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n° 22 mai 2009

PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ 2.0, version revue et corrigée Dominique Pellizzari, président du Groupe CIRE

10 INDUSTRIE TFE rejoint le Pôle 45

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14 DÉVELOPPEMENT DURABLE

Air vision traque le gaspillage d’énergie

15 CRÉATION/REPRISE Seconde vie pour la bambouseraie de Faverelles

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édito

SE POSER LA QUESTION de sa pérennité… à temps !

Photo Fabien THOUVENIN

La réforme des CCI est sur les rails ! Adopté en Assemblée générale extraordinaire le 14 avril dernier par les présidents des CCI (98 voix pour, 59 contre, 12 absentions), le projet retenu est celui qui doit concilier « proximité territoriale et échelon régional ». Avec ce remodelage du réseau consulaire, il y a l’idée d’accroître la lisibilité des services rendus aux entreprises : les CCI verront leurs missions réactualisées et harmonisées pour, au final, plus de performance au service de la compétitivité des territoires. Une fois adoptée par le Parlement, la réforme devrait être effective début 2011. Comme je vous l’avais annoncé, les élections consulaires initialement programmées en novembre 2009 ont été reportées : elle auront lieu au plus tôt en mai 2010, au plus tard en septembre. Dans leur nouvelle configuration, les CCI alors dénommées CCI territoriales (CCIT) auront pour président un élu de l’échelon régional.

YVES BROUSSOUX Président de la CCI du Loiret

Il me paraît donc essentiel de vous rappeler l’impérieuse nécessité d’accomplir ce geste civique : votez ! Il est vital que les entreprises du Loiret se mobilisent, en liaison avec les syndicats et les branches professionnelles, pour faire entendre leur voix. Je ne manquerai pas de revenir sur le sujet dès que l’opportunité se présentera. En attendant, nous avons à passer à vos côtés un cap difficile dans un contexte économique toujours tourmenté, au sein duquel certaines entreprises résistent malgré tout. Comme le veut la ligne éditoriale de notre magazine, nous avons valorisé dans ce numéro de Loiret Eco les success stories d’entreprises, et particulièrement dans ce dossier spécial consacré aux pôles de compétitivité et à l’innovation.

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Faites avancer le débat économique ! www.blogdupresident.loiret.cci.fr mai 2009

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Qu’il s’agisse de chefs d’entreprises qui ont pris le parti d’innover, de représentants des pôles de compétitivité ou de d’organismes comme Oséo, la parole est unanime : anticiper, c’est une clé majeure de la réussite ; Les entreprises actuellement épargnées sont celles qui se sont posé la question de leur pérennité bien en amont. Celles qui réfléchissent aujourd’hui aux moyens d’assurer leur développement dans cinq ans pourront en témoigner dans quelques années. 3

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tableau de bord

INDICATEURS ET CHIFFRES CLÉS du Loiret Créations et radiations d’entreprises

Créations d’entreprises par bassin de vie

Source > CCIL

Source > CCIL – mars 2009

500

Beaugency Beaune-la-Rolande Châteauneuf-sur-Loire Château Renard Châtillon Coligny

450 400 350 300

Créations

250

Courtenay Ferrières Gien Jargeau La Ferté Saint-Aubin

1 2 5 1 1

1 3 5 5 6

200 150

159 Radiations 53

50 0

Malesherbes

Bassin de Vie d'Angerville

100

avr. 08

mai

juin

juill.

août

sept.

oct.

nov.

déc.

jan. 09

fév.

Bassin de Vie de Souppes sur Loing

Puiseaux

Pithiviers

Bassin de Vie de Toury

mars

Ferrières Neuville aux Bois

Courtenay

Beaune la Rolande

Patay

Montargis

Dépenses de consommation des ménages

Bassin de Vie de Châteaudun

Châteauneuf sur Loire

Orléans

Château-Renard

Meung sur Loire

Source > Insee

Lorris Jargeau

Châtillon Coligny

la L o i r e

-2%

évolution sur 1 an

Beaugency

22,078 20

10

22,075

21,636 - 3,9 %

15,863 dont champ commerce*

février 2008

Briare

- 3,2 %

évolution sur 1 mois 15,743

Source : Observatoire économique - CCI du Loiret, janvier 2009

15,243

Lorris Malesherbes Meung-sur-Loire Montargis Neuville-aux-Bois

5

0 en milliards d'euros

Gien

Sully sur Loire

La Ferté Saint Aubin

évolution sur 1 an Produits manufacturés

15

-2%

évolution sur 1 mois

25

janvier 2009

février 2009

3 3 1 30 2

Orléans Patay Pithiviers Puiseaux Sully-sur-Loire

78 1 5 1 5

*Commerce de détail : hors automobiles, pneus, pièces détachées et produits médicaux.

Commerce extérieur dans la région Occupation et fréquentation hôtelière Source > Insee/Ministère délégué au tourisme/CRT

Centre Taux d’occupation février 2009 Fréquentation hôtelière février 2009 - nuitées

Source > Douanes en milliers d’euros

Région Centre

Loiret

(T4 - 2008)

(T4 - 2008)

Part Loiret

Loiret variation sur un an

Exportations

3 837 527

1 425 143

37,14 %

43,5 %

49,1 %

- 1,2 pt

Importations

3 637 157

1 482 999

40,77 %

200 370

- 57 856

296 646

86 659

- 6,2 pt

Soldes

Taux de chômage Source > Insee

Permis de construire autorisés Source > Direction Régionale de l’Équipement

4e trimestre 2008

Variation sur un trimestre

Variation sur un an

4e trimestre

2007

2008

Évolution

Loiret

6,7 %

0,6 pt

0,6 pt

Logements (nbr)

1 352

1 712

27 %

Centre

6,9 %

0,6 pt

0,5 pt

220787

276 043

25 %

France

7,8 %

0,6 pt

0,3 pt

Locaux d’activités (m²)

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sommaire n° 22 mai 2009 Magazine de la CCI du Loiret ADMINISTRATION

Hôtel consulaire 23, place du Martroi 45000 Orléans Tél. 02 38 77 77 77 Fax 02 38 53 09 78

11

13

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Bruno Jacquemin DIRECTRICE DE LA RÉDACTION

Emmanuelle Brier-Levitte RÉDACTRICE EN CHEF

Gaëlle Lepetit

12

RÉDACTION

Gaëlle Lepetit, Estelle Boutheloup (p. 10 à 16) DIFFUSION

Chantal Legris CONCEPTION

www.enola-creation.fr PHOTOS/PHOTO DE COUVERTURE

Eric Mangeat IMPRESSION

03 04 06 10

16 16 à table

édito tableau de bord actualités industrie

Le Café du commerce, ou le charme d’une brasserie centenaire

18 dossier

TFE, le spécialiste européen du transport frigorifique, rejoint le Pôle 45

Corlet-Roto PUBLICITÉ

11 commerce

Sylvia Fromenteaud Tél. 02 38 77 77 22

L’atelier de la licorne pour s’offrir des jardins bucoliques

TIRAGE

20 000 exemplaires N° ISSN : 1955-0642

PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ 2.0, version revue et corrigée Après avoir pallié quelques PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ 2.0, lacunes liées à version revue et corrigée la jeunesse du dispositif, les pôles de compétitivité reviennent en force pour la deuxième phase de leur existence. Au cœur de la nouvelle politique : renforcement de l’animation et du pilotage des pôles mais aussi création de plates-formes d’innovation. Dans la région Centre et le Loiret, la Cosmetic Valley, Elastopôle et S2E2 sont à l’origine de projets à forte valeur ajoutée. n° 22 mai 2009

Dominique Pellizzari, président du Groupe CIRE

12 services Allô nounou, ici bébé

CONTACT CCI RÉDACTION

Tél. 02 38 77 77 85 gaelle.lepetit@loiret.cci.fr PRÉSIDENT DE LA CCI

Yves Broussoux Tél. 02 38 77 77 75 www.blogdupresident.loiret.cci.fr LA CCI SUR INTERNET

www.loiret.cci.fr

13 innovation Des berlingots à boire sans paille ni embout

14 développement durable Air vision traque le gaspillage d’énergie

15 création/reprise Une seconde vie pour la bambouseraie de Faverelles

10 INDUSTRIE TFE rejoint le Pôle 45

14 DÉVELOPPEMENT DURABLE

Air vision traque le gaspillage d’énergie

15 CRÉATION/REPRISE Seconde vie pour la bambouseraie de Faverelles

25 CCI infos

La formation continue : un enjeu pour l’entreprise et ses salariés Management - Communication Juridique Comptabilité Bureautique Transport - Logistique Préventions des risques BTP / TP

En partenariat avec Consilium RH Bilan de compétences - Conseil en recrutement Graphologie - Bilan de carrières

2, rue Girodet 45000 ORLEANS - Tél. 0 238 768 316 - Fax 02 38 420 421 Mail : 2r.formations@orange.fr

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actualités

Loiret Initiative de plus en plus sollicitée par les créateurs et repreneurs

A

vec 187 prêts accordés à 158 entreprises en 2008 - soit 53 % de structures supplémentaires accompagnées par rapport à 2007- Loiret Initiative renforce son implication auprès des créateurs et des repreneurs. Représentant un montant total de 1 360 000 €, soit +38 % que l’an passé, le soutien financier de l’association aura permis la création ou le maintien de 375 emplois. Qui bénéficie de ces prêts à taux zéro dont le montant moyen était de 8,6 K€ en 2008 ? À une courte majorité ce sont les créateurs qui ont eu davantage accès au dispositif que les repreneurs ; la moitié d’entre eux étant demandeurs d’emploi. Le dispositif, qui joue un véritable rôle de levier auprès des banques, est financé par de nombreux acteurs : Caisse des dépôts et consignation, Conseil Régional et Feder, Conseil Général et Communauté d’agglomération Orléans Val de Loire, ainsi que du Crédit Agricole Centre Loire et de la Banque Populaire. Les chefs d’entreprise sont en outre épaulés lors de leurs premiers pas par la CCIL, la CMA, OVLT et la

De gauche à droite : Mme et M. Lamotte de l’entreprise de maçonnerie-carrelage éponyme, la 500ème à recevoir un prêt Loiret initiative, JP Meyer, Pdt Loiret Initiative et MM. Mialot, Vice-pdte de la Région Centre

Boutique de Gestion. Présidée par JeanPhilippe Meyer (CGVL), Loiret Initiative est titulaire d’un agrément fiscal qui permet la déduction fiscale des cotisations et des dons dès 2008. Gérée par la CCI du Loi-

ret, l’animation et le fonctionnement de l’association repose sur des partenaires bénévoles (24 comités d’agrément dans le Loiret). www.loiret-initiave.loiret.cci.fr

La C.C.S.F., un recours pour les entreprises en difficulté

V

otre entreprise est en retard pour le paiement des impôts ou toutes autres taxes ou dettes sociales (Urssaf, Assedic, RSI…) ? La Commission des chefs des services financiers, des représentants des organismes de sécurité sociale et de l’assurance chômage (C.C.S.F.) est compétente pour examiner votre situation et établir un plan amiable d’échelonnement du règlement des dettes fiscales et sociales, en fonction des possibilités financières de l’entreprise. C’est à la Trésorerie Générale que revient la responsabilité de répartir au prorata de la dette les versements auprès des différents créanciers. Une fois la dette soldée, la remise des majorations et pénalités de retard est une possibilité qui peut être envisagée, selon les règles

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propres à chaque administration concernée. À noter qu’en cas de défaut de dépôt des déclarations, de non-paiement des échéances courantes ou d’une échéance du plan établi par la C.C.S.F. ou encore d’accumulation d’un nouveau passif, le plan devient caduc. Enfin, depuis l’entrée en vigueur de la loi de sauvegarde des entreprises et des décrets qui l’accompagnent, la C.C.S.F. représente les créanciers publics dans les procédures de conciliation ou de redressement judiciaire, au sein du comité des créanciers publics. Celui-ci est également habilité à examiner les demandes de remises de dettes au titre de cette même loi. La C.C.S.F. est quant à elle composée du directeur départemental des services fiscaux, des directeurs de

l’Urssaf, des Assedic, du directeur régional des affaires sanitaires et sociales et enfin des représentants des différents régimes de sécurité sociale obligatoires de base et parfois du directeur régional des Douanes ainsi que du directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. Contact : Trésorerie générale de la Région Centre et du Loiret Alexandre Bodin Tél. : 02 38 79 69 07 alexandre.bodin@cp.finances.gouv.fr Geneviève Fort Tél. : 02 38 79 68 94 genevieve.fort@dgfip.finances.gouv.fr

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Université d’Orléans/Communications/JSL/2009

actualités

Les lauréats encadrés par Jean-Marc Bouynet, UTL Intergénérations, Youssoufi Touré, Vice-président Stratégie et Partenariats de l’université d’Orléans, Anne-Marie Jolly, directrice de Polytech’Orléans, Jean-Jacques Yvernault, responsable du département Economie Management et Insertion professionnelle de Polytech’Orléans.

ème

Le 5 Forum Polytech’Orléans 2009 récompense l’innovation

S

électionnés par un jury composé de professionnels, de chercheurs et de collectivités, dont la CCI du Loiret, les lauréats du Forum Polytech’Orléans 2009 ont présenté plusieurs projets de fin d’études innovants. Les lauréats, étudiants en 5ème année au sein de Polytech’Orléans, ont ainsi travaillé sur des projets d’innovation industriels à la demande d’entreprises. Le 1er prix a été décerné à Bruno Fedrigo et Renaud Azevis pour leur étude de prix relative à l’extension du Super U de Châlette/Loing. Intégrant les aspects économiques et écologiques, le projet permet de diminuer le coût des travaux de 9 % et de réduire de 60 tonnes les émissions de CO2.

À la 2ème place, Amandine Coillet et Adèle Morisset ont vu récompenser leur procédé de fabrication de sondes échographiques : innovant et écologique, il substitue un dépôt de plasma à la couche de cuivre déposée sur le matériau. Enfin, c’est la conception d’un réflecteur pour luminaires encastrés de plafond qui a valu le 3e prix à Yves Gromfeld. Les lauréats 2008, concepteurs d’une machine d’essai pour le lancement de ponts métalliques sur des patins de glissement, ont récemment vu leur projet mis en application sur la Maine à Angers. L’une des lauréates, Anne Schwartz, travaille dans l’entreprise Baudin Chateauneuf à Châteauneuf-surLoire, commanditaire de l’essai.

Insertion : M-JARDINS, une entreprise comme les autres

«

Nous avons la capacité de recommander du personnel que nous avons appris à connaître sur une période qui peut aller jusqu’à deux ans, dans les conditions d’exploitation normale d’une entreprise » avance Antoine Paté, directeur de la société d’entretien et de création d’espaces verts M-Jardins. L’entreprise d’insertion, qui a récemment investi des locaux plus spacieux à Fleury-les-Aubrais, a pour vocation de lutter contre le chômage et l’exclusion. Si l’objectif est d’une part de redonner confiance à des publics en difficulté, comme les chômeurs de longue durée, l’ambition est aussi de leur transmettre savoir-faire et expérience. « Nous recherchons avant tout des personnes motivées par le secteur des espaces verts, auxquelles nous délivrons une formation dans un cadre mai 2009

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d’entreprise, avec des règles d’entreprise et des objectifs de productivité similaire à ceux d’une entreprise » insiste le directeur. Avec une clientèle de particuliers, d’entreprises mais aussi de collectivités, M-Jardins s’inscrit dans une démarche nationale soutenue par le Medef, et sous la houlette locale de l’Union régionale des entreprises d’insertion (UREI). L’entreprise d’insertion, qui affiche un taux de retour à l’emploi de ses salariés de 52 %, entend se positionner comme un véritable vivier de compétences pour les entreprises du Loiret. « Nous cherchons à faire connaître notre expertise, à l’instar d’autres entreprises d’insertion qui exercent dans le secteur du bâtiment, du nettoyage ou des déchets » conclut le dirigeant. www.m-jardins.com

LSDH et Oséo : anticiper et innover pour lutter contre la crise L’innovation est une arme contre la crise et un moteur pour la croissance des entreprises. C’est autour de ce postulat que se sont retrouvés sur le site de la Laiterie de Saint-Denis-deL’Hôtel (LSDH) le 16 avril dernier Emmanuel Vasseneix, son président, et François Drouin, PDG d’Oséo. Revendiquant une stratégie offensive avec des investissements sur les 3 sites de LSDH (respectivement 25 M€ et 10 M€ à Varennessur-Fouzon et Sarre-Union et 6 M€ dans le Loiret), Emmanuel Vasseneix annonce un exercice 2008 satisfaisant : « Les résultats sont en phase avec nos objectifs, les paris initiés il y a plusieurs années portent aujourd’hui leurs fruits et nous préparons les cinq années à venir. En conséquence, nous maintenons nos plans d’investissement, poursuivons nos recrutements et mettons l’accent sur la formation des salariés ». François Drouin, PDG d’Oséo, a quant à lui souligné l’envergure des dispositifs déployés pour le financement des entreprises. « 10 milliards d’euros ont été alloués pour entraîner les banques à financer les entreprises et garantir leur trésorerie, la quotité de financement, c’est-àdire le transfert des risques des banques à Oséo, a été portée à 90 % et l’intervention d’Oséo n’est plus plafonnée aux entreprises de 250 salariés mais de 5 000 ». Et de conclure : « Le maître mot c’est l’anticipation. Les entreprises les mieux armées actuellement sont celles qui se sont posées la question de leur pérennité il y a plusieurs années… ». 7

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actualités

5 500 entreprises ont fait appel à Oséo en 5 mois Dans le cadre du plan de relance et de soutien aux PME, l’État a accordé à Oséo 10 milliards d’euros de financement supplémentaires en partenariat avec les banques : 6 milliards pour les besoins de trésorerie des entreprises et 4 milliards pour financer leurs investissements. Des moyens qui permettront à Oséo d’intervenir sous forme de garantie de prêts bancaires ou de financements. 5 500 entreprises ont fait appel à Oséo en 5 mois en France. Dans la région Centre, un peu plus de 200 entreprises ont fait appel à Oséo pour garantir leur trésorerie.

Sortir de la crise : quelles mesures d’accompagnement ?

S

outien à la trésorerie des entreprises, négociations de crédit bancaire, remboursement accéléré du crédit d’impôt recherche, aide à l’embauche… les dispositifs mis en œuvre par le gouvernement pour aider les entreprises à faire face à la crise sont nombreux. Pour vous aider à vous y retrouver et discerner plus facilement quelles sont les aides que vous pouvez solliciter, la CCI du Loiret a mis en place sur son site Internet une rubrique spéciale « Crise : mesure d’accompagnement des entreprises ». Vous y trouverez un récapitulatif actualisé des moyens à votre disposition ainsi que des informations locales, notamment à travers les enquêtes réalisées par la CCI auprès des chefs d’entreprise du

département. L’information est à portée de mains, saisissez-la ! La CCI du Loiret a également mis en œuvre depuis octobre 2008 une cellule de vigilance pour les PME, n’hésitez pas à la contacter. www.loiret.cci.fr

Le Loiret signe le Fonds de compensation de la TVA

Le pacte automobile : vers une application rapide en région

Les collectivités qui se sont engagées à signer le fonds de compensation de la TVA (FCTVA) ont annoncé plus de 22,2 milliards d’euros d’investissements prévisionnels pour l’année 2009. Autant d’argent qui permettra notamment aux entreprises de faire face, en remplissant leurs carnets de commandes. Les collectivités locales qui s’engagent à signer la convention FCTVA percevront donc en même temps le remboursement de TVA de 2007 et celui de 2008. Cette anticipation du remboursement leur permettra d’autofinancer 30 % des investissements de 2009. Avec 109 collectivités signataires au 10 avril dernier, le Loiret se situe dans les départements dynamiques.

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u-delà des prêts participatifs accordés aux constructeurs et du financement mis à disposition de leurs filiales bancaires, les mesures du plan ont été conçues pour répondre aux préoccupations de l’ensemble de la filière (équipementiers et soustraitants) exprimées à l’occasion des États généraux de l’automobile le 20 janvier 2009. Fonds de garantie pour les prêts octroyés aux équipementiers et sous-traitants, fonds de modernisation des équipementiers automobiles, convention nationale de chômage partiel sont quelques-unes des mesures mises en œuvre dans le cadre de ce pacte. Une synthèse des dispositifs avec les interlocuteurs concernés est accessible

en ligne sur www.loiret.cci.fr, rubrique « Crise : mesure d’accompagnement des entreprises ». À retenir par ailleurs, le pacte automobile s’appuie également sur la mise en œuvre d’un nouveau code de performance et de bonnes pratiques, approuvé conjointement par les représentants des constructeurs, équipementiers et sous-traitants. L’objectif est de transformer la relation client/fournisseur en véritable relation partenariale. Le code encadre également de façon plus satisfaisante les conditions de financement et de facturation habituellement pratiquées. www.loiret.cci.fr

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Des questions ? Médiateur du crédit aux entreprises :

Contact CCIL : www.blogdupresident.loiret.cci.fr broussoux.yves@wanadoo.fr (confidentialité assurée)

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industrie

TFE, le spécialiste européen du transport frigorifique, rejoint le Pôle 45 FILIALE DU N° 1 EUROPÉEN DE LA LOGISTIQUE ET DU TRANSPORT DE PRODUITS FRAIS ET SURGELÉS, TFE (TRANSPORTS FRIGORIFIQUES EUROPÉENS), MET EN ŒUVRE LES RESSOURCES TECHNOLOGIQUES LES PLUS PERFORMANTES AU SERVICE DE LA CHAÎNE DU FROID.

Frédéric Hervy

effet en pleine expansion, se développant notamment en Espagne, Italie, Suisse et Belgique. « Notre but est de couvrir tous les pays voisins » déclare Frédéric Hervy, directeur de filiale.

Les grandes norias du froid

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uatre degrés sur les quais. Un vrai froid de canard et ce, été comme hiver. C’est là que les agents de quais s’affairent sous leur doudoune à manier des palettes de crudités, œufs, laitages, jus de fruits, fromages, betteraves sous vide… Au total, ce sont entre 500 et 600 tonnes de marchandises qui transitent ici chaque jour, dont 120 distribuées sur le Loiret. Un bref aperçu de l’activité quotidienne de TFE, fi liale du groupe Stef-TFE, société française de transport et d’entreposage frigorifi que (CA de 2 milliards d’euros, 14 000 salariés, actionnariat détenu par les salariés et les dirigeants). Implantée auparavant à Saint-Jean-de-Braye, TFE a choisi Ormes et son Pôle 45 en octobre 2008 pour accompagner son développement. Avec 60 sites en France, 9 600 salariés dont 110 à Ormes, et un chiffre d’affaires en progression pour l’année 2008, TFE est en

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Sur le site de TFE, le rythme est soutenu, 24h/24 et 6 jours/7 : « On reçoit, de 22 à 3 h du matin, des marchandises de produits frais et surgelés alimentaires (90 %) et un peu de compatibles (chocolat, gâteaux secs…) venant des 60 autres filiales TFE qui les ont elles-mêmes ramassés chez les sociétés agroalimentaires. Ces marchandises sont triées en fonction de leurs destinations » précise Frédéric Hervy. Le tout dans le respect de la chaîne du froid et des horaires. À partir de 5 h du matin, les camions vont distribuer les marchandises aux boucheries, pizzerias, GMS, épiceries, à la base d’Intermarché d’Amilly, aux grossistes, restaurants scolaires, etc. Les camions sont alors vides. Un second cycle de travail commence. « On charge des palettes chez les agroalimentaires du Loiret et du Loir-et-Cher qui seront livrées dans toute" la France » explique Frédéric Hervy. « On retourne ensuite à l’agence TFE Orléans où l’on prépare des camions pour la France qui doivent arriver avant 3 h du matin. Et le cycle repart ». Avec toujours un contrôle rigoureux de l’hygiène et une vigilance particulière vis-à-vis de la température : « nos semi-remorques sont équipés d’un mini-capteur dans la partie frigo pour contrôler la température par ordinateur.

John Deere France affiche une année 2008 exceptionnelle Pour la 5ème année consécutive les bénéfices de John Deere ont atteint des niveaux records : un CA de 28 438 M$ (+16 %) et un résultat net de plus de 2 Mds $. Au sein de John Deere France, la Division Espaces Verts enregistre une progression de son CA total de 13,5 %. En revanche, la Division Moteurs de Saran - tout en maintenant sa production de moteurs à un niveau élevé – fait état d’une diminution de son activité de 16 %. Un chiffre que l’entreprise explique par l’anticipation des achats en 2007 en lien avec de nouvelles normes d’émissions visant à améliorer la qualité de l’air. Le groupe annonce la poursuite de son investissement dans de nouveaux équipements à l’usine de Saran en vue de l’introduction d’une nouvelle génération de moteurs. John Deere, confronté depuis la fin 2008 à la crise économique et financière reste « confiant dans sa capacité à traverser la crise » et attend une reprise des ventes au cours du 2nd semestre 2009, avec une activité similaire aux niveaux de 2006 et 2007.

Si une porte reste ouverte, dès que la température de consigne dépasse 4 °C ou passe sous 0 °C (pour le frais) et dès qu’elle remonte au-dessus de -15 °C (pour le surgelé), l’alerte est donnée par mails ou SMS et le chauffeur est prévenu », souligne Frédéric Hervy. De quoi rassurer le consommateur. www.stef-tfe.fr

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commerce

L’ATELIER DE LA LICORNE pour s’offrir des jardins bucoliques DIPLÔMÉE DES BEAUX-ARTS, ISABELLE COUTANT-CHAMAILLÉ VOUE UNE PASSION POUR LA DÉCORATION DE JARDIN. SA BOUTIQUE, AU CŒUR D’ORLÉANS, RASSEMBLE NICHOIRS, BAINS D’OISEAU, LANTERNES… DE QUOI S’AMÉNAGER DES PETITS COINS DE CONVIVIALITÉ.

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ujourd’hui, les jardins sont presque devenus de véritables “pièces à vivre” : on les bichonne. Mieux, on les décore. « C’est la continuité de la maison, le beau doit aller jusqu’à l’extérieur ». À L’Atelier de la licorne, rue Ste Catherine, c’est donc dans son “jardin” qu’Isabelle CoutantChamaillé invite le badaud à entrer. Les oiseaux chantent, la fontaine clapote, les parfums se mêlent… On s’y croirait vraiment. « Je souhaitais recréer un extérieur avec une atmosphère bucolique et féerique où tous les sens sont sollicités ». Tout droit venus de Hollande et de Belgique, grands spécialistes de la décoration intérieure et extérieure, des nichoirs en bois et en zinc, des bains d’oiseau en fonte, des lanternes, des potences et des lustres, des plaques émaillées, des vases Médicis, des cloches de vache, des brûle-parfums, des bougeoirs sur pied, des buis déshydratés, de gros moutons et des hérons, des guides-tuyaux, des pluviomètres-ther-

momètres… trônent pêle-mêle, ici et là, du sol au plafond. « On trouve tout ce qui est propre aux oiseaux et à l’univers de la nature, commente Isabelle. Mais ce n’est pas de la brocante. Nous sommes dans le respect de la tradition, de l’ancien à la campagne ».

Une ligne d’abat-jour et de gloriettes « Boulimique de création », Isabelle Coutant-Chamaillé s’installe à 24 ans et commence à réaliser ses propres objets. « J’ai ouvert ma boutique en 1999, rue Parisie, à Orléans : je fabriquais alors des abatjour et faisais de la couture d’intérieur. En 2002, j’ai déménagé à Chécy et créé, dans ma grange, une boutique de déco de jardin : il y avait déjà des nichoirs, des lanternes… mais aussi des gloriettes et des arches de jardin. Et ça fonctionnait bien ». Devant l’engouement, Isabelle ouvre en 2007 L’Atelier de la licorne pour

Creamint prolonge son site Internet avec un blog Isabelle Thion et Noëlle Mirande, associées à la tête de Creamint, ont récemment mis en ligne un blog professionnel dans le prolongement de leur site officiel. Spécialisées dans la conception d’images de décoration imprimées en grand format sur toile, bâche, adhésif, papier peint notamment, les deux artistes peintres décoratrices proposent un peu plus de 300 produits référencés à la vente en ligne. Experte en trompe l’œil et décors sur-mesure, Creamint s’adresse à une clientèle de particuliers, de professionnels, et aux prescripteurs (architectes, artisans et décorateurs). Et chaque mois à compter de mai, Creamint ouvrira un show-room « hebdomadaire » au 24 rue Coq Saint Marceau à Orléans. www.creamint-decoration.com http://decoblogcreamint.typepad.com/

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Isabelle Coutant-Chamaillé

développer la gamme. « Il fallait se démarquer. Sur Orléans, il n’y avait pas encore de magasin de ce type ». Au-delà des accessoires et de la petite décoration, la boutique propose aussi des portails et portillons façon jardin de curé, des marquises, des chaises de jardin, et, sur catalogue, des grilles pour piscines naturelles ainsi que des gloriettes décoratives en fer forgé façonnées à la forge sur mesure. L’Atelier de la licorne, c’est aussi l’occasion de découvrir les talents d’abat-jourière d’Isabelle. À grosses ou petites fleurs, ornés de papillons… la commerçante travaille toutes les ma tières et chaque modèle est unique. En attendant l’ouverture du site de vente en ligne, on retrouvera tout l’univers de L’Atelier de la licorne à la Fête des Plantes du Château de la Ferté St-Aubin ou au Salon de l’Habitat. À moins de patienter jusqu’à Noël pour un vin ou un chocolat chaud à la boutique à la lueur de lampions. 11

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services

ALLÔ NOUNOU, ici bébé DEPUIS UN AN, NOUNOUSERVICE MET À DISPOSITION DES FAMILLES DES ASSISTANTES MATERNELLES POUR GARDER LES ENFANTS DE 0 À 12 ANS. SÉLECTIONNÉES AVEC LES PARENTS, ELLES SE DÉPLACENT À DOMICILE 7J/7 ET 24H/24.

Nadia Ballet

Nounou, c’est aussi préparer et donner les repas, le bain, jouer avec les enfants… c’est seconder les parents, insiste Nadia Ballet. Et à ce titre, je ne recruterai jamais quelqu’un qui souhaite garder des enfants par défaut ». Aussi, les futures nounous sont strictement sélectionnées : dossier de candidature, diplôme pour la garde des moins de 3 ans (aide-soignante, auxiliaire puéricultrice, CAP Petite Enfance…), test écrit, entretien, casier judiciaire vierge…

Tu me prêtes ta nounou ?

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ien ne prédisposait Nadia Ballet, alors dans la vente immobilière, à diriger une cinquantaine de gardes d’enfants. Sauf qu’un jour… : « Maman d’une petite fille de deux ans et demi, j’ai dû chercher une assistante maternelle pour la garder de 7 h le matin à 18 h 30 le soir. Ça a été très difficile de trouver quelqu’un. L’idée de Nounouservice a germé à ce momentlà ». Confortée par le nombre croissant de demandes dans ce secteur (crèches saturées, horaires de travail décalés de certains parents…), Nadia Ballet installe alors son agence rue de la Lionne à Orléans et lance Nounouservice en juin 2008. « Beaucoup d’entreprises font du multiservices mais elles ne sont pas spécialisées : elles associent le ménage et la garde d’enfants. Pour moi, ce sont deux métiers différents ». Agréée par l’État pour la garde d’enfants dès la naissance, Nounouservice met à disposition des parents des professionnels qui interviennent au domicile des parents 24h/24 et 7j/7 dans le cadre de prestations ponctuelles (baby-sitting, enfant malade, trajet d’un enfant…) ou de prestations régulières (garde périscolaire, du mercredi, vacances scolaires…). « Être 12

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En tant qu’employeur direct, Nounouservice se charge de toutes les formalités administratives : contrat de travail, fiche de paie, congés, arrêt maladie, aides… et pour chaque demande, établit un devis sur mesure. « Nounouservice s’est déve-

loppée plus vite que prévu, confie Nadia Ballet. Au bout de sept mois, le bilan est très positif et le bouche à oreille fonctionne bien ». Il faut dire qu’avec Nounouservice, les parents sont sûrs d’avoir une prestation de qualité avec une formule adaptée à leurs besoins. Quant à la nounou, pas question d’imposer qui que ce soit : « nous décrivons ensemble son profil selon différents critères. Après une présélection, ils reçoivent une nounou et s’ils ne sont pas convaincus, une autre leur est présentée ». Bref, au final une nounou géniale que les enfants vont adorer. Alors pourquoi ne pas la partager ? « La garde partagée avec deux familles ayant chacune un enfant est quelque chose que je souhaiterais développer, poursuit Nadia Ballet. La nounou alterne la garde au domicile d’une famille puis de l’autre. Ainsi, l’enfant n’est pas tout seul et les coûts sont divisés par deux. Mais pour cela, il faut que les familles habitent le même quartier et s’entendent ». www.nounouservice.com

3A contrôle la conformité des rejets d’assainissement Contrôler la conformité des installations d’assainissement, individuelles ou collectives, neuves ou anciennes : telle est l’activité qu’a choisi d’exercer en indépendant Raoul Pérondi au sein de son entreprise, 3A – Audit Assistance Assainissement. Après une expérience de 25 ans dans les métiers de l’eau et de l’assainissement, le chef d’entreprise mise sur la montée en puissance du contrôle de la conformité des rejets d’assainissement. De plus en plus demandé par les notaires et les agences immobilières lors de la mutation d’un bien immobilier, ce contrôle rentre dans la valeur des biens vendus. Comme le précise le dirigeant, la conformité des installations, régie par différentes lois sur l’eau et la protection des milieux aquatiques, « doit être considérée à la fois comme une mesure d’information essentielle et comme un geste citoyen en faveur de l’environnement ». L’entreprise, basée à Outarville, est affiliée au Syndicat national des Bureaux d’études en Assainissement (SYNABA) qui dépend de la Fédération Nationale des Syndicats de l’Assainissement. www.troisa.fr

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innovation

DES BERLINGOTS à boire sans paille ni embout PACK 3D A MIS AU POINT UN PRODUIT UNIQUE PERMETTANT DE CONSOMMER UNE BOISSON DIRECTEMENT SUR L’EMBALLAGE. PRATIQUES, ÉCONOMIQUES ET ÉCOLOGIQUES, CES BERLINGOTS NOUVELLE GÉNÉRATION SONT ATTENDUS DANS LES RAYONS D’ICI LA FIN DE L’ANNÉE.

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es visiteurs du Salon de l’Agriculture en ont eu la primeur. Ils ont pu déguster le lait de la traite des vaches dans un petit berlingot nouveau genre en plastique souple conditionné par Pack 3D. « 20 000 doses de 20 cl vendues par jour » , annonce Christophe Joveniaux, dirigeant de Barbier SA à Chaingy et l’un des trois associés de Pack 3D. « C’est à ce jour le seul produit qui permet, grâce à une valve intégrée, de consommer tout type de liquide non effervescent et semi-liquide — jus de fruit, compote, yaourt… — sur l’emballage sans qu’il n’y ait eu à ajouter une paille ou un bouchon ». À l’origine de cette innovation : Alain Rentz, responsable de l’activité machine chez Barbier SA et deuxième associé de Pack 3D. « C’est la providence qui a fait nous rencontrer, relate Christophe Joveniaux. Fin 2005, je cherchais à me spécialiser dans un certain type d’application. Après des essais et des partenariats infructueux, j’ai recruté Alain Rentz en lui expliquant ma stratégie. Heureux hasard ! Depuis 25 ans, Alain fait de la R&D sur des machines spécialisées dans l’emballage souple pour aliments liquides. J’ai un projet, m’a-t-il dit, mais pas de moyens industriels ». Qu’à cela ne tienne. L’année suivante naît Pack 3D, détentrice du brevet, et un contrat est passé entre Barbier SA (axée sur l’usinage de précision) et la nouvelle société. « Barbier prend à son compte le développement technique de Pack 3D. En retour, Barbier est le fournisseur exclusif de Pack 3D ». Quant à la commercialisation, c’est Daniel Pouyleau, gérant de Pack 3D, qui s’en charge : « il vendait déjà les machines qu’Alain Rentz concevait », confie Christophe Joveniaux. mai 2009

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Alain Rentz et Christophe Joveniaux

Une valve au cœur du projet En 2008, plus de 500 000 € sont investis dans la conception de deux machines : une bobineuse, qui crée un film préformé et produit 10 000 emballages à l’heure, et une conditionneuse qui fabrique et remplit entre 3 000 et 5 000 doses à l’heure. Pack 3D devrait produire entre 40 et 50 machines par an pour les industriels agroalimentaires. « Nous visons un marché mondial : Europe de l’Ouest, Afrique du Sud, Amérique du Sud et un peu l’Inde. Des contacts sont aussi en cours avec quelques grosses marques françaises ». Petit et facile à transporter, le berlingot de Pack 3D est un produit nomade intelligent qui devrait séduire les consommateurs à la fibre écologique. « La valve constitue la partie la plus innovante du concept, commente Alain Rentz. Nous sommes sur du

monomatériau, plus facile à recycler et moins cher à produire. Autres avantages : si la dosette tombe, le liquide ne coule pas, le vide d’air évite toute oxydation du produit et la souplesse de l’emballage permet de le rouler jusqu’à récupérer la dernière goutte ». À quand le shampoing et les gels douche ? Pack 3D y réfléchit. www.barbier-sa.com

La mairie de Fleury-les-Aubrais et la Saur innovent pour le développement durable Équiper le réseau d’eau de la ville de 83 détecteurs acoustiques capables de repérer les fuites d’eau et transmettre l’information par GSM aux systèmes d’information de la Saur : la mise en œuvre de ce système d’écoute permanente est une première sur l’agglomération orléanaise. Une préservation de la ressource en eau qui devrait permettre à la ville de Fleury-les-Aubrais d’économiser

plus de 400 000 m3 d’eau par an. La ville et le groupe Saur devraient prochainement pouvoir étendre la technologie aux particuliers et proposer un système de télérelevé des compteurs d’eau. Un procédé auquel devrait s’ajouter un boîtier indiquant à chaque foyer sa consommation d’eau quotidienne et détecter ainsi toute surconsommation anormale.

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développement durable

AIR VISION traque le gaspillage d’énergie UNIQUE DANS LE LOIRET, AIR VISION EST L’UNE DES SIX SOCIÉTÉS DE THERMOGRAPHIE AÉRIENNE DE BASSE ALTITUDE EN FRANCE. UNE TECHNOLOGIE DONT LE BUT PRINCIPAL EST LA DÉTECTION DES FUITES THERMIQUES.

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ans un bâtiment, les points de déperdition de chaleur sont multiples : si la toiture peut être responsable à elle seule de 25 à 35 % des pertes, les fenêtres, la ventilation, les murs et le sol sont également des sources de déperdition. Pour détecter ces véritables fuites de chaleur, Hubert Decaudin, ancien responsable industrialisation chez un équipementier automobile, a recours à la thermographie. Une technologie qu’il avait eu l’occasion de découvrir dans l’univers industriel, et qu’il met aujourd’hui au service d’Air

Hubert Decaudin

Vision, l’entreprise qu’il a créée il y a deux mois. Implantée à Fontenay-sur-Loing, Air Vision propose aux collectivités, aux entreprises et industries des diagnostics thermiques qui mettent clairement en évidence les différentes températures de surface : « plus la zone est chaude, plus elle prend sur l’image une couleur rougeorangé ; à l’inverse, plus la zone est froide, plus sa couleur tend vers le bleu, jusqu’au noir », commente Hubert Decaudin. « Les photos sont prises au sol sur les façades, en faisant tout le tour du bâtiment avec une caméra thermique. On voit ainsi par où la chaleur s’échappe. L’opération se fait l’hiver : la température extérieure ne doit pas dépasser 5 °C, aucune pluie ne doit être tombée depuis plus de 36 heures, il ne doit pas y avoir trop de vent et on doit intervenir hors période solaire, généralement en fin de nuit ». Les images sont ensuite traitées par un logiciel spécial.

L’Hôtel Le Cerf à Briare investit dans les panneaux solaires Le secteur du tourisme voit aussi émerger des initiatives en faveur du développement durable. C’est le cas de L’hôtel Le Cerf de Briare, équipé de panneaux solaires destinés à fournir à l’établissement une partie de son eau chaude sanitaire. Les propriétaires de l’établissement, M. et Mme Roche, ont profité de la rénovation complète des installations pour opter à leur échelle « pour une démarche citoyenne et écologique ». Un choix en l’occurrence davantage guidé par les convictions de ses propriétaires que par les économies attendues. L’hôtel, appartenant au réseau Logis de France, dispose de 21 chambres avec connexion Wi-Fi. www.hotelducerf.com

Utile avant des travaux Des oiseaux qui piquent la laine de verre sous les toits, ou encore des souris qui font des trous dans le polystyrène… mais aussi des ponts thermiques au niveau des planchers dans les constructions collectives : « la thermographie met le doigt là où ça ne va pas, souligne Hubert Decaudin, même si elle n’est pas obligatoire contrairement au DPE », un Diagnostic de performance énergétique qu’Air Vision est habilitée à effectuer. « Le DPE positionne l’habitation sur une échelle allant, à l’instar de la classification des appareils électroménagers, de A pour un logement économe à G pour un logement énergivore, explique Hubert Decaudin. Ce bilan est obligatoire depuis 2006 pour une vente et depuis 2007 pour une location des biens immobiliers. Une manière d’orienter les choix du client ou 14

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du propriétaire avant d’engager des travaux, afin d’investir dans les bonnes priorités ». Air Vision sensibilise entre autres les municipalités. La ville de Montargis a ainsi franchi le pas, confiant à Air Vision un diagnostic thermique sur les bâtiments de la mairie, de l’école de musique et de la Police municipale. Et grâce à un ballon captif, Air Vision peut thermographier tout un quartier vu du ciel, permettant à chaque particulier d’avoir accès, par l’intermédiaire de sa mairie, au diagnostic de sa propre toiture. www.airvision.fr

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création/reprise

UNE SECONDE VIE pour la bambouseraie de Faverelles MARC COTENTIN, PAYSAGISTE PASSIONNÉ, A REPRIS BAMBOU DIFFUSION, UNE BAMBOUSERAIE TENUE PAR UN RETRAITÉ AUJOURD’HUI DÉCÉDÉ. REBAPTISÉ AMBIANCES ET BAMBOUS, LE NOUVEL ESPACE RASSEMBLERA JARDINS THÉMATIQUES, LABYRINTHE, BASSINS, ANIMAUX… Marc Cotentin

peut atteindre, dans certains pays, jusqu’à 30 m de haut. « Ici, les plus vieux bambous ont 14 ans. Ils font entre 8 et 10 cm de diamètre et peuvent monter jusqu’à 15 m de haut », commente Marc Cotentin. Puis, des jardins bucoliques, plantés de fleurs et de mûriers, et un labyrinthe où les enfants sont invités à résoudre les énigmes d’un jeu de piste. « L’idée du parc est de faire découvrir le bambou mais pas seulement le côté descriptif de la plante, poursuit Marc Cotentin. C’est l’occasion, par exemple, d’un échange culturel avec le monde Hmong. Du temps de monsieur Nguyen, une association chinoise venait montrer comment ces peuples du Laos et du sud de la Chine utilisaient le bambou. La pagode et une maison en végétal vont être réhabilitées ».

Des formations aux bassins écologiques

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Il y a encore beaucoup à faire », lance Marc Cotentin. « Sur les 10 ha, 5 sont aménagés mais nécessitent un gros nettoyage : le parc est à l’abandon depuis 3 ans ». Reprise il y a 7 mois, la bambouseraie de Faverelles, désormais Ambiances et Bambous, est le fruit de la passion d’un chercheur retraité vietnamien. En travaux depuis janvier, le parc est gratuit jusqu’à fin mai. Le temps de lui donner une nouvelle dimension paysagère. Et l’ambition est de taille : redessiner complètement le parc en créant des cheminements à travers différents espaces. D’abord une bambouseraie d’une centaine d’espèces balisée de panneaux pédagogiques pour en apprendre sur cette graminée ligneuse qui mai 2009

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Outre un espace événementiel (concerts, théâtre, spectacle de fauconnerie…), un jardin aux papillons, des espaces animaliers (poules, ânes, moutons d’Ouessan, cochons vietnamiens, oiseaux…), des jardins thématiques (romantique, roseraie, japonais…), une salle d’exposition temporaire et un musée du bambou, un grand bassin d’agrément à filtration écologique entouré de 1 000 vivaces sera aussi à découvrir. Paysagiste autodidacte depuis 28 ans, Marc Cotentin s’est spécialisé dans la création de bassins à filtration biologique et de bassins de baignade écologiques. Après différentes expériences très formatrices dans de grandes entreprises d’espaces verts et chaînes de jardineries (Jardem Parc Environnement, Groupe

3ème édition du concours Talents de mode Vous avez créé une entreprise depuis le 1er janvier 2008 dans le secteur de la mode, du textile et des services appliqués à ces métiers ? Vous souhaitez créer une entreprise dans ce secteur ? Si la mobilité n’est pas un frein à votre ambition, le Village des créateurs – pépinière de jeunes entreprises de mode à Lyon – organise la 3ème édition de son concours Talents de mode. Le lauréat, désigné par un jury présidé cette année par Chantal Thomass, se verra remettre un prix d’une valeur totale de 12 500 €. Date limite du dépôt des dossiers au 14 mai 2009. www.talentsdemode.com

Voisin, Truffaut Paysage, Côté Nature), il dirige L’Oasis près d’Auxerre où il réalise 32 bassins thématiques. « Tout en restant salarié, je crée en 2000 mon bureau d’étude paysagiste, Euphorbia. Et comme il se développe bien, je passe indépendant en 2004, raconte Marc Cotentin. Parallèlement j’obtiens l’agrément pour donner des formations en bassin de baignade biologique à des paysagistes. La vente de cette bambouseraie a été une opportunité. J’ai un site où m’exprimer, dispenser des formations et faire des exercices pratiques ». De quoi joindre l’utile à l’agréable. www.ambiancesetbambous.com

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à table

LE CAFÉ DU COMMERCE, ou le charme d’une brasserie centenaire DEPUIS 7 ANS, LUDOVIC ET MARION MASSON ENTRETIENNENT L’ÂME DE MEUNG-SUR-LOIRE. AMBIANCE FAMILIALE, CUISINE TRADITIONNELLE… C’EST DANS CETTE BRASSERIE-RESTAURANT, UNE DES DERNIÈRES RÉTRO DE LA RÉGION, QUE TOUTES LES GÉNÉRATIONS SE RETROUVENT.

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es patrons le disent eux-mêmes : « le dimanche, il faut venir prendre l’apéritif avant le déjeuner. C’est un grand moment ! C’est jour de marché ! » Alors le Café du Commerce bat son plein : on prend un p’tit noir au comptoir, un jus de fruits en famille en terrasse avec vue sur le château et la collégiale, on croque un morceau… Et pour peu que l’accordéoniste joue cejour-là, la Place du Martroi est au comble de l’animation. Plus que centenaire, Le Café du Commerce est une véritable institution à Meung-sur-Loire. Son cadre exceptionnel et son ambiance rétro en font un lieu privilégié : plafond lambrissé, comptoir en cuivre, tables éclairées aux lampadaires, devanture vitrée style d’époque, grands miroirs et photos d’autrefois aux murs. « C’est un café qui a une âme et une identité réelle dans la ville, affirme Ludovic Masson, chef et propriétaire des lieux. C’est un endroit où se tissent des liens sociaux ». Locale, familiale et touristique, la clientèle du Café du Commerce est éclectique et fidèle. Il faut dire que les patrons mettent un point d’honneur à soigner l’accueil. « Cela se joue dès l’extérieur, souligne Marion. Le bonjour sympathique, les belles tables dressées, la présentation de la carte. Être toujours à l’écoute du client, l’orienter dans son choix… Le plus important, c’est qu’il se sente bien et qu’il ait envie de revenir ».

liégeois… et la mousse au chocolat, une référence, énumère Ludovic Masson. Des plats traditionnels travaillés par un jeune chef talentueux, Pierre-Marie Pertuisot, 25 ans, au joli parcours avec Les Antiquaires et La Chancellerie à Orléans, Le Rivage au bord du Loiret à Olivet. Il développe une cuisine classique de brasserie et de qualité ». Que l’on boira avec des vins de la région, du Bordeaux ou du Bourgueil, au verre ou à la bouteille. Quant aux tarifs ? « Corrects, précise le chef, avec, par exemple, une formule midi à partir de 9,50 € la semaine jusqu’à 25 € ». Ouvert en hiver, toute la semaine, les vendredis soir et samedis soirs, et l’été toute la semaine sauf dimanche soir et lundi, Le Café du Commerce met à disposition une grande salle pour les banquets et repas de groupes ainsi qu’une petite salle coquette pour des repas plus intimes. Et si un petit creux venait tirailler le curieux en escapade, Le Café du Commerce offre de quoi se restaurer à toute heure : « Il y a toujours une assiette de jambon-fromage ou une omelette à 5 heures de l’après-midi », conclut le chef tout sourire.

Storia Di Gusto dévoile ses recettes La boutique orléanaise Storia Di Gusto, qui se définit comme « sélectionneur et marchands de saveurs italiennes », propose en ligne de nombreuses recettes à réaliser : verrines de crème de gorgonzola aux poires, tarte ricotta courgettes, pappardelle boscaiola, tajarin aux artichauts… Les ingrédients nécessaires sont disponibles dans le magasin des Halles Châtelet mais aussi accessibles via la vente en ligne. Isabelle Hassler, gérante de Storia Di Gusto, a développé une activité traiteur et réalise par exemple des plateaux de charcuterie et d’antipasti pour les réceptions, buffets et apéritifs dînatoires. Et a même pensé à des plats préparés et assiettes repas – froid ou chaud – à emporter le midi… www.storiadigusto.fr http://boutique.storiadigusto.fr/

Une mousse au chocolat de référence Ce que n’hésitent pas à faire certains Orléanais séduits par les savoureuses spécialités que l’on y sert. « Croustillant de ris de veau, feuilleté d’escargot à la berrichonne, tête de veau, fois gras maison, tournedos Rossini, fraisier, chocolat 16

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Pierre-Marie Pertuisot, Ludovic et Marion Masson

Le Café du commerce Place du Martroi 45130 Meung-sur-Loire Tél. 02 38 44 32 35 22 mai 2009

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dossier Dominique Pellizzari, Président du Groupe CIRE

PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ 2.0, version revue et corrigée APRÈS AVOIR PALLIÉ QUELQUES LACUNES LIÉES À LA JEUNESSE DU DISPOSITIF, LES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ REVIENNENT EN FORCE POUR LA DEUXIÈME PHASE DE LEUR EXISTENCE (2009-2011). AU CŒUR DE LA NOUVELLE POLITIQUE : RENFORCEMENT DE L’ANIMATION ET DU PILOTAGE DES PÔLES MAIS AUSSI CRÉATION DE PLATES-FORMES D’INNOVATION. DANS LA RÉGION CENTRE ET LE LOIRET, LA COSMETIC VALLEY, ELASTOPÔLE ET S2E2 SONT À L’ORIGINE DE PROJETS À FORTE VALEUR AJOUTÉE. Conçus en 2004 comme les nouveaux fers de lance de la politique industrielle française, les pôles de compétitivité ont été reconduits, en 2008, pour trois années supplémentaires. Ce sont donc 1,5 milliard d’euros de fonds publics qui ont été réinjectés dans le dispositif pour la période 2009-2011. Un succès à quelques réserves près pour ces grands groupes et PME, laboratoires de recherche publics, privés, et universités, mobilisés autour de projets communs innovants et à forte valeur ajoutée. Le bilan d’étape mené en juin dernier(1) dresse un portrait globalement flatteur des pôles : il souligne leur « dynamisme prometteur » et balaye dans le même temps certaines idées 18

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reçues. Les fonds seraient saupoudrés ? 10 pôles sur 71 concentrent environ 55 % des financements. L’intervention étatique privilégierait les grandes entreprises au détriment des PME ? Non seulement leur implication dans les projets est forte, mais elles reçoivent une part importante des financements publics dédiés. L’affirmation se vérifie sur le terrain : sur les 75 entreprises qu’il rassemble, le pôle Sciences et systèmes de l’énergie électrique (S2E2) compte 56 PME dont plus de 87 % emploient moins de 250 salariés. « Elles ont été impliquées dans 23 projets l’an passé et sont de plus en plus nombreuses à mettre des projets en exergue » avance Thierry Allard, président du pôle

et de la société orléanaise qu’il a fondée, Wirecom Technologies. Estampillés « 2.0 » pour cette deuxième phase - le développement de plates-formes collaboratives est au programme - les pôles ne sont à ce jour pas tous logés à la même enseigne. Sur les 71 entités labellisées à l’issue des appels à projets du comité interministériel pour l’aménagement et le développement du territoire (CIADT), 19 doivent encore « travailler à l’amélioration de la dimension de leur action », 13 « pourraient tirer partie d’une reconfiguration en profondeur », autrement dit, doivent encore faire leurs preuves. Parmi les pôles impliqués dans la région Centre et le Loiret, la Cosmetic Valley et Elastopôle font partie de ceux qui 22 mai 2009

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ont atteint les objectifs de la politique des pôles de compétitivité. Quelques marges de progrès ont en revanche été identifiées pour le pôle S2E2, qui voit ainsi la confirmation de son label conditionné à de futures évaluations d’ici à fin 2009. Thierry Allard assure que des mesures correctives ont été prises dès 2008 et se veut le plus serein possible. « Nous avons procédé depuis septembre à des clarifications, dans notre gouvernance notamment, en nous dotant d’un conseil d’administration et d’un conseil de prospective et d’orientation stratégique, en renforçant nos équipes avec l’arrivée d’un 5ème salarié, conseiller technologique auprès des PME, mais aussi en affinant notre positionnement et notre stratégie. Le pôle a été évalué fin avril puis le sera à nouveau en fin d’année, je suis confiant et très satisfait du travail réalisé par les équipes ». Mise à disposition par les CCI du Loiret et de Touraine, une personne est en charge à plein-temps de l’animation « non scientifique » du pôle. Sa mission ? Créer du lien entre les adhérents, renforcer les aptitudes à travailler ensemble et proposer différents services d’information ou de formation, tels les « Jeudis du pôle ». Comme souvent lors de la mise en place d’un nouveau dispositif, la première phase a permis aux différents acteurs de se rassembler et aux gouvernances de se structurer. C’est aussi le cas d’Elastopôle, qui vient d’instaurer la sienne : aux côtés de son président (Didier Fégly) et vice-président, quatre salariés dont deux chargés de projet se consacrent à l’animation du pôle, auxquels s’ajoutent quelques services mutualisés du syndicat du caoutchouc. Pour financer les structures de gouvernance dans cette 2ème phase, 50 M€ sont réinjectés, mais avec une dégressivité du soutien annuel du gouvernement, dans l’objectif d’aboutir en 2011 à une part équilibrée des financements publics et privés.

Les plates-formes d’innovation, atout 2.0 des pôles Mesure phare de la nouvelle politique des pôles, la signature de « contrats de performance » avec l’État et les collectivités territoriales impliquées devra donner aux pôles une visibilité sur les soutiens dédiés à leur animation pour trois ans. mai 2009

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En échange de quoi ils s’engageront sur des objectifs de performance de trois ans à cinq ans, formalisés dans une « feuille de route stratégique ». Un engagement qui précise entre autres les domaines et thématiques prioritaires du pôle, ses objectifs technologiques et les marchés visés. Et qui tend désormais vers une plus grande responsabilisation des acteurs, contrôlés a posteriori. Dénominateur commun à la réussite des pôles, la construction de nouvelles passerelles entre universités, labo-

ratoires et entreprises, a permis de faire émerger de nombreux projets innovants : depuis 2005, 645 projets ont vu le jour pour des dépenses de R&D de près de 3,6 milliards d’euros. Un nombre qui, d’après le bilan d’étape, aurait toutefois « atteint un plateau » et auquel la « version 2.0 » des pôles devrait donner une nouvelle impulsion. Ainsi, sur les 600 M€ alloués au Fonds unique interministériel (FUI) pour la période 2009-2011, 105 M€ seront dévolus au cofinancement de projets d’équipe-

CIRE investit et innove pour devenir un leader en Europe Investir 8 M€ d’ici à septembre 2009 dans la modernisation de son outil industriel : tel est le pari lancé par Dominique Pellizzari, Président du Groupe Cire (3 sites dans le Loiret, siège à Bellegarde, Ciretec à SaintAy et BREE à Puiseaux). « Nous avons l’ambition de faire de Ciretec un site d’excellence en Europe, à la pointe de la haute technologie ». De quoi booster l’innovation du fabricant de circuits imprimés, leader en France et dans le top 5 européen. « Notre particularité, c’est la maîtrise complète de l’ensemble des technologies du circuit imprimé à travers nos 7 sites de production » pointe le président. Avec un CA 2008 de 56 M€ (30 % à l’export) et 520 salariés, le Groupe Cire mise sur la R&D pour se développer. Et, en ces temps de crise, conjugue une « stratégie défensive » permettant de sécuriser l’avenir à court terme de l’entreprise et une « stratégie offensive » qui laisse une grande part aux projets innovants, et dans laquelle son adhésion au pôle de compétitivité S2E2 s’intègre parfaitement. « Le circuit imprimé, à la base de tout système électronique, touche tous les secteurs de l’électronique : de l’électroménager au spatial en passant par

l’automobile, l’aéronautique, le militaire ou l’industrie. Il est impératif de proposer à ses clients des matériaux renouvelés avec des procédés industriels qui le sont tout autant » assure-t-il. En plus du projet E-lumière, Cire travaille aux côtés de STMicroélectronics sur un projet labellisé, Méliès. « Il s’agit d’enfouir une batterie à l’intérieur du circuit imprimé pour rendre son alimentation autonome » décrypte le dirigeant. C’est, de son avis, la tendance lourde du moment : faire passer de passif à actif un composant d’interconnexion. Dominique Pellizzari sait ce qu’il doit au pôle S2E2. « Pour des entreprises de taille moyenne comme la nôtre, le financement de la R&D est essentiel et sans l’appui du pôle nous serions en difficulté pour financer notre innovation. La filière de l’électronique a été fragilisée par la concurrence asiatique, le cours du dollar et les délocalisations : l’environnement économique est donc difficile ». D’où, à ses yeux, l’intérêt pour la région Centre de conserver un soutien particulier au pôle. « Nous voulons nous hisser au rang d’entreprise de pointe et devenir ainsi la brique indispensable de l’industrie électronique » conclut-il. 19

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Thierry Allard – Président du pôle S2E2 et président de Wirecom Technologies

S2E2 : l’électronique et les TIC au service de l’énergie « Le problème de l’électronique, c’est qu’elle n’est pas forcément toujours très visible » ironise Thierry Allard, président du pôle Sciences et Systèmes de l’Énergie Électrique (S2E2). À la croisée entre plusieurs secteurs – gestion de l’énergie dans le bâtiment, équipements efficaces en énergie, nouvelles sources de l’énergie – et aux côtés de trois autres pôles traitant de l’énergie, S2E2 a dû clarifier son positionnement. Et le résume désormais ainsi : l’électronique et les TIC au service de l’énergie. Si le pôle a été créé en 2005, historiquement dans les régions Centre et Limousin, il est aujourd’hui ouvert sur tout le territoire. « Le pôle regroupe 75 industriels de toutes tailles et 50 laboratoires, jusqu’à Lille, et nous travaillons à une extension du Pôle vers le grand ouest et la région parisienne » précise le président. Alors que le pôle a dû procéder à quelques réajustements concernant sa gouvernance et sa stratégie, « pour une plus grande lisibilité nationale et internationale », il ne totalise pas moins de 30 projets de R&D en cours de développement. « Nous sommes certainement le pôle de la région qui dispose du plus grand nombre de projets, se réjouit Thierry Allard, pour un montant de 100 millions d’€ de dépenses de R&D, financés à hauteur de 33 % en moyenne par les collectivités et l’État ». Des projets auxquels de nouveaux s’ajoutent régulièrement. « Même si la recherche fondamentale revêt toute son importance, on s’attache à développer la recherche appliquée. L’objectif est clairement de faire du « bizdev », autrement dit de sortir des produits et de créer de la valeur ajoutée pour le territoire ». Une stratégie qui s’est par exemple traduite concrètement pour le pôle par la commercialisation d’un convertisseur d’énergie, développé par l’entreprise A2IE (37). Et Thierry Allard de souligner la nécessité impérieuse de poursuivre les investissements. « C’est garantir par l’innovation le travail de demain dans le Loiret. L’avenir se prépare aujourd’hui et si pour certains, la crise est tellement douloureuse, c’est sans doute parce qu’il y a eu trop d’immobilisme… ».

ments et d’infrastructures mutualisés : les plates-formes d’innovation. Et seront un maillon privilégié dans un certain nombre de domaines stratégiques, tels que les biotechnologies, les nanotechnologies ou encore les TIC. Ces structures mutualisant moyens humains et techniques offriront à une communauté ouverte d’utilisateurs - notamment des entreprises - des ressources leur permettant de mener à bien leurs projets de R&D. Un fonctionnement qui n’est pas sans rappeler, à une autre échelle, celui de la plateforme « Montargis Innovation », portée depuis 2005 par la CCI du Loiret, l’Université d’Orléans et le lycée Durzy de Villemandeur et avec le soutien financier d’acteurs locaux (CCIL, Conseil 20

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général, Conseil régional, Agglomération de Montargis et Rives du Loing). Centrée autour de la caractérisation des matériaux, elle fournit aux entreprises un appui technique grâce à la mise à disposition d’équipements, mais aussi des prestations comme l’intervention d’établissements d’enseignement experts dans ce domaine. Des plates-formes collaboratives, Elastopôle en développe deux simultanément. La première, basée en Auvergne, permettra d’observer le comportement du caoutchouc, du pneu jusqu’au poste de conduite, en liaison avec un centre d’essai automobile. La seconde, baptisée « Nanoscan », s’installera à Orléans. « La plate-forme sur laquelle Hutchinson et le CNRS sont

leaders apportera son expertise en analyse très fine des surfaces en caoutchouc. Nous confortons actuellement les interfaces avec les laboratoires » annonce Didier Fégly, président d’Elastopôle.

Des passerelles avec l’Ile-de-France Encouragée, la coordination des pôles autour d’une même thématique ou de thématiques complémentaires est déjà une réalité. Elastopôle a déjà labellisé des projets avec S2E2, Plastipolis, Movéo, la Cosmetic Valley. Cette dernière vient quant à elle de signer une convention de partenariat avec le pôle PASS (Parfums-Arômes-Senteurs-Saveurs) pour renforcer les 22 mai 2009

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synergies dans le domaine des ingrédients naturels notamment. Il ne s’agit pas moins de la 12ème convention que le pôle signe avec d’autres acteurs comme Glass Vallée ou pôle Pharma. À ce jour, 42 entreprises de la Cosmetic Valley (30 PME, 12 grands groupes) ont été impliquées dans 29 projets de recherche d’un montant de 60 M€. 23 laboratoires de recherche publics sont parties prenantes et près d’une trentaine de projets en cours de montage ne verront le jour que grâce au relais des collectivités territoriales. Comme le déplorait Jean-Luc Ansel, directeur général de la Cosmetic Valley, dans un récent billet d’humeur (2), des thématiques pourtant porteuses (tels

les projets Withening et Sensoriel) ont été écartées. Et de s’interroger au passage sur la pertinence de la classification de la Cosmetic Valley en pôle national et non à vocation mondiale alors que la parfumerie-cosmétique est le 4ème secteur exportateur de l’industrie française… Considéré comme un pôle technologique, S2E2 se tourne de son côté vers des pôles « plus applicatifs », comme l’explique Jérôme Finot, son directeur : « Nous avons rencontré par exemple le pôle Advancity et avons identifié plusieurs domaines d’expertise propices à une collaboration : le maintien des personnes à domicile, les éco-quartiers, la gestion de l’énergie dans le bâtiment et les

Stimuler davantage l’innovation dans les PME

énergies renouvelables ». Au nord du Loiret, plusieurs sources potentielles d’activités nouvelles et à forte valeur ajoutée ont été identifiées suite à l’étude d’opportunité menée par le GIP Sud Seine-et-Marne, cofinancée par la CCI du Loiret : un projet de réduction du bruit de moteur d’avion (Hutchinson à Montargis et Snecma en lien avec le pôle de compétitivité ASTech), la fabrication d’un pilote de production et de stockage d’électricité (Aérowatt à Saran, membre du pôle S2E2 et Ceram’Hyd en Seine-et-Marne) ou encore l’instrumentalisation intelligente pour la surveillance et la maintenance d’équipements industriels (Hutchinson, Sofraser à Villemandeur et

Jérôme Finot – Directeur du Pôle S2E2

« Parmi nos 75 adhérents industriels, tous n’ont pas d’activité de R&D. Le challenge consiste donc à accompagner certains d’entre eux vers l’innovation au sens technologique du terme » commente Jérôme Finot, directeur du Pôle S2E2. Pour les y aider, le Pôle multiplie les initiatives, comme « Les jeudis de l’innovation », organisés chaque trimestre et destiné à susciter la démarche d’innovation dans les PME du Pôle. « Nous organisons également des journées technologiques et avons dans ce cadre permis à nos adhérents de visiter l’INES(1) et Photowatt en Rhône-Alpes, au cours d’une journée dédiée au solaire photovoltaïque ». Auxquelles s’est ajoutée récemment une journée de sensibilisation à la propriété intellectuelle, animée par un avocat spécialisé. Emblématique de cette réussite en matière d’accompagnement vers l’innovation, le projet e-LUMIERE a vu son démonstrateur présenté à des clients potentiels. Financé par Oséo, fruit de la coopération entre les sociétés Cire et Wirecom Technologies dans le Loiret (Alphatest et Bideau dans le 37) et du laboratoire GREMI(2), ce projet d’éclairage urbain à base de diodes électroluminescentes est novateur à plusieurs titres : il permet de réaliser des économies d’énergie substantielles (division par 3), il est supervisable à distance, et la durée de vie des LEDs est très nettement supérieure aux technologies d’éclairages actuelles. L’aspect RH est-il pris en compte au sein du Pôle ? « Nous venons d’élaborer dans un premier temps un annuaire qui recense l’ensemble des formations liées aux domaines technologiques du Pôle ». Et de rappeler que l’essor de la gestion de l’énergie dans le bâtiment à partir des TIC (ou domotique), dépendra fortement de la formation/sensibilisation des corps de métiers du bâtiment, des architectes aux installateurs. « Il faut instaurer une véritable rupture dans les pratiques, ne pas percevoir l’économie d’énergie dans le bâtiment uniquement sous l’angle des nouveaux matériaux, mais intégrer toutes les composantes de l’efficacité énergétique. C’est un défi commun aux pôles, aux syndicats professionnels mais aussi à la région Centre, d’ailleurs très active sur le sujet », conclut Jérôme Finot. (1) (2)

Institut national de l’énergie solaire Groupe de Recherches sur l’énergétique des milieux ionisés, Université d’Orléans

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Altra et Orelia en Seine-et-Marne). Sans oublier les synergies possibles avec le Sidesup, pôle d’excellence rurale du Pays Beauce-Gâtinais en Pithiverais, mobilisé en faveur de la mise en place d’une filière de bio-combustibles.

Développer leur écosystème À côté des 600 M€ alloués au FUI, Oséo Innovation (par une bonification des aides aux PME), l’Agence nationale de recherche (ANR) et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) contribuent au soutien des pôles pour les trois années à venir à hauteur de 850 M€ environ. Dans la Région Centre, d’ici à 2013, 109 M€ de fonds

européens Feder seront dédiés au soutien de la recherche, de l’innovation et du développement des entreprises. Mais avec l’entrée dans cette deuxième phase de leur existence, les pôles de compétitivité sont invités à miser sur un recours plus important aux financements privés, de type business angels. Ils sont également pressés de développer d’autres dimensions de leur « écosystème » jusqu’alors souvent relégués au second plan de leur stratégie : déploiement à l’international, protection de la propriété intellectuelle, intelligence économique, meilleures synergies territoriales et gestion des compétences. Sur ce dernier volet et sur celui du rôle

des pôles dans l’emploi, le bilan d’étape ne dispose que de peu de données. En revanche, une récente étude(3) fait apparaître que « plus le pôle développe de nouveaux projets de recherche, plus il exprime de nouveaux besoins de compétences, sur des niveaux de qualification élevée ». Avec une trentaine de projets déposés au sein du pôle S2E2, la question ne fait pas l’ombre d’un doute pour son président Thierry Allard. « Les pôles ont permis de créer des emplois dans la partie recherche. 10 postes rien qu’au sein de Wirecom technologies ».. Et Jérôme Finot, directeur du pôle, d’ajouter : « Aujourd’hui les profils recherchés sont ceux de d’in-

Elastopôle, un axe sociétal ambitieux Didier Fégly – Président du Pôle Elastopôle et président de Sacred

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Mention bien pour Elastopôle. Et cette conclusion de l’audit jugée « très encourageante » par son président, Didier Fégly. Officiellement lancé en janvier 2008, le pôle national est déjà engagé sur plusieurs projets de R&D d’envergure, pour un montant total de 33 M€. Les enjeux sont de taille pour le pôle « caoutchouc et polymères » qui compte parmi ses 67 adhérents de nombreuses PME, de grands groupes dont certains implantés dans le Loiret (Hutchinson…) et pèse 55 % de l’activité industrielle française du secteur. « Elastopôle représente 30 000 emplois, la crise va renforcer l’aspect sociétal sur lequel nous avons choisi de mettre l’accent pour la période 20092011 » annonce Didier Fégly. Un volet qu’il qualifie « d’hyper ambitieux » et qui passe notamment par un développement qualitatif des emplois, grâce à la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) et la formation. Côté matériaux, plusieurs projets s’intègrent dans une stratégie de compétitivité et de développement durable. « Thermel mobilise 11 entreprises dont Hutchinson et deux laboratoires, autour du processus de vulcanisation des pièces en caoutchouc dans une optique de réduction de consommation d’énergie » détaille le président. Auquel s’ajoutent d’autres programmes, comme Faviel (Fatigue, vieillissement et durée de vie de composants à base d’élastomères) ou la création de nouveaux matériaux recyclant le caoutchouc vulcanisé. Pour Didier Fégly, la déclinaison des objectifs d’Elastopôle autour des axes « Matériaux et environnement » et « Efficacité économique » traduisent clairement l’ambition de pérenniser le tissu industriel : « L’industrie du caoutchouc avait déjà dû faire face à un début de délocalisation de ses grands donneurs d’ordre. Elle subit la crise économique actuelle, doublée d’une crise de la consommation et à laquelle succédera inéluctablement une évolution des comportements de consommation ». Dans un tel contexte, Didier Fégly pointe le caractère vital du financement des projets dans le Loiret : « Il est impératif que les financements prévus dans les pôles ne soient pas occultés par des problèmes de court terme et soient confortés par les collectivités territoriales et l’État ». 22 mai 2009

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La Cosmetic Valley mise sur l’innovation collaborative La réussite de la Cosmetic Valley, premier centre de ressources mondial de la parfumerie-cosmétique, Daniel Guillermin, son vice-président et PDG de Shiseido International France, y voit deux raisons principales : « Nous nous sommes appuyés sur une association et un réseau existants sur lesquels nous avons su capitaliser ; nous avons par ailleurs un fonctionnement très équilibré, dans lequel les grandes marques prestigieuses, donneurs d’ordre, considèrent les PME non pas comme de simples fournisseurs mais comme des industries complémentaires indispensables à leur activité ». Avec 164 entreprises adhérentes (dont 31 dans le Loiret) représentant 7 milliards d’euros de CA, la Cosmetic Valley poursuit le développement de sa notoriété à l’international. « Plusieurs éléments confortent notre position de leader face aux clusters européens, américains ou japonais : notre nombre d’adhérents, une concentration de grands donneurs d’ordre mais aussi la diversité des métiers représentés ». Et pour pouvoir affirmer son leadership sur la durée, le pôle va concentrer son action sur l’innovation collaborative pour la phase 2009-2011. « Nous avons défini trois grandes thématiques porteuses qui pourront être traitées selon ce mode de travail : les sciences du vivant, la production et la conformité et enfin les nouvelles cibles » détaille le vice-président. Chaque thématique d’innovation étant elle-même explorée à travers plusieurs domaines d’action stratégiques. En matière de production et de conformité par exemple, la démarche aboutira le 12 juin prochain à la signature d’une charte d’éco-responsabilité. « Si tous les produits issus du pôle peuvent faire prévaloir la certification BPF (1), cela contribuera à promouvoir une image très favorable de notre pôle » assure Daniel Guillermin. L’idée, c’est que les grandes marques comme Chanel, les Parfums Christian Dior ou encore Shiseido, mettent leur expérience et leur expertise dans le domaine de l’éco-responsabilité au service de PME qui ont encore des marges de progrès à faire. « Bien sûr nos cahiers des charges sont concurrentiels, mais nos attentes en termes d’éthique et de transparence se rejoignent » conclut-il. (1)

Daniel Guillermin, Vice-Président délégué du Pôle Cosmetic Valley et PDG de Shiseido International France

Bonnes pratiques de fabrication

génieurs ou de scientifiques chevronnés, mais demain des filières entières seront à bâtir ou à étoffer, nous aurons besoin de compétences multiples qui iront de la conception au marketing ». Pour Daniel Guillermin, vice-président de la Cosmetic Valley, le développement des compétences et de la formation fait aussi partie des thématiques prioritaires à renforcer pour les prochaines années : « L’idée n’est pas de créer de nouvelles écoles, mais plutôt d’accentuer la visibilité des formations existantes. Nous avons d’ailleurs élaboré, à destination de nos adhérents, un catalogue qui les recense toutes ». Alors que la classification actuelle en trois catégories mai 2009

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(pôles de compétitivité, pôles de compétitivité mondiale et pôle de compétitivité à vocation mondiale) n’est pas figée et susceptible d’évoluer, les pouvoirs publics affirment qu’il n’y aura pas de labellisation de nouveaux pôles d’ici les trois prochaines années. À une exception près, plus que jamais propice à l’innovation et vecteur de croissance : le domaine des écotechnologies. Un défi auquel même les réseaux d’entreprises qui ne possèdent pas les caractéristiques demandées à un pôle de compétitivité pourraient être associés et inscrire leur action en complémentarité de celle des pôles. Pourvu qu’ils coopèrent et soient innovants.

(1)

Évaluation des pôles de compétitivité Synthèse du rapport d’évaluation, BCG et CM International, juin 2008 http://tinyurl.com/c3tddg (2) Magazine de la Cosmetic Valley n° 8 Printemps 2009 (3) Centre d’analyse stratégique - Note n° 115 novembre 2008 – Les pôles de compétitivité : des pôles de compétences ?

À lire en page 24 : les données clés des pôles de compétitivité.

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dossier

Les pôles de compétitivité : données clés

Cosmetic Valley

Source > données fournies par les pôles eux-mêmes

Régions principales

Domaine sectoriel

Domaines d’action stratégiques

Nombre d’entreprises adhérentes dont PME

Centres de formation et centres de recherche

Centre

Parfumerie

Matières premières (molécules

191

5 Universités,

Haute-Normandie Cosmétique

végétales, minéral…)

138

14 établissements de

Ile-de-France

Formulation (parfums, maquillage,

recherche et de formation

soins de peau, produits de toilette)

Autres partenaires : plus de

Connaissance de la peau

20 collectivités territoriales

Packaging de luxe

partenaires, 2 partenaires

Sensoriel

privés

Développement durable Matériaux polymères

67

5 centres de recherche,

Auvergne

Applications/Conception/

33

7 centres de formation

Pays-de-la-Loire

formulation

Autres partenaires : Aritt,

Ile-de-France

Process de fabrication

SCNCP, LRCCP, IFOCA,

Environnement / énergie

CETIM, UCAPLAST

Caoutchouc

Économie/social Centre

Énergie

Éolien, photovoltaïque : conversion

75

15 centres de recherche

Limousin

électrique

et supervision

56

Universités d’Orléans et de

S2E2

Elastopôle

Centre

Hydrogène, piles à combustible,

Tours, écoles d’ingénieurs

batteries, micro-batteries,

Autres partenaires : CEA,

stockage et conversion

CNRS

Composants efficaces, packaging, connectique Technologies de communication dans le bâtiment et TIC Technologies des systèmes d’éclairage dont les leds

Pour aller plus loin : www.competitivite.gouv.fr www.elastopole.com www.s2e2.fr www.cosmeticvalley.com http://cire.fr

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Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement / Délégation régionale à la recherche et à la technologie Tél. : 02 38 41 76 17 www.centre.drire.gouv.fr www.drrt-centre.fr

Conseil régional – Direction de l’action publique européenne Tél. : 02 38 70 34 94 www.regioncentre.fr

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CCI infos interview

« L’INNOVATION

Christian Morin

est la voie royale de la différenciation »

L’INNOVATION EST-ELLE À LA PORTÉE DE TOUTES LES PME ? Il existe plusieurs types d’innovation. Celle à laquelle on pense immédiatement, c’est l’innovation qui induit une véritable rupture technologique, mais qui reste assez rare. Il y a aussi l’innovation technologique, plus accessible. Celle qui apporte une valeur ajoutée au produit, sur son ergonomie, ou encore sa fiabilité et ses performances, mais qui peu requérir de longs développements en R&D et donc un minimum d’investissements. Il est enfin une autre forme d’innovation, dite de services, facilement adaptable et dont le potentiel offre des perspectives prometteuses aux en tre prises in dus trielles notamment. Plutôt facile à mettre en œuvre, peu coûteuse, elle peut rapporter gros : attirer de nouveaux clients tout en fidélisant les anciens.

EN QUOI CONSISTE EXACTEMENT L’INNOVATION DE SERVICES ? La nouveauté, c’est que les entreprises industrielles peuvent investir un domaine – les services – qui leur était jusqu’alors plutôt étranger. Aujourd’hui, pour se différencier dans un contexte assez « calamiteux » pour beaucoup d’industries, l’innovation de services est le petit supplément qui vous démarquera du lot. L’idée de base, c’est de se mettre à la place de son client et de se demander ce qui pourrait lui faciliter la vie. Au sein de Klac Industrie, spécialiste dans la conception et la fabrication mai 2009

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d’attaches rapides, il n’y a pas que notre matériel qui est innovant. C’est d’ailleurs le cœur de notre stratégie : être capable d’apporter à nos clients un ensemble de solutions au quotidien.

COMMENT ENTAMER UNE DÉMARCHE D’INNOVATION DE SERVICES AU SEIN DE SON ENTREPRISE ? On peut commencer par faire du benchmar king, mais la meilleure posture consiste à se rapprocher de ses clients : c’est au sein de leur entreprise que se trouvent les questions intéressantes et parfois même les réponses. Il faut comprendre quelles sont leurs contraintes, les problèmes qu’ils rencontrent, et de là imaginer des solutions. Innover, en fait, c’est montrer une capacité à imaginer en permanence le monde autrement. Ne pas rester sur ses acquis et se demander comment améliorer ses emballages, sa logistique, réduire ses délais, repenser la formation, réfléchir à une présence personnalisée sur les stands de ses clients lors de leurs expositions, s’appuyer sur un réseau de partenaires locaux, proposer un accès sécurisé sur son site Internet pour un suivi personnalisé de la commande… Pas de recette miracle mais un cumul de services plus ou moins élaborés qui séduiront vos clients. En fait, l’innovation dans les services est aussi une façon de contrer le low cost, qui repose essentiellement sur les prix et le volume.

Photo Fabien THOUVENIN

MEMBRE DU BUREAU DE LA CCI DU LOIRET ET PDG DE KLAC INDUSTRIE, BASÉE À SAINT-CYR-EN-VAL, CHRISTIAN MORIN POINTE LE CARACTÈRE VITAL DE L’INNOVATION DANS LA STRATÉGIE D’UNE ENTREPRISE. À CÔTÉ DES RUPTURES TECHNOLOGIQUES, QUI NÉCESSITENT SOUVENT DE LONGS DÉVELOPPEMENTS ET DES INVESTISSEMENTS CONSÉQUENTS, UNE ALTERNATIVE PROMETTEUSE FAIT DES ÉMULES : L’INNOVATION DE SERVICES.

INNOVER EN TEMPS DE CRISE, L’IDÉE EST-ELLE RAISONNABLE ? La période la plus favorable pour innover est celle ou le besoin de différenciation est le plus important. En temps de crise, il devient crucial. Or l’innovation est la voie royale de la différenciation. Certes les investissements des entreprises sont rendus plus difficiles par la conjoncture mais l’innovation de services n’est pas forcément des plus coûteuses. Pour les innovations nécessitant des investissements en R&D, des leviers financiers existent, avec Oséo Innovation notamment, et certains dispositifs ont été facilités par de récentes mesures, comme l’assouplissement du crédit d’impôt recherche par exemple. Au risque de devenir autiste, une entreprise ne peut jamais cesser d’innover. Klac industrie a déposé 15 brevets en 9 ans, y compris dans des périodes très difficiles ! L’année ou nous avons connu des pertes records, en 2003, nous avons reçu le trophée d’or de l’innovation pour le Klac Marguerite, un produit qui réunit un ensemble de qualités et d’avantages qui nous ont clairement différenciés sur le marché. Ce produit, comme d’autres dans notre gamme, vient de l’écoute et de l’observation du travail de nos clients. Notre bureau d’études est donc divisé en deux parties : 3 personnes en R&D au sein de nos locaux, les autres… ce sont nos clients ! 25

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CCI infos

UNIONS COMMERCIALES : la CCIL et la FICAL s’associent pour mailler le territoire Comment bénéficier d’un environnement dynamique et de qualité pour développer son affaire tout en ayant la possibilité d’influer sur le contexte économique et commercial d’une commune ? L’union commerciale (UC) réussit à conjuguer ces deux missions. À l’échelle d’un quartier, d’une commune, voire d’une agglomération ou d’un canton, l’union commerciale regroupe aussi bien des commerçants et des artisans, que des prestataires de services, des professions libérales et même des industriels. Parce que - c’est bien connu - l’union fait la force, les UC permettent de renforcer la notoriété de leurs adhérents, de représenter et défendre les intérêts de l’économie locale mais aussi d’animer et de promouvoir son activité. Dans le Loiret, il existe à ce jour 55 unions commerciales actives, qui fédèrent près de 2000 commerçants et artisans. Les UC sont capables de générer une vraie dynamique collective, souvent utile pour être entendu par les pouvoirs publics sur des questions relatives à l’aménagement

urbain ou l’accessibilité des commerces par exemple. La CCI du Loiret, en partenariat avec la Fical(1), soutient la création et le développement des UC par différentes actions. D’abord par un accompagnement à chaque étape (diagnostic, structuration, conseil…), par le biais de partenariats locaux et l’organisation d’opérations d’envergure départementale, mais aussi par l’animation du réseau des UC. Une plaquette synthétisant les atouts d’une telle structure est à votre disposition en ligne ou sur demande à la CCI du Loiret. (1) Fédération Interprofessionnelle du Commerce et de l’Artisanat du Loiret

www.loiret.cci.fr, rubrique « Commerce » Pour plus d’information : Véronique Chemineau Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 77 67 veronique.chemineau@loiret.cci.fr

CRISE FINANCIÈRE : quel impact dans le Loiret ? Comment les entreprises du département traversent-elles les turbulences liées à la crise économique et financière ? Pour répondre à cette question, la CCI du Loiret a lancé dès octobre 2008 une série d’enquêtes destinées à prendre le pouls économique du département. La troisième et dernière enquête, menée en mars dernier auprès d’un échantillon de 201 entreprises, révèle que pour les entrepreneurs du Loiret, le ralentissement de l’économie se confirme. 64,3 % des dirigeants interrogés considèrent que la crise va affecter négativement le résultat financier de leur entreprise en 2009, contre 56,1 % et 52,2 % lors des enquêtes de novembre et d’octobre dernier. 46,7 % d’entre eux considèrent leur carnet de commande à 26

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trois mois comme inquiétant, une perspective qui s’assombrit lorsqu’il s’agit du carnet de commande à six mois. Côté emploi, 26,2 % des entreprises envisagent de réduire leurs effectifs au cours des prochains mois, 6,6 % ont eu recours au chômage partiel et 74,5 % ont cessé momentanément d’avoir recours au travail temporaire. La trésorerie des entreprises reste un point délicat : 29 % des chefs d’entreprise la jugent difficile, 11,9 % très difficile. Les relations avec les banques n’ont pas changé pour plus de deux tiers des dirigeants, ils ont même été 77 % à trouver de nouveaux financements à leurs projets, même si la tâche a été à leurs yeux difficile. En revanche, l’accès aux crédits court terme s’est modifié et un tiers des

entreprises affirment que leurs relations avec leur assureur crédit se sont dégradées. La CCI du Loiret reste vigilante et à votre écoute pour vous conseiller et vous orienter vers les bons interlocuteurs. Son président, Yves Broussoux, est à votre disposition : par le biais de sa messagerie personnelle en toute confidentialité (broussoux.yves@wanadoo.fr), ou pour débattre plus largement de ces questions sur son blog (www.blogdupresident.loiret. cci.fr). www.loiret.cci.fr, .cci ci.f .fr, r, Crise : mesures cliquez surr d’accompagnement des entreprises

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CCI infos

UNIVERS NETVIBES DE LA CCIL, pour une information qualifiée et actualisée

Pour suivre l’actualité du Web sans être submergé par l’information, la CCI du Loiret offre un service gratuit s’appuyant sur l’outil Netvibes. À la clé, une sélection d’informations qualifiée par la CCI et automatiquement actualisée qui permet de gagner

du temps et évite la navigation sur plusieurs sites. Le principe est simple : Netvibes permet d’articuler de multiples modules d’informations, et, c’est le principal intérêt de l’outil, les met automatiquement à jour grâce à la technologie des flux RSS. La CCI du Loiret a donc établi une sélection d’informations pertinentes et qualitatives, en fonction de son expertise. Les sources choisies sont multiples : sites institutionnels, sites spécialisés, blogs locaux et nationaux… Les différentes sources y sont classées par onglets thématiques, parmi lesquels on peut citer : créateurs, web 2.0, intelligence économique, actu éco, territoires… On y retrouve également l’actualité de la CCI du Loiret (accès au portail de la CCI, au blog de son président Yves Broussoux,

mais aussi possibilité de feuilleter en ligne son magazine, Loiret Eco) ainsi qu’un accès à la plateforme collaborative Loiret Ecobiz. La sélection inclut également les informations de la CCI envoyées via Twitter. Et pour guider pas à pas les nouveaux venus dans la découverte de cet outil, une vidéo « mode d’emploi » est accessible en cliquant sur l’onglet Bienvenue. À vos claviers ! www.netvibes.com/cci-du-loiret

9ème Semaine du Bois en Région Centre sur le site www.arbocentre.asso.fr

Du 13 au 15 mai 2009 25 entreprises de la filière bois présentent leur savoir faire au travers d’une exposition à la CCI du Loiret.

Venez nombreux visiter l’exposition ! Inauguration le jeudi 14 mai à 17h00

mai 2009

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CCI infos agenda

Conférence

LES RENCONTRES DES COMMUNAUTÉS LOIRET ECOBIZ www.loiret-ecobiz.fr ///////////////////////////////////////// COMMUNAUTÉ ENVIRONNEMENT 20 mai 2009 Groupe de travail « Réaliser un état des lieux environnemental » - Partage d’expériences chez l’européenne d’embouteillage à Donnery. Contact : Sébastien Saint-Chély Tél. : 02 38 77 77 19 http://environnement.loiret-ecobiz.fr

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COMMUNAUTÉ RESSOURCES HUMAINES ET MANAGEMENT 26 mai 2009 Le « Pack salarié », en partenariat avec l’Espace Entreprendre de la CCI du Loiret. Contact : Catherine Savorat Tél.: 02 38 77 77 35 http://rhmanagement.loiret-ecobiz.fr //////////////////////////////////////////////

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COMMUNAUTÉ COMMERCIAL/ MARKETING 25 mai 2009 Soirée spéciale de lancement de la nouvelle communauté Loiret Ecobiz. Contact : Jean-Claude Landry Tél. : 02 38 77 77 69 http://commercial.loiret-ecobiz.fr

RÉSEAU TRANSMISSION LOIRET 14 mai Petit-déjeuner Transmission PME à l’agence locale de la CCI à Gien. 28 mai Petit-déjeuner Transmission PME à l’agence locale de la CCI à Beaugency. Contact : Dominique Legrand-Borbeau Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 77 65 dominique.legrand-borbeau@loiret.cci.fr

COMMUNAUTÉ MOBILITÉ ET DÉPLACEMENTS 28 mai 2009 Visite du BRGM : les modes de transport alternatifs à l’honneur. Sur inscription. Contact : Karine Gauluet Tél. : 02 38 77 77 81 http://mobilite.loiret-ecobiz.fr

CRÉATION/REPRISE D’UN CAFÉ-HÔTELRESTAURANT Du 15 au 26 juin 2009 Vous avez un projet de reprise ou de création d’un café-hôtel-restaurant ? Structurez votre démarche et optimisez vos chances de réussite ! Les frais de formation des demandeurs d’emploi peuvent être pris en charge par le Conseil Régional. Philippe Léon Tél. : 02 38 77 77 56 philippe.leon@loiret.cci.fr

Retrouvez tout l’agenda sur www.loiret.cci.fr ! http://www.netvibes.com/cci-du-loiret 30

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« Bois Construction, Bois Energie, pour éco-développer votre entreprise » 14 mai 2009 de 18 h 00 à 20 h 00 À la CCI du Loiret à Orléans Les atouts de la filière bois pour les entreprises, par Éric de LA ROCHERE et Olivier SILBERBERG d’Arbocentre.

Exposition Exposition « Loiret : Les entreprises font feu de tout bois » Du 13 au 15 mai Exposition (photos et textes) et présentation d’une vingtaine d’entreprises représentatives de la filière forêt bois du Loiret – Lieu : CCI du Loiret – 23 place du Martroi à Orléans.

Conférence du Martroi 30 juin 2009 Aides européennes : mode d’emploi Depuis peu, le Loiret est éligible aux fonds structurels européens, notamment avec les programmes FEDER et FSE. Une opportunité pour les PME locales qui ont des projets de développement. Pour tout savoir sur les dispositifs existants, partager l’expérience d’entreprises qui ont déjà bénéficié de ces programmes et rencontrer les interlocuteurs concernés. Contact : Andréa Cauli Tél. : 02 38 77 77 36 andrea.cauli@loiret.cci.fr 22 mai 2009

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Magazine économique mensuel de la CCI du Loiret

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