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n°17 novembre 2008 Le magazine économique de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Loiret

Devenir chef d’entreprise, demain une simple formalité ?

Didier Georgelin, dirigeant de Bazille et Cie

Commerce La Fnac s’offre une nouvelle dimension culturelle

International Connexion avec la Russie établie

Tourisme Orléans Parc Hôtel : la qualité certifiée

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Édito

Affronter la crise avec lucidité et détermination

I

L’ a mpleur du s éisme économique que le monde entier traverse doit nous amener à nous interroger, à réfléchir sur les relations qu’entretiennent les banques, les entreprises et les assurances. Il convient également de disséquer avec prudence toutes les informations qui nous sont distillées.

Pour faciliter la communication, j’ai décidé d’instaurer une dynamique qui vous permettra d’exprimer directement et rapidement vos attentes, vos sentiments, vos espoirs et vos contraintes…. via le « blog du président », accessible à l’adresse suivante : http://blogdupresident. loiret.cci.fr/

Photo Fabien Thouvenin

ndéniablement, il faut nous préparer à affronter les conséquences de la « crise financière », dont on sait déjà qu’elles seront vives.

L’État vient de prendre des mesures vigoureuses. Non seulement nous les soutenons, mais il nous incombe d’en suivre la mise en œuvre et d’en assurer la communication et la diffusion la plus large possible auprès des décideurs. Nos élus viennent de mettre en place un groupe de travail destiné à soutenir les PME. Sa mission sera de répondre avec efficacité et réactivité aux problématiques rencontrées dans le contexte actuel.

Ce blog est conçu pour échanger sur la conjoncture actuelle, recueillir vos idées et commentaires. Vous y trouverez également des flashs d’informations, et bien-sûr, mes prises de position. Vous pourrez m’adresser des messages sur ma messagerie personnelle (broussoux.yves@wanadoo.fr). Ils resteront confidentiels. Agissons sans perdre une minute : l’avenir appartient à ceux qui feront preuve de réactivité et d’audace. Agissons de manière solidaire pour l’intérêt commun de nos entreprises et de leurs salariés. ■

Yves Broussoux Président de la CCIL

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TABLEAU DE BORD Les créations d’entreprises dans le Loiret CRÉATIONs totales mensuelles des entreprises du 1er septembre 07 au 1er septembre 08

Bilan des créations d'entreprise dans le loiret pour septembre 2008

12 créations 13 créations

6 créations

Beauce Gâtinais en Pithiverais

Montargis

Loire Beauce Orléans

créations par catégorie électorale en septembre 2008

Forêt d'Orléans Gâtinais

Sologne Val Sud

5 créations Giennois

40 % 37 %

7 créations

Commerce

53 créations

Industrie

12 créations

3 créations

Services

23 %

Zoom commerce

Les chiffres du mois le btp

Créations pures 1 semestre 2008 er

27 créations

8 créations Beauce Gâtinais en Pithiverais

2 créations Multi-Activité 4 créations Hygiène Santé

Montargis

Loire Beauce Orléans

22 créations Vente à distance

27 créations

45 créations Alimentaire

14 500

emplois dans le Loiret

3 600

entreprises (inscrites au RCS et/ou RM)

1 200

Forêt d'Orléans Gâtinais

entreprises adhérentes de la FFB

14 créations

Sologne Val Sud Giennois

114 créations 10 créations 23 créations 

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20 créations

92 créations Culture Loisirs

Entre 0,7% et 0,9% :

28 créations Equipement de la maison

50 créations Equipement de la personne

TELLE SERA LA hausse d’activité du secteur pour 2008 selon Gérald Gallier, pdt de la FFB Loiret Source : La république du Centre du 13.10.2008


LOIRET ÉCO N°17 novembre 2008 LOIRET éCO N°17 novembre 2008 Magazine de la cci du loiret ADMINISTRATION RÉDACTION ET PUBLICITÉ Hôtel consulaire 23, place du Martroi 45000 Orléans Tél. 02 38 77 77 85 DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Bruno Jacquemin DIRECTRICE DE LA RÉDACTION Emmanuelle Brier-Levitte RÉDACTRICE EN CHEF Gaëlle Lepetit RÉDACTION Gaëlle Lepetit, Estelle Boutheloup (p10,11,12,14,15,16 et 21) DIFFUSION Chantal Legris CONCEPTION Force Motrice

3 éDITO 4 TABLEAU DE BORD

■ Les chiffres du mois

6 ACTUALITéS 10 INDUSTRIE

15 DÉVELOPPEMENT 22 DOSSIER ■ Devenir chef DURABLE d'entreprise, demain ? ■ Pollet Peinture place l’humain au cœur de son entreprise

Tenir les rênes de sa propre entreprise, devenir indépendant : la question taraude de plus en plus de Français. Ils se situent même, en terme d’intentions de créer, au 2e rang parmi cinq grand pays européens. De la simple envie au passage à l’acte, il n’y aura bientôt plus qu’un pas infime que la Loi de Modernisation de l’Économie aidera à franchir. Comment, dès lors, mettre toutes les chances de son côté pour assurer la pérennité de son entreprise ?

16 TOURISME

■ Orléans Parc Hôtel : la qualité certifiée

■ Flowserve Pleuger ou l’art de puiser à toutes pompes

11 COMMERCE

■ La Fnac s’offre une nouvelle dimension culturelle

Photos Didier Depoorter Impression Corlet-Roto PUBLICITÉ AECP - Tél. 01 43 80 69 81 aecp2@wanadoo.fr

21 À TABLE

TIRAGE 20 000 exemplaires N° ISSN : 1955-0642

Nª NOVEMBRE  ,EMAGAZINEÏCONOMIQUEDELA#HAMBREDE#OMMERCEETD)NDUSTRIEDU,OIRET

■ Le Girouet, un nouveau restaurant au service du patrimoine ligérien

Photo de couverture Didier Georgelin Didier Depoorter

Devenir chef d’entreprise,

CONTACT CCI RÉDACTION Tél. 02 38 77 77 85 gaelle.lepetit@loiret.cci.fr CCI ORLÉANS Tél. 02 38 77 77 77 Fax 02 38 53 09 78 PRÉSIDENT DE LA CCI Yves Broussoux Tél. 02 38 77 77 75 LA CCI SUR INTERNET www.loiret.cci.fr

12 SERVICES

demain une simple formalité ?

■ Steria poursuit son développement dans une Région « up to date » Didier Georgelin, dirigeant de Bazille et Cie

14 INTERNATIONAL ■ Connexion avec la Russie établie

Commerce La Fnac s’offre une nouvelle dimension culturelle

International Connexion avec la Russie établie

Tourisme Orléans Parc Hôtel : la qualité certifiée

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29 CCI INFOS

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actualités NOUVELLE CHANCE : DES ENTREPRISES DU LOIRET SE MOBILISENT POUR LES « OUBLIÉS DE LA CROISSANCE » cation de tendre la main à un public défavorisé et de réunir pour cela les conditions favorables à un retour vers l’emploi. Parmi les populations potentiellement concernées par le nouveau dispositif : ceux qui ont un travail mais pas de logement, les femmes seules avec enfant sans travail, voire sans logement, les Hugues Jacobelli jeunes artisans diplômés sans moyens pour s’installer et ennciter les entreprises à venir en fin les exclus isolés non pris en charge aide à ceux qu’il nomme « les par d’autres associations. « Les entreoubliés de la croissance » : telle prises ont deux façons d’apporter leur est l’ambition d’Hugues Jacobelli, contribution au projet, explique le diridirigeant des entreprises Centel et Cecaf geant, soit en soutenant financièrement à Saint-Jean-de-Braye et président du Nouvelle Chance, soit en s’engageant Lion’s Club Orléans Mondial. Nouvelle sur le plan de la réinsertion au travail, Chance ­– tel est le nom de l’association via du tutorat, des stages, des CDD et loi 1901 créée à cet effet ­– a pour vopourquoi pas des CDI ». Action phare

I

de Nouvelle Chance : le logement. Le principe retenu est le suivant : proposer un logement en HLM dont le loyer sera au début pris en charge intégralement, pour s’acheminer, de manière progressive, vers une autonomie financière totale. « Il est clair qu’on ne veut pas favoriser l’assistanat, mais seulement remettre en selle des personnes qui ont envie de s’en sortir, mais pas les moyens » souligne Hugues Jacobelli. Une opération soutenue par le CIL Valloire, Bâtir Centre et l’UDEL (Union des entreprises du Loiret), à laquelle de grands noms de la cosmétique, de la protection sociale et de l’assurance, ont déjà souscrit. Preuve que l’économie aussi peut être solidaire… Contact : nouvelle-chance@orange.fr Hugues Jacobelli Tél. 02 38 81 28 28 ■

LE TRIBUNAL DE COMMERCE D’ORLÉANS EN MARCHE POUR 2009

C

’est le 2 octobre dernier qu’ont eu lieu les élections destinées à renouveler la composition du tribunal de commerce d’Orléans, qui disposera d’une compétence départementale. Effective à compter du 1er janvier 2009, la nouvelle organisation a nécessité l’élection de 21 juges, et intègre la venue de juges consulaires de Montargis, notamment celle de Christian Petigny, actuellement président du tribunal de commerce de Montargis. Le nombre total de juges – élus par les délégués consulaires, des ju-

ges et anciens juges – sera porté de 25 à 30 et le nombre total de chambres fixé à cinq. Les missions du tribunal de commerce restent inchangées : traitement du contentieux (litiges commerciaux notamment), des procédures collectives (sauvegarde, liquidation, redressement) et enfin prévention des difficultés des entreprises (entretien confidentiel, mandat ad hoc, conciliation). Les 5 chambres composées de juges consulaires bénévoles statueront le mercredi toute la journée pour les procédures collectives, et le jeudi après-midi

21 juges élus ou réélus au tribunal de commerce d’Orléans en octobre 2008 Christian Adam(1), Bernard Archenault(1), Jean-Yves de Baudus, Bernard Bernois, Jean-Philippe Charpentier(1), Danièle Chaumont Menguy, Martine Coudouin, Gabriel Delcroix, Gérard Etchanchu, Jean-Bernard Gautier, Jacques Generali, Jean-Pierre Guilloteau, Michel Jalabert, Jean-Luc Krempp(1), Bernard Magne, Christian Petigny(1), Claude Pinault, Régis Robinet, Jean-François Szablewski, Gérard Trochet (1), Roland Truche (1)



Juges issus du tribunal de Montargis

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pour le contentieux. La chambre des sanctions se réunira quant à elle une fois par mois, le mardi. ■

Prospective Image au Mondial de l’Automobile La société orléanaise spécialisée dans la production de films et de multimédia pour les entreprises et la télévision a vu l’une de ses réalisations projetée lors du dernier Mondial de l’automobile. Intitulé « Le bon sens », le film de 13 minutes a pour objectif de sensibiliser le personnel du BTP aux risques routiers liés à l’usage des véhicules utilitaires. La fiction, produite pour l’OPPBTP, a été réalisée à partir d’anecdotes réelles. Si Prospective Image, dirigée par Gérard Poitou, a déjà été sélectionnée à de nombreuses reprises au festival de Biarritz, et plus récemment au festival du Creusot, elle a également remporté plusieurs prix, comme celui du meilleur magazine de télévision locale ou le prix du public section documentaire au festival de Créteil. Pour visionner la fiction : http://prospective-image. net/oppbtp/lebonsens.htm


actualités 27 NOVEMBRE 2008

ODYSSÉE, UN FORUM POUR LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL DES ENTREPRISES DU CENTRE

C

’est au centre de conférences d’Orléans que se tiendra le premier forum régional pour le développement international des entreprises le 27 novembre prochain. Organisé par CCI Centre International – le service international mutualisé des CCI de la Région Centre – Odyssée s’adresse aux entreprises déjà exportatrices ou souhaitant se développer à l’international. Une opportunité de s’informer sur les enjeux de l’international, de trouver des solutions pour réussir sur les marchés étrangers ou encore d’identifier de nouveaux marchés où exporter. Il sera aussi question de sécuriser ses achats à l’international, de savoir comment mobiliser les compétences pour

structurer son service export ou encore de connaître quels sont les financements et aides existants. Concrètement, le forum s’articulera autour d’un espace d’exposition (acteurs du commerce international, partenaires régionaux et institutionnels) et d’un espace « Experts pays » (22 pays représentés pour des entretiens individuels sur inscription). Des rencontres sous forme de tables rondes, autour de quatre thèmes clés du développement international des entreprises, jalonneront le forum. En clôture, une conférence de Jean-Luc Domenach, sinologue français de renom, sur le thème « Rôle dans l’économie mondiale, influence sur la politique internationale : où va la Chine ? ». ■

MIEUX ORGANISER L’IMMIGRATION PROFESSIONNELLE POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DE RECRUTEMENTS 8 décembre 2008 – 14h/19h

« Objectif stages, un pied dans la boîte ! », une opération qui rapproche les jeunes de l’entreprise Le Grand Maillage, qui fédère 35 associations à caractère économique du Loiret, organise le 8 décembre prochain un après-midi d’échanges entre entreprises et jeunes étudiants du département. L’objectif clairement affiché est de proposer des stages aux étudiants niveau Bac+2 et au-delà, issus d’établissements du département (CFA, Polytech, ECG, IFV, Université d’Orléans…). Ce qui motive la démarche du Grand Maillage ? D’abord, la menace d’une pyramide des âges vieillissante, qui sans transmission du savoir-faire à de jeunes collaborateurs, met en péril la pérennité des PME. Ensuite, une méconnaissance de ces PME par les étudiants eux-mêmes. Organisée dans les locaux du conseil général, l’opération donne aux entreprises l’opportunité de présenter leurs métiers, les perspectives de carrière qu’elles offrent… et de détecter les jeunes talents qui leur permettront, peut-être, de se développer demain. Inscription des entreprises sur www.grandmaillage.com

R

épondre aux besoins de recrutements de certains secteurs économiques en organisant mieux l’immigration professionnelle et en facilitant l’accès de ressortissants étrangers à des métiers choisis : telle est l’ambition du gouvernement français. Profondément modifiée par les lois du 24 juillet 2006 et du 20 novembre 2007, la législation sur l’immigration, l’intégration et le droit d’asile prévoit plusieurs dispositifs souvent méconnus des employeurs. Réservées aux ressortissants de pays n’appartenant pas à l’Union européenne ou à l’espace économique européen, les nouvelles dispositions n’exemptent toutefois pas l’employeur de vérifier auprès de la préfecture la validité du titre détenu par le salarié qu’il s’apprête à embaucher. Basée sur les compétences et les talents, l’attribution d’une carte éponyme pour une durée de trois ans permet aux personnes concernées d’exercer l’activité professionnelle de leur choix en lien avec leur projet ou leur activité. D’autre

part, les employeurs peuvent recruter des travailleurs étrangers pour des emplois correspondant à des métiers en tension, sans rechercher au préalable des candidats sur le territoire national. Au nombre de 30 et variables selon les régions, ils sont répertoriés et consultables sur www.immigration.gouv.fr. D’autres mesures prévoient la possibilité de recourir à de la main-d’œuvre étrangère saisonnière au cas où la main-d’œuvre locale ferait défaut ou facilitent le détachement d’un salarié d’une entreprise établie à l’étranger, dans un établissement français du groupe par exemple. Pour en savoir plus : www.loiret.cci.fr, cliquez sur « Veille réglementaire », rubrique « Civil ». ■

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actualités TGV GRAND CENTRE, UN PROJET AMBITIEUX QUI RELIE ORLÉANS AU RÉSEAU TGV

à

vous de faire en sorte qu’Orléans ne sorte pas du projet. » C’est en ces termes que Michel Leboeuf, directeur du développement de la branche voyageurs France Europe de la SNCF, a interpelé l’auditoire lors de la conférence organisée sur ce thème à la CCI du Loiret. Le projet en question, ambitieux à plus d’un titre, prévoit le doublement de la ligne nouvelle Paris-Lyon, desservant ainsi le Centre, et reliant plus particulièrement Orléans au réseau TGV. Plus ancienne des lignes nouvelles, Paris-Lyon est aussi la moins bien équipée en termes de capacité et de débit. Sans nouvelle mesure, la ligne, qui a déjà doublé son trafic initial, sera saturée d’ici 15 ans. Si plusieurs tracés hypothétiques ont déjà été étudiés par la SNCF, c’est le doublement par le Centre de la ligne

«

nouvelle qui semble le plus avantageux. « Avec 360 km/h contre 300 km/h actuellement, le trajet Paris-Lyon serait réduit de 15 minutes environ, avec une arrivée en gare d’Austerlitz » explique Michel Leboeuf. Autres avantages de cette option, le projet fournit aussi un gain de temps sur Paris-Marseille, met Orléans à 2 heures de Lyon et à 40 minutes de Paris. Orléans, Blois et Bourges seraient ainsi quotidiennement desservies par le TGV. Le projet prévoit aussi une articulation avec l’interconnexion au sud de Paris en voie nouvelle souterraine entre Massy et Valenton, et un raccordement pour la LGV Grand Centre Auvergne vers la jonction Marne-la-Vallée/ Roissy. Si le projet s’annonce onéreux (12 milliards d’�, 600 kms de voies), il permettrait de générer une économie de 500 000 tonnes de CO2 et de 170 mil-

AIDES À L’EXPORTATION : RÉFORME DES SOUTIENS FINANCIERS

L

es soutiens financiers d’aide à l’exportation ont été réformés en début d’année 2008. Objectif des nouveaux dispositifs, gérés par la Coface pour le compte de l’État : mieux accompagner les entreprises françaises dans la conquête de parts de marché à l’international. Pour les PME, les changements sont concrets. D’abord, le processus d’instruction est allégé : les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 75 M€ sont désormais dispensées de déclaration de la part de composants étrangers entrant dans la fabrication lors d’une demande de garantie, évitant ainsi un calcul complexe. Autre amélioration des dispositifs : le contrat annuel d’assurance prospection peut être renouvelé sans nouvelle demande de garantie, comme c’était le cas pour les contrats pluriannuels. Les entreprises ayant déjà bénéficié d’une assurance prospection, dont 80% des indemnités ont été remboursées, ainsi que celles bénéficiant du statut de 

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« jeune entreprise innovante », voient leur part de quotité garantie passer de 65 % à 80 % ». Enfin, la Coface complètera son action de commercialisation de l’assurance prospection – qui couvre les PME contre le risque d’échec commercial suite à une prospection des marchés étrangers – en travaillant en réseau avec des partenaires publics comme les CCI, Ubifrance ou Oséo ou avec des partenaires privés comme les banques. Depuis avril dernier, le financement du contrat d’assurance prospection par parrainage bancaire est lui aussi facilité... les banques sont sécurisées sur leur engagement à hauteur de 100 % pour les budgets annuels garantis inférieurs ou égaux à 100 000 € et à hauteur de 80 % pour les budgets supérieurs. ■

lions de litres de carburant fossile. Présenté à la commission nationale du débat public, le dossier devrait prochainement faire l’objet d’un débat public pour une réalisation à l’horizon 2018. ■

Un annuaire régional pour la filière automobile Destiné à faciliter la coopération entre les entreprises de la Région et à promouvoir la filière auprès des marchés extérieurs, un annuaire de la filière vient d’être édité. Le guide, qui figure dans le plan d’actions en cinq axes du pôle automobile de la Région Centre, comporte une cartographie de chaque département, des index pour une recherche par fonction (véhicule, secteur d’activité, raison sociale…) ou encore des fiches d’entreprises détaillées (activités, procédés, effectifs, clients majeurs, implantations…). Un document utile pour mieux appréhender le poids de la filière, premier employeur régional avec 175 entreprises et 32 000 salariés. Le Pôle Automobile est animé par un comité de pilotage constitué d’industriels du secteur, de PME et de grandes entreprises, et d’un comité opérationnel constitué des représentants de l’État (DRIRE, DRTEFP, DRCE, DRRT), de la Région, des organismes consulaires et développeurs économiques (OSÉO, ARITT…). Créer ou reprendre une entreprise grâce au salon virtuel en ligne Alors que se tiendra le 6 novembre la 5e édition du Salon de la création et de la reprise d'entreprise au centre de conférences d’Orléans, un salon virtuel est depuis peu accessible en ligne. Les créateurs et repreneurs en herbe pourront y trouver, entre autres, un accès aux cinq principaux acteurs du Réseau Création Orléans Loiret, ainsi que le détail des prestations et services proposés. À voir et à revoir, des vidéos avec témoignages de chefs d’entreprise, passés eux aussi, plus ou moins récemment, par l’étape « création » dans leur parcours. Des conférences et des documents sont aussi disponibles en ligne, sur des sujets comme « La communication lors de la création d’entreprise », « Choisir sa forme juridique », « Réaliser son étude de marché » ou encore « Comment convaincre son banquier ». Et bien-sûr des actualités sur la création, pour rester connecté toute l’année. www.salonvirtuel45.com


INDUSTRIE

FLOWSERVE PLEUGER OU L’ART DE PUISER À TOUTES POMPES Implantée depuis 30 ans sur la zone industrielle de Saint-Jeande-la-Ruelle, Flowserve Pleuger, de la division Pompe du géant américain Flowserve Corporation, est spécialisée dans la pompe immergée haut de gamme. Intervenant dans le monde entier, l’usine conçoit jusqu’à 1 000 pompes par an.

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Le 1er projet labellisé d’Elastopôle retenu par le gouvernement Parmi les 99 nouveaux projets de recherche et de développement financés par l’État à hauteur de 109 millions d’euros, dans le cadre du 6e appel à projets, celui du pôle Elastopôle a été retenu. Le projet collaboratif Thermel, inscrit dans une stratégie de compétitivité et de développement durable, vise à optimiser le processus de vulcanisation des pièces en caoutchouc afin de réduire significativement les consommations d’énergie. Si Thermel revêt une signification particulière dans la dynamique d’Elastopôle, il est aussi le garant de retombées pour les partenaires du projet et la filière caoutchouc française dès la fin 2009. 10

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es puits d’eau potable pour des villages sont des pompes de 96 mm à 1,20 m de diamètre africains aux châteaux d’eau communaux, pouvant comporter jusqu’à 40 turbines ». Et la plates-formes pétrolières offshore – dans gamme couvre tous les besoins : de 1 à 8 000 m3/h le cadre de la protection incendie ou en pompes de pour des forages de 4 à 48 pouces, des hauteurs ballast – sites industriels, exploitations agricoles, manométriques totales de 800 m de colonnes stations thermales voire même jusqu’aux jets d’eau d’eau, des puissances de 1 à 3 000 kW et des tendu palais présidentiel camerounais… les domaines sions de 220 V à 10kV, à 50 ou 60 Hz à vitesse d’intervention de Flowserve Pleuger sont multiples. « Le site est axé sur les pompes immergées pour la distribution de l’eau, décrit Gérald Chevalier, responsable commercial de Flowserve Pleuger. Notre premier marché est la fourniture d’équipement pour le captage et l’adduction d’eau potable de sa source aux stations de traitement ou de distribution. Le deuxième concerne la collecte et le traitement des eaux usées industrielles (pétrochimie, sucrerie…). Le troisième, l’irrigation. À cela, il faut ajouter deux petits créneaux : le thermalisme et Gérald Chevalier et Éric Delaubert les canons à neige ». Malgré son appartenance à un grand groupe américain fixe ou variable. « Nos pompes vont à grande spécialisé dans le pétrole, le site de 25 personnes profondeur pour atteindre ce que les pompes fonctionne comme une PME familiale qui a gardé de surface ne peuvent pas aller chercher, préune certaine cohésion : « On est en unité autonome cise Gérald. Elles peuvent descendre jusqu’à de production. Plus de 50 % de l’effectif a plus - 500 m, même si la moyenne des installations est de 20 ans d’ancienneté et 7 % plus de 30 ans », de - 50 m. » C’est dans l’atelier de 1 400 m2 que les poursuit Gérald Chevalier. mécaniciens monteurs assemblent à la demande les composants fabriqués en Allemagne. « Du De -50 à -500 m de profondeur surmesure », assure Éric Delaubert, précisant que Implantée à St-Jean-de-la-Ruelle depuis 1978, « Flowserve Pleuger sert à 50 % le marché Flowserve Pleuger (7 M€ de C.A.) possède deux français et à 50 % l’étranger (D.O.M./T.O.M., activités : « La commercialisation et le montage Belgique, Afrique francophone) pour un délai de de pompes immergées de forage, souligne Éric livraison de 2 à 10 jours.» Outre une partie boDelaubert, responsable de production. Ce sont des binage, l’atelier possède une plate-forme d’essai pompes électriques avec moteur électrique lubrifié avec un bassin profond de 8 m « pour relever les à l’eau et refroidi par l’eau pour ne pas polluer. caractéristiques de la pompe et savoir si on répond Et d’ajouter : C’est un produit sans maintenance aux normes », décrit Éric Delaubert. Une première et sans huile pour respecter l’environnement. Ce immersion avant de rejoindre les profondeurs. ■


commerce

LA FNAC S’OFFRE UNE NOUVELLE DIMENSION CULTURELLE

En travaux depuis février 2007, la FNAC Orléans désirait rajeunir son magasin dont les dernières transformations remontent à 10 ans. Totalement relookée avec de nouveaux aménagements, l’enseigne offre à ses quelque 150 000 clients mensuels un nouvel espace où culture rime avec plaisir et découverte.

L

’inauguration pour les 18 000 adhérents aura lieu le 6 novembre. L’occasion pour les « fnacophiles » de découvrir les tout nouveaux 1 550 m2 du magasin de la rue de la République, ouvert en 1984. Un luxe ? Pas vraiment. Le dernier lifting de l’enseigne date de 1997 et des mises aux normes étaient nécessaires. « Ce projet remonte aux années 2000, précise Sophie Sophie Ferkatadji

Ferkatadji, directrice du magasin. Un agrandissement était prévu mais n’a pu se faire pour des questions techniques complexes et des risques de dérives budgétaires. On est donc resté plus modeste. » Résultat : « Une restructuration de la surface a été faite : nous avons gagné environ 200 m2 pris sur les espaces de bureaux et les réserves. Un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite a été installé, l’escalier réorienté, les allées élargies. Nous avons aussi « désalvéolé » pour donner plus de clarté à l’offre et plus de

volume au magasin ». Côté décoration intérieure, la FNAC a également changé de style : « Des couleurs vives un peu partout, des mobiliers aux formes arrondies. Par terre, des grandes pastilles jaunes indiquent la circulation pour faciliter le parcours. La coque reste identique mais dedans c’est neuf ». Toujours « Agitateur de curiosités» Et les produits ? Eux aussi ont suivi le mouvement. Face à la nouvelle ligne de caisses, le « gaming », la BD et la high-tech (mobiles, photo, baladeurs numériques, ordinateurs, TV…). « Cette reconfiguration redonne aux produits techniques (65 % du CA) la place qui leur manquait », souligne Sophie Ferkatadji. Et donc, à l’étage, au calme, la nouvelle librairie (20 % du C.A.). « Ceci pour bénéficier d’une surface suffisante dans les allées. L’offre est aussi plus claire : les livres sont présentés de face et non plus sur la tranche et priorité est donnée aux coups de cœur des vendeurs.» Parmi lesquels s’est glissé un intrus : le Sony Reader®, lecteur de livres électroniques ou e-books. « Un produit pour public très informatisé et nomade. Des livres payants pourront être téléchargés sur le site marchand de la FNAC. Évidemment, nous ne sommes pas favorables au téléchargement illégal : comme pour les jeux vidéos, les logiciels ou encore les films et la musique, une démarche a été faite en collaboration avec les éditeurs.» Mais le mieux reste encore de venir fureter dans les nouveaux rayons de la FNAC en attendant le grand retour des forums de rencontre avec artistes, écrivains ou conférenciers : « Ceci pour redonner vie à la dimension culturelle de la FNAC. La FNAC est une marque de référence, nous faisons en sorte qu’elle devienne une marque de préférence », conclut Sophie Ferkatadji. ■

Ouvertures dominicales des commerces en fin d’année Les dimanches 14 et 21 décembre, jusqu’à 19 heures : telles sont les deux dates d’ouverture exceptionnelle des commerces dans le département. Une autorisation modulée pour les magasins de bricolage et quincaillerie qui pourront ouvrir leurs portes le 14 décembre jusqu’à 13 heures et le 21 jusqu’à 19 heures. Un protocole qui ne s’applique pas aux établissements dont l’ouverture le dimanche est interdite par arrêté préfectoral : auto-écoles, magasins de ventes de caravanes, de matériel de camping et d’articles de sports, magasins de meubles. Pour pouvoir ouvrir aux dates indiquées, les commerces devront impérativement formuler une demande écrite auprès de leur mairie. Depuis 17 ans, la CCI du Loiret réunit les maires des principales villes du Loiret afin d’harmoniser les ouvertures dominicales exceptionnelles pour les commerces de détail. N°17 novembre 08 loiret éCO

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services

STERIA POURSUIT SON DéVELOPPEMENT DANS UNE RéGION « UP TO DATE » La société européenne de service en ingénierie informatique (SSII), qui connaît depuis 1999 une forte croissance, a implanté, il y a deux ans, une antenne commerciale rue de Patay à Orléans. L’agence, qui compte aujourd’hui une cinquantaine de collaborateurs, envisage de doubler son effectif d’ici 2009.

E Un site communautaire régional dédié à l’univers du mariage Cécile Vogin, à la tête d’une agence de wedding planner à Orléans depuis 2 ans, vient de lancer un nouveau site communautaire régional exclusivement réservé au mariage. Parmi les nombreuses rubriques du site, un annuaire des prestataires triés par catégories (bijouterie, traiteurs, cavistes…), une rubrique décoration avec conseils et idées ou encore un espace mode avec les dernières tendances en matière de robes de mariées. Si les internautes sont invités à partager leurs « bonnes adresses » locales, voire leurs « bons plans », ils ont la possibilité de poser en ligne les questions qui les préoccupent, auxquelles les professionnels concernés répondront. Cerise sur le gâteau : la publication de témoignages en ligne, assortis de galeries photos. www.mariage-coeurdefrance.fr 12

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n à peine 10 ans, Steria, opérateur global de services informatiques (1,4 M€ de C.A. en 2007 réparti à 40 % sur l’infogérance et à 60 % sur le conseil et l’intégration de systèmes) a multiplié par cinq ses effectifs, passant de 4 000 collaborateurs en 1999 à 20 000 aujourd’hui dont 5 500 en France. Une croissance due notam-

Patrick Marchal ment aux rachats successifs de Mummert et de Xansia en 2006 et 2007. « Steria est en France le plus gros intégrateur de SAP, un progiciel de gestion intégré », commente Patrick Marchal, chez Steria depuis une dizaine d’années et à la tête de l’agence orléanaise depuis le 1er septembre. « C’est aussi un acteur important dans l’infogérance (exploitation et fonctionnement d’un parc informatique), l’étude (réalisation, développement et intégration de systèmes pour des mutuelles, banques/assurances ou des collectivités locales) et le conseil (définition des besoins, préconisation pour

une meilleure optimisation, conseil métier ou technique) dans des domaines aussi vastes que le transport, les télécommunications ou la finance… ». À cela s’ajoute le « offshoring » au Maroc, dans les pays de l’Est et jusqu’en Inde où Steria compte 5 000 collaborateurs. « Pour partie des ingénieurs qui développent et font de l’ingérance pour des applications dites non sensibles », précise Patrick Marchal. Être près des clients Parmi ses missions, l’une des principales de Steria est d’accompagner sur toute la France les grands donneurs d’ordre. « Qui sont aussi très décentralisés », poursuit Patrick Marchal. « Steria a donc choisi de jouer la carte de la proximité. On est là où sont nos clients. Leurs préoccupations sont les nôtres. La culture d’entreprise de Steria est presque paternaliste : on aime être proche d’eux. Les clients en Région ont les mêmes problématiques qu’à Paris. » Aussi, en 2006, une antenne commerciale a été ouverte à Orléans, son champ d’action s’étendant sur Tours et Chartres. « La Région Centre est dynamique, “up to date”, et les collaborateurs sont de bon niveau. Il y a de la réactivité ici. » Aujourd’hui, ce « front office » compte un portefeuille d’une quinzaine de clients et emploie 54 collaborateurs. « Nous visons la centaine d’ici 2009. Steria continue à embaucher des ingénieurs ayant une bonne connaissance des mutuelles. » En profonde mutation depuis ces cinq dernières années, le secteur des SSII a dû évoluer comme en témoigne Patrick Marchal : « La rationalisation des coûts a eu un impact auquel nous avons dû nous coller. Toutes les SSII se sont réorganisées pour répondre aux demandes de forfaits, d’infogérances… Le marché et les PME ont aussi changé. La globalisation nous a rattrapés ». ■


international

CONNEXION AVEC LA RUSSIE ÉTABLIe Fabricant de câbles pour la pyrométrie, la Câblerie Plancher vient de s’installer sur la ZAC de Beaugency. Comptant parmi ses clients des grands noms de la distribution de matériel électrique, des installateurs spécialisés dans le génie électrique et des géants de la pétrochimie, l’entreprise, qui exporte déjà en Europe, aimerait mettre un pied en Russie.

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a renommée aurait pu dépasser les frontières. Comme Graham Bell est l’inventeur du téléphone et Benjamin Franklin du paratonnerre, Louis Limbour, cofondateur de la Câblerie Plancher en 1900 avec Paul Plancher,

Pentalog ouvre 600 m2 de bureaux supplémentaires en Roumanie et en Moldavie Deux semaines auront suffi à Pentalog, SSII leader de l’« offshoring » low cost, pour augmenter de 40 % ses surfaces de production en Europe de l’Est. À Iasi en Roumanie mais aussi à Chisinau en République de Moldavie, où Pentalog, deuxième société de technologie du pays, se dote de son plus gros plateau (près de 1 000 m2). Chisinau est en outre la seule agence du groupe à réunir les 3 offres de l’entreprise (IT Systems and Software, Embedded Systems et BPO). Au total, ces deux nouvelles agences favoriseront le recrutement de 80 collaborateurs. Depuis fin mars 2008, Pentalog a ouvert une agence et en a étendu 3 en Roumanie pour un recrutement total de 125 personnes. 14

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entre une sonde et un afficheur, un enregistreur ou un régulateur. Nous répondons à tous les besoins dans les domaines de la mesure, du contrôle et de la régulation. Des Rexel, Spie, Ineo, Forclum ou encore Total représentent typiquement notre clientèle potentielle. »

300 km de câbles en stock Malgré une commande pour la Chine via Saunier-Duval, les premières affaires à l’export de la Câblerie Plancher remontent aux années 19751980 avec Pyrindus, fabriquant belge de capteurs de température : « Le premier vrai client régulier de l’entreprise », rappelle Philippe Rossignol. Dans les années 1980-1990, le marché est à 90 % français. « Il faut attendre 1999-2000 pour que la société travaille avec la Belgique, la Hollande, un peu pour l’Autriche et l’Angleterre et, une fois par an, pour la Norvège. Aujourd’hui, 80 % de nos affaires se font via des sociétés d’ingénierie ». Beaucoup plus à l’est, la Russie. « Un pays émergent très compliqué mais où il y a les besoins et l’argent. Nous sommes allés à Moscou et Saint-Petersbourg en octobre dans le cadre d’une mission de prospection commerciale. Il s’agit de rencontrer tous les acheteurs ou utilisateurs potentiels de nos câbles, Philippe Rossignol soit une trentaine d’entreprises. La serait, lui, le père de la bouilloire et du fer à CRCI nous propose une interprète. Le but est de repasser. « Mais il n’a rien fait breveter, dé- nous faire connaître et de s’implanter chez un plore Philippe Rossignol, son petit neveu et ac- ou deux clients. Nous sommes intéressés mais tuel président de l’entreprise. Il a aussi inventé les normes électriques ne sont pas les mêmes et des câbles chauffants pour équiper les vestes quid du code couleur des câbles ? » Forte de 14 des pilotes de l’armée française de la Première salariés, la Câblerie Plancher est aujourd’hui la Guerre »… Spécialisée dans la production de plus petite câblerie de France dans ce secteur et câbles hautes températures, de colliers chauffants capable de pouvoir répondre aux besoins dans et de résistances électriques, l’entreprise, rachetée des délais ultra rapides. « Nous avons le matériel, en 1979 par Michel Rossignol, père de Philippe, des stocks de matière première énormes : environ ne se consacre plus aujourd’hui qu’à la fabrica- 50 fils différents et 300 km de câbles en stock. tion de câbles pour la pyrométrie (mesure des L’entreprise va bien : avec 2,5 M€ de C.A., 2007 hautes températures) utilisée notamment dans la a été la deuxième meilleure année depuis l’exispétrochimie. « Ces câbles font le lien par exemple tence de Plancher. » ■


DÉVELOPPEMENT DURABLE

POLLET PEINTURE PLACE L’HUMAIN AU CŒUR DE SON ENTREPRISE Dans cette entreprise familiale de 80 personnes que dirige Fabrice Pollet, le volet social du développement durable est tout aussi important que le respect de l’environnement. Pour preuve, Pollet Peinture est l’un des 1925 signataires de la Charte de la diversité et son dirigeant, membre de la mission Emploi de Sidaction, s’engage au quotidien dans une lutte aux préjugés.

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on, le développement durable ce n’est pas qu’une préoccupation environnementale. C’est aussi deux autres piliers : l’économie et le social. Cette dernière composante est pour Fabrice Pollet « un volet important pour l’entreprise, spécialisée dans le second œuvre de bâtiment. Bien-sûr, nous respectons l’environnement. Par le choix des matériaux : une qua-

Fabrice Pollet liticienne étudie les produits, évalue les risques et les impacts sur l’environnement et les utilisateurs. Nous utilisons des produits bio, sans solvants et sans émissions de COV. Nous trions nos déchets, valorisons tout ce qui peut l’être, traitons nos boues de peinture et de rinçage, recyclons nos chiffons… Mais nous attachons aussi beaucoup d’importance au volet sociétal ». À savoir, le respect des équipes, du travail, des relations humaines… autant de valeurs mises en avant dans le book de l’entreprise. « Pollet Peinture a

également signé la Charte de la diversité. Nous nous sommes engagés pour formaliser des valeurs qui étaient déjà défendues dans l’entreprise ». C’est-à-dire : pas de discrimination raciale à l’embauche, favoriser le pluralisme, transmettre les savoir-faire, donner la possibilité aux gens d’évoluer. « Nous n’hésitons pas à former les gens. Un comité de pilotage a été créé où participent tous les tuteurs, explique Fabrice Pollet. Il a en charge la formation des apprentis, l’évaluation des stagiaires, les remises à niveau, la pérennisation de l’emploi. Il aide aussi les jeunes en situation précaire à la réinsertion… L’entreprise a embauché un jeune Afghan, aujourd’hui magasinier, qui a été formé au français et un ravaleur Arménien-Géorgien. Cela crée des solidarités entre les équipes » Faire évoluer les mentalités En dehors de sa vie professionnelle, Fabrice Pollet a souhaité aussi s’engager. Depuis 2005, il fait partie de la mission Emploi de Sidaction. « Cette commission travaille sur le retour à l’emploi, la séropositivité : comment conserver l’emploi des gens malades et comment les préparer à en parler au travail. Les réintégrer après une mise en longue maladie. » Pour faire passer les messages, Fabrice a mis en place, l’an dernier, avec l’aide du CJD et du réseau Ville-Hôpital d’Orléans qui suit les malades du SIDA, un projet expérimental sur Orléans : « Il s’agit d’un théâtre forum où chefs d’entreprise et patients jouent des scènes de la vie quotidienne sur l’emploi ou la recherche d’emploi. Les spectateurs sont invités à intervenir, à donner leurs avis ». Face au succès de ce théâtre forum, un autre projet est en cours au Théâtre de l’Opprimé à Paris. « L’idée est que cela fasse tache d’huile pour faire bouger les choses, changer la vision des dirigeants et des collaborateurs. D’ailleurs, trois autres projets sont en route à Marseille, Lyon et Montpellier. » ■

Vergnet signe un contrat majeur en Éthiopie Le groupe Vergnet a signé un contrat de 210 M€ avec la compagnie nationale éthiopienne d’électricité EEPCo. Il prévoit la vente et l’installation de 120 éoliennes GEV HP de 1 MW sur trois ans, dont une première tranche de 30 unités donnera naissance à la plus importante centrale éolienne de l’Afrique subsaharienne. Pour ce contrat, Vergnet délèguera la maîtrise d'œuvre à un bureau d’ingénierie spécialisé dans la gestion de grands projets internationaux et confiera à AREVA la fourniture des équipements haute tension. Pour gérer la montée en puissance de l’activité liée à la GEV HP de 1 MW, le groupe a renforcé ses équipes, sa capacité de production et sa structure de management. Des moyens opérationnels déjà mis en œuvre pour atteindre leur plein régime fin 2009. N°17 novembre 08 loiret éCO

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TOURISME

ORLÉANS PARC HôTEL : LA QUALITÉ CERTIFIÉE L’établissement 3 étoiles de Luciano Martini, situé en bord de Loire à la Chapelle-Saint-Mesmin, a été certifié HÔTELcert en juillet dernier par l’AFAQ. Gage de prestations de qualité, cette certification permet à Orléans Parc Hôtel de se distinguer parmi le paysage hôtelier du Loiret.

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t de trois ! Après L’Orée des Chênes (La Ferté-Saint-Aubin) et le Best Western Hôtel d’Arc (Orléans), Orléans Parc Hôtel s’est vu attribuer cet été la certification HÔTELcert. « La marque des services hôteliers de qualité » vante le site Internet, « un établissement contrôlé où il

Des formations continues spécifiques dans le secteur du tourisme La Fédération régionale des offices de tourisme et Syndicats d’initiative propose différents modules de formation en cette fin d’année 2008, accessibles en formation continue. Mieux élargir sa saison touristique, connaître et valoriser les spécialités locales de son terroir ou encore intégrer la dimension écologique dans son hébergement sont quelques unes des thématiques proposées aux professionnels du secteur. www.frotsicentre.com 16

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Luciano Martini n’y a pas de problèmes » assure Luciano Martini, propriétaire de l’hôtel depuis 2000. Les clients (80 % issus du tourisme d’affaires) peuvent donc être rassurés même si, pour Luciano, le but de cette certification n’est pas d’en amener. « Il s’agissait de rebooster l’équipe, se remettre en cause, changer les habitudes des employés. On oublie parfois les bases élémentaires comme bien recevoir, bien renseigner au téléphone, la propreté des chambres… C’est une démarche positive qui est bien vécue par le personnel. Et puis, c’est une

façon de rentrer dans l’esprit de l’entreprise : plus vous vous impliquez, plus vous participez à sa réussite. » Un engagement donc de la part de chacun qui n’a pas été pris à la légère « d’autant que cette démarche a un coût non négligeable : 3 000 €. Mais notons que le Loiret est l’un des rares départements à prendre en charge 50 % des frais ». Ceci sans oublier les 400 règles à respecter. « La certification est assez stricte : il faut par exemple pouvoir prouver son engagement écologique – chasses d’eau et ampoules écologiques, réduction de tournées de lessive… – , savoir parler au moins l’anglais et l’espagnol, avoir une bonne signalisation pour les taxis… » 7 engagements à respecter Aussi, Luciano Martini et son équipe avaient bien anticipé : depuis janvier pour une certification en juillet 2008. « Si nous l’avons demandée c’est que nous étions déjà préparés : on savait que c’était bon. » Reste aujourd’hui à tenir les sept engagements HôTELcert : le sourire, la disponibilité, les informations pratiques et touristiques, la tranquillité, la propreté, une bonne literie et la qualité contrôlée sur l’ensemble des prestations. « Il faut donner au client l'envie de revenir. Le tourisme français est en bonne place sur le plan mondial, il ne faut pas la perdre. Un renouveau est nécessaire pour moderniser le parc hôtelier qui est ancien : il n’y a pas de 5 étoiles en France par exemple. Mais le classement des hôtels va changer. La certification HôTELcert est, pour moi, un moyen d’anticiper les nouvelles normes 2009. » Inscrit au Guide Michelin depuis 7 ans, Orléans Parc Hôtel devra attendre 3 ans pour se voir renouveler ou non son label. « Je crois à cette certification. C’est une démarche de qualité, pas simplement une étiquette. Il faut que ce soit un outil de garantie pour le consommateur. Elle est difficile à obtenir, c’est donc à la fois rassurant pour nous et pour la clientèle. » ■


À TABLE

LE GIROUET, UN NOUVEAU RESTAURANT AU SERVICE DU PATRIMOINE LIGÉRIEN L’établissement de Nathalie Gudorf et Bertrand Deshayes ouvrira prochainement à Orléans. Son cadre 100 % marine de Loire et sa terrasse-ponton avec vue sur le fleuve en font un restaurant unique en son genre. Côté cuisine, une carte de produits locaux, bio, et des vrais repas de mariniers seront à découvrir.

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ci, tout se passe à terre mais l’idée d’embarquer sur un bateau traditionnel est quand même là. Le restaurant est « amarré 14 quai du Châtelet », face à la Loire. Pour le repérer : un girouet blanc et bleu ciel flotte au 1er étage sur une terrasse discrète. Sur le seuil de la porte, une devise gravée « Marinier de Loire va toujours beau ; gueux sur la terre, seigneur sur l’eau » résonne comme un « Bienvenue à bord ! » L’immersion dans la marine de Loire est alors totale. « Le client est accueilli avec une boussole au sol. En guise de tapis, un cordage lové, et pour traverser la pièce, un ponton au milieu de formes couleur sable : des grèves reconstituées, décrit Bertrand Deshayes, « capitaine » des lieux avec sa compagne Nathalie Gudorf.

Bertrand Deshayes et Nathalie Gudorf Les clins d’œil sont partout. Le bar repose sur une petite coque de futreau, la cuisine est une cabane de toue. Au mur, des appliques en forme de bateau, au plafond, une grande voile carrée. Et des tablesvitrines. » Dans un tel décor, difficile donc pour Bertrand et Nathalie, cogérants de l’Auberge du Ciran et membres des Compagnons Chalandiers, de cacher leur amour du grand fleuve. « Cette ambiance est là pour sensibiliser les clients à la Loire, à sa culture et à son patrimoine. Des

images seront diffusées sur des écrans ainsi que les menus pour éviter le papier. L’idée était d’appuyer les aménagements faits par la collectivité. Le Girouet rentre dans une complémentarité en contribuant à une démarche de préservation et en faisant la promotion des produits bio et des fournisseurs locaux. » Saveurs de Loire Côté cuisine : c’est Nathalie qui donnera le ton et le rythme. Car même si des formules rapides sont prévues pour le midi, pas question de faire du Girouet une usine à couverts. Pas question non plus pour la cuisinière, connue et reconnue pour ses plats à base de plantes et de produits biologiques, de rester dans sa « cambuse » : « Je viendrai expliquer ce que j’ai préparé. Je ne travaille qu’avec des produits frais et bio le plus possible. Les menus changeront chaque jour. Il y aura le choix entre viande et poisson. Pour cela nous travaillons avec un pêcheur de Loire professionnel ». Et cerise sur le gâteau : les repas de mariniers seront remis au goût du jour. « Je cuisinerai aussi les produits qui étaient acheminés sur la Loire et les plats que se faisaient les mariniers pour eux-mêmes comme le lapin de garenne ou le gibier de Sologne avec toujours une petite touche créative. » Outre deux salles et un salon privé, le Girouet dispose d’une terrasse avec vue imprenable sur la Loire : « elle ne sera ouverte qu’en saison, précise Bertrand. On est sur le pont ! Une longue vue sera à disposition pour voir les oiseaux ». Le Girouet 14 quai du Châtelet 45000 Orléans Tél. : 02 38 81 07 14 ■

Les Toques du Loiret au salon de la gastronomie et des vins à Orléans C’est désormais un rendez-vous incontournable : les Toques du Loiret associeront à nouveau leurs talents du 21 au 24 novembre prochain au parc des expositions à Orléans pour le salon de la gastronomie et des vins. Alors que le menu du lundi 24 midi sera concocté par les 11 membres de l’association qui revendique la promotion du patrimoine gastronomique local, ce sont 5 chefs membres des Toques du Loiret qui se relayeront pour élaborer les menus des autres dates. Cinq menus gastronomiques à 49 €, comprenant apéritif, vin et café, seront donc proposés successivement par Catherine Delacoûte (Le Lancelot), Jean-Pierre Mitaine (Villa des Bordes), Sébastien Radzieta (Le Grand Saint-Benoît), Alain Gérard (Chez Eugène) et Elisabeth Blanchard (La Croix Blanche). N°17 novembre 08 loiret éCO

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DOSSIER

Devenir chef d’entreprise, demain une simple formalité ? Tenir les rênes de sa propre entreprise, devenir indépendant : la question taraude de plus en plus de Français. Ils se situent même, en termes d’intentions de créer, au 2e rang parmi cinq grands pays européens(1). De la simple envie au passage à l’acte, il n’y aura bientôt plus qu’un pas infime que la loi de modernisation de l’économie aidera à franchir. Comment, dès lors, mettre toutes les chances de son côté pour assurer la pérennité de son entreprise ?

Xavier et Cristina Ferreira, gérants de la Taverne de Maître Kanter

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'usqu’en août 2008, les statistiques relatives à la création d’entreprise sont florissantes. À l’échelon national, un peu plus de 229 000 entreprises ont vu le jour sur les huit premiers mois de l’année 2008, soit +5,7 % par rapport à la même période en 2007. Dans le Loiret, ce sont 2 376 entreprises qui ont été créées l’an passé, presque un bond de 46 % par rapport à 2003. Récemment, Orléans trônait même en pôle position des villes affichant le meilleur taux de progression en matière d’immatriculation d’entreprises au cours du 1er semestre 2008, avec +7,8 % qu’au 1er semestre 2007(2). Déjà fortement stimulées en 22

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2003 par la loi pour l’initiative économique (loi Dutreil), la création et la transmission d’entreprise devraient à nouveau connaître une impulsion avec l’entrée en vigueur de la loi de modernisation de l’économie (LME). En effet, parmi les dispositions phares de la loi effectives au 1er janvier 2009, certaines sont destinées à simplifier le parcours et le statut du créateur, d’autres à favoriser la reprise et la transmission d’entreprise grâce à des mesures fiscales incitatives. S’il sera bientôt plus simple et plus rapide de diriger sa propre société, le défi le plus difficile à relever semble, lui, immuable : en assurer la pérennité. On le sait, les trois

années qui suivent la création sont les plus délicates à surmonter. Mais on sait aussi quels facteurs favorisent sa survie. Selon une enquête de l’Insee(3), les conditions de démarrage s’avèrent déterminantes : quels moyens financiers ont été activés ? De quel accompagnement le créateur ou le repreneur a-t-il bénéficié ? Le fait d’être diplômé, d’avoir exercé un métier identique ou d’avoir été précédemment en activité, semble multiplier les chances de passer le seuil critique. Et pourtant, le nombre de chômeurs-créateurs bénéficiaires de l’ACCRE (Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise) a fortement augmenté en


La Taverne de Maître Kanter, « une belle aventure » Après avoir travaillé pendant 10 ans dans la brasserie haut de gamme, pour des enseignes du groupe Frères Blanc (notamment Au Pied de Cochon pendant 7 ans) Xavier Ferreira a racheté en juin 2007 l’ancien hôtel-restaurant Le Coche de Briare, au centre-ville de Montargis. Opter pour une franchise facilite-t-il le parcours du chef d’entreprise ? « Cela permet de gagner environ 4 années sur le plan de la notoriété, mais cela simplifie aussi les démarches auprès des banques, tout comme le fait d’avoir mené une étude de marché et d’avoir réalisé un bilan prévisionnel avec un expert-comptable » admet le gérant. Accompagné dans sa démarche par la CCI du Loiret, Xavier Ferreira souligne qu’on ne peut décemment se lancer dans un tel projet sans avoir bordé tous les détails au préalable. Il obtient un prêt Loiret initiative de 15 000 € et des subventions respectives de 25 000 € et 50 000 € auprès du Conseil général et du conseil régional pour la partie hôtellerie (10 chambres rénovées, avec wifi et écrans plats). Après huit mois de lourds travaux, le restaurant ouvre en juin 2008 et affiche 200 couverts, 7 jours sur 7, pendant les trois premiers mois d’ouverture. « J’espère dépasser 1,1 million de C.A. sur le 1er exercice » confie t-il. Épaulé en salle par sa compagne, il déclare que le parcours du combattant a en fait commencé « avec la phase de recrutement ». Aujourd’hui à la tête d’ « une équipe bien constituée » (9 emplois ont été créés), il se lance dans la prospection auprès des entreprises, avec la mise à disposition d’une salle de séminaires. « Monter une entreprise ce n’est pas simple tous les jours, mais c’est une belle aventure. » ■

2007 (+42 % sur les 11 premiers mois), presque 4 fois plus qu’en 2002. De plus, 87 % des entreprises créées l’ont été sans salarié. L’expérience et la maturité semblent aussi jouer en faveur des créateurs : 75 % des entreprises créées par les plus de 30 ans dépassent le cap des trois ans. Côté reprise, l’offre est pléthorique : au niveau national, 700 000 entreprises devraient changer de mains d’ici les 10 prochaines années. Le Loiret compte, toutes activités et tous effectifs confondus, 4 200 entreprises dont le dirigeant a au moins 55 ans, soit presque 30 000 emplois. Et selon une étude réalisée par les chambres de commerce et d’industrie du Centre auprès d’entreprises de 10 à 199 salariés concernées par la question de leur transmission, 48 % d’entre elles sont mal préparées à l’échéance, notamment dans le secteur de l’industrie. Qu’il s’agisse de créer ou de reprendre, il convient de baliser au mieux son parcours pour optimiser ses chances de réussite. UN NOUVEAU STATUT POUR FACILITER LA CRéATION Encourager l’entrepreneuriat, c’est un des axes phares de la LME. À compter du 1er janvier 2009, créer son entreprise devrait être un exercice facile. Doté d’un nouveau statut, « l’auto-entrepreneur » voit notamment les formalités de création simplifiées. Accessible à toute personne physique porteuse d’un projet de création ­ – qu’il s’agisse d’une activité commerciale ou artisanale, principale ou complémentaire – le statut dispense d'inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers. Une simple inscription sur formulaire papier ou en ligne, auprès du centre de formalités des entreprises, suffit. Autre avancée induite par la loi : les contributions fiscales et sociales ne sont dues qu’une fois le chiffre d’affaires réalisé, et calculées en pourcentage de celui-ci : a priori 12 % pour les ventes, 21,3 % pour les prestations de services. Enfin, l’auto-entrepreneur est soumis au régime fiscal dit du « micro BIC ». Concrètement, son imposition est calculée à partir du bénéfice net auquel

un abattement forfaitaire est appliqué. Seule condition pour devenir auto-entrepreneur : réaliser un chiffre d’affaires inférieur à 80 000 € HT pour la vente de marchandises et à 32 000 € HT pour les prestations de services. Il sera tout aussi facile de cesser son activité sans subir la lourdeur des démarches administratives. FAIRE APPEL À DES SPÉCIALISTES POUR MONTER SON PROJET Les créateurs, dont un tiers possède un diplôme de l’enseignement supérieur, sollicitent aujourd’hui davantage les services de spécialistes pour créer ou reprendre une entreprise. En 2006, un tiers d’entre eux a ainsi fait appel à une structure dédiée. Une véritable demande à laquelle les acteurs du Réseau Création Orléans Loiret (RCOL) répondent dans le département. La CCI du Loiret, aux côtés de la chambre de métiers et de l’artisanat, Orléans Val de Loire Technopole, la Boutique de gestion et l’ADASEA (Association départementale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles), propose un programme d’accompagnement complet et un suivi postcréation. Au sein de l’Espace Entreprendre, la CCI du Loiret a conçu un parcours qualifiant avec plusieurs modules adaptés aux différents stades de maturation des projets. Ces modules prévoient l’intervention d’experts-comptables, de notaires, d’avocats… Claire Malet, créatrice de Version Écologique (lire encadré p 26) accompagnée par la CCIL, a apprécié la manne d’informations mise à sa disposition : « J’ai découvert qu’il y avait sur Orléans une multitude de conférences, de réunions, de dispositifs ou encore d’outils comme Loiret Ecobiz, sur des problématiques qui m’intéressaient dans cette phase de création ». Aux porteurs de projets dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, la CCIL propose des sessions spécifiques qui débouchent sur un taux de concrétisation d’environ 80 %. 10 jours pour balayer des thèmes allant de l’approche commerciale à la communication, en passant par la structure N°17 novembre 08 loiret éCO

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Devenir chef d’entreprise, demain une simple formalité ?

DOSSIER


DOSSIER

juridique, la réglementation hygiène et sécurité ou encore la protection sociale. Sans oublier les questions de comptabilité, de gestion, le plan de financement et le compte de résultat prévisionnel. Même avec un dossier bien ficelé, tous les témoignages convergent vers un même constat : les imprévus sont le lot de tout créateur et de tout repreneur. « La mise en place a été beaucoup plus longue que je ne le pensais, confie Claire Malet, par exemple certains fournisseurs ont refusé de me donner des informations tant que je ne possédais pas de Kbis. Autre impondérable : j’ai dû constituer mon catalogue en

phase de prospection pour répondre à des demandes, alors que je l’avais planifié ultérieurement ». Le tout, c’est de savoir faire preuve de souplesse et de réactivité. « Il ne faut pas rester concentré de manière rigide sur un objectif fixé mais plutôt être prêt à faire évoluer son projet en fonction des réalités du terrain. C’est pour cette raison que j’ai ajouté le mobilier et les objets en carton écoconçus à ma gamme de produits, pour avoir l’offre la plus large possible » souligne la dirigeante. Savoir rapidement s’adapter à une nouvelle donne,

Xavier Ferreira, gérant de La taverne de Maître Kanter à Montargis, l’a aussi éprouvé. « Trois semaines après que nous ayons obtenu la licence de marque Maître Kanter délivrée par le groupe Kronenbourg, celle-ci était rachetée par le groupe Flo » raconte-t-il. TRANSMETTRE SON ENTREPRISE, UNE AFFAIRE À PRENDRE AU SÉRIEUX Le baromètre des reprises et cessions d’entreprises 2007(4) dénonce la « zen attitude des cédants », dont l’optimisme

Akoplus, une transmission sous le signe de l’humanité C’est avant tout une aventure humaine qui scelle le changement de dirigeant au sein d’Akoplus à Saint-Benoît-surLoire. « La transmission s’est très bien passée car nous nous sommes compris sur tous les points : technique, commercial, et, non des moindres, sur les valeurs humaines », explique Noël Danet, président de l’entreprise spécialisée dans la sérigraphie et l’impression numérique pour la PLV. Lorsqu’il reprend en juillet 2006 l’entreprise créée par son prédécesseur (Bernard Dassonville) 18 ans plus tôt, Noël Danet tourne le dos à une fin de carrière « tranquille » comme commercial Grands Comptes au sein d’un grand groupe. Avec l’aide d’un expert-comptable, le dossier de reprise est très bien préparé, et les banques lui font tout de suite confiance : 15 000 € à titre personnel avec Loiret Initiative, doublé d’un prêt bancaire de 330 000 €. Après avoir investi 200 000 € en machines cette année et donné une nouvelle orientation à la stratégie de l’entreprise (diversification du portefeuille, en faveur du secteur cosmétique notamment), Noël Danet admet « qu’il faut bien deux ans pour tout maîtriser, y compris les outils de veille de gestion et ceux du suivi 24

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Noël Danet, président d’Akoplus d’activité, et surtout, qu’il ne faut pas négliger les aspects RH ». Lors de la reprise, il pose comme condition de ne pas être seul et propose à trois salariés de l’entreprise d’être titulaires de 10 % des parts. Pour optimiser la passation de relais, Noël Danet travaille à temps plein en binôme avec le cédant pendant

6 mois. « S’il y a un écueil à éviter cependant, c’est que l’accompagnement ne traîne en longueur. Dans une entreprise, surtout avec 14 salariés, il n’y a au final qu’un seul patron » explique-til. Et de conclure : « La phase de transmission a été merveilleuse, maintenant, c’est à moi d’être bon ». ■


serait préjudiciable à une bonne préparation de la passation de pouvoir ; deux tiers des dirigeants concernés envisageraient la vente ou la transmission de leur entreprise sans inquiétude et 52% estiment que moins d’un an sera nécessaire, un chiffre largement sous-estimé. Une tendance confirmée dans le Loiret par l’étude qu'à menée le réseau des CCI du Centre. Non seulement près de la moitié des dirigeants concernés par la transmission de leur entreprise n’a pas procédé à leur évaluation, mais près de deux tiers d’entre eux n’ont pas anticipé la recherche d’un repreneur. Pour inciter les chefs d’entreprises à préparer leur transmission et assurer un bon passage de relais avec leur successeur, la CCI du Loiret a lancé en juin dernier le réseau transmission Loiret. Objectif : fédérer chefs d’entreprise, représentants des ordres professionnels, organismes financiers, organisations professionnelles, associations de seniors, autour d’un réseau performant pour mobiliser les cédants mais aussi accompagner les repreneurs, qui ont besoin de lisibilité sur le marché. Les acteurs du réseau ont aussi élaboré un Guide du cédant, destiné à accompagner le dirigeant tout au long

de cette période. Aux actions d’accompagnement individuelles s’ajoutent des actions collectives, menées en partenariat avec le réseau transmission Loiret, le réseau transcommerce-transartisanat et le RCOL. Des formations à la gestion d’entreprise ou encore des formations spécifiques au secteur des cafés-hôtelsrestaurants sont ainsi organisées par la CCI du Loiret. Pour Philippe Léon, en charge de l’accompagnement des créateurs et repreneurs dans l’hôtellerie-restauration au sein de la CCI du Loiret, la reprise est à privilégier dans ce secteur. « D’abord, c’est un secteur où les offres de reprises sont nombreuses, liées à la vague de créations datant des années 70

et à l’arrivée à l’âge de la retraite des gérants de ces établissements. Ensuite, la reprise est moins risquée que la création en ce sens que le repreneur n’a pas à « grapiller » des parts de marchés aux concurrents déjà installés, surtout pendant les premières années, les plus délicates. » L’ARGENT, NERF DE L’ENTREPRENeuRIAT Selon l’Insee, les aides publiques à la création, tout comme les exonérations de charges sociales, sont devenues plus fréquentes : 45 % des nouveaux entrepreneurs en bénéficient, soit 16 % de plus qu’en 2002. Les moyens financiers

Twideco, portée par « l’effet réseau » « Twideco est la première télévision régionale à n’être diffusée que sur Internet, avec un débat d’actualité quotidien d’une à deux heures, Actu Direct, auquel se greffent d’autres chroniques comme le chiffre du jour, une revue de presse, le portrait d’un créateur de talent ou la diffusion d’offres d’emploi », explique Lucie Brasseur, créatrice de Twideco. Spécificité du concept : proposer aux internautes d’interagir pendant le débat en posant leurs questions. L’internaute au profil type « se situe dans la tranche 25-55 ans et est implanté de manière forte dans le tissu économique ». La créatrice de 25 ans, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de création, confie n’avoir pu compter que sur sa seule volonté. Une connaissance du processus de création loin d’être superflue, alors qu’elle expli-

Lucie Brasseur, fondatrice de Twideco que « n’avoir bénéficié d’aucune aide financière » et « avoir été seulement accompagnée pour la finalisation de son business plan ». Pour la suite, c’est sur « l’effet réseau » que Lucie Brasseur pourra compter. La dirigeante, qui a intégré de nouveaux locaux avec ses 2 collaborateurs à Saint-Jean-de-Braye en août dernier, se déclare heureuse des premiers pas de Twideco. Sans renier la vocation régionale de sa web-TV, Lucie

Brasseur se recentre dans un premier temps sur Orléans et son agglomération. Financée par la publicité, Twideco « manque encore de moyens humains et financiers ». Aux 400 visites quotidiennes moyennes enregistrées sur son site, Lucie Brasseur aimerait rapidement ajouter un zéro supplémentaire. « Je développe des partenariats, je multiplie la diffusion des programmes, dans les gratuits par exemple. » ■ N°17 novembre 08 loiret éCO

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investis pour lancer son entreprise restent faibles : moins de 8 000 e dans la moitié des cas, et les petits projets sont souvent financés avec des ressources personnelles. Mais il existe bien d’autres possibilités pour réunir des fonds, et qui permettent souvent de jouer un rôle de levier auprès des banques. L’association Loiret Initiative accorde par exemple des prêts d’honneur à taux zéro, sans garantie, aux porteurs de projet, créateurs ou repreneurs. Des prêts dont le montant oscille entre 1 500 € et 15 000 € sur une période de 2 à 5 ans, et jusqu’à 30 000 € pour une reprise d’entreprise avec plus de 9 salariés. Alors que plus de 500 prêts ont été accordés par Loiret Initiative depuis 2001, le montant total des prêts en 2008 devrait dépasser 1 250 000 €, soit 30 % de plus qu’en 2007. Didier Georgelin, qui a repris la PME Bazille et Cie en

Claire Malet, dirigeante de Version Ecologique 26

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janvier dernier, a obtenu un prêt Loiret Initiative de 30 000 €, 70 000 € par la Région, ainsi que deux prêts bancaires et un prêt Oséo. « Les sommes apportées par Loiret Initiative m’ont permis de financer des opérations de mise en conformité à mon arrivée » expliquet-il. D’autres sources de financement sont possibles, par exemple avec le prêt à la création d’entreprise ou le prêt d’honneur Val de Loire Entreprendre.

Des produits e-écologiques avec Version Écologique Titulaire d’un Master of science in management auprès d’Euromed Marseille et forte d’une expérience de contrôle de gestion, Claire Malet mûrissait depuis quelque temps déjà le désir de créer son entreprise. Restait à trouver l’idée. « Mon école a très fortement sensibilisé ses étudiants aux enjeux du

Oséo Innovation fournit par ailleurs un accompagnement et un soutien financier aux entreprises technologiquement innovantes, secteur en nette progression parmi les créations en 2006. D’autres structures, comme Val de France Angels et Création Croissance Centre, soutiennent les entreprises à fort potentiel de croissance. À ces dispositifs se greffe une large palette d’aides financières à la création et à la reprise dis-

développement durable, j’ai donc opté pour la vente de produits écologiques » déclare la jeune dirigeante. Aux entreprises soucieuses de leur stratégie en la matière et aux particuliers attachés à l’écoconsommation, Claire Malet propose donc, via la vente en ligne, une gamme de fournitures de bureau recyclées, des produits d’entretiens écologiques (pour la plupart labellisés), ainsi que des objets publicitaires écologiques et du mobilier en carton éco-conçu destiné aux événements et aux salons. Elle consacrera 4 mois à se pencher sur le processus de création, à glaner des informations et à réfléchir à ses produits. Elle amorce ensuite la rédaction de son business plan, qu’elle affine rapidement par une étude de marché dans le Loiret. « J’ai anticipé un maximum d’éléments, ce n’était pas évident mais pas insurmontable non plus, il suffit de bien cibler les différents dispositifs au départ » affirme-t-elle. En février 2008, elle entre en contact avec l’espace Entreprendre de la CCI du Loiret. De fil en aiguille, elle décroche un prêt de 7 000 € auprès de Loiret Initiative, un autre auprès du Crédit Agricole, rejoint l’association Entreprendre et Réussir 45 et intègre la pépinière d’entreprises de SaintJean-de-la-Ruelle. « J’ignorais jusqu’à l’existence des pépinières. Ces structures sont une véritable aubaine pour les jeunes créateurs en termes d’infrastructures et de services proposés, elles favorisent le partage d’expériences et de problématiques communes ». ■


pensées par la Région Centre : aides aux fonds propres, garanties ou subventions accordées aux plate-formes d’initiatives locales ou encore sous forme d’aides directes aux entreprises. À compter du 1er janvier 2009, plusieurs mesures issues de la Loi de modernisation de l’économie (LME) apportent quelques allègements fiscaux en matière de transmission. Les transmissions familiales et salariales bénéficient ainsi d’un régime plus avantageux, avec une exonération totale de droits de mutation à titre onéreux dus par l’acquéreur lorsque la valeur de l’entreprise est inférieure à 300 000€ . De plus, le montant des droits de mutation à titre onéreux liés à la transmission d’un fonds de commerce notamment est abaissé de 5 % à 3 %. Ensuite, pour devenir repreneur, il suffira de détenir 25 % au moins du capital de la société (contre 50 % auparavant). Enfin, les repreneurs qui empruntent

pour racheter une entreprise pourront déduire les intérêts de leur emprunt à hauteur de 20 000 €, soit le double de ce qui était autorisé jusqu’à présent. Une réserve toutefois pour bénéficier de cette mesure : s’engager à conserver les titres de la société reprise jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant leur acquisition. Pour qu’une reprise se déroule dans des conditions optimales, Jean-Marc Raza, gérant de

JCG Entreprises et délégué régional de la CNCFA(5), recense trois prérequis. D’abord, la préparation de l’entreprise elle-même, « qui doit être la moins dépendante possible de son dirigeant, mêmes s’il en est souvent le moteur » et qui passe par un travail de délégation mais surtout d’anticipation de la transmission. Ensuite, la préparation patrimoniale : « Le dirigeant va voir son actif professionnel, l’entreprise, deve-

Didier Georgelin, dirigeant de Bazille et Cie

Bazille et Cie : une reprise sous le signe de la transparence et de la sérénité « J’ai toujours voulu reprendre une PME » déclare Didier Georgelin, dirigeant de Bazille et Cie à Yèvre-laVille. Depuis janvier 2008, il est aux commandes d’une entreprise de 19 salariés spécialisée sur un marché de niche très pointu : la fabrication de tournants sphériques en inox pour la robinetterie industrielle. Ancien directeur technique chez 3M Santé, Didier Georgelin est rompu à l’encadrement de personnel, beaucoup moins aux aspects comptabilité et finances. « J’ai suivi un stage d’une semaine de formation à la reprise avec la CCI du Loiret. C’est suffisant à condition de s’investir aussi de son côté » explique-t-il. Après avoir approché plusieurs entreprises, Didier Georgelin pressent que Bazille et Cie sera la bonne. « L’entreprise m’a plu tout de suite. » Au terme d’un processus de plusieurs mois, pendant lesquels il vient chaque soir après son emploi, il prend les rênes de l’entreprise, dans un

climat serein. « M. Bazille voulait vendre à une personne physique, ce n’était pas qu’une question d’argent. Cette reprise s’est faite dans la plus grande transparence, et j’ai pu m’appuyer sur une équipe opérationnelle. » Avec un C.A. de 1,8 millions d’€ pour 2008, soit 10 % de croissance, les résultats sont conformes au business plan. « Pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Même si la partie n’est pas

gagnée, je m’étais dit que pour réussir ma carrière professionnelle, je devais franchir ce pas là. » Malgré les démarches et « la paperasse », Didier Georgelin se réjouit d’avoir croisé des interlocuteurs fiables et compétents. Sans oublier sa participation au « groupe repreneurs » organisé par la CCIL, « indispensable, pour rompre la solitude ». ■ N°17 novembre 08 loiret éCO

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nir liquide. Son revenu va changer, tout comme son niveau d’imposition… c’est un moment privilégié pour envisager aussi la transmission de son patrimoine à ses ayants droit ». Enfin, carte maîtresse de la réussite : la préparation du cédant lui-même. « Psychologiquement, c’est un cap à franchir qui est loin d’être

anodin. Il faut accepter de tourner la page après 20 ou 30 ans, de quitter une entreprise qui a laissé peu de place au développement d’autres centres d’intérêts. Là encore, mieux vaut avoir anticipé. » ■

(1) Sondage IFOP - Apce/Salon des entrepreneurs - déc. 2004 (2) Source : Infogreffe (3) I nsee Centre Info n°151- « En 2006, plus de demandeurs d’emploi parmi les créateurs d’entreprise » (4) S  ondage IFOP pour CCI Entreprendre en France et le Conseil supérieur de l’ordre des experts comptables (5) C  ompagnie nationale des conseils en fusions et acquisitions

Prudence et anticipation pour Civo Comptage Innovation Ludovic Bauchet, responsable de production dans le domaine du comptage pendant 15 ans, entame la 3e année d’existence de son entreprise. Créée en août 2006, Civo Comptage Innovation est experte en comptage de personnes par système électronique. Une prestation utilisée pour les enquêtes de fréquentation, dans des magasins, des stands ou des foires, dès lors que les flux de visiteurs sont importants ou la durée de fréquentation assez longue. S’il peaufine son projet tout en étant salarié pendant 18 mois dans la Drôme, c’est en arrivant dans le Loiret qu’il suit une préparation de créateur au sein de l’espace Entreprendre de la CCI du Loiret. Il se fait ensuite accompagner pendant six semaines par la Boutique de Gestion, au rythme d’une réunion hebdomadaire. « C’est un soutien réel, une aide à la préparation du business plan, cela permet aussi d’approfondir les aspects techniques. » Côté financement, il est exonéré de charges pendant un an car bénéficiaire de l’ACCRE. « J’ai obtenu 10 000 € auprès de ma banque et ai investi ce que j’ai épargné en deux ans.» A-t-il fait face à des imprévus ? «Il est facile de se laisser surprendre, avec le paiement de la TVA, de l’impôt sur

Ludovic Bauchet, Civo Comptage Innovation les sociétés, les délais de paiement… on se retrouve vite à devoir payer de grosses sommes. Il faut donc veiller à mettre de l’argent de côté » met en garde le dirigeant. Membre d’Entreprendre & Réussir 45, Ludovic Bauchet annonce un C.A. de 65 000 €,

supérieur à ses prévisions. « Il me faut maintenant consolider les acquis car la 3e année sera la plus difficile. » Il est en cela soutenu par sa conjointe, qui, si elle n’est pas sur le devant de la scène, lui apporte un soutien qu’il tient à saluer. ■

Le 14 novembre sur www.twideco.tv, un Actu Direct spécial création/transmission… 28

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« ON FOCALISE SUR LES ASPECTS TECHNIQUES, PAS ASSEZ SUR L’ASPECT HUMAIN » Assurer la pérennité du tissu économique par la création, la reprise et la cession d’entreprise : c’est l’une des 10 actions prioritaires de la CCI du Loiret. Sa commission création-transmission, coprésidée par Jerry Gras et Michel Chazalon, a depuis plusieurs années favorisé les échanges entre chefs d’entreprise, créateurs, repreneurs, représentants des ordres professionnels, organismes professionnels et organismes financiers. Avec la création du réseau transmission Loiret, la CCI vise trois objectifs : fédérer, sensibiliser, accompagner. Fabien Thouvenin

S’IL FALLAIT DISTINGUER UNE PRIORITÉ PARMI LES PRIORITÉS POUR FACILITER LA REPRISE ET LA TRANSMISSION ? Incontestablement, c’est la question du financement qui reste problématique. Non seulement les prêts accordés aux repreneurs doivent être plus faciles d’accès, mais les remboursements devraient être davantage étalés dans le temps. On exige aujourd’hui un retour d’investissement entre 5 et 7 ans, ce qui plombe d’entrée le plan de financement. En portant par exemple la durée du prêt à 15 ans, les mensualités à rembourser par les repreneurs seraient diminuées et viendraient ainsi alléger les charges qui pèsent sur leurs épaules. C’est la clé du problème, même si, vu le contexte de crise financière, il est évident que la question du financement ne va pas se résoudre immédiatement… Jerry Gras QUE VA PERMETTRE LE RÉSEAU TRANSMISSION LOIRET ? Je voudrais d’abord revenir sur les motivations de la création du Réseau. Les statistiques démontrent que le nombre d’entreprises à transmettre va aller croissant, c’est donc un nouveau marché sur lequel des prestataires de services vont se positionner. En structurant l’ensemble des acteurs concernés, la CCI souhaite que les repreneurs et les cédants aient un accès rapide et efficace aux ressources dont ils ont besoin. Le réseau transmission Loiret permet désormais de fédérer tous les acteurs, chacun peut le rejoindre en adhérant via une charte d’adhésion. Des outils très concrets ont déjà été élaborés, comme le Guide du cédant, disponible gratuitement en version papier ou en ligne(1). Il permet de préparer sa transmission le plus en amont possible, et de se poser toutes

les questions vitales, étape par étape. Un panorama complet des acteurs de la transmission a également été compilé, accessible en ligne. QUELLES SONT LES AXES DE PROGRÈS IDENTIFIÉS EN MATIÈRE DE TRANSMISSION ET DE REPRISE ? Les actions de sensibilisation et d’accompagnement concernent autant les repreneurs que les cédants. Si les premiers ont de toute évidence besoin d’une formation à la reprise, les seconds ont besoin d’un soutien psychologique. On se focalise sur les aspects techniques, pas assez sur l’aspect humain, sous-estimé par chacune des parties. Et pourtant, c’est à ce niveau-là que vient souvent se loger le petit grain de sable qui peut tout ralentir, et même faire échouer la transaction.

QUEL SERA, SELON VOUS, L’IMPACT DE LA CRISE FINANCIÈRE ACTUELLE SUR LES ENTREPRISES À CÉDER ? Vu le nombre potentiel d’entreprises à céder d’ici les prochaines années, les prix vont certainement baisser, et la crise que nous traversons ne va pas arranger le phénomène. C’est d’ailleurs l’une des craintes récurrentes des cédants, voir le prix de leur entreprise chuter. Quand on a travaillé toute sa vie pour faire grandir une entreprise, il est légitime de voir ses actifs se réaliser. Le pire scénario à envisager est donc le suivant : arrêter son activité sans avoir trouvé de repreneur. Une situation déplorable pour le cédant, comme pour le repreneur potentiel mais aussi pour notre économie, qui perd une entreprise. La vocation du Réseau Transmission Loiret est bien entendu, aussi, de se mobiliser pour éviter cette issue. ■ (1)

http://transmission.loiret.cci.fr N°17 novembre 08 loiret éCO 29

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INTERVIEW


Pour suivre l’actualité du Web sans être submergé par l’information, la CCI du Loiret offre un nouveau service, gratuit, s’appuyant sur l’outil Netvibes. À la clé, une sélection d’informations qualifiée par la CCI et automatiquement actualisée. À classer dans vos favoris pour gagner du temps et ne plus avoir à naviguer sur plusieurs sites.

A

u commencement, il y avait Netvibes. Un agrégateur de contenus qui, comme son nom l’indique, agglomère le contenu de sources d’origine différentes. Au final, sur une seule et même page d’écran, Netvibes permet d’articuler de multiples modules d’informations, et, – c’est le principal intérêt de l’outil – les met automatiquement à jour grâce à la technologie des flux RSS. Point non négligeable, le service est entièrement gratuit et ne nécessite aucune installation particulière sur les ordinateurs. « La CCI du Loiret a voulu ainsi apporter son expertise en faisant au préalable toute une sélection d’informations pertinentes et qualitatives, c’est véritablement un service à valeur ajoutée » explique Marie Voisin, en charge du projet au sein de la CCIL. Les sources choisies sont multiples : sites institutionnels, sites spécialisés, blogs locaux et nationaux… Les différents sources y sont c l a s s é e s p a r onglets thématiques, parmi l e s q u e l s

o n p e u t c i t e r : créateurs, Web 2.0, intelligence économique, actu éco, territoires… On y retrouve également l’actualité de la CCI du Loiret (accès au portail de la CCI mais aussi possibilité de feuilleter en ligne son magazine, Loiret Eco) ainsi qu’un accès à la plateforme collaborative Loiret Ecobiz. Et pour guider pas à pas les nouveaux venus dans la découverte de cet outil, une vidéo « mode d’emploi » est accessible en cliquant sur l’onglet Bienvenue. À vos claviers ! www.netvibes.com/cci-du-loiret Contact : Marie Voisin Pôle Connaissances Études Marketing Tél. : 02 38 77 77 14 marie.voisin@loiret.cci.fr Fatimata Diallo Pôle Connaissances Études Marketing Tél. : 02 38 77 77 30 fatimata.diallo@loiret.cci.fr ■

Apprentissage : affectez votre taxe en connaissance de cause ! Les entreprises ont jusqu’au 28 février 2009 pour verser leur taxe d’apprentissage à l’organisme collecteur de leur choix, comme la CCI du Loiret. De cette contribution financière, cruciale, dépendent le maintien et le développement de formations dans le Loiret et la Région Centre. « En affectant leur taxe d’apprentissage à des établissements locaux, lycées, écoles, CFA ou encore à l’École de Commerce et de Gestion et à l’École de Commerce et de Distribution d’Orléans, les entreprises contribuent directement à soutenir les filières indispensables au dynamisme et à l’attractivité de notre territoire » souligne Chantal Tuffreau, responsable du Point A à la CCI du Loiret. Un enjeu majeur dont les entreprises ont de plus en plus conscience : le montant des fonds affectés aux établissements de la Région a progressé de 5 % entre 2005 et 2007 (collecte CRCI) et qui revêt une acuité toute particulière compte tenu du contexte de crise actuel. ■

Votre entreprise, si elle est assujettie à la taxe d’apprentissage, recevra début 2009 un formulaire sous pli. Plutôt que de retourner ce formulaire, la CCI du Loiret vous invite à opter pour la déclaration en ligne. Il vous suffit ensuite de l’imprimer et de joindre le règlement correspondant. Les avantages de la WebTaxe : 1 - une aide à chaque étape de la saisie, 2 - une garantie des calculs et répartitions selon les pourcentages légaux, 3 - l’accès à un fichier d’écoles.

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RESTEZ SUR LE FIL DE L’INFO AVEC L’UNIVERS NETVIBES DE LA CCI DU LOIRET !


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C’EST DÉCIDé, EN 2009, J’OPTE POUR UN PLAN DE DéPLACEMENTS ENTREPRISE ! Par l’activité qu’elle développe, toute entreprise génère des déplacements. Une mobilité indispensable, de plus en plus coûteuse, et de surcroît émettrice de gaz à effet de serre. La solution, pour rationaliser les déplacements tout en restant compétitif, réside dans une démarche globale intégrée à la stratégie de l’entreprise : le plan de déplacements entreprise (PDE).

A

vez-vous déjà analysé les déplacements générés par votre entreprise ? Qu’il s’agisse des flux professionnels (salariés, clients, visiteurs…), des trajets domicile-travail de vos salariés ou encore du transport de marchandises, ces déplacements sont loin d’être anecdotiques, tant sur le plan de la facture énergétique que sur celui de l’empreinte écologique. Aujourd’hui, des solutions existent pour accompagner les entreprises dans l’adoption d’une démarche d’analyse et d’optimisation de leurs déplacements, qui repose sur la volonté du dirigeant. « Si le PDE est aujourd’hui mis en place de manière volontaire, la pression réglementaire va croissante et certains ont pris les devants : dans les Bouches-du-Rhône par exemple, un arrêté préfectoral oblige

toutes les entreprises de plus de 250 salariés à mettre en place un PDE » explique Karine Gauluet, conseil en mobilité à la CCI du Loiret. Mais loin de s’imposer de manière autoritaire et unilatérale, « la mise en place d’un PDE est avant tout une démarche inscrite dans un processus de changement : du comportement des salariés, de l’organisation de l’entreprise et de la structuration du territoire » poursuit Karine Gauluet. Si toutes les entreprises sont potentiellement concernées par un PDE, quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité, le PDE lui-même est modulé en fonction des critères propres à chaque entreprise : effectifs, situation géographique, organisation du travail, nombre de visiteurs… Pour que le PDE soit intégré de manière transversale dans l’entreprise, Karine Gauluet

accompagne les entreprises dans la construction de la démarche, étape par étape. « Sans me substituer à un bureau d’études, mon rôle est de conseiller les entreprises sur la meilleure manière d’aborder un PDE » précise-t-elle. État des lieux, définition des objectifs, mode de fonctionnement du projet, enquête auprès des salariés : tels sont les jalons indispensables pour bien mûrir sa démarche PDE. UNE DÉMARCHE PARTICIPATIVE Les commerçants ne sont pas exclus du processus, au contraire. « Je vais travailler ultérieurement avec les commerçants du centre-ville d’Orléans, mais la problématique est différente, il s’agit de très petites entreprises. » Le PDE, efficace à l’échelle de l’entreprise, l’est aussi à celle du

Le PDE, des avantages pour tous

Collectivité + entreprise : • D iminuer les surfaces allouées aux parkings •M  aintenir l’attractivité de la région

entreprise collectivité

+

entreprise Collectivité •Développer les services sur les zones d’activités •M  ettre en application les orientations du plan de déplacements urbains (PDU)

COLLECTIVITÉ

entreprise + SALARIÉS

SALARIÉS

Entreprise : • Renforcer le projet de management environnemental • Valoriser son image • Renforcer la politique de gestion des RH • Rentabiliser le versement transport Entreprise + salariés : • Réduire les coûts liés aux déplacements et stationnement Salariés • Réduire le stress • Valoriser son temps de déplacement • Se maintenir en forme

Des avantages communs à tous : • Diminuer les risques routiers et les coûts afférents • Améliorer l’accessibilité 32

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PDE repose essentiellement sur l’aspect « participatif » de la démarche. « Débattre en interne, communiquer avec les salariés, impliquer les acteurs externes et internes tout en s’appuyant sur les conclusions des études, des enquêtes et des diagnostics : telle est la condition de réussite » conclut-elle. Une réussite aussi liée à un postulat raisonnable : le « tout voiture » n’est pas une solution durable… tout comme le « tout vélo » ne le serait pas. ■

En savoir plus sur le PDE Contact : Karine Gauluet Conseil en mobilité à la CCI du Loiret Tél. : 02 38 77 77 81 karine.gauluet@loiret.cci.fr

Interview de Guy Robinet, PDG des Transports Robinet et VICE-PRÉSIDENT TRÉSORIER DE la CCIL « Le transport est un paramètre loin d’être négligeable pour les salariés d’une entreprise » Un PDE a été initié sur le parc d’activités du Pôle 45(1) alors que vous étiez président du GEP45, quelles avancées concrètes en ont découlé ? Un état des lieux de l’existant nous a permis d’appréhender une multitude de paramètres : sur quelle amplitude horaire les salariés des entreprises présentes sur le Pôle se déplaçaient-ils ? D’où venaient-ils, par quel moyen de locomotion ? Suite au constat établi, plusieurs mesures ont été prises. En collaboration avec la SETAO, nous avons amélioré les transports en commun en modifiant les lignes, en aménageant les arrêts de bus mais aussi leurs horaires… Nous observons d’ailleurs depuis 3 ans un nombre croissant de salariés qui utilisent le bus. Les pistes cyclables ont été redessinées et sécurisées : on peut désormais traverser tout le Pôle en vélo. La création d’une crèche interentreprises, qui a ouvert ses portes début 2008,

est aussi un exemple de ce qui peut être fait en matière de PDE. Quel intérêt une entreprise a-t-elle à mettre en place un PDE ? Pour l’entreprise de Transports Robinet, le PDE a non seulement permis de détecter les points critiques en matière de circulation et d’éliminer les points de congestion, mais de sécuriser l’ensemble des flux. J’ai toujours pensé que pour assurer sa pérennité, une entreprise devait se sentir bien où elle était, tout comme ses salariés. Et le transport est un des paramètres loin d’être négligeable pour les attirer et les fidéliser. Enfin, les arguments économique et écologique ne peuvent laisser indifférent un chef d’entreprise aujourd’hui. ■

(1)

Ormes/Ingré/Saran N°17 novembre 08 loiret éCO 33

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parc d’activités. Dans le Loiret, 3 zones d’activités ont déjà bien avancé leur réflexion en la matière. Des PDIE (plan de déplacements interentreprises) sont en cours de construction sur les parcs d’activités d’Ingré Saint-Jean-de-la-Ruelle, de Saint-Jean-de-Braye/Semoy et d’Ormes/Saran. Les solutions concrètes proposées par un PDE sont nombreuses. Ainsi, le télétravail, la visioconférence,

les crèches ou les conciergeries d’entreprise sont autant de réponses possibles pour réduire les déplacements. Pour transférer les déplacements vers des modes alternatifs, là encore, les pistes ne manquent pas : vélos de service, abonnements vélo+, promotion et subvention des transports en commun, adhésion à un site de covoiturage… Pour encourager les entreprises à se pencher sur la question du PDE, des soutiens financiers existent. L’ADEME Centre subventionne par exemple jusqu’à hauteur de 70 % la prestation d’un bureau d’études pour la réalisation d’un diagnostic. L’intervention de Karine Gauluet auprès des entreprises, dont la mission est permise dans le cadre d’un partenariat CCI du Loiret, conseil régional, ADEME et DRIRE, est gratuite. Mettre en place un PDE est aussi une démarche progressive, qui peut commencer par la mise en œuvre de mesures successives. Pour Karine Gauluet, le succès du


LES RENCONTRES DU RéSEAU LOIRET éCOBIZ • Clubs de Pro Achats et Production (évolueront dès 2009 en Réseau Performance Industrielle)

4 décembre 2008 Production : méthodes de résolution de problèmes 9 décembre 2008 Achats et développement durable Contact : Nathalie Aminot-Boulley Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 77 71 nathalie.aminot-boulley@loiret.cci.fr

• Réseau Environnement 25 novembre 2008 Être animateur environnement dans son entreprise 18 décembre 2008 Échanges d’expériences sur les filières utilisées pour valoriser les déchets Contact : Sébastien Saint-Chély Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 77 19 http://environnement.loiret-ecobiz.fr

• Réseau Prestataires de services

20 novembre 2008 Comment organiser des rendez-vous d’affaires ? 16 décembre 2008 Comment se positionner sur le salon des prestataires de services ? Contact : Cécile Torrent Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 85 87 http://prestatairesdeservices.loiretecobiz.fr

• Réseau ressources Humaines et Management

20 novembre 2008 La formation, un outil au service des entreprises 11 décembre 2008 Comment motiver et fidéliser ses salariés ? Contact : Catherine Savorat Pôle Expertises Économiques Tél. : 02 38 77 77 35 http://rhmanagement.loiret-ecobiz.fr

• Réseau Logistique

21 novembre 2008 Visite de l’entreprise Rohm & Haas 16 décembre 2008 La sécurité dans les entrepôts : quelles solutions ? avec Alain Delhomelle, expert DRIRE. Contact : Marie Voisin Pôle Connaissances Études Marketing Tél. : 02 38 77 77 14 http://logistique.loiret-ecobiz.fr

Fabien Thouvenin

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Agenda

Plus d’informations sur www.loiret.ecobiz.fr

NOUVELLE ADRESSE POUR LE CENTRE DE FORMATION DE LA CCI DU LOIRET ! À compter du 12 janvier 2009, le Centre de Formation de la CCI du Loiret ouvrira ses portes Impasse de Montbarry à Ormes. Contact : Valérie Richard Pôle Enseignement-Formation Tél. : 02 38 77 85 96 – valerie.richard@loiret.cci.fr

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N° 17 novembre 2008 LOIRET ÉcO

25 novembre 2008 Club de PRO Sécurité Etre animateur sécurité de son entreprise Contact : Sébastien Saint-Chély Tél. : 02 38 77 77 19 sebastien.saint-chely@loiret.cci.fr Agence de la CCI à Beaugency 12 novembre 2008 : Permanence gratuite Création/Reprise d’entreprise : rendez-vous individuels Contact : Fabienne Lefèvre Tél. : 02 38 46 47 60 fabienne.lefevre@loiret.cci.fr 20 novembre : Petit déjeuner « Transmission d’entreprise » Contact : Dominique Legrand-Borbeau Tél. : 02 38 77 77 65 dominique.legrand-borbeau @loiret.cci.fr Agence de la CCI à Gien 13 novembre SUR INSCRIPTION Permanence gratuite Création/ Reprise d’entreprise : rendez-vous individuels Contact : Isabelle Lanièce Tél. : 02 38 67 04 98 isabelle.laniece@loiret.cci.fr Agence de la CCI à Pithiviers 13 novembre : Petit déjeuner « Transmission d’entreprise » Contact : Dominique Legrand-Borbeau Tél. : 02 38 77 77 65 dominique.legrand-borbeau @loiret.cci.fr ■


Loiret Eco N°17  

Loiret Eco novembre 2008

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