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Numéro 8 Novembre 2008

La lettre d’information de Cap Retraite dédiée aux professionnels de l’accompagnement des personnes âgées

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L’actualité du Grand Âge

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Dossier Cap Retraite : Nutrition et santé des personnes âgées

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Focus sur… L‘animation en maison de retraite

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» ÉDITO «  Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger  », s’exclamait Valère dans l’Avare de Molière. Jamais sagesse populaire n’aura été autant d’actualité que depuis les récentes découvertes des nutritionnistes. Si l’alimentation a une importance capitale à tous les stades de la vie, veiller à une bonne nutrition devient vital pour le grand âge. C’est pourquoi nous consacrons le dossier de ce numéro au thème « Nutrition et santé des personnes âgées ». L’équipe de Cap Retraite garde le souhait constant d’être à votre écoute : faites nous part de vos commentaires, de vos questions, mais aussi des sujets que vous aimeriez voir aborder dans cette lettre d’information. Pour tout cela, mais aussi pour demander votre abonnement à notre newsletter, contactez nos services par téléphone, via notre

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Numéro Vert Spécial  Pro 

0800 400 008 Numéro Vert Spécial Pro 0800 400 008, par fax au 01.53.01.36.39 ou bien encore par email à capnews@capretraite.fr. Nous espérons, avec l’édition de ce nouveau numéro, que cette newsletter vous sera utile et précieuse à conserver, et que nous continuerons ainsi à vous aider dans votre mission d’accompagnement des personnes âgées. Bonne lecture !

L’équipe de Cap Retraite.

dossier Nutrition et santé des personnes âgées Sommaire //////////////////////

» Fiche pratique : l’essentiel sur l’ali-

mentation des personnes âgées /// page 3 » Le chocolat, allié du vieillissement ? /// page 4 » Bon cholestérol pour bonne mémoire /// page 4 » L’alimentation des personnes âgées en maison de retraite /// page 5 » Régime méditerranéen et oméga 3 : le secret de la longévité ? /// page 5 » Tableau de recommandation des apports journaliers // page 6 »  Le glossaire de la nutrition des personnes âgées /// page 6


» ACTUALITÉ DU GRAND ÂGE

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2009 : l’année du Plan Alzheimer européen ? Début 2008, Nicolas Sarkozy avait présenté le Plan Alzheimer 2008-2012. Le Président se fait à présent l’avocat d’un Plan Alzheimer à l’échelle de l’Europe. D’ici 2010 en effet, un plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer devrait voir le jour dans tous les pays de l’Union européenne. La maladie d’Alzheimer concerne six millions de personnes en Europe, dont environ 860 000 en France. Une « boîte à outil » européenne contre Alzheimer S’exprimant devant un parterre de chercheurs européens, à l’occasion de la conférence européenne sur la lutte contre la maladie d’Alzheimer, qui se tenait à Paris le 30 octobre 2008, le Président Sarkozy a appelé à l’instauration de synergies en la matière. « Chaque état membre devrait se doter d’un Plan Alzheimer d’ici 2010 », a déclaré le Chef de l’Etat, qui a appelé à l’instauration d’une « boite à outil européenne » de mesures de lutte contre la maladie.

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La lutte contre la maladie d’Alzheimer fait partie des valeurs de l’Europe «  Pendant la crise, les ravages de la maladie d’Alzheimer continuent  », a déclaré Nicolas Sarkozy, soulignant que l’Europe devrait tout entière s’engager dans la lutte contre ce fléau. « Il en va de nos valeurs », a-t-il souligné.

Lorsque le spectacle se déplace en maison de retraite Initiative originale, la Compagnie Soleil sous la Pluie propose une intervention théâtrale en maison de retraite sur le thème de la vieillesse avec sa pièce de théâtre Tango & Chocolat. Cette fois, ce ne sont pas les résidents qui vont au théâtre, mais bien le théâtre qui se déplace en maison de retraite. Détente et humour sont au rendez-vous. Explications. Une sortie en maison de retraite « pas comme les autres » L’intervention de la compagnie Soleil sous la Pluie est l’occasion de créer un événement pour les résidents. La pièce de théâtre est jouée sous forme de comédie pendant un peu moins d’une heure, puis s’engage une discussion avec les résidents autour du thème de la vieillesse, de l’isolement, de l’autonomie, de la santé (nutrition et accidents domestiques), des liens familiaux et intergénérationnels. Ce débat est encadré par un professionnel spécialisé (psychologue, gériatre, travailleurs sociaux…) autour d’une collation. Une occasion de partager, de se divertir et de se communiquer. CONTACT : Compagnie Soleil sous la Pluie Tél. : 01.43.73.39.98 / E-mail : soleil.sous.la.pluie@hotmail.

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La lutte contre l’AVC : une priorité dès 2009 L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) fait chaque année en France 150  000 victimes environ, dont 75% gardent des séquelles. Première cause de handicap de l’adulte, et troisième cause de mortalité, l’AVC n’est pas assez suffisamment pris en charge. C’est pour y remédier que le ministère de la Santé a décidé d’instaurer une série de mesures, dès 2009. Encourager une intervention urgente Les médecins estiment que les conséquences néfastes d’un AVC peuvent être évitées à condition d’intervenir rapidement après sa survenue. Une intervention dans les 4 heures suivant les premiers symptômes peut être efficace. C’est pour favoriser une prise en charge la plus précoce possible que le ministère de la Santé souhaite développer l’amélioration du diagnostic via deux axes : formation des médecins et des secouristes, d’une part, et campagne de sensibilisation du public, d’autre part. Créer une filière de soin spécifique pour l’AVC Depuis 2006, le nombre d’unités neurovasculaires spécialisées dans le traitement de l’AVC a doublé. D’ici la fin de l’année, vingt nouvelles unités auront été créées. Mais les efforts des pouvoirs publics ne s’arrêtent pas là, puisqu’il est envisagé de créer une filière de soin ad hoc qui prendrait en charge la médecine de l’AVC, depuis le traitement de l’urgence jusqu’à la réadaptation. Entre autres technologies modernes, l’utilisation de la télémédecine est envisagée afin de pouvoir confirmer le diagnostic à distance par un médecin expert.

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» DOSSIER

l’essentiel sur l’alimentation des personnes âgées La qualité de l’alimentation peut permettre de ralentir le vieillissement naturel, de retarder l’apparition de certaines maladies liées à l’âge, et donc de vieillir en ayant une bonne qualité de vie. Au grand âge, la nutrition est plus qu’une hygiène de vie, c’est une véritable médecine !

Les risques de carence et de dénutrition Sur le plan nutritionnel, le risque majeur pour une personne âgée est un risque lié à la dénutrition et aux carences : les points importants qu’il s’agit de vérifier restent l’apport énergétique, l’apport en protéines, en calcium et en acides gras indispensables. La dénutrition est d’autant plus dangereuse qu’elle fait le lit de la dépendance. Apport énergétique Il est fréquent de croire, à tort, que l’âge aidant, les besoins alimentaires diminuent. Pourtant, même si l’activité physique peut aller en diminuant, et que la vie active l’est un peu moins, il convient de veiller à une alimentation équilibrée.

Equilibre alimentaire La lassitude de préparer les repas, surtout après le décès du conjoint, favorise le risque de déséquilibre alimentaire. La tentation est grande de ne plus cuisiner, de grignoter à la place du repas un morceau de pain et de fromage. Surtout si un problème dentaire s’en mêle, limitant encore les possibilités de mets aux aliments qui ont peu besoin d’être mâchés. Ce problème de dentition, en limitant le choix alimentaire, va être la cause d’une alimentation peu attractive, peu appétissante, et donc peu consommée. En outre, la prise d’une quantité importante de médicaments avant les repas peut aussi entraîner une diminution de l’appétit et donc une moindre consommation alimentaire.

Apport en protéines Cet apport est essentiel car les protéines, entre tous les rôles qu’elles jouent au sein de notre organisme, servent notamment à la fabrication de la masse musculaire et à la fabrication des anticorps. En ce qui concerne la résistance et la lutte contre les infections, notre organisme fabrique des anticorps, qui ont une structure protéique. Si l’apport en protéines n’est pas suffisant, la fabrication de ces anticorps sera déficiente, et l’organisme, déjà affaibli par la vieillesse, ne pourra pas lutter efficacement. Ainsi, un simple rhume peut devenir grave, et entraîner des problèmes majeurs pour la santé, voire pour la vie.

tit. Il est pourtant aisé d’y remédier : les mets doivent être relevés, suffisamment épicés et poivrés. Pour limiter la perte du goût, il est aussi conseillé de bien mâcher les aliments et de boire suffisamment car la déshydratation influe sur la perception du goût. Produits laitiers et viande Le besoin en protéines est quotidien, puisqu’il n’y a pas de réserves en protéines, à l’exception de la masse musculaire. L’apport journalier doit être de l’ordre de 1g à 1,2g par kilo de poids, soit pour une personne pesant 70kg, un apport de 70 à 84 g de protéines. Cet apport peut être atteint grâce à la consommation de 3 à 4 produits laitiers, et 150 g de viande (ou équivalent) par jour. Lorsque ces aliments ne sont pas consommés en quantité suffisante, il faut trouver des solutions de remplacement  : œufs, fromage, lait en poudre ou bien encore poudres de protéines. Ostéoporose : vive le calcium !

Goûts : ils changent avec l’âge De plus, l’avancée en âge entraîne souvent des modifications physiologiques, et l’une d’entre elles influe sur la perception du goût. Avec l’âge, les cellules du goût se renouvellent moins vite, et la sensibilité aux différents goûts diminue : tous les goûts se ressemblent, avec l’impression de manger presque toujours la même chose, ce qui n’ouvre pas particulièrement l’appé-

On sait que l’ostéoporose menace la femme après la ménopause. Il faut savoir qu’après 75 ans, l’ostéoporose atteint les personnes des deux sexes, et que la prévention est autant nécessaire auprès des hommes que des femmes. Chez la personne âgée, les besoins en calcium seront augmentés, parce que l’utilisation du calcium ainsi que son absorption au niveau intestinal seront moins efficaces : il faudra plus de calcium pour atteindre le même résultat. Le besoin en calcium est estimé à 1200 mg/jour pour une personne de plus de 65 ans.

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» Le chocolat, allié du vieillissement ? On connaissait les vertus de la consommation du chocolat sur notre moral. On découvre peut-être aujourd’hui son incidence sur la santé mentale des plus âgés.

Les vertus du chocolat Désormais, lorsque nous verrons une personne âgée céder devant une tablette de chocolat, plus question de crier à la gourmandise … En effet, le chocolat améliorerait l’irrigation du cerveau en oxygène. Ce qui pourrait permettre aux personnes âgées de maintenir leurs fonctions cognitives. En termes plus scientifiques encore, il s’avère que les flavonoïdes, composés naturels du cacao, augmenteraient le flux sanguin qui irrigue le cerveau. Des chercheurs se sont donc interrogés sur la possibilité d’un traitement à base de flavonoïdes qui limiterait la perte de certaines capacités intellectuelles chez les personnes âgées. Avec modération quand même

Y a-t-il des volontaires ? Des scientifiques de Harvard, à Boston, ont suivi 34 volontaires de 59 à 83 ans auxquels ils ont fait boire du cacao riche en flavonoïdes. Ils se sont alors aperçu que le flux sanguin des volontaires avait augmenté de 8% en une semaine et de 10% après 15 jours. En accélérant le flux sanguin dans l’artère cérébrale moyenne, les flavonoïdes pourraient jouer un rôle dans le traitement de l’ischémie du cerveau et de ses complications. En effet, l’artère cérébrale moyenne se ramifie pour assurer l’apport de sang oxygéné dans le cerveau. Davantage de sang dans cette artère est synonyme d’un cerveau mieux alimenté en oxygène et de moins de risques de dommages des vaisseaux.

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Cette belle hypothèse, qui fait déjà le bonheur des amoureux du chocolat, et l’intérêt de toutes les sociétés de cacao, reste cependant à vérifier. Ses résultats sont donc encore à prendre avec des pincettes, ce qui n’empêchera personne de consommer une tablette sans modération !

Bon cholestérol pour bonne mémoire Une nouvelle étude publiée par l’Inserm tendrait à prouver que la faible concentration de HDL cholestérol, ou « bon cholestérol » dans le sang, serait associée à un déficit et un déclin cognitif vers l’âge de 60 ans. Une cohorte de 3700 personnes Une équipe de l’INSERM, a suivi un groupe de 3700 fonctionnaires anglais sains d’esprit, âgés d’environ 60 ans, afin d’évaluer, en parallèle, leur fonction cognitive et l’évolution de leur profil lipidique. Pour ce faire, des prélèvements sanguins ont été effectués à cinq ans d’intervalle, en 1999 et 2004, pour mesurer les concentrations de cholestérol total, HDL cholestérol, LDL cholestérol et triglycérides. Parallèlement, ces personnes étaient soumises au test de mémoire dit de «20 mots». Celles-ci devaient restituer le maximum de mots parmi les vingt présentés quelques instants avant. Etaient alors considérés comme souffrant de déficit cognitif ceux qui ne pouvaient citer plus de quatre mots, et présentant un déclin cognitif, ceux qui avaient oublié plus de deux mots supplémentaires entre les deux phases de cette étude. Le lien entre cholestérol et déclin cognitif Cette étude a montré l’association étroite entre des taux en HDL cholestérol faibles et l’apparition de déficit et de déclin cognitifs au cours des cinq années. Les personnes ayant un faible taux de HDLc (inférieur à 40 mg/dl) avaient 27 % de risque de déficit cognitif supplémentaire par rapport aux personnes ayant un taux supérieur à 60 mg/dl. Bien plus, cinq ans plus tard, le lien entre les deux s’était encore renforcé, et les personnes ayant un faible taux de HDLc avaient 53 % de risque supplémentaire de présenter un déficit cognitif. De plus, la diminution du taux de HDLc entre les deux phases de l’étude était liée à un surcroît de déclin cognitif. Les personnes chez qui le taux avait diminué en cinq ans avaient 61% de risque supplémentaire de présenter un déclin par rapport aux sujets ayant conservé des taux élevés de HDLc (supérieur à 60 mg/ dl) au cours des cinq ans.

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Il est donc très important de réduire les apports en graisse saturée, au profit de meilleures graisses, telles que l’huile d’olive. La guerre aux acides gras et une pratique plus régulière d’une activité physique sont également fortement recommandés, au grand âge comme à chaque stade de la vie. .


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L’alimentation des personnes âgées en maison de retraite A leur entrée en résidence, la majorité des pensionnaires arrive en situation de dénutrition. Les établissements mettent donc tout en œuvre pour redonner à leurs résidents un équilibre alimentaire approprié, clé d’une bonne santé. Former le personnel en cuisine

Le suivi nutritionnel des résidents Depuis 2001, l’alimentation en maison de retraite fait partie du plan de qualité de prise en charge des patients que les établissements ont l’obligation de mettre en place. Le médecin coordinateur doit également suivre les résidents et évaluer l’évolution de leurs problèmes de nutrition. C’est d’autant plus important qu’en vieillissant, les personnes âgées n’ont pas les mêmes capacités masticatoires ni le même goût. On estime que 80% des personnes âgées qui rentrent en maison de retraite sont dénutries à leur entrée. On comprend dès lors l’importance de leur composer des menus équilibrés. Considérer l’alimentation comme une partie des soins Lorsque les personnes âgées arrivent dénutries en maison de retraite, il faut leur redonner goût à la vie, leur redonner envie de manger. L’alimentation, plus qu’un soin préventif doit être considérée comme un vrai soin. En effet, par exemple, une personne insuffisante cardiaque aura deux fois plus de crises si elle n’a pas un apport nutritionnel suffisant.

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Pour assurer un apport nutritif satisfaisant, l’effort des maisons de retraite porte de plus en plus sur la qualité. Revenir à une cuisine traditionnelle, mijotée, appétissante, est l’aspiration de beaucoup d’établissement. C’est un effort de tous les jours, qui passe notamment par la formation de cuisiniers formés au travail en secteur gériatrique. De plus en plus de membres du personnel suivent des cursus pour travailler les textures et les goûts qui conviennent aux personnes âgées. Car en définitive, comment être sûr de fournir une bonne alimentation pour les résidents des maisons de retraite  ? En s’assurant que les plats soient bons !

Régime méditerranéen et oméga 3 : le secret de la longévité ? Les bienfaits du régime méditerranéen sur la santé cardiaque sont connus depuis quinze ans environ. Or ce régime aurait également des vertus préventives sur les maladies de la vieillesse, telles que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Explications. L’impact de l’alimentation sur le vieillissement du cerveau Deux études successives, l’une publiée par le British Medical Journal, et l’autre par des chercheurs italiens de l’Université de Florence, viennent de prouver l’effet d’une alimentation riche en fruits, légumes, poisson et huile d’olive sur la prévention des maladies neurodégénératives. Portant chacune sur des cohortes de plus de 500  000 personnes, ces enquêtes très sérieuses ont ainsi confirmé l’impact du régime méditerranéen sur la réduction du risque cardiovasculaire, mais aussi sur le vieillissement du cerveau. Etonnamment, le respect d’une alimentation strictement conforme à ce qui s’appelle également le «  régime crétois » montre une diminution de 13% du risque de maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Le poisson, contre la dépression des personnes âgées Les fameux oméga 3, ces acides gras dont les bienfaits ont été redécouverts au début des années 2000 seraient également facteur d’amélioration de la santé psychique des personnes âgées. Une étude de l’Inserm portant sur 1400 personnes âgées a montré que celles qui souffraient de symptômes dépressifs ont des taux d’oméga 3 dans le sang nettement inférieurs à celles qui gardent bon moral. Où trouve-t-on des oméga 3 en quantité ? Essentiellement dans les poissons gras, de type sardine, maquereau, thon et saumon. De quoi orienter sérieusement les menus de nos aînés !

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» Tableau des fréquences recommandées pour l’alimentation des personnes agées en institution. D’après les recommandations de la Haute Autorité de Santé – 4 mai 2007 >> http://www.minefi.gouv.fr/directions_services/daj/guide/gpem/nutrition/annexe5.pdf GEMRCN (2007) FREQUENCES RECOMMANDEES POUR LES PERSONNES AGEESEN INSTITUTION OU EN STRUCTURE DE SOINS (1) FEUILLE DE CONTRÖLE Fréquence recommandée

Fréquence recommandée

Entrées contenant plus de 15 % de lipides

8/20 mini

2/20 mini

Crudités légumes ou fruits, ou légumes cuits, ou potage de légumes à base de plus de 40 % de légumes (2)

10/20 mini

15/20 mini

Produits frits ou pré-frits contenant plus de 15 % de lipides

4/20 maxi

2/20 maxi

Plats protidiques ayant un rapport P/L< ou = à 1 (le critère P/L ne s’applique pas aux plats aux oeufs)

2/20 maxi

4/20 maxi

Poissons ou préparations à base de poisson contenant au moins 70 % de poisson et ayant un P/L> ou = 2

4/20 mini

2/20 mini

Viandes non hachées de boeuf, de veau ou d’agneau, et abats de boucherie

4/20 mini

2/20 mini

Préparations ou plats prêts à consommer à base de viande, de poisson, d’oeuf et/ ou de fromage, contenant moins de 70 % de viande, de poisson ou d’oeuf

2/20 maxi

6/20 maxi

Légumes cuits, autres que secs, seuls ou en mélange, contenant au moins 50 % de légumes

10 sur 20

7 / 20 mini

Légumes secs, féculents ou céréales, seuls ou en mélange

10 sur 20

7 / 20 mini

Période du au (au moins 20 repas)

Entrée

Plat protidique

Garniture ou accompagnement

Produit Laitier

Dessert

Fromages contenant au moins150mg de calcium par portion

(5)

8/20 mini

8/20 mini

Fromages contenant au moins100mg et moins de 150mg de calcium par portion

(5)

4/20 mini

4/20 mini

Produits laitiers et desserts lactés contenant au moins100mg de calcium, et moins de 5g de lipides, par portion

6/20 mini

6/20 mini

Desserts contenant plus de 15 % de lipides

4/20 maxi

2/20 maxi

Desserts de fruits crus entiers ou mixés

8/20 mini

4/20 mini

Fruits pressés riches en vitamine C, ou un jus d’agrumes (6) à teneur garantie en vitamine C (200ml)

Chaque jour (3)

Autres desserts

Pas de limitation

(1) Ce tableau s’emploie pour le contrôle des fréquences de service des aliments ; seules les cases non grisées sont pertinentes. (2) Pour une portion de potage de 250 ml, ce % représente 100g de légumes - (3) Au repas ou hors repas - (4) Lorsque les 2 repas sont pris en collectivité, additionner les 2 (5) Fromage servi en tant que tel, ou en entrée composée – (6) Cf. § 3.3.5 ci-dessus pour la définition réglementaire des jus de fruits

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Le glossaire de la nutrition des personnes âgées Apports quotidiens Le besoin de la personne âgée est identique à celui de l’adulte, en tous points, ou presque. Mais les consommations alimentaires diminuent : moins de viande, moins de vrais repas, des restrictions alimentaires sévères liées à des problèmes de santé (cholestérol par exemple...). Ce type de comportement joue sur la qualité de vie et entraîne un risque de dépendance accrue. Calcium Le calcium est un oligo-élément dont la principale fonction est la minéralisation de l’os sous forme de sels de phosphates de calcium. Chez l’adulte le renouvellement du calcium de l’os mobilise environ 700  mg de calcium par jour. Les principales sources de calcium sont le lait, les fromages et certains légumes. Carences Le terme carence désigne l’absence ou l’insuffisance d’un ou de plusieurs éléments essentiels à l’organisme pour son équilibre ou son développement. Les désordres occasionnés par une carence alimentaire sont directement dépendants de l’élément manquant (vitamine, oligoélément, protéine, etc...). Un des exemples de carence les plus connus du grand public est celui de l’avitaminose, terme caractérisant l’absence ou l’insuffisance d’apport vitaminique (en vitamine). Il s’agit d’une maladie par carence.

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Corps gras Il est important pour les personnes âgées de consommer moins de corps gras, puisqu’ils peuvent mener à des maladies du cœur et des vaisseaux sanguins. Elles ne doivent pas abuser du beurre, La quantité ne doit pas dépasser les 20 grammes par jour. Il convient d’éviter également les huiles, et il serait bon de diminuer tout ce qui est de l’ordre de la charcuterie et du poisson gras. Equilibre des repas Il est conseillé de prendre plusieurs petits repas, plutôt que deux gros repas dans une journée. Fer Le fer est présent dans l’hémoglobine (pigment de globules rouges qui permet le transport de l’oxygène vers nos organes). Le fer n’est que faiblement éliminé par la sueur, l’urine et les selles, mais lors d’une perte de sang ou d’une blessure, il y a élimination considérable. Pour éviter une carence, les aliments riches en fer sont les viandes, les volailles, le jaune d’œuf, le poisson et les légumes secs. Glucides Tout individu qui veut suffire aux besoins de son organisme devrait avoir dans son alimentation : entre 12 à 15% de protéines, entre 30 et 35% de lipides, et entre 50 à 55% de glucides. Les glucides, aussi appelés hydrates de carbone ou sucres, sont la source d’énergie principale de l’organisme.

Magnésium Le magnésium intervient dans la transmission de l’influx nerveux et de la contraction musculaire. Il est aussi actif au niveau cellulaire et il a un rôle à jouer dans la synthèse protéique. Pour éviter une carence en magnésium, on en retrouve dans le chocolat, les fruits, les légumes secs et dans les céréales. Phosphore Tout comme pour le calcium, il intervient surtout au niveau des os, mais le phosphore ne sert pas qu’à cela, car il est essentiel dans la production d’énergie, dans la formation des protéines et des acides nucléiques. Il n’y a pas vraiment de carence possible puisqu’on en retrouve presque partout : dans les viandes, le poisson, les céréales, et bien d’autres aliments. Problèmes bucco-dentaires Un mauvais état bucco-dentaire ou un dentier qui ne tient pas, gênent parfois considérablement la mastication. Cette situation peut entraîner des troubles digestifs certains. Parfois, la personne âgée se voit contrainte à la suppression des viandes, du pain, des fruits ou des légumes crus dans l’alimentation. Protéines L’importance des protéines est accrue au grand âge, et on rencontre nombre de carences chez les personnes âgées. Elles jouent un rôle dans la fabrication des défenses immunitaires (anticorps) et des cellules sanguines (globules blancs, rouges, plaquettes).


» FOCUS

L’animation en maison de retraite Le projet de vie, en maison de retraite, s’articule essentiellement autour des animations, activités et ateliers proposés aux résidents. L’ensemble de ces animations offre aux personnes âgés les moments agréables nécessaires à leur bien-être, physique et psychique, quel que soit leur niveau de dépendance et leur âge. Activité physique

Nécessité d’un projet d’animation Il est une nécessité incontournable : celle de s’assurer qu’un véritable projet d’animation est pensé, et réalisé surtout, par l’intermédiaire d’une équipe motivée, qualifiée et accessible, dans une maison de retraite. Ces personnes s’assureront ainsi que les résidents âgés sont accompagnés dans leurs besoins quotidiens et y bénéficient d’une véritable « thérapie du bonheur ».

Il est certain que les activités physiques élaborées dans une maison de retraite ne prépareront pas aux Jeux Olympiques ! Elles visent à la mise en place d’exercices simples, à base de mouvements simples des membres supérieurs, jeux de ballons notamment. Ces ateliers permettent – et c’est déjà très important – à un entretien physique mais aussi à la création d’une dynamique de groupe.

Autour des repas

Exercices cognitifs

C’est une évidence, le moment des repas est un temps extrêmement important. Rien de tel en effet qu’une table pour réunir un groupe de personnes. Les repas sont donc un temps privilégié pour l’animation. Mais il n’est pas rare que l’avant repas soit aussi exploité par le personnel d’accompagnement pour distraire les résidents, par exemple via l’organisation des tables, la connaissance des menus, la décoration des lieux, etc. Repères temporels A l’instar de ce qui se déroule dans les maternelles avec les plus petits, il est particulièrement d’offrir des repères temporels aux résidents : création d’un emploi du temps affiché en gros caractères, annonces régulières du programme de chaque journée, instauration des différentes fêtes, etc.

L’instauration de groupes de participants à des ateliers cognitifs devra se faire selon deux critères : l’homogénéité dans le choix des participants et le choix des niveaux de difficulté, afin de ne pas risquer de léser l’un des participants, ni qu’il se sente mal à l’aise. Les ateliers cognitifs peuvent se répartir selon trois axes principaux : les groupes de parole, les ateliers mémoire, et les ateliers lecture. Intervenants extérieurs Outre l’équipe interne présente en permanence dans l’établissement, il existe également divers autres intervenants extérieurs, chargés de l’animation d’ateliers spécifiquement artistiques : ateliers de musique ou de chant, peinture, sculpture ou bien broderie, etc. La grande mode, ces dernières années, consiste à favoriser l’activité intergénérationnelle, en faisant venir de plus en plus souvent en résidence les enfants des écoles. Ces moments de rapprochement entre personnes du grand âge et les touts petits sont particulièrement appréciés de tous.

» LES CHIFFRES DE L’ACTU

» Augmentation des atteintes aux personnes âgées : selon l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), les vols visant les personnes âgées ont augmenté de 35 % sur les dix premiers mois de 2008. Les atteintes aux personnes âgées - essentiellement des vols - sont passées de 2000 pour les mois de janvier à octobre 2007, à 2730 pour la même période de 2008.

» Davantage de centenaires : On en dénombrait environ un millier en 1960, ils étaient 20 115 arrivant à bon port le 1er janvier 2008 ! On estime que le nombre de personnes âgées de plus de 100 ans vivant en France pourrait être supérieur à 60 000 d’ici 2050.

» Toujours plus de bénéficiaires de l’APA : le nombre de bénéficiaires de l’APA atteint à présent 1 094 000 personnes, au 30 juin 2008. Une augmentation en glissement annuel de 4,4% entre juin 2007 et juin 2008. Source : Etudes et Résultats N°666 – Octobre 2008 – DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques

Source : Etudes et Résultats N°666 – Octobre 2008 – DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques

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»Découvrir Cap Retraite L’accompagnement des familles L’équipe de Cap Retraite veille à offrir à chaque famille un service personnalisé, dès le premier contact, et un accompagnement tout au long de leur démarche. Cette vocation d’aide et ce service adapté fait la fierté de Cap Retraite et ne se dément pas, après la 15ème rentrée effectuée aux côtés des familles. Un service personnalisé dès le premier contact Lors de son premier appel, une famille est mise en contact avec un conseiller qui devient aussitôt son interlocuteur personnalisé et privilégié. Celui-ci prend le temps nécessaire à la compréhension du contexte individuel et familial. Il entretient une conversation approfondie, de façon à s’enquérir comme il se doit de l’état de santé de la personne âgée, de son budget, des préférences géographiques de l’entourage, ainsi que de ses préférences particulières. Savoir écouter pour évaluer les besoins de l’interlocuteur Seule une écoute attentive et empathique permet ensuite de déboucher sur un conseil approprié. Les conseillers de Cap Retraite prennent le temps de l’écoute, à chaque appel. Ils peuvent alors déterminer avec la famille l’ensemble des critères qui lui permettront d’effectuer in fine son propre choix. Chaque conseiller aide son interlocuteur à évaluer ses besoins, en fonction du degré de dépendance de la personne âgée, de ses ressources financières, de la durée de séjour souhaitée et de la date d’entrée envisagée. Ayant bien cerné les attentes de la personne qu’il oriente, le conseiller peut alors recommander les maisons de retraite qui y correspondent le mieux. Comment se déroule la recherche d’une place en maison de retraite ? Après une recherche approfondie et compte tenu des places disponibles, le conseiller propose à la famille la visite d’une ou plusieurs résidences. Le conseiller entreprend ensuite les démarches de prise de contact avec les maisons de retraite correspondant aux critères déterminés lors des premiers contacts. Il communique à la famille leurs coordonnées, ainsi que les tarifs, les prestations et les caractéristiques : médicalisation, animation, moyens d’accès… Si la famille le souhaite, le conseiller peut aussi l’aider à organiser les rendez-vous avec les résidences. Un accompagnement complet des familles Les conseillers ont à cœur de répondre sans faille aux inévitables questions qui taraudent les familles. Qu’il s’agisse d’hésiter entre plusieurs établissements, de mettre au point le financement du séjour en maison de retraite, ou de constituer un dossier de demande d’APA, les familles ne sont jamais laissées seules. L’équipe de Cap Retraite accompagne les familles jusqu’à l’aboutissement de leur démarche, afin de leur permettre de gagner en sérénité. Vous avez apprécié notre newsletter ? Pour la recevoir, inscrivez-vous :

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Novembre 2008 : Nutrition et santé des personnes âgées