Page 1

COMMERCE

INDUSTRIE

[Page 12]

[Page 13]

Les commerces accessibles à tous

Le port de Cherbourg mobilisé

SERVICES

Taxe poids lourds les professionnels mécontents [Page 15]

JANVIER 2013

#38

Perspectives Le journal d’information des CCI de la Manche

DOSSIER

Emploi : des remèdes pour les offres en souffrance Alors que le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse de progresser, des entreprises de la Manche peinent à pourvoir certaines offres d’emploi. Des solutions existent, d’autres se mettent en place. Les CCI s’y emploient aux côtés de tous les acteurs du développement économique.

[Pages 8 à 11]


8 Dossier

édito

Emploi : des remèdes pour les offres en souffrance

Retrouvez toute l’actualité des CCI de la Manche ainsi que les agendas et les permanences…

18 Tête à tête ➽ Granville

Développer les compétences et la formation tout au long de la vie, c’est notre engagement auprès des entreprises tourné vers un double objectif : l’emploi et la croissance. Une pertinence puisque les CCI se sont vues, constamment, confier par la loi une mission de formation professionnelle, initiale et continue, afin de satisfaire les besoins des entreprises. Le groupe FIM, l’institut de formation des CCI de la Manche, ce sont 6 000 stagiaires, apprentis et étudiants, salariés et individuels formés chaque année, 75 formations du CAP au Master 2, 88 % de réussite aux examens, 80 % trouvent un emploi dans les 6 mois après la fin de leur formation.

Bien charpenté

16 Ensemble

Nous sommes donc bien là pour former pour un emploi, en adéquation avec les besoins des entreprises. Voilà notre vraie différence : notre proximité avec les entreprises, notre capacité à anticiper leurs besoins de formation pour des nouveaux métiers, notre maturité au travers de plus d’un siècle d’expérience et notre légitimité en représentant plus de 80 % des employeurs privés

Groupe FIM

La sécurité passe par la formation

➽ Martinvast

Le Rabio : le commerce, autrement

Nos politiques en termes de formations nous amènent à préparer les jeunes à entrer dans la vie professionnelle, notamment par la voie de l’apprentissage, en diversifiant notre offre de formation pour répondre aux attentes évolutives des entreprises ; à former les demandeurs d’emploi sur des formations longues qualifiantes, pour faciliter leur retour à l’emploi ; et, bien sûr, à former les salariés en proposant à leurs dirigeants une approche globale formation et gestion des compétences, la formation des salariés étant primordiale pour maintenir la compétitivité des entreprises, notamment celle des TPE et PME.

Création et reprise d’entreprise

Pour cela, il ne faut pas que l’équilibre qui a prévalu jusqu’ici dans le cadre d’une libre affectation de la taxe d’apprentissage soit mis en cause. Avec le président de CCI France, nous plaidons donc pour une rationalisation du dispositif de collecte et pour une concertation sur les nouvelles conditions d’affectation des fonds libres.

CCI : l’engrais des jeunes pousses d’entreprise

La coopération entre acteurs s’est développée au fil des années. Elle est bien évidemment incontournable. Ces coordinations avec la Région et les organisations professionnelles renforcent notre mission de formation.

20 En fiche Vendre un commerce, une affaire de professionnels

Nous vous souhaitons une bonne année pour vous et le développement de votre entreprise. n

Perspectives Janvier 2013 - n°38 Journal d’information des CCI de la Manche

Publication des deux CCI de la Manche : CCI Centre et Sud Manche - BP 219 – 50402 Granville cedex - Tél. 02 33 91 33 91 - Fax 02 33 50 63 11 - E mail : cci@granville.cci.fr - www.centreetsudmanche.cci.fr CCI Cherbourg Cotentin, Hôtel Atlantique, bd Félix Amiot – BP 839 – 50108 Cherbourg-Octeville cedex / Tél. 02 33 23 32 00 – Fax : 02 33 23 32 28 - E-mail : com@cherbourg-cotentin.cci.fr - www.cherbourg-cotentin.cci.fr Directeur de la publication : Loïc Houssard / Rédaction en chef : Catherine Josselin, Florence Héroult / Comité de rédaction : Daniel Guérin, Erwan Le Roux, Patrick Merlin, Patricia Pignot-Perez, Claude Poulain, Joël Viger. Conception, rédaction, photographies et mise en page : aprim-caen.fr / Impression sur papier recyclé : groupe Corlet Imprimerie / Régie publicitaire : Ouest Expansion / ISSN : 1762-9055 / Tirage : 18 095 exemplaires. J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e

3 2 0 1 3

4 Actualité

Loïc Houssard Jean-Claude Camus Président du groupe FIM Président de la Président de la CCI Cherbourg Cotentin CCI Centre et Sud Manche

J a n v i e r

Alors que le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse de progresser, des entreprises de la Manche peinent à pourvoir certaines offres d’emploi.

Perspectives

La formation, un engagement historique des CCI


➜l’actualité

des cci

Semaine du goût d’entreprendre

Perspectives

Cherbourg Cotentin

J a n v i e r

2 0 1 3

4

Déjeuners d’affaires du vendredi

Du 19 au 23 novembre, Manche Développement(1) organisait la 7ème édition de la Semaine du goût d’entreprendre. Parce que l’envie d’entreprendre se cultive et se transmet, une vingtaine de chefs d’entreprise, issus de tous secteurs et

tous horizons, a témoigné auprès de plus de 900 lycéens, étudiants et collégiens dans les établissements scolaires pour partager leur expérience et leur passion. n (1)

Nouveau concept mis en place en 2012, les déjeuners d’affaires du vendredi ont lieu une fois par mois à la CCI. Ce rendez-vous s’adresse aux industriels et prestataires de services aux entreprises. C’est un moment privilégié pour enrichir son réseau relationnel et faire des affaires. La participation est gratuite mais la réservation est obligatoire (cf. agenda).

Les deux CCI de la Manche, la Chambre de métiers et de l’artisanat et la Chambre d’agriculture.

(Contact)

Elisabeth Lepetit - Tél. 02 33 23 32 57 E mail : elepetit@cherbourg-cotentin.cci.fr Votre entreprise change : prévenez le CFE Pensez à mettre à jour les informations qui concernent votre entreprise ! Modifications d’adresse, téléphone, forme juridique, nouvelle adresse e-mail ou création de site internet. Toutes ces informations nous intéressent. Contactez le service fichier/CFE de la CCI. (Contact) 

Nelly Dugardin - Tél. 02 33 23 32 05 E mail : ndugardin@cherbourg-cotentin.cci.fr Maître-Restaurateur au Vauban Le restaurant « Le Vauban » a reçu de la Préfecture de la Manche le titre de maîtrerestaurateur, une reconnaissance du savoir-faire et du professionnalisme de l’établissement qui valorise une cuisine de qualité faite maison et à base de produits frais.

Elie Cohen à Torigni-sur-Vire Le 6 novembre dernier, la CCI Centre et Sud Manche a invité Elie Cohen, économiste, sur le thème « 2020 : quelle France ? » afin que les chefs d’entreprise puissent, en confiance et en temps voulu, anticiper les bonnes décisions pour assurer un rebond pérenne de l’activité, trop souvent atone actuellement. Près de 250 personnes ont participé à cette conférence-débat, à Torignisur-Vire, au cours de laquelle le conférencier a fait part de son point de vue sur les questions : la crise de la dette sera-t-elle vaincue ? Comment ? Quels défis le monde économique doit-il relever pour assurer un rebond pérenne ? n

Colloque sur l’attractivité en février La CCI Cherbourg Cotentin organise, en partenariat avec le Syndicat mixte du Pays du Cotentin, un colloque le 14 février prochain (cf. agenda) sur le thème de l’attractivité du territoire, « Le Cotentin est-il attractif ? ». Lors de cette demi-journée seront conviés politiques, institutionnels et entreprises. Différents intervenants viendront définir l’attractivité et identifier les composantes d’un territoire attractif. Des témoignages extérieurs illustreront

J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

cette rencontre où le monde politique côtoiera le monde économique. La dernière table ronde de ce colloque sera consacrée aux leviers d’actions. Les conclusions permettront de définir les modalités du suivi qui seront mises en place afin que cette thématique engage un travail partenarial. n

M a n c h e

[Contact] Coralie Simon, CCI Cherbourg Cotentin Tél. 02 33 23 32 22 – E mail : csimon@cherbourg-cotentin.cci.fr


Actualité Les lauréats des « Espoirs de l’économie 2012 »

• À la CCI Centre et Sud Manche Benoît Gouault et Guillaume Grasset, Web Cycle (négoce de cycles et matériels) à Saint-Hilaire-du-Harcouët. Linda Lesauvage-Trebern, Fem Dimages (studio de photographie) à Bréhal. Pierre-Adrien Hee, Cuisin’Hée (aménagement de cuisines et salles de bains) à SaintSenier-sous-Avranches. Les lauréats ont reçu un prix de 1 000 € attribué, pour moitié, par la CCI Centre et Sud Manche et la Fédération bancaire française. n

(Contact)

Catherine Josselin Tél. 02 33 91 33 91 E mail : cj@granville.cci.fr Nouvelle CCI à Saint-Pair-sur-Mer Depuis le 20 décembre, la CCI Centre et Sud Manche accueille ses visiteurs dans le nouvel hôtel consulaire à Saint-Pair-sur-Mer (zone d’activités de La Lande, route d’Avranches). (Contact)

Tél. 02 33 91 33 91

Les lauréats de la CCI Cherbourg Cotentin...

En mars, salon pour l’emploi Le 13ème Salon pour l’emploi se déroulera vendredi 15 mars, de 16 h à 20 h, à la Cité des sports à Granville. La CCI est partenaire de cet événement qui offre aux dirigeants d’entreprises l’opportunité de recruter. Un nouveau service est proposé : recrut’express. Il permettra d’accueillir les employeurs ne pouvant se libérer que brièvement, de proposer aux dirigeants de TPE d’expérimenter la rencontre directe avec le public et, enfin, de proposer des CV aux employeurs qui ne pourraient pas se déplacer. Inscription préalable sur le site www.mission-locale-granville.com.

...et de la CCI Centre et Sud Manche.

La Semaine de l’industrie en mars Les deux CCI de la Manche et leurs partenaires(1) organisent la 2 ème édition de la Semaine de l’industrie du 18 au 24 mars 2013. Cet événement national a pour vocation de faire découvrir au grand public, en particulier aux jeunes et aux demandeurs d’emploi, la réalité

des métiers et des activités développés par les entreprises industrielles. Il s’organise autour de différents rendez-vous : visites de centres de formation et d’entreprises, job dating industrie, tables rondes et conférences. Entrée libre sur inscriptions au préalable. n

CCI Cherbourg Cotentin, la Maison de l’emploi et de la formation, la Technopole, l’Union des industries et des métiers de la métallurgie de la Manche, l’IUT, le Pôle emploi / CCI Centre et Sud Manche et l’Union des industries et des métiers de la métallurgie de la Manche.

(1)

J o u r n a l

[Contacts] Anne-Claire Perrot, Maison de l’emploi et de la formation (Cotentin) E mail : acperrot@mef-cotentin.com – Site www.mef-cotentin.com Vincent Chapelain, CCI Centre et Sud Manche – E mail : vch@granville.cci.fr

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e

(Contact)

Jean-Pierre Saint - Mission locale pour l’emploi – E mail : jp.saint@wanadoo.fr

Perspectives

Catégories industrie – services à l’industrie 1 er prix : Rémy Gislard, Temporis – SARL Optimum à Cherbourg-Octeville. Prix Coup de cœur : Benjamin Bon, les Vedettes du Cotentin à Barneville-Carteret. Les lauréats ont reçu des prix de 1500 €,

1000 € et 500 € attribués, pour moitié, par la CCI Cherbourg Cotentin et par la Banque Populaire de l’Ouest.

Réunion territoriale à Saint-Martin de Bonfossé La CCI poursuit son cycle de rencontres avec les dirigeants d’entreprises et les élus locaux. La prochaine réunion territoriale se déroulera à Saint-Martin de Bonfossé le 17 janvier sur le territoire des communautés de communes de Canisy et Marigny. Objectifs : échanger sur les attentes et les préoccupations de chacun, s’entretenir sur les problématiques spécifiques des deux territoires et faire connaître l’offre de services de la CCI.

5 2 0 1 3

• À la CCI Cherbourg Cotentin Catégories commerce-tourisme-services à la personne   1 er prix : J e a n - C h a r l e s M a u g e r e t Daniel Ingouf, Cabaret o roches à Sideville. 2 ème prix : Françoise Amiot, Maill’shop à Cherbourg-Octeville. 3ème prix : Catherine Collette, le Café de le Pernelle.

Centre et Sud Manche

J a n v i e r

Les trophées « Espoirs de l’économie » récompensent chaque année les plus belles réussites parmi les entreprises nouvellement créées ou reprises. Ce concours est organisé dans le cadre du dispositif « Entreprendre en France ». Son objectif : faire connaître les nouvelles entreprises, valoriser la réussite des chefs d’entreprises et les initiatives, encourager la volonté d’entreprendre.


➜l’actualité Cherbourg Cotentin

Perspectives

Contact : 02 33 23 32 00

J a n v i e r

2 0 1 3

6

Janvier

Jeudi 17 Petit-déjeuner du développement commercial « Comment prendre des décisions et y faire adhérer les autres » 8 h 30 à 10 h, CCI Cherbourg Cotentin

[Contact] Elisabeth Lepetit Lundi 21 Atelier Tic et Com « Prise de parole en public »

10 h à 12 h, CCI Cherbourg Cotentin

des cci

La plus belle vitrine à Granville Loïc Houssard, président de la CCI Centre et Sud Manche, a remis à Michaël Fontaine, L’Atelier Gourmet à Granville, le trophée du 5ème concours de vitrines du Festival des coquillages et crustacés. Le jury (1) s’est appuyé sur 4 critères : référence au thème des produits et des métiers de la mer, créativité, harmonie et visibilité. Patrick Legrand, président de l’UC, a également remis son poids en coquilles Saint-Jacques à Chantal Calipel, de Quettreville-surSienne, gagnante du jeu organisé par l’association à l’occasion de ce Festival. n

(1)

CCI Centre et Sud Manche, Association du festival des coquillages et crustacés, Ville de Granville et Union commerciale.

[Contact] Florence Héroult Jeudi 24 Petit-déjeuner RH « Le licenciement pour motif économique en dernier recours »

8 h 30 à 10 h 30, CCI Cherbourg Cotentin

[Contact] Nicolas Doraphé

Février

Jeudi 14 Petit-déjeuner du développement commercial « La vente interactive pour booster le développement commercial en temps de crise » 8 h 30 à 10 h, CCI Cherbourg Cotentin

[Contact] Elisabeth Lepetit Jeudi 14 Colloque sur l’attractivité du territoire

14 h à 18 h, La Cité de la Mer

[Contact] Coralie Simon Vendredi 15 Nuit de l’orientation

18 h à 22 h 30, Groupe FIM, à Cherbourg-Octeville

[Contact] Natacha Jounot

Lundi 18 Atelier Tic et com « S’informatiser, comment, pourquoi, à quels coûts ? »

10 h à 12 h, CCI Cherbourg Cotentin

[Contact] Sylvie Gourlan Jeudi 21 Petit-déjeuner RH « Le télétravail, c’est gagnant-gagnant ! »

8 h 30 à 10 h 30, CCI Cherbourg Cotentin

[Contact] Nicolas Doraphé Vendredi 22 Les déjeuners d’affaires du vendredi

12 h à 14 h, CCI Cherbourg Cotentin

[Contact] Elisabeth Lepetit

Nuit de l’orientation en février 2013 La Nuit de l’orientation, c’est une soirée festive, conviviale et gratuite, proposée aux collégiens, lycéens, étudiants et à leurs parents pour les aider à choisir leur métier et leur formation. Pour la 5ème année, les CCI de la Manche, avec le groupe FIM, organisent cet événement, le vendredi 15 février 2013 de 18 h à 22 h 30 au groupe FIM à Cherbourg-Octeville. Plus qu’un salon d’information, cette nuit de l’orientation apprend aux jeunes à réfléchir sur leur avenir, profil et motivations en rencontrant des professionnels qui viennent parler librement de leur métier, des spécialistes du conseil en orientation, de la découverte de soi... Elle est organisée par 64 Chambres de commerce et d’industrie. n

Attention arnaques ! De nombreuses sociétés démarchent les créateurs d’entreprise en utilisant les informations publiées dans un journal d’annonce légale. Les arnaques sont nombreuses : usurpation d’identité, utilisation de logos similaires à ceux des organismes sociaux et fiscaux, proposition d’enregistrement de l’entreprise moyennant un coût. S’il apparaît la mention de conditions générales de vente sur les documents reçus, il est très probable qu’il s’agisse d’une arnaque. En cas de doute, il est nécessaire de contacter la CCI de son territoire. n [Contacts] Corinne Bled, CCI Cherbourg Cotentin Tél. 02 33 23 32 33 – E mail : cbled@cherbourg-cotentin.cci.fr ; Didier Lepers, CCI Centre et Sud Manche Tél. 02 33 91 33 80 – E mail : dlp@granville.cci.fr

[Contact] Natacha Jounot, groupe FIM Tél. 02 33 78 86 88 - E mail : nj@fim.fr

Agefice : reprise progressive des dossiers Il y a quelque mois, l’Agefice suspendait le traitement des dossiers de demandes de financement d’actions de formation. Depuis fin octobre, l’organisme reprend en charge les formations à caractère obligatoire dans l’exercice d’un métier. Les entreprises doivent se rapprocher des conseillers

➜ permanences

CCI pour connaitre la liste des formations concernées. Elles devront avoir démarré en 2012. n [Contacts] Nathalie Ancellin, CCI Cherbourg Cotentin Tél. 02 33 23 32 49 – E mail : nancellin@cherbourg-cotentin.cci.fr Béatrice Besneville, CCI Centre et Sud Manche Tél. 02 33 91 33 44 – E mail : bb@granville.cci.fr

CCI Cherbourg Cotentin

• Avocats : 3, 17 et 31 janvier, 14 et 28 février, 14 et 28 mars, de 14 h à 17 h. • Egée : Les lundis de 9 h 30 à 11 h 30. • Experts-comptables : 8 janvier, 12 février, 12 mars de 14 h à 17 h. • Notaires : 7 janvier, 4 février, 4 mars de 10 h 30 à 12 h 30. • RSI : 2 et 17 janvier, 6 et 21 février, 6 et 21 mars de 9 h 30 à 16 h 30.

Pour toutes ces permanences, l’inscription est obligatoire auprès de l’espace Createk

[Contact]

Corinne Bled, Tél. 02 33 23 32 33 E mail : cbled@cherbourg-cotentin.cci.fr


Actualité Des entreprises de la Manche récompensées

Centre et Sud Manche Contact : 02 33 91 33 91 Inscription en ligne

10 h à 12 h, CCI à Saint-Pair-sur-Mer

Le 22 novembre, 13 entreprises de la Manche ont été mises à l’honneur lors de la seconde édition de la Soirée des Entrepreneurs organisée par Forces 50 (1). Cette soirée, qui clôturait la Semaine du goût d’entreprendre, a pour objectif de valoriser et de promouvoir des entreprises exemplaires, innovantes, ambassadrices du développement, représentant le tissu économique manchois. 25 dossiers avaient été présélectionnés par les partenaires consulaires. • G estion des hommes et des femmes : BEI (Mc Donalds) à Cherbourg-Octeville et Jacky Deshogues (menuiserie) à Saint Aubin des Préaux. • Innovation : Biplan à Cherbourg-Octeville et Créaline à Lessay.

• Valorisation des ressources marines et agricoles : Domaine du Coquerel à Milly et Pisciculture la Champagne à Saint Sauveur Lendelin. • D éveloppement commercial et export  : Leforgeais salaison à Saint Laurent de Cuves et Techneau à Marigny. • C réation/reprise  : Naturalis (fleuriste) à Saint-Lô et Tanguy Vivier (exploitation agricole), le Ham. • Q ualité de vie : Château de Crosville-surDouve et Zoo de Champrepus. • C oup de cœur du jury : Hervé Delaroque (photographe) à La Haye-Pesnel. n Conseil Général, 4 chambres consulaires de la Manche, Etat.

(1)

[Contact] Vincent Chapelain Jeudi 10 Loi de finances 2013 17 h à 19 h, CCI à Saint-Pair-sur-Mer

[Contact] Vincent Chapelain Mardi 15 Atelier du tourisme « Produits et mailings La Poste » 15 h à 17 h, CCI à Saint-Pair-sur-Mer

[Contact] Sophie ChauveauBouanga Lundi 28 ThémaNet « La communication gratuite sur internet » 9 h à 10 h 30, CCI à Saint-Pair-sur-Mer

[Contact] Vincent Chapelain

Les Web’trophées en juin 2013 Le réseau des Chambres de commerce et d’industrie de Norm@ndie organise, avec le concours de ses partenaires, la 2 ème édition des Web’trophées en juin 2013. Ce concours gratuit est ouvert à toute entreprise inscrite au registre du commerce et des sociétés ayant développé ou fait développer un site internet pour promouvoir ses produits ou services. Les candidatures sont à déposer sur le site www. webtrophees-normandie.fr du 15 janvier au 15 février 2013. La remise des trophées se déroulera en juin 2013. n

➜ permanences

Février Lundi 18 ThémaNet « Les avis des internautes : qu’y pouvez-vous ? » 16 h à 17 h 30 à Saint-Pair-sur-Mer

[Contact] Vincent Chapelain

[Contacts] Nadège Morby, CCI Cherbourg Cotentin Tél. 02 33 23 32 24 - E mail : nmorby@cherbourg-cotentin.cci.fr  Vincent Chapelain, CCI Centre et Sud Manche Tél. 02 33 91 33 48 – E mail : vch@granville.cci.fr

CCI Centre et Sud Manche

Egée • Assistance et conseil des entreprises (Avranches, Coutances, Granville, Mortain, Saint-Hilaire-du-Harcouët) : lundi et jeudi, 9 h 30 à 11 h 30, sur rendez-vous.

[Contact] Gaëlle Olive, CCI, Tél. 02 33 91 33 57 - E mail : golive@granville.cci.fr RSI • 4ème mardi du mois, de 10 h à 12 h.

Adie • Tous les mardis après-midi, exclusivement sur rendez-vous.

Tél. 02 31 85 23 35

Tél. 02 31 82 55 55

Compétences en Temps Partagé • Jeudi, de 9 h à 11 h à Agneaux. Tél. 02 33 91 33 91 - Site : www.ctpbn@com

INPI • De 14 h à 18 h 15 janvier et 26 mars à Agneaux ; 19 février à Granville.

[Contact] Vincent Chapelain, CCI, Tél. 02 33 91 33 48 - E mail : vch@granville.cci.fr

Mars Lundi 18 ThémaNet « La logistique pour le e commerce » 9 h à 10 h 30

[Contact] Vincent Chapelain Mardi 19 Atelier du tourisme « Attente de la clientèle d’affaires et de séminaires » 15 h à 17 h, Château de la crête à Granville

[Contact] Stéphane Lesauvage

7 2 0 1 3

Jeudi 10 Performance industrielle « Approche des bases du lean management par la mise en place des 5S »

J a n v i e r

Janvier

Perspectives

www.centreetsudmanche.cci.fr


Perspectives

➜dossier

Emploi : des remèdes pour les offres en souffrance Paradoxe. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse de progresser, des entreprises de la Manche peinent à pourvoir certaines offres d’emploi. Problème d’adéquation des profils aux postes, manque d’attractivité des métiers et du territoire… Des solutions existent, d’autres se mettent en place. Les CCI s’y emploient aux côtés de tous les acteurs du développement économique.

J a n v i e r

2 0 1 3

8

Dans la Manche et à l’échelle nationale, certains secteurs peinent plus que d’autres à satisfaire leurs besoins de recrutement : c’est le cas de la métallurgie, de l’hôtellerie-restauration, des services à la personne...

J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e


Dossier

Une image des métiers à actualiser Un bon nombre de métiers, dans l’industrie, souffrent d’un déficit d’attractivité. « À tort pourtant, estime Isabelle Juillard, secrétaire générale de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie de la Manche (UIMM). Nombreux sont nos métiers qui offrent des possibilités de carrières passionnantes. Parmi nos entreprises, nombreuses aussi sont celles qui innovent. L’image doit être actualisée ». L’UIMM a entrepris un long travail pour redorer le blason des métiers de la métallurgie. « Cela se fait quasiment au quotidien », poursuit la secrétaire générale. L’an dernier, 50 collèges et lycées de la Manche ont été visités pour y faire découvrir les métiers de la métallurgie. « Nous encourageons les entreprises à communiquer davantage, notamment auprès des journalistes, à ouvrir leurs portes au public, par exemple dans le cadre de la Semaine de

À Saint-Lô, le spécialiste de la carrosserie frigorifique Lecapitaine a plus que doublé ses effectifs entre 2000 et 2012 (de 178 à 417 salariés). « Pour recruter nos opérateurs, nous faisons appel aux intérimaires que nous formons, puis embauchons. Nos métiers, bien qu’industriels, ne souffrent pas d’une trop mauvaise image ; notre outil de production a été modernisé et les conditions de travail rendues moins pénibles », explique François Jacqueline, directeur général de la PME (groupe Petit Forestier). Pour le personnel d’encadrement, les ingénieurs et les techniciens en revanche, « c’est plus compliqué, reconnaît-il. Il nous faut réussir à vendre la région et lever les freins à la mobilité du conjoint ». « Au sein du club RH de Pôle Emploi, nous travaillons d’ailleurs à de nouveaux outils, comme le projet de création d’une bourse », indique Stéphanie Le Blond, responsable des ressources humaines. « La communication et la publicité, comme le dernier spot d’Elle et Vire, peuvent aussi renforcer l’image de notre territoire ».

l’Industrie qui rencontre un beau succès », souligne Isabelle Juillard. Début février, Cherbourg-Octeville sera ville étape, durant trois jours, d’une vaste opération de communication, Pro Pulsion Tour, initiée par l’UIMM à l’échelle nationale. Dans la Manche, l’Union va aussi mettre en place une opération « classe en entreprise » qui permettra aux scolaires de vivre trois jours au rythme d’une journée d’acti-

J o u r n a l

vité professionnelle. « Un rapprochement entre l’entreprise et l’Education nationale est indispensable », estime Isabelle Juillard. « Il faut favoriser la découverte des métiers dès l’école », renchérit Christian Boellinger, directeur du groupe FIM (service formation des CCI de la Manche). Des conventions signées avec le Rectorat poursuivent ce but. Le groupe FIM a aussi participé à la constitution, avec la Région, d’un réseau d’ambassadeurs métiers et formations amenés à témoigner de leur activité auprès de toute personne qui le souhaite.

Isabelle Juillard, secrétaire générale de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie de la Manche

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

La nécessité d’actions de formation sur mesure L’inadéquation entre le niveau de qualification et le profil recherché est aussi souvent la cause des difficultés de recrutement renl a

M a n c h e

9 2 0 1 3

François Jacqueline, directeur général de l’entreprise Lecapitaine (groupe Petit Forestier), à Saint-Lô et Stéphanie Le Blond, responsable des ressources humaines.

Perspectives

« Vendre notre région aux profils qualifiés »

J a n v i e r

8

,4 %. C’est le nombre de demandeurs d’emploi dans la Manche au second trimestre 2012, selon l’INSEE. Il était de 6,5 % en 2008. La crise continue d’entraîner une progression du chômage sur l’ensemble du territoire. Or, et c’est tout le paradoxe : un certain nombre d’entreprises qui souhaitent recruter rencontrent bien des difficultés à trouver chaussures à leurs pieds. Dans la Manche, comme dans de nombreuses régions, certains secteurs souffrent plus que d’autres depuis de nombreuses années : c’est le cas de l’hôtellerierestauration, de la métallurgie, des services à la personne, de certains métiers de l’agroalimentaire et bien sûr du bâtiment, même s’il recrute moins en ce moment. Dans le nord du département, très industriel, la présence de grands donneurs d’ordre, dans le domaine du nucléaire notamment, génère des besoins spécifiques sur des métiers très variés : de l’usineur au dessinateur, du chaudronnier au technicien méthodes et du tuyauteur à l’ingénieur de bureau d’étude. Les problèmes de recrutement constituent un réel frein au développement des entreprises. C’est pourquoi les acteurs socio-économiques mettent en place des solutions pour lever les obstacles. Les départs en retraite de la génération babyboom expliquent en partie les difficultés de recrutement rencontrées par certaines entreprises. Mais pas seulement.


Perspectives

➜le

J a n v i e r

2 0 1 3

10

dossier Flamanville pour lequel 678 demandeurs d’emploi ont bénéficié d’une formation qualifiante.» La MEF du Cotentin accompagne néanmoins des projets de toute dimension. Ce peut être pour 3 téléopérateurs ou pour 49 personnes avant l’ouverture de l’ehpad « la Demeure du Maupas ». Ou encore pour 10 couturières « très pointues », dont la PME ADN Couture, spécialisée dans le luxe à Cherbourg-Octeville, a besoin pour se développer. « Nous avons aussi mis en place des solutions pour trois bureaux d’études qui ne trouvaient pas de dessinateurs », précise Anne-Claire Perrot.

Christian Boellinger, directeur du groupe FIM

contrées par certaines entreprises. « Dans la Manche et plus largement en Basse-Normandie, de nombreux candidats à l’emploi ont un bas niveau de qualification, observe Christian Boellinger. De mon point de vue, l’essentiel est de se concentrer sur l’envie d’apprendre du candidat. Aujourd’hui, et en particulier grâce à l’effort de la Région, les entreprises disposent d’une batterie de mesures qui peuvent les aider à augmenter les compétences de leurs recrues » (lire encadré). Parfois, le problème de qualification tient dans la spécificité de l’activité pour laquelle aucune formation n’est dispensée. Ou du moins insuffisamment adaptée. À Cherbourg-Octeville, la Maison de l’Emploi et de la Formation du Cotentin s’efforce de résoudre ce problème. Avec un mot d’ordre : l’anticipation. « Nous avons mis en place une plate-forme de services RH destinée à répondre aux besoins des entreprises et nous animons, à la demande de la Région, un programme de mobilisation et d’adaptation de l’offre de formation continue », indique Anne-Claire Perrot, sa coordinatrice. Dès qu’elle a vent d’un projet d’implantation ou de développement d’une entreprise, la jeune femme prend les devants. « Je cherche à cerner leurs besoins en compétences. De là, nous imaginons avec l’ensemble de nos partenaires (Pôle Emploi, organismes de formation…) des actions de formations surmesure dès qu’elles s’avèrent nécessaires. C’est également le cas, en partenariat avec EDF, pour répondre aux besoins de l’EPR à

J o u r n a l

Attirer la matière grise sur le territoire Mais quid des profils nécessitant un haut niveau de qualification ? « Les étudiants de la Manche ont tendance à ne pas revenir dans le territoire après avoir suivi leurs études dans d’autres régions », observe Yannick Guilbert, directeur de la Maison de l’Emploi et de la Formation du Cotentin.

« Et un département comme la Manche ne peut pas concentrer sur son territoire toute l’offre de formation supérieure », ajoute sa collaboratrice, Anne-Claire Perrot. C’est dès lors un autre défi auquel se confrontent les entreprises : attirer la matière grise sur le territoire. « Comme certains métiers, notre département souffre à tort de préjugés contre lesquels nous avons à lutter », reconnaît François Digard, maire de Saint-Lô et président de Saint-Lô agglo. « Les gens qui viennent s’installer à Saint-Lô apprécient, une fois sur place, le cadre de vie. Mais c’est en amont qu’il faut les convaincre. » À la demande de responsables des ressources humaines de plusieurs entreprises, la communauté d’agglomération a mis en place, en 2012, une campagne de communication (plaquette, site internet…) pour vanter les atouts du territoire et convaincre de futurs salariés de venir s’implanter sur le bassin d’emploi saint-lois. « Une très bonne initiative », salue François Jacqueline, directeur général de l’entreprise Lecapitaine (lire en encadré). Cela nous aide à vendre le territoire à nos candidats. Pour promouvoir les atouts du département

Yannick Guilbert, directeur de la Maison de l’Emploi et de la Formation du Cotentin et Anne-Claire Perrot, coordinatrice de la plate-forme de services RH.

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e


Dossier

(1)

La génération Y désigne les personnes nées entre 1980 et 1994

Les dispositifs d’aide au développement des compétences Ce tableau présente un extrait des principales mesures en vigueur. Un recensement plus exhaustif est disponible en ligne, sur le site de l’Errefom : www.errefom.info/ Objectifs

Dispositifs

Former un jeune en alternance

Contrat d’apprentissage

Région et taxe d’apprentissage

Contrat de professionnalisation

OPCA

Une formation, un emploi

Région

Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE)

Pôle Emploi et OPCA

Action de Formation Préalable au Recrutement (AFPR)

Pôle Emploi

Période de professionnalisation

OPCA

Validation des Acquis par l’Expérience (VAE)

OPCA

Plan de formation

OPCA

Région et éventuel complément FSE

Fonds national de l’emploi (FNE)

Préparer un demandeur d’emploi à l’embauche

Adapter le personnel

Reconversion et/ou sauvegarde de l’emploi

Reconversion individuelle/adaptation Aide à l’embauche de personnes reconnues travailleurs handicapés

Financements

Engagements de développement de l’emploi et des compétences (EDEC)

Convention de formation et d’adaptation

Congé individuel de formation (CIF)

Fongecif

Agefiph

J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

Aides complémentaires au plan de formation et allégement de charges

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e

11 2 0 1 3

« Manque de motivation, de fiabilité, prêts à partir sans prévenir… » Les jeunes n’ont pas toujours bonne réputation auprès des entreprises qui ont pourtant besoin d’eux. « Au groupe FIM, nous avons mis en place un module dédié à la « génération Y » (1) dans nos formations de tuteurs et de maîtres d’apprentissage. Nous organisons aussi des conférences sur ce thème », indique Christian Boellinger, directeur du centre de formation des CCI de la Manche. Comprendre la génération pour s’y adapter : tel est l’objectif. « C’est une réalité, poursuit-il. Les jeunes ont tendance à zapper. La précarité ne leur fait pas peur, ils baignent dedans. S’ils ne trouvent pas de plaisir dans leur travail, ils s’en vont. Et ils ne sont pas prêts non plus à sacrifier leur vie privée pour leur travail. Qu’on le veuille ou non, on ne changera pas leur comportement. Mieux vaut donc faire avec ». Secrétaire générale de l’UIMM de la Manche, Isabelle Juillard partage le même point de vue. « Le management doit être adapté à cette génération. Dès lors que vous leur offrez une certaine latitude et de la reconnaissance, il devient possible de les fidéliser ». Et de conclure : « et puis, le comportement de cette génération n’est pas figé. Les jeunes d’aujourd’hui, eux aussi, vont être amenés à se stabiliser, à vouloir construire une famille, à voir la vie et le travail autrement ».

Perspectives

Comprendre pour séduire les jeunes

J a n v i e r

auprès des salariés qui souhaitent quitter la région parisienne, le club Manche Attractivité, mis en place par l’association nationale des DRH, a participé - aux côtés du Conseil général de la Manche et des Pays du département - au salon Prov’emploi, en octobre dernier. Il propose également un accompagnement du conjoint du futur salarié, dans ses recherches d’emploi. « C’est décisif », reconnaît François Digard qui, lorsque la situation se présente, n’hésite pas, de son côté, à diffuser quelques CV. Avec le projet de technopole Agglo 21, qui prévoit la création de 5 000 emplois dans les nouvelles technologies et l’agroalimentaire d’ici à 15 ans sur le bassin d’emploi saint-lois, et les grands projets, notamment autour des énergies marines renouvelables, la question du renforcement de l’attractivité du territoire, des métiers et celle de l’offre de formation devrait prendre un nouvel élan. Tous les acteurs sont d’ores et déjà mobilisés. Le recensement des besoins est en cours. n


➜Commerce

Commerce

Industrie Services

Perspectives

2015, les commerces accessibles à tous !

J a n v i e r

2 0 1 3

12

Au 1er janvier 2015, la loi rendra obligatoire l’accès aux personnes à mobilité réduite (PMR) dans tous les commerces. Certains ont déjà pris les choses en main et réalisé les travaux nécessaires. Aux Pieux, l’institut de beauté Alizé de Christine Fleury est désormais accessible à tous.

extérieurs. Ces travaux, d’un montant de 200 000 euros, ont été budgétés par le couple sur trois exercices.

Le même service partout

« Être aux normes pour se démarquer »

A

ccessibilité rime avec ouverture à tous. La loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées stipulait que les Établissements recevant du public (ERP) devaient être accessibles à tous, d’ici à 2015(1). « Pour les commerces, la date butoir approche, alerte Claude Bottet, responsable de l’unité « accessibilité » à la Direction départementale des territoires de la Manche (DDTM). Afin de sensibiliser les chefs d’entreprise, les chambres consulaires de la Manche nous ont demandé d’intervenir lors des 15 réunions d’information qu’elles ont organisées dans le département.» Le message semble pas ser. Au Val-Saint-Père, près d’Avranches, Régine et Christophe Baudu, propriétaires de l’hôtel-restaurant Les 13 Assiettes ont fait le nécessaire, dès 2010. Cela se voit dès l’arrivée devant cette ins-

titution du tourisme local. « A l’extérieur, sur le parking, nous avons signalé deux places pour personnes handicapées, avec marquage bleu au sol et panneaux, précise Régine Baudu. A la place de trois marches, une pente de 5 % de dénivelé avec un double revêtement (podotactile et antidérapant) a été créée. Nous avons aussi refait l’éclairage. » Des travaux d’accessibilité ont aussi été réalisés à l’intérieur. « L’espace accueil a été totalement repensé. Le comptoir est désormais à 80 cm du sol afin, par exemple, de permettre aux personnes en fauteuil de signer un document. Les portes ont été agrandies et les toilettes entièrement refaites. Nous avons créé deux WC accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR) : un pour les hommes et un autre pour les femmes », détaille la restauratrice. Des chambres ont également été mises aux normes dans des bâtiments

J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

Plus au Nord, aux Pieux, l’institut de beauté Alizé est lui aussi accessible à tous, depuis la fin des travaux, en février 2012. « J’ai profité d’un chantier de rénovation pour faire en même temps des aménagements de mise aux normes », précise Christine Fleury, sa propriétaire. Avant de les engager, elle s’est renseignée à la DDTM. Elle a bien fait. « J’ai obtenu qu’en élargissant mon escalier pour faciliter l’accès à l’étage, je ne sois pas obligée d’installer un monte charge. » La commerçante a ensuite fait les travaux nécessaires pour qu’elle puisse proposer le même service au

rez-de-chaussée et à l’étage. S’il n’existe pas d’aides spécifiques, les équipements et aménagements destinés à assurer la sécurité et à faciliter l’accessibilité aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite peuvent être éligibles à quelques aides, sous certaines conditions. Il est recommandé de contacter les conseillers d’entreprise des CCI. Se mettre aux normes permet aussi de se démarquer. Aujourd’hui, l’hôtel-restaurant du couple Baudu est labellisé « Tourisme et Handicap », par exemple, et Christine Fleury a indiqué sur son site Internet que son spa est accessible à tous. Le bouche-à-oreille peut inciter une nouvelle clientèle à choisir ces deux commerces. n Toute personne qui, à un moment ou à un autre, éprouve une gêne du fait d’une incapacité permanente (handicap sensoriel, moteur, cognitif, vieillissement…) ou temporaire (grossesse, accident…) ou bien encore de circonstances extérieures (avec des bagages encombrants, accompagnement d’enfants en bas âge, poussettes…) est considérée comme une personne à mobilité réduite (PMR). (1)

La détaxe avec Pablo La Direction régionale des douanes met à la disposition des commerçants son nouveau dispositif de détaxe électronique, PABLOIndépendants. Avantages : simplification des formalités, traitement rapide du remboursement, investissement financier minime (ordinateur, imprimante et connexion Internet). [Contact] Pôle action économique de la direction régionale des douanes – Tél. 02 31 39 46 32

Fiva à Euronaval

Au Val-Saint-Père, Régine Baudu, propriétaire de l’hôtel-restaurant « Les 13 Assiettes » a refait l’ensemble des accès de son établissement.

C C I

d e

l a

M a n c h e

Le trophée Euronaval 2012 a été remis lors de la cérémonie d’inauguration par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, à trois PME-PMI qui se sont particulièrement distinguées. Le trophée Croissance a été décerné à Yannick Vergez, président du Groupe FIVA, installé à CherbourgOcteville. La profession a salué la performance et les perspectives de croissance de l’entreprise.


Industrie ➜Commerce

Industrie Services

Au large des côtes normandes, les Energies marines renouvelables (EMR), de l’éolien offshore à l’hydrolien, mobilisent la région. Sur le port de Cherbourg, les préparatifs s’accélèrent pour l’accueil d’une véritable filière industrielle. usines à Cherbourg-Octeville. La production et le lancement du recrutement sont prévus en 2015 », commente Nicolas Serrie, directeur France pour l’éolien offshore chez Alstom.

Avec la CCI Cherbourg Cotentin

J o u r n a l

13 « C’ est le port le plus pertinent » construction, la maintenance et l’exploitation des futures fermes hydroliennes. Le groupe naval pourrait y démarrer son activité dès 2014. Là encore, la création de centaines d’emplois est évoquée. Menée par PNA, les procédures pour l’extension des terre-pleins en grande rade est lancée depuis peu (2). Car l’accueil d’une telle filière demande de la place. Pas moins de 35 hectares seront ainsi gagnés sur la mer (3). Sans attendre, DCNS a lancé une étude de faisabilité technique portant sur l’installation d’une centrale pilote de 20 MW au Raz Blanchard. n

d ’ i n f o r m a t i o n

(1) Les hydroliennes sont des turbines qui produisent de l’électricité à partir des courants de marée. (2) La concertation s’est déroulée du 16 octobre au 19 novembre 2012.

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e

(3) L’extension se fera en prolongeant, à l’Est et au Nord, les terre-pleins des Flamands et des Mielles déjà existants.

Enseignes à éteindre Depuis le 1er juillet 2012, les commerçants doivent éteindre leurs publicités et enseignes lumineuses entre 1 h et 6 h du matin. Les publicités numériques et les affiches éclairées par projection ou par transparence, placées sur du mobilier urbain, à condition que leurs images soient fixes, ne sont pas concernés. Site : pme.service-public.fr

Appel à projet agroalimentaire La Région a lancé un nouvel appel à projets pour les investissements productifs auprès des entreprises agro-alimentaires. La date de clôture est fixée au 28 février 2013. Ce dispositif d’aides est le dernier dans le cadre d’un accompagnement financier du Feader sur cette thématique. Site : www.region-basse-normandie.fr

2 0 1 3

Dans la zone portuaire, de nouveaux bâtiments industriels vont ainsi apparaître. « Nous sommes fiers de participer à cette aventure industrielle qui s’ouvre », lance le chef de projet chez EDF EN. Bien évidemment, la CCI Cherbourg Cotentin est mobilisée autour de ce projet. Deux réunions BtoB avec les entreprises locales ont déjà eu lieu, elles ont rassemblé à chaque fois près de 250 entreprises. « Nous menons, avec la CCI, un travail d’identification des différents fournisseurs. D’autres sessions seront organisées », explique Nicolas Serrie. Mais ce n’est pas tout. Cherbourg-Octeville attend aussi beaucoup du développement de l’hydrolien (1). Situé au large de la presqu’île du Cotentin, le Raz Blanchard est l’un des deux sites prometteurs sur les côtes françaises pour l’exploitation de l’énergie des courants en Europe. En mars dernier, un accord-cadre a été signé entre le groupe DCNS et Ports Normands Associés (PNA) pour la réser vation de surfaces dédiées au sein du port de Cherbourg. Une nouvelle fois incontournable, l’équipement va donc s’agrandir pour une nouvelle implantation industrielle chargée de la

J a n v i e r

U

ne chance historique ! Au large du Calvados et de la Manche, l’arrivée annoncée des Energies marines renouvelables (EMR) vient donner au port de Cherbourg de nouvelles couleurs. Tout remonte au printemps dernier, lorsque les résultats du premier appel d’offres français de l’éolien en mer sélectionnent le consortium regroupant EDF Energies Nouvelles, Dong Energy, WPD Offshore, Nass & Wind et Alstom comme fournisseur exclusif d’éoliennes, pour la gestion de 3 parcs sur les 4 attribués. La Basse-Normandie est particulièrement intéressée puisque le champ de Courseulles-sur-mer (Calvados) est sur la liste des gagnants. Or, qui dit Courseulles, dit Cherbourg-Octeville. « C’est le port qui est le plus pertinent et qui présente le plus de qualités », souligne David Lemarquis, chef de projet chez EDF Energies Nouvelles (EDF EN). De son côté, l’entreprise Alstom, implantée à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et chargée de fournir les éoliennes, a d’ores et déjà annoncé de bonnes nouvelles pour la Manche. Si Saint-Nazaire assemble les nacelles et fabrique les alternateurs, il reviendra à Cherbourg-Octeville la production des pales (en partenariat avec LM Wind Power) et la fabrication des mâts. « Soit 500 emplois directs dans les deux usines et environ 1500 à 2000 emplois indirects. La mise en œuvre de ce plan industriel débutera en 2014 avec le démarrage de la construction des premières

Perspectives

EMR : le port de Cherbourg mobilisé


J a n v i e r

2 0 1 3

14

J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e


Services ➜Commerce

Industrie Services

les calculs et les situations, des hausses comprises entre 5 et 15 % sont attendues. « J’ai commencé à sensibiliser mes clients il y a déjà plusieurs mois. Aujourd’hui, ils attendent de voir la facture, s’inquiète Philippe Cherbonnel. On a créé un impôt qui va devenir notre 3e poste de bilan. » Une situation rendue encore plus délicate au moment des négociations des tarifs 2013. n (1)

Philippe Cherbonnel.

« Il faudrait reporter cette taxe » récupérer des taxes. » Face à une application qui approche, la priorité est tout d’abord de s’équiper. Les véhicules concernés devront en effet tous disposer d’un équipement électronique embarqué (style badge télépéage). « Entre professionnels, nous cherchons à plusieurs le meilleur prestataire pour diminuer les coûts »,

Avec le club Logistique Manche Face aux inquiètudes sur l’entrée en vigueur de l’éco-taxe, la FCL-BN (Fédération des Clubs Logistique - Basse-Normandie) et ses différents clubs, dont celui de la Manche, a sensibilisé la profession au cours de réunions d’informations. La dernière date du 23 octobre lors d’un café logistique organisé à Colombelles, près de Caen.

Philippe Arcens. J o u r n a l

souligne Philippe Arcens. Et l’affaire n’est pas simple. « Sachant qu’il faut déposer une caution et que la taxe est prélevée avant même son paiement », calcule Philippe Cherbonnel. Même si l’électronique embarquée est déjà une réalité dans son entreprise (ses 22 chauffeurs en disposent), une personne devra dégager du temps pour suivre les relevés quotidiens. Reste le plus délicat, la répercussion du coût de la taxe sur le bénéficiaire de la circulation des marchandises (2). « C’est là où ça coince. Face au flou, on ne sait pas quoi dire à nos clients. Quelles seront leurs réactions alors qu’ils subissent déjà le pied de facture carburant ? Si la taxe n’est pas répercutée dans sa globalité, nos entreprises seront déficitaires », prévient Philippe Arcens. Selon

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e

En Basse-Normandie, les routes soumises à la taxe sont l’axe Caen-Cherbourg, l’A 84, l’axe Caen-Falaise et la RN 12 qui traverse l’Orne.

(2) Dans un communiqué publié à la mi-novembre, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a annoncé : « Je veux simplifier ce qui est complexe. Pour la répercussion sur les chargeurs, un mécanisme de majoration de plein droit des prix du transport sera mis en place. Cette majoration inclura les frais de gestion supportés par les entreprises de transport routier marchand. Ces taux seront fixés annuellement par arrêté. »

Tous les poids lourds de plus de 3,5 t La future taxe, qui trouve son origine dans la loi Grenelle de 2009, concernera tous les poids lourds de plus de 3,5 tonnes empruntant le réseau routier national non payant, soit 15 000 km (10 000 km de réseau routier/autoroutier non concédé et 5 000 km de réseau local). Soit 800 000 à 850 000 véhicules, dont 350 000 étrangers. Le 1 er août dernier, l’Allemagne a étendu le réseau soumis à la taxe poids lourds, instauré en 2005 et applicable sur plus de 12 000 km d’autoroutes, à 1 135 kilomètres de routes nationales supplémentaires.

15 2 0 1 3

L

es portiques sont en cours d’installation partout en France. Dans la Manche, ils enjambent déjà les axes principaux : la RN 13 (entre Caen et Cherbourg-Octeville) et l’A84(1). Demain, ils seront équipés d’appareils de détection et de caméras. L’application de la taxe poids lourds, ou éco taxe, se met en place : elle sera applicable au 1er juillet 2013 à tous les camions de plus de 3,5 tonnes empruntant le réseau routier non payant (lire en encadré). Annoncée, la situation est nouvelle et mal vécue par la profession du transport. « Ce n’est vraiment pas le moment de faire ça. Beaucoup d’entreprises n’ont déjà pas de trésorerie. Cette taxe vient encore alourdir les préoccupations négatives de l’année 2013 », proteste Philippe Cherbonnel, à la tête des transports qui portent son nom, à Parigny. Le discours n’est pas différent chez Philippe Arcens, gérant de la société de transports du même nom à Sottevast (53 salariés) : « Il faudrait la reporter. Nous sommes très très pessimistes et un peu découragés. On utilise le véhicule pour

J a n v i e r

L’été prochain, la taxe poids lourds entrera en application. Dans la Manche, les entreprises de transport s’y préparent. Contraintes et forcées.

Perspectives

Taxe poids lourds : les professionnels mécontents


➜ensemble Groupe FIM

: groupe fim • création d’entreprises • En bref Institut de formation des CCI de la Manche

Formation Sécurité

Perspectives

La sécurité passe par la formation

J a n v i e r

2 0 1 3

16

La sécurité et la santé au travail, c’est important. C’est pourquoi les formations en la matière sont obligatoires pour les entreprises. Le groupe FIM en dispense sur la Basse-Normandie.

L

salariés. » Il est également possible pour ces derniers de profiter de sessions interentreprises proposées sur l’ensemble de ses sites dans la Manche. Le groupe FIM veille à être réactif aux besoins. « Souvent, des chefs d’entreprise ou leurs responsables sécurité nous sollicitent pour vérifier la conformité des habilitations des salariés et, en général, envisagent la mise en place d’une formation dans les jours qui suivent. » Le conseil est également un aspect important de la prestation. « La réglementation est en perpétuelle évolution, il est parfois difficile pour les employeurs de s’y retrouver. Nous sommes donc également là pour les orienter et les rencontrer régulièrement dans leurs entreprises. » n

es formations dans le domaine de la sécurité au travail sont obligatoires et nécessitent une mise à jour régulière. Le groupe FIM propose, depuis plus de dix ans, un panel de solutions correspondant à ces besoins. « Nous avons embauché un formateur spécialisé dans le domaine de la sécurité », explique Gaëlle Le Dunff, conseillère formation au groupe FIM. Habilitations électriques, prévention incendie, identification et utilisation des équipements de protection individuels mais aussi conduite de grues, chariots élévateurs… Le groupe FIM propose ainsi une vingtaine de formations de 6 heures à 3 jours. Plus de 400 salariés ont ainsi été formés en 2 ans dans les secteurs du bâtiment, de l’industrie et du commerce, mais aussi au sein des collectivités locales. Deux formules sont disponibles. « Nous pouvons nous déplacer directement auprès des salariés pour les former sur leur matériel. C’est pour l’employeur relativement intéressant à partir de 4

[Contacts] Cherbourg-Octeville : Gaëlle Le Dunff – Tél. 02 33 78 86 88 Granville : Gérard Joly – Tél. 02 33 91 21 30 Saint-Lô : Sylviane Blouet – Tél. 02 33 77 43 50

Quatre agents techniques de la communauté de communes des Pieux se sont formés, en décembre, à la conduite en sécurité d’une grue auxiliaire. Formation dispensée par le groupe FIM sur deux jours.

Communauté de communes Les Pieux « Des formations adaptées à nos besoins » La communauté de communes des Pieux fait régulièrement appel au groupe FIM via les appels d’offres. « Ce dernier est souvent retenu pour l’adéquation entre ses tarifs et la qualité de ses services, en particulier pour les formations en habilitation électrique et pour tout ce qui concerne le travail en hauteur », explique Peggy Lemenuel, chargée de la formation à la communauté de communes des Pieux. La proximité et l’adaptabilité du groupe FIM sont très appréciées. « Celui-ci s’ajuste autant à nos besoins qu’au profil de nos agents. Nous définissons avec précision le contenu des formations avec la conseillère, ainsi que les dates en fonction de nos disponibilités. Leur formateur prend également contact avec nous lorsque les formations se déroulent chez nous. Il vient sur le terrain voir notre matériel et discuter avec le responsable du service. Il y a un réel échange. »

En bref Réussite aux examens en hausse

En 2012, les résultats aux examens du groupe FIM sont globalement en hausse : 88 % (87 % en 2011), y compris pour les formations supérieures –hors apprentissage- (89 % / 83 % en 2011) et l’apprentissage (90 % / 89 % en 2011). Ceux de la formation professionnelle sont identiques (84 %).

Nouveau : agent magasinier

Une nouvelle formation d’agent magasinier débutera à Granville, fin janvier en alternance (1 semaine en centre et 3 semaines en entreprise). Elle prépare aux métiers d’agent de stockage, préparateur de commande, magasinier.

Formations « Prévention et sécurité »

Dans le cadre des formations « Prévention et sécurité », trois formations sont proposées à Cherbourg-Octeville : « Habilitation électrique » du 14 au 16 janvier et du 11 au 13 février ; « SST » les 18 et 19 février et « Recyclage SST » le 20 février.

[Contact]

[Contact]

Gérard Joly : Tél. 02 33 91 21 30

Dominique Lanièce : Tél. 02 33 78 86 88

J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e


Ensemble Création et reprise d’entreprise

Les prestations des CCI

Aménagement paysager

P

«

our moi, un jardin réussi est celui qui donne l’impression que l’homme n’est pas intervenu ». Amoureux des plantes et de la terre, Alexis Samson n’a jamais eu d’hésitation sur son orientation. Après avoir enchaîné les diplômes – CAP-BEP d’aménagement de l’espace, BAC pro Travaux paysagers – et les expériences professionnelles chez un pépiniériste puis un paysagiste, il décide de se lancer en solo. « J’avais envie d’être indépendant, de travailler à ma façon », confie-t-il. Il crée le Jardin des Sens, son entreprise d’aménagements paysagers, dans le Cotentin, en octobre 2010. « C’était le bon moment et je ne voulais pas me lancer trop tard, confie le jeune homme de 32 ans. La CCI Cherbourg Cotentin m’a véritablement mis le pied à l’étrier, m’a aidé à avancer au fur et à mesure sur mon projet, guidé quant aux aides auxquelles je pouvais prétendre… » Si les premiers mois n’ont

➜ des

[Contacts] CCI Centre et Sud Manche : 02 33 91 33 91 CCI Cherbourg Cotentin : 02 33 23 32 33

AEF : 2 millions d’entreprises accessibles L’annuaire des entreprises de France (AEF) est un outil marketing et commercial qui vous permet d’accéder facilement à un annuaire de 2 millions d’entreprises françaises. En combinant 30 critères de recherche, les deux CCI procurent des listes d’entreprises adaptées à chaque besoin.

pas été évidents, la neige s’invitant au rendez-vous, le bouche-à-oreille a fonctionné à plein régime. Résultat : « L’année 2012 a été très bonne. L’activité fonctionne essentiellement avec une clientèle de particuliers, avec des chantiers autour de 3 000 euros environ ». En contact régulier avec un conseiller CCI, Alexis Samson envisage l’avenir

avec sérénité. « Si l’activité continue à progresser ainsi, j’aimerais former un apprenti, explique-t-il. Transmettre sa passion, c’est important ». n

[Contact] Jardin des sens – Alexis Samson Tél. : 02 33 94 64 63 E mail : jardin.des.sens@orange.fr

rencontres pour entreprendre

> Crea’Info Une demi-journée collective pour construire son projet : parcours de la création, aides, formalités, coût de la protection sociale… • Agneaux, 9 h à 12 h : 14 et 28 janvier, 11 et 25 février, 18 mars. • Cherbourg-Octeville, 14 h à 17 h : 10 janvier, 7 et 21 février, 7 et 21 mars. • Saint-Pair-sur-Mer, 9 h à 12 h : 7 et 21 janvier, 4 et 18 février, 11 mars.

> 5 jours pour entreprendre à la CCI Cherbourg Cotentin Stage de formation. • Cherbourg Octeville : 14 au 18 janvier, 11 au 15 février et 11 au 15 mars. 150 € TTC par participant.

Coût pris en charge par les CCI.

> 5 jours pour entreprendre à la CCI Centre et Sud Manche Stage de formation avec un accompagnement individuel. • Agneaux : 17 au 23 janvier et 21 au 27 mars • Saint-Pair-sur-Mer : 7 au 13 février.

Module « 5 jours » et un accompagnement individuel : 150 € TTC. Un accompagnement individuel sur rendez-vous : 150 € TTC. Inscription obligatoire : • Agneaux et Saint-Pair-sur-Mer : 02 33 91 33 57 • Cherbourg-Octeville : 02 33 23 32 33 J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e

[Contacts] CCI Centre et Sud Manche Adelaïde Beloin, Tél. 02 33 91 33 49 CCI Cherbourg Cotentin Pierric Hourçourigaray, Tél. 02 33 23 32 15

Espacemanche.com pour s’implanter Vous recherchez un terrain, un bâtiment industriel ou artisanal, des bureaux dans la Manche ? Pour consulter les offres, mises à jour en temps réel par les professionnels de la transaction immobilière et foncière, connectez-vous sur : www.espacemanche.com [Contacts] CCI Centre et Sud Manche Sandra Legall, Tél. 02 33 91 33 90 CCI Cherbourg Cotentin Evelyne Leterrier, Tél. 02 33 23 32 41

Chefs d’entreprise :

« Mieux vaut prévenir que guérir » Un rendez-vous au Centre d’information et de prévention des entreprises en difficulté (CIP) assure au chef d’entreprise un entretien confidentiel, gratuit et strictement informatif. Une solution pour mieux anticiper les difficultés et mieux utiliser les procédures amiables. [Contact] Point accueil CIP : 06 63 98 24 60

17 2 0 1 3

L’entreprise d’aménagements paysagers d’Alexis Samson pousse à son rythme. Le jeune homme a été accompagné par la CCI Cherbourg Cotentin dans son projet de devenir indépendant.

Les CCI, à travers le CFE/Guichet unique, sont compétentes pour délivrer toute information sur les professions réglementées pour les entreprises en création, et prendre en charge les procédures y afférant (montage de dossiers, etc.). Toutefois, les agréments, autorisations et inscriptions aux Ordres restent du ressort des autorités compétentes.

J a n v i e r

CCI : l’engrais des jeunes pousses d’entreprise

Perspectives

CFEnet : Guichet unique


➜tête

à tête

Perspectives

Bien charpenté

J a n v i e r

2 0 1 3

18

T

out en alu. « Ce métal a fait ses preuves. Son bon rapport résistance – poids permet toutes les fantaisies, même pour un navire destiné au transport de passagers », assure Gérard Matvienko, patron du chantier naval Marine Concept, installé à Granville. Ce matin, avec deux salariés, il s’affaire autour de la colonne vertébrale de son prochain bateau, une vedette de 26 mètres pour une largeur de 7,40 m (1,60 m de tirant d’eau, propulsée par deux moteurs de 500 chevaux). « C’est la Douce France de l’armement Jolie France. Elle transportera 240 passagers entre Granville et les îles Chausey à partir du mois de mai 2013. » Quel parcours pour ce Sarthois de naissance qui a attrapé le virus maritime à Dunkerque. « En 1976, après mon service militaire, je suis entré au chantier naval, se souvient-il. J’ai passé mon brevet professionnel de chaudronnier et celui de traceur au cours du soir. » Combiner sa journée de travail et sa formation n’est pas simple. Pendant quelques années, il forge son expérience en fabriquant des plateformes pétrolières pour la mer du Nord. « Déjà, à cette époque, j’avais envie de créer mon propre chantier. » C’est pendant son séjour aux Constructions navales de la Hague, qu’il

lit une petite annonce qui va le conduire à s’installer, en 1987, à Donville-les-Bains, puis à Granville. « Un chantier naval arrêtait son activité et cherchait à vendre son matériel. ».

Trois bateaux construits par an Gérard Matvienko construit d’abord des bateaux de pêche  (fileyeurs, caseyeurs) avant que le plan Mellick de réduction de la flotte de pêche frappe le secteur  de plein fouet. « J’ai alors réorienté l’activité du chantier vers la fabrication de bateaux de travail (pompier, gendarmerie) et

de transport de passagers. » Il se rapproche d’un cabinet d’architecte de Valbonne (Alpes Maritimes), à qui il est resté fidèle. Bonne pêche. Aujourd’hui, Marine Concept est un chantier qui compte. En moyenne, il construit deux à trois navires par an pour des clients en France comme à l’étranger. « La souplesse et la réactivité de ma petite structure est un atout, confie le patron, entre deux soudures sur la passerelle de la future vedette. La réputation du chantier nous permet de résister à la crise. » Avec son équipe, il intervient à toutes les étapes de la fabrication : assemblage des couples (armatures transversales de la charpente), soudure des bordés (éléments de la coque), positionnement des moteurs, peinture, etc. Il construit

ses bateaux à l’envers. « A l’ancienne, sourit-il. Pour une question de gravité (faciliter l’accès à la soudure) et aussi pour que les poussières tombent au sol et non sur les pièces en cours d’assemblage. » Malin et plus rapide. Un bateau est construit en 10 mois environ. Dans quelques mois, la Douce France sera mise à l’eau dans le port de Granville. « La récompense pour toute l’équipe », conclut Gérard Matvienko. n

Gérard Matvienko ➽ Marine Concept

Granville

Les mains rugueuses et robustes. Gérard Matvienko découpe, tord et soude des plaques d’aluminium depuis plus de trente ans. Dans le hangar de son entreprise Marine Concept à Granville, il fabrique des bateaux passagers pour des armateurs.

Marine Concept Création : 1987 Activité : construction navale Effectif : entre 5 et 10 selon la charge de travail Adresse : Rue de la Parfonterie 50400 Granville Tél. 02 33 90 22 47 Site : www.marine-concept-50.com J o u r n a l

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e


Tête à tête

Fabienne Rulier ➽ Le Rabio en 2006. « Je n’étais pas du tout partie pour prendre la responsabilité d’un magasin !, sourit-elle aujourd’hui. Au départ, je cherchais un mi-temps pour reprendre une activité professionnelle après plusieurs années d’arrêt ».

Des produits locaux Société commerciale de consommation, Le Rabio a, lui, changé de statut en 2006 pour devenir une société anonyme coopérative. « Il appartient encore et toujours à ses coopérateurs locaux, tous des habitants du secteur, qui sont aujourd’hui près de 2 000. Ils bénéficient d’avantages lorsqu’ils passent en caisse ». Plus grand, le Rabio propose aussi plus de références : les « consom’acteurs » ont le choix entre pas moins de 4 000 produits dans les rayons sur une surface de vente de 360 m2. « Nous travaillons au maximum avec les producteurs locaux, en particulier pour les fruits et les légumes ou encore J o u r n a l

les produits laitiers ». Affilié à Biocoop, réseau national de magasins coopératifs de produits biologiques et d’éco-produits (340 magasins en France), Le Rabio se fournit également sur la plate-forme du réseau, qui garantit l’origine et la traçabilité des produits. Plus cher le bio ? « Oui mais pas sur tout, concède Fabienne Rulier. Sur les fruits et les légumes, ce n’est pas le cas par exemple. Mais le bio est surtout une autre façon de se nourrir, explique-t-elle. C’est une alimentation différente, plus équilibrée, où vous pouvez aller chercher des protéines ailleurs que dans la viande par exemple ». Au fil des ans, Le Rabio a fait de plus en plus d’adeptes. La coopérative compte ainsi des clients de la première heure, et ceux qui s’y mettent, sensibilisés par les problèmes d’alimentation actuels. « Il y a en particulier beaucoup de jeunes parents qui veulent offrir une nourriture plus saine à leurs enfants ». Résultat : le Rabio compte des clients de quelques mois à 95 ans ! n

d ’ i n f o r m a t i o n

d e s

C C I

d e

l a

M a n c h e

Voilà plus de trente ans que la coopérative de produits « bio » est née dans la Manche. Si les bâtiments se sont agrandis au fil du temps, comme le nombre de ses clients, la philosophie, elle, est restée la même.

Le Rabio Création : 1979 Activité : magasin d’alimentation biologique et écoproduit Effectif : 8 salariés Adresse : Le Pont 50690 Martinvast Tél. 02 33 93 93 03 Site : www.lerabio.fr

19 2 0 1 3

Martinvast

J a n v i e r

I

l y a absolument tout ce que l’on peut trouver dans un magasin classique. Des fruits et légumes, bien sûr, mais aussi des couches, des petits pots, des produits de beauté ou encore des pâtes. Sauf qu’ici, tout est  certifié bio. « C’est-à-dire sans produit chimique de synthèse, ni pesticide », définit Fabienne Rulier, la directrice des lieux. Installé à Martinvast, « Le Rabio » n’a pas attendu les années 2000, la crise de la vache folle et l’engouement de la société de consommation pour se mettre au « bio ». « Le Rabio est né en 1979. La coopérative avait été créée au départ par un groupe d’habitants qui voulaient manger autrement, plus sainement. Ils se sont regroupés pour acheter et ont commencé par vendre les produits dans un grenier », rappelle la responsable. En plus de trente ans, l’établissement a bien changé. Mais l’esprit des débuts est toujours là. Le Rabio s’est ainsi installé, en 2010, dans un bâtiment moderne et lumineux de 600 m2 construit sur la ZAC du Pont à Martinvast. « C’était notre souhait de rester dans ce secteur, où nous sommes connus depuis de longues années, explique Fabienne Rulier. Il nous fallait aussi un axe passager, sans pour autant être situé dans une zone commerciale. L’endroit était parfait ». Quelque 800 000 euros ont été investis dans le projet. « Les bénéfices tirés du chiffre d’affaires sont automatiquement réinvestis. Cela fait partie de la philosophie du Rabio », souligne la directrice. Elle-même convaincue par l’importance de manger plus sainement pour une meilleure qualité de vie, Fabienne Rulier est devenue gérante du Rabio en 2004, puis directrice

Perspectives

Le Rabio : le commerce, autrement


➜en

En fiche

fiche

Vendre un commerce, une affaire de professionnels La cession d’un commerce ne s’improvise pas. Maîtriser les aspects juridiques, évaluer les installations, commenter les bilans, définir le juste prix et, enfin, sélectionner le bon repreneur imposent d’être accompagné.

• Quatre méthodes d’évaluation du prix d’un commerce Afin d’établir un prix de cession, quatre méthodes d’évaluation sont aujourd’hui pratiquées. Le prix du marché découle généralement de leur synthèse. Une forte disparité entre les résultats révèle souvent les faiblesses du projet. Si les conseillers CCI ne rédigent pas les actes de vente, ni ne participent aux négociations, ils accompagnent les acteurs dans leur projet (vendeur-repreneur). Chaque année, les services des deux CCI (Centre et Sud Manche et Cherbourg Cotentin) réalisent le diagnostic et l’évaluation d’une centaine de dossiers.

Définir le prix de vente De nombreux éléments entrent en ligne de compte pour définir le prix d’une affaire. « Des questions juridiques se posent à l’origine », relève Jean-Luc Marquet, conseiller commerce à la CCI Cherbourg Cotentin, responsable du dispositif «  transmission-reprise en Cotentin ». « Est-ce qu’il s’agit de vendre un fonds de commerce, un droit au bail ou des parts sociales ? Quelles en sont les conséquences fiscales, sociales et patrimoniales. » Un univers d’autant plus complexe que le vendeur doit aussi savoir si son bien respecte les réglementations en cours ou à venir : hygiène, sécurité, accessibilité des personnes à mobilité réduite… « Tous ces éléments participent au prix et donc à la stratégie de vente. Rien ne doit être improvisé ».

Pourquoi vend-on ? Les raisons de la vente sont déterminantes. La position est évidemment plus difficile quand le commerçant vend

lorsqu’il est en difficulté. Situation plus favorable quand le vendeur cherche à prendre sa retraite ou à développer une autre affaire. « En tout état de cause, relève Didier Lepers, conseiller en entreprise à la CCI Centre et Sud Manche, le vendeur devra présenter ses trois derniers bilans. Si problème il y a, l’acquéreur le verra immédiatement. Sinon, ce sera le banquier, véritable arbitre de la transaction. Car très peu d’acquisitions de fonds de commerce se font sans recours à l’emprunt. Si le dossier est bancal, la banque mettra son véto sur le financement ».

Mon annonce sur le net Les sites internet comportant des cessions de commerce se multiplient. Mais prudence. « Mettre son annonce sur «  Au bon coin », par exemple, rompt la confidentialité nécessaire quelquefois aux transactions, notamment pour la clientèle ou, le cas échéant, les salariés», relève Jean-Luc Marquet. Un conseiller CCI sceptique sur

les ventes par internet. « Les prix sont souvent surévalués. Les éléments du projet n’ont pas toujours été bien posés et, notamment, l’analyse du bail, une pièce essentielle de la vente». Evaluer seul une affaire dans laquelle on a passé de nombreuses années, investi de l’argent et de l’énergie relève quelquefois plus de l’affectif que de la raison. Une estimation pas plus juste quand le prix de vente est fixé en fonction des dettes encore à rembourser. « Par ailleurs, ajoute Jean-Luc Marquet, lors d’une vente par internet, le cédant devra souvent valider seul le profil du repreneur. Un risque important pour mener à bien la transmission ».  Autre risque, la volonté de cer tains de réaliser une vente de gré à gré sans passer par un professionnel pour la rédaction de l’acte. « Elle est pourtant d’un grand formalisme, prévient Didier Lepers, le moindre vice de forme pourra rendre nul l’acte de cession ». n

1- L’évaluation administrative. L’administration fiscale définit un barème. La fourchette de prix découle d’un pourcentage du chiffre d’affaires. 2- L’évaluation économique. Elle repose sur l’excédent brut d’exploitation (EBE), modulé par le rendement réel de l’affaire (rentabilité). 3- L’évaluation par comparaison. de prix pratiqués récemment sur une même activité et sur un même secteur. 4- L’évaluation selon la capacité à faire face à l’emprunt.

Contacts • CCI Centre et Sud Manche Didier Lepers Tél. 02 33 91 33 80 E mail : dlp@granville.cci.fr • CCI Cherbourg Cotentin Jean-Luc Marquet Tél. 02 33 23 32 16 E mail : jlmarquet@cherbourg-cotentin.cci.fr

Le magazine des CCI de la Manche  

Magazine publié par les deux CCI de la Manche

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you