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Janvier 2011

#30

Toute l’Actualité des CCI pages 4 à 7 Ensemble Interview express / Groupe FIM / Création et reprise d’entreprise pages 16 et 17 EN FICHE Soldes, liquidations, ventes au déballage... Comment s’y retrouver ? page 20

Perspectives Le journal d’information des CCI de la Manche

C o m m e r c e e-commerce, jouez la complémentarité ! [Page 12]

I n d u s t r i e Le pôle des sciences nucléaires est né [Page 13]

D o s s i e r

Recruter sans se tromper Le recrutement n’est pas qu’une question de chance ou de feeling. Le choix d’un nouveau salarié se prépare avec attention et doit être l’objet de la plus grande objectivité possible. Professionnels du recrutement et entrepreneurs témoignent. [Pages 8 à 11]

S e r v i c e s Recrutements solidaires [Page 15]


J a n v i e r

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Perspectives


ditorial

Poursuivre les actions

Recruter sans se tromper Trouver, puis choisir un candidat qui corresponde au poste à pourvoir est un vrai challenge ! Chacun a sa méthode pour évaluer les compétences, jauger le caractère ou la motivation du futur salarié. Une page se tourne avec la fin de notre mandature. Une nouvelle équipe poursuivra les actions dans le cadre de la réorganisation régionale. Une réforme qui conjugue la nécessaire proximité territoriale et l’émergence d’un échelon régional pour mutualiser les moyens et harmoniser les politiques de façon à apporter à nos entreprises des services à très forte valeur ajoutée.

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16 Ensemble Interview express

➽ Cherbourg-Octeville

Petit poisson deviendra grand

➽ Lessay

Soupes et purées à son menu

Bruno Richebé « L’objectif 2010-2012 : 200 emplois soutenus »

Georges Cornier Président de la CCI Centre et Sud Manche

Groupe FIM

« Pas un stagiaire ne quittera le groupe sans parler l’anglais »

Perspectives JANVIER 2011 - n°30 Journal d’information des CCI de la Manche

Publication des deux CCI de la Manche CCI Centre et Sud Manche, place Albert Godal - BP 219 – 50402 Granville cedex Tél. 02 33 91 33 91 - Fax 02 33 50 63 11 - E mail : cci@granville.cci.fr - www.granville.cci.fr CCI de Cherbourg-Cotentin, Hôtel Atlantique, bd Félix Amiot – BP 839 – 50108 Cherbourg-Octeville cedex Tél. 02 33 23 32 00 – Fax : 02 33 23 32 28 E-mail : com@cherbourg-cotentin.cci.fr - www.cherbourg-cotentin.cci.fr Directeur de la publication : Georges Cornier / Rédaction en chef : Catherine Josselin, Florence Héroult / Comité de rédaction : Daniel Guérin, Patricia Pignot-Perez, Claude Poulain, Joël Viger Conception, rédaction, photographies et mise en page : aprim-caen.fr / Impression : Lecaux-Ocep Imprimerie Régie publicitaire : Ouest Expansion / ISSN : 1762-9055 / Tirage : 18 339 exemplaires. J o u r n a l

18 Tête à tête

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Retrouvez toute l’actualité des CCI de la Manche, ainsi que les agendas et les permanences...

Nous remercions toutes nos équipes, avec lesquelles nous avons eu plaisir à travailler au cours de ces 6 années avec toujours les mêmes objectifs : informer les dirigeants et leurs collaborateurs sur notre accompagnement et leur apporter des réponses précises ; mettre en avant les entrepreneurs qui, par leurs initiatives et leur capacité à prendre des risques, portent et soutiennent le développement économique. ■ Jean-Claude Camus Président de la CCI de Cherbourg-Cotentin

Actualité

Perspectives

8 Dossier

Création et reprise d’entreprise

d ’ i n f o r m a t i o n

Gildas Esnault et Marie Lepotier Un accompagnement pendant trois ans

d e s

C C I

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M a n c h e

20 En fiche Soldes, liquidations, ventes au déballage... Comment s’y retrouver ?

J a n v i e r

➜É

Sommaire


➜l’actualité

des cci

23ème Forum des métiers et des formations en janvier La CCI de Cherbourg-Cotentin participera au Forum des métiers et des formations les 26, 27 et 28 janvier (cf. agenda) en présentant un pôle commerce-distribution-services afin de valoriser les métiers de ces secteurs. Des chefs d’entreprise seront présents sur le stand pour répondre aux questions des jeunes sur leurs métiers, leur parcours de formation et témoigner de leur passion. n

Perspectives

Cherbourg Cotentin

J a n v i e r

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inondations : aide d’urgence Suite aux inondations du mois de décembre qui ont touché un quartier de la ville de Cherbourg-Octeville, le RSI a mis en place une intervention d’urgence afin de permettre aux entreprises sinistrées de reprendre le plus rapidement possible leurs activités. Gérard Quévillon, Président du RSI a remis des chèques aux 20 entreprises concernées pour un montant de 1500 € chacune. Afin de compléter ce dispositif, pour les entreprises inscrites uniquement au RCS et selon certains critères, Jean-Claude Camus, président de la CCI de Cherbourg-Cotentin a sollicité le fonds d’intervention pour les catastrophes du réseau des chambres de commerce et d’industrie. un club pour créateurs Le club créateurs vise à rompre l’isolement du chef d’entreprise en démarrage d’activité par des échanges avec d’autres chefs d’entreprise et acteurs du développement économique, à se former et s’informer. Des ateliers thématiques sont organisés tous les deux mois ainsi que des sessions de formation (réussir ses recrutements, maîtriser ses prix, la propriété industrielle dans les contrats, les aides fiscales et sociales, la communication...). [contact]

camille Picard Tél. 02 33 23 32 09 E mail : cpicard@cherbourg-cotentin.cci.fr Votre entreprise change : prévenez le cFe Pensez à mettre à jour les informations qui concernent votre entreprise !Modifications d’adresse, téléphone, forme juridique, nouvelle adresse e mail ou création de site internet. Toutes ces informations nous intéressent. Contactez le service fichier/CFE de la CCI. [contact]

michèle Guérin Tél. 02 33 23 32 10 E mail : mguerin@cherbourg-cotentin.cci.fr connaître les créations d’entreprise Pour être informé des dernières créations d’entreprises dans le Cotentin, la CCI propose un abonnement pour recevoir les listes de créations mensuelles. [contact]

Pierric Hourçourigaray Tél. 02 33 23 32 15 E mail : phourcourigaray@cherbourg-cotentin.cci.fr

[contact]

Hervé le Pennec, CCI de Cherbourg-Cotentin Tél. 02 33 23 32 31 - E mail : hlepennec@cherbourg-cotentin.cci.fr

La meilleure vitrine du Festival des coquillages à Granville Louis Outrequin, magasin Granville Plaisance à Granville, et sa fille Chantal ont remporté le 3 ème concours de vitrines organisé lors du 8ème Festival des coquillages et des crustacés. Le jury s’est appuyé sur 4 critères pour apprécier la vitrine qui symbolisait le mieux cet événement dédié aux produits de la mer et aux métiers, associé cette année aux 20 ans de La Granvillaise : référence au thème, créativité, harmonie et visibilité. Le magasin d’accastillage, sur le port de plaisance, a répondu à cet esprit, en présentant une vitrine aux couleurs de la pêche, de son histoire et de la gastronomie. n

Plan de revitalisation pour le Cotentin

Les formations e-tourisme dans la Manche

Suite à la fermeture de l’entreprise Sanmina, la Région Basse-Normandie a mobilisé depuis septembre 2009 son dispositif de redynamisation économique et sociale sur le Pays du Cotentin. Piloté en concertation avec les collectivités locales et les acteurs socio-économiques, il vise à confier à un prestataire des actions de revitalisation qui auront un impact positif sur l’emploi local. Quatre actions opérationnelles sont en cours de réalisation : promouvoir la filière nautique ; appuyer le développement des emplois et des carrières territoriales dans les métiers du tourisme ; accompagner l’association Novimage dans la définition du plan de développement de la filière «réalité virtuelle» dans le Cotentin ; mission exploratoire pour la réalisation d’un outil industriel de valorisation et de transformation des produits de la mer dans le Cotentin. n

La CCI Centre et Sud Manche et le Comité de liaison interconsulaire proposent des journées de formation au e-tourisme. 35 % des Français réservent en ligne leurs déplacements (soit plus de 10 millions de personnes), et cette tendance s’accroît. Le 17 janvier « Rédiger un cahier des charges pour créer, faire créer ou refondre son site internet » et le 7 mars, « Les réseaux sociaux : de nouveaux outils au service de la promotion ». Financement OPCA ou contribution de 30 e par formation. n [contact]

clic, Tél. 02 31 54 40 05 E mail : clic@basse-normandie.cci.fr


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Actualité Granville : la CCI va saisir le Fonds catastrophe

Hommage au Président Jean Vaur

Jean Vaur a été élu à la CCI de Cherbourg-Cotentin le 26 novembre 1961. Le 3 mars 1970, il en est élu président, fonction qu’il occupera 6 ans jusqu’en 1976. Reconnu unanimement pour la chaleur de son contact, il aura mis au service de la CCI sa vision anticipatrice et sa clairvoyance. En particulier, il aura marqué son passage par l’arrivée sur le port de commerce de nouvelles activités qui seront à l’origine de sa période particulièrement faste (19752005) : trafic de voitures Toyota, mise en place d’une ligne vers l’Angleterre avec la Truckline. Son décès a profondément attristé les élus et le personnel de la CCI qui souhaitaient une dernière fois lui rendre hommage. n

Combien pour ma PME ? Le Tour de France de l’Evaluation d’entreprise a fait étape à Agneaux le jeudi 25 novembre sur le thème « Combien vaut mon entreprise ? ». Devant une soixantaine de responsables d’entreprise, 4 experts se sont prêtés à un jeu de rôles pédagogique lors de la conférence-débat « Valeur et prix de marché d’une PME ». A partir d’un cas réel, le vendeur, l’acheteur, le banquier et le juriste ont expliqué et défendu leur évaluation, donnant lieu ensuite à un débat contradictoire au vu des écarts de valorisation. n

Les 10 ans de l’Ecole des managers

[contact]

d e s

C C I

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Votre entreprise change : prévenez le cFe Toutes les informations à caractère juridique doivent être mises à jour auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE) de la CCI : modification d’adresse, d’enseigne ou nom commercial, changement de dirigeant ou forme juridique. [contacts]

Annie néel, christine Jouenne et ingrid montreuil, Granville Tél. 02 33 91 33 91 stéphanie lhotellier, Agneaux Tél. 02 33 77 86 86 Votre entreprise a de nouvelles coordonnées : prévenez le fichier des entreprises Changement d’une adresse mail ou d’un numéro de téléphone, création d’un site internet, ces informations intéressent le fichier consulaire de la CCI pour la mise à jour de ses répertoires. [contact]

christelle Vaultier, Tél. 02 31 54 40 29 E mail : christelle.vaultier@basse-normandie.cci.fr d ’ i n f o r m a t i o n

[contact]

claudine confolent Tél. 02 33 91 33 83 E mail : cc@granville.cci.fr

Adelaïde beloin, Tél. 02 33 91 33 49 E mail : abe@granville.cci.fr

Concept original imaginé par des chefs d’entreprise pour des chefs d’entreprise, l’Ecole des managers a accompagné et formé plus de 100 entrepreneurs, jeunes dirigeants à la reprise et au développement d’entreprises, et contribué au maintien de 2 500 emplois et à la création de 475 emplois. Dispensé par des intervenants professionnels, le cycle s’échelonne sur 14 mois, soit 60 journées pour acquérir une vision à la fois stratégique et opérationnelle du métier de manager. n

J o u r n a l

Les Ateliers du tourisme sont des séances d’information courtes et gratuites, animées par un intervenant conseil (cf. agenda). Le 10 février « Cerner les profils des clientèles françaises et étrangères en Normandie pour adapter les services et l’offre » et le 10 mars « La sécurité des installations et des clients dans les lieux de visites et parcs d’attraction ».

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M a n c h e

Perspectives

François le Goff, CCI Centre et Sud Manche, Tél. 02 33 91 33 79 E mail : fl@granville.cci.fr

les Ateliers du tourisme

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[contact]

Centre et Sud Manche

J a n v i e r

Une trentaine de commerçants granvillais ont été sinistrés lors des inondations survenues en novembre. Gérard Quévillon, président national du RSI ( Régime social des indépendants) a confirmé qu’une enveloppe de plus de 40 000 e serait attribuée pour les soutenir financièrement ; par ailleurs, des échelonnements de cotisations, voire des prises en charge pour les cas graves, pourront également être proposés. Pour les commerçants non affiliés au Régime Social des Indépendants et pour compléter l’aide du RSI en faveur des entreprises les plus touchées, Georges Cornier, président de la CCI Centre et Sud Manche a fait appel au fonds d’intervention catastrophe (FIC) du réseau des chambres de commerce et d’industrie. Le 13 décembre, il a remis des chèques à 11 commerçants, d’un montant allant de 1 000 à 2 000 e. n


➜l’actualité

des cci Alizé Manche : Alliora va aider les TPE

5ème Semaine du goût d’entreprendre

Perspectives

Cherbourg Cotentin

J a n v i e r

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’agenda

Du 22 au 26 novembre, 20 chefs d’entreprise sont allés à la rencontre de près de 700 lycéens et étudiants dans leurs établissements. Cette 5ème Semaine du goût d’entreprendre dans la Manche (1) a répondu une nouvelle fois à son objectif : contribuer à démythifier l’univers de l’entreprise et valoriser l’entrepreneuriat. n

Janvier

mardi 11 Club sécurité du Cotentin 17 h 30, visite de l’entreprise DCNS [contact] François dublaron, Tél. 02 33 23 32 23 E mail : fdublaron@cherbourg-cotentin.cci.fr 26, 27 et 28 23ème Forum des métiers et des formations Grande halle de La Cité de la Mer [contact] Hervé le Pennec, Tél. 02 33 23 32 31 E mail : hlepennec@cherbourg-cotentin.cci.fr

Février

Jeudi 3 easiness « Le pari de l’intelligence, des puces, des souris et des hommes » 17 h 30, centre de congrès, La Cité de la Mer [contact] denis marion, Tél. 02 33 23 32 21 E mail : dmarion@cherbourg-cotentin.cci.fr mardi 8 club sécurité du cotentin « Rôle et missions de la Carsat » 17 h 30, CCI de Cherbourg-Cotentin [contact] François dublaron, Tél. 02 33 23 32 23 E mail : fdublaron@cherbourg-cotentin.cci.fr mardi 8 club créateurs 19 h 15, CCI de Cherbourg-Cotentin [contact] camille Picard, Tél. 02 33 23 32 09 E mail : cpicard@cherbourg-cotentin.cci.fr Jeudi 3 club export La Coface « le risque pays » 17 h 30, entreprise Noyon, Saint-Lô [contact] François dublaron, Tél. 02 33 23 32 23 E mail : fdublaron@cherbourg-cotentin.cci.fr

L’entreprise Alliora, à Saint-Hilaire-du-Harcouët, a rejoint Alizé Manche le 24 novembre. Son entrée dans ce dispositif qui contribue à la création et au maintien de l’emploi lui permet de s’engager dans le processus de redynamisation du territoire du sud Manche. L’entreprise, spécialisée dans le secteur de l’emballage du luxe, s’engage ainsi à effectuer un apport en compétence interne pour accompagner les TPE dont le projet aura été validé par le comité d’agrément Alizé Manche. n

(1) les deux CCI de la Manche, Chambre de métiers et de l’artisanat, Chambre d’agriculture.

Quatre lauréats au concours d’idées Le 3 ème concours d’idées a été organisé lors de la 15ème journée de la création et reprise d’entreprise, le 22 octobre dernier à Saint-Lô. Parmi une vingtaine de participants, la CCI Centre et Sud Manche a récompensé 4 lauréats sur les critères : faisabilité et réalisme, adéquation entre l’idée et le candidat, originalité, motivation. Une journée de conseil avec le cabinet Destination Performance a été remise au 1er prix, un ordinateur portable au 2ème prix par Daltoner et une formation à la création aux 3ème prix. n

➜ permanences

1er prix : Ludovic Agnès à Pont-Hébert (entreprise spécialisée en assainissement non collectif). 2e prix : Henri Thomas à Valognes (commercialisation d’une gamme de boissons sur le thème de la Basse-Normandie). 3e prix (ex aequo) : Gwennaig Corre à Saint-Lô (coffret destiné aux couples, conçu autour d’une ambiance pour proposer un voyage original) et Laurent Rouvier à Saint-Lô (projet lié au maquettisme historique).

CCI de Cherbourg-Cotentin

AGPlA • 12 janvier, 9 février et 9 mars, de 9 h à 12 h Avocats • 13 et 27 janvier, 10 et 24 février, 10 et 24 mars de 14 h à 17 h chambre de métiers • Réunions d’information « install’ info » pour les futurs artisans : 3 janvier, 7 février et 7 mars de 14 h à 16 h 30

• Rendez-vous individuels : 17 janvier, 21 février et 21 mars de 14 h à 16 h 30 egée • Les lundis et jeudis de 9 h 30 à 10 h 30 experts comptables • 4 janvier, 1er février et 1er mars de 14 h à 17 h inpi • 22 février de 9 h à 12 h

notaires • 3 janvier, 7 février et 7 mars de 10 h 30 à 12 h 30 Rsi • 1er mercredi du mois de 14 h à 16 h 30 et le 3e jeudi du mois de 9 h 30 à 12 h Pour toutes ces permanences, l’inscription est obligatoire auprès de l’espace Createk

[contact] corinne bled, Tél. 02 33 23 32 33 E mail : cbled@cherbourg-cotentin.cci.fr


atoire eatek

32 33 cci.fr

Actualité A la CCI Centre et Sud Manche • Catégorie « Commerce-Services » Ange Giard, société Doz de Dauzanges à Saint-Martin de Landelles (négoce et transformation d’alcools). • Catégorie « Reprise Industrie » Stéphane Lefrançois, menuiserie Daniel Lepetit à La Haye-du-Puits • Catégorie « Création Commerce » Isabelle Levoyer, Les tissus d’Isa à Saint-Lô (vente tissus, confection et retouches). Les lauréats ont reçu chacun un prix de 1 500 e attribué par la CCI Centre et Sud Manche, la Caisse des dépôts et consignations et la Fédération bancaire française.

A la CCI de Cherbourg-Cotentin • Catégorie « Création/reprise commerce, tourisme, services à la personne » 1er prix : Arnaud et Frédéric Doucet, restaurant l’Antidote à CherbourgOcteville. 2e prix : Nicolas Lelièvre, Au fil de l’eau à Cherbourg-Octeville (commerce de détail). 3e prix : Dominique Damont, Les Trésors de Surcouf à Equeurdreville-Hainneville (boulangerie-pâtisserie-chocolatiertraiteur). • Catégorie « Industrie, services à l’industrie » 1er prix : Karine Chevalier et Nadine Liais, C2L à Cherbourg-Octeville (étanchéité). 2e prix : Jean Michel Léger et Jérôme Avoine, Les nouveaux Agenceurs à Surtainville (menuiserie et agencement). 3e prix : Christophe Arrivé, ID Energies à Valognes (énergies renouvelables, plomberie). Les lauréats ont reçu des prix de 1 500 e, 1 000 e et 500 e, attribués pour moitié par la CCI de Cherbourg-Cotentin et par le Crédit Agricole Normandie, partenaire cette année de la manifestation.

➜ permanences

CCI Centre et Sud Manche

egée • Assistance et conseil des entreprises (Avranches, Coutances, Granville, Mortain, Saint-Hilaire-du-Harcouët) : lundi et jeudi, 9 h 30 à 11 h 30, sur rendez-vous.

[contact] Gaëlle olive, CCI, Tél. 02 33 91 33 57 E mail : golive@granville-cci.fr

Rsi • 4ème mardi du mois, de 10 h à 12 h.

Adie • Tous les mardis après-midi, sur rendez-vous.

Tél. 02 31 85 23 35

Tél. 02 31 82 55 55

compétences en Temps Partagé, • Jeudi, de 9 h à 11 h, à Agneaux. Tél. 02 33 77 86 86 - Site : www.ctpbn.com

cil manche • 2ème lundi du mois, de 9 h 30 à 12 h. • 4ème lundi du mois, de 14 h à 16 h 30.

[contact] bruno sébire, Tél. 02 33 88 62 75

inPi • De 14 h à 18 h 18 janvier à Granville 22 février à Agneaux

[contact] Vincent chapelain, CCI, Tél. 02 33 91 33 48 E mail : vch@granville.cci.fr

Centre et Sud Manche

Janvier mercredi 12 Théma’net « Le coffre fort électronique pour les TPE et PME » 9 h, CCI à Granville [contact] Vincent chapelain, Tél. 02 33 91 33 48

Février Jeudi 3 club export La Coface « le risque pays » 17 h 30, entreprise Noyon, Saint-Lô [contact] Anne-lise Fer, Tél. 02 33 91 33 86

Perspectives

la Manche dans le cadre du dispositif Entreprendre en France. Son objectif : faire connaître les nouvelles entreprises, valoriser la réussite des chefs d’entreprise et les initiatives, encourager la volonté d’entreprendre. n

Jeudi 10 Atelier du tourisme « Cerner les profils des clientèles pour adapter les services et l’offre » 14 h 30, CCI à Granville [contact] claudine confolent, Tél. 02 33 91 33 83 Jeudi 17 Théma’net « Sécurité du poste de travail face à internet » 9 h, CCI à Granville [contact] Vincent chapelain, Tél. 02 33 91 33 48

Mars Jeudi 10 Atelier du tourisme « La sécurité des installations et des clients dans les lieux de visites et parcs d’attractions » 14 h 30, CCI à Granville [contact] claudine confolent, Tél. 02 33 91 33 83 Jeudi 24 Théma’net « Gérer son parc informatique » 9 h, CCI à Granville [contact] Vincent chapelain, Tél. 02 33 91 33 48

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Les trophées « Espoirs de l’Economie » distinguent, chaque année, les plus belles réussites parmi les entreprises nouvellement créées ou reprises. Ce concours est organisé par les deux Chambres de commerce et d’industrie de

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Les lauréats des Espoirs de l’Economie 2010


Perspectives

➜dossier

Recruter sans se tromper Trouver, puis choisir un candidat qui corresponde au poste à pourvoir est un vrai challenge ! Comment ne pas se tromper ? Chacun a sa méthode pour évaluer les compétences, jauger le caractère ou la motivation du futur salarié. Professionnels du recrutement et entrepreneurs témoignent.

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Le recrutement commence par le projet d’entreprise et se termine avec la fin de la période d’essai. Du début à la fin, chaque étape doit être l’objet d’une grande attention. J o u r n a l

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Etablir un projet

Recruter à moindre coût Une fois ces bases posées, reste à trouver « la perle rare ». « Un candidat motivé

par le poste, avec les compétences en adéquation avec le besoin », comme le définit Laurence Gentil, responsable de l’agence Adia de CherbourgOcteville. Nul besoin de remuer ciel et terre si le profil idéal se trouve déjà dans l’entreprise. Les entretiens professionnels, rendus obligatoires tous les deux ans, sont une base idéale de recherche. Ce choix pourra être validé par des professionnels. « Nous évaluons le potentiel du candidat à exercer ses nouvelles fonctions, grâce à divers outils. Nous sommes en effet habilités à faire passer des tests et à les interpréter », explique la responsable de l’agence Adia. Les résultats de cette première étape détermineront s’il est opportun de faire appel à

sophie saint, responsable ressources humaines de Techno Pro, est régulièrement amenée à réaliser des entretiens d’embauche en CDD et CDI au vu de l’activité de l’entreprise.

l’extérieur. Si tel est le cas, le moyen le plus simple et le moins onéreux est de choisir

Cinq critères pour évaluer son candidat

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our Laurence Gentil, directrice de l’agence Adia à Cherbourg-Octeville, l’évaluation doit être réalisée de la manière la plus objective possible. Elle propose cinq critères sur lesquels s’appuyer.

laurence Gentil, directrice de l’agence Adia à CherbourgOcteville.

Le projet et le besoin doivent être définis avec précision. « J’ai vu des employeurs qui, au terme de la période d’essai, remerciaient leur salarié réalisant que le besoin n’existait pas », raconte Marc Lerondeau. Le chef d’entreprise doit savoir pourquoi il recrute : faire face à un pic d’activité ponctuel, développer son activité… et ce qu’il attend de son candidat, quelle sera sa fonction, son rôle et ses responsabilités. « Un recrutement s’inscrit, chez nous, dans un plan

Les connaissances Elles sont assimilées au niveau d’études et aux diplômes obtenus. Le savoir-faire C’est l’expérience acquise par le candidat au cours de ses différents postes. Il peut s’évaluer en demandant aux candidats un maximum de précision et d’exemples sur leurs réalisations. « Je leur demande souvent comment ils ont atteint leurs objectifs, avec quels moyens et dans quel délai. C’est aussi une manière de vérifier la véracité de l’information », explique-t-elle.

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L’aptitude C’est le potentiel de base du candidat. Il existe différents tests en la matière qui fournissent des informations sur la dextérité manuelle et sur la logique du candidat. D’autres permettent également de discerner le caractère. « Il faut être habilité pour faire passer ces tests et surtout pour les restituer. » Ils sont souvent utilisés pour voir si le salarié a une capacité à évoluer, ou pourra s’intégrer facilement à la culture d’entreprise. Le savoir-être professionnel Il est possible après avoir obtenu une autorisation écrite du candidat de réaliser un contrôle de références en appelant un ou deux anciens employeurs. La motivation C’est la plus difficile à évaluer. Pour cela, il est conseillé de faire parler le candidat sur son projet, voire son idéal de travail.

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d’activité. C’est une question de stratégie d’entreprise pour s’adapter à certains marchés. On regarde avant où l’on veut aller », poursuit Rémi James. Le processus est plus simple chez Techno Pro. « Nous sommes une société d’ingénierie dont l’activité dépend directement des demandes de nos clients. Ces derniers nous confient des projets, je recrute si nous n’avons pas les compétences suffisantes en interne », explique Sophie Saint, responsable ressources humaines de Techno Pro, (groupe FIVA), dont le siège social se situe à Cherbourg-Octeville.

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uel profil prendre ? Large ou petit format ? Le choix d’un salarié ne se fait pas comme celui d’un ordinateur ! L’impact d’un collaborateur n’est pas anodin pour une entreprise, quelle que soit sa taille. « Un recrutement représente un coût important. S’il y a maldonne, celui-ci est multiplié par deux, voire plus, car il faut recommencer », explique Marc Lerondeau, gérant d’Entreprise et Performance Ressources Humaines (EPRH) Manche, cabinet conseil et assistance opérationnelle en gestion des ressources humaines. Spécialisé dans l’agencement d’espaces et dans le travail du bois, James Ebénistes recrute à haut niveau de compétences. « Il faut entre un et trois ans chez nous pour évaluer le savoirfaire d’un nouvel embauché. Alors mieux vaut faire le bon choix au départ », explique Rémi James, dirigeant de la société James Ebénistes. Pour ne pas se tromper, trois étapes sont à respecter : préparer son projet, choisir un candidat et l’intégrer dans l’équipe.

Perspectives

Dossier


Perspectives

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parmi les candidatures spontanées reçues dans le courant de l’année. « Je me suis constituée une cvthèque que je garde deux ou trois ans. C’est beaucoup, mais ici les gens restent dans la région », explique Sophie Saint de Techno Pro. « Une cvthèque c’est un peu de temps car il faut les classer et accuser bonne réception des CV reçus. Mais cela peut être un investissement intéressant », poursuit Marc Lerondeau.

Petite annonce ou chasseur de tête

James ebénistes recrute à haut niveau de compétences. Plusieurs années sont nécessaires, dans leur branche, pour apprécier les qualités d’un professionnel. Toute erreur de recrutement est déplorable.

Autre alternative : la recherche active. Elle peut être classique, par le biais d’un encart dans le journal, plus originale par le parrainage de salariés, ou l’affichage de l’annonce sur un véhicule

de société. « Je passe aussi par Pôle Emploi pour les non cadres et l’Apec pour les cadres. Ces services répondent assez bien à mes attentes », explique Sophie

Saint. Depuis la mise en place d’un site internet pour Techno Pro, elle y met également ses petites annonces. Un moyen relativement efficace car les profils de la région sont at-

tentifs aux offres. Le réseau social de l’employeur peut également être un moyen de détecter des potentiels. « Nous adaptons les moyens en fonction du profil recherché. Nous pouvons faire appel à un organisme de recrutement privé autant pour un technicien que pour un cadre », souligne Rémi James. La recherche de candidats est également le point sensible de Techno Pro, régulièrement en besoin de personnel en CDD et CDI. « Il y a une petite concurrence et le secteur manque de main d’œuvre. Je tâche d’être présente sur les forums de demandeurs d’emploi et d’étudiants pour dénicher les talents. Certains de nos anciens salariés nous envoient également des contacts. » Une solution souvent préconisée : avoir un

Recruter un jeune en alternance

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omme pour l’embauche d’un salarié, le recrutement d’un jeune en alternance demande une bonne préparation et doit s’intégrer dans un projet d’entreprise. « Souvent, ce type d’embauche permet de palier aux départs en retraite à venir ou à la pénurie de main d’œuvre », explique Nathalie Gasnier, conseillère en alternance au groupe FIM à Granville. L’employeur devra veiller à la bonne adéquation entre le profil de poste et l’âge du jeune. En dessous de 18 ans, une législation spécifique régit le travail des jeunes. Pour bien faire son choix, difficile de compter sur l’expérience des candidats. « En entretien, les jeunes,

nathalie Gasnier, conseillère en alternance au groupe FIM à Granville

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tout juste sortis de l’école, sont généralement assez timides. Il est difficile de cerner leur personnalité. » Plus que d’ordinaire, l’employeur devra rassurer le candidat.

Fabienne Kienlen, conseillère en alternance au groupe FIM à CherbourgOcteville.

Un stage d’observation de 15 jours Il est conseillé de ne pas avoir trop d’attente au départ, mais plutôt de chercher à voir si le jeune a une capacité à s’adapter. Un stage d’une semaine pour les demandeurs d’emploi, ajouté à une période d’essai d’un mois permet de valider et le projet pour le jeune, et la faculté d’adaptation pour l’entreprise. L’entreprise peut également s’appuyer sur le groupe FIM pour chercher un jeune. « Nous réalisons un entretien individuel, un test de positionnement pour vérifier que les prérequis scolaires sont là et un test de personnalité. Nous aiguillons ensuite ces jeunes vers les entreprises en fonction des profils recherchés », explique Fabienne Kienlen, conseillère en alternance au groupe FIM à Cherbourg-Octeville. L’aspect pratique doit être abordé avec le jeune,

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son mode de locomotion, son lieu d’habitation pour vérifier que son organisation est viable à long terme. « Nous accompagnons les jeunes dans leurs démarches lorsqu’ils sont en formation chez nous », explique Fabienne Kienlen. Le tuteur est le point à ne pas négliger dans ce type d’embauche. Il sera chargé d’intégrer le jeune dans l’équipe, mais aussi de le suivre sur toute sa période d’alternance. « Certains jeunes ont en effet besoin dans les premiers temps d’avoir quelqu’un qui les motive un peu. » Des formations courtes, entre un et deux jours, permettent au futur tuteur d’aborder cette responsabilité avec sérénité.

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Un entretien n’est pas une rixe Lors de l’entretien, le premier objectif de Sophie est de mettre le candidat à l’aise. « Il y a autant d’enjeu pour moi que pour lui. Je tache de le rassurer pour qu’il puisse s’exprimer le plus naturellement possible. » « Ce n’est pas une guerre, confirme Marc Lerondeau, le recruteur doit aussi vendre son projet au candidat. » L’entretien semi directif est conseillé, « une ques-

Le recruteur doit aussi vendre son projet au candidat.

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compétences ne peuvent pas non plus être le seul critère de sélection. La personnalité du candidat doit correspondre à la culture d’entreprise. Cabinet conseil et agence d’intérim proposent des tests de personnalité pour cerner cette notion difficile à percevoir.

Accueillir son candidat Le choix réalisé, reste à accueillir le candidat dans l’entreprise. L’employeur pourra faciliter son intégration en désignant un tuteur. «  Nous essayons d’être proche du salarié nouvellement arrivé, témoigne le dirigeant de James Ebénistes. Nous avons mis en place un système de parrainage qui permet a la personne d’avoir un interlocuteur privilégié qui le guide mais aussi l’écoute. » Un système que Techno Pro a également adopté. « Nous fournissons un livret d’accueil précisant toutes les règles et l’organisation de la société. Les nouveaux arri-

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vants sont, en plus, encadrés par un chargé d’affaires. Après deux semaines, nous faisons ensemble un point sur la technique et l’organisation », explique Sophie Saint. Pour les salariés dont la venue a engendré le déménagement du conjoint, un accompagnement de ce dernier est également conseillé. « Celui-ci quitte son réseau familial et social. Il peut lui être difficile de s’intégrer. Après plusieurs tentatives infructueuses, il voudra repartir. Un risque important pour l’employeur de perdre son nouvel embauché », analyse Marc Lerondeau. Le club Manche attractivité tente de répondre à cette question. « Nous utilisons les réseaux de chacun pour aider le conjoint à trouver un emploi », explique Sophie Saint de Techno Pro. Une fois la nouvelle recrue intégrée et la période d’essai validée, reste à la retenir. Mais cela est une autre histoire de ressources humaines.

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tion attend une réponse », mais chacun sa méthode. Pas vraiment de question type pour Sophie Saint. « Des questions comme “donnez moi vos deux qualités” ne sont pas très intéressantes », juge-t-elle. Pour éviter l’interrogatoire, elle déroule l’entretien comme une conversation. « Je commence en présentant la société et le profil recherché. Ensuite, je lui demande de me parler de son parcours professionnel. C’est la base pour moi. Là, je perçois le “savoir-être” qui se dégage de la personne. J’écoute la manière dont elle s’exprime. Je cherche à savoir ce qu’elle a déjà fait et ce qu’elle veut faire. » Un entretien s’inscrit généralement entre 45 et 60 minutes. L’élaboration d’une fiche ou d’un référentiel, identique pour chaque candidat, permettra de comparer ces derniers sur des critères similaires. « Mieux vaut éviter de trop travailler au feeling », rappelle Marc Lerondeau, contrecarrant une tendance assez forte. Les

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projet attractif et miser sur le cadre de vie pour séduire audelà des frontières manchoises. Une technique employée par Marc Lerondeau. « J’évite la politique de surenchère qui consiste à aller dénicher les talents chez les concurrents. Nous tentons d’élargir notre réseau grâce au développement d’antennes sur une vaste zone géographique. Nous avons un bureau à Cherbourg-Octeville, à Caen, au Havre et à Reims ». Si le profil a été bien défini, le choix des candidats se fait rapidement. « Je fais un premier tri des CV. Une étape assez rapide et significative. Au final, il m’en reste généralement deux ou trois  », témoigne Sophie Saint de Techno Pro. Après une première prise de contact téléphonique, elle leur propose un rendez-vous, suite à quoi elle fait son choix. Le candidat potentiel passe un second entretien avec un technicien. « Si nous choisissons de lui faire passer un test, nous le prévenons par avance. »

Perspectives

Dossier


➜Commerce

Commerce

Industrie Services

Perspectives

e-commerce, jouez la complémentarité !

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Le secteur du e-commerce français se porte bien. Il affiche, même en temps de crise, une forte croissance (entre 25 et 35 %, selon les années). Faut-il pour autant se lancer sur « la toile » à l’aveuglette ? Éléments de réponses.

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e e-commerce ne connaît pas la crise. En France, selon les chiffres de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD), les ventes sur le net ont bondi de 26 %, en 2009, à 25 milliards d’euros. Le montant moyen d’une transaction a augmenté de 4 %. Parallèlement, l’explosion de l’offre se poursuit. Près de 16 000 sites marchands actifs supplémentaires ont été créés cette année (progression de 35 %). On dénombre, aujourd’hui, près de 64 000 sites marchands en France. Pour 2010, la tendance se confirme (1). En comparaison, le taux de progression du commerce « physique » n’a augmenté que de 2 %. Localement, Alexis Colin, conseiller aux entreprises et aux collectivités pour la CCI Centre et Sud Manche, estime que « l’enquête réalisée par la CCI, en mars 2010 auprès des ménages du centre et sud Manche, montre que le commerce physique n’est pas globalement impacté, pour le moment, par la vente en ligne ». Sur ce même territoire, le ecommerce capte 2,3 % de la dépense non alimentaire des foyers, soit un montant d’environ 19 millions d’euros TTC. L’étude n’inclut pas, toutefois, les services (voyages, etc…) qui contribuent grandement au développement du e-commerce. De plus en plus de commerçants disposent d’un site Internet vitrine, en plus de leur magasin. « Nos chefs d’entreprise ont donc intégré ce nouveau mode de communication », ajoute-t-il.

leur boutique en ligne a permis d’augmenter le chiffre d’affaires de leur point de vente classique. « Inciter ses cyberclients à venir chercher leurs commandes en magasin peut être bénéfique. Un client ferré sur le web qui passe à la boutique, c’est un peu comme un filet dont on a réduit la taille des mailles et qui attrape des poissons plus petits... Surtout que, d’après Philippe Moati, « ceux qui achètent en ligne sont aussi de grands consommateurs en magasin... » n (1) Les cybervendeurs français ont enregistré un chiffre d’affaires de 6,88 milliards d’euros au deuxième trimestre 2010, en progression de + 31 % par rapport au deuxième trimestre 2009, pour un total de 73,5 millions de transactions (+ 26 % en un an), selon l’Association de l’économie numérique (ACSEL).

Marchés publics et CCI

Un site vitrine, en plus du magasin Un indépendant peut jouer la complémentarité « La seule présence sur Internet ne justifie pas toujours la création d’un site et peut même nuire au point de vente, prévient Philippe Moati. Le e-commerce doit apporter une valeur ajoutée à l’activité commerciale de la boutique. » Le chercheur du Crédoc (Centre de recherche sur la consommation) estime ainsi qu’un commerçant indépendant doit jouer la complémen-

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tarité. « Un libraire peut partager ses coups de cœur, faire la chronique d’un livre, faciliter les échanges avec ses clients grâce à un forum, propose Philippe Moati. Un boucher, peut lui aussi avoir un site Internet. Il peut, pourquoi pas, faire profiter les internautes de promotions dans sa boutique, proposer des recettes en ligne ou des conseils de cuisson de tel ou tel morceau... ». Selon la FEVAD, un quart des e-commerçants ayant une boutique physique avouent que

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Les CCI déposent désormais leurs marchés publics exclusivement sur la plate forme « Place de marché interministérielle » (PMI) commune à l’ensemble des ministères. La taille significative du site PMI permet aux entreprises qui s’y inscrivent d’avoir accès à un nombre important de marchés locaux, départementaux et régionaux, grâce à un moteur de recherche. Site : www.marches-publics.gouv.fr

Non aux « billets maculés » Vigie Billet est une association à but non lucratif dont l’objectif est de sensibiliser la population et tout particulièrement les commerçants aux risques d’accepter et de faire circuler les billets de banque maculés provenant de vols... L’association lance une campagne d’information et de sensibilisation sur le thème « n’acceptez pas les billets maculés ».

[Contact] Tél. 01 40 68 08 18 Site : www.vigiebillet.com


Industrie ➜Commerce

Industrie Services

Depuis le 17 septembre dernier, tous les acteurs de la filière nucléaire régionale sont réunis au sein du « Pôle normand des sciences nucléaires et de leurs applications ». Baptisé Nucleopolis, il affine déjà ses projets pour le Grand emprunt.

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der européen du domaine des sciences nucléaires, fondamentales et appliquées », ajoute Daniel Guerreau.

Priorité aussi aux PME-TPE Si les grandes entreprises sont là, les PME ne sont pas oubliées. Le pôle affiche également clairement comme priorité le développement des entreprises travaillant dans le domaine et tout particulièrement les PME et TPE, notamment pour améliorer leur accès aux marchés et aux donneurs d’ordre ou leur permettre une diversification. S’appuyant fortement sur le triptyque Entreprises/Formation/Recherche, les objectifs du pôle sont ambitieux : lisibilité, attractivité, innovation ou créations d’emplois, tant dans l’énergie que la santé.

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Dans ces deux domaines, les projets régionaux ne manquent pas : Archade, le futur Centre européen de recherche et de développement en hadronthérapie (lutte contre le cancer), Spiral 2, le futur accélérateur linéaire de production de noyaux exotiques du GANIL, ou Genesis, le projet d’un laboratoire sur l’étude des comportements des matériaux irradiés… « Sur ces dossiers, le pôle entend bien répondre aux candidatures pour le Grand emprunt », souligne le nouveau président. Déjà, un dossier estampillé Nucleopolis a été envoyé dans le cadre des « Grappes d’entreprises », porté par la DATAR. Première réponse attendue début 2011. Des financements sont à la clé. n

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à la pointe des évolutions, notamment dans les secteurs de la matière, de la santé et de l’énergie », souligne Daniel Guerreau, directeur de recherche émérite au CNRS, ancien directeur du GANIL et de l’école d’ingénieurs ENSICAEN, missionné par le conseil régional de BasseNormandie pour coordonner la création de la nouvelle structure, et élu président du pôle le 17 septembre dernier. Deux études récentes, l’une du Conseil économique et social régional (CESR), l’autre de la Direction régionale de l’industrie (ex-DRIRE), avaient évalué le potentiel régional à plus de 10 000 emplois industriels directs et à une vingtaine de structures de recherche et de formation concernées par cette thématique. « Il s’agit de faire de la Basse-Normandie le lea-

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Nucleopolis compte déjà 45 membres ’est fait ! On en parlait depuis longtemps mais sans jamais le voir émerger. A la mi-septembre à Caen, lors de l’assemblée générale constitutive, Nucleopolis a été officiellement lancé et présenté. Dans l’amphithéâtre de l’ENSICAEN, tous les acteurs de la filière nucléaire (grands groupes, petites entreprises, structures de formation et de recherche et collectivités locales) ont ainsi signé l’acte fondateur du nouveau « Pôle normand des sciences nucléaires et de leurs applications ». Au total, quarante cinq membres sont d’ores et déjà adhérents (de nouvelles arrivées sont attendues). « Nous disposons d’un potentiel d’une richesse unique et sans équivalent au niveau national, constitué d’entreprises ou d’équipes de recherche

Perspectives

Le pôle des sciences nucléaires est né


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Services ➜Commerce

Industrie Services

« Agir pour l’insertion » Au centre de propreté(1) de Granville, dirigé par Hervé Huriaux (à gauche) et Emmanuel Rogue (à droite), l’insertion fait partie de la culture de l’entreprise.

Octeville évoquent de « belles réussites ». « Nous avons la chance de travailler avec des associations d’insertion qui connaissent bien notre entreprise, ce qui permet d’éviter les erreurs de recrutement », témoigne Emmanuel Rogue.

« Nous ne sommes pas un chantier d’insertion, insiste Olivier Longueval. La qualité du service rendu à la clientèle reste la priorité de l’entreprise qui doit être rentable ». Des aides compensatoires peuvent ainsi être accordées pour pallier un manque de productivité. Tout comme le centre de propreté de Granville qui bénéficie d’une aide à l’embauche pour les personnes handicapées. « Ces aides ne peuvent pas être la motivation principale de l’entreprise qui souhaite faire de l’insertion », prévient Emmanuel Rogue.

« De belles réussites »

Des salariés en redevenir

L’insertion par l’activité économique est une démarche à laquelle peu d’entreprises ont spontanément recours. Et pourtant, le centre de propreté de Granville et Sinéo à Cherbourg-

Recruter une personne éloignée de l’emploi nécessite un minimum d’investissement, mais sur un plan humain plus que matériel. « Il est assez rare qu’on doive aménager des postes, et

olivier longueval, gérant de l’entreprise d’insertion Sinéo à Cherbourg-Octeville.

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quand c’est le cas, ce sont souvent de petites choses, comme la création d’une place de parking handicapé par exemple », témoigne Emmanuel Rogue. « Il faut être attentif, à l’écoute, disponible, reconnaît Olivier Longueval. Mais quand on voit le résultat… ». Certains seront recrutés définitivement, d’autres s’orienteront vers un autre emploi. « L’objectif n’est pas tant de leur apprendre un métier qu’à travailler », souligne le gérant. Olivier Longueval en est convaincu : « toute entreprise peut faire de l’insertion à son niveau, et pas seulement dans le nettoyage ou les espaces verts, précise-t-il. La logique est la même que pour l’apprentissage sauf que nous accompagnons des personnes, non pas en devenir, mais en redevenir ». n

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ADNP – CTSA Sinistres – MDP Services Maison et Services - NFP

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ne entreprise peut vouloir se développer tout en aidant des personnes en difficulté. Hervé Huriaux s’y emploie depuis plus d’une vingtaine d’années. À Granville, il dirige un centre de propreté regroupant trois entreprises de nettoyage ainsi qu’un centre de formation aux métiers de l’entretien (1). « Nous comptons actuellement 24 travailleurs handicapés sur l’ensemble de nos structures et 4 anciens bénéficiaires de minima sociaux sont toujours en poste chez nous, indique Emmanuel Rogue, directeur adjoint du centre et responsable des ressources humaines. Nous ne sommes soumis à aucune obligation, c’est un choix : nous pouvons tous être confrontés à un accident de parcours ». Une conviction partagée par Olivier Longueval, gérant de Sinéo, à Cherbourg-Octeville. Son entreprise, créée il y a trois ans, est spécialisée dans le nettoyage de véhicules auprès d’une clientèle essentiellement professionnelle. L’entreprise compte actuellement 8 salariés en contrats aidés. « Lorsque je recherchais un emploi, je m’étais promis qu’un jour, j’aiderais ceux qui rencontrent des difficultés pour s’insérer », témoigne-t-il.

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Par conviction, des chefs d’entreprise font le choix de recruter des personnes éloignées de l’emploi pour construire avec elles un parcours d’insertion professionnelle durable. Témoignages.

Perspectives

Recrutements solidaires


➜ensemble

: interview express • groupe fim • création d’entrepris

Interview Express

Groupe FIM

bruno Richebé

développement à l’international

« Pas un stagiaire ne quittera le groupe sans parler l’anglais »

Perspectives

président d’Alizé manche et directeur de dcns cherbourg*.

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Depuis la rentrée, le groupe FIM mise sur l’international en proposant une palette de formations adaptées. Pour tous ceux qui veulent s’imprégner d’autres cultures, mieux maîtriser l’anglais ou encore conquérir les marchés extérieurs.

« l’objectif 2010-2012 : 200 emplois soutenus » Qu’est-ce qu’Alizé Manche ? Alizé est un réseau national porté par les Chambres de Commerce et d’Industrie et piloté, dans la Manche, par la CCI Centre et Sud Manche. Ce dispositif est dédié aux TPE, PME et PMI qui veulent développer des activités novatrices, ou à des projets de création d’entreprises. L’objectif est de soutenir et de développer l’emploi sur notre territoire. Ainsi, pour leurs projets, les entreprises peuvent bénéficier d’un accompagnement par les grandes entreprises locales qui mettent leurs compétences à leurs dispositions, ainsi que d’un soutien financier sous forme d’une avance remboursable à taux zéro. Le dispositif se déploie dans le cadre d’une convention signée par le Préfet pour une durée de trois ans. Quel est le bilan de la dernière convention ? Durant la période 2006-2009, 30 projets ont été accompagnés et 5 PME ont bénéficié, au total, d’une avance remboursable de 90 000 e. Dans le cadre de cette convention, ce sont ainsi 167 emplois qui ont été soutenus dont 45 ont été créés. Quelque 300 jours de compétences ont été mobilisés, en tout, par les grandes entreprises, dans des domaines variés : ressources humaines, formation, gestion, marketing, organisation de la production... Une nouvelle convention a été signée en décembre 2009 pour la période 2010-2012. Quels sont les objectifs ? Notre objectif est d’atteindre les 200 emplois soutenus, dont 50 % de création. Un objectif ambitieux, mais nous avons déjà traité une dizaine de dossiers de soutien et de création d’activité depuis le début de l’année 2010. Deux exemples : Au claire de la terre, TPE qui s’est lancée dans la fabrication et la distribution par Internet de couches lavables bios, a été accompagnée par Les Tricots Saint-James pour son atelier de fabrication et a bénéficié d’une avance remboursable de 15 000 e. Trois emplois ont déjà été créés. A Saint-Malode-la-Lande, l’entreprise VD Marine relance la construction de petits bateaux (type Doris). Outre l’avance de 7 500 e, j’ai par exemple personnellement conseillé l’entreprise sur son organisation industrielle. L’originalité de ce dispositif explique son succès ? Oui, et particulièrement dans la Manche, où le volet accompagnement par les grandes entreprises est très développé. Celles-ci n’hésitent pas à mettre à disposition des TPE et PME des cadres de haut niveau, pour les aider dans leur projet. Ce réseau de solidarité, c’est ce qui fait toute la richesse de ce dispositif… C’est pourquoi nous souhaitons aujourd’hui mieux faire connaître Alizé Manche auprès des petites entreprises, afin qu’un maximum d’entre elles puissent en bénéficier et être accompagnées. n

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onnaître une langue, c’est bien, mais il faut aussi savoir faire des affaires avec des étrangers, affirme Tony Bates, responsable départemental de la filière Langues Interculturel International (L2l) au groupe FIM. Nous avons identifié un besoin des entreprises et, aujourd’hui, nous leur proposons une solution sur-mesure, dans la Manche, pour accompagner leur développement et celui de leurs salariés à l’international. » Intégrer ou manager une équipe multiculturelle, travailler avec des Américains, se préparer à l’expatriation..., les formations délivrées doivent permettre aux salariés non seulement de comprendre et parler l’anglais mais également de connaître la civilisation et les comportements à adopter pour chaque pays. A Granville, on mise aussi sur l’immersion. « Le 29 septembre dernier, 26 stagiaires ont été reçus sur l’île de Jersey dans le restaurant La Pomme D’Or, raconte Isabelle Pihuit,

« les stagiaires de la filière Hôtellerie-Restauration du sud Manche en visite sur l’île de Jersey. »

responsable de la filière Hôtellerie-Restauration dans le sud Manche. Ils ont assisté à des démonstrations en cuisine, visité la réception et la partie hébergement et 4 d’entre eux ont même passé des entretiens préalables en vue d’effectuer un stage dans l’établissement. Le reste du groupe a fait le tour de l’île pour découvrir la partie historique et culturelle. » Aujourd’hui, la pratique d’une langue étrangère est incontournable. Pour Isabelle Pihuit, « c’est même une

plus-value. Cette année, nous avons intensifié les cours d’anglais dans nos formations. L’objectif, pour 2010, est qu’aucun stagiaire ne quitte le groupe sans parler cette langue. » n [contacts] Tony bates, Cherbourg-Octeville - Tél. 02 33 78 86 88 E mail : tb@fim.fr isabelle Pihuit, Granville - Tél. 02 33 91 21 30 E mail : ip@fim.fr Site : www.fim.fr

En bref Formation en énergies renouvelables

Formation en données multimédias

Le technicien intégrateur de données multimédias, formé en alternance pendant 2 ans (Bac + 2) à Saint-Lô, apporte à l’entreprise l’expertise pour réaliser tous ses projets multimédias. La formation porte sur le graphisme, l’image, le son, la conception et le développement de site. Elle est ouverte en contrat de professionnalisation ou congé individuel de formation pour les salariés ou demandeurs d’emploi, et aux étudiants.

Une nouvelle formation « Technicien de maintenance et conseil en énergies renouvelables » est proposée à Granville. En alternance, sur un an, elle est ouverte en contrat de professionnalisation, droit individuel à la formation, congé individuel de formation pour les salariés ou demandeurs d’emploi.

[contact]

Granville, tél. 02 33 91 21 30

[contact]

* DCNS préside le comité d’agrément du réseau Alizé Manche, chargé d’étudier les projets de développement des PME.

Saint-Lô, tél. 02 33 77 43 50

Site : www.reseau-alize.com/alize-manche_fr_03_01.html J o u r n a l

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Ensemble

Création et reprise d’entreprise

Les prestations des CCI

bar-restaurant l’Anse de sciotot aux Pieux

Gildas Esnault et Marie Lepotier ont repris en mai dernier le bar-restaurant l’Anse de Sciotot, aux Pieux. Pour développer sa toute première affaire, le jeune couple bénéficie d’un accompagnement en pré et post-création avec la CCI.

Les créateurs, les entreprises inscrites au RCS ou leurs mandataires peuvent faire leurs déclarations d’immatriculation de modification ou de radiation en ligne sur le site internet des CFE des CCI, de manière très simple, grâce à une liste de questions. Il suffit de se laisser guider.

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’est en vacances dans le Cotentin que Gildas Esnault et Marie Lepotier sont tombés sous le charme du bar-restaurant L’Anse de Sciotot, avec sa terrasse en front de mer. L’établissement, alors en liquidation judiciaire, affiche un prix de vente à la portée du jeune couple, tous deux saisonniers dans la restauration à Soulac-surMer en Gironde. « J’avais envie depuis quelque temps d’avoir ma propre activité, confie le chef-cuisinier. Nous avons décidé de saisir l’opportunité ». Le contact est rapidement pris avec un conseiller de la CCI. « Dans le cadre d’Entreprendre en France, nous avons bénéficié d’un prêt d’honneur de 10 000 €, indique Gildas Esnault. Cela donne forcément un coup de pouce ». Une fois l’accord de la banque et la remise des clés, « nous avons dû entreprendre quelques travaux pour rafraîchir les lieux ». La « nouvelle » Anse de Sciotot ouvre le 12 mai.

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[contact] www.cfenet.cci.fr

AEF : 2 millions d’entreprises accessibles

Gildas esnault et marie lepotier ne manquent pas de projets pour dynamiser leur établissement.

La clientèle, essentiellement locale, apprécie la cuisine traditionnelle et la remise au goût du jour de plats anciens comme la tête de veau. « La saison s’est plutôt bien passée avec jusqu’à 150 couverts par jour cet été ». De quoi encourager le couple à poursuivre cet hiver les travaux qu’il avait imaginés. « Il y a beaucoup de choses à faire pour développer l’activité ». Pour les aider, la CCI les a intégrés dans le dispositif NACRE (Nouvel accompagnement à la création et à la reprise

d’entreprise). « Pendant trois ans, nous allons bénéficier d’un suivi régulier par un conseiller de la CCI et l’association Egée, explique Gildas Esnault. Les avis et regards extérieurs sont importants pour nous. Si l’on veut être performants, nous avons intérêt à nous entourer de personnes qui peuvent nous transmettre leur savoir-faire ». n

[contact] bar-restaurant l’Anse de sciotot 5, le Hameau Courtois 50 340 Les Pieux Tél. 02 33 08 53 09

> 5 jours pour entreprendre à la cci de cherbourg-cotentin Stage de formation • Cherbourg-Octeville : 10 au 14 janvier, 7 au 11 février, 7 au 11 mars.

coût pris en charge par les cci.

150 _ TTc par participant.

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Espacemanche.com pour s’implanter Vous recherchez un terrain, un bâtiment industriel ou artisanal, des bureaux dans la Manche ? Pour consulter les offres, mises à jour en temps réel par les professionnels de la transaction immobilière et foncière, connectez-vous sur : www.espacemanche.com

Chefs d’entreprise :

« Mieux vaut prévenir que guérir » Un rendez-vous au Centre d’information et de prévention des entreprises en difficulté (CIP) assure au chef d’entreprise un entretien confidentiel, gratuit et strictement informatif. Une solution pour mieux anticiper les difficultés et mieux utiliser les procédures amiables.

> 5 jours pour entreprendre à la cci centre et sud manche Stage de formation avec un accompagnement individuel. • Agneaux : 6 au 12 janvier et 24 au 30 mars. • Granville : 10 au 16 février. module « 5 jours » et un accompagnement individuel : 150 eTTc. un accompagnement individuel sur rendez-vous : 150 e TTc par participant. inscription obligatoire : • Agneaux et Granville : 02 33 91 33 57 • Cherbourg-Octeville : 02 33 23 32 33 J o u r n a l

[contacts] CCI Centre et Sud Manche Adelaïde beloin, Tél. 02 33 91 33 49 CCI de Cherbourg-Cotentin Pierric Hourçourigaray, Tél. 02 33 23 32 15

[contacts] CCI Centre et Sud Manche sandra legall, Tél. 02 33 91 33 90 CCI de Cherbourg-Cotentin evelyne leterrier, Tél. 02 33 23 32 41

rencontres pour entreprendre

> créa’info / Une demi-journée collective pour construire son projet : parcours de la création, aides, formalités, coût de la protection sociale… • Agneaux, 9 h à 12 h : 3, 17 et 31 janvier, 14 février, 7 et 21 mars. • Cherbourg-Octeville, 14 h à 17 h : 6 et 20 janvier, 3 et 17 février, 3 et 17 mars. • Granville, 9 h à 12 h : 10 et 24 janvier, 7 et 21 février, 14 et 28 mars.

L’annuaire des entreprises de France (AEF) est un outil marketing et commercial qui vous permet d’accéder facilement à un annuaire de 2 millions d’entreprises françaises. En combinant 30 critères de recherche, les deux CCI procurent des listes d’entreprises adaptées à chaque besoin.

[contact] Point accueil CIP : 06 63 98 24 60 l a

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Un accompagnement pendant trois ans

Perspectives

CFEnet : les formalités déclaratives en ligne

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eprises • En bref


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à tête

Perspectives

Petit poisson deviendra grand

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Franck Gouix ➽ Holding PAM

Cherbourg-Octeville

D’une petite activité familiale de mareyage, le Cherbourgeois Franck Gouix a fait une entreprise aux multiples branches, employant au total 40 salariés. La société Saumon de France en est l’un des pivots.

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our offrir une vision claire et précise de son entreprise, Franck Gouix passe au tableau. « C’est un peu compliqué, » convient-il. Sur la feuille blanche, il dessine un organigramme de cinq sociétés, administrées par un holding dont il est le directeur. Point commun entre toutes ces ramifications : le poisson. À l’origine, ses parents possédaient une petite activité de mareyage. Une histoire de famille qu’il a fini par rejoindre après avoir brillé dans la sphère parisienne. « J’étais directeur

marketing d’un grand groupe d’assurance crédit. Un poste très intéressant. » L’opportunité de reprendre l’entreprise familiale l’a séduit et ramené à Cherbourg. Il a alors 34 ans et des envies d’être son propre chef d’entreprise. « C’était l’occasion, explique-t-il. L’aspect humain de cette entreprise m’intéressait et le challenge était motivant. » Il se lance alors avec passion dans ce défi. L’aventure a démarré il y a une dizaine d’années. Il ouvre avec ses parents une poissonnerie en centre ville, « la Poissonnade », développe l’activité de mareyage puis crée, en parallèle, une entreprise chargée de l’éviscération du saumon : « Fish Service » - en 2004. Cette activité voit le jour en partenariat avec Saumon de France. « Ils avaient besoin de personnes connaissant la qualité du poisson et capable d’organiser des chaînes de proJ o u r n a l

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duction pour l’éviscération. » Comme une suite logique, il rachète Saumon de France, en 2008, avec deux partenaires : Franck Gondal et Gavin Moss. « Chacun de nous croit beaucoup dans ce produit. Et puis, cette acquisition rentre dans une logique d’association de compétences entre l’élevage, la connaissance du marché et la transformation des produits de la mer. »

L’achat de Saumon de France

tats positifs », confirme Franck Gouix. Le produit est très sollicité et la demande dépasse l’offre. « Nous sommes les seuls en France à élever du saumon en pleine mer. De plus, c’est un produit de grande qualité au goût exceptionnel et peu gras », explique-t-il, non sans fierté. La clef de la réussite ? Une densité de poissons dans les cages moins importante que celle de ses concurrents. En 2010, 800 tonnes seront sorties des flots cherbourgeois. Mais la production maximale, qui devrait être atteinte d’ici deux ou trois ans, ne dépassera pas les 1 200 tonnes par an afin de ne pas dénaturer le poisson. La société GMG (Gouix, Moss, Gondal), détentrice de l’élevage de saumon, crée une véritable synergie au sein du holding. Elle offre une matière première et une image de marque aux autres sociétés (Manche marée, Fish Service, Nutrifish et la Poissonnade). La ferme aquacole n’est cependant pas le seul moteur de cet ensemble. « Il y a des salariés motivés et compétents qui permettent à chaque société de se développer et d’atteindre les objectifs », rappelle le dirigeant. L’esprit d’équipe est une notion importante pour Franck Gouix, peu enclin à se mettre en avant. Ce sont les « hommes » qui font la réussite d’une entreprise. n

Holding PAM

(Manche Marée, La Poissonnade, Fish Service, Nutrifish, GMG (Saumon de France) La ferme aquacole ayant déjà

déposé le bilan trois fois, c’est un challenge important. Mais Franck Gouix ne court pas après la routine. Pour l’instant, les efforts semblent porter leurs fruits. « Les deux premières années ont donné des résuld e s

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Création : 2004 Activités : mareyage, élevage, négoce, éviscération, transformation des co-produits, poissonnerie. Effectif : 40 salariés Commune : Tourlaville E mail : fgouix@manchemaree.fr Site : www.saumondefrance.eu/


Tête à tête novation de produits adaptés aux tendances de consommation actuelles et par le repositionnement de notre offre en termes de prix », explique le responsable. A ses côtés depuis peu, JeanNoël Le Carpentier, 38 ans, le nouveau directeur du développement, est arrivé en voisin, venu tout droit de chez Florette où il était en charge de l’export. Aux commandes de la petite « pépite », le duo nourrit de belles ambitions pour elle. Avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 11 millions d’euros en 2010

Soupes et purées au menu Lessay

A la tête de Créaline, Joël Scheck n’est pas peu fier de sa nouvelle usine, inaugurée en octobre dernier. A Lessay, le fabricant français de soupes et de purées fraîches veut désormais doubler Joël Scheck et Jean-Noël Le Carpentier sa production.

➽ Créaline

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et un effectif de 50 salariés, l’entreprise vise un objectif de 15 millions d’euros à l’horizon 2015. De même, sa production devrait passer de 2 000 tonnes de produits finis par an à 4 ou 5 000 tonnes d’ici cinq ans. Pour y parvenir, la nouvelle usine est stratégique. D’un investissement de 5 millions d’euros, elle affiche fièrement ses 4 000 m2 et permet désormais une capacité de production de 25 tonnes de produits par jour, soit 10 000 litres de soupes et 15 tonnes de purées. Avec toujours, sa marque de fabrique : la fraîcheur. Depuis son origine, ses produits, fabriqués à base de légumes frais et cuits à la vapeur, ont fait son succès. « Nous faisons le choix de produits faits « comme à la maison », en restant proches de nos bassins d’approvisionnement », expliquent les deux responsables. Lancés il y a peu, ses nouveaux produits (saveurs et formats multiples), et même une nouvelle identité visuelle, ont donné le coup d’envoi de sa politique. Dès 2011, la marque veut renforcer sa pénétration en GMS (Grandes et moyennes surfaces), répondre aux attentes du consommateur, de l’individuel au familial, accompagner le marché du bio et enfin développer l’export et le marché des collectivités. L’entreprise étudie également la possibilité d’une offre sous marque distributeur (MDD). Les grandes « casseroles » de Créaline vont chauffer ! n

Créaline

Création :1991 Activité : fabrication de purées et de soupes fraîches Effectif : 50 salariés Adresse : espace d’activités Fernand Pinel à Lessay Tél. 02 33 45 91 91 Site : www.crealine.fr

Perspectives

Créaline veut doubler sa production de purées et de soupes

19 2 0 1 1

taires. « Je suis dans ce secteur avec passion », reconnaît-il. Fondée en 1991 par une famille pionnière sur le développement des salades préparées en sachet, puis revendue, Créaline se développe tandis qu’en 2008 s’opère le rapprochement progressif avec Florette (filiale d’Agrial) qui se finalise, en 2009, après la disparition de l’actionnaire majoritaire. L’entreprise est aujourd’hui la première marque française de purées fraîches de légumes (80 % de l’activité) et de soupes fraîches (20 % de l’activité). Pionnière et leader, notamment sur les purées, Créaline entend bien le rester. « Pour cela, notre développement passe par l’in-

J a n v i e r

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ur le bord de la route, à l’entrée de Lessay, venant de Périers, le nouveau bâtiment, flambant rouge, a pris sa place dans la rangée des entreprises déjà bien installées dans la zone industrielle. Venant de Quettreville-sur-Sienne, la petite PME agro-alimentaire innovante veut maintenant passer la vitesse supérieure. « Nous entendons réveiller la marque avec ce déménagement », souligne Joël Scheck, directeur général de Créaline. A 63 ans, le dirigeant est à la tête de l’entreprise depuis 2003. Lorrain d’origine, de formation ingénieur agronome, il sera très vite bercé dans de grands groupes agroalimen-


➜en

En fiche

fiche

Soldes, liquidations, ventes au déballage… Comment s’y retrouver ? Pour écouler rapidement un stock de marchandises, la loi permet au commerçant de solder, déballer, liquider. Mais attention, ces dispositions interviennent dans un cadre très réglementé. Le point sur la législation et ses dernières évolutions.

À qui s’adresser ?

Soldes

Accompagnées ou précédées de publicité annonçant des réductions de prix, les soldes permettent l’écoulement accéléré des marchandises en stock. Les produits doivent avoir été proposés à la vente et payés depuis au moins un mois à la date de début de la période de soldes. Depuis le 1er janvier 2009 et la loi de modernisation de l’économie (LME), les deux périodes traditionnelles de soldes annuels (été et hiver) sont réduites à une durée de cinq semaines chacune, au lieu de six auparavant (avec possibilité de dérogation pour les départements frontaliers ou ceux connaissant une forte saisonnalité des ventes). Leurs dates sont désormais fixées nationalement par décret.

Soldes d’hiver

Les soldes d’hiver débutent le 2ème mercredi du mois de janvier à 8 heures du matin ; cette date est avancée au 1er mercredi du mois lorsque le 2ème mercredi intervient après le 12 janvier. En 2011 : du 12 janvier au 15 février 2011.

Soldes d’été

Le gouvernement a décidé d’avancer d’une semaine le début des soldes d’été, soit le 22 juin 2011, au lieu du 29 juin. L’été dernier, bon nombre de commerçants s’étaient en effet estimés pénalisés par un début des soldes tardifs, le 30 juin, trois jours avant les vacances scolaires. Le décret du 11 octobre 2010 précise : « les soldes d’été débutent le dernier mercredi du mois de juin à 8 heures du matin ; cette date est avancée à l’avant-dernier mercredi du mois de juin lorsque le dernier mercredi intervient après

• Pour les ventes au déballage : les maires des communes concernées par la vente. • Pour les liquidations de stocks et les soldes : Sous-Préfecture de Cherbourg / Bureau de la réglementation Tél. 02 33 87 81 63. le 28 du mois. » En 2011 : du 22 juin au 26 juillet 2011.

Soldes flottants

La loi de modernisation de l’économie a par ailleurs instauré la possibilité pour les commerçants d’organiser des soldes dits « flottants », limités à deux semaines par an, à différentes périodes de l’année. Ces soldes flottants peuvent être effectués individuellement et à des dates choisies librement par le commerçant, à l’exception du mois précédent les soldes fixes. Ils sont soumis à déclaration préalable auprès de la Préfecture du lieu des soldes ou du siège pour les entreprises de vente à distance. Le 6 décembre dernier, alors que leurs suppressions étaient dans l’air, le gouvernement a décidé de suivre les recommandations du rapport qui lui a été remis sur le fonctionnement de ces soldes flottants et donc de poursuivre, pour l’année 2011, l’application du dispositif tel que prévu par la LME.

Promotions de déstockage

Depuis le 1er janvier 2009, les commerçants peuvent également annoncer des réductions de prix pour déstocker en dehors des périodes de soldes : il s’agit de promotions de dés-

tockage (commerces, catalogues ou sites électroniques). Ces annonces doivent être conformes aux dispositions de l’arrêté du 31 décembre 2008, relatif aux annonces de réduction de prix à l’égard du consommateur.

Liquidations

À la suite d’une décision de cessation, de suspension saisonnière, de changement d’activité, ou de modification substantielle des conditions d’exploitation, les commerçants ont le droit de procéder à des liquidations de stock. Elles sont soumises à déclaration préalable auprès de la sous-préfecture de Cherbourg.

Ventes au déballage

Les ventes au déballage sont les ventes effectuées dans des locaux ou sur des emplacements non destinés à la vente au public : vide grenier, braderie, brocante, salon des antiquaires, marché de Noël, bourse d’échange, exposition avec vente, mais également les ventes réalisées sur les parkings, dans les halls, réserves et galeries marchandes des établissements commerciaux. Elles font l’objet d’une déclaration préalable auprès du maire de la commune dont dépend le lieu de vente. n

• Pour les informations sur les réductions de prix et réglementation de la concurrence : Direction départementale de la protection des populations (qui regroupe Direction des services vétérinaires (DSV) et Directions départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DDCCRF), place de la Préfecture - 50 009 Saint-Lô cedex - Tél. 02 33 77 51 00

Contacts CCI • CCI Centre et Sud Manche : François Le Goff Tél. 02 33 91 33 79 E mail : fl@granville.cci.fr Guylaine Gauquelin, Tél. 02 33 77 86 86 E mail : gg@granville.cci.fr • CCI de Cherbourg-Cotentin : Hervé Le Pennec Tél. 02 33 23 32 31 E mail : hlepennec@cherbourg-cotentin.cci.fr


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