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... et alentours La Bisontine Blanche de Gangloff C’est à Laurent Fumey que l’on doit la renaissance de la marque. En 2015, ce bisontin, enseignant à l’Université de Lyon, œnologue de formation, décide de renouer les fils d’une histoire interrompue il y a 50 ans. Au XIXe siècle, Besançon pouvait s’enorgueillir d’une brasserie qui employa jusqu’à 250 salariés. Les bières Gangloff, que l’on consommait jusqu’aux terrasses des cafés parisiens, contribuaient à la renommée de la capitale franc-comtoise. L’aventure s’était achevée en 1966, dans le grand mouvement de concentration de l’industrie brassicole. Laurent Fumey reprend la marque, tombée dans le domaine public, et fait l’acquisition de sa première cuve de brassage. S’associant les compétences et l’expérience du brasseur luxembourgeois Jean Bollendorf, il entreprend d’élaborer la première bière Gangloff de nouvelle génération. L’eau provient des sources de Besançon, réputées pour leur pureté. Les malts et houblons sont issus de l’agriculture biologique (les céréales crues sont cultivées dans le HautDoubs). Un an plus tard, la marque Gangloff dévoile au public une gamme de quatre bières blondes au goût subtil de céréales, bien équilibrées en amertume et présentant une belle tenue de mousse. La production est modeste et la distribution est encore locale, mais les amateurs apprécient et la clientèle s’élargit au fil des mois. Et toute première consécration : la Bisontine Blanche de Gangloff, aux notes d’épices et d’orange amère, reçoit la Médaille d’or au Concours International de Lyon (meilleurs vins et spiritueux du monde) lors de son édition 2017. sur www. brasserie-gangloff.fr 6

La révolution AFULudine Dans l’univers du découpage et de l’emboutissage, on a encore un peu de mal à y croire. Depuis les débuts de l’ère industrielle, pour tout le monde, un lubrifiant c’est un fluide gras plus ou moins visqueux. AFULudine trouble donc les esprits. Le lubrifiant mis au point par la start-up bisontine est une solution à base d’eau et d’alcool. Il s’agit de molécules de synthèse qui se fixent sur la surface des métaux et réduisent le coefficient de frottement plus efficacement que la plupart des huiles. Son application est plus facile, et surtout, c’est un produit sans graisse qui épargne les coûteuses phases de nettoyage et de traitement des effluents. Et AFULudine ne présente aucun risque pour l’environnement ni aucune toxicité. Cette invention est en train de révolutionner le marché de la lubrification des métaux. Les auteurs sont trois enseignants chercheurs de l’Université de Franche-Comté : Fabrice Lallemand, spécialiste des traitements de surface, Jean-Marie Melot, spécialiste de synthèse, et Xavier Roizard, expert en mécanique des frottements. Leurs recherches ont été menées en étroite collaboration avec deux laboratoires de l’université, (l’Institut Utinam et l’institut FemtoST), et avec l’appui de partenaires industriels. Le procédé a fait l’objet d’un brevet mondial en 2015. En 2016, la start-up a opéré une première levée de fonds de 400.000 euros auprès d’Invest PME (Siparex). Cette même année, elle était lauréate du concours d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes, et elle recevait le Grand prix du ministère de l’Écologie. En 2017, le prix i-LAB lui a été délivré par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Et l’aventure ne fait que commencer. sur www.afuludine.com E XPRESSION AC TIVE → NUMÉRO 7 1 | OC TOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2017

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