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n° 27 décembre 2009 / janvier 2010

COACH Ô MON COACH, dis-moi quel est mon potentiel… ENCART SPÉCIAL DANS CE NUMÉRO

Evelyne Pélissier-Treunov, responsable d’EPTA Coaching

11 COMMERCE Quand Champion devient Carrefour Market

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15 INTERNATIONAL DSA met Haïti sous haute surveillance

Les lauréats 2009 des Trophées de l’entreprise 16 CRÉATION Tradeson : la musique qui fait vendre

30/11/2009 18:37:12


La CCI investit pour vous UN NOUVEL IMMEUBLE DE BUREAUX À MONTARGIS D’ici quelques semaines, le nouvel immeuble de bureaux situé 188, rue Paul Doumer ouvrira ses portes. Situé à 1h de Paris au cœur d’un carrefour de voies de communication stratégique (A19, A6 / A77 et axe ferroviaire), ce nouveau produit de la CCI a été développé en partenariat avec la ville de Montargis, l’Agglomération montargoise Et Rives du Loing (AME) et l’ADEL. Il se compose de deux plateaux de 500 m² comprenant bureaux, salles de réunion et locaux techniques. Respectant les normes HPE (Haute Performance Énergétique), ce bâtiment dispose des équipements suivants : pré-câblage informatique, ADSL Haut Débit, contrôle d’accès, alarme anti-intrusion, ascenseur, accessibilité pour les personnes handicapées.

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édito

APRÈS LA BÛCHE, le millefeuille…

N

Photo Fabien THOUVENIN

ous voici déjà en décembre… période traditionnellement festive et sans doute la plus propice de l’année à la consommation des ménages. Le comportement des consommateurs à l’approche de Noël va-t-il conforter les signaux de reprise émis ici et là ? Les ouvertures dominicales de décembre, puis ensuite en janvier, le lancement des soldes, confirmeront-ils les messages les plus optimistes qui vont dans le sens d’une réelle reprise ? Vous l’aurez compris, nous attendons avec impatience de pouvoir analyser des données concrètes pour pouvoir enfin espérer attaquer 2010 avec entrain. De l’entrain mais surtout des capacités d’adaptation, il faudra en faire preuve l’année prochaine. Le budget 2010, dans un contexte entre crise et reprise, couplé à la réforme territoriale, engage notre pays dans une dynamique sans précédent. Et la loi de Finances 2010, qui prévoit un déficit de 116 milliards d’euros, sera complétée d’une loi de Finances rectificative début 2010, intégrant le Grand Emprunt.

YVES BROUSSOUX Président de la CCI du Loiret

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Faites avancer le débat économique ! www.blogdupresident.loiret.cci.fr décembre 09 / janvier 10

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Pour aller dans le sens des réformes qui sont plus qu’imminentes je ne vois qu’une ligne de conduite à adopter : affiner nos programmes d’actions et réviser nos politiques d’investissements. Concrètement, cela signifie qu’il faut décider de différer les investissements sans caractère d’urgence, et supprimer ceux qui ne sont pas vitaux. Qu’on ne se méprenne pas, il ne s’agit pas de geler toutes les actions et de sombrer dans l’immobilisme. Il s’agit de rationaliser les dépenses et de se référer au bon sens : on ne peut pas dépenser plus que les recettes dont on dispose. Alors que nous nous acheminons vers la période des vœux, je vous souhaite, au sein de vos entreprises, avec vos salariés, vos proches, de passer de bonnes fêtes de Noël. Nous mettons tout en œuvre dans le département, par exemple avec le conseil régional de l’ordre des experts-comptables de la région d’Orléans (1), pour vous aider à « tenir bon » en attendant une reprise économique franche et vigoureuse. Gardez le cap dans cette dernière ligne droite, profitez des fêtes… Après la bûche, nous nous attaquerons au « millefeuille administratif », et je suis pour ma part, impatient d’arriver à cette échéance. (1)

Lire l’article en page 33

3

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tableau de bord

INDICATEURS ET CHIFFRES CLÉS du Loiret Créations et radiations d’entreprises

Créations d’entreprises par bassin de vie

Source > CCIL

Source > CCIL – octobre 2009

500

Beaugency Briare Châteaudun Châteauneuf-sur-Loire Château Renard

450 Radiations

400 350 300 250

Châtillon Coligny Châtillon sur Loire Cléry Saint André Courtenay Ferrières

5 5 1 5 3

2 1 1 7 2

200 169 150

Créations

43

50 0

Malesherbes

Bassin de Vie d'Angerville

100

nov. 08 déc. jan. 09

fév.

mars

avril

mai

juin

juill.

août

sept.

Bassin de Vie de Souppes sur Loing

Puiseaux

Pithiviers

Bassin de Vie de Toury

oct.

Ferrières Neuville aux Bois Patay

Dépenses de consommation des ménages

Montargis

Bassin de Vie de Châteaudun

Châteauneuf sur Loire

Orléans

Lorris Jargeau

1,10 %

évolution sur 1 mois 21 526,5

Châtillon Coligny

la L o i r e

3,50 %

évolution sur 1 an 25

Château-Renard

Meung sur Loire

Source > Insee

Courtenay

Beaune la Rolande

Beaugency Gien

Sully sur Loire

La Ferté Saint Aubin

22 283

22 045,3

20

Briare

Produits manufacturés

Source : Observatoire économique - CCI du Loiret, janvier 2009

15 10,11 %

évolution sur 1 an évolution sur 1 mois

10

5

0 en millions d’euros

8 363,3 dont biens durables octobre 2008

1,30 % 9 208,9

9 091,1

septembre 2009

octobre 2009

Gien Jargeau La Ferté Saint-Aubin Malesherbes Meung-sur-Loire Montargis

7 6 2 2 2 13

Neuville-aux-Bois Orléans Pithiviers Puiseaux Sully sur Loire

2 87 6 3 7

Commerce extérieur dans la région Occupation et fréquentation hôtelière

Source > Douanes

Source > Insee/Ministère délégué au tourisme/CRT

en milliers d’euros

Centre

Loiret variation sur un an

64,4 %

62,4 %

- 2,7 pt

Fréquentation hôtelière 561 169 septembre 2009 - nuitées

127 792

- 5,7 %

Taux d’occupation septembre 2009

Région Centre

Loiret

(T3 - 2009)

(T3 - 2009)

Part Loiret

Exportations

3 245 869

1 121 592

34,55 %

Importations

3 085 432

1 118 723

36,26 %

160 437

2 869

Soldes

Taux de chômage Source > Insee

Permis de construire autorisés Source > Direction Régionale de l’Équipement

2e trimestre 2009

Variation sur un trimestre

Variation sur un an

4e trimestre

2007

2008

Évolution

Loiret

8,2 %

+ 0,7 pt

+ 2,1 pt

Logements (nbr)

1 352

1 712

27 %

Centre

8,4 %

+ 0,7 pt

+ 2 pt

220 787

276 043

25 %

France

9,1 %

+ 0,6 pt

+ 1,8 pt

Locaux d’activités (m²)

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27 décembre 09 / janvier 10

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sommaire n° 27 décembre 2009 / janvier 2010 Magazine de la CCI du Loiret ADMINISTRATION

Hôtel consulaire 23, place du Martroi 45000 Orléans Tél. 02 38 77 77 77 Fax 02 38 53 09 78

10

13

12

16

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Bruno Jacquemin DIRECTRICE DE LA RÉDACTION

Emmanuelle Brier-Levitte RÉDACTRICE EN CHEF

Gaëlle Lepetit RÉDACTION

Gaëlle Lepetit Estelle Boutheloup (p. 10 à 21)

03 édito 04 tableau de bord 06 perspectives

DIFFUSION

Chantal Legris CONCEPTION

www.enola-creation.fr PHOTOS/PHOTO DE COUVERTURE

L’industrie, moteur de la reprise économique ?

Eric Mangeat IMPRESSION

08 actualités 10 industrie

Corlet-Roto PUBLICITÉ

Sylvia Fromenteaud Tél. 02 38 77 77 22

Megtec Systems : de l’offset au numérique

TIRAGE

11 commerce

21 000 exemplaires N° ISSN : 1955-0642

Quand Champion devient Carrefour Market

CONTACT CCI - RÉDACTION

Tél. 02 38 77 77 85 gaelle.lepetit@loiret.cci.fr

12 services La com alternative débarque à Orléans

PRÉSIDENT DE LA CCI

13 développement durable

Yves Broussoux Tél. 02 38 77 77 75 www.blogdupresident.loiret.cci.fr

Bèlêcène : les nouvelles maisons bois à isolation performante

LA CCI SUR INTERNET

15 international

www.loiret.cci.fr

DSA met Haïti sous haute surveillance

16 création Tradeson : quand la musique fait vendre

décembre 09 / janvier 10

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27

21 à table Couverts de Gloire

22 dossier Coach ô mon coach, dis-moi quel est mon potentiel… Révélateur de talents, facilitateur COACH Ô MON COACH, d’organisation, dis-moi quel est mon potentiel… créateur de cohésion, accompagnateur des dirigeants et de leurs salariés dans leur stratégie de réussite : telles sont les multiples vocations du coaching. Activité émergente et protéiforme, le coaching ne s’apparente pas seulement à un recours en situation de crise : il s’impose de plus en plus comme un véritable levier pour atteindre ses objectifs professionnels et relever des défis. Tour d’horizon avec cinq acteurs du secteur. n° 27 décembre 2009 / janvier 2010

ENCART SPÉCIAL DANS CE NUMÉRO

Evelyne Pélissier-Treunov, responsable d’EPTA Coaching

11 COMMERCE Quand Champion devient Carrefour Market

15 INTERNATIONAL DSA met Haïti sous haute surveillance

Les lauréats 2009 des Trophées de l’entreprise

16 CRÉATION Tradeson : la musique qui fait vendre

29 passés composés La part des hommes

31 CCI infos

5

30/11/2009 18:38:34


perspectives

L’INDUSTRIE, moteur de la reprise économique ? Loiret Eco a mis dernièrement à la Une des entreprises de l’agroalimentaire qui se portaient plutôt bien malgré la crise, qu’en est-il des autres secteurs de l’industrie dans le Loiret ? La situation est en fait très contrastée : on trouve d’un côté certains groupes ou PME, positionnés sur des niches ou des secteurs porteurs (l’armement, le nucléaire par exemple), qui parviennent

à tirer leur épingle du jeu. De l’autre côté, il y a de nombreux sous-traitants, dans la mécanique automobile notamment, qui sont en grande difficulté, en procédure collective, ou dont les sites sont aujourd’hui à vendre. Et ces entreprises continueront de souffrir tant que l’investissement ne redémarrera pas, tant que leur visibilité sera réduite, leurs fonds propres affaiblis et leur trésorerie tendue… La crise n’est pas terminée, une baisse de la vente de véhicules neufs est redoutée (malgré la prime à la casse) pour le début de l’année prochaine. Des inquiétudes planent maintenant sur d’autres secteurs aux cycles différents : aéronautique, éolien, construction navale (par ricochet les producteurs d’alternateurs seront touchés…).

Justement, les multiples mesures gouvernementales à destination des entreprises en difficultés semblent avoir été prises de manière réactive. Comment les TPE/PME les ont-elles perçues sur le terrain, sont-elles efficaces ?

Photo Fabien THOUVENIN

À l’instar de la situation économique des entreprises industrielles, l’efficience des mesures sur le terrain apparaît plutôt contrastée. Comme me le rapportait récemment Stéphan Chaligné, secrétaire général de l’UIMM Loiret, plusieurs

Christian Morin PDG de l’entreprise Klac Industrie (Saint-Cyr-en-Val), spécialisée dans les accessoires innovants pour engins de travaux publics, membre du bureau de la CCI du Loiret et de celui de l’UIMM Loiret (1), Christian Morin passe en revue les enjeux auxquels le secteur de l’industrie est confronté. Si la situation reste préoccupante, le secteur dispose de plusieurs leviers pour doper sa compétitivité une fois la reprise arrivée. (1)

Union des Industries et Métiers de la Métallurgie du Loiret

6

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entreprises du secteur ont déploré « la difficulté d’accéder au crédit ». Il constate d’ailleurs que cette difficulté met à mal des entreprises déjà en péril, soit parce qu’elles manquent de trésorerie, soit parce qu’elles veulent conserver leur personnel et leur savoir-faire dans l’attente du report de commandes sur 2010… De l’autre côté, les garanties Oséo apparaissent par exemple relativement accessibles et efficaces. La cellule Vigilance Entreprises mise en place par la CCI a contribué à l’examen de plus de 200 dossiers et a facilité quand c’était opportun les négociations avec les banques. Je pense que l’essentiel se résume dans ces trois mots : anticipation, transparence et perspectives.

Sur quels points forts les entreprises industrielles peuventelles miser pour rebondir le moment venu ? Sans aucun doute, avec un engagement fort en faveur de l’emploi des jeunes. L’UIMM Loiret s’est justement investie pour développer les contrats d’apprentissage et de professionnalisation, dans la lignée du Plan Urgence Jeunes lancé par l’État. Dans le Loiret, des industriels de l’agglomération montargoise, fédérés au sein de l’EPAM, en partenariat avec le lycée Durzy de Villemandeur et Châteaublanc de Châlette/Loing, œuvrent depuis plusieurs années pour l’emploi et la professionnalisation des jeunes. L’Opcaim (1) a d’ailleurs pris des décisions de financement exceptionnelles en faveur de la professionnalisation. Autre point assez novateur, la mise à disposition, gratuitement, d’un logiciel de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (RH Project) qui permet aux PME de la métallurgie d’anticiper sur leurs besoins RH. Il y a aussi la Bourse de sous-traitance du Centre-Ouest, qui promeut quelque 850 PME-PMI sous27 décembre 09 / janvier 10

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L’avenir de l’industrie repose sur sa capacité à faire collaborer des PME sur des projets de développement communs.

C’est d’actualité ! États généraux de ll’industrie, industrie mode d’emploi Lancés officiellement le 3 septembre dernier, les États généraux de l’industrie doivent renforcer la politique industrielle de la France. L’objectif est d’accompagner, au-delà de la crise actuelle, l’industrie française vers les marchés durablement porteurs de croissance et d’emploi, et de faire du rétablissement d’une base industrielle solide une composante consensuelle des principales parties prenantes de la nation. En relais aux groupes de travail nationaux, des ateliers régionaux doivent élaborer des plans d’actions sur 5 thématiques transverses : innovation et entrepreneuriat, emploi et formation, accès aux financements, compétitivité et croissance verte, politique de filières : décloisonnement et partenariats. Restitution début février 2010 lors de la convention nationale. www.etatsgeneraux.industrie.gouv.fr

traitants vers les entreprises régionales et nationales. Enfin, un des atouts de la métallurgie, c’est le dialogue social qui existe sur le terrain. L’UIMM Loiret dispose d’une commission paritaire de l’emploi et a mis en œuvre un site Internet pour le reclassement des salariés, qui fonctionnent bien dans le Loiret.

C’est pourtant dans l’industrie que se sont multipliées les séquestrations de patrons, certaines ont eu lieu dans le département. Étant vous-même dirigeant, que vous inspirent ces actions ? C’est très choquant, d’autant plus que les séquestrations sont le fruit de l’incompréhension. Il y a une telle distance entre les QG des multinationales qui donnent l’impression de « jouer au Monopoly » grandeur réelle, et les entreprises patrimoniales - un modèle qui m’est cher - enracinées dans leurs territoires. Les chefs d’entreprise se trouvent contraints d’appliquer des décisions prises loin d’eux… En tout cas, les séquestrations sont le symptôme d’un dysfonctionnement du monde du travail. Beaucoup de gens ne se reconnaissent plus dans le monde économique auquel ils sont confrontés… décembre 09 / janvier 10

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Une campagne médiatique pour faire évoluer le regard sur l’industrie « On se réalise en réalisant », tel est le slogan choisi par les entreprises technologiques et industrielles pour une campagne médiatique d’envergure nationale. Depuis le 29 novembre, spots TV, annonces presse et sur le web, mais aussi création d’un site Internet, seront là pour diffuser un message fort : les entreprises technologiques et industrielles – et les hommes qui les composent - produisent des solutions concrètes, innovantes et durables qui répondent aux besoins de l’époque et de la société. La campagne, initiée par l’UIMM, véhicule une vision positive et engagée du rôle que jouent ces entreprises dans l’économie et la société : 45 000 entreprises, 1,8 million de collaborateurs, des PME et de grandes entreprises internationales, avec une puissance de R&D de premier rang… L’idée, c’est de rendre à l’industrie le visage qui est vraiment le sien : celui d’un secteur moderne et attractif. www.onserealise.com

L’avenir de l’industrie, en France, passera par quoi, selon vous ? Les actuels États Généraux de l’industrie doivent concourir à la définition d’une nouvelle politique industrielle pour la France et imaginer comment on peut doper la compétitivité des entreprises du secteur. On va s’atteler à défricher de grandes problématiques, comme l’international, le coût du travail, la fiscalité, la valorisation du travail manuel, les appuis financiers… Je reste pour ma part convaincu que l’avenir de l’industrie repose sur sa capacité

à faire collaborer des PME sur des projets de développement communs, sur la mutualisation de savoir-faire et de domaines d’expertise distincts. (1)

Organisme collecteur paritaire agréé des industries de la métallurgie Poursuivez le débat sur www.loiret.cci.fr ! (Cliquez sur Loiret Eco et postez vos commentaires !) Pour aller plus loin www.ui45.com www.bstco.org www.opcaim.com

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actualités

CJD Orléans : un programme d’actions 2010 bien fourni

«

L’économie au service de l’homme » : c’est dans cette signature du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises que se reconnaissent aujourd’hui 65 chefs d’entreprise d’Orléans et de son agglomération, dont 15 nouveaux adhérents pour la seule année 2009. « L’ambition du CJD, c’est de permettre au dirigeant de lever la tête du guidon pour mieux piloter le projet d’entreprise, c’est véhiculer la passion de l’entrepreneuriat, c’est un lieu d’investissement où chacun peut progresser » résume Charles De Baudus, président du CJD jusqu’à l’été 2010. Qu’ils soient créateurs, repreneurs, cadres ou dirigeants, d’entreprises de toutes tailles et secteurs d’activité confondus, les adhérents se voient proposer un programme riche et

15 décembre : un salon de l’emploi dédié aux seniors Une trentaine d’exposants (entreprises, organismes de formation, associations et spécialistes du recrutement) seront réunis sur l’initiative de la Jeune Chambre Économique d’Orléans au centre de conférences d’Orléans le 15 décembre prochain, pour un salon dédié aux plus de 45 ans. Une foule d’informations seront proposées aux seniors ce jourlà : offres d’emploi, bilans de carrière, validation des acquis de l’expérience, formation professionnelle, portage salarial, création/reprise d’entreprise. Une manifestation également tournée vers les chefs d’entreprise et les DRH, avec une présentation des dispositifs de formation à moindre coût, d’adaptation des conditions de travail, de préservation des savoirs et de lutte contre la discrimination à l’embauche. Un salon de l’emploi des seniors qui tombe plus qu’à pic dans un contexte de société vieillissante et dont le taux d’emploi des plus de 55 ans est en France l’un des plus bas d’Europe. www.jce-orleans.fr

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diversifié pour 2010. Sont entre autres prévus une visite au Parlement européen (février), un rapprochement école/entreprise avec l’opération « Vis ma vie de dirigeant » (mars), un débat sur la question de l’autorité en entreprise (avril). Le CJD, c’est aussi inciter chaque salarié de son entreprise « à être entrepreneur dans sa vie professionnelle ». Rendre chaque collaborateur le plus indépendant possible, en valorisant par exemple des dispositifs comme le DIF ou l’auto-entrepreneuriat, le CJD affirme que c’est un objectif permanent. Des formations de lutte contre la pauvreté, destinées aux salariés les plus modestes, sont également proposées en lien avec Opcalia. « Ces formations font le parallèle entre gestion d’une entreprise et gestion d’un foyer et alertent par exemple sur le piège des cartes de crédit » détaille le président.

De g. à droite : Charles De Baudus, pdt du CJD Orléans, Emmanuelle Lesoil, responsable de la filiale France Taiyo Yuden, Yann Gorin, expert-comptable sté REVISA, Benoît Reine, PDG de la sté. Normacadre

Mais l’opération phare du CJD en 2010, c’est le partenariat avec le coureur Serge Girard. Sa performance ? Un tour d’Europe d’un an (25 000 km parcourus et 25 pays traversés) dont l’arrivée est fixée à Paris en octobre prochain. Au-delà d’un simple sponsoring, le CJD prépare l’étape orléanaise du coureur autour de valeurs fortes : endurance, goût de l’effort et dépassement de soi.

De la thermographie aérienne au salon J’ISOL’OÙ

M

esurer, grâce à une caméra thermique, les pertes de chaleur au niveau des toits des bâtiments publics et privés de l’agglomération orléanaise : c’est autour de ce projet inscrit dans la droite lignée des objectifs du Grenelle de l’Environnement que la Jeune Chambre Économique d’Orléans a fédéré acteurs économiques et institutionnels locaux. En effet, s’il s’agit de réduire les consommations d’énergie d’environ 20 % dans les bâtiments tertiaires et de 12 % dans les bâtiments résidentiels d’ici cinq ans, il est aujourd’hui démontré que c’est au niveau de la toiture que se jouent les déperditions thermiques. De la mi-décembre à la mi-janvier (sous réserve de conditions météorologiques favorables), l’ensemble des habitations, bâtiments publics et industriels de l’Aggl’O sera ainsi survolé par avion équipé d’une caméra infrarouge d’une précision de 0,02 degré centigrade. Et c’est lors du Salon J’ISOL’OÙ, qui se tiendra à la CCI du Loiret et sur la Place du Martroi à Orléans du 2 au 5 avril pro-

chains, qu’aura lieu la restitution auprès du grand public. Une restitution sous forme d’exposition de cartes thermiques - remises ensuite aux communes qui participent financièrement à l’opération– et l’orientation vers le Point Info-énergie pour un premier bilan. Les objectifs sont multiples : sensibiliser la population aux enjeux environnementaux, inciter aux économies d’énergie par la rénovation de l’habitat, diminuer les coûts de fonctionnement des installations publiques et privées, et par ricochet, favoriser le développement de l’économie locale en générant activité et création d’emplois. Initiée à l’échelon national par la Jeune Chambre Économique, l’opération de thermographie aérienne a déjà été menée dans de grandes agglomérations comme Dunkerque, Reims ou Marseille. D’un montant prévisionnel de 241 000 €, la Thermographie aérienne d’Orléans est une action soutenue par la Communauté d’Agglomération Orléans Val de Loire. www.jce-orleans.fr

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30/11/2009 18:40:03


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industrie

MEGTEC Systems : de l’offset au numérique LE LEADER TECHNOLOGIQUE MONDIAL DANS L’ÉQUIPEMENT DE MACHINES POUR L’IMPRIMERIE A INSTALLÉ, EN 2006, UN DE SES SITES DE PRODUCTION À INGRÉ. POUR SE DIVERSIFIER, LE GROUPE S’EST LANCÉ AVEC HP DANS LE NUMÉRIQUE. répond à une demande particulière de nos clients : des constructeurs de rotatives (manroland, Goss International, Komori, Mitsubishi…) et des imprimeurs (Quebecor World, Maury, Bertelsmann…) ». En 2008, 76 de ces machines sont sorties du site d’Ingré, la seule unité de MEGTEC à assurer la fabrication de sécheurs (avec ou sans épurateur intégré) en Europe. Auparavant, ils auront subi tous les tests de fonctionnement pour fournir une machine prête à l’emploi. « Nous fabriquons tout sauf les groupes d’impression et la plieuse », résume William Levistre en se dirigeant vers l’atelier mécanique. Là, sont montés des dérouleurs/refroidisseurs/débiteurs. « Le dérouleur à papier, c’est la première pièce de la rotative, celle qui reçoit les bobines. Il va dérouler le papier en continu, avec une tension de bande constante, avant d’être séché et refroidi ». William Levistre

«

15,70 m de long pour 40 tonnes environ ! », lâche William Levistre, directeur du site de production MEGTEC d’Ingré, au pied du monobloc. « C’est un RTO (Regenerative Thermal Oxidizer), une machine à sécher le papier imprimé (magazines, publicités…). Elle va évaporer l’encre en prélevant les solvants pour permettre un fonctionnement en autocombustion. Ce type de sécheur est lié à une rotative qui peut imprimer jusqu’à 18 m/s. ». Celui-ci partira pour l’Afrique du Sud, mais dans l’atelier thermique d’autres attendent d’être expédiés pour l’Égypte, l’Italie, le Koweït… « Le sécheur arrive à l’état brut : nous lui donnons naissance, poursuit William Levistre. Tout est développé ici et à Lisses dans nos bureaux d’études : l’électrique, la mécanique, le soft, l’automatisme. Chaque machine est unique et 10

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Vers le numérique et la fabrication de batteries Utilisé pour des tirages massifs, l’offset demeure une solution onéreuse et énergivore. Aussi, le groupe MEGTEC Systems s’est lancé dans le numérique. « Le développement se fait aux États-Unis depuis quelques années, indique William Levistre. Dans quelque temps, nous fabriquerons des sécheurs pour l’application numériques ici. Un accord de partenariat a été signé avec HP pour fabriquer ces machines. MEGTEC et HP sont les premiers à rentrer sur ce marché ». Certes moins rapides, ces sécheurs nouvelle génération sont plus petits, plus souples à utiliser, beaucoup moins onéreux, et respectueux de l’environnement : zéro rejet, plus de solvants à sécher… « MEGTEC a livré une première machine, la HP T300 Color Inkjet Webpress, en Europe chez Firmin Didot. Une seconde est prévue pour l’Italien Rotolito Lombarda ». Mais l’avenir

Deux ouvrages exceptionnels pour les 50 ans du BRGM À l’occasion de son 50ème anniversaire, le Bureau Géologique de Recherches Minières (BRGM) publie deux ouvrages d’exception. Le premier, intitulé « Objectif Terre, 50 ans d’histoire du BRGM » (160 p. 32 €), retrace les grandes étapes de l’Établissement public à caractère industriel et commercial, présente ses réalisations par domaines d’expertise et passe au crible les principaux défis environnementaux actuels (stockage du CO2, ressources en eau souterraine, gestion des déchets, approvisionnement en matières premières…). Le second ouvrage, « La France sous nos pieds », se décline sous la forme d’un atlas de 50 géocartes sur le thème des géosciences. Accompagnées d’un texte explicatif, de schémas et de photos, les cartes offrent un panorama complet de la connaissance du sol et du sous-sol pour l’ensemble des domaines des sciences de la Terre (128 p. 28 €). www.brgm.fr/editions.jsp

de MEGTEC passe aussi par les énergies renouvelables, avec « l’enduction de batteries lithium-ion, celles qui équiperont les voitures électriques de demain, confie William Levistre. Deux lignes de fabrication ont été livrées en France en 2008 et 2009. À Ingré, MEGTEC fabriquera pour les constructeurs de batteries ». www.megtec.com

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commerce

Quand Champion devient

Marc Zussy

CARREFOUR MARKET DEPUIS QUATRE MOIS, LE CHAMPION ORLÉANS–ST-MESMIN A ÉTÉ REBAPTISÉ CARREFOUR MARKET COMME DÉJÀ NEUF CENTS ENSEIGNES DE L’HEXAGONE. CETTE SUBSTITUTION INTERVIENT DANS LE CADRE DE LA VOLONTÉ DU GROUPE CARREFOUR DE DÉVELOPPER L’ENSEMBLE DE SES DIFFÉRENTS FORMATS DE MAGASIN SOUS UNE MÊME ENSEIGNE.

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ans le giron du groupe Carrefour depuis 1999, le n° 2 mondial de la distribution (au vertigineux CA de 80 milliards d’euros par an !) a décidé de mettre fin aux 30 ans d’existence de l’enseigne Champion. Ainsi depuis septembre 2008, les “hypers” Champion deviennent Carrefour et les “supers” Carrefour Market. Sur plus de 1 050 magasins en France, 900 enseignes ont déjà changé de nom comme celle de l’avenue Saint-Mesmin à Orléans, le 25 août dernier. « L’image qualitative mais un peu désuète sur certains points de Champion laisse place au dynamisme et à la modernité de Carrefour », souligne Marc Zussy, directeur de la grande surface. Et avec lui le retour au positif comme le martèle le nouveau slogan du groupe. « Nous voulons jouer la carte de la proximité mais avec la notoriété Carrefour et son programme de fidélité : carte utilisable partout en France sur les deux enseignes Carrefour et Carrefour Market, mêmes opérations, mêmes produits… pour ne pas dépayser le client. Notre but est de gagner sa satisfaction et de la pérenniser ». Et pour un groupe qui veut devenir le commerçant préféré des Français, soigner son image est primordial. Comment ? En étant chaleureux d’abord et en ne plaçant pas de distance avec le client. Tel fut l’objectif de la campagne de communication dès le lancement du nouveau magasin où le directeur et deux membres de son équipe s’affichaient en 4x3 sur le parking pour souhaiter la bienvenue aux clients. En étant proche d’eux ensuite à travers des prix attractifs : « comme ceux que propose la gamme Carrefour Discount, poursuit Marc Zussy. Attention, ce ne sont pas des produits bas de gamme mais des produits discount à qualité Carrefour. En décembre 09 / janvier 10

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mars, nous avions 400 références discount, la démarche se développe toujours aujourd’hui ».

Une fréquentation en hausse Après quatre mois d’existence, quel est l’impact du nouveau Carrefour Market sur les consommateurs ? Pour Marc Zussy il ne fait aucun doute : « une augmentation de la fréquentation, avec aujourd’hui entre 10 000 et 12 000 clients par semaine, que l’on doit certainement aux nouveaux aménagements que nous avons faits. Comme l’augmentation de la surface de vente de 300 m² qui nous a permis de développer de nouvelles familles comme le textile, le bazar, les CD et DVD… ou encore le déve-

loppement de gammes déjà présentes ». La modernisation du magasin y contribue aussi largement : affichage et mobilier plus moderne pour mettre les produits en valeur comme le fromage ou les fruits et légumes désormais présentés sur des meubles à trois niveaux. Bref, chez Carrefour Market, le positif semble vraiment de retour. www.carrefour.fr/new-chez-carrefour-market

Un 4ème Point Multi-Services (PMS) à Guilly Après Viglain, Ménestreau-en-Villette, Neuvy-en-Sullias, c’est Guilly qui a accueilli un 4ème (PMS). L’unique commerce de la commune – l’Auberge des trois colombes, dont Agnès Dorin et son époux sont les gérants – voit ainsi son offre s’étoffer de services informatiques (accès internet/ consultation de mail, utilisation de logiciels de bureautique) mais on peut désormais également y utiliser un fax, faire des photocopies ou encore commander des fleurs par Internet… Initiés par les CCI des régions Auvergne, Poitou-Charentes, Aquitaine, Limousin et Centre, les PMS combinent plusieurs objectifs. D’abord, pérenniser les entreprises commerciales et artisanales implantées dans les communes rurales de moins de 2000 habitants. Ensuite, faciliter l’accès des populations rurales aux technologies de l’information et la communication tout en attirant dans les commerces intégrant un PMS une clientèle supplémentaire. Enfin, les PMS favorisent la mise en réseau de ces petites entreprises rurales et les échanges d’expérience. www.pointmultiservices.com

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services

LA COM ALTERNATIVE débarque à Orléans SEULE AGENCE SUR ORLÉANS À PROPOSER DE LA COMMUNICATION ALTERNATIVE, CONCEPT PLUTÔT PERÇU COMME ASSEZ PARISIEN, GOODBY IMAGINE, POUR LES ANNONCEURS QUI NE VEULENT PLUS ÊTRE COMME LES AUTRES, DES ACTIONS QUI VONT AU-DELÀ DE LA SIMPLE PUB.

«

Aujourd’hui il faut utiliser tout ce qui est possible et inimaginable », lancent Jean-Baptiste Aubry et Johann Bernast, qui co-dirigent l’agence Goodby. Pour eux, cela se traduit par explorer de nouveaux horizons, en se tournant vers le marketing alternatif. Objectif : sensibiliser les citoyens via de nouveaux supports de communication. L’idée est d’aller à la rencontre des gens. Ainsi, le street marketing a été utilisé lors du changement des abribus (une cinquantaine dans toute l’agglomération orléanaise) pendant une semaine : « trois silhouettes en taille réelle démontaient un abribus, on avait l’impression que c’était de vrais ouvriers ! » Autre exemple : « pour le lancement de la vente de titres de transport en ligne de la SEMTAO, on a fait un

Jean-Baptiste Aubry et Johann Bernast

showcase : on a vidé un Mupi (ndlr : Mobilier urbain plan-informations) et on a créé une installation réelle avec un lit et une vraie couette, un faux portable, et de vrais objets. On a mis un message pas traditionnel dans un support traditionnel ». Enfin, très ludique : pour sensibiliser les gens à l’usage du vélo grâce à Vélo+, Goodby a installé à Orléans, autour de la place du Martroi, un stand avec de la pelouse, des îlots avec des parasols… Créée en 2007, Goodby reste une agence de communication globale : son cœur de métier est de définir une stratégie, gérer une campagne de com, créer des supports papier, promouvoir l’image d’un événement, etc. Une polyvalence mise au service de différents types de clients (banques, institutionnels, grande distribution, commerces, médias…), qui a su tenir compte de la mutation liée aux réseaux sociaux.

La force du Web Ouvrir une page Facebook ou Flickr ? Goodby peut aussi le faire : « ça crée vraiment une identité. C’est comme des cartes de club que l’on mettrait en avant : si je suis fan de tel restaurant par exemple, mes amis le savent. Ça engendre du trafic, sur le mode : partager ce que l’on aime. On est dans le bouche à oreille : c’est l’ami d’un ami d’un ami qui me conseille… », souligne Johann Bernast. Intégrant le phénomène du marketing viral dans sa stratégie de communication classique, l’agence développe donc le marketing Web en exploitant les réseaux communautaires (Facebook compte 4 millions d’utilisateurs en France et 140 millions dans le monde). La finalité est d’aider une entreprise, en tissant une toile avec un maximum d’emplacements où l’on va parler d’elle, mais aussi les institutions publiques, pour renforcer

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Transpers Orléans, le transport de personnes surmesure Créée en mai 2009, Transpers Orléans est une entreprise spécialisée dans le transport de personnes. Tournée vers les particuliers, les entreprises et les collectivités, elle propose notamment les transferts vers les aéroports, gares et hôtels, l’accompagnement de dirigeants et collaborateurs d’entreprises vers leurs différents points de rendez-vous, le transport de personnes à mobilité réduite et toute autre demande de transport (toutes distances). Accessibles 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, les prestations proposées se veulent une solution alternative aux « taxis trop coûteux, bus difficiles d’accès et à l’accessibilité restreinte pour les personnes à mobilité réduite ou dépendantes ». Une initiative menée par trois frères (Mohamed, Moustapha et Abdelhakim El Idrissi) dont les deux premiers, respectivement conseiller en patrimoine financier et conseiller de clientèle, bénéficient actuellement d’un congé création entreprise. www.belliss-immo.com

leur visibilité sur tous les canaux. « Les personnalités, telles que les politiques, sont de plus en plus sur Internet mais ne contrôlent pas toujours leur image », note Johann Bernast. « L’idée est de veiller à ce que la personne ait une bonne image d’elle sur le Net ». Le web bien maîtrisé, en somme. www.goodby.fr

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développement durable

BÈLÊCÈNE : les nouvelles maisons bois à isolation performante À LA TÊTE DES CHARPENTES DU GÂTINAIS, GÉRARD BERGEVIN A IMAGINÉ UN NOUVEAU CONCEPT DE MAISONS À PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE. EN BOIS, ELLES NE CONSOMMENT PAS OU PEU ET ONT LA PARTICULARITÉ DE CONSERVER LES CALORIES.

«

On a une demande de maison Bèlêcène tous les jours. Trois ont été livrées autour d’Orléans dont une sur Ingré où nous avons déjà des indications de performance, déclare Gérard Bergevin. Jamais plus de 23 °C l’été, 19 °C tous les matins sans chauffer et, à la mi-novembre, des propriétaires qui n’avaient allumé leur poêle à pellets que deux fois une heure. Ce sont des maisons étanches et à basse consommation. L’idée étant de créer une enveloppe qui conserve les calories produits par les besoins quotidiens : douches, cuisines, repassage, TV… ». Aussi, Gérard Bergevin a banni les châssis de toit et les portes coulissantes pour faire la chasse au gaspillage d’énergie. « Le tout sans nuire à l’esthétique et au confort ». D’architecture particulière, les maisons Bèlêcène ont un style facilement identifiable : structure bois naturel, baies vitrées avec brises solaires orientables, plancher en bois apparent, stores escamotables et orientables, bardages à claires-voies sur chaque pignon permettant à la chaleur de s’évacuer par les combles… « L’isolation performante c’est ma démarche, confie Gérard Bergevin dont l’idée de faire des maisons en bois remonte à 1985. La France construira en bois, c’est une évidence. Mais il y a 25 ans, ça ne l’était pas pour les décideurs de la région. Depuis 1990, on construit en bois mais sans performance derrière et une mauvaise isolation, c’est 45 % de la consommation énergétique perdue ».

Moins d’étanchéité dans les appels d’offre Alors que la consommation d’une maison oscille entre 300 et 400 kWh/m²/an, avec le Grenelle de l’environnement, elle devrait être divisée par 4 d’ici 2012. Quant aux nouvelles constructions, elles ne doivent pas décembre 09 / janvier 10

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dépasser 50 kWh/m²/an. « En Autriche, les bâtiments publics fonctionnent à moins de 15 kWh/m²/an ! », précise Gérard Bergevin qui enchaîne lectures et voyages d’étude pour être, lui aussi, le plus performant possible. « Tout passe par la conception. Le bois est un squelette que l’on va habiller. L’idée est donc de travailler les volumes, l’épaisseur des isolants, la disposition et l’assemblage des matériaux, trouver des astuces… ». Même si la démarche ne semble pas encore tout à fait intégrée en France, l’isolation performante va devenir incontournable dans les constructions. « Pour cela il y a un travail de partenariat à faire entre les maîtres d’œuvre, d’ouvrage et les entreprises. Il faut aussi que les appels d’offres soient moins étanches », remarque Gérard Bergevin. Alors que dans d’autres régions des bailleurs sociaux se

Gérard Bergevin

sont intéressés à la construction bois bien plus tôt qu’ici, on note dans le Loiret des balbutiements : « Nous avons déjà conçu, au lycée Gautier Brzeska, un bâtiment expérimental, le Pass I Lab. Et, là nous construisons 33 maisons BBC-effinergie à Amilly ». www.belecene.fr

S2E2 stimule l’émergence de projets collaboratifs Dans le cadre de la Charte de coopération « Énergies renouvelables ou non génératrices de gaz à effet de serre » signée par plusieurs pôles de compétitivité(1), S2E2 et DERBI ont réuni un groupe de travail commun sur la thématique grand et petit éolien. Ses objectifs ? Référencer les compétences de chacun des adhérents et partenaires des deux pôles mais aussi et surtout identifier les gisements de projets collaboratifs en régions LanguedocRoussillon, Centre et Limousin. Connectés par webconférence sur deux sites (régions Centre et Languedoc-Roussillon), 15 entreprises, 5 laboratoires, un représentant du Syndicat des énergies renouvelables, les conseillers technologiques et chefs de projets des deux pôles ont notamment évoqué le raccordement des éoliennes au réseau, les problématiques de stockage et les nouveaux concepts d’éoliennes permettant d’améliorer leur maintenance et leur rendement. (1)

Capenergies, DERBI, S2E2, Tenerrdis www.s2e2.fr / www.pole-derbi.com

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, le magazine économique de la CCI du Loiret

Merci pour votre fidélité Merci à l’ensemble des entreprises qui ont fait confiance à Loiret Eco en 2009 soit pas moins de 56 sociétés, dont 50 % de nouveaux annonceurs. Au sein de ce magazine des formats d’encarts variés selon votre actualité (événementiel, nouveau produit, notoriété) et vos souhaits de communication. En 2010 une programmation de neuf numéros comprenant chacun un dossier thématique. Liste disponible dès maintenant au 02 38 77 77 22. Réservez dès à présent votre encart pour le 1er numéro de l’année à paraître en février.

Virginie THORAVAL

Catherine DELACOUTE

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Vous accueillent du mardi au dimanche Et se feront une joie de vous recevoir, noter vos réservations et répondre à toutes vos questions

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international

Christophe Château

DSA met Haïti sous haute surveillance INTÉGRATRICE DE SYSTÈMES, SPÉCIALISÉE DANS L’AUTOMATISME ET L’INFORMATIQUE INDUSTRIELLE SUR DES MÉTIERS APPLIQUÉS À L’INDUSTRIE ET AUX DIFFÉRENTS DOMAINES DE L’EAU, DSA (DÉVELOPPEMENTS SYSTÈMES AUTOMATISMES) A MIS AU POINT UN DISPOSITIF INNOVANT D’ALERTE PRÉCOCE DES CRUES.

«

Aujourd’hui, tous les grands fleuves français sont très surveillés, constate Christophe Château, dirigeant de DSA (Semoy) : sur tout le cours de la Loire par exemple, des stations d’acquisition de mesure (data loggers) ont été installées. C’est moins vrai pour les petits fleuves ». La raison ? Principalement le coût élevé d’installation pour relier un système en pleine nature aux réseaux EDF et France Télécom. Pourtant, une crue de 250 m3/s intervient statistiquement tous les 10 ans. Ces dispositifs de surveillance sont donc vitaux. « Prenons l’exemple de la Siagne dans les Alpes Maritimes et le Var. Son bassin-versant est de 515 km² et son

débit de 10 m3/s. Si celui-ci atteint les 450 m3/s, c’est la catastrophe avec 10 000 foyers inondés, explique Christophe Château. Certes des plans d’évacuation existent mais il faut aux collectivités entre 5 et 6 heures pour s’organiser ». D’où l’idée d’un dispositif de surveillance des crues innovant : le weblogger. « Il s’agit de prévoir le début d’une crue potentielle et de donner une alerte précoce qui permettra aux populations et aux autorités d’anticiper ». Autonome en énergie (batterie alimentée par capteurs solaires), le weblogger a été conçu pour transmettre les données via un système GPRS, RTC, xDSL ou satellite, vers www.eVigilance.org, site créé par DSA.

De Pentalog à Peoplecentric Une croissance interne de 50 % en 2009, un effectif passé de 290 à 400 collaborateurs en 9 mois et qui devrait atteindre 500 courant 2010 : tels sont les éléments récemment publiés par Frédéric Lasnier sur le blog de Pentalog. La SSII orléanaise qu’il dirige et qu’il a fondée, leader français de l’informatique et de l’offshoring low cost, poursuit ses recrutements en France, en Roumanie et Moldavie, ainsi qu’au Vietnam. Via de nouvelles filiales, Pentalog va intensifier la diffusion de ses propres outils sur le marché. « D’ores et déjà, nos outils et concepts RH sont portés par la marque PeopleCentric, créée en Roumanie et actuellement lancée en France » annonce le dirigeant. PeopleCentric vend des services de recrutement mais aussi des produits dédiés à la gestion du recrutement et des compétences, à la proposition de compétences online, aux tests de compétences techniques informatiques… « le tout en marque blanche ». Une réussite officiellement reconnue : Frédéric Lasnier faisait partie des 45 chefs d’entreprise aux côtés de François Fillon lors de son voyage au Vietnam du 12 au 14 novembre dernier, pour renforcer les politiques économiques avec ce pays. www.peoplecentric.fr www.pentalog.com

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« Ce site va gérer les différentes stations, comme les treize installées sur la Siagne et ses affluents. Il va permettre aux différentes autorités par exemple d’accéder à l’information où qu’elles se trouvent en se connectant au site via son iPhone ou son ordinateur et de prendre une décision ».

Alerte gel et mildiou Suite à un appel d’offres international, DSA a vendu cette même application à Haïti, pays où les inondations font chaque année de nombreux morts. Sur les 30 bassins versants, 17 vont être équipés de webloggers d’ici le printemps 2011. « Un contrat conséquent pour DSA, précise Christophe Château. Cuba nous intéresse également, tout comme le Niger. Le Weblogger est un produit high-tech, “environmentally friendly”. Il sert à sauver des vies et possède des capacités de développement énormes, fonctionnant tant en milieu hostile que naturel ». Les champs d’application sont tous azimuts : « dans le domaine viticole et agricole, on sait que le mildiou se déclenche à partir d’un certain taux d’humidité. En installant un weblogger dans les vignes ou les champs de pommes de terre, les producteurs sauront quand traiter et en quelle quantité : l’impact écologique sera moindre ». Idem pour la prévention contre le gel. Membre du cluster DREAM, DSA affirme ne pas être « dans une logique de mode. Ce que nous voulons c’est innover et nous hisser avec notre R&D », conclut Christophe Château. www.dsatec.org

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création

TRADESON : quand la musique fait vendre… AGENCE DE COMMUNICATION ET DE MARKETING CRÉÉE IL Y A UN AN À ORLÉANS, TRADESON ENTEND INNOVER EN DÉVELOPPANT LE CONCEPT D’UNIVERS MUSICAUX PERSONNALISÉS POUR LES BOUTIQUES ET POINTS DE VENTE DÉSIREUX DE JOUER LA CARTE D’UNE AMBIANCE CONVIVIALE.

Béatrice Odunlami

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Le silence, c’est stressant. La musique, elle, apporte la convivialité, ajoute à l’ambiance du magasin et a une incidence sur le comportement du client ». Béatrice Odunlami, créatrice de Tradeson, en est convaincue, la mise en valeur des produits par la musique joue un rôle dans l’acte d’achat : on reste plus longtemps et on repart souvent avec un produit. Derrière cette finalité concrète d’incitation à l’achat, l’idée de Béatrice est de faire du point de vente un lieu unique, avec sa personnalité. À l’origine, titulaire d’un diplôme de concepteur et réalisateur multimédia et forte d’une première expérience chez un sous-traitant d’Orange, Béatrice a intégré le CEFAC (Centre de formation des assistants techniques au commerce, Master 2) à

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Paris : « Beaucoup de commerçants cherchaient à mettre en valeur leur boutique sans savoir comment faire. Ça a fait tilt ! J’ai eu l’idée de développer des univers sonores et multimédias via le marketing sensoriel ». Et c’est à Orléans que Béatrice a choisi de lancer et de tester son concept, avec FM Rider et Décor et Moi comme magasins-pilotes : des univers musicaux ont été mis en place puis évalués en mesurant l’impact sur la fréquentation, les ventes et le temps de visite. Menés sur 3 mois au printemps 2009, « ces tests ont consisté à installer un dispositif pour recevoir la musique (un boîtier multimédia et des enceintes), avec une playlist étudiée comportant des messages promotionnels intégrés » précise Béatrice Odunlami. Le tout avec une touche d’interactivité, l’intervention sur la liste de lecture restant possible : « nous voulions que le dispositif ne prenne pas le pas sur la relation clientvendeur ».

Tout une gamme d’activités Outre le développement de ce concept original, Tradeson fait aussi de la création musicale, par exemple de petits jingles dédiés à une marque (pub TV, radio, séminaires…) : « on travaille sur l’identité de la marque pour en tirer une identité sonore ». Tradeson commercialise aussi des logos sonores, des musiques d’attente, des musiques pour les sites Web et les jeux vidéo, ou encore de l’habillage sonore pour les cabinets de professions libérales. Enfin, forte de ses contacts avec le milieu artistique, Tradeson propose de mettre en relation des marques avec des artistes qui peuvent les représenter. Hébergée à la couveuse d’entreprise

Démarrage en flèche pour « Confiez-nous » Avec 60 % de CA de plus par rapport à ses prévisions, Laetitia Gaugouin est une dirigeante heureuse. Pour en arriver là, cette chef d’entreprise qui compte aujourd’hui 3 salariés s’est donné les moyens de ses ambitions. « Dès le départ j’ai investi : dans du matériel de jardin, nous disposons de cinq véhicules, j’ai embauché un paysagiste… et j’ai recruté d’emblée tous les salariés en CDI, avec un salaire fixe, pour pouvoir m’appuyer sur un personnel motivé » explique Laetitia Gaugouin. Forte d’une carrière de 12 ans dans le service et le recrutement, la dirigeante multiplie ses chances de réussite avant de se lancer en avril dernier : un stage de 5 jours dédié à la création d’entreprise au sein de l’Espace Entreprendre de la CCIL, un prêt Loiret Initiative de 9 000 € qu’elle décide de ne pas injecter dans le capital (de 15 000 €) de Confiez-nous mais d’investir dans du matériel, ou encore le choix d’un statut en SAS. « Conseillée par la CCI, j’ai opté pour ce statut qui me permet, outre de renforcer ma crédibilité sur un marché où évoluent une majorité d’associations, d’être salariée et de cotiser pour une retraite cadre ». www.confiez-nous.fr

PES45 à La Source, Tradeson a pu tester son concept avec succès : elle volera de ses propres ailes en mars 2010, avec pour objectif de se développer en région Centre, puis en région parisienne. Pour la fin d’année, Tradeson offre aux commerçants l’occasion de se doter à petit prix (à partir de 3 €/j) d’une identité sonore sur fond d’ambiances de Noël. « Jingle bells, jingle bells, jingle all the way… ». www.tradeson.fr

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édition 2010

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Conseillère Assistance Logement Geneviève Genessay

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10 bis, bd Rocheplatte - BP 1919 - 45009 Orléans cedex - Tél. 02.38.78.18.80 - Fax : 02.38.78.18.81

Région de Montargis Correspondante Entreprises, conseillère prêts & financement

Christina Martins

02.38.93.01.82 christina.martins@groupe-valloire.fr

Conseillère Locations

Valérie Tournel

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Conseillère Mobilité

Laetitia Roth

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Conseillère Assistance Logement

Angélique Loyer

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Conseillère

LOCA-PASS®

802, avenue d’Antibes - 45200 Amilly - Tél. 02.38.93.85.60 - Fax : 02.38.85.32.89

Région de Pithiviers Correspondante Entreprises, Conseillère prêts & Mobilité

Françoise Lieugard

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Conseillère locations, LOCA-PASS® & Assistance Logement

Patricia de Oliveira

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16, avenue de la République - BP 533 - 45305 Pithiviers cedex - Tél. 02.38.30.69.73 - Fax : 02.38.30.32.61 Nos bureaux sont ouverts du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30 Le vendredi : de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 16 h 30

Permanences à Gien et Malesherbes Permanences et forums en entreprises sur demande

Toute l’information sur les services du CIL et du GROUPE VALLOIRE :

www.groupe-valloire.fr g

En 2010, le CIL VALLOIRE et les CIL d‘Indre, de la Sarthe, d’Indre-et-Loire regroupant le Cher et le Loir-et-Cher, mutualisent leurs moyens et leurs énergies.

Le CIL VALLOIRE reste votre interlocuteur.

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à table

COUVERTS DE GLOIRE COURONNÉE D’UN MACARON PAR LE GUIDE MICHELIN, MEMBRE DES TOQUES DU LOIRET ET DE LA FAMEUSE ASSOCIATION DES MAÎTRES CUISINIERS DE FRANCE, LA GLOIRE EST DEVENUE LA TABLE GASTRONOMIQUE DE MONTARGIS.

L

’affaire est familiale et dure depuis près de 40 ans. Après avoir travaillé en binôme pendant 15 ans avec son beaupère, Jean-Claude Martin dirige, depuis 1997, les cuisines de cet élégant hôtel*** restaurant. Une institution à Montargis ! Il faut dire que l’ambiance est conviviale et que l’on s’y sent vite comme chez soi. En salle, c’est Véronique, l’épouse de JeanClaude, et Élodie, l’aînée de leurs filles (la deuxième, Caroline, est en cuisine !), qui assurent le service : « vos assiettes, on dirait des tableaux ! », complimentent souvent les clients. Il est vrai que Jean-Claude met un point d’honneur à soigner les plats qu’il prépare avec son équipe. « On travaille pour la Gloire, plaisante t-il. Une cuisine traditionnelle gastronomique où tout est fait maison même le pain ». Envie d’un poisson ou de crustacés bien frais ? C’est l’une des spécialités de la maison : « salade ou gratin de homard tout droit sorti de son vivier d’eau de mer, langoustines, bar, Saint-Pierre, turbot ou encore saumon que je fume moi-même servi avec une rillette de tourteau au curcuma… On travaille aussi beaucoup le foie gras : en tartouffe ou pressé aux cèpes, pied de porc et vinaigre de truffes ». Côté viandes et abats, la carte est, là aussi, généreuse : ris et rognons de veau aux deux sauces et ses lentilles vertes du Puy; faux filet de bœuf à la graine de moutarde et ses petits légumes du jardin ; éventail de magret de canard aux artichauts frais, sauce périgourdine…

été bercé par le métier. Ma mère avait l’art de bien faire la cuisine : une bonne blanquette, un bon bœuf bourguignon… ». La voie tracée, le futur chef commence son apprentissage à La Gloire à 13 ans et demi avant de rentrer, trois ans plus tard, au Doyen à Paris comme 2e commis puis 2e commis tournant. Un an après, il intègre le Ritz en tant que chef de cuisine puis le Café de la Paix et La Marée à Paris. C’est alors qu’il revient dans le Loiret pour prêter main forte au routier familial avant de boucler la boucle en réintégrant, cette fois définitivement, les cuisines de La Gloire. Traditionnel (29 €), des gourmets (40 €), gastronomique (52 €) ou gourmandise (55 €), chaque menu est une invitation à se pourlécher. À découvrir absolument les charriots de fromages, « avec une belle sélection de chèvres », et de desserts (25 différents !) qu’accompagne une très belle carte des vins de 350 crus. Le tout à déguster auprès du ravissant jardin d’orchidées. www.lagloire-montargis.com

C-Dubs, l’e-restauration en quelques clics Une solution pour les salariés qui ne disposent pas de restaurant d’entreprise ou que d’une salle équipée d’un micro-onde : c’est ce que propose Éric Dubois avec C-Dubs. Déjà à la tête d’une entreprise de restauration à Orléans (Équilibre restauration), le dirigeant a lancé il y a un an et demi son e-entreprise de restauration. C-Dubs propose en quelques clics la livraison de repas sur Orléans et la proche agglomération. L’entreprise, qui compte aujourd’hui 3 salariés et 580 inscrits, propose des plats du jour (blanquette de veau par exemple) à réchauffer, pizzas, sandwichs, salades, plateaux-repas… Toute commande passée avant 11 h est livrable le jour même, sans condition de montant. L’internaute doit d’abord s’inscrire pour ouvrir un compte et le créditer du montant souhaité, compte qui sera ensuite débité en fonction des commandes successives et qui donnera droit à des points fidélités. www.plateaux-repas-orleans.com

Jean-Claude et Véronique Martin

25 desserts et 350 crus différents Autant de mets que l’on appréciera d’autant qu’ils sont mijotés dans des cuivres, « pour une cuisson douce et régulière ». Celle qui rappelle la cuisine de nos grands-mères et mères et qui suscite des vocations. Comme pour Jean-Claude. « Mes parents tenaient un routier à Mignères. J’ai donc toujours décembre 09 / janvier 10

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La Gloire 74 av. du Gal de Gaulle 45200 Montargis Tél. : 02 38 85 04 69 21

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dossier

Evelyne Pélissier-Treunov responsable d’EPTA Coaching

COACH Ô MON COACH, dis-moi quel est mon potentiel… RÉVÉLATEUR DE TALENTS, FACILITATEUR D’ORGANISATION, CRÉATEUR DE COHÉSION, ACCOMPAGNATEUR DES DIRIGEANTS ET DE LEURS SALARIÉS DANS LEUR STRATÉGIE DE RÉUSSITE : TELLES SONT LES MULTIPLES VOCATIONS DU COACHING. ACTIVITÉ ÉMERGENTE ET PROTÉIFORME, LE COACHING NE S’APPARENTE PAS SEULEMENT À UN RECOURS EN SITUATION DE CRISE : IL S’IMPOSE DE PLUS EN PLUS COMME UN VÉRITABLE LEVIER POUR ATTEINDRE SES OBJECTIFS PROFESSIONNELS ET RELEVER DES DÉFIS. TOUR D’HORIZON AVEC CINQ ACTEURS DU SECTEUR.

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n métier nouveau, émergent, et dont la lisibilité peut encore être améliorée : tels sont les caractéristiques du coaching en France. Ils seraient environ 3 500 à exercer, difficile toutefois de disposer de données chiffrées précises sur le secteur ; regroupée sous différents codes APE – les activités de conseil ou la mise à disposition de personnel – l’activité de coaching n’est bien souvent pas l’unique source de revenus de ceux qui la pratiquent. Et seuls ceux concernés par le second libellé ont pu être quantifiés par la CCI du Loiret : des entreprises enregistrées sous la dénomination mise à disposition de personnel (où cohabite de manière incongrue le placement d’hôtesses ou de mannequins !), le fichier consulaire en dénombre ainsi 269 au 1er janvier 2009 dans le Loiret, en

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augmentation de +52 % depuis 2000. Car les coachs sont aussi parfois formateurs, consultants ou psychothérapeutes. « C’est une prestation venue gonfler l’offre RH à côté de la formation et des bilans de compétences » analyse Mathieu Legrand, directeur d’Éthique et Performance, cabinet indépendant implanté à Orléans et Tours. Nombreux sont en effet les cabinets de conseil en recrutement qui ont étoffé leurs prestations avec des actions visant à valoriser le capital humain. Selon l’ICF (International Coach Federation, qui revendique 200 adhérents en France, 17 500 dans le monde), le coaching ne représenterait que 4 % du revenu des professionnels. La raison principale ? Un business model délicat à stabiliser, avec des missions de quelques heures étalées sur

plusieurs mois… L’ICF toujours, dans une enquête publiée en 2006, a dressé un portrait-robot du coach : tout pays confondus, celui-ci serait plutôt « une femme, âgée de 46 à 55 ans, exerçant son métier depuis moins de cinq ans et titulaire d’un diplôme du supérieur ». Une maturité visiblement indispensable, si l’on en croit Vincent Lenhardt (1), fondateur de Transformance, à la fois cabinet et école de coaching fondée en 1988, spécialiste de l’accompagnement individuel des dirigeants et la formation des consultants : « On ne s’improvise pas coach d’entreprise, il faut comprendre les enjeux de la personne dans son univers […], il faut des années pour avoir une bonne culture du métier des personnes que l’on accompagne ». Même en recoupant les chiffres communiqués par des associa27 décembre 09 / janvier 10

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tions comme l’ICF, la Société Française de Coaching (SF Coach) ou la Fédération Francophone de Coachs Professionnels (FFC Pro), le recensement reste un exercice compliqué. « Il existe différents systèmes de référencement et d’habilitation des coachs, décrypte Mathieu Legrand, et ce qui est communément demandé à un coach, c’est d’avoir mené une expérience de management confirmé en entreprise, de posséder une formation reconnue au métier de coach et d’avoir suivi un travail de développement personnel de type psychothérapeutique et enfin, de disposer d’un système de supervision de sa pratique ». Des pré-requis auxquels s’ajoute le respect d’un code déontologique : garantie de la confidentialité des échanges (un coach est tenu au respect du secret professionnel), adoption d’une position d’indépendance (dans un accord tripartite, le coach s’engage à ne rien communiquer du contenu de ses séances ni à la hiérarchie ni du coaché, ni à un tiers) et un bon zeste de bienveillance.

Vers une professionnalisation accrue du secteur Pour autant, tous ne se reconnaissent pas dans les seuls systèmes de référencement et codes déontologiques proposés par ces structures. Comme l’explique Charlésia Croce, responsable du Cabinet orléanais DéMC depuis 12 ans, « le terme de coaching est apparu récemment, avant on parlait de conseil, de formation. J’ai une longue carrière dans le conseil en management, je suis titulaire d’un 3ème cycle en finances et en contrôle de gestion, j’ai été formée par un coach mais ne suis pas certifiée. J’ai une solide expérience du monde de l’entreprise, plus de 20 ans de consulting et de formation derrière moi, suis régulièrement coachée par d’autres coachs et tout cela additionné est un gage de confiance pour mes clients ». D’une façon ou d’une autre, le secteur semble se diriger vers une professionnalisation accrue. Récemment, le cabinet orléanais Energia (spécialisé dans la formation, le conseil, le coaching, le recrutement et les bilans de compétences) communiquait sur l’obtention d’une certification ISO-OPQCM (norme Afnor NF X 50-091), « seule qualification des métiers du conseil existante dans sa spécificité en France ». Au-delà d’un gage de reconnaissance de l’investisdécembre 09 / janvier 10

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sement dans la profession depuis maintenant plus de 15 ans, sa dirigeante, Olivia Berthelot, voit dans le label la traduction « du professionnalisme de notre entreprise, de l’adéquation entre les prestations délivrées et nos ressources et compétences ». Parallèlement aux processus de certifications existants, on commence à voir émerger des diplômes universitaires (DU) de coaching, souvent accessibles en formation continue, comme c’est le cas à l’université Paris-8, à l’IAE de Toulouse ou à la Faculté d’économie appliquée d’Aixen-Provence pour ne citer que ces établissements. Dans le Loiret, le pôle Ensei-

gnement-Formation de la CCIL répond quant à lui à de nombreuses demandes d’adaptation à la fonction d’encadrement, destinées notamment à accompagner les salariés lors de la prise de fonction de chef d’équipe ou pour du management de projet. En 2010, deux nouveaux modules viendront étoffer l’offre existante, ouvertes aux personnes promues managers. Au mois de mars prochain, la CCIL inaugure une École des managers (EDM) visant à « professionnaliser le métier de dirigeant de PME-PMI ». Ouverte aux porteurs de projets comme aux repreneurs internes ou externes à l’entreprise, l’EDM proposera 60

Un champ de possibilités nouvelles, utiles et réalisables Epta comme « Épanouir vos talents ». Pour Évelyne Pélissier-Treunov, coach indépendant depuis octobre 2007 (Saint-Jean-le-Blanc), c’est dans cette signature que se résume sa vision du métier. « Un de mes principes, c’est qu’en chaque personne se trouvent des talents qui ne sont pas forcément exprimés et mon travail consiste à aider à révéler ces talents pour atteindre les objectifs visés ». C’est en constatant « les très bons résultats d’un management fortement teinté de coaching sur une grosse équipe européenne » qu’elle gère au sein d’une grande entreprise multinationale, dans le secteur R&D, que la dirigeante se tourne vers le métier de coach au bout de 25 ans. Aujourd’hui coach certifiée à plein-temps, proche de l’ICF (1) et de l’AEC (2), Évelyne Pélissier-Treunov milite en faveur d’un coaching « très pratico-pratique, orienté vers les résultats, dans le respect des limites, des valeurs et des compétences des individus ». Ses missions, « toujours liées à l’accompagnement au changement et aux situations de transition » en entreprise, elle les échelonne à raison d’une séance toutes les unes à deux semaines sur six mois environ, marque une pause pour laisser s’installer les acquis, puis mène une séance de clôture. « Le coach n’est pas une béquille, sa mission a un début, et une fin. Au départ, on établit quel est l’objectif à atteindre, en accord avec la hiérarchie et le futur coaché. La séance de clôture permet de faire un point sur le coaching, les prises de conscience qu’il a engendrées, les nouvelles aptitudes et savoir-faire développés. Si de nouveaux points émergent, on clôt le premier contrat avant d’en entamer un autre » affirme-t-elle. Ce qu’elle propose aux personnes coachées ? Un espace d’expression au sein duquel le client évolue librement, sans craindre d’être jugé ni de voir ses propos rapportés ailleurs, un espace qui permet au client d’envisager des options nouvelles et de décider de les tester. « Je crée une bulle de confiance propice à la prise de conscience, je renvoie au client un effet miroir, c’est-à-dire que j’adopte une posture neutre absente de jugement ou de dévaluation, je lui renvoie ce que je perçois de lui, avec bienveillance, tout en l’accompagnant vers l’objectif qu’il s’est fixé ». (1) (2)

International Coach Federation Association Européenne de Coaching

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dossier

Partir de la réalité de la personne coachée ou l’art de l’accompagnement « Notre particularité, c’est d’être, au départ, un cabinet de coaching, qui a élargi son offre et développé sa vision de l’accompagnement dans les domaines de la formation, du bilan, du recrutement et de l’outplacement ». Ce préalable posé, Mathieu Legrand, directeur d’Éthique et Performance à Orléans développe sa perception du coaching individuel : « C’est une des formes privilégiées de l’accompagnement, une démarche basée sur l’écoute et le questionnement. L’articulation entre objectifs personnels et professionnels, enjeux du contexte et ressources à développer permet au coaché de prendre le recul nécessaire à l’action et de mettre en œuvre les changements pertinents ». Psychosociologue de formation, fort de 10 ans de conseil en RH et management, le dirigeant appuie les prestations de son cabinet indépendant sur « une forte culture PNL(1) et systémique ». Des approches qui permettent d’intégrer la complexité et qui visent à réduire l’écart entre « ce que la personne vit aujourd’hui et ce qu’elle veut vivre demain », tout en étant convaincu que « les choses sont reliées les unes aux autres et que la solution se trouve à l’extérieur du problème ». Qui le cabinet est-il amené à coacher ? Principalement des managers, dirigeants, cadres ou managers de proximité, lors du développement de compétences, de la prise de nouvelles fonctions et lors de situation particulièrement stratégique pour l’entreprise : issus de tous secteurs cosmétique-pharmacie, agro-alimentaire, métallurgie services, construction, mais aussi public, associatif ou collectivités… Pour Mathieu Legrand, le point fort de l’approche développée par Éthique et Performance, c’est sa capacité à travailler sur mesure à partir de la réalité de la personne coachée, des enjeux stratégiques et de la culture de l’entreprise, aux antipodes d’une application pure et dure d’une « charte du management ». « Ma force c’est d’avoir une bonne compréhension de la problématique globale de mon client ». Bien sûr, une partie du travail professionnel s’appuie sur le versant personnel : « on demande aussi de travailler sur ses émotions ». Et le directeur d’expliquer l’importance de la notion de « savoir-être ». « Il s’agit de comprendre à quel point la qualité de sa communication a un impact sur son propre travail et son environnement et que coacher un manager, c’est également faire progresser toute une équipe ». (1)

Programmation neuro-linguistique

Mathieu Legrand, directeur d’Ethique et Performance

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jours de formation, répartis sur 11 mois, valorisés par un certificat consulaire et reconnus niveau 2 par le répertoire national des certifications professionnelles.

Se faire coacher, dans quels cas ? En général, deux cas de figures conduisent les entreprises à prendre la décision de faire intervenir un coach. Souvent, c’est l’accompagnement d’un manager en difficulté qui motive la démarche. « La plupart des gens rentrent dans le coaching par la crise, comme après des départs successifs de salariés, des loupés notoires ou encore des problèmes de pouvoir » constate Mathieu Legrand. Pour autant, le recours au coach est de moins en moins subordonné aux seules situations alarmantes et s’apparente de plus en plus fréquemment à une démarche volontaire. Le levier peut être actionné dans de nombreux cas : prise de nouvelles fonctions, pilotage de projet, développement de compétences sur les plans du management et de la communication mais aussi dans le cadre d’un repositionnement personnel, de la gestion de ses émotions. J’ai un problème de confiance en moi ? D’affirmation vis-à-vis de mon équipe ? Je suis trop inhibé, débordé par mes émotions ou au contraire trop sûr de moi ? « Le dirigeant doit accepter de structurer son management et donc de se remettre en cause et de remettre en cause ses pratiques » prévient Mathieu Legrand. S’ils sont de plus en plus nombreux à recourir à un coach, rares sont encore ceux qui acceptent d’en témoigner publiquement. Au printemps 2008, Emmanuelle Lesoil, responsable de la filiale France Taiyo Yuden (La Chapelle-SaintMesmin), experte dans la vente de composants électroniques passifs, fait appel aux services de Kryzalid. Au terme d’un coaching de six mois, la responsable affirme qu’elle a atteint des objectifs « auxquels aucune formation standard destinée aux dirigeants n’aurait pu parvenir ». La problématique de son entreprise était la suivante : face à un marché électronique français en décroissance, Emmanuelle Lesoil a vu son territoire d’actions et ses responsabilités en Europe s’accroître. Au final, le temps et l’énergie déployés pour compenser la perte de grands comptes français et éviter d’éventuels licenciements au sein de la filiale France ne font que mettre à mal toute l’organisation du travail et l’efficacité des équipes. Ce qu’elle confie avoir concrètement conquis grâce au coaching ? Une identité managériale renfor27 décembre 09 / janvier 10

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cée, un recentrage des missions de la filiale France et un repositionnement de chacun dans ses fonctions et missions, « au service de la performance globale de la filiale ». Un accompagnement sur-mesure plébiscitée par la dirigeante, « dans un contexte multinational et multiculturel qui nécessitait de choisir avec doigté le type d’action et le mode de communication adaptés à chacun des interlocuteurs ». Et des bénéfices, Emmanuelle Lesoil atteste en retirer encore aujourd’hui, tant sur le plan professionnel qu’extra-professionnel, « grâce au recentrage systématique sur les objectifs ». Jusqu’à maintenant, les grosses structures semblent plus enclines à faire intervenir des coachs, car elles ont déjà intégré les bénéfices qu’elles peuvent en retirer. Pour les PME/TPE, la démarche n’est pas encore naturelle. « C’est souvent lié à une méconnaissance du coaching, à l’idée que ça va coûter cher. Bien sûr cela a un coût, mais il faut considérer les bénéfices attendus plus de fluidité, de confiance, une meilleure utilisation des savoir-faire, une atteinte des résultats dans un délai plus court - et donc s’attacher au retour sur investissement », motive Évelyne Pélissier-Treunov, coach indépendant à Saint-Jean-le-Blanc.

Une action inscrite dans une culture du changement Selon la définition donnée par Insep Consulting (2), « le coaching est à la fois une aide et une éco-construction offerte à une personne ou une équipe à travers […] un accompagnement vécu dans la durée. Celles-ci s’inscrivent dans une situation professionnelle, et/ ou managériale et/ou organisationnelle. Elles visent à créer les conditions pour la personne ou l’équipe coachée lui permettant de trouver et construire ses propres solutions. Elles situent la résolution ponctuelle, ou à court-terme, recherchée, dans la perspective d’un développement à la fois durable et global ». Interrogés sur leur définition du coaching, les interviewés de ce dossier ont livré chacun la leur, et pourtant, des traits communs émergent. D’abord, partir de la réalité et de la problématique de la personne ou des personnes accompagnée(s) : les expériences ne peuvent être dupliquées aveuglément et les spécificités de chaque problématique en font un cas unique. Souvent accolés au vocable coaching, les mots « opérationnel » ou « pratico-pratique » semblent eux aussi faire l’unanimité. Car un décembre 09 / janvier 10

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Charlésia Croce – responsable DéMC

« Au-delà d’un simple effet miroir » Créé il y a 12 ans à Orléans, le cabinet DéMC (Développement, Management, Conseil) a développé son expertise autour de deux axes : le premier, dédié à la gestion comptable et financière, le second au développement personnel et au management. Le lien entre les deux ? « En ce qui concerne les techniques financières et de contrôle de gestion, nous faisons aussi du coaching. Nos accompagnements sont avant tout opérationnels, de toute façon on coache toujours dans le respect et la cohérence de la stratégie, des politiques et des valeurs de l’entreprise » précise Charlésia Croce, responsable du cabinet. Un coaching opérationnel donc, « très pratico-pratique », centré sur les résultats, la mise en œuvre de plans d’actions, et qui actionne différents leviers : « On a toute une palette d’outils, des tests d’évaluations, on a recours à l’analyse transactionnelle, à la PNL (1), à l’école Palo Alto… tout simplement parce qu’il faut adapter les outils aux personnes coachées » illustre la responsable. La stricte définition du coaching, version DéMC, c’est « l’accompagnement de personnes ou d’équipes dans le cadre de leurs objectifs professionnels », destiné à des managers de plus en plus confrontés à des situations totalement nouvelles et complexes, à de nouvelles méthodes de travail qu’ils ne savent pas décrypter. Changement de culture, d’organisation, fusion/regroupement, travail en mode en projet avec management opérationnel, management à distance, sont autant de situations qui peuvent donner lieu à un coaching centré sur la fonction (prise de poste par exemple), la personne (gestion des émotions, du stress) ou la relation (style de management, gestion des conflits). Mais Charlésia Croce affirme aller « au-delà d’un simple effet miroir ». « On avance grâce à une succession de prises de conscience, je peux être tour à tour très interventionniste, rassurante, accompagnatrice… ». Parmi ses clients, figurent des dirigeants, des comités de direction, des cadres et managers d’entreprise de toute taille et de tout secteur d’activité (de la business unit d’un groupe international à la PME et TPE). « On trouve face à nous des collaborateurs et des cadres de plus en plus déboussolés, qui doivent faire face à une pression accrue de leurs clients. En tant que coach, nous devons répondre à ces demandes vite, et bien ». Coach, une profession où l’on apprend en permanence et où rien n’est jamais figé. « Dans le coaching, on a autant de doutes que de certitudes » confie Charlésia Croce. (1)

Programmation neuro-linguistique

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dossier

La meilleure performance individuelle est le fruit d’un travail en équipe « Coaching » : au sein de l’agence orléanaise Psy Form, dirigée par Alain Le Glaunec, on déplore que le mot soit aujourd’hui galvaudé. « On veut faire croire qu’on peut coacher n’importe qui dans n’importe quelle situation, pour s’habiller ou éduquer ses enfants ! » s’indigne Dominique Buais, consultant coach au sein du cabinet ; Spécialisée dans le recrutement, les bilans de compétence, les bilans professionnels et l’accompagnement dans le cadre de plans sociaux, Psy Form intègre, depuis sa reprise en juin 2009 par le groupe aouroconsulting, une offre complémentaire de coaching de manager, d’équipe de direction et d’entreprise. « C’est un accompagnement dans le cadre d’un processus de transition. On aide les coachés à passer d’un état de réflexion à un état d’action, en liaison avec un projet donné » explique Denis Guillard, co-dirigeant, avec Éric Louyot, d’aouroconsulting. Lui qui revendique une filiation avec Vincent Lenhardt (fondateur de Transformance), Alain Cardon (maître coach certifié ICF) et de nombreuses missions pour l’ESSEC auprès de grands groupes comme de PME, un point reste crucial : le travail en équipe. « Coacher un manager, c’est utile, mais pas durable. Pour aller plus loin, mieux vaut travailler en équipe : la meilleure performance individuelle qui soit est toujours le fruit d’un travail d’équipe et cela vaut pour un sportif de haut niveau comme pour un patron ». L’ambition du coaching selon Psy Form, c’est d’exploiter – au sens noble du terme – le potentiel de chacun, de « mettre en perspective une somme de petites réussites quotidiennes, pour redynamiser, ré-énergiser, redonner du sens, amener les gens à travailler ensemble, mais aussi casser les idées

coaching est obligatoirement assorti d’objectifs et de résultats à atteindre, quantifiables, et s’appuie pour cela sur de multiples techniques et tests d’évaluation. Et bien sûr, il y a l’idée qu’une mission de coaching est toujours subordonnée à une notion de changement, à un état de transition, dans une entreprise, son organisation, une carrière, la prise d’une nouvelle fonction, un changement d’activité. De manière plus inattendue, le passage du statut de salarié à celui de retraité peut aussi faire l’objet d’un coaching. C’est ce qu’a déjà fait, par exemple, Évelyne Pélissier-Treunov, pour des dirigeants qui promeuvent une approche sociale de la gestion de leur personnel.

Un coaching préventif, pas curatif Comme le souligne Mathieu Legrand, le 26

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Eric Louyot et Denis Guillard, co-directeurs d’aouroconsulting

reçues et recadrer ». Croire en la capacité de l’homme à se transcender, c’est une des convictions qui motive chacune des missions de l’agence. Avec une souplesse qui donne au coaché la possibilité d’être créateur du changement vers lequel il veut tendre. Tout l’art étant de l’amener à formuler ses objectifs professionnels et personnels, en posant les questions les plus pertinentes possibles et auxquelles celui-ci ne se soumettrait pas de lui-même. « Avec une logique de bon sens, en mettant le doigt sur les bonnes questions, on fait émerger les paradoxes que les entreprises ont-elles-même créés ». Résultats tangibles à l’appui. « On fait du conseil opérationnel, centré sur la performance et les résultats. On a un vécu de managers et de dirigeants, on ne se permet pas d’imaginer les situations. Tout simplement parce qu’on les a vécues ».

coaching va dans le sens d’une culture du changement et tout l’enjeu sera de faire aboutir le coaching à un « changement gagnant-gagnant entre l’entreprise et la personne coachée ». Un objectif aux antipodes de certaines idées reçues, qui réduisent le coaching à la seule volonté d’un patron de faire coïncider les ambitions de ses salariés à celles de l’entreprise. Car ce qui compte au final, c’est de faciliter l’organisation, de recréer de la cohésion et de générer une dynamique commune. Enfin, il y a l’idée de « libérer les potentiels », de « révéler les talents ». Le coach fait office de « miroir » pour le coaché, agit comme un révélateur pour lui permettre de puiser en lui des ressources non soupçonnées et d’élaborer ses propres solutions. N’y aurait-il aucun obstacle à entamer un

coaching ? Non, à condition toutefois que le « courant passe ». Comme l’explique Évelyne Pélissier-Treunov, « la condition pour coacher quelqu’un c’est avant tout que l’on s’accorde. Il y a toujours un entretien préalable permettant d’évaluer si l’accompagnement que l’on propose est en adéquation avec les besoins et les objectifs visés par la personne ». Pour un coaching professionnel classique, la durée moyenne est estimée à six mois (trois mois au plus court, jusqu’à un an, voire plus), à raison d’entretiens individuels ou collectifs de quelques heures, échelonnés dans le temps. « Quand on considère que la transformation va être longue, qu’il faut lever de nombreux freins au changement, cela peut prendre un an voire plus. Il faut être présent pour accompagner le changement, car on le 27 décembre 09 / janvier 10

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Charlotte Conin et Dominique Lijour - Actiforces

« Le coaching permet de libérer les potentiels » Qualifié OPQCM (1), Actiforces décline dans ses agences de Blois, Orléans (sous la houlette de Charlotte Conin), Poitiers et Paris, trois savoir-faire distincts : le recrutement, la mobilité, et l’accompagnement à travers le conseil et la formation. « Le coaching est une démarche d’accompagnement, de support, d’entraînement personnalisé d’un dirigeant, d’un manager, mais aussi de comités de direction, groupes projets ou d’équipes commerciales. Notre objectif, c’est de développer l’autonomie de la personne, à partir d’objectifs précis. Le paradoxe du coaching, c’est qu’on voit qu’il est réussi lorsque le coaché s’est justement affranchi de son coach » affirme Dominique Lijour, responsable du département conseil et formation au sein du cabinet. Solliciter Actiforces pour un coaching c’est s’inscrire dans une démarche tripartite dans laquelle s’engagent le commanditaire (l’entreprise), le coach et le futur accompagné, supposé avoir « la volonté manifeste de changer un certain nombre de ses pratiques et comportements ». Parmi les situations qui motivent l’intervention d’un coach, Dominique Lijour en liste quatre : atteindre des objectifs de performance (améliorer sa gestion du temps, savoir déléguer…), faire face à des situations nouvelles (prise de poste…), résoudre un problème spécifique (cohésion d’équipe, gestion du stress…) et développer l’aisance dans une nouvelle fonction (asseoir une crédibilité et une légitimité en interne…). C’est à l’issue d’une première séance que seront fixés les objectifs partagés, les indicateurs permettant de les évaluer, ainsi que « le rôle de l’entreprise dans la montée en puissance du collaborateur ». Actiforces travaille ensuite sur un « schéma du management qualitatif de projet », fil conducteur à l’ensemble des 6 à 8 séances nécessaires. Avec, à chaque fois, un état des lieux et une analyse de la situation, débouchant sur la prise de décisions et la mise en œuvre d’actions. Comme l’explique Dominique Lijour, Actiforces utilise de nombreux outils, parmi lesquels les « tests 360° » qui permettent de confronter sa vision à celle de son n+1, de ses pairs, de ses collaborateurs, voire de ses clients… ». Des tests destinés à valoriser les compétences qui sommeillent en chacun de nous. « Le coaching permet de libérer les potentiels, de signifier que ce potentiel, existe bel et bien ». (1)

Office Professionnel de Qualification des Conseils en Management

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sait, le naturel revient vite au galop… Mais en général, l’efficacité de la démarche est visible dès les six premiers mois » détaille Denis Guillard, co-dirigeant d’aouroconsulting à Orléans. Les séances se déroulent souvent soit dans les locaux des professionnels, soit au sein de l’entreprise voire même par téléphone, comme le propose Évelyne PélissierTreunov, pour que le coaching puisse avoir lieu même si le dirigeant se déplace beaucoup, mais aussi pour qu’il ait la possibilité de s’installer dans un environnement qu’il trouve favorable. Charlésia Croce (DéMC) le confirme : le choix du lieu dépend des objectifs : au sein de l’entreprise pour une observation du coaché dans son environnement professionnel ou au contraire, dans un lieu neutre s’il y a volonté de prendre du recul et d’extraire la personne de son quotidien. À l’heure où la souffrance au travail est un sujet d’une grande acuité, quelles réponses le coaching est-il en mesure d’apporter ? « Dans tous les cas, le coaching n’est pas curatif, il est préventif ! » précise Évelyne Pélissier-Treunov. « Quand la souffrance est installée, cela peut relever de la compétence d’un psychologue mais un coach ne soigne pas, il peut en revanche agir en prévention s’il est impliqué dès les premiers signes de mal-être ou de dysfonctionnement. Ou alors en collaboration avec un psychologue, leurs champs d’action étant complémentaires ». Pour Mathieu Legrand, ce sont des situations qui « interpellent les pratiques de management des entreprises, et qui doivent inciter celles-ci à développer une approche du management plus relationnel et au service du respect des personnes comme de la performance des entreprises ». (1) (2)

http://tinyurl.com/yar7zv6 www.insep.com Pour en savoir plus : www.actiforces.com www.agence-psyform.fr www.demc.fr www.epta-coaching.net www.ethique-et-performance.com www.ffcpro.org www.coachfederation.fr www.sfcoach.org http://www.aecoaching.eu www.syntec-management.com www.reseau-edm.com http://formationcontinue.loiret.cci.fr

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Un juste milieu entre psychologie et sociologie des organisations Par Anne-Marie Bensaad Philip, DRH à la République du Centre

Vous avez choisi de construire un programme de formation en management complété par du coaching individuel, pourquoi? Le Groupe de travail sur le management n’avançait plus. Certains cadres se mettaient en retrait ou vivaient mal une remise en cause de leur mode de fonctionnement et cela créait des véritables blocages. Comment l’association «formation management / coaching» a été accueillie ? La direction a pensé qu’une approche individuelle extérieure serait un bon moyen de lever les freins sur le projet en remettant tout le monde sur un même pied d’égalité. Au début, il y a eu beaucoup d’idées reçues sur le coaching. Certains avaient l’impression d’une introspection sur leur vie privée. Mais lorsque le cadre de l’intervention a été clarifié, chacun à perçu l’intérêt tant au niveau individuel que collectif, tant au niveau personnel que professionnel. Sur quoi avez vous travaillé concrètement? Nous avons amélioré nos propres outils et méthodes de management dans nos services respectifs à partir d’axes de progrès définis au niveau individuel.

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Nous avons également travaillé sur la conduite d’entretien avec une démarche d’évaluations croisées, ce qui était une demande expresse de la direction. Quels ont été les bénéfices de ce duo formation/coaching au niveau collectif et au niveau individuel ? Nous avons réussi à développer les compétences managériales de toute l’équipe tout en bénéficiant d’une véritable approche personnalisée. Chacun, à son niveau, en a tiré un enseignement durable. Cela à permis également d’améliorer sensiblement nos relations de travail car chacun s’est remis en cause et y a mis du sien, malgré un cadre de références différent à l’origine.

Vous avez mis en place avec le CABINET ENERGIA un accompagnement de la direction et des cadres du journal, afin d’améliorer l’efficacité des échanges et de la culture managériale au sein de votre comité stratégique composé de métiers différents (journalistes, marketing, production, RH, finances…).

Pour conclure, quels sont les facteurs-clé pour réussir une formation couplée à un coaching individuel. Avant tout, être accompagné par un cabinet en qui on a toute confiance. La question de la déontologie pour le prestataire doit être primordiale ! Ensuite il faut que les objectifs soit clairement définis avec la direction et entrer dans un consensus pour que chacun comprenne les résultats attendus. Enfin je conclurai en précisant que la direction doit être impliquée au premier degré dans le processus et qu’il faut rechercher un juste milieu entre psychologie et sociologie, mais toujours en lien avec la pratique professionnelle ! Interview réalisée par Eric Halter Agence Leitmotiv

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passés composés

LA PART DES HOMMES La chronique d’Anne-Marie Royer-Pantin COACHING : LE MOT ET LA CHOSE SONT À LA MODE ET S’INSCRIVENT, DE PLUS EN PLUS, DANS LES PRATIQUES GAGNANTES DES ENTREPRISES. POURTANT CETTE DÉMARCHE STIMULANTE, QUI FAIT LA PART BELLE À L’HOMME ET À SES POTENTIELS AU SEIN DE SON ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL, N’EST PAS UNE NOUVEAUTÉ. Avec l’engouement pour le coaching, on redécouvre les bonnes vertus de l’accompagnement et de l’encouragement, de l’échange des points de vue et du dialogue ordonné et fécond, de l’écoute attentive et de la réflexion calme, de la confiance et de la connaissance de soi. On replace l’individu au cœur du paysage, non pas seulement comme rouage social ou professionnel, mais comme être humain avec sa personnalité plus ou moins complexe, avec ses talents et ses aspirations, ses forces et ses faiblesses, ses craintes et ses ambitions, ses valeurs et ses engagements. En misant sur l’homme, son épanouissement personnel, sa motivation et ses capacités d’adaptation, l’entreprise, dans la durée, a tout à gagner. Dans le fond, on renoue, en les formalisant et les dotant d’outils au goût du jour, avec de sages principes humanistes, qui avaient été trop rapidement sacrifiés sur l’autel de la productivité et de la rentabilité. « Il n’est rien de sensé qui n’ait déjà été pensé, on doit seulement tâcher de le penser encore une fois. » - écrit Goethe avec raison. Bien avant que le coaching existe, de grands patrons, dans le Loiret, ont su conjuguer réussite, performance et humanisme. S’il ne fallait retenir qu’un exemple, parmi tant d’autres, ce serait celui de Ferdinand Arnodin : génial inventeur, à la fois visionnaire et pragmatique, il a été, avant la lettre, un vrai manager à l’écoute de son équipe et de son temps, un « coach » remarquable ayant su capitaliser sur les éléments humains. En 1872, à 27 ans,

Anne-Marie Royer-Pantin Ancienne élève de l’École normale supérieure, médaille d’or de l’Académie d’Agriculture de France pour son œuvre littéraire et son action culturelle en faveur du patrimoine, Anne-Marie Royer-Pantin est écrivain, auteur d’essais, d’ouvrages d’histoire et de nombreux travaux sur le patrimoine local et régional. Sa chronique « Passés composés » propose un éclairage différent du présent et du devenir économiques de notre département, à la lumière d’un passé riche d’expériences originales et fructueuses, de belles aventures et de réussites exemplaires.

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il fonde à Châteauneuf-sur-Loire une entreprise de constructions métalliques, spécialisée dans les ponts suspendus. Et, très tôt, il s’entoure de collaborateurs éminents dont il développe les compétences et encourage les initiatives : ainsi Gaston Leinekugel, brillant mathématicien, crée en Corrèze sa propre affaire de constructions métalliques tout en continuant ses activités de directeur adjoint de la société Arnodin. Georges Imbault, ingénieur exceptionnel, rejoint l’équipe Arnodin dès sa sortie de l’école des Arts et Métiers, puis, parrainé par Arnodin, poursuit une carrière internationale de bâtisseur de ponts ; il revient à Châteauneuf pour s’associer à Basile Baudin, ancien ouvrier lui aussi formé par Arnodin et qui s’est à son tour lancé dans l’aventure industrielle. C’est en pariant sur les hommes, leur créativité et leur enthousiasme, en les incitant à relever les défis, que Ferdinand Arnodin a assuré la pérennité de ses implantations. Ce sont en effet Basile Baudin et Georges Imbault, tous deux issus de cette pépinière de talents qu’était la société Arnodin, qui vont reprendre et développer l’aventure castelneuvienne des constructions métalliques de pointe, à travers les établissements Baudin-Châteauneuf, aujourd’hui acteurs majeurs de l’aménagement du territoire. Dans le Loiret, la part des hommes, forces vives du développement économique, a toujours été essentielle et déterminante. En période difficile, il est bon de revenir aux valeurs fondamentales.

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CCI infos

agenda

LES RENCONTRES LOIRET ECOBIZ www.loiret-ecobiz.fr /////////////////////////////////////////////

ECOBIZ PERFORMANCE INDUSTRIELLE RELAIS LEAN CENTRE 15 décembre 2009 (agence de la CCIL à Montargis) Groupe de travail Lean chez MARS PF à St Denis de l’Hôtel Contact : Nathalie Aminot-Boulley Tél. 02 38 77 77 71 http://perfindustrielle.loiret-ecobiz.fr

//////////////////////////////////////// ECOBIZ ENVIRONNEMENT-SÉCURITÉ Mercredi 20 janvier 2010 (matin) Présentation par IBIDEN de sa gestion des déchets Sur son site de Courtenay, IBIDEN fabrique des filtres à particules pour équiper les pots d’échappement de véhicules diesel. AU programme : observations des méthodes et moyens mis en œuvre pour la gestion des déchets du site. Travail collectif pour identifier les points forts et d’éventuelles pistes de progrès. Contact : Sébastien Saint-Chély Tél. : 02 38 77 77 19 http://environnement.loiret-ecobiz.fr

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17 décembre 2009 – 18h30 (Mairie de Beaugency)

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE : C’EST RENTABLE ! > Comment une réelle stratégie de développement durable peut-elle améliorer la performance économique de l’entreprise ? (Exposé d’Alan Fustec, Président de Goodwill Management, cabinet de conseil en performance économique responsable et témoignages de plusieurs entreprises sur les enjeux de la performance sociale et de la performance environnementale) > Quid de la performance sociale : pourquoi est-elle un levier incontournable pour le développement économique d’une entreprise ? Dans le cadre du déploiement de la politique Développement Durable de la CCI du Loiret, présentation par Antoine Metz, membre élu de la CCI, des résultats d’une enquête réalisée auprès de 200 entreprises du Loiret sur leur prise en compte de la performance sociale. > Quels outils sont aujourd’hui disponibles pour les entreprises et les collectivités locales ? (Outils proposés par la CCI du Loiret : Loiret Ecobiz, PDIE… et L’agenda 21, présenté par Claude Bourdin, conseiller-général maire de Beaugency). Contact : Alain Souché – responsable de l’agence de la CCIL à Beaugency Tél. 02 38 44 54 73 - beaugency@loiret.cci.fr

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26-27 mai 2010 – Centre de conférences d’Orléans

Envipro 2010 - Ateliers du développement durable Salon des professionnels du Développement Durable, conférences, ateliers sur les volets environnemental, social et économique du développement durable : la 2ème édition d’ Envipro est sur les rails, et sera couplée cette année aux 7èmes ateliers du développement durable dont la CCIL et la Ville d’Orléans sont les partenaires principaux. Un rendez-vous incontournable pour les collectivités territoriales et les entreprises. La programmation des animations et la liste des exposants sont en cours d’élaboration : si vous êtes intéressés, contactez la CCIL ! Contact : Sébastien Saint-Chély Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 77 19 sebastien.saint-chely@loiret.cci.fr

Retrouvez tout l’agenda sur www.loiret.cci.fr ! http://www.netvibes. com/cci-du-loiret Suivez la CCIL sur http://twitter.com/ cciloiret et sur www.facebook.com 31

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CCI infos

AFREL, des solutions concrètes et collectives pour une gestion durable des compétences FAVORISER L’EMPLOI ET LES COMPÉTENCES DANS UNE DÉMARCHE DE MUTUALISATION DE PRATIQUES ET D’ÉCHANGE, C’EST TOUTE L’AMBITION D’AFREL (ACCOMPAGNEMENT FORMATION RECRUTEMENT ENTREPRISES LOIRET). LE NOUVEAU DISPOSITIF, INSPIRÉ D’UNE EXPÉRIENCE RÉUSSIE DANS LE SECTEUR PHARMACIE-COSMÉTIQUE, EST UNE RÉPONSE COLLECTIVE AUX ENJEUX DE LA GESTION DES EMPLOIS ET DES COMPÉTENCES SECTORIELLES.

U

n secteur d’activités qui peine à recruter par manque de candidats, à cause d’une image de marque insuffisamment valorisée ou d’une communication défaillante sur les postes à pourvoir ? Un groupe d’entreprises qui ne trouve pas dans l’offre de formation disponible une réponse adaptée à ses contraintes en termes de contenu, de calendrier ou de déroulement ? Un bassin d’emploi qui pâtit d’une absence de mobilité ? Face à ces carences ou dysfonctionnements, identifiés par les entreprises concernées, la CCI du Loiret propose un nouveau dispositif, baptisé AFREL (Accompagnement Formation Recrutement Entreprises Loiret). Son ambition : favoriser la construction collective de solutions pour répondre aux problématiques emploi et compétences d’un secteur d’activités, d’un groupe d’entreprises, d’un bassin d’emploi ou d’une zone d’activités. Concrètement, les solutions proposées par AFREL se déclinent sur plusieurs plans. Il

pourra s’agir d’actions de communication ou de promotion des emplois, de définitions de nouveaux postes, d’opérations de recrutement groupées, d’élaboration de cursus de formation, d’incitations à la mobilité ou encore d’organisation de réunions mobilisant les acteurs de l’emploi et du recrutement. Autre alternative permise par AFREL, la mise au point d’une offre de modules de formation courts, spécifique aux besoins des entreprises et ouverte aux salariés en poste. Fils conducteurs du processus, le partage et la mutualisation d’informations, d’outils ou de procédures entre les PME, grandes entreprises, organismes de formation et de financement, font toute la force d’AFREL.

Une duplication du dispositif « Pharcos » Le nouveau dispositif, qui s’inscrit dans la perspective d’une gestion durable des emplois et des compétences sectorielles,

TAXE D’APPRENTISSAGE : versement jusqu’au 28 février 2010

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es entreprises ont jusqu’au 28 février 2010 pour verser leur taxe d’apprentissage à l’organisme collecteur de leur choix, comme la CCI du Loiret. Le caractère crucial de cette contribution financière, dont dépendent le maintien et le développement de formations dans le Loiret et la Région Centre, les entreprises semblent en avoir pris conscience : depuis 2005, le montant des fonds affectés à aux établissements de la région (collecte CRCI) est en progression. Si votre entreprise est assujettie à la taxe d’apprentissage, elle recevra début 2010 un formulaire sous pli. Plutôt que de retourner ce questionnaire, la CCI vous invite à opter pour la déclaration en ligne qu’il vous suffira ensuite d’imprimer et d’expédier avec le règlement correspondant. Les avantages de la saisie en ligne ? Une aide à chaque étape de la saisie, une garantie des calculs et répartitions selon les pourcentages légaux et l’accès à un fichier d’écoles. Contact : Chantal Tuffeau - Pôle Informations, Formalités, Accueil Tél. : 02 38 77 77 61 – chantal.tuffeau@loiret.cci.fr 32

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s’inspire d’une expérience réussie. Baptisé Pharcos, le dispositif qui a servi de modèle avait été conçu pour anticiper une pénurie de compétences dans les secteurs de la pharmacie et de la cosmétique dans le Loiret. Fondé sur l’étroite collaboration de toutes les parties prenantes, parmi lesquelles 6 entreprises implantées dans le département (1), Pharcos a abouti au montage de formations diplômantes aux métiers de conducteurs de ligne et d’opérateurs de fabrication, reconnues par les branches concernées mais aussi par l’agro-alimentaire et la métallurgie. Accompagnés par la CCIL, les entreprises et partenaires avaient au préalable recensé les compétences recherchées, les avaient formalisées, puis avaient opté pour les validations les plus adaptées, en accord avec les organismes de financement et les branches professionnelles. Enfin, des organismes de formation avaient été sollicités pour apporter leurs compétences et leur contribution. Au final, ce sont quatre « promotions » de candidats qui ont bénéficié du dispositif – la plus récente a été lancée en septembre dernier – avec à chaque fois, une analyse fine des besoins des entreprises pour adapter les cursus aux besoins des entreprises. Prochaine étape : l’application d’AFREL à l’hôtellerie-restauration, à la fois pour doper l’attractivité du secteur et favoriser les évolutions professionnelles, grâce à des parcours de formation débouchant sur l’intégration de filières existantes. Les professionnels, hôteliers-restaurateurs ou restaurateurs qui sont intéressés par ce dispositif peuvent encore s’associer, et même participer à sa construction. (1)

Parfums Christian Dior, Shiseido International France, Famar, Servier, Pierre Fabre, Merck Santé

Contact : Éric Breton Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 77 23 eric.breton@loiret.cci.fr 27 décembre 09 / janvier 10

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CCI infos

« NOUS VOULONS AIDER LE CHEF D’ENTREPRISE à entrer dans un cercle vertueux » ALORS QUE 65 % DES DIRIGEANTS DU LOIRET (1) PRÉVOIENT QUE LA CRISE VA AFFECTER NÉGATIVEMENT LE RÉSULTAT FINANCIER DE LEUR ENTREPRISE EN 2009, LA CCI DU LOIRET ET LE CONSEIL RÉGIONAL DE L’ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES DE LA RÉGION D’ORLÉANS RÉAFFIRMENT LEUR RÔLE D’APPUI ET DE RELAIS AUPRÈS DES ENTREPRISES. POINTS DE VUE CROISÉS AVEC YVES BROUSSOUX, PRÉSIDENT DE LA CCIL ET SERGE AUBAILLY, PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL DE L’ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES (CROEC).

crise, c’est aussi ne pas se limiter aux seuls comptes annuels. Les expertscomptables jouent un rôle privilégié auprès des dirigeants et sont souvent en première ligne pour constater les dégâts, puisque 95 % des chefs d’entreprise se tournent spontanément vers notre profession en cas de difficulté. Cette position d’interlocuteur privilégié nous oblige à leur dire qu’une entreprise ne peut aujourd’hui se passer d’un prévisionnel, d’exploitation ou de trésorerie, et à condition qu’il soit décliné selon plusieurs hypothèses.

Pourquoi est-ce si vital que les dirigeants se recentrent sur la gestion de leur entreprise ? Selon la dernière enquête menée par la CCIL(1), presque 71 % des dirigeants du Loiret ne voient pas la pérennité de leur entreprise mise à mal par la crise, cela signifie-t-il que les jours sombres sont derrière eux ? Y.B. : Ce pourcentage ne doit pas en occulter d’autres : 65 % des dirigeants prévoient un résultat financier plus ou moins sévèrement dégradé par la situation économique pour la fin de l’année et presque 33 % tentent de faire face à une trésorerie difficile voire très difficile. Autant le dire, ce n’est pas le moment de baisser la garde malgré des signes de reprise… En revanche, ce qui est opportun de faire et dès aujourd’hui, c’est d’anticiper la reprise économique. Nous observons, à travers la Cellule Vigilance Entreprises que la CCI a mis en place dès octobre 2008, qu’il faut accompagner les dirigeants plus globalement, leur donner les clés qui peuvent éviter des faux pas fatals à leur entreprise. S.A. : Résister et anticiper en temps de décembre 09 / janvier 10

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S.A. : C’est primordial parce qu’en période de crise et de relance plus que toute autre, l’entreprise a en effet besoin d’un prévisionnel, mais aussi de scénarios multiples, de disposer de tableaux de bord au quotidien, d’informations fiables et disponibles immédiatement, pour savoir dans quelle direction va l’entreprise ; Nous avons une conception large de notre mission et sommes convaincus qu’il faut aider le chef d’entreprise à entrer dans un cercle vertueux sur le plan de la gestion de son entreprise. Dans les moments fastes, il a tendance à négliger l’importance d’une gestion rigoureuse et prospective ; dans les moments difficiles, il s’aperçoit de manière brutale que c’est incontournable et qu’il faut revenir aux fondamentaux.

connaît, d’avoir à leur disposition plusieurs points de contact fiables… Nous voulons leur adresser un message clair : nous sommes là pour les aider à affronter le présent mais aussi à envisager l’avenir en ayant toutes les cartes en mains. C’est le sens de la collaboration qui s’annonce de plus en plus étroite entre nos deux organisations. S.A. : Les experts-comptables interviennent au nom de leur professionnalisme et de leur connaissance du tissu économique local et nous pensons qu’une action coordonnée avec la CCI au service des TPE et PME multiplie les chances d’être efficace. (1) Enquête sur l’impact de la crise économique et financière menée par la CCIL du 8 au 28 septembre 2009 auprès de 200 entreprises du département.

Pour en savoir plus : www.loiret.cci.fr, « Crise : mesures d’accompagnement des entreprises », toutes les mesures et enquêtes dans le département ainsi que le guide « SOS crise ». www.blogdupresident.loiret.cci.fr www.experts-comptables-orleans.fr http://croecorleans.wordpress.com

En quoi l’action de la CCIL et des experts-comptables est-elle complémentaire pour aider les entreprises dans ce contexte encore incertain ? Y.B. : Nous pensons qu’il est utile aux entreprises, dans le contexte que l’on 33

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CCI infos

ENTREPRISES ET TRÈS HAUT DÉBIT : ce que révèle l’enquête menée par la CCIL C’EST L’OBJECTIF DES ENQUÊTES DU MARTROI LANCÉES PAR LA CCIL EN MARS 2009 : RECUEILLIR LES AVIS ET ATTENTES DES ENTREPRENEURS DU LOIRET SUR UN SUJET D’ACTUALITÉ OU UNE THÉMATIQUE QUI LES CONCERNE. QUELLE PERCEPTION LES ENTREPRISES DU LOIRET ONTELLES DES ENJEUX LIÉS AU TRÈS HAUT DÉBIT ?

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émocratiser l’accès au très haut débit : c’était l’une des conditions pour hisser la France au rang de puissance numérique à l’horizon 2012, programmée dans la Loi de Modernisation de l’Économie. Dans le Loiret, le Conseil général doit débloquer 175 M€ pour permettre le déploiement du très haut débit dans l’ensemble du département d’ici 2010, après y avoir impulsé dès 2004 l’installation du haut débit. Dans une récente enquête lancée en collaboration avec le Conseil général, présentée à l’Adirc (Associations des Décideurs Informatiques de la Région Centre), la CCIL a interrogé un échantillon d’entreprises sur le sujet. Ce qu’il en ressort ? Presque 18 % d’entre elles disposent déjà d’une connexion Internet à très haut débit et parmi celles-ci, 28,6 % sont des entreprises de services. Un tout autre chiffre aurait paru incongru, mais ce sont 100 % des entreprises sollicitées qui

disposent d’une connexion Internet. Les structures équipées du très haut débit l’utilisent, par ordre décroissant, pour la liaison de sites distants (30 %), la convergence des moyens de communication (messagerie classique, téléphonie sur IP…), l’accès à des applications hébergées ou à distance, le stockage et la sauvegarde des données en ligne et enfin, la visioconférence. Près de 50 % des chefs d’entreprise non raccordés au très haut débit affirment ne pas en voir l’utilité à court terme… et pourtant, un peu plus de 52 % considèrent que c’est un enjeu important pour leur entreprise. Consulter les Enquêtes du Martroi en ligne : www.loiret.cci.fr, cliquez sur

ECOZOOM 45 : le tableau de bord économique du Loiret est en ligne

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estiné à fournir aux décideurs locaux un tableau de bord sur l’évolution économique du Loiret, EcoZoom45 présente, à travers une sélection d’indicateurs, un panorama de l’évolution de l’année par rapport à l’année précédente. Elle situe le Loiret dans l’économie régionale et au plan national, et permet de connaître la contribution de chaque zone d’emploi. Avec cette 9e édition, EcoZoom confirme sa vocation d’outil de diagnostic et d’animation territoriale. Cette publication est disponible via le portail de la communauté économique du Loiret, Localbiz, ou sur la plateforme dédié à l’information économique du Loiret : Cem’on territoire. http://etudeseconomiques.loiret.cci.fr 34

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5ème édition de « commerce en fête » : chiffres clés

Du 8 au 18 octobre dernier, la 5ème édition de l’opération « Commerce en fête » a eu lieu dans le Loiret. Dans la droite ligne du Grenelle de l’environnement, la manifestation a été consacrée aux économies d’énergie et notamment celles liées à l’éclairage. Retour sur l’opération à travers quelques chiffres-clés : > 600 commerçants/artisans mobilisés dans le Loiret, dans 25 communes pour valoriser les valeurs du commerce de proximité, > 19 commerçants, dont des enseignes de la Grande distribution ont eu confiance en l’opération et sont devenus partenaires de leurs unions commerciales en acceptant de vendre les lampes basse consommation à prix coûtant, > Plus de 3 500 lampes basse consommation ont été vendues en 10 jours, soit une économie d’énergie de 805 000 kWh sur la durée de vie de la lampe (en moyenne 7,5 ans), soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle moyenne en électricité de 350 foyers (hors chauffage), > Près des ¾ des commerçants considèrent le développement durable comme une opportunité pour leur activité. 27 décembre 09 / janvier 10

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RECRUTEMENT & APPROCHE DIRECTE - CONSEIL & FORMATION - EMPLOI & MOBILITÉ

Les RESSOURCES HUMAINES au cœur de LA CRISE !

Nous commençons seulement à découvrir au quotidien les effets secondaires et inattendus de la crise économique sans commune mesure que nous vivons ! En effet, au-delà d’une certaine démotivation de nos équipes, commence à régner de plus en plus une lassitude naissante liée aux incertitudes par rapport à la date de sortie de crise ! Afin : de maintenir un bon climat social, de préserver la motivation de nos équipes et leur pouvoir d’achat, de mieux gérer leur stress potentiel, de détecter et de conserver nos talents au travers de nouveaux outils de recrutement, de bilan de compétences, d’assessment center…, nous devons adopter un autre regard sur nos systèmes de benchmarking existants, et ce, depuis la définition des objectifs, en passant par une nouvelle lecture des résultats et la révision de certains systèmes de commercialisation, d’organisation, de rémunération…

Nous devons également, afin de préserver l’employabilité de notre personnel ainsi que sa confiance en l’avenir, tout en développant la performance de l’entreprise, nous soucier davantage de la mise à jour des compétences au travers de la formation professionnelle qui reste un levier essentiel. Qui plus est, les nouvelles législations relatives à la gestion des Seniors, à l’embauche des travailleurs handicapés…, nécessitent également de l’information, du savoir faire et du temps de la part de nos managers… Si vous souhaitez échanger par rapport à tout ou partie de ces problématiques, et bien d’autres encore, nos consultants sont à même de vous rencontrer pour vous faire part de nos constats et des outils de refondation du management des RH que nous mettons en place chez nos clients.

Nous devons aussi plus que jamais renforcer nos outils de communication interne, en faisant preuve de plus de transparence, en informant le plus possible et en mettant en place tous les outils à notre disposition. Actiforces 122/124 rue du Faubourg Bannier 45000 ORLÉANS Tél. 02 38 54 10 52 Fax 02 38 54 98 86

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‘‘Les Trophees de l’Entreprise’’ '

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édition

L’événement économique du Loiret Jeudi 10 décembre 2009 à 20 heures au Centre de Conférences d’Orléans En partenariat avec

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Profile for CCI territoriale du Loiret

Loiret Eco n°27 Décembre 2009-Janvier 2010  

Le magazine économique de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Loiret

Loiret Eco n°27 Décembre 2009-Janvier 2010  

Le magazine économique de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Loiret

Profile for cciloiret
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