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No6

BY CARL F. BUCHERER

PAtRAvi CALENdAR


iNSight Nº6

10

4

6 3

Éditorial par Sascha Moeri, CEO Bucherer Montres S.A.

4

Feature Story:

Patravi Calendar.

6

Portrait: Kurt Allemann – l’homme de la première heure.

10

NouveautéS:

La collection Manero.

17 14

Market NewS:

Prince Jewellery & Watch Company Hong Kong.

17

Market NewS:

London Jewelers, Long Island, New York.

22

SpoNSorShip:

La sécurité dans la mode: la société SuitArt.

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FrieNdS oF the BraNd:

Daniel Bernhardt – de Worblaufen à Hollywood.

14

24 26

Impressions Baselworld 2012.

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eNtretieN avec:

Martin Husi, directeur de Bucherer Saint-Moritz.

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poiNt de vue:

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NouveautéS:

Du fonctionnement des sociétés horlogères. Alacria Mini TwoTone.

Impressum iNSight by Carl F. Bucherer Numéro 6 Septembre 2012 Editeur Carl F. Bucherer a brand of Bucherer Montres S.A. Langensandstrasse 27 CH-6002 Lucerne Tél. +41 41 369 70 70 Fax +41 41 369 70 72 insight@carl-f-bucherer.com www.carl-f-bucherer.com Responsabilité projet Sara Gianella Rédaction Sara Gianella Convensis Group, Stuttgart Gestion artistique Brenneisen Communications, Bâle


Éditorial

Chères lectrices, chers lecteurs, L’homme et, bien sûr, aussi la femme de la première heure sont des personnages recherchés. Dans les entreprises, ils impressionnent généralement par un calme stoïque et une longue expérience, valeurs dont beaucoup ne peuvent que rêver. De nos jours, l’homme et la femme de la première heure se font rares. Le monde des affaires évolue trop vite; les personnes changent d’employeur trop souvent. Kurt Allemann est un homme de la première heure. Depuis 35 ans, il est au service de la maison Bucherer. Il y est, depuis 1998, responsable du développement produits de la marque Carl F. Bucherer. Son savoir-faire horloger et ses connaissances du développement technique sont exemplaires. C’est donc une grande satisfaction pour moi que Kurt Allemann ait accepté de partager son expérience. Je vous propose de lire ses propos en pages 6 à 9 du présent numéro de notre magazine «InsIght by Carl F. Bucherer». Afin de permettre la maîtrise du temps tout au long de l’année, Carl F. Bucherer a lancé en 2012 la Patravi Calendar, une nouvelle montre que nous vous présentons en pages 4 et 5. La Patravi Calendar est dotée du CFB A1004, module fonctionnel maison de Carl F. Bucherer, basé sur le mouvement de manufacture CFB A1000. Outre la grande date et l’affichage du jour de la semaine, la Patravi Calendar offre un affichage de la semaine calendaire. Conçu et fabriqué par les grands spécialistes de notre maison, ce garde-temps est un autre coup de maître de la manufacture de Carl F. Bucherer Technologies. Que notre équipe soit capable de performances hors du commun ne surprendra désormais plus personne. En 2011, nous avons d’ailleurs réalisé le meilleur résultat annuel depuis la création de notre société. Naturellement, il serait impossible d’obtenir de tels résultats sans nos 350 points de vente répartis sur 25 pays. Dans ce numéro d’Insight, nous vous présentons deux de nos détaillants: d’une part, London Jewelers à Long Island, New York, une entreprise familiale disposant de cinq magasins et qui est actuellement dirigée par la quatrième génération, et, d’autre part, Prince Jewellery & Watch Company à Hong Kong, une société horlogère et bijoutière des plus connues de cette métropole et qui, en 2011, a intégré à sa gamme la marque

Carl F. Bucherer. Je suis très fier de coopérer avec de tels partenaires! Elle est souvent racontée: l’histoire du Suisse partant à la conquête d’Hollywood. La plupart du temps, elle se termine en Suisse. Pas dans le cas du Bernois Daniel Bernhardt qui, aujourd’hui, est un personnage recherché: en qualité d’acteur pour des films d’action et d’arts martiaux, comme cascadeur intrépide et en photographe passionné. Bien qu’installé aux Etats-Unis depuis de longues années, il entretient toujours des liens étroits avec son pays d’origine, avec sa famille suisse, certes, mais aussi avec Carl F. Bucherer. Grâce à son engagement en faveur de notre marque, ce «Friend of the Brand» maîtrise à la perfection la gestion de son temps à Hollywood. Découvrez le parcours de Daniel Bernhardt en pages 24 et 25. La passion et la perfection – ces deux valeurs ont présidé à la rénovation du magasin Bucherer de Saint-Moritz en 2011. Ce que signifie le nouveau concept de magasin pour Carl F. Bucherer et pour Saint-Moritz, quelle clientèle accueille ce magasin et quels endroits sont des musts dans cette station – Martin Husi, directeur du magasin de Saint-Moritz, vous l’explique en pages 28 à 31. Je vous souhaite une agréable lecture, source d’inspirations! Cordialement,

Sascha Moeri CEO Bucherer Montres S.A. InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 3


Feat Fe atur uree st stor oryy

Patra Pa travi vi Ca Cale lend ndar ar

Vivre dignement au rythme de son temps –

semaine après semaine.

Ainsi que l’a défini Albert Einstein: «Le temps, c’est ce qu’indique l’aiguille de ma montre…» En effet, pour être mesurable, le temps doit être représenté par des intervalles. Aujourd’hui, pour compter le temps, nous nous servons des secondes, minutes, heures, jours et mois. Un problème se pose cependant au niveau des semaines. Certes, chaque année se divise en 12 mois, mais le nombre de semaines varie: telle année calendaire en comporte 52, telle autre 53. C’est que, loin dans l’histoire, le calendrier grégorien a tenté de systématiser le calendrier hebdomadaire, en divisant l’année en 52 semaines complètes et 364 jours. Les deux ou trois jours surnuméraires ont ensuite été intégrés dans une 53e semaine, ajoutée soit à la fin de l’année soit au début 4 – InsIght by Ca Carl rl F. bu buCh Cher erer er Nº 6

de l’année suivante. C’est ainsi que, tous les cinq ou six ans environ, une semaine supplémentaire apparaît dans nos agendas. Sur un cycle de 400 ans, 71 comportent une semaine dite «bissextile» alors que, pour cette même période, les années bissextiles – celles comportant un 29 février – sont au nombre de 97. Autres pAys, Autres méthodes. Au fil de l’histoire et au gré des pays, des méthodes divergentes se sont imposées pour traiter le problème des semaines. Ainsi, de

nos jours aux Etats-Unis, indépendamment du jour de la semaine, la première semaine de l’année commence toujours le 1er janvier. C’est ce qui explique que cette semaine-là peut compter entre un seul et sept jours – et l’année peut compter de 52 à 54 semaines calendaires, dont l’une d’elles au moins est incomplète. De plus, aux Etats-Unis, la semaine débute par le dimanche.


Dans les pays germanophones, une convention internationale s’applique selon laquelle la première semaine de l’année comprend toujours quatre jours au moins. Et la version allemande officielle fixe le début de la semaine au lundi. Toutefois, la première ou la dernière semaine calendaire peuvent se chevaucher sur l’année précédente ou suivante. C’est ainsi que les 29, 30 et 31 décembre peuvent faire partie de la première semaine calendaire de l’année suivante. Tout comme les 1er, 2 et 3 janvier peuvent s’inscrire dans la dernière semaine calendaire de l’année qui vient de s’achever. Avantage de cette méthode: chaque année compte 52 ou 53 semaines complètes de sept jours. CAlendrier hebdomAdAire Au poignet. Etant donné que le calendrier hebdomadaire constitue une base couramment utilisée pour organiser l’année, Carl F. Bucherer a intégré celui-ci sous forme d’une fonction lors de la conception de l’une de ses nouveautés. La Patravi Calendar séduit par son boîtier rond, classique et par ses intemporelles fonctions suivantes: Grande date et affichage du jour de la semaine. S’y ajoute – comme le nom de la montre l’indique – l’affichage de la semaine calendaire. Sur le plan optique, cet affichage suit la minuterie à l’intérieur du cadran rond. Une petite aiguille indique fiablement la semaine calendaire – quel que soit le nombre de semaines de l’année en cours. Car au cœur de la montre bat le calibre de manufacture CFB A1004, mis au point par Carl F. Bucherer et prévoyant 52 et 53 semaines calendaires, ce qui épargne au propriétaire de la montre de les régler. Pour tenir compte des deux méthodes de compte hebdomadaire utilisées dans le monde, deux versions de la montre sont en vente. Le fait que la fonction du calendrier hebdomadaire s’intègre sans problème au mouvement s’explique par la conception de manu-

existe-t-il une version plus élégante …

… d’afficher le calendrier hebdomadaire?

facture de Carl F. Bucherer. En effet, à l’instar des précédents modules, les CFB A1001, CFB A1002 et CFB A1003, le CFB A1004 est un développement issu du tout premier mouvement de manufacture maison, le CFB A1000. Celui-ci se distingue par la disposition périphérique de sa masse oscillante, par son système antichoc à amortissement dynamique (DAS), pour lequel un brevet a été déposé, ainsi que par son réglage fin intelligent, le CDAS (Central Dual Adjusting System). Lors de la conception du CFB A1000, une attention particulière a été portée sur la possibilité de l’utiliser telle une plateforme pouvant ultérieurement recevoir des modules fonctionnels spécialement mis au point, tel celui du calendrier hebdomadaire. C’est cette fonction sophistiquée, tenant compte également des années bissextiles, qui fait de la Patravi Calendar «un instrument atemporel de mesure du temps». Cette caractéristique est d’ailleurs soulignée par son élégance classique. Avec son boîtier en acier ou en or rose 18 carats, présentant un diamètre de 42,6 mm, la Patravi Calendar plaira particulièrement aux très nombreux amateurs de montres rondes. Noir ou argenté, le cadran se distingue par une distribution nette et convainc par une sobriété sportive. La grande date près de 11 heures est un signe caractéristique de Carl F. Bucherer. Autre trait marquant: la petite seconde qui se présente sur un disque en demi-lune intégré au cadran. Cet affichage demeurant bien distinct de celui de la semaine calendaire, une lisibilité optimale est garantie. La Patravi Calendar existe avec un bracelet en cuir de veau noir ou brun ou avec un robuste bracelet en acier. Cette montre à la fois sportive et élégante vit au rythme de son temps, en ce qui concerne ses fonctions aussi bien que son design. Et c’est un bel hommage à la définition du temps d’Albert Einstein.

InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 5


port po rtra rait it

L’homme de la premiè ière re he heure. 6 – InsIght by Ca Carl rl F. bu buCh Cher erer er Nº 6


«Je ne me réveille pas à quatre heures du matin avec, en tête, la vision d’une nouvelle montre, parfaite et toute prête.» Kurt Allemann

Son premier jour de travail? Non, il ne s’en souvient plus. Mais de l’entretien d’embauche, oui! C’est par une grise journée de novembre, en 1976, que le jeune homme – alors âgé de 21 ans – prit le bus pour le siège principal de Bucherer à la périphérie de la ville de Lucerne. Un épais brouillard enveloppait toute la ville. La gare de marchandises était le seul «monument» que l’homme parvenait à apercevoir, une vision bien loin d’être accueillante. Non, Kurt Allemann ne succomba pas au charme de Lucerne ce jour-là. Aujourd’hui, il n’envisagerait même pas de vivre ailleurs. Il habite un peu à l’extérieur de la ville, au bord du lac des Quatre-Cantons. Ainsi, il ne voit pas la gare de marchandises, et le brouillard lui cache rarement la vue. Depuis 35 ans, on le voit aller et venir au siège du groupe Bucherer. On ne saurait pas imaginer le «business» sans Kurt Allemann qui a traversé d’innombrables épreuves dans cette maison et autant de bouleversements dans l’industrie horlogère. Ainsi, le repositionnement des montres Bucherer a été une étape cruciale pour ces lieux. En effet, depuis 1919, la maison Bucherer fabriquait des montres répondant toujours aux plus hautes exigences des arts horloger et bijoutier traditionnels. Or, en 2001, en hommage à son fondateur, Carl Friedrich Bucherer, et afin de conférer un plus grand prestige à ses propres compétences de fabricant, l’entreprise décida de fabriquer et de distribuer ses montres sous la marque Carl F. Bucherer. «Insight by Carl F. Bucherer» s’est intéressé de près au travail, à la motivation et à la riche expérience professionnelle de Kurt Allemann.

Racontez-nous… Comment êtes-vous passé de l’horlogerie au développement de produits? Allemann: En effet, en 1977, j’ai commencé comme horloger auprès de la société Bucherer. Cette activité m’a d’ailleurs permis de connaître de l’intérieur tous les points de vente Bucherer à travers la Suisse. Six ans plus tard, je suis passé responsable de l’assurance qualité. Chez Bucherer, nous avons toujours vérifié les montres de marque qui nous étaient livrées. Même pour les marques renommées, le niveau de qualité n’était pas encore aussi fiable qu’il l’est aujourd’hui. Il nous est même arrivé de devoir retourner des montres. Trois ans plus tard, j’ai encore changé au sein de la société, cette fois pour le département des achats. J’ai ensuite pris la responsabilité du développement produits dans la section «Montres d’or», laquelle développait et fabriquait alors 20 000 pièces par an. En 1997, le projet «Carl F. Bucherer» m’a été présenté – et, d’emblée, m’a fasciné. En 2001, j’ai assisté au repositionnement de la marque et depuis, je suis responsable du développement produits de Carl F. Bucherer. C’est vrai: j’ai pas mal bougé au sein de la maison Bucherer. En quoi le développement produits de Carl F. Bucherer vous a-t-il attiré? Participer à la création et au lancement international d’une marque horlogère de ce niveau, c’est sans conteste une mission unique dans la vie d’un homme. Pour rien au monde je n’y aurais renoncé. L’image de la marque Carl F. Bucherer devait s’inscrire dans la continuité de Bucherer et cependant imposer son autonomie – mettre cela sur les rails, au sein d’une équipe de professionnels,

c’était exaltant et fécond d’enseignement. Nous pensions alors faire ce qu’il fallait – en tout – pour être ensuite corrigés dans les faits. C’était un défi, un processus exigeant et marqué par le doute. Après coup, il faut reconnaître que c’était un coup de maître. Alors pourquoi les montres Bucherer sont-elles devenues des montres Carl F. Bucherer? En 1888, Carl Friedrich Bucherer a créé son entreprise. En 1919, il a lancé sur le marché sa première collection maison, des modèles pour dames. A cette époque, c’était un acte pionnier: Carl Friedrich Bucherer était parmi les premiers à miser sur le succès des montres-bracelets. Ses montres n’étaient commercialisées qu’en Suisse et uniquement dans les magasins Bucherer. J’ai toujours trouvé cela dommage, car j’étais convaincu que ces montres avaient de quoi séduire aussi le marché mondial. Nous avions le même niveau de classe mondiale que d’autres marques qui, elles, opéraient à l’échelle internationale. J’étais donc, et c’est tout à fait normal, tout feu tout flamme à l’idée de repositionner les montres Bucherer et de diffuser enfin ces produits dans le monde entier, sous la marque Carl F. Bucherer. Mon enthousiasme est intact jusqu’à ce jour, ou plutôt: il s’est intensifié. Le développeur de produits a-t-il une activité créative? La créativité est un élément important pour le développeur qui, toutefois, ne doit pas la vivre pleinement. Il doit développer un produit qui s’intègre au sein de la marque – ce n’est pas pour satisfaire sa propre fierté! Au début d’un processus de développement, nous laissons libre cours à notre créativité; il arrive alors que surgisse une idée folle. Puis, il faudra l’assagir pour la faire s’harmoniser avec l’image de la marque. Il est évident qu’une montre de ce prix devra plaire. Impossible de prendre de trop gros risques. Une chose est sûre: nous ne développerons jamais que des montres que nous aurions nous-mêmes envie d’acheter. Quelles sont les qualités indispensables pour développer des montres? Les premières qualités d’un développeur sont la patience et la persévérance. «Développer» l’exprime bien: c’est un long processus. Je ne me réveille pas à quatre heures du matin avec, en tête, la vision d’une nouvelle montre, parfaite et toute prête. Au contraire: InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 7


portrait

«j’ai compris que nous étions capables de ‹conquérir le monde›.» Kurt Allemann

l’image d’une marque. Par chaque montre fabriquée, nous visions un client ou un groupe de clients précis. Nous étions à même de satisfaire pratiquement toutes les exigences et presque tous les désirs. Du développement, nos montres passaient directement à la vente. Quatre semaines plus tard, les premiers chiffres de ventes étaient connus; six mois plus tard, nous étions fixés: c’était un succès ou un échec. Nous étions capables de réagir très vite, ce qui nous permettait souvent d’éviter le fiasco.

chaque étape du processus est plusieurs fois remise sur le métier. J’ai toujours sous le coude une multitude de dessins et de croquis pour les regarder toujours à nouveau. Une montre est achevée lorsqu’elle est commercialisée, pas avant. Et encore… En tout cas, le processus de développement s’étend sur plusieurs mois. Est-il possible de généraliser et de dire ce qu’est une montre bien conçue? Non. Ou plutôt: cela dépend de la marque et de son image. Il est plus facile de définir une montre mal conçue: les clients ne voudront pas l’acheter. Toutefois, il est impossible de généraliser et de dire comment se présente une montre mal conçue. Il est rare que les clients soient capables de dire ce qui ne leur plaît pas dans une montre. Mais ils sont tout à fait capables de dire que la montre ne leur plaît pas. 8 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6

Le mouvement ou le design – quel est le plus déterminant? La fonctionnalité prime, donc le mouvement. Vous devez obligatoirement tenir compte des «entrailles» de la montre pour concevoir son design. Il y a des contraintes, des conditions à respecter. Ainsi, pour un mouvement, il faudra prévoir une certaine hauteur. Impossible de passer outre. Il y a trente ou quarante ans, quel était l’esprit dans les ateliers horlogers? A cette époque, les ateliers produisaient pour de nombreux partenaires extérieurs. Nous étions des détaillants et nous proposions des collections bien plus vastes, la fourchette de prix allant de 200 à 40 000 CHF la pièce, donc des montres les plus rudimentaires aux prestigieuses montres joaillières. Nous étions très flexibles, davantage orientés vers la vente et bien moins préoccupés par

Bucherer a accompli des performances techniques, reconnues seulement bien des années plus tard. Qu’est-il arrivé au mouvement de l’Archimedes Perpetual? C’est justement grâce à ce mouvement que j’ai compris que nous étions capables de ‹conquérir le monde›. Nous l’avions développé à la fin des années 1980 et il était tout à fait à la hauteur des grandes marques horlogères reconnues. A cette époque, Bucherer n’exportait pas et la stratégie ne prévoyait pas de le faire à l’avenir non plus. C’est pourquoi nous avons cédé à une autre marque le mouvement avec tous ses droits. Je le regrette jusqu’à ce jour. Le repositionnement de la marque Carl F. Bucherer en 2001, a-t-il inf luencé la fabrication de vos montres? Pour la marque Carl F. Bucherer, nous n’avons repris que le haut de gamme, que ce soit du point de vue de la qualité, de la fonctionnalité ou du design. Depuis le repositionnement, nous attachons une importance encore plus grande à une expression esthétique autonome. Notre gamme de produits résulte d’une grande logique: elle est incomparable. Et cette expression esthétique? Y a-t-il un avant et un après 2001? Avant le repositionnement, nous suivions davantage les tendances de l’industrie horlo-


gère. Nous le faisons bien moins désormais. Nous n’ignorons certes pas certaines tendances lorsque nous constatons que les clients les adoptent. Toutefois, nous avons trouvé notre propre expression esthétique. Suivre simplement une mode n’est pas digne de notre marque.

les modèles, depuis l’Alacria Mini jusqu’à l’Alacria Diva en passant par l’Alacria tout court. Ce galbe est non seulement caractéristique, mais également très difficile à reproduire. Bien sûr, certains ont tenté de le copier. Mais les contrefaçons sont très mauvaises.

En quoi une montre Carl F. Bucherer se distingue-t-elle d’une autre montre? Par l’amour du détail. C’est aujourd’hui une qualité rare. Pour nous, le détail est tellement important que nous n’acceptons aucun compromis, surtout pas pour des raisons économiques.

Les familles de montres de Carl F. Bucherer ont-elles des signes distinctifs? Oui, ils existent. Nous utilisons pour toutes les familles des surfaces différentes, c’està-dire tantôt satinées, tantôt polies. Cela est complexe pour la fabrication, mais l’effet esthétique est impressionnant. Nos familles de montres sont ainsi riches et variées. Naturellement, la haute qualité de Carl F. Bucherer se reflète dans toutes les quatre familles de la marque.

Dans le développement produits, tout est-il permis tant que la fonctionnalité de la montre n’en souffre pas? Pour moi, il n’y a pas d’interdits. Chaque produit trouve preneur, même si la part des acheteurs se situe alors dans les pour-mille au lieu des pour-cent. Finalement, c’est toujours une affaire de goût personnel. Il existe des gadgets que je trouve «cheap», comme disent les jeunes, ou inesthétiques, alors que pour d’autres, ces mêmes objets paraissent précieux et d’une beauté saisissante.

Dans vingt ans, que sera l’industrie horlogère? Pour les marques se situant dans le segment de prix le plus élevé, il n’y aura pas de bouleversements. Dans vingt ans aussi les humains apprécieront les produits artisanaux suisses de qualité suprême.

Pouvez-vous nous fournir un exemple de signe caractéristique typique de Carl F. Bucherer? Le mouvement permettant d’afficher la grande date sur les Patravi est un développement maison de Carl F. Bucherer. Soyons clairs: à partir d’un certain âge, les clients apprécient que la date soit affichée en grand et bien lisible sur le cadran de leur montre. En outre, nous souhaitions fabriquer une grande date qui, par son emplacement et son design, soit reconnaissable entre mille. Aucune autre marque ne propose ce mouvement sous cette forme. Les Alacria, en revanche, se distinguent par leurs flancs courbés; on les retrouve sur tous

Quelles sont les étapes de fabrication en horlogerie? Tout commence par le cahier des charges. On décide de fabriquer un modèle homme ou une montre de femme. On définit les éléments fonctionnels, matériels et esthétiques. Puis, nous commençons à dessiner, à élaborer les plans du boîtier, du cadran, des aiguilles et du mouvement. Le tout passe alors à la technique. Entre deux se glissent des phases de correction et, parfois, il faut revenir en arrière. Si certains détails ont plu au début, subitement surgissent des raisons de les abandonner, car ils ne cadrent plus avec l’ensemble.

Et la marque Carl F. Bucherer, que sera-t-elle dans vingt ou trente ans? Je vois parfaitement comment se présenteront nos montres dans vingt ou trente ans – même si alors, je ne suis plus chez Carl F. Bucherer. Carl F. Bucherer poursuivra toujours sa propre voie et refusera de se soumettre aux tendances générales, voire de se plier à des contraintes. L’association de l’artisanat traditionnel très exigeant et de l’art bijoutier suprême formera toujours le cœur de nos activités. Laisserez-vous une empreinte dans l’industrie horlogère ou sur la marque Carl F. Bucherer? Dans l’industrie horlogère, non, certainement pas. En ce qui concerne Carl F. Bucherer, j’espère que mes efforts auront contribué à forger la marque. J’ai toujours souhaité que nos montres incarnent et expriment les valeurs de la famille et de la maison Bucherer. Je pense que nous y sommes parvenus. Laisser une empreinte… Nous le saurons dans quelques années. Au cours de ces trente-cinq années passées dans la maison Bucherer, que vous a-t-il le plus impressionné? Le sens des traditions que nous entretenons depuis toujours. Les valeurs culturelles et sociales m’ont également impressionné, car elles sont vraiment perceptibles chez nous. La courtoisie et le respect ne sont pas des vains mots, et ce à tous les échelons hiérarchiques. Cela se confirme au quotidien au sein même de l’équipe de Carl F. Bucherer. Ce sont finalement des vertus qui se traduisent aussi au niveau de nos produits. C’est ce qui confère à notre travail une vraie qualité, le rend agréable – et moi, cela me rend fier.

InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 9


nouveautÉs

La collection Manero

Lorsque la précision artisanale rencontre la perfection esthétique. Dès l’Antiquité, Xénophon, philosophe et historien grec, définissait ainsi l’artisanat et les avantages de sa spécialisation: «Tel homme chausse les hommes, tel autre les femmes; il arrive même qu’ils trouvent à vivre en se bornant, l’un à coudre le cuir, l’autre à le découper, un autre en ne taillant que l’empeigne, un autre en ne faisant autre chose que d’assembler ces pièces. Il s’ensuit que celui qui s’est spécialisé dans une toute petite partie d’un métier est tenu d’y exceller.» de nombreux spéCiAlistes, mAis un seul intérêt. Cette définition s’applique parfaitement à l’art horloger. De nombreux spécialistes, dont les horlogers, les ingénieurs et les constructeurs, œuvrent dans des domaines spécifiques, assurant diverses étapes de la fabrication d’une montre. Prenons comme exemple l’horloger: c’est un éminent spécialiste, un artiste qui ajuste et assemble manuellement des composants micromécaniques. mAnufACture Au plein sens du terme. Ce travail manuel de haute précision est assuré dans une «manufacture», terme dérivé du latin: manus = la main et factura = fabrication. La manufacture était donc à l’origine un lieu où l’on fabriquait manuellement; aujourd’hui encore, elle fonctionne en opposition à la production industrielle de masse. C’est un établissement où sont conçus et fabriqués des mouvements de montres et des modules fonctionnels au cours d’un long processus se divisant en une multitude d’étapes et requérant de nombreux spécialistes – à l’instar de la définition de Xénophon. A contempler le résultat filigrane de toutes ces activités, le vrai sens du terme de «manufacture» prend toute sa valeur. 10 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6

impressionnAnt … L’art traditionnel est en effet mené à la perfection par Carl F. Bucherer, et ce depuis 1919, lorsque Carl Friedrich Bucherer, le fondateur de l’entreprise, lança sa première collection de montres. La ligne Manero de Carl F. Bucherer, de manière particulièrement impressionnante, représente ce grand art. «Manero» signifie «conduit par la main», un nom qui est tout un programme. Les modèles Manero le prouvent, tout en avant la Manero ChronoPerpetual. Celle-ci se distingue par un quantième perpétuel affichant la date, le jour de la semaine et le mois ainsi que la phase de lune, son mécanisme connaissant non seulement la durée de chaque mois, mais aussi les années bissextiles. De par sa complexité mécanique, le quantième perpétuel représente toujours et encore un défi technique très exigeant. Toutefois, les spécialistes de Carl F. Bucherer se montrent parfaitement à la hauteur. Preuve en est qu’en 2012, la manufacture lucernoise a présenté la troisième version de ce modèle.

… et révolutionnAire. D’autres modèles de la famille Manero ne sont pas moins convaincants. Ainsi, la Manero Perpetual, dont le mécanisme vient à bout du calendrier grégorien, ne requérant aucune manipulation avant l’an 2100. Ou la Manero CentralChrono, séduisant par un affichage chronographique de type nouveau, commandé par des aiguilles à partir du centre, et dont Carl F. Bucherer a présenté de nouvelles variantes au salon Baselworld de cette année. Enfin, mentionnons la Manero RetroGrade, sur laquelle les dessinateurs, outre l’affichage des heures, minutes et secondes, ont réussi à loger quatre affichages complémentaires et sept indicateurs, tout en assurant une parfaite lisibilité de l’ensemble. Qu’importe le modèle, la famille Manero allie toujours le plus haut degré de sophistication mécanique à une esthétique élégante et un art de grande précision. Quel bonheur que cette association existe encore! Et quelle chance qu’elle soit spontanée pour Carl F. Bucherer …

Making of: les photographies sur la famille Manero ont été prises dans les ateliers et produites grâce au soutien du grand artiste suisse Stephan Schmidlin.


InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 11


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Prince Jewellery & Watch Company.

Hong Kong –

au pouls du temps.

14 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6


Fascination des contrastes: situé sur la côte sud de la République populaire de Chine, Hong Kong est un lieu des plus prometteurs au monde. Cette région administrative spéciale dont le nom signifie «Port aux parfums» est aussi l’une des régions les plus peuplées de la planète. S’étendant sur Hong Kong Island, Kowloon, les Nouveaux Territoires et 262 îles, cette métropole asiatique compte plus de 7 millions d’habitants. Elle parvient néanmoins à fusionner un riche héritage culturel et un style de vie résolument moderne. Les systèmes financiers et économiques occidentaux s’associent ici à la civilisation extrême-orientale pour se traduire en une grandiose coulisse: buildings, construc-

tions traditionnelles en bambou, montagnes pittoresques, port gigantesque, plages de rêve et villages de pêcheurs. Qui a vu Hong Kong, notamment la nuit, y reviendra, tant ce centre offre aux habitants ainsi qu’aux touristes tout ce qu’ils peuvent souhaiter côte à côte: art et culture, bars et restaurants, shopping, nature, monuments – et une vie nocturne trépidante. une Adresse pour les pAssionnés de belles montres. Au cœur de cette scène contrasté, Jimmy Tang a créé en 1984 la Prince Jewellery & Watch Company, une société qui s’est établie

rapidement pour devenir l’une des premières adresses de Hong Kong dans son domaine. Avec pas moins de onze magasins, proposant les modèles de soixante des plus prestigieuses marques de montres et une multitude de créations bijoutières, la Prince Jewellery & Watch Company attire, outre les Hongkongais, les touristes du monde entier. Cette clientèle internationale et une longue expérience dans le domaine des montres mécaniques de haute qualité ont conféré à Prince une fonction commerciale clé: de nombreuses marques mondiales l’apprécient non seulement comme un précieux partenaire pour élargir leur notoriété à l’échelle planétaire, mais notamment pour leur ouvrir l’accès au marché chinois.

InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 15


market news

© Maxim Blinkov / Shutterstock.com

M. Joseph Chu, executive Director of Prince Jewellery & Watch Company (à gauche), et M. Jimmy Tang, Chairman & CeO of Prince Jewellery & Watch Company.

un pArtenAriAt porteur. La Prince Jewellery & Watch Company est l’une des plus importantes sociétés de vente de montres et de bijoux de Hong Kong. Compte tenu de son développement au cours de ces dernières années, c’est également l’une des plus connues et des plus prometteuses de la métropole. Son secret, c’est sa philosophie d'intégrer également de plus petites et notamment de nouvelles marques pour les établir sur le marché grâce à sa conviction et sa passion. C’est dans cette intention qu’en 2001, Prince a introduit dans son portefeuille la marque de manufacture suisse Carl F. Bucherer, une décision par laquelle elle est devenue un partenaire commercial tout à fait particulier pour Carl F. Bucherer à qui elle a ainsi permis de se développer sur le marché chinois. Cette forte croissance s’explique par la confiance en son potentiel que la Prince Jewellery & Watch Company a témoigné dès le début à Carl F. Bucherer. Même s’il est tout aussi vrai que Carl F. Bucherer, une marque alliant tradition et désir de perfection, va comme un gant à Hong Kong, ville tâtant constamment le pouls du temps.

Conseils d’initiés pour Hong Kong prince Jewellery & Watch Co. • Shops B & C, Ground Floor, No. 58 • Russell Street, Causeway Bay • Tél. +852 2776 0688 • Shop 2, Ground Floor, Prestige Tower • 23–25 Nathan Road, Tsimshatsui, Kowloon • Tél. +852 2739 2333 the peak Monument numéro 1 de Hong Kong. La vue spectaculaire sur les gratte-ciel, le célèbre port et la péninsule est époustouflante et le voyage à bord du légendaire Peak Tram restera gravé dans votre mémoire: avec un dénivelé de 373 mètres, le tracé est si abrupt que les bâtiments bordant la rue semblent construits à un angle de 45°. ifC mall Ce centre commercial est un temple du shopping de luxe, du 16 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6

divertissement et des loisirs. Il attire tel un aimant les touristes sur l’île de Hong Kong. Il abrite en outre l’hôtel le plus luxueux de Hong Kong, le «Four Seasons Hotel and Four Seasons Place». • 8 Finance Street, Central • Tél. +852 2295 3308 • www.ifc.com.hk Aberdeen harbour Lieu hétérogène par excellence: assurant leur subsistance dans la mer de Chine, des pêcheurs traditionnels côtoient pour leur sommeil de somptueux yachts et des buildings ultramodernes. Une mer de lumière scintille dans l’eau nocturne du port, créant une ambiance féerique. Aberdeen Harbour abrite le plus grand restaurant flottant, le «Jumbo», qui par sa façade pompeuse et son arrière délabré souligne le caractère contrasté de la ville.

times square hongkong Situé sur la très animée Causeway Bay, Times Square est l’une des premières attractions touristiques de Hong Kong. D’innombrables boutiques et points de restauration attirent plus de 150 000 visiteurs par jour. • 1 Matheson Street, Causeway Bay • Tél. +852 2118 8900 • www.timessquare.com.hk harbour City Plus de 700 magasins, quelque 50 restaurants, bars et cafés, 3 hôtels étoilés et 2 cinémas – c’est un autre pôle d’attraction pour les touristes à Tsim Sha Tsui. A ne pas manquer: la galerie d’art Gallery by the Harbour, phénomène unique dans les centres commerciaux de Hong Kong. • 3–27 Canton Road, Tsim Sha Tsui, Kowloon • Tél. +852 2118 8666 • www.harbourcity.com.hk

sky100 hong Kong observation deck Au centième étage de la plus haute tour de Hong Kong, l’International Commerce Centre (ICC), le Sky100 Hong Kong Observation Deck offre la plateforme panoramique couverte la plus élevée de Hong Kong, offrant une perspective à 360° sur le célèbre Victoria Harbour. • www.sky100.com.hk sha tin racecourse Inauguré en 1978, cet hippodrome offre à 83 000 personnes des spectacles empreints de vitesse, d’action et de dynamisme. Avenue of stars Donnant sur Victoria Harbour, l’Avenue of Stars conte l’histoire centenaire de l’industrie cinématographique de Hong Kong, honorant ses plus importants héros, notamment le célèbre Bruce Lee. Vue fantastique sur la skyline.


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Quatre générations

d’excellence.

bienvenue à long islAnd, neW yorK. Au sud-est de l’Etat de New York, à l’est de Manhattan, s’étend Long Island. Longue de 190 km, cette île n’en mesure que 37 km à son endroit le plus large. Elle s’avance dans l’Atlantique Nord sur 3629 km 2. Avec 7,5 millions d’habitants, Long Island est la plus grande île des Etats-Unis et aussi la plus peuplée. A l’échelle planétaire, elle occupe la dix-septième position pour la densité de sa population. Promenade le long des interminables plages de sable blanc, excursion vers le phare immortalisé de Montauk, après-midi de détente autour d’une dégustation dans un vignoble new-yorkais ou visite guidée dans les salles et les jardins des riches demeures anciennes sur la côte d’or – Long Island a bien des choses à offrir aux touristes. Mais sur le plan économique aussi, Long Island peut être fière. Ainsi, comptant 1300 entreprises et 55 000 personnes y travaillant, Hauppauge Industrial Park est le plus important centre industriel des Etats-Unis. Contrairement à d’autres régions des EtatsUnis, l’économie de Long Island semble avoir été épargnée par les graves conséquences de la récession de ces dernières années. L’île affiche le taux de chômage le plus bas de toute la nation. Les emplois y sont nombreux dans les domaines les plus divers: électronique, biotechnologie, techniques médicinales et sanitaires, informatique et gastronomie. Autres raisons de l’essor économique: le pouvoir d’achat élevé des habitants, une augmentation à deux chiffres des prix immobiliers et l’attrait de l’île en tant qu’emplacement de bureaux. C’est également la proximité de New York City qui, sans aucun doute, explique que Long Island est l’une des régions les plus riches des Etats-Unis. C’est ici que se

trouvent les habitations les plus luxueuses du pays, plus d’une personne fortunée ayant décidé d’élire domicile en cet endroit tant apprécié des vacanciers. L’île est ainsi devenue un symbole de richesse, prélevant de nos jours les impôts les plus élevés du pays sur l’immobilier et la fortune. A titre d’exemple: les habitants de l’île dépensent chaque année plus de 50 millions de dollars pour des travaux de paysagisme et d’architecture jardinière. De nombreuses personnalités résident sur l’île: l’actrice Natalie Portman, l’icône de la mode Donna Karan, le créateur de mode Michael Kors, le comédien Jerry Seinfeld, la chanteuse pop Mariah Carey et le grand musicien Billy Joel, pour n’en citer que quelques-uns. InsIght by Ca Carl rl F. bu buCh Cher erer er Nº 6 – 17


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london JeWelers – ou Comment tout A CommenCé. Dans les années 1920, Long Island était au centre de l’urbanisation. Des immigrants sont arrivés dans l’île par milliers, d’origine irlandaise, italienne ou juive. Les uns cherchaient simplement un travail, les autres voulaient réaliser leur rêve: se faire un nom dans l’industrie. La variété culturelle est jusqu’à nos jours impressionnante sur Long Island. Le rêve d’une vie meilleure, ce fut également la motivation de Charles London qui, en 1923, quitta l’Europe pour l’Amérique. Il s’installa sur la côte nord de Long Island où il s’occupait d’abord à réparer les montres de clients habitant aux alentours. Charles London se fit rapidement une réputation auprès des familles aisées de la côte d’or. En 1926, il inaugura son propre magasin à Glen Cove. Outre les montres-bracelets, il y vendait des montres de poche et des bijoux. Ce fut un important jalon dans l’histoire familiale. les origines d’une entreprise fAmiliAle. Plus tard, Fran, la fille de Charles London, reprit la bijouterie, assistée de son mari, Mayer Udell. Le couple passa ensuite le flambeau à leur fils Mark Udell et à son épouse Candy. Sous la direction de Mark et Candy, London Jewelers connut un essor économique tel que son enseigne devint synonyme de grand luxe. Ses collections de montres et de bijoux étant des plus fines et des plus rares, elles attirèrent bientôt une clientèle exclusive du monde entier. A la

génération suivante, Randi et Scott Udell, les enfants de Mark et Candy, reprirent l’affaire. London Jewelers était désormais dirigée par la quatrième génération, assurant ses traditions et confirmant son succès. le temps de lA CroissAnCe. L’inauguration d’un second magasin, à la Wheatley Plaza de Greenvale en 1980, permit à London Jewelers de se développer. Mark et Candy continuèrent sur cette lancée, ajoutant à leur empire dès 1984 une autre succursale: London Jewelers de l’Americana à Manhasset qui rapidement devint leur figure de proue. Situé à 30 km de Manhattan et à 80 km des Hamptons, villes opulentes et réputées dans le monde, le centre commercial «Americana Manhasset» est volontiers appelé la Madison Avenue de Long Island. C’est donc à la meilleure adresse de l’île que sur deux étages, London Jewelers présente ses importantes collections de bijoux et de montres soigneusement sélectionnées. Plus de 60 marques mondialement connues, une gamme extraordinaire de pièces convenant à la perfection aux goûts exclusifs des clients de London Jewelers. La réputation du magasin est donc justifiée: on dit que c’est ici la toute première adresse pour des cadeaux de choix et les plus grandes marques. Ce haut prestige s’appuie sur des relations privilégiées et des partenariats de confiance avec des entrepreneurs du segment luxe, dont Carl F. Bucherer. Outre le choix exceptionnel des produits, London Jewelers offre également des services de grande qualité, s’appuyant, eux aussi, sur

Charles london, fondateur de london Jewelers, devant son premier magasin à Glen Cove, long Island.

des relations d’affaires développées au fil de plusieurs générations. Ainsi, la clientèle est fidélisée et s’étend… d’autant plus qu’une discrétion absolue est assurée aux acheteurs. Une fois London Jewelers, toujours London Jewelers. Rien d’étonnant donc de croiser ici des personnalités internationales. L’ouverture de deux autres magasins – l’un à East Hampton en 1996, l’autre à Southampton en 2002 – est venue confirmer le succès de la famille. Ces deux stations balnéaires attirent toute l’année du beau monde, pour la plupart des cosmopolites aisés. En été, lorsque la vie culturelle est animée, les touristes fortunés y sont particulièrement nombreux. Les Hamptons se distinguent toutefois par une ambiance détendue et

Moderne, élégant et offrant une large gamme de montres Carl F. bucherer: le magasin de london Jewelers sur une rue commerçante de l’americana à Manhasset, long Island.

18 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6


nonchalante, qui, d’ailleurs, est typique de Long Island en général. CArl f. buCherer goes long islAnd. La marque Carl F. Bucherer est désormais représentée dans les cinq magasins de London Jewelers. C’est un partenariat solide et porteur entre deux entreprises partageant la même philosophie: la continuité et la tradition familiale enracinée constituent pour elles les fondements sur lesquels baser leur succès commercial. London Jewelers aussi bien que Carl F. Bucherer sont, jusqu’à ce jour, aux mains des familles fondatrices et continuent à être dirigées par des membres de leurs familles. C’est là un fait qui consolide ce partenariat et le rend encore plus précieux. «Nous sommes fiers de représenter les gardetemps extraordinaires de Carl F. Bucherer. Notre coopération avec la marque lucernoise est exemplaire et la qualité des produits irréprochable», confirme Amanda Hollyday, Marketing Director de London Jewelers. «Carl F. Bucherer attache une grande importance aux traditions et convainc par des designs incomparables ainsi que par des performances techniques de pointe.»

l’entreprise familiale est aujourd’hui dirigée par la quatrième génération. a partir de la gauche: Scott udell, Jessica udell, Candy udell (propriétaire), Zach udell, Mark udell (propriétaire), Fran udell, Mayer udell, randi udell et allyn udell.

l’Avenir. La cinquième génération sera bientôt prête à reprendre les rênes. Une belle promesse d’avenir pour la tradition exceptionnelle de la famille London! L’engagement et la passion de toute la famille pour son entreprise

traduisent bien ce que symbolise désormais le nom de cette horlogerie-bijouterie pionnière: l’excellence traditionnelle.

Conseils d’initiés pour Long Island, New York the nassau County museum of Art Le musée est installé dans une belle maison plus que centenaire, de style néogéorgien et entourée d’un parc s’étendant sur 58 hectares et abritant des sculptures signées par des artistes connus, comme Richard Serra, Alexander Calder et Tom Otterness. • One Museum Drive • Roslyn Harbor, NY 11576 • Tél. +1 516 484 9337 Americana manhasset mall Centre commercial de luxe en plein air avec de nombreux restaurants et plus de soixante magasins spécialisés, dont London Jewelers. Griffes internationales et créateurs de mode: Christian Dior, Louis Vuitton, Donna Karan, etc. Prestations diverses, tels conciergerie et «personal shopping».

• Northern Boulevard at Searingtown Road • Manhasset, NY 11030 • Tél. +1 516 627 2277 oheka Castle C’est Otto Kahn, banquier et philanthrope, qui a commandé la construction de cette demeure érigée entre 1914 et 1919. Avec une superficie de 10 000 m2 et 127 chambres, c’est la deuxième plus grande maison privée des Etats-Unis. C’est aujourd’hui un hôtel de 32 chambres et suites, affilié aux «Historic Hotels of America». Des célébrités et autres VIP optent souvent pour cet endroit pour organiser un mariage hors du commun; photographes et cinéastes l’utilisent pour des shootings et des tournages. Sur rendezvous sont possibles des visites guidées de la demeure historique, de ses dépendances et jardins.

• 135 West Gate Drive • Huntington, NY 11743 • Tél. +1 631 659 1400 montauk point lighthouse Le plus ancien phare de l’Etat de New York fait partie des monuments de l’île. Le musée et les visites guidées de la tour (137 marches à gravir) en font une destination pour les excursionnistes tout au long de l’année. Ce phare historique est en activité jusqu’à ce jour, marquant depuis plus de deux siècles le paysage et la ligne d’horizon de Long Island. • 2000 Montauk Highway • Montauk, NY 11954 • Tél. +1 631 668 2544 north fork Wine tours Carpe diem! Du shopping ou une simple promenade dans l’un des villages historiques de la North Fork, une dégustation de vins dans

un vignoble renommé ou un délicieux repas dans un restaurant de la région. Possibilité de visites guidées. • 131 Front Street • Greenport, NY 11944 • Tél. +1 631 723 0505 les hamptons Le domaine privilégié des riches et célèbres se trouve à la pointe de Long Island. Southampton et East Hampton en sont les principales villes; s’y ajoutent des hameaux et des villages comme Sag Harbor, Water Mill et Bridgehampton. Des plages à perte de vue, des musées, des restaurants renommés et la garantie de croiser une personnalité.

InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 19


nés Voyagez en SWISS Business et tout sera possible. Vous découvrirez une cuisine suisse, un service attentionné et des lits parfaitement horizontaux. Pour plus d’informations et réservations, contactez votre agent de voyages ou visitez notre site internet swiss.com

Primée : SWISS Business avec lit parfaitement horizontal


spon sp onso sors rshi hip p

«Diamond Armor» par SuitArt –

le costume le plus précieux

au monde.

«De temps à autre, le client souhaite un costume qui sorte de l’ordinaire», nous explique Mathias Böhm, CEO de la société SuitArt. «Pour nous, ce sont les commandes que nous préférons et, au fil du temps, nous avons développé une véritable passion à ce sujet.» Ainsi, la gamme exclusive de SuitArt comprend – outre les costumes, chemises et manteaux sur mesure – des vestes de prestidigitateur à neuf poches secrètement reliées entre elles et des uniformes pare-feu pour les pilotes de plusieurs compagnies aériennes. 22 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6

pare-balle «catégorie 1» 880 diamants noirs s fils d’or traitement nanotechnologique système systèm ème de climatisation climatisatio ion


ConC Co nCou ours rs Lecteur d’«InsIght by Carl F. Bucherer», vous avez l’opportunité de gagner un costume sur mesure signé SuitArt, de première qualité (Swiss and Italy made) et d’une valeur de 7500 francs suisses. L’heureux gagnant pourra se présenter dans le magasin SuitArt de son choix pour faire prendre ses mesures. Taillé en laine «super 150’s», le costume sera cousu à la main, fera l’objet de la plus haute attention et tiendra compte de vos souhaits personnels. Participez sur www.carl-f-bucherer.com/ competition www.suitart.com/carl-f-bucherer ou envoyez-nous le coupon de votre bulletin d’abonnement à «Insight by Carl F. Bucherer», qui vous permettra de participer automatiquement au tirage.

l’artiste Corinne Sutter en train de peindre la doublure intérieure d’un costume sur mesure signé Suitart.

Que la passion de l’art et du stylisme anime cette entreprise, le visiteur le perçoit dès qu’il franchit le seuil du magasin de SuitArt à Zurich, tout près du Kunsthaus, le Musée des beaux-arts de la ville. Dans le quartier, les galeries d’art ne se comptent d’ailleurs pas, et à l’intérieur du magasin SuitArt, d’originaux tableaux ornent les murs. SuitArt est une marque issue de l’union entre l’art et la fabrication traditionnelle de vêtements sur mesure. Une marque qui s’est adjoint une haute exigence de qualité typiquement suisse, outre sa conception moderne de l’artisanat. Car le leader suisse du costume sur mesure transgresse allègrement les règles en vigueur dans le secteur de la mode. Mathias Böhm, 28 ans et millionnaire de son état: «Nous controns la tendance générale vers la production de masse par un individualisme sur mesure. L’art est atemporel, alors que les tendances de la mode sont de brève durée.» Et il s’en va préparer du café pour son client

et lui-même. Assisté de pas moins de 40 personnes, Mathias Böhm est toujours personnellement à la disposition de la clientèle. Il lui importe de savoir précisément ce que souhaite celle-ci. Le magasin de Zurich est l’un des douze points de vente SuitArt existant en Suisse et qui, tous, permettent au client de trouver le costume de ses rêves grâce à une extraordinaire richesse créative. Ainsi, l’art est ici un sujet à intégrer dans le vêtement sur mesure: parmi plusieurs motifs picturaux, le client choisira son préféré, celui qui ornera alors la doublure de son vêtement. pAre-bAlle et ClimAtisé. La plus récente innovation de SuitArt s’appelle «Diamond Armor». Un nom évocateur! Pièce unique au monde, ce costume est serti de 880 diamants noirs et paré de fils d’or savamment disposés pour un élégant effet non tape-à-l’œil. La doublure intérieure est dans ce cas un original peint à la main par

Date limite d’envoi: 28 février 2013. Informations détaillées sur SuitArt: www.suitart.com les collaborateurs et collaboratrices de Suitart aG et de bucherer Montres S.a. sont exclus de la participation à ce concours. le tirage sera effectué sous la surveillance d’un notaire. le prix ne pourra être payé en espèces. Tout recours juridique est exclu. Par personne, une seule participation sera acceptée.

un artiste connu. En outre, SuitArt a intégré dans son modèle «Diamond Armor» toute une série de gadgets auxquels ne renoncerait aucun agent secret qui se respecte. En effet, «Armor» est à prendre au mot: grâce à une matière spéciale, issue de la plus récente technologie textile, le costume est pare-balle «catégorie 1», sans d’ailleurs trop sacrifier de son confort ni de son élégance. Grâce à un traitement nanotechnologique, le vêtement refoule les salissures. Et il comprend un système de climatisation. Une œuvre d’art valant 2,8 millions de francs suisses. Pour James Bond, cela ne devrait pas être un problème. InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 23


Frie Fr iend nds s oF th thee Br Bran and d

CFB

De Worblaufen …

à

Hollywood. SEP 2012

Quel ac Quel acte teur ur ne rê rêve ve pa pass de fa fair iree ca carr rriè ière re à Holly Hol lywo wood od?? De se tr trou ouve verr en pr prem emiè ière re li lign gnee lors lo rs d’ d’év évén énem emen ents ts gl glam amou oureu reux, x, d’ d’ap appa para raît ître re auxx cô au côté téss de cél céléb ébri rité téss mo mond ndia iale less ai ains nsii quee da qu dans ns le less plu pluss gr gran ands ds ma magaz gazin ines es?? Da Dani niel el Bern Be rnha hard rdtt n’ n’aa ja jama mais is rê rêvé vé d’ d’Hol Holly lywo wood od,, même mê me pa pass lo lors rsqu qu’i ’ill ét étai aitt en enfa fant nt en Su Suis isse se.. Pour Po urta tant nt,, c’ c’es estt ac actu tuel ellem lemen entt à Hol Holly lywo wood od estt vr vrai ai qu’i qu ’ill tr trav avai aill llee – en ta tant nt qu qu’a ’act cteu eur. Il es quee Da qu Dani niel el Be Bern rnha hard rdtt a to touj ujou ours rs ét étéé fa fasc scin inéé parr le gr pa gran and d éc écra ran. n. «A «All ller er au ci ciné néma ma av avec ec ma mè mère re,, le less ma mard rdis is apr après ès-m -mid idi, i, et pl plon onge gerr dans da ns ce mo mond ndee ma magi giqu quee de lu lumi mière ère ta tami misée sée,, c’ét c’ étai aitt po pour ur moi l’ l’év évén énem emen entt ph phar aree de la l. En dé dépi pitt de ce cett ttee sema se main ine» e»,, se so souv uvie ient nt-il. fort fo rtee at atti tira ranc nce, e, le je jeun unee Su Suis isse se ne se to tour urne ne pass ve pa vers rs le ci ciné néma ma,, ma mais is ve vers rs un mé méti tier er réal ré alist iste, e, so soli lide de et «c «com omme me il faut ut»» da dans ns le lang la ngag agee de se sess pa pare rent nts. s. En 1981 81,, alorss âg âgéé de 16 an ans, s, Da Dani niel Bern rnha hard rdtt opte te pour ur un appren ap enti tiss ssag agee de dessin inat ateur sanitaire, qu’il 24 – InsIg InsIght ht by Ca Carl rl F. bu buCh Cher erer er Nº 6

Daniel Bernhard t

fa su fait suiv ivre re d’ d’ét étud udes es de de desi sign gn ar arch chitec ectu tura ral. l. Au co cour urss de ce cess fo form rmat atio ions ns,, il se dé déco couv uvre re unee au un autr tree pa pass ssion ion,, cel celle le de dess sp spor orts ts ma mart rtia iaux ux,, re,, il fi fini nitt pa parr et en s’ s’as assoc socia iant nt à so son n ma maître ouvr ou vrir ir un unee éc écol olee de ce ty type pe da dans ns la ré régi gion on de lieu eu de Bern Be rne, e, à pro proxi ximi mité té de Wo Worb rbla lauf ufen,, li sa na nais issa sanc ncee et de so son n do domi mici cile le.. Il co cons nsid idère ère alor al orss qu quee le less ar arts ts ma mart rtia iaux ux so sont nt la pa pass ssion ion de sa vi vie. e. des dé des débu buts ts grâC gr âCe e à gi giAn Anni ni ve vers rsAC ACe. e. Or,, to Or tous us ce cess bea beaux ux pr proj ojet etss so sont nt co cont ntre reca carr rrés és ique ue.. Dé Déco couve uvert rt pa parr parr so pa son n ag agré réab able le ph physiq dess ag de agen ents ts de ma mann nneq equi uins ns,, il mo mont ntee à Pa Pari riss à l’ l’âg âgee de 21 an ans. s. Pe Pend ndan antt hu huit it an ans, s, il y fe fera ra de la ph photo oto de mo mode de po pour ur de dess cr créa éate teur urss comm co mmee Th Thie ierr rryy Mu Mugl gler er,, Di Dior or,, Mo Mont ntan anaa et Gianfranco Ferré, av avan antt de pr pren endr dree la de dest stination de Ne na New w York rk où où, pendant un an, il travaillera également comme mannequin

dans da ns de dess sh shoo ooti ting ngss po pour ur VO VOGU GUE, E, EL ELLE LE et GQ GQ. Tout utef efois, s, ja jama mais is so son n en enth thou ousi sias asme me pour po ur le less ar arts ts ma mart rtia iaux ux ne le qu quit itte tera ra.. Arri Ar rive ve en ensu suit itee le jou jourr qu quii ch cham ambo boul uler eraa to tout ut,, ant, t, so soud udai ain, n, la po poss ssib ibili ilité té d’ d’all allie ierr luii of lu offran sess deu se deuxx pa pass ssion ionss pr priv ivée ées: s: le fi film lm et le less ar arts ts t, le gr gran and d et ren renom ommé mé mart ma rtia iaux ux.. En ef effet, photo ph otogr grap aphe he Br Bruc ucee We Webe berr es estt al alor orss à la re re-cher ch erch chee d’ d’un un mo modè dèle le po pour ur un sp spot ot de té télé lévi vi-sion si on in inti titu tulé lé «L «Loo ooki king ng fo forr Ki Kick cks» s».. Lo Lors rs de dess cast ca stin ings gs,, We Webe berr es estt te tell llem emen entt im impr press ession ionné né parr l’ pa l’au aura ra au auth then enti tiqu quee de Da Dani niel el Be Bern rnha hard rdt, t, manc nces es en plu pluss de se sess ex extr trao aord rdin inai aire ress pe perf rforma spor sp orti tive ves, s, qu qu’i ’ill l’ l’en engag gagee da dans ns le se seco cond nd rô rôle le du sp spot ot po pour ur Gi Gian anni ni Ve Vers rsac ace. e. Le rô rôle le pr prin inci ci-pal? pa l? Je Jean an-C -Cla laud udee Va Van n Da Damm mme, e, cél céléb ébri riss ssim imee acte ac teur ur de fi film lm d’ d’ac acti tion ons! s! «C «Cet ette te ex expé péri rien ence ce m’aa ra m’ rapp ppel eléé av avec ec fo forc rcee qu quee le ci ciné néma ma me fa fassdess ssus us to tout ut.. C’ C’ét étai aitt dé déci cidé dé:: j’j’all allai aiss cina ci nait it pa par-de fair fa iree me mess dé débu buts ts da dans ns ce no nouve uveau au mé méti tier er», », conc co nclu lutt Da Dani niel el Be Bern rnha hard rdt. t.


trois premiers rôles et une femme en prime. Un film de démonstration illustrant ses performances en arts martiaux conduit Daniel Bernhardt sur la côte ouest des EtatsUnis, en plein cœur de l’usine à rêves, Los Angeles. C’était en 1993, et le producteur de «Bloodsport», film culte des arts martiaux l’y attend pour tourner avec lui les deuxième, troisième et quatrième volets de cette saga, dans lesquels il prendrait le relais de JeanClaude Van Damme dans le rôle principal. Sur le plateau de «Bloodsport 4», tourné en Bulgarie, Daniel Bernhardt rencontre l’actrice canadienne Lisa Stothard, premier rôle féminin dans le film – et bientôt également dans la vie de Daniel Bernhardt. Depuis 1998, les deux ex-modèles forment un couple. Mariés en 2003, ils vivent aujourd’hui avec leur fille Bella à Beverly Hills. ponCtuel Comme une montre suisse. 90210 – le prestigieux code postal de son adresse est plus glamoureux que Daniel Bernhardt ne le souhaiterait. Lui, qui aime passer son temps libre en compagnie de sa famille et en pleine nature, apprécie pour se détendre notamment les canyons californiens. Rien d’étonnant puisque, même après tant d’années aux Etats-Unis, il entretient toujours des liens très forts avec son pays d’origine. «La Suisse est ma patrie. Je suis et je reste un enfant du pays, entre autres parce que ma mère et mes frères continuent à y vivre et que je leur rends souvent visite. Sans mes origines suisses, je ne serais pas devenu celui que je suis.» Son activité en tant «Friend of the Brand» de la marque horlogère lucernoise Carl F. Bucherer renforce encore ce lien avec la Suisse. Daniel Bernhardt représente les montres de cette marque avec une bonne dose d’authenticité suisse et une attitude très naturelle en dépit de son pouvoir de séduction. Que cet engagement promotionnel puisse le passionner, Daniel Bernhardt l’explique ainsi: «J’apprécie beaucoup le design, la qualité et l’art traditionnel recelés par les montres de Carl F. Bucherer. Le matin, j’ai souvent du mal à décider quelle montre de la marque je vais porter pour la journée. Je suis particulièrement fier de représenter Carl F. Bucherer en tant que ‹Friend of the Brand›.» Daniel Bernhardt possède d’ailleurs une qualité qui, d’une part, le prédestine à être l’ambassadeur d’une grande marque horlogère et, d’autre part, le caractérise en tant que Suisse: «J’ai toujours été très ponctuel et je le

serai à vie. On ne doit pas arriver en retard, où que ce soit, en Suisse ou sur un plateau de tournage à Hollywood.» C’est d’ailleurs là qu’en 2003, il a rencontré l’acteur canadien Keanu Reeves. Tous deux avaient des rôles dans le film de sciencefiction «The Matrix Reloaded» – Keanu Reeves le premier rôle et Daniel Bernhardt celui du méchant agent Johnson. Méchant? Lorsque l’on s’appelle Daniel Bernhardt et que son principal moteur est la passion,

camper le rôle du méchant n’est pas non plus un problème. Les projets futurs de cet homme auront sans doute de quoi nous surprendre encore… To be continued… Dans le prochain numéro d’Insight, vous découvrirez le passe-temps commun de Daniel Bernhardt et de Keanu Reeves et vous en apprendrez davantage sur le tournage de «Parker» avec Jennifer Lopez, Jason Statham et Nick Nolte.

InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 25


impressions Baselworld 2012

La famiLLe Bucherer s’est retrouvée sur Le stand de carL f. Bucherer au saLon BaseL­

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worLd 2012.

1 tanj tanjaa Fr Frui uith thof of,, di dire rect ctri rice ce de Bu Buch cher erer er Zu Zuri rich ch,, et Fr Fran ankk m. ri rind nder erkn knec echt ht,, Ce Ceo o de la soci sociét étéé ri rinsp nspee eedd aG et «F «Fri rien endd of th thee Br Bran and» d» de Ca Carl rl F. Bu Buch cher erer er.. a l’l’ar arri rièr ère, e, ur urss vo vonn ar arxx (à ga gauc uche he), ), di dire rect cteu eurr de Bu Buch cher erer er Bâ Bâle le,, et ma mart rtin in hus husi,i, di dire rect cteu eurr de Bu Buch cher erer er sa sain intt-mo mori ritz tz.. 2 sasc sascha ha mo moer eri,i, Ce Ceo o de Bu Buch cher erer er mo montr ntres es s. s.a. a.,, et Je Jerr rryy ts tsan ang, g, hono ho nora rary ry Ch Chai airm rman an et Ce Ceo o de Bu Buch cher erer er ho hongk ngkon ongg li limi mite ted. d. 3 mukht mukhtar ar mo moham hammed med (à dr droi oite te), ), re regi gion onal al ma mark rket et dir direc ecto torr de Buch Bu cher erer er ho hong ng ko kong ng lt ltd. d.,, s’ s’en entr tret etien ientt av avec ec de dess co comm mmer erça çant nts. s. 4 Fred Fredyy Ba Bart rthh (à ga gauc uche he), ), «F «Fri rien endd of th thee Br Bran and» d» de Ca Carl rl F. Bu Buch cher erer er,, s’en s’ entr tret etien ientt av avec ec al albr brec echt ht ha haak ake, e, ex exec ecuti utive ve vi vice ce pr presid esiden entt tech te chno nolo logie giess de Ca Carl rl F. Bu Buch cher erer er.. 5 Fran Franzz re reic ichho hholf lf,, di dire rect cteu eurr de Bu Buch cher erer er lu lugan gano, o, et st step epha hann schm sc hmid idlin lin,, sc scul ulpt pteu eurr su surr boi boiss et «F «Fri rien endd of th thee Br Bran and» d» de Carl Ca rl F. Bu Buch cher erer er..

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6 déli délice cess cu culin linai aire ress su surr le st stan and, d, pr prép épar arés és pa parr sa sand ndro ro st stei eing ngru rube ber, r, chef ch ef re reno nomm mméé d’ d’un un re rest stau aura rant nt cé célè lèbr bre. e. 7 direc directe teur urss en entr tree eu eux: x: Jör Jörgg st stra raub ub (à ga gauc uche he)) de Bu Buch cher erer er inte in terl rlak aken en et Jo Jose seff wi willin lliner er de Bu Buch cher erer er lu luce cern rne. e. 8 dans dans un en entr tret etien ien pe pers rsonn onnel el,, sa sasc scha ha mo moer erii pr prése ésent ntee le less nouv no uvea eaut utés és de la ma mais ison on à mu mura ratt ya yaki kinn et Be Bern rntt ha haas as,, anc ancien ienss footb fo otbal alle leur urss in inte tern rnat ation ionau aux. x. 9 star st ar ho hollllyw ywood oodien ienne ne,, pe pers rsonn onnag agee ca calilifo forn rnien ien:: ar arno nold ld schw sc hwar arzenegg zenegger er po port rtee av avec ec en enth thous ousia iasm smee sa pa patr trav avii tr trav avel elte tec. c. 10 mura muratt ya yaki kin, n, «F «Fri rien endd of th thee Br Bran and» d» de Ca Carl rl F. Bu Buch cher erer er,, av avec ec Jör Jörgg sasc scha ha mo moer eri.i. stra st raub ub et sa 11 35 an anss et 17 poin points ts au Ga Gaul ultm tmill illau au po pour ur le re rest stau aura rant nt «e «epo poca ca»» de l’h l’hôt ôtel el 5 ét étoil oiles es wa wald ldha haus us Fl Flims ims «m «moun ounta tain in re reso sort rt & sp spa» a» en su suis isse se:: sa sand ndro ro st stei eing ngru rube ber, r, «F «Fri rien endd of th thee Br Bran and» d» de Ca Carl rl F. Buch Bu cher erer er.. 12 Cela Cela re rest stee en fa fami milllle: e: Br Bruno uno Be Bena nagl glio io (à ga gauc uche he)) et so sonn fi fils ls diego di ego,, gar gardien dien de bu butt de l’l’éq équi uipe pe na nati tion onal alee sui suiss ssee de fo footb otbal all.l. 13 Clau Claude de Ju Jutz tzii (à ga gauc uche he), ), di dire rect cteu eurr de Bu Buch cher erer er la laus usan anne ne,, et seba se bast stia iann ma mart rten en,, re regi gion onal al ma mark rket et dir direc ecto torr de Ca Carl rl F. Bu Buch cher erer er..

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Saint-Moritz

jetset

Lorsque la rencontre la nature. Une visite à Saint-Moritz en Suisse – cela se gagne et cela se mérite! Si dans cette station de ski réputée, on ne veut pas rester trop à l’écart, surtout en hiver, la saison principale, un portefeuille plutôt bien garni s’impose. D’autre part, avant d’atteindre Saint-Moritz à 1856 mètres d’altitude, plusieurs cols alpins sont à franchir, dont les virages ne se comptent plus. Mais déjà l’approche est un ravissement! La nature est saisissante de beauté, le panorama incomparable, la vue sur le lac de Saint-Moritz et la luminosité particulière de ce splendide site sont inoubliables. A en croire les statistiques autochtones, avec 322 jours de soleil par an, le climat aussi est exceptionnel. Rien de surprenant donc que les touristes affluent, notamment pour le plaisir des sports d’hiver. Si sa population permanente n’est que de quelque 5000 habitants, en hiver le village de Saint-Moritz attire tant de résidents qu’il se transforme en huitième ville de Suisse. une Coulisse ensorCelAnte ... Le tourisme d’hiver remonte à 1864. C’est alors que les premiers Anglais sont venus pour un séjour hivernal sur l’invitation du 28 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6

pionnier hôtelier de Saint-Moritz, Johannes Badrutt. Selon la légende, l’été suivant, Johannes Badrutt aurait lancé un pari avec quelques clients de son hôtel Kulm, affirmant qu’en hiver aussi, le soleil était suffisamment ardent à Saint-Moritz pour que l’on s’y promène en bras de chemise. Dans le cas contraire, il paierait à ses hôtes le voyage retour en Angleterre! Bien sûr, Johannes Badrutt gagna son pari et les Anglais prirent l’habitude de venir. Johannes Badrutt avait déjà bien compris comment associer un style de vie cosmopolite au tourisme alpin d’hiver. Depuis, les personnalités n’ont cessé de revenir régulièrement à Saint-Moritz: Henry Ford, Gunter Sachs, Marc Rich, le shah d’Iran, la famille Agnelli, le fondateur d’IKEA, Ingvar Kamprad, ainsi que les familles des armateurs grecs Niarchos et Onassis. Tout ce beau monde a apprécié ou apprécie encore le luxe de Saint-Moritz, discrètement tapi à l’abri des chaînes de montagnes. … pour lever les Coupes de ChAmpAgne. En effet, à Saint-Moritz, le luxe a un rôle au moins aussi important à jouer que l’authen-

ticité magique de la nature. Saint-Moritz accueille la jet-set internationale et, chaque année, deux prestigieux événements internationaux s’y déroulent sur la glace enneigée: Saint Moritz Polo World Cup on Snow, un tournoi de polo, et White Turf Saint Moritz, des courses de chevaux. Les adresses privées les plus cotées s’égrènent le long de la Via Suvretta qui occupe – suivant plusieurs média – le septième rang au palmarès des rues les plus riches au monde. Pour le shopping, empruntez la Via Serlas et la Via Maistra: Chanel, Gucci, Louis Vuitton, Roberto Cavalli, Prada s’y côtoient. C’est bien pratique! Au cœur de cette extraordinaire association de grandes marques: le magasin vendant les montres et bijoux du fabricant suisse le plus riche en traditions: Bucherer. A la Via Maistra, au centre de Saint-Moritz, il fut d’ailleurs le premier des magasins Bucherer à être rénové selon le nouveau concept pour être inauguré en novembre 2011. Dans un entretien avec Martin Husi, directeur du magasin de Saint-Moritz, nous apprenons les principes et les avantages de ce concept ainsi que la signification du magasin Bucherer pour Saint-Moritz.


Monsieur Husi, avez-vous déjà pris vos marques dans votre nouveau magasin? husi: C’est un peu comme avec un nouvel emploi. Tout est nouveau, du stock jusqu’aux surfaces d’exposition. Il est vrai qu’au début j’ai parfois peiné à bien m’orienter de suite. Mais cela n’a pas duré longtemps. Maintenant, je suis déjà bien habitué. Pourquoi Bucherer a-t-il choisi le magasin de Saint-Moritz pour le transformer en premier suivant le nouveau concept? Notre magasin remonte à 1931. Il a été l’un des premiers des quinze lieux de vente en Suisse. La rénovation était donc plus urgente pour lui que pour d’autres. S’y ajoute le fait que, pour raisons familiales, M. Bucherer séjourne assez souvent à Saint-Moritz. Pour lui c’est presque un acte symbolique. Ce magasin est une sorte de déclaration en faveur de Saint-Moritz. En quoi le nouveau concept de magasin diffère-t-il principalement de l’ancien? Les lieux ont été entièrement restaurés: seuls les murs extérieurs sont restés d’origine. L’actuel magasin est réparti sur trois étages ouverts, aménagés en escaliers, ce qui permet de superviser l’ensemble de partout. A l’étage supérieur se trouve la haute horlogerie, au milieu, c’est le domaine réservé de la bijouterie et à l’étage inférieur se côtoient montres et bijoux.

Grâce au nouveau concept, Bucherer dispose désormais d’une radio «maison». Radio «Bucherer» est diffusée dans tous les magasins Bucherer rénovés selon le nouveau concept. Je suis toujours ravi d’entendre subitement l’un de mes morceaux préférés de musique classique. Qu’appréciez-vous particulièrement dans le nouveau concept? J’apprécie beaucoup notre nouvelle présentation générale. Elle est totalement dépoussiérée, avenante, chaleureuse, généreuse et agréable. Notamment l’association des matériaux et des couleurs me plaît. Je n’ai encore rencontré personne, ni habitant du village ni touriste, qui l’ait trouvée trop select. Au sein du concept de magasin, comment la marque Carl F. Bucherer est-elle positionnée? Carl F. Bucherer occupe une place proéminente. D’une part, c’est dans la vitrine extérieure que la présentation de Carl F. Bucherer est saisissante. D’autre part, fidèle au principe que le plus beau doit être d’emblée visible, dès l’entrée du magasin, la vitrine de droite est consacrée à la marque lucernoise. Il n’y a pas de seconde chance pour la première impression, dit-on.

«l’équilibre entre le glamour de mon quotidien professionnel et la simplicité de ma vie privée me comble de bonheur et de plaisir.» Martin Husi

Pour Saint-Moritz, haut lieu touristique, que signifie le nouveau concept de Bucherer à la Via Maistra? C’est une fenêtre sur l’univers du grand luxe. L’excès n’est pas utile, mais Saint-Moritz doit rester à la hauteur. Quelle est la nationalité de vos clients? Nos clients, à 70%, sont des touristes; nous accueillons une clientèle très internationale. En été, ce sont plutôt des groupes et de nombreux Asiatiques. En hiver, les Suisses, Anglais et Russes sont majoritaires, sans oublier les ressortissants des pays du Benelux. Les Italiens sont un cas particulier: ils sont toujours nombreux à venir à Saint-Moritz, sans toutefois consommer beaucoup. Le franc suisse est trop fort. Le nouveau concept de magasin a-t-il permis de gagner une nouvelle clientèle? Je ne le pense pas. Mais il se pourrait bien que des personnes curieuses entrent dans le magasin pour regarder seulement et qu’elles découvrent alors qu’avec ce nouveau concept, Bucherer a pris un nouveau départ. C’est là une réelle opportunité pour nous. Bucherer a-t-il de la concurrence à Saint-Moritz? Absolument. Du côté du «Palace», l’avenue de luxe de Saint-Moritz se prolonge sur 500 à 600 mètres. Les grandes marques y sont légion. Notre force, c’est que nous représentons plusieurs marques à la fois. Autre avantage de taille: nous réparons des montres et nous disposons sur place d’un atelier d’orfèvrerie. J’estime que 90% des magasins représentant une seule marque à Saint-Moritz s’adressent à nous, lorsqu’une réparation est nécessaire en horlogerie ou en bijouterie. Surtout lorsque le temps presse, donc pour des touristes qui passent juste une journée à Saint-Moritz. Le Glacier Express n’attend pas! Les clients réguliers de Saint-Moritz apprécient notre personnel maison de longue date et l’accueil individuel dont ils bénéficient. Pour ce qui est de notre branche, nous sommes les seuls à offrir ce service à SaintMoritz. Parmi vos clients, vous accueillez des célébrités du monde entier! L’entretien de vente avec ces personnes est-il différent de celui que vous auriez avec des clients lambda comme nous? Une question se pose: qu’est-ce qu’une célébrité? A quel moment une personne devientelle une célébrité? C’est quand même très InsIght by Carl F. buCherer Nº6 – 29


entretien aveC

relatif. Prenons un exemple: pour moi, Gianni Agnelli était une célébrité, car ayant beaucoup travaillé, il avait réussi – ce qui ne l’empêchait pas de stationner sa Fiat Panda devant chez nous lorsqu’il venait nous voir en toute simplicité. Je ne considère pas comme notre principal public cible les personnes qui ne sortent jamais de leur jet-set. D’ailleurs, il arrive que nous ne reconnaissions pas immédiatement certaines célébrités – notamment lorsqu’elles portent des vêtements de ski. Ainsi, je n’ai reconnu Liz Hurley qu’après que l’une des collaboratrices

me l’ait faite remarquer. Puis, impossible de dérouler le tapis rouge à chaque fois qu’une personne connue franchit le seuil du magasin! Votre personnel est-il préparé à rencontrer des célébrités? Bénéficie-t-il d’une formation spécifique? Pas du tout. La formation de nos collaborateurs est «normale»; c’est celle de tout personnel de vente. Nos clients célèbres apprécient justement d’être traités chez nous comme des gens normaux et non pas comme

des célébrités. Ainsi, nous n’avons encore jamais fermé le magasin au public pour recevoir un personnage illustre. Avez-vous une anecdote que vous êtes autorisé à nous raconter et qui concerne votre point de vente et une célébrité? Une anecdote avec une célébrité? Non, spontanément rien ne me vient à l’esprit. Mais un autre souvenir amusant: un jour, la réception du «Palace» nous a appelés pour annoncer la visite de quelques Anglais souhaitant acheter chez nous des montres et des

Conseils d’initiés pour Saint-Moritz ristorante la stalla Cuisine italienne et internationale dans une ambiance rustique incomparable. • Plazza del Mulin 2 • Tél. +41 81 837 58 59 • www.lastalla-stmoritz.ch

hotel languard Bijou familial de style engadinois, offrant un magnifique panorama sur le lac et les montagnes. • Via Veglia 14 • Tél. +41 81 833 31 37 • www.languard-stmoritz.ch

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muottas muragl Situé à 2456 mètres d’altitude, ce point de vue est l’un des plus spectaculaires de l’Engadine,

30 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6

provenance des métropoles de la mode. • Via Maistra 23 • Tél. +41 81 834 92 92 • www.joystmoritz.com

permettant d’embrasser du regard la Haute-Engadine jusqu’aux lacs. paradiso-hütte A 2181 mètres d’altitude, profiter de la vue sur les Alpes grisonnes depuis une chaise longue au soleil ou au coin du feu – le rêve. • Tél. +41 81 833 40 02 • www.el-paradiso.ch Alphütte Clavadatsch Etable jusqu’en 1956, c’est aujourd’hui une cabane accueillante, un coin où vous restaurer à proximité immédiate des belles propriétés de Suvretta. • www.schweizerhofstmoritz.ch


bijoux. Lorsqu’ils sont arrivés et descendus de la Rolls-Royce, nous étions quand même légèrement surpris. Ils portaient les peignoirs et les sandales de bain de l’hôtel, venant sans doute directement du centre de remise en forme. Je précise: c’était en hiver et la température extérieure avoisinait les –20 degrés.

la randonnée, les sorties en moto. Et je ne connais rien de plus beau que de m’installer devant notre chalet à Marguns, au-dessus de Celerina, à une altitude de 2276 mètres pour admirer le panorama. Cet équilibre entre le glamour de mon quotidien professionnel et la simplicité de ma vie privée me comble de bonheur et de plaisir.

Saint-Moritz représente, d’une part, un luxe incroyable et, d’autre part, une nature à l’état pur. Qu’est-ce qui vous touche davantage? Deux personnages sont réunis en moi. Dès que le matin je mets mon costume et la cravate, je suis un homme d’affaires qui vend des articles de luxe et qui reflète l’image de la richesse. Pendant mes loisirs toutefois, je préfère les choses simples. J’aime la pêche,

Vent Ve ntur uraa / Sh Shut utte terst rstoc ock. k.co com m

Lorsque vous repensez aux débuts du magasin Bucherer à Saint-Moritz et à vos débuts en tant que directeur – qu’est-ce qui a changé depuis à Saint-Moritz? Cela fait plus de vingt ans que je suis ici. Aux débuts, dans ma perception, Bucherer était un horloger et non pas un bijoutier. Et j’avais le sentiment que Saint-Moritz était une station pour personnes âgées. Mais ces dix dernières années, les choses se sont bousculées et les temps ont profondément changé. Tout a rajeuni. L’ambiance est rafraîchie, le rythme est plus alerte.

Saint-Moritz est totalement à la page! Et le magasin Bucherer a suivi cette évolution. Que je ne sois pas ici depuis hier et que le temps passe, je m’en aperçois lorsque certains clients habitués un peu plus âgés ne viennent plus. Je me pose alors la question s’il ne leur est pas arrivé quelque chose. La certitude de leur disparition nous parvient à la fin de l’année, avec le retour des cartes de Noël portant la mention «N’habite plus à l’adresse indiquée.».

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point de vue

Du fonctionnement

des sociétés horlogères. Pa r Ke Par Keit ith h W. St Stra rand ndbe berg, rg, jour jo urna nali list stee (h (hor orlo loge ger) r) int inter erna nati tion onal al Watc Wa tchh Jo Jour urna nal/ l/Eu Euro ropa pa St Star ar Jour Journa nali list stee sp spéc écia iali lisé sé bé béné néfi fici cian antt d’ d’un unee ex ex-péri pé rien ence ce de plu pluss de 15 an anss da dans ns le do doma main inee horlog horl oger er,, j’j’ai ai vu na naît ître re et di disp spar araî aîtr tree bi bien en dess te de tend ndan ance ces, s, un unee fo foul ulee de mo mont ntre ress – et pa pass mall de soc ma socié iété tés. s. Ce qu quii un unee an anné néee es estt le de dern rnie ierr cr cri, i, ri risq sque ue fort fo rt d’ d’êt être re «o «out ut»» l’ l’an anné néee su suiv ivan ante te.. Des desi de sign gnss pr pris isés és co comm mmee no nova vate teur urss on ontt so souve uvent nt déjà dé jà fa fait it un unee ap appa pari riti tion on qu quel elqu ques es dé déce cenn nnie iess pluss tôt plu tôt,, si ce ne so sont nt pa pass de dess si sièc ècle les. s. Bien Bi en sû sûr, r, ce cess «n «nou ouve veau auté tés» s» so sont nt «c «coo ool» l» et nous no us pe perm rmet ette tent nt de ré rédi dige gerr de bo bons ns ar arti ticl cles es.. Cepe Ce pend ndan ant, t, je su suis is pe pers rson onne nell llem emen entt da dava vanntage ta ge at atti tiré ré pa parr le less en entr trep epri rise sess st stab able les, s, mi misa sant nt surr la qu su qual alit ité. é. Le vé véri rita tabl blee déf défii n’ n’es estt pa pass ta tant nt de sé sédu duir iree le gr gran and d pub publi licc en la lanç nçan antt un unee nouvel no uvelle le mo mont ntre re tr très ès «f «fas ashi hion on», », ma mais is d’ d’ét étaablir bl ir so son n en entr trep epri rise se da dans ns le mo mond ndee mo mode dern rnee de ma mani nière ère à ce qu qu’e ’ell llee im impo pose se so son n su succè ccèss aujou au jourd rd’h ’hui ui et so soit it en enco core re fr fraî aîch chee da dans ns vi ving ngtt ans. an s. J’ai J’ ai co cons nsta taté té qu qu’i ’ill y a deu deuxx ty types pes de soc socié iété téss dans da ns le se sect cteu eurr horl horlog oger er.. Le Less un unes es dé dépe pens nsen entt dess so de somm mmes es co colo loss ssal ales es po pour ur le leur urss ac acti tivi vité téss de ma mark rket etin ing, g, s’ s’en enor orgu guei eill llis issa sant nt de le leur urss hé hé-rita ri tage ge et lo long ngue ue tr trad adit ition ion,, de le leur urss ém émin inen ents ts mess me ssag ager erss et du pa pana nach chee de dess év évén énem emen ents ts orga or gani nisé séss pa parr el elle les. s. Le Less au autr tres, es, av avec ec un unee auth au then enti tiqu quee pa pass ssion ion,, se co cons nsac acre rent nt à l’ l’ar artt 32 – InsIght by Carl F. buCherer Nº6

horloger horlog er et à la po pour ursu suit itee de la pe perf rfec ecti tion on,, mues mu es pa parr le dé dési sirr de cr crée éerr de dess mo mont ntre ress to touujours jou rs plu pluss pr préc écis ises, es, en enco core re plu pluss co conf nfor orta tabl bles es et se su surp rpas assa sant nt de co comp mpli lica cati tion ons. s. Selo Se lon n moi moi,, l’ l’horl horlog oger erie ie gag gagne ne à avo avoir ir ce cess deuxx ty deu types pes d’ d’en entr trep epri rise ses, s, c’ c’es estt po pour urqu quoi oi j’j’es esti time me le less deu deuxx ap appro proch ches es.. J’ J’ad adme mets ts to tout uteefois fo is qu quee le less horl horlog oger erss at atta tach chés és à le leur ur mé méti tier er prem pr emie ierr m’ m’in inté tére ress ssen entt da dava vant ntag agee qu quee ce ceux ux quii ch qu cher erch chen entt à s’ s’im impo pose serr pa parr le tu tumu mult ltee du mark ma rket etin ing. g. Carl Ca rl F. Bu Buch cherer erer m’ m’aa ét étéé pro proch chee de depu puis is le less débu dé buts ts de la ma marq rque ue.. C’ C’es estt ai ains nsii qu quee j’j’ai ai atte at tent ntiv ivem emen entt su suiv ivii so son n év évol olut ution ion et so son n asce as cens nsion ion ve vers rs un la labe bell horl horlog oger er le lead ader er.. J’ J’ai ai visi vi sité té la ma manu nufac factu ture re de Sa Sain inte te-C -Cro roix ix à un unee époq ép oque ue où il n’ n’yy av avai aitt ri rien en à vo voir ir.. El Elle le s’ s’es estt

métamor méta morph phos osée ée de depu puis is en un ét étab abli liss ssem emen entt de re rech cher erch chee et de dé déve velop loppe peme ment nt à la po poin inte te du pr prog ogrè rèss te tech chno nolo logi giqu que. e. La ma marq rque ue Ca Carl rl F. Buc Buche herer rer s’ s’es estt pro progr gress essiiveme ve ment nt im impo posée sée pa parr un unee cr croi oiss ssan ance ce or orga gani niqu quee et – co cont ntra rair irem emen entt à d’ d’au autr tres es – sa sans ns fa fair iree gran gr and d br brui uit, t, sa sans ns co comm mmun unic icat atio ion n su surv rvol olté téee ni gl glam amou ourr mi miro roit itan ant. t. Il es estt he heur ureu euxx qu quee le se sect cteu eurr horl horlog oger er conn co nnai aiss ssee en enco core re de dess ma maiso isons ns qu qui, i, à l’ l’in inst star ar de Ca Carl rl F. Bu Buch cherer erer,, fo font nt ce qu qu’i ’ill fa faut ut co comm mmee il fa faut ut,, po pous ussée séess pa parr un unee au auth then enti tiqu quee mo moti ti-vati va tion on ve vers rs le lo long ng te term rme. e. Sa Sans ns ou oubl blie ierr qu quee parr so pa son n ex exig igen ence ce de co cont ntri ribu buti tion onss su subs bsta tanntiel ti elle les, s, Ca Carl rl F. Bu Buch cherer erer fac facili ilite te gr gran ande deme ment nt notr no tree mé méti tier er,, no notr tree pro profe fess ssion ion à no nous us,, jou jourrnali na list stes es..

«les horlogers attachés à leur métier premier m’intéressent davantage.»


nouveautés

Parfaite

et pas seulement par sa

forme galbée.

Alacria Mini TwoTone – c’est le nouveau bijou de la ligne Alacria, montres pour femmes de Carl F. Bucherer. C’est également un garde-temps aux facettes multiples et fascinantes. Montre filigrane se distinguant par le sublime contraste de ses tons – argent et or rose 18 carats – l’Alacria Mini TwoTone est un bijou bicolore intemporel, élégant et cependant discret. Elle se porte non seulement à toutes les occasions, mais s’associe avec le même bonheur à d’autres parures qu’elles soient en or ou en argent. A la fois affirmé et doux, son langage esthétique s’intègre parfaitement à la charismatique famille des Alacria. A l’instar de tous les autres modèles de la collection, l’Alacria

Mini TwoTone, avec son boîtier rectangulaire et ses flancs concaves, incarne la perfection divine et la beauté féminine. A ces valeurs, elle ajoute une troisième dimension par son apparition bicolore: un jeu de passionnants reflets d’argent, d’acier et d’or rose 18 carats, métaux présents au niveau du cadran, du boîtier et du bracelet. Oui, la beauté se déploie sous de multiples facettes! Bijou Bicolore. Mécanique de précision. Alliant harmonieusement des formes rectangulaires galbées, de longues bandes et de ravissants rebondis organiques, l’Alacria Mini TwoTone constitue un joyau moderne bien que la disposition de son cadran soit

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Insight Magazin Carl F. Bucherer N°6 Francais