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PRÉFACE Avec 100 000 habitants supplémentaires en 7 ans, la Loire-Atlantique est le 3e département français le plus dynamique au plan démographique. Si l’agglomération nantaise concentre toujours à elle seule près de la moitié de cette population qui ne cesse de croître, l’essentiel de la progression démographique s’effectue désormais à l’extérieur des villes. Conséquence de ces évolutions et de la rurbanisation qui en découle : les grands problèmes d’aménagement du territoire se sont déplacés. Aider les communes en pleine expansion à faire face aux bouleversements de leur urbanisme et de leur vie sociale tout en leur permettant de s’inscrire dans un développement durable et raisonné, notamment pour leurs opérations en maîtrise d’ouvrage : telle est l’ambition que se sont fixés le Conseil général et le CAUE. En fournissant aux collectivités locales les orientations et les conseils propres à assurer la qualité architecturale des constructions et leur bonne insertion dans le site environnant, le CAUE remplit une véritable mission de service public. Il est en cela un partenaire essentiel du Conseil général qui lui assure l’essentiel de son financement. Aussi sommes-nous très heureux de nous associer à cette cinquième édition du Prix départemental d’Architecture et d’Aménagement de Loire-Atlantique. Un prix qui tous les deux ans nous rappelle combien la création architecturale et urbanistique est, dans notre département, de très grande qualité.

Patrick MARESCHAL

Président du Conseil général de Loire - Atlantique

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DÉMARCHE DU C.A.U.E. DE LOIRE - ATLANTIQUE

DÉROULEMENT DU PRIX DÉPARTEMENTAL

Le C.A.U.E., issu de la Loi sur l’architecture et mis en place par le Conseil général, est chargé, entre autres missions, de promouvoir la qualité de l’architecture et, plus largement, du cadre de vie à l’échelon départemental. La présence de vastes entités urbaines et la vitalité de territoires ruraux et littoraux très actifs, confèrent à la Loire - Atlantique un fort potentiel de réalisations architecturales et d’aménagement. D’autre part, les quelque 600 architectes exerçant sur le département ainsi que la présence d’une école d’architecture à Nantes contribuent à satisfaire une production locale riche et diversifiée. Ce Prix départemental, qui est désormais programmé tous les deux ans depuis 2002, vient compléter de nombreuses autres actions de sensibilisation au plan départemental destinées à un large public (scolaires, professionnels, élus...). En outre, cette initiative, grâce à la capitalisation des données recensées auprès des collectivités et des professionnels, a également pour vocation d’enrichir la base de données de notre « observatoire » départemental de la création dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et des paysages.

Le C.A.U.E. a sollicité dès le début de l’année 2010 les communes, les architectes, les urbanistes et les paysagistes du département, pour un recensement des projets réalisés en Loire - Atlantique au cours des années 2008 et 2009 pour l'architecture, 2005 à 2009 pour l'aménagement. Un jury, principalement composé d’élus et de professionnels, a procédé le 1er juin 2010 à une première sélection de 29 projets sur un total de 184, qui ont ensuite fait l’objet d’un reportage photographique réalisé par un professionnel. A la demande du jury, deux journées de visite ont été organisées les 8 et 20 juillet 2010 afin de mieux apprécier les qualités architecturales et fonctionnelles de 17 projets. Parmi les projets sélectionnés et visités, le jury a enfin désigné, lors d’une seconde séance le 15 septembre 2010, les projets lauréats ainsi que les opérations mentionnées. La remise des prix aux maîtres d’ouvrage et aux concepteurs s’est déroulée le 14 décembre 2010 à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Nantes, lors d’une manifestation co - organisée par le Conseil général de Loire - Atlantique et le CAUE.

RÉALISATIONS CONCERNÉES Sont susceptibles d’être récompensés les édifices et aménagements publics et privés (réalisés depuis moins de 2 ans pour l'architecture et moins de 5 pour l'aménagement) exprimant toutes les facettes de la création contemporaine, dont les concepteurs sont architectes, paysagistes, urbanistes. Tous types de constructions sont concernés : logements collectifs ou individuels, bâtiments publics, locaux d’enseignement ou de formation, équipements sanitaires et sociaux, équipements de sports ou de loisirs, infrastructures, aménagements d’espaces publics, aménagements paysagers, lotissements, Z.A.C.… Les interventions sur des édifices existants peuvent être également prises en compte, à condition qu’elles aient entraîné une modification significative de l’état initial du bâti. Toutes les échelles de projet sont, a priori, recevables. La qualité de la relation mise en place entre les maîtres d’ouvrage et les concepteurs, ainsi que l’insertion des projets dans le site environnant, sont des critères pris en compte dans l’appréciation de la qualité des opérations. 4

REMERCIEMENTS Le C.A.U.E. et le Conseil général de Loire - Atlantique remercient les maîtres d’ouvrage publics et privés et les professionnels de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage qui ont accepté de participer à cette quatrième édition du Prix départemental. Ils expriment leur gratitude aux responsables et aux concepteurs des 29 opérations présentées dans ce document, pour leur collaboration à son contenu.

L’architecture est une expression de la culture. La création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant, le respect des paysages naturels ou urbains ainsi que du patrimoine sont d’intérêt public. Loi du 3 janvier 1977


COMPOSITION DU JURY

• Gérard ALLARD, conseiller général, représentant le président du Conseil général de Loire-Atlantique, • Claude NAUD, conseiller général, président du CAUE de LoireAtlantique, • Alain TOURNAIRE, architecte des bâtiments de France, chef du Service territorial de l’architecture et du patrimoine de LoireAtlantique, • Pascal SIRVIN, architecte-conseil de la Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire, • Cédric BOUSSUGE, représentant le directeur de la Direction départementale des territoires et de la mer de Loire-Atlantique, • Christine ROUSSELOT, architecte-conseil de la Direction départementale des territoires et de la mer de Loire-Atlantique, • Jacques QUERELOU, paysagiste-conseil de la Direction départementale des territoires et de la mer de Loire-Atlantique, • Bernard GRÉGOIRE, architecte, représentant le Conseil régional de l’Ordre des architectes des Pays de la Loire, • Maurice COUSIN, urbaniste, représentant l’Association des urbanistes du grand Ouest, • Matthieu PICOT, paysagiste, représentant la Fédération française du paysage • Sylvie PERGELINE, représentant le président de l’Association des maires de Loire-Atlantique, • Annick LORÉAL, journaliste, Le Moniteur,

Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de Loire - Atlantique

• Philippe BATAILLE, directeur de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes, • Dominique AMOUROUX, critique d’architecture, • Vincent DEGROTTE, directeur du CAUE de Loire-Atlantique. 5


UNE COMMANDE PASSÉE À ALEXANDRE BARTH Le Prix départemental d’architecture et d’aménagement de Loire-Atlantique vise à mettre en valeur la qualité de la création contemporaine dans les domaines de l’architecture et du paysage. Dans cette logique, il a été décidé d’offrir aux concepteurs et aux maîtres d’ouvrage primés une œuvre d’art originale, créée à l’occasion de chaque édition du Prix. Après des commandes passées aux sculpteurs Francine Toulemonde en 2002 et Alain Douillard en 2004, et aux plasticiens Éric Fonteneau en 2006 et Philippe Szechter en 2008, il a été fait appel en 2010 à l’artiste Alexandre Barth.

ALEXANDRE BARTH Né en 1980 à Schiltigheim (Alsace), vit et travaille à Lausanne et Nantes. Le travail d'Alexandre Barth fonctionne telle une invitation à une promenade organisée autour de différents éléments jouant sur des rapports dichotomiques entre du scientifique et du romantique, du géométrique et de l’organique, de l’abstrait et du figuratif, du permanent et de l’éphémère, de l’horizontal et du vertical, de l’émotion et de la forme matérielle, de la construction et de la disparition, du processus et de l’objet, de l’esprit et de la matière, de la répétition et de la différence et introduit une atmosphère singulière par une multiplicité de formes d’apparition.

Éléments BIOGRAPHIQUES FORMATIONS 2009-10 : Postgrade Alpes, Haute École d’art et de Design (HEAD), Genève 2005 : DNSEP, École régionale des beaux-arts, Nantes 2004 : Kunstogskölen i Bergen, Norvège (Exchange Program) 2003 : DNAP, École régionale des beaux-arts, Nantes 2000-02 : Villa Arson, Nice PRIX ET BOURSES 2008-09 : Post-diplôme, groupe de recherche sur les abstractions, École régionale des beaux-arts, Nantes 2007 : Prix de la Ville de Nantes, bourse d’aide à la création et atelier, Espace Delrue, Nantes Bourse d’aide à la création, DRAC des Pays de la Loire 2005 : Premier Prix Fondation BMW pour le développement durable (section culture) 2004 : Bourse d’échange Erasmus

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TEXTES ET PUBLICATIONS 2009 2008 2007 2005

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Catalogue d’exposition « + (plus) de réalité », édition École régionale des beaux-arts, Nantes « Forthcoming_Eckpfosta », Aude Launay « Né à Nantes comme tout le monde », revue 303 - arts, recherches, créations, n° 96 « Les fictions pirates », Frédéric Emprou « IO », édition d’un catalogue de dessins réalisés durant l’exposition Rions Noir en collaboration avec Charlie Youle et Bevis Martin « Beau trait fatal », revue 303 - arts, recherches, créations, n° 85

EXPOSITIONS PERSONNELLES 2009 : 2008 :

Le jardin noir, Tripode, Rezé Der ist immer une lampe in the darkness, Galerie In Extenso, Clermont-Ferrand Forthcoming_Eckpfosta, Zoo Galerie, Nantes


EXPOSITIONS COLLECTIVES Juin 2010 2010 : 2009 : 2008 : 2007 : 2006 : 2005 : 2004 : 2002 :

: Alexandre Barth, Mathilde du Sordet, Carmelo Zagari, Galerie Benoît Lecarpentier, Paris Space Between, Centre d’art Bastille, Grenoble, Commissariat : Collectif Monstrare à droite le couteau, à gauche la fourchette, performance, Standard Deluxe, Lausanne Fuck Ooh, Ophtacalm gallery, We do art!!!, Nantes Dark pearl, La Générale en manufacture, Sèvres, commissariat : Collectif Pilottti Jacuzzi, appartement privé, Nantes Tit For Tat, Barthodrome, We do art !!!, Nantes Encore plus !, Galerie RDV, Nantes Estuaire Nantes < > St Nazaire, projet R_ un air en commun Boys’r us, Zoo galerie, Nantes La base d’art contemporain et de création, Saint-Nazaire Atelier résidence, FRAC Pays de la Loire, invitation de Laurence Gateau, Carquefou Mais où est donc passé le youkunkun, Alsthom Nantes Avis de recherche, Le Lieu Unique, Nantes Rions noir, Atelier Alain Lebras, Nantes Love, École régionale des beaux-arts, Nantes Beau trait fatal, École régionale des beauxarts, Nantes Apend hüs, Kunstogskölen i Bergen, Norvège Import/Export, workshop l’École temporaire, sur une proposition de Pierre Joseph, Villa Arson, Nice

Esquisse en plastiline pour l’œuvre d’Alexandre Barth remise aux lauréats du Prix départemental d’Architecture et d’Aménagement de Loire-Atlantique 2010.


ARCHITECTURE ENSEMBLE DE LOGEMENTS « XT 110 - BOTANICA » À SAINT-NAZAIRE  -  (Prix d’architecture)..............................................................................................p.10 SALLE CULTURELLE ET SALLE FESTIVE « HORIZINC » À BOUVRON  -  (Mention)...................................................................................................................p.16 GROUPE SCOLAIRE « L’ODYSSÉE » ET SES ABORDS À CORCOUÉ-SUR-LOGNE  -  (Mention)..........p.20 PARC DES SPORTS DES ÉCHALONNIÈRES À VERTOU  -  (Mention)...................................................p.24 RÉSIDENCE SERVICE ET FOYER DE JEUNES TRAVAILLEURS « L’ESCALE THÉOPHILE LEROUX » À ANCENIS..p.28 MAISON « LA MW » À BATZ-SUR-MER.................................................................................................p.29 ENSEMBLE DE BUREAUX « LOGICA » À CARQUEFOU . ........................................................................p.30 CONSERVATOIRE INTERCOMMUNAL DE MUSIQUE, DE DANSE ET D’ART DRAMATIQUE À CHÂTEAUBRIANT .......................................................................p.31 ESPACE CULTUREL ET ASSOCIATIF DE LA TOUR À PLOMB ET SA COUR À COUËRON..............................p.32 MAISON « CABRETTE » À LA BAULE-ESCOUBLAC.................................................................................p.33 ECOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D’ARCHITECTURE À NANTES..............................................................p.34 EHPAD SAINTE-FAMILLE DE GRILLAUD À NANTES ................................................................................p.35 ENSEMBLE DE LOGEMENTS « LA SÉCHERIE » À NANTES . ...................................................................p.36 IMMEUBLE DE BUREAUX « L’ATRIUM » À NANTES ................................................................................p.37 IMMEUBLES DE LOGEMENTS « HABITAT DELRUE » À NANTES...............................................................p.38 MAISON DE L'AVOCAT À NANTES.....................................................................................................p.39 MULTI-ACCUEIL "LES TI' CANAILLOUX" À NANTES ...............................................................................p.40 SITE DU TRIPODE - ÎLOT B - LOGEMENTS ET BUREAUX À NANTES..........................................................p.41 HÔTEL D'ENTREPRISES À PUCEUL .......................................................................................................p.42 UNITÉ DE THÉRAPIE GÉNIQUE À SAINT-HERBLAIN . .............................................................................p.43 MÉDIATHÈQUE « LETTRES DE MON MOULIN » À SAINT-MICHEL-CHEF-CHEF . ........................................p.44 ENSEMBLE URBAIN « LE RUBAN BLEU » À SAINT-NAZAIRE ...................................................................p.45 IMMEUBLE DE BUREAUX « MARIONGAUX » À SAINT-NAZAIRE . ...........................................................p.46 IMMEUBLES DE LOGEMENTS « NOUVELLE VAGUE » À SAINT-NAZAIRE ................................................p.47

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Ensemble de logements

XT 110 - BOTANICA

SAINT-NAZAIRE

Place Laborde, Boulevard de lesseps et rue jean macé

Le Jardin des Plantes, vestige du Saint-Nazaire du XIXe siècle, se trouvait prolongé au nord par un terrain peu construit, planté d’arbres anciens, qui a fait l’objet ici d’une complète réécriture. Les nouvelles implantations ont reconstitué les alignements des voies et de la place entourant le site, créant un jardin intérieur en prolongement du Jardin des Plantes. Au nord, côté place Laborde, un immeuble de logements sociaux marque un angle urbain et se poursuit sur la rue par des façades à l’échelle de l’existant. Les élévations sont blanches, percées d’un jeu de baies laissant deviner des loggias. A l’ouest, au long du boulevard de Lesseps, des immeubles collectifs, ouverts sur des patios plantés surélevés, affirment le statut de la voie.

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Prix d'

Par des terrasses, balcons et blocs en porte-à-faux, ils s'ouvrent vers l’intérieur de l’îlot. Les élévations sont blanches ou, pour certains volumes et pour les soubassements des patios, faites de béton moulé d’un motif de tiges de bambous. Des blocs colorés sont comme posés en partie supérieure. Les voitures sont en sous-sol, et les nouveaux espaces créés, venelles, mails ou jardins, associent l'évidence des parcours urbains au foisonnement végétal d’un parc botanique. Sur le principe des « folies », mais sous la forme de villas modernes, des maisons à 3 niveaux y sont implantées, respectant les arbres conservés et les immeubles existants. Les teintes bleues ou ocres de leurs murs répondent à celles des volumes hauts des nouveaux immeubles du boulevard.


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Prix d' MAÎTRISE D’OUVRAGE : Atlantique Développement Immobilier CONCEPTION : Barré - Lambot, architectes, Nantes Florence Marty, paysagiste, Antibes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 9 120 m² SU MONTANT DES TRAVAUX : 12 093 000 €TTC

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SALLE CULTURELLE ET SALLE FESTIVE

« HORIZINC »

BOUVRON N171

Le site devait être éloigné des maisons mais proche des écoles. L’édifice, seul sur une vaste parcelle d’entrée de bourg, précédé d’un large espace vert doucement aménagé en parkings et voies d’accès, et revêtu de zinc de trois teintes de gris, en est d’autant plus présent dans le paysage. Il réunit une salle festive (pour 450 personnes assises) et une salle culturelle en gradins (238 places), deux équipements indépendants souhaités par les nombreuses associations de la commune. Sa conception respecte 6 des cibles de la démarche HQE, outre l’aménagement doux des abords et leur éclairage à l’énergie éolienne et solaire. Le renouvellement d’air et le confort thermique (hiver comme été) sont assurés par un puits « bouvronnais » faisant circuler l’air dans 1,2 km de tuyaux enterrés à 2 mètres de profondeur.

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Le bardage de zinc unifie les deux équipements, pourtant séparés par un porche et un patio enherbé. Le volume de la salle culturelle est opaque, précédé d’un accueil vitré permettant l’accès par le haut ou le bas des gradins. La salle est traitée architecturalement et acoustiquement, grâce notamment au revêtement en bois des parois. Les équipements scénographiques donnent à cette scène de 100 m2 de grandes possibilités de programmation. La salle festive s’ouvre sur la campagne et le patio, et bénéficie d’un éclairement zénithal. Ici aussi, ainsi que dans son espace d’accueil, un bardage en planches de bois joue son rôle esthétique et acoustique. Les annexes, implantées en arrière, sont revêtues de bois.


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MAÎTRISE D’OUVRAGE : Commune de Bouvron CONCEPTION : A+H Agence Roulleau, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 1578 m² MONTANT DES TRAVAUX : 3 448 000 €TTC

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Groupe scolaire

« L’ODYSSÉE » ET SES ABORDS

A l’entrée de Saint-Jean-de-Corcoué (un des trois villages de Corcouésur-Logne), l’école est implantée à proximité du restaurant scolaire, de l’accueil périscolaire et de l’école privée. Les déplacements piétons sont un des aspects de la démarche environnementale qui a guidé sa conception générale. La construction, orientée au sud, utilise des matériaux à faible impact écologique : bois non traités, peintures sans solvants, linoléum... La récupération des eaux de pluie permet l’arrosage de jardins familiaux voisins, 40 m2 de panneaux photovoltaïques s’intègrent à la toiture du préau, et le chauffage est assuré par une chaudière à bois. La majorité des espaces de parking et de liaison sont traités de façon à rester perméables, des noues récupèrent les eaux de pluie, la cour d’école est simplement gravillonnée. 20

CORCOUÉ-SUR-LOGNE 3 bagatellE

Partout, le bois domine : bardage extérieur en planches non rabotées, sous-face de toiture du préau en planches non équarries, portails en planches fixées sur des cadres de métal, revêtements intérieurs en panneaux de particules, meubles pour la plupart fabriqués en tilleul par un artisan local. Les toitures sont en panneaux ondulés, de couleurs ocrées variées. La fluidité des volumes est assurée par un large espace central, aux multiples usages possibles, aux parois ouvrant sur les classes, au plafond animé de puits de lumière colorée. La salle de motricité peut accueillir des spectacles. Le sol du préau s’anime de degrés se poursuivant sur la cour. Une clôture légère sépare à peine l’école de la prairie, du terrain de sport et de la haie boisée limitant la parcelle.


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MAÎTRISE D’OUVRAGE : Commune de Corcoué-sur-Logne CONCEPTION : Agence Drodelot architectes & associés, Nantes Zéphyr, architectes-paysagistes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : septembre 2009 SURFACES : 900 m² 12 000 m² pour les abords MONTANT DES TRAVAUX : Bâtiment : 1 260 000 €TTC Extérieurs : 530 000 €TTC VRD+Espaces verts : 383 000 €TTC environ

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PARC DES SPORTS DES ÉCHALONNIÈRES

Vertou Rue de la Boissière

Près du cimetière paysager et du nouveau collège Lucie-Aubrac, le parc des sports des Echalonnières est implanté en rupture de pente, au-dessus d’un val boisé où coule la Vertonne. Le programme réunit un ensemble de terrains extérieurs, aménagés en fond de vallée, et des salles couvertes posées en limite de plateau, comme adossées au site du collège. La voie d’accès s’achève en un parking desservant les deux équipements, mais se poursuit par un escalier longeant les salles, puis par un cheminement piétonnier serpentant vers la vallée. A mi-pente, un chemin existant reste marqué par un alignement d’arbres et par un ancien mur de soutènement en pierres. Le bâtiment poursuit cette logique de perméabilité et d’ouverture sur le paysage. Il s’ancre dans la pente et semble la retenir, par un épais soubassement recouvert de gabions de pierre beige. Au-dessus, une large toiture, formant auvent du côté des entrées latérales, paraît léviter au-dessus de parois légères, vitrées côté vallée, composées ailleurs de polycarbonate translucide. La toiture, presque horizontale, s’abaisse et se poursuit en pare-soleil au-dessus de la terrasse formant belvédère avec vue vers le bourg ancien. La salle multisports et la salle d’expression corporelle, partiellement enterrées, sont accessibles soit par une galerie haute vitrée, soit par celle du bas, sombre et percée de petites baies traversant les gabions de pierre. En partie haute, un espace de convivialité complète l’équipement.

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MAÎTRISE D’OUVRAGE : Commune de Vertou CONCEPTION : Barré - Lambot, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2008 SURFACES : 2 776 m² SHON MONTANT DES TRAVAUX : 4 955 500 €TTC

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RÉSIDENCE SERVICE ET FOYER DE JEUNES TRAVAILLEURS

« L’ESCALE THEOPHILE LEROUX »

ANCENIS 85, boulevard Huchon

Il est aujourd’hui difficile d’imaginer que la ville d’Ancenis est née sur une île de Loire. Mais, au moment de construire, la réalité géographique se rappelle parfois aux concepteurs. L’implantation de cet immeuble, au nord du bourg, a ainsi dû se faire en partie haute de son terrain partiellement inondable, suivant une courbe de niveau, et formant une nouvelle limite pour le centre historique. Une barre courbe, revêtue d’un bardage de pin Douglas, surplombe le boulevard, la voie de chemin de fer et les parkings du fond de vallée. Elle abrite sur deux niveaux le foyer de jeunes travailleurs, dont certaines cellules s’avancent en porte-à-faux et se parent de verre sablé aux teintes vives. Au-dessus, des volumes revêtus de zinc marquent la présence de la dizaine d’appartements d’une résidence service. Ces « boîtes » répondent aux toitures en ardoise du bâti ancien jouxtant le site. En partie basse, le volume habillé de zinc d’une salle d’animation, ouverte sur une terrasse, amorce la volumétrie des locaux d’accès situés sur la voie remontant vers le bourg. L’entrée du foyer de jeunes travailleurs s’ouvre sur l’espace d’accueil reliant, outre l’accès aux étages, des bureaux vitrés, la salle d’animation, une salle informatique et un pôle d’insertion. L’accès à la résidence service se fait par un porche latéral menant à la façade sud, où les volumétries se font sages et modestes, répondant à celles des maisons du bourg, et se parant d’enduits aux teintes grises, beiges ou vert olive. 28

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Atlantique Habitations, Saint-Herblain Atrealis Résidences, Nantes CONCEPTION : Pellegrino, architecte, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : Livraison en septembre 2008 SURFACES : 2 038 m2 MONTANT DES TRAVAUX : 2 087 000 €HT


Maison « LA MW »

BATZ-SUR-MER

« La MW, maison de vacances, vient se poser à l’horizontale dans une prairie en lanière des marais salants de Batz-sur-Mer. Elle est vêtue d’une peau argentée, composée d’acier galvanisé, de verre et de bois naturel. Cette teinte vibre et dialogue avec la luminosité diaphane très particulière aux lieux, aux bois et végétaux grisés par le sel et le vent, aux reflets des marais et de la fleur de sel. Conçue comme une grande halle à structure métallique, cette maison est composée, pour un tiers de la surface au sol du volume, de pièces de vie sous toute hauteur et chauffées et, pour les deux autres tiers, d’un espace non chauffé : un jardin d’hiver, tempéré par les apports solaires et par une ventilation naturelle. C’est un véritable espace tampon sous toute hauteur, ponctué de cabanes intimistes en bois, abritant les chambres et salles de bains. C’est une maison ludique, modulable, écologique, où la frontière entre intérieur et extérieur disparaît. » (Texte agence Ken en So)

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Privée CONCEPTION : Ken en So, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 160 m² MONTANT DES TRAVAUX : 290 000 €TTC

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ENSEMBLE DE BUREAUX « LOGICA »

CARQUEFOU ZAC DE LA FLEURIAYE

La ZAC de la Fleuriaye réunit des immeubles d’habitation, des équipements publics et des locaux d’activités, dans un site au traitement paysager soigné. Cet ensemble à vocation tertiaire est occupé par une société de services informatiques, dont l’évolution des commandes la conduit à devoir adapter la configuration de ses locaux, selon la nature des projets auxquels elle travaille. L’architecture offre donc ici un cadre à des aménagements intérieurs amovibles, susceptibles de générer des séries de bureaux comme des plateaux ouverts de tailles variables. On accède au bâtiment administratif par un péristyle à fins poteaux de béton, droits ou biais, sous lequel passent les voitures vers les parkings à l’arrière. Un espace d’accueil, desservant des salles de réunions modulables et une cafétéria vitrée, donne accès à un étage de bureaux. L’ensemble de béton blanc, hormis la présence de brisesoleil en fines lames verticales de métal perforé, n’est pas sans évoquer la villa Savoye de Le Corbusier. A l’étage, une légère passerelle métallique aux parois vitrées réunit la construction au reste des locaux, organisés autour d’une cour au niveau du sous-sol, formant un patio planté éclairant les parkings semienterrés. Une barre principale sur trois niveaux dessert deux ailes à deux niveaux formant la cour. L’écriture architecturale des trois ailes de bâtiments, blocs de béton blancs sur pilotis percés de baies en bandeaux horizontaux est, ici aussi, empreinte de références au Mouvement moderne.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Espace Performance, Saint-Grégoire (35) CONCEPTION : Agence d'architecture Unité, architectes, Nantes Jacques Raffegeau, architecte, Rennes. DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 5 500 m² SHON MONTANT DES TRAVAUX : 4 000 000 €TTC

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CONSERVATOIRE INTERCOMMUNAL

DE MUSIQUE, DE DANSE ET D’ART DRAMATIQUE

CHÂTEAUBRIANT 6 Rue Guy Moquet

A l’angle de deux rues du bourg, le conservatoire occupe l’emplacement des ateliers Huard, fabricants de machines agricoles depuis 1863. La maison familiale restaurée, devenue lieu de mémoire et de recherche, domine toujours le site. Autour d’elle, derrière l’ancien mur de clôture en pierre, le nouvel équipement s’inscrit avec modestie dans le paysage urbain, par un jeu de fractionnement en de multiples volumes parallélépipédiques, recouverts de bardage et de clins de bois, s’étageant en degrés vers le centre de l’îlot. Le programme, complexe, imposait la création de nombreux espaces d’enseignement ou de répétitions, le plus souvent fermés et phoniquement isolés, et de quelques volumes plus importants, salles de danse, de théâtre ou de spectacle. L’ensemble des locaux s’organise sur deux niveaux, l’accès principal se faisant par le haut, grâce à un espace d’accueil permettant l’attente, le travail ou la tenue d’expositions. En partie basse, un pôle de musiques actuelles réunit des studios de répétitions et d’enregistrement. Malgré les cloisonnements nécessaires, où la couleur blanche domine, la lumière et les vues sont privilégiées, par les espaces d’accueil et de circulation largement ouverts sur des patios gravillonnés de blanc, par des baies fixes ouvertes dans les cloisons intérieures, ou par des pièges à lumière formés de boîtes posées sur les toitures elles aussi recouvertes de gravillon blanc. Dans l’auditorium, ces éclairages zénithaux peuvent s’occulter.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Communauté de communes du Castelbriantais CONCEPTION : Jean-Claude Pondevie, architecte, La Roche-sur-Yon DATE D’ACHÈVEMENT : 2008 SURFACES : 1 728 m² MONTANT DES TRAVAUX : 3 527 688 €TTC

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ESPACE CULTUREL ET ASSOCIATIF DE

LA TOUR A PLOMB ET SA COUR

COUËRON Quai Emile Paraf

Le site, autrefois dégagé en bord de Loire par une carrière de pierre, fut depuis 1860 celui d’une fonderie. Il est dominé par une tour de 70 mètres, érigée en 1878 pour produire des plombs de chasse. L’opération est la première phase d’un ensemble qui verra un grand atelier transformé en médiathèque, et un bâtiment administratif réhabilité. Le lieu réunit des usages syndicaux et associatifs : bureaux, salles de réunions et d’expositions, locaux d’enseignement ou de loisirs, espaces sociaux. L’aménagement de la cour a dû tenir compte de la pollution du terrain : les végétaux y sont plantés dans des bacs « hors-sol », dont la tôle rouillée fait référence à l’ancienne activité. La transformation des ateliers a été conduite avec le souci de ne pas gommer leur passé. Ce qui pouvait être conservé des structures de pierre, de brique ou de métal l’a été. Les percements nouveaux en béton brut, les charpentes nouvelles en lamellé-collé, gardent lisibles les interventions. Les aménagements utilisent des matériaux, des logiques ou des équipements de type industriel : sols en ciment, cloisonnements en parpaings laqués et métal, nouveaux espaces de liaison et escaliers en métal galvanisé, rangements en tôle perforée alignés comme des vestiaires d’ateliers, sanitaires à portes métalliques et timbres en émail blanc, gaines électriques apparentes, luminaires et interrupteurs industriels. Seule la coloration vive des façades de l’aile ouest, qui forme un appel coloré vers la cour, signale le changement d’affectation du lieu. 32

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Commune de Couëron CONCEPTION : Sophie Blanchet, architecte-urbaniste, La Rochelle Agence Magnum, architectes, Nantes Zéphyr, architectes-paysagistes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : Surfaces traitées : 3 295 m² 3 795 m² avant démolition 1 072 m² démolis 732 m² créés 2 900 m² de surface de la cour MONTANT DES TRAVAUX : 4 462 513 €TTC 225 000 €TTC (Espaces verts)


Maison « Cabrette »

LA BAULE-ESCOUBLAC

« Le projet d’extension et de restructuration se situe dans la zone, au caractère paysager remarquable, de La Baule - les- Pins. Il s’implante sur une parcelle en longueur, autrefois occupée par une maison organisée sur deux niveaux : un rez-de-chaussée correspondant au niveau de la rue et un rez-de-jardin donnant sur l’arrière du terrain, deux mètres plus bas. Le jardin situé en fond de propriété se caractérise par la présence de pins majestueux. Le projet reprend cette même implantation et permet de surélever la maison d’un niveau. La forte particularité de cette maison réside notamment dans le traitement de sa peau. Nous avons souhaité travailler sur « le reflet des pins » et transposer cet effet sur la conception même des façades. Ainsi, un premier volume, habillé de lames de bois de largeurs variables et de lames d’inox, permet un jeu de reflets, une vibration et une dématérialisation de la façade. Les ouvertures positionnées aléatoirement prolongent cet effet et lui donnent une lecture graphique et abstraite. Le second volume, plus sobre et contrasté, est bardé de panneaux de fibres bois-ciment gris anthracite. Il vient se caler dans le dénivelé de la dune et abrite les pièces de vie, très largement ouvertes sur le jardin.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Privée CONCEPTION : Ken en So, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 147,30 m² MONTANT DES TRAVAUX : 360 000 €TTC

Une grande transparence depuis l’entrée et vers l’arrière du jardin est ménagée par la porte vitrée et le mur rideau du salon. Cette maison très sculpturale n’oublie pour autant pas les enjeux écologiques : utilisation du bois en structure et façade, isolation écologique, VMC double flux, orientation et apports solaires passifs. » (Texte agence Ken en So) 33


ECOLE NATIONALE SUPÉRIEURE D’ARCHITECTURE

NANTES

Quai François Mitterrand

L’ancienne école, isolée dans son parc boisé, se caractérisait par la complexité de ses espaces intérieurs, et l’augmentation des effectifs avait rendu ces contraintes spatiales invivables. La nouvelle se caractérise pas son implantation au cœur du paysage en mouvement de l’île de Nantes, et par son ouverture sur la Loire et la ville. Le parti architectural a permis la création de vastes surfaces, dont l’aménagement est prévu pour pouvoir être modifié, en accompagnement des évolutions futures de la pédagogie et du nombre d’étudiants. Le terrain, traversé par une voie publique, a contraint à la construction de deux édifices distincts, utilisant tout l’espace constructible, et réunis par une passerelle de métal et de verre. Le bâtiment métallique sur la Loire abrite, au-dessus d’un espace d’exposition, des niveaux administratifs. Le bâtiment principal est édifié sur le principe d’une vaste structure en béton, ménageant 3 niveaux à 9, 16 et 23 mètres du sol, que des niveaux intermédiaires métalliques recoupent partiellement. Les locaux prévus au programme sont enveloppés d’une peau de menuiseries métalliques et de vitrages isolants. D’autres volumes, qui s’y ajoutent, sont clos de parois ondulées légères, coulissantes. Ces espaces tampons, éventuellement ouverts sur la Loire, sont de possibles ateliers. Une toiture terrasse, observatoire du paysage urbain et lieu public offert à l’école et à la ville, est accessible par une rampe latérale, pour les piétons comme pour des véhicules potentiels.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Ministère de la Culture - DRAC des Pays de la Loire CONCEPTION : Anne Lacaton & Jean-Philippe Vassal, architectes, Paris DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 12 000 m² MONTANT DES TRAVAUX : 21 229 000 €TTC

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EHPAD Sainte-Famille de Grillaud

NANTES 21 rue Condorcet

C’est dans le parc arboré de la congrégation Sainte-Famille de Grillaud qu’a été édifiée cette nouvelle maison de retraite pour personnes dépendantes, d’une capacité de 80 places en hébergement de longue durée, 2 en accueil temporaire et 2 en accueil de jour. Le projet s’organise en deux longues barres d’hébergement sur deux niveaux, implantées en T, qui semblent encadrer de leurs horizontales un grand chêne centenaire et d’autres arbres d’ornement, et qui regroupent les logements (de 23 mètres carrés) et les locaux communs. Ces deux ailes sont décalées d’un demi-niveau, pour suivre la pente du terrain, ce qui permet des parcours de faible difficulté. Les chambres, simples ou doubles, sont regroupées en trois unités de couleurs différentes, aux noms évoquant les arbres du parc. Ces ensembles disposent de leurs propres salles à manger et de petits salons ouvrant sur des terrasses extérieures. Les locaux de service, lingerie ou salon de coiffure, sont vitrés du côté des circulations, afin de favoriser les rencontres et la compréhension des espaces. L’accueil donne sur un grand espace libre, ouvrant des deux cotés sur le jardin, et réunissant l’espace repas toute hauteur et des espaces de séjour. Une autre aile, construite dans un deuxième temps, abritera des locaux techniques et permettra l’accès à une chapelle du XIXe siècle conservée sur le site. L’ensemble est revêtu d’un bardage de bois réalisé en tasseaux verticaux, qui parfois s’écartent pour éclairer une baie et briser les ardeurs du soleil.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : La Nantaise d'Habitations, Nantes CONCEPTION : A+H agence Roulleau, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 4 225,70 m² MONTANT DES TRAVAUX : 6 370 000 €TTC

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ENSEMBLE DE LOGEMENTS « LA SÉCHERIE »

Dans le paysage neuf du quartier Bottière-Chesnais, cet ensemble dense de 55 logements surprend par sa volumétrie, ses bandes étroites alignées alternant avec des espaces constitués de ruelles ou de patios plantés. Les parois grises s’animent de pans colorés. Ce projet est l’un des lauréats d’un concours organisé par le maître d’ouvrage, dans le but de faire émerger de nouvelles formes d’habitat. Si son caractère expérimental se lit dans son écriture architecturale, il tient surtout à sa façon d’appréhender l’organisation interne des logements et leur assemblage. Chaque cellule, autour des points fixes des pièces humides, et grâce à un jeu de portes coulissantes, articule sur deux niveaux des pièces de 15 m2, qui peuvent au choix devenir séjour, chambre ou bureau. Une pièce indépendante est située en « vis-à-vis » de l’autre côté d’une terrasse-jardin privative. On peut entrer par le haut ou le bas du duplex. En outre, pour deux logements contigus et en fonction d’une évolution complémentaire du souhait de leurs occupants, une pièce « plus » peut être attribuée à l’un ou à l’autre. L’imbrication des logements, en niveaux comme en plan, ne remet pas en cause leur intimité, grâce à la disposition des percements et à des écrans de métal et de toile. Des terrasses communes à deux ou quatre logements permettant, seulement si on le souhaite, le partage d’espaces extérieurs. L’îlot est traversé par deux passages publics ouvrant sur une coulée verte, et par de nombreuses venelles semi privatives fermées par des grilles. MAÎTRISE D’OUVRAGE : La Nantaise d'Habitations, Nantes CONCEPTION : Boskop, architectes, Lille DATE D’ACHÈVEMENT : 2008 SURFACES : 3 825 m² MONTANT DES TRAVAUX : 5 170 000 €TTC

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NANTES

7 et 9 chemin de la Sécherie


IMMEUBLE DE BUREAUX « L’ATRIUM »

NANTES 1 allée des Hélices

En prolongement de la halle des Fonderies de l’Atlantique, restaurée et devenue jardin public, le nouveau siège de deux organismes de logement devait répondre à des critères stricts en matière de faible consommation d’énergie, de confort thermique et de qualités d’usage. Le volume, compact, se présente côté rue comme un sage parallélépipède posé à l’alignement, bardé d’un aluminium reflétant les nuances du ciel, et percé d’une vaste baie. La volumétrie s’avère plus complexe dès qu’on en fait le tour, pour rejoindre l’accès principal dans la venelle arrière. Le soubassement lisse, en retrait, aux vitrages bleutés, les niveaux intermédiaires vitrés, et les volumes biais des niveaux supérieurs, en recul ou en léger porte-à-faux, dynamisent l’édifice. Les élévations latérales sont percées d’un jeu de baies montrant une seconde peau rouge sombre sous le revêtement de métal. Des lamelles orientables, horizontales ou verticales, les protègent et achèvent de complexifier la composition d’ensemble. Sauf au nord où le parvis d’entrée prolonge les espaces publics créés en cœur d’îlot, la construction est presque dilatée aux limites de la parcelle. Sur les quatre niveaux supérieurs, les espaces de travail peuvent donc entourer un jardin intérieur planté d’essences exotiques, éclairé par la grande baie côté rue, et qui a donné son nom à l’édifice. Des coursives métalliques relient les circulations verticales. Au rez-de-chaussée, les espaces d’accueil et de travail s’ouvrent sur les espaces publics.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Cil Atlantique et la Nantaise d'Habitations, Nantes CONCEPTION : Alter Smith, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2008 SURFACES : 4 248 m² SHON MONTANT DES TRAVAUX : 9 300 000 €TTC

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IMMEUBLES DE LOGEMENTS « HABITAT DELRUE »

NANTES

RUE MARMONTEL / RUE DES OLIVETTES

Le quartier des Olivettes, comme l’ensemble de la ZAC Madeleine Champ de Mars, a connu ces dernières années une vraie mutation des populations et des usages, avec des constructions neuves s’insérant au long des voies ou en cœur d’îlots, des réhabilitations d’immeubles, d’ateliers ou d’entrepôts, et ceci sans que les formes urbaines préexistantes ne subissent de profonds bouleversements. La construction de cet ensemble de 44 logements obéit à cette règle générale, avec une implantation des deux immeubles à l’alignement des deux voies, leur angle étant traité par un recul des pignons, formant une cour d’entrée donnant accès d’un côté aux logements sociaux locatifs, de l’autre aux appartements en accession. Un socle constitué de fines ventelles métalliques réunit les deux volumétries, tout en constituant la clôture de la cour. Un des deux pignons, traité en creux, est partiellement recouvert d’une maille végétalisée, percée des volumes saillants de quelques balcons. L’ensemble forme un petit événement urbain dans ce quartier relativement minéral.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Atlantique Habitations et Bâti Nantes CONCEPTION : Agence d'architecture Unité, architectes, Nantes Yannick Bohuon, architecte associé, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 3 119 m² SHON MONTANT DES TRAVAUX : 3 742 800 €TTC

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Les immeubles, grâce au recul de leurs parties supérieures et au contraste entre le blanc et le gris sombre des parois, paraissent ne comporter que trois ou quatre étages, et s’insèrent ainsi en douceur dans les gabarits existants. L’écriture architecturale donne ainsi la priorité à l’équilibre des volumes, au jeu de pleins et de vides, de saillies des balcons ou de retraits des niveaux supérieurs et de leurs terrasses.


Maison de l'Avocat

NANTES

25 rue La Noue Bras de Fer

La réutilisation des usines Alstom de Nantes génère des interventions variées, la création de la Maison de l’avocat dans un des anciens ateliers n’étant pas la moins spectaculaire. La halle 12, près du palais de justice, était une structure métallique cubique de 20 mètres de côté, coiffée d’une toiture à deux pentes et recouverte d’un bardage métallique blanc percé de hautes portes coulissantes. A partir de l’ossature d’acier conservée, l’équipement offre aujourd’hui 5 niveaux lumineux, ouverts sur le site. Reliés par un atrium éclairé par la haute verrière qui a remplacé les portes d’origine, ils regroupent un accueil, un lieu d’exposition, des bureaux et salles de formation, un amphithéâtre et, au dernier niveau, une crèche. Une peau en polycarbonate translucide, dont la pâleur s’oppose au sombre du palais voisin, a remplacé l’ancien bardage. Elle donne à l’édifice une luminosité nouvelle, met en valeur l’ossature métallique, lui confère un rôle de signal urbain nocturne et une surprenante monumentalité miroitante. Elle affiche enfin la modernité souhaitée par les avocats de Nantes, dont les instances occupaient auparavant un hôtel particulier du XIXe siècle proche de l’ancien palais de justice. A l’intérieur, en cohérence avec la structure porteuse apparente, les aménagements font référence à l’esthétique industrielle : sols, escaliers à ossature métallique, garde-corps galvanisés, revêtements de métal perforés, dynamisés par le mobilier, les taches de couleur de quelques pans de mur ou marches d’escalier.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Ordre des avocats, Nantes CONCEPTION : Forma 6, architectes-urbanistes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 1 933 m² SHON MONTANT DES TRAVAUX : 3 138 535 €TTC

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MULTI-ACCUEIL "LES TI' CANAILLOUX"

NANTES

71 bis, Avenue du Bout des Landes

Le terrain, à l’angle du boulevard René Cassin et de l’avenue du Bout des Landes, donne sur un rond-point passager. L’équipement a été implanté à l’alignement des deux voies, les locaux de services et l’entrée principale formant autant d’espaces tampons, et les lieux de séjour des enfants se développent à l’arrière, ouvrant sur une cour-jardin isolée des nuisances. La volumétrie générale est fragmentée en plusieurs éléments de hauteurs différentes, les plus importants, de chaque côté, reprennent avec leurs toitures à deux pentes et, pour le plus important, ses deux niveaux, la typologie et l’échelle des maisons du quartier. Ils encadrent des volumes à toiture-terrasse d’un seul niveau. Un regard rapide pourrait faire croire aux proportions et à l’organisation d’une vaste habitation individuelle. Les façades sont enveloppées d’un bardage en tasseaux verticaux, qui se poursuivent sur les pentes des toitures. Le mélèze utilisé, provenant d’Europe, est simplement traité par thermo huilage. Deux pignons s’animent d’un élégant revêtement de plaques de polycarbonate teinté de rouge, et ciselé de motifs de fleurs et de feuillages. L’équipement est prévu pour l’accueil de 30 enfants dont 10 bébés. La pièce de vie de ces derniers, ainsi que celle des plus grands, ouvre sur une terrasse, de plain-pied avec la cour. Dans l’espace sieste, le rangement des lits permet une utilisation en salle d’activités lors de la mauvaise saison. A l’étage, l’espace de repos du personnel ouvre sur une belle terrasse plantée. MAÎTRISE D’OUVRAGE : Association "Les Ti' Canailloux", Nantes CONCEPTION : Topos Architecture, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 350 m² MONTANT DES TRAVAUX : 705 640 €TTC

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SITE DU TRIPODE

Îlot B - LOGEMENTS ET BUREAUX

La destruction du Tripode a laissé un vide urbain, aujourd’hui en voie de comblement par deux opérations dites « îlot A » et « îlot B », et réunissant habitat, activités et commerces, de part et d’autre d’une ligne de bassins creusés perpendiculairement à la Loire. L’îlot B regroupe dans un même ensemble architectural, de plan rectangulaire, une résidence pour étudiants et jeunes actifs, des bureaux et un local commercial. Sur trois côtés, une noue gravillonnée et plantée ceint le bâtiment et le sépare des voies de desserte latérales, tandis qu’à l’ouest un parvis piétonnier le relie aux bassins. Les accès aux bureaux semblent de petites passerelles enjambant un espace humide sur lequel flotterait l’édifice. Le socle abrite deux niveaux de parking, en sous-sol et en rez-de-chaussée, au-dessus desquels 4 « barres » s’ouvrent sur des terrasses plantées, jardins secs ou humides aménagés au premier et au deuxième niveau.

Nantes

4 rue Conrad Adenauer

Les élévations latérales sont en panneaux de béton surfacé, et régulièrement percées de baies verticales. Les autres façades des 5 niveaux de bureaux sont entièrement vitrées, laissant voir les circulations et l’activité intérieure. Côté bassin, les 137 studios sont répartis sur 11 niveaux, au-dessus du socle vitré du hall d’accueil et de la future brasserie. Les façades de ce volume sont recouvertes d’aluminium beige, celle de l’ouest étant rythmée par les horizontales de tablettes de béton blanc. La cage vitrée de l’ascenseur et la baie d’un salon à double hauteur rompent subtilement la régularité du dispositif. MAÎTRISE D’OUVRAGE : La Nantaise d'Habitations (Logements) - ADIM (Bureaux) CONCEPTION : Barré - Lambot, architectes mandataires, Nantes Berranger-Vincent, architectes associés, Nantes (Logement) Florence Marty, paysagiste, Antibes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 4 169.02 m² (Logements) - 8 310 m² (Bureaux) MONTANT DES TRAVAUX : 6 600 000 €TTC (Logements) 13 980 000 €TTC (Bureaux et Jardins)

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Hôtel d'entreprises

PUCEUL

Parc d'activités de l'Oseraye

De l’extérieur, c’est un simple parallélépipède brun, bardé de métal, dont trois faces sont recouvertes de ganivelles de châtaignier fendu. Des portes d’entrée se détachent du nu des façades, par des cadres de métal, et donnent accès à un bâtiment industriel étonnant, riche de ses qualités d’ambiances et de ses performances énergétiques. Le ton est donné dès l’espace d’accueil, où un escalier en métal galvanisé donne accès à un étage non aménagé, prévu pour une éventuelle extension des activités, et enrichi d’une terrasse-loggia au sol de chêne. Les matériaux sont simples, sols en ciment, parois en parpaings peints en blanc ou recouvertes de panneaux acoustiques perforés, plafonds à poutrelles métalliques et hourdis bois visibles, installation électrique apparente. La même logique, et la même esthétique, s’appliquent aux locaux de production et de stockage, ainsi qu’aux espaces de bureaux et de réunions. La lumière extérieure est filtrée par les ganivelles formant 42

brise-soleil. Le local repos se prolonge par un patio extérieur, lui aussi protégé par le revêtement de châtaignier. Le traitement acoustique est assuré. Aux qualités esthétiques s’ajoutent donc des qualités d’usage rares dans ce type de programme. L’activité des entreprises hôtes, dans le domaine des pompes à chaleur, est en cohérence avec la démarche de basse consommation qui a prévalu aux choix techniques et architecturaux, et qui passe notamment par les choix d’orientation, par la compacité de l’ensemble, et par une isolation renforcée. MAÎTRISE D’OUVRAGE : Communauté de communes de la région de Nozay - mandataire : SELA CONCEPTION : GLV, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 1 650 m² MONTANT DES TRAVAUX : 1 136 200 €TTC


UNITÉ DE THÉRAPIE GÉNIQUE

SAINT-HERBLAIN Rue Aronnax

C’est à proximité de l’Hôpital Nord, sur un terrain boisé, que l’Institut Français du Sang a implanté ce laboratoire destiné à la recherche en matière de thérapie génique. Les impératifs réglementaires et techniques, et notamment les contraintes d’isolation bactériologique, ont guidé la conception de l’édifice dont les trois activités ont reçu un traitement architectural différent, permettant leur lisibilité depuis l’extérieur : l’accueil, les locaux administratifs et la salle de restauration forment un volume bas, vitré sur toute sa hauteur et aux fines menuiseries d’aluminium gris ; le laboratoire de contrôle de la qualité et la partie logistique sont intégralement revêtus d’un parement de brique blanche ; les trois laboratoires de production sont réunis dans un volume haut et bardé de zinc prépatiné à joints debout. L’espace d’accueil, précédé d’un auvent métallique blanc formant brise-soleil, donne accès à une circulation transversale vitrée, ouverte sur un petit patio revêtu de galets et planté de bambous, et desservant les bureaux, les salles de réunion et de convivialité. Les ambiances sont douces, grâce notamment aux menuiseries intérieures et aux stores de bois verni, et au camaïeu de gris des menuiseries extérieures, des parois peintes et des sols carrelés. Les deux autres volumes bâtis se caractérisent par leur grande opacité. Une extension des locaux est possible, par un simple prolongement des laboratoires de production, de la circulation intérieure et des espaces tertiaires.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : L'Établissement Francais du Sang, Saint-Herblain CONCEPTION : Topos Architecture, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 1 300 m² MONTANT DES TRAVAUX : 3 648 985 €TTC

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MÉDIATHÈQUE

« LETTRES DE MON MOULIN »

SAINT-MICHEL-CHEF-CHEF Rue du Redois

Le site d’implantation, à l’angle de deux rues du bourg, était celui de l’école communale, dont un bâtiment a été réhabilité et intégré au projet. Le nouvel équipement, par la verrière de l’espace du conte et par la masse de béton lasuré de son angle, poursuit l’alignement urbain de la maison voisine. Il ménage au carrefour un large parvis planté d’arbres. L’entrée principale de la médiathèque y est protégé par un auvent débordant en béton, percé de trémies tendues de textiles colorés. S’appuyant sur l’ancienne classe rénovée, aux façades de pierre et de brique, le nouveau bâtiment laisse réapparaître derrière elle ses masses de béton et un volume entièrement vitré, donnant sur le jardin ayant remplacé l’ancien parking de l’école. Une deuxième entrée y est surmontée d’un auvent de béton et de toile. A l’intérieur, autour de l’ancien bâtiment dévolu aux locaux de services, la médiathèque déploie un espace unique, largement ouvert sur les extérieurs, et rythmé par l’animation de ses volumes et de ses couleurs. Au centre, un espace de circulation et d’exposition présente un sol de linoléum jaune et un plafond horizontal en béton, percé au dessus de l’accueil d’une baie zénithale. De chaque côté, les espaces de lecture, aux sols de linoléum rouge ou orange, sont surmontés de plafonds prismatiques : sous une structure métallique tridimensionnelle, des pans de plâtre composent une géométrie savante piégeant les résonnances sonores. L’espace du conte, au sol gradiné en bois et lino, s’ouvre vers la rue.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Commune de Saint-Michel-Chef-Chef CONCEPTION : [mûrisserie] Parent-Rachdi, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : novembre 2009 SURFACES : 634 m² MONTANT DES TRAVAUX : 1 100 000 €TTC

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ENSEMBLE URBAIN « LE RUBAN BLEU »

SAINT-NAZAIRE

rues roger salengro et henri gautier, place de l'amérique latine

L’architecte italien Aldo Rossi parlait d’un projet architectural comme d’un « morceau de ville ». Le Ruban Bleu, ainsi, n’est pas un monument singulier, mais un élément de tissu urbain, un ensemble de « matière construite » et d’espaces publics, de cheminements, de vues. Entre le centre-ville de l’après-guerre, rassemblant commerces et édifices publics autour de l’avenue de la République, et l’ancienne friche portuaire réaménagée autour de la base sous-marine dans le cadre du projet Ville-Port, il restait à créer un lien, formel et fonctionnel. Le Ruban Bleu porte le nom du trophée accordé aux transatlantiques les plus rapides des XIXe et XXe siècles. Il a été édifié autour de la Maison du Peuple, construite en 1974 par l’architecte Louis Baizeau, qui achevait alors le projet de reconstruction de la ville, et qui a été conservée en tant que Maison des syndicats. Une structure métallique en dynamise les façades.

Autour d’une rue principale reliant la rue de la Paix et la base de sousmarins, un vaste ensemble de volumes blancs, ponctués de pans colorés, s’aligne sur les rues périphériques, et se laisse traverser par des voies prolongeant les rues adjacentes. Au-dessus d’un parking souterrain, les commerces en rez-de-chaussée sont surmontés de 93 logements. Compte tenu de la pente du sol, la voie centrale se termine par une terrasse surplombant la nouvelle place servant aujourd’hui de parvis à la base. Ici le Ruban Bleu se fait plus monumental, avec deux niveaux de commerces encadrés de deux hauts blocs aux façades réfléchissantes. MAÎTRISE D’OUVRAGE : Ville de Saint-Nazaire CONCEPTION : Reichen et Robert & associés, architectes-urbanistes, Paris Platform architectures, architectes, Paris DATE D’ACHÈVEMENT : 2008 SURFACES : 18 500 m2 de surfaces commerciales locatives + logements MONTANT DES TRAVAUX : 53 000 000 €TTC (projet commercial) 13 000 000 €TTC (programme de logement)

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IMMEUBLE DE BUREAUX

« MARIONGAUX »

SAINT-NAZAIRE 24 Boulevard de l'université, ZAC Oceanis

Un nouveau quartier de Saint-Nazaire est en train de naître sur les pentes descendant vers le site de l’université. Parmi un enchaînement de constructions diverses, cet immeuble de bureaux surprend par ses revêtements de métal gris, irisés et qui, selon l’angle de vue, se parent de reflets roses ou verts. Son volume, qui affecte celui d’un parallélépipède perpendiculaire à la voie, est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, et la danse de ses percements, de toutes tailles et de positionnements variés, rend difficile l’appréhension de ce qu’il contient. Les vitrages et les fines menuiseries de la plupart des baies sont posés au nu extérieur des parois, ôtant toute épaisseur et tout poids apparent à l’édifice. Côté rue, la base du volume est percée de larges baies, éclairant un volume qui pourrait être celui d’un commerce ou de bureaux. Les étages regroupent des plateaux de tailles variables, bureaux ou salles de réunions, éclairés par des petites fenêtres, hautes ou basses, et par de grandes baies fixes ouvertes au niveau du sol, cadrant de larges vues sur la verdure environnante. Les parois sont blanches, les sols aux tons de bois. Sur le côté, l’accueil donne accès à un cabinet médical regardant vers les boisements, au-dessus des fins pilotis en béton soutenant l’extrémité du bâtiment. Celui-ci semble posé en équilibre sur le terrain dont la pente ici s’accroît. L’implantation en limite de parcelle a permis, tout en conservant des arbres, d’aménager deux surfaces de parkings latéraux.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : SCI Mariongaux, Pornichet CONCEPTION : A+H Agence Roulleau, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : 1 300 m² MONTANT DES TRAVAUX : 1 506 960 €TTC

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IMMEUBLES DE LOGEMENTS

« NOUVELLE VAGUE »

SAINT-NAZAIRE 8 -10 -12 Boulevard Sunderland

La réflexion a porté sur deux terrains situés au nord et au sud du croisement de boulevards urbains, en limite du centre, sur un point haut de la ville mêlant habitat individuel, bandes ou tours de collectifs et espaces verts. Les masses bâties sont organisées en trois bandes nord-sud, de hauteurs variables (R+4 et R+5 sur les boulevards, R+2 et R+3 à l’intérieur de l’îlot). Les logements, sociaux ou en accession, sont collectifs, hormis des logements intermédiaires prévus en vis-à-vis du lotissement adjacent. L’opération se déroulera en trois phases, avec une deuxième série de constructions au nord et l’aménagement du terrain sud. Les dessertes des parkings souterrains se font côté boulevards, l’accès aux immeubles par des cheminements piétons traversant les espaces paysagers. Ceux-ci s’organisent autour de buttes végétalisées, l’une d’elles recélant un bunker. Le principe est celui de petites surfaces (2 à 3 pièces), éventuellement associables. Les logements des rez-de-jardin sont traversants, ouvrant sur des terrasses surélevées côté boulevard, sur des jardins privatifs ou les espaces paysagers côté îlot. Les cellules du premier étage, monoorientées, sont pourvues de loggias, et celles des derniers niveaux, à double orientation, bénéficient de vues sur l’estuaire et de terrasses créées grâce à des décrochements. L’écriture architecturale associe les volumes lisses et blancs à des « boîtes » supérieures bardées de bois, en retrait ou en porte-à-faux, et à des claustras de bois protégeant les loggias à l’angle des boulevards.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Atlantique Littoral Promotion ( Crédit immobilier de Saint-Nazaire ) CONCEPTION : Olivia Chaumont, architecte, Paris DATE D’ACHÈVEMENT : Novembre 2009 SURFACES : 5 400 m² MONTANT DES TRAVAUX : Non communiqué

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AMÉNAGEMENT LE NOUVEAU CIMETIÈRE BEAUSOLEIL AUX SORINIÈRES  -  ( Prix d’aménagement )..................................... p.50 RECONQUÊTE DES QUAIS DE LOIRE À INDRE  -  ( Mention ).......................................................................... p.56 LE JARDIN DE LA MAIRIE À LA PLANCHE....................................................................................................... p.60 LE QUAI PROVOST ET LE SITE BIKINI AU PELLERIN ........................................................................................ p.61 LE CHEMIN PIÉTONNIER DE PORNICHET ET ST-NAZAIRE - LA GRANDE PLAGE À PRÉFAILLES . ........................ p.62

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LE NOUVEAU

CIMETIÈRE BEAUSOLEIL

LES SORINIÈRES

Le nouveau cimetière des Sorinières prend la suite du cimetière communal, mais il est aussi une réponse aux besoins futurs de la métropole. Il est implanté sur la route de Vertou, dans un site rural dont il a conservé la topographie générale, les alignements d’arbres et quelques chênes solitaires, le caractère enherbé et l’ouverture au paysage environnant. L’espace est conçu à la fois comme un lieu de promenade et de recueillement. Pour les inhumations traditionnelles en caveaux, des carrés légèrement surélevés, entourés de soutènements en gabions de pierres grises et rousses, offrent des espaces intimes, plantés. Cinq carrés sont aujourd’hui réalisés, sur les vingt-et-un que le cimetière pourra accueillir, en fonction de l’évolution des besoins. Chaque espace est divisé en quatre parties, trois pour les tombes et une pour l’accueil des cérémonies. 50

Prix d'

Côté talweg, les soutènements accueillent les cases du colombarium, tournées vers l’espace rural. Sous un chêne, un jardin du souvenir est prévu pour la dispersion des cendres. Un pont couvert en bois, qui peut abriter les cérémonies, permet le franchissement du talweg et l’accès à la future extension du cimetière, sur l’autre versant. Un bâtiment d’accueil et de service, près de l’entrée, montre une toiture végétalisée et une structure en chêne et remplissages en claustras de tuiles canal. Les deux édifices, comme les aménagements doux des parkings et des circulations, s’inscrivent dans une démarche d’éco-construction.


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MAÎTRISE D’OUVRAGE : Nantes Métropole et commune des Sorinières CONCEPTION : Atelier Philippe Madec, architectes, Rennes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 SURFACES : site : 4,38 ha MONTANT DES TRAVAUX : 876 000 €TTC

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RECONQUÊTE DES QUAIS DE LOIRE

Les quais de Basse-Indre, gagnés sur le fleuve au XIXe siècle, sont des espaces publics animés, notamment par le marché dominical et l’accès aux bacs de Loire. Le site était, de part et d’autre de l’embarcadère, un square arboré à l’est et un vaste espace bitumé sur la partie ouest et sur la place Jean-Ligondais. Sa reconquête s’est effectuée en réorganisant les usages, et donc l’identité des espaces, avec le concours de la commune et la concertation de la population. Le parking de la place est devenu un jardin. En face, le square a été « lissé », pour devenir une esplanade publique ouverte sur la Loire, où des animations sont possibles sous les platanes et les cèdres conservés. Une gloriette en métal galvanisé et tressage de branchages, en bord de quai, permet la contemplation du fleuve.

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INDRE

A l’est, un jardin pour enfants, entouré de palissades en branchages et de massifs, profite de l’ombre de platanes. A côté, le bâtiment de stockage des bateaux et du matériel du cercle nautique est un parallélépipède de métal et de branches tressées. A l’ouest, la nouvelle place est séparée des voiries d’accès aux bacs par un nouveau jardin. Puis, sur l’ancien espace bitumé, un parking accueillant le marché est aujourd’hui clairement défini, entre l’alignement conservé des platanes longeant le site, et les nouvelles prairies enherbées créées côté Loire. Une large promenade longe le fleuve. Les saules et les trembles y accompagnent le passage progressif vers la végétation spontanée de la rive et de l’île de la Motte.


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MAÎTRISE D’OUVRAGE : Nantes Métropole - Direction de l'espace public et commune d'Indre CONCEPTION : Forma 6, architectes-urbanistes mandataires, Nantes Phytolab, paysagistes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : Décembre 2009 SURFACES : 24 500 m² MONTANT DES TRAVAUX : 3 100 000 €HT

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LE JARDIN DE LA MAIRIE

LA PLANCHE

L’ancien presbytère de La Planche est à l’origine une sobre construction classique, entre cour d’honneur à l’avant et jardin clos à l’arrière, implantée en cœur de bourg et donnant sur la place face à l’église paroissiale. Sa transformation en mairie s’imposait, sur le plan architectural et urbain. L’opération a permis, outre la restauration du bâtiment principal et ses extensions latérales à l’avant et à l’arrière, la création d’un nouvel espace public traversant la parcelle, à la fois lieu de détente et de cheminement vers les écoles. Côté place, l’ancienne cour aujourd’hui végétalisée forme un parvis. Les bandes végétales foisonnantes d’arbustes, et les dallages irréguliers, conduisent vers l’entrée de la mairie, située à l’angle du bâtiment ancien et de son extension avant. On peut aussi accéder à un auvent formant porche et belvédère, créé en adjonction au pignon opposé de l’ancien presbytère, et à la terrasse arrière sur laquelle ouvre l’extension de la mairie. Quelques marches mènent au nouveau jardin. Un glacis de gazon accompagne la pente descendante du jardin aujourd’hui ouvert vers le sud. Sur l’autre côté, de chaque côté d’une allée longeant le vieux mur séparatif, des plantations irrégulières mais fournies mêlent, dans une allégorie des anciens jardins de curé, les plantes ornementales et les fleurs à bouquets aux arbres fruitiers, pommier ou figuier, et aux essences alimentaires et condimentaires, laurier, groseillier, rhubarbe, camomille, aneth ou origan.

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Commune de La Planche CONCEPTION : Boucheton, architecte-urbaniste mandataire, Nantes Phytolab, paysagistes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : Livré en 2006 MONTANT DES TRAVAUX : 30 000 €HT (paysage)

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LE QUAI PROVOST ET LE SITE BIKINI

Le site, entre la place L’Herminier et la limite Est de la commune, réunit un quai urbain et un parc en rive de Loire, nommé Bikini depuis que le renflouement d’épaves de navires allemands, après la guerre, donna au site un aspect d’atoll polynésien sinistré par un essai atomique. Les interventions, discrètes, ont été conçues pour renforcer l’identité d’espaces déjà riches d’ambiances. Le quai est partagé en deux séquences. La première propose une simple promenade le long du fleuve. Des bordures de granite, formant bancs autour d’un parterre surélevé planté de graminées, portent gravés les noms de sites ligériens, et leur distance à la source du fleuve. Sur une deuxième partie du quai, où la promenade se poursuit, l’ambiance s’approche de celle d’un jardin, avec un espace vert arboré. Prolongeant trois ruelles, des platelages de bois interrompent le quai et se poursuivent en belvédères en porte-à-faux au-dessus de la rive.

LE PELLERIN

Un ancien quai de pierre s’avance au milieu de deux cales pavées où pousse notamment l’angélique des estuaires. A la sortie du bourg, la rive se fait parc. Dans une première partie, dite « domestique », des cheminements souples parcourent une prairie légèrement vallonnée, plantée de pins et de saules, reliant les jeux pour enfants, les espaces de rencontres munis de bancs de bois, et un ancien parking bitumé reconverti en zone pour les rollers, trottinettes ou planches à roulettes. Plus loin, les chemins se font étroits, la végétation s’épaissit, et le parc devient « sauvage ». MAÎTRISE D’OUVRAGE : Nantes Métropole CONCEPTION : Phytolab, paysagistes mandataires, Nantes - Tétrarc, architectes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 MONTANT DES TRAVAUX : 1 417 000 €TTC

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LE CHEMIN PIÉTONNIER PORNICHET ET SAINT-NAZAIRE LA GRANDE PLAGE PRÉFAILLES

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Le Prix départemental d’architecture et d’aménagement de Loire-Atlantique distingue depuis 2006 les opérations d’aménagement du littoral réalisées à la suite des dégâts occasionnés par la marée noire de l’Erika, en décembre 1999, et dans le but de répondre à une fréquentation croissante des sites. Toutes les interventions ont été conduites par la même équipe de paysagistes, associée ponctuellement à la même équipe d’architectes, et ont donc été conçues dans le même esprit de respect des paysages et de limitation des interventions au strict nécessaire, dans le but d’assurer et de sécuriser les continuités piétonnes, de guider les flux cyclistes et automobiles, de gérer le maintien des terrains et l’écoulement des eaux, de protéger les sites fragiles et leur végétation, tout en offrant de nouveaux espaces de loisirs ou de contemplation.

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Les communes, maîtres d’ouvrage, ont pu inscrire dans ce schéma général leurs projets particuliers et leurs choix d’aménagement. A Pornichet et Saint-Nazaire (1-2), la valorisation du chemin côtier constitue un enjeu important, devant concilier la restauration écologique des sites et leur dimension touristique, essentielle pour l’image de ces communes comme pour leur usage quotidien. A Préfailles (3-4), l’aménagement de la Grande Plage, en cœur de bourg, est une opération majeure de mise en valeur d’un site où les vues ont été dégagées, les espaces de stationnement réduits au profit de la plage, et les liens avec le chemin des douaniers et le circuit Vélocéan confortés.


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MAÎTRISE D’OUVRAGE : CARENE (Chemin piétonnier) Commune de Préfailles (Grande Plage) CONCEPTION : Phytolab, paysagistes mandataires, Nantes Forma 6, architectes-urbanistes, Nantes DATE D’ACHÈVEMENT : 2009 (Chemin piétonnier) - 2005 (Grande Plage) MONTANT DES TRAVAUX : 10 500 000 €HT (Chemin piétonnier) 98 500 €HT (Grande Plage)

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Le Prix Départemental d’Architecture et d’Aménagement de Loire-Atlantique est une initiative conjointe du Conseil Général de Loire-Atlantique et du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement. Cet événement biennal a pour but de : • rendre compte de l’actualité de la création en architecture et en aménagement dans le département, • récompenser les réalisations les plus significatives, • mettre en valeur la résultante du travail entre maîtres d’ouvrage et concepteurs, • promouvoir la qualité et l’innovation dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et, plus largement, du cadre de vie.

Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de Loire-Atlantique

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Prix d’architecture et d’aménagement de Loire-Atlantique 2010  

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