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L’ÉCONOMIE EN SAVOIE N° 103 Septembre 2013

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Votre CCI

QUAND LE TOURISME D'AFFAIRES ALLONGE LES SAISONS Dossier

p. 9 à 14

Rendez-vous à la Foire de Savoie

20

Barberaz

La Maison de Savoie mise sur l’Or

18

Maurienne

Des chèques-cadeaux et des idées à SaintJean

CCI SAVOIE


Professionnels

Et si votre banquier était le mieux placé pour vous assurer ? • Multirisques professionnelle. • Complémentaire santé. • Télésurveillance de vos locaux… Rendez-vous avec votre conseiller. ca-des-savoie.fr Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel des Savoie, société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de crédit, dont le siège social est situé à Annecy - PAE Les Glaisins 4 avenue du Pré Félin - Annecy le Vieux - 74985 Annecy cedex 9 - 302 958 491 RCS Annecy. Code APE 6419 Z. Garantie financière et assurance de responsabilité civile professionnelle conformes aux articles L 512-6 et L 512-7 du Code des Assurances. Société de courtage d’assurance immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurance sous le n°07 022 417. Les contrats d’assurance multirisques professionnelle et complémentaire santé sont assurés par PACIFICA, compagnie d’assurance dommages, filiale de Crédit Agricole Assurances S.A. au capital entièrement libéré de 249 194 475 Ä, entreprise régie par le Code des assurances. Siège social : 8/10 Boulevard de Vaugirard - 75724 Paris Cedex 15. 352 358 865 RCS Paris. Les événements garantis et les conditions figurent au contrat. La Télésurveillance est proposée par C.T. CAM - Centre de Télésurveillance du Crédit Agricole Mutuel - filiale sécurité de Caisses régionales du Crédit Agricole. Entreprise agréée par l’assemblée plénière des sociétés d’assurance dommage au plus haut niveau - Zone Artisanale Saint Eloi - 85000 Mouilleron le Captif - SA au capital de 391 040 Ä - 320421159 RCS La Roche sur Yon. Les évènements garantis et les conditions figurent au contrat. Offres réservées aux professionnels. Document non contractuel. Août 2013. Conception : cammara design - Crédits photos : © Phovoir


l’édito du président

La CCI Savoie « hors les murs » Du 14 au 23 septembre, dans le cadre de sa présidence d’honneur des événements de SavoiExpo en 2013, la CCI Savoie installe dix jours durant ses activités et ses services au cœur de la Foire de Savoie.

Plus que jamais, alors que toutes les énergies sont mobilisées pour redresser l’économie, les chefs d’entreprise et, plus largement, tous ceux et celles qui entreprennent ont un rôle crucial.

La CCI va ainsi à la rencontre non seulement de ses ressortissants mais aussi du grand public. Une occasion unique, au cœur du rendez-vous économique de la rentrée, d’expliquer ses missions et ses métiers.

À l’heure où les citoyens et les entreprises subissent les effets de la crise, où le redressement est une priorité et où l’enjeu est de gagner en compétitivité, nous n’avons qu’un mot d’ordre : persévérer.

Notre volonté vis-à-vis de nos ressortissants : toujours plus de proximité, d’écoute, afin de répondre aux préoccupations, faire émerger des solutions et opportunités de développement, accompagner les entreprises et les hommes dans toutes les dimensions de leur développement. Vis-à-vis du grand public, potentiellement futur chef d’entreprise ou apprenti, grâce à cette vitrine économique incontournable : faire connaître notre institution, être vu, et être reconnu. Quelle que soit la cible, notre présence sur la Foire de Savoie réaffirme la volonté du réseau CCI de « faire avancer toutes les envies d’entreprendre ».

Notre volonté ? Susciter l’envie et le courage d’entreprendre. Se réinventer sans cesse pour encourager l’activité et sortir de la crise par le haut, préparer le long terme, même si le quotidien prend souvent des airs d’un tunnel sans fin. En s’appuyant sur les journées thématiques proposées par la foire, les services de la CCI Savoie accueilleront entrepreneurs et grand public à l’occasion d’ateliers thématiques et de rendez-vous avec des experts : création, transmission, reprise, apprentissage, commerce, industrie, tourisme, toute la palette de nos métiers sera ainsi présentée. Aussi, nous avons souhaité décliner l’année de l’industrie dans le réseau des CCI par le biais d’une exposition culturelle

« L’industrie épate la galerie », dans laquelle quatorze entreprises savoyardes nous ont ouvert leurs ateliers, et leurs histoires. Dans un contexte économique qui reste fortement et durablement impacté par la crise, les entreprises savoyardes ne déméritent pas. Loin de se résigner, elles n’ont de cesse de s’adapter et d’innover, avec pour dessein de construire ensemble la performance économique de notre département. Élus et techniciens se mobilisent au service de notre économie savoyarde, et sont pour cette rentrée 2013 à vos côtés, à chaque étape de votre projet. ■

René Chevalier Président de la CCI Savoie

CCI SAVOIE

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Vous aVez l’ambition d’entreprendre. nous aVons celle de Vous accompagner.

Accompagner durablement les projets des Rhônalpins, c’est notre ambition de grande banque régionale. Aider les entrepreneurs à créer ou à reprendre une entreprise, soutenir les professionnels dans leur développement, c’est notre expertise. Nous le prouvons aujourd’hui et nous le prouverons demain. Alors, n’entreprenez rien sans nous consulter ! www.caisse-epargne.fr

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Caisse d'Epargne et de Prévoyance de Rhône Alpes - Banque coopérative régie par les articles L512-85 et suivants du Code monétaire et financier - Société anonyme coopérative à directoire et conseil d’orientation et de surveillance - Capital de 944 856 720 euros - 42 boulevard Eugène Deruelle - 69003 Lyon - 384 006 029 RCS Lyon - Intermédiaire d’assurance, immatriculé à l’ORIAS sous le n°07 004 760.


maire

SOM

Numéro 103 – Septembre 2013 Actualité - Agenda ■ Les événements marquants (p. 6 à 8)

QUAND LE TOURISME D'AFFAIRES ALLONGE LES SAISONS Les dossiers de Partenaires Savoie

(p. 9 à 14) ■ Chambéry coordonne ses actions (p. 10) ■ Aix-les-Bains muscle sa commercialisation (p. 12) ■ Courchevel cultive l’exception (p. 14)

Territoires ■ Chambéry : La Maison de Savoie mise sur l’Or (p. 20) ■ Aix-les-Bains - Lac du Bourget : La menuiserie Ramus voyage dans le temps (p. 21) ■ Cœur de Savoie : Prisme, vingt ans au sommet (p. 22) ■ Avant-pays savoyard : Les frères Burais ont su rebondir (p. 23) ■ Albertville : Defours.com surfe sur le multimédia (p. 24) ■ Tarentaise : La belle histoire des Caves d’affinage de Savoie (p. 26) ■ Maurienne : Les bonnes recettes de la boucherie Rittaud (p. 27)

CCI Savoie à votre service ■ ■ ■ ■

Le cluster Montagne sur le bon rythme (p. 28) La CCI Savoie s’installe au parc des expositions (p. 30) Industrie : les chiffres clés (p. 32) Des experts pour des solutions concrètes (p. 34)

Rhône-Alpes économie ■ Les enjeux de la transition énergétique (p. 35 à 42)

Immobilier ■ Savoie Hexapôle améliore son offre de services (p. 44)

Savoie terre de création ■ Une sélection de produits fabriqués en Savoie (p. 46 )

Partenaires Savoie www.savoie.cci.fr Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie 5, rue Salteur - 73024 Chambéry Cedex Teléphone : 04 57 73 73 73 Télécopie : 04 79 33 56 84 Courriel : partenaires@savoie.cci.fr • Directeur de la publication : René Chevalier • Rédacteur en chef : Catherine Chabroud Secrétariat du journal : Madeleine Flaud• Rédaction : Patrick Plaisance, les services de la Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie. • Crédits photos : CCI Savoie, Patrick Plaisance, Caroline Moureaux / Le Phare, SavoiExpo, François Fouger et Jean-Luc Rigaud / OT Aix-les-Bains, Patrice Mestari / Courchevel tourisme, Jérôme Kelagopian / Courchevel tourisme, PEP – Centre technique de la plasturgie et des composites, Prisme, Alain Morandina / Defours.com, Jean-Luc Viart / Boucherie Rittaud, Studio P2X, Savoie Hexapôle, Opinel, Smartool, FunBelt, Schöffle et x. Photo de couverture : Gilles Lansard / OT Aix-les-Bains. • Dépôt légal : juin 2013. • N° ISSN : 1298-3918 • Mise en page – Création graphique : Scoop communication (www.scoopcommunication.com) Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie • Publicité : Grands Espaces – Alain Poncet Tél. : 06 80 91 88 15 / 04 79 60 42 45 - Courriel : alain@grandsespaces.net • Distribution : La Poste • Routage : SN Bourgogne Routage • Impression : IPS - www.imprimerie-ips.com Ce numéro a été imprimé en 25 500 exemplaires. Tous droits réservés. Reproduction interdite, sauf autorisation.

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l’actualité

1er juin

Savoie en charge des relations avec les entreprises. L’une de ses missions sera de permettre le transfert vers les entreprises des travaux de recherche des laboratoires universitaires.

17 juin

Laurent Micol (51 ans) est nommé directeur du centre d’affaires Savoie montagne de la Caisse d’épargne Rhône-Alpes. Il a sous sa responsabilité neuf collaborateurs ayant en charge une clientèle de PME dont le chiffre d’affaires est compris entre 1,5 et 50 millions d’euros, en Savoie où dans les Alpes du Nord si leur activité est liée à l’industrie de la montagne.

8 juin

Spécialisée dans la fabrication d’anodes légères tournantes pour les tubes à rayons X des appareils médicaux, la société Acerde (Sainte-Hélène-du-Lac) obtient sa certification ISO 9001, nécessaire à l’industrialisation de sa technologie. Pour mener à bien le projet d’industrialisation de sa technologie, Hervé Poirel, fondateur d’Acerde, lève 1,2 million d’euros auprès de Truffle Capital, et affirme sa volonté de s’adosser à un industriel pour atteindre un poids plus conséquent face aux géants de l’imagerie médicale.

Nomination à la Caisse d’épargne

3 juin

AliZé soutient les PME

Le comité de pilotage du dispositif AliZé Savoie dresse le bilan de l’année 2012 en Savoie. Ce partenariat privé-public vise à accompagner les PME de plus de deux ans ayant un projet de développement créateur d’emplois. Treize entreprises sont partenaires du dispositif qui couvre 80 % du territoire, dont le secteur Arlysère, nouveau venu. Depuis 2006, 46 entreprises ont été soutenues par les entreprises partenaires pour un total de 249 emplois soutenus et 128 créés.

Nomination à la SNCF

Laurence Eymieu (52 ans) est nommée directrice régionale de la SNCF. Elle remplace Josiane Beaud, en poste à Chambéry depuis 2009, qui fait valoir ses droits à la retraite. Depuis 2010, Laurence Eymieu était directrice de la région Centre de la SNCF. Auparavant, elle avait été directrice de cabinet de la présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac.

4 juin

Les produits de Savoie à l’Assemblée

Député-maire de Chambéry, Bernadette Laclais organise l’opération « Des Savoyards à l’Assemblée nationale ». L’occasion de mettre en avant les produits issus de l’agriculture du département travaillés par les chefs chambériens de l’association « Les Tables de l’Alpe » et par Alexandre Ongaro, une étoile au Guide Michelin.

5 juin

Nomination à l’Université de Savoie

Rachel Bocquet, enseignante-chercheuse à l’Institut d’administration des entreprises (IAE), est nommée vice-présidente de l’Université de

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Droit et commerce à Aix-les-Bains

Association regroupant les professionnels du droit, de l’économie et du chiffre, Droit et commerce tient son congrès national annuel à Aix-les-Bains. Le thème de la rencontre concerne l’aspect social de la restructuration d’entreprises. La direction scientifique du colloque est confiée aux avocats Paul-Henri Antonmattéi, doyen honoraire de la faculté de droit de l’Université Montpellier I, et Jacques Barthélémy, ancien professeur associé de l’Université Montpellier I.

13 juin

La réussite de XL Mat

Huit mois après avoir repris son principal concurrent, Bertrand Laferrère, président de XL Mat à Gilly-sur-Isère, dresse un bilan positif de l’opération. Le chiffre d’affaires de KDB Isolation, en difficulté au moment de l’acquisition, est en progression de 5 % sur le premier trimestre 2013. XL Mat et KDB Isolation fabriquent désormais sur la même ligne de production leurs isolants minces réflecteurs pour le bâtiment.

Emplois d’avenir pour DSF

Domaine skiable de France (DSF) signe une convention avec l’État pour le recrutement de trente salariés sous contrat Emplois d’avenir. Il s’agit d’emplois à l’année, malgré le caractère saisonnier de l’activité des domaines skiables, comme conducteurs de remontées mécaniques et de machines ou dans des métiers de maintenance ou administratifs.

14 juin

Métaltemple change de nom

La société britannique Aluminium limited est le nouvel actionnaire majoritaire de Métaltemple (Saint-Michel-de-Maurienne). Désormais baptisée MT Technology, l’entreprise est dirigée par Gianpiero Colla, déjà aux commandes, à l’origine du nouveau tour de table. Le plan de reprise prévoit la suppression de 36 des 197 emplois salariés et le retour à l’équilibre dès 2014.

Acerde cherche du soutien

19 juin

Lutter contre les vols

La Fédération du bâtiment et des travaux publics en Savoie signe une convention avec l’État afin de lutter contre les vols et autres actes illégaux sur les chantiers du département. Le partenariat, qui vise notamment la baisse du nombre de vols de métaux et de matériel de chantier, s’appuie sur un meilleur partage des informations entre les chefs d’entreprise et les forces de l’ordre, notamment pour identifier les chantiers sensibles et mettre en place des actions de prévention.

21 juin

Nouveaux locaux pour le Sdes

Le Syndicat des énergies de la Savoie (Sdes) inaugure ses nouveaux locaux à La Motte-Servolex. Regroupant 272 communes (304 630 usagers particuliers et professionnels), le syndicat, créé en 1996, gère le réseau électrique propriété des communes et contrôle les relations entre les collectivités et le concessionnaire ERDF. Le Sdes peut aussi avoir un rôle de médiation entre les entreprises et ERDF.

25 juin

Nomination à Alpina Savoie

Jean-Philippe Lefrançois est le nouveau directeur général d’Alpina Savoie (Chambéry). Ingénieur agroalimentaire de formation, il était auparavant directeur des opérations au sein du groupe d’abattage Ronsart.


27 juin

8 juillet

En clôture de l’assemblée générale de l’Agence économique de la Savoie, Hervé Gaymard, président du Conseil général de la Savoie, fixe les priorités de l’organisme départemental alors que les lois de décentralisation pourraient changer la donne du développement économique. Un travail en commun avec le voisin haut-savoyard est notamment évoqué pour permettre le développement des territoires.

Jean-Louis Fiquet est le nouveau directeur de la Banque de France. Il remplace Kathie Werquin-Wattebled. Jean-Louis Fiquet connaît bien la région : il a été directeur adjoint de la Banque de France à Annecy (1996-1999). Son parcours au sein de la Banque de France, débuté en 1977, lui a aussi permis d’être sensibilisé aux problématiques des entreprises, comme chef du service « Entreprises » à Bordeaux, de 1999 à 2009.

L’avenir de l’Agence économique

3 juillet

Photo de classe à Côte-Rousse

Le parc d’activité lance les festivités de son 20e anniversaire de manière originale, en organisant une « photo de classe » des chefs d’entreprise implantés sur le site. Il s’agit là d’un clin d’œil à l’histoire. Le site, qui abrite l’une des plus importantes pépinières d’entreprises de Rhône-Alpes, était auparavant un collège.

Nomination à la Banque de France

10 juillet

Leborgne aux Olympiades des métiers

Le fabricant d’outils Leborgne est partenaire de la 42e édition des finales nationales des Olympiades des métiers. 400 produits de la gamme Batipro ont été fournis aux participants qualifiés pour les finales nationales des catégories jardiniers-paysagistes, maçonnerie et construction de route.

l’actualité 3 juillet

Trimet s’engage en Maurienne

Le groupe allemand Trimet signe un engagement ferme pour la reprise des usines de Saint-Jean-de-Maurienne et de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) de Rio Tinto Alcan. Le premier producteur allemand d’aluminium sera accompagné dans la démarche de reprise par EDF et la banque nationale d’investissements BPI France. Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et Thierry Repentin, ministre délégué aux Affaires étrangères, effectuent le déplacement en Maurienne à l’occasion de cette signature officielle entre Trimet et RTA (ex-Pechiney).

Pour faire paraître une actualité concernant votre entreprise. Contact : partenaires@savoie.cci.fr

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©

déjà

demain

Du lundi 9 au vendredi 13 septembre : Donnez toutes les chances de réussite à votre projet de création ou reprise d’entreprise avec le stage « 5 jours pour entreprendre ». CCI Savoie, Chambéry. Participation payante. Inscription obligatoire au 04 57 73 73 73 Lundi 9, lundi 23 et mardi 24 septembre : Sessions Optilog (optimisation de la logistique à l’international). GREX, CCI de Grenoble. Rens. : Maryline Favre – m.favre@savoie.cci.fr – 04 57 73 73 73 Du samedi 14 au lundi 23 septembre : Foire de Savoie. Présidente d’honneur des foires et salons de SavoiExpo, la CCI Savoie est présente. Parc des expositions de Chambéry. (Programme complet des rendez-vous CCI en page 30 ou sur www.savoie.cci.fr.) Rens. : www.savoiexpo.com

Mardi 17 septembre : Foire de Savoie, journée de l’entreprise et de la presse. Toute la journée, visitez le « village des entreprises ». 14 h 30 : conférence-débat animée par le journaliste Jean-Marc Sylvestre « Économie : tout va bien (ou presque) ! ».

Vendredi 18 octobre : Dans le cadre de « 1 semaine, 1 emploi », remise des trophées de la 4e édition du concours « Les étoiles de l’entreprenariat » organisé par Pôle emploi en partenariat avec la CMA et la CCI Savoie. Le Phare, Chambéry.

Vendredi 20 septembre : Les cafés du CNES « Le document unique ». 8 h 30, CCI Savoie, Chambéry. Rens. : Claire Gaurand – c.gaurand@savoie.cci.fr

Lundi 20 octobre : Séance plénière du CNES (Club des nouveaux entrepreneurs savoyards), 18 h 30. Rens. : Claire Gaurand - c.gaurand@savoie.cci.fr

Foire de Savoie : Journée création, reprise et transmission de l’entreprise. Conférences et conseils d’experts sur le stand CCI. Rens. : Claire Gaurand - c.gaurand@savoie.cci.fr

Jeudi 24 et vendredi 25 octobre : Pour bien démarrer votre entreprise, participez au stage « 2 jours pour lancer son entreprise ». CCI Savoie, Chambéry. Participation payante. Inscription obligatoire au 04 57 73 73 73

Lundi 23 septembre : Assemblée générale de la CCI Savoie, consacrée au commerce. En présence d’André Marcon, président du réseau CCI France. Parc des expositions de Chambéry.

Samedi 14 septembre : Foire de Savoie, inauguration officielle, inauguration du stand CCI et de l’exposition consacrée à l’industrie en Savoie.

Du samedi 28 septembre au samedi 5 octobre : Mission de prospection multisectorielle au Canada. Rens. : Claudine Attanasio – c.attanasio@savoie. cci.fr – 04 57 73 73 73

Lundi 16 septembre : Journée de la femme à la Foire de Savoie : présence des adhérentes du Club des nouveaux entrepreneurs savoyards sur le stand CCI, animation de mini-conférences, de 10 à 19 heures. Rens. : Claire Gaurand - c.gaurand@savoie.cci.fr

Du lundi 7 au vendredi 11 octobre : Donnez toutes les chances de réussite à votre projet de création ou reprise d’entreprise avec le stage « 5 jours pour entreprendre » : CCI Savoie, Albertville. Participation payante. Inscription obligatoire au 04 57 73 73 73

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Les 10 clés pour Entreprendre

3 et 17 septembre, 1er, 15 et 29 octobre : Vous avez l’idée de vous mettre à votre compte, un projet de créer ou reprendre une entreprise : participez à la réunion d’information organisée par le service Création de la CCI Savoie. Participation gratuite, inscription obligatoire au 04 57 73 73 73 ou info@savoie.cci.fr

CCI Savoie 04 57 73 73 73 www.savoie.cci.fr

Les dossiers de


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Les dossiers de

QUAND LE TOURISME D'AFFAIRES ALLONGE LES SAISONS

L’ÉCONOMIE EN SAVOIE

Les faits

En plaine comme en station, de nombreux acteurs misent sur le tourisme d’affaires pour améliorer le taux de remplissage des hôtels, soutenir l’activité des commerces et des restaurants.

L

e plus souvent, la mission de promotion et de commercialisation des congrès, salons et autres séminaires est portée par les offices de tourisme ou par des organismes publics dédiés, à l’image de Chambéry congrès ou de Val-d’Isère event, né dans le sillage des championnats du monde de ski pour valoriser le centre de congrès Henri-Oreiller. Le secteur privé n’est pas en reste. Des hôtels et des restaurants ont pris l’habitude de mettre à disposition leurs infrastructures en période creuse. En station, les capacités hôtelières des établissements sont une force. En plaine, la pédagogie est de mise quand il s’agit d’inciter un organisateur à disperser ses invités dans plusieurs établissements. « À Aix, il n’est pas possible d’héberger 400 personnes dans un ou deux établissements voisins, mais nous avons imaginé une offre originale en “privatisant” le centre-ville, où de nombreux hôtels et restaurants sont situés à moins de dix minutes à pied des salles de réunions et de l’auditorium du centre des congrès. Au final, la formule plaît autant qu’elle peut étonner quand elle est proposée », explique Nicolas Durochat, le directeur de l’office de tourisme d’Aix-les-Bains. Déjà positionnée sur la saison hivernale, la station de Courchevel s’apprête à passer un cap en construisant un établissement, ouvert toute l’année, dont l’objectif principal sera l’accueil de congrès et séminaires. L’atomisation de l’offre savoyarde est représentative d’un phénomène national. De plus en plus de communes et d’opérateurs privés investissent dans le tourisme d’affaires pour soutenir leur économie. Selon la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, l’Hexagone compte 200 centres de congrès et parcs d’exposition, et 1 400 outils polyvalents pouvant accueillir des réunions, des assemblées générales, des séminaires. Et pour cause, en 2011, les 2 800 principaux congrès organisés en France ont généré 1,6 milliard d’euros de retombées.

L’ouverture, en 2009, du Phare de Chambéry a passablement modifié l’offre savoyarde. « Un touriste business dépense deux fois plus qu’un touriste loisir », constate Stéphane Fages, directeur de SavoiExpo. Et il est intéressant d’être le siège de réunions nationales ou internationales. Plus les congressistes viennent de loin et plus ils dépensent. Aux dépenses d’hébergement et de restauration, s’ajoutent des achats de souvenirs et des visites de découverte. Le phénomène constaté pour les Français découvrant un département est encore plus vrai pour un étranger venant en congrès en France. La dépense moyenne quotidienne d’un congressiste étranger est de 400 euros contre 200 euros pour un Français. Il n’est donc pas étonnant que le marché international soit aussi convoité que le marché national, quelle que soit l’altitude d’implantation des structures. La Savoie n’est pas réellement identifiée comme une destination « business », mais les ambitions déclarées des uns et des

autres pourraient accélérer le mouvement de diversification de l’offre touristique. Depuis 2006 et la rénovation du centre des congrès d’Aix-les-Bains, chaque année apporte son lot de nouveautés au département. En 2009, ont été inaugurés le Phare à Chambéry et le centre des congrès Oreiller à Val-d’Isère. En 2010, un nouveau hall a été créé sur le parc des expositions de Chambéry. Cet été, Tignes a inauguré les 5 000 m2 de son Tignespace. Courchevel travaille à l’ouverture d’un nouvel établissement et Albertville à la rénovation de la halle olympique. « Nous devons travailler ensemble, nous devons trouver une stratégie commune, à une échelle qui peut dépasser celle de l’axe Aix-Chambéry. Pour se rendre sur les grands salons parisiens, ou organiser un “éduc’ tour” à l’attention des acheteurs, la bonne échelle est celle de la Savoie ou de Savoie MontBlanc, avec une marque commune », estime ainsi Nicolas Durochat. ■

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Les dossiers de

CHAMBƒRY COORDONNE SES ACTIONS L’ÉCONOMIE EN SAVOIE

Les faits

Chambéry a fusionné son office de tourisme et Chambéry promotion au sein d’un établissement public industriel et commercial baptisé Chambéry tourisme et congrès.

D

irigé par Erich Debruères, le nouvel outil doit permettre une meilleure coordination des outils et des démarches de promotion et de commercialisation de la destination. L’action de Chambéry est complétée par la création de Chambéry congrès imaginée en partenariat avec SavoiExpo et le Phare. « Nous avons créé une plaquette unique et nous devons finaliser la création d’un bureau des congrès, avec un numéro de téléphone unique, une adresse unique et un référent unique », explique le nouveau directeur de Chambéry tourisme et congrès. S’appuyant sur des outils tels que le centre des congrès Le Manège, le parc des expositions et le Phare, Erich Debruères a l’ambition de développer de nouveaux produits, spécifiques au tourisme d’affaires. Un site Internet

dédié est en projet, en marge de celui de l’office de tourisme : « Nous travaillons sur un état des lieux afin d’identifier les cibles à privilégier, au national et à l’international, en nous positionnant par rapport à SavoiExpo et au Phare, pour éviter de se concurrencer et pour être complémentaires, pour plus d’efficacité commerciale. » Le voisin aixois est cité parmi les partenaires possibles alors qu’Annecy, Grenoble et Lyon figurent parmi les destinations proches par rapport auxquelles il est nécessaire de se différencier. L’axe Chambéry – Aix-les-Bains fonctionne déjà, pour accueillir des événements d’envergure, comme le workshop Grand Ski, en janvier. « Il y a une complémentarité dans le respect des particularités de chacun », constate Erich Debruères qui

souhaite proposer une charte d’accueil des congressistes à l’ensemble des professionnels chambériens concernés. Erich Debruères. « Il y a une bonne dynamique des hôteliers et des restaurateurs. En construisant une offre à l’échelle du bassin, jusqu’à Challes-les-Eaux, Chambéry dispose de 1 300 chambres d’hôtel apportant une réelle satisfaction. La future charte d’accueil vise à apporter de la cohérence au message d’ensemble sur la destination Chambéry, du taxi au bus, du restaurant à l’hôtel. Il s’agit d’un chantier important. Il prendra du temps », estime le directeur de Chambéry tourisme et congrès. ■

SAVOIEXPO CHANGE DE DIMENSION

G

estionnaire du parc des expositions de Chambéry, SavoiExpo vit une année 2013 record avec dix-neuf événements organisés ou accueillis. Ce bilan unique dans l’histoire de l’association organisatrice de la Foire de Savoie est le fruit de la triple action de SavoiExpo, à la fois organisateur d’événements, hébergeur et fournisseur de services. « Une année comme celle-ci demande une mobilisation très très forte des équipes, car en plus de l’événement lui-même, il y a une longue période de montage puis de démontage », explique Stéphane Fages, le directeur de SavoiExpo. Après la Foire de Savoie, le parc des expositions de Chambéry ne restera pas très longtemps sans activité. La préparation du 120 e Congrès national des sapeurspompiers (du 10 au 12 octobre) demandera quinze jours de préparation. Et pour cause, l’événement occupera l’ensemble du site, avec ses 300 stands, ses rencontres et sa

10 / CCI Savoie – partenaires savoie - N° 103

séance plénière regroupant 4 000 participants au Phare. « Ce congrès, c’est trois mois de travail à temps plein pour deux personnes, en charge de l’accompagnement des organisateurs. Notre mission va de l’étude d’implantation à la gestion des différents prestataires en passant par la coordination des besoins techniques », explique Stéphane Fages. Ce congrès est une étape importante dans l’histoire récente du parc des expositions de Chambéry. C’est la première fois depuis l’ouverture du Phare, en 2009, qu’un événement autre que la Foire de Savoie occupera la totalité du site. En se dotant d’un hall supplémentaire « Le Sommet », servant de lien entre le parc et le Phare, SavoiExpo avait anticipé cette possibilité. Ce nouveau hall, climatisé, a apporté un confort supplémentaire aux utilisateurs du parc des expositions. En 2014, les façades des différents bâtiments seront rénovées afin d’adopter un code couleurs cohérent avec

SavoiExpo propose une large palette de services aux organisateurs d’événements. le Phare voisin, en attendant la mise aux normes d’accessibilité des salles situées à l’étage, qui pourrait permettre d’améliorer les conditions d’accueil de réunions. ■

Les dossiers de


Les dossiers de

LE PHARE A CHANGƒ LA DONNE CHAMBƒRIENNE Les faits

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L’ÉCONOMIE EN SAVOIE

Inauguré en janvier 2009, le Phare de Chambéry a incontestablement amélioré les capacités d’accueil du bassin chambérien et du département.

i l’équipement polyvalent est connu du grand public pour être la salle du Chambéry Savoie handball et un lieu de passage obligé des grands concerts de la scène française, Chambéry métropole, propriétaire, a instauré une dimension économique à la délégation de service public (DSP) accordée au groupe Véga. Arrivé au mois de mai aux commandes de l’équipement, Karim Ramrani, notamment passé par RochExpo (Haute-Savoie), la Foire de Montpellier (Hérault) et le parc des expositions de Mâcon (Saône-et-Loire), a rapidement intégré que le Phare a une place à prendre

dans « la stratégie de développement du tourisme d’affaires ». Cette croissance passe par le travail en commun à mener avec SavoiExpo et l’office de tourisme à travers l’outil commun Chambéry congrès, mais pas seulement. « Nous avons notre développement propre. La création d’un poste de commercial dès l’ouverture du Phare démontre cette volonté. Quand nous accueillons la convention du Crédit agricole en utilisant un hall du parc des expositions, nous démontrons notre nécessaire complémentarité comme SavoiExpo a besoin du Phare pour donner une nouvelle dimension à la Foire de Savoie », constate

Karim Ramrani. La grande capacité du Phare est un atout mais sa polyvalence peut freiner certains prospects. Karim Ramrani. « Le phare a l’avantage et les inconvénients d’un outil modulable. Il s’adapte à tout, mais n’est pas forcément adapté à tout », prévient le directeur, qui constate toutefois la large palette de services proposés, en utilisant les différents salons VIP du Phare en complément de la salle principale et de la salle annexe. ■

Pamplemousse.com - Crédits photos : Fotolia, x

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Les dossiers de

AIX-LES-BAINS MUSCLE SA COMMERCIALISATION L’ÉCONOMIE EN SAVOIE

Les faits

Autour de son centre des congrès rénové, Aix-les-Bains a engagé une politique ambitieuse pour accueillir et organiser plus d’événements.

© Jean-Luc Rigaut / OT Aix-les-Bains

L’animation proposée en ville toute l’année est un atout important pour Aix-les-Bains.

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© François Fouger / OT Aix-les-Bains

L

’office de tourisme s’est doté d’un « bureau des congrès » dont la mission est d’accompagner l’entreprise ou le prestataire lors de toutes les étapes de l’événement. « Le bureau des congrès s’occupe de tout, de A à Z, de la logistique à l’hôtellerie en passant par la restauration et les loisirs, en s’adaptant à n’importe quel budget. Ainsi, le client peut se concentrer sur le contenu de son événement », explique Nicolas Durochat, le directeur de l’office de tourisme d’Aix-les-Bains. Les chiffres sont là pour rappeler, si besoin est, l’importance du tourisme d’affaires dans la cité thermale. Au côté de l’offre municipale, les acteurs privés ont développé leurs propres outils, avec des salles pouvant accueillir jusqu’à 150 personnes dans certains hôtels. « À Aix-les-Bains, le tourisme d’affaires nous occupe toute l’année. Nous nous appuyons sur une hôtellerie 3 et 4 étoiles qui se nourrit de cette activité. Depuis quatre ou cinq ans, les saisons des conventions d’entreprise sont plus longues, débutant dès la mi-août, et certains mois, comme en janvier, février, mars, septembre et octobre, cette clientèle est majoritaire dans les établissements aixois », constate Nicolas Durochat. La rénovation du centre des congrès, en 2006, a permis à Aix-les-Bains de s’adapter à l’évolution du marché des congrès et des conventions. « En dotant le centre des

Le centre des congrès d’Aix-les-Bains est désormais doté d’un hall d’exposition de 1 000 m2. congrès d’un hall d’exposition de 1 000 m2, Aix-les-Bains est resté dans le marché car de plus en plus d’entreprises organisent des salons en même temps que leur convention, pour présenter des produits ou pour financer le rassemblement en proposant des stands payants. En France, 25 % des conventions d’entreprise utilisent désormais cette formule », analyse Nicolas Durochat. Dans le mille-feuille de son offre, l’office de tourisme d’Aix-les-Bains a décidé de donner encore plus d’épaisseur au tourisme d’affaires, en

utilisant des arguments commerciaux, mais aussi naturels. « Entre lac et montagne, nous avons une offre vraiment originale, toute l’année, appréciée pour les séminaires incentives. Nous devons être plus agressifs commercialement en direction des entreprises afin de faire connaître la destination Aix-lesBains, car le secteur des séminaires a subi une véritable atomisation. De nombreuses villes et beaucoup de privés ont amélioré leur offre ou créé de nouveaux outils », estime le directeur de l’office de tourisme. ■

Les clés pour accélérer le développement

Le 20 juin, l’office de tourisme d’Aix-les-Bains a organisé la première réunion d’une nouvelle commission de travail dont l’objectif est de développer l’impact du tourisme d’affaires sur l’économie de la cité. « L’enjeu est clair. Il s’agit de soutenir l’activité hôtelière en organisant plus de séminaires », explique Nicolas Durochat, le directeur de l’office de tourisme d’Aix-les-Bains. Trois axes de travail ont été retenus. Les équipes commerciales de l’office de tourisme vont être mobilisées afin de développer encore la notoriété de la destination. Cette mobilisation dépassera largement les bureaux de l’OT, les acteurs économiques et associatifs d’Aix étant invités à promouvoir leur ville, ici en direction de leurs clients, fournisseurs ou actionnaires, là auprès de leurs responsables régionaux ou nationaux, afin que tous pensent à Aix-les-Bains au moment de programmer une assemblée générale, un congrès, un séminaire. « Ce réseau local pèse plus que l’action commerciale. Nous avons accueilli le congrès de la Fédération française de rugby, en 2010, et celui de la Fédération française de basket-ball, en 2011, car les dirigeants des clubs et leurs comités départementaux et régionaux ont fait un excellent travail », se souvient le directeur de l’office de tourisme. En 2014, le bureau des congrès d’Aix-les-Bains innovera en organisant ses propres événements. Deux projets sont très avancés et un troisième est en bonne voie. L’objectif étant de pérenniser ces événements afin qu’ils occupent une place fixe et récurrente au calendrier. Cette formule apporterait un « matelas » d’activité au centre des congrès, aux hôteliers et restaurateurs.

Les dossiers de


Les dossiers de

ALBERTVILLE TERRITOIRE EN MOUVEMENT

L’ÉCONOMIE EN SAVOIE

Les faits

Les travaux de rénovation de la Halle olympique doivent permettre à Albertville de dynamiser son offre en direction des professionnels.

L

a « nouvelle » Halle olympique ouvrira ses portes au printemps 2015. Parmi les nouveautés annoncées : un restaurant de soixante couverts avec terrasse et entrée indépendante, des salles de séminaires modulables jusqu’à 700 m2 et des surfaces d’exposition pouvant aller jusqu’à 7 000 m2. Créé en 2012, l’office de tourisme du pays d’Albertville anticipe cette ouverture en effectuant un état des lieux de l’offre. « Notre rôle sera de structurer l’offre et d’accompagner les acteurs locaux. Le pays d’Albertville dispose d’une offre hôtelière variée et dynamique, avec différentes gammes et différents tarifs, pouvant s’adapter au budget des organisateurs », explique Émilie Maisonnasse, la coordinatrice de l’OT intercommunal.

L’offre privée est portée par l’emblématique Roma, disposant d’un auditorium. Mais le territoire est en mouvement. Le camping d’Albertville proposera dès cet hiver des hébergements en tente à des groupes souhaitant évoluer dans un cadre original. Le 1er juillet, un parc aventure a été inauguré au fort de Tamié. Six parcours et soixante ateliers, dont une tyrolienne de 300 mètres, sont proposés sur le site où une quinzaine de salles ont été aménagées afin d’accueillir des groupes, des séminaires, des rassemblements… « La commercialisation de la destination “pays d’Albertville” est un des axes de développement majeur de l’office de tourisme, avec l’objectif de devenir l’interlocuteur unique des organisateurs d’événements », explique Émilie Maisonnasse. ■

La Halle olympique sera rénovée entre novembre 2013 et le printemps 2015.

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Les dossiers de

COURCHEVEL ,L EXCEPTION CULTIVE L’ÉCONOMIE EN SAVOIE

Les faits

Membre du gotha du tourisme mondial, Courchevel possède d’excellents arguments quand il s’agit d’accueillir des congrès et des séminaires d’entreprise.

U

n centre des congrès doté d’un auditorium de 380 places, d’une salle plénière de 100 places et de douze salles de réunion. Une patinoire modulable pouvant accueillir jusqu’à 1 500 personnes. Un parc hôtelier de plus de 1 900 chambres couvrant toute la palette du confort, de 2 étoiles à 5 étoiles-palace… Le tout au cœur du plus vaste domaine skiable du monde. Courchevel ne manque pas d’arguments quand il s’agit de détailler la qualité de son offre. La station phare des Trois Vallées est dotée d’un service spécifique accompagnant les organisateurs de séminaires et de rassemblements professionnels du début du projet jusqu’au terme du séjour. L’exception n’est pas un terme galvaudé à Courchevel, où à la sortie des séances de travail le cadre naturel et l’offre touristique transforment le rendez-vous en un moment forcément unique. « La clientèle d’affaire s’inscrit en complément de la clientèle individuelle en dehors des périodes de haute saison. Même si Courchevel

L’auditorium du centre des congrès peut accueillir 380 personnes.

Les dossiers de

Le cadre prestigieux de la station est un argument de poids. est dotée de salles et d’un centre des congrès pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes, nous cherchons à nous positionner sur des petits ou des moyens volumes. Courchevel n’ayant pas d’hôtel de très grande capacité, et comme il est difficile de privatiser un établissement complet en pleine saison, le choix de groupes de taille moyenne est idéal », explique Adeline Roux, directrice de Courchevel Tourisme. Des groupes qu’il s’agit d’accueillir dans les meilleures conditions possibles. Et pour cause, les entreprises françaises et étrangères sont attirées par la marque « Courchevel » et souhaitent que leurs invités en profitent pleinement. « Que l’on réside en deux étoiles ou en cinq étoiles,

La station va explorer la piste estivale En 2015, l’ouverture du centre aquatique et ludique des Grandes Combes devrait permettre à la station de Courchevel de développer son offre d’accueil des groupes. Outres les activités nouvelles qu’ajoutera cet espace de détente et de loisirs de 10 500 m2 au catalogue de la destination, une deuxième tranche, non encore programmée, prévoit la construction d’un hôtel de 120 chambres. Particularités du futur édifice : il sera ouvert toute l’année et disposera de salles de séminaires. L’ouverture de ce nouvel ensemble est l’occasion pour Courchevel de se positionner sur la saison d’été, même si, à l’international notamment, la concurrence s’annonce rude face à des destinations exotiques déjà très actives sur le créneau du tourisme d’affaires.

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le prestige de la marque a son importance. Le budget est différent d’autres destinations, mais Courchevel ne fait pas le même effet, et il y a l’assurance que l’on ira au-delà de la promesse en termes de services et de qualité de ski. Au début de chaque saison, je rappelle aux équipes que nous devons systématiquement répondre “oui” aux demandes formulées, si celles-ci sont légales et que le budget du client est adapté », souligne Adeline Roux. Le prestige de la station pouvant rebuter a priori les responsables d’entreprise et les organisateurs d’événements, le service « groupes » de Courchevel Tourisme joue la transparence dès les premiers contacts. Notamment en direction des entreprises de la région. « Nous proposons des services adaptés aux budgets de toutes les entreprises souhaitant réunir ses cadres, ses clients, à Courchevel pour un moment particulier. À proximité immédiate de Lyon, Annecy et Chambéry, nous disposons d’un vaste panel d’activités et nous proposons une prise en charge totale, jamais standardisée, avec un service dédié. La proximité permet de réduire les frais liés au transport et rend la marque Courchevel abordable », assure Adeline Roux. ■


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Industrie Les matériaux composites du futur sont inventés en Savoie Les faits

Compositec (Le Bourget-du-Lac) et le Pôle européen de la plasturgie (Bellignat – Ain) ont fusionné. L’objectif de ce rapprochement est de donner naissance à un centre technique de la plasturgie et des matériaux composites.

L

a nouvelle entité, baptisée PEP – Centre technique de la plasturgie et des composites, est une association dont le financement est assuré par du service aux entreprises (55 %), des projets de recherche (25 %), les conseils généraux de l’Ain et de la Savoie, la communauté de communes d’Oyonnax et la région Rhône-Alpes (20 %). « Les matériaux composites sont partout autour de nous. Par exemple, dans l’automobile, il y a de moins en moins de tôle et de plus en plus d’autres composants. Ces matériaux hybrides doivent réunir les avantages des différentes matières et supprimer leurs défauts. Nous ne travaillons pas sur les matériaux, mais sur les produits de demain. Ils devront être plus intelligents, plus performants », explique Luc Uytterhaeghe, directeur général du PEP – Centre technique de la plasturgie et des composites. Pour répondre aux attentes des entreprises en quête de matières toujours plus performantes, les équipes que dirige Luc Uytterhaeghe évoluent dans de nombreux domaines. Leur approche transversale permet d’apporter des réponses aussi bien à des PME n’ayant pas les moyens de se doter d’un bureau d’études qu’à des géants industriels. « Ici, nous développons des compétences que n’ont pas forcément les grandes sociétés. Elles pourraient se doter d’une unité supplémentaire mais comme nous avons

Le site du Bourget-du-Lac regroupe une quinzaine de salariés et les outils pédagogiques du PEP.

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souvent été les premiers à nous engager, il est plus simple pour elles de travailler avec nous », explique le patron d’une équipe désormais composée de quatre-vingts personnes, implantées sur deux sites, à Savoie Technolac et à Bellignat. La fusion menée au début de l’année permet de se projeter dans l’avenir. Les compétences réunies par les équipes de Compositec et du PEP ouvrent d’importantes perspectives, dans la plastronique (matières plastiques associées à de l’électronique) et les produits hybrides. Des matériaux nouveaux verront le jour. C’est certain. Le modèle existe déjà. Dans la nature. « Un être humain est un assemblage de différents matériaux. Un arbre est un matériau composite. La nature est très économe quand elle crée. Nous travaillons beaucoup sur le biomimétisme. Le PEP Centre technique de la plasturgie et des composites effectue de la recherche en amont afin d’apporter des prestations aux entreprises à l’instant T. Notre vocation est d’accompagner les PME. Pour quelques milliers d’euros, elles bénéficient pour leurs projets de dizaines d’années de recherches », explique Luc Uytterhaeghe. Organisme de formation, la structure forme chaque année des chefs de projets et des opérateurs de traitement de matériaux composites. Les entreprises ont également à

Luc Uytterhaeghe. disposition un catalogue d’une vingtaine de spécialités pour la formation continue de leur personnel. Les entreprises clientes évoluent dans les secteurs de l’automobile (30 %), de l’aéronautique (15 %), du médical (15 %), etc. Les recherches transversales concernent la connectique, les solutions d’emballage et les outils servant à produire ces matériaux d’avenir. ■

Des avancées techniques saluées Les équipes du PEP Centre technique de la plasturgie et des composites travaillent dans le secret. Les projets dont ils ont la charge sont soumis à des clauses de confidentialité. Mais après des mois voire des années de labeur, il est des succès techniques qu’il est agréable de faire connaître. Le PEP a ainsi relevé avec succès le défi de créer un injecteur d’implant intraoculaire à l’intention des chirurgiens en ophtalmologie. L’apport du nouvel appareil est double. L’entaille que le chirurgien doit faire dans le coin de l’œil du patient est très petite et l’injecteur est préchargé en usine, ce qui réduit les risques d’infection. Autre produit remarqué par les professionnels : un connecteur coaxial plastique. Imaginé pour la société Radiall, il a reçu un prix (Micron d’or 2012) car il peut être assemblé automatiquement plutôt que vissé manuellement, sans perdre en performances. Le projet Cofahe, achevé en juillet 2012, a été salué par un « JEC Europe Innovation Award » car il apporte une solution globale à l’isolation thermique des façades des bâtiments. Les panneaux isolants sont composés de plusieurs matériaux et composants différents.


Services aux entreprises Kolor donne une nouvelle dimension aux images Les faits

Après des débuts réussis grâce à ses logiciels de création de photographies panoramiques, Kolor vise les marchés de la vidéo 360 degrés.

L

a société Kolor est née d’une frustration. Photographe amateur, Alexandre Jenny n’appréciait guère de rentrer de ses randonnées en montagne sans avoir pu photographier les superbes panoramas alentour. Issu de l’industrie du jeu vidéo, il a imaginé un logiciel permettant d’assembler plusieurs images afin d’en créer une seule. En moins de dix ans, l’entreprise Kolor est devenue incontournable sur le marché. Ses logiciels de création de panoramas sont appréciés autant par les photographes amateurs que par les professionnels, sur l’ensemble de la planète. 85 % du chiffre d’affaires est réalisé hors de France, dans près de 130 pays. Pour accompagner son développement,

Kolor, créée à Challes-les-Eaux, vient d’acquérir de nouveaux locaux sur le parc d’activités Alpespace à Montmélian. En dixhuit mois, les effectifs sont passés de neuf à vingt-six personnes. L’activité est portée par le lancement de nouveaux produits. Après la photographie, Alexandre Jenny et ses équipes développent des logiciels permettant de filmer à 360 degrés. « La technique existait déjà, mais nécessitait du matériel professionnel hors de prix. Comme pour la photographie, nous proposons des solutions abordables pour des amateurs éclairés et les professionnels », explique le patron. Pas très onéreuses, les solutions de Kolor sont simples d’utilisation et très ergonomiques.

Alexandre Jenny. « La technologie doit être invisible. Nos clients doivent passer du temps à faire des photos et à réaliser des images, pas sur nos logiciels », explique Alexandre Jenny qui mise sur la démocratisation de la vidéo, via Internet et les smartphones, pour commercialiser de nouveaux produits. ■

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Commerce Des chèques-cadeaux et des idées à Saint-Jean-de-Maurienne Les faits

Le Groupement des acteurs économiques de Maurienne complète son offre en lançant une formule de chèques-cadeaux baptisée « Vitrine de Saint-Jean ».

N

é sur les fondations de l’Union commerciale et artisanale de Saint-Jean-deMaurienne, le Groupement des acteurs économiques de Maurienne (Gaem) est présidé par Éric Tournier depuis 2010. Il compte 90 adhérents, sur un potentiel de 240 professionnels recensés sur le canton. « Le nombre d’adhésions est en légère hausse cette année mais, globalement, le chiffre est régulier au fil des ans », constate Nicole Laurent, la secrétaire commerciale salariée du Gaem. Voulu par Rose Gervasoni, alors présidente de l’UCA, le changement de nom visait à élargir le champ d’action de l’association, en direction des professions libérales et sur le territoire cantonal plutôt que communal. Pour compenser la perte de notoriété liée à la nouvelle appellation, le Groupement des acteurs économiques de Maurienne a choisi de se doter d’un slogan « grand public », les Vitrines de Maurienne, associé à un petit personnage féminin, Miss Gaem. L’association propose, depuis une dizaine d’années, une carte de fidélité et édite régulièrement des brochures réunissant des bons de réduction. Celles-ci sont distribuées à l’approche d’événements importants (fête des Mères, fête du Pain à Saint-Jean, Noël, etc.). « Au lancement, la carte de fidélité était proposée par une quarantaine d’enseignes. Désormais, elle est encore présente dans une vingtaine d’établissements. Elle a besoin d’être dynamisée ; que le nombre de magasins la proposant progresse et que les offres offertes aux détenteurs soient à la hauteur, à travers

Éric Tournier, président du Gaem, et Nicole Laurent, secrétaire commerciale. des remises, des cadeaux, etc. », constate Éric Tournier. Le président du Gaem estime que le prix d’accès à la carte (29 euros par mois pour les commerçants, gratuit pour les clients) ne devrait pas être un frein si le dynamisme souhaité était au rendez-vous. Le mois de septembre est marqué par une nouvelle offre commerciale. Le Gaem est à l’origine de chèques-cadeaux exclusivement utilisables dans les commerces locaux. Ces « Vitrines de Saint-Jean », déclinées du modèle « Vitrines de France » déjà présent dans 110 villes, ont été proposées à toutes les entreprises du bassin souhaitant en faire profiter leur personnel. « L’erreur aurait été de contacter seulement les grandes entreprises. La démarche est d’aller voir le plus de monde possible afin d’inciter à une consommation locale et lutter ainsi contre l’évasion vers

Albertville et Chambéry. Avec cette formule de chèques-cadeaux, les commerçants de Saint-Jean-de-Maurienne utilisent les mêmes outils que les grandes enseignes nationales », explique Éric Tournier. Les chèques seront utilisables dans les 90 établissements membres du Gaem, assurant ainsi une belle variété aux consommateurs. Pendant de longues années, l’Union commerciale et artisanale de Saint-Jean-de-Maurienne s’est impliquée dans l’animation de la cité, notamment à l’approche des fêtes de fin d’année. En changeant de nom, l’association des commerçants a aussi changé de stratégie. « Le Gaem n’est pas un comité des fêtes bis. Nous devons être dans l’animation commerciale, pas dans l’animation de la ville. Nous devons avoir une vision stratégique », estime Éric Tournier. ■

Unis pour le commerce de proximité

« Miss Gaem » doit améliorer la notoriété de l’association.

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L’association des commerçants de Saint-Jean-de-Maurienne participe activement aux échanges concernant l’économie de la vallée. En 2012, à l’initiative de la communauté de communes Cœur de Maurienne, une commission commerce a vu le jour. Le Gaem en est membre, de même que la Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie, la ville de Saint-Jean, le syndicat du Pays de Maurienne, etc. Le président du Groupement des acteurs économiques de Maurienne souligne l’esprit de dialogue et d’échanges de cette structure : Les dirigeants bénévoles du Gaem peuvent compter sur le travail de Nicole Laurent, secrétaire commerciale salariée, ainsi que sur les services du syndicat du Pays de Maurienne, notamment pour élaborer les dossiers de demandes de subventions. La communauté de communes Cœur de Maurienne n’est pas en reste en ayant fait le choix de recruter un manager de centre-ville.


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› Chambéry

La Maison de Savoie mise sur l’Or Les faits

Créée en 1919 par la famille Berlioz, la Maison de Savoie est passée dans le giron de l’entreprise Malongo à la fin des années 1990. L’implantation savoyarde et la marque ont été conservées.

E

n devenant propriétaire de la Maison de Savoie, la Niçoise Malongo a trouvé le moyen, dans un secteur de plus en plus concentré, d’améliorer ses performances commerciales en pays de Savoie. La notoriété de la marque et l’attachement des clients aux produits ont permis de maintenir la gamme de la Maison de Savoie sur le territoire. « Lors du rachat, la torréfaction a été rapatriée à Carros, près de Nice, mais les recettes de la Maison de Savoie ont été conservées, ainsi que la torréfaction artisanale, en vingt minutes. Malongo n’est pas une société industrielle. Il s’agit d’une PME employant 400 personnes et réalisant 80 millions d’euros de chiffre d’affaires », explique Sébastien Escalier, directeur de l’agence de Chambéry, basée à Barberaz. Les bâtiments appartenant à la famille Berlioz ont été conservés. Ils servent de base logistique et administrative à la douzaine de collaborateurs en charge des clients CHR (cafés – hôtels – restaurants) basés en Savoie, Haute-Savoie, une partie de l’Ain et de l’Isère. La gestion des comptes des enseignes de la grande distribution est confiée à une direction dédiée, basée au siège de Malongo. Autonome, l’agence de Chambéry assure une couverture de la région Rhône-Alpes en relation avec l’agence de Dagneux (69). « La marque a de nombreux clients à la typologie très différente. Cela va du café de quartier au restaurant gastronomique, en passant par des brasseries. L’agence de Barberaz compte un service commercial composé de trois vendeurs en laisser-sur-place, d’un prospecteur

Sébastien Escalier.

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Malongo emploie une douzaine de personnes à Barberaz. chargé de développer une nouvelle clientèle et d’une assistance commerciale. Un magasinier réceptionne les produits et organise les tournées. Le service technique, composé de deux personnes, a en charge l’installation et la maintenance des machines à café dans les établissements », explique Sébastien Escalier, responsable des deux agences de Rhône-Alpes. Outre cette action commerciale directe, concernant les marques Malongo et Maison de Savoie, l’entreprise s’appuie sur un réseau de grossistes spécialisés dans l’hôtellerie et la restauration. Cette organisation permet à Malongo de se hisser sur le podium des marchands de cafés en CHR, avec des produits situés plutôt en haut de gamme.

En Savoie, la meilleure vente de l’entreprise est le café « Grain Or » de Maison de Savoie. « Les produits Maison de Savoie représentent un tiers des ventes en Savoie et Haute-Savoie. Les clients sont fidèles à la marque », constate Sébastien Escalier. Malongo ne lésine pas quand il s’agit de fidéliser les cafetiers et les restaurateurs. Ainsi, une gamme de machines à café a été développée pour faciliter le travail des barmans. L’arrivée des dosettes dans les établissements a modifié les habitudes. Les cafés servis aux clients sont réguliers, puisque le personnel n’a plus à moudre ni à doser le café. Les machines les plus performantes peuvent servir 450 tasses à l’heure et ont envoyé aux oubliettes les coulures de marc au fond des tasses. ■

Une machine éco-conçue fabriquée en France Malongo commercialise depuis le mois de janvier une nouvelle machine à café à l’attention des particuliers. Entreprise française pionnière du commerce équitable, depuis les années 1980, la société a engagé une importante réflexion afin que son nouveau produit soit cohérent avec sa démarche environnementale. Fabriquée en France, la machine Ek’Oh est garantie cinq ans et est recyclable. Quatre années d’études ont été nécessaires et quarante brevets déposés. « Conçue pour être réparée et pour durer, elle est facile à assembler, à manipuler, à démonter. La machine expresso de Malongo est à contre-courant de l’obsolescence programmée, imposée par le monde industriel. Ek’Oh incarne une rupture technologique », assure Jean-Pierre Blanc, directeur général de l’entreprise. La machine, vendue 150 euros (ou proposée à la location), est composée de cinq éléments autonomes formant des « îlots » simples à remplacer en cas de panne. Cette approche technique ne pèse pas sur les capacités de la machine, dont la pression d’extraction est de 21 bars, sans surconsommation d’électricité. La machine Ek’Oh utilise des dosettes Malongo et Maison de Savoie en fibres naturelles. Baptisé « 1, 2, 3 Spresso », cet emballage individuel sous vide est écologique (le papier est issu de forêts gérées durablement) et recyclable.


Territoire

› Aix-les-Bains – Lac du Bourget

La menuiserie Ramus voyage dans le temps Les faits

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Après un déménagement réussi d’Aix-les-Bains à Mognard, la menuiserie Ramus est désormais référencée par Qualibat pour la restauration des menuiseries des bâtiments classés Monuments historiques.

réée dans les années 1930, la menuiserie Ramus est dirigée, depuis 2006, par Nicolas Tillie. Si la menuiserie demeure le cœur de métier, l’entreprise se diversifie dans l’agencement et la restauration de menuiseries anciennes ou de prestige. Installés au cœur de la zone d’activités de Mognard, les locaux de Ramus réunissent, sur 2 500 m2, les ateliers de fabrication et d’assemblage ainsi que les équipes du bureau d’études. « Nous travaillons pour les particuliers, les collectivités et les professionnels du bâtiment », explique Nicolas Tillie. En obtenant la qualification Qualibat 4393 pour la restauration des menuiseries des monuments historiques, la société Ramus valide un savoirfaire et confirme sa volonté de développer ce pan d’activité. La rénovation de la porte

de la Sainte-Chapelle du château des Ducs de Savoie, l’isolation et la modernisation des fenêtres de l’abbaye de Hautecombe, portent la marque de Ramus, ainsi que la rénovation de palaces et de châteaux partout en Rhône-Alpes. La restauration de bâtiments historiques demeurant un marché de niche, l’entreprise Ramus s’est engagée sur d’autres voies pour développer son activité. L’utilisation de nouvelles matières, comme les résines solides (notamment connues sous les marques Corian et Staron), est l’une des pistes explorées par Nicolas Tillie et ses équipes. « Poncer un bois précieux ou une résine, c’est la même chose. Il arrive que, dans l’atelier, nous travaillions sur une banque d’accueil pour un magasin et une chaire d’église, côte à côte », raconte Nicolas

Nicolas Tillie. Tillie, dont l’un des menuisiers suit actuellement une formation pour la pose de feuilles d’or sur des meubles, portes et façades. ■

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Territoire

› Cœur de Savoie

Prisme,vingt ans au sommet Les faits

Spécialiste de l’aménagement de sites d’escalade et de pratique sportive en montagne et en milieu urbain, Prisme célèbre cette année son 20e anniversaire.

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rofessionnels de la montagne, les guides Robert Berger-Sabattel et Daniel Voutier ont d’abord évolué au sein du club Maurienne escalade. Très dynamique, la structure était pionnière dans le développement de la pratique de l’escalade, l’organisation de compétitions et l’aménagement de sites. Faisant le constat que le secteur associatif ne pourrait pas répondre aux demandes formulées par les stations pour développer la pratique de loisirs en montagne en été, ils ont créé Prisme. La première réalisation de la société naissante était une via ferrata, inaugurée à Valloire au début de l’été 1993. Deux décennies plus tard, les équipes de Prisme continuent d’aménager des sites mais le périmètre n’est plus le même. L’entreprise possède une antenne au Canada et a engagé des chantiers jusqu’en Chine en passant par le Maghreb. À l’aménagement de via ferrata ont été ajoutés des aménagements touristiques en hauteur (passerelles, franchissements, sentiers…), des parcours acrobatiques en sites naturels ou sur structures artificielles et des aventures urbaines en plein air ou indoor. Précurseur, Prisme a développé ses propres concepts et imaginé des outils adaptés à ses besoins. Ce savoir-faire est désormais mis au service de la formation, du contrôle et des audits. Cette approche multiple, passant notamment par la sécurité en hauteur, intéressant les entreprises possédant des bâtiments très élevés, des pylônes, ou intervenant en falaises, a permis de lisser l’activité sur la totalité de l’année.

Robert Berger-Sabattel.

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Prisme a été l’un des pionniers de l’aménagement en milieu urbain, dès 2001. « L’association Maurienne escalade a impulsé le mouvement. Au début des années 1990, la vallée de la Maurienne était l’une des mieux équipée de France. Beaucoup de prototypes y ont vu le jour, mais le cadre associatif n’était plus adéquat. Le modèle économique était forcément celui de l’entreprise, tant pour l’aménagement d’infrastructures que pour développer des services », se souvient Robert Berger-Sabattel. En important les via ferrata utilisées dans les Dolomites depuis près de cent ans, Prisme a permis à un public de plus en plus large de découvrir les sensations de l’escalade dans un cadre très sécurisé et aux stations de développer leur offre touristique estivale. Vingt ans ont passé mais le discours n’a pas changé, tant le potentiel de la montagne reste inexploité en été. La fi liale canadienne de Prisme, portée par le fils de Robert, Yannick, a été fondée en 2005. Les premiers chantiers ont été réalisés en 2011, mais la marque semble désormais bien implantée. Présente en Chine depuis 2010, la société s’appuie sur des relais locaux avec l’ambition d’aménager cent via ferrata d’ici à 2020 et de saisir

la soif de nouveauté des touristes chinois pour développer des parcs en milieu urbain. « La Chine présente un potentiel énorme. Au-delà de l’activité proposée sur place, il faut imaginer que les Alpes françaises et leurs paysages peuvent devenir une destination de luxe pour une pratique différente des loisirs en montagne. Le potentiel de ces touristes aisés est de l’ordre de soixante millions de Chinois », assure Robert Berger-Sabattel. Prisme, qui a implanté ses locaux sur le parc Alpespace en 2012, où une tour dédiée à la formation a été construite, emploie vingt personnes en France et sept au Canada. Prisme a par ailleurs créé une filiale en charge de la gestion de parcours acrobatiques et s’est rapprochée, en 2011, du groupe MND (Montagne neige développement), désormais actionnaire minoritaire (20 %), afin de bénéficier de son savoir-faire commercial à l’international. « À l’international, la “french touch” a de la valeur. Nous avons un excellent accueil en Chine, en Afrique du Nord, en Amérique du Nord. À l’Est, nous avons des projets en Russie et en Azerbaïdjan », assure le cofondateur de Prisme. ■


› Avant-pays savoyard

Territoire

Les frères Burais ont su rebondir

Les faits

En 2009, leur entreprise a été emportée par les conséquences de la crise. En 2011, les frères Burais ont pris un nouveau départ, à Pont-de-Beauvoisin.

E

n 2008, Chartreuse Précision employait dix personnes. Mais la crise est passée par là. En 2009, pour compenser une baisse de 50 % du chiffre d’affaires, Thierry et Laurent Burais ont accepté l’arrivée d’un nouvel associé… qui les a débarqués de leur entreprise, avant de liquider l’activité. En 2011, les deux frères ont décidé de repartir de zéro en créant le bureau d’études BCM (Burais conception mécanique). « Il ne nous restait rien, mais nos clients sont venus nous chercher pour que l’on travaille de nouveau pour eux. Grâce à un fournisseur, nous sommes parvenus à récupérer les archives informatiques de notre ancienne entreprise », raconte Thierry Burais. Plutôt que les coups bas de la fin de Chartreuse Précision, les frères Burais préfèrent mettre en avant la solidarité ayant accompagné leur nouveau départ. « En six mois, l’activité était telle que nous sommes

parvenus à racheter 75 % de notre matériel aux enchères. Le jour de la vente, nos concurrents étaient présents mais nous ont laissé la priorité car ils savaient que ce matériel nous avait, en quelque sorte, été volé. Il y a vraiment eu de la solidarité », souligne Thierry Burais. Spécialiste de la mécanique de précision, BCM imagine et fabrique des machines et des outils uniques en leur genre, pour l’aéronautique, l’automobile, l’industrie. Le fabricant Michelin a ainsi retenu leur solution pour graver les flanc s de pneumatiques. Tirant les enseignements de leur échec passé, Thierry et Laurent Burais ont choisi un nouveau mode de fonctionnement. Ils sont les seuls salariés de BCM et s’appuient sur l’atelier voisin Revillet pour la fabrication de leurs outils. « Revillet est un atelier de mécanique de série. Nous sommes complémentaires. Nous avons installé nos machines chez eux et formé

Du 19 au 21 novembre 2013

Paris - Porte de Versailles

Thierry Burais. leurs salariés. Quand c’est nécessaire, nous louons du temps de travail. C’est une formule flexible avec l’assurance d’une main-d’œuvre de qualité que n’apporte pas l’intérim », expliquent les frères Burais. ■

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23


Territoire

› Albertville

Defours.com surfe sur le multimédia

Les faits

Pour la 4e année consécutive, la société Defours.com animera, du 14 au 23  septembre, la chaîne de télévision éphémère de la Foire de Savoie, visible sur Internet.

P

our l’entreprise albertvilloise, cet éclairage chambérien, de même que l’accord de partenariat avec le Chambéry Savoie Handball, doit être l’occasion de présenter ses savoir-faire et d’améliorer sa notoriété. Radio, télévision, Internet, animation… Defours.com apporte conseils et contenus multimédias aux entreprises et aux organisateurs d’événements. Créée en 1991, l’entreprise réalise un million d’euros de chiffre d’affaires par an et emploie neuf personnes. « Nous réalisons 95 % de notre chiffre d’affaires hors de Savoie alors que nos locaux et l’ensemble des salariés sont savoyards », constate Laurent Defours, créateur au côté de Jean Lennoz de l’entreprise. En 2009, la société a acquis les anciens locaux de TDF pour s’implanter au cœur du parc olympique d’Albertville. Sur 300 m2, un plateau de télévision de 100 m2 a été organisé pour permettre la réalisation d’animations et d’incrustations. Les équipes de Defours. com disposent également de studios d’enregistrement sonore, de postes de montage vidéo et de création de sites Internet. Une extension du site est déjà programmée. « L’arrivée dans ces locaux a changé la donne. Nous enregistrons une croissance à deux chiffres chaque année et nous avons passé le cap du million d’euros de chiffre d’affaires. Notre notoriété en Savoie progresse régulièrement », constate Laurent Defours dont l’entreprise possède une taille atypique dans son secteur d’activités où les très grandes entreprises sont le plus souvent en concurrence avec des réalisateurs

Laurent Defours.

24 / CCI Savoie – partenaires savoie - N° 103

Defours.com a installé ses locaux à Albertville. et développeurs indépendants. « Notre approche est hybride, entre l’apport technique et l’animation d’événements. Nous sommes très peu à être aussi généralistes et aussi polyvalents. Quand nous sommes contactés pour un événement, nous arrivons avec un savoir-faire, des idées, des solutions techniques et, surtout, une approche globale avec des décors, une animation et des supports audiovisuels. Cette démarche permet d’avoir une approche éditoriale et une continuité après l’événement, avec la diffusion de vidéos en interne, en direction des clients ou sur le Web », explique le chef d’entreprise qui a effectué ses premières armes en radio dans les années 1980. Pour avoir les moyens de cette approche globale, Defours.com s’appuie sur un parc de matériel régulièrement modernisé et sur une équipe technique stable et parfaitement formée. La société albertvilloise vient d’acquérir deux drones permettant de fi lmer en intérieur comme en extérieur, avec des angles originaux. Un technicien de l’entreprise a été formé à leur utilisation.

« En interne, nous concentrons de nombreuses compétences. C’est intéressant en terme de réactivité et aussi pour la relation client en apportant beaucoup de conseils et en pouvant anticiper certaines demandes. L’idée, c’est de toujours avoir de l’avance et de la conserver sur un marché très concurrentiel. L’acquisition de drones s’inscrit dans cette démarche », explique Laurent Defours. Autodidacte passionné, le créateur de Defours.com est en alerte en permanence, lisant et étudiant beaucoup les nouveautés techniques et conceptuelles. Cet imposant savoir, il le met à la disposition de ses clients en toute simplicité, jouant la carte de la transparence et de l’échange. « Je veux connaître la technique afin de pouvoir l’expliquer au client. Ça semble fonctionner. Nos clients sont fidèles à Defours.com », constate-t-il. Le prochain pari de Laurent Defours ? Homme de médias, il ose imaginer que la démocratisation de la technique permettra l’apparition de web-télévisions dans chaque ville de taille moyenne ou adaptées en support de communication pour des entreprises. ■


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Territoire

› Tarentaise

La belle histoire des Caves d’affinage de Savoie Les faits

Au mois de septembre 2011, Éric Mainbourg installait les Caves d’affinage de Savoie dans une poudrière désaffectée à Rognaix.

À

trente ans, le jeune entrepreneur a réalisé un rêve de gosse : créer une entreprise en lien avec l’agriculture, sa passion. « Je cherchais à installer une cave dans un lieu insolite, comme un fort ou une grotte, et j’ai entendu parler de cette ancienne poudrière », explique Éric Mainbourg. Offrir une seconde fonction au site, utilisé pour stocker les explosifs lors de la construction des barrages du Beaufortain, correspond à son envie d’inscrire son parcours professionnel dans les notions de développement durable. « Je voulais avoir une histoire à raconter. Que cette histoire puisse faire la différence. Les tommes et les fromages affinés en tunnel sont différents. Le site apporte une valeur ajoutée », assure-t-il. Depuis la création des Caves d’affinage de Savoie, Éric Mainbourg a développé des

relations de confiance avec les agriculteurs qui lui fournissent les fromages ainsi qu’avec les crémiers, commerçants et restaurateurs souhaitant proposer des produits originaux à leur clientèle. En Savoie, les livraisons sont effectuées en direct dans un rayon de 30 à 40 kilomètres. Au-delà, des grossistes prennent le relais. Les ventes directes représentent 50 % des débouchés. 15 % des fromages quittent les caves de Rognaix pour passer les frontières. En 2013, le chiffre d’affaires de l’entreprise devrait dépasser les 750 000 euros. Preuve qu’il y a encore de la place pour des produits atypiques du terroir savoyard, comme le bleu de Bonneval, le bleu de Termignon, le persillé de Tignes, le grataron d’Arêches, au côté des tommes, beaufort et autre abondance.

Éric Mainbourg. « Il s’agit d’un marché de niche. Nous ne serons jamais dix à travailler ici, mais pourquoi pas trois ou quatre pour un million et demi d’euros de chiffre d’affaires », estime Éric Mainbourg qui vient d’enregistrer l’arrivée d’un salarié et accueille depuis ses débuts un apprenti. ■

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26 / CCI Savoie – partenaires savoie - N° 103


Territoire

› Maurienne

Les bonnes recettes de la boucherie Rittaud Les faits

En 1967, Joanny Rittaud ouvrait une boucherie à Fourneaux. C’est désormais son petitfils Lionel qui dirige l’établissement installé dans de nouveaux locaux depuis 2010.

L

ionel Rittaud a appris le métier de boucher au côté de son père René. La tradition familiale semble bien ancrée puisque c’est désormais Alexis, le fils de Lionel, qui est formé dans le laboratoire de la boucherie Rittaud. Ouvert en 2010, le nouvel établissement occupe 350 m2, dont 130 m2 dédiés à la vente. À quelques centaines de mètres de là, l’ancien magasin occupait à peine plus de 30 m2. « Le nouveau point de vente a ouvert des opportunités, comme le rayon traiteur que nous avons pu développer. Le rayon épicerie fine, qui existait déjà, occupe la même surface que la totalité de l’ancien magasin. En boucherie, un magasin plus grand permet d’être plus audacieux », explique Mathilde Rittaud, la femme de Lionel. Avant d’envisager un déménagement, le couple s’est d’abord posé la question d’une rénovation de l’ancien magasin. 120 000 euros étaient nécessaires à la mise aux normes sans gain en surface. La décision a finalement été prise de se doter d’un nouvel outil moderne et vaste, malgré un investissement autrement plus conséquent (270 000 euros). « Entre 2004 et 2010, malgré la crise de 2008-2009, le chiffre d’affaires de la boucherie n’a jamais cessé de progresser. Nous arrivions à saturation. Le travail devenait compliqué car toutes les surfaces étaient utilisées. La solution aurait été de stabiliser l’activité, mais sincèrement je l’imaginais mal », constate Lionel Rittaud. Les travaux ont permis de développer les surfaces de vente, mais aussi d’apporter du confort aux bouchers comme aux clients. Le laboratoire est organisé en pôles permettant de

Le nouveau point de vente a été inauguré en 2010. mener de front la préparation des viandes, des plats préparés et des salaisons « maison ». La boucherie dispose désormais d’un parking privatif permettant un accès direct au magasin. Idéal pour la prise en charge de commandes importantes ou au lendemain d’importantes chutes de neige. « Cet hiver, le parking a été déneigé coûte que coûte, malgré les conditions difficiles. En arrivant, les clients nous disaient “merci”. L’ouverture de ce parking a permis de répondre aux rares remarques estimant qu’il était plus aisé de trouver une place à proximité de l’ancien magasin qu’ici. Depuis son ouverture, en septembre 2012, le chiffre d’affaires a augmenté de 10 % », explique Lionel Rittaud. Depuis l’inauguration du nouveau point de vente, Lionel et Mathilde Rittaud ont constaté l’arrivée de nouveaux clients. Si le nouvel

emplacement et les nouvelles surfaces ont servi de leviers, la boucherie Rittaud n’a pas modifié ses fondamentaux. « La fidélisation de la clientèle est un travail de longue haleine et il faut faire en sorte d’avoir de nouveaux clients, en se tenant au courant de l’évolution du métier et en proposant de nouveaux services, mais c’est la qualité de la viande qui est à la base de tout. Ça reste notre cœur de métier. Nous travaillons avec les mêmes éleveurs depuis des années. Mon grand-père allait déjà dans certaines fermes il y a quarante ans. Nous expliquons beaucoup aux clients, notamment les plus jeunes, ce que nous vendons et nous leur expliquons comment cuisiner un bourguignon, une blanquette ou un pot-au-feu. Notre clientèle a encore envie et le temps de cuisiner. C’est peut-être moins simple en ville », estime Lionel Rittaud. ■

Préparer sa candidature aux Mercures d’or

La boucherie Rittaud existe depuis 1967.

L’an dernier, la boucherie Rittaud était candidate au concours les Mercures d’or organisé par le réseau des Chambres de commerce et d’industrie de France en partenariat avec le ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme. Mathilde Rittaud partage son expérience avec les commerçants savoyards qui souhaiteraient tenter leur chance. « Ce que je retiens, c’est qu’il faut anticiper la préparation du dossier de candidature. De nombreux documents sont nécessaires et il faut prendre le temps de préparer le contenu. Je pense que nous aurions pu mieux développer l’argumentaire sur les valeurs de l’entreprise », explique la commerçante. En Savoie, les commerçants candidats aux concours les Mercures d’or sont accompagnés par les services de la CCI Savoie. Différentes catégories sont proposées. Renseignements : Josiane Coutaz et Isabelle Plaisance ; tél. : 04 57 73 73 73.

N° 103 - CCI Savoie – partenaires savoie /

27


e c i v r e s e r t o v À CCI SAVOIE

Commercial PME pour renforcer le commercial et le marketing

Les faits

Le programme « Commercial PME » permet aux entreprises industrielles et aux entreprises de services à l’industrie de développer leurs actions commerciales.

I

nscrite dans le plan PME Rhône-Alpes, l’action « Commercial PME » a pour objectif d’améliorer les fonctions commerciales et marketing des entreprises grâce à une évaluation de l’existant, la mise en place d’une stratégie, l’organisation des fonctions, des conseils, et un accompagnement individuel et adapté. Elle s’adresse aux entreprises souhaitant mettre en place une nouvelle organisation commerciale, souhaitant être accompagnées dans le management de la force de vente. Le développement du chiffre d’affaires et du portefeuille clients et la réussite du lancement d’un nouveau produit figurent parmi les objectifs.

« Commercial PME » s’adresse aux entreprises de l’industrie et des services à l’industrie ayant un effectif inférieur à 250 personnes et un chiffre d’affaires annuel de moins de cinquante millions d’euros. Soutenue par l’Union européenne, l’État et la région RhôneAlpes, l’action est financée à concurrence de 65 à 70 % de son montant. Le dispositif est exclusivement centré sur les fonctions commerciales et marketing de l’entreprise. Après un diagnostic approfondi de deux demi-journées, le consultant-expert, sélectionné en fonction de la problématique, propose un plan d’actions et un accompagnement adapté comprenant : dix demi-journées

de conseils individuels, quatre à huit journées de formation et trois séminaires d’échanges interentreprises. L’action est programmée sur une durée de six à douze mois. Selon la formule retenue (forfait « Conseil » ou forfait « Formation »), les tarifs évoluent entre 407,23 euros HT et 1 977, 49 euros HT, restant à la charge de l’entreprise. ■

Renseignements : Courriel : commercial.pme@savoie.cci.fr Tél. : 04 57 73 73 73

Le cluster Montagne sur le bon rythme

N

é en avril 2012 de la fusion du cluster des industries de la montagne (CIM), animé par la CCI Savoie, et de France neige international (FNI), le cluster Montagne a rapidement trouvé le bon rythme. En moins d’un an, les fondamentaux du projet fédérateur et collectif de la filière de l’aménagement en montagne sont identifiés et partagés. Présidé par Xavier Gallot-Lavallée, élu de la CCI Savoie, le cluster Montagne s’est doté de trois commissions opérationnelles afin de fixer les objectifs et définir les plans d’actions : veille information – promotion ; innovation – développement ; développement international. Preuve du bien-fondé de la démarche, le nombre d’adhérents a notablement progressé, passant de 85 à 106 (+ 24 %). Les nouveaux membres sont essentiellement des entreprises intéressées par les objectifs d’accompagnement et de développement de l’activité de la filière, en France et à l’international. Lors de l’assemblée générale, le président du cluster Montagne a annoncé le lancement

28 / CCI Savoie – partenaires savoie - N° 103

L’assemblée générale du cluster Montagne s’est déroulée le 26 juin. d’un appel à projets baptisé « Montagne innovante et internationale ». Menée en partenariat avec BPI France et la région Rhône-Alpes, cette action vise à identifi er et à porter des projets innovants en matière d’aménagements touristiques, de lutte contre les risques naturels, d’environnement, de

services, d’urbanisme et d’architecture. La date de dépôt des candidatures est fixée au 15 octobre. ■

Renseignements : Courriel : f.gauthier@cluster-montagne.com Tél. : 04 79 85 82 84


PRÉSIDENCE D’HONNEUR

CCI SAVOIE

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À VOS CÔTÉS À CHAQUE ÉTAPE DE VOTRE PROJET

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AGENDA

du 14 au 23 septembre 2013

Samedi 14

Conseils

Présentation de l’exposition « L’industrie épate la galerie »

Lundi 16

Ateliers pratiques

Journée de la femme : Les femmes du Club des Nouveaux Entrepreneurs Savoyards à l’honneur

Mardi 17

Conférences

Journée de l’entreprise et de la presse

Mercredi 18

L’apprentissage : comment ça marche ?

Rencontres d’experts

Jeudi 19

Les ateliers pratiques du tourisme

Vendredi 20

Création, transmission, reprise : conférences et conseils d’experts

Lundi 23

Les ateliers pratiques du commerce Assemblée générale de la CCI Savoie

Retrouvez l’ensemble du programme sur www.savoie.cci.fr/foiredesavoie

Chambre de Commerce et d’Industrie de la Savoie 5 rue Salteur - CS 22416 - 73024 Chambéry Cedex T. 04 57 73 73 73 - F. 04 76 33 56 84 - info@savoie.cci.fr

CCI SAVOIE

www.savoie.cci.fr


e i o v a S e d e r i o F

La CCI Savoie s’installe au parc des expositions

Les faits

Présidente d’honneur de la Foire de Savoie, la Chambre de commerce et d’industrie proposera une série de rendez-vous originaux du 14 au 23 septembre.

L

e stand de la CCI Savoie sera composé de trois pôles, permettant la tenue de conférences, l’organisation de rendez-vous individuels avec des conseillers et la découverte d’une exposition de photographies consacrée à l’industrie dans le département. En s’appuyant sur le programme officiel de la Foire de Savoie, et notamment les journées thématiques, les élus, les conseillers et les responsables des clubs de la Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie viendront à la rencontre des Savoyards et des ressortissants à l’occasion de rendez-vous « hors les murs » ou lors d’événements grand public permettant d’expliquer le rôle et les missions d’une chambre consulaire. La présidence d’honneur de la Foire de Savoie est l’occasion pour la CCI Savoie d’occuper une place centrale lors de la manifestation et de faire venir au parc des expositions ses ressortissants et ses partenaires. Ce sera notamment le cas le mardi 17 septembre, à l’occasion de la Journée de l’entreprise et de la presse savoyarde, la Chambre de commerce et d’industrie coorganisant en partenariat avec SavoiExpo, l’Agence économique de la Savoie et le réseau Entreprendre Savoie une rencontre entre les chefs d’entreprise et les journalistes du département, en présence du journaliste Jean-Marc Sylvestre. De 1994 à 2010, Jean-Marc Sylvestre a été le « monsieur économie » de TF1 et LCI dans un rôle de vulgarisateur alors très

Le stand de la CCI Savoie accueillera chaque jour des rendez-vous et des conférences. novateur. Il officie désormais sur I>Télé. Au mois de mai, avec Olivier Pastré, il a publié Tout va bien (ou presque) (éditions Fayard).

Jour après jour Samedi 14 septembre, inauguration de la foire, du stand de la CCI Savoie et de l’exposition de photographies consacrée à l’industrie en Savoie.

murs aux 16-25 ans. À 17 h 30, une table ronde réunira des chefs d’entreprise intéressés par la formation en alternance.

Lundi 16 septembre, Journée de la femme. Présence des femmes membres du Club des nouveaux entrepreneurs savoyards (Cnes) pour une série de mini-conférences et des rencontres, de 10 h à 18 h 40.

Jeudi 19 septembre, ateliers pratiques du tourisme. Journée de sensibilisation des professionnels du tourisme à travers trois ateliers : les aides financières ; l’accessibilité ; les réseaux.

Mardi 17 septembre, Journée de l’entreprise et de la presse. Une quinzaine d’entreprises du département seront mises à l’honneur dans un « village des entreprises ». Organisée en partenariat avec SavoiExpo, l’Agence économique de Savoie et le réseau Entreprendre, la CCI Savoie, une conférencedébat intitulée « Economie : tout va bien (ou presque) ! » sera animée par le journaliste Jean-Marc Sylvestre sur les relations entre entrepreneurs et journalistes. Mercredi 18 septembre, Journée de la jeunesse. L’occasion de présenter et promouvoir les filières de formation par apprentissage. À 14 h 30, un atelier « Mercredi de l’apprentissage » sera proposé hors les

Jean-Marc Sylvestre.

30 / CCI Savoie – partenaires savoie - N° 103

L’occasion de tordre le cou au pessimisme ambiant à la française et de dédiaboliser les entreprises. ■

Vendredi 20 juin, Journée de la création / transmission et reprise d’entreprise. Ateliers et conseils d’experts : financement de projets, protection sociale, assurances, structures juridiques, prévisionnels financiers, etc. Lundi 23 septembre, les ateliers pratiques du commerce. La CCI Savoie tiendra son assemblée générale plénière avec comme thématique le commerce. Sur le stand, des ateliers seront consacrés au portail Internet Achat Savoie et au e-commerce. Programme complet et contacts : www.savoie.cci.fr


e c i v r e s e r t o v À

CCI SAVOIE

Le commerce,thème principal de l’assemblée générale de la CCI Savoie Les faits

Lundi 23 septembre matin, la CCI Savoie tiendra son assemblée générale dans le cadre de la Foire de Savoie. L’après-midi, des débats et des ateliers pratiques sont programmés sur le même thème

A

près l’industrie en 2012, les travaux, intitulés « Commerce en Savoie : les clés pour appréhender l’avenir », auront cette année pour thème principal le commerce. En présence d’André Marcon, président de CCI France, les échanges seront ponctués par les remarques et l’analyse de Philippe Moati. Professeur de sciences économiques à l’Université Paris VII, il a publié La Nouvelle Révolution commerciale (2011 – Éditions Odile Jacob). Philippe Moati apportera des pistes de développement du commerce de proximité en dressant le portrait du « consommateur de demain ». Présidée par René Chevalier, président de la CCI Savoie, l’assemblée générale qui sera

ouverte par Bernadette Laclais, député-maire de Chambéry, s’articulera autour de deux tables rondes consacrées respectivement aux questions de « Prospective, développement et stratégie durable » et aux moyens mis en place afin de « se différencier pour se développer ». Des sujets d’actualité, tels la nécessaire mise aux normes d’accessibilité, les unions commerciales de Savoie, le développement d’Internet (exemple du portail Achat-Savoie) et la reconnaissance de la qualité du commerce indépendant (exemple du concours des Mercures d’or), seront notamment abordés. En présence de Gilles Chabert, président du Syndicat national des moniteurs du ski français, l’assemblée générale sera également l’occasion

de présenter le dispositif « La Trace » mis en place par les CCI de Montagne et l’ESF sous l’impulsion de la Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie. Cette action sera proposée aux ressortissants de la CCI installés en station (commerces, cafés, hôtels, restaurants, entreprises de services, industries de montagne) dès le début de la saison 2013-2014. Cette matinée de travail et d’échanges conclue par le préfet Éric Jalon se poursuivra l’aprèsmidi par des ateliers sur le stand de la CCI Savoie au cœur de la Foire de Savoie. ■

Renseignements : Programme complet des travaux : www.savoie.cci.fr (rubrique Foire de Savoie).

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31


CCI SAVOIE

INDUSTRIE : LES CHIFFRES CLÉS Un tissu industriel marqué par l’histoire

L

industrielle sont l’agroalimentaire, la métallurgie, le travail des métaux, la fabrication de machines et équipements, l’industrie électrique et électronique. Ces deux dernières décennies ont vu l’apparition et le développement d’entreprises très dynamiques et innovantes dans les secteurs de l’équipement et de l’aménagement de la montagne et des énergies renouvelables.

compense celui des disparitions (177 créations pour 178 radiations en 2011). L’histoire économique de la Savoie a créé un tissu industriel assez spécifique. La présence et l’exigence de grands groupes dans les vallées (sidérurgie, métallurgie, fonderie et chimie) ont permis l’émergence d’entreprises de sous-traitance performantes. Les principaux domaines d’activité

e département de la Savoie compte 2399 entreprises industrielles sur un total de 40 048 établissements (6%). C’est beaucoup moins que les entreprises de services (26 141), les commerces (6 688) et les entreprises du BTP (4820), mais la taille de ces sociétés pèse sur la répartition de l’emploi salarié (11,9%). Malgré le contexte économique, le nombre de création d’entreprises industrielles

Emploi total par secteur d’activité

Effectifs des entreprises industrielles

1,6% 7,6% Agriculture

Industrie

11,7%

11,9%

28,5%

BTP

3,5%

37,2%

50,4%

Tertiaire marchand

Aucun salarié

47,6%

De 1 à 9 salariés De 10 à 49 salariés 50 salariés et plus

Tertiaire non marchand

LES ACTIVITÉS INDUSTRIELLES

En nombre d’établissements

En nombre de salariés

14,6% 46,9%

15,3% Industries extractives (énergie, eau, gestion des déchets, dépollution)

193

622

50,2%

Fabrication de denrées alimentaires et boissons 379

28,6%

1,3%

Fabrication de machines et d’équipements Fabrication de matériel de transport Fabrication d’autres produits

114 17

13,2%

8,6%

19,5% 1,8%

LE POIDS DE L’INDUSTRIE À L’EXPORT (millions d’euros / part dans l’activité)

24,7% 5,2% 117 8,1%

287

477

Matériel électrique 458

183 198

8,8%

262

11,6%

32 / CCI Savoie – partenaires savoie - N° 103

Produits sidérurgiques / Transformation de l’acier

21,2%

Machines d’usage général

20,4%

Produits chimiques et plastiques Métaux non ferreux Equipements pour automobiles Autres

Sources : CCI Savoie, Insee, Direction régionale des douanes et droits indirects, Urssaf Rhône-Alpes.


e i o v a S e d e r i Fo

L’industrie épate la galerie Les faits

L

Le stand de la CCI Savoie présentera une exposition de photographies réalisées dans quatorze entreprises industrielles du département.

es entreprises industrielles savoyardes ont ouvert les portes de leurs ateliers à Alain Morandina (président de la commission Économie, Culture & Créativité de la CCI Savoie) et à Sylviane Doise (chef de projet). Quelque soixante images (portraits de salariés et de dirigeants, ambiance…) seront présentées lors de la Foire de Savoie avant de tourner sur le territoire. Les visiteurs découvriront également des textes. Quatorze récits consacrés à des épisodes de vie d’entrepreneurs savoyards. Des dessins et maquettes sur le thème des machines extraordinaires de Jules Verne complètent cette exposition : ces créations

originales ont été réalisées par des étudiants et d’anciens élèves de l’Enseignement aux arts appliqués et à l’image (l’ENAAI). Cette exposition est proposée dans le cadre de l’Année de l’industrie, animée par le réseau des chambres de commerce et d’industrie. La Caisse d’épargne RhôneAlpes et la Compagnie nationale du Rhône sont partenaires de cette opération de communication visant à valoriser les métiers de l’industrie en abordant ce thème sous un angle artistique. ■

À découvrir à l’occasion de la Foire de Savoie.

Les entreprises : Filature Arpin, Guichon Valves, Kässbohrer ESE, MSSA Métaux spéciaux, Pépin SAS, Polydome, RocTool, Roussey & Fils, Routin, Satil Concept, SCCM, Tannerie Rougy, Terecoval, Ugitech.

SALON DES ÉQUIPEMENTS ET TECHNIQUES DU TOURISME À MONTPELLIER Pour la troisième année consécutive, la CCI Savoie organise un déplacement professionnel au SETT, du 6 au 7 novembre à Montpellier. Vous œuvrez sur le marché de l’hôtellerie de plein air (gestion, développement, investissements...), vous souhaitez découvrir les nouvelles tendances à court et moyen terme, rejoignez-nous ! Le pôle tourisme de la CCI Savoie vous propose un déplacement sur deux jours pour étudier, analyser l’offre des exposants afin d’en retirer les meilleures idées.

Action soutenue par

Renseignements : CCI Savoie Nicole Tresallet T. 04 57 73 73 73

www.savoie.cci.fr En savoir plus : www.salonsett.com

N° 103 - CCI Savoie – partenaires savoie /

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e c i v r e s e r t o v À CCI SAVOIE

Des experts pour des solutions concrètes

Les faits

Vous êtes aux commandes d’une entreprise. Quotidiennement, vous vous posez des questions précises et devez résoudre des problèmes. Les experts de la Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie – ingénieurs, économistes, conseillers – vous apportent des solutions.

Qui est concerné par la nouvelle taxe exigible sur les meubles ? Fabricants, importateurs, enseignes, magasins indépendants, cuisinistes, spécialistes de la literie, spécialistes de la salle de bains, artisans, agenceurs… La loi Grenelle oblige depuis le 1er mai 2013 à prendre en charge la collecte et le traitement des déchets d’ameublement en adhérant à un éco-organisme agréé par l’État. Deux éco-organismes sont agréés par le ministère de l’Écologie : Éco-mobilier pour le mobilier domestique du particulier et Valdélia pour le mobilier professionnel. Cette nouvelle obligation se traduit par une écoparticipation qui contribuera financièrement à la collecte et au recyclage des meubles usagés. Elle est basée sur un barème commun à tous les « metteurs sur le marché ».

Comment procéder ? Via Internet, il faut adhérer, gratuitement, à l’écoorganisme choisi : www.eco-mobilier.fr ou www. valdelia.org. Sur le lieu de vente, il faut afficher distinctement sur chaque meuble le montant de l’écoparticipation que le consommateur devra payer. Ensuite, vous devrez déclarer trimestriellement ou annuellement, suivant le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise, la taxe perçue sur les meubles vendus. Cette taxe est exigible et rétroactive depuis le 1er mai 2013. Des contrôles seront réalisés par la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) pour les déclarations et par la Répression des fraudes pour l’étiquetage en magasin. En cas de non-respect de la réglementation, les sanctions

Innovation pour le secteur des boissons

Le pôle de compétitivité du végétal Terralia et le cluster agroalimentaire Allira lancent un appel à projets de recherche et développement innovants baptisé « Innovation dans le secteur des boissons » en région Rhône-Alpes. L’objectif de cet appel est d’encourager les initiatives favorisant l’innovation durable dans les filières agroalimentaires, pour répondre aux besoins des consommateurs en termes de sécurité des aliments, de goût, d’atout

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pourront aller jusqu’à 7 500 euros par meuble non déclaré.

Qui sont les nouveaux adhérents de l’Union européenne et de la zone euro ? L’Union européenne compte un membre de plus depuis le 1er juillet 2013 : la Croatie. Situé au bord de la mer Adriatique, ce pays de 4,4 millions d’habitants a fortement connu la crise en 2009 (baisse du PIB de 6,9 %) et voit son activité stagner depuis. Il peut espérer une reprise de son économie grâce à son adhésion : 3,5 milliards d’euros de transferts européens devraient lui être attribués dans les deux prochaines années. Le gouvernement a lancé un programme ambitieux d’investissements dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’environnement, ce qui devrait représenter des opportunités pour les entreprises françaises. La Lettonie entrera dans la zone euro en janvier 2014, sans grand enthousiasme de la part des deux millions de Lettons. L’économie de la zone euro reste en effet fragile, alors que la Lettonie est sortie de la crise en 2011 et que ses indicateurs sont actuellement au vert : + 5,6 % de croissance en 2012, augmentation de la consommation privée. Les entreprises françaises, peu présentes en Lettonie, exportent essentiellement des produits agroalimentaires (dont le vin), des équipements mécaniques, des machines industrielles et des produits cosmétiques.

Quels sont les avantages à s’installer en zone de revitalisation rurale ? Les zones de revitalisation rurale (ZRR) sont caractérisées par un faible niveau de développement économique. L’État a souhaité renforcer nutritionnel, de praticité et de conservation. Les porteurs de projets (ou d’idées de projets) peuvent être des entreprises, des laboratoires de recherche, des centres techniques ou autre organisme professionnel. Les secteurs concernés : transformation de fruits, légumes, céréales en boissons, vins, bières et autres boissons alcoolisées, boissons lactées et eaux minérales, équipements et technologies pour produire, emballer ou conserver ces boissons. Les thématiques concernées : élaboration de nouvelles recettes, utilisation de nouveaux ingrédients, innovation dans les procédés

l’attractivité de ces territoires en soutenant financièrement l’implantation de nouvelles entreprises. Cela se traduit par des exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises avant le 31 décembre 2013, sous réserve de remplir certaines conditions. Les entreprises peuvent interroger préalablement l’administration fiscale et l’URSSAF pour vérifier leur éligibilité (procédure de rescrit fiscal et social). Les exonérations sont les suivantes : impôt sur les bénéfices, exonération totale pendant 5 ans puis exonération partielle et dégressive pendant les 3 années suivantes ; contribution économique territoriale, exonération totale pendant 5 ans ; taxe foncière, exonération sur les propriétés bâties entre 2 et 5 ans ; cotisations sociales patronales, exonération d’une partie des cotisations pendant 1 an pour les embauches jusqu’au 50e salarié en CDI ou CDD d’au moins 12 mois conclus à l’occasion d’un accroissement temporaire d’activité. Attention, si l’entreprise délocalise son activité dans une ville qui n’est pas située en ZRR, elle est tenue de s’acquitter des cotisations exonérées, sauf délocalisation due à un cas de force majeure. En Savoie, quatorze communes sont concernées, dans le massif des Bauges. Pour connaître les communes situées en ZRR, vous pouvez consulter le site www.observatoire.savoie. equipement-agriculture.gouv.fr / cartographie statique. ■

Renseignements : Courriel : info@savoie.cci.fr ; Tél. : 04 57 73 73 73.

de fabrication (production, conservation…), développement d’emballages, de procédés d’embouteillage, utilisation de nouvelles techniques de contrôle de la qualité des boissons et des procédés de production, nouveaux formats et nouveaux circuits de distribution, impact nutrition-santé. Les candidatures seront closes au 30 septembre. Courriel : innovation@savoie.cci.fr Tél. : 04 57 73 73 73.


© Fotolia

À l’heure où une loi de programmation sur la sobriété et l'efficacité énergétique est en préparation, des entreprises ont pris les devants. Comment préparentelles la transition énergétique ? Sur quels leviers s’appuient-elles, et pour quels résultats ? Pleins feux sur un sujet d’une actualité brûlante.

Cap sur

l’efficacité énergétique L

e fait est inéluctable : sous la pression de la croissance démographique mondiale et de l’élévation des niveaux de vie, la demande d’énergie ne cesse d’augmenter. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande pourrait connaître un accroissement de 35 % entre 2008 et 2035. Dans le même temps, tous les États ou presque se sont engagés par le protocole de Kyoto à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). L’Union européenne a de surcroît défini, depuis janvier 2008, l’objectif dit des “3x20”qui vise, à l’horizon 2020, à réduire de 20 % les GES par rapport à 1990, à diminuer de 20 % la consommation d’énergie, et à faire en sorte que cette consommation soit issue à 20 % d’énergies renouvelables. La France a peu ou prou retenu ces engagements, mais en souscrivant à une ambition supplémentaire : diviser par quatre les

émissions de GES d’ici 2050, par rapport au niveau de référence 1990 (facteur 4). Économies d’énergie : l’industrie en pointe Ces objectifs pourront-ils être tenus à l’échéance 2020 ? Plus l’échéance se rapproche, plus la probabilité d’atteinte des résultats s’amenuise. L’un des grands mérites du débat sur la transition énergétique est d’avoir remis au premier plan l’enjeu de l’efficacité énergétique. Pour Jean-Paul Mauduy, président de la CCI de région, “la problématique du mix énergétique ne doit pas obérer la question fondamentale de la réduction des consommations d’énergie. L’efficacité énergétique constitue une composante essentielle de la compétitivité des entreprises, a fortiori dans un contexte de diminution de l’électricité d’origine nucléaire”.

Les acteurs industriels ont eu l’occasion de réaffirmer que l’énergie constitue un facteur clé de compétitivité, et d’exprimer leur attachement aux dispositifs de soutien aux actions d’économies d’énergie. Sous la pression de l’augmentation des prix de l’énergie, les industries les plus énergivores ont d’ailleurs engagé des plans de maîtrise tout à fait significatifs. “Quand la production industrielle progressait de 24 % entre 1993 et 2007, la consommation d’énergie de l’industrie augmentait de seulement 2,7 %. L’intensité énergétique a donc diminué de 17 %, soit une baisse annuelle moyenne de 1,3 %”, retraçait ainsi le Commissariat au développement durable en 2011. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) confirme le diagnostic, et en tire les conséquences dans l’élaboration de ses Visions énergétiques 2030 et 2050. Pour répondre RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | septembre 2013 | I


DOSSIER Efficacité énergétique

Thierry Saint-Cyr, repreneur du domaine familial à Anse, en 1983, ne se contente pas de produire des vins du Beaujolais bio. En 1999, lorsqu’il s’agit de construire une nouvelle cave, il choisit des matériaux respectueux de l’environnement et garantissant une bonne isolation afin d’éviter les écarts de température. Il franchit une nouvelle étape dans son espace de commercialisation en lançant en 2011 une démarche Optim’Énergie proposée par la CCI du Beaujolais. “Notre caveau est situé sur une route passante, son enjeu de visibilité est donc très important”, commente-t-il. Mais les factures d’électricité étaient à l’aulne de cet enjeu, sans garantir la qualité ni l’efficacité de l’éclairage. À l’issue du diagnostic, le dirigeant suit une grande partie des préconisations. Il change notamment toutes les sources halogènes contre des leds bien moins gourmands en consommation d’énergie, renouvelle les appareils servant à la mise en lumière de la façade, de l’espace de vente et de la cuverie “En éclairant mieux, nous avons réalisé 30 % de consommation en moins !”, note le dirigeant d’un domaine qui réalise depuis deux ans un fort développement à l’international grâce à son positionnement bio.

BEAUJOLAIS

aux enjeux européens, la baisse de consommation d’énergie à l’horizon 2030 devrait être ainsi de 9 % dans l’industrie, quand le résidentiel doit atteindre une réduction de 31 %, le tertiaire 19 %, le transport 17 %, l’agriculture

23 %. “L’industrie a un chemin deux fois moins difficile que les autres secteurs compte tenu des efforts déjà réalisés”, note Nordine Boudjelida, directeur régional de l’Ademe Rhône-Alpes.

Une filière énergie particulièrement représentée en Rhône-Alpes Dans le paysage national, la région Rhône-Alpes occupe une position tout à fait singulière. Très industrialisée, elle absorbe 12 % de la consommation

ZF transforme ses investissements en certificats d’économie d’énergie

© P. Rony

Le site ligérien de l’équipementier automobile allemand ZF (74 775 salariés ; CA 2012 : 17 366 M€) est à l’image du groupe en matière de gestion de l’énergie : pionnier et exemplaire. “Les premières actions à Andrézieux remontent en 2005, lorsque tous les éclairages de l’usine ont été remplacés par des tubes électroniques à gradation adaptés à l’intensité lumineuse. La consommation d’énergie liée à l’éclairage est alors passée de 2,7 à 1,1 GWh, et la part associée réduite de 14 % à 6 % sur la facture d’électricité”, observent Romain Delorme, responsable maintenance, et Pascal Laurent, chargé de l’énergie sur le site de 440 personnes. “La deuxième action significative s’est traduite par l’installation de systèmes de récupération de chaleur sur les compresseurs. Cette action a permis d’économiser jusqu’à 20 000 euros de gaz par an.” Mais le dernier étage de la fusée réside dans la valorisation des économies d’énergie sur chaque projet d’investissement, dossiers menés avec EDEL et la CCI Saint-Étienne Montbrison. L’installation en cours de destratificateurs d’air, qui ont pour objet de renvoyer l’air chaud accumulé au plafond vers le sol, donne ainsi lieu à des certificats d’économie SAINT-ÉTIENNE d’énergie couvrant jusqu’à 90 % de l’investissement !

II | RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE |septembre 2013

© V. Gout

Le caveau Saint-Cyr cultive les économies d’énergie


H3C Énergies joue les précurseurs © E. Tolwinska

La société d’ingénierie grenobloise, créée en 2004, a fait de l’efficacité énergétique son cœur de métier. Elle réalise aujourd’hui entre 60 et 75 % de son chiffre d’affaires auprès du secteur public. “La réglementation thermique 2005, qui a contraint GRENOBLE l’État et les collectivités territoriales à procéder à un état des lieux énergétique de leurs bâtiments, a dynamisé le marché”, constate Cyril Cachat, directeur associé. Entre 2006 et 2009, la société qui emploie 80 personnes a multiplié les diagnostics énergie sur le patrimoine public (lycées, collèges, bâtiments communaux, hôpitaux…). Elle compte aussi des clients prestigieux, comme le château de Versailles, les opéras Bastille et Garnier. Cyril Cachat relève depuis 2010 un vrai point d’inflexion : “Les acteurs publics passent du diagnostic à la mise en œuvre, et n’hésitent pas à engager des investissements importants sur les systèmes techniques et l’enveloppe des bâtiments pour réduire la facture énergétique de 40 %. Nous les accompagnons en commençant par les sites les plus énergivores avant de généraliser la démarche, parfois sur des établissements dont le retour sur investissement (ROI) s’exerce au terme de 15 à 20 ans. Une démarche différente dans le privé, qui exige plutôt un ROI de trois ans avant d'investir.”

d’énergie totale en France. RhôneAlpes est aussi une région leader dans la production électrique qui représente 20 % de la production nationale. Elle fournit en particulier, grâce à ses barrages, 40 % de la production hydraulique, 22 % de la production nucléaire avec les quatre centrales de Cruas, de Tricastin, du Bugey et de Saint-Alban, et les énergies renouvelables y effectuent une percée importante. La filière énergie pèse, à elle seule, plusieurs di-

énergétique, un pôle de compétitivité et des clusters régionaux dédiés, un tissu universitaire, scientifique et technologique reconnu regroupant plus de 2 500 chercheurs. L’Ademe confirme le dynamisme tout à fait unique en France d’une région qui figure au premier rang national, après Paris mais loin devant tous les autres territoires, pour les investissements d’avenir consacrés aux filières photovoltaïques, hydrogène et aux smart grids. “Chaque

Rhône-Alpes accueille un quart des entreprises françaises spécialisées dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique zaines de milliers d’emplois directs, et bien davantage en emplois indirects. L’Insee a ainsi mesuré que les deux sites nucléaires de Tricastin et de Marcoule, employant 8 200 personnes, génèrent au total 19 000 emplois. La région accueille en outre un quart des entreprises françaises spécialisées dans les énergies renouvelables et l’efficacité

année, ce sont entre 100 et 150 millions d’euros qui sont affectés par notre direction régionale aux entreprises ou aux centres de recherche, suite aux appels d’offres Ademe. Nous attribuons également entre 1 et 1,5 million d’euros au titre des actions collectives accompagnant l’efficacité énergétique. La force de Rhône-Alpes, c’est sans

conteste la qualité de ses acteurs – chambres consulaires, centres techniques, pôles de compétitivité, clusters – qui, tous, se mobilisent autour de projets collectifs destinés à faire avancer les entreprises”, poursuit Nordine Boudjelida. Objectif : réduire de 10 à 15 % ses consommations En particulier, le réseau des CCI, depuis 2006, s’est investi dans les actions destinées à promouvoir la maîtrise des consommations d’énergie. Cette initiative a pris la forme du programme Optim’Énergie, soutenu par l’Ademe et le conseil régional. “En ciblant des objectifs très opérationnels – la réalisation d’économies d’énergie –, ces opérations ont très vite recueilli un fort succès”, témoigne la CCI de région. Près de 300 visites Énergie ont été réalisées en Rhône-Alpes en 2011 et 2012. Leur bilan apparaît très instructif. Il révèle que, quels que soient les secteurs d’activité concernés – industrie, commerce, tourisme, services – une forte proportion d’entreprises peut atteindre assez aisément 10 à 15 % de réduction sur les consommations, en recourant à des actions immédiates et peu coûteuses. RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | septembre 2013 | III


DOSSIER Efficacité énergétique

Le groupe franco-suisse de fabrication d’additifs pour l’alimentation animale (120 salariés ; CA : 50 M€) était déjà passé maître des certifications qualité (ISO 9001) et management environnemental (ISO 14001). Le voici désormais en phase d’expérimentation de la norme internationale relative au management de l’énergie ISO 50001, grâce à l’opération expérimentale initiée par la CCIR Rhône-Alpes et la CCI de l’Ain. “La norme nous oblige à nous interroger sur les déperditions d’énergie d’un site de fabrication, à repenser nos approvisionnements, à réfléchir en termes d’efficacité et d’optimisation à moyen et long termes”, retrace Natalia Diaz, responsable QSE du groupe Pancosma, rattachée géographiquement au site de production de Bellegarde-sur-Valserine (17 personnes). Outre les premiers leviers d’action identifiés à l’issue d’un pré-diagnostic énergie, Natalia Diaz espère procéder, non plus en curatif, mais désormais en préventif, sur tous les postes d’investissement susceptibles d’agir sur les consommation d’énergie, dans l’Ain, mais aussi auprès des sites industriels du groupe en Suisse, en Pologne et au Canada.

D’autres actions, non immédiates, mais importantes, sont également identifiées. Ce sont celles qui présentent un enjeu majeur en terme de réduction des consommations, avec des temps de retour sur investissement très variables. Ces actions de nature souvent techniques requièrent l’intervention de bureaux d’études hautement spécialisés. Une soixantaine de bureaux d’études sont ainsi référencés par la CCI de région pour intervenir dans le cadre du programme Optim’Énergie. Par exem-

© D. Gillet

Pancosma se dote d’un système de management de l’énergie

AIN

L’investissement, qui montre un taux de retour sur investissement de deux ans et demi, a pu être réalisé, avec des gains très importants à court terme. Dans la Loire, les groupes ZF et Delipapier ont fait preuve du même volontarisme. Ils se sont fixé en terme de management les mêmes objectifs à atteindre qu’au niveau européen – réduire de 20 % leurs GES – en s’attaquant aux gisements d’économie d’énergie et en réalisant des investissements gagnants sur tous les plans.

L’accès des certificats d'économie d'énergie aux PME représente un enjeu fort ple, à l’issue d’une visite Énergie réalisée par la CCI de l’Ain auprès d’une société industrielle, un diagnostic poussé des processus thermiques des fours et séchoirs a été conduit par le Cetiat, le Centre technique des industries aérauliques et thermiques, situé à Villeurbanne. Les experts ont préconisé l’installation d’un système de récupération de chaleur pour économiser 4,5 GWh par an de gaz, correspondant à un gain de 150 k€ chaque année. IV | RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | septembre 2013

Des ressources dédiées Pour conduire ces opérations pilotes, plusieurs CCI se sont dotées de compétences spécifiques dédiées à l’énergie. C’est le cas depuis 2007 dans la CCI de l’Ain, avec un ingénieur conseil en maîtrise de l’énergie. Les CCI de la Loire, dans le cadre du programme EDEL, disposent d’un poste partagé entre les CCI Roanne-Loire-Nord et de SaintÉtienne-Montbrison. Grâce à cette ressource, elles ont pu engager des actions

de sensibilisation, des diagnostics énergie, et promouvoir auprès des entreprises le système des certificats d’économie d’énergie (CEE). En application du Grenelle de l’Environnement, ce dispositif contraint les fournisseurs d’énergie à valoriser financièrement les efforts d’efficacité énergétique réalisés par leurs clients. Pour les entreprises, le versement de ces montants contribue à améliorer les temps de retour sur investissement d’un équipement. Outre cette aide que la valorisation des CEE représente, ce dispositif donne un cadre de bonnes pratiques et de “meilleures techniques disponibles” au travers de ses fiches d’opérations standardisées. L’accès des CEE aux PME représente bien entendu un enjeu fort, et des CCI se sont emparé du sujet. L’objectif a ainsi été atteint pour la société Etiquimpact (voir encadré) suite au dossier instruit par la CCI Nord-Isère. La CCI de la HauteSavoie a également impulsé en 2011 un programme complet d’accompagnement de l’entreprise sur le volet énergie, de même que dans la Drôme, dont l’approche se double d’expertises sur les rénovations énergétiques du bâti-


Efficacité énergétique DOSSIER ment (Neopolis). Expérimenter l’ISO 50001 Enfin, une opération expérimentale au plan régional a démarré, portée par la CCI de région en partenariat avec l’Ademe et deux CCIT, pour accompagner les entreprises souhaitant aller plus loin et instaurer un véritable pilotage de l’énergie. Elle consiste à expérimenter la norme internationale de management de l’énergie, l’ISO 50001. Huit entreprises de la Loire, de l’Ain et du Rhône sont engagées, dont Pancosma (voir encadré). “L’énergie concerne toutes les fonctions dans l’entreprise et impose parfois de revoir les processus. Dans ce cas, il peut être utile d’instaurer un management transversal, confié à un pilote, par exemple un responsable QSE, maintenance ou production”, note la CCI de région. Cette opération collective permet donc à des PME ou des ETI de se mettre dans le sillage de quelques grands groupes impliqués tels que, en région grenobloise, Schneider Electric, dont les sites sont certifiés ISO 50001.

Le cas spécifique des entreprises électro-intensives Le tissu industriel rhônalpin se caractérise par un nombre toujours important d’entreprises dites “électro-intensives”, dont le maintien d’activité dépend d’un prix d’accès à l’énergie compétitif. Or ces entreprises ont été identifiées par la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS), dans son étude d’avril 2013, comme “stratégiques pour l’économie”. Fortement représentées dans les filières de la sidérurgie, de la chimie, du papier-carton, des fibres textiles, elles servent en aval d’autres secteurs industriels tout aussi cruciaux, comme l’automobile, l’aéronautique, la construction, l’emballage. Pour ces entreprises, le coût de l’électricité représente l’une des dépenses les plus importantes, et leurs dépenses d’énergie peuvent être jusqu’à cinq fois plus élevées que la moyenne de l’industrie. Elles sont plus exportatrices que la moyenne – la moitié de leurs ventes se font à l’international, contre 38 % pour l’ensemble des entreprises. L’étude de la DGCIS relève notamment que “compte tenu de l’importance stratégique de ces entreprises, les États ont mis en place des aménagements tarifaires leur accordant de fortes réductions”. Mais, en France, “les menaces que les règlementations actuelles et futures font peser sur les coûts d’électricité des entreprises électro-intensives risquent de diminuer encore leur compétitivité et de les exposer davantage à la concurrence internationale”. Un vrai danger, car si ces entreprises à forts enjeux sont encore représentées en Rhône-Alpes, leur poids sur l’ensemble du territoire est loin de satisfaire les besoins de l’industrie nationale, ce qui creuse le déficit commercial français.

© G. Piel

Leztroy Restauration : sobre en énergie, mais goûteuse

HAUTE-SAVOIE

C’est l’histoire de trois chefs issus de la restauration collective qui en avaient assez de réassembler, déconditionner, reconditionner des produits arrivés tout prêts en cuisine. Pour retrouver le contact avec les produits frais, issus des filières d’élevage et de maraîchage locales, Michel Grebot, Jean-Remy Oriol et Serge Sandrin ont décidé en 2008 de créer leur propre société de restauration collective bio, Leztroy Restauration. Pour donner de la cohérence à leur projet, ils ont investi 1,6 M€ dans une cuisine de production exemplaire à La Roche-sur-Foron. Son bilan énergétique, grâce à une toiture végétalisée, des panneaux solaires, un chauffage par aérothermie, une isolation par laine de bois, est performant, comme l’optimisation de la ressource eau et le recyclage des déchets. “Notre production augmente constamment, avec une consommation d’énergie toujours aussi peu élevée”, constate, satisfait, Michel Grebot, qui a d’ailleurs opté pour la cuisson lente basse température, peu consommatrice en énergie et respectueuse du produit. La société en forte croissance (4 000 repas par jour, 72 salariés) compte bien désormais dupliquer son modèle.

RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | septembre 2013 | V


© J. Delmarty

DOSSIER Efficacité énergétique

L’Herbier du Diois, aux essences du bio

DRÔME Réduire ses consommations suppose de porter le fer sur l’efficacité énergétique. Sur le front des économies d’énergie, le monde économique avance sans faillir, grâce à deux facteurs : la volonté d’entreprises

Dans la vallée du Diois, au cœur du parc naturel régional du Vercors, se niche, dès 1979, l’Herbier du Diois, sous la forme d’une exploitation de plantes aromatiques biologiques. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, mais l’esprit est resté le même, et c’est le fils de l’une des deux familles hollandaises d’origine, Tijlbert Vink, qui a repris et développé l’entreprise (35 salariés, CA : 15,5 M€). Près de 350 variétés de plantes sont proposées, traitées, conditionnées ici, dont certaines cultivées sur place, pour les secteurs du cosmétique, de la parapharmacie, de l’agroalimentaire. Les bâtiments sont à l’image de la philosophie du dirigeant, c’est-à-dire, “à énergie positive”. Dotés de 1 900 m2 de panneaux photovoltaïques, ils ont requis près de 600 k€ d’études et des mois de réflexion pour concevoir des espaces “qui produisent, sans détruire l’environnement”. Tous les matériaux sont naturels, à base de paille et de bois. Une utilisation efficace de la géothermie permet une climatisation presque sans utilisation d’électricité. De même, en atelier, chaque machine est équipée d’un compteur afin d’optimiser les consommations. “Nous avons réussi le pari, rare dans l’industrie, d’être producteurs d’énergie”, observe Tijlbert Vink.

pionnières soucieuses d’anticiper la transition énergétique et d’investir dans des objectifs ambitieux de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, et la préoccupation d’autres entreprises face à

l’augmentation constante des prix de l’énergie et leur détermination à en assurer la maîtrise. Ces efforts ne sauraient être l’arbre qui cache la forêt et restaurer à eux seuls la compétitivité globale des entre-

Delipapier, filiale du groupe italien Sofidel spécialisé dans la fabrication de ouate de cellulose pour les essuie-tout, le papier hygiénique, les mouchoirs, compte trois usines en France, dont une à Roanne qui emploie 100 personnes. L’énergie représente le deuxième poste de coût, juste derrière la pâte de cellulose. “Notre groupe se veut exemplaire. Il s’est fixé l’objectif de réduire ses émissions de CO2 de 17 % entre 2013 et 2020, et son site de Nancy compte parmi les moins énergivores d’Europe”, commente Vincent Domart, responsable d’établissement. De multiples actions d’optimisation ont donc été mises en place. Tous les investissements sur les processus sont réfléchis en amont pour contribuer aux objectifs de réduction d’énergie, et sont valorisés par des aides Ademe ou des certificats d’économie d’énergie, en lien avec la CCI Loire-Nord et EDEL. Des partenariats avec une école d’ingénieurs ont été engagés pour étudier l’introduction de moteurs à variation de vitesse, plus économes, et l’éclairage des bâtiments a été entièrement revu. “Bien loin d’actions lancées au coup par coup, nos initiatives répondent à une stratégie mûrement réfléchie, pour penser l’avenir.”

VI | RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | septembre 2013

© T. Béguin

Delipapier imprime sa marque sur les économies d’énergie

ROANNE LOIRE NORD


NORD-ISÈRE prises. Mais, comme le rappelle Jean-Paul Mauduy, président de la CCI de région, “il existe encore un potentiel non négligeable de gisements d’économies d’énergie à exploiter. Cependant, il est soumis à de plus fortes contraintes économiques, les coûts

Etiquimpact ouvre une nouvelle ère Lorsque l’imprimerie de Luzinay (3 personnes ; CA : 800 K€) décide d’investir dans deux groupes de refroidissement, c’est sous l’angle de la nécessité. L’équipement, vieillissant, provoquait des pannes qui pénalisaient la production d’étiquettes adhésives pour l’agroalimentaire, le cosmétique, la chimie. “J’ai pris contact avec le fournisseur, qui m’a annoncé un coût de 21 000 €”, témoigne sa dirigeante Ghislaine Tranchand. Elle se tourne alors vers d’une société spécialisée qui propose d’associer aux groupes froids un système ingénieux de récupération de chaleur pour chauffer les ateliers. “Mais le devis s’élevait cette fois à 25 000 € !” Qu’à cela ne tienne, un contact avec la CCI oriente la dirigeante vers la solution. L’entreprise perçoit d’abord une subvention de 3 241 € du conseil régional au titre d’une “technologie propre et sobre”, et monte un dossier pour obtenir un certificat d’économie d’énergie, qui s’élève à 1 484 €. Au final, le coût total retombe à 21 000 €, mais cette fois, grâce aux économies réalisées – moins 30 % sur les factures d’électricité et de gaz – la perspective de retour sur investissement est de huit ans. La dirigeante n’hésite plus. Mieux, elle a le sentiment de préparer l’avenir, notamment pour son fils de 23 ans qui a désormais rejoint l’entreprise.

de diminution des consommations n’étant pas linéaires. Il est donc indispensable de prévoir des mesures d’accompagnement des entreprises tant au niveau technique que financier et c’est ce que nous nous employons à faire avec l’ensemble des CCI de

Ugitech investit sur le long terme Ugitech (2 000 personnes ; CA 2012 : 700 M€), spécialiste des produits longs en acier inoxydable et filiale du géant allemand Schmolz & Bickenbach, dispose de sept unités de production en Europe. Le siège, le centre de développement et le plus grand site de production sont basés à Ugine, en Savoie. “Notre stratégie consiste à nous différencier sur des produits de plus en plus techniques, pour répondre aux nouveaux marchés mondiaux comme l’automobile, le bâtiment, l’aéronautique...”, analyse son dirigeant Patrick Lamarque d’Arrouzat. Une nécessité, quand la hausse des prix de l’énergie soulève des inquiétudes. Ici, la facture annuelle s’élève environ à 26 M€, soit environ 13 % de la valeur ajoutée. Dès lors, le site fait feu de tout bois pour maîtriser ce poste : valorisation des certificats d’économie d’énergie, mesure fine des consommations, réalisation d’un bilan carbone pour tracer les postes les plus émetteurs de gaz à effet de serre. “En recyclant 75 % des matières premières, nous avons réussi à économiser 600 000 tonnes de CO2, et 500 000 tonnes par l’utilisation du frêt ferroviaire”. Le site a en outre installé 1 200 m2 de panneaux photovoltaïques en 2012 pour valoriser la superficie de sa toiture. Une vision à long terme, puisque le temps de retour sur investissement est estimé à 20 ans.

Rhône-Alpes, et le soutien indispensable de l’Ademe et de la Région”. Parce que la maîtrise des consommations de l’énergie, comme toutes les mesures destinées à améliorer la compétitivité, ne doivent plus attendre ! ■ E. Ballery

© F. Rumillat

© F. Ardito

Efficacité énergétique DOSSIER

SAVOIE RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | septembre 2013 | VII


DOSSIER Efficacité énergétique

Énergie : une position française en demi-teinte La France consomme environ 250 millions de tonnes d’équivalent pétrole (Mtep) d’énergies primaires (pétrole, gaz, charbon, électricité, énergies renouvelables électriques et thermiques) par an. L’Hexagone est loin d’être autonome dans ses ressources, puisqu’il produit 130 millions de tep réparties entre l’énergie nucléaire (75 %) et les énergies renouvelables (25 %). En 2012, la facture énergétique a ainsi atteint un niveau record de 67,8 milliards d’euros (plus de 3 % du PIB), largement imputable à l’importation de pétrole et de gaz. L’économie française se trouve ainsi extrêmement exposée à la variation des prix des énergies importées. En revanche, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la France obtient de meilleurs résultats sur le critère des émissions de gaz à effet de serre. Si un habitant de l’Union européenne émet en moyenne 7,7 t de CO2 en 2008, la moyenne française se situe à 5,5 t. Ce chiffre est très inférieur à l’Allemagne (9,8 t), qui a relancé les centrales à charbon suite à la décision d’abandon du

nucléaire, au Royaume-Uni (8,3 t), à l’Italie (7,4 t) et à l’Espagne (7,7 t), et trois fois plus faible qu’aux États-Unis ou en Australie. En quantité de CO2 par unité de PIB, “la France affiche la deuxième performance de l’Union européenne à 27, derrière la Suède où nucléaire et hydraulique sont très développés”, relève l’AIE. Ce classement est dû au choix de l’énergie nucléaire dans les années 60 pour pallier les risques d’approvisionnement en pétrole. La production électrique de cette source d’énergie est ainsi passée de 15 TWh en 1973 à 442 TWh en 2011. Cette spécificité française explique aussi en grande partie un prix de l’électricité inférieur au prix moyen européen, et la situation exportatrice de la France en électricité (3 milliards d’euros d’excédent en 2011). Son principal enjeu est aujourd’hui de réduire encore sa dépendance énergétique et ses émissions de CO2 en diversifiant et en développant ses sources d’énergies renouvelables, à coûts maîtrisés.

Évolution de la consommation d’énergie primaire par énergie, en millions de tep En millions de tep (tonnes d’équivalent pétrole)

Source : SOES, bilan énergétique de la France en 2011.

Une analyse de la consommation d’énergie primaire montre que des transformations profondes ont été enregistrées depuis les chocs pétroliers des années 70. La part du charbon est ainsi passée de 15 % à moins de 4 % de la consommation globale entre 1970 et 2010, celle du pétrole de 68 % à 31 %, quand la part du gaz a été multipliée par deux (7 à 15 %), et celle de l’électricité a bondi de 4 à 44 %.

VIII | RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | septembre 2013

Évolution de la consommation d’énergie finale par secteur, en France 3% 21 %

44 %

32 %

Résidentiel-tertiaire Transport Industrie Agriculture Source : service statistique du ministère du développement durable.

Quels sont les secteurs les plus fortement consommateurs d’énergie ? Les secteurs résidentiel et tertiaire ressortent au premier rang, essentiellement pour le chauffage, à 44 %. Immédiatement après vient le transport, à 32 %, puis l’industrie, à 21 %, et enfin l’agriculture, à 3 %. Un hiver froid, un printemps frais et pluvieux peuvent à eux seuls creuser le déficit commercial français et mettre en surchauffe la production et les réseaux de distribution d’énergie. Un constat qui souligne les impacts des politiques de rénovation énergétique des bâtiments.

Ce dossier, édité par la Chambre de commerce et d’industrie de région RhôneAlpes, est diffusé par neuf CCI rhônalpines : Grenoble, Présences (34 000 ex.), Haute-Savoie, Impulsion (31 500 ex.), Savoie, Partenaires Savoie (26 400 ex.), Ain, Grand Angle 01 (22 000 ex.), Drôme, L’Économie drômoise (20 500 ex.), Nord Isère, Nord-Isère économie (14 400 ex.), Roanne Loire Nord, Roanne éco (8 500 ex.), Beaujolais, Entreprendre en Beaujolais (6 000 ex.), Saint-Étienne Montbrison, www.saint-etienne.cci.fr. Contact : Présences. Tél. : 04 76 28 28 76 Le dossier est consultable en ligne sur : www.rhone-alpes.cci.fr


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Immobilier Savoie Hexapôle va améliorer son offre de services Les faits

L’immeuble l’Agrion sera livré en 2015, permettant au parc d’activités Savoie Hexapôle de proposer de nouvelles surfaces de bureaux et des services supplémentaires.

S

itué à quelques dizaines de mètres de l’immeuble le Papyrus, l’Agrion s’élèvera sur trois niveaux. Les 4 000 m 2 de surfaces seront scindés en bureaux, proposés à la vente, à la location ou en pépinière, en showrooms et en petites aires de stockage. Au dernier étage, une salle de réunion et une terrasse panoramique seront proposées à la location. « Il s’agit d’un outil de réception et d’animation du parc. La salle de réunion pourra adopter plusieurs configurations et pourra accueillir jusqu’à cent personnes. Cet équipement répond à une attente des entreprises qui ne souhaitent pas forcément avoir une salle de réunion dans leurs locaux mais qui ont parfois des besoins », explique Patrice Blanchoz, le directeur du parc d’activités situé entre Aix-les-Bains et Chambéry. Il y a dix ans, la construction de l’immeuble le Papyrus avait déjà permis de répondre aux attentes des entreprises, avec l’ouverture d’un restaurant. « Tous nos projets viennent des constats du marché. Nous sommes aménageurs fonciers. Le parc est grand et nous devons utiliser son potentiel de développement. Soit nous proposons à des opérateurs privés de mener à bien les projets, soit nous les portons directement,

Le hall d’accueil donnera accès à un une garderie et une salle de sport.

Immeuble BBC de 4 000 m2, l’Agrion sera doté d’une terrasse panoramique.

comme pour Papyrus et Créalys, un parc de bureaux associés à de petits ateliers. Le projet Agrion est né car nous avions des demandes de plateaux tertiaires dans un bâtiment de qualité. Nous répondons à la demande du marché et nous en profitons pour développer de nouveaux services attendus par l’ensemble des entreprises du parc. » Afin de rester à l’écoute des utilisateurs du parc, les responsables de Savoie Hexapôle mènent régulièrement une enquête « Services ». La construction de l’immeuble l’Agrion permettra de combler certains manques constatés. Un pôle de restauration rapide verra le jour, en complément de l’offre brasserie du restaurant Le Méry. Une garderie d’une vingtaine de places, une conciergerie et une salle de sport sont également projetées. Ces nouveaux services, gérés par des prestataires privés, pourraient rapidement dépasser le cadre du parc pour répondre à une restaurant, demande des salariés des entreprises du bassin.

44 / CCI Savoie – partenaires savoie - N° 103

« L’ouverture d’une salle de sport répond à une demande formulée sur le parc et elle est cohérente avec la volonté d’ouverture de Savoie Hexapôle en direction des communes voisines. Il existe déjà un réseau de chemins piétonniers et cyclables et nous ouvrons un parcours outdoor. Pourquoi ne pas imaginer les salariés du parc partir à pied ou à vélo durant leur pause déjeuner et revenir à la salle de sport pour prendre leur douche avant de retourner au travail ? » interroge Patrice Blanchoz. À l’horizon 2015, le nouvel immeuble, conçu par l’architecte chambérien Emmanuel Ritz, ouvrira dans un parc en mouvement. Le parking faisant la liaison avec l’immeuble Papyrus sera restructuré afin de donner naissance à une placette marquant le point de départ des différents cheminements à pied ou à vélo. Un local à vélos sera créé. Les salariés-cyclistes pourront y abriter leur monture et une flotte sera mise à disposition des utilisateurs ponctuels pour des déplacements de courte durée. Les travaux ont déjà débuté. L’été a également été marqué par le chantier du Conseil général de la Savoie pour la création d’un nouveau giratoire sur l’axe Chambéryle-Haut – Aix-les-Bains. Il marque désormais l’entrée « sud-ouest » de Savoie Hexapôle. ■


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Savoie Terre de création Opinel AbracaDamas Nouveaux cutters Smartool Il y a de la magie dans ce nouvel Opinel AbracaDamas. Lancé au printemps, en série limitée, ce modèle est une version revisitée de l’Opinel traditionnel n° 8. Sa lame en acier inoxydable est damassée et son manche en ébène noire bufflée. ■

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La société Accel (Méry) propose une nouvelle gamme de cutters Smartool innovants : des cutters (9 ou 18 mm) avec trois lames intégrées permettant le chargement d’une lame neuve sans ouvrir l’outil, un cutter pliable et un cutter « sécurité » avec quatre positions d’ajustement de lame. ■

Plaisirs des Alpes de Savoie Yaourt Poires, abricots et pêches sont les fruits de saison choisis par Savoie Yaourt (Aix-lesBains) pour parfumer ses yaourts « Plaisir des Alpes » durant la belle saison. En hiver, la collection est déclinée avec des fruits d’hiver, mandarine, banane et kiwi. ■

Prix indicatif : 2,80 euros les six pots de 125 grammes

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Tapis roulant Maison de Savoie devient Môssieur

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Créée en 1930 à Aime, la société de salaisons Maison de Savoie commercialise depuis le mois de juin ses produits sous la marque Môssieur Polette. Le groupe suisse Bell, propriétaire de la Maison de Savoie, a regroupé sous une seule marque ses saucissons et jambons de Savoie, du Lyonnais et d’Auvergne.

Schöffle France (Grésy-sur-Aix) prépare la saison d’hiver avec la promotion de la veste pour femme « Vail ». Très technique, celle-ci s’adresse aux skieuses sportives cherchant un visuel graphique fort. Parmi les six poches, une est réservée au forfait magnétique sur la manche et une aux lunettes. Le chiffon est intégré… ■

www.mossieurpolette.fr

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La marque Funbelt (Francin) développe une gamme sur mesure de tapis roulants de transport de personnes. Imaginé pour les stations, l’outil, capable de gravir des pentes de 30 %, trouve des débouchés en plaine, à l’image du golf du Haut-Poitou proposant un retour plus aisé jusqu’au club-house. En milieu urbain, le tapis roulant Funbelt peut être utilisé pour le transport de personnes à mobilité réduite ou de clients chargés de paquets. ■

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Partenaires Savoie septembre 2013  

Partenaires Savoie est le magazine d’information économique de la CCI Savoie.

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