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ÉDITION 2012 / 2013 REGARDS SUR MON PAYSAGE CONSEIL en ARCHITECTURE, URBANISME et ENVIRONNEMENT de la VENDÉE, 45 boulevard des Etats-Unis, BP 685, 85 017 la Roche sur Yon cedex. Pour tout renseignement, contactez-nous au 02 51 37 44 95 ou sur le site http://www.caue85.com ISBN : 978-2-918010-22-7

regards sur mon paysage édition 2012 / 2013


ÉDITION 2012 / 2013 REGARDS SUR MON PAYSAGE CONSEIL en ARCHITECTURE, URBANISME et ENVIRONNEMENT de la VENDÉE, 45 boulevard des Etats-Unis, BP 685, 85 017 la Roche sur Yon cedex. Pour tout renseignement, contactez-nous au 02 51 37 44 95 ou sur le site http://www.caue85.com ISBN : 978-2-918010-22-7


C’est bizarre parce que c’est la nature, mais c’est pas naturel.

Lou,

Challans

Ce projet pédagogique a été élaboré par le CAUE avec le soutien de : .. L’Inspection Académique de la Vendée .. La Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique de la Vendée .. Le Centre Départemental de Documentation Pédagogique de la Vendée .. Le Service Développement Culturel Jeunesse du Conseil Général de la Vendée .. L’Historial de la Vendée


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Regards sur mon paysage / ĂŠdition 2012-2013


sommaire Le mot du Président du CAUE de la Vendée  Le mot du Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale de La Vendée  Le projet

p. 04 p. 05 p. 07

Travail individuel mon paysage et moi un paysage fabriqué ressentir le paysage le paysage change paysages imaginés

p. 09 p. 11 p. 23 p. 33 p. 45 p. 55

Travail collectif

p. 61

Points de vue Les missions du CAUE de la Vendée Contributions et remerciements 

p. 103 p. 109 p. 110

l’empreinte de l’Homme sur le paysage “naturel”

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Joël SARLOT Président du CAUE de la Vendée

Le CAUE de la Vendée, dans le cadre de ses missions de sensibilisation à l‘architecture, à l’urbanisme et à l’environnement a initié voici deux ans une action pédagogique : “Regards sur mon Paysage”. Au vu de son succès, il a souhaité pérenniser cette démarche en la reconduisant. Après s’être intéressé, avec des enfants de différentes écoles primaires, au paysage familier, porteur de valeur et d’identité individuelle, le CAUE a, cette fois-ci, proposé à un public semblable d’appréhender la dimension collective de son environnement par la découverte de l’empreinte de l’homme sur celui-ci. 20 classes de CE2, CM1 et CM2, sélectionnées sur le département, ont participé à ce projet mené en partenariat avec le Conseil Général de la Vendée, l’Inspection Académique, la Direction de l’Enseignement Catholique et le Centre Départemental de Documentation Pédagogique. Il s’agissait d’aborder la façon dont l’activité humaine caractérise et fait évoluer le territoire, en développant chez les enfants une sensibilité, une compréhension de leur environnement et en attirant leur attention sur la fragilité des espaces ordinaires qui les entourent. Le reportage photographique de ces écoliers de 8 à 10 ans vous est ici restitué. Ces 450 regards portés sur des paysages ordinaires de 18 communes du département, enrichis par un travail d’investigations, d’échanges et de rencontres avec les habitants et les élus, donnent naissance à ce nouvel ouvrage, intitulé “l’empreinte de l’homme sur le paysage “Naturel”. Bonne lecture !

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


Benoît Dechambre Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale de La Vendée

Les élèves de Vendée ont accroché leur regard sur un environnement proche et pourtant parfois difficile à décoder. Encouragés par leurs enseignants, ils ont été amenés à interroger la pertinence d’un paysage dit “naturel”. Peu à peu, ils ont pu percevoir un environnement sans doute familier mais toujours en mouvement et fortement marqué par l’empreinte de l’homme. Cette action, en partenariat avec le CAUE de La Vendée, s’inscrit pleinement dans une dynamique éducative citoyenne. Elle participe à ouvrir l’esprit des élèves à la diversité des territoires ; ils ont dû enquêter, tels de véritables détectives, pour réinterroger les paysages quotidiens de leur commune. Ce faisant, ils ont mobilisé des savoirs et des compétences dans une situation concrète et motivante. Aussi, j’encourage vivement chacun à s’approprier ce magnifique recueil, deuxième opus de l’opération Regards sur mon paysage, afin de partager les riches découvertes des classes engagées et de percevoir, au-delà de la qualité des travaux, la sensibilité des élèves.

l’empreinte de l’Homme sur le paysage “naturel”

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Photographies et commentaires des élèves des classes de : CE2 École publique Le Dauphin Bleu, Angles CM1/CM2 École publique René Goscinny, Beaulieu-sous-La-Roche CM1/CM2 École publique Sol et Vent, Brem-sur-Mer CE2 École publique de la Croix Maraud, Challans CE2 École publique Bouron Massé, Fontenay-le-Comte CM2 École privée Saint-Louis Grosbreuil CM1/CM2 École publique La Rivière aux enfants, Grosbreuil CM2 École privée Sainte-Anne, l’Île d’Olonne CE2/CM1/CM2 École privée Saint-Hilaire, l’Île d’Elle CM2 École Primaire privée Saint-Nicolas, la Ferrière CM2 École élémentaire publique Laënnec, La Roche-sur-Yon CM2 École privée Sainte-Marie, Le Fenouiller CE2/CM1/CM2 École privée Saint-Joseph, les Châtelliers-Châteaumur CM1/CM2 École privée Sainte-Marie, Les Clouzeaux CM1/CM2 École publique des Sources, Mouzeuil-Saint-Martin CM1/CM2 École publique Georges Brassens, Nalliers CM2 École publique des Maines, Saint-Georges-de-Montaigu CE2 École privée Les Roseaux, Soullans CM1/CM2 École élémentaire publique, Soullans CE2/CM1/CM2 École privée Sainte Marie, Tallud-Sainte-Gemme

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


Regards sur mon paysage : le projet Dans le cadre de ses missions de sensibilisation à l‘architecture, à l’urbanisme et à l’environnement, le CAUE de la Vendée a souhaité mener le projet Regards sur mon paysage avec les scolaires. Il s’agit de développer chez les enfants une sensibilité, un sens critique et une compréhension de leur environnement, d’attirer leur attention sur la fragilité des paysages ordinaires qui les entourent. L’empreinte de l’homme sur le paysage “naturel” Ce projet aborde le rapport entre l’homme et le territoire, la façon dont l’activité humaine le marque et le fait évoluer. Après s’être penché sur le paysage familier, intime, porteur de valeur et d’identité individuelle (“Regards sur mon paysage : le paysage familier”, paru en 2011), ce second volet appréhende la dimension collective du paysage. Sensibiliser les enfants à leurs paysages Les objectifs pédagogiques sont liés au programme “sciences expérimentales et technologie” du cycle 3, aux arts visuels et à la maîtrise de la langue. Le projet engage les élèves de cycle 3 à réfléchir sur la notion de paysage collectif, façonné par l’homme, pour répondre à ses besoins. 20 classes de CE2, CM1 et CM2 ont participé au projet Mené en partenariat avec le Conseil Général de la Vendée, l’Inspection Académique, la Direction de l’Enseignement Catholique et le Centre Départemental de Documentation Pédagogique, le projet Regards sur mon Paysage a permis aux élèves de 20 classes de cycle 3 d’analyser le rapport entre l’Homme et le Territoire. Les paysages de 18 communes du département vus par les 8-10 ans. Les élèves ont d’abord observé le paysage “naturel” dans lequel ils vivent, puis repéré l’empreinte de l’Homme avant de la photographier. Un court texte accompagnant la photographie fait part de leur réflexion ou de leur attachement au paysage photographié. Une ouverture sur la vie communale Au-delà du travail de recherche et d’investigation, le projet est l’occasion de rencontrer les habitants : élus, agriculteurs, artisans, associations, anciens,… et de découvrir les richesses, l’histoire ou les savoir-faire locaux.

l’empreinte de l’Homme sur le paysage “naturel”

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Regards sur mon paysage / ĂŠdition 2012-2013


travail individuel Cette première approche constitue un préalable au travail collectif. Ainsi, les enfants ont réalisé, sur leur temps personnel, une photographie d’un paysage “naturel” dans leur commune, qui les touche. Chacun a ensuite écrit un texte “libre” sur le registre du sensible exprimant son ressenti au moment de la prise de la photographie et les raisons de son choix. Les pages suivantes vous présentent une sélection, opérée par le comité de pilotage, basée sur la pertinence du commentaire et de la photographie avec le thème. Les photographies des enfants sont ici regroupées en cinq chapitres : . mon paysage et moi, . un paysage fabriqué, . ressentir mon paysage, . le paysage change, . paysages imaginés.

l’empreinte de l’Homme sur le paysage “naturel”

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mon paysage et moi Les photographies et les textes nous livrent un petit morceau d’histoire vécue par l’enfant : son quotidien, ses souvenirs, ses pratiques du paysage ou ce qu’il y projette.

l’empreinte de l’Homme sur le paysage “naturel”

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J’imagine des gens se balader, faire du vélo sur le chemin et écouter le chant des oiseaux, sentir l’odeur du champ.

Jeanne Challans

J’ai appris à faire du vélo sans roulettes sur ce chemin qui est devenu une route depuis 2 ans. Avant il y avait plein de cailloux et c’était plus difficile pour rouler.

Léa L’Île-d’Olonne

On se promène à pied ou à vélo et on s’arrête à chaque fois pour voir s’il y a de l’eau.

Marianne Grosbreuil

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Cette photo représente l’étang creusé par mon papy. Ce paysage gelé et lumineux a été pris au lever du jour avec l’arrivée du soleil.

Gabin,

Les Châtelliers-Châteaumur

l’empreinte de l’Homme sur le paysage “naturel”

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J ‘adore passer ici en vélo avec mon père et mon frère. Ce pont a été construit il y a longtemps. En été, il n’y a pas ou peu d‘eau mais en hiver c’est parfois l’inondation. Ici, j’écoute l’eau et le bruit des arbres mais parfois on entend des coups de fusil.

Laïla Mouzeuil-Saint-Martin

Quand je trouve un petit pont, même très vieux ou un peu cassé, l’aventure dans les marais peut continuer.

Antonin L’Île-d’Olonne

Un pont pour aller dans les champs.

Arnaud Le Fenouiller

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On fait une partie de vélo entre les champs ?

Thitouan,

Le Fenouiller

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J’aime bien ce paysage, ça sent très bon, c’est joli. C’est un endroit où j’aime faire des ricochets.

Galdric,

Angles

Je vais souvent pique-niquer ici avec ma tata et mes cousins.

Nicolas,

Grosbreuil

J’aime prendre la route du marais. J’y vais tous les matins, tous les après-midi. Je me sens bien et seule.

Noémie,

Angles

Ma future maison. C’est elle que je vois tous les jours. Cela sera ma prochaine maison, ça me rend heureuse.

Sylvanie Beaulieu-sous-la-Roche

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


Prendre l’air de la mer.

Arthur Brem-sur-Mer

Le tout premier pont que j’ai connu. J’adore le traverser en vélo et m’évader dans les marais.

Stanley,

L’Île-d’Olonne

Quand je vois ce pont, j’ai envie de le traverser.

Clara Brem-sur-Mer

C’est génial de s’aventurer dans les marais en barque. J’adore !

Clément,

L’Île-d’Olonne

l’empreinte de l’Homme sur le paysage “naturel”

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Un étang. Ce très joli coin de pêche.

Brayton Beaulieu-sous-la-Roche

Une envie de rêver et de pêcher.

Zoé,

L’Île-d’Elle C’est une belle vue de mon jardin. Le poulailler est fabriqué par mon père.

Jeanne Les Châtelliers-Châteaumur

C’est un endroit agréable pour la pêche. C’est reposant.

Au gré de l’eau.

Estébane, 18

le Fenouiller

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013

Tom Les Châtelliers-Châteaumur


Ce matin, c’est illuminé et nuageux. J’ai envie de grimper à un arbre.

Colin,

L’Île-d’Elle

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J’étais heureux. C’était silencieux, j’avais froid. J’ai pensé que j’étais un espion caché derrière les roseaux.

Pierre,

Soullans

Quand je vois ce tronc emporté par le courant, je voudrais monter dessus comme sur un radeau.

Inès Saint-Georges-de-Montaigu

Je viens ici pour pêcher des écrevisses avec mon père. Parfois, des voitures passent mais sinon, on entend aucun bruit sauf le vent dans les peupliers.

Matéo Mouzeuil-Saint-Martin

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


J’aime me promener sur ce chemin paisible où j’entends les oiseaux.

Chloë Soullans

C’est un de mes endroits préférés. J’adore y venir chasser avec mon père. J’aime marcher dans ces vallées cultivées et silencieuses.

Landry,

Mouzeuil-Saint-Martin

Je vais souvent dans le marais avec mon père. J‘aime cet endroit car il n’y a pas de bruit.

Éloïse Mouzeuil-Saint-Martin Ca m’a fait plaisir de prendre ces arbres alignés. Ca m’a fait penser à ma maman quand elle était petite : c’est elle qui les a plantés.

Maïana,

Soullans

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Regards sur mon paysage / ĂŠdition 2012-2013


un paysage fabriqué Avec humour et poésie, les enfants nous font partager leurs visions de paysages fabriqués par l’homme, au travers des ouvrages, des lignes, des motifs qui les ont marqués.

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Ce qui est amusant ce sont les pieds tordus de la vigne tout près des marais.

Justine,

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L’Île-d’Olonne

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


La route passe au travers d’une haie d’automne tunnel.

Flavio,

Grosbreuil

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La nature a besoin de tuteurs pour pousser droit.

Léo,

Brem-sur-Mer

J’imagine des hommes planter des arbres. J’imagine entendre le vent qui souffle.

Mattéo,

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Challans

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013

Le géant nous laisse sa trace.

Louis,

Brem-sur-Mer

J’aime bien cette photo car la nature se mélange avec les maisons.

Mélanie,

Grosbreuil


Il y a deux choses que l’homme a faites : le chemin et il a planté les arbres car ils sont alignés.

Olivia,

Les Clouzeaux

Les arbres protègent les constructions de l’homme.

Léa,

Grosbreuil

Le mélange de la Nature et de choses fabriquées par l’homme raisonne gaiement dans mes oreilles.

Alicia Mouzeuil-Saint-Martin

On dirait une porte. Comme il y a la digue, Soullans ne va pas inonder. On peut se promener.

Nathan,

Soullans

Beau, Aquatique, Rayonnant, Réserve d’eau, Admiré, Gestion de l’eau, Entretien des digues.

Amandine,

Le Fenouiller

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le pont en béton facilite le passage de l’autre côté.

Ernie Tallud-Sainte-Gemme

La sapinière est séparée en deux à cause du chemin de fer : c’est comme une route qui a enlevé des arbres.

Romain,

Soullans La passerelle blanche permet de traverser de l’autre côté.

Laurie Tallud-Sainte-Gemme

Il faisait plutôt beau, c’était joli ce chemin avec ces arbres au bord de l’étier. C’est un endroit pour faire des randonnées.

Julie, 28

Soullans

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013

Les sillons me font penser aux allers-retours du tracteur.

Rémi,

Soullans


Champ cultivé ouvert où l’homme a travaillé.

Hugo,

Soullans

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Barrière d’arbres qui empêche le champ de s’étendre.

Laura,

Soullans

Au bout du chemin, le château d’eau majestueux fournit les maisons.

Candice,

Tallud-Sainte-Gemme

Je pense à l’homme qui a planté cet arbre il y a longtemps. Le petit chemin, ça doit être les traces de pas laissées au fur et à mesure des passages.

Evann,

Je vois le clocher, le château d’eau, un pylône et un poteau électrique. Qui est le plus grand ?

Maïna, 30

Soullans

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013

Soulllans

Les arbres enferment le champ cultivé.

Tom,

Soullans


Jour de promenade autour du splendide étang sur l’herbe toute verte.

Mathis Tallud-Sainte-Gemme

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Regards sur mon paysage / ĂŠdition 2012-2013


ressentir le paysage Les enfants nous proposent ici une partie invisible du paysage, directement issue de leur perception sensible.

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La Vendée me donne envie de me reposer au calme.

Nathan,

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L’Île-d’Elle

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Un champ demande au ciel gris : “Pourquoi tu es triste ?”

Cyril,

Fontenay-le-Comte

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Des champs vides tristes sous les nuages bleus.

Sapera,

Fontenay-le-Comte

Quand je suis dans la forêt, je me sens libérée mais petite par rapport à la grandeur des arbres.

Marie,

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Beaulieu-sous-la-Roche

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013

Quand je monte sur un ponton et que je regarde la mer, je pense à la vie.

Inès,

Brem-sur-Mer

J’ai entendu les oiseaux au bord de la rivière et le vent qui soufflait dans les arbres.

Joran,

Angles


J’entendais les oiseaux, je me sentais seule avec l’eau calme et la bonne odeur. Je me sentais libre et ça m’a fait du bien.

Eloanne,

Angles

J’entends l’eau qui coule, je sens la Fraîcheur, je me sens bien.

Mate,

Angles

Les arbres géants me protègent. Je peux rester là autant que je veux, je m’y sens chez moi.

Alice Beaulieu-sous-la-Roche Ça sentait bon, c’était beau, j’ai vu des animaux.

Gabriel,

Angles

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Admirer ce paysage calme et ensoleillé pour se reposer.

Victorien L’Île-d’Elle

Ce paysage me donne une envie de nager, de pêcher et de rêver.

Marie,

L’Île-d’Elle

Telle quelle, la nature est belle. Où va ce chemin de si bon matin ?

Xavier La Ferrière

Envie de pique – niques et de se reposer en écoutant les oiseaux chanter.

Benoît, 38

LÎle-d’Elle

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


L’eau des marais est un vrai miroir.

Clémence,

L’Île-d’Olonne

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L’Yon fait grandir ces arbres et ces plantes. Il y a une place pour les feuilles mortes posées sur l’herbe et l’eau. On respire de l’air pur et frais.

Mokombo, La Roche-sur-Yon

Sous le pont coule la Sèvre. J’entends le vent qui souffle. C’est agréable. Il fait froid.

Evann Les Châtelliers-Châteaumur

Il y a des champs, des arbres et c’est beau… On peut voir loin.

Félix Les-Châtelliers-Châteaumur

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013

J’aime ce paysage très calme.

Colyne,

Le Fenouiller


La Vendée me donne envie de jouer, de courir, de rire, de vivre et de rêver.

Anaïs,

L’Île-d’Elle

Cette haie me raconte une histoire. Le soleil fait briller le champ. Le vent froid ressemble à un brouillard. Ce paysage est si paisible et si reposant.

Nathanaël,

La Ferrière

Naturel, reposant, tranquille, humide, forestier, libre.

Axelle,

La Ferrière

J’entendais les oiseaux qui chantaient, les poissons qui sautaient de l’étang. Je sentais la douceur de l’eau. Je ressentais la nature. Il y avait du bonheur en moi.

Solène,

La Ferrière

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L’endroit est calme et paisible. C’est là que les vaches et les taureaux viennent pour s’abreuver.

Simon Soullans

Air frais, paysage impressionnant et géant au coucher du soleil.

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Je sens l’odeur de la terre mouillée. J’entends le chant des oiseaux et le bruit de l’eau dans le calme de la campagne.

Camille,

Soullans

Odeur de bois humide et de feuilles mortes. Gouttes de pluie qui tombent par terre.

Margaux

Antoine

Les-Châtelliers-Châteaumur

Les-Châtelliers-Châteaumur

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


Je ressens la tranquillité.

Flavie,

Saint-Georges-de-Montaigu

Les champs sont entretenus. C’est un paysage calme et reposant.

J’aime le marais pour son étendue.

Quand je regarde ce paysage, je me sens attiré par l’eau.

Antoine

Valentin,

Titouan,

Soullans

Soullans

Les-Châtelliers-Châteaumur

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Regards sur mon paysage / ĂŠdition 2012-2013


le paysage change Par des réflexions pertinentes, les enfants questionnent, avec fantaisie et curiosité, l’évolution de leur paysage.

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Que ferons-nous de cet énorme trou une fois la carrière en fin d’exploitation ?

Mila Les Clouzeaux

J’ai vu grandir le champ de pins depuis que je suis petit.

Josselin L’Île-d’Olonne

La ferme a poussé comme un champignon en automne après la pluie.

Maxime Grosbreuil

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


Le champ de mon père est la frontière de la ville.

Quentin,

Grosbreuil

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De plus en plus de voies de contournement suppriment les terres agricoles.

Zoë Les Clouzeaux

J’ai choisi cet endroit car il a été planté par l’homme. C’est un champ à côté de chez moi. Ce sera bientôt une zone artisanale.

Antonin Les Clouzeaux

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


La nature recouvre lentement les traces de l’homme.

Kévin,

Grosbreuil

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J’aurais aimé voir quand il fonctionnait voir les gens qui travaillaient dedans.

Alice Beaulieu-sous-la-Roche

La nature reprend son territoire.

Lucas Grosbreuil

La nature est toujours présente au milieu du lotissement.

Adrien Grosbreuil

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


L’homme arrive bientôt un nouveau quartier va se construire.

Déborah, Grosbreuil

Rouges, oranges, jaunes Fougères multicolores Feuilles d’automne.

Lou,

Fontenay-le-Comte

Quand l’eau déborde, tout change dans le paysage : c’est magnifique !

Landry L’Île-d’Olonne

J’aime beaucoup voir dans le paysage les ruines du moulin.

Karwyn

J’espère que tous ces petits champs bordés de haies ne se transformeront pas trop vite.

L’Île-d’Olonne

Mathis,

Les Clouzeaux

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La dune est fragile !

Alexis,

Le Fenouiller

J’ai pris cette photo car ce champ va être un quartier.

Brice,

Les Clouzeaux J’ai choisi cette photo parce que plus tard ça va changer.

Marie,

Les Clouzeaux

À la place du champ, un nouveau lotissement va sortir de terre.

C’est un paysage magnifique, calme et ensoleillé. C’est le marais qui commence à être inondé.

Maëva, 52

Soullans

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013

Maxens Tallud-Sainte-Gemme


Par ce temps d’hiver les feuilles d’arbres couvrent le chemin où l’on se promène.

Jeanne Tallud-Sainte-Gemme

L’eau inonde tout et me prend au piège.

Sébastien,

Soullans

J’ai pris cette photo car cet endroit va devenir un sentier pédestre.

Romain Les Clouzeaux

L’hiver dans le communal, les fossés débordent et les prairies sont recouvertes d’eau.

Lola Mouzeuil-Saint-Martin

Le tracteur a labouré ce vaste champ.

Thaïs,

Soullans

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Regards sur mon paysage / ĂŠdition 2012-2013


paysages imaginés Les enfants s’inventent un paysage, en lui donnant une autre signification. Les photographies et les textes nous offrent leursingulière vision.

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Ces rails m’entraînent vers un grand voyage.

Anthéa,

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Soullans

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Depuis que nous avons lu les lettres de mon moulin de Daudet en classe j’imagine que des lapins et un hibou habitent dans notre moulin.

Clémence,

l’Île d’Olonne

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Un paysage de conte fantastique où tout peut arriver.

Jade,

Carla,

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l’Île d’Elle

l’Île d’Olonne

J’adore la verdure derrière les arbres, le reflet de l’arbre dans l’eau me fait penser à une toile d’araignée, et on ne sait plus dans quel sens il faut regarder la photo.

Mona,

Le champ de vigne me fait rêver.

la Roche-sur-Yon

Regards sur mon paysage / édition 2012-2013

La cabane flotte sur l’eau.

Clément,

Le Fenouiller


Mystérieux bois qui cachent des légendes.

Lucas, Fontenay-le-Comte

L’eau, la terre, le ciel ne font plus qu’un.

Louis,

L’Île d’Olonne

Les arbres emprisonnent le château d’eau. C’est comme un phare au milieu de la forêt.

Karen,

Soullans

L’étier s’est faufilé entre les herbes.

Kevin,

Soullans

Les buissons vont tomber dans l’eau…

Evan,

L’Île d’Olonne

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travail collectif Suite à la première étape individuelle, le travail collectif a pour but d’appréhender la dimension du paysage, dans toute son épaisseur et sa complexité, en croisant les approches et les regards. L’idée est de provoquer des échanges, des rencontres, des sorties sur le terrain, de recueillir des témoignages, de s’ouvrir à la vie communale, l’histoire locale, les habitants, la société… Dans cette optique un courrier a été adressé aux élus des communes concernéeset aux parents d’élèves. Le projetvise également à faire prendre conscience aux enfants des transformations de leur environnement, pour qu’ils puissent les comprendre et se situer dans cette évolution en tant que futur citoyen. Orchestré par chaque enseignant ce travail s’est avéré riche et dense, traitant soit de l’implantation de l’homme, de la gestion de l’eau, de l’exploitation des ressources naturelles, de la préservation des milieux, ou de l’évolution du paysage.

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École publique Sol et Vent, Brem-sur-Mer

Le cordon dunaire figuration actuelle… les traces de l’hom- L’utilisation d’internet et notamment les vues aériennes ont amené les enfants à me, encore visibles ou invisibles. réinventer le paysage comme une moAprès la randonnée, il nous a fallu très saïque de couleurs, un tableau abstrait vite avoir recours à la carte IGN, outil dont la trame était constituée de la rétechnique dans lequel nous sommes alité des routes et de certains éléments entrés progressivement. Ce support, constitutifs de la carte. agrandi, découpé, décalqué, étudié du Nous sommes donc passés de la réalité point de vue de ses symboles, de ses du paysage à sa transcription mathécouleurs, de ses lignes a petit à petit été matique que constitue la carte IGN, pour maîtrisé par les enfants. Ceci d’autant ensuite en donner une vision artistique. Dans un second temps, extrait de cette plus que parallèlement nous y faisions variété, un élément constitutif particu- souvent référence concernant les traces lier : le cordon dunaire séparant la mer du passé restant sur notre commune. du marais. Quelle est la part de naturel, (emplacement de villas romaines, four à quelle est la part de l’homme dans sa con- chaux, château, église, dolmen…).

Notre travail collectif, toujours en cours car trop ambitieux comprend en fait deux parties. D’abord, à partir des photos des enfants et d’une randonnée d’une demi-journée autour de l’école, faire prendre conscience de la variété des paysages qui constitue notre environnement proche ainsi que de leur évolution dans le temps (l’empreinte de l’homme).

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Regards sur mon paysage / édition 2012-2013


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CE2 École publique Bouron Massé, Fontenay-le-Comte

Habiter dans la plaine Avec la classe, nous avons choisi de questionner l’endroit où nous vivons : Notre quartier, ses paysages, son emplacement dans Fontenay le Comte mais aussi son emplacement géographique et son passé. Mme Giroire, animatrice de l’architecture et du patrimoine de la ville de Fontenayle-Comte, nous a ainsi communiqué des documents iconographiques qui nous ont permis de nous documenter sur le passé de la ville et de notre quartier et nous ont permis de comprendre les raisons

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de l’implantation de Fontenay le Comte à cet endroit. Puis nous nous sommes plus particulièrement intéressés au paysage de plaine dans lequel nous vivons : . à quoi ressemble-t-il ? . quels éléments le composent ? . est-ce un paysage naturel ? . quelles ressources l’homme y exploite-t-il ? Grâce à l’éclairage de Mélanie Laplace, animatrice de la LPO, nous avons pu réfléchir, à l’impact des activités humaines

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pour la faune de la plaine et à la manière de favoriser la biodiversité à travers l’exemple de l’Effraie des Clochers et de l’Outarde Canepetière. Nous avons pu étudier des documents différents : plans, cartes, photographies, dessins. Mme Courtial du CAUE est venue dans la classe pour intervenir sur la lecture de cartes.


Notre quartier s’appelle les Moulins Liots. C’est un quartier pavillonnaire. Il date d’une trentaine d’années, il est beaucoup plus récent que le centre-ville. Mais il y a longtemps, il y avait des moulins. C’est pour ça qu’il y a des dessins de moulins sur les immeubles. Il y a plusieurs noms de rues qui parlent de ce passé : rue du Moulin Fradet, allée des Meuniers, rue du Moulin Famine, rue du vent…

Alice & Jessica

La plaine est utilisée par l’homme pour l’agriculture. Cela favorise certains animaux et d’autres non. Les pesticides utilisés dans les champs empoisonnent les insectes, les rongeurs et les oiseaux qui les mangent. Toute la chaîne alimentaire est contaminée. Les machines qui coupent les récoltes tuent les animaux qui vivent dans les champs car il n’y a pas d’endroit où se réfugier.

Ismaël & Célien

La chouette effraie est un rapace nocturne. On la surnomme “la dame blanche”. Elle niche dans de vieux bâtiments. L’Effraie des Clochers se nourrit de rongeurs (campagnols, mulots,…) et parfois aussi d’insectes et d’oiseaux. Elle chasse la nuit dans les champs et au bord des routes. Elle avale ses proies en entier et elle recrache les poils et les os parce qu’elle ne peut pas les digérer : ce sont les pelotes de réjection.

Elorn, Ilyana & Emma Nous sommes dans la plaine. La plaine est un paysage plat avec peu de relief. On peut voir très loin. Les hommes y cultivent des grands champs en forme de polygones, surtout des céréales. Près de notre école, on trouve du colza et du ray-grass.

Benjamin & Charly

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École publique des Maines, Saint-Georges-de-Montaigu

Voir l’invisible Au départ nous cherchions juste à voir l’invisible ! Tel Hermès qui cherchant à connaître l’avenir avait d’abord dû apprendre à voir le présent, nous avons essayé d’apprendre à voir ce qui est sous nos yeux mais qui est pourtant invisible. “Je voudrais apprendre à prédire l’avenir.” dit Hermès. La nourrice le fixa durement : “Pourquoi veux-tu savoir ce qui va exister ? Sais-tu déjà voir ce qui existe autour de toi ?” Le jeune dieu hésita puis répondit : “Non. Apprends-moi.” La vieille femme au visage sévère fit signe à Hermès de s’approcher. “Penche-toi sur ce ruisseau, raconte-moi ce que tu vois”, lui dit-elle. Hermès regarda l’eau

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qui coulait et répondit : “Bonne nourrice, je ne vois rien que de l’eau qui court sur des cailloux.” “Quand tu repartiras d’ici, tu y verras mille trésors cachés”, dit-elle. Elle prit le baluchon du garçon et le conduisit dans la grotte où elle dormait. Hermès resta sept jours et sept nuits avec la première nourrice, qui s’appelait Antalia. Au bout du septième jour, Antalia retourna au bord du ruisseau avec Hermès et lui demanda : “Penche-toi sur cette eau qui coule et dis-moi ce que tu vois.” Hermès s’accroupit au-dessus du ruisseau et voici ce qu’il dit : “Je vois la courbe dansante et gracieuse de l’eau qui court,

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je vois les éclats d’or du soleil qui se reflètent à la surface, je vois le petit poisson argenté blotti sous cette pierre, je vois l’algue verte qui ondule au courant, je vois l’insecte qui glisse en patinant, et je vois les traces des pas des animaux venus boire. Je sens l’odeur fraîche de la mousse et celle des jacinthes. J’entends la musique des gouttelettes qui frappent le rocher. J’entends les libellules qui frôlent l’eau de leurs ailes vibrantes. J’entends le chant des petites grenouilles tapies derrière les brins d’herbe.” Voir l’invisible consistait à prendre le temps, savoir s’arrêter et regarder.


La photo a été prise à un endroit qui s’appelle “les deux rives”. Monsieur Vachon nous a dit que nous avions fait un bon choix car l’ancien nom de Saint-Georges-de-Montaigu est “Durivum”, ce qui veut dire : les deux rives.

Parmi toutes les photos que nous avons prises, nous en avons choisi une à regarder en détail. Nous devions décrire cette photo en écrivant le nom d’une chose que l’on voyait.

Un 3e pont a été construit en 1962-1963. C’est celui que nous utilisons aujourd’hui. La R.N 137 passe dessus. C’est une très longue route qui va de Saint-Malo à Bordeaux et elle passe juste à côté de notre école.

C’est donc munis d’un appareil photo que les élèves ont flâné autour de chez eux à la recherche de belles images et à l’affût de leurs propres sentiments. Cette dernière tâche ne fut pas simple. Ensuite, munis d’une carte de la commune, nous avons situé les endroits où avaient été prises ces photos. Nous avons constaté alors que les élèves habitaient soit dans des lotissements soit dans des “villages”. Nous avons essayé de comprendre comment était née cette organisation. Si nous avons deviné assez facilement comment se créaient les lotissements, l’origine des “villages” qui sont en fait des hameaux était plus

floues. Nous avions bien des hypothèses mais peu de certitudes. Une seule solution : Monsieur Vachon. La mémoire vivante de la commune ! nous avons alors compris pourquoi les Hommes s’étaient installés là, à proximité des cours d’eau comme nous l’avions pensé. Nous avons également choisi une photo parmi toutes celles qui avaient été prises pour l’analyser. Nous y avons trouvé beaucoup de choses mais là encore nous avions beaucoup de suppositions et peu de certitudes. Monsieur Vachon nous a donc accompagné sur le site et nous a expliqué l’histoire de ce lieu. Sans le

savoir nous avions trouvé l’endroit qui a donné son ancien nom à notre commune (Durivum qui signifie deux rivières) et à notre école : l’école des Maines. Nous nous sommes aussi rendu compte qu’à cet endroit il y avait trois ponts dont le pont “romain”, classé aux monuments historiques et le pont actuel sur lequel passe la RN 137 qui va de Saint-Malo à Bordeaux ! Nous avons découvert également l’existence du petit train qui allait jusqu’à Montaigu à la vitesse d’un vélo ! Tout ça à partir d’une photo ! Nous ne pensions pas qu’il y avait tant de choses à voir dans l’invisible !

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École élémentaire publique, Soullans

L’implantation de Soullans entre marais et bocage ? Les photos prises par les élèves montrent deux types de paysages qui cohabitent sur la commune de Soullans : le marais et le bocage. Cette dualité suscite l’intérêt des élèves qui ont cherché à comprendre comment était le paysage de leur commune avant celui qu’ils voient aujourd’hui et comment on est passé de l’un à l’autre. Conscients du changement, ils ont émis des hypothèses : . le marais a été envahi par la mer ; . Soullans est situé en hauteur à l’abri des inondations ; . le bocage offre des possibilités pour cultiver… Pour les vérifier, ils ont croisé des informations prises dans l’histoire du Marais de Monts et de Soullans, sur les cartes géologiques et géographiques et les cartes postales anciennes et récentes, dans des témoignages, dans la recherche d’indices dans la toponymie. Ils vont élaborer deux cartes du paysage de leur commune (avant et aujourd’hui) étayées de photos afin de visualiser les traces laissées par l’Homme pour façonner son paysage.

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Travail sur la toponymie : recherche sur le site des archives de Vendée et la carte IGN.

Le paysage vécu avec des traces visibles de l’empreinte de l’homme : marais inondé, canal creusé par l’homme, élévation de terre ou chaussée, chemin de terre dans le marais ou charraud, champ cultivé et de nouvelles essences d’arbres (les pins maritimes), mélange d’essences : châtaigniers et pins maritimes.

Ébauche des cartes (tracées à partir de la carte satellite puis remplissage).

Les élèves croquent le marais à la lisière du bourg.

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École publique Le Dauphin Bleu, Angles

À la découverte d’un paysage qui entoure notre commune : le marais desséché Pourquoi ce choix ? À l’issue de la première partie du projet, il est apparu que bon nombre d’élèves de la classe étaient certains que le marais est un paysage naturel. Il était donc indispensable de comprendre la formation de ce paysage au fil des siècles, la part du naturel et celle de l’empreinte de l’homme. Nous avons donc remonté le temps, jusqu’au iie siècle avant JC pour découvrir le Golfe des Pictons (actuelle baie de l’Aiguillon) et s’apercevoir que -oh surprise !-, à cette époque, notre commune d’Angles se situait au bord de la mer. Mais alors, tout s’expliquait ! Voilà pourquoi dans le hameau de Moricq (hameau d’Angles) il y a un lieu nommé “port de Moricq”. “ Mais pourquoi maintenant faut-il faire 10 km pour aller à la plage ? ” ont demandé les élèves. Des interventions et interviews (comme celle du président du Syndicat Mixte du Marais de Moricq) et des visites, telles que celle du pôle culturel des espaces naturels du Marais poitevin de St Denis du Payré, nous ont apporté des éléments de réponses et nous ont permis de comprendre l’empreinte de l’homme sur ce paysage.

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Petit à petit, la mer s’est retirée et une immense zone marécageuse est apparue.

Il y a 2 000 ans avant JC, nos ancêtres vivaient au bord de la mer, certains sur des îles, dans le Golfe des Pictons.

Comme ils ne pouvaient rien faire sur ce marécage sans être gênés par l’eau, les hommes ont eu l’idée de l’assécher. Au Moyen âge, des moines ont commencé à construire des digues pour empêcher la mer d’entrer. Au xvie siècle, Henri IV aidé de spécialistes hollandais a poursuivi ces travaux. Ils ont aussi creusé des canaux pour guider l’eau.

Depuis la fin du xviie siècle, le marais “desséché” est comme nous le connaissons aujourd’hui : un immense territoire fertile que les hommes peuvent cultiver. De nombreuses espèces sauvages s’y réfugient. Une grande variété de plantes s’y plaît.

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École privée Saint-Hilaire, l’Île d’Elle

L’assèchement naturel et mené par l’homme des marais autour de l’Ile-d’Elle L’équipe de l’école Saint Hilaire a décidé de travailler sur le thème de “Vivre ici, vivre ailleurs” pour cette année scolaire. Ce travail sur “l’empreinte de l’homme sur le paysage naturel” s’inscrit donc dans une réelle investigation sur le lieu de vie des enfants. Afin d’amener ce projet, la consigne première donnée aux enfants était de photographier un ou deux paysages naturels de son village. Les photos prises, des choix furent opérés afin de sélectionner une photo parmi les deux ou trois que chacun avait prises. Le critère de sélection était de savoir si le paysage était bien naturel en se questionnant sur la signification du mot “naturel”. Collectivement, les photographies ont été discutées et des questions ont surgi par rapport à leur côté “naturel”.

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Différents éléments du paysage posaient question : la rivière, l’étang de la Sablière, les canaux, le coteau, le gouffre. Autant de questions pour lesquelles les enfants ne trouvaient pas de réponses. Après avoir sollicité leurs idées par rapport aux ressources que l’on pourrait utiliser, ces derniers m’ont suggéré un homme de la commune, Jean Guy Bluteau, bien connu de tous. Une lettre lui a donc été rédigée afin de lui exposer notre requête. Avant de rencontrer notre guide, les lieux photographiés ont été localisés sur une carte IGN qui a permis de réaliser la présence importante d’eau. Un questionnement sur l’histoire de l’Île-d’Elle a commencé avec une interrogation sur le nom même de la commune. Après avoir recensé une liste de questions sur la raison d’être du grand nombre de rivières,

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de canaux et d’étangs nous entourant, les enfants ont fait des recherches dans tous types de documents et ont complété leurs réponses avec l’aide de leur guide Jean Guy. Les enfants ont alors compris que “L’Ile d’Elle était une île il y a très longtemps”. La mer s’est d’abord retirée naturellement puis l’homme a pris le relais à différentes périodes. Les moines ont commencé par des digues pour assécher les marais et “cultiver le sel, monnaie de l’époque” puis sous Henri IV, les Hollandais ont amené leurs savoirs dans le fonctionnement hydraulique. “Ils ont enlevé l’eau des marais mouillés pour les dessécher et pouvoir les cultiver.” “C’est pour ça qu’aujourd’hui, on est entouré d’eau !” Cette rencontre fut riche en échange et en attention. Les enfants furent captivés de comprendre la transformation de leur paysage et les raisons de celle-ci.


Sortie avec les CM sur le gouffre.

Jean Guy Bluteau explique aux enfants l’histoire du village avec la carte du golfe des Pictons comme appui.

La modélisation en cours du golfe des Pictons

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École privée Sainte-Marie, Le Fenouiller

Comment l’homme a-t-il apprivoisé la rivière “la Vie” au fil des siècles ? En classe, lors de la présentation des photographies prises par les élèves, nous avons relevé des regards divers et variés. Sur une carte IGN, en matérialisant par des épingles les lieux des prises de vues, nous nous sommes aperçus que de nombreux enfants avaient ciblé la rivière “la Vie”. Plusieurs questions ont alors été soulevées : Pourquoi autant de paysages différents ? Comment expliquer les traces laissées par les habitants du Fenouiller sur ce paysage naturel ? L’homme continue-t-il, aujourd’hui, de façonner ce milieu naturel ? Tout d’abord, nous avons voulu commencer par mieux connaître la Vie et son bassin-versant. Pour mener à bien notre enquête, nous avons sollicité l’aide du Syndicat Mixte des Marais de la Vie, du Jaunay et du Ligneron. Avec l’Association “la Cicadelle” nous avons découvert le bassin versant de la Vie, réalisé sa maquette, étudié le Cycle de l’eau et ap-

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préhendé le rôle de l’homme dans la gestion des eaux notamment usées. Avec l’animatrice, nous avons écrit une charte sur l’eau pour moins polluer. Nous nous sommes aussi rendus auprès d’un ruisseau, pour étudier la qualité de son eau. Pour cela nous avons conduit plusieurs expériences. M. Gateau Paul, président de l’association locale “Histoire et Patrimoine” nous a proposé d’embarquer virtuellement sur une gabarre pour remonter le fleuve du port de Saint-GillesCroix-de-Vie jusqu’à l’ancien port du Fenouiller, au Pas Opton et y découvrir toutes les traces laissées par l’homme. Pour mieux comprendre ce milieu humide, M. Cougnaud Louis, membre lui aussi de l’association “Histoire et Patrimoine”, nous a servis de guide. La promenade nous a permis de voir sur place l’alimentation en eau des anciens marais salants, les terres humides aménagées en jardins potagers. Nous avons repéré

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la faune et la flore présentes. Certains enfants se sont même initiés à la pêche aux coques dans la vase ! Enfin, nous avons voulu savoir comment aujourd’hui, l’activité de l’homme pouvait avoir un impact direct sur la rivière. Nous avons invité un jeune agriculteur, M. Bossard Damien dont la ferme, est située au bord de la Vie. Nous lui avons posé de nombreuses questions sur son métier, sur les atouts de la rivière pour sa ferme mais aussi les contraintes. Grâce à ce projet, nous avons affiné notre regard sur la commune. Nous avons découvert les liens étroits que les Fénolétains ont toujours tissés avec la Vie. Préservons ce milieu humide et continuons à l’apprivoiser…


Nous avons marché sur les chaussées.

Renforcement des berges avec de grosses pierres pour éviter les inondations lors des grosses marées ou des tempêtes.

Mesure de la profondeur du ruisseau.

Les résultats de nos analyses étaient notés sur une fiche.

Édification d’un bâtardeau.

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École publique des Sources, Mouzeuil-Saint-Martin

L’empreinte de l’homme sur le marais Après la prise de vues des élèves et l’écriture de textes sur leur paysage, nous avons procédé à leur observation collective et à leur localisation dans la commune à partir de cartes et de vues aériennes. Cette étude nous a permis de dégager deux grands types de paysage sur notre commune : La plaine et le marais. Nous avons ensuite décidé d’étudier l’empreinte de l’homme sur un paysage caractéristique de Mouzeuil St Martin : Le marais. Quelles sont les empreintes de l’homme dans le marais ? “Les maisons, les routes et chemins, les ponts, les écluses…”. Pour comprendre la formation et l’évolution de ce paysage au fil du temps nous sommes allés travailler à partir d’une maquette interactive à la maison de la réserve biologique départementale de Nalliers-Mouzeuil. Cette année, il y a eu beaucoup d’eau dans le marais et nous nous sommes posé la problématique de la gestion de l’eau dans le marais. “Pourquoi l’eau monte et descend dans le marais ?” Deux employés municipaux qui vivent dans le marais sont venus nous expliquer le fonctionnement des écluses et les changements qu’ils ont connus dans ce paysage. En prolongement, nous irons passer trois jeudis du mois de mai dans la réserve bio-logique départementale de Nalliers-Mouzeuil pour réaliser un film documentaire sur la biodiversité de ce milieu avec Olivier Morvan cinéaste animalier et Valérie Nauleau, médiatrice scientifique de la maison de la réserve. Leur intervention en classe pendant une matinée a permis de lancer ce projet.

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À l’ère tertiaire (-65 Ma), c’est la disparition des dinosaures et l’évolution des mammifères. Des sédiments se déposent chassant l’eau ; c’est la sédimentation avec la formation de la roche calcaire. Le territoire se transforme en plaine calcaire.

Les écluses hydrauliques sont ouvertes et fermées grâce à des vérins hydrauliques qui sont actionnés manuellement.

Au Moyen-Âge, les moines construisent des abbayes et commencent les travaux d’assèchement des marais en creusant des canaux et fossés et en construisant des digues. Des écluses et des portes à flots sont construites. Des clos sont asséchés pour cultiver le blé et pour l’élevage. C’est le début du marais desséché.

Les écluses à crémaillère sont ouvertes et fermées en tournant une manivelle.

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École publique Georges Brassens, Nalliers

regards sur le marais Les enfants ont été amenés à photographier le paysage naturel de leur choix. Nombreux ont été ceux qui sont allés à la réserve naturelle de Nalliers en pensant récolter là, le paysage le plus naturel de leur commune. On a donc centré notre action pédagogique sur l’histoire du marais en Sud-Vendée en mettant en avant l’initiative de l’homme dans l’assèchement du golfe des pictons. Nous avons donc étudié le marais en tant que paysage façonné par l’Homme pour en tirer un profit. Les élèves ont été engagés dans des activités de lecture de paysage pour dégager les caractéristiques du marais mouillé et du marais desséché. Ils ont dessiné des croquis à partir de leur observation in situ. Ils ont analysé des plans de maquettes reproduisant le marais en Sud-Vendée et ont réalisé leur propre maquette en Légo pour modéliser le phénomène de l’assèchement par la construction miniature de fossés, de canaux et de digues. Ces activités menées autour de la compréhension du milieu dans lequel ils vivent a donné du sens au slogan de Nalliers (entre plaine et marais). Ils ont été ainsi sensibilisés à l’identité paysagère de leur commune.

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École privée Les Roseaux, Soullans

l’eau dans le paysage du marais de Soullans Notre classe de CE2, a choisi de s’interroger sur la présence d’eau dans le paysage caractéristique du Marais de Soullans. Lors du repérage des différents lieux de nos prises de vue, sur la carte IGN, nous constatons en effet que tout le sud-ouest de notre commune est entouré de “bleu” : ce sont ces multiples petits canaux et étiers qui structurent de façon si particulière le Marais de Monts où l’on peut voir à perte de vue, tellement le relief est plat et la végétation arborée rare. Mais d’où vient cette eau qui court dans les étiers ? Quelle est sa qualité aujourd’hui ? Comment s’est formé ce marais ? Quel rôle a pu jouer l’Homme dans la forme de ce paysage ? Notre paysage a-t-il toujours ressemblé à celui que nous observons aujourd’hui ? Comment y vivait-on au siècle dernier et quelles sont ses fragilités aujourd’hui ? C’est en croisant ces approches à la fois scientifique, géographique et historique que nous avons enquêté sur ce paysage à la fois sur le terrain, et à l’aide de recherches documentaires. Nous avons rencontré des témoins qui chacun à leur manière nous ont raconté le Marais de Soullans : une animatrice du club nature, un Maraîchin de notre commune, un agent des Marais du Syndicat Mixte des Marais.

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Les Maraîchins pour passer d’un pré dans l’autre traversaient aussi les fossés sur des planches. La planche avait un trou au milieu pour mettre une “bergère”, une planchette de bois, pour empêcher les moutons et les vaches de passer.

Prélèvement de l’eau du fossé.

On voit parfois des écluses, ce sont comme des portes dans le marais.

Un paysage aux lignes horizontales.

Mesure de la largeur et de la profondeur du fossé.

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École privée Sainte-Anne, l’île d’Olonne

Au pays de l’or blanc Le choix d’expliquer l’empreinte de l’homme sur les marais salants fut une évidence pour les enfants de l’Île-d’Olonne qui ont pleinement conscience de la spécificité de leur environnement proche. Grâce à Marcel, 80 ans, poète amoureux des marais et à Stéphane, saunier passionné et petit fils d’André, nous avons vécu des temps d’écoute et de partage très riches dont il nous restera l’histoire touchante de deux sauniers ayant marqué l’histoire des marais de notre village. Avec Marcel, nous avons emprunté le chemin du père Cristal, lu des poèmes, écouté des chants, découvert des cartulaires, raconté la vie des sauniers et de leurs familles en regardant des photos. Avec Stéphane nous avons regardé une vidéo sur son grand père André, trouvé des réponses à nos questions grâce au diaporama qu’il nous avait préparé, visité les marais à plusieurs reprises pour mieux comprendre le travail du saunier. Les enfants ont beaucoup appris et sont déjà fiers de retransmettre autour d’eux, de continuer le rôle d’historien qu’ont joué avec tant de générosité Marcel et Stéphane. Un très grand merci à tous les deux.

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M. Raffin en train de ramasser son sel.

Finition des tas de sel par un pilot.

Stéphane Raffin, saunier.

Le travail du sel.

“Le long des chemins chauds, l’or blanc se repose”. Marcel Rabiller.

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École privée Saint-Nicolas, la Ferrière

L’extraction du minerai de fer Les élèves de CM2 de l’école Saint Nicolas de la Ferrière sont lancés sur les traces d’une activité aujourd’hui disparue sur la commune : l’extraction du minerai de fer. À l’occasion d’une sortie vélo, de rencontres avec des intervenants, d’observation du terrain et de réalisation de croquis, les élèves ont appréhendé l’empreinte de cette activité sur le paysage. M. Claude Berthet, président du groupe la Ferrière Patrimoine a apporté les éléments clefs de compréhension du site, de ses richesses, de son évolution au fil des siècles et de son fonctionnement, Mme Muriel Courtial, paysagiste au CAUE de la Vendée a complété la lecture du paysage. Le thème est ici traité sous l’aspect d’une empreinte “réversible” dont les traces demeurent invisibles pour les non initiés.

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Explications de Claude Berthet.

M. Claude Berthet et M. Desmares, membre de l’association.

M. Claude Berthet (président du groupe La Ferrière Patrimoine) faisant découvrir le site à un groupe d’élèves.

Groupe d’élèves réalisant in situ un croquis du paysage à l’issue d’une observation sensorielle guidée par le maître et Muriel Courtial du CAUE.

Le “pont des Boches” enjambant l’Yon (aujourd’hui noyé dans la queue de Moulin Papon)

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École élémentaire publique Laënnec, La Roche-sur-Yon

la préservation de la nature en ville Au travers des sorties thématiques (rallye patrimoine), un travail de recherche et des sorties de terrain, l’enseignante croise plusieurs approches : l’histoire (toponymie, les raisons de l’implantation du bourg sur un rocher…), la géographie (le relief, la vallée, les cours d’eau, les masses boisées, les arbres, les haies…), la société (les atouts de la préservation de la “nature” en ville), l’écologie et le développement durable (préservation de la ressource en eau),… Elle souhaite attirer l’attention des enfants sur la préservation de la vallée de l’Yon pour ses multiples intérêts : . écologique : réservoir de biodiversité, corridor écologique, ressource en eau, zone tampon en cas d’inondation, . social : cadre et qualité de vie offerts aux habitants, espace de détente et de loisirs, . patrimonial : patrimoine paysager, arbres remarquables.

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- La Vallée Verte est un lieu côtoyé par les élèves et leurs familles, c’est un endroit qu’ils connaissent, où ils aiment venir. C’est un autre lieu de vie pour eux, entre l’école et la maison. Cette activité, ce projet leur a permis d’élargir leurs connaissances à partir d’un espace connu. Ce travail collectif a été l’occasion de leur faire prendre conscience que les paysages “naturels” qui les entourent sont façonnés par l’homme pour répondre à ses besoins, qu’ils sont le produit des pratiques quotidiennes des hommes qui l’habitent, qu’il y a une vraie réflexion derrière chaque plantation, aménagement…. - La rencontre avec M. René Jaunet, responsable des Services Espaces Verts à La Roche-sur-Yon, a été plus qu’enrichissante. Ce monsieur a répondu à un grand nombre d’interrogations nées de ce travail, sur les pratiques d’entretien “respectueuses de l’environnement” mise en place : fauche, zéro produit chimique, renouvellement des masses boisées et des plantations, utilisation de copeaux de bois, recyclage des déchets verts, utilisation de bétail,…


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École publique de la Croix Maraud, Challans

L’évolution d’une zone humide L’espace de la Boivrie fut choisi à partir d’une des prises de vue d’une élève et de la volonté de la mairie de Challans de mettre en valeur ce site. Cette zone humide présente un attrait particulier par son évolution dans le temps : tout d’abord aménagée par l’homme comme un espace bocagé puis transformée en zone humide. Les élèves ont étudié à l’aide du dessin, la partie bocagère de la commune de Challans à partir de leurs propres photographies et de photos aériennes. Nous avons pu ainsi extraire les éléments qui nous indiquaient l’intervention de l’homme dans un paysage rural. La découverte de la Boivrie fut associée à un projet d’étudiants du Lycée Nature de la Roche-sur-Yon. Nous avons pu découvrir la connaissance de la biodiversité du site et les aménagements de la commune de Challans pour ralentir l’arrivée de l’eau sur la zone urbaine à proximité.

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École privée Sainte-Marie, Les Clouzeaux

le paysage de bocage – préserver l’eau des espaces naturels en adaptant les méthodes d’entretien La commune a de nombreux ruisseaux et rivières : l’Ornay, la Livraie, la Tinouze… En 2002, grâce au Syndicat Départemental Vendée Eau, elle a réalisé que le désherbage nuisait à l’eau potable. Les traitements sur les trottoirs étaient entraînés par la pluie dans le ruisseau de la Tinouze. 4 000 € d’herbicide ont été consommées en 2005 contre 0,00 € aujourd’hui. En 2008 elle signe la charte “Refuge LPO” pour un entretien respectueux de la zone naturelle humide au bord de la Tinouze. Le 17 mars 2010 elle doit appliquer le décret préfectoral interdisant les pesticides à moins d’1 m des caniveaux, fossés et avaloirs et à moins de 5 m des berges des cours d’eau et des mares. Depuis 10 ans beaucoup d’espaces verts ont été créés pour embellir et protéger l’eau et la biodiversité.

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Espaces naturels Zones naturelles

Fauche tardive avec enlèvement Aménagement des chemins en herbe

Chemins en sable

Aucun entretien

Le long des chemins

Tonte toutes les trois semaines

Espaces rustiques Pelouses et autour des arbres

Bandes de jachères fleuries 5 000 bulbes/an de scilles, oxalis, narcisses, jonquilles et tulipes botaniques

Espaces jardinés Massifs

Plantes vivaces et pérennes adaptées à l’environnement

Espaces urbains ou horticoles Pelouses du centre bourg

Mulching (tonte sans ramassage) hebdomadaire. Sauf en début de saison et sur aire de jeux : ramassage

Trottoirs en sable

Débroussaillage et binage avec évacuation des herbes jusqu’à la mi-juin puis désherbage mécanique en localisé

Trottoirs en enrobé

Comme trottoirs en sable. En prévision : traitement vapeur Réflexion et acquisition d’expériences pour gérer les quelques herbes encore présentes

Parterres

Paillage avec broyat des branches d’arbres taillés pour réduire les mauvaises herbes et l’arrosage et respecter la vie du sol

Espaces techniques Terrains de foot

Tonte avec enlèvement Engrais organique et organo-minéral à diffusion lente pour réduire la pousse et imiter le lessivage des fertilisants

Zones vertes autour des salles de sports

Tonte mensuelle ou bimensuelle

Abords du parking sablé du terrain d’honneur de foot

Comme trottoirs en sable.

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École publique René Goscinny, Beaulieu-sous-La-Roche

Notre paysage de bocage La photo de Théo (ci-contre) a beaucoup ému les élèves. Les piquets rouges des géomètres trahissaient le bouleversement imminent de son paysage. De ce constat sont nées les questions : dans quel paysage vivons-nous ? Et comment évolue-t-il ? Nous avons bénéficié de l’aide de Monsieur Lambert, natif de Beaulieu-sousla-Roche et chargé des affaires scolaires de la commune. Avec lui, nous avons observé et décrypté le bocage, lors d’une sortie pédestre. Quatre éléments principaux ont été mis en évidence : les collines, les champs, les haies et l’eau. De retour en classe, les élèves en ont approfondi l’étude par groupes : faune et flore des haies, tracés des cours d’eau, différentes exploitations des champs (passées et à venir), avantages des collines pour construire un bourg (cartographies et histoire de la commune). Un panneau mural garde la trace de leur travail, parents et visiteurs peuvent à présent le consulter au sein de l’école.

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traces historiques du premier château de Beaulieu-sous-la-Roche.

élèves en compagnie de Monsieur Jean Lambert, natif de Beaulieu-sous-la-Roche et chargé des affaires scolaires de la commune.

vue du bourg sur sa colline, autre aspect des bocages. Point historique sur Beaulieu-sous-la-Roche.

Le Jaunay et son tracé sinueux. Cours d’eau séparant deux communes (Beaulieu-sous-la-Roche et Landeronde). Il est parfois sorti de son lit inondant des champs.

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École privée Saint-Louis, Grosbreuil

Un espace agricole : passé, présent, futur Le choix du paysage pour le travail collectif a été fait par les enfants. Il s’agit pour eux d’un paysage banal : des champs. L’objectif a été pour moi de montrer que ce paysage agricole représente l’identité de la commune et qu’il n’est pas immuable. Il a donc fallu faire “parler” ce paysage à travers différents témoignages : . les propriétaires actuels des champs : des agriculteurs, parents d’élèves. Quel a été leur impact sur ce paysage ? . le maire : au cours d’un entretien, il amène des éléments sur le passé agricole de Grosbreuil mais aussi sur son avenir. . Monsieur Bareil, doyen de la commune, qui a occupé la ferme pendant 60 ans.

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Nous sommes allés à la mairie de Grosbreuil pour en savoir un peu plus sur les terrains que l’on voit sur la photo de Justine et sur les fermes de Grosbreuil. - Sylvain et Nicolas : on voudrait savoir à qui appartiennent les champs qu’on voit sur la photo de Justine. - Monsieur Biron : Il faut consulter le cadastre, c’est une carte avec le plan de Grosbreuil. Grâce au cadastre on peut voir à qui appartiennent les parcelles. Autrefois, les plans étaient sur papier.

Nous sommes allés à pied jusqu’à la ferme de la Rédentière. Après avoir quitté le bourg, nous n’avons longé que des champs.

Le croquis sert à dessiner schématiquement pour montrer précisément les objets, les arbres, les bâtiments… Là, nous sommes en train de dessiner le croquis du paysage de Justine pour en identifier les principaux éléments.

Justine et Marianne On a choisi ce paysage car on a cherché les mots paysage et naturel dans le dictionnaire. Naturel : Ce qui existe sur terre et qui n’est pas fabriqué par l’homme. Paysage : Partie d’une région que l’on voit dans un endroit. On a alors éliminé les photos en gros plans et puis celles où il n’y avait que des bâtiments. On a hésité entre deux paysages, on a pris celui de Justine car en allant sur place, on pouvait aussi visiter la ferme : cela fait partie de notre programme de géographie.

Anaïs & Justine

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École publique La Rivière aux enfants, Grosbreuil

Les habitations qui grignotent la nature. Nous avons fait le constat qu’il y avait de plus en plus d’élèves à l’école. Il y avait 4 classes en 1999 aujourd’hui il y a 7 classes. On a alors vérifié les chiffres du recensement. On a vu que la population est passée de 1 258 habitants en 1999 à 1886 en 2007 et 2027 aujourd’hui. On s’est interrogé sur les logements construits pour ces personnes. On s’est donc posé plusieurs questions : . est-ce que Grosbreuil peut continuer à accueillir de nouveaux habitants ? . comment décide-t-on de faire un nouveau lotissement ? . comment les agriculteurs peuvent-ils continuent à travailler avec la ville qui grignote la nature ? Et enfin, quelles solutions on pourrait mettre en œuvre pour accueillir les nouveaux habitants sans manger trop de terre ? Pour répondre à toutes ces questions, on a décidé d’étudier le plan cadastral, de rencontrer Monsieur le Maire, d’aller rendre visite à un agriculteur et de nous promener sur toute la commune pour faire des photos et voir la trace de l’homme.

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Rencontre avec une agricultrice.

Nous indiquons la limite des champs agricoles et des maisons. Empreinte de l’homme sur le paysage Plate-forme compostage Lagune et agrandissement école.

Maison basse, très allongée.

La nature entretenue par les agriculteurs

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École privée Saint-Joseph, les Châtelliers-Châteaumur

le relief accidenté du bocage C’est le relief accidenté du bocage qui a retenu l’attention des élèves. Le nom composé “Châtelliers Châteaumur” retrace l’histoire de la commune depuis l’Antiquité. Aujourd’hui, tous les services administratifs sont regroupés sur la Butte des Châtelliers qui, avec ses 202 mètres d’altitude, fut un lieu stratégique au cours de l’histoire. Au pied et à proximité de cette Butte, Châteaumur, qui comporte également des dénivelés, s’enorgueillit d’un donjon. Comment et pourquoi le relief accidenté a permis de préserver ce paysage de bocage ? Étape 1 – Réflexion sur la lecture du paysage (Intervenant de maison de la vie rurale). Le paysage vallonné a permis de développer une agriculture basée sur l’élevage. Celle-ci est, par ailleurs, favorisée par le sol granitique regorgeant de nombreuses sources. Étape 2 – Questionnaire auprès de Madame le Maire sur l’aménagement de la commune (passé et futur) en lien avec l’activité humaine. La population n’a pas augmenté depuis un siècle même si le nombre d’agriculteurs a diminué. Projet de fusionner davantage ces deux lieux Châtelliers et Châteaumur, d’où l’aménagement de lotissements pour faire la jonction. étape 3 – Sortie en vélo pour rencontrer des personnes qui agissent sur le paysage : un agriculteur et le président d’une association de randonneurs qui entretient les sentiers.

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École privée Sainte Marie, Tallud-Sainte-Gemme

notre commune du bas bocage L’analyse du paysage de notre commune a débuté par la situation de Tallud Sainte Gemme. Nous avons constaté qu’elle s’inscrit dans le paysage du bas-bocage. Nous nous sommes interrogés sur les caractéristiques du bocage et comment notre commune en était le reflet. Nous avons collé nos premières photos sur une vue aérienne de Tallud Sainte Gemme puis en observant une carte IGN nous avons délimité les zones habitées, les bois, les zones cultivées, les routes, les étangs, les cours d’eau. Ensuite nous avons zoomé sur le bourg de Tallud Sainte Gemme et nous avons observé qu’il y avait une ambiance très rurale grâce aux haies qui le délimitent, le végétal très présent avec le petit bois, des entrées de bourg très simples (fossés, banquettes…). Nous envisageons par la suite de rencontrer des personnes de l’Association de Découverte de la Nature qui font des plantations de haies et des opérations d’aménagement des sentiers de la commune, en collaboration avec la municipalité. Cela va nous permettre de redécouvrir les chemins de randonnée, de comprendre pourquoi le paysage dans lequel on vit est comme cela et comment il est préservé.

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Délimitation des espaces de la commune.

Entrée de bourg.

Observation et réalisation d’un plan du bourg du Tallud.

Entrée de bourg.

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points de vue

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point de vue de paysagiste : comment parler du paysage aux enfants ? Les évolutions récentes de notre société ont des répercussions sur notre relation au territoire. Le projet visait à interroger les enfants sur leur propre relation. En l’abordant sous l‘angle de l’empreinte de l’homme sur la “nature”, il s’agissait de retrouver le lien entre l’individu et le paysage dans lequel il vit. Dans une société où l’on court après le temps, où la part des jeux virtuels augmente, l’action a permis de donner du temps à chaque enfant, afin qu’il puisse s’arrêter, se poser pour observer le paysage “naturel” environnant et restituer son regard au travers une photographie accompagnée d’un texte. Le projet n‘aurait pu aboutir sans l’implication des enseignants qui ont su mobiliser leur troupe et trouver les personnes ressources locales pour parler aux enfants du paysage. La richesse du projet est ainsi liée à la diversité des approches, des personnalités rencontrées et des configurations géographiques. Au fil des rencontres, chaque classe a pu dresser un tableau de son paysage teinté de géographie, d’écologie, d’histoire locale, de savoir faire, de relation humaine, de poésie,… Nous espérons que cette approche en remettant l’homme au cœur du territoire aura permis à chacun de développer ses propres attaches au paysage. Muriel Courtial paysagiste au CAUE de la Vendée.

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point de vue du conseiller pédagogique pour les Arts visuels “Qu’est-ce qu’un paysage naturel ?” à cette question les élèves des écoles engagées dans l’opération Regards sur mon paysage 2012-2013, ont progressé en tâtonnant. Observation, questionnement, expérimentation et argumentation ont été essentiels pour produire des écrits divers consignés, par exemple, dans un carnet d’observations ou un cahier d’expériences et donner matière à l’élaboration de ce recueil ; les élèves ont développé leur curiosité, leur créativité, l’esprit critique. Familiarisés avec une approche sensible de la nature, ils ont peu à peu appris à être responsables face à l’environnement, face au monde toujours vivant. En maniant le concept de paysage, ils ont pu comprendre que le développement durable correspond aux besoins des générations actuelles et futures. Enfin, en relation avec les enseignements de culture humaniste, ils ont appris à agir avec sensibilité dans cette perspective. Sans aucun doute, cette action aura durablement marqué leur parcours scolaire. Joë Fesseau Conseiller pédagogique pour les Arts visuels Direction des services départementaux de l’Éducation Nationale Vendée.

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point de vue d’enseignants La Vallée Verte est un lieu côtoyé par les élèves et leurs familles, c’est un endroit qu’ils connaissent, où ils aiment venir. C’est un autre lieu de vie pour eux, entre l’école et la maison. Ce projet leur a permis d’élargir leurs connaissances à partir d’un espace connu. Sandrine Marchand, Enseignante, classe de CM2, école publique élémentaire Laënnec de la Roche-sur-Yon.

Grâce à ce projet, nous avons affiné notre regard sur la commune. Nous avons découvert les liens étroits que les Fénolétains ont toujours tissés avec la Vie. Préservons ce milieu humide et continuons à l’apprivoiser…

Patrick Barraud, Enseignant, classe de CM2, école privée Sainte Marie au Fenouiller.

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point de vue d’une association locale J’ai été très content de travailler avec vous (la classe). On a créé notre association pour cette raison simple : partager nos connaissances. On est très heureux que les enfants cherchent à mieux connaître leur commune.

Paul Gateau, Président de l’association locale “Histoire et Patrimoine” au Fenouiller.

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point de vue d’élèves . J’ai bien aimé chercher des scories. . Avant je ne savais pas qu’il y avait du fer à la Ferrière. . J’ai appris qu’avant il n’y avait pas Moulin Papon mais que l’Yon y coulait. . J’ai bien aimé faire des croquis en pleine nature : observer et dessiner ce que l’on voit. . Ca nous permettait de regarder un peu plus attentivement le paysage. . J’ai bien aimé écouter et sentir le paysage. . On comprend mieux les courbes de niveau sur une carte en grimpant une côte à vélo ! . J’ai appris que le pont des Boches pouvait bouger de quelques centimètres pour se dilater ou se rétracter… . J’ai bien aimé faire du vélo en groupe… C’est du sport. Pierre, Clémence, Kilian, Lucas, Ophélie, Valentin, Nathan et Elie élèves en classe de CM2 de l’école privée Saint-Nicolas de la Ferrière.

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Les missions du CAUE DE LA Vendée Une association loi 1901, créée en 1979 Le 3 juin 1977, la loi sur l’architecture déclare en substance dans son article premier que l’architecture est une expression de la culture, et que la création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant, le respect des paysages naturels ou urbains ainsi que du patrimoine sont d’intérêt public. Elle crée les CAUE en leur donnant pour mission d’aider et d’informer le public. Un service d’assistance et d’information Le CAUE de la Vendée propose des conseils personnalisés, une assistance auprès des collectivités, un accompagnement à la maîtrise d’ouvrage en architecture, urbanisme et paysage, pour la programmation de bâtiments, d’espaces publics ou naturels et la planification urbaine. Il assure des conseils ponctuels en aménagements paysagers et architecturaux, une participation aux jurys de concours, une présence dans les commissions départementales… Une équipe de professionnels Le CAUE compte près de 18 salariés, animateur, paysagiste, architecte, urbaniste, graphiste, chargé de communication, documentaliste, secrétaire, comptable. Sa mission contribue à l’amélioration du cadre de vie. il a été créé pour promouvoir la qualité de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement et conseiller les collectivités, professionnels et particuliers dans un cadre et un esprit associatif. Des actions de sensibilisation pour l’amélioration du cadre de vie Ces missions se traduisent principalement au travers : - des actions de formation - des animations, de la sensibilisation - des publications Des conseils sur rendez-vous Permanence en architecture et en paysage pour accompagner, orienter, développer les projets.

CONSEIL en ARCHITECTURE, URBANISME et ENVIRONNEMENT de la VENDÉE, Maison du Tourisme et de l’Architecture, 45 boulevard des Etats-Unis, BP 685, 85 017 la Roche-sur-Yon cedex. Pour tout renseignement, contactez-nous au 02 51 37 44 95

www.caue85.com

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contribution & remerciements les enseignants Gilliane JOTTREAU, École publique Le Dauphin Bleu, Angles, Sara HOUËL, École publique René Goscinny, Beaulieu-Sous-La-Roche, Patrick ROUSSEAUX, École publique Sol et Vent, Brem-Sur-Mer, Tony RAFFIN, École publique de la Croix Maraud, Challans, Anne-Marie MESTRES, École publique Bouron Massé, Fontenay-Le-Comte, Céline MEUNIER, École privée Saint-Louis, Grosbreuil, Pascal GALIBERT, École publique La Rivière aux enfants, Grosbreuil, Brigitte BATY, École privée Sainte-Anne, L’île-D’olonne, Gaëlle THOUMIEUX, École privée Saint-Hilaire, L’île-d’Elle, Alain OLLIVIER, École Primaire privée Saint-Nicolas, La Ferrière, Sandrine MARCHAND, École élémentaire publique Laënnec, La Roche-Sur-Yon, Patrick BARRAUD, École privée Sainte Marie, Le Fenouiller, Sophie COULANGE, École privée Saint Joseph, Les Châtelliers-Châteaumur, Sophie CHAIGNEAU, École privée de Sainte Marie, Les Clouzeaux, Loïc AUVINET, École publique des Sources, Mouzeuil-Saint-Martin, Anne-Lise MONCOMBLE, École publique Georges Brassens, Nalliers, Olivier LE COSQUER, École publique des Maines, Saint-Georges-de-Montaigu, Céline PICHON, École privée Les Roseaux, Soullans, Bernadette FAYET, École élémentaire publique, Soullans, Anne-Sophie MACQUIGNEAU, École privée Sainte Marie, Tallud-Sainte-Gemme.

les personnes & structures ressources Francis Percot, président du Syndicat Mixte du Marais de Moricq, Le Pôle culturel des espaces naturels du Marais poitevin de St Denis du Payré, Jean Lambert, natif de Beaulieu-sous-la-Roche et chargé des affaires scolaires de la commune, Marie-Gabrielle Giroire, animatrice de l’architecture et du patrimoine de la ville de Fontenay-le-Comte, Mélanie Laplace, animatrice de la LPO, Dominique Biron, maire de Grosbreuil, Léon Bareil, doyen de la commune de Grosbreuil, Lydi Gigaud agricultrice, la Gachetière, Grosbreuil, Anita et Laurent Prouteau, parents d’élèves, agriculteurs, la Rédentière, Grosbreuil,

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André Raffin, saunier de l’Île d’Olonne, Stéphane Raffin, parent d’élève, saunier de l’Île d’Olonne, Marcel Rabiller, poète amoureux du marais, habitant de l’Île d’Olonne, Jean-Guy Bluteau, habitant de l’Île d’Elle, Claude Berthet, prés++ident du groupe “la Ferrière patrimoine”, René Jaunet, responsable des Services Espaces Verts à La Roche-sur-Yon, Paul Gateau, président de l’association “Histoire et Patrimoine”, Le Fenouiller, Louis Cougnaud, membre de l’association “Histoire et Patrimoine”, Le Fenouiller, Damien Bossard, agriculteur, GAEC ‘la Passerelle’ au Fenouiller, Maryvonne Barc, maire du Fenouiller, Olivier Morvan, cinéaste animalier, Jean-Marie Brillouet, employé municipal de Mouzeuil Saint Martin, habitants du marais, Henri Bodin, employé municipal de Mouzeuil Saint Martin, habitant du marais, Béatrice Vincent, intervenante du Club Nature Cicadelle, Claude Vachon, habitant de Saint Georges-de-Montaigu, Raymond Fortin, maraîchin, habitant du Marais de Soullans, Pierre Travert, agent de Marais, Syndicat Mixte des Marais de la Vie, du Ligneron et du Jaunay, Valérie Nauleau, médiatrice scientifique de la maison de la réserve biologique départementale de Nalliers-Mouzeuil, Le Syndicat Mixte des Marais de la Vie, du Jaunay et du Ligneron, La Maison de la Réserve Biologique Départementale de Nalliers-Mouzeuil, L’association la Cicadelle, La Maison de la Vie Rurale, CPIE la Flocelllère, L’Association de Randonneurs des Châtelliers Châteaumur.

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ISBN : 978-2-918010-22-7 Conception graphique : CAUE de la Vendée. Photographie de couverture prise par Gabin, École Saint-Joseph, les Châtelliers-Châteaumur. Achevé d’imprimer en mai 2013, par l’Imprimerie Rochelaise.

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ÉDITION 2012 / 2013 REGARDS SUR MON PAYSAGE CONSEIL en ARCHITECTURE, URBANISME et ENVIRONNEMENT de la VENDÉE, 45 boulevard des Etats-Unis, BP 685, 85 017 la Roche sur Yon cedex. Pour tout renseignement, contactez-nous au 02 51 37 44 95 ou sur le site http://www.caue85.com ISBN : 978-2-918010-22-7


ÉDITION 2012 / 2013 REGARDS SUR MON PAYSAGE CONSEIL en ARCHITECTURE, URBANISME et ENVIRONNEMENT de la VENDÉE, 45 boulevard des Etats-Unis, BP 685, 85 017 la Roche sur Yon cedex. Pour tout renseignement, contactez-nous au 02 51 37 44 95 ou sur le site http://www.caue85.com ISBN : 978-2-918010-22-7

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