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Numéro 17 septembre 2009

La lettre d’information de Cap Retraite dédiée aux professionnels de l’accompagnement des personnes âgées

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L’actualité du Grand Âge

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Dossier Cap Retraite : Maisons de retraite, un secteur en évolution

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Focus sur… Deux journées de formation exceptionnelles

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ȃDITO

Découvrir Cap Retraite... Les 7 engagements de Cap Retraite

Numéro Vert Spécial  Pro 

0800 400 008

Le secteur des maisons de retraite est loin d’être figé. Type de population, caractéristiques des établissements, évoluent en permanence. Le dossier de cette Cap News dresse une perspective actuelle sur l’évolution de ces institutions. Nous évoquons aussi les progrès à l’œuvre, tant sur le plan des techniques de prise en charge des résidents, telle l’Humanitude, mais aussi via l’instauration de normes plus rigoureuses pour les établissements. Enfin, notre fiche pratique pourra être remise aux familles : elle récapitule l’essentiel de ce qu’il faut savoir au moment de l’inscription en maison de retraite.

du plan de formation. Inscrivez-vous dès que possible : le nombre de place est limité  ! Pour tout cela, mais aussi pour demander votre abonnement à notre newsletter, contactez nos services par téléphone, via notre Numéro Vert Spécial Pro 0800 400 008, par fax au 01.53.01.36.39 ou bien encore par email à capnews@capretraite.fr.

Enfin, l’équipe de Cap Retraite vous propose prochainement deux journées exceptionnelles de formation, sur le thème de la réforme des tutelles et de l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH). Ces formations, mises en place pour répondre à de nombreuses sollicitations de nos partenaires du secteur médicosocial, vous sont proposées à titre gratuit. Consultez- en page 7 (Focus) le détail

Bonne lecture !

Nous espérons, avec l’édition de ce nouveau numéro, que cette newsletter vous sera utile et précieuse à conserver, et que nous continuerons ainsi à vous aider dans votre mission d’accompagnement des personnes âgées.

L’équipe de Cap Retraite.

dossier Maisons de retraite, un secteur en évolution Sommaire ////////////////////////

» Fiche pratique : Le mémento de l’inscription en EHPAD /// p 3

» EHPAD, des établissements de plus en plus médicalisés /// p 4

» Pratiquer l’Humanitude : l’exemple de la toilette debout /// p 4

» La norme NF pour les maisons de retraite /// p 5

» Les tarifs des maisons de retraite vont-ils augmenter ? /// p 5

» Tableau : nombre de résidents par type d’établissement /// p 6

» Charte des droits et libertés de la personne accueillie /// p 6


» ACTUALITÉ DU GRAND ÂGE

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Plan Alzheimer : état des lieux sur l’avancée des projets Le Comité de suivi du Plan Alzheimer 2008-2012 a publié au cours de l’été un point sur la mise en place de l’ensemble des 44 mesures définies dans le Plan autour de 3 orientations d’actions : santé, recherche, solidarité. Bilan. Plan Alzheimer : de belles avancées

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Les prochaines étapes

En préambule de son dernier compte rendu (9 juillet 2009), le Comité de suivi du Plan Alzheimer rappelle que 2008 fut « essentiellement consacrée à l’élaboration de la méthode » alors que 2009 « voit le début de la mise en œuvre du plan sur le terrain ». Ainsi, on peut noter de belles avancées dans plusieurs domaines : expérimentation de 17 MAIA, de 12 plateformes d’accompagnement et de répit et de 40 équipes spécialisées à domicile. De même, les Assises régionales sont actuellement en cours, regroupant de 150 (en Auvergne) à 800 personnes (région PACA). La mise en ligne des coordonnées de toutes les structures d’accueil de jour (AJ), d’hébergement temporaire (HT) avec le nombre de places, et des consultations mémoire sera prochainement disponible (site CNSA).

Le Comité de suivi précise que plusieurs événements auront lieu vers le 21 septembre, date de la Journée mondiale Alzheimer. Une réunion de suivi du plan est également prévue avec le Président de la République à la rentrée. La prochaine réunion du Comité de suivi du Plan Alzheimer est prévue pour novembre.

Se préparer à la grippe A en maison de retraite Alors que la Grippe A (H1N1) se répand rapidement dans le monde entier, l’état d’alerte a été déclaré par l’OMS et chacun doit se tenir prêt avant le pic épidémique… La Secrétaire d’Etat aux Ainés Nora Berra, mobilise les maisons de retraite à se préparer à la pandémie grippale. Les maisons de retraite doivent établir un « plan de continuité » Selon les études actuelles menées sur la grippe A, les principaux symptômes sont très proches de ceux d’une grippe saisonnière : maux de tête, frissons, toux, fièvre brutale, perte d’appétit, courbatures, écoulement nasal, éternuements, larmoiements et irritation de la gorge. Si la plupart des malades guérissent au bout de 10 jours, il semble que la grippe A soit plus persistante. Comme toute maladie contagieuse, la grippe peut être évitée grâce à des règles d’hygiène de base, à pratiquer impérativement quand la vie est en communauté, comme en maison de retraite. Nora Berra, la Secrétaire d’Etat chargée des Aînés, demande donc à l’ensemble des professionnels sanitaires et médico-sociaux de se préparer à une pandémie grippale A (H1N1) en établissant un « plan de continuité » servant à assurer le suivi des activités auprès des personnes âgées. Grippe A : la vigilance s’impose pour les personnes âgées Si la situation est préoccupante, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, prudente, appelle à la vigilance : « La vérité, c’est que nous sommes confrontés à un virus, certes peu sévère pour l’instant, mais doté d’une très forte capacité de contamination. Face à cette caractéristique majeure, la vigilance est de règle ». Certains spécialistes se veulent même plus rassurants. Par exemple, l’éminent professeur Debré a pour sa part déclaré: « cette grippe n’est pas dangereuse. On s’est rendu compte qu’elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière » ! Pour les plus fragiles, à commencer par nos aînés, la prudence est de mise, et une surveillance médicale accrue est d’ores et déjà assurée dans les établissements d’hébergement spécialisés.

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Rendez-vous Cap Retraite : journées de formation sur l’ASH et la réforme des tutelles Cap Retraite organise deux journées de formation, les 20 octobre et 19 novembre prochains, sur l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH) et la réforme des tutelles. La participation est gratuite, mais attention : le nombre de place est limité ! Les formations proposées :

» ASH : réussir l’accompagnement des familles»

» Réforme des tutelles, entre théorie et réalité : retours d’expérience

Réservez votre inscription en imprimant le bulletin d’inscription (page 7 de notre newsletter). Pour obtenir plus de renseignements, contactez notre numéro vert Spécial « Pro » : 0 800 400 008.

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» DOSSIER

Le mémento de l’inscription en EHPAD Après le choix de l’établissement, les familles se trouvent souvent désemparées lors des formalités d’inscription. Ce mémento utile rappelle en quelques points les notions qu’il est important de vérifier en signant le contrat. Nous rappelons également les principes de tarification en maison de retraite, ainsi que les éléments majeurs de la prise en charge du résident.

» Les mentions obligatoires du contrat de séjour en maison de retraite Le contrat de séjour doit préciser : • si le séjour est pour une durée indéterminée ou pour un séjour temporaire ; • quelles sont les conditions d’admission, notamment le descriptif de la chambre ou du logement mis à disposition du pensionnaire ; • les soins dispensés ; • le coût de l’hébergement journalier et en particulier : • la liste des prestations comprises dans le prix de base ; • la liste des prestations complémentaires sujettes à facturation, ainsi que leur prix ; • les modalités de facturation ou de suspension de la facturation en cas d’absence ou en cas d’hospitalisation de la personne âgée ; • les conditions de résiliation du contrat de séjour, selon les différentes modalités possibles (décès ; hospitalisation ; changement d’établissement ; retour à domicile, etc.)

» Comprendre le système de tarification

Depuis janvier 2002, la réforme de la tarification décompose les tarifs des Maisons de retraite en trois parties : Le Tarif Soins

Les suppléments

Ce tarif comprend les soins médicaux dispensés par le personnel de la résidence. Ce tarif englobe également les soins pratiqués et facturés par des intervenants extérieurs et imputables à la Sécurité Sociale. Ce tarif est directement pris en charge par l’assurance maladie. Le Tarif dépendance Ce tarif prend en compte l’aide à l’accomplissement des actes de la vie courante en cas de perte d’autonomie (celle-ci étant évaluée conformément à la grille nationale d’évaluation AGGIR). Le bénéfice de l’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA) permet de prendre en charge tout ou partie de ce coût.

Le Tarif hébergement Ce tarif comprend le logement, la pension complète, la fourniture du linge de maison et de toilette, l’animation... Il est à la charge de la personne âgée, sauf si l’insuffisance de ses ressources lui ouvre droit à l’aide sociale du département.

Le coût de certaines prestations facultatives peut s’ajouter : le blanchissage du linge personnel, le repas des invités, la location de la télévision, le téléphone, les services de coiffure et pédicure. Les tarifs de ces différentes prestations varient selon les résidences. Les absences prévues ainsi que les hospitalisations donnent en principe lieu à la déduction d’un forfait journalier dans les conditions du règlement intérieur.

» La prise en charge de la personne âgée en maison de retraite La prise en charge médicale L’encadrement médical de la personne âgée est au coeur du dispositif de soins mis en place par les établissements d’accueil des personnes âgées. L’équipe soignante est dirigée par un médecin coordonnateur, assisté d’une infirmière référente, d’aides soignantes et d’aides médico-psychologiques. Ces professionnels qui entourent les résidents établissent dès leur accueil un « projet de soins personnalisé », qui prend en compte l’état de santé physique et psychique du résident, ses besoins, ainsi que son niveau de dépendance. L’alimentation en maison de retraite Une attention particulière est portée à l’alimentation en résidence. Plus qu’une nécessité ou qu’un simple agrément, l’alimentation constitue un véritable soin préventif.

Le projet de vie Chaque maison de retraite établit un projet de vie, c’est-à-dire un plan d’action visant à prévenir la détérioration de l’état des résidents, d’empêcher ou de ralentir leur perte d’autonomie, physique ou psychique. Ce projet de vie vise également, au-delà des actions individuelles spécifiques, à stimuler la participation des résidents à la collectivité et à maintenir leur vie sociale aussi riche que possible.

Les animations L’animation constitue un point central de la vie quotidienne en maison de retraite. Afin de favoriser la stimulation des sens des personnes âgées, l’équipe d’animation proposera un programme quotidien d’activités variées : gymnastique douce, ateliers mémoire, rencontres inter-génération…

Les prestations hôtelières Les maisons de retraite offrent toutes, selon leur catégorie, des prestations hôtelières : blanchisserie, salon de coiffure et une salle de restauration dont les menus doivent être variés et équilibrés. Certaines proposent salon d’esthétique, séances de balnéothérapie et pédicure, des offices religieux, ou des boutiques à demeure.

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» EHPAD, des établissements de plus en plus médicalisés Face au vieillissement de la population, et donc à l’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes, les maisons de retraite se voient contraintes d’adapter leur équipement à cette nouvelle population. Constat d’un statut qui évolue. Quelques chiffres sur les places en maison de retraite En mai 2009, la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) a publié une étude concernant l’offre de places en Etablissement d’Hébergement Pour Personnes Agées (EHPA) pour l’année 2007. Au 31 décembre 2007, l’ensemble des EHPA français proposent 684 000 places pour 657 000 résidents. Cela signifie un taux global d’occupation de 96 %, avec un taux d’équipement moyen de 127 places pour 1 000 personnes de plus de 75 ans (140/1000 en 2003). Quant aux EHPAD, ils accueillent à eux seuls 75% du total de résidents en 2007. La taille moyenne des établissements est de 66 places en 2007, avec une capacité d’accueil légèrement supérieure. Dans les EHPAD, le secteur public représente 55% de la capacité d’accueil, le secteur privé non lucratif 26%, et le secteur privé lucratif 19%. Des résidents de plus en plus dépendants Selon cette étude, « la clientèle des EHPA est de plus en plus dépendante, ce qui rend nécessaire une médicalisation croissante des établissements ». Autrement dit, les résidents hébergés en maison de retraite ont besoin d’être aidés pour l’accomplissement des actes essentiels de la vie  quotidienne, voire d’être assistés continuellement. Au 31 décembre 2007, la DREES compte plus de la moitié de résidents (51%) comme « très dépendants » (classés GIR 1 et 2). De plus, les trois quarts du total des résidents (657  000 personnes) ont des «  problèmes d’incohérence dans leur comportement  ou pour communiquer ». Enfin, il faut noter que 25% des résidents sont placés sous un régime de protection juridique (tutelle, curatelle…), du fait de l’altération de leurs facultés.

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L’augmentation du personnel d’encadrement Après avoir constaté que le nombre de places en établissement augmente moins vite que la population âgée (+14%), le rapport de la DREES souligne l’augmentation du nombre de personnes employées dans l’ensemble des établissements  : en 2007, le secteur emploie 397  000 personnes (toutes professions confondues), dont 52  000 personnes de plus qu’en 2003 (+15%). Les effectifs d’aides-soignants et d’infirmiers ont notamment progressé de 23% entre 2004 et 2007. Le taux d’encadrement moyen est « toujours en hausse et plus élevé dans les EHPAD  ». Il atteint 50 personnes employées temps plein pour 100 places, soit +6% par rapport à 2003, et témoigne essentiellement une augmentation du personnel soignant et paramédical. Source  : Etudes et Résultats de la DRESS – n° 689 – Mai 2009 - « L’offre en établissements d’hébergement pour personnes âgées en 2007 »

Pratiquer l’Humanitude : l’exemple de la toilette debout L’Humanitude est une nouvelle philosophie de soins, une méthode humaniste tendant au respect de la personne âgée lors des soins qui lui sont prodigués. A l’origine de cette méthode, le formateur Yves Gineste. Ce dernier sillonne la France afin de sensibiliser les soignants à la pratique de l’humanitude en maison de retraite. L’Humanitude : un regard différent sur la personne âgée Les formations dispensées par l’équipe d’Yves Gineste tentent de sensibiliser les soignants en établissement à la personnalité même de la personne âgée, leur permettant ainsi d’avoir une approche différente de sa prise en charge. Par le regard, la parole et le toucher, le patient devient autre et les difficultés rencontrées quotidiennement par les soignants s’atténuent. En effet, sachant que 55 à 75 % des personnes présentant un syndrome démentiel (type Alzheimer) résident dans des EHPAD, le personnel se retrouve souvent confronté à des comportements imprévus au cours des actes de soins prodigués sur ces résidents. Pour éviter cris, insultes, coups, griffures ou morsures, quelques gestes simples peuvent être efficaces : toucher, parler, regarder la personne âgée pendant le soin… Une mise en confiance par le regard, la parole et le toucher Pour Yves Gineste, le soignant doit avant tout professionnaliser son approche du patient. Chaque geste, chaque parole, chaque regard doit être conscient et contrôlé. Professionnaliser le regard, c’est par exemple arriver de face, au pied du lit et non pas du côté des barrières, se rapprocher, se mettre au même niveau, s’obliger à croiser le regard de la personne âgée… Professionnaliser la parole, c’est engager une conversation, attendre une réponse, décrire les gestes réalisés ou les soins prodigués. Enfin, professionnaliser le toucher, c’est prendre la main et non saisir le poignet, c’est offrir un contact doux et permanent en évitant les zones corporelles sensibles ou douloureuses. Tout ceci contribue à une « mise en relation et en confiance », véritables « préliminaires aux soins » en toute sérénité. La toilette debout Yves Gineste milite entre autre pour la « toilette debout » et non effectuée au lit : il plaide pour le plein usage de la douche en maison de retraite. En effet, contrairement aux idées reçues, seuls 15% personnes âgées sont hostiles à la douche, la trouvant désagréable, contrairement à 85% des résidents. De même, 55% des personnes hospitalisées sont capables de se déplacer seules et 35% peuvent être lavées debout avec un peu d’aide. Ainsi, la toilette debout est tout à fait possible! Le temps d’accompagner le résident, d’entrer en contact par le regard et la parole avant de passer au contact corporel doit durer entre 20 secondes et 5 minutes. « Si un vieux tient 20 minutes debout chaque jour, il ne devient pas grabataire » conclut Yves Gineste.

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La norme NF pour les maisons de retraite Depuis 2003, les établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA et EHPAD) peuvent obtenir la norme de qualité NF X50-058 attribuée par l’organisme français de normalisation, l’AFNOR. Exiger cette norme, c’est être sûr du choix de l’établissement. La norme NF X50-058 pour les maisons de retraite NF X50-058 : ce nom de code légèrement impersonnel est un ensemble de règles définies pour assurer le « cadre éthique et les engagements de service » proposés par les établissements d’accueil pour personnes âgées, dépendantes ou non. Ainsi, le public averti par le logo NF Service apposé dans les locaux et la documentation de l’établissement titulaire est sûr du respect des thèmes centraux relevés par la norme, à savoir le maintien de l’autonomie et de la vie sociale des personnes âgées hébergées, un accompagnement et des soins individualisés, un personnel qualifié et compétent. La norme NF Service : une démarche volontaire La norme NF Service de l’AFNOR est un référentiel qui garantit « une qualité de service, un accueil individualisé et une relation contractuelle claire ainsi que la conformité du service aux engagements définis dans la norme ». Cependant, l’attribution du label NF Service résulte d’une démarche volontaire, puisque c’est à la maison de retraite d’en faire la demande. Elle s’engage ainsi dans un processus de suivi de qualité basé sur l’auto-évaluation, tout en se soumettant régulièrement aux contrôles de l’AFNOR. Vers la certification L’élaboration et l’application de cette la norme sont les premières étapes vers une certification généralisée des établissements pour personnes âgées. Cela devrait permettre une meilleure lisibilité des services proposés en établissement et donc une comparaison plus efficace. Idéalement, la certification devrait être opérationnelle dans les 2 à 3 ans… si les nombreux problèmes de gestion et les manques de moyens de ces établissements ne viennent pas ralentir cette démarche qualité.

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Pour plus de renseignements : la norme NF X 50-058 est disponible sur le site de l’AFNOR, www.afnor.fr ou au 01 41 62 76 44.

Les tarifs des maisons de retraite vont-ils augmenter ? Un projet de décret du ministère du travail, qui devrait, s’il est adopté, entrer en vigueur en 2010, révèle vouloir modifier le financement des EHPAD publics et associatifs, fixant des dotations globales et donc de nouvelles règles de gestion. L’inquiétude : une augmentation des tarifs des maisons de retraite. Les tarifs des maisons de retraite Depuis la réforme 2001 concernant le financement des établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD), le prix de la journée est défini en fonction de 3 composantes : le tarif des soins, celui de la dépendance et le tarif de l’hébergement. En application de la Loi de financement de la Sécurité sociale 2009 tendant à la « convergence budgétaire », les tarifs des soins et de la dépendance vont désormais faire l’objet d’une « dotation globale plafonnée » que les EHPAD seront libres de gérer. Quant au tarif hébergement, il est déjà librement fixé par les établissements privés en fonction de la qualité de leurs prestations d’hôtellerie, d’entretien et d’animations ; ce projet de décret semble vouloir faire de même pour les établissements publics et associatifs. En effet, le texte prévoit de laisser aux EHPAD publics ou associatifs (soit 80% des établissements) une liberté de fixation de leur tarif d’hébergement, payé par les familles et les résidents, pour les personnes ne bénéficiant pas de l’aide sociale. La crainte d’un système à deux vitesses Suite à ces révélations, associations et familles de résidents ne sont pas restées de marbre ! La dotation globale étant plafonnée et donc limitée, « le tarif hébergement va servir de variable d’ajustement pour les maisons de retraite », explique Joëlle Le Gall, présidente de la Fédération Nationale des Associations de Personnes Âgées et de leurs familles (FNAPAEF). En effet, la libéralisation des tarifs hébergement risque d’entrainer quelques déviances : une augmentation considérable du coût pour les familles, ou alors des économies de moyens et de personnel et donc une dégradation de la qualité de la prise en charge. Enfin, puisque la modulation du tarif se fera en fonction de l’attribution de l’aide sociale et que les places sont rares, il est fort à parier que les établissements feront une sélection de leur clientèle en fonction de leurs ressources… C’est d’ailleurs l’avis de Pascal Champvert, président de l’Association Des Directeurs au service des Personnes Âgées (AD-PA), qui craint lui aussi des discriminations entre résidents.

Le gouvernement se veut rassurant… Pourtant, au ministère du travail, on explique au contraire que « la réforme apportera une liberté de gestion plus grande aux établissements publics et associatifs, qui pourront mieux anticiper leurs investissements et être plus concurrentiels par rapport aux structures privées ». Concernant le tarif hébergement, on rappelle que son évolution sera encadrée par la Direction de la concurrence et des prix afin de limiter les abus, et qu’un contrôle des comptes est prévu a posteriori. Face à une telle polémique, la Secrétaire d’Etat aux Ainés, Nora Berra, affirme aujourd’hui que « le gouvernement n’a aucunement l’intention de libéraliser les tarifs des maisons de retraite publiques et associatives. Comme aujourd’hui, les conseils généraux continueront de fixer les tarifs pour chaque établissement ». Il semble donc que le projet de libéralisation des tarifs hébergement doive tout simplement être écarté…

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» Tableau : nombre de résidents par type d’établissement Nombre de résidents

En %

EHPAD* publics

273 867

42

EHPAD* privés non lucratifs

132 066

20

EHPAD* lucratifs

88 776

14

Maisons de retraite publiques non-EHPAD

13 452

2

Maisons de retraite privées non-lucratives non-EHPAD

10 388

2

Maisons de retraite privées lucratives non-EHPAD

7 984

1

Logements-foyers publics non-EHPAD

79 214

12

Logements-foyers privés non-lucratifs non-EHPAD

30 020

5

Logements-foyers privés lucratifs non-EHPAD

2 626

0

Unités de soins longue durée non-EHPAD

16 993

3

Autres** non-EHPAD

1 355

0

Ensemble des EHPA

656 741

100

*EHPAD : maisons de retraite, logements-foyers, USLD, ayant signé une convention tripartite. ** Etablissements d’hébergement temporaire et établissements expérimentaux.

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Champ : France entière – données au 31 décembre 2007 / Sources : Enquête DREES

CHARTE DES DROITS ET LIBERTES DE LA PERSONNE ACCUEILLIE Arrêté du 8 septembre 2003 relatif à la charte des droits et des libertés de la personne accueillie, mentionnée à l’article L-311-4 du code de l’action sociale et des familles. Art. 1 - Droit d’être accueilli sans discrimination à raison, en particulier, de son origine ethnique ou sociale, de son apparence physique, de son orientation sexuelle, de ses opinions politiques ou religieuses ; Art. 2 - Droit à une prise en charge individualisée et le plus adaptée possible à ses besoins ; Art. 3 - Droit à une information claire, compréhensible, notamment sur l’organisation et le fonctionnement de l’établissement et sur les associations d’usagers oeuvrant dans le domaine ; Art. 4 - Droit de donner son consentement éclairé, de participer à la conception et à la mise en oeuvre de son projet d’accueil et d’accompagnement ; Droit d’être accompagné de la personne de son choix lors des démarches nécessitées par la prise en charge ou l’accompagnement ; Art. 5 - Droit de renoncer aux prestations choisies ou de les modifier ; Art. 6 - Droit au maintien des liens familiaux ; Art. 7 - Droit au respect de la confidentialité des informations privées Art. 8 - Droit à la santé et aux soins, à un suivi médical adapté ; Art. 9 - Droit à l’autonomie, droit de circuler librement dans et hors de l’établissement, de conserver des biens, effets et objets personnels ; Droit au soutien affectif ; le rôle de la famille doit être facilité; dans les moments de fin de vie, les soins, l’assistance et le soutien doivent être adaptés dans le respect des pratiques religieuses et des convictions de la personne et de ses proches; Art. 10 - Droit d’exercer ses droits civiques ; Art. 11 - Droit à la pratique religieuse ; Art. 12 - Respect de la dignité de la personne et de son intimité.

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» LES CHIFFRES DE L’ACTU Qui réside en maison de retraite ? Au 31 décembre 2007, près de 657 000 personnes vivent dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées, soit 2% de plus qu’en 2003 : • 76% d’entre elles sont hébergées en EHPAD. • 75% sont des femmes. • 90% sont des personnes seules (n’ayant pas ou plus de conjoint). • 74% sont âgés de plus de 80 ans ; 52% ont plus de 85 ans. • La moyenne d’âge est de 84 ans et 2 mois. • 10% ont plus de 95 ans. Source : Etudes et Résultats de la DREES « Les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées en 2007 » - n° 699 – Août 2009

» FOCUS

Deux journées de formation organisées par CAP RETRAITE sur l’ASH et la réforme des tutelles Pour répondre à la demande croissante de nos partenaires professionnels, Cap Retraite organise deux journées de formation, les 20 octobre et 19 novembre prochains, sur l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH) et la réforme des tutelles. La participation est gratuite, mais attention : le nombre de place est limité ! Vous êtes assistante sociale, en hôpital ou en mairie, ou bien vous travaillez dans un CCAS ou dans un autre organisme, au contact des personnes âgées et de leur familles : nos formations peuvent vous intéresser ! Les formations proposées : > L’ASH : réussir l’accompagnement des familles De nombreuses familles souhaitent placer un proche âgé en établissement d’hébergement, mais leurs ressources ne le permettent pas. Quand déposer un dossier de demande sociale  ? Comment accompagner les familles dans leurs démarches ? Jusqu’où va l’obligation alimentaire ?... La formation abordera de nombreux aspects pratiques, issus de l’expérience de nos conseillers sur le terrain. > Réforme des tutelles, entre théorie et réalité : retours d’expérience La réforme des tutelles est pleinement entrée en vigueur au 1er janvier 2009. Or dans les faits, de nombreux écueils freinent sa mise en place. Que faire alors pour gérer les dossiers qui affluent ? Cette formation tentera d’apporter un éclairage pratique, à la lumière des retours d’expérience enregistrés sur le terrain depuis le début de l’année par l’équipe de Cap Retraite. Quand ? date

Matin 09h30-12h30

Après-midi 14h30-17h30

Mardi 20 octobre 09

Réforme des tutelles

Aide sociale à l’hébergement

Jeudi 19 novembre 09

Aide sociale à l’hébergement

Réforme des tutelles

Où ? Salons de l’hôtel St-Petersbourg, 33/35 rue Caumartin 75009 Paris. Accès : Métro : Lignes situées autour de l’hôtel, accessibles à 2 ou 3 minutes à pied seulement Madeleine : lignes 8, 12 et 14 / Havre-Caumartin : lignes 9 et 3 / Opéra : lignes 7, 8 et 3 / Saint-Lazare : lignes 12, 13, 14, 9 et 3 RER : RER ligne A : station AUBER à 1 minute à pied, direct vers La Défense et Gare de Lyon RER ligne E : station HAUSSMANN-SAINT LAZARE à 3 minutes à pied, direct vers Gare du Nord et Gare de l’Est Réservez votre inscription en remplissant le bulletin d’inscription ci-joint et en le faxant au 01.53.01.36.39. Je réserve ma formation Nom : CAP Retraite !

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Mardi 20 octobre 09 Jeudi 19 novembre 09 Pour obtenir plus de renseignements, contactez notre numéro vert Spécial « Pro » : 0 800 400 008.

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»Découvrir Cap Retraite Les 7 engagements de Cap Retraite Cap Retraite a adopté une charte de confiance en 7 points. Ainsi, chaque famille en contact avec nos conseillers bénéficie de la qualité de notre service, assurée par une charte de confiance reposant sur sept engagements. Résultat : avec nos conseillers, la famille n’est plus jamais seule. Engagement N°1 : la confidentialité. Cap Retraite s’engage au respect de la vie privée des personnes âgées et de leurs proches. L’organisme ne fait aucune utilisation des informations recueillies lors des entretiens avec les familles. Conformément à la Loi Informatique et Libertés, Cap Retraite offre aux familles un droit d’accès, de rectification et de suppression des données sur simple de demande. Engagement N°2 : l’information juste. Parce qu’afin d’effectuer le meilleur choix, chaque famille doit connaître ses droits, comprendre le fonctionnement des établissements d’accueil et bénéficier au cas par cas de renseignements clairs et adaptés, nous nous engageons à fournir une information juste. Engagement N°3 : la gratuité. Nos services de recherche et d’orientation vers la maison de retraite la plus appropriée à vos critères sont entièrement gratuits. Nous ne demandons aux familles aucune participation, aucune cotisation, aucun défraiement. De même, notre numéro national d’appel est gratuit et vous pouvez nous contacter à tout moment sans débourser un seul centime. Engagement N°4 : un service personnalisé. Nous sommes au service des familles et répondons aux besoins spécifiques de chaque demande. Selon vos priorités et l’équilibre des contraintes personnelles, nous offrons un conseil de qualité, permettant d’effectuer le choix le plus adapté. Engagement N°5 : l’écoute. Il n’est pas facile de chercher une maison de retraite pour une personne âgée. Les embûches sont nombreuses et, de plus, chaque cas a des caractéristiques qui lui sont propres. Bien souvent désemparées lorsqu’elles font face seules, les familles trouvent auprès de nos conseillers une oreille attentive. Savoir écouter nous permet de mieux orienter.. Engagement N°6 : la disponibilité. Vous pouvez nous contacter à tout moment, en laissant un message électronique 24h sur 24 ou en appelant notre standard au numéro vert : 0800.891.491. Un conseiller Cap Retraite vous rappelle aussitôt et vous bénéficiez d’une consultation immédiate et gratuite. Engagement N°7 : l’accompagnement des familles. Tout au long de votre démarche, au cours de vos recherches, Cap Retraite accompagne les familles, en répondant à chaque étape aux questions qui peuvent surgir. Vous avez apprécié notre newsletter ? Pour la recevoir, inscrivez-vous :

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Septembre 2009