de la région.

Gardez les yeux bien ouverts, il est impératif que vous, dirigeants, apportiez votre pierre à l’édifice.

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Faites avancer le débat économique ! www.blogdupresident.loiret.cci.fr septembre 2010

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3


tableau de bord

INDICATEURS ET CHIFFRES CLÉS du Loiret Créations et radiations d’entreprises

Créations d’entreprises par bassin de vie

Source > CCIL

Source > CCIL – mai 2010

500

Beaugency Briare Châteaudun Châteauneuf-sur-Loire Château-Renard Châtillon-sur-Loire

450 400 350 300 250

Créations

200

105

Radiations

Malesherbes

Bassin de Vie d'Angerville

50 0

2 1 5 3 1 1

143

150 100

Courtenay Ferrières Gien Jargeau La Ferté Saint-Aubin Lorris

2 2 1 7 3 2

juin

juill.

août

sept

oct.

nov.

déc. jan. 10

fév.

mars

avril

mai

Bassin de Vie de Souppes sur Loing

Puiseaux

Pithiviers

Bassin de Vie de Toury

Ferrières Neuville aux Bois

Dépenses de consommation des ménages Source > Insee

Montargis

Bassin de Vie de Châteaudun

Châteauneuf sur Loire

Orléans

1,9 %

Jargeau

Châtillon Coligny

la L o i r e

Beaugency

22 151

21 997

Gien

Sully sur Loire

La Ferté Saint Aubin

20

Château-Renard

Lorris

0,7 %

évolution sur 1 mois 21 732

Patay

Meung sur Loire

évolution sur 1 an 25

Courtenay

Beaune la Rolande

Produits manufacturés

Briare Source : Observatoire économique - CCI du Loiret, janvier 2009

15 4,7 %

évolution sur 1 an évolution sur 1 mois

10

5

0 en millions d’euros

8 621 dont biens durables mai 2009

3,6 % 9 022

8 711

avril 2010

Meung-sur-Loire Montargis Neuville aux Bois Orléans Patay

2 26 3 72 2

Pithiviers Puiseaux Souppes Sully-sur-Loire

5 1 1 4

mai 2010

Commerce extérieur dans la région Occupation et fréquentation hôtelière

Source > Douanes

Source > Insee/Ministère délégué au tourisme/CRT

en milliers d’euros

Centre Taux d’occupation mai 2010 Fréquentation hôtelière mai 2010 - nuitées

60,2 %

Région Centre

Loiret

(T1 - 2010)

(T1 - 2010)

Part Loiret

Loiret variation sur un an

Exportations

3 690 851

1 304 054

35,33 %

57,2 %

Importations

3 466 651

1 262 295

36,41 %

224 200

41 759

0 pt

Soldes 566 953

126 458

- 1,1 %

Taux de chômage Source > Insee

Permis de construire autorisés Source > Direction Régionale de l’Équipement

Variation sur un trimestre

Variation sur un an

4e trimestre

2007

2008

Évolution

Loiret

8,7 %

-0,1 pt

+ 1,2 pt

Logements (nbr)

1 352

1 712

27 %

Centre

8,8 %

0 pt

+ 1 pt

220 787

276 043

25 %

France

8,5 %

-1,1 pt

+ 0,9 pt

Locaux d’activités (m²)

4

1e trimestre 2010

33 septembre 2010


sommaire

13

n° 33 septembre 2010 Magazine de la CCI du Loiret ADMINISTRATION

Hôtel consulaire 23, place du Martroi 45000 Orléans Tél. 02 38 77 77 77 Fax 02 38 53 09 78

18 14

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Bruno Jacquemin DIRECTRICE DE LA RÉDACTION

Emmanuelle Brier-Levitte RÉDACTRICE EN CHEF

Gaëlle Lepetit

23

RÉDACTION

Gaëlle Lepetit Marie Belhomme (p.14, 18 et 24 à 30)

03 04 06 08 10

DIFFUSION

Chantal Legris CONCEPTION

www.enola-creation.fr PHOTOS

Didier Depoorter IMPRESSION

Imprimerie Nouvelle

édito tableau de bord actualités made in Loiret industrie Art et Floritude investit avec succès l’univers contemporain

PUBLICITÉ

Sylvia Fromenteaud Tél. 02 38 77 77 22

13 commerce Shu Uemura : l’atelier de coiffure qui éveille les sens

TIRAGE

21 000 exemplaires N° ISSN : 1955-0642

14 services Jean-Louis Courteaud, maître ès cybercriminalité

CONTACT CCI - RÉDACTION

Tél. 02 38 77 77 77 gaelle.lepetit@loiret.cci.fr PRÉSIDENT DE LA CCI

17 développement durable

Yves Broussoux Tél. 02 38 77 77 75 www.blogdupresident.loiret.cci.fr

18 création

LA CCI SUR INTERNET

www.loiret.cci.fr

Normacadre, entreprise équitable Valérie Faivre, précieuse aide administrative

23 à table

24 dossier L’INNOVATION PAR LES SERVICES, formidable levier de croissance Le Loiret et région Centre sont en train de L’INNOVATION PAR devenir un territoire de LES SERVICES, formidable levier de croissance pointe dans le domaine l’innovation par les services, avec le premier pôle d’excellence de France dédié à ce domaine, Nekoé, ainsi que de nombreuses initiatives avant-gardistes et actions collaboratives originales. Une stratégie d’avenir pour améliorer la compétitivité des entreprises. La France accuse encore un certain retard mais la révolution est en route. n°33 septembre 2010

Jean-Pierre Benoist, directeur de Cofob

10 INDUSTRIE Art et Floritude investit avec succès l’univers contemporain

17 DÉVELOPPEMENT DURABLE

Normacadre, entreprise éthique

18 CRÉATION Valérie Faivre, précieuse aide administrative

31 passés composés Le devoir d’innover, le pouvoir de réaliser, le désir de partager

32 CCI infos

La Villa Pryvé, simplement bon

Le CFSA de l’AFTEC d’Orléans est certifié ISO 14001, version 2004 et ISO 9001, version 2008 : Conception et réalisation de formations diplômantes par alternance Avec le concours du Conseil régional du Centre et du Fonds Social Européen

septembre 2010

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5


actualités

Dream et Écologistique, un exemple de synergies public/privé réussies

T

echniques Sylvicoles et Agricoles Remédiantes, ou TSAR : tel est l’intitulé du projet que Richard Clutier, PDG d’Ecologistique, a présenté officiellement le 5 juillet dernier, en présence de la Sous Préfète de l’arrondissement de Montargis. L’entreprise de Courtenay, spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de produits détergents et cosmétiques, mais aussi dans le recyclage et la valorisation d’emballages, a mué une partie de ses terrains en site pilote. L’idée ? Proposer l’utilisation des parcelles de l’entreprise et de ses effluents, en association avec la Fromagerie Les Courtenay, afin de produire de la biomasse grâce à des cultures dédiées (comme les saules). Une production sans pollution du milieu, accélérée et optimisée par la valorisation d’effluents de station d’épuration. TSAR, imaginé dès 1996 par Richard Clutier, s’appuie sur l’équation suivante : les contraintes environnementales sur les résidus industriels deviennent de plus en plus drastiques, les

coûts de retraitement des effluents vont croissants et de très grandes surfaces agricoles restent inexploitées. Autant de paramètres conjugués qui favorisent l’émergence de solutions énergiques alternatives. Face à l’efficacité du dispositif, l’entreprise prévoit de faire passer la surface de saules plantés de 3 à 5 ha. Intégré dans le tout nouveau pôle de compétitivité Ecotechnologies DREAM (Durabilité de la Ressource en Eau Associée aux Milieux), TSAR doit y gagner davantage de moyens et une meilleure visibilité nationale et européenne. Emblématique des synergies possibles entre le public et le privé ainsi que de la mutualisation des ressources entre PME, le projet s’inscrit dans une spirale vertueuse : vecteur de communication au service des valeurs de l’entreprise, respect de l’environnement, innovation, création d’emploi. À ce titre, il pourrait bien faire des émules.

Dites « Smart Electricity Cluster » ! Pour accompagner ses nouvelles orientations stratégiques, le pôle S2E2 vient de se doter d’un nouveau logo et d’une nouvelle signature : « Smart Electricity Cluster ». Présidé par Thierry Allard (Wirecom Technologies), le pôle s’est affirmé au fil des ans comme un « pôle de référence sur les technologies de l’électricité intelligente, au service de la gestion de l’énergie, œuvrant sur trois marchés : les EnR, les bâtiments et les équipements & produits nomades ». D’ici 2012, S2E2 vise un développement qui passe par l’ouest de la France (pays de Loire, Poitou-Charentes et Bretagne) et va concentrer sa R&D sur les « smart grids », des réseaux électriques intelligents.

www.ecologistique.fr www.poledream.org

www.s2e2.fr

Maison des entrepreneurs d’Orléans : BNP Paribas invente un accompagnement inédit

A

ccompagner, dans un lieu unique, entrepreneurs et PME dans « la gestion de leurs projets patrimoniaux ou liés au cycle de vie de l’entreprise » : telle est la vocation de la nouvelle Maison des entrepreneurs d’Orléans (située rue des Jonquilles à Saran) inaugurée par Michel Pébereau, président du groupe BNP Paribas au début de l’été. Première du genre dans la région Centre et précédant celle de Tours, il s’agit pour la « première banque de la zone euro par le montant des dépôts » de la 20ème ouverture sur une soixante programmée d’ici 2011 dans toute la France. Au total, neuf collaborateurs, dont deux conseils en banque privée et sept chargés d’affaires entreprises, sous la coordination de Laurent Dionis du Séjour, seront présents pour permet6

tre aux dirigeants de gérer en un seul et même lieu leurs besoins professionnels et personnels. Selon BNP Paribas, la création de ce concept inédit doit accroître la proximité avec ses clients et s’inscrit dans une volonté, plus globale, « d’accompagner les entrepreneurs dans un contexte difficile ». Pour preuve, l’opération annoncée de développement du crédit à l’investissement de 40 000 PME, artisans et commerçants. La banque s’engage à faire « au moins un milliard d’euros de nouveaux crédits d’investissements par trimestre d’ici fin 2010, soit au moins cinq milliards d’euros sur 15 mois ». L’enveloppe consacrée au renforcement des fonds propres (et quasi-fonds propres) a quant à elle été triplée pour atteindre 150 millions d’euros et la banque a lancé une offre de prêts par-

ticipatifs pour les PME, complémentaire à celle d’Oséo.

De g. à dr : Laurent Dionis Du séjour, coordonnateur de la MDE, Emmanuelle L’Evêque Mannino, directrice des agences du Loiret et du Cher, Michel Pébereau, président de BNP Paribas, et Bruno Parée, directeur du Centre d’Affaires Entreprises.

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MADE IN LOIRET Votre entreprise, située dans le Loiret, crée, développe, vend ou distribue un produit ou un service innovant, original, particulier ? Adressez une photo haute définition du produit/service ainsi que toute documentation relative (catalogue, communiqué de presse…) par courrier électronique à gaelle.lepetit@loiret.cci.fr – Objet : Made in Loiret.

ÉCOLO jusqu’au bout… des stands C’est par conviction de son dirigeant que l’agence de conseil en communication patricegabin.com a développé une gamme de supports d’exposition écologiques. Objectif : contribuer à réduire l’impact environnemental de l’entreprise orléanaise comme celui de ses clients. Commercialisé sous la marque BioStand, le matériel d’exposition utilise des structures en bois de bouleau issu de forêts françaises gérées durablement (pour une empreinte carbone réduite). Le support visuel est quant à lui réalisé sur une toile issue du recyclage (papier ou bâche), de fabrication française et imprimable par l’agence elle-même avec des encres éco-solvant. Les stands (différents formats modulables, mais aussi un comptoir, un totem et un porte-documents) sont livrés dans des tubes cartons (recyclés), des boîtes en bois (label FSC) ou des sacs en chanvre ou coton bio. Cerise sur le gâteau : la structure en bois peut-être conservée par le client pour être réutilisée et la bâche imprimée, rapportée à l’agence, sera réinjectée dans un circuit de recyclage. www.patricegabin.com

HAUTES SENSATIONS, basse consommation 40 % de notre consommation d’eau est utilisée pour l’hygiène corporelle : forte de ce constat, l’entreprise Tes-hydro élabore depuis 20 ans des douches à la fois design et économes en eau. Basée à Juranville, la société pionnière dans l’hydromassage revendique un positionnement haut-de-gamme, entièrement made in France. Si l’entreprise innove en permanence - douche à l’italienne avec hydromassage aromathérapique, associations d’huiles essentielles, de chromathérapie… - elle se démarque en 2010 avec deux produits phares. Le premier, l’InfiniTes, a remporté le 1er prix « coup de cœur » au salon Idéobain 2010. Conçue pour les « amoureux des douches longues qui n’en finissent plus », cette douche ne consomme que 5 litres en 10 minutes (contre 180 avec un système classique) pour un agrément identique. Le second est un vrai succès, comme le confie son dirigeant, Jean-Brice Bigourdan : la DelicaTes, colonne à brumisation (photo) promet des douches « d’une grande sensualité » et une consommation d’eau divisée par six. www.tes-hydro.com / www.balneotv.fr

UN « KIT MAIN LIBRE » éphémère signé Starck Éviter d’être encombré d’une assiette d’une main et d’un verre dans l’autre lors de cocktails, pique-nique ou vernissage, tout en étant libre de serrer des mains ou tenir son sac : c’est l’astucieuse idée imaginée par le designer industriel Philippe Starck pour la société International Plastic Industrie (IPI). Ingénieux et ludique - un picot sur une assiette ronde ou carrée, sur lequel vient se ficher verre, flûte à champagne, tasse ou bol - le « kit main libre » est élaboré sur la base d’une matière plastique injectée totalement recyclable. Un savoir-faire que maîtrise l’éditeurfabricant de Chilleurs-aux-Bois spécialisé dans la vaisselle à usage unique pour les collectivités mais aussi l’hôtellerie, la promotion publicitaire, l’activité traiteur, le food service et le catering ferroviaire, maritime et aérien. Déclinée en trois couleurs (argent, ivoire et terracotta), la vaisselle éphémère Lux by Starck with Ipi est même lavable avant d’être jetable. www.ipi.fr 9

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industrie

ART ET FLORITUDE investit avec succès l’univers contemporain L’ENTREPRISE DE BEAULIEU-SUR-LOIRE, SPÉCIALISÉE DANS LA FABRICATION DE LUMINAIRES D’INSPIRATION XVIIIÈME, A ÉTOFFÉ SON OFFRE AVEC DES RÉALISATIONS CONTEMPORAINES. ET SIGNE, EN COLLABORATION AVEC ARCHITECTES ET DESIGNERS, DES PIÈCES RAFFINÉES… ET UNIQUES.

Béatrice Boulanger salariée de l’entreprise

L

e point commun entre une discothèque appartenant au Prince d’Arabie Saoudite, la villa de Michael Schumacher à Gstaad, les restaurants londoniens d’Alain Ducasse et d’Hélène Darroze ou encore l’ambassade du Tchad à Paris ? Ils abritent tous des luminaires fabriqués par Art et Floritude. L’entreprise, dirigée par Guillaume et Sophie Arnoux depuis 1994, a élargi depuis cinq ans sa clientèle. Aux boutiques de luminaires et de décoration, qui diffusent des pièces en ferronnerie habillées de feuillage et de fleurs en porcelaine, l’entreprise a désormais ajouté architectes d’intérieurs et décorateurs de renom. Un changement de stratégie qui s’avère payant, comme l’explique le dirigeant : « j’ai senti venir la demande de plus en plus pressante de luminaires contemporains, nous avons donc progressivement élargi notre gamme, d’abord avec les créations de Benoît Vieubled, mais aussi avec des collections plus contemporai10

nes en terme de design et de finition ». Le virage est franc lorsque le feuillage se mue en pastilles ou en galets, « toujours en métal », et que les fleurs en porcelaine deviennent pétales. En janvier 2010, après une présence remarquée au Salon Maison et Objet sur un stand designé par PierreYves Rochon, Art et Floritude voit le nombre de ses contacts littéralement décoller. Si la société fait appel à des designers pour éditer leurs créations (Jean-Philippe Nuel, Stanislassia Klein pour Stella Cadente…), elle réalise aussi des pièces exclusives. Comme ce plafonnier en pastilles de métal or blanc et noir de 2,50 m de diamètre signé India Mahdavi (IMH Agency), qui orne le hall du restaurant d’Hélène Darroze à Londres (The Connaught). Ou la très aérienne et audacieuse sculpture de 12 m de long en feuilles blanches et chromées, située dans le restaurant d’Alain Ducasse (The Dorchester), à Londres toujours, dessinée par Patrick Jouin.

Une réussite collective Avec des agents aux États-Unis, au Benelux et en Italie, ainsi qu’un showroom à Milan, l’entreprise réalise 60 % de son CA à l’export, CA qui a enregistré des hausses respectives de 12 %, 25 % et 35 % en 2006, 2007 et 2008. Ce nouveau souffle, Guillaume Arnoux tient à le partager avec son équipe de huit salariés, « qui a évolué en même temps que l’entreprise et qui se montre toujours prête pour de nouveaux défis ». Il a d’ailleurs exclusivement dédié depuis septembre 2006 une commerciale, Laure Allain, à sa clientèle d’architectes et de décorateurs. Il a également recruté un homme clé, son chef d’atelier, ferronnier d’art depuis 34 ans. Avec lui et grâce à son exceptionnel savoir-faire, il ambitionne de lancer d’ici deux ans une nouvelle gamme de ferronnerie d’art : portails, rampes

Coopération laboratoires publics de recherche / entreprises : ça se passe en ligne ! Faciliter les rencontres entre les entreprises et la recherche publique : telle est la vocation du site Internet mis en place par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), en partenariat avec les principaux réseaux nationaux d’innovation(1). www. lemoteurdelarecherche.fr, en agrégeant gratuitement les bases de données publiques, répond aux questions des entreprises qui veulent mener des projets de R&D en partenariat avec des structures publiques : accès aux appels à projets, cartographie de l’ensemble des acteurs de la recherche publique, informations sur les brevets et technologies issus de la recherche publique, recrutement de docteur ou doctorant… Une initiative du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour diffuser plus largement les travaux des laboratoires publics et leur permettre de se transformer en projets « créateurs de valeur et d’emploi ». www.lemoteurdelarecherche.fr

d’escalier, mobilier… Pour cela, Guillaume Arnoux va d’abord lancer un chantier prévu fin 2008 (prudemment reporté pour cause de crise économique) : le doublement de la surface de ses locaux, 780 m² dédiés à la création. www.artetfloritude.fr

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Installée depuis 1973 à St-Denis-de-l’Hôtel – siège social de notre entreprise – notre usine est spécialisée dans la préparation d’aliments en boites et en pochons pour chiens et pour chats commercialisés notamment sous les marques Pedigree®, Whiskas®, Sheba® et Cesar®.

Attachée au Loiret depuis plus de 35 ans

Nous élaborons des repas de qualité, équilibrés et complets afin de répondre jour après jour aux besoins nutritionnels de nos compagnons à quatre pattes. Nous opérons en réduisant au maximum notre impact sur l’environnement, notamment la gestion des déchets et des eaux et notre émission de CO2. Depuis 2006, notre usine est certifiée ISO 14001.

Mars Petcare & Food France produit et commercialise des aliments préparés pour animaux de compagnie mais aussi du riz, du blé et des sauces.

Pour le bonheur de toute la famille, nous commercialisons aussi une gamme variée d’aliments. Nos marques Uncle Ben’s®, Ebly® et Suzi Wan® privilégient les aliments sains, auxquels toute maman peut se fier, et les aliments rapides et faciles à cuisiner, sans jamais faire aucune concession sur le goût.

Pour en savoir plus, www.marsfrance.fr

La France est un pays clef pour le groupe MARS. C’est parce que nous innovons et investissons sur notre territoire que nous nourrissons un esprit de conquête renforcé sur nos marchés.


L’opération 2009, déjà un succès : 10 entreprises 270 salariés et leur famille 15 communes partenaires 28 km de berges de Loire nettoyées 4,5 tonnes de déchets collectés.

SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2010 Plus de 20 entreprises se mobilisent pour l’environnement : une illustration concrète de la force du réseau LOIRET Ecobiz

Tout savoir sur l’opération : http://loirepropre.loiret.cci.fr

LOIRE-CENTRE

partenaire prémium

www.loiret-ecobiz.fr


commerce

SHU UEMURA : l’atelier de coiffure qui éveille les sens OUVERT À ORLÉANS EN AVRIL 2010, LE SALON DE COIFFURE BULLE D’HAIR EST L’UN DES 53 ATELIERS SHU UEMURA DE FRANCE. UN POSITIONNEMENT DE NICHE, HAUT-DE-GAMME, INVENTÉ PAR LE MAÎTRE JAPONAIS DU MÊME NOM, PIONNIER DANS L’ART DU MAQUILLAGE.

«

Au Japon, tous les maquilleurs sont aussi des coiffeurs. Pour Shu Uemura, le maquillage et la coiffure se complètent pour créer une beauté harmonieuse et universelle ». Ainsi résumé dans la très graphique brochure Shu Uemura, le concept – art of hair (1)– date de 2007, quelques années après le rachat de la marque par le groupe L’Oréal (CA : environ 70 M€ au Japon). Un succès immédiat que le créateur japonais, déjà pionnier dans l’art du maquillage, ne connaîtra pas puisqu’il décédera quelques mois avant le lancement des ateliers de coiffure qui portent son nom. Pour Mickaël Ferreira et Mathieu Lemaire, déjà à la tête d’une enseigne Bulle d’Hair à Olivet depuis août 2007, l’ouverture du salon Place de la République à Orléans est l’occasion de « monter en gamme ». Originalité de l’offre : des massages capillaires d’inspiration Shiatsu, couplés à l’utilisation de produits

composés d’ingrédients rares, dont les effets s’ajoutent les uns aux autres. « Les Japonaises prennent grand soin de leur peau et peuvent utiliser jusque sept produits » explique Mathieu Lemaire. À côté des prestations classiques (coupe, couleur…), Bulle d’Hair propose plusieurs « cérémonies de beauté ». De 15 minutes pour une initiation à 50 minutes pour le nec plus ultra, la « Deep Ceremony » : dans une atmosphère feutrée (musique d’ambiance japonisante, outils méticuleusement disposés sur une console épurée, produits en doses individuelles…) la cérémonie comprend 50 minutes de massages inspirés du Shiatsu, « chorégraphiés, du cuir chevelu jusqu’aux épaules ».

Une expérience voluptueuse Dispensé par un personnel formé à ces techniques, le rituel assure « une expérience englobante qui met les sens en

Brahim Akermoun, figure locale, cède son commerce après 40 ans d’activité Installé depuis 1970 au 94 faubourg Bannier à Orléans, Brahim Akermoun, figure du quartier, a cédé en juin dernier son magasin d’alimentation générale. L’épicerie de 90 m², désormais gérée par Lahoucine Boufous (à droite sur la photo), est ouverte tous les jours de 9 h 30 à 14 h et de 16 h à 23 h, sauf le mercredi. septembre 2010

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Mickaël Ferreira et Mathieu Lemaire

éveil » et reste rythmé par l’utilisation de cosmétiques haut-de-gamme. Comme ce shampooing à l’huile de camélia, pour laquelle six kilos de fleurs sont nécessaires à l’obtention d’un seul gramme. Ou la « Depsea water », puisée à plus de 300 mètres de profondeur au Japon, dont la marque dit qu’elle est « préservée des impuretés et de la dégradation due à la pollution et aux rayons UV » et qu’elle contient plus de 60 minéraux marins. La gamme compte aussi des produits à base d’huile d’argan ou encore de rosier de muscat, que l’on retrouve en vente chez Sephora ou dans l’unique boutique française Shu Uemura du boulevard Saint-Germain à Paris. « Le produit phare de la marque, souvent en rupture de stock, est incarné dans une essence aux vertus multiples, utilisée comme bain d’huile ou protection solaire » explique Mathieu Lemaire. Le salon Bulle d’Hair orléanais, ouvert sans rendez-vous du lundi au samedi, propose même une nocturne tous les jeudis jusque 21 heures. Avec quelques mois de recul, Mathieu Lemaire assure que les résultats sont « conformes au prévisionnel » et que le concept, innovant, séduit et fidélise la clientèle. www.bulle-hair.com (1) L’art de la coiffure

13


services

JEAN-LOUIS COURTEAUD, maître es cybercriminalité POUR PROTÉGER LE PATRIMOINE INTELLECTUEL ET FINANCIER DES ENTREPRISES, JEAN-LOUIS COURTEAUD, EXPERT EN CYBERCRIMINALITÉ, PROPOSE CONSEIL ET ENQUÊTES. UN MOYEN DE PRÉVENIR LES INFRACTIONS VIA LE RÉSEAU INFORMATIQUE NOTAMMENT, PASSIBLES DE SANCTIONS PÉNALES.

N

os entreprises menacées par la cybercriminalité ? « Oui », affirme JeanLouis Courteaud, expert en la matière et consultant dans le Loiret. Le vol de données ou le piratage s’avèrent bien plus courants que l’on veut bien le croire. « Aujourd’hui, les entreprises sont toutes informatisées et les informations sont dématérialisées et donc très faciles à voler », explique ce dernier qui s’étonne de constater que « les gens pensent tous qu’ils sont assez sécurisés ou qu’ils ne sont pas concernés alors que de plus en plus, ils réclament des interventions après-sinistre. Les entrepreneurs devraient être plus méfiants, ils sont dans une inconscience totale ». Fort d’une longue expérience en tant que patron de l’information chez deux gros transporteurs et titulaire notamment d’un doctorat en Sciences de l’information, Jean-Louis Courteaud décide de monter son agence

en 2003, sur un secteur d’activité alors très peu développé en France. Quelque 150 clients plus tard, il peut affirmer que « dans 80 % des cas, la fuite vient de l’intérieur ». Le vol de fichiers, de logiciels ou de secrets industriels revêt différentes formes. « Le comptable qui détourne des fonds, se rappelle-t-il, le beau-frère du gérant qui monte une boîte concurrente, un employé qui vend une info. Et puis, il y a l’inconscience des gens qui quittent leur travail avec le portable ou le smartphone sur lequel sont enregistrées toutes sortes de données confidentielles et qu’ils perdent ou se font voler… ».

Plutôt prévenir que guérir Sans oublier l’attaque ultime à laquelle les entrepreneurs ne pensent pas du tout : les intrusions sur le site Internet de l’entreprise pour en détériorer l’image (le

Wirecom technologies, leader de la Maîtrise de la Demande en Énergie par courant porteur, a développé de nouvelles solutions, innovantes, de gestion technique du bâtiment. L’entreprise orléanaise a conçu « l’Ecobox Gateway », une passerelle de communication intégrant un serveur web. Sa particularité ? Elle permet à l’utilisateur (bâtiments tertiaires et communaux) d’accéder à la supervision des équipements à distance : une simple connexion Internet et un explorateur suffisent. Les informations de mesure (température, pression…), d’états et alarmes provenant des modules de régulation et de contrôle sont acheminées à l’Ecobox qui les analyse puis les retranscrit pour que la régulation des équipements soit optimisée. L’entreprise travaille déjà à de nouveaux développements, comme l’accès à ces données à partir d’un i-phone.

defacing), pour le fragiliser et, plus grave, pour le pirater en détruisant ou modifiant ses fichiers. Pour parer à ce genre d’agressions, Jean-Louis Courteaud propose des solutions simples. Préventives d’abord, avec des formations à la sécurité qui permettent de diagnostiquer le risque potentiel et qui aideront d’ailleurs l’entrepreneur à prendre conscience de cette réalité. À cette expertise, s’ajoutent alors des conseils techniques, élémentaires et sur-mesure, comme l’acquisition de clés USB ou disques durs cryptés. « Mettre en place un système de sécurité n’est pas coûteux, note le consultant. Un pare-feu efficace à 1 000 € permet par exemple de protéger un serveur qui en vaut 15 000… » Enfin, pour les entreprises qui sont déjà victimes de telles agressions, l’expert mène une enquête avec recherche de preuves, afin de déterminer l’origine et les causes de ces sinistres. Avec le souhait de voir la prévention se substituer davantage à la réparation…

www.wirecom-tech.com

www.courteaud.fr

Wirecom Technologies innove pour la gestion technique du bâtiment

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Jean-Louis Courteaud

33 septembre 2010


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Pour toute information complĂŠmentaire Sylvia Fromenteaud au 02 38 77 77 22 sylvia.fromenteaud@loiret.cci.fr

02 38 68 16 40

PRĂ&#x2030;PAREZ VOTRE COMMUNICATION Dâ&#x20AC;&#x2122;AUTOMNE Un nouveau produit, un service innovant, de nouveaux locaux, un anniversaire ? Pensez Loiret Eco. Tirage : 21 000 ex. Diffusion : auprès des 18 793 entreprises du Loiret, des collectivitĂŠs locales et de la presse. Les thĂŠmatiques de lâ&#x20AC;&#x2122;automne : la crĂŠation/reprise dâ&#x20AC;&#x2122;entreprise en octobre, les ĂŠlections consulaires en novembre, Ecobiz ou les TrophĂŠes de lâ&#x20AC;&#x2122;Entreprise en dĂŠcembre !


développement durable

NORMACADRE, entreprise équitable SPÉCIALISÉE DANS UN MARCHÉ DE NICHE – LA CONSTRUCTION DE CHARPENTES MÉTALLIQUES COMPLEXES – NORMACADRE DÉPLOIE UNE POLITIQUE SOCIALE ET SALARIALE ATYPIQUE. BENOÎT REINE, SON PDG, S’Y EMPLOIE AVEC CONVICTION.

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Cette politique sociale et salariale, elle est normale à mes yeux » relativise humblement Benoît Reine, PDG de Normacadre et Normacadre International. Pour cet entrepreneur, membre du bureau du CJD, « si une entreprise évolue, les salariés doivent évoluer en même temps ». Arrivé en 1989 pour prendre en charge la partie export de l’entreprise spécialisée dans la conception et la construction de charpentes métallique en acier, le PDG rachète l’entreprise avec deux autres cadres en 1997, puis en devient l’actionnaire principal en février dernier. « Il n’y a aujourd’hui que des salariés de Normacadre dans le capital de l’entreprise, cela me tenait à cœur » confie Benoît Reine. L’aspect social du développement durable, le dirigeant le considère comme naturel : « au-delà de la recherche du résultat financier, le premier rôle d’un entrepreneur, il est social ». Son quotidien ? Gérer « une collectivité inscrite sous le signe de la diversité », avec des salariés dont certains ont Bac +6 et d’autres qui éprouvent des difficultés pour lire, écrire ou parler notre langue. Pour les 60 salariés de l’entreprise de Neuville-aux-Bois – dont aucun n’est au SMIC, mais 10 % au-dessus – les augmentations salariales [ndlr, à ne pas confondre avec les augmentations individuelles] sont calculées de manière originale, en accord avec le comité d’entreprise. « On ne fonctionne pas avec une somme globale répartie en pourcentage du salaire. Les augmentations sont calculées par tranches de salaires de façon à ce que les salaires les plus bas bénéficient d’une augmentation plus conséquente en valeur absolue ».

Responsabiliser les gens Autre exemple de l’engagement de l’entrepreneur : l’aide au logement de salariés en septembre 2010

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difficulté, qui passe par la rénovation de deux maisons sur les terrains de Normacadre. Benoît Reine, pour qui « créer du lien au sein de l’entreprise » reste fondamental, n’en garde pas moins une vision lucide. « Tout ce que j’ai, je le donne dans un partage le plus équilibré possible, mais je ne donnerai pas ce que je n’ai pas. Responsabiliser les gens, c’est important ». En 2009, malgré un CA de 11 M€ (+2,5 M€ à l’export), Normacadre connaît un passage délicat. « J’ai fait un choix économique : j’ai demandé aux salariés s’ils étaient d’accord pour du chômage partiel, en échange de quoi il n’y aurait aucun licenciement. Tout le monde a compris qu’il fallait se serrer les coudes et cela nous a permis de ne pas tanguer. Depuis le début de l’année, nous avons à nouveau fait des heures supplémentaires ». Participation, budget formation trois fois supérieur au minimum légal… au-delà de la politique sociale, c’est l’image même du patron que Benoît Reine

Benoît Reine

vient bousculer. Un patron que les salariés ont continué de tutoyer une fois à la tête de l’entreprise et dont la porte du bureau leur est grande ouverte. « Ça ne change rien au respect mutuel » conclut-il. www.normacadre.fr

Collecte des déchets de carton en centre-ville d’Orléans : les règles changent pour les professionnels Si vous exercez une activité professionnelle dans le périmètre de l’intramail à Orléans, l’organisation de la collecte des cartons change à compter du 28 septembre prochain. Réorganisé par l’AgglO, et dans le souci d’un tri des déchets plus efficace, le futur dispositif prévoit que les cartons ne seront plus collectés avec les déchets ménagers résiduels comme c’était le cas jusqu’alors pour certaines zones. Au rythme d’une à trois fois par semaine – et sous réserve qu’ils soient pliés, regroupés et n’excédant pas un volume de 3 m3 par semaine – seuls les cartons des professionnels inscrits au service de collecte seront ramassés. Les autres devront faire appel à un prestataire privé ou assurer eux-mêmes le dépôt des cartons en déchetterie. Pour en savoir plus ou bénéficier du dispositif : qualitedechets@agglo-orleans.fr

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création

VALÉRIE FAIVRE, une précieuse aide administrative ANCIENNE COMMERÇANTE, VALÉRIE FAIVRE A OUVERT À PITHIVIERS UNE AGENCE D’ACCOMPAGNEMENT ADMINISTRATIF POUR LES PERSONNES DÉSORIENTÉES APRÈS UN DEUIL OU UNE MALADIE. UN VIRAGE OPÉRÉ EN DÉBUT D’ANNÉE SUR UN CRÉNEAU NOVATEUR.

Valérie Faivre

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n changement du tout au tout. Valérie Faivre est passée, en début d’année, du commerce aux services, une réorientation professionnelle à l’image de l’évolution de notre société. « J’ai été commerçante pendant 11 ans, j’ai tenu une boutique de vêtements pour enfants puis de décoration à Pithiviers. Après l’installation d’une enseigne concurrente, j’ai dû repenser l’orientation de ma carrière ». À 42 ans, Valérie Faivre crée Agence Assistance Administrative-3A, sa propre entreprise de conseil, sur un créneau novateur : l’accompagnement administratif de personnes désorientées par un deuil ou une maladie. L’idée de départ ? Des témoignages qu’elle recueille pendant plus de dix ans et qui révèlent l’absence cruelle d’un soutien dans ces moments-là. « Ma mission prin-

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cipale est d’accompagner les personnes fragilisées dans leurs démarches administratives, surtout celles qui sont isolées et qui ne peuvent compter sur le soutien de la famille, d’amis ou de collègues. Mon entreprise propose un service d’assistance privée et un accompagnement sur-mesure » précise la dirigeante. Un accompagnement indispensable lorsqu’on sait que certaines formalités liées au décès d’un proche doivent être effectuées rapidement (les premières dans les 24 heures) pour informer les différents organismes concernés et organiser la succession. Sans négliger l’aspect « humain », si précieux dans ces épreuves individuelles. « Je m’efface derrière la personne, détaille Valérie Faivre, c’est un confort que je lui fournis dans le but de la soulager du tracas administratif grâce à une organisation et un suivi des dossiers sans faille. Quand on est dans la douleur ou sous le choc, on ne peut plus faire face ».

Générer de la croissance et des emplois En dépit de la consultation publique lancée par la direction générale de la modernisation de l’État début 2009 en vue de la simplification des démarches administratives, nombreux sont ceux qui se déclarent encore « dépassés ». Comme cette femme qui lui confiait, pourtant deux ans après le décès d’un proche, être submergée par le classement des papiers. Rédaction, saisie des courriers officiels, renvoi d’une Carte Vitale, déclaration en ligne pour un public qui n’a parfois jamais approché un ordinateur : tel est le quotidien de Valérie Faivre. Forte de l’agrément de la direction du Travail (qui permet aux clients cer-

Transmission d’entreprise : 500 « prédiagnostics transmissibilité » pour les PME françaises Les dirigeants - âgés de plus de 50 ans – d’entreprises de plus de 10 salariés qui envisagent de transmettre leur entreprise peuvent bénéficier d’un « prédiagnostic » financé par le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi (200 € à la charge du dirigeant) et réalisé par des professionnels de la transmission. Contact : CCIL Dominique Legrand-Borbeau Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 77 65 dominique.legrand-borbeau@loiret.cci.fr

tains avantages fiscaux), 3A développe son domaine d’intervention dans un rayon de 30 km autour de Pithiviers et mise sur un solide réseau de médecins, notaires, entreprises de pompes funèbres, centres paroissiaux, associations de soutien aux malades d’Alzheimer… Avec le soutien de l’agence locale de la CCI à Pithiviers, Valérie Faivre s’est appuyée sur le réseau EGÉE et a bénéficié d’un prêt Loiret Initiative pour lancer son activité. À l’instar du secteur des services à la personne qui connaît une croissance fulgurante depuis la loi Borloo, Valérie Faivre souhaite que 3A soit un jour génératrice d’emplois. « J’espère que cette nouvelle catégorie de services va prospérer et pouvoir, par la suite, recruter ». agence.3a@free.fr

33 septembre 2010


à table

LA VILLA PRYVÉ, simplement bon TOUT PRÈS DES BORDS DU LOIRET À SAINT-PRYVÉ-SAINT-MESMIN, À PROXIMITÉ D’UNE PLACE BORDÉE DE PLATANES, LE RESTAURANTBRASSERIE DE FLORIAN GAUVILLE PROPOSE UNE CUISINE SOBRE ET QUALITATIVE.

Florian Gauville

(beaucoup d’entreprises de la zone de la Nivelle à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, mais aussi de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, Mareau-aux-Prés, Cléry-Saint-André…) grâce à une nouvelle salle pour séminaires tout équipée de 80 m² et des produits de qualité. Lorsqu’il investit les locaux aux murs ornés de fresques signées du peintre local Jean Bailly, Florian Gauville décide de conserver ce côté « brasserie ancienne », mais le contrebalance de modernité. « J’ai donc choisi du mobilier sobre, du cuir, du bois, des tons écru et taupe, de la vaisselle blanche très contemporaine Pillivuyt, qui mettent en valeur les fresques sans surcharger l’œil ». Dans l’assiette, même souci de sobriété. « La cuisine que l’on propose est simple, mais les produits sont de qualité » annonce-t-il.

Déjà des plats incontournables À tout juste 23 ans, Florian Gauville imprime sa marque depuis le début de l’année à la Villa Pryvé. Un pari audacieux, que le jeune gérant relève avec une sérénité presque déconcertante : « évidemment il faut que je fasse encore mes preuves ! Moi qui suis issu d’une famille dans la restauration depuis 20 ans, j’avais soif d’entreprendre, et je viens travailler chaque jour avec plaisir… ». Les pieds sur terre, il commence par suivre un module de préparation à la création/reprise de deux mois à la CCI du Loiret. Étude de projet, business plan qu’il enrichit d’une étude prévisionnelle réalisée par un expert-comptable : Florian Gauville ouvre les portes de son établissement le 11 janvier dernier, avec cinq employés. Après six mois d’activité, les résultats semblent probants : des clients fidélisés, des prospects que l’entrepreneur compte aller chercher au-delà de la zone de chalandise actuelle 23

À côté du plat du jour et de son café gourmand maison (13 €), la Villa Pryvé propose deux formules, Entrée/plat ou Plat/dessert à 19 €, et Entrée/Plat/Dessert à 25 €. Les habitués plébiscitent déjà certains plats : « Le pavé de bœuf et l’entrecôte sont appréciés, c’est de la viande charolaise livrée deux fois par semaine, sans parler des frites maison qui plaisent beaucoup ». Dans la salle de 60 couverts ou sur la terrasse pavée, on appréciera la fraîcheur d’une salade Norvégienne ou le côté dépaysant d’une assiette de tapas. Les amateurs de viande pourront se laisser surprendre par un Tartare de bœuf façon Villa Pryvé (le « plus », c’est un centilitre de cognac incorporé à la préparation) ou un Foie de veau déglacé au vinaigre de framboise. Florian Gauville propose également des pizzas qu’il est aussi possible d’emporter. Enfin, le café gourmand est réinventé chaque jour « pour ne pas lasser ceux qui prennent le plat du jour. On

Formation hygiène alimentaire dans les entreprises de restauration Une journée et demie pour passer en revue les dispositions de la réglementation sur le « Paquet Hygiène », applicable depuis janvier 2006 : tel est le programme proposé par la CCI du Loiret aux exploitants d’entreprise du secteur de la restauration, comme à leur personnel. Une formation obligatoire pour tous les métiers de bouche : restaurateurs, traiteurs, bouchers-charcutiers, industries agro-alimentaires… Le coût de la formation peut être pris en charge par les fonds de formation. Prochaines sessions : • 27 septembre 2010 (9 h/17 h) et 11 octobre 2010 (13 h 30/17 h) au Centre de formation de la CCIL à Ormes • 15 novembre 2010 (9 h/17 h) et 29 novembre 2010 (13 h 30/17 h) à l’agence de la CCIL à Montargis. www.loiret.cci.fr, rubrique CHR

le prépare avec des produits de saison, en juin-juillet par exemple, on exploite la cerise sous toutes ses formes, entière, en coulis, en clafoutis… ». www.lavillapryve.fr

350 route de Saint Mesmin 45750 Saint Pryvé Saint Mesmin Tél. : 02 38 55 87 97 33 septembre 2010


dossier

Paul Pietyra, directeur du Pôle Nekoé

L’INNOVATION PAR LES SERVICES, formidable levier de croissance LE LOIRET ET RÉGION CENTRE SONT EN TRAIN DE DEVENIR UN TERRITOIRE DE POINTE DANS LE DOMAINE L’INNOVATION PAR LES SERVICES, AVEC LE PREMIER PÔLE D’EXCELLENCE DE FRANCE DÉDIÉ À CE DOMAINE, NEKOÉ, AINSI QUE DE NOMBREUSES INITIATIVES AVANT-GARDISTES ET ACTIONS COLLABORATIVES ORIGINALES. UNE STRATÉGIE D’AVENIR POUR AMÉLIORER LA COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES. LA FRANCE ACCUSE ENCORE UN CERTAIN RETARD MAIS LA RÉVOLUTION EST EN ROUTE. Depuis quelques années, on assiste à une profonde mutation de l’économie vers les services qui, aujourd’hui, représentent plus de 75 % du PIB et de l’emploi français. On parle même d’une nouvelle économie, dite « servicielle ». Devant la concurrence sans cesse plus forte, il faut cependant aller plus loin encore et enrichir le concept pour optimiser la compétitivité des entreprises. L’innovation apporte cette réponse. Mais la France accuse encore un retard important par rapport à l’Allemagne, au Japon ou aux États-Unis dont les investissements 24

en R&D sont d’ailleurs bien supérieurs. La dépense française qui y est consacrée reste, selon un rapport du Sénat, en deçà des 3 % fixés par la stratégie de Lisbonne. Notre pays ne compte par ailleurs aucune entreprise classée parmi les 50 plus innovantes au monde et se positionne au 24e rang en terme de capacité d’innovation, d’après The Innovation for development report 2009/2010. Selon le tableau de bord de l’OCDE, les PME françaises innovantes en process ne représentent que 17,8 % de l’ensemble et 14,8 % en ce qui concerne

le produit lui-même. D’autre part, au niveau national, les effectifs salariés des secteurs innovants sont en recul, même dans les services. Quant au chiffre d’affaires, il progresse de 6 % dans l’ensemble, notamment grâce au dynamisme du secteur des services informatiques. Au final, selon le tableau de bord européen de l’innovation, seules 33 % des entreprises françaises ont des activités innovantes contre une moyenne de 42 % dans l’Union européenne, tirée vers le haut par l’Allemagne et son taux de 65 %. 33 septembre 2010


Dans le Loiret, les initiatives tournées vers l’innovation se multiplient depuis quelques mois. Il y a tout juste un an, naissait, en septembre, le pôle d’excellence spécialisé dans l’innovation par les services Nekoé, premier en France, basé à Orléans Val de Loire Technopole, lieu d’incubation de l’innovation, et déjà lauréat du tout nouveau label Grappes d’entreprises. « Nekoé est un cluster qui s’adresse à toutes les entreprises, de toutes tailles, ainsi qu’aux territoires, collectivités publiques et laboratoires de recherche », explique son fondateur et directeur Paul Pietyra. Son objectif est de permettre aux entreprises de la région de se transformer, de replacer le client au centre, « de trouver de nouveaux champs de croissance par le développement de services innovants, dans une logique de mutation d’entreprise, et en s’appuyant sur les résultats de la science des services, un enseignement émergeant qui a pour objectif de trouver une réponse pluridisciplinaire ».

à bien identifier les besoins et les opportunités avant de développer de nouveaux services et à les tester, en s’appuyant sur toutes les méthodologies existantes. Un appel à projets va être lancé pour expérimenter les différentes étapes du processus sur cinq autres entreprises. Deuxième dossier phare de Nekoé : le « bouquet de services ». Actuellement en construction sur le Pôle 45, à Saran, il aura pour mission de délivrer des services aux entreprises et aux salariés afin d’optimiser le fonctionnement du site et, du même coup, son chiffre d’affaires. Ce bouquet puisera ses ressources dans le parc qui l’accueille pour mettre en place aussi bien de la gestion électronique de documents que de la res-

tauration collective. Au-delà de la démarche avant-gardiste, « l’innovation réside ici dans le fait de coordonner des acteurs très disparates, commente Paul Pietyra, et d’essayer de les faire travailler ensemble pour mutualiser les services ». Autre piste de travail de Nekoé : la « bourse de compétences », projet expérimental financé par le Fonds Social Européen pour améliorer la formation. Trois mille entreprises de la région ont été contactées et l’association travaille avec 50 d’entre elles afin de déterminer précisément l’outil et le processus d’accompagnement qui leur sera le plus utile. On en saura plus en décembre, avec la présentation du cahier des charges qui sera axé, c’est déjà officiel,

Nekoé, accélérateur de croissance

Fédérer, mutualiser, innover Les processus et méthodologies sont parfois très simples à mettre en place mais ils nécessitent une prise de conscience du dirigeant. Or, les bénéfices de l’innovation par les services étant encore méconnus en France, il faut commencer par intéresser les dirigeants, les former, développer des réseaux collaboratifs et les intégrer dans cette démarche. Nekoé a par exemple organisé en avril dernier avec IBM le Nekoé Jam, sur trois jours, vaste web événement participatif qui a rassemblé plus de 500 participants de France et d’ailleurs, dans une discussion autour de cinq thèmes d’avenir : la transformation de l’industrie par les services, l’avenir de la relation client, la place de l’économie numérique dans l’économie des services, le territoire comme réseau ainsi que le développement durable et les services. Une centaine d’experts a ainsi animé ces rencontres virtuelles et physiques interentreprises, premières du genre en Europe. Mais cette association a surtout lancé quatre projets « structurants » qui s’adressent aux entrepreneurs de la région. Cinq entreprises sont déjà sélectionnées pour tester, dès ce mois-ci, la deuxième phase de la « plate-forme de mutation » qui vise septembre 2010

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Nekoé a tout juste un an. Créé le 22 septembre 2009 sur le site d’Orléans Technopole, ce cluster est le premier pôle d’excellence français spécialisé dans l’innovation par les services. Il propose aux entreprises de la région, de toutes tailles et tous secteurs, de les accompagner dans cette démarche visant à développer de nouveaux marchés, dans une logique de co-construction avec le client et de projets collaboratifs soutenus par les financeurs publics. Cette association, présidée par Marc Dumas, est dirigée par Paul Pietyra, issu du monde de l’intelligence économique. Au départ, cet homme d’une trentaine d’années était missionné par l’Agglomération d’Orléans pour développer l’économie dans le secteur tertiaire. « Avec l’aval du président, j’ai commencé à construire le pôle avec les entreprises du territoire et l’université d’Orléans, raconte celui-ci. Très rapidement, on s’est rendu compte que les entreprises adhéraient ». Aujourd’hui, Nekoé, qui emploie trois permanents et s’apprête à recruter, est doté d’un budget de près de 800 000 €. Paul Pietyra réunit autour de lui une centaine de partenaires, dont l’Agglo d’Orléans, la Région, la CCIL, OVLT (Orléans Val de Loire Technopole), l’université d’Orléans et, côté entreprises, IBM, Datacard, Derichebourg, Lexmark, Arondor, Valorpal Systèmes, etc. À tout juste six mois d’existence, Nekoé recevait le nouveau label « Grappes d’entreprises » du ministre de l’aménagement du territoire qui a d’ailleurs lancé une deuxième vague d’appel à projets jusqu’au 14 octobre. Cette distinction s’accompagne d’une aide de 200 000 € sur deux ans. L’association compte dans son portefeuille plusieurs projets en cours d’élaboration et mène des actions telles que les rencontres sur Internet - le Nekoé Jam en avril dernier - ou la mise en place du salon Serv’Innov avec la CCIL et l’AgglO ces jours-ci. En quelques mois, Nekoé est devenu une référence dans l’innovation par les services, il fait d’ailleurs partie de plusieurs groupes de travail lancés par le gouvernement sur ce thème d’avenir. De quoi renforcer encore son expertise dans ce domaine. www.nekoe.fr

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dossier

Nekoé, premier et unique pôle français labellisé grappe d’entreprises dans le secteur des services sur deux secteurs : les services informatiques et la logistique. Il s’agira d’un outil, nouveau, de gestion des compétences à l’échelle du territoire. Enfin, dernière mission que s’est fixée Nekoé pour cette première année d’activité : concrétiser Nekoé Recherche, à savoir un laboratoire doté d’une vraie transdisciplinarité et animé par deux personnes qui coordonneront un réseau de correspondants dans chacun des laboratoires d’Orléans, de Tours, de l’ESEM (École supérieure de l’énergie et des matériaux) et de l’IAV (Institut d’arts visuels) afin d’atteindre une « véritable dynamique collaborative », indique Paul 26

Pietyra qui veut également impliquer des IUT, des entreprises et certains politiques. Ce dernier compte même, à l’automne, pour renforcer cette notion d’échange nécessaire, créer un réseau social qui regrouperait toutes les communautés nées de ces différentes initiatives et les croiser dans une sorte de bouquet de services virtuel où chacun apporterait sa propre spécificité.

Un rendez-vous professionnel inédit Toutes ces actions trouveront un aboutissement et un écho ce mois-ci dans le salon Serv’Innov, premier du genre,

qui se tiendra les 22 et 23 septembre au Centre de conférences d’Orléans. Cette manifestation, mise sur pied par Nekoé, la CCIL et l’Agglo, sera le premier Forum de l’innovation par les services en France. Un rendez-vous régional à l’adresse des entrepreneurs, tous secteurs confondus, qui pourront ainsi rencontrer des experts de renom, multiplier les contacts qualifiés, assister à tes tables-rondes, des conférences et échanger sur les cinq thèmes retenus : mutation industrielle, développement durable, relation et satisfaction client, nouvelles technologies et économies de réseaux. Les entreprises 33 septembre 2010


Un bouquet de services sur le Pôle 45 Services ? C’est en réalité tout un bouquet qui s’apprête à fleurir sur le parc d’activités Pôle 45. Celui-ci - basé à Ormes, Ingré et Saran – est en effet choisi comme site pilote par la Communauté d’agglomération d’Orléans pour accueillir ce projet très novateur. Un dossier porté par Nekoé, dans lequel le GEP45, Groupement des Entreprises du Pôle 45, est évidemment partie prenante. Comme l’explique son président, Vincent Wedrychowski, directeur de Valorpal Systèmes, « notre objectif est de rendre le parc beaucoup plus attractif, en offrant des services de proximité aux entrepreneurs et aux salariés pour leur faciliter la vie. » Une mutualisation des services qui va générer des économies et pérenniser les activités. « Aujourd’hui, chacun gère ses espaces verts, pourquoi ne pas penser à une gestion commune pour diminuer nos coûts ? », propose concrètement Vincent Wedrychowski. Et d’élargir à une salle de sport, un restaurant d’entreprises, du co-voiturage, une chaufferie ou, plus avant-gardiste encore, des bornes pour acheter ses places de cinéma ou connaître les horaires de bus. Tout cela dans un esprit de développement durable, d’économies d’énergie et d’innovation, avec, reprend Vincent Wedrychowski, « une entreprise du parc pour centraliser, sur le principe d’une conciergerie de grand hôtel ». Grand hôtel qui représente plus de 200 entreprises et dépasse les 6 500 salariés. Le GEP45, constitué de 80 adhérents, avait déjà, en 2004, mis en place un PDE, le tout premier en France, qui s’est traduit, en 2007, par l’implantation d’une crèche inter-entreprises. Le 2 juin dernier, il lançait avec la CCI et d’autres parcs un « speed meeting business » pour développer cette synergie nécessaire entre entrepreneurs. Des échanges et des partages également rendus possibles grâce à la plate-forme Ecobiz. Aujourd’hui, le cheminement continue avec ce bouquet de services. Le recensement des besoins, mené par IBM et la CCIL, s’achève tout juste, qui permettra de définir un premier plan d’action pour fin 2010. www.gep45.fr www.burban-palettes.com

du Loiret pourront aussi bien profiter de cet afflux d’informations qu’apporter leur propre expérience lors d’un atelier. Une occasion pour elles de se faire connaître et de nouer de nouvelles relations professionnelles. Mais aussi de profiter des entretiens individuels « audit innovation », avec un expert de la gestion de l’innovation qui identifiera leurs opportunités de développement dans les services. Ce salon se positionne donc comme un outil incontournable pour qui veut miser sur ces stratégies d’avenir et s’ouvrir de nouveaux marchés. Il touche ainsi directement l’économie du département et son emploi, quand on sait que le Loiret compte, dans le seul secteur des services aux entreprises, environ 4 500 entreprises et plus de 32 000 emplois. Très prochainement d’ailleurs, en 2011, la CCIL publiera sur Internet un annuaire de ces prestataires de services aux entreprises domiciliés dans le département, répartis sur une quinzaine de secteurs d’activité. Un travail qui s’intègre dans une action de fond, intitulée « Développer la performance des entreprises de services aux entreprises », menée depuis plus d’un an par la CCIL (qui a d’ailleurs intégré dès 2007 dans sa signature le terme Services aux côtés des Commerces et Industries). Un engagement qui se traduit actuellement par la participation au salon Serv’Innov, mais aussi par la réalisation de notes de conjoncture trimestrielles sur les services, (Baromètre Ec’horizon), et surtout, par l’animation d’une communauté Ecobiz « prestataires de services » depuis fin 2007 ou encore la création d’une commission qui travaille sur des thèmes tels que « la méthode pour diffuser de l’innovation dans les TPE et PME prestataires de services » ou encore la réalisation de ce futur annuaire.

Naissance d’une nouvelle plateforme Ecobiz

Vincent Wedrychowski, directeur de Valorpal Systèmes

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L’innovation par les services, et dans les services, est un enjeu d’avenir dont sont tout à fait conscients Orléans Val de Loire Technopole et la CCI du Loiret. Ensemble, ils ont développé des partenariats et ont notamment créé en février le poste de « chargé de mission Innovation ». Cette mission, confiée à Nathalie Purdom (lire p. 29), s’articule autour d’une double 27


dossier

COFOB ou le sur mesure high tech

Jean-Pierre Benoist, directeur de Cofob

Son activité est « l’ingénierie électronique et informatique dans le domaine de la mesure et du traitement post-acquisition ». Mais Jean-Pierre Benoist, directeur de COFOB, s’empresse de traduire : « Nous développons des systèmes de tests et de mesures. Une entreprise va fabriquer un produit et vient nous demander d’étudier et réaliser un système pour vérifier que le produit répond bien à ses spécifications ». Dans les locaux basés à Orléans Technopole, ingénieurs et techniciens supérieurs créent donc des machines ou des cartes à puce très sophistiquées pour des clients aussi réputés que Thales, Snecma, EADS ou le CEA. « Nous faisons des bancs de tests pour des moteurs d’avion, des missiles, mais aussi des systèmes de mesure de dégivrage de véhicules », reprend le responsable. Et de montrer aussi la future « montre verte » qui permettra de réaliser des cartographies de la pollution en temps réel. Bref, des outils sur mesure et un savoir-faire ultra-pointu qui ont déjà valu à COFOB (650 KE de chiffre d’affaires et cinq employés) de rejoindre les pôles de compétitivité Elastopôle et S2E2, mais qui méritaient d’être plus encore mis en avant. « Cela faisait 15 ans que j’étais à la barre et je voulais penser autrement le développement de COFOB », précise son dirigeant. Orléans Val de Loire Technopole lui propose alors un accompagnement individuel par Nathalie Purdom. « J’ai été impressionné par ses compétences. Elle a une démarche vraiment innovante en provoquant des réactions qui nous amènent à prendre telle décision que l’on avait identifiée mais que l’on n’avait pas pu mener à terme. » Grâce à elle, Jean-Pierre Benoist réalise qu’il a besoin d’une formation, qu’il a démarrée. « Elle m’a aidé à trouver d’autres méthodes de prises de contacts et de positionnement de Cofob, poursuit-il. Elle m’a permis d’utiliser tous les nouveaux leviers. » Rénovation du site Internet, relance des réseaux sociaux, sans oublier la volonté d’ouvrir le capital « pour accélérer notre croissance. Sans cet appui, je n’y serais sans doute pas arrivé ». www.cofob.fr

activité : accompagner individuellement les entreprises dans leur stratégie d’innovation et créer ce mois-ci puis animer la plate-forme Loiret Ecobiz Innovation. « Deux missions parallèles mais avec des transferts de l’une sur l’autre », explique Nathalie Purdom. Celle-ci va ainsi offrir aux dirigeants l’opportunité d’un réseau, organiser des ateliers à travers tout le département et tout simplement leur apporter son expertise ainsi que de l’information. Ce qui passe notamment par la nécessité de « renverser la vapeur sur les idées reçues », souligne cette dernière. Car elles sont en effet encore trop nom28

breuses, « comme le fait de croire que l’on manque en France de financement pour la création d’entreprise innovante ». Rappelons que de nombreuses aides existent, notamment par le biais d’Oséo, qui, par exemple, se fait le relais avec Nekoé de l’appel à projet européen Kis Pims permettant de financer jusqu’à 15 000 € les PME voulant développer un service lié aux énergies renouvelables. Le budget alloué permet de soutenir jusqu’à 60 dossiers sur la région, et ce, jusqu’à fin décembre. Côté aides toujours, la région Centre s’est vue confier pour 2007/2013, par l’Union européenne, une enveloppe de 196 M€ au titre

du fonds FEDER (Fonds européen de développement régional) dont 109 M€ dédiés à la recherche et l’innovation. À noter également, le crédit d’impôt « Recherche 2010 » pour les activités de recherche et développement des entreprises. Ou encore le statut de « Jeune entreprise innovante » (JEI) qui confère aux jeunes PME hautement innovantes des allégements d’impôts et de charges sociales sur les emplois dédiés aux activités de recherche. De très nombreux renseignements sont également disponibles auprès de l’ARITT Centre (Agence régionale pour l’innovation et le Transfert de technologie). 33 septembre 2010


Nathalie Purdom, chargée de mission Innovation CCIL /OVLT

Nathalie Purdom, conseil et méthode en innovation Elle a travaillé aux États-Unis et en Afrique du Sud. Elle a connu de gros groupes comme de petites structures et s’est aussi installée à son compte. Cette ingénieure met aujourd’hui cette expérience à disposition des entrepreneurs du Loiret. Nathalie Purdom est « chargée de mission Innovation », un poste créé en février par la CCI du Loiret et Orléans Val de Loire Technopole et qui s’articule autour de deux missions : « Lancer et animer dès septembre une nouvelle communauté sur Ecobiz, Loiret Ecobiz Innovation, explique cette femme de 43 ans. Et accompagner de manière individuelle les chefs d’entreprises dans leur stratégie d’innovation. » Dans les deux cas, Nathalie Purdom compte bien convaincre les dirigeants des bénéfices de l’innovation et « passer du Why we can ? à Yes, we can ! ». Cette plateforme Ecobiz Innovation va permettre de favoriser le partage de connaissances en s’appuyant sur les réseaux locaux, les entrepreneurs et les étudiants, à travers tout le département. Un premier atelier, Innovation & Design, s’est ainsi déroulé en juin au Fonds régional d’art contemporain avec l’Institut d’arts visuels d’Orléans et d’autres sont déjà programmés (le 28 septembre à la CCI de Beaugency, le 7 octobre à Gien, le 9 novembre à Pithiviers, le 18 novembre à Montargis). « Et pas de grands messes, assure l’animatrice, on va faire du serious game sur l’open innovation. » En parallèle, Nathalie Purdom accompagne des entrepreneurs dans leur démarche d’innovation : un regard extérieur et compétent, sans ingérence. « Je ne suis pas là pour les forcer, je pose des questions dont je ne connais pas les réponses et ensemble, on va creuser. Je suggère et ils décident. » Du conseil, une orientation vers l’organisme adéquat, une préparation aux entretiens, etc. Un service de plusieurs mois, qui s’adresse essentiellement aux TPE et PME car « elles sont très aidées au moment de la création mais après, elles se retrouvent seules et elles rament… » Tél. : 02 38 69 80 50 nathalie.purdom@tech-orleans.fr

septembre 2010

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Autre idée reçue et restrictive : penser que l’innovation relève forcément d’une technologie nouvelle. « L’innovation est quelque chose de pluridisciplinaire et transversal à tout type de secteur et d’entreprise, reprend Nathalie Purdom. Pour moi, l’innovation ce sont deux choses : le résultat qui peut être un produit, un service, un procédé, une organisation, etc. ; mais aussi un processus qui implique donc une démarche, une remise en question permanente ». Parmi les exemples concrets, l’ingénieure cite le fait de mettre en place une autre façon de fonctionner entre la R&D et la production ; une nouvelle organisation interne ; le cas d’une entreprise de biomatériaux qui veut trouver une application à des végétaux envahissants ; etc. Autre exemple : le transporteur Deret, basé à Saran, qui pilote depuis un an le premier service de livraison urbaine écologique avec une flotte de 50 camions électriques, opérationnels sur un réseau national de 22 agences. À ce titre, le groupe DERET s’est vu remettre, lors de la SITL Europe 2010 (Semaine internationale du transport et de la logistique), le Grand Prix de l’Innovation « Transport et Logistique », toutes catégories confondues. Toujours dans l’agglomération d’Orléans, et sur le Pôle 45, l’entreprise Valorpal Systèmes, filiale de Burban Palettes, travaille actuellement à un projet qui lie également technologie et services dans un même élan d’innovation : équiper les palettes de ses clients de petites puces électroniques qui permettront de les « tracer » afin de mieux gérer les stocks et l’état desdites palettes et de réaliser ainsi des économies d’échelle. On est là encore dans la transversalité, si chère à DREAM (www.poledream.org/), cluster orléanais récemment labellisé pôle de compétitivité Ecotechnologies dans le domaine de l’eau et qui travaille à la construction de projets collaboratifs associant industriels et chercheurs. DREAM entend « favoriser les transferts de technologies de la Recherche vers l’Industrie, accélérant ainsi l’innovation dans les entreprises ». Car c’est bien l’un des points faibles de notre économie, comme l’a relevé le Sénat dans son rapport intitulé « Recherche et innovation en France, surmonter nos handicaps au service de la croissance » (1) : un défaut de coordination 29


dossier

entre les organismes de recherche ainsi qu’une relative désaffection pour le transfert de technologie.

L’IAV, école de l’avenir Jacqueline Febvre est depuis 5 ans à la tête de l’IAV, Institut d’arts visuels, ancienne école des Beaux-Arts née en 1786. Et cette designer textile de formation tient particulièrement à l’autre appellation de l’IAV : École supérieure d’art et de design d’Orléans. Celle-ci a en effet choisi « d’orienter davantage encore l’école d’art vers le design », avec des enseignements notamment tournés vers la 2D, la 3D et le design d’interaction avec l’utilisateur. « La question qui guide notre enseignement est : que peut faire le jeune créateur pour la société de demain ? », indique Jacqueline Febvre qui a choisi d’y intégrer l’enjeu environnemental. « L’art ne se pose pas forcément la question de l’utilisation, le design si, constate-t-elle. Il va permettre d’avoir un regard bien plus large et une capacité créative beaucoup plus innovante. » Véritable laboratoire d’idées, cette école publique qui s’apprête à changer de nom en 2011 et devenir un établissement public de coopération culturelle, offre aux étudiants de travailler sur de nombreux projets à l’occasion desquels ils font appel à différentes compétences. Deux d’entre eux ont récemment prouvé aux établissements de taille de Pierre Coulmeau, à Ingré, que l’activité pouvait être diversifiée vers du mobilier urbain. D’autres ont présenté à la Foire de Paris, l’an dernier, leur projet Re-Source, une cuisine équipée réutilisant l’eau usée pour arroser les plantes de son plan de travail. En juin dernier, l’école a participé au premier atelier organisé par Nathalie Purdom, « Innovation et Design ». Une matinée d’échanges entre jeunes diplômés et dirigeants, qui a déclenché d’autres ateliers pour l’année à venir avec une entreprise fabriquant des panneaux alvéolaires, afin de leur trouver - grâce au design - d’autres fonctions, comme la décoration. Preuve que le « designer est un formidable « transféreur » de technologies, conclut Jacqueline Febvre, et que les entreprises ont vraiment besoin de créateurs comme les créateurs ont besoin de l’entreprise ». www.iav-orleans.com

Jacqueline Febvre, directrice de l’Institut d’arts visuels d’Orléans

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Débrider la créativité Et l’apprentissage de cette transversalité si nécessaire à l’innovation se fait le plus tôt possible. Un enjeu qu’a bien compris la directrice de l’Institut d’Arts Visuels (IAV), ou École supérieure d’art et de design d’Orléans. « Je fais le pari qu’en formant des designers dans une école d’art, ils seront en capacité de réellement réinterroger l’entreprise, ses objectifs, ses produits et ses services », indique Jacqueline Febvre. Anticiper, avoir une vision globale des choses qui déclenche une capacité créative beaucoup plus vaste, s’affranchir des carcans existants et oser transférer une technologie sur un autre domaine, profiter des avancées qu’offre le progrès, inclure l’aspect sociologique et l’attente du consommateur : telles sont quelques-unes des grandes lignes de l’enseignement offert par l’IAV. En intégrant toutes ces notions, les étudiants peuvent alors concevoir les produits de demain et prouver que le design est l’un des moteurs de l’innovation. « Le design offre une valeur ajoutée infiniment plus importante sur le produit, sa fonction, le service qu’il apporte et il permet de développer de nouveaux marchés », commente la directrice. Dernièrement, les étudiants ont travaillé sur un atelier « Recherche et Création » en partenariat avec la Cosmetic Valley et Shisheido. Objectif : trouver de nouvelles façons de s’appliquer du parfum. Il en est notamment ressorti une proposition d’estampes corporelles, sortes de tatouages parfumés conçus par le jeune Carles Deau. « Un nouveau produit, une nouvelle utilisation, une nouvelle présentation et une nouvelle technologie », résume Jacqueline Febvre. Une application très concrète de ce que peuvent apporter le design et la formation des jeunes dans l’innovation et donc la société de demain. Puisque c’est bien d’avenir que l’on parle. (1) http://tinyurl.com/2vodbsl www.nekoe.fr www.loiret.cci.fr www.forum-servinnov.fr www.oseo.fr www.arittcentre.fr www.tech-orleans.fr

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passés composés

LE DEVOIR D’INNOVER, LE POUVOIR DE RÉALISER, LE DÉSIR DE PARTAGER La chronique d’Anne-Marie Royer-Pantin LE PASSÉ DE NOTRE TERRITOIRE RECÈLE DE PASSIONNANTS EXEMPLES DE PROCESSUS GAGNANTS D’INNOVATION. VOICI L’EXTRAORDINAIRE AVENTURE CRÉATIVE D’UN VERRIER DU 17ÈME SIÈCLE, NOVATEUR TOUS AZIMUTS, DONT L’HISTOIRE SE CARACTÉRISE PAR LA CONCEPTION ET LA MISE AU POINT CONTINUE D’INNOVATIONS REMARQUABLES, PAR UN SENS AIGU DU FAIRE-SAVOIR ET PAR UNE PRODUCTION INDUSTRIELLE PIONNIÈRE.

Anne-Marie Royer-Pantin Ancienne élève de l’École normale supérieure, médaille d’or de l’Académie d’Agriculture de France pour son œuvre littéraire et son action culturelle en faveur du patrimoine, Anne-Marie Royer-Pantin est écrivain, auteur d’essais, d’ouvrages d’histoire et de nombreux travaux sur le patrimoine local et régional. Sa chronique « Passés composés » propose un éclairage différent du présent et du devenir économiques de notre département, à la lumière d’un passé riche d’expériences originales et fructueuses, de belles aventures et de réussites exemplaires.

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Dans le domaine de l’innovation, porteuse de progrès et d’efficacité, le Loiret est un bel espace d’accomplissement, pour relever les défis du présent et construire le futur. Mais s’il est aujourd’hui un territoire riche de ressources, d’opportunités et de stratégies novatrices, de capacités d’adaptations et d’échanges, c’est parce qu’il est aussi un champ d’action longuement travaillé depuis des siècles, fertilisé par l’énergie et les efforts des hommes, ensemencé par leurs espoirs et leurs inventions, nourri par leurs passions et leurs enthousiasmes. Entre imagination, talent technique et artistique, publicité de l’invention et courage industriel, la manufacture orléanaise du verrier Bernard Perrot, sous Louis XIV, offre un exemple spectaculaire d’insertion des mécanismes de l’innovation dans la logique d’une entreprise. Cet « éclaireur » génial, inventif, visionnaire et doté d’une grande capacité d’adaptation, a su développer la bonne solution, au bon endroit, au bon moment et avec les bons moyens, donnant à ses initiatives une grande envergure industrielle. Né en Italie, issu d’une lignée de célèbres maîtres-verriers, immigré en France puis naturalisé, Bernard Perrot crée en 1668 une verrerie à Orléans, ville dont la situation privilégiée sur les bords de Loire faisait alors un foyer florissant de négoce et d’industrie. Les échevins de la ville l’accueillent à bras ouverts et s’empressent de favoriser l’installation de cette entreprise novatrice. Possédant des savoir-faire exceptionnels et des secrets de fabrication exclusifs, il obtient de nombreux brevets et privilèges royaux. Ainsi

a-t-il retrouvé le procédé perdu du verre rouge transparent des anciens à base de sels d’or, perfectionné la porcelaine de verre et les travaux d’émail, en produisant des objets de luxe liés au raffinement des arts de la table, mais aussi des objets plus courants et de plus grande distribution. Il est surtout l’inventeur, en 1687, de la technique du « coulage de verre en table » qui permet de produire des glaces de grandes dimensions – procédé mis en œuvre pour la réalisation de la Galerie des Glaces à Versailles. Soucieux de valoriser les résultats de ses recherches, de partager et faire circuler ses savoirs, il les communique aux milieux savants. Ces innovations assurent à la verrerie royale d’Orléans une réputation sans égale auprès de la Cour et des riches étrangers (en 1686, elle reçoit même la visite des ambassadeurs du Siam !). Le procédé révolutionnaire qu’il a mis au point pour le coulage des glaces est à l’origine de la fortune de la puissante manufacture de Saint-Gobain. Il a ainsi donné, à l’apogée du règne de Louis XIV, un éclat sans précédent à l’industrie du verre française, devenue grâce à lui capable de rivaliser victorieusement avec celle de Venise. L’aventure de ce novateur hors pair, dont l’œuvre diversifiée fut à la fois celle d’un artiste et d’un grand manufacturier, démontre de manière exemplaire qu’innover c’est faire la part belle à l’imagination et l’instinct, c’est savoir courageusement se projeter et se mettre en route vers un ailleurs et un autrement, c’est vouloir partager le fruit de ses recherches, et c’est, aujourd’hui comme hier, faire preuve d’un enthousiasme toujours renouvelé. 31


CCI infos

agenda

LES RENCONTRES LOIRET ECOBIZ www.loiret-ecobiz.fr //////////////////////////////////////////////

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ECOBIZ ENVIRONNEMENT

ECOBIZ DÉVELOPPEMENT DURABLE

Samedi 18 septembre 2010 Nettoyage des Berges de Loire : seconde édition (Voir détail en page 35) Mardi 21 septembre 2010 (fin de matinée) Planification des audits internes croisés ISO14001 pour 2010-2011 La CCIL a mis en place un système d’audits croisés ISO14001 en 2006. Depuis cette date, plus de 39 audits croisés ont eu lieu, impliquant au total 26 auditeurs et 21 entreprises différentes. Un système qui permet de développer les échanges de pratiques, relancer la pratique de véritables outils, valoriser les auditeurs internes à travers des missions externes. Une 5e bourse aux audits aura lieu mardi 21 septembre pour établir le planning 2010-2011 des audits croisés. Contact : Sébastien Saint-Chély Tél. : 02 38 77 77 19 http://environnement.loiret-ecobiz.fr

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ECOBIZ SANTÉ-SÉCURITÉ AU TRAVAIL Mardi 21 septembre 2010 (matin) Sécurisez la manipulation des produits inflammables Denios Experiences propose une matinée divertissante et instructive pour montrer les mécanismes et les conséquences d’une mauvaise manipulation des produits inflammables, expériences et mises en situation à l’appui. Contact : Sébastien Saint-Chély Tél. : 02 38 77 77 19 http://environnement.loiret-ecobiz.fr 32

Lundi 4 octobre 2010 ISO 26 000 : comprendre, déployer, évaluer sa démarche développement durable Le projet de norme internationale ISO 26 000 « Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale des organisations » a été approuvé. Ce résultat positif permet de franchir une nouvelle étape dans l’élaboration du futur référentiel international dont l’objectif est de définir et clarifier le concept de responsabilité sociétale et de le rendre applicable à tout type d’organisation (entreprises, collectivités territoriales, syndicats, associations…). Une rencontre organisée dans le cadre du tour de France ISO 26 000 du Groupe Afnor. Contact : Sébastien Saint-Chély Tél. : 02 38 77 77 19 http://environnement.loiret-ecobiz.fr

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Retrouvez toute l’actualité économique et celle de la CCI du Loiret sur :

www.loiret.cci.fr

ECOBIZ MOBILITÉ ET DÉPLACEMENTS Mardi 21 septembre 2010 Bougeons autrement ! La Semaine Européenne de la Mobilité 2010 (du 16 au 22 septembre) sera l’occasion pour les entreprises volontaires de participer à la journée « Bougeons autrement ». Objectif : inciter les collaborateurs à utiliser un mode alternatif à l’autosolisme pour venir sur leur lieu de travail : marche, vélo, covoiturage, transports en commun… Les entreprises intéressées auront accès à un ensemble d’outils et à un plan de communication qui leur permettront de motiver les collaborateurs à trouver des solutions alternatives adaptées. Vous êtes intéressé pour participer, vous voulez en savoir plus sur cette opération ? Contact : Karine Gauluet Tél. 02 38 77 77 81 http://mobilite.loiret-ecobiz.fr

www.netvibes.com/ cci-du-loiret

http://twitter.com/cciloiret

www.facebook.com

www.slideshare.net/cciloiret

http://issuu.com/cciloiret 33 septembre 2010


Entrée libre de 12h30 à 20h

Jeudi 7 octobre 2010

pour

Mellow Évènement

- Photo Fotolia

Orléans - Centre de Conférences

Venez préparer votre

au cœur de la

Seul, on est créateur… …accompagné, on devient entrepreneur


CCI infos

CELLULE ACCOMPAGNEMENT ENTREPRISES :

SOS CRISE

deux dirigeants lèvent les tabous

le guide des dispositifs anti-

crise

LANCÉE EN OCTOBRE 2008 PAR LE PRÉSIDENT DE LA CCI DU LOIRET POUR AIDER LES PME À AFFRONTER LES TURBULENCES DE LA CRISE, LA CELLULE ACCOMPAGNEMENT ENTREPRISES A RAPIDEMENT ÉLARGI SON PÉRIMÈTRE D’INTERVENTION. AU SOUTIEN DES DIRIGEANTS EN DIFFICULTÉ S’AJOUTE DÉSORMAIS UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ FACE À DES PROBLÈMES PLUS STRUCTURELS. TÉMOIGNAGES.

M

ise en place dès octobre 2008 par Yves Broussoux, président de la CCI du Loiret, pour aider les PME à traverser la crise économique, la Cellule Accompagnement Entreprises a vu (hélas) rapidement son activité monter en puissance. Et a permis de faire émerger le constat suivant : les dirigeants dont l’entreprise rencontre des difficultés ont besoin d’un accompagnement global qui les recentre sur la gestion de leur entreprise. Comme l’explique Pascal Combe, animateur de la Cellule Accompagnement Entreprises, son rôle est bien entendu de favoriser le rétablissement ou le développement d’entreprises viables, mais aussi celui « d’aborder des problèmes de fonds comme l’organisation commerciale, le positionnement de l’entreprise sur le marché, les relations clients/fournisseurs, les fonds propres… ».

Établir les priorités Pour y parvenir, le processus reste bien balisé : confidentialité, gratuité de la démarche d’accompagnement et comme fil rouge, des entretiens préparés en amont, documents de gestion à l’appui. Objectif immédiat : identifier l’ampleur des difficultés, l’origine des tensions de trésorerie et les conséquences prévisibles. Dans un second temps, un calendrier des 34

« J’avais besoin d’un appui pour monter le dossier et mieux cerner les attentes des partenaires locaux » Christian Siest, DG Orrion Chimie à Semoy Après le rachat de Rohm & Haas par Dow Chemical en avril 2009, une solution s’offre à son directeur de site, Christian Siest, pour éviter la fermeture de l’usine : une reprise partielle de l’activité de l’entreprise, à condition d’en devenir le directeur-général-actionnaire. « Je trouvais ça plus que dommage d’arrêter là l’histoire industrielle du site de Semoy, nous avions tellement fait en matière d’hygiène-sécurité, d’environnement… J’ai donc cherché à identifier des partenaires potentiels pour une reprise et j’ai finalement conclu un accord avec Orrion Chimie, qui voulait conserver son industrie en France » détaille-t-il. C’est à ce moment qu’il sollicite la Cellule Accompagnement Entreprises de la CCI du Loiret. « En choisissant Orrion, je me tournais vers un partenaire que je ne connaissais pas, j’avais besoin d’un appui pour monter le dossier et mieux cerner les attentes des partenaires locaux auxquels j’allais le présenter. Avec la Cellule Accompagnement Entreprises, j’ai bénéficié en quelque sorte d’un véritable coaching, de conseils et d’un suivi… loin d’être superflus puisque je passais de directeur d’usine à directeur général actionnaire. Une marche très haute à gravir, pour laquelle j’avais besoin d’être rassuré sur le risque pris ». Aujourd’hui, le site de Semoy fabrique toujours des adhésifs industriels pour le secteur automobile et celui de l’emballage, à 80 % à façon, c’est-à-dire en sous-traitance pour Dow Chemical. Avec une production actuelle de 3 000 t annuelles (contre 10 000 t en 2008), l’objectif du dirigeant est de tripler le CA d’ici 2015. www.oc-orgaform.com

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CCI infos

18 SEPTEMBRE 2010

« La CCI a mis en place une médiation avec différents interlocuteurs bancaires »

« Berges de Loire propres » : opération Loiret ecobiz reconduite

Evelyne Viron, gérante Indagri-Europe à Bazoches-les-Gallerandes Spécialisée dans l’export de fournitures industrielles en direct d’usine (vers l’Amérique latine notamment) pour des fleurons de l’industrie française, Indagri-Europe se trouve confrontée fin 2008 à « une paralysie générale de l’activité ». Pour garder le cap, Evelyne Viron, gérante de l’entreprise, répond à des appels d’offres en Amérique latine grâce à une filiale implantée au Pérou. Un choix pertinent puisqu’elle remporte dans la foulée un marché de plusieurs centaines de milliers d’euros. Paradoxalement, c’est à partir de ce moment-là qu’IndagriEurope va connaître un véritable parcours du combattant. « Bien qu’ayant remporté un marché d’État, donc avec la certitude d’être payés, nous avions besoin de trésorerie et de cautions bancaires. Notre banque attitrée, qui n’avait enregistré aucun incident de paiement en 10 ans d’activité, ne nous a pas suivis. Nous avons dû nous porter caution personnelle, contracter un prêt pour renforcer nos fonds propres… ». Pour autant, la situation devient presque kafkaïenne : son fournisseur réclame un acompte à la commande alors que la banque exige de percevoir l’acompte versé par le client ! Evelyne Viron contacte alors la Cellule Accompagnement Entreprises de la CCIL. « Nous avons mis noir sur blanc un prévisionnel d’activité, carnets de commande à l’appui, et la CCI a mis en place une médiation avec différents interlocuteurs bancaires qui a abouti. Nous avons obtenu les financements nécessaires auprès de la Coface et d’une banque tierce » résume la dirigeante. Ce que lui a apporté l’intervention de la Cellule Accompagnement Entreprises ? « Écoute, réactivité et orientation vers les bons interlocuteurs ». www.indagri.com

priorités est établi avec le dirigeant, et la médiation avec les tiers organisée. Avec, en filigrane, l’analyse critique, par le chef d’entreprise, du modèle économique de son entreprise. Enfin, la Cellule Accompagnement Entrepriseptembre 2010

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ses assure un suivi des préconisations étape par étape et reste à la disposition de l’entrepreneur. Contact : Tél. : 02 38 77 77 94

Rééditer le succès de l’opération collective menée en septembre dernier à l’initiative des entreprises de la communauté EcobizEnvironnement et animée par la CCI du Loiret : c’est possible ! Le 18 septembre prochain, 13 entreprises (1) et leurs salariés volontaires se regrouperont dans une démarche écocitoyenne. Objectif de la journée : ramasser les déchets qui polluent et défigurent les bords de Loire, classée patrimoine de l’Unesco. L’an passé, 270 salariés et leurs familles se sont mobilisés et ont collecté le long de 28 km de berges, en collaboration avec 10 communes, pas moins de 4,5 tonnes de déchets abandonnés (soit 1 kg tous les 6 mètres environ) ! Comme l’an passé, la sécurité des participants prime : gilets fluorescents, gants et boîtes spéciales pour déchets infectieux seront distribués. (1)

Au 23.07.2010

Les entreprises et les salariés qui sont déjà mobilisés : • Le BRGM • La CAISSE d’EPARGNE • La CCI du LOIRET • L’EUROPÉENNE D’EMBOUTEILLAGE • FAMAR • FARE • GEORGIA PACIFIC • HITACHI • La LAITERIE DE ST DENIS DE L’HOTEL • McKEY FOODS • Le Groupe LA POSTE • TEREOS • VEOLIA PROPRETÉ 35


CCI infos

PARCOURS PREMIUM : l’accompagnement qui fait la différence ABORDER L’ASPECT COMPORTEMENTAL DANS LE PARCOURS D’UN FUTUR DIRIGEANT : C’EST L’UN DES ASPECTS INNOVANTS DE LA TOUTE NOUVELLE OFFRE « PREMIUM » ÉLABORÉE PAR LA CCI DU LOIRET. PROPOSÉE AUX PORTEURS DE PROJETS, ELLE SE DÉMARQUE AVEC CETTE AUTRE PARTICULARITÉ : L’ACCOMPAGNEMENT, PAR UN PARRAIN, CHEF D’ENTREPRISE EN ACTIVITÉ. mentale dans certaines étapes cruciales, comme un rendez-vous avec le banquier » pointe la coach.

Apprendre la démarche réseau

«

Pour aller plus loin, mieux vaut savoir d’où l’on part ». Eve Chegaray, coach d’entrepreneurs et de décideurs, accompagne les porteurs de projets et les chefs d’entreprise récemment installés inscrits au Parcours Premium sur un plan rarement abordé : le volet comportemental. L’idée du tout nouveau module proposé par la CCI du Loiret, c’est d’apporter aux porteurs de projet tous les bagages nécessaires à leur prise de fonction. « On travaille vraiment sur un plan transversal, décrypte Eve Chegaray, on explore ce que les anglophones appellent les soft skills, les qualités humaines ». L’accompagnement, interactif, se déroule dans les locaux de 36

l’Espace Entreprendre à Orléans à raison de six journées réparties sur deux mois, auxquelles s’ajoutent six rendez-vous de coaching individuel et six rendez-vous de parrainage par un chef d’entreprise en activité. Au programme notamment : connaissance de soi, leadership et démarche réseau. Un parcours qui débute par une sorte d’ « état des lieux » avec un profil de personnalité, grâce à un outil validé (MBTI*). Autre axe de travail, le leadership. « Nous travaillons l’affirmation de soi mais aussi sur l’image que le dirigeant donne à voir… Bien souvent, il a tellement le nez dans le guidon qu’il élude complètement cette question. Elle est pourtant fonda-

Enfin, les porteurs de projets abordent aussi la démarche réseau. « Nombreux sont ceux qui se rendent à des rencontres professionnelles dans la seule idée d’y puiser des contacts, mais se trouvent ensuite désemparés car ils ne savent pas comment les exploiter. On apprend par exemple que préparer sa démarche réseau, objectif à l’appui, s’avère beaucoup plus fructueux ». Globalement, c’est la posture de l’entrepreneur lui-même que les porteurs de projets investissent : « l’entrepreneur gère un écosystème dans lequel évoluent de nombreux interlocuteurs : clients, prospects, partenaires, banquiers, concurrents… interagir avec eux, cela résulte aussi de certaines prises de conscience » prévient Eve Chegaray. Enfin, dernier point fort du Parcours Premium : un accompagnement individuel, pendant 12 mois, par un parrain - chef d’entreprise en activité - et une immersion « guidée » dans les réseaux indispensables à la réussite de toute entreprise. Bref, une préparation innovante pour des entrepreneurs différents. *Myers Briggs Type Indicator

Contact : Espace Entreprendre CCIL Tél. : 02 38 77 77 77

33 septembre 2010


CCI infos

Ce que le Parcours Premium leur apporte « Prendre du recul, partager les expériences » Sylvain Chantreau Salarié actionnaire dans le secteur de la Publicité sur le Lieu de Vente, Sylvain Chantreau juge le Parcours Premium « utile pour le développement personnel ». Directeur technique au sein

« Un parrain pour baliser le chemin »

« Se canaliser pour être plus efficace »

Karine Lafaye

Liber Mugabe

Avec son associé Stéphane Gimonet, Karine Lafaye a créé TLG Pro en janvier 2009, spécialisée dans les prestations informatiques sur-mesure en milieu industriel. Ce qui l’a motivée à opter pour cette formation spécifique au sein de l’Espace Entreprendre de la CCIL, c’est le fait « d’avoir un parrain ». « L’objectif est que le parrain balise le chemin, qu’il encadre en quelque sorte notre parcours pour nous éviter d’avoir à faire demi-tour ». Autres bénéfices du module Premium : « les volets personnalité, leadership et gestion du temps, qui donnent des clés très concrètes ».

Franchisé indépendant Passtime, créateur de LMedia en avril 2010, Liber Mugabe lance début septembre un guide destiné aux orléanais. « Vendu 49 €, le guide recense des restaurants locaux, des lieux de loisirs, avec des remises offertes sur présentation de l’ouvrage. Valable un an et disponible à l’Office du Tourisme et dans les points presse, il est vite rentabilisé ». Le Parcours Premium, pour Liber Mugabe, c’est avant tout « la possibilité d’apprendre à canaliser son énergie pour être plus efficace dans sa fonction de chef d’entreprise ». Autre intérêt du module à ses yeux : « savoir appréhender les gens à qui l’on doit faire face ».

« Bénéficier d’un accompagnement » Rodrigue Pokam À la tête de decoexotic.com, site de vente en ligne d’artisanat et de décoration d’Afrique issu d’une filière équitable, Rodrigue Pokam veut dévelop-

septembre 2010

d’une entreprise de 10 personnes où il cumule en fait des missions plus larges, il apprécie « la possibilité de s’évaluer soi-même, de faire une introspection pour savoir dans quel domaine on est le plus affûté ». Un accompagnement qui lui permet « une prise de recul impossible quand on est dans le feu de l’action » et « un partage d’expériences avec les autres inscrits ».

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« D’abord bien se connaître soi-même » Nicolas Decoster Ancien directeur commercial chez un fabricant de stores, Nicolas Decoster a souhaité s’orienter vers la création ou la reprise d’entreprise fin 2009. En juin 2010, il peaufine son projet – la vente de stores intérieurs et extérieurs en ligne – et décide de s’inscrire au parcours Premium. Ce qu’il en retire après 4 jours ? « La conviction qu’une entreprise est faite d’hommes, et que pour puiser motivation et énergie, et les redistribuer, il faut d’abord se connaître soi-même ». Et d’ajouter « C’est bien d’avoir un miroir, ça permet de mieux se cerner et d’identifier les axes d’amélioration ».

per sa société. Changement de statut mais aussi élargissement de l’offre, « plus axée sur le mobilier » et cap sur l’export. Incontestablement, ce qui fait la différence à ses yeux avec le parcours proposé par la CCIL, c’est l’aspect comportemental, prise de décision, gestion du temps et réseau. Cerise sur le gâteau : l’accompagnement par un parrain. « C’est une aide à la prise de décision, des conseils stratégiques précieux et bienvenus car j’ai créé il y a deux ans seulement ». www.decoexotic.com

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CCI infos

ENQUÊTE SUR L’EMPLOI DES SENIORS : les entreprises sont prêtes

20 10

Mai

Place et emploi des Senio rs: où en sont les entreprises du Loiret?

Les entreprises interrogée

s ont plus de 50 salariés et proviennent des secteurs commerce (18%), industrie suivants : (56%), services (26%)

QUELLE PLACE POUR LES SENIORS SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL ALORS QUE L’ESPÉRANCE DE VIE CONTINUE DE GAGNER DU TERRAIN ET QUE L’ÂGE DE DÉPART À LA RETRAITE RECULE ? DANS LE CADRE DE SES « ENQUÊTES DU MARTROI », EN PARTENARIAT AVEC L’ARACT(1), LA CCIL A POSÉ LA QUESTION AUX ENTREPRISES.

S

timulée par la loi de financement de la Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2010 (2) qui incite entreprises et branches professionnelles à conclure des accords en faveur de l’emploi des personnes âgées, la question de l’emploi de seniors se pose plus que jamais avec la réforme des retraites. En partenariat avec l’ARACT, la CCIL a enquêté en avril dernier auprès de 150 dirigeants du Loiret concernés par le périmètre de cette loi. Ce qu’il en ressort ? Globalement, que l’enjeu est déjà bien appréhendé par les entreprises. Conscients du potentiel des seniors

(« expérience, savoir-faire, stabilité ») ils jugent non seulement pertinente cette nouvelle obligation d’emploi mais l’avaient déjà, pour 60% d’entre eux, intégré dans leurs accords de GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences). 69% des entreprises interrogées ont opté pour « le maintien en emploi des salariés âgés de 55 ans et plus » comme objectif global et 83% ont décidé d’engager des actions pour améliorer les conditions de travail et réduire la pénibilité auprès de cette tranche d’âge. Quelle place pour l’emploi des seniors sur le marché du tra-

vail ? Les chefs d’entreprise du Loiret se sont bien saisis de la question et ont même manifesté le souhait de partager actions et interrogations sur le sujet. Exactement le genre d’échanges et d’interactions que favorise le réseau Loiret Ecobiz. (1) Agence Régionale de l’Amélioration des Conditions de Travail du Centre (2) Article 87 www.loiret.cci.fr cliquez sur

PRODUCTION D’INFORMATION À VALEUR AJOUTÉE : la CCIL cultive un savoir-faire très prisé MENER UNE ENQUÊTE SUR LES PERSPECTIVES D’ACTIVITÉ DES ENTREPRISES DU LOIRET, DONNER UN AVIS POUR L’ÉLABORATION D’UN PLAN LOCAL D’URBANISME OU SUR DES RÈGLEMENTS RELATIFS AUX USAGES COMMERCIAUX : UNE NICHE SUR LAQUELLE LA CCI DU LOIRET S’EST IMPOSÉE.

C

’est un savoir-faire distinctif de la CCI du Loiret : rendre régulièrement un certain nombre d’avis concernant des problématiques qui impactent le développement des entreprises et leur territoire, mais aussi produire et partager de l’information à valeur ajoutée pour permettre aux acteurs locaux d’intervenir d a n s le d é b a t é co n o m i q u e . U n e compétence particulière, inscrite dans ses missions de service public, symbole de sa légitimité à représenter et à défendre les intérêts de l’industrie, du commerce et des services auprès des pouvoirs publics. Qui sollicite l’avis de la CCIL et à quel sujet ? Par exemple, les représentants de l’État au sujet des règlements relatifs aux usages 38

commerciaux, les collectivités territoriales et établissements publics sur les projets de développement économique, de création d’infrastructures, de dispositifs d’assistance aux entreprises ou encore sur l’élaboration des schémas de cohérence territoriale (SCOT) et des plans locaux d’urbanisme (PLU). Bref, tout ce qui touche l’industrie, le commerce, les services, la formation professionnelle, l’aménagement du territoire et le développement économique du Loiret en général. Dans ce cadre, au cours du premier semestre 2010, la CCI du Loiret a mené cinq enquêtes auprès d’un échantillon représentatif d’entreprises du Loiret (perspectives d’activité en 2010,

taxe locale sur la publicité extérieure, mobilité et déplacement, place et emploi des seniors, salaires pratiqués selon les fonctions et les secteurs d’activité) et conduit pas moins de 32 interventions dans le cadre des PLU. S’y ajoutent un rapport sur le projet de Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Val Dhuy Loiret et une action de fond en faveur de l’axe Atlantique Rhin Rhône dans lequel s’est inscrite la réalisation de l’A19. Contact : Pôle Connaissances Études Marketing Christine Rouzioux Tél. 02 38 77 77 77 christine.rouzioux@loiret.cci.fr 33 septembre 2010


Nettoyage Éclairage diodes Dépannage Contrat de maintenance

Dans le département du Loiret, 5 techniciens et 2 véhicules nacelles élévatrices sont dédiés à ces activités :

Depuis plus de 40 ans, notre entreprise réalise la fabrication et installation d’enseignes lumineuses. Nous réalisons également la maintenance et le dépannage de ces installations. Nous créons la marque “SOS ENSEIGNES” pour répondre à vos demandes sur des enseignes issues d’autres fabrications.

Expertise de la situation existante avec rapport écrit Installations neuves Dépannage et réparation Mise aux normes de l’installation Nettoyage Maintenance et entretien.

Ces interventions permettent de répondre à vos obligations légales de maintien en bon état de fonctionnement de vos enseignes. La qualité de votre image est maintenue. Votre investissement de départ est préservé.

SAS PUBLI RELIEF ENSEIGNES CAP 53 907 EUROS RCS ORLÉANS 383 424 728


LOIRET ECO N°33 - SEPTEMBRE 2010  

Le magazine économique de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Loiret pour le mois de septembre 2010

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