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Habiter autrement Pour un urbanisme durable


Habiter autrement Pour un urbanisme durable


Préface

Politique de l’habitat : promouvoir de nouvelles formes urbaines

L

’habitat constitue un facteur d’équilibre des ménages et un élément d’attractivité pour le dynamisme économique d’un territoire. Le Conseil général de Maine-et-Loire s’est doté, dès janvier 2008 d’un Plan Départemental de l’Habitat précisant les objectifs en matière de production et de réhabilitation de logements sur l’ensemble du territoire. L’objectif de ce plan est également de faire du Maine-et-Loire un département innovant en matière d’habitat en l’intégrant dans une logique de développement durable. Cette volonté se traduit à travers deux axes d’intervention : -  La création de nouvelles zones d’habitat inscrites dans une démarche de développement durable ; - La promotion des énergies renouvelables dans l’habitat au travers des aides aux particuliers. L’objet de cette publication est d’éclairer l’ensemble des acteurs de la politique de l’habitat sur les outils mis à leur disposition par le Conseil général pour accompagner, développer et aménager de nouvelles zones d’habitat respectueuses de cette approche environnementale.

Organisé en partenariat avec le CAUE, la SODEMEL et l’association ALISÉE le concours départemental d’urbanisme durable figure parmi les actions d’accompagnement mises en œuvre par le Département pour soutenir les communes dans leur politique d’aménagement urbain. Expérimenté en 2008-2009 sur huit communes du département recouvrant la diversité des territoires urbains et ruraux, ce rendezvous organisé tous les deux ans, invite des architectes à concevoir de nouveaux quartiers respectueux de l’environnement. Au-delà de la qualité des opérations présentées au fil de ces pages, ce document est également un guide pour tous ceux qui souhaitent s’engager dans cette démarche. En contribuant à la promotion de nouvelles formes urbaines portées par les collectivités et les acteurs de l’habitat, le Conseil général affirme plus encore sa volonté d’impulser une politique de l’habitat dynamique, innovante et adaptée aux spécificités de tous les territoires. Le Président du Conseil général de Maine-et-Loire

A

u cours de ces trente dernières années, par l’effet cumulé de la pression démographique et d’un culte voué à la maison individuelle, le paysage de la périphérie des villes et villages de notre département s’est profondément dégradé. Une génération de lotissements et de constructions diffuses a marqué négativement de son empreinte un cadre de vie que des siècles de développement urbain avaient épargné. Les formes urbaines et les modes d’habiter ont participé d’une vraie rupture. Pour ne pas y avoir pris garde, élus et professionnels sont largement responsables de ce que seule la demande sociale ne suffit pas à expliquer. Ainsi, la valeur patrimoniale et la qualité du paysage n’ont pas été des arguments suffisamment forts pour inverser une production du bâti étrangère à toute idée de continuité, d’insertion ou d’harmonie collective. Rien n’y a fait ! Pas même l’action quotidienne, pédagogique et inlassable d’un CAUE soucieux, dès à l’origine de sa mise en place par le Conseil général, de porter le message de la qualité de la Maison et ses groupements*. Peu à peu toutefois, l’idée impérieuse de la protection de l’environnement s’éveille dans les consciences et, l’urgence de la sauvegarde planétaire s’imposant par évidence, la question du développement durable devient cause commune et partagée.

L’urbanisation des territoires n’échappe pas au sursaut salutaire, elle est même au premier rang, l’économie de l’espace reconsidérant l’étalement urbain, celle de l’énergie revisitant la forme urbaine et l’architecture, le tout s’inscrivant, nécessairement, dans une perspective de qualité retrouvée. En partageant l’ambition du Plan Départemental de l’Habitat et en contribuant très activement à la mise en place du concours départemental d’urbanisme durable, le CAUE poursuit son engagement pour la qualité de l’aménagement des nouveaux quartiers et la maîtrise des projets urbains. Il constate la mobilisation des élus et la compétence des professionnels, architectes, paysagistes, bureau d’études, qui ont répondu à l’appel du Conseil général et ouvert la voie à des pratiques nouvelles génératrices de meilleures commandes et à des projets à nouveau inspirés. Même si tout concours se solde par un palmarès, chaque proposition réunie dans ce document mérite une considération particulière, la réflexion, le travail et l’intelligence conceptuelle étant un investissement pour l’avenir. Christian GAUDIN

Sénateur de Maine-et-Loire, Président du CAUE

* Titre d’une exposition produite par le CAUE de Maine-et-Loire en 1980.

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Sommaire Présentation du Plan Départemental de l’Habitat et du Concours d’urbanisme durable................................................................. p.6 Les partenaires...........................................................................................p.7  Botz-en-Mauges.......................................................................................p.8 Programme......................................................................... p.9 Projet lauréat....................................................................... p.10 Projet 2............................................................................... p.12 Projet 3............................................................................... p.13  Chalonnes-sur-Loire...............................................................................p.14 Programme......................................................................... p.15 Projet lauréat....................................................................... p.16 Projet 2............................................................................... p.18 Projet 3............................................................................... p.19  Champtoceaux.....................................................................................p.20 Programme......................................................................... p.21 Projet lauréat....................................................................... p.22 Projet 2............................................................................... p.24 Projet 3............................................................................... p.25  Corzé.......................................................................................................p.26 Programme......................................................................... p.27 Projet lauréat....................................................................... p.28 Projet 2............................................................................... p.30 Projet 3............................................................................... p.31  Le Lion-d’Angers....................................................................................p.32 Programme......................................................................... p.33 Projet lauréat....................................................................... p.34 Projet 2............................................................................... p.36 Projet 3............................................................................... p.37  Montreuil-Bellay......................................................................................p.38 Programme......................................................................... p.39 Projet lauréat....................................................................... p.40 Projet 2............................................................................... p.42 Projet 3............................................................................... p.43  Saint-Georges-sur-Layon.......................................................................p.44 Programme......................................................................... p.45 Projet lauréat....................................................................... p.46 Projet 2............................................................................... p.48 Projet 3............................................................................... p.49  Saint-Sylvain-d’Anjou.............................................................................p.50 Programme......................................................................... p.51 Projet lauréat....................................................................... p.52 Projet 2............................................................................... p.54 Projet 3............................................................................... p.55 Vocabulaire à l’usage des projets d’urbanisme durable...................p.57 Coordonnées des concepteurs.............................................................p.58

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Présentation du Plan Départemental de l’Habitat et du Concours d’urbanisme durable

D

ans un contexte de pression foncière et immobilière, le territoire départemental est confronté à une consommation significative de l’espace par une urbanisation de plus en plus diffuse. Pour répondre à un risque d’étalement urbain non maîtrisé et de ces effets sur le plan environnemental, le Conseil général de Maine-et-Loire a arrêté au mois de janvier 2008 un Plan Départemental de l’Habitat, document initié par l’article 68 de la loi ENL (Engagement National pour le Logement) et précisant les objectifs en matière de production et de réhabilitation de logements sur l’ensemble du territoire départemental. Ce plan, inscrit dans un objectif de développement durable, vise à garantir une cohérence territoriale à l’échelle du département et une plus grande coordination des actions à mettre en œuvre pour apporter une réponse adaptée aux besoins en logements.

Il comprend deux phases : >  Établissement d’un programme d’urbanisme pour le futur quartier réalisé par le CAUE et la SODEMEL >  Organisation d’un concours d’urbanisme sur esquisse par opération Pour chaque projet, trois candidats ont réalisé un projet d’aménagement au stade de l’esquisse. Un lauréat par opération a été retenu à partir d’une analyse de l’adéquation du projet aux orientations du Plan Départemental de l’Habitat et au programme établi par la commune, mais aussi sur la base de critères environnementaux et paysagers.

Encourageant la mise en œuvre d’opérations inscrites dans des projets d’urbanisme durable, le Plan Départemental de l’Habitat a retenu deux orientations concernant le développement de nouveaux quartiers :

Pour les années 2008 et 2009, une première expérimentation a été réalisée sur huit communes du Département recouvrant la diversité des territoires urbains et ruraux départementaux.

-  Diversifier les formes urbaines dans l’objectif d’une gestion économe des sols. Cette orientation a pour objectif de favoriser la production de nouvelles formes d’habitat comme l’individuel groupé, le semicollectif et le petit collectif en dehors des centres urbains dans les nouvelles zones d’habitat. Elle se traduit dans la politique départementale de l’habitat par la mise en œuvre du développement durable dans la production de logements. -  Développer une gamme de logements plus large pour s’inscrire dans la dynamique souhaitée des marchés de l’habitat. Cette orientation en faveur d’une diversification de l’offre de logements se traduit par des orientations sur la répartition territoriale des différentes formes d’habitat : individuel, individuel groupé, semi-collectif et collectif et par territoire. Elle se traduit dans la politique départementale de l’habitat par des actions en faveur d’une accession à la propriété avec les formes d’habitat ciblées dans le Plan Départemental de l’Habitat et de la production de logements locatifs sociaux durables. La concrétisation de ces deux orientations s’est traduite à travers la mise en œuvre d’un accompagnement de l’aménagement de nouveaux quartiers d’habitat avec une approche environnementale. Cet accompagnement est réalisé par les services du Département en étroite collaboration avec le CAUE de Maine-et-Loire, la SODEMEL et l’association ALISÉE pour le volet environnemental et énergétique.

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L’ensemble des lauréats des concours d’urbanisme communaux participeront tous les deux ans au prix départemental de l’architecture et de l’aménagement concernant l’urbanisme durable.

Chaque commune retenue relève d’une Communauté de communes ou d’Agglomération conformément à la logique d’accompagnement de projets de la politique départementale de l’habitat : > Botz-en-Mauges pour la Communauté de communes du canton de Saint-Florent-le-Vieil, >  Chalonnes-sur-Loire pour la Communauté de communes Loire-Layon, > Champtoceaux pour la Communauté de communes du canton de Champtoceaux, > Corzé pour la Communauté de communes du Loir, > Le Lion-d’Angers pour la Communauté de communes de la Région du Lion-d’Angers, > Montreuil-Bellay pour la Communauté d’Agglomération Saumur Loire Développement, > Saint-Georges-sur-Layon pour la Communauté de communes de la Région de Doué-La-Fontaine, > Saint-Sylvain-d’Anjou pour Angers Loire Métropole. Les projets de nouveaux quartiers relèvent des deux typologies principales en terme d’aménagement de zones d’habitat : - La reconstruction de la ville sur la ville Les projets relevant de cette typologie concernent la requalification d’espaces urbains avec des éléments bâtis existants. - L’extension urbaine avec des projets de création de nouveaux quartiers dans la continuité de l’espace urbain existant. Laurent Colobert Chef du service Habitat et cohésion sociale Conseil général de Maine-et-Loire


Les partenaires

Alisée - Maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables en Pays de la Loire

C

réée en 1991, l’association ALISÉE (Association Ligérienne d’Information et de Sensibilisation à l’Énergie et à l’Environnement) conduit des actions dans les secteurs de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables afin de contribuer localement aux objectifs nationaux et internationaux de réduction des émissions polluantes et de préservation des ressources naturelles. Pour ce faire, une équipe de conseillers en énergie et environnement assure des missions de conseil, d’expertise et d’assistance à maîtrise d’ouvrage lors de la conception de nouveaux quartiers et la construction ou la rénovation de bâtiments. L’urbanisme exerce un impact fort et de long terme sur les transports et les logements, qui totalisent près de la moitié des émissions de CO2 !

Les programmes d’aménagement ont une incidence sur la performance énergétique des bâtiments (potentiel d’ensoleillement, surfaces déperditives), les déplacements (modes doux, place de la voiture), et l’éclairage public (zones à éclairer, durées d’éclairement) qui représentent un quart des dépenses énergétiques des communes ! L’implication des futurs habitants (sensibilisation, concertation) présente une opportunité pour favoriser l’appropriation des projets et des enjeux associés. Dans le cadre du concours d’urbanisme durable, ALISÉE a accompagné la commune de Corzé par une mission d’assistance énergie et environnement pour l’aménagement d’un nouveau quartier.

Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement

L

’engagement du CAUE en faveur d’une amélioration permanente du cadre de vie des habitants de Maine-et-Loire s’est de longue date traduit par le privilège donné, dans les missions de conseil et d’accompagnement, à la qualité de l’urbanisme, de la forme urbaine et du « vivre ensemble ». C’est le sens du soutien apporté depuis trente ans aux élus territoriaux et à leurs projets. Malgré cet attachement résolu, il faut bien constater que l’urbanisation des campagnes, comme celle des communes périurbaines, a révélé la pauvreté conceptuelle d’extensions désordonnées ou simplement guidées par la logique pavillonnaire. Le lotissement, division foncière et mode juridique d’organisation de l’espace, n’a pas affirmé qualitativement

le concept approprié de nouvelles formes d’habitat. Il fallait bien tourner la page ! La nécessité du développement durable s’impose, depuis quelques années (et quelques années seulement) comme le vecteur salutaire d’une nouvelle approche de la ville et de ses nouveaux quartiers. Le Plan Départemental de l’Habitat est, en Maine-et-Loire, une illustration manifeste de ce changement de cap. Le concours d’urbanisme durable organisé par le Conseil général prolonge cette dynamique sur 8 territoires significatifs de la diversité de notre département. Il est bien évident que le CAUE devait y être associé et y fournir son énergie et ses savoir-faire.

Société d’Équipement de Maine-et-Loire

L

a SODEMEL est une société d’Économie Mixte dont le rôle est de conduire des projets d’aménagement pour les collectivités locales de Maine-et-Loire. Outre son statut particulier d’établissement public local, ses compétences et sa sensibilité particulière aux questions environnementales permettent aux élus de maîtriser l’ensemble du déroulement des projets d’aménagement qu’il s’agisse de quartiers d’habitation ou de parcs d’activités économiques. Avec pour objectifs principaux, l’intégration des projets dans leur environnement, le respect de la mixité sociale et la qualité urbaine et architecturale des projets, la SODEMEL agit dans le cadre de convention de concession et exerce un rôle d’ensemblier et d’animateur entre les multiples intervenants.

Depuis une dizaine d’années, la SODEMEL a inscrit son action dans le respect du développement durable et dans la prise en compte des aspirations des populations au travers de l’animation des phases de concertation. Les avis qu’elle a formulés au sein des groupes techniques du concours d’urbanisme durable ont permis d’éclairer les jurys sur la prise en compte des aspects concrets du développement durable dans les projets qui étaient présentés par les candidats. La SODEMEL a également pu mettre au profit des maîtres d’ouvrage du concours départemental d’urbanisme durable, son expérience juridique, technique, administrative et financière en matière de montage et de conduite de projets d’aménagement.

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BOTZ-EN-MAUGES Population > 793 Botzéens Communauté de communes du canton de Saint-Florent-le-Vieil

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Secteur B

(La Rabionnière)

Secteur C

1

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Secteur A

(Ancienne usine)

Les différents sites à l’étude

0

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1

Mairie

2

Ancienne usine 200 m


Botz-en-Mauges Repenser la croissance urbaine du bourg

Programme

C

ommune rurale à dominante agricole, Botz-en-Mauges est située dans la partie nord de la vallée de l’Evre. Elle est distante d’Angers et de Nantes respectivement de 50 et 65 km. À l’écart des grands axes de circulation locaux, le territoire communal est seulement traversé par la RD 752 Beaupréau - Varades, à un kilomètre du bourg. Seule une RD locale traverse le bourg et le relie aux communes voisines. Une grande partie des voies restantes est en impasse jusqu’aux fermes ou hameaux, elles se prolongent en chemins de terre et créent rarement des boucles. Cette situation conforte la qualité du paysage bocager et des vallées encaissées qui structurent le paysage local et qui marquent l’identité communale. Le périmètre d’étude se compose de trois parties distinctes mais reliées entre elles par un cheminement de centre-bourg : -  Le secteur A correspond à une reconquête de friche industrielle d’une ancienne usine de tarares, et comporte un terrain en contrebas à urbaniser dans un second temps. - Le secteur B, dit « La Rabionnière », correspond à l’extension vers le nord du bourg et en particulier à un tissu urbain diffus ; l’enjeu principal de son aménagement réside dans un désenclavement et la mise en relation directe avec le centre-bourg. - Le secteur C, situé entre les deux précédents, le long du chemin de la Croix de Pierre, aujourd’hui non aménagé et issu d’une désaffection de terrains industriels. Objectifs généraux et scénario d’aménagement Les deux nouveaux quartiers devront notamment proposer des espaces de vie collective valorisant l’environnement et le lien social, et optimiser la gestion des eaux de pluie en tenant compte de la topographie. L’enjeu de la consultation est avant tout de réussir à mettre en œuvre un projet urbain de qualité qui évite le simplisme de l’urbanisme pavillonnaire. Les équipes devaient s’attacher à propo-

ser un projet phasé, fonctionnel et cohérent avec des exigences d’équilibre financier. Sur le secteur A  : autour d’une ancienne usine de tarares construite au début du xxe siècle et disposant d’un beau volume intérieur de 800 m2 (que la commune souhaite réhabiliter sous forme de halle-vestige abritant des petits programmes), le programme consiste à réinvestir un site de friche industrielle pour implanter une typologie d’habitat en continuité directe avec le tissu bâti traditionnel du centre-bourg, ses services, et l’ouvrir sur le grand paysage du sud-est de la commune. La revalorisation de la halle devant permettre de requalifier de manière inattendue mais décisive ce vaste secteur de centre-bourg. Sur le secteur B  : l’enjeu urbain est tout autre. C’est celui de réaliser une extension urbaine en frange de bourg et sur des terrains agricoles, au moyen d’une économie de l’espace foncier et d’un raccordement efficace avec la trame viaire existante. La typologie de l’habitat devant y être moins dense que sur le secteur de l’usine. Pour autant, l’enjeu est de garantir à la fois une hiérarchie des formes d’habitat dans la composition urbaine, mais aussi une centralité aux quartiers (un lieu fédérateur, reconnu) et la possibilité de disposer d’espaces publics conviviaux, lieux de rencontres, buts de promenades ou points d’observation du paysage, pouvant être en lien avec les exigences de gestion des eaux de surface. Le nombre total de logements estimé, au stade du programme, est d’au moins 81 avec une répartition conforme aux exigences du Plan Départemental de l’Habitat de Maine-et-Loire, soit 2/3 d’individuels et 1/3 de groupés. FG (Extrait du document programme - avril 2009)

L’ancienne usine « Cobatel » vue depuis la rue de la Croix de Pierre

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Projet lauréat Labatut Architectes Associés, architecte mandataire De Long en Large, paysagiste - Pragma Ingénierie, BET VRD

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8 9

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Le bassin de récupération des eaux pluviales La coulée verte du secteur Le lavoir (existant) Le chemin d’accès de la Haute Souchaie La rue d’accès de la Basse Souchaie Jardins familiaux (existants) L’ancienne usine de tarares Le parvis sud et les jardins successifs La position du belvédère sur la partie sud du bourg Plan de masse du projet d’aménagement

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Botz-en-Mauges Secteurs de La Rabionnière et de l’ancienne usine

«

Dimanche 14 juin 2015 : Promenade… […] On arrive dans le bourg. La rue de la Croix-Rouge a été réaménagée il y a quelques années. Les trottoirs sont larges et nous emmènent sereinement vers la venelle des petits jardins situés au cœur de l’îlot. […] On passe à l’arrière de la supérette et au débouché d’une dernière ruelle étroite, on arrive sur la rue de la Mairie. D’ici s’offre à nous le bâtiment [de l’ancienne usine de tarares]. Restructuré récemment, le bâtiment a conservé son charme avec ses vieux murs de pierres et ses encadrements de fenêtres en briques. C’est toujours étonnant de voir la tête de nos amis qui découvrent ce bâtiment pour la première fois car en sortant de la ruelle étroite, on ne s’attend pas à ça ». Extrait de la notice projet

L

e projet d’aménagement des nouveaux quartiers est compris à l’échelle de l’agglomération. Il repose sur une hiérarchie claire des circulations et des entrées aux trois sites et

privilégie les circulations douces pour les trajets de courtes distances, notamment vers le centre-bourg. Pour appuyer cet objectif, une « promenade centrale » est imaginée comme axe structurant du nouveau quartier. Elle permet la gestion et la régulation hydraulique en tirant parti des infrastructures existantes (fossé agricole, plan d’eau en point bas), et est investie du rôle de réserve foncière et de lieu d’agrément à l’échelle de la commune. Le découpage parcellaire repose ensuite sur les contraintes de relief et les orientations naturelles imposées par la pente, la préservation des haies et des chemins les plus intéressants. Il offre une géométrie régulière en lanières. Les tailles de parcelles varient de 400 à 2 000 m2, les plus petites étant en continuité du bâti du bourg et participant de la continuité de sa densité. La halle industrielle est restructurée par un triple programme comprenant une salle de loisirs, un jardin public semi ouvert et un restaurant. Tout autour, de vastes parvis (5 séquences de jardins) étagent le terrain en pente douce et largement ouvert sur le grand paysage de la commune. FG

Quelques chiffres (La Rabionnière) - Superficie aménagée par le projet > 61 860 m2 - Surfaces cessibles du projet > 35 860 m2 - Nombre de logements envisagés > 50 - Ratio surface cessible / surface de projet > 58 % - Densité brute > 8 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 14 log/ha - Répartition des types d’habitations (ensemble des secteurs) > 68 % de logements individuels, 25 % de groupés, 7 % de collectifs ou semi-collectifs - Stationnement > sur les parcelles et en plusieurs regroupements à l’écart de la voirie principale

Paroles d’élu

Geneviève GAZEAU Maire de Botz-en-Mauges

Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? La commune avait déjà deux projets, l’un concernant une friche industrielle et l’autre un nouveau lotissement. Nous avons établi une programmation à court et moyen terme avec l’aide du CAUE associant les deux sites tout en intégrant un troisième secteur intermédiaire. Nous avons défini plusieurs objectifs  : la qualité de vie et la mixité sociale. Ces derniers correspondaient aux orientations du concours départemental dans lequel la commune s’est alors inscrite. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Botz-en-Mauges est une petite commune qui n’est pas habituée à des projets de cette importance. Il est donc indispensable d’être soutenu et conseillé par des professionnels de l’urbanisme et de l’architecture tout au long de la démarche, dès les premières réflexions. Dans l’organisation même du concours, la rencontre avec les équipes candidates sur le terrain s’est avérée très enrichissante. L’échange, la comparaison des points de vue et des idées est indispensable pour nourrir le projet. Demain, si la commune doit porter un projet de cette envergure, il est évident qu’elle aura recours au concours d’urbanisme.

Plan de réaménagement de l’usine

Coupe longitudinale sur le secteur de l’ancienne usine et les espaces publics alentours

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Projet 2

Botz-en-Mauges

François Minier, architecte urbaniste mandataire - Guillaume Sevin, paysagiste - Soderef, BET VRD

N

«

[…] Un aménagement fait de promenades, de traverses, de placettes arborées, de jardins partagés, et imprégné du caractère des hameaux à l’image du lieu-dit La Bolinière, des ambiances champêtres en relation avec la campagne toute proche où les saisons et les usages sont révélés par l’odeur de la fauche, la floraison des prairies. […] Les parcelles de plus de 50 m de profondeur et supérieures à 700 m2 peuvent être recoupées et accessibles par les fonds de jardins grâce à la présence initiale de traverses. Ce quartier pourra évoluer intrinsèquement, se densifier, se rajeunir, se renouveler tout en gardant sa trame originelle et sans extension foncière extérieure. » Extrait de la notice projet

L

a gestion des eaux de surface (tamponnement dans des «  franges vertes  » disposées régulièrement), les orientations du bâti (le plus souvent nord / sud), la gestion des déchets, les différents modes de déplacement (cheminements doux distincts des chaussées et au sein des franges vertes), les limites entre espace public et espace privé, le phasage, sont autant de cibles environnementales étudiées dans la proposition urbaine. Le projet propose, dans un des deux quartiers, de regrouper systématiquement le stationnement résidentiel à l’entrée de «  hameaux  » comptant neuf logements, dans des structures en bois et pierres (gabions) recouvertes de végétation. Un choix qui doit permettre aux cyclistes et piétons de se réapproprier les espaces publics résidentiels et réduire les nuisances sonores au plus près des habitations. Quant à l’usine, elle est réinvestie par de petits programmes d’équipements qui s’installent dans des constructions imbriquées entre intérieur et extérieur de manière à laisser la halle ouverte au cheminement public. Des « modules » autonomes qui devront répondre aux exigences de maîtrise des ponts thermiques, et un choix de transformation architecturale audacieux. FG Plan global des volontés d’aménagement

Quelques chiffres (La Rabionnière) - Superficie aménagée par le projet > 59 575 m2 - Surfaces cessibles du projet > 38 515 m2 - Nombre de logements envisagés > 66 - Ratio surface cessible / surface de projet > 65 % - Densité brute > 11 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 17 log/ha - Répartition des types d’habitations (ensemble des secteurs) > 72 % de logements individuels, 16 % de groupés, 12 % de collectifs ou semi-collectifs - Stationnement > regroupé à l’entrée de hameaux ou à la parcelle Illustration de la restructuration de l’ancienne usine accueillant différents petits équipements publics

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Projet 3

Botz-en-Mauges

Atelier Ruelle, architecte paysagiste urbaniste, mandataire - Cabinet Bourgois, BET VRD et Environnement

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3 1

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Extrait de la notice projet 4

L

a friche industrielle fait l’objet d’un plan de gestion dans lequel est aménagé, à l’emplacement des bâtiments démolis, un jardin dépolluant enclos fonctionnant sur le principe de la phytoremédiation. La partie basse du site est alors soustraite à la constructibilité de façon à redonner une « noblesse » au belvédère vers le sud et à la silhouette du bourg de Botz. L’ancienne usine accueille en deux temps deux programmes : c’est tout d’abord une halle ouverte non chauffée, et un restaurant de plain-pied avec sa terrasse au sud, puis elle est réaménagée pour devenir salle polyvalente. Le secteur de la Rabionnière accueille des parcelles étirées le long des courbes de niveau, de façon à ce que les voies soient dans la pente. Au centre de la composition foncière, une grande pelouse est investie du rôle de jardin public, espace de rencontres et de jeux d’enfants où pourront venir s’implanter plus tard de petits immeubles collectifs. Enfin, l’équipe propose le concept de « rues à vivre », c’est-à-dire des zones de rencontres ou voies semi piétonnes étroites et encadrées par des tranchées drainantes et par les jardins privatifs. FG

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3 4 5 6 1 2

Plan général des aménagements

«

L’enracinement du projet urbain se mesure en fonction de ce qu’il apporte à la commune. Ce qu’il apporte à la commune, nous croyons que cela se traduit en termes de plaisir du lieu : plaisir d’usage, plaisir de déambulation, plaisir des yeux… Plaisir d’habiter, et donc plaisir de vivre là. »

Grande pelouse Allée bocagère Cheminements piétons Voies de desserte résidentielle Ancienne usine Jardins familiaux (existants)

Quelques chiffres (La Rabionnière) - Superficie aménagée par le projet > 61 000 m2 - Surfaces cessibles du projet > 38 900 m2 - Nombre de logements envisagés > 98 - Ratio surface cessible / surface de projet > 64 % - Densité brute > 16 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 25 log/ha - Répartition des types d’habitations (ensemble des secteurs) > 45 % de logements individuels, 37 % de groupés, 18 % de collectifs ou semi-collectifs - Stationnement > À la parcelle et en longitudinal sur les voies principales

Illustrations avant / après de la façade sud du village

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CHALONNES-SUR-LOIRE Population > 6 143 Chalonnais Communauté de communes de Loire-Layon

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Quartier des Ligerais

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Chalonnes-sur-Loire Quartier des Ligerais

Programme

E

ntamée dans les années 1990, l’urbanisation du secteur du «  Grand Coteau  » s’est développée au sud-ouest de l’agglomération en trois tranches successives selon le modèle conventionnel des lotissements pavillonnaires. L’aménagement du quartier des Ligerais, dont l’emprise foncière de 6,8 ha est entièrement maîtrisée par la commune, constitue l’ultime étape dans l’urbanisation de ce secteur limité dans sa partie est par le vallon de l’Armangé et dont la topographie est marquée par des pentes pouvant atteindre jusqu’à 15 %. Une des caractéristiques principales des Ligerais tient ainsi à sa position dominante sur le vallon d’Armangé où le coteau donne naissance à une série de talwegs perpendiculaires au vallon engendrant une succession de micropaysages où résurgences rocheuses et végétation indigène accompagnent un fort dénivelé mais aussi au remarquable panorama qu’il offre au lointain sur la confluence de la Loire et du Layon. Affirmant sa volonté de rompre avec un modèle d’urbanisation trop souvent guidé par un strict découpage parcellaire, la municipalité de Chalonnes-sur-Loire a souhaité que l’aménagement de ce nouveau quartier s’en démarque tant par la recherche d’une plus grande diversité typologique que par la qualité de la forme urbaine produite et la mise en œuvre d’une démarche environnementale exemplaire. S’inscrivant pleinement dans les orientations du Plan Départemental de l’Habitat en cherchant à diversifier les formes d’habitat, à favoriser une véritable mixité sociale et en offrant les conditions nécessaires à une meilleure prise en compte des exigences environnementales, un des enjeux majeurs du projet consiste à concevoir un quartier où l’organisation parcellaire, l’implantation du bâti et le traitement des espaces publics ne subissent pas, mais tirent au contraire parti des caractéristiques physiques et spatiales du site. Les enjeux du projet > L’habitat - Développer une offre diversifiée de typologies d’habitat. - Favoriser une réelle mixité sociale.

Capacité d’urbanisation estimée : 75 à 85 logements. Répartition  : 40 % de logements groupés, 50 % de lots libres (selon un large éventail de surfaces parcellaires), 10 % de logements collectifs ou semi-collectifs. > Le site - Conforter les caractéristiques naturelles du site notamment dans ses rapports au paysage environnant. - Concevoir des aménagements favorisant la préservation de la biodiversité et la capacité de gestion des eaux pluviales. > La forme urbaine - Mettre en place les conditions d’une adaptation soignée du bâti et des infrastructures au relief singulier du site. - Optimiser le dimensionnement des voies dans l’objectif d’un partage équilibré des usages. - Assurer la connexion du quartier avec le reste de l’agglomération chalonnaise en garantissant la diversité des modes de déplacement et la sécurité des habitants. - Mettre en œuvre des règles d’implantation du bâti et de traitement des limites favorisant la maîtrise du paysage urbain et l’harmonie des relations entre espace privatif et espace public. - Favoriser l’appropriation des espaces publics en les concevant comme de véritables lieux de promenades offerts à l’ensemble des habitants. Les moyens du projet Afin d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée, la commune a décidé de confier à l’équipe lauréate de la consultation une mission globale comprenant : la maîtrise d’œuvre complète des espaces publics, l’élaboration d’un cahier de prescriptions architecturales, environnementales et paysagères ainsi qu’une mission d’assistance auprès des constructeurs et de suivi des projets afin d’en garantir la conformité avec les objectifs du programme. FT

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Projet lauréat Atelier Cité Architecture, architecte urbaniste mandataire - CSD AZUR BET Environnement - Atelier LD BET VRD

N

«

Le but de l’étude n’est ni de proposer un projet reproductible ni un projet emblématique mais de démontrer que les alternatives existent  ; alternatives qui peuvent permettre de construire dans le cadre des règlements et des habitudes, une ville désirable, habitable et moins consommatrice de ressources. »

persistance de sa relation avec le paysage de la vallée, deux chambres étant affectées à des usages ouverts aux habitants, terrain de sports et jardins familiaux. Le parcellaire s’y déploie en occupant seulement 27% du site compte tenu de larges

délaissés, sur des surfaces moyennes de l’ordre de 300 m2 mais susceptibles d’être largement adaptées. 86 logements sont ainsi constitutifs du nouveau quartier dont 42 individuels, 29 individuels groupés et 15 collectifs ou intermédiaires.

Extrait de la notice projet

L

e projet repose sur la trame végétale existante qu’il entend conforter et sur laquelle il s’adosse en « réinventant » un nouvel écosystème. C’est la rupture principale avec le mode d’urbanisation antérieur et voisin. L’espace est recomposé dans le principe de chambres bocagères affectées soit à l’habitat, soit aux espaces ouverts, soit aux réserves foncières. C’est ainsi l’espace public et le patrimoine végétal à gestion publique qui constituent l’ossature du quartier et lui donnent sa cohérence dans le « grand paysage », caractéristique majeure du site. Le maillage végétal participe aussi de l’ouverture sur les quartiers environnants et la

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Simulation de composition urbaine et architecturale fondée sur l’optimisation thermique des enveloppes (compacité, végétalisation, orientation).


Chalonnes-sur-Loire Quartier du Ligerais

Une organisation sur le principe d’îlots suppose une mixité d’usage et de fonction, associant une grande rigueur d’implantation sur la parcelle et une générosité de l’espace public. Raccordée au giratoire d’entrée de ville au creux du talweg et connectée au Grand Coteau

voisin, la voirie desservant le nouveau quartier n’en reste pas moins prioritairement secondaire (3,5 mètres d’emprise de voie) en développant un parcours dont la segmentation, appuyée sur la trame végétale, contrarie le risque d’un usage de la voie comme axe de transit. BL

Paroles d’élu

Jacques CHAZOT Adjoint à l’urbanisme à Chalonnes-sur-Loire

Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ?

L’ossature de la composition urbaine est donnée par la constitution d’une trame bocagère participant également à la préservation des éco-systèmes et à la gestion de l’eau.

La trame végétale définit alors des « chambres bocagères » dans lesquelles s’inscrivent îlots bâtis et espaces naturels.

Recherche de mixité typologique associant variété des gabarits et des écritures architecturales.

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 61 393 m2 - Surfaces cessibles du projet > 24 116 m2 - Nombre de logements envisagés > 86 - Ratio surface cessible / surface de projet > 35 % - Densité brute > 13 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 35 log/ha - Répartition des types d’habitations > 49 % de lots libres, 34 % de logements groupés, 17 % de collectifs ou semi-collectifs

La nouvelle équipe municipale élue en 2008 s’est engagée à développer la commune en appui sur des préoccupations d’ordre environnemental. Le projet élaboré sur le site, prêt à être réalisé, ne correspondait pas à ses choix d’urbanisation. Les capacités d’expansion de Chalonnes fortement conditionnées par le relief, les surfaces inondables, et l’imbrication ville-vignoble, font que le secteur des Ligerais est parmi les derniers espaces urbanisables d’une telle importance dans l’agglomération. C’est pourquoi la municipalité a décidé de remettre en cause le processus en cours. L’appel à projet lancé par le Conseil général, en parfaite correspondance avec nos aspirations, s’est trouvé par un heureux concours de circonstances, en concomitance avec le changement d’orientation décidé pour ce futur quartier à forts enjeux. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Nous avons apprécié la diversité des réponses apportées par les 3 équipes concurrentes retenues parmi 25 candidatures. Les propositions étaient très différentes sous certains aspects tels que les formes urbaines, et assez convergentes sur d’autres, tels la gestion des eaux pluviales, ou le travail sur la voirie. Une première analyse des esquisses n’a pas permis de dégager une préférence et a nécessité du recul vis-à-vis de l’image. Un examen plus approfondi et l’entretien avec les équipes a favorisé une meilleure compréhension des intentions exprimées, mais aussi d’estimer la capacité d’écoute des différents cabinets, et d’apprécier les marges d’évolution des projets. La difficulté pour l’élu reste de se prononcer pour un seul projet et une seule équipe, car il va engager la commune pour plusieurs décennies. Mais la diversité du jury, par le niveau du débat qu’elle autorise, est une richesse, et rassure au final sur le choix arrêté.

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Projet 2

Chalonnes-sur-Loire

Atelier Espace Temps, architecte urbaniste mandataire - Ecce Terra, paysagistes - Sogreah, bureau d’études VRD

N

«

L’émergence d’un nouveau quartier doit être conçue de manière à ce que celui-ci soit agréable à vivre et qu’il permette une appropriation de l’espace. Sur le territoire d’étude, l’environnement est particulièrement attrayant et doit être au cœur de la réflexion afin de favoriser la promenade et l’usage des espaces extérieurs, qu’ils soient privés ou publics. » Extrait de la notice projet

E

n écho d’une analyse environnementale et paysagère approfondie, le parti d’aménagement retenu suppose une modification du périmètre de l’opération et un nouveau tracé pour la voie de contournement. Dans ces conditions, le projet intègre l’ensemble du talweg qui devient l’axe principal de composition, coulée verte structurante. La trame viaire, principale et secondaire, épouse la topographie en facilitant l’accès aux parcelles et limitant les effets de terrassement.

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L’élargissement de l’emprise (11,5 ha au lieu de 6,8) induit une offre de logements supérieure à celle du programme (28 logements supplémentaires). Le projet intègre une typologie d’habitat originale, au cœur des coulées vertes, par la disposition de constructions implantées dans un espace collectif non clos, non accessible à l’automobile et potentiellement autogérées. Globalement, l’opération dispose de 56 % de constructions sur lots libres, 29 % en habitat groupé et 15 % en habitat intermédiaire. Les principes de développement durable sont largement déclinés tant dans leur dimension environnementale que sociale, comme l’attestent la présence de coulées vertes facilitant la gestion des eaux pluviales et génératrices d’espaces publics appropriables et une mixité de l’habitat dont les différentes typologies sont réparties sur l’ensemble du nouveau quartier. BL

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 114 500 m2 - Surfaces cessibles du projet > 49 000 m2 - Nombre de logements envisagés > 137 - Ratio surface cessible / surface de projet > 43 % - Densité brute > 12 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 28 log/ha - Répartition des types d’habitations > 56 % de lots libres, 29 % de logements groupés, 15 % de collectifs ou semi-collectifs


Projet 3

Chalonnes-sur-Loire

Univers, architecte urbaniste mandataire - Cabinet Bourgeois, BET environnement et VRD

N

«

Ce concours donne l’occasion de créer une urbanité différente, illustrant la dualité entre l’image urbaine de base calquée depuis quelques décennies et une campagne préservée. Notre volonté est de rompre avec cette image urbaine existante et de dessiner, d’inventer un nouveau modèle urbain à Chalonnes-sur-Loire, en intégrant une typologie, une densité, une mixité novatrice sur cet espace singulier. » Extrait de la notice projet

L

e projet est construit à partir d’une colonne vertébrale, «  le Cours  », axe de circulation distribuant le site, fédérant tous ses usages et formant un front urbain structurant, en belvédère dominant la vallée de l’Armangé et le paysage alentour. C’est aussi à partir de cet axe que s’organisent le raccordement avec les voies existantes et la liaison de l’urbanisation nouvelle vers la

ville ou les quartiers avoisinants. C’est enfin depuis ce cours que se distribuent trois hameaux qui constituent, en revers de la bande construite en ligne de crêtes et ses « sentinelles » dominant la vallée, l’interface avec l’urbanisation existante et l’offre principale de logements. Ils associent le plus possible lots libres, groupés ou intermédiaires, en faveur d’une mixité sociale et d’une forme urbaine conviviale laissant une large part à un espace public recélant un potentiel de biodiversité que la gestion différenciée devrait contribuer à conforter.

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 67 740 m2 - Surfaces cessibles du projet > 34 500 m2 - Nombre de logements envisagés > 83 - Ratio surface cessible / surface de projet > 51 % - Densité brute > 12 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 24 log/ha - Répartition des types d’habitations > 56 % de lots libres, 37 % de logements groupés, 7 % de collectifs ou semi-collectifs

Cet attachement à la nature s’exprime également par le traitement aérien de l’eau pluviale et la création conséquente de zones humides liées à la noue principale et aux fossés affluents. Il participe enfin au privilège donné aux liaisons douces, l’axe principal étant doublé d’une circulation exclusivement réservée aux piétons et aux cyclistes. BL

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CHAMPTOCEAUX Population > 2 216 Castrocelsiens Communauté de communes canton de Champtoceaux

N

La Loire

Le site à l’étude en centre-bourg

0

20

150 m


Champtoceaux Construire entre les murs

Programme

L

a commune est située sur un coteau dominant la Loire. Elle est distante d’Angers et de Nantes respectivement de 45 et 40 km. Elle est surtout, historiquement située aux confins de l’Anjou et de la Bretagne, et compte, outre un riche passé antique, une citadelle médiévale (dont il reste des vestiges). Le Moulin Pendu, sur la Loire, ouvrage des xiiie et xive siècles est classé monument historique depuis 1975. Elle compte environ 2 200 habitants localisés principalement dans le bourg et dans de nombreux hameaux dont celui, typique, de La Patache sur les bords de Loire. Objectifs généraux et scénario d’aménagement Le futur quartier, situé en centre-bourg, doit s’inscrire dans une démarche environnementale exemplaire. L’objectif premier est de créer un renouvellement urbain cohérent et en harmonie avec le territoire existant, tout en mettant en avant un certain nombre de principes « novateurs��» qui visent à minimiser l’impact de l’urbanisation sur l’environnement, et permettent aux futures constructions de maîtriser l’énergie et d’utiliser les énergies renouvelables. Cette nouvelle réalisation devra créer des espaces de vie collective valorisant l’environnement et le lien social et optimiser la gestion des eaux de pluie.

En faisant l’acquisition de la propriété Denis (grande parcelle centrale de 2 600 m2), la commune s’est engagée à réaliser un programme de logements pour personnes âgées dans l’enceinte des jardins de l’îlot. La localisation de cette propriété se prête en effet à ce type d’affectation : en cœur de bourg et à proximité des principaux services et commerces. La nature des lieux est également favorable au développement d’un programme maîtrisé tant sur le plan de l’urbanisme que sur ceux du paysage et de l’architecture. Elle est assurément prétexte à l’engagement d’une démarche originale destinée à construire un nouveau quartier d’habitat au cœur des jardins. En cœur de bourg, ces jardins forment un ensemble de grande qualité et d’une grande sensibilité. La trame foncière soulignée par un réseau de venelles et de murs en pierre est la force et la structure du paysage. Le végétal donne aux lieux leur caractère et leur ambiance : jardins de détente ou jardins vivriers, arbres d’agrément et arbres fruitiers. Le bâti, bien que très hétéroclite, propose un jeu de volume et d’échelle très intéressant. La pierre et la tuile ajoutent à la qualité des constructions les plus traditionnelles et les plus anciennes.

Sur le plan de l’usage des lieux, au-delà de la stricte dimension de l’habiter, se pose la question de la circulation et de l’accessibilité. Les qualités des lieux nous incitent à la plus extrême vigilance. La trame foncière semble vouloir guider la démarche et s’impose comme l’armature du projet paysager et urbain, le cadre au sein duquel il convient d’imaginer l’avenir dans le respect du site. La réflexion doit intéresser la totalité du secteur et définir les lieux d’intervention ainsi que les modalités opératoires afin de garantir la cohérence du projet. > Une trame foncière qui s’impose au projet comme système d’accueil et d’organisation. > Un projet contemporain qui conserve et met en valeur la mémoire des lieux. > Un mode d’habiter original, en harmonie avec l’esprit du site : Habiter un jardin

Vue du site en juillet 2007 montrant les linéaires de clôture et la végétation.

Le principe d’une circulation des véhicules dans un sens unique sud-nord a été retenu. Toutefois cette circulation se fera selon des modalités non routières : il pourra par exemple être proposé un aménagement répondant aux critères d’une zone de rencontre. Sur la propriété Denis et sur les parcelles voisines sont quantifiés neuf logements adaptés pour personnes âgées, avec garages pouvant servir de cellier ou de remise en l’absence de véhicule. Logements devant être ensuite confiés à un concepteur par un maître d’ouvrage bailleur social. FG (Extrait du document programme - avril 2009)

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Projet lauréat Nolwen Dulieu, architecte urbaniste mandataire - Agence 7 Lieux, paysagistes - GCA Ingéniérie, BET VRD

N

Périmètre d’étude ESPACES PUBLICS Place(ette) publique Plateau partagé Voirie Viviers Espace paysager Vivriers en location Jardins privatifs ACTIVITÉS, REPÈRES ET LIENS Activités commerciales et services Point de repère visuel Continuité piétonne Axe visuel Entrée logement

Inscription du projet dans le tissu urbain

«

La qualité du site est donnée par l’échelle intime des jardins existants, qui contraste avec les vues généreuses et vastes sur l’église Sainte Madeleine et les maisons imbriquées entre elles de la rue principale (rue Hippolyte Maindron et Margueritte de Clisson). » Extrait de la notice projet

L

e projet propose un jardin public en centre-bourg. Il offre une nouvelle perspective axée sur l’église selon une orientation nord-sud et fait le lien entre deux quartiers avec un aménagement pay-

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sager permettant de concilier exigences environnementales (noues ouvertes, circulation douce), exigences privatives (murs séparatifs préservés) et respect d’une partie de la trame foncière historique. Les parcelles destinées à recevoir les habitations pour personnes âgées (8) sont de petite dimension, tant en largeur qu’en longueur (8 m x 16 m), contrainte urbaine d’autant plus délicate qu’elles reçoivent également le garage destiné au stationnement des véhicules mais répondant au souhait de promouvoir une densité d’habitabilité particulière de cœur d’îlot.

Cinq principes ont guidé le projet d’aménagement : - La volonté de structurer l’espace public jardiné par le truchement des murs maintenus et développés. - La conception d’un habitat mariant espace intérieur de la parcelle et parcours végétalisé de l’espace public, « habiter un jardin », le « jardin de l’eau ». - L’articulation du projet avec le centrebourg et la mise en valeur de la cour des Mariniers et la place de l’école par l’affirmation des porosités piétonnes existantes.


Champtoceaux Construire entre les murs

Paroles d’élu

Jean-Yves BOURGEAIS Maire de Champtoceaux

Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? À la fin des années 1970, la municipalité manque quelques opportunités foncières qui ont bloqué tout projet en centre-bourg. Forte de l’acquisition d’une propriété de 3500 m2 et d’une habitation, la nouvelle municipalité engage une réflexion globale sur l’îlot enclavé du centre-bourg. Sans le dénaturer, l’objectif est d’ouvrir le secteur, de créer des pavillons pour personnes âgées et des accès aux commerces. Seule, la commune n’aurait pu aborder de front les problématiques foncières, celles de l’habitat et de l’urbanisme. Au-delà du financement, le PDH offre cette aide technique.

Point de vue sur le jardin de l’eau

- Le respect de l’épanelage du cœur d’îlot et la valorisation des perspectives : l’axe majeur du jardin de l’eau s’accroche visuellement au signal du clocher. - La maîtrise de l’impact environnemental en termes d’économie de l’espace foncier (les emprises de voirie sont minimisées), d’intégration dans le paysage urbain, de confort et d’usage (offre du jardin public central), de maintenance, de gestion des eaux pluviales, de l’énergie, de gestion des chantiers et des déchets, enfin en termes de déplacements. FG

Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ?

Point de vue sur le passage des Mariniers

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 7 770 m2 - Surfaces cessibles du projet > 4 700 m2 - Nombre de logements envisagés > 20 - Ratio surface cessible / surface de projet > 60 % - Stationnement > La voiture pénètre jusqu’à la parcelle, la maison intègre un garage. Du stationnement groupé est ponctuellement proposé sur l’espace public.

Il s’agit d’une expérience enrichissante. Conçu en sept phases, le projet retenu est évolutif et représente un budget important pour notre commune. Le temps des études, indispensable, est long ; habitants et élus montrent des signes d’impatience quant aux délais de réalisation. De plus, il y a parfois un écart entre le souhait des gens et le projet architectural. Un travail pédagogique, d’abord auprès des élus, puis des habitants, est nécessaire pour expliquer l’intérêt des études, mais aussi en quoi la façon traditionnelle de concevoir des lotissements ne correspond plus aux exigences environnementales actuelles.

Coupe B, est-ouest

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Projet 2

Champtoceaux

Archidée, Patrice Métivier, architecte paysagiste mandataire - Ingénierie TUGEC, BET VRD Inddigo, ingénierie du développement durable

N

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6 2

8 1

7

Espace de convivialité : conservation du pin existant devenant l’arbre aux palabres et espace de rencontre avec banc circulaire, jeux pour enfants. 2 Espaces verts composés : de petits espaces en terrasse, poches de verdure de faible entretien. 3 Stationnements abrités par une structure en bois recouverte de plantes grimpantes. 4 Jardins familiaux. 5 Locaux techniques communs 6 Logements pour personnes âgées (9) 7 Maisons individuelles groupées (12) 8 Logements semi collectifs (12) 9 Celliers privatifs, attenants aux stationnements 1

3 5 9

Inscription du projet dans le tissu urbain

«

Une évolution des comportements, en particulier pour la réduction de la consommation des ressources naturelles, passe nécessairement par une compréhension des enjeux par les habitants et par la prise en charge partagée, par ces derniers, de services dans un cadre associatif. » Extrait de la notice projet

T

out en augmentant la constructibilité du site par rapport au programme, le projet livre, en partie centrale, de vastes espaces publics, voiries, lieux de regroupement, et de stationnement. La voiture ne pénètre pas sur la parcelle, l’accès à la maison est réservé aux piétons et aux cycles. La composition urbaine répartit par entités opérationnelles trois types de logements : les maisons de plain-pied pour personnes âgées (9), des maisons

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groupées à un étage et des logements intermédiaires apportant une configuration architecturale novatrice sur le site. La dimension sociale est ici appuyée par la volonté de mettre en œuvre une démarche participative intégrant notamment la gestion pratique du quartier (installation de chauffage et de production d’eau chaude collective, compostage collectif, celliers et stationnement regroupés). Les maisons étant libérées du stationnement des véhicules, elles s’implantent sur des parcelles très étroites (5 m à 7,50 m). FG

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 10 890 m2 - Surfaces cessibles du projet > 4  470 m2 - Nombre de logements envisagés > 33 - Ratio surface cessible / surface de projet > 41 % - Stationnement > regroupé à l’écart des habitations


Projet 3

Champtoceaux

LinéA, Cécile Chevallier-Bernardoni, architecte mandataire - Zéphyr Paysages, paysagiste Sogreah Consultants, BET VRD

N

Implantation du bâti Stationnments groupés Ruelles carrossables Venelles Inscription du projet dans le tissu urbain

«

Le parcellaire étroit et laniéré, bordé de vieux murs qui contraignent le parti d’aménagement et lui donnent sa qualité, guide notre réflexion. L’omniprésence de l’eau par les petits édifices, puits et viviers… La végétation accrochée aux vieux murs de schiste et dépassant des jardins sur l’espace public, l’accès aux jardins et parcelles par de petits portillons en bois, autant d’éléments qui prolongent cette idée de la ville vécue côté jardin… ».

dissocier la voiture du logement. Les stationnements clos et privatifs sont repoussés aux accès nord, sud et ouest du site. Même si elle peut pénétrer, la voiture est contrainte par le gabarit étroit des ruelles. Les déplacements piétons sont sécurisés et les habitants profitent du confort obtenu par des nuisances sonores atténuées. Une préservation des co-visibiltés de jar-

dins à jardins, ou terrasses à terrasses, permet à chacun d’évoluer dans son jardin sans être vu. FG

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 8 030 m2 - Surfaces cessibles du projet > 5 880 m2 - Nombre de logements envisagés > 30 - Ratio surface cessible / surface de projet > 73 %

Extrait de la notice projet

L

e projet propose une unique typologie de maisons bâties entre les murs sur des lanières étroites. Il réinvente une trame qui s’appuie sur la structure étroite du réseau actuel de cheminements piétons en cœur d’îlot. Un décalage des habitations les unes à côté des autres sur le parcellaire, glissant sur la trame orientée nord-sud, permet un accès latéral à chaque maison et oblige à

Croquis illustrant le principe de l’implantation décalée du bâti

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CORZÉ Population > 1 610 Corzéens Communauté de communes du Loir

N

Quartier du Moulin à vent

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Corzé Quartier du Moulin à vent

Programme

L

a zone à aménager à l’ouest du centre-bourg, se trouve entre une zone Natura 2000, au nord, comprenant la rivière du Loir et une ZNIEFF au sud. D’environ 12 hectares, le quartier du Moulin à vent est situé dans la continuité immédiate du bourg originel. L’objectif premier du projet est de créer un quartier en harmonie avec son territoire, tout en mettant en avant un certain nombre de principes qui visent à minimiser l’impact des constructions sur l’environnement et permettre de valoriser les économies d’énergie en suscitant le recours aux énergies renouvelables : solaire, bois... Une des qualités du quartier du Moulin à vent est sa situation en belvédère sur la vallée du Loir. L’aménagement global proposera d’offrir aux nouveaux habitants des perméabilités visuelles afin que les lointaines vues sur la vallée du Loir soient perceptibles par une majorité. Principalement desservie par la rue du Moulin de la Motte, cette voie devra changer de statut, être requalifiée en rue afin de permettre des échanges entre la future greffe et les rives du Loir avec des traversées sécurisées et des pistes cyclables différenciées de la voie de circulation automobile. Ce site aujourd’hui est dépourvu de toute végétation structurante ; en conséquence, des stratégies de préverdissement seront intégrées aux principes d’aménagement d’ensemble. Dans le choix de végétaux, les concepteurs développeront les notions de gestion raisonnée pour mettre l’accent sur la durabilité et la pérennité des espaces créés, dans le respect d’un territoire sensible : inondabilité. L’utilisation d’essences indigènes va contribuer à donner aux aménagements du site une identité propre. L’armature verte pourra se diffuser au-delà du périmètre défini au PLU, afin de lier le quartier à l’ensemble du territoire.

Un autre élément important à valoriser : les émissaires, lieux de stockage des eaux de ruissellement qui composent et organisent déjà le territoire. À l’intérieur du quartier, des liaisons de type desserte locale seront créées et participeront de la qualité d’usage de l’espace public, elles assureront la convivialité des transitions et une intimité des espaces traversés. La voirie au sein du nouveau quartier sera conçue de manière à limiter la place de la voiture, la gestion du stationnement étant l’un des moyens de limiter pour atteindre cet objectif. L’aménagement global proposera des espaces publics qui intégreront la dimension sociale : lieux de rencontre et de détente, jardins familiaux, traitement des limites entre espaces privés et espaces publics, seuils, placettes, parkings... selon des thématiques propres qui sont développées dans les quartiers d’habitat. La zone classée en 1AUh doit permettre de développer un quartier d’habitat intégrant des formes urbaines différentes et introduire la notion de densité en entrée de bourg. Les gabarits du bâti environnant se situent entre la maison pavillonnaire en alignement sur la rue du Moulin de la Motte, les ateliers communaux et la maison bourgeoise du xixe siècle en bordure est du site. Individuel dense, intermédiaire, collectif, le site doit jouer aussi la carte de la mixité en offrant une diversité des formes urbaines. Le déplacement des ateliers communaux, la disposition de l’emprise qu’ils occupent, sont une opportunité pour réaliser la greffe du quartier avec le tissu ancien et retrouver des espaces publics à l’échelle de l’agglomération étendue de son futur quartier. Des mixités seront également recherchées entre les tailles de logement et entre les catégories de logements. MC

Le site dans son ensemble

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Projet lauréat Urban’ism, architecte urbaniste paysagiste mandataire - Safege, BET VRD

N

«

Concevoir un projet d’urbanisation de plus de 200 logements dans un bourg comptant aujourd’hui environ 800 habitants, implique de s’inscrire dans une réflexion à l’échelle de l’ensemble du village et de toutes les composantes de la vie locale. » Extrait de la notice projet

T

rois espaces publics majeurs s’affirment à l’issue de la réflexion ayant présidé à la conception du nouveau quartier : une nouvelle place du village comme articulation entre le bourg ancien et l’urbanisation à venir, un «  port sur le Loir » comme expression du rapport privilégié entre la rivière et le nouveau quartier, des coulées vertes «  récréatives  » comprises comme le maillage identitaire de l’extension urbaine. L’aménagement du nouveau quartier est conçu comme une greffe urbaine dont les points d’accroche sont l’angle nord-est du secteur, la façade sur le Loir et la levée de l’ancienne voie ferrée. Ces trois espaces

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caractérisent des continuités avec le tissu bâti existant et déterminent des usages partagés. Sur le plan environnemental, le projet s’attache à limiter l’usage de la voiture à l’intérieur du quartier en proposant une exter-

nalisation du stationnement pour certains îlots et en compliquant l’usage des voiries secondaires. L’orientation sud et sud-est des constructions limite leur empreinte énergétique, ce que facilite d’autre part le principe d’un bâti compact.


Corzé Quartier du Moulin à vent

Programme de logements

Paroles d’élu

Augustin DERSOIR Maire de Corzé

Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? Dès 2007, la commune de Corzé engage une réflexion sur un projet important pour une petite commune, puisqu’il s’agit d’un secteur de 11 ha. La réflexion globale, menée avec l’aide d’Alisée et du CAUE, intègre rapidement les aspects environnementaux. Les objectifs définis correspondent aux objectifs du Plan départemental de l’habitat. Autre élément attractif indéniable du PDH, le soutien financier au niveau de l’appel à projet et l’accompagnement conjoint du CAUE, d’Alisée et de la SODEMEL. Il s’agit d’une véritable rupture par rapport aux pratiques habituelles communales dans la façon d’aborder le projet urbain.

Collectif (R+1+C / R+2) avec accueil de commerces, services, équipements en rez-de-chausée Collectif (R+1+C / R+2) Intermédiaire (R+1+C / R+2) Individuel groupé (R+C / R+1+C) Lot libre (R+C / R+1+C)

Déplacements

Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Nous avons tout d’abord été surpris par l’intérêt des professionnels pour notre projet puisque 31 candidats ont postulé pour concourir. L’aide du CAUE a été précieuse pour le choix des trois candidats car nous n’avions pas les connaissances suffisantes pour juger des capacités des équipes. Les 3 candidats sélectionnés ont proposé des solutions très différentes, sources de réflexions et de débat. Outre le fait qu’il répond aux attentes de l’équipe municipale, le projet retenu est le plus facile à faire évoluer. Compte tenu de l’ampleur du projet, le concours d’urbanisme s’avère indispensable.

Voiries primaires Voies de desserte secondaire Venelles tertiaires mixtes Cheminements doux Places Parkings Stationnements externalisés Barques

Enfin, la biodiversité n’est pas oubliée en ce que les rapports de continuité entre les espaces publics, la vallée du Loir et les zones humides environnantes sont autant de corridors écologiques tempérant la rupture entre l’espace urbain et la nature. D’une façon générale, l’eau est un élément fédérateur du projet et détermine le paysage du quartier.

Le projet propose une forte mixité sociale en associant diverses typologies de logements, environ un tiers en lots libres, un tiers en collectifs et intermédiaires et un tiers en individuels groupés. Ce dispositif, supérieur à ce que le programme suggérait, est toutefois conforme aux orientations du SCoT du Pays d’Angers actuellement en cours d’élaboration. BL

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet de la ZAC > 12 ha - Nombre de logements envisagés > 240 - Densité > 20 logts/ha - Répartition des types d’habitations > • Collectifs : 22 % soit 50 logements • Intermédiaire : 15% soit 35 logements • Individuels groupés : 33% soit 80 logements • Lots libres : 30% soit 75 logements

29


Projet 2

Corzé

Sitadin, architecte urbaniste mandataire - François Tavernier, paysagiste - Bourgeois, BET VRD

N

«

Corzé a deux atouts majeurs : son centre-bourg et le rapport que le village entretient avec le Loir. L’objectif de ce projet consiste à reconstituer, au travers du projet, une urbanité ancrée sur le territoire (trames parcellaires identiques à celles déjà existantes, continuité avec les chemins piétons existants qui mènent à la rivière, réutilisation des voiries de desserte déjà là…). » Extrait de la notice projet

S

ans mimétisme, le projet entend pourtant s’inscrire dans la continuité du paysage de Corzé, du vocabulaire de ses espaces publics et de son maillage viaire. L’autre élément déterminant étant le rapport au Loir, le quartier est structuré en son centre par une large ouverture nord-sud formant accès et belvédère sur la rivière. Cinq hameaux distincts composent le secteur en offrant, chacun, la mixité de l’ha-

30

bitat voulu par le programme et associant lots libres, individuels groupés et petits collectifs ou intermédiaires. L’organisation parcellaire de ces hameaux (trame allant de 6 à 15 mètres mais le plus souvent étroite et profonde) favorise une bonne orientation des constructions et une compacité favorable à leur performance énergétique. Elle assure également, malgré la densité d’un habitat presque toujours groupé, une bonne intimité des jardins, dépourvus de vis-à-vis. 220 logements sont ainsi proposés dont 30 en collectif, 120 groupés et 70 en individuels. Les cheminements doux sont bien identifiés et ne se confondent pas avec l’usage automobile disposant d’antennes courtes à partir du réseau existant. Autre élément durable, le traitement de l’eau pluviale s’associe aux orientations paysagères, le maillage de noues et de fossés et le grand mail central assurant le stockage et la régulation. BL

Parcelle avec entrée au nord

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 12 ha - Nombre de logements envisagés > 220 - Répartition des types d’habitations > 30 logements en collectif, 120 logements en individuels groupés, 70 logements en lots libres


Projet 3

Corzé

Jacques Boucheton, architecte urbaniste mandataire - Atelier Horizon, paysagiste - Céramide, BET VRD

N

«

Le site, dédié à une urbanisation future, présente plusieurs facettes qui en constituent la richesse (…). Cette diversité naturelle conduit à un projet forcément multipolaire, générateur d’ambiances et d’usages variés. Il ne s’agit pas d’un nouveau quartier taillé d’un bloc dans le territoire mais bien d’un ensemble de séquences urbaines et paysagères dont l’assemblage progressif s’égrènera avec souplesse sur plus de dix années. » Extrait de la notice projet

L

es principes fondateurs du projet cherchent d’une part à marquer une accroche forte sur le bourg par la création d’une place formant liaison entre les deux tissus urbains, d’autre part à développer une épine dorsale végétale en appui des émissaires existants afin de créer un lien identitaire entre le vieux bourg et l’espace agricole. En valorisant les émissaires, l’approche du projet est qualifiée « d’hydraulique », la trame générale induisant l’orientation des circulations secondaires en fonction d’une pente accompagnant les fossés et les noues. La

performance énergétique du projet repose sur une bonne orientation du bâti facilitant la capacité des futurs constructeurs à livrer des bâtiments basse consommation. Enfin, le paysage se traduit par une trame domestique dont les échelles multiples participent de la diversité des points de vue et des ambiances. Le projet dispose d’une forte mixité sociale ainsi que d’une cohabitation de typologies de logements diversifiées. Ce programme suppose une forte mixité sociale ainsi qu’une bonne diversité architecturale induite, à morphologie égale, par l’influence de la forme et de la taille des parcelles sur les volumétries bâties. BL

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 12 ha - Nombre de logements envisagés > 209 - Répartition des types d’habitations > 30 logements en collectif, 70 logements en intermédiaire, 52 logements en individuels groupés, 57 logements en lots libres

31


LE LION-D’ANGERS Population > 3 821 Lionnais Communauté de communes de la région du Lion-d’Angers

N

Zac Jules Verne

32


Le Lion-d’Angers Zac Jules Verne

Programme

L

a commune du Lion-d’Angers a souhaité anticiper le départ du supermarché Super U en programmant la création d’un nouveau quartier d’habitat. La Zac Jules Verne d’une superficie à aménager d’environ 5 ha et de 2 ha traité en parc, est localisée au cœur du centre-ville du Lion-d’Angers, dans un environnement urbain semi-dense composé essentiellement d’habitat pavillonnaire. L’objectif principal de la commande est d’assurer une évolution progressive de la ville par des actions qui intègrent et prolongent le tissu existant. Ce nouveau quartier aura pour vocation principale d’accueillir de nouveaux logements aux différentes typologies bâties tout en s’inscrivant dans une démarche durable qui déterminera et influencera l’implantation, la volumétrie, le fonctionnement, le choix des matériaux et les équipements tout en respectant l’environnement dans lequel s’inscrit la Zac. L’aménagement de ce site s’organisera autour d’un parc existant à recomposer et d’une avenue parc qui assurera le prolongement à l’intérieur même des secteurs bâtis. Le projet de la Zac Jules Verne prévoit l’implantation de commerces qui viendront compléter l’offre du centre-ville. Un pôle médical sera également prévu et enfin une maison de retraite qui devra s’intégrer au sein du quartier.

La composition urbaine, les aménagements paysagés, l’organisation du bâti sont autant d’éléments qui influencent sur la densité perçue dans une opération et sur la qualité du cadre de vie créé. Un effet à l’échelle de la commune : la ville prolongée et non pas juxtaposée. Une trame majeure de composition qui répartit et gère les effets de densité (un axe principal, une coulée verte…). Une densité gérée par la localisation des logements intermédiaires et collectifs : - Les collectifs ou logements intermédiaires implantés en façade d’un espace public important. - Les collectifs ou logements intermédiaires qui valorisent un axe. Une densité perçue différemment selon la qualité des espaces publics et des séquences urbaines : - Penser les rues et les espaces plantés comme des séquences paysagères à vivre. - Assurer une convivialité, des transitions et une intimité des espaces. - Un tissu urbain structuré et varié, issu d’une réelle composition d’ensemble. Le patrimoine végétal existant remarquable sera révélé par l’aménagement d’un parc urbain composé pour les nouveaux habitants du quartier et qui deviendra à terme une référence pour le reste de la ville. MC

Vue depuis l’avenue Jules Verne

Vue sur le parc et la zone pavillonnaire derrière le supermarché

33


Projet lauréat Sixième rue, architecte urbaniste mandataire - Agence 7 lieux, paysagiste - Anjou Maine coordination, BET VRD

N

«

Le projet est guidé par la volonté de créer un quartier où la fonction du «  vivre ensemble  » est qualitative. Pour cela, le projet mise sur la valeur des lieux de vie qui peuvent favoriser les échanges intergénérationnels notamment. De nombreux paramètres vont y participer : un quartier verdoyant, des liaisons piétonnes multiples, des espaces de rencontre propices (jardins familiaux, jeux d’enfants, jeux de boules, terrains de jeu…). Tous ces éléments invitent à l’appropriation du quartier par les habitants. » Extrait de la notice projet

34

L

e projet de quartier Jules Verne bénéficie de son environnement et de sa topographie en concentrant l’habitat sur la friche commerciale, au nord du périmètre, en relation avec la liaison vers le centre-ville et en préservant le parc qui devient un lieu dynamique, favorable aux échanges entre les espaces habités et la ville. Le quartier est ainsi introduit par une placette marquant le carrefour urbain avec la départementale et par les équipements publics (maison de retraite et maison médicale) ainsi que par les logements collectifs. La transition douce vers le parc se décline soit par l’axe central bordé de l’habitat intermédiaire, soit par l’ancienne avenue Jules Verne réservée, à terme, au seul usage piétonnier ou cycliste.

La répartition typologique de l’habitat répond à cette hiérarchie d’occupation de l’espace et dispose, compte tenu de l’orientation viaire, d’une implantation nord-sud des constructions très favorable à leur efficacité énergétique. Le projet comptabilise 27 logements collectifs, 24 logements intermédiaires et 21 maisons groupées soit 72 logements auxquels s’ajoutent les 70 chambres de la maison de retraite. Le parcellaire individuel est compris entre 270 et 340 m2. Cette densité est largement compensée par l’attractivité et la proximité du parc et par les diverses strates végétales qui le prolongent jusqu’au cœur de l’aménagement. Ce dispositif, associé à une gestion durable des eaux pluviales, constitue un véritable écosystème urbain. BL


Le Lion-d’Angers Zac Jules Verne

Évolutivité

Paroles d’élu

Etienne GLEMOT Maire du Lion-d’Angers

Maison et garage

Extension 1

Extension 2

Insertion dans le site

Extension 3

Des enjeux multiples

N

Enjeux

- Relier le nouveau quartier au centre - Prendre en compte la topographie - Conforter les vues vers le centre depuis le haut du parc - Préserver et conforter le « vallon » arboré du parc - Désenclaver le parc, le rendre perceptible - Assurer et sécuriser la continuité piétonne (et cycles) sur l’ancienne voie ferrée - Prendre en compte la politique départementale de l’habitat - Prendre en compte la loi SRU - Répondre aux objectifs d’un urbanisme durable

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 5,8 ha - Nombre de logements envisagés > 72 - Répartition des types d’habitations > 21 maisons individuelles groupées, 24 logements intermédiaires R+1 +c, 27 logements R+1+attique - Stationnement > en sous-sol pour les collectifs, et en pergola végétalisée pour les maisons groupées et les logements intermédiaires

Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? Les motivations de la commune pour s’engager dans le PDH sont liées au fait de l’engouement de la population pour habiter sur notre secteur. Sans aborder les raisons de ce choix qui font honneur à notre ville, nous avons l’obligation de maîtriser notre développement, que nous souhaitons cohérent et réfléchi, afin de maintenir la qualité de vie existante et optimiser l’économie de fonctionnement de la ville et de ses habitants. Le concours d’urbanisme, lancé sur 5 ha situés en centre-ville, nous a permis d’approfondir notre réflexion et d’affirmer la vision durable que nous souhaitions, avec un choix concret qui transformera l’esprit de la ville. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? D’une part, la participation à ce concours nous a donné l’occasion d’avoir une vision globale des solutions d’habitat existantes et d’apprécier la richesse et la diversité des approches proposées par les architectes. D’autre part, il nous a paru essentiel de partir des valeurs que nous portons pour mener à bien ce projet. Que ce soit sur l’environnement, la mixité sociale, les relations intergénérationnelles, les équilibres de renouvellement de population ou la pression foncière, il faut toujours garder en mémoire la qualité de vie au quotidien pour pondérer chaque item.

N

Coupe AA, nord-sud

35


Projet 2

Le Lion-d’Angers

Forma 6, architecte urbaniste mandataire - Phytolab, paysagistes - Branchereau, BET VRD Environnement

N

Voies principales Voies partagées (les sentes) Places jardins / Plateaux / Carrefours partagés Trottoirs / Liaisons douces piétons et cycles Espaces verts type prairie Parcelles privées (jardins) Jardins familiaux Noues et bassins Stationnement sous porches ou sous pergolas Arbres existants et projetés

«

L’armature verte, véritable structure verte qui inscrit le futur quartier entre espaces horticoles et de loisirs, et qui permet une mise en lien avec les quartiers alentours. » Extrait de la notice projet

L

e projet est fondé sur un parti d’aménagement très fort, le végétal étant prédominant dans l’organisation générale du quartier comme dans l’accompagnement de ses espaces publics périphériques. L’axe central, en prolongement du parc urbain existant, armature verte, distribue les îlots d’habitat par des liaisons douces sous forme de « sentes » excluant l’automobile. Il est accompagné par les jardins familiaux et le « chemin de l’eau » que constitue la gestion aérienne des eaux pluviales. L’avenue Jules Verne, confirmée

36

dans sa fonction de transit, est toutefois transformée en mail privilégiant les usages mixtes. Les espaces publics marquant les entrées du secteur sont aménagés sous forme de « places jardins », espaces arborés et conviviaux, traités en plateau. Alors que les équipements publics (crèche, maison de retraite et maison médicale) accompagnent le mail Jules Verne tout en étant tournés vers la quiétude du paysage que constitue le cœur d’îlot, l’habitat individuel, 93 logements groupés ou superposés, occupe la frange du site, y compris dans sa partie sud, pour une densité (y compris les 70 chambres de la maison de retraite) de 35 logements à l’hectare. La circulation et le stationnement automobiles étant également organisés en périphérie, l’habitat réparti par îlot sur le site fait de celui-ci un exemple de « parc habité ». La disposition d’une orientation

bâtie au sud est globalement favorable aux performances énergétiques comme l’est aussi le principe exclusif d’habitat individuel groupé. BL

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 5,8 ha - Surfaces cessibles du projet > 1,8 ha - Surfaces des espaces publics > 4 ha dont 2 ha de parc - Nombre de logements envisagés > 93 - Répartition des types d’habitations > 18 individuels groupés, 7 maisons patios, 38 logements individuels groupés superposés r+1 et r+2+attique, 10 logements individuels groupés superposés avec en RDC commerces ou services, 20 logements individuels groupés avec maison médicale en RDC - Stationnement > réparti en poches mutualisées + parking privés


Projet 3

Le Lion-d’Angers

Lionel Vié, architecte urbaniste mandataire - François Tavernier, paysagiste - Jacques Carré, BET VRD

N

Espaces verts publics Espaces verts publics Espaces verts privés Équipements publics : maison de retraite R+1+A Équipements publics : maison médicale R+1+A Habitat collectif R+2 Habitat collectif R+1+A Équipements publics : structure intergénérationnelle R+1 Habitat maison de ville R+1

«

L’aménagement proposé crée une impression d’urbanisme dense associée à des espaces publics simples et généreux. L’espace paysager n’est pas une « décoration » qui accompagne la construction du quartier : il a un rôle de fonction dans le quartier au même titre que l’habitat par exemple. Ainsi, le projet regroupe les espaces disponibles pour créer un parc urbain animé associé à un mail qui permet d’organiser le quartier et d’assurer le lien avec le reste de la Ville. » Extrait de la notice projet

L

e parc actuel est recomposé en amphithéâtre axé par un mail structurant, d’orientation nord-est sudouest, mettant en relation le quartier et la ville, dans la perspective de son clocher. Le quartier est structuré autour de 4 îlots bien identifiables dans le paysage urbain : le parc urbain et son mail central, le pôle

de service associé à une structure intergénérationnelle, les collectifs et les maisons de ville. L’offre de 110 logements participe d’une optimisation du foncier disponible et une densité importante combinant un parcellaire de petite taille (parcelles de 250 à 500 m2) et un espace convivial et d’échanges ouverts, le parc urbain et son mail, «  véritable main tendue vers le quartier et le centre-ville ». La densité de l’habitat est aussi compensée par la gestion réfléchie des mitoyennetés et des vues. Les orientations environnementales du projet supposent une maîtrise d’un développement durable du quartier. La présence de noues et de bassins de rétention intégrés dans l’aménagement paysager de l’avenue Jules Verne et du nouveau mail assure une bonne gestion des eaux pluviales tandis que la généralisation des liaisons douces à l’intérieur du quartier est assurée par un réseau de venelles et sentiers. BL

Axonométrie nord-ouest

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 5,8 ha - Nombre de logements envisagés > 110 - Répartition des types d’habitations > 32 maisons de ville, 78 logements collectifs répartis de part et d’autre du mail - Stationnement > garage et parking à proximité immédiate des logements

37


MONTREUIL-BELLAY Population > 4 347 Montreuillais Communauté d’agglomération Saumur Loire Développement

N

Les Coteaux du Thouet

38


Montreuil-Bellay Les Coteaux du Thouet

Programme

L

’opération projetée des «  coteaux du Thouet  » représente une surface d’environ huit hectares (dont 5,5 constructibles). Cette opération devra établir des liens de composition avec l’opération mitoyenne du secteur des plantes actuellement en cours de réalisation. Le hameau ancien qui s’est développé autour du Port SainteCatherine s’est structuré autour de deux rues ; la rue haute (rue du Moulin de la Salle) et la rue basse (le chemin du Moulin de la Salle), le haut et le bas étant reliés par de nombreuses venelles semi-privatives exploitant la déclivité significative du coteau. Sans vouloir ni reproduire ni « plagier » cet urbanisme fruit de l’histoire, de l’économie rurale et fluviale, la collectivité souhaite pour la future opération des coteaux du Thouet, un urbanisme qui tisse des liens à la fois physiques et formels avec le hameau ancien, réinterroge de manière contemporaine la notion de village et de hameau et nécessite un travail exigeant sur les différentes typologies d’espaces collectifs (publics, semi-publics) et privatifs (privilégier l’intimité). En grande partie destiné à l’accession (faible et moyen budget), l’opération intégrera néanmoins la possibilité d’implantation d’un ou plusieurs services de proximité à définir du fait de l’éloignement de ce nouveau quartier avec les pôles de services et commerciaux de l’agglomération (1,5/2,5 km). L’offre en terme de logements sera la plus diversifiée possible. La collectivité exprime également le souhait d’une approche spatiale de la mixité (sociale et intergénérationnellle) qui s’affranchisse de la logique du zonage. Ces orientations, fruit de la réflexion et de la volonté municipale, se trouveront complétées des objectifs généraux du PDH sur ce secteur du département.

> Développer une approche environnementale de l’aménagement - Définir un plan de composition générale qui valorise le rapport du site au grand paysage environnant. -  Assurer la cohérence d’implantation des infrastructures et du bâti avec le relief. -  Rechercher un principe d’implantation du bâti favorisant la maîtrise de l’énergie. - Maîtriser et valoriser le traitement des eaux de surface dans l’aménagement des espaces publics. - Proposer une approche paysagère favorisant une gestion raisonnée des espaces végétalisés. > S’attacher à une consommation maîtrisée de l’espace - Proposer une composition urbaine permettant d’optimiser la densité résidentielle. - Maîtriser la proportion des espaces publics et collectifs en évitant leur morcellement. - Adapter la morphologie des voies à leurs usages effectifs. > Favoriser les conditions du « vivre ensemble » - Diversifier les typologies d’habitat permettant d’assurer une réelle mixité sociale. - Rechercher des formes d’organisation respectant l’intimité des logements. -  Aménager des espaces collectifs de qualité favorisant leur appropriation par les habitants. - Maîtriser la qualité des limites entre espaces publics et espaces privatifs. VC

Vue du site depuis la RD 347

39


Projet lauréat Patrick Belz, architecte urbaniste mandataire - Laurent Couasnon, paysagiste - Act environnement, BET VRD

Quelques chiffres

N

- Superficie aménagée par le projet > 3,23 ha - Surfaces cessibles du projet > 19 065 m2 - Nombre de logements envisagés > 127 - Ratio surface cessible / surface de projet > 59 % - Densité brute > 39 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 66 log/ha - Répartition des types d’habitations > 83 logements individuels groupés, 22 maisons de 2 appartements

2 4

1

2 3 4 5 6 7 8

6

5

Voie de circulation, enrobé tiède teinte sable Placette de retournement Allée de desserte, stabilisé compacté Trottoir et placette, pavés béton Chemin piéton / piste cyclable, stabilisé compacté Stationnement, mélange terre-pierre engazonné Bassin tampon remodelé Mare

3

1

8 2

4

3 6 5 5

5

2

5

4

3

3 1 7

5 volumétries possibles sur une même emprise de sol (surfaces pour maisons bioclimatiques avec murs de 40 cm)

40

3

1

8


Montreuil-Bellay Les coteaux du Thouet

«

Le projet est donc triple. À la fois un projet d’habitation pour 120 à 130 logements répondant aux besoins de la commune, un projet de valorisation des terres existantes par un mode d’agriculture durable retrouvant des pratiques et savoir faire passés, et un projet d’apprentissage commun d’une nouvelle possibilité d’habitation partagée du territoire. »

Paroles d’élu

Paul LOUPIAS Maire de Montreuil-Bellay

Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ?

Extrait de la notice projet

L

e projet repose sur un concept assez inédit, étranger au programme mais particulièrement pertinent, qui favorise le maintien d’une activité agricole sur le site dont l’urbanisation ne consomme finalement que 65 % de la surface constructible. Cette invention d’une nouvelle cohabitation entre la ville et l’activité agricole (vigne et verger) est une inversion tendancielle, une réponse à l’étalement urbain, une introduction radicale des valeurs de la biodiversité, de la mixité et de la solidarité. Afin de rendre possible cette cohabitation de l’habitat et de l’activité agricole, le projet comprend trois hameaux de respectivement 36, 48 et 21 maisons reliées entre elles par des chemins piétons. Deux hameaux indépendants sont accessibles depuis la rue de la Rousselière au sud tandis qu’un troisième dispose d’un accès direct depuis la rue des Meuniers, à l’est. Leur environnement correspond à l’extension du vignoble existant et à un verger de

noyers et truffières dont l’exploitation est assurée par des jeunes du lycée agricole en formation et à laquelle les habitants du nouveau quartier sont associés. Au-delà de cette innovation économique et sociale, le quartier répond aux exigences du programme d’habitat en proposant 127 logements sous formes d’individuels en bande mitoyenne (83 logements) et de « maisons - appartements » (22 logements). L’orientation sud sud-est de ces bandes de constructions est très favorable et le dispositif suppose une grande liberté dans le choix de la typologie architecturale, l’initiative conceptuelle étant laissée aux architectes dont le recours est toutefois supposé obligatoire. BL

Maison Basse Consommation (BBC) Cheminées à vents à type « Windcowl » avec récupérateur de chaleur Toiture béton préfabriqué isolé, très bonne inertie thermique Panneaux photovoltaïques 4m2 Chauffage solaire 4m2 Murs préfabriqués béton isolé ép. 40 cm Grandes baies vitrées au sud-est pour apports solaires passifs Clôture barreaudée pour passage de la faune

Vitrage renforcé en façade nord

La motivation est triple. Tout d’abord sur le fond, on ne peut plus parler d’urbanisme sans évoquer les techniques de construction nouvelles, les économies d’énergie et d’espace. L’urbanisme ne doit pas se transformer en traumatisme pour l’espace communal. Ensuite nous devons préserver l’espace constructible très contraint par les zones inondables et les vignes. Enfin, une expérience isolée menée par une commune a peu de chance d’aboutir aux résultats souhaités. En revanche, s’inscrire dans une démarche départementale permet une réflexion globale, des comparaisons, des échanges avec des partenaires. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? La procédure du concours d’urbanisme offre un double avantage. Elle mobilise notre propre réflexion dans l’élaboration d’un cahier des charges précis et elle génère des propositions intéressantes, parfois très novatrices. La confrontation d’opinions différentes enrichit le projet : l’architecte devra se frotter à nos perspectives et nous à sa vision. Le concours d’urbanisme diffère du concours d’architecture par l’échelle et par les objectifs. Trop longtemps, l’objectif unique est de fixer de la population, aujourd’hui, les exigences sont aussi qualitatives et environnementales. Faire de l’urbanisme, c’est inscrire un projet limité et daté dans une perspective à long terme.

Poutre linteau bac à plantes Toiture végétalisée

Garage pour une grande voiture et une petite

Mur mitoyen ép. 20 cm Isolation renforcée sous la totalité du plancher Terrasse bois classe 4, bois provenant d’une filière locale Cuve de récupération d’eau pluviale pour arrosage, wc, lave-linge, capacité entre 4 et 8 m3 suivant type de maison réduction de la consommation d’eau jusqu’à 50% Allée, pavés béton Partie du jardin en potager pour autoproduction de fruits et légumes (réduction de consommation de produits emballés, conditionnés, conservés) Abri pour conteneur poubelle, composteur domestique, stockage granules bois

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Projet 2

Montreuil-Bellay

Agence L’Anton et associés, paysagiste mandataire - Atelier 15, architectes Inddigo, ingénierie du développement durable, infraservice BET VRD

N

Plan de masse du projet

«

Cette opération se veut exemplaire sur un certain nombre de points  : économies d’énergie des bâtiments, économie de la construction, économie du foncier agricole consommé, contemporanéité des solutions mises en œuvre au profit d’un projet respectueux des traditions locales  : mixité sociale et fonctionnelle, unité des formes, diversité des situations urbaines produites, amélioration de la biodiversité du site. Il s’agit d’inventer pour Montreuil-Bellay, un urbanisme dont l’empreinte écologique soit la plus faible possible. »

Le projet de découpage foncier laisse une part importante à l’espace public, facteur d’appropriation d’un parcellaire dense dédié à la maison individuelle, au collectif et à la réserve foncière (en attente d’équipements publics ou commerciaux). Les espaces privés

132 logements sont envisagés en trois tranches d’égale importance et mises en œuvre depuis le sud du secteur. Les logements sont généralement implantés en façade de parcelles et en mitoyennetés partielles ou totales. La dimension durable de l’aménagement proposé s’inscrit particulièrement sur la thématique de l’eau. Une grande noue structurante le long de la voie communale est l’aboutissement d’un réseau de collecte et de stockage des eaux pluviales en surface qui accompagne les espaces publics du nouveau quartier. BL

Extrait de la notice projet

E

n soulignant le caractère paradoxal d’une urbanisation éloignée du centre-ville et de ses services, l’étude est introduite par la recherche de solutions relatives aux déplacements et aux liens entre le nouveau quartier et l’urbanisation de la rive gauche du Thouet. La place de l’automobile, assumée comme une des conditions de la vie sociale, est toutefois maîtrisée, notamment en matière de stationnement.

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Les espaces publics

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 62 750 m2 - Surfaces cessibles du projet > 34 410 m2 - Nombre de logements envisagés > 132 - Ratio surface cessible / surface de projet > 60 % - Densité brute > 21 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 35 log/ha - Répartition des types d’habitations > 24 % de logements individuels, 76 % de groupés


Projet 3

Montreuil-Bellay

Dorothée Guéneau et Raffaele Melis, architectes urbanistes mandataires - Lionel Guibert, paysagiste Onillon Duret, BET VRD

Jardins privatifs des 7 villages Pièce végétale Cour Terrasse Chemin Rue douce Plateau Rue d’accès Fossé d’orage Stationnement Merlon enherbé

N

«

Concevoir un quartier est un enjeu considérable à la mesure des générations d’habitants qui seront amenées à y vivre, élever leurs enfants, y travailler peut-être, tisser des liens avec leur entourage et certainement façonner leur environnement. L’implication du concepteur en est d’autant multipliée. Il ne peut rester seul. La phase de concours doit rester brève pour permettre d’initier le dialogue et le vrai travail de la matière urbaine. » Extrait de la notice projet

L

Plan d’aménagement d’ensemble

e projet cherche à tisser un «  lien physique à la rencontre du paysage viticole et du tissu pavillonnaire existant, en limite de bourg ». La relation avec la ville est guidée par le modelé de terrain qui, sous forme de merlon planté, éloigne le regard de la route départementale pour l’orienter dans le cône de visibilité du site historique. Depuis la rue de la Rousselière au sud qui remplit la fonction de desserte principale du site, le quartier est irrigué par un maillage d’allées et de traverses reliant sept unités de voisinages et complété par des « pièces végétales », espaces publics et partagés. Ce maillage est d’autre part naturellement relié au réseau viaire des quartiers anciens avoisinants. Deux rues, en forme de H, desservent la totalité du quartier et ne privilégient pas par leur traitement la circulation automobile. Le projet représente une densité moyenne de 20 logements à l’hectare et offre un habitat en bande que séparent des grandes pièces végétales à usage et entretien collectifs. Il intègre quelques équipements publics comme une salle pour les associations, un jardin d’enfants et une maison d’hôte. L’ambition du projet est ainsi de déterminer une urbanité nouvelle où la part donnée aux comportements citoyens est privilégiée. BL

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 57 523 m2 - Surfaces cessibles du projet > 28 500 m2 - Nombre de logements envisagés > 132 - Ratio surface cessible / surface de projet > 49 % - Densité brute > 20 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 46 log/ha - Répartition des types d’habitations > 100 % de groupés Insertion dans le paysage

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SAINT-GEORGES-SUR-LAYON Population > 750 Saint-Georgeois Communauté de communes de la région de Doué-la-Fontaine

N

Clos Davy

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Saint-Georges-sur-Layon Nouveau quartier du Clos Davy

Programme

S

ituée à 10 minutes de Doué-la-Fontaine, 30 minutes de Saumur et à 40 minutes d’Angers, la commune de SaintGeorges-sur-Layon connaît une forte croissance démographique avec près de 150 nouveaux habitants entre 1999 et 2006. Soit une augmentation de la population portée de 596 à 734 habitants en 7 ans. La population est jeune, environ 30 % a moins de 20 ans et environ 90 enfants sont scolarisés sur la commune pour l’année scolaire 2008/2009. Les projets communaux portent : - Sur la mise en œuvre d’un Agenda 21 local dans le cadre de l’adhésion à l’association « Notre village, terre d’avenir » -  Sur l’aménagement en centre-bourg d’une grande parcelle, celle-ci pourrait accueillir à moyen terme une structure de logement pour personnes âgées dépendantes ainsi que l’offre de plusieurs locatifs. La commercialisation des derniers terrains à bâtir situait le coût du foncier à 35 euros le m2 (60 à 80 à Doué-la-Fontaine). Le PLU prévoit en entrée est du bourg une zone 1Auh dont la commune est partiellement propriétaire. Une parcelle privée aménagée en espace de loisirs (plan d’eau, jardin) est intégrée à la réflexion d’ensemble. La zone d’extension urbaine est comprise entre une aire de production AOC et le bourg ancien, elle jouxte également l’école et pourrait faciliter le désenclavement de celle-ci. La surface totale de la zone est de l’ordre de 2,5 hectares. La volonté communale pour l’aménagement du « Clos Davy » s’exprime à travers les deux thématiques suivantes : > Les coutures et l’intégration au grand paysage - La réalisation d’une greffe urbaine qualitative achevant la silhouette est de l’agglomération et participant pleinement de la structure villageoise. -  La continuité viaire assurée par une liaison depuis la route de Doué-La-Fontaine et un prolongement vers la future zone d’activités (A). - La mise en place de liaisons douces vers l’école, le bourg, la salle des fêtes, les commerces, etc. -  Le désenclavement de l’école par de nouveaux modes de desserte intégrant liaisons douces, stationnement et aménagement d’espaces publics conviviaux en lien avec la future zone d’habitation (jardin public, square...).

> La diversification des formes d’habitat et le lien social - Une mixité sociale non sectorisée supposant à parité locatifs sociaux, accession sociale et accession libre. - Une mixité de forme d’habitat économe en espace : habitat individuel groupé, habitat collectif et semi-collectif, habitat individuel dense. - Des espaces publics partagés (intergénérationnels) et structurants favorisant le lien social : jardins potagers, terrains de jeux, prairies... Ces orientations fruit de la réflexion et de la volonté municipale se trouveront complétées des objectifs généraux du PDH sur ce secteur du département : > Développer une approche environnementale de l’aménagement - Définir un plan de composition générale qui valorise le rapport du site au grand paysage environnant. -  Assurer la cohérence d’implantation des infrastructures et du bâti avec le relief. -  Rechercher un principe d’implantation du bâti favorisant la maîtrise de l’énergie. - Maîtriser et valoriser le traitement des eaux de surface dans l’aménagement des espaces publics. - Proposer une approche paysagère favorisant une gestion raisonnée des espaces végétalisés. > S’attacher à une consommation maîtrisée de l’espace - Proposer une composition urbaine permettant d’optimiser la densité résidentielle. - Maîtriser la proportion des espaces publics et collectifs en évitant leur morcellement. - Adapter la morphologie des voies à leurs usages effectifs. > Favoriser les conditions du « vivre ensemble » - Diversifier les typologies d’habitat permettant d’assurer une réelle mixité sociale. - Rechercher des formes d’organisation respectant l’intimité des logements. -  Aménager des espaces collectifs de qualité favorisant leur appropriation par les habitants. - Maîtriser la qualité des limites entre espaces publics et espaces privatifs. VC

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Projet lauréat Matthieu Gelin et David Lafon, architectes urbanistes mandataires - Degré Zéro, paysagiste Ailter, bureau d’études HQE - Sud VRD, bureau d’études VRD

«

Bien qu’évoluant dans un contexte de lotissement, nous ne pouvons nous résoudre à simplement réaliser une voie distribuant des maisons isolées au centre de leur terrain. Pour éviter ce phénomène trop souvent répandu, la forme du terrain ainsi que la position de la maison sur le terrain accentueront les effets de densité du bâti. » Extrait de la notice projet

L

e projet s’inscrit dans ses rapports au village et au paysage viticole environnant. L’implantation du nouveau quartier et sa distribution sont simples et économes. Une rue principale, qualifiée de quai entre vignes et village, limite le front bâti et est ponctuée par deux places d’où s’échappent les venelles reliant le cœur du bourg, l’une redonnant à l’école sa représentation publique, l’autre mettant en valeur une ancienne grange réhabilitée pour un usage partagé.

Îlot 1 Surface de l’îlot = 4 132 m2 11 logements + 9 garages dont 4 locatifs et 7 locatifs sociaux

Îlot 2 Surface de l’îlot = 3 783 m2 10 logements + 10 garages dont 5 maisons de particuliers, 3 locatifs sociaux et 2 locatifs privés

Îlot 3 Surface de l’îlot = 4 666 m2 9 logements + 9 garages dont 5 maisons de particuliers, 4 locatifs privés

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N

Le patrimoine végétal existant est renforcé (haies, bosquets, bandes boisées) et les murets de pierre, caractéristiques de Saint-Georges-sur-Layon, participent de la continuité du tissu bâti. La perméabilité des sols est assurée par l’utilisation de stabilisé sur l’ensemble du dispositif viaire, les eaux pluviales étant récupérées sur les parcelles, sans création d’infrastructure nouvelle. Trois îlots, du nord vers le sud, chacun intégrant les mixités souhaitées dans l’offre de 30 logements, 1/3 de lots libres, 1/3 de promotion privée, 1/3 de locatifs sociaux. Les constructions sont disposées de façon aléatoire, façades ou pignons sur rue, favorisant ainsi une certaine diversité et une relation avec l’environnement vernaculaire.


Saint-Georges-sur-Layon Nouveau quartier du Clos Davy

Revaloriser les espaces extérieurs de la salle des fêtes

Mettre à distance la route départementale Un espace piéton planté Un espace convivial et sûr à la sortie de l’école

Comme un quai ouvert sur les vignes

La rue, les places et les sentiers piétonniers

Les directions prises par le bâti s’accrochent à celle du village Un front bâti sur la route principale

Une composition non régulière

Façade composite ouverte sur les vignes

Réhabilitation de la grange en gîte rural

Murets en pierre de Falun, supports de plantes grimpantes

Des maisons ouvertes sur le paysage

Un alignement de grands arbres sur le rue principale Grands arbres non alignés qui agrémentent l’espace partagé

Bosquets ponctuels qui accompagnent la façade composite des bâtiments sur le « quai des vignes »

Principe de haies bocagères + fossé drainant pour renouer avec le vocabulaire de la région

Paroles d’élu

Hervé VILBOUX Maire de Saint-Georges-sur-Layon

Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? La commune de Saint-Georges-sur-Layon a saisi l’opportunité de s’inscrire dans le concours avec un projet qui était dans les cartons. La nouvelle municipalité, élue en 2008, s’est engagée à rédiger un agenda 21. Or le concours d’urbanisme lancé dans le cadre du Plan départemental de l’habitat prend en compte le développement durable. C’était donc le bon moment et le bon endroit. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Saint-Georges-sur-Layon compte 750 habitants, il s’agit du premier concours d’urbanisme pour la commune. Le soutien du CAUE a permis de surmonter les craintes initiales. Habituellement, les nouveaux quartiers étaient dessinés par un géomètre dont le plan simplement était approuvé en Conseil municipal. La richesse du concours est d’offrir trois visions différentes, voire complémentaires, par les équipes de conception. Le concours a également permis une démarche collective et approfondie au sein de l’équipe municipale. On a ainsi débattu sur le fait de concourir, puis sur le cahier des charges et enfin sur le choix du lauréat. Et nous allons débattre sur la mise en œuvre du projet. Aujourd’hui, l’équipe municipale n’envisage plus d’engager un projet urbain ou d’aménagement sans la démarche suivie dans le cadre du concours départemental.

Des arbres et des haies bocagères

Le choix énergétique définitif reste à étudier mais les disponibilités géothermiques soulignées dans le PLU sont mises en avant comme l’est aussi le potentiel d’un réseau de chaleur intégrant l’école et la salle des fêtes. Les déplacements privilégient l‘accès piétons aux habitations et à l’école. Le traitement des déchets s’effectue par collecte de tri sélectif sur trois sites regroupés à la jonction entre voirie principale et desserte des habitations. BL

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 24 000 m2 - Surfaces cessibles du projet > 12 600 m2 - Nombre de logements envisagés > 40 - Ratio surface cessible / surface de projet > 52 % - Densité brute > 16 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 31 log/ha - Répartition des types d’habitations > 48 % de logements individuels, 52 % de groupés

47


Projet 2

Saint-Georges-sur-Layon

F.AU architecte urbaniste mandataire - La Terre Ferme, paysagiste - CGA bureau d’études VRD Inddigo, bureau d’études environnemental

N

Prairie Jardin Arbre et haie Puit et bassin Potager Cour commune et local commun Cheminement piéton et fossé Local technique

«

L’enjeu de cette étude, telle que nous la comprenons, c’est l’association de l’écologique et du social. Un urbanisme durable, c’est une pratique qui articule ces deux aspects, au moins. C’est également un urbanisme qui évoluera dans le temps, un urbanisme durable, un urbanisme transformable, c’est-à-dire un dispositif qui non seulement facilite l’intervention des habitants, mais l’incite : intervention sur le construit, intervention sur le bien commun, sur la chose publique… » Extrait de la notice projet

L

e projet est un Manifeste de l’urbanisme durable, la déclinaison rigoureuse de concepts aboutissant au projet d’écoquartier tant dans sa dimension environnementale que sociale

48

ou économique. Il fait du Clos Davy un laboratoire intégrant la gestion économe du territoire et de nouveaux modes d’habiter, le tout décliné sous le générique de Co-habitations… Le projet suppose une forte mutualisation  ; mutualisation des sols en y associant des usages privatifs et collectifs et mutualisation des usages et des consommations, notamment en énergies et en eaux, par la disposition d’un habitat sur cour bénéficiant d’équipements collectifs (chaufferie, potager, espaces de jeu, etc.) dont le principe et l’ampleur restent à géométries variables, dans l’attente de la concertation avec les futurs habitants. Le quartier est compris comme un lieu d’échanges et de partage. Il est aussi pensé dans les principes annoncés d’un «  urbanisme rural  » laissant une grande place aux espaces partagés.

La question des déplacements situe les aires de stationnement en périphérie de l’habitat dont la typologie est envisagée soit sur cour, soit à toit commun, soit à venelles, dans une stratégie de mixité conforme au parti pris général. BL

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 2,4 ha - Surfaces cessibles du projet > 18 500 m2 - Nombre de logements envisagés > 51 - Ratio surface cessible / surface de projet > 77 % - Densité brute > 21 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 27,5 log/ha - Répartition des types d’habitations > 21 % de logements individuels, 79 % de groupés


Projet 3

Saint-Georges-sur-Layon

Square, architecte urbaniste mandataire - Jacques Courilleau, paysagiste - Boplan bureau d’études

N

«

  Les enjeux de l’aménagement  : accueillir et loger une population diversifiée, achever l’urbanisation du bourg en direction du sud-est, offrir une alternative aux déplacements automobiles, accroître le maillage de voirie à l’est de l’agglomération, traiter l’entrée est et la limite est du bourg, offrir un nouvel accès à l’école, plus adapté aux différents besoins, greffer le nouveau quartier le mieux possible à l’existant, répondre au mieux aux critères du développement durable. » Extrait de la notice projet

L

Périmètre opérationnel Lots à bâtir (12) Maisons groupées en accession aidée (12) Maisons groupées en location sociale (3) Logement intermédiaire en location sociale (10) Logement intermédiaire hors opération Lots à bâtir hors opération Chaussée en enrobé aspect stabilisé Sable stabilisé ou empierrement Prairie Fossé ou noue de rétention Aménagement de voirie de plus long terme Arbre existant Nouvel arbre

e « projet d’extension villageoise » se soucie fortement de son intégration aux paysages comme du tissu ancien du bourg. Il prend en compte le caractère structurant de l’école et de la salle des fêtes en assurant une grande perméabilité des usages du nouveau quartier, lieu de vie aux espaces publics apparaissant comme le contrepoids d’une densité bâtie conforme à celle du village. Le programme proposé dans le périmètre opérationnel, correspond à 12 lots libres de surfaces variables allant de 400 à 600 m2, 11 lots de maisons groupées en accession aidée sur des parcelles de 300 à 460 m2, 3 maisons locatives et une dizaine de logements locatifs intermédiaires. La compacité de ce programme et la qualité des orientations proposées participent d’une recherche du confort, de l’agrément et d’une économie d’usage optimisés pour chacun des logements. Ce dispositif est organisé de part et d’autre d’une voirie dont la sinuosité, favorable à la sécurité, dessert le quartier qu’irrigue un réseau de circulations secondaires, piétonnes. Les principes d’un urbanisme durable sont largement déclinés tant en matière de gestion des eaux pluviales que de limitations de la pollution ou de revalorisation des matériaux. BL

Quelques chiffres Petit collectif Habitat individuel Espace public : parking et accès pour école, aménagement d’une placette Axe de desserte Jardins privés Coulée verte Insertion du végétal dans le bâti Vignes Traitement paysager de l’interface Liaison piétonne

- Superficie aménagée par le projet > 24 000 m2 - Surfaces cessibles du projet > 12 000 m2 - Nombre de logements envisagés > 37 - Ratio surface cessible / surface de projet > 48 % - Densité brute > 15 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 30 log/ha - Répartition des types d’habitations > 64 % de logements individuels, 36 % de groupés

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SAINT-SYLVAIN-D’ANJOU Population > 4 679 Sylvanais Communauté d’agglomération Angers Loire Métropole

N

Éco-quartier des Lauriers

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Saint-Sylvain-d’Anjou Éco-quartier des Lauriers

Programme

L

a ville de Saint-Sylvain-d’Anjou a souhaité inscrire le projet des Lauriers dans le cadre de l’appel à projets lancé par le Conseil général et soutenu par le CAUE de Maine-et-Loire pour engager une réflexion urbaine innovante sur son territoire et inspirée du développement durable. Appartenant à la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole, la Ville de Saint-Sylvain-d’Anjou est limitrophe d’Angers, et fait partie de la première couronne de l’agglomération. Cette commune dynamique de 4 679 habitants souhaite réaliser un quartier d’habitat proche du centre-bourg destiné principalement aux primo-accédants, respectant le principe de maîtrise de l’étalement urbain : le quartier des Lauriers.

> Créer un îlot mixte d’habitat destiné en priorité aux primoaccédants Le quartier devra proposer des logements économes en foncier et assurer une mixité des formes urbaines, une mixité sociale et générationnelle permettant de proposer un habitat pour tous, adapté à des attentes diversifiées : des prix maîtrisés pour favoriser la primo accession, une offre d’habitat locatif social, des logements adaptés aux personnes à mobilité réduite, des typologies de logements et des modes de financement variés… Cette diversité du parc de logements doit permettre d’offrir à l’échelle de la commune les moyens de réaliser son parcours résidentiel au gré des différentes étapes de la vie.

Positionné en continuité du bourg de Saint-Sylvain-d’Anjou, le quartier des Lauriers bénéficie d’une situation stratégique en entrée de bourg, en limite immédiate de la RD 117 (porte principale du bourg) et de la zone commerciale de la Millardière (SUPER U), et à proximité de grands axes de circulation : RD 323, rocade est et autoroute A11 Nantes-Paris. D’une superficie de 12 hectares environ, le site des Lauriers présente une opportunité de répondre aux demandes de logements au cœur de l’agglomération, en cohérence avec les objectifs du Plan Départemental de l’Habitat et le Programme Local de l’Habitat d’Angers Loire Métropole, notamment en proposant une diversité des typologies urbaines et des aménagements économes en foncier. Les trois esquisses qui sont présentées par les équipes présélectionnées dans le cadre de l’appel à projets doivent traduire spatialement les divers enjeux urbains, paysagers, sociaux et environnementaux qui figurent au Plan Départemental de l’Habitat et dans le Programme Local de l’Habitat, et doivent également répondre aux objectifs suivants :

> Relier le projet à la ville - Créer des conditions d’une circulation fluide et apaisée dans le quartier par des aménagements de voiries adéquats, - Favoriser les déplacements alternatifs à la voiture, des liaisons douces sécurisées et agréables, pour les piétons et cycles.

> Marquer l’entrée du bourg de Saint-Sylvain-d’Anjou L’entrée de bourg sera notamment valorisée par l’intégration paysagère des éléments naturels de la ceinture verte à l’ouest et au sud du secteur, par la qualité de l’interface avec la zone commerciale au sud-est, et d’autre part, par une réflexion poussée sur les nouvelles constructions : travail sur les échelles urbaines et les références locales, la mixité et l’innovation des formes urbaines (collectifs, intermédiaires, individuels groupés), la qualité des espaces publics et la diversité des ambiances.

> Respecter l’environnement pour un habitat durable Le projet s’inscrit dans une démarche de développement durable et vise donc la protection de l’environnement naturel dans le respect du site : préservation des haies et boisements existants, prise en compte du relief ordonnant le système d’écoulement des eaux, des vues, préservation de la biodiversité… Ils serviront «  d’ossature  » au projet urbain. D’autres préoccupations sont prises en compte dès la conception de ce projet afin d’urbaniser tout en permettant des économies en eau, énergie, espace. AG

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Lauréat Magnum, architecte urbaniste mandataire - Phytolab, paysagiste Inddigo, BET Environnement - Boplan, BET VRD

N

«

Nous avons cherché à proposer un lieu de vie très différent de ce qui se fait aujourd’hui à Saint-Sylvain. En effet, que ce soit en termes d’image ou de fonctionnement, cet éco-quartier sera une proposition réellement alternative pour les acquéreurs.»

rence au caractère sylvicole de la commune. Le végétal, très présent, contribue également au confort des habitants par la protection des vents dominants, l’accompagnement paysager des eaux de pluie et à la création d’un micro-climat urbain. L’organisation viaire du nouveau quar-

Extrait de la notice projet

C

ompte tenu de la taille de l’opération, le projet est conçu dans ses rapports avec le paysage, entrée de ville, fond de scène boisée, interface ville campagne. Il intègre la dimension paysagère comme partie prenante du projet d’aménagement. De grandes «  coulées vertes » relient les quartiers nord et la ceinture verte. Un « quai » marque une limite franche de l’urbanisation au sud, une limite qu’accentue la présence d’un bassin linéaire, dispositif utile à la gestion des eaux pluviales comme aux appropriations ludiques. Des espaces thématiques sont disposés et sont autant de jardins familiaux, pédagogiques ou destinés aux loisirs. En règle générale, les plantations isolées, à fort développement, participent de l’identité du quartier en faisant réfé-

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Trame viaire

Axe principal Axe secondaire Sente piétonne Sente piétonne sur quai Voie accès pompiers Stationnements paysagers

tier suppose une limitation de l’usage de l’automobile, la totalité des parcelles étant irriguée par un réseau de circulations douces ou de sentes piétonnes et de nombreux espaces de stationnement collectif de proximité sont disposés à des distances acceptables.


Saint-Sylvain-d’Anjou Éco-quartier des Lauriers

Sente Toiture piétonne végétalisée

Logements individuels groupés

Fibre végétale

Parc

Paroles d’élu

Claude GENEVAISE Maire de Saint-Sylvain-d’Anjou

Quelles sont les motivations qui ont poussé la commune à s’engager dans la démarche du concours d’urbanisme durable proposé conjointement par le Conseil général et le CAUE de Maine-et-Loire ? Noue minérale

Jardin privatif

Logement individuel sans garage

Stationnement paysager

Voie mixte plantée

Logement intermédiaire

Jardins familiaux

Noue végétale

Espace extérieur privatif

Profil CC’

Le bassin des eaux de pluie

Profil DD’

Sente

Logement individuel avec garage

Stationnement

Les constructions sont très majoritairement orientées nord-sud afin de favoriser leur performance thermique. La diversité des typologies architecturales, la relative densité du quartier et le souhait d’une compacité favorable à la maîtrise des dépenses

La ceinture verte

Le quai planté

d’énergie, supposent la présence d’habitat individuel groupé et intermédiaire. Les maisons mitoyennes ou en bande, occupent le cœur du quartier tandis que l’habitat intermédiaire marque sa périphérie. BL

Typologies bâties Maison mitoyenne Maison sur voie Maison en bande Intermédiaire sur quai Intermédiaire sur parc

Le positionnement géographique de la commune, au nord-est d’Angers justifie les projets d’urbanisation ambitieux. Depuis de nombreuses années, la commune met en œuvre le parcours résidentiel dans chaque projet qu’elle conçoit. Il s’agit de permettre à chacun (du jeune couple sans enfant, à la personne âgée) de trouver le logement adéquat à son choix de vie. Par ailleurs, Saint-Sylvain entretient une collaboration intense avec la Sodemel, il paraissait intéressant de poursuivre cette collaboration dans le cadre d’un projet porté par le Conseil général. Le projet de lotissement des Lauriers, situé à l’entrée ouest de la commune, était dans les cartons depuis quelques années. L’opportunité offerte par le concours départemental a permis de relancer ce projet dont l’objectif est de personnaliser l’entrée de bourg en intégrant différentes cibles du développement durable. Quels sont les enseignements tirés de cette expérience ? Le concours d’urbanisme est une source d’échanges, de connaissances, d’information, voire de formation des élus. Il nous a également offert une ouverture par rapport à nos pratiques habituelles. Le Conseil général et les structures associées apportent une méthodologie, une capacité d’appréhender le projet de façon globale dans une des missions essentielles d’une commune : l’urbanisation. La procédure de concours, très structurée, donne naissance à des hypothèses riches et variées. Le projet urbain est toujours un compromis entre les propositions des professionnels et les possibilités des élus.

Intermédiaire sur RD Équipement Commerce

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 15,5 ha - Surfaces cessibles du projet > 7,35 ha - Nombre de logements envisagés > 360 - Ratio surface cessible / surface de projet > 47 % - Densité brute > 23 log/ha - Densité nette (hors emprises publiques) > 49 log/ha - Répartition des types d’habitations > 43 logements individuels, 47 logements individuels groupés, 270 logements intermédiaires - Stationnement > 350 stationnements paysagers, 250 stationnements sur parcelles privées et 50 stationnements visiteurs. 53


Projet 2

Saint-Sylvain-d’Anjou

Guillaume Sevin, paysagiste mandataire - Studio d’architecture b.Huet, architecte - Safege, ingénieur conseil

N

«

Une logique plastique et architecturale recherche la maîtrise d’un certain niveau d’hétérogénéité ne devant pas affaiblir la pertinence et les ambitions du projet urbain et paysager. » Extrait de la notice projet

L

a prégnance des boisements de Saint-Sylvain-d’Anjou influence le parti d’aménagement retenu. Un principe de pré-forestation du secteur est proposé, ce qui permet d’assumer le temps long de l’aménagement et d’attacher la personnalité du futur quartier à l’identité communale. L’accroche avec le bourg participe d’une autre continuité, celle du mail existant qui est prolongé par une allée forestière de même gabarit et qui, introduite par l’implantation d’un équipement sur une place publique, structure le nord du secteur. Parallèlement, une autre lanière verte accompagne un chemin d’eau constitué

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par le ruisseau de la Veillière. Enfin, à la limite sud de l’agglomération et en visà-vis du secteur d’activité tertiaire de la Millardière, un pôle économique suppose l’implantation d’éco-entreprises dans un environnement très végétalisé. La densité exprime la diversité des typologies architecturales ternaires et une forte implication de l’espace public. Celuici s’inspire du vocabulaire forestier. L’habitat est ainsi réparti soit en frondaison des axes structurants (allée forestière et chemin de l’eau), soit au sein de «  clairières habitées ». L’absence de véhicules automobiles et de clôtures donne à ces secteurs une quiétude évidente et facilite une forte socialisation. Au-delà de ces deux typologies, une offre d’habitat avec patios occupe un large territoire dont l’organisation très imbriquée suppose une urbanité spécifique, transgressant les frontières habituelles entre sphères publiques et privées. BL

Une voie secondaire d’orientation nord-ouest/ sud-est lie les axes principaux.

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 15,5 ha - Nombre de logements envisagés > 247 - Répartition des types d’habitations > 58 logements en lots libres (les clairières habitées), 80 logements locatifs (les frondaisons bâties), 109 maisons-patios - Stationnements > parkings semi-enterrés, stationnements couverts et garages


Projet 3

Saint-Sylvain-d’Anjou

CBA, architecte urbaniste mandataire - Hulack, architecte urbaniste - Armelle Claude, architecte paysagiste Sogeti, BET VRD - Echos, économiste

N

«

Notre intention première est de tisser des liens forts entre les quartiers existants et le nouveau. Cela passe par la prolongation des espaces publics existants dans le nouveau quartier. Un effort particulier a été porté sur le rapport au paysage, l’éco-quartier se situant en frange de la masse bâtie, à l’interface de la ville et de la campagne. » Extrait de la notice projet

L

e projet propose l’implantation de 450 logements dans une logique de forte densité privilégiant la qualité de la mise en relation du site avec le paysage. Cette ambition se traduit par une irrigation du site dans un réseau viaire très volontaire, la disposition d’îlots de

taille modeste, la forte lisibilité de l’espace public et la participation du végétal, la densité étant pensée non seulement en termes de bâti mais aussi en termes de végétation. La « qualité du vivre ensemble » induite par l’idée d’éco-quartier, trouve ici sa traduction par l’absence de ségrégation sociale ou fonctionnelle et par la mise en œuvre d’une forme urbaine favorable à la convivialité des échanges. La relation avec le tissu urbain existant est marquée par la continuité de certains espaces (le mail notamment) et la pénétration du végétal jusqu’au cœur du site. La transition volumétrique avec l’environnement pavillonnaire se fait progressivement, la densité maximale du quartier accompagnant l’axe structurant que compose

« l’avenue verte ». qui le traverse d’est en ouest, lieu d’intensité urbaine et support d’équipements commerciaux. Les îlots d’habitat composent des ensembles de 10 logements individuels ou de 18 logements intermédiaires bénéficiant de jardins privatifs (pour chaque logement dans le premier dispositif et pour 60 % d’entre eux pour le deuxième). BL

Quelques chiffres - Superficie aménagée par le projet > 13,5 ha - Surfaces cessibles du projet > 8,76 ha - Nombre de logements envisagés > 450 - Répartition des types d’habitations > 140 logements individuels, 310 logements intermédiaires - Stationnement > 7800 m2 dont 5300 m2 en silo

Coupe partielle sud-nord

Coupe partielle sur l’axe majeur

Coupe partielle sud-nord

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Vocabulaire à l’usage des projets d’urbanisme durable

Aménageur  Personne (physique ou morale, publique ou privée) dont la mission est d’acquérir des terrains et de les aménager afin de les rendre constructibles. AMO  Mission d’accompagnement de la maîtrise d’ouvrage dans les champs de sa compétence (faisabilité de l’opération, programmation urbaine, évaluation budgétaire, organisation du recours à la maîtrise d’œuvre, animation de la concertation). Densité  Indicateur quantitatif exprimant le ratio de surfaces dédiées à l’habitat sur un hectare urbanisé (densité brute). La densité nette suppose le rapport entre les surfaces dédiées à l’habitat et les surfaces cessibles. Lorsqu’elle est maîtrisée et s’inscrit dans une composition urbaine réfléchie, une forte densité n’est pas contraire à une qualité de vie et à l’intimité. Développement durable «  Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs ». Éco-quartier  Quartier d’habitat dont la composition intègre les attendus du développement durable et de la participation des habitants. Hameau  Îlot constitué de quelques immeubles formant une unité spécifique et desservie de manière autonome. Quai  Mise en relation d’un quartier avec un environnement non construit et formant une rupture (plan d’eau, espace vert ou naturel, etc.) en constituant une limite franche de l’urbanisation. Mail  Espace public ordonnancé par un végétal arboré composé en alignements. Mixité sociale  Capacité d’un quartier à accueillir différentes catégories sociales par l’offre en logements diversifiés qu’il propose (locatif social, locatif privé, accession sociale, accession privée).

Maître d’ouvrage  Personne (physique ou morale) pour le compte de laquelle est réalisée une opération d’aménagement et qui en supporte la responsabilité financière.

Programme  Définition des fonctions (capacités, fonctionnement, etc.) et des qualités que doit remplir une opération d’aménagement et qui est placée sous la responsabilité du maître d’ouvrage.

Maître d’œuvre  Personne (physique ou morale) chargée de la conception et de l’exécution d’un ouvrage et qui en supporte la responsabilité technique.

Programme Local de l’Habitat (PLH)  Un PLH est obligatoirement élaboré dans toutes les communautés de communes compétentes en matière d’habitat de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants, ainsi que dans toutes les communautés d’agglomération. Il évalue et programme la politique de l’habitat d’un territoire à travers un diagnostic, l’énoncé d’objectifs et d’un programme d’actions.

Maîtrise foncière  Capacité de la collectivité soit à être propriétaire des terrains qu’elle souhaite aménager soit à utiliser les outils juridiques mis à sa disposition pour les acquérir. Natura 2000  Réseau écologique européen engageant les États membres à protéger ou conserver certains types d’habitats et d’espèces recensés comme exceptionnels ou menacés. 25% des communes françaises sont concernées par ce réseau qui cherche à concilier l’activité humaine et la protection des milieux naturels et de la biodiversité. Noue  Traitement paysagé de l’eau pluviale en surface par l’aménagement de larges fossés facilitant la circulation des eaux et leur infiltration en limitant leur stockage ou leur rejet dans les réseaux publics. Parc habité  Composition d’un nouveau quartier dans un cadre très ouvert où prédomine l’espace public végétalisé et l’absence de limite franche entre les espaces bâtis et « naturels ». Plan Départemental de l’Habitat (PDH)  Mis en place conjointement par l’État et le Conseil général, le Plan Départemental de l’Habitat (PDH) assure la cohérence entre les politiques de l’habitat conduites sur les territoires couverts par des PLH et celles qui sont menées sur le reste du département afin de lutter contre les déséquilibres et les inégalités territoriales.

Typologie Nature des immeubles construits dans le quartier et déterminée par l’usage, individuel, individuel groupé, intermédiaire, collectif, etc. Urbanisme  Art et technique d’aménager la ville et l’ensemble des espaces habités. Urbaniste   Professionnel fédérant une équipe pluridisciplinaire assurant la conception générale du nouveau quartier. Sente   Liaison douce, généralement végétalisée, assurant la circulation piétonne à l’intérieur d’un quartier. ZAC   Les zones d’aménagement concerté sont les zones à l’intérieur desquelles une collectivité publique décide d’intervenir pour réaliser ou faire réaliser l’aménagement et l’équipement des terrains, notamment de ceux que cette collectivité ou cet établissement a acquis ou acquerra en vue de les céder ou de les concéder ultérieurement à des utilisateurs publics ou privés. ZNIEFF   Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique supposant une protection particulière.

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Coordonnées des concepteurs Botz-en-Mauges Projet lauréat

Projet 2

Projet 3

Labatut Architectes Associés 10 rue de l’Hermitage 49 280 Saint-Léger-sous-Cholet Tél. 02 41 75 29 80 contact@lahaye-labatut.com

François Minier 72 rue de la Gare 44 800 Saint-Herblain Tél. 02 40 92 87 48 fminier@gmail.com

Atelier Ruelle Marcillé 49 770 Le Plessis-Macé Tél. 02 41 32 69 15 atelier.ruelle@wanadoo.fr

De Long en Large 31 rue Appert 44100 Nantes Tél. 06 63 14 51 84 e.escats@longenlarge.fr

Guillaume Sevin 20 rue Florent Cornilleau 49100 Angers Tél. 02 41 87 07 14 guillaume.sevin@unimedia.fr

Cabinet Bourgois Agence Pays de la Loire Pôle d’activité Intercommunal du Landreau 85 130 La Verrie Tél. 02 51 61 49 57

Pragma Ingénierie 2 rue Amadeo Avogadro 49 070 Beaucouzé Tél. 02 41 73 20 33

SODEREF Développement rue Lucien Chaserant - BP 10 72600 Saint-Saturnin Tél. 02 43 51 10 28 frederic.besnard@soderef-dev.fr

Chalonnes-sur-Loire Projet lauréat

Projet 2

Projet 3

Atelier Cité Architecture 66 rue René Boulanger 75010 PARIS Tél. 01 42 03 30 04 cite.architecture@wanadoo.fr

Atelier Espace Temps 60 bd Maréchal Alphonse Juin 44 100 Nantes Tél. 02 40 85 05 99

Univers 18 rue Danton 35 000 Rennes Tél. 02 99 63 64 66 urbapaysage@agenceunivers.fr

Ecce Terra 8 rue du Bourg Joly 49125 Tiercé Tél. 02 41 42 84 08 info@ecce-terra.fr

Cabinet Bourgois 3 rue des Tisserands 35 768 Saint-Grégoire Tél. 02 99 23 84 84

CSD AZUR 13-19 rue Jean Bourgey 69100 Villeurbanne Tél. 04 72 76 06 90 contact@csdazur.fr Atelier LD Cité de l’Environnement Parc Technologique Porte des Alpes 355 allée Jacques Monod 69791 Saint-Priest Cedex Tél. 04 78 39 09 66 contact@atelierld.com

Sogreah consultants 8 avenue des Thébaudières 44 800 Saint-Herblain Tél. 02 28 09 18 00 sogreah@sogreah.fr

Champtoceaux Projet lauréat

Projet 2

Projet 3

Atelier Du Lieu 8 rue Geoffroy Drouet 44 000 Nantes Tél. 02 51 86 49 54 atelier.du.lieu@architectes.org

Archidée 134 route de Vertou 44 200 Nantes Tél. 02 51 79 19 00 b.amalric@archidee.fr

Linéa Architecture et Urbanisme 119 rue des Douves BP 50061 - 44152 Ancenis Cedex Tél. 02 40 96 19 82 linea-archi@wanadoo.fr

Agence 7 Lieux 1 rue de l’Échappée 49123 Champtocé-sur-Loire Tél. 02 41 39 73 13 7lieux@free.fr

Ingénierie TUGEC, BET VRD Agence Ouest Centre Commercial Gesvrine 44 240 La Chapelle-sur-Erdre Tél. 02 40 93 69 24 ouest@tugec.fr

Zephyr Paysages Péniche Nautilus Quai de Versailles 44 000 Nantes Tél. 02 40 47 04 46 zephyr-paysages@orange.fr

GCA Ingéniérie 9 rue Jules Verne 44230 Saint-Sébastien-sur-Loire Tél. 02 40 80 66 55 gca.ingenierie@wanadoo.fr

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Inddigo 4 avenue Millet 44 000 Nantes Tél. 02 40 48 99 99 inddigo@inddigo.com

Sogreah Consultants 8 avenue des Thébaudières 44 800 Saint-Herblain Tél. 02 28 09 18 00 sogreah@sogreah.fr


Corzé Projet lauréat

Projet 2

Projet 3

Urban’ism 9 rue du Picard 37 140 Bourgueil Tél. 02 47 95 57 06

Sitadin Urbanisme et Paysage 17 rue Viarmes - BP 30 333 35 103 Rennes cedex 3 Tél. 02 99 65 06 14 sitadin@wanadoo.fr

Jacques Boucheton 5 rue Jean-Jacques Rousseau 44 000 Nantes Tél. 02 40 35 03 20

Safege Parc de l’Île 15/27 rue du Port 92 022 Nanterre Cedex Tél. 01 46 14 71 00 contact@safege.fr

François Tavernier Le Moulin des Buttes 49 380 Faveraye-Mâchelles Tél. 02 41 54 11 11 tavernier.paysage@wanadoo.fr Cabinet Bourgois 3 rue des Tisserands 35 768 Saint-Grégoire Tél. 02 99 23 84 84

Atelier Horizon Le Chalet 49 140 Sermaise Tél. 02 41 82 15 81 Céramide 2 rue Robert Le Ricolais 44 000 Nantes Tél. 02 40 52 34 86

Le Lion-d’Angers Projet lauréat

Projet 2

Projet 3

Sixième rue 610 Cité radieuse 44 400 Rezé Tél. 02 40 75 50 56 sixieme.rue@wanadoo.fr

Forma 6 architectes et urbanistes 6 bis rue Ouche de Versailles 44 000 Nantes Tél. 02 40 29 47 25 forma6@forma6.net

Lionel Vié 30 avenue Besnardière 49100 Angers Tél. 02 41 21 15 52 archi.vie@wanadoo.fr

Agence 7 Lieux 1 rue de l’Échappée 49123 Champtocé-sur-Loire Tél. 02 41 39 73 13 7lieux@free.fr

Phytolab 9 rue des Olivettes 44 000 Nantes 02 40 20 38 39 contact@phytolab.fr

François Tavernier Le Moulin des Buttes 49 380 Faveraye-Mâchelles Tél. 02 41 54 11 11 tavernier.paysage@wanadoo.fr

Anjou Maine Coordination 152 avenue du Général Patton 49 000 Angers 02 41 60 50 02

Cabinet Branchereau 4 quai des Carmes BP 62 257 49 022 Angers cedex 02 Tél. 02 41 87 13 10

Jacques Carré 177 Bis bd Strasbourg - BP 10 300 49 003 Angers cedex 01 Tél. 02 41 47 22 77

Projet lauréat

Projet 2

Projet 3

Patrick Belz, architecte urbaniste 2 bd Georges Mandel 44 200 Nantes Tél. 02 40 47 88 60 belz.architecture@laposte.net

Agence L’Anton et associés 31 avenue Laplace 94110 Arcueil Tél. 01 49 12 10 90

Dorothée Guéneau et Raffaele Melis Les Blancharderies 79290 Saint-Pierre-à-Champ Tél. 05 49 96 15 52 gueneau.melis@wanadoo.fr

Laurent Couasnon 1 rue Joseph-Sauveur 35 000 Rennes Tél. 02 99 30 61 58

Inddigo 4 avenue Millet 44 000 Nantes Tél. 02 40 48 99 99 inddigo@inddigo.com

Lionel Guibert 56 rue du Paradis 75010 Paris Tél. 01 47 00 70 70

Montreuil-Bellay

Act environnement rue de Bourgogne 62 750 Loos-en-Gohelle Tél. 03 21 75 54 03 contact@actenvironnement.fr

Onillon Duret 12 allée Joseph Touchais 49 700 Doué-la-Fontaine Tél. 02 41 59 10 33 douelafontaine@onillonduret.com

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Saint-Georges-sur-Layon Projet Lauréat

Projet 2

Projet 3

Matthieu Gelin et David Lafon 10 ter rue Bisson 75 020 Paris Tél. 01 42 46 33 32 agence@gelin-lafon.com

F.AU architectes urbanistes 5 rue Perrault 44000 Nantes Tél. 02 40 71 96 35 f.au@orange.fr

Square urbanisme paysages et habitat 84 quai de la Fosse 44 100 Nantes Tél. 02 40 69 26 25 squarenantes@free.fr

Degré Zéro 39 rue Bichat 75 010 Paris Tél. 01 42 54 10 28 office@degrezero.fr

La Terre Ferme La Place 44170 Vay Tél. 02 40 79 58 81

Jacques Courilleau 1 rue d’Anjou 49 100 angers Tél. 02 41 87 22 29 courilleaupaysagiste@wanadoo.fr

Ailter 14 avenue Talamon 92 370 Chaville Tél. 01 47 50 97 20

GCA Ingéniérie 9 rue Jules Verne 44230 Saint-Sébastien-sur-Loire Tél. 02 40 80 66 55 gca.ingenierie@wanadoo.fr

Boplan Rue du Landreau 49 070 Beaucouzé Tél. 02 41 36 60 60

Sud VRD 36 rue Barjot 49 300 Cholet Tél. 02 41 56 28 97 bet-vrd-brousseau@orange.fr

Inddigo 4 avenue Millet 44 000 Nantes Tél. 02 40 48 99 99 inddigo@inddigo.com

Saint-Sylvain-d’Anjou Projet Lauréat

Projet 2

Projet 3

Magnum, architectes et urbanistes 40 rue de Strasbourg 44 000 Nantes Tél. 02 40 75 75 02 accueil@agencemagnum.com

Guillaume Sevin 20 rue Florent Cornilleau 49 100 Angers Tél. 02 41 87 07 14 guillaume.sevin@unimedia.fr

CBA 9 rue de Le Nostre 76 000 Rouen Tél. 02 32 10 44 44 agence@cba-architecture.com

Phytolab paysage 9 rue des Olivettes 44 000 Nantes 02 40 20 38 39 contact@phytolab.fr

Studio d’architecture B.Huet 20 rue Florent Cornilleau 49 100 Angers Tél. 02 41 22 99 49 angers@sabh.fr

Hulack 30 avenue Marceau 75 008 Paris Tél. 01 40 30 13 14 1 hulack@dharchitecte.com

Inddigo 4 avenue Millet 44 000 Nantes Tél. 02 40 48 99 99 inddigo@inddigo.com

Safege, ingénieurs conseils Parc de l’Île 15/27 rue du Port 92 022 Nanterre Cedex Tél. 01 46 14 71 00 contact@safege.fr

Armelle Claude 5 rue Henri Chevreau 75 020 Paris Tél. 01 46 36 90 42 armelle.claude@wanadoo.fr

Boplan Rue du Landreau 49 070 Beaucouzé Tél. 02 41 36 60 60

Sogeti Ingenierie 387 rue des Champs 76 230 Bois-Guillaume Tél. 02 35 59 49 39 accueil@sogeti-ingenierie.fr Echos avenue des Hauts Grigneux 76 420 Bihorel Tél. 02 35 02 00 58 contact@cabinet-echos.fr

- Comité de rédaction > Michel BALLARINI, Vincent CAZALS, Maeva CEGARRA, Laurent COLOBERT, Edith EMEREAU, Anaïs GALLOYER, Franck GAUTRÉ, Bruno LETELLIER et François TRENIT - Conception et réalisation > Manuela TERTRIN, CAUE de Maine-et-Loire / Impression > LGL Imprimerie - Crédits photographiques > Concepteurs, CAUE de Maine-et-Loire, Conseil général de Maine-et-Loire (BD Ortho 2008), Air Papillon (p.51) Décembre 2009

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Habiter autrement Pour un urbanisme durable Alors que la conscience environnementale éveille de plus en plus d’acteurs de l’aménagement, le Conseil général de Maine-et-Loire, par son Plan Départemental de l’Habitat, promeut une approche durable de l’urbanisme. Huit communes se sont associées à cette ambition pour un cadre de vie respectueux de l’environnement en organisant un concours d’urbanisme pour l’aménagement de nouveaux quartiers d’habitat. Ces démarches exemplaires sont présentées ici comme autant de témoignages d’une nouvelle façon de faire la ville et d’offrir de nouveaux modes d’habiter.

Hôtel du Département - Place Michel Debré - BP 94104 - 49 941 Angers cedex 9 Tél. 02 41 81 49 49 - www.cg49.fr


Habiter autrement - Pour un urbanisme durable - Edition 2009