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N° hors-série JUIN 2009

“dis, comment ça marche ?”

Développement durable

Moi aussi J’agis


Je m’engage, on s’engage Ton enquête continue ! Dans le précédent numéro de Sapristi, il y a quelques mois, tu as commencé à enquêter pour vérifier que ta famille pratique les bons gestes pour la planète concernant l’utilisation de l’eau, les économies d’énergie ou la production et le tri des déchets. Nous te proposons aujourd’hui de poursuivre cette enquête en t’intéressant plus particulièrement à d’autres thèmes : les transports, l’alimentation et l’économie sociale et solidaire. Ce dernier terme, apparemment compliqué, signifie tout simplement la nécessité de mieux partager les richesses de notre planète.Tu verras, c’est aussi l’occasion de créer des liens d’amitié avec d’autres habitants de la Communauté urbaine de Bordeaux. A toi de jouer !

Qu’est-ce que chacun d’entre nous peut faire pour protéger la planète ? Le développement durable, n’est-ce pas d’abord l’affaire des chefs d’Etat ? A ma place, à mon âge, comment puis-je éviter le réchauffement climatique, la disparition d’espèces animales ou végétales, l’augmentation de la pollution ou celle des déchets ? Se poser ces questions, c’est la première condition pour modifier simplement certains de nos gestes quotidiens sans pour autant se gâcher la vie. Ce numéro de Sapristi, comme le précédent et tous ceux qui sont mis en ligne sur le nouveau site de la Cub (voir ci-dessous), nous fait des tas de suggestions faciles à suivre et peu coûteuses. Mieux : elles feront économiser de l’argent à la famille tout en préservant la planète. Alors, pourquoi ne pas réunir un Conseil de famille et décider d’en tester trois pendant un mois.Vous n’avez que l’embarras du choix :

tu t’engages, trier plus efficacement les déchets recyclables, refuser la publicité dans la boîte aux lettres, prendre surtout des douches et un bain de temps en temps pour le plaisir, ne plus acheter de fruits et légumes en barquette, acheter café et chocolat équitables, etc. La liste serait trop longue à dresser ici. A toi de la compléter. ......................................................................................................

rouler un peu moins vite en voiture pour économiser 20% de carburants, faire un maximum de petits trajets à pied, équiper les robinets d’économiseurs d’eau, installer quelques ampoules à basse consommation,

...................................................................................................... A la fin de ce mois d’expérimentation, nouveau Conseil de famille pour faire un bilan. Ces petits gestes vous ont-ils gâché la vie ? Si oui, cela n’en vaut-il tout de même pas la peine ? Si non, pourquoi ne pas en adopter trois de plus. Promis, si la majorité d’entre nous fait les mêmes efforts, la santé de notre bonne vieille terre ne tardera pas à s’améliorer !

Nouveau : la Cub ouvre un site Internet très vivant dédié à la pédagogie durable 23 reportages en images, 50 visites de sites, 37 outils de sensibilisation, 70 actions de projets, 850 documents dont les Sapristi consacrés au développement durable… le nouveau site internet www.pedagogiedurable.lacub.fr. présente et relate

l’ensemble du dispositif «Agir pour le développement durable» animé par la Communauté urbaine de Bordeaux. Il met également à disposition des internautes - notamment les enseignants, les élèves et leurs familles - une banque documen-

taire de données qui permet d’aider à mettre en place des actions de développement durable au sein des écoles. Lancé en juin 2009, ce site va s’enrichir, d’ici la fin de l’année, d’un forum pour les enseignants et de nouvelles documentations. 3


La mobilisation est générale ! Chacun commence maintenant à bien comprendre l’urgence de s’engager pour le développement durable . Dans notre précédent numéro, nous présentions les actions mises en place par une commune ou une école . Cette fois-ci, nous nous sommes intéressés à une association et à une entreprise . Sans oublier bien sûr la Cub qui parraine depuis plusieurs années notre sér ie de numéros consacrés au développement durable sous toutes ses formes . Aujourd’hui, nous détaillons tout ce qu’elle a fait ces dernières années pour limiter la circulation automobile , source de pollution et de consommation d’énergie , et pour encourager les autres modes de déplacement. 4

La ferme pédagogique de Bordeaux lac L’association des centres d’animation de quartiers de Bordeaux a fait de sa ferme pédagogique du lac un «laboratoire» où elle expérimente différentes actions et équipements en faveur du développement durable. D’une superficie de 3,5 hectares, située dans le quartier des Aubiers, cette exploitation grandeur nature accueille de nombreux animaux, notamment des espèces régionales en voie de disparition comme la vache bordelaise, le lapin géant blanc du Bouscat, le dindon du Gers, le porc gascon, la brebis landaise ou l’âne du Poitou. L’équipe du centre y cultive aussi, avec les habitants du quartier et les enfants du centre de loisirs, des fruits, des légumes et des fleurs en veillant à n’utiliser aucun produit nocif pour la terre. Elle produit sur place son propre vin. Depuis quelques années, cette ferme qui accueille chaque année plusieurs milliers d’enfants en visite a fait du développement durable une de ses priorités. Elle a installé plusieurs équipements qui pourraient lui permettre de vivre presque totalement en autarcie*: Six bacs d’eau de 300 litres chacun ont été placés à côté des bâtiments pour récupérer l’eau de pluie. Sauf en plein été, quand il ne pleut pas beaucoup, cette ressource en eau est suffisante pour abreuver les animaux et arroser les plantes.

Moi aussi J’agis J’équipe ma lampe de chevet d’une ampoule à basse consommation.

- Vivement qu’il pleuve, les récupérateurs d’eau sont presque vides et je rêve d’un bon bain. - Prends plutôt une douche, c’est meilleur pour la planète.

Une chaudière à bois vient d’être installée. Alimentée par le bois récupéré sur la ferme et par le service des espaces verts de la Ville de Bordeaux, elle chauffera plusieurs locaux. Des panneaux solaires placés sur un toit fournissent de l’eau chaude grâce aux rayons du soleil. Des panneaux photovoltaïques, eux aussi posés sur un toit, produisent de l’électricité. Une petite éolienne, placée dans un pré, fournit également de l’électricité. Ses pales entraînées par le vent activent une dynamo. La ferme utilise donc massivement le soleil et le vent, deux des principales énergies renouvelables que le développement durable recommande particulièrement puisqu’elles économisent les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) dont la planète commence à manquer. * autarcie : ce mot d’origine grecque (autos, soi-même et arkein, suffire) signifie un système se suffisant à lui-même.Vivre en autarcie, c’est disposer ou produire sur place tout ce dont on a besoin pour vivre sans rien acheter à l’extérieur.

Repère La France a pour objectif de produire avec des énergies renouvelables 20% de l’électricité qu’elle consomme d’ici 2020. Actuellement, cette production atteint 13%, essentiellement grâce à l’électricité d’origine hydraulique. Mais l’énergie fournie par les éoliennes a presque doublé entre 2006 et 2007. Des champs de panneaux solaires font aussi leur apparition. De plus en plus de familles et d’entreprises en installent sur leur toit. Rappelons qu’à Bègles, l’usine d’incinération des déchets de la Cub fournit, par la chaleur qu’elle produit, de l’électricité à 20 000 personnes. Celle de Cenon, pour sa part, alimente en eau chaude et en chauffage 9 700 foyers de la rive droite.

L’entreprise Audemat de Mérignac L’entreprise Audemat a reçu il y a deux ans le certificat international ISO 14001 qui prouve qu’elle agit efficacement pour le développement durable. Spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements électroniques pour la télédiffusion et la radiodiffusion, cette société de Mérignac vient par exemple d’inaugurer sa nouvelle usine à base consommation d’énergie. La construction du bâtiment a fait appel à différentes techniques et matériaux “verts” : briques alvéoles pour garder l’air, plaques de laine de bois pour isoler du froid, éclairage à basse consommation, etc. Résultat : l’usine consomme deux fois moins d’énergie que l’ancienne. Des récupérateurs d’eau de pluie ont également été installés pour arroser les espaces verts. Le bureau d’étude de la société se consacre à l’éco-conception pour développer de nouveaux produits moins gourmands en électricité. Les ingénieurs ont, par exemple, imaginé un système de refroidissement des appareils. Un circuit d’eau remplace les ventilateurs électriques. Audemat ne s’arrête pas là. L’entreprise a réalisé un «bilan-carbone» pour mesurer combien ses 158 salariés (dont 110 à Mérignac) et ses productions génèrent* de gaz à effet de serre Suite page 6

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La mobilisation est générale

Suite de la page 5 néfastes pour la planète. Pour compenser* ces pollutions atmosphériques, elle donne de l’argent à l’association GoodPlanet qui finance des actions de développement des énergies renouvelables ou de reforestation* bénéfiques pour le climat parce qu’elles permettent de réduire ou de capturer des gaz à effet de serre dans les mêmes proportions. * Générer : donner naissance, être la cause, produire * Compenser : réparer une perte ou un dégât de façon équivalente * Reforestation : plantation d’arbres pour renouveler les forêts.

Repère Réaliser un bilan carbone consiste, pour une mairie, une entreprise ou, pourquoi pas une famille, à comptabiliser tous les gaz à effet de serre résultant de son activité : transports des personnes et des marchandises, chauffage, consommation électrique, consommation et transformation de matières premières. Ces gaz agissent comme une cloche qui entoure la terre. C’est ce que l’on appelle l’effet de serre. Cette cloche bloque la chaleur émise par le soleil en l’empêchant de repartir vers le ciel après avoir réchauffé notre planète. Sans elle, la température sur terre descendrait à – 18° et toute vie serait impossible. Mais aujourd’hui, la multiplication des pollutions provoque un renforcement inquiétant de cette cloche et donc de l’effet de serre. Résultat : il fait de plus en plus chaud sur terre. Il en résulte de graves conséquences : fonte des glaciers, montée du niveau de l’eau des océans, disparition d’espèces animales et végétales. Il faut donc diminuer cet effet de serre en réduisant nettement les émissions de gaz et en plantant des forêts qui les «capturent» naturellement.

Moi aussi J’agis Je propose à l’école de commander gratuitement les séries de posters GoodPlanet Junior consacrées à la biodiversité et à l’énergie. Pourquoi ne pas organiser une exposition et inviter tous les parents ?

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Contact : www.goodplanet.org rubrique GoodPlanet junior.

La Communauté urbaine de Bordeaux Dans des grandes villes comme lité de l’air et permettre à chacun de se Londres, Stockholm ou Singapour, la déplacer aussi facilement que possible, pollution atmosphérique et les la Cub a donc choisi d’encourager les embouteillages devenaient tellegens à ne pas prendre leur voiture, mais ment graves qu’un système de à utiliser les transports en commun et péage a été créé. Pour entrer dans les modes de déplacements doux ces villes avec sa voiture, il faut comme la marche à pied, le vélo, etc. payer. Pari gagné : même si la circulation sur la A Bordeaux, la Communauté rocade ou aux entrées de certaines vilurbaine a pris depuis longtemps des les de la Cub reste parfois difficile le mesures importantes pour ne pas matin et le soir, nos déplacements se en arriver à une telle solution. passent plutôt bien grâce aux équipePourtant, ici aussi, les déplacements ments et aménagements qui ont été sont nombreux. En 2005, dans l’agcréés. glomération, les 660 000 habitants Trois lignes de tram (44 Km) fonctionet les visiteurs venus de l’extérieur nent 20 h sur 24. Ce tram est propre effectuaient au minimum 3 millions (électrique, il ne produit pas de CO2), de déplacements quotidiens pour rapide et fiable. Dans les prochaines aller à l’école ou à l’université, se années, les lignes existantes vont être rendre au travail ou faire leurs courprolongées et une ligne D sera créée. ses.Aujourd’hui, avec l’augmentation Le réseau d’autobus (447 dont 280 de la population (nous sommes environ 700 000 habitants), ce sont quelEn trois ans, le réseau Tram et Bus de la Cub (TBC) que 3,5 millions de a enregistré une hausse de 31 % du nombre de ses déplacements qui passagers dans les trams et les bus. On est passé de s’opèrent chaque 69 millions de voyages en 2006 à plus de 90 millions jour. en 2008 (54,7 millions de voyages en tram et 35,5 Pour garantir la quamillions en bus)

Repère

environ roulant au gaz naturel) a été réorganisé pour que les voyageurs combinent facilement les trajets tram/bus. Le tram/train se met également en place.Autant que possible, les autobus roulent sur des voies séparées pour ne pas être coincés dans les embouteillages. En dix ans, entre 2000 et 2010, le réseau de pistes et voies cyclables a été multiplié par 3,5. La Cub compte aujourd’hui 700 km de voies réservées aux cyclistes. Pour que le vélo remplace plus encore la voiture, un système de vélos en libre service – comme le Vélib à Paris – va être mis en place entre l’été 2009 et l’été 2010. Il est prévu 1 530 vélos qui pourront être pris et rendus dans 39 stations.

Moi aussi J’agis En famille, avec nos amis et voisins, nous devons nous organiser pour ne pas multiplier les déplacements inutilement. Et nous essayons d’utiliser au maximum les transports en commun, la marche à pied ou le vélo.

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Mon enquête écocitoyenne à la maison Voici une nouvelle série de questions auxquelles nous te proposons de répondre avec tes parents pour continuer à tester si vous êtes une famille écocitoyenne modèle ! Le but n’est pas de repérer «les mauvais élèves», mais de nous encourager tous à faire mieux, petites astuces à l’appui.

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L’alimentation

u s Quand on a le z - vo e t e es temps, mieux vaut Ach t d - cuisiner des pron e v cui sou déjà duits frais à la plats ? s maison. Les plats é sin cuisinés nécessitent beaunon coup d’éneroui gie pour être fabriqués, transportés et conservés au froid dans les magasins. Etudie de près un plat surgelé de lasagnes ou de hachis parmentier : tu seras surpris du nombre d’emballages et de sur-emballages qui l’entourent (barquette en aluminium, couvercle et boîte en carton, film plastique…).

“Monsieur, ces ananas pèsent combien en gaz à effet de serre ?”

us à e z - v o incil l i e V r er p ma ng e n t d e s p a l e m et légus n ? fruit saiso e d s me

Les fruits et légumes achetés en France oui hors saison ont nécessité, soit une culture en serre chauffée, soit un transport depuis un pays plus chaud. Dans les deux cas, cela représente une importante consommation d’énergie. Un kg de fraises d’hiver peut, par exemple, nécessiter l’équivalent de 5 litres de gasoil avant d’arriver dans nos assiettes. En plus, les produits de saison ont généralement meilleur goût et coûtent beaucoup moins chers.

non

ous e z - v es t e h d Ac is pa rfo its issus Il n’est pas toujours u prod riculture possible d’acheter des g ’ fruits, des légumes, de l de a que ? i g o la viande ou des prol o bi duits laitiers «bio» car ils coûtent soun no vent un peu plus i ou chers que les autres. Mais si nous nous mettons tous à en consommer au moins une fois de temps en temps, cela encouragera les producteurs à cesser d’utiliser les produits chimiques qui polluent la terre.

Repère vous g e z - nde n a M a a vi de l s jours ? le tous

Consommer de la viande trois à quatre fois par semaine est largement suffisant à non notre équilibre alioui mentaire. Or, la production mondiale de viande a doublé depuis 40 ans et pourrait encore doubler d’ici 2050. Pourtant, l’élevage représente 20% des émissions de gaz à effet de serre (plus que les transports) et contribue donc gravement au réchauffement climatique. Il pose aussi d’autres problèmes, notamment une forte consommation d’eau et de sol qui pourraient servir à cultiver des fruits et légumes. Le sol nécessaire pour produire 1 kg de bœuf permet par exemple d’obtenir 120 Kg de carottes. Sans compter la forêt amazonienne qui diminue de plus en plus pour laisser place à la culture d’aliments pour les troupeaux partout dans le monde.

Le développement durable de la planète se joue aussi dans nos assiettes car notre alimentation est à l’origine d’une part importante du réchauffement climatique. Les différents gaz produits par les animaux, le chauffage des serres, le transport des aliments, leur conservation et leur cuisson sont une des principales sources d’émission des gaz effet de serre. Modifier nos habitudes alimentaires devient indispensable.

Moi aussi J’agis Chez moi et à la cantine, j’évite de jeter de la nourriture. Si nous faisons tous cet effort, cela permettra de cuisiner de plus petites rations et donc d’économiser des aliments.

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Mon enquête éco-citoyenne

Économie sociale et solidaire fois Ces produits et/ou les s par - matières premières qui les u o v tez com Ache duits du constituent ont été acheo ? r p e abl t des i tés un peu plus cher u q eé oui qu’au tarif habituel à merc oui leurs producteurs des

“Moi mon père, il travaille dans une coopérative. L’entreprise appartient à ceux qui y travaillent et ils prennent les décisions ensemble”.

pays pauvres pour leur permettre de vivre dignement, de se loger ou d’envoyer leurs enfants à l’école. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux (chocolat, café, fruits secs, vêtements, produits de beauté…) sont disponibles dans la plupart des magasins à des prix à peine plus chers que les autres.

mbre t me s e Une mutuelle rassemble des personnes e l il a f am l e qui cotisent dans une caisse commune. u n no ? eq Est-c mutuelle L’argent ainsi récolté sert ensuite à payer d’une les dépenses auxquels doivent faire face oui les cotisants, par exemple pour des soins médicaux, des réparations ou le remplacement d’objets volés. C’est donc un système de partage des risques et de solidarité sans recherche d’un profit. Il existe diverses sortes de mutuelles pour la santé, les assurances (maison, voiture, etc.) ou la scolarité.

mille la fa lue d Participer à la vie de son école et de son quaru p es embr e d’une o m tier, agir pour les idées auxquelles on croit, se s De parti ions ? s l i n o sentir utile en aidant les autres, c’est t n t ia fon assoc s r important ! Nous avons tous notre mot à u sie dire ; nous pouvons tous faire quelque chose i u o pour que notre vie soit meilleure, que les plus fragiles soient défendus et que la dignité de chacun soit respectée.

Repère Pour beaucoup de gens, le développement durable ne concerne que la défense de notre environnement. C’est beaucoup plus que cela. En fait, c’est un triple défi économique, social et environnemental qui consiste à modifier notre façon de vivre pour continuer à produire des richesses, mais en les partageant davantage et en veillant à laisser aux générations futures une terre propre et riche en 10 ressources naturelles.

Moi aussi J’agis Pourquoi ne pas créer un système d’échange de savoirs et de services dans ma rue ?

Déplacements

Une seule voiture e pourrait peut-être d s u s-no suffire si vous utilia vo n n ? n e i o b ais m siez autant que posCom a l re à 2 sible les transports voitu 1 en commun, la mar0 che à pied ou le vélo. Il existe aussi à Bordeaux la solution de l’autopartage avec AutoCool. Soutenue par la Cub, cette coopérative met à la disposition de ses adhérents une vingtaine de voitures pour aller faire ses courses, aller à un rendez-vous ou partir se Eteignez le contact, descendez de votre voiture et faites ce petit trajet à pied. Votre bureau n’est promener à petit prix. Plus besoin d’acheter sa voiture, de l’assurer, de l’entretenir et de lui trouver une place de staqu’à 1,2 Km. Merci pour la planète. tionnement ! Cette formule très économique réduit aussi onss i le nombre des voitures en ville l i t u fois ne ? i a e d m bien ure par se Com Place un petit carnet dans la voiture de tes parents et demande t fois la voi n ou s leur, pendant une semaine, de noter tous leurs déplacements : dese s n tination, distance, durée du trajet. Puis analyse les résultats avec eux o p Ré pour voir si certains trajets auraient pu être évités, si d’autres n’auraient pu être effectués en transports en commun ou à pied. Rappelle leur qu’un véhicule pollue le plus pendant les premiers Km. Raison de plus pour éviter de prendre sa voiture pour faire 1 ou 2 Km !

urses es co l s Avec la multiplication des grandes surfaces, plus besoin de faire des u ? ns-no ison grands trajets pour aller faire ses achats. Et une fois par semaine, cela Faiso de la ma n no é peut suffire pour remplir le frigidaire. Surtout si on achète ses produits à côt oui frais (pain, fruits et légumes…) dans les magasins de proximité ou au marché. Sans oublier les agriculteurs et les éleveurs qui proposent maintenant de nous livrer chaque semaine des fruits, des légumes ou de la viande produits ici en Gironde. Choisir leurs aliments, c’est réduire la pollution due aux transports des marchandises. anisé s org u Un «pédibus», est un système de ramassage scolaire… à pied. Il peut ? b i d pé pied n à u e l l i être mis en place par des parents, la mairie ou une association o Y a t ller à l’éc comme Mille-pattes. C’est plus sympa de partir le matin avec des a pour copains, c’est bon pour la santé et mieux pour notre planète. Et avec les adultes qui nous accompagnent, on ne risque rien !

Repère Les transports comptent parmi les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre. Dans l’Union Européenne, leurs pollutions ont augmenté de 50% entre 1990 et 2005. Nos voitures sont les premières responsables, mais les émissions générées par les avions décollent !

Moi aussi J’agis Si la voiture de mes parents a la climatisation, je leur demande de l’utiliser le moins possible. Elle consomme beaucoup d’énergie et contribue donc au réchauffement de 11 la planète.


Numéro hors-série réalisé avec la participation de la

Sapristi est édité par l'association Sapristi (loi 1901) dans le but de sensibiliser les enfants à leur environnement quotidien, politique, économique, social, technique et culturel. Son siège social est à Bordeaux, 37 rue de Laseppe - BP 45 - 33029 Bordeaux cedex. Directeur de la publication : Olivier Pelisse Rédacteur en Chef : Emmanuel de Lestrade

Réalisation : Editions Papote, tél. 05 56 61 04 38 Illustrations : Sophie Maxwell Photos : Laurent Wangermez - Cub Directeur artistique : Charles Maubé

Impression : BLF Impression Le Haillan (33) N° ISSN 1252 - 6746

Dépôt légal Juin 2009

Rédaction : Emmanuel de Lestrade avec les élèves de la classe de CM2 de Mme Carole Chouvac à l’école élémentaire du Centre au Haillan: Alexandra, Paul, Ines, Cécile, Lucas, Malika. Lucie, Charlotte, Tom, Quentin, Joachim, David, Bastien, Justine, Oriane, Fanny, Maxime, Keissy, Pierre, Marine, Valentin, Margot, Victor, Chloé, Cindy, Erwan, Tom, Charles et Ismail.

9, és 0 g 20 ga b n en s Cu i ju rs on la us i 19 lie ct ec -vo y e au éco s a av ez av d r e 15 00 d es en ng rt. s n r u D 3 5 an en nt Fo efo d oy e de u s e it onn rc nq l c o d pa Bla c é se u à a


Sapristi - juin 2009