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Impacts

Quel type de production ? Après la révolution industrielle, le remembrement a entraîné une modification de l’organisation des champs. Les villes se sont développées et ont grignoté peu à peu les surfaces agricoles. Ainsi, trois agricultures ayant des impacts différents sur l’environnement cohabitent actuellement sur le territoire français. L’agriculture dite intensive est un système de production agricole qui cherche à obtenir un rendement maximum par l’usage important d’intrants (engrais, pesticides). Les dégâts écologiques peuvent être sérieux comme la pollution des eaux ou la dégradation de la biodiversité. En France, cette agriculture est remplacée par l’agriculture raisonnée. En cours de réglementation, elle cherche aussi un rendement important par l’utilisation limitée et efficace d’intrants tout en accordant une place plus importante au respect de l’environnement et de la santé. Enfin, l’agriculture biologique, plus chère de 20 à 30% est la plus respectueuse de l’environnement et de la santé. En France, elle répond à un cahier des charges strict qui permet d’obtenir le label AB. Ce label assure que les aliments n’ont subi aucun traitement chimique de synthèse. (cf. fiche F « J’écoconsomme, … »chapitre 5) Par ailleurs, la variété paysagère occupe un rôle déterminant dans la diversité des espèces floristiques et faunistiques. En effet, une zone aux paysages variés pourra produire plus d’aliments et offrir une diversité d’habitat et de nourriture pour les espèces présentes. Les plaines céréalières, du fait de leur uniformité, ne sont pas des refuges intéressants pour la faune comme pour la flore. Elles isolent les êtres vivants et les empêchent de se retrouver pour se reproduire. Elles contribuent aussi à ‘appauvrissement génétique. Aujourd’hui, sur les 30 000 espèces de plantes comestibles dans le monde, 9 fournissent 75% de l'alimentation humaine ! La disparition des petits territoires, au profit de l’extension de grandes cultures ou de zones bâties est une menace pour la biodiversité. Ainsi, des projets voient le jour visant la sauvegarde d’un aliment et par ce biais, de son paysage associé. Les pesticides Pesticide est devenu au XXe siècle le terme générique utilisé pour désigner toutes les substances naturelles ou de synthèse capables de contrôler, d'attirer, de repousser, de détruire ou de s'opposer au développement des organismes vivants (microbes, animaux ou végétaux) considérés comme indésirables pour l'agriculture, l'hygiène publique (par exemple les cafards dans les habitations), la santé publique (les insectes parasites (poux, puces) ou vecteurs de maladies telles que le paludisme et les bactéries pathogènes de l'eau détruites par la chloration), la santé vétérinaire, ou les surfaces non-agricoles (routes, aéroports, voies ferrées, réseaux électriques...). Le terme « pesticide » couvre un champ plus vaste et général que les expressions « produit phytosanitaire » ou « produit phytopharmaceutique » car il englobe tous les produits destinés à lutter contre tous les dits nuisibles, ou indésirables (ex : les champignons qui pourraient attaquer une charpente) et les médicaments vétérinaires destinés à protéger les animaux domestiques, gibiers ou de compagnie (par exemple, le collier anti-puces pour chien). Il existe plusieurs familles de pesticide :


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Acaricides : contre les acariens, Anti-russetings : contre la rugosité des pommes, Bactéricides : contre les bactéries, Corvicides et corvifuges : contre les corbeaux, Fongicides : pour l'inhibition ou la prévention du développement des champignons herbicides, désherbants, phytocides ou débroussaillants : pour la destruction de plantes indésirables (aussi appelées mauvaises herbes ou adventices), Insecticides : pour la destruction ou la prévention du développement des insectes, Molluscicides : contre les limaces, les escargots,

Nématicides : contre les nématodes, Parasiticides : contre les parasites, Répulsifs contre le gibier et les oiseaux, Rodenticides : contre les rongeurs (ragondins, campagnols, rats, souris, surmulots...), • Régulateurs de croissance : pour la prévention de la croissance excessive d'une plante (lutte contre la verse chez le blé), les antigerminants, les produits favorisant la résistance des plantes, le bouturage, la mise en fruit, • Taupicides : contre les taupes, • Virucides : contre les virus. • • •

Un pesticide est composé d'un ensemble de molécules comprenant : Une (ou plusieurs) matière active à laquelle est due, en tout ou en partie, l'effet toxique. Un diluant qui est une matière solide ou un liquide (solvant) incorporé à une préparation et destiné à en abaisser la concentration en matière active. Ce sont le plus souvent des huiles végétales dans le cas des liquides, de l'argile ou du talc dans le cas des solides. Dans ce dernier cas le diluant est dénommé charge. Des adjuvants qui sont des substances dépourvues d'activité biologique, mais susceptibles de modifier les qualités du pesticide et d'en faciliter son utilisation. Il existe de part le monde près de 100'000 spécialités commerciales autorisées à la vente, composées à partir de 800 matières actives différentes. 15 à 20 nouvelles matières actives s'y rajoutent tous les ans. Les propriétés d'un pesticide découlent pour l'essentiel de la structure de sa matière active. Celle-ci présente 3 parties (ce découpage est artificiel, aucune partie ne pouvant être littéralement séparée): • une structure active, qui assure le pouvoir pesticide. • des fonctions chimiques assurant la plus ou moins grande solubilité dans l'eau. • une partie support pour les deux autres conditionnant la solubilité dans l'huile. • Cette notion de solubilité est importante car c'est l'affinité d'un pesticide pour l'eau ou les corps gras qui va conditionner sa pénétration dans l'organisme cible. (source : Wikipedia).

Les engrais Les engrais sont des substances, le plus souvent des mélanges d'éléments minéraux, destinées à apporter aux plantes des compléments d'éléments nutritifs de façon à améliorer leur croissance et augmenter le rendement et la qualité des cultures. L'action consistant à apporter un engrais s'appelle la fertilisation. les engrais font partie des produits fertilisants. Les engrais organiques sont généralement d'origine animale ou végétale. Les engrais minéraux sont des substances d'origine minérale, produits soit par l'industrie chimique, soit par l'exploitation de gisement naturels (phosphate, potasse). L'industrie chimique intervient surtout dans la production des engrais azotés, qui passe par la synthèse de l'ammoniac à partir de l'azote de l'air, moyennant un apport important d'énergie fournie par le gaz naturel (qui fournit également l'hydrogène). De l'ammoniac sont dérivés l'urée et le nitrate. Elle intervient également pour la fabrication des engrais complexes, qui sont constitués par des sels résultant de la réaction d'une base avec un acide. Les engrais composés peuvent être de simples mélanges, parfois réalisés par les distributeurs (coopératives ou négociants).


L'utilisation des engrais entraîne deux types de conséquences qui peuvent comporter des risques sanitaires (atteinte à la santé de l'homme) ou des risques environnementaux (dégâts sur les écosystèmes). Effets sur l'environnement et la santé Le risque sanitaire le plus connu est celui relatif à la consommation d'eau riche en nitrate (fertilisation en azote) par le nourrisson. Le risque environnemental le plus cité est celui de la pollution de l'eau potable ou de l'eutrophisation des eaux, lorsque les engrais, organiques ou minéraux, sont répandus en trop grande quantité par rapport aux besoins des plantes et à la capacité de rétention des sols (fonction notamment de sa texture), et que les éléments solubles sont entraînés vers la nappe phréatique par infiltration, ou vers les cours d'eau par ruissellement. Plus généralement, les conséquences de l'utilisation des engrais, qui peuvent comporter des risques et qui sont soumises à la critique, sont les suivantes : • • • • • • •

Effets sur la qualité des sols, leur fertilité, leur structure, l'humus et l'activité biologique ; Effets sur l'érosion ; Effets liés au cycle de l'azote et à la toxicité des nitrates dans les eaux potables ; Effets liés à la dégradation des engrais inutilisés, qui émettent des gaz à effet de serre (oxydes d’azote NO2 et N2O4) dans l’atmosphère ; Effets liés au cycle du phosphore ; Effets liés aux autres éléments nutritifs (potassium, soufre, magnésium, calcium, oligo-éléments) ; Effets liés à la présence de métaux lourds (cadmium, arsenic, fluor) ou d'éléments radioactifs

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(significativement présent dans les phosphates, et dans les lisiers de porc pour les métaux lourds) ; Effets sur les parasites des cultures ; Eutrophisation des eaux douces et marines ; Effets sur la qualité des produits ; Pollution émise par l'industrie de production des engrais ; Utilisation d'énergie non renouvelable ; Epuisement des ressources minérales ; Effets indirects sur l'environnement, du fait de la mécanisation pour l'agriculture intensive et les épandages. (source : Wikipedia)

Les OGM Un organisme génétiquement modifié ou OGM est « un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par génie génétique, soit pour accentuer certaines de ses caractéristiques ou lui en donner de nouvelles considérées comme désirables, soit au contraire pour atténuer, voire éliminer certaines caractéristiques considérées comme indésirables » selon la Commission de l’éthique de la science et de la technologie du Québec. Au sein de l'Union européenne, la directive 2001/18/CE définit un OGM comme suit : « Un organisme génétiquement modifié est un organisme (à l'exception des êtres humains) dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne peut s'effectuer naturellement par multiplication et/ou par recombinaison. » Avantages et risques des OGM Les OGM offrent, selon leurs partisans, d’importantes possibilités économiques, écologiques et de développement humain. En parallèle, les partisans de la lutte anti-OGM estiment que les OGM posent des risques sanitaires et environnementaux importants. Au nom du principe de précaution, la majorité d'entre eux demandent l’arrêt total des cultures en plein champ. La réglementation des organismes génétiquement modifiés est très variable selon les pays ; des mesures juridiques très diverses ont été prises dans le monde concernant la recherche, la


production, la commercialisation et l'utilisation des OGM, dans leurs divers domaines d'application (agricole, médical,…). En Europe, ces mesures sont généralement particulièrement restrictives. (source : Wikipedia) www.ogm.gouv.fr : site interministériel sur les OGM

Quel type de transformation et de conservation ? Les aliments soumis à de fortes transformations suivent un processus de production compliqué. Une utilisation accrue d’énergie et un emballage plus important en sont souvent les conséquences. Un exemple :

Les additifs Emulsifiants, antioxydants, E211, E471, E 1025… de nombreuses appellations mystérieuses figurent sur les étiquettes et font souvent la part belle aux rumeurs. On les a dits « cancérigènes» un jour, « toxiques » le lendemain. Qui se cachent derrière ces noms de code, qui sont ces « additifs » ? Un additif est une substance que l’on ajoute aux denrées alimentaires pour remplir colorer, sucrer ou conserver. Il en existe plusieurs catégories. Les plus connus sont les colorants et les conservateurs. Les premiers permettent de modifier la couleur d’un produit et de lui conférer un aspect attrayant. Si on leur reproche souvent d’être chimiques, il ne faut pas oublier que certains sont tout de même parfaitement naturels comme la cochenille, qui teint en rouge, la chlorophylle, en vert, ou le caramel en brun. Les conservateurs, quant à eux, empêchent les bactéries d’envahir les aliments et de maintenir leur qualité nutritive. On trouve ensuite les antioxydants, qui ralentissent les phénomènes d’oxydation, les émulsifiants, épaississants et gélifiants qui permettent l’homogénéisation de produits ne pouvant se mélanger naturellement, les révélateurs de goûts, qui augmentent l’intensité des saveurs, et les édulcorants, qui servent à sucrer les aliments ou à remplacer le sucre pour les produits light. La plupart sont des produits chimiques de synthèse mais certains peuvent être issus d’éléments naturels comme la pectine (E440) qui est un gélifiant obtenu à partir d’écorces d’orange ou d’épluchures de pomme.


L’utilisation de tous ces additifs est strictement réglementée. Leur toxicité est étudiée et il n’est possible de les utiliser que s’ils n’induisent pas le consommateur en erreur et qu’ils ne présentent aucun risque pour la santé. Leur utilisation semble donc sans danger. Et reste un bon moyen pour les professionnels de l’agroalimentaire de donner du goût (ou de l’odeur) à des produits qui n’en n’ont que peu ou pas du tout… E100 à E180

Colorants alimentaires

E200 à 297

Conservateurs

E300 à E321

Anti-oxydants

E322 à E495

Emulsifiants, stabilisants, gélifiants

E500 à E585

Acides, alcalis, etc...

E620 à E641

Révélateurs de goût

E900 à E1520

Divers

Quel emballage ? Les emballages sont nécessaires afin d’offrir aux consommatrices et consommateurs un produit sûr, répondant aux normes d’hygiène et à l’abri des influences extérieures. Ils sont aussi porteurs d’informations sur le produit telles la composition, la valeur nutritive, le lieu de fabrication et l’utilisation. En règle générale, les produits peu ou pas transformés ont besoin d’un emballage moins conséquent. En revanche, les produits fortement transformés et les produits finis nécessitent plus de traitements. Les emballages génèrent différentes nuisances environnementales de leur fabrication (cf. dossier A) à leur traitement (cf. dossier E)

D’où viennent les aliments que nous achetons ? De nombreux aliments sont produits dans notre pays et même dans chacune de nos régions. Au contraire de nombreuses marchandises font le tour du monde avant de se trouver sur nos tables. De plus, en prenant en compte les différentes étapes comme la transformation, l’emballage, l’étiquetage, le lieu de distribution, un pot de yaourt à la fraise peut parcourir des milliers de kilomètres sans que nous le sachions. L’impact provoqué par les transports représente pourtant un poids prépondérant dans la pollution atmosphérique et la hausse de l’effet de serre (cf. fiche … Ecomobilité). Notons que si la distance n’est pas le seul facteur de pollution, le moyen de transport utilisé joue aussi un rôle important. Ainsi le transport d’un aliment parcourant plus de 20 000 km depuis la Nouvelle-Zélande (comme certains kiwis par exemple) en bateau sera moins générateur de gaz à effet de serre qu’un autre importé par avion d’Afrique du Sud (9 000 km). Faire venir des produits de loin est lourd de conséquence.


Quelques exemples • • • •

Un fruit produit sur un autre continent parvenu jusqu'à nous en avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole qu'un fruit local et de saison. De tous les camions qui circulent sur nos routes, la moitié transporte des aliments ou des produits agricoles. Le plaisir de manger des cerises à Noël vaut 11 000 km de transport en avion depuis l’Argentine. Il faut trois fois plus d'énergie pour traiter et transporter les aliments que pour les produire.


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