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Magazine économique de la Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie N°89  Avril 2011, 21 e siècle.

Senior, et alors ?!

Dossier p.3 – 23/29 Rhône-Alpes Économie p.39/45

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Entre “espèce protégée” et “variable d’ajustement”, quelle place pour les professionnels de plus de 55 ans ? 12

© Dans l’ère

Sequoia

Fontaine, je boirai de ton eau

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Carnets de bord d’entrepreneurs

Lumiplan

Le marché de l’information dynamique


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On hérite de la biscuiterie artisanale

de papa et un jour on parle d’international. Gwenaëlle et Maël Letroadec vendaient avec papa leurs galettes au beurre sur tous les bons marchés de Bretagne. Succès et notoriété auprès des gourmets sont vite au rendez-vous. Gwenaëlle et Maël, qui ont hérité de la petite entreprise familiale, ne tardent pas à industrialiser le processus et à développer de nouveaux sites de production en France, puis un peu partout en Europe. Aujourd’hui, les équipes de Crédit Agricole Entreprises de leur région les accompagnent dans leur implantation sur le marché asiatique. TouTe l’experTise réservée aux grandes enTreprises enfin accessible aux pMe en région.

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L’âge adulte est l’âge propre de l‘adaptation. Mûrir, c’est trouver sa place dans le monde. Emmanuel Mounier – Philosophe français auteur de Traité de caractère.

Il y a deux ans, Philippe Lardillier travaillait encore pour un promoteur immobilier. Aujourd’hui, le quinquagénaire aixois a changé de vie grâce à la création de Cosinus 73 Degrés. + : www.cosinus-73.fr

À

ses débuts, il dessinait des maisons individuelles et des bâtiments collectifs pour le compte d’un maître d’œuvre. Mais c’est au fil des 1 6   a n n é e s p a s s é e s a u c a b i n e t To g n a , bureau d’études techniques et économiques de la construction réputé à Aixles-Bains, que Philippe Lardillier apprend l e s b a s e s s é r i e u s e s d u m é t i e r. Il y a dix ans, l’idée de créer son entreprise avait déjà germé dans son esprit, mais son épouse n’y était guère favorable. Cette fois, le contexte a changé e t l a d é p r e s s i o n n ’ e s t p a s l o i n . «   Av e c l a crise, il fallait tirer les prix, les livraisons se faisaient dans de mauvaises conditions, les clients n’étaient pas satisfaits…, raconte-t-il. Ça dérapait progressivement et d’un point de vue éthique, cela ne me convenait plus. » Il décide de franchir le pas, quitte son dernier employeur après un accord à l ’ a m i a b l e e t c r é e C o s i n u s 7 3  D e g r é s , s p é cialisée en maîtrise d’œuvre et économie d e c h a n t i e r. Son projet a été longuement mûri, car s’il se sent sur un chantier comme un poisson dans l’eau, Philippe Lardillier ignore tout de la création d’entreprise.

«  La première fois que j’ai vu à quoi ressemblait un business plan, je me suis un peu inquiété  », avoue-t-il. Il s’entoure d’un expert-comptable, d’un conseiller juridique, du service transmission création de la CCIT de la Savoie, et obtient un prêt d’honneur de Savoie Initiative. L’ e n v e l o p p e l u i p e r m e t d ’ a c q u é r i r d e s logiciels professionnels pour le dessin et pour automatiser l’économie et le suivi administratif et financier de ses chantiers ainsi que d’avoir une avance de trésorerie. Et puis, il signe… mais le créateur veut se spécialiser dans la maîtrise d’œuvre en construction environnementale, l’affaire tourne mal et il essuie les plâtres  : «  J’ai fait confiance à une entreprise peu compétente qui m’avait promis des contacts de clients, résume-t-il, et j’ai perdu du temps et de l’argent. » Philippe L a r d i l l i e r r e t r o u v e a l o r s s o n p r o p r e c a rnet d’adresses : désormais, il ne compte plus ses heures et envisage même de s o u s - t r a i t e r. Le maître d’œuvre aurait pu s’installer en pépinière, mais son bureau jouxte le salon familial. Par choix. Il s’est épris de cette liberté qu’il espère bien conserver jusqu’à la fin de sa carrière.

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SOM © Dans l’ère

Savoie Sauvegarde : nouveau président, nouveaux projets (p. 6) Alpipro, le salon des professionnels de la montagne (p.7) Tribunal de commerce : moins de défaillances d’entreprises en 2010 (p.8) Les marchés publics de la CCIT de la Savoie (p.9) Conjoncture BTP & Industrie (p.10) Séquoia : fontaine, je boirai de ton eau (p.12) Labellemontagne, la marque qui fait boule de neige (p.14) Les Mampreneurs (p.16/17) CCIT de la Savoie : le temps des « Rencontres économiques » (p.18) Fabien Ferraris : la demande sur l’immobilier est de retour, mais pas à n’importe quel prix (p.19) © Mon Droit – Tribunal de commerce, modernisation de la procédure (p.20) Services gagnants CCIT : questions – réponses (p.21) © Déjà demain (p.22)

Dossier

Senior, et alors

?!

P.3 – P.23/29 – P.39/46 Senior, et alors ?! (p.23) Gildo Pederoda, une envie de liberté (p.24) Groupe formation CCIT 73 : former pour l’avenir (p.25) Francis Lorgeron, manager en mission (p.25) SR Conseils : « Mieux connaître nos ressources. » (p.26) Radiance : un engagement pour un taux d’emploi des plus de 55 ans à 12 % (p.27) Jacques Perrin, candidat senior (p. 28) Le rôle de guide (p.28) Renfort cadres : 50 ans et +, les arguments pour convaincre (p.29)

Carnets de bord d’entrepreneurs Du pain sur la planche (p.30) Les délices de la yourte (p.31) Tarentaise Tours, le terrain de jeu (p.32) Les entreprises du French Mountain Group au salon Interalpin (p.33) Lumiplan déploie les technologies de l’information (p.34) Côté naturel, travailler les fleurs à la manière d’un art (p.35) Une agence ancrée sur le territoire (p.36)

Savoyards dans le Monde www.facebook/savoyardsdanslemonde (p.37)

Rhône-Alpes Économie Comment activer l’emploi des seniors ? (p.39/46)

Partenaires Savoie www.savoie.cci.fr – 0 820 22 73 73 (0,09€ TTC/Min) – Ours p.38

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Savoie Sauvegarde, nouveau président,nouveaux projets Les faits

Passage de témoin à la présidence de Savoie Sauvegarde entre Philippe Piot, fondateur et président de l’association depuis 2007, et Jean-Pierre Hugueniot (déjà vice-président de l’association). Rappelons que Savoie Sauvegarde vient en aide aux entrepreneurs en difficulté, avec un mot d’ordre : (ré)agir avant qu’il ne soit trop tard. leurs. Il s’agit avant tout d’écouter, de rassurer, d’orienter et d’épauler au plus près… Prévenir si possible afin d’éviter le pire : le dépôt de bilan, les licenciements et les drames humains et économiques.

Depuis sa création en 2007, plus de 300 chefs d’entreprise ont été soutenus par Savoie Sauvegarde. Une « croissance » qui appelle de nouveaux projets ?

En quoi Savoie Sauvegarde est-il un dispositif exemplaire pour la protection des entreprises en difficulté ? Jean-Pierre Hugueniot  : Créée en 2007, Savoie Sauvegarde est un dispositif conçu par l’ensemble des acteurs socioéconomiques de Savoie. Son objectif est le soutien des entreprises en difficulté. Chaque semaine, l’association accueille de manière confidentielle et gratuite des chefs d’entreprise en questionnement ou en pleine tourmente. Au sein d’un comité composé de professionnels du droit, de la finance et d’entrepreneurs ayant vécu eux-mêmes des difficultés, des femmes et des hommes se mettent bénévolement au service d’un des

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Jean-Pierre Hugueniot : Pour une efficacité accrue, Savoie Sauvegarde souhaite d’abord agir en amont sur la prévention, mais aussi aider les chefs d’entreprise ayant connu des difficultés à rebondir. Concrètement, Savoie Sauvegarde va mobiliser ses efforts sur trois points : – Sensibiliser les acteurs essentiels du tissu économique et social (maires, administrateurs judiciaires, organismes administratifs, etc.), car ceux-ci, à travers leurs actions et leur proximité avec les entrepreneurs,

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Ferropem investit 12 M€ dans son établissement de Château-Feuillet

afin d’accroître sa capacité de production de Silicium. Cet investissement se traduira par la création de quelque 25 emplois et sera opérationnel fin 2011. Par ailleurs, 25 % de cet investissement sera consacré à l’amélioration de l’impact environnemental de l’usine. + : www.ferroatlantica.es/ferropem 33 04 79 22 69 00

peuvent transmettre des informations vitales à la sauvegarde d’une entreprise. – Proposer l’intervention de nouveaux partenaires et experts auprès des chefs d’entreprise. – « Réhabiliter » l’image du chef d’entreprise qui a connu des difficultés ou un échec entrepreneurial pour lutter contre les tabous en la matière. ■ + : 0800 800 130 – www.savoiesauvegarde.fr

Savoie Sauvegarde soutenue par les acteurs socio-économiques Préfecture de la Savoie, Conseil général de Savoie, Agence économique de la Savoie, ADISES, Caisse des Dépôts, CALB, Chambre de commerce et d’industrie territoriale, Chambre de métiers et de l’Artisanat, CAPEB, Chambéry Métropole, Chambre d’agriculture, Chambre interdépartementale des notaires, URSSAF, Fédération des maires de Savoie, Comité des banques de Savoie /Fédération bancaire française, BTP Savoie, Ordre des experts comptables, Renfort Cadres, Confédération générale des petites et moyennes entreprises, Chambre professionnelle des transports routiers de la Savoie, CRCC de Chambéry, Alberville Tarentaise expansion, Centre des jeunes dirigeants, Ordre des avocats de Chambéry, IFPPC, Pôle emploi, Centre de gestion agréé de Savoie, Conseil national des greffes, Chambre départementale des huissiers de justice, Maurienne expansion, MEDEF, Réseau Entreprendre Savoie, Savoie Angels, Savoie initiative, Savoie Technolac, Radiance, Syndicat mixte APS, Tribunal de Commerce, les organisations représentatives des salariés (CFE/CGC, CFTC,CFDT,CGT, FO).


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Alpipro,salon de la montagne

A

lpipro se déroulera du 27 au 29 avril au Manège et à SavoieExpo : 3 jours d’échanges, 3 000 participants attendus pour construire la montagne de demain et faire du développement touristique durable un levier de croissance économique, sociale et environnementale. Plateforme de référence pour les professionnels de tous les massifs français, cet événement s’articulera autour de quatre rendezvous professionnels : • Les Assises nationales de l’aménagement et de l’économie durables en montagne (parrainées par la Région RhôneAlpes) : l’objectif de ces assises, pilotées par l’Institut de la Montagne, est d’anticiper l’espace social, économique, architectural et environnemental de la montagne de

demain. Il s’agira de dégager les enjeux de développement, ainsi que les messages et recommandations des acteurs socioprofessionnels de la montagne aux élus sur les priorités d’action à court et moyen terme. • Salon et rendez-vous d’affaires thématiques : Alpipro permettra aux acteurs de l’économie de la montagne (fournisseurs et clients) de se rencontrer (échanges autour des produits, services, innovations, savoirfaire) sur un format workshop articulé en 4 univers : - Montagne et aménagement des stations de ski - B TP, habitat durable, BBC, rénovation thermique ITE, ENR et maisons bois - Ingenierie touristique, innovations et services

- P astoralisme, gestion des forêts et biodiversité • Concours d’Architecture et d’Urbanisme « Stations de Montagne Horizon 2030 » : Comment la montagne touristique de demain se dessinera-t-elle en terme d’architecture globale ? Concours ouvert aux architectes, urbanistes, bureaux d’études, cabinets d’ingénierie, étudiants des écoles d’architecture, etc. • P rogramme de visites de réalisations remarquables en station  : Valorisation des initiatives remarquables en matière d’éco-aménagement, de performance énergétique, de réduction de l’empreinte écologique, etc. ■ + : www.alpipro.com

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>>Rentrée du tribunal de Commerce de Chambéry

Défaillance d’entreprises en 2010, la convalescence La rapidité des décisions a également été soulignée. Le délai moyen de traitement des affaires est relativement faible, puisqu’il s’établit à 3 mois et demi. L’année dernière s’est traduite par une forte activité de la juridiction : près de 8 000 décisions ont été rendues en 2010 (plus de 30 décisions/jour ouvrable), lesquelles ont toutes eu, à plus ou moins grande échelle, une incidence sur l’activité économique des entreprises. Dans le même temps, ont été enregistrés près de 12 500 mouvements (immatriculation, modification ou radiation) au registre du Commerce et des sociétés. Dernier fait à retenir : 2011 sera marquée par le déménagement du tribunal deencart Commerce dans de11:Mise nouveauxenlocaux, de la Colonne. ■ Fluvial pageboulevard 1 21/10/10 9:42 Page 1

16 salon ème

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de la

plaisance 8 . 9. 10 avril 2011

e-barter est une plateforme d’échanges B2B permettant aux entreprises adhérentes de financer une partie de leurs achats directement en échange de leurs prestations, sans sortir de trésorerie. conception graphique : Point Images - 04 79 34 37 66. Crédit photos : Le Club des Plaisanciers du Lac du Bourget

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En pratique, ce troc permet à une PME de financer l’achat de prestations comme la création d’un site Web, la location d’un véhicule, l’organisation d’une campagne de publicité ou la réservation de chambres d’hôtel pour ses commerciaux… sans sortir de trésorerie, directement en échange des ses propres biens ou services (temps humain, temps machine, etc.). L’outil Internet permet de créer un réseau professionnel unique sur lequel les PME de toutes tailles, de tous horizons et de secteurs différents proposent une offre pour trouver des partenaires commerciaux (clients et fournisseurs). Les échanges sont gérés par www.e-barter.fr qui regroupe plus de 200 prestations disponibles en échange pour tous les membres du réseau. Cette plateforme a été créée par Sébastien Folliet et Arthur Bard, deux jeunes Savoyards de 26 ans. + : Sebastien.folliet@hotmail.fr + b.arthur@yahoo.fr

www.plaisaix.com Tél. 04 79 88 16 33

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a traditionnelle audience solennelle de rentrée du tribunal de Commerce de Chambéry a vocation à « lancer » la nouvelle année judiciaire. Mais auparavant, tout aussi rituellement, le bilan des 12 mois écoulés est dressé. 2010 a été ainsi qualifiée de période « de convalescence, de rétablissement après la grave crise financière et économique de 2008/2009 ». Les chiffres portent en effet à l’optimisme : les défaillances d’entreprises ont eu deux fois moins d’impact en 2010 qu’en 2009, tant en nombre de salariés concernés (955 au lieu de 1 645) qu’en passifs déclarés (87 M€ au lieu de 211 M€). Le tribunal de Commerce de Chambéry, dont la compétence est étendue depuis 2009 à l’ensemble du département a enregistré, en 2010, une réduction de 12 % du nombre de procédures (512 au lieu de 580). Une baisse des liquidations judiciaires (-  21  %) assortie d’une forte hausse des plans de redressement (+ 63 %) sont autant d’autres éléments de satisfaction. Des progrès ont été accomplis en matière de prévention, au travers de procédures spécifiques. Ainsi, 1 111 emplois ont pu être sauvés en Savoie en 2010, concernant 104 entreprises.


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CCIT de la Savoie : ayez le réflexe Marchés publics Les faits

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Jusqu’à 36  appels d’offres pour un montant de 1  460  000 € sur la seule année 2009  : la CCIT de la Savoie propose très régulièrement des offres de Marchés publics à découvrir sur www.savoie.cci.fr/partenaires/marche.php Ces marchés portent sur des objets très diversifiés (impression, rénovation de bâtiment, aménagement de stand en salon professionnel, paniers-repas pour les étudiants, etc.).

ournitures de bureau, chauffage, conception et impression du catalogue ESC Chambéry Savoie, objets promotionnels, acquisition de matériel téléphonique, matériels audio-vidéo : voici autant de marchés publics à découvrir actuellement sur www.savoie.cci.fr/ partenaires/marche.php Une procédure formalisée et simple : 1/ Après définition des besoins formalisés par un cahier des charges (cahier des clauses techniques particulières : CCTP), le règlement de consultation (RC) est établi  ; il fixe notamment les critères sur lesquels

portera l’analyse des offres des candidats. Éventuellement, un cahier des clauses administratives particulières (CCAG) précise les particularités par rapport au cahier des clauses administratives générales du domaine concerné (services, travaux, etc.) 2/ La Commission consultative des marchés se réunit une première fois pour valider la conformité des documents d’appel d’offres, en regard aux procédures de la CCIT et du Code des marchés publics. 3/ Publication systématique de l’avis d’appel d’offres sur le site de la CCIT de la Savoie

et, également pour tout marché supérieur à 20 000 e sur la Place des marchés interministérielle www.marches-publics.gouv.fr 4/ Après réception des offres, la Commission consultative des marchés analyse les offres conformément aux critères inscrits au RC et émet son avis favorable. 5/ 10  à 16  jours plus tard (délai réglementaire), les courriers négatifs justifiés par les notes résultant de l’analyse et la notification au candidat dont l’offre a reçu un avis favorable sont signés par le Président de la CCIT. ■

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l'ère Conjoncture BTP & Industrie

Les faits

Si une majorité (courte dans le BTP – 47  % – et plus soutenue dans l’Industrie – 73  % – ) des entreprises savoyardes prévoient une hausse de leur chiffre d’affaires, elles n’envisagent pas pour autant de recruter.

BTP

Niveau d’activité fragile en 2010 La crise a continué d’affecter le BTP en 2010. 41 % des entreprises indiquent une baisse de leur activité. Après la forte chute de 2008 et 2009, on note cependant une stabilisation de l’activité pour 40 % des répondants et une reprise de celle-ci pour 19 % (3 % en 2009). Perspectives en demi-teinte Les perspectives d’activité à court/moyen termes se sont améliorées par rapport à l’année précédente avec 60 % des entreprises déclarant un carnet de commandes normalement ou bien garni. Elles étaient 49 % dans ce cas fin 2009. Pourtant, la reprise reste timide, 40 % des répondants estimant avoir un carnet de commandes mal garni. Prévisions 2011 Les entreprises du BTP, malgré la stabilisation de l’activité, restent prudentes dans leurs prévisions pour 2011. En effet, bien qu’une courte majorité d’entre elles prévoient une hausse de leur chiffre d’affaires pour cette année (47  %), 45  % n’anticipent pas de recrutement au cours de cette même période (30  % programmant même une baisse de leurs effectifs). Cela se traduit également au niveau de l’investissement avec seulement la moitié des entreprises qui prévoit d’investir. De plus, celles qui investissent le font dans leur très grande majorité (94 %) pour moderniser/renouveler leurs moyens de production.

Industrie

Redressement fragile de l’activité Après une année 2009 difficile, où 73 % des

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entreprises indiquaient une baisse de leur chiffre d’affaires, l’activité s’est sensiblement redressée pour l’ensemble du secteur industriel de la Savoie. En effet, en 2010, 64 % des répondants indiquent une croissance de leur CA. Un tiers d’entre eux cependant enregistre une baisse de celui-ci. Alors que 57 % des enquêtés mentionnaient une diminution de leurs effectifs en 2009, la situation se rétablit progressivement. 72 % des industriels déclarent une hausse ou une stabilité de leurs salariés en 2010. Cette amélioration est cependant hétérogène, 28 % des répondants continuant à indiquer une réduction de leurs effectifs au cours de l’année passée. Capacités de production normalement utilisées L’activité industrielle s’est rétablie au cours de 2010. La moitié des entreprises estiment avoir utilisé normalement leurs capacités de production et, pour 14 % d’entre elles, leurs capacités ont été insuffisantes pour faire face à la demande. En 2009, elles étaient 58 % à noter une sous-exploitation de leurs ressources. Les perspectives s’améliorent La reprise constatée en 2010  semble se confirmer pour le début de 2011. Les industriels sont nombreux à anticiper une reprise de leur activité (73 % déclarent prévoir une augmentation de leur chiffre d’affaires en 2011). Cette reprise se traduit notamment au niveau des investissements avec 47  % des entreprises qui prévoient une hausse, et parmi celles-ci, 30  % investissent pour

augmenter leurs capacités de production. Cependant elles sont plus prudentes au niveau de l’évolution de leurs effectifs salariés. Une majorité d’entre elles ne prévoit pas d’embauche en 2011. ■ + : CCIT 73 – Direction du développement territorial et des études économiques – Éric Barbarin – e.barbarin@savoie.cci.fr

BUZZ ACTU Le Groupe Formation Entreprise de la CCIT de la Savoie a été retenu par le Fafih pour organiser des formations à destination de ses adhérents. Vous êtes adhérents au FAFIH : formez vos salariés, ces formations sont prises en charge à 100 % par le Fafih (le FAFIH finance également une participation forfaitaire aux frais annexes liés à la formation : 100 €jour/salarié). + : Groupe Formation Entreprise de la CCIT de la Savoie – Christine Balmefrezol – c.balmefrezol@ formationenentreprise73.com 06 88 67 30 54


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Fontaine, je boirai de ton eau…

Les faits

Spécialisée dans la commercialisation et l’installation de fontaines d’eau reliées au réseau, Séquoia, basée à Chambéry, distribue en exclusivité pour la France les produits Asset, 1er fabricant européen. Une activité de « niche » qui lui vaut croissance (37 collaborateurs) et développement à l’international (Suisse et Belgique). www.fontaines-sequoia.com

L

orsqu’on nomme une petite graine « Séquoia  », elle a toutes les chances de s’épanouir dans une pépinière d’entreprises. Pierre Jaulhiac et Olivier Derai en ont fait l’heureuse expérience. En 2002, les deux associés débutaient leur aventure sur le site de Côte-Rousse dans un bureau de 25 m². Aujourd’hui, ils comptent à leur côté 37 collaborateurs et travaillent sur l’ensemble du territoire français ainsi qu’en Suisse et en Belgique. La société a également implanté des agences à Lille, Toulouse, Dole, Lyon, Paris et Marseille.

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Karen Beleffi, créatrice de Sac et cabas.com (2007) a

lancé sa nouvelle boutique en ligne destinée aux hommes : Besace and Co.com. Parallèlement, Karen ouvre un atelier showroom (le 20 mai) au 56 rue des Tanneurs, dans le centre-ville de Chambéry. + : www.sac-et-cabas.com www.besace-and-co.com

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Pierre Jaulhiac (à gauche) et Olivier Derai, les deux associés de Sequoia.

Sequoia propose 80 modèles de fontaines à carrosseries en polycarbonate entièrement personnalisables. Une large palette de clientèle a adopté le principe (hôtels Ibis, Panzani, Logica, Véritas, Galeries Lafayette, Véolia, Inéo Suez, etc.) « Ce ne sont pas uniquement des grosses sociétés, précise Pierre Jaulhiac, le coiffeur du coin aussi peut être équipé. C’est le cas à Chambéry. Nous pouvons livrer 100 fontaines personnalisées à un client, mais aussi le fournir à l’unité ».

Dans le Top 4 français des distributeurs de fontaines toutes catégories confondues Entreprises, hôteliers, restaurateurs, collectivités et même particuliers font donc appel à Séquoia. Ses fontaines filtrent l’eau et

peuvent la gazéifier (en option). Séquoia gère ainsi un parc de 6  000  fontaines en location dont, après avoir effectué l’installation, l’équipe technique assure la maintenance, l’entretien et le changement des filtres. Ce sont exclusivement des fontaines reliées sur le réseau d’eau. À ne pas confondre avec les fontaines à bonbonnes. Selon le cogérant, son modèle apporte des garanties d’hygiène supplémentaires, « car l’eau ne stagne pas, n’est pas en contact avec l’air et la lumière ». De plus, ajoute-t-il, « il n’y a pas de problème de stockage ni de manutention ». Leader français des fontaines sur réseau d’eau, l’entreprise chambérienne, qui connaît une croissance moyenne annuelle de 20 % de son chiffre d’affaires, pour atteindre plus de 2 M€, est entrée dans le Top 4 français des distributeurs de fontaines toutes catégories confondues. Bien arrosé, le séquoia grandit bien. ■

Argument écologique « Rapportée à une période de 5 ans, l’installation d’une fontaine réseau émet environ 150 fois moins de gaz à effet de serre qu’une fontaine à bonbonnes », affirme Pierre Jaulhiac. « Pour les entreprises qui souhaitent s’inscrire dans une démarche de développement durable, ce facteur écologique peut être déterminant dans le choix de leur matériel. »


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La marque qui fait boule de neiges Les faits

Labellemontagne exploite les domaines skiables de 9 stations des Vosges et des Alpes. Remy Loisirs a créé cette marque en 2003 (devenue depuis le nom du groupe) afin de regrouper ses services sous une même enseigne. www.labellemontagne.com

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e matériel de ski livré dans l’appartement, la location de vêtements pour équiper le skieur de pied en cap ou encore les forfaits en ligne expédiés à domicile et remboursables… Labellemontagne n’en finit pas d’innover. Une famille d’hôteliers des Vosges est à l’origine de la marque. Elle crée la société Remy Loisirs, qui s’implante dans les Alpes en 1996 en reprenant le domaine skiable de Saint-François Longchamp et étend aujourd’hui son réseau sur trois massifs, en gérant notamment l’Espace Diamant du

APPELS D'OFFRES CCIT de la Savoie Retrouvez tous les appels d’offres des marchés publics sur

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Val d’Arly. Toutes ces stations ont une taille modeste, avec une capacité d’accueil de 7 000 à 15 000 lits. « Notre vocation est de créer des produits communs, pour leur apporter une valeur ajoutée et une marque de reconnaissance auprès de la clientèle,  » explique Blandine Tridon, directrice générale adjointe de Labellemontagne.

Pour que le vacancier se sente dans la station comme dans un club Reste à se démarquer parmi une offre neige pléthorique. Labellemontagne développe une stratégie marketing axée sur Internet grâce à son site unique de réservation en ligne, mais aussi sur la couverture médiatique. Pour faire parler d’elle, la société mise sur des opérations qui s’inscrivent dans la durée, avec des nouveautés chaque saison. Les vacanciers peuvent profiter par exemple d’un forfait ski enfant 6 jours offert pour un forfait adulte acheté à Noël et aux vacances de printemps. Cette offre a été étendue à la location du matériel, puis cette année aux cours de ski collectifs. La première, Labellemontagne a lancé en 2006 le pack qui comprend la location de l’hébergement, le forfait et les skis à disposition dans l’appartement. « Notre objectif est de faciliter la vie du vacancier pour qu’il se sente dans sa station comme dans un club », poursuit Blandine Tridon. La société, qui a réalisé 47 Me de chiffre d’affaires en 2010, guette maintenant les opportunités du côté de l’Isère et de la Haute-Savoie. ■

Des stations familiales… Opoual Opoual, le yéti de Labellemontagne, est né en 2006 d’une volonté de développer une offre transversale à destination d’une clientèle familiale. Opoual organise des goûters pour les enfants, il leur remet un livret ludique et pédagogique et leur fait découvrir l’univers de la montagne. Au travers de cette mascotte, l’objectif est de créer du lien avec les acteurs de la station.


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* Enquête annuelle sur la franchise, Banque Populaire / Fédération française de la franchise / RÉUSSIR L’Express – Le Figaro – Institut CSA – 12/2009.

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Qui se ressemble... s’assemble.


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l'ère Maman + entrepreneur = Mampreneur !

Les faits

À l’occasion d’un « MamCafé » qui s’est tenu courant mars à Chambéry, zoom sur ces mamans/ business women qui ont décidé d’aller à la rencontre les unes des autres... www.les-mompreneurs.com

De gauche à droite : Laurence Aurieng et sa petite fille, Corinne Héraud, Karen Beleffi, Carole Mouget, Corinne Meillier, Nathalie Ayet, Nadine Court, Charlotte Fromond, Chimène Folliet, Gaëlle Ruby et Marie-Josèphe Chambas.

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ouriantes, bavardes, enjouées, la douzaine de jeunes femmes qui ont répondu présentes au MamCafé de l’antenne de Chambéry ont un dénominateur commun  : elles jonglent avec mérite entre leur(s) enfant(s) et un statut professionnel particulier. En effet, toutes ici sont entrepreneurs. Des créatrices d’entreprise. Des femmes qui ont de l’énergie et des idées à revendre. Pourtant, derrière le cliché de la working girl, se cache une autre réalité. Nadine Court, responsable des Mampreneurs de la Savoie, explique : « Cette association nationale, avec

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ses antennes en région, permet de rompre l’isolement, de se retrouver entre femmes qui ont les mêmes problématiques de travail et de famille, les mêmes soucis. » Tous les deuxièmes jeudis du mois, les adhérentes de l’association se retrouvent, échangent autour du thème du jour, partagent un moment convivial, s’entraident et s’apportent des conseils, des astuces, du réseau.

Ni mères au foyer, ni chefs d’entreprise carriéristes Ces réunions accueillent des mères

entrepreneurs ou qui souhaitent le devenir. Corinne et Carole venaient pour la première fois. Mamans de trois ados pour l’une, d’un petit garçon pour l’autre, elles ont eu envie, par curiosité, de s’informer sur le concept de ce « mot-valise » : Mampreneur. De son côté, Karen, adhérente, explique que se retrouver autour de ces réunions informelles leur confère un statut de collègues, qui, parfois, est un soutien précieux. Entre responsabilités de maman, doutes, tracas et impression de ne pas réussir à tout porter en même temps, les Mampreneurs. ■


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l'ère

Mampreneurs de Chambéry (et d’ailleurs) : huit femmes, treize enfants, une même envie d’entreprendre • Nadine Court (40 ans, deux enfants de 5 et 8 ans) est photographe et la réfèrente pour le nouveau groupe de Chambéry. www.nadinecourt.com • Karen Beleffi (33 ans, un fils de 1 an) est la fondatrice de www.sac-et-cabas.com et www.besace-and-co.com • Nathalie Ayet (34 ans, une fille de 4 ans) est conseillère en développement commercial, entreprise Mètis. • Marie-Josèphe Chambas (40 ans, trois enfants de 3, 10 et 15 ans) est « Couturière pour tout ! » www.feemaincreation.com/boutique/violettepaquerette • Gaëlle Ruby (33 ans, un fils de 3 ans) est créatrice du site e-commerce éthique et d’objets du monde pour les bébés, www.tibahou.com • Sophie Lopez (31 ans, trois enfants de 3, 7 et 9 ans) est graphiste. www.melimotifs.com • Stéphanie Erlich-Maujean (36 ans, une fille de 3 ans) a lancé CrApule FActOry, création de vêtements et accessoires. www.binouche.canalblog.com • Chimène Folliet (47 ans, une fille de 10 ans) est photographe. www.chimenefolliet.com

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BUZZ ACTU

CAP, BP, BAC PRO, BTS, licence, diplôme d’ingénieur : l’apprentissage peut répondre aux attentes

des jeunes de 16 à 25 ans. Cette formation sanctionnée par un diplôme d’État relève d’un contrat engageant trois parties : le jeune, l’entreprise et le CFA. L’apprentissage offre aux employeurs l’opportunité d’assurer l’avenir, en anticipant les besoins en ressources humaines qualifiées. Pour vous permettre de saisir vos offres de contrat d’apprentissage, la CCIT a créé un outil sur www.savoie.cci.fr. Cette démarche facilite la mise en relation employeur / apprenti. Divers avantages sociaux et fiscaux sont accordés aux entreprises qui embauchent des apprentis. Les conseillères du service apprentissage informent les employeurs sur la réglementation, les aides, le choix de formations et les assistent dans leurs démarches administratives. + : CCIT 73 – Valérie Roby et Aida Alic 0 820 22 73 73 (0,09 €TTC/min) apprentissage@savoie.cci.fr www.savoie.cci.fr (rubrique apprentissage).

passe à la télé ! Tous les troisièmes mercredis du mois, retrouvez votre magazine économique sur TV 8 Mont-Blanc Horaires de diffusion : Mercredi à 22h10, Dimanche à 21h45, Mercredi à 18h15, Samedi à 16h30, Jeudi à 21h45, Dimanche à 16h45, Mercredi à 13h45. N° 89 - CCIT 73 – partenaires savoie /

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CCIT de la Savoie  : le temps des « Rencontres économiques » Les faits À l’orée de leur nouveau mandat de cinq ans, les élus de la Chambre de commerce et d’industrie territoriale de la Savoie, conscients que la situation économique actuelle exige ambition marquée et prise de responsabilités affirmée, ont entamé un travail nourri de proximité et de forces rassemblées. Pour construire un projet « miroir » des attentes des entrepreneurs savoyards, et pour permettre leur expression directe auprès des élus consulaires, des réunions sont organisées sur tout le territoire. Ces 1 res Rencontres économiques de la CCIT de la Savoie se dérouleront, en soirée à 18 h, sur 3 dates en 3 endroits différents afin de limiter les contraintes d’horaires et de déplacements : • 13 avril – Hôtel Le Roma à Albertville • 2 0   a v r i l – S a l l e P r é C o p e t à St-Jean-de-Maurienne • 4   mai – Espace La Traverse au Bourget-du-Lac

Valeur ajoutée de la CCIT de la Savoie Imposé par l’art. 83 du décret du 1er décembre 2010, venu confirmer l’art. 40 1er alinéa de la loi du 23 juillet 2010, la CCI de la Savoie est devenue Chambre de commerce et d’industrie territoriale depuis le 1er janvier. Un T comme « Territoire ». Plus qu’un mot, une mission dédiée à la  : Proximité, Facilité, Qualité, Rapidité, Modernité. Et une volonté qui, au-delà de la régionalisation prévue par la législation, laisse à la CCIT de la Savoie toute liberté d’action pour être au

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plus proche de ses clients, les 21 000 entreprises du département. Dans cet esprit « d’empreinte sur la durée  » de ses actions, la recherche et la réalisation de valeur ajoutée constituent le défi majeur de la CCIT de la Savoie.

Les élus, partie prenante de ces 1res rencontres économiques Les soirées, animées par le journaliste Sébastien Géroudet, se dérouleront autour d’une intervention du président de la CCIT, René Chevalier, des élus et d’experts. Les chefs d’entreprise présents pourront intervenir pour témoigner de leur réalité terrain, enrichir les débats de leur expérience.

Enquête en ligne Pour étayer les réflexions et bénéficier d’informations actualisées, la CCIT de la Savoie aura lancé une enquête (mars 2011) visant à cerner précisément les attentes des entreprises. ■ + : CCIT de la Savoie – Direction Marketing communication – Patrice Mengual – p.mengual@savoie.cci.fr

BUZZ ACTU Huit commissions ont été créées à la CCIR Rhône-Alpes Création/Transmission – Aménagement du territoire – Appui aux entreprises – Développement durable – Formation – Tourisme – Commerce – International. Dans la commission Tourisme, le président de la CCIT de la Savoie, René Chevalier, est en charge du dossier « Montagne ».

BUZZ ACTU France Neige International et le Caucase du Nord L’association France Neige International (implantée à Alpespace et présidée par Xavier Dullin) regroupe une cinquantaine d’entreprises françaises (dont nombre d’alpines) spécialisées dans l’équipement et l’aménagement de la montagne. La vocation de France Neige International est d’assurer la promotion de ces savoir-faire français (qui se situent parmi les meilleurs du monde) et de suivre les opportunités de marchés pour lesquelles ces entreprises pourraient trouver des débouchés. Dans cet esprit « d’ambassadeur économique », France Neige International a reçu (à Paris, au Conseil général de la Savoie et dans des stations de Tarentaise) une délégation d’investisseurs russes chargés de la construction de cinq stations de sports d’hiver dans le Caucase du Nord, à la suite des Jeux Olympiques de Sotchi. Quand France Neige International déroule le tapis rouge au-delà de la ligne bleue des Alpes… Un article à découvrir dans le numéro de Partenaires Savoie juin. + : www.france-neige-international.fr


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immobilier

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la demande est de retour, mais plus à n’importe quel prix

B

ien située rue Saint-Antoine à Chambéry, dans l’axe des Halles et des Galeries Lafayette, l’agence Ferraris Immobilier (10 ans d’âge) est spécialisée dans les transactions immobilières et la gestion locative. Son secteur géographique couvre l’ensemble du bassin chambérien jusqu’à Aix-les-Bains. Ce qui a changé en 10 ans ? « De 2000 à 2007, nous avons traversé une très belle période pour l’immobilier, ce qui a favorisé

le développement de l’entreprise, explique Fabien Ferraris. Puis en 2008, la crise est arrivée, entraînant un ralentissement des transactions et une légère baisse des prix. Depuis 2010, l’activité semble repartir ». Les causes du redémarrage ? « Il est favorisé par des taux d’intérêt encore assez bas et la confiance dans la pierre, valeur refuge pour les placements de capitaux.  » Pour l’agent immobilier, la situation reste difficile pour les primo-accédants, car les prix demeurent élevés dans notre région, même si le nouveau prêt à taux zéro devrait donner un coup de pouce. Quels sont les produits qui ont actuellement les faveurs des acquéreurs ? « Tout se vend

bien, affirme Fabien Ferraris. Particulièrement ce qui est récent ou en très bon état, surtout parce qu’il n’y a pas de travaux à effectuer. Les acquéreurs sont devenus plus exigeants.  » Ceux-ci se montrent également très attentifs au diagnostic de performance énergétique. Depuis le 1er janvier 2011, les agences immobilières ont d’ailleurs l’obligation de l’afficher dès la mise en vente d’un bien. Autre type de demande forte  : celle des investisseurs, qui n’hésitent pas à acheter des logements même déjà loués. Dans l’immobilier, la reprise est là ; la demande est de retour, mais plus à n’importe quel prix.■ + : www.ferraris-immobilier.com

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Tribunal de Commerce : modernisation de la procédure Les faits

Un récent décret de procédure, applicable depuis le 1er décembre 2010, vient bouleverser les règles applicables devant la juridiction commerciale et ouvre de nouvelles possibilités en matière de conciliation, de demande de délai de paiement et de gestion des dossiers par le juge.

Cap RSE : la CCIT de la Savoie propose une nouvelle offre de produits concernant le Développement durable (DD) et la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

BUZZ ACTU

– Cap RSE Formations (5 formations sur le DD & la RSE, développées par le Groupe Formation Entreprises de la CCIT de la Savoie). – Cap RSE Centre de Ressources (plateforme collaborative qui centralise des documents, liens Web, événements et infos d’actualité ou réglementaires). – Cap RSE Prédiagnostic (prédiagnostic – demi-journée – pour réaliser un état des lieux des actions déjà mises en œuvre en matière de RSE avec le chef d’entreprise. Points forts, points de vigilance, axes d’amélioration avec proposition d’un plan d’actions restitués au chef d’entreprise lors d’un second rendez-vous d’une heure). + : Maité Etavard – caprse@savoie.cci.fr www.savoie.cci.fr

Depuis le 1er janvier 2011, la CCI de la Savoie est devenue CCIT de la Savoie (Chambre de commerce et d’industrie territoriale de la Savoie). Ce changement s’inscrit dans la réforme du réseau consulaire (loi publiée au JO du 24 juillet 2010). La CCIT 73 est rattachée à la Chambre de commerce et d’industrie Rhône-Alpes.

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ésormais, les tribunaux de Commerce ont la possibilité d'inviter les parties à un procès à rencontrer un conciliateur de justice. Le développement de la conciliation, qui constitue un mode alternatif de règlement des litiges, est dans l'air du temps. La conciliation peut donc être déléguée, par le juge, à un conciliateur de justice, si les parties en sont d’accord. Autre nouveauté : la demande de délai de paiement sans se déplacer à l'audience. Cette règle concerne le contentieux de l’impayé. Désormais, le débiteur assigné devant le tribunal de Commerce, peut, en effet, sans se déplacer devant le juge, solliciter des délais de paiement. Il est informé de cette possibilité dès la délivrance de l'assignation. La demande de délai de paiement se fait tout simplement par une déclaration, qui peut d'ailleurs être expédiée au greffe de la juridiction par la voie postale. Cependant, cette demande doit être accompagnée de pièces justificatives. Également à charge pour le débiteur de justifier, avant la date d'audience du tribunal, avoir averti le créancier en lui donnant copie de la demande de délai et des pièces, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. En revanche, pour tout autre type de demande (contestation de la créance, etc.), la personne assignée devra comparaître, ou se faire représenter, à l'audience pour expliquer sa thèse devant le juge.

Une place nouvelle pour l’écrit dans une procédure soumise traditionnellement au principe d’oralité Quant à la procédure elle-même devant le tribunal de Commerce, elle a été profondément remaniée par le récent décret du 1er octobre 2010. L'écrit prend une place nouvelle dans cette procédure qui était traditionnellement soumise au principe d'oralité ; ainsi, le juge peut-il désormais organiser les échanges et communications des écrits et pièces entre les parties (on parle alors d'un calendrier de procédure, pratique déjà existante devant certaines juridictions). Le juge rapporteur, magistrat en charge du suivi des procédures devant le tribunal, se voit conférer, au-delà de la possibilité de recourir à la conciliation déjà évoquée, des pouvoirs de mise en état des affaires. Enfin, lorsque les prétentions et moyens des parties sont ainsi échangés par écrit, celles-ci peuvent être autorisées à ne pas se déplacer à l'audience à laquelle l'affaire sera retenue. Des outils nouveaux ont donc été mis à la disposition des magistrats consulaires pour la gestion des dossiers relevant de la compétence des tribunaux de Commerce. ■ Christian Laporte, Avocat au barreau de Chambéry


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services gagnants

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Les faits

Vous êtes aux commandes d’une entreprise. Quotidiennement, vous vous posez des questions précises et devez résoudre des problèmes. Les experts de la Chambre de commerce et d’industrie – ingénieurs, économistes, conseillers – vous apportent des solutions concrètes. www.savoie.cci.fr info@savoie.cci.fr 0 820 22 73 73 (0,09 € TTC/min) Je suis gérant d’un hôtel deux étoiles, j’ai entendu parler de la nouvelle classification des hôtels de tourisme. Quelle est la Restaurateur depuis plus de démarche à suivre ? 20 ans, j’aimerais obtenir le titre La réforme du classement des hébergements touristiques définit une nouvelle procédure et de nouveaux critères. Pour conserver vos étoiles, vous devez demander votre classement avant le 23 juillet 2012 (cette démarche reste toutefois volontaire). La grille de classement comporte 246 critères portant sur trois thématiques : équipements, services au client, accessibilité et développement durable. Le classement va de 1 à 5 étoiles et est valable 5 ans. Vous devez d’abord faire réaliser un audit auprès d’un organisme évaluateur, accrédité par la COFRAC, à vos frais. Vous avez ensuite 3 mois pour transmettre son rapport, accompagné du dossier de demande à la préfecture. Quand l’arrêté de classement est produit, le dossier est adressé à Atout France, pour publication (www.atout-france.fr  : source documentaire et réglementaire). Pour vous aider à préparer cet audit, la direction d’appui aux entreprises de la CCIT 73 vous propose de réaliser un prédiagnostic au sein de votre établissement.

de maître restaurateur. Quelles sont les conditions pour y prétendre ? Le titre de maître restaurateur a été créé dans le but de reconnaître le savoir-faire des meilleurs professionnels de la restauration traditionnelle. Il valorise leurs compétences et leur engagement dans la recherche de la qualité. Pour en faire la demande, vous devez remplir les conditions de qualification ou avoir une expérience professionnelle avérée en restauration. Votre restaurant doit délivrer des prestations conformes aux exigences du cahier des charges, dans 5 domaines : produits de la table, relation client, aménagements intérieurs, environnement et extérieurs, hygiène sécurité et propreté. Vous devez faire appel à un organisme certificateur agréé pour la réalisation d’un audit, à joindre au dossier de demande du titre. Le dossier est à transmettre à la préfecture, qui décidera de l’attribution. Outre une reconnaissance officielle de votre

professionnalisme, le titre permet de bénéficier d’un crédit d’impôt. Pour vous aider à préparer cet audit, la direction d’appui aux entreprises de la CCIT 73 propose de réaliser un prédiagnostic au sein de votre établissement.

J’envisage d’ouvrir un camping en Tarentaise. De quelles informations disposez-vous sur ce secteur ? Notre service Documentation et information économique met à votre disposition des dossiers thématiques : « Le tourisme de montagne » et des revues spécialisées : « l’OT, l’officiel des terrains de camping  » par exemple. Une étude documentaire personnalisée peut aussi vous être proposée (prestation sur devis).Sur www.savoie.cci.fr – rubrique « s’informer  » – vous trouverez des données économiques et démographiques sur la Tarentaise (document « Tableau de bord des territoires »). Enfin, si vous souhaitez développer votre activité et échanger entre professionnels, nous animons un club touristique pour les campings de Savoie. ■

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déjà

demain

Direction d’appui aux entreprises

Relations internationales

Du 13 au 16 avril – Pavillon France et visite sur le salon énergies renouvelables – technologies environnementales à Fribourg en Suisse. Stand organisé par UBIFRANCE et la CFSCI. 18  avril 2011  – Séminaire Nouveaux Exportateurs. Séminaire de sensibilisation à la démarche export. Savoie Technolac 19 avril – Journée de l’international (dans le cadre de la Quinzaine de l’international en Rhône-Alpes). Savoie Technolac. – Conférence : Les enjeux d’un commerce international responsable et durable – Atelier Algérie : Les éléments importants de la Loi de Finances 2011 – Comment répondre efficacement à un appel d’offres dans le nouveau cadre du code des marchés publics – le marché algérien et les actions de promotion. – Atelier réglementaire Inde : les bonnes questions à se poser avant d’exporter – Atelier : Site Internet : points juridiques de la conception et de la vente en ligne – Rendez-vous pays : Algérie, Inde, Pologne, Hongrie, Ukraine, Roumanie, Rép. tchèque. – Rendez-vous individuels Coface, Douanes, Ubifrance, OSEO, CCI Savoie, Cabinet Thonnelier Du 21 avril au 1er juillet – OPTILOG « Optimiser votre organisation logistique à l’international  ». Programme en 4 étapes : formation, diagnostic, plan d’actions et accompagnement pour réduire les risques et les coûts logistiques 17 juin – Journée Allemagne. RV individuels avec ERAI Stuttgart. 21 juin – Permanence COFACE. RV individuels avec Colin Dieudonné. CCIT de la Savoie.

Quinzaine de l’international en Rhône-Alpes Du 11 au 22 avril

18 avril : Séminaire Nouveaux Exportateurs : séminaire de sensibilisation à la démarche export. CCIT de la Savoie. 19  avril  : Journée de l’international. CCIT de la Savoie. Journée Rép. tchèque, Roumanie, pays du Maghreb, Inde. RV individuels Coface, Douanes, Ubifrance. Tables-rondes.

Programme Relations Internationales international@savoie.cci.fr

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Cluster CIM – Programme Montagne Du 4 au 6 mai – Salon Interalpin à Innsbruk (Autriche). Pavillon français organisé en partenariat avec Ubifrance. Du 4 au 7 mai – Convention Nationale NSAA (ÉtatsUnis) en collaboration avec ERAI 26 mai – Affichage environnemental des produits.

Programme Actions Collectives & Cluster CIM – Programme Montagne Du 27 au 29 avril – 1re Biennale du développement durable en Montagne et Salon Alpipro Montagne. Parc des expositions et Centre des congrès le Manège à Chambéry. De 10 h à 12 h. La Biennale et le salon Alpipro réuniront durant 3 jours les entreprises qui interviennent au niveau de l’Aménagement durable des territoires de montagne dans ses multiples dimensions, les prestataires, fabricants, fournisseurs dans le domaine de l’économie ou de l’aménagement touristique durable. 12  mai – Bourse d’échange de documentation touristique et Carrefour des prestataires de loisirs. Salle polyvalente Challes-les-Eaux. De 10  h à 12  h  30. 140  offices du Tourisme et 50 prestataires de loisirs.

Programme IQSE

7 avril – Conférence « La nouvelle organisation du marché de l’électricité français : risques et opportunités pour les industriels » Dans le cadre de la Semaine de l’Industrie, la CCIT de la Savoie organise une conférence sur ce thème : La loi NOME votée en novembre dernier programme la disparition des tarifs réglementés et l’ouverture du marché à la concurrence. Un expert présentera la loi et insistera sur les conséquences financières pour les entreprises. 8 avril – Venez rencontrer les pôles de compétitivité, clusters, laboratoires et structures de soutien à l’innovation au cours de la 4e édition des RDV (RechercheDéveloppement-Valorisation). La CCIT de la Savoie et ses partenaires (Agence économique de la Savoie, Chambéry Métropole, Savoie Technolac, et Critt de Savoie) proposent : une conférence sur le thème de la collaboration entre entreprises et doctorants & docteurs, des RDV pré-programmés avec les experts et exposants. 8 h-13 h – Centre des Congrès Le Manège à Chambéry. 21 avril – Vos clients vous incitent à évaluer vos performances environnementales ? La CCIT de la Savoie organise une conférence sur le thème : Système de management environnemental par étapes selon l’ISO 14001.

26 mai – Conférence « Affichage environnemental des produits : Quelles conséquences et solutions pour les entreprises ? ». Suite à la loi Grenelle II, les fabricants et industriels seront progressivement obligés d’afficher les caractéristiques environnementales des produits de grande consommation. La CCIT de la Savoie organise une conférence sur ce thème.

Groupe ESC Chambéry Savoie 10 avril – Raid nature Groupe ESC Chambéry Savoie – Bourget-du-Lac 14 avril – Conférence « Additionnons nos différences, multiplions nos succès  » Groupe ESC (table ronde sur l’insertion et le maintien des travailleurs handicapés en entreprise + pièce de théâtre Guichets fermés. Groupe ESC (Amphi Mont Garnier). 18 h à 23 h. 18 avril – Colloque Génération Y (conférences). 12 mai – (Tremplin de l’entrepreneuriat (remise de prix). Casino Grand Cercle. 18 h à 23 h. 30 mai au 18 juin – (Tremplin de l’entrepreneuriat (remise de prix). Casino Grand Cercle. 18 h à 23 h 9 juin – conférence « L’éthique en entreprise  » facteur de restructuration post crise. 18 h 30 à 23 h. Groupe ESC Chambéry Savoie (amphi Mont Granier) ++ : Olivier Reydellet o.reydellet@esc-chambery.fr

Commerçants mauriennais, préparezvous pour mieux transmettre votre entreprise ! Dans le cadre de l’Opération de modernisation en milieu rural mauriennais, les conseillers de la CCIT de la Savoie lanceront mi-avril 2011  une campagne téléphonique. Merci de leur réserver le meilleur accueil.

CCI de la Savoie 0 820 22 73 73 (0,09€ TTC/min) www.savoie.cci.fr Groupe ESC Chambéry Savoie 04 79 25 32 54 www.esc-chambery.fr


Les dossiers de

Senior, et alors ?! À découvrir p. 23 à 29 et p. 39 à 46

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ntre « espèce protégée » (Loi pour l’emploi des seniors du 17 décembre 2008) et « variable d’ajustement » économique, quelles perspectives pour les seniors ? Dans un contexte biologique d’allongement de l’espérance de vie (en un siècle, nous avons gagné plus de 30  ans), comment doper le taux d’employabilité des 55/64 ans en France (38,9 % contre 46 % dans l’Union européenne – 70 % en Suède) ? (*)

Une étude (Bearing Point – Les seniors au travail  : quelle gestion pour quel emploi  ?) datant de mars 2010 fait le point sur « l’allongement de la vie professionnelle, ce phénomène sociétal où se mêlent démographie et finances. » Des pistes concrètes en matière de gestion prévisionnelle des emplois et des

compétences (GPEC) sont proposées : • Au-delà des entretiens de seconde partie de carrière (à partir de 45 ans), la création d’un service d’orientation professionnelle continue, destiné notamment à anticiper les formations (la période 55/70  ans ne constituant plus une transition de quelques années avant la retraite) ; • Valorisation du capital de chaque senior pour son maintien dans l’entreprise ou sa reconversion en externe ; • L’intergénérationnel intégré à l’entreprise dans son entier. Les enjeux principaux liés à cette problématique sont facilement identifiables : • Maintien du niveau des futures pensions ; • Transfert des compétences des plus anciens vers les plus jeunes.

Au-delà des impacts directs, des déséquilibres évidents, quel avenir pour notre société de consommation tout entière ? Quel scénario « catastrophe » , lorsque les seniors actuels (55/70 ans) – fringants (pré) retraités (e-seniors, consommateurs de loisirs, de voyages, acheteurs à crédits, soutiens financiers de leurs enfants et petits-enfants) disposant d’un pouvoir d’achat conséquent  – auront cédé leur place à des seniors (55/70 ans) chômeurs en fin de droits ? (*) : Étude INSEE 2009.

L’Atout senior (éditions Dunod) : un livre pour cerner le sujet (état des lieux, relations intergénérationnelles, âge et performance, se former après 50 ans…)

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Les dossiers de

Envie de liberte Les faits Il aurait pu partir à la retraite à 55 ans après sa carrière à France Télécom. À 51 ans, Gildo Pederoda a pourtant décidé de reprendre sa liberté pour créer une entreprise. Et depuis 2008, c’est une autre vie qui a commencé pour cet artisan-électricien installé aux Marches.

C

oncept Électricité a été créée sur un coup de tête. En 2008, Gildo Pederoda, technicien d’intervention dans le domaine des lignes Internet chez France Télécom depuis 35 ans, renonce à son statut de fonctionnaire pour s’installer à son compte. « J’avais fait le tour de mon poste, les conditions de travail ne me convenaient plus, on était trop assujetti à des directives, j’en avais assez de vivre dans un carcan où on ne peut prendre aucune initiative. » Gildo Pederoda subit le mal-être qui règne dans l’entreprise et sa décision est prise en quelques mois, sans être mûrement réfléchie. La possibilité de quitter France Télécom pour un autre employeur ne l’effleure pas une seconde, il veut sa liberté. « Je m’investissais tellement dans mon travail que je me suis dit : autant le faire pour moi. »

« En partant, je ne me suis jamais demandé ce que je risquais de perdre, je pensais à ce que j’allais gagner » Encouragé par son entourage, il saisit l’opportunité que France Télécom offre à ses employés de créer leur entreprise dans le cadre d’un essaimage. La seule condition est de n’exercer aucune activité concurrente. Il monte alors son dossier pour obtenir un soutien financier de France Télécom d’aide à la création et avoir la possibilité de quitter l’entreprise progressivement.

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Gildo Pederoda : « À 51 ans, j’ai estimé que je pouvais désobéir ! »

En effet, pendant deux ans, si l’expérience se passe mal, Gildo Pederoda peut à tout moment réintégrer son poste. «   Au-delà, je reste en disponibilité pour convenance personnelle, explique-t-il, c’est-à dire que je peux retourner à France Télécom pendant 10 ans, mais pas dans le bassin d’emploi où j’exerçais et je n’ai pas la garantie de retrouver le même type de poste. » Gildo Pederoda se dit que c’est le moment ou jamais… Et il regrette même aujourd’hui de ne pas être parti avant. À l’époque, sa formation initiale d’électricien n’est plus au goût du jour, mais il se forme sur le tas auprès de collègues électriciens et suit les démarches pour s’installer. Le travail ne lui fait pas peur, il connaît le métier car son père était artisan. Ce dernier l’avait toujours dissuadé de suivre son exemple, mais à 51 ans, il estime qu’il peut désobéir ! Quant à son âge, « ce n’est une barrière ni pour créer, ni pour exercer ce métier, assuret-il. Ce peut même être un atout, car on travaille différemment, on est plus prudent. » Et Gildo Pederoda a toujours exercé en contact direct avec la clientèle chez France Télécom. Avec le recul, il a réalisé qu’il s’était installé un peu trop vite. Maintenant que son projet est viable, il compte suivre une formation et, d’ici

un an ou deux, sans doute embauchera-t-il. Une chose est certaine : l’artisan balaie d’un revers de main la possibilité de retourner à France Télécom si son affaire tournait mal : « Je ne l’ai jamais envisagé, j’ai tiré un trait. » ■


Les dossiers de

Travailler pour l'avenir Les faits

Le Groupe Formation Entreprises de la CCIT de la Savoie accompagne les entreprises dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur plan seniors, une obligation depuis 2010.

«

À

u-delà de la contrainte, il faut voir l’opportunité pour les entreprises de mener un travail plus large sur leurs ressources humaines », affirme Corinne Defillon, conseillère du Groupe Formation Entreprises de la CCIT 73. Au 1er avril 2010, les entreprises de plus de 50 salariés devaient avoir conclu un accord de branche ou d’entreprise, ou bien signé un plan d’actions sur 3  ans en faveur du recrutement ou du maintien dans l’emploi des seniors sous peine d’écoper d’une pénalité de 1 % de leur masse salariale. Les plus de 20 salariés peuvent aussi s’engager volontairement dans cette démarche. En 2009, le Groupe Formation Entreprises de la CCIT de la Savoie adhère au dispositif

régional Capital Seniors Entreprises pour anticiper la loi et aider les entreprises à se mettre en conformité avec la réglementation. Il s’agit de réaliser en amont un diagnostic qui conduira à la définition d’un objectif global chiffré de maintien dans l’emploi des plus de 55 ans et de recrutement de salariés de plus de 50 ans. Pour y parvenir, reste à choisir trois axes au moins parmi six proposés. « Il est important de se faire accompagner dans ce choix pour élaborer une stratégie de développement, insiste Corinne Defillon. Cela permet de réfléchir à la gestion de ses compétences. Peu d’entreprises sont capables de dire aujourd’hui de quelles compétences elles auront besoin dans 5 ans ! »

Dans les faits, les entreprises décident souvent de mettre en place des entretiens professionnels pour anticiper l’évolution des carrières professionnelles. Comme le savoirfaire est souvent concentré entre les mains de leurs seniors, elles privilégient aussi le développement du tutorat pour assurer la transmission des compétences. En 2011, le GFE de la CCIT accompagne principalement les entreprises dans la mise en œuvre de leurs accord ou plan d’action seniors et subventionne les formations nécessaires à hauteur de 50 %. Il a formé par exemple cinq tuteurs «  seniors  » de la SETAM, chargés d’accueillir les nouveaux embauchés et de faciliter leur intégration. ■ + : www.esc-chambery.com

Manager de transition, de mission en mission À

50 ans, Francis Lorgeron savait qu’il aurait du mal à retrouver un poste en CDI après son licenciement. Ce Grenoblois a choisi d’adhérer au réseau Managers en mission pour mettre à profit 27 ans d’expérience en tant qu’industriel, à des postes de direction depuis 15 années. Il intervient en portage salarial pour une mission spécifique lorsque les entreprises doivent passer un cap : redressement, forte

croissance, phase de changement, etc. On lui confie alors les rennes de l’entreprise pour une durée qui va de 6  à 18  mois et à lui d’être 100 % opérationnel. « C’est le bagage du senior qui prédomine pour ce type d’intervention, explique-t-il. Au lieu d’embaucher, l’entreprise fait appel à quelqu’un qui est surdimensionné par rapport à son besoin pour être sûre que le manager sera efficace dans un temps court. »

Cependant, tout n’est pas simple : Francis Lorgeron doit trouver lui-même des missions grâce à son réseau relationnel, et celles-ci l’ont déjà conduit dans le Nord de la France puis les Vosges. Il étudie actuellement une nouvelle proposition, en sachant qu’une opportunité peut s’offrir à lui  : 25  % des managers de transition sont en effet embauchés à l’issue d’une mission. ■

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Les dossiers de

Mieux connaitre nos ressources L

ui-même a fait toute sa carrière au sein du groupe SR Conseil, cabinet régional d’expertise comptable fondé en Savoie il y a plus de 55  ans  : Jean-Luc Bornand, membre du comité de direction et DRH, a observé que la transmission du savoir-faire se faisait naturellement entre les seniors et leurs successeurs : « Dans nos métiers, on ne parachute pas un jeune dans la nature sans accompagnement. Il doit avoir une connaissance approfondie des dossiers et des entreprises afin de poursuivre une relation de confiance avec les clients. » En 2009, la loi sur les plans seniors arrive en pleine période de crise… «   Mais elle nous a permis de photographier la population

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Marie-Christine Gouillon et Jean-Luc Bornand.

de l’entreprise, précise MarieChristine Gouillon, responsable RH. Nous ignorions que les plus de 45 ans représentaient 33 % de notre effectif et cela nous a sensibilisés au vieillissement de la pyramide des âges. » Accompagné par le Groupe Formation Entreprises de la CCIT 73 dans la phase de diagnostic, SR Conseil choisit pour son plan seniors des thèmes répondant aux attentes de son personnel. « 20 % des plus de 45 ans bénéficieront chaque année d’un entretien professionnel, explique Jean-Luc Bornand, et nous avons formé des managers à la conduite de ces entretiens. Nous serons ainsi

plus attentifs aux projets de fin de carrière de nos collaborateurs. » Lors d’un entretien, un salarié de plus de 60 ans a souhaité continuer à travailler après sa retraite. Il a été réembauché dans l’esprit de cette loi de 2009 et SR Conseil a mis en place un cumul emploi-retraite. Sa mission ? Former la future recrue qui prendra sa relève. ■


Les dossiers de

Radiance : 50 % des nouveaux

embauches accompagnes par un senior

C

hez Radiance, la prise en compte des seniors ne date pas d’hier  : la moyenne d’âge en Mutualité est en effet élevée et atteint 42,6  ans dans cette entreprise qui compte 140 salariés répartis au sein de 2 sites de gestion et 17 agences en Rhône-Alpes. « Le plan seniors a formalisé ce qui existait déjà, résume Marie-Pierre Lysée, assistante RH de Radiance. Depuis plusieurs années, en Mutualité, on n’a plus la possibilité de proposer des départs anticipés à la retraite. Actuellement, les salariés partent d’eux-mêmes à l’âge légal dans 100 % des cas. » Les organisations syndicales n’ayant pas trouvé d’accord au niveau de la branche,

Radiance a élaboré son propre plan d’actions. Marie-Pierre Lysée a réalisé un diagnostic des ressources humaines en étudiant la pyramide des âges. « Nous nous engageons à maintenir à 12 % le taux d’emploi des + de 55 ans  », précise-t-elle. Pour y parvenir, elle observe régulièrement la tranche d’âge des 50-54 ans. Si celle-ci passe en dessous des 10 %, l’entreprise doit recruter. Le plan seniors est venu s’imbriquer dans la mise en place des entretiens professionnels, obligatoires depuis un peu plus d’un an pour l’économie sociale. Au moins un tiers des seniors doivent en bénéficier chaque année. Enfin, dans le cadre de la transmission des

savoirs et des compétences, Radiance s’engage à ce que 50 % des nouveaux embauchés soient parrainés ou accompagnés par un senior. En 2010, la mutuelle a rempli ses objectifs. ■

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du 11 au 21 avril 2011

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Un événement des CCIT et de la CCIR Rhône-Alpes

www.savoie.cci.fr N° 89 - CCIT 73 – partenaires savoie /

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Les dossiers de

Jacques, candidat senior... Les faits Il est de la race des seniors. À 60 ans (le 04/08/2008), Jacques Perrin avait postulé pour un remplacement à un poste de conseiller création à la CCIT de la Savoie. Pendant neuf mois, entre apprivoisement et expérience, il a fait sa place sans prendre celle de personne, mené à bien sa mission, s’est lié avec quelques amis puis a repris son chemin. Et si, « n’être que de passage » était une solution pour le maintien des seniors dans l’emploi jusqu’à la retraite ?

J

acques Perrin allait avoir 60 ans lorsqu’il a postulé à un poste de conseiller création d’entreprise à la CCIT de la Savoie. « Un contexte particulier. Une mission de six mois, qui s’est transformée en neuf mois d’ailleurs. Un remplacement congé maternité dans lequel je ne prenais la place de personne. » À l’époque, Jacques est ingénieur-conseil. Derrière lui, une carrière en partie déroulée dans le secteur consulaire (conseiller industrie puis relations internationales dans le Tarn, directeur de l’antenne de la CCI de la Drôme à Nyons, Directeur Général de la CCI de Mazamet) et d’autres fonctions « à responsabilités, avec management de personnel  » (directeur de cabinet d’un député, délégué général de l’UPR Paca). Depuis 2002, suite à un départ volontaire, Jacques travaille en solo. Et ce poste lié à la création d’entreprise tombe à point nommé pour « boucler une carrière en revenant dans le mouvement, retrouver le travail d’équipe, le volet opérationnel. Me faire plaisir et être utile, mon credo. » Quand Jacques obtient le poste à la CCIT de la Savoie, parce que son âge, sa démarche de rester sur le marché du travail, son arrivée tout simplement risquent « de perturber

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l’équilibre  », il choisit d’intégrer son nouveau job sur un mode « apprivoisement » : « Ma candidature ne présentait pas d’enjeu. Je me suis mis au service, j’ai oublié mes galons, tenté de faire ma petite place sans déranger, envoyé des signaux : ne vous inquiétez pas. »

La carte spécifique du senior qui rassure S’il avait décroché un poste s’inscrivant dans la durée, Jacques avoue qu’il aurait opté pour un autre positionnement et la question se serait alors posée : « Dans cette hypothèse, quelle part de gâteau aurai-je convoitée ? » La carte du senior-conseil, «  qui rassure  », il l’a jouée à plein, encouragé par le manager du service : « La place du senior est spécifique. L’employeur peut tirer beaucoup de ces collaborateurs-là s’ils sont à la bonne place : carnet d’adresses, stabilité, expérience permettant de gérer (anticiper) beaucoup de problèmes, un apport de sérénité aussi. » Aujourd’hui, après avoir pris sa retraite, Jacques Perrin a opté pour le statut d’autoentrepreneur et anime notamment des stages de création à la Chambre des métiers de Montélimar : « Transmettre  », conclut-il. « Pour continuer à être utile. » ■

Le rôle de guide Lorsqu’on l’interroge à propos du choix de candidat pour le poste de conseiller création (NDLR : voir article ci-contre), la réponse de Michel Perrier (directeur des services pour le développement des entreprises à la CCIT de la Savoie) est claire : « Le profil de Jacques Perrin était en parfaite adéquation avec le poste, je n’ai pas fait de discrimination positive. » Cependant, Michel explique que le senior s’est donné une chance en plus : « Il m’a rappelé, il a fait une démarche commerciale et, du coup… je l’ai reçu. » Immédiatement, le courant est passé : « À niveau de qualification égal, quand on choisit untel plutôt qu’untel, c’est qu’il y a une plus-value. » Dans le cas de Jacques, cette « petite différence » était liée à son statut de senior : « Il a apporté équilibre et sérénité à l’équipe. Il a joué à fond son rôle de guide et dans nos métiers CCI, l’accompagnement, la “rassurance” sont primordiaux. » Pour obtenir ce tableau harmonieux, il a tout de même fallu maîtriser la science du clair-obscur. Car, « un senior, ça pose question. Les gens qui sortent du cadre, on a tendance à se méfier », résume Michel Perrier. Interrogations de l’équipe en place : « Quelle est sa légitimité ? » ; doutes du recruteur : « Pourquoi accepte-t-il une diminution de salaire ? » Dans tous les cas, la nécessité de « clarifier ». Et concernant Jacques, une motivation précise : « Acquérir les derniers trimestres qui lui manquaient en retournant sur le terrain, en bouclant la boucle. »


50les ans et + : arguments

Les dossiers de

pour convaincre S

À Chambéry, Renfort Cadres accompagne depuis 17 ans des personnes qui peinent à retrouver un emploi. Parmi elles, des seniors de plus en plus nombreux auxquels l’association « apprend » à ne plus considérer l’âge comme un obstacle à l’embauche.

ur le bureau de Michel Delepeleire, un article récent, intitulé «  L’envolée du chômage des seniors ». «  Pour les plus de 50  ans, c’est difficile  », résume le directeur de Renfort Cadres. L’association, basée au parc d’activités de Côte-Rousse, propose un accompagnement professionnel vers un emploi salarié ou la création d’entreprise. En Savoie, elle accueille chaque année une cinquantaine de demandeurs d’emploi, dont plus de 50 % de seniors souvent licenciés par de grands groupes. « Lorsqu’ils arrivent à Renfort Cadres, le ressort est à plat. Ils ont le sentiment d’avoir tout tenté, ils se sont isolés, constate Michel Delepeleire. Ils répètent qu’on ne veut plus d’eux, ils ont une vision fausse de leurs compétences, ils se disent trop polyvalents ou trop spécialisés… bref, ils se réfugient derrière ce discours et se créent eux-mêmes des freins. » Pour lui, ces arguments ne tiennent pas. Déjà, la vision que les entreprises ont des plus de 50 ans s’améliore. Sur le papier, elles recherchent toujours le top model du candidat, mais entre la réalité du poste et les compétences disponibles à un moment donné, il y a des écarts. « Un chef d’entreprise a des besoins à satisfaire. Le demandeur d’emploi doit apprendre à projeter son expérience dans les besoins nouveaux d’une entreprise  », estime-t-il. À Renfort Cadres, les formateurs adaptent leur discours à l’expérience des seniors, mais ne font pas de leur âge une spécificité. Chaque semaine, ces derniers peuvent participer à des réunions-débats ou des ateliers thématiques. Des actions plus ciblées sont proposées : en 2010, l’association a sollicité la Direction régionale des entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (Direccte) pour la mise en place d’un stage d’accompagnement à l’emploi de 6  mois destiné aux cadres seniors. 15 personnes originaires des pays de Savoie y ont participé, dont seulement

trois femmes : « Nous souhaitions la parité, mais nous n’avons pas trouvé des femmes cadres de plus de 50 ans en recherche d’activité, même avec le concours actif de Pôle Emploi  », remarque le directeur. La raison ? Les femmes restent peu de temps demandeurs d’emploi. Si elles ne trouvent pas rapidement de poste dans leur domaine, à l’inverse des hommes, elles n’hésitent pas à changer de voie. Le stage a été consacré à la mise en place 130x130-2011:10/03/11 12:22 puis Page d’une stratégie et d’un plan d’actions,

il a permis de développer les réseaux et d’entrer en contact avec les entreprises. «   Souvent, les seniors se contentent de répondre aux petites annonces, déplore Michel Delepeleire. C’est un marché assez réduit. Aujourd’hui, on trouve un emploi en priorité par le réseau. » Il cite en exemple l’un de ses adhérents qui, à 58 ans, a décroché un job grâce aux petits déjeuners du CRITT, en discutant avec un chef d’entreprise un verre à la main… ■ 1 + : www.renfort-cadres.asso.fr

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Les faits

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s Carndeetbord

d’entrepreneurs

Du pain

sur la planche…

Carnets de bord

Les faits Pain de Belledonne poursuit son développement. Le fabricant de pains, chocolats et biscuits bio entrera fin 2011 dans de nouveaux locaux « géobiologiques ». Un tremplin pour une logique de développement programmé. www.pain-belledonne.com

U

n premier projet, des études pour finalement ne pas aboutir : il en fallait plus pour démotiver Bruno Anquetil. Le fondateur de Pain de Belledonne a poursuivi sa recherche d’un espace économique susceptible d’accueillir le développement de ses productions et ventes, aujourd’hui à l’étroit sur la ZAC Les Bons Près, à La Croix-de-La-Rochette. Sondant la disponibilité immobilière des parcs d’activité de Savoie et HautGrésivaudan, le fabricant de pains, pâtisseries et viennoiseries biologiques a finalement trouvé son bonheur : près du berceau de l’entreprise fondée en 1992, au petit hameau du Molliet, sur les hauts d’Arvillard. Le parc d’activité du Héron, sous gestion communautaire, lui accorde 10 000 m² pour implanter un bâtiment flambant neuf. « Je ne souhaitais pas trop déstabiliser l’organisation de travail des 60 collaborateurs », résume Bruno Anquetil. Epaulé par l’ingénierie technique et les élus du territoire, la boulangerie « bio » reste fidèle à son éthique de développement durable et

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Si le pain reste l’activité moteur de Pain de Belledonne, la progression des segments chocolat et biscuit lancés en 2006 conforte l’investissement de 4 M€ qui apportera un bâtiment BBC début 2012.

local. La construction BBC (basse consommation) rassemblera 1  400  m² de production et 600  m² de bureaux. Elle présente par ailleurs une « implantation optimale » renseignée par un « géobiologue formé au feng-shui (*). Nous allons ainsi ancrer l’entreprise près de ses montagnes, de ses implications économiques », explique l’entrepreneur.

« Davantage d’export en plus des marchés actuels de la Belgique et de l’Allemagne. » Précurseur en matière de produits bio, Bruno Anquetil souhaite un outil d’équilibre. Humain certes, économique aussi. Choix des matériaux, des énergies (solaire, nappe phréatique réfrigérante), le futur bâtiment concentrera, dès janvier 2012, l’ensemble des métiers de la farine (boulangerie et biscuiterie). Ceux dédiés au sucre et au chocolat (sous les marques De Belledonne

Chocolatier et De Belledonne Confiseur), actuellement installés dans des locaux provisoires sur la ZAC, investiront un mois plus tard les actuels 500 m², alors disponibles. De quoi préparer une nouvelle stratégie de marques et « davantage d’export en plus des marchés actuels de la Belgique et de l’Allemagne. » Car ce dimensionnement d’activité ajoutera au confort une optimisation de productivité, tant pour Pain de Belledonne (CA 2010  : 4,8  M€, + 10,7  %) que pour sa filiale parisienne de 8 collaborateurs, Alpi Bio Santeny, créée en juin 2009  pour la confection de pains sur le bassin parisien, de Chartes à Reims. Un tremplin dans une logique de développement programmée..■

(*) : Le Feng Shui est un art chinois ancestral visant à l’harmonie de l’énergie environnementale et à l’aménagement judicieux du milieu de vie ou d’activité afin de favoriser la santé, le bien-être, une plénitude physique, morale et intellectuelle des occupants.


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Les délices de la yourte Les faits Au pied des massifs tarins qui font rêver des générations de skieurs, le camping Le Reclus apporte à la commune de Séez un réel dépaysement. Yourtes et roulotte y côtoient tentes, chalets et camping-cars. Une touche « d’exotisme » qui n’exclut pas le confort. www.campinglereclus.com

F

ille de gardien de refuge en HauteMaurienne, Mélanie Bonato conserve de son éducation sous les cimes du Parc de la Vanoise le goût de la nature avéré. Cette entrepreneuse l’a conjugué à un BTS tourisme enrichi d’un parcours dans les hôtels des grandes stations, jusqu’à la naissance de sa fille en 2001. « J’ai souhaité m’orienter vers une activité toujours liée au tourisme, mais avec une clientèle moins exigeante et plus proche de la nature », explique Mélanie, formée au camping municipal de Bourg-Saint-Maurice durant 5 ans. Sa propension naturelle pour l’hôtellerie de plein air éclate l’amène à poursuivre cette activité à la tête du Reclus, camping municipal à Séez baptisé du nom de la rivière limitrophe. Une « campagne »de travaux plus tard, la dirigeante est sensibilisée à un mode alternatif de logement : les yourtes. « Des amis en ont ramenées de leur séjour en Mongolie. » Après le rafraîchissement concluant des emplacements herbeux et des plates-formes pour camping-car d’hiver, Mélanie Bonato voit dans ces nouveaux hébergements l’occasion

de diversifier sa clientèle vers des touristes curieux, chercheurs d’insolite. L’expérience est concluante. Ses suites également. Une roulotte étoffe depuis un an cet accueil alternatif en confirmant des principes d’éco-responsabilité avec des bois cultivés sous filière de développement durable et des isolations BBC.

Forcément prisées en juillet et août, les 3  yourtes de 4  à 5  personnes (celle pour couple et la cinquième dédiée à l’animation) ainsi que la roulotte du camping conviennent aussi aux week-ends d’escapades en famille et aux sorties de groupe d’inter saison, souvent liées aux activités en eaux vives. De quoi assurer une ouverture à l’année. ■

Confort et sport Joliment décorées avec des mobiliers mongols, couvertes de feutrine douillettes, les yourtes apportent un peu d’inédit sans renoncer au confort : réfrigérateur et lave-vaisselle agrémentent un espace cuisine bordé d’un salon de jardin par beau temps. Etendu sur plus de 2 ha, le camping du Reclus comprend 90 emplacements tentes et caravanes dont six plates-formes camping cars, onze mobil homes, un chalet, quatre caravanes à l’année aux côtés d’une roulotte et cinq yourtes. Très axé sur le service (salle hors sac, cuisine, Tv, bibliothèque, restaurant, petit-déjeuner), l’établissement intéresse une clientèle éprise de montagne, cyclotourisme, motards à la croisée des cols mythiques, kayakistes, etc.

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Carnets de bord

Trio de passionnés

Tarentaise Tours, le terrain de jeu… Les faits L’amour pour un territoire peut-il favoriser une création d’entreprise ? Nathanaël Fresnois, Julie et Jean-Noël Gaidet ont répondu par l’affirmative en fondant Tarentaise Tours. Cette agence de tourisme sportif et de loisirs, centrée sur la vallée éponyme, s’adresse aux particuliers et se positionne sur l’incentive entreprise. www.tarentaise-tours.com

A

utomne 2009. Trois amis réunis par une même passion de la montagne tarine décident de réunir les atouts d’un massif au cœur d’une agence de voyages. Depuis, Tarentaise Tours revendique une large palette d’activités et de séjours thématiques, formules tout compris ou sur mesure haut de gamme, hiver comme été, saisons et intersaisons.

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Ce désir de proposer du « 100 % made in Tarentaise » passe par la concentration d’une quarantaine de professionnels du milieu, un réseau de spécialistes indépendants titulaires de brevets d’État (guide de haute montagne, moniteur de ski, accompagnateur en montagne, guide de rivières, moniteur de parapente, VTT, bobsleigh) fédérés par une offre commune. Livrés clé en main à des particuliers comme à des entreprise, tours operators ou agences d’événements, ces séjours sont également produits en direct par l’agence, auprès de touristes français ou étrangers, de comités d’entreprise, de dirigeants ou de séminaires. « Bénéficiant de conditions d’accès aux infrastructures et domaines, nous nous appuyons sur les savoir-faire existants dans une logique de produit tout compris et de rapport qualitéprix », souligne Nathanaël Fresnois, l’un des trois cogérants. Limitée dans un premier temps sur les bassins économiques d’Aime à Val-d’Isère, Tarentaise Tours s’étendra progressivement à l’ensemble de la Tarentaise. « Nous voulons valoriser ce territoire savoyard d’exception, où chaque station et village parle en son nom. Nous rompons les barrières pour une vision élargie sur un ensemble unique en son genre, la Tarentaise ! » Pénétrant leur marché par la fenêtre Internet

Diplômée de tourisme et passionnée de montagne, Julie Gaidet réside à Sainte-Foy Tarentaise. Elle gère l’administration et la gestion opérationnelle de Tarentaise Tours. Annécien mais originaire de la Rosière 1850, Nathanaël Fresnois est diplômé d’École supérieure de commerce, héritier du circuit Pro de Ski Freeride, ex-responsable marketing auprès d’un fabricant de ski. Et moniteur de ski, il gère le commercial et le marketing de Tarentaise Tours. Accompagnateur en montagne, moniteur de ski, guide de haute montagne et président du bureau des guides de Haute Tarentaise, Jean-Noël Gaidet connaît finement les « spots » de la vallée tarine. Il gère le développement des produits Tarentaise Tours et la direction technique des opérations.

et un site marchand, le marketing social (Facebook, vidéo on line, relations-presse, communiqués français-anglais vers des fichiers qualifiés), la SARL basée à Sainte-Foy Tarentaise compte apporter sur son « terrain de jeu » une clientèle nouvelle et portée sur la découverte. ■

BUZACZTU Le Label EPV (Entreprise du patrimoine vivant), marque de reconnaissance du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, a été mis en place pour distinguer les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence : attribué pour cinq ans, il offre incitations fiscales, soutien à l’export et communication sur les salons et Internet : www.patrimoine-vivant.com. + : Programme IQSE CCIT de la Savoie innovation@savoie.cci.fr www.aspim73.com


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Entreprises du French Mountain Group rendez-vous à Interalpin Les faits Du 4 au 6 mai, à Innsbruck, dix-neuf entreprises françaises participeront, sous la bannière French Mountain Group (stand collectif 250 m²), au salon Interalpin. Petits nouveaux et marques reconnues partageront un même objectif : présenter aux professionnels leurs savoirfaire et nouveautés.

S

alon international des technologies alpines (équipement et aménagement en montagne), Interalpin ouvre ses portes le 4 mai (600 exposants – 100 de plus qu’en 2009, signe de l’intérêt grandissant du salon mais aussi de l’intensification de la concurrence – sur 35 000 m² ). Les organisateurs espèrent battre la fréquentation de 2009  et atteindre 20  000  visiteurs professionnels, dont une grande partie en provenance de l’international (Scandinavie, Italie, Suisse, Europe de l’Est, Russie, etc.). Le parc des expositions est en plein chantier d’extension et de modernisation, afin de conférer à cet événement son importance sur la scène mondiale pour la filière montagne, en alternance avec le SAM de Grenoble. Cette année, 19 entreprises françaises exposeront hall 2 : Aerofun (88), Alpi Transmission (74), Amazone Adventure (26), Aztec (74), Écosphère

Technologies (26), Ficap (26), Globe 3T (42), Handi Technology (77), IDM (73), Loisirs Équipements (38), Lumiplan Montagne (73), MDP Consulting (38), Montaz Équipement (73), Navic (74), Secomate (73), Skignaletiks (64), Tertu (61), TESF Ferrari (38), Wyss (69 et 73). L’occasion pour ces PME de rencontrer prospects et investisseurs de la planète montagne, blanche et verte. Car les solutions innovantes pour la montagne estivale sont de plus en plus légion, en parallèle d’une offre neige toujours améliorée. La CCIT de la Savoie, en collaboration avec Ubifrance (organisme de promotion des entreprises françaises à l’international), les accompagne pour la 2e année sur ce salon, dans le cadre des actions internationales du cluster Sport Loisirs Montagne. La Région RhôneAlpes apporte son concours au cluster SLM pour la réalisation de cet événement. ■ + : www.cluster-cim.fr

ALPIN INTER ck Innsbru 11 i 20 4- 6 ma

Cluster Rhône-Alpes Sport Loisirs Montagne 19 entreprises rassemblées au sein du French Mountain Group présentent leurs savoir-faire au salon Interalpin à Innsbruck, Hall 2EG. AEROFUN (88), ALPI TRANSMISSION (74), AMAZONE ADVENTURE (26), AZTEC (74), ECOSPHERE TECHNOLOGIES (26), FICAP (26), GLOBE 3T (42), HANDI TECHNOLOGY (77), IDM (73), LOISIRS EQUIPEMENTS (38), LUMIPLAN MONTAGNE (73), MDP CONSULTING (38), MONTAZ EQUIPEMENT (73), NAVIC (74), SECOMATE (73), SKIGNALETIKS (64), TERTU (61), TESF FERRARI (38), WYSS (69 et 73). Contact Nathalie Saint-Marcel Gwenaëlle Valentin Tél. 0 820 22 73 73 (0,09 € ttc/mn) contact@cluster-cim.fr www.cluster-cim.fr

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Carnets de bord

Lumiplan déploie les technos de l’info Les faits

Filiale du groupe nantais, Lumiplan Montagne s’illustre sur le marché de l’information dynamique en milieu touristique. L’enseigne, acteur historique de la signalétique dynamique sur domaine skiable, innove aussi sur le secteur de la téléphonie intelligente et se fixe une ambition sous deux ans : 30 % de son CA à l’export. www.lumiplan.com

I

mplantée depuis septembre 2010 (3 500 m² de terrain) sur la zone de La Bâthie, dans un bâtiment de 550  m² en ossature bois d’esprit HQE, Lumiplan Montagne imagine, conçoit, réalise, assemble, installe, assure la maintenance des outils et solutions technologiques pluri média ; ces derniers sont destinés à optimiser l’exploitation des domaines skiables et à dynamiser l’information clients ou résidents des stations. Implantée sur le bassin albertvillois dans la mouvance des J.O. 92 et la forte notoriété des Alpes du Nord en matière de glisse, mais née en 1975  à Nantes, l’entreprise d’une quinzaine de collaborateurs représente 10 % de l’activité du groupe mais se veut un des moteurs de l’innovation au sein de la structure Lumiplan. Celle qui fut connue ces dernières années sous sa marque « Skiplan » réalise non seulement des systèmes d’information en temps réel et de guidage des skieurs (plans des pistes, totems, écrans vidéo…), mais elle assure également l’audit des flux et l’analyse du comportement du domaine skiable pour en optimiser la gestion. Présente sur l’ensemble des massifs français, Lumiplan Montagne refond son image pour asseoir un virage vers les technologies innovantes et l’export (objectif 30 % du CA sous deux ans). « La finalité de notre métier tient à transmettre la bonne information aux bons destinataires, au bon moment  », rappelle Patrick Grand’Eury, DG. L’entreprise propose

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de fait aux autorités de gouvernance de la station une offre globale fédérant l’ensemble des technologies d’informations dynamiques sur un modèle B to B to C.

Les infos ne se résument plus à pistes vertes ou rouges, elles intègrent vidéo et images, promotion et invitations. « Nos systèmes d’information intègrent tant la technologie que le contenu. » Afficheurs, intelligence embarquée, dalles à led, design, l’offre devient sur mesure. Ecran à leds couleurs de 2,5 à 12 m² en station ou en ville ; les infos ne se résument plus à pistes vertes ou rouges, elles intègrent vidéo et images, promotion et invitation. Jusqu’à rejoindre le segment des smartphones. De 10 applications commercialisées sur l’hiver 2009/2010, Lumiplan montagne

en a conçu 33 cet hiver, pour des domaines en France, Italie, Suisse, Espagne et Andorre. Affichant plans et ouverture de domaines, géolocalisation, météo, webcams, liens aux médias sociaux, programme culture et loisirs en stations, accessoires ludiques de vitesse et chronométrage, le logiciel « Infoneige » permet aux offices de tourisme, sociétés de remontées mécaniques, acteurs privés une mise à jour en temps réel, connecté à la base événementielle SITRA de la région Rhône-Alpes, ainsi qu’au rechargement de forfait. D’une manière générale, les stations financent la création de l’application compatible Iphone, Androïd, sous forme d’un abonnement pluriannuel avec Lumiplan, et la proposent gratuitement aux skieurs. À ce jour plus de 450  000  téléchargements sont recensés, toutes stations confondues. Depuis mi décembre, les applications ont été ouvertes 3 500 000 fois. ■

Pionnière en système d’info vallée Lumiplan Montagne réalise cette saison un système d’information expérimental en vallée des Belleville. Rassemblant collectivités locales, offices de tourisme et sociétés de remontées mécaniques, l’opération entend homogénéiser l’information diffusée sur une cinquantaine d’écrans répartis le long d’un cheminement entre fond de vallée et pied des pistes, tout en autorisant des contenus distincts selon les lieux de diffusion. Les informations sont également disponibles sur smartphones avec des nuances personnalisées selon la géolocalisation du destinataire (et sa proximité avec certaines offres). Ambitions ? Des systèmes d’informations intégrés en veille permanente pour adresser des alertes ponctuelles sans agresser les usagers.


s Carndeetbord

Travailler la fleur à la manière d’un art

d’entrepreneurs

Le langage des fleurs fut inventé au Moyen Âge pour faire passer des messages ou des sentiments sans laisser de preuve écrite.

Les faits Depuis novembre dernier, Céline Bidault et Arnaud Guillon ont créé Côté Naturel, une boutique située au cœur de Chambéry. Leur concept de fleuriste-décorateur innove.

F

leurs coupées et compositions de saison se déploient jusque sur le trottoir de la devanture de Côté Naturel. Tous les jours, le panneau annoté à la craie annonce la tendance florale du moment. Si Céline avoue, avec un père architecte-paysagiste, avoir su très tôt qu’elle voulait devenir fleuriste, Arnaud explique que son métier a été le fruit du hasard et des (bonnes) rencontres. Tous deux ont fait connaissance pendant leurs dernières années en tant qu’employés chez le

fleuriste le plus prestigieux de Genève  : «  J’ai passé plusieurs années à Paris pendant mon apprentissage (brevet technique, CAP). Plus tard, j’ai été responsable d’un commerce de fleurs à Lyon pendant quatre ans et demi avant de prendre mes fonctions en Suisse  », explique Arnaud. « De mon côté, j’ai effectué mon apprentissage à l’école de Lullier de Genève pendant quatre ans avant d’intégrer la même enseigne qu’Arnaud », ajoute Céline.

Décorations florales sur mesure, abonnements aux commerçants… Forts de leurs connaissances et désireux de s’installer à leur compte, les deux fleuristes ont tenté l’aventure de la création d’entreprise et choisi Chambéry, ville à taille humaine où leur vision du travail peut s’épanouir. « Le maître mot est l’authenticité, explique Arnaud. Pour conseiller les clients, nous avons besoin de les questionner et de comprendre leurs souhaits  ». Céline précise « qu’ici, on trouve beaucoup plus de fleurs coupées rares et de qualité que de plantes. » La boutique est épurée, d’inspiration allemande, ordonnée par couleur plutôt que par variété de fleurs. Céline et Arnaud ont enrichi leur palette en proposant des décorations florales sur mesure, des abonnements aux commerçants (chaque semaine par exemple, ils portent un nouveau bouquet et ramènent l’ancien), mais aussi de la location de vases pour des événements tels que les mariages. ■

Fête des Mères : dites-leur avec des fleurs Céline et Arnaud proposent en cadeau aux mamans une fleur de saison, simple et toujours appréciée : la pivoine. Odorante, surtout la variété dite « pivoine de Chine ». La pivoine herbacée (car il existe une pivoine arbustive) était connue des Grecs comme plante médicinale. Hippocrate la prescrivait comme remède pour bon nombre de « maux de femmes » ! À retenir : la fleur de cactus (qui cache bien son jeu) symbolise l’amour maternel !

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s Carndeetbord

d’entrepreneurs

une agence immobilière ancrée sur son territoire Les faits

Après avoir créé à Nances Actions Services Immobiliers il y a six ans, Catherine Bernardy a emménagé dans une ancienne ferme familiale. Ce siège fait office de vitrine pour cette professionnelle de l’immobilier qui milite en faveur de la valorisation du bâti ancien dans le secteur préservé du lac d’Aiguebelette.

Carnets BUZZ de bord ACTU

Karine Vate est lauréate 2010 du concours Initiative “O” féminin, organisé par Rhône-Alpes Initiative et Rhône-Alpes Active (catégorie prix du développement “O” féminin). Karine Vate est la co-créatrice avec David Vate (2006) de Miss Kha. Cette entreprise commercialise auprès des professionnels et des particuliers du monde entier des accroche-clefs et accroche-sacs. + : www.misskha.fr

C

lin d’œil de mon attachement au terroir, la bâtisse qui me sert de siège se situe à cheval sur deux communes entre Nances pour mon bureau et Novalaise pour ma salle de réunion », remarque Catherine Bernardy, responsable d’Action Services Immobiliers. L’agence vient de s’installer dans une ancienne maison familiale construite en 1729. Une manière pour cette professionnelle de témoigner de son engagement à favoriser les projets de réhabilitation des maisons dans les villages et hameaux autour du lac d’Aiguebelette  : « Cette solution est trop souvent négligée. Elle constitue pourtant un très bon levier pour l’économie locale du bâtiment tout en évitant que notre territoire perde son identité de paysage rural. » D’origine lyonnaise et arrivée dans la région dès 1986 grâce à son futur mari issu du pays, «

Évaluation patrimoniale Outre la location et la transaction, Catherine Bernardy réalise des évaluations patrimoniales attachées à des demandes particulières. « Une évaluation ne s’invente pas, nécessite de suivre différentes méthodes, d’avoir des éléments d’urbanisme, d’aller bien sûr voir le bien. Cela demande du temps, de la rigueur, des références, des comparaisons, des prix de vente. En tant qu’agent immobilier, cela représente un engagement et donc je le facture entre 50 et 75 € de l’heure pour trois à quatre heures de travail », précise-t-elle en reconnaissant que « c’est un axe de développement, car les clients qui ont apprécié la transparence et la manière dont cela a été géré me font ensuite confiance pour leur vente ».

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elle a passé toute sa carrière dans l’administration de biens : d’abord 13 ans dans un grand groupe puis en créant son propre cabinet où elle a développé un portefeuille durant 4 ans. Mais « touchée par l’effet de l’an 2000, j’ai saisi à ce moment-là l’opportunité de vendre mon cabinet et de quitter la ville pour venir m’installer ici, qui était jusque-là mon lieu de vacances et de ressourcement », se souvient-elle.

Témoignages de clients dans un livre d’Or Après avoir laissé passer un peu de temps et fait un bilan de compétences, elle réalise que ce métier reste sa vocation. « C’était impossible ici de faire de l’administration de biens, car il y a trop peu d’immeubles à gérer, mais je me sentais interpellée à travers les problèmes de logements des gens. D’où l’envie de m’installer là où je vivais avec l’idée de pratiquer des prix très doux », souligne-t-elle. Elle se lance alors dans une activité de transaction et de location avec la volonté «  d’avoir une approche avant tout qualitative  ». D’où des relations privilégiées avec ses clients, qu’elle croise « au quotidien », et dont elle garde les témoignages de reconnaissance dans un impressionnant livre d’Or. ■


www.facebook.com/ SavoyardsdansleMonde Ils sont Savoyards. Ils travaillent ou étudient à l’étranger. Ils sont les Savoyards dans le Monde. Retrouvez leurs témoignages dans Partenaires Savoie et sur www.facebook.com/SavoyardsdansleMonde Roman David (San Francisco) est ingénieur. Il travaille chez Lumos Lab, une start-up située dans la Silicon Valley.

Gaetano Naccarato (Paris) est chef d’entreprise et réalisateur de longs métrages.

Erwan Le Teuff (Bavière) est Savoyards Key Account Manager France dans le Monde en Allemagne pour l’entreprise FEHRER GmbH.

Christelle Compte (Bangkok) est chargée de développement en infrastructures, transports et industrie auprès de la Mission économique d’Ubifrance Thaïlande.

Contact Si vous aussi vous connaissez un Savoyard expatrié, invitez-le à rejoindre le réseau de la CCIT de la Savoie : Direction Marketing Communication – Sylviane Doise – s.doise@savoie.cci.fr

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OURS acril 2011/n°° 89 ˚

Magazine d’information économique de la Chambre de commerce et d’industrie de la Savoie. . Directeur de publication : René Chevalier. . Rédacteur en chef : Jean-Pierre Baste. . Chef d’édition : Sylviane Doise. . Secrétariat du journal : Madeleine Flaud. . Rédaction : Jean-Claude Colomine, Sylviane Doise, Sylvie Martinotti, Sarah Molina, Raphaël Sandraz, les services de la CCIT de la Savoie/Groupe ESC Chambéry Savoie. . Crédit photo : Direction marketing-communication CCIT de la Savoie, Raphaël Sandraz, Jean-Claude Colomine, Sylvie Martinotti. . Dépôt légal : avril 2011. . Mise en page/Création graphique : Scoop Communication www.scoopcommunication.com / Direction marketing-communication CCIT de la Savoie. . Publicité : Grands Espaces - Alain Poncet - 06 80 91 88 15  04 79 60 42 45 - grandsespacessavoie@wanadoo.fr. . N° ISSN 1298-3918. . Distribution : La Poste. . Routage : SN Bourgogne Routage. . Impression : IPS. www.imprimereies-ips.com . Abonnements : 27 € (6 numéro/an). . Ce numéro a été tiré à 26 200 exemplaires. . Tous droits réservés. Reproduction interdite, sauf autorisation de la direction du journal.

Nos 80 000 lecteurs sont leurs clients (Partenaires Savoie : plus de 80 000 lecteurs par numéro Source : Enquête IPSOS nov. 2007)

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Chers et peu productifs les seniors ? En France, les images d’Épinal ont la vie dure. Des entreprises et des institutions bousculent les idées reçues et deviennent force de proposition pour l’emploi des seniors.

Comment activer

l’emploi des seniors ? “M

algré les textes, de nombreuses entreprises – et non des moindres – continuent de croire que les seniors doivent être les premiers à quitter leur emploi dans le cadre d’une restructuration, constate Jean-François Boyer, directeur de la formation à la Chambre de commerce et d’industrie de région Rhône-Alpes (CCIR). De même, les départs en retraite anticipée, longtemps pratiqués, sont entrés dans les mœurs de la gestion de l’entreprise.” Principal corollaire : en France, le taux d’emploi des seniors reste dramatiquement bas. Selon une étude Insee de 2009, entre 55 et 64 ans, ils ne sont que 38,9 % à occuper un emploi contre 46 % dans l’Union européenne à 27. Les autres pays en queue de peloton sont l’Italie (35,7 %), la Belgique (35,3 %), la Hongrie (32,8 %) et la Pologne (32,3 %). L’Hexagone connaît en outre un taux de chômage des jeunes parmi les plus

élevé d’Europe. Sur ce point aussi, les croyances perdurent : “Pendant des décennies, la France a pensé qu’en faisant partir plus tôt les seniors, elle réglerait le problème de l’emploi des jeunes. Faux ! La diminution de l’emploi des uns ne s’est pas faite mathématiquement au profit des autres”, souligne Alain Fonte, directeur de la formation continue et du développement des compétences au Groupe Formation de la CCI de Grenoble. Pourtant, en mars 2001, le Conseil européen de Stockholm visait l’objectif d’un taux d’emploi atteignant 50 % des 55-64 ans à l’horizon 2010. Et dans ce domaine, l’expérience des pays scandinaves et du Royaume-Uni est probante. Fin 2009, l’Insee pointait en effet un taux d’emploi des seniors suédois de 70 %, 57,5 % au Royaume-Uni, 56 % en Allemagne et 55 % en Finlande et aux Pays-Bas – pays où le taux d’emploi des 25-54 ans est le plus élevé.

Des freins objectifs à l’emploi Comment s’explique le miracle nordique? Il relève d’abord d’un consensus fort entre les partenaires sociaux sur la question de l’employabilité jusqu’à 65 ans, et d’une politique volontariste de l’État. Au-delà, le fort taux d’activité des seniors “provient de la diminution des licenciements plus que de la hausse du retour à l’emploi des chômeurs âgés”, souligne, fin 2007, l’Observatoire

Qu’est-ce qu’un senior ? En France, la loi de financement de la Sécurité sociale de 2009 définit un “salarié senior” comme une personne âgée de 55 ans et plus. Mais les mesures en faveur de l’emploi des seniors décidées par le gouvernement en 2008 s’appliquent à partir de 50 ans, voire dans certains cas, dès 45 ans. RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | avril 2011 | I


DOSSIER Seniors

© F. Ardito

L’impact de la démographie Pourtant, le maintien en emploi des seniors constitue l’une des clés de voûte de la cohésion sociale, avec en ligne de mire la préservation du financement de la protection sociale. En 1950, on dénombrait sept actifs pour un retraité dans les pays de l’OCDE, contre quatre

ISÈRE

Le Centre technique du papier pratique une gestion prospective des compétences Au Centre technique et industriel du papier (CTP), l’obligation légale s’est transformée en opportunité : “Nous étions engagés depuis plusieurs années dans une logique de gestion des compétences, inscrite dans une démarche prospective des emplois”, explique Corinne Bardoux, responsable RH. Premier aboutissement : le projet d’accords seniors, pour lequel le dialogue avec les syndicats s’était engagé en septembre 2009, suivi de sa signature en février 2010. “L’axe du recrutement n’a pas été retenu. Le choix a porté sur l’anticipation de l’évolution des carrières, et le développement de l’employabilité des plus de 50 ans. Pour favoriser les transferts de compétences, nous avons mis en place des primes de déclaration anticipée de départ afin d’anticiper la passation des savoirs dans l’entreprise; une anticipation d’un an est idéale, sachant que les transferts de compétences sont inscrits au plan de formation interne. Un premier bilan de la démarche Compétences prospective est prévu en juin 2011.” De statut privé, le CTP (140 personnes) bénéficie d’une dotation annuelle de l’État équivalent à 40 % de son chiffre d’affaires.

français des conjonctures économiques, dans un rapport au Conseil d’orientation des retraites. Qui pondère son analyse: “L’expérience des “pays de la réussite” montre que, dans une situation générale de plein emploi, les seniors restent dans les entreprises au-delà de 60 ans. Mais elle montre aussi que, lorsque le chômage augmente, l’emploi des seniors sert de variable d’ajustement. Le plein emploi est donc un préalable nécessaire à de bonnes performances en matière d’emploi des seniors.” De fait, l’emploi ne se décrète pas. Il se crée lorsqu’il existe une nécessité d’intégrer de nouvelles compétences. Or, “le faible niveau de croissance en France II | RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | avril 2011

est le premier frein au recrutement de compétences neuves, chez un senior comme chez un junior. Un facteur auquel s’est ajoutée la crise financière de 2009”, constate Brigitte Ustal-Piriou, présidente de la Commission nationale du management intergénérationnel et de la gestion des âges à l’Association nationale des responsables des ressources humaines (Andrh). Autre frein, culturel cette fois : “En France, vie professionnelle et vie privée sont clivées. Dans les autres pays, la profession est souvent perçue comme un vecteur d’épanouissement personnel”, note Jean-François Boyer.

Le maintien en emploi des seniors constitue l’une des clés de voûte de la cohésion sociale pour un aujourd’hui et deux pour un en 2050. “La population française vieillit, sous l’effet conjugué de l’allongement de l’espérance de vie et du papy-boom”, rappelle Lysiane Affriat, responsable du service compétences à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), chargée de la mise en œuvre des politiques publiques contractuelles de formation auprès des branches professionnelles. “D’où la diminution du volume de cotisations. L’emploi des seniors constitue donc un enjeu de société, puisqu’il vise l’élargissement du marché de l’emploi avec, à la clé, une croissance accrue.” Vers une dynamique vertueuse ? Les entreprises françaises, confrontées à des taux de croissance faibles, n’étaient pas en situation d’adhérer spontanément à cette thèse. Il en va aujourd’hui tout autrement avec le nouveau contexte législatif. La loi du 17 décembre 2008 de financement de la Sécurité sociale pour 2009 fixe en effet à toute entreprise de plus de 50 salariés l’obligation de compter des collaborateurs de plus de 50 ans dans ses effectifs. Pour sa mise en œuvre, six domaines d’action sont proposés, dont trois – au choix de l’entreprise – sont obligatoires (lire l’encadré page suivante). “Au niveau régional, 6 000 entreprises environ sont assujetties à la loi sur l’employabilité. Près de 75 % d’entre elles ont privilégié le maintien dans


© G. Piel

Seniors DOSSIER

HAUTE-SAVOIE

Mobalpa : les meilleurs aux meilleurs postes “Nous ne considérons pas les seniors comme une population à part. L’entreprise a toujours promu les meilleurs aux meilleurs postes”, souligne, en préambule, Sylvain Brisedou, directeur des ressources humaines chez Mobalpa. Forte de 1 000 salariés, la société centenaire et familiale, qui fédère plusieurs sites de fabrication autour du siège à Thônes, présente une pyramide des âges quasi parfaite : une moyenne d’âge à 42 ans, 35 % de salariés de plus de 45 ans, et une ancienneté moyenne de 13 ans. Fin 2009, Mobalpa a déployé l’un des premiers plans d’action seniors validé en Rhône-Alpes. Objectif ? Leur maintien dans l’emploi. L’ambition est portée par le recul progressif de l’âge de départ moyen en retraite. De 59 ans et 6 mois en 2008, il passera à 60 ans fin 2012. Soit un gain de 2 mois par an, échelonnés de 2010 à 2012. Pour appuyer sa démarche, Mobalpa a instauré, dès 2010, les entretiens de seconde partie de carrière à partir de 45 ans. En appui du dispositif, la démarche sur mesure Valpro (valorisation des problématiques de santé) intègre l’état de santé de chaque salarié. Elle se traduit par l’utilisation d’un compte épargne temps, favorisant les départs en retraite anticipée, l’aménagement des horaires, des postes de travail, en concertation avec la médecine du travail et les partenaires sociaux.

l’emploi des seniors, et 25 % ont choisi d’agir par le levier du recrutement”, observe Philippe Lafaysse, directeur adjoint du pôle travail de la Direccte Rhône-Alpes. À Fitilieu, la société FDI France Médical, fabricant de dispositifs d’aide à la marche, compte parmi cellesci. Absente à l’export, elle a recruté fin

“Nous ne considérons pas les seniors comme une population à part” 2008 un directeur commercial senior, dans le cadre du dispositif Éveil de la CCI Nord-Isère. “Son audace, sa connaissance des langues et de l’étranger, et son profil forgé au sein d’un groupe du secteur – sans jamais avoir exercé à l’export – m’ont plu. À 54 ans, c’est surtout sa détermination à bien faire qui a fait la différence !”, constate François Denjean, gérant de FDI France Médical. Toute petite parmi les grandes du secteur, l’entreprise présente depuis lors une particularité notable : une croissance annuelle de 25 % du chiffre d’affaires global, soit 1 M€ avec 9 salariés en 2010. Fin 2011, l’export devrait représenter 50 % de son activité. Et son dirigeant de conclure, avec le recul, “plus la reconnaissance est forte à

Une loi pour l’emploi des seniors La loi du 17 décembre 2008 de financement de la Sécurité sociale pour 2009 concerne les entreprises de plus de 50 salariés. L’obligation légale porte soit sur le maintien dans l’emploi des plus de 55 ans, soit sur le recrutement de collaborateurs de plus de 50 ans. Trois axes au minimum sur six domaines d’action doivent être retenus par l’entreprise, qui se doit d’informer une fois par an les instances représentatives du personnel. Les entreprises de 50 à 300 salariés doivent conclure un accord de branche ou un plan d’action en faveur de l’emploi des seniors, sauf si elles sont couvertes par un accord de branche étendu à l’emploi des seniors. Les entreprises de plus de 300 salariés ont l’obligation d’un accord de branche. À défaut, toutes sont soumises à une pénalité égale à 1 % de la masse salariale.

Les six domaines d’action possibles par les entreprises de plus de 50 salariés : 1. le recrutement de salariés âgés de 50 ans et plus ; 2. l’anticipation de l’évolution des carrières professionnelles du personnel de 55 ans et plus ; 3. l’amélioration des conditions de travail et la prévention des situations de pénibilité ; 4. le développement des compétences et des qualifications et l’accès à la formation ; 5. l’aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite ; 6. la transmission des savoirs et des compétences et le développement du tutorat du personnel de 55 ans et plus.

RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | avril 2011 | III


l’international, plus l’entreprise est attractive sur le marché français”. “L’employabilité d’un senior se mesure aussi selon le prisme de la loi de l’offre et de la demande : une compétence rare, sur le marché de l’emploi, peut changer

“L’employabilité et la prévention santé sont les préalables au maintien dans l’emploi des seniors” la donne”, souligne Brigitte UstalPiriou. Outre le recrutement de seniors, qui reste une pratique minoritaire, quels leviers privilégier pour le maintien en emploi des seniors ? Organiser les transferts de compétences “L’employabilité, la motivation et la prévention santé sont les préalables au maintien dans l’emploi des seniors”, rappelle Brigitte Ustal-Piriou. C’est ainsi que la problématique des seniors commence, dès l’âge de 45 ans, à travers la mise en place des premiers entretiens de seconde partie de carrière, reconduits tous les cinq ans. Un levier essentiel de

© D. Gillet

DOSSIER Seniors

AIN

Fontaine TP parie sur la diversité, facteur de cohésion sociale L’entreprise de travaux publics à Belley a été fondée en 1948. Fin 2009, elle a été accompagnée par la CCI de l’Ain pour la mise en place d’un diagnostic RH Vigeo afin d’établir son plan senior. En 2010, un accord collectif national a été signé en faveur de l’emploi des salariés âgés dans le BTP, prévoyant une déclinaison des mesures à l’échelon de chaque entreprise. Concernée par l’accord – 22,5 % des effectifs ont plus de 45 ans, et 6,4 % plus de 55 ans –, Fontaine TP (62 salariés) s’est d’abord employée à former 73 % de ses effectifs en 2010, dont 83 % des salariés de plus de 55 ans et 82 % des 45-55 ans. Elle témoigne d’une action ciblée sur la prévention des risques et des maladies professionnels, de concert avec le CHSCT, et d’une gestion active des emplois et des compétences. “L’emploi de salariés âgés constitue un facteur essentiel de cohésion sociale entre les générations, grâce notamment à la transmission des savoirs, des expériences et des compétences”, confirme Isabelle Facchiono, responsable RH de la société. Pour preuve, la signature par l’entreprise de la charte de la diversité en faveur de l’égalité des chances, quels que soient l’âge, le sexe et l’origine des salariés.

© V. Gout

Bayer gère la pénibilité au travail

VILLEFRANCHE IV | RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | avril 2011

Le site de Bayer, à Limas, classé Seveso, travaille la formulation et le conditionnement de produits phytosanitaires. Près de 330 personnes, dont 150 âgées de plus de 45 ans et 90 de plus de 50 ans, sont à l’œuvre, nuit et jour. “Le travail posté est un facteur important de pénibilité, note Christèle Muret, directrice des ressources humaines. Ce paramètre clé a fondé le dispositif déployé en faveur des seniors.” Précurseur dans ce domaine, le site a signé, fin 2007, deux accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) : l’un au niveau du groupe Bayer en France, le second pour la branche agrochimique Cropscience. C’est ainsi que les opérateurs peuvent choisir, à partir de 55 ans, de travailler par rythme 2 x 8 plutôt qu’en rythme 3 x 8, progressivement jusqu’à l’âge de 60 ans, ou de passer en rythme journée, avec compensation dégressive de salaire sur plusieurs années. Ce dispositif se voit renforcé par l’aménagement individuel des postes de travail. Autre point fort : la prime au tutorat, pendant un an, pour les conducteurs de ligne expérimentés formant des jeunes en alternance à l’expertise de conduite. Enfin, pour les 45-50 ans, Bayer privilégie une logique de transfert de compétences, avec la généralisation de la VAE, des bilans de compétences et des entretiens de seconde partie de carrière.


Seniors DOSSIER

Facteur d’émulation, le transfert de compétences des plus anciens aux plus jeunes reste primordial l’évolution de ses métiers techniques, par la mise en œuvre, dès 2011, des entretiens de seconde partie de carrière à partir de 45 ans et d’augmenter l’employabilité des plus de 50 ans, en identifiant les salariés n’ayant pas reçu de formation depuis cinq ans. Mais, aujourd’hui encore, “la pratique veut que ce soit les salariés les plus qualifiés et ceux des grands groupes qui bénéficient de la formation. La politique de l’État vise à contrecarrer ces réalités, en partenariat avec les branches professionnelles, en particulier pour les TPEPME et les publics fragilisés dans leur emploi, dont les seniors”, rappelle Lysiane Affriat, à la Direccte. C’est ainsi qu’en vue d’anticiper les mutations sociales, démographiques, économiques et technologiques le dispositif d’État Edec (Engagement de développement de l’emploi et des compétences) finance les actions de formation dans le cadre de la GPEC. Objectif : proposer à l’entreprise d’établir le diagnostic des compétences disponibles, pour le croiser avec sa stratégie de développement, via le recrutement externe, la formation et la mobilité interne. Selon Jean-François Boyer, de la CCIR Rhône-Alpes, les gains de performance devraient inciter les entreprises à repenser leur politique senior à travers l’enjeu du transfert de compétences : “Ces dernières années, les collaborateurs quittaient trop vite l’entreprise.

© D. Lattard

la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Le Centre technique et industriel du papier (CTP), à Grenoble, s’inscrit dans cette logique d’anticipation. En 2010, 20 % de l’effectif étaient âgés de plus de 55 ans, dont 46 % de cadres et ingénieurs. Le CTP a donc fait le choix d’anticiper

DRÔME

Le recrutement de seniors ? Une évidence pour Rapid’Bleus À Romans, dans la Drôme, le spécialiste du transport de voyageurs comptait, en février 2010, 70 personnes, dont 48 âgées de plus de 45 ans, soit plus des deux tiers de l’effectif. L’entreprise a fait le choix de recruter trois salariés de plus de 50 ans, sur trois ans, pour l’activité transports publics. Un objectif atteint dès 2010. “La pyramide des âges ainsi que la visibilité de l’entreprise sur l’évolution de son marché ne laissaient aucun doute sur la stratégie à adopter. Le recrutement de seniors nous a paru évident”, note Pascal Crouzaud, conseiller RH pour Opcalia Rhône-Alpes, qui accompagne depuis un an Rapid’Bleus dans la mise en place de son plan d’action. “Nous avons pris le contre-pied des idées reçues sur les seniors, perçus comme trop chers et peu motivés. Dans les transports, les cheveux blancs rassurent les clients !”, confirme Laurent Alloncle, dirigeant de l’entreprise. L’autre enjeu portait sur le déploiement des entretiens de seconde partie de carrière. “Cette structure familiale privilégie les échanges informels, et c’est très bien. L’idée aujourd’hui est de gagner en efficacité pour la gestion anticipée et le transfert des compétences”, ajoute Pascal Crouzaud. Dernier point retenu : l’aménagement de fin de carrière privilégiant le cumul emploi/retraite. Ce dernier volet devrait concerner six à sept salariés en 2011 sur un effectif de 83 personnes.

C’est ainsi que le laps de temps nécessaire pour assurer le relais auprès des plus jeunes, via les processus de formation et de tutorat, conduisait d’autres entreprises à capter les marchés en silence.” Facteur d’émulation et de qualification, le transfert de compétences des plus anciens aux plus jeunes reste primordial. Au CTP, par exemple,

ce sont les anciens qui élaborent le contenu de la formation. Imaginer de nouvelles pistes Restent les variabilités individuelles, avec lesquelles le manager, bien formé, doit composer : la santé globale, physique et psychique du senior et la satisfaction, ou non, liée à l’exercice de son métier. RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | avril 2011 | V


DOSSIER Seniors

La qualité du dialogue social constitue un sérieux atout pour pérenniser l’emploi des seniors une industrie optera pour “l’alternance partagée à mi-temps entre deux salariés sur un poste sollicitant et un poste doux”, préconise Brigitte Ustal-Piriou. Ou encore un centre hospitalier combinera des dispositifs de reconversion interne des aides-soignants sur des postes administratifs, et des actions de mobilité externe en vue d’une réaffectation sur des postes moins physiques. Cela vaut, en particulier, pour les métiers dans des secteurs d’activité difficile, comme l’industrie, le BTP, les transports, les soins à la personne… La prévention des situations de pénibilité, au travers d’aménagements individuels sur mesure, la qualité du dialogue social et la gestion active des âges et des compétences constituent donc de sérieux atouts pour pérenniser l’emploi des seniors. Mais, au-delà, “passer d’une culture de la retraite précoce au vieillissement actif restera essentiel en France”, conclut Lysiane Affriat. ■ A. Le Men Ce dossier, réalisé pour la Chambre de commerce et d’industrie de région, est diffusé par les magazines : Présences, Grenoble (34 000 ex.), Impulsion, Haute-Savoie (30 000 ex.), Partenaires Savoie (25 500 ex.), Grand Angle 01, Ain (22 000 ex.), Informations économiques, Saint-Étienne-Montbrison (20 000 ex.), L’Économie drômoise (20 000 ex.), Nord-Isère économie (14 400 ex.), Roanne éco (10 000 ex.), Entreprendre en Beaujolais (6 000 ex.). Photos : F. Ardito (Isère, Nord-Isère), D. Gillet (Ain), V. Gout (Villefranche), D. Lattard (Drôme), G. Piel (Haute-Savoie), F. Rumillat (Savoie). Contact : Présences. Tél. : 04 76 28 28 76.

VI | RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | avril 2011

NORD-ISÈRE

ADAT-BTP réalise une embauche grâce au dispositif Éveil Créée en 2006 dans le Nord-Isère, la société de services informatiques ADAT-BTP (trois salariés) est positionnée sur un marché de niche : l’édition de logiciels de gestion de machines outils pour la charpente métallique, avec une présence marquée à l’export. Dotée d’un salarié à sa création, une embauche supplémentaire aurait pu mettre en péril la trésorerie de l’entreprise dans sa phase de R & D. Après diagnostic, le dispositif Éveil, proposé par la CCI Nord-Isère, en partenariat avec le Conseil général de l’Isère et le service public de l’emploi, a permis le recrutement d’un cadre informaticien senior de plus de 50 ans. Sa mission : établir le manuel utilisateur du logiciel, en collaboration avec le responsable technique, afin d’optimiser le lancement de l’innovation. Embauché en CDI fin 2008, le cadre senior a quitté l’entreprise fin 2009, profitant de l’un des derniers plans de départ en retraite anticipée. Son principal atout ? “La compréhension et la réponse immédiate à nos besoins, et donc, une efficacité maximum, assure Denis Merlin, fondateur et gérant d’ADAT-BTP. Certes, le coût d’un senior pour l’entreprise peut s’avérer plus élevé. Mais pas toujours. La quête du salarié senior, qui a déjà accompli sa carrière, porte souvent sur la qualité de l’environnement de travail, quitte à percevoir un salaire plus modeste.”

En pratique Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Santé : www.travail-emploi-sante.gouv.fr, rubrique Emploi des seniors Chambre de commerce et d’industrie de région Rhône-Alpes : www.rhone-alpes.cci.fr Direccte Rhône-Alpes : www.rhone-alpes.travail.gouv.fr Andrh : www.andrh.fr Aravis : www.aravis.aract.fr Anact : www.priorite-seniors.fr Opacalia : www.opcalia.com Agefos PME Rhône-Alpes : www.agefos-pme-rhonealpes.com

© F. Ardito

D’où l’enjeu pour les entreprises de repenser des systèmes d’emplois innovants : projeter d’autres missions, d’autres postes dans l’entreprise, voire au sein d’une autre entreprise dans un même bassin d’emploi, en recourant par exemple à une GPEC territoriale. Ainsi, pour amoindrir la pénibilité au travail,


Seniors DOSSIER

Comment Rhône-Alpes agit pour l’emploi des seniors ? • Capital Seniors : Fin 2007, la CCIR Rhône-Alpes a amorcé une réflexion avec la Direccte pour la mise en place du dispositif de diagnostic interne Capital Seniors (dispositif Éveil dans le Nord-Isère). Dès septembre 2008, il se mettait en place dans trois des huit départements de Rhône-Alpes avec les CCI de Grenoble, de Saint-Étienne et de Lyon. À la demande du cabinet de Laurent Wauquiez, ces trois CCI, rejointes par celles de l’Ain et de la Savoie, ont déployé une opération de prédiagnostics RH gratuits en partenariat avec le cabinet de notation sociale Vigeo auprès de dix entreprises. Cette opération, qui n’était proposée à titre expérimental que dans trois régions de France, a rencontré un franc succès et a permis d’alimenter le dispositif Capital Seniors Entreprises. Il vise à établir une cartographie des compétences de l’entreprise en établissant des préconisations pour maintenir les seniors dans l’emploi. Ceci dans un double objectif : sensibiliser au transfert et à la perte des compétences, aux enjeux de l’entretien individuel de seconde partie de carrière, à la capitalisation des savoir-faire de l’entreprise pour formaliser les besoins des individus et des entreprises, à moyen terme. Et formuler des propositions d’accompagnement. Une convention État-Europe, via le Fonds social européen (FSE), induit une diminution de 50 % du coût du diagnostic et de sa mise en œuvre dans l’entreprise.

• Performance Seniors : D’autres initiatives, fédérant la CCIR Rhône-Alpes, les organismes paritaires, collecteurs de fonds formation, l’État et le FSE, s’inscrivent dans une démarche prospective d’analyse des besoins en formation et qualifications nouvelles. C’est le cas de Performance Seniors, projet européen conduit par Opcalia Rhône-Alpes, de 2005 à 2007, qui a permis à 2 000 salariés issus de 200 entreprises de profiter d’un cofinancement pour l’insertion des plus de 45 ans. Depuis 2007, le réseau Actifs (Actions concertées territoriales pour l’insertion et la formation des seniors), Opcalia Rhône-Alpes, en partenariat avec la CCIR, l’Apec, Pôle emploi et l’Agefip mobilisent les entreprises aux enjeux de la formation, à travers des conférences, des ateliers et des forums emplois seniors, favorisant les échanges de bonnes pratiques interentreprises. • Une convention de subvention globale a été mise en place par Agefos PME Rhône-Alpes, mobilisant le FSE, avec un focus prioritaire sur les plus de 45 ans. Sur 1 793 stagiaires, financés par le FSE et formés via Agefos RhôneAlpes, 567 (presque 32 %) ont plus de 45 ans. De même, entre 2009 et 2010, 227 démarches de validation des acquis de l’expérience ont été enregistrées, dont 30 % ont touché les plus 45 ans. Sans compter le financement de formations tutorales, de contrats de professionnalisation et la mise en place de passeports formation qui ont concerné les plus de 45 ans à hauteur de 30 % de 2008 à 2009.

SAVOIE

Reprolac, à Savoie Technolac (8 salariés), est un prestataire conseil en communication, intégrant l’ensemble de la chaîne graphique jusqu’à l’édition. En 1999, Armel Blanc, gérant, a racheté l’entreprise. “Reprolac n’a pas attendu les mesures visant au maintien des seniors dans l’emploi. Le chef d’atelier compte 34 ans de maison et un salarié 36 ans d’ancienneté. Ceci malgré la contribution Delalande qui représentait une épée de Damoclès pour le recrutement des plus de 50 ans”, souligne-t-il. Aujourd’hui, c’est par choix stratégique que l’entreprise assure un équilibre de la pyramide des âges : un tiers de l’effectif a moins de 30 ans ; le deuxième tiers, moins de 45 ans ; et le dernier plus de 45. “L’embauche d’un senior a des avantages : la maturité, l’expérience, le recul, qui permet d’avoir des réactions plus fines dans la prise de décision. Les seniors ont parfois exercé en tant que travailleur indépendant, et appréhendent mieux la problématique d’une TPE.” Armel Blanc, âgé de 50 ans, par ailleurs président de Savoie Initiatives et des Dirigeants commerciaux de France pour les Savoie, déplore le gâchis en termes de transmission du savoir-faire que représente le retrait prématuré des seniors.

© F. Rumillat

La parité des âges chez Reprolac : un choix d’entreprise

RHÔNE-ALPES ÉCONOMIE | avril 2011 | VII


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Capital Seniors Entreprises est un programme piloté par la CCIR Rhône-Alpes et financé par l’Etat, le FSE et les CCIT.

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