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Dialogue LES FAITS SUR

le Gaz naturel

ACPP

ASSOCIATION C NADIENNE DES PRODUCTEURS PÉTROLIERS

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Table des matières Les faits............................................................1 UNITÉ 1 : La ressource...............................3 UNITÉ 2 : L’énergie.................................... 19 UNITÉ 3 : L’économie............................... 27 UNITÉ 4 : L’environnement 4.1 L’air......................................................... 37 4.2 L’eau....................................................... 41 .4.3 Les sols.................................................49


LES FAITS La trousse d’outils Dialogue En 2008, l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) lançait un bulletin d’information électronique pour diffuser des informations et des comptes-rendus sur l’industrie dans un format facile à lire et à caractère non technique. La trousse d’outils Dialogue s’élargit par la publication de guides d’information qui se consacrent à une ressource en particulier. Le premier d’entre eux s’intitulait Les faits sur les sables bitumineux. Une version pour le public américain, About Canada’s Oil Sands, a également été publiée. Les faits sur le gaz naturel est le troisième de cette série. Pour recevoir ce bulletin en ligne, veuillez adresser votre demande par courriel à : upstreamdialogue@capp.ca. Pratique et crédible L’ACPP est la voix de l’industrie pétrolière et gazière et représente des entreprises qui produisent environ 90 % du gaz naturel et du pétrole brut canadiens. Selon nos recherches, les Canadiens souhaitent un débat équilibré sur l’énergie, l’économie et l’environnement. C’est pourquoi ce livre de poche a été conçu pour vous permettre d’accéder facilement et rapidement aux faits entourant le gaz naturel et vous aider ainsi à participer à la discussion. Les faits proviennent de sources indépendantes ou sont issus des données de l’ACPP qui ont été validées à partir d’autres données publiques, y compris des rapports gouvernementaux.

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Plus de faits? Voulez-vous en savoir davantage à propos de faits absents de ce document? Veuillez visiter le www.capp.ca ou le www.gaznaturelcanadien.ca pour obtenir du matériel didactique objectif, basé sur des éléments tangibles, au sujet des ressources canadiennes de gaz naturel. Vous pouvez également faire parvenir vos questions à l’adresse upstreamdialogue@capp.ca. Des sources supplémentaires sont fournies à la fin de ce guide. Mises à jour Une mise à jour régulière de la version de ce guide des faits sur le gaz naturel est disponible à www.capp.ca/upstreamdialogue. Pour obtenir des versions imprimées des Faits sur le gaz naturel, veuillez adresser votre demande par courriel à : upstreamdialogue@capp.ca.

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LA RESSOURCE

UNITÉ 1

LA RESSOURCE Qu'est-ce que le gaz naturel?

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La ressource Le Canada est le troisième producteur de gaz naturel au monde.

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Le gaz naturel est un hydrocarbure naturel qui se compose principalement de méthane, mais il peut également comprendre de petites quantités d’éthane, de propane, de butane et de pentanes. Comme le gaz naturel est tiré du sol, on peut également y retrouver des composés de sulfure, du nitrogène, du dioxyde de carbone, de l’eau et d’autres substances. Ces composés sont retirés du gaz naturel dans les usines de traitement. Éthane Méthane

hydrogène charbon

La formation du gaz Le gaz naturel s’est formé il y a des millions d’années alors que la chaleur et la pression ont transformé les plantes et les animaux en décomposition enfouis dans des couches sédimentaires rocheuses. Le gaz qui en résulte est emprisonné sous une couche rocheuse imperméable qui l’empêche de remonter à la surface.

L’histoire du gaz canadien Le gaz naturel fait partie des sources énergétiques du Canada depuis sa découverte en 1859 au Nouveau-Brunswick, où il était brûlé à la torche comme un résidu inutile. En 1883, du gaz naturel a été repéré dans le sud-est de l’Alberta. La première découverte de gaz extracôtier a eu lieu au sud de l’île de Sable en N.-É. en 1967. Aujourd’hui, le gaz naturel comble environ 30 % des besoins énergétiques du Canada. 5

LA ResSource

Le gaz naturel


La localisation du gaz

On retrouve le gaz naturel dans plusieurs régions de l’Amérique du Nord. La quantité de gaz récupérable croît constamment grâce à l’exploration et aux avancées technologiques qui rendent accessibles les sources de gaz non traditionnel.

Les réservoirs de gaz naturel de l’Amérique du Nord

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caractéristiques

du gaz naturel

Abondant – En tenant compte des niveaux actuels de consommation, le Canada dispose de ressources suffisantes pour approvisionner les consommateurs en gaz naturel pour au moins les 100 prochaines années. Grâce aux avancées dans la technologie de récupération, l’approvisionnement potentiel en gaz naturel a fait un bond spectaculaire. Abordable – Le gaz naturel canadien est une solution énergétique à prix concurrentiel qui comble de nombreux besoins. Plus propre – Le gaz naturel est le combustible hydrocarboné le plus propre. Les appareils ménagers, les véhicules et les centrales électriques au gaz naturel sont hautement efficaces. Cette grande efficacité en fait un choix énergétique beaucoup moins polluant que les autres combustibles fossiles. En fait, il est 50 % plus propre que le charbon. Source : Ressources naturelles Canada Fiable – Les Canadiens ont accès au gaz naturel dès qu’ils en ont besoin. Près de 480 000 kilomètres de pipelines acheminent le gaz naturel de façon sécuritaire et fiable à plus de six millions de résidences, d’entreprises et d’institutions à travers le Canada. Source : Association canadienne du gaz (ACG)

Polyvalent – On utilise le gaz naturel pour chauffer les résidences et les entreprises, pour produire de l’électricité et pour approvisionner les véhicules. Il agit également comme produit de base pour les fertilisants et les procédés chimiques. Source : ACG

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LA ResSource

Les


Les sources Il est souvent question d’extraction traditionnelle ou non traditionnelle du gaz naturel, les principales différences reposant dans la technique, la facilité et les coûts qui y sont reliés. Au cours de la dernière décennie, les ressources de gaz naturel en Amérique du Nord n’ont cessé de s’accroître; le Canada estime en posséder environ 700 à 1 300 milliards de pieds cubes (Gpi3). Cette hausse provient principalement des moyens non traditionnels. Grâce à ces nouvelles technologies, il est maintenant possible d’exploiter ces ressources de façon plus économique et plus rentable. Les gaz naturels non traditionnels comprennent le gaz de schiste, le méthane de houille et le gaz de formation imperméable (ou gaz de réservoir étanche).

Les ressources canadiennes de gaz naturel 700 à 1 300 billions de pieds cubes (Tpi3)

Produit

Gaz non traditionnels

Traditionnel Gaz de schiste

Gaz de formation imperméable

Méthane de houille

Source : CSUR 2010 La production annuelle canadienne est de 5,3 Tpi3 / année

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Traditionnel – Le gaz traditionnel fait référence au gaz emprisonné dans des zones multiples, relativement petites et poreuses, se retrouvant dans une variété de formations rocheuses comme le grès. Il est souvent difficile à détecter, mais une fois découvert, il est habituellement plus facile à exploiter à l’aide de méthodes traditionnelles, comme la fracturation hydraulique qui est utilisée depuis les 60 dernières années. Non traditionnel – De nos jours, la croissance de l’approvisionnement des ressources gazières récupérables se trouve surtout dans des réservoirs non traditionnels. Grâce aux percées technologiques dans le forage horizontal et dans la fracturation hydraulique en plusieurs étapes, il est maintenant possible de rentabiliser la commercialisation du gaz de schiste, du gaz de réservoir étanche et des autres gaz non traditionnels. Gaz de schiste – Le gaz naturel qui se retrouve dans les formations rocheuses à sédiments fins. Le gaz est fermement emprisonné dans de petits espaces poreux de la roche réservoir, exigeant le recours à des technologies avancées pour le forage et la fracturation des zones porteuses de gaz. Méthane de houille – Le méthane de houille (MH) est un gaz naturel qui se trouve dans des filons de charbon. Le gaz naturel est emprisonné dans la matrice houillère par un procédé appelé l’adsorption. Réduire la pression dans les filons de houille permet au gaz de s’échapper du charbon vers le puits de forage. Gaz de réservoir étanche (formation imperméable) – Il s’agit de gaz naturel qui se trouve dans du sable et dans du carbonate et qui a une perméabilité très faible; ces caractéristiques constituent une mesure de la capacité d’un gaz ou d’un fluide à traverser une formation rocheuse. Le gaz est emmagasiné dans les minuscules espaces poreux dans la roche. 9

LA ResSource

Produit – Représente la quantité globale de gaz naturel canadien ayant déjà été produite, essentiellement à partir de sources traditionnelles.


La récupération de la ressource Plusieurs méthodes et technologies permettent l’exploitation et le traitement des ressources de gaz naturel. Le forage vertical – Les appareils de forage creusent des puits verticaux directement dans les formations géologiques poreuses souterraines qui retiennent le gaz naturel. Le forage horizontal – Le forage horizontal a recours à la flexibilité de la tige de forage et à un trépan orientable motorisé pour transformer un puits vertical en un plan horizontal à une profondeur mesurée. Ce procédé, qui consiste à croiser le réservoir de façon horizontale, permet au puits d’avoir un meilleur contact avec le réservoir. La fracturation hydraulique – La fracturation hydraulique permet de pomper dans le fond du puits des fluides (de l’eau avec une petite quantité d’additifs) et du sable (ou un autre agent de soutènement) sous haute pression. La pression provoque la fracturation de la formation rocheuse à proximité. Lorsque la pression de la pompe s’atténue, l’eau se disperse ou retourne dans le puits en laissant une fine couche de sable qui permet de maintenir les fissures ouvertes. Cette couche agit comme voie de passage pour permettre au gaz naturel de s’échapper des formations avares (à faible perméabilité) et de s’écouler vers le puits de sorte qu’il puisse être récupéré et expédié au marché par pipeline. La fracturation hydraulique est utilisée dans la production traditionnelle du gaz naturel depuis plus de 60 ans. Des innovations récentes dans la fracturation hydraulique en plusieurs étapes ont contribué à développer des champs non traditionnels. 10


LA ResSource

Le traitement – Les pipelines transportent le gaz extrait du sol vers les usines de traitement pour raffiner le produit. Le gaz qui en résulte est acheminé aux consommateurs canadiens ou exporté. L’exploitation – En 2011, le Canada a produit 5,3 billions de pieds cubes (Tpi3) de gaz naturel. L’est du Canada en a importé 1,0 Tpi3, alors que les Canadiens en consommaient 2,8 Tpi3. Cela constitue environ 30 % de l’énergie utilisée au Canada. Toujours en 2011, le Canada a exporté 3,2 Tpi3 de gaz naturel aux É.-U.

La géologie des ressources de gaz naturel Surface du sol

300m Gaz traditionnel

Méthane de houille

Aquifères

Gaz traditionnel Formations rocheuses étanches Grès

2000m

Pétrole

Gaz de formation imperméable

Schiste riche en gaz

4000m

Source : EIA

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Pipelines – Le gaz naturel est acheminé par gazoducs à partir des puits vers les usines de transformation, les réseaux de distribution et est livré directement aux résidences et aux entreprises à l’échelle du Canada grâce à un vaste réseau de pipelines de distribution.

Réseau de livraison du gaz naturel (les configurations actuelles peuvent varier) Usine de transformation

Station de compression Centrale électrique

Station de compression

Gazoducs

Stockage souterrain

Point de livraison

Consommateurs Lignes de résidentiels distribution

Commercial Customers Consommateurs résidentiels

Le gaz naturel sort de terre à la tête de puits, là où il est acheminé par un gazoduc relié à une station de compression. Celle-ci pompe le gaz naturel dans les gazoducs vers une usine de transformation ou un stockage souterrain pour une utilisation ultérieure. Les usines de transformation retirent les

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Source : CEPA

Puits de production

Gazoducs de collecte

liquides du gaz naturel pour le rendre apte à la consommation. De l’usine de traitement, le gaz est pompé par les stations de compression vers les centrales électriques ou, à partir d’un point de livraison, aux consommateurs résidentiels et commerciaux.


Point de vue sur la

fracturation hydraulique

La réglementation – L’industrie canadienne du gaz naturel est l’une des plus réglementées au monde. Bien que toutes les provinces aient leur propre règlementation, chaque compétence dispose de lois afin de diminuer les impacts sur l’environnement, de protéger les aquifères d’eau douce et d’assurer le développement responsable. L’étendue et la profondeur de la fracturation – Lorsqu’un puits horizontal est fracturé, il est foré à l’intérieur de la zone géologique contenant le gaz. On retrouve le gaz de schiste et le gaz de réservoir étanche dans des zones spécialement identifiées qui mesurent habituellement des dizaines de mètres d’épaisseur et qui s’étendent latéralement sur des centaines de mètres. Les fractures créées se propagent dans la formation rocheuse comme une toile d’araignée tridimensionnelle, possiblement sur 50 à 100 mètres, jusqu’aux extrémités supérieure et inférieure de la zone 13


d’hydrocarbure. Les fractures ne mesurent que quelques millimètres de largeur, suffisamment pour retenir quelques grains de sable qui les maintiendront ouvertes. La profondeur de la ressource – Les réservoirs de gaz de schiste et de gaz de réservoir étanche se situent à des profondeurs variées, souvent de 2 000 à 3 000 mètres sous terre. À titre de comparaison, la Tour CN de Toronto s’élève à 550 mètres de hauteur. La profondeur des aquifères d’eau potable – On retrouve habituellement les aquifères d’eau potable à des profondeurs de moins de 300 mètres. Les puits de gaz naturel peuvent être forés à travers l’aquifère s’il est protégé par un cuvelage d’acier cimenté, afin de l’isoler de la zone gazière et de toutes les activités qui se déroulent à l’intérieur du puits. Les aquifères d’eau potable font l’objet de règlementations strictes de la part des gouvernements provinciaux.

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LA ResSource

Pourquoi la fracturation?

Utilisons une analogie: Imaginez-vous en train de préparer du café filtre dans une cafetière. Si vous utilisez 200 grains de café sans les moudre, ils occuperont une superficie d’environ 0,02 m2, soit un peu plus grand que celle de cette page. Si vous deviez les moudre, leur superficie s’élèverait à environ 800 m2, soit près de la moitié de la taille d’une patinoire de la LNH. En utilisant des grains moulus et en permettant à l’eau de s’y infiltrer, vous obtiendrez un café en une seconde; toutefois, les grains entiers devront bouillir environ 40 000 secondes (11 heures) pour obtenir le même résultat! Une plus grande superficie fait toute la différence. Lorsqu’une formation rocheuse de schiste est forée au moyen de la fracturation hydraulique, la superficie autour du puits de forage s’agrandit, ce qui permet de libérer le gaz naturel. Sans la fracturation, il faudrait 27 ans pour récupérer le gaz à un mètre autour du puits de forage. Source : Dr Basim Faraj, Questerre Energy

200 grains 0,02 m2

11 heures

800 m2

1 s

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Principes directeurs relatifs à la fracturation hydraulique L’industrie canadienne du gaz de schiste, du gaz de réservoir étanche et du pétrole de réservoir étanche encourage une approche responsable en matière de fracturation hydraulique et de gestion de l’eau. La protection des ressources en eau lors de l’approvisionnement, l’utilisation et la manipulation est une priorité de notre industrie. Nous appuyons et nous respectons tous les règlements régissant les opérations de fracturation hydraulique, d’utilisation et de protection de l’eau. De plus, nous nous engageons à appliquer les principes directeurs suivants :

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Nous préserverons la qualité et la quantité des ressources régionales en eau de surface et en eau souterraine en adoptant de saines pratiques de construction de puits de forage, des solutions de rechange appropriées à l’approvisionnement en eau douce, et ce, tout en récupérant et en réutilisant l’eau dans la mesure du possible.

2

Nous mesurerons notre utilisation de l’eau et nous en communiquerons les résultats dans le but de poursuivre la réduction de notre impact sur l’environnement.

3

Nous soutiendrons la mise au point d’additifs au liquide de fracturation qui comportent le moins de risques possible pour l’environnement.

4

Nous favoriserons la publication des informations concernant les additifs au liquide de fracturation.

5

Nous continuerons à développer et à collaborer à des techniques qui permettent de réduire les risques potentiels de la fracturation hydraulique sur l’environnement et à faire connaître les pratiques exemplaires dans l’utilisation de ces technologies.

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LA ResSource

Pratiques d’exploitation relatives à la fracturation hydraulique de l’ACPP

Les pratiques d’exploitation viennent appuyer les principes directeurs pour la fracturation hydraulique. Appliquées dans l’ensemble du pays, les pratiques renforcent l’attention soutenue de l’industrie du gaz de schiste, du gaz de réservoir étanche et du pétrole de réservoir étanche sur l’amélioration continue de sa performance environnementale et de sa transparence.

1

Divulgation des additifs contenus dans les fluides de fracturation : Divulguer pour chaque puits les composants chimiques des additifs utilisés dans le fluide de fracturation, incluant son appellation commerciale, son usage général et ses concentrations.

2

Évaluation et gestion des risques associés aux additifs dans les fluides de fracturation : Identifier et gérer les facteurs de risques potentiels à la santé et à l’environnement associés aux additifs utilisés dans le fluide de fracturation, et accroître la demande du marché de fluides de fracturation moins nocifs à l’environnement.

3

Essais de base sur les eaux souterraines : Élaborer des programmes d’échantillonnage des puits d’eau domestique et participer aux programmes de surveillance des eaux souterraines régionales.

4

Construction de puits de forage et assurance de la qualité : Garantir qu’un puits de forage est conçu et installé de façon à assurer son intégrité avant d’entreprendre la fracturation hydraulique, et élaborer des plans correctifs dans une improbable éventualité que le puits de forage soit compromis.

5

Approvisionnement en eau, mesure, et réutilisation de l’eau : Évaluer les diverses options disponibles de sources d’eau, surveiller les sources d’eau tel qu’exigé pour démontrer la durabilité de la ressource, mesurer, puis communiquer les données sur les prélèvements de l’eau.

6

Transport, manipulation, stockage et élimination des fluides : Identifier, évaluer et atténuer les risques potentiels liés au transport, à la manipulation, au stockage et à l’élimination des fluides, et garantir une réponse rapide en cas de déversement accidentel.

7

Activité sismique induite anormale : le cas échéant, établir la surveillance, l’atténuation et les interventions pour éviter ou minimiser les répercussions négatives d’une activité sismique induite liée à la fracturation hydraulique.

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La protection de la qualité de l’eau Chaque puits de gaz naturel est doté d’un système de cuvelage d’acier cimenté à l’extérieur, afin d’empêcher tout fluide de traverser le puits vers les aquifères d’eau souterrains.

Source : Apache Corporation

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L'EAn ergie

UNITÉ 2

L'En A ergie Pourquoi avonsnous besoin dE gaz naturel?

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L’énergie Le gaz naturel est une source d’énergie essentielle au Canada et dans le monde.

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L’énergie canadienne

En 2009, la consommation moyenne de gaz naturel d’une residence au Canada était d’environ 94 800 pieds cubes. Source : (RNCan)

5,3 billions de pieds cubes Le Canada a produit 5,3 Tpi3 de gaz naturel en 2011. Source : ACPP, 2012.

2,8 billions de pieds cubes En 2011, les Canadiens ont consommé 2,8 Tpi3 de gaz naturel. Le Canada produit bien au-delà de la quantité de gaz naturel nécessaire pour combler l’ensemble de la demande intérieure.

1 300 billions de pieds cubes On estime qu’il est possible de récupérer et de commercialiser 700 à 1 300 Tpi3 de gaz naturel. Étant donné la consommation intérieure actuelle de gaz naturel, le Canada dispose de ressources suffisantes pour plus de 100 ans. Source : CSUR 2010 21

L'EAn ergie

Le gaz naturel fait partie intégrante du panier d’énergies canadien avec le pétrole, le charbon, l’hydroélectricité, l’énergie nucléaire et d’autres sources d’énergie renouvelable. Actuellement, le gaz naturel comble environ 30 % des besoins énergétiques canadiens.


L’usage

du gaz naturel Résidentiel – Le gaz naturel est la forme d’énergie la plus utilisée dans les foyers canadiens. Plus de six millions de propriétaires de résidences ont recours au gaz naturel pour chauffer leur maison et leur eau. Les foyers canadiens profitent aussi d’appareils de chauffage et d’appareils ménagers au gaz naturel de plus en plus efficaces. Industriel – Environ la moitié de la quantité d’énergie consommée dans le secteur industriel provient du gaz naturel. Les clients industriels optent pour le gaz naturel pour son accessibilité immédiate et pour la chaleur qu’il procure pour les procédés industriels comme la production de l’acier. Il est également utilisé à titre de produit de base dans les industries chimiques et de fertilisants. Production d’électricité – Le gaz naturel compte pour environ 5 % de la production canadienne d’électricité. Parce qu’il peut être distribué rapidement et ajusté au besoin, il constitue un partenaire hors pair pour L’utilisation du gaz naturel par les sources d’électricité secteur au Canada (proportion en %) renouvelables telles que les énergies éolienne et solaire. Transport – Les camions lourds et les autobus alimentés au gaz naturel contribuent à réduire de 20 à 30 % les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Commercial 17 %

Industriel 33 %

Résidentiel 22 %

Production d’électricité 28 %

Source : NRCan Transport 0,1 %

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Sources : Ressources Naturelles Canada, ACG


L’approvisionnement énergétique Le Canada est le troisième producteur mondial de gaz naturel. Sa production annuelle a atteint 5,3 billions de pieds cubes en 2011 et pourrait s’élever à 7,1 billions de pieds cubes d’ici 2020. Source : ACPP, 2012.

Les cinq producteurs de gaz naturel les plus importants en 2011 États-Unis Russie Canada Iran Qatar

0

5

10

15

20

Billions de pieds cubes

25

Source : Revue statistique de BP 2012 Source : Revue statistique de BP 2011

Production canadienne

Année Moyenne de production (milliards de pieds cubes par jour) Gaz naturel traditionnel Gaz naturel non traditionnel Production totale annuelle de gaz naturel (Tpi3)

1980 7

2011 14,4

100 % 86 % 0% 14 % 2,6 5,3

2020

2020

14,1

19,6

50 % 50 % 5,1

48 % 52 % 7,1

(Bas prix continuel)

(Récupération des coûts)

Source: ACPP 2012  ans le cas de bas prix continuel – présumant un prix inférieur à 4 $/GJ. D Dans le cas de la récupération des coûts — présumant le prix avant 2015 à 5,50 $/GJ.

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La demande

énergétique Les besoins mondiaux On s’attend à ce que la demande mondiale d’énergie s’élève de 40 %* d’ici 2035 vu la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie des pays développés et émergents.

On s’attend à ce que la demande mondiale de gaz naturel augmente de 55 %* d’ici 2035.

Source : Agence internationale de l’énergie (AIE) 2011 * Croissances de 2009 à 2035, scénario basé sur les politiques actuelles.

La demande mondiale d’énergie primaire

Milliards de tonnes d’équivalents en pétrole

(scénario basé sur les politiques actuelles) Autres énergies renouvelables Biomasse et déchets Hydroélectricité Nucléaire Gaz naturel Pétrole Charbon

20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 1990

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2009

2020

Source : AIE 2011

2030 2035 Source : AIE 2011


L’évolution des Les marchés traditionnels du gaz naturel de l’Ouest canadien changent : les exportations aux É.-U., le seul marché du gaz naturel canadien, sont tombées de 16 % au cours des cinq dernières années et on s’attend à une plus grande perte puisque les Américains augmentent leur propre approvisionnement. Dans les importants marchés de l’Est canadien, le gaz naturel de l’Ouest rivalise principalement contre le stock américain qui est plus à proximité. En 2011, le Canada a importé 1 Tpi3 de gaz naturel des É.-U. Source : ONÉ

Les exportations vers les É.-U. étant en déclin, l’industrie explore de nouveaux marchés pour le gaz naturel canadien. Plusieurs exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été proposées Le gaz naturel liquéfié sur la côte ouest du Canada. La est refroidi à -161 degrés demande énergétique de l’Asie Celsius, à un point tel qu’il poursuit sa croissance avec les se condense sous forme besoins de la Chine qui augmente liquide. Le GNL est idéal pour le stockage et le de 5 % par année. transport.

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L'EAn ergie

marchés


Les marchés Le Canada possède les infrastructures pour transporter le gaz naturel de l’Ouest et de l’Est vers d’autres régions canadiennes et pour l’exporter aux É.-U. Approvisionnement de l’Ouest canadien Approvisionnement de l’Est canadien

Ouest canadien

Washington Ontario

Québec État de New York

Rocheuses Californie

Les nouveaux marchés

Source: CERI 2011

ColombieBritannique

Huit à onze jours de navigation seraient nécessaires pour atteindre les marchés asiatiques à partir des terminaux de GNL de la côte ouest du Canada. Kitimat

Chine

Corée du Sud Asie du Sud-Est

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Japon Océan Pacifique

Source: Apache Corporation

C.– B.


UNITÉ 3

L'Ec A onomie Comment le L'EAconomie

DEaVeloppement et la production du gaz naturel contribuent-ils A` L'EAconomie?

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L’économie Le gaz naturel joue un rôle de premier plan dans l’économie canadienne puisqu’il génère des milliers d’emplois et des revenus importants pour le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.

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La contribution

économique Au cours des 25 prochaines années, la production de gaz naturel dans l’Ouest canadien rapportera près de 285 milliards $ perçus des impôts personnels, corporatifs et indirects à travers le Canada. Source : CERI 2011

La Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan encaisseront quant à elles 98 milliards $ en redevances provenant de la production de gaz naturel, au cours des 25 prochaines années. Source : CERI 2011.

Depuis le démarrage du projet énergétique de l’île de Sable le 31 décembre 1999 et jusqu’au 31 mars 2012, la province de la Nouvelle-Écosse a encaissé 1,8 milliard $. Source : Nova Scotia Department of Finance

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L'EAconomie

Les revenus gouvernementaux


Les emplois En plus de verser des redevances et des impôts substantiels, l’industrie du gaz naturel est un employeur majeur qui crée des emplois partout en Amérique du Nord.

317 000 emplois On s’attend à ce que l’industrie du gaz naturel génère 317 000 emplois (directs, indirects et induits) à travers le Canada d’ici 2035, ce qui représente presque le double des 172 000 emplois reliés au gaz naturel en 2010. Source : CERI 2011

L’industrie canadienne de production du gaz naturel étant concentrée dans l’Ouest, c’est là qu’on retrouve la majorité des emplois directs. Par contre, toutes les provinces fournissent des emplois reliés au gaz naturel, même celles qui ne produisent pas de gaz; il s’agit alors d’emplois directs dans des secteurs comme la distribution du gaz naturel, le transport par pipeline et les services de construction.

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339 milliards $ Au cours des 25 prochaines années, les employés de l’industrie du gaz naturel recevront 339 milliards $ en salaires. Source : CERI 2011

L'EAconomie

76 000 emplois aux É.-U. D’ici 2035, l’exploitation du gaz naturel canadien générera 76 000 emplois (directs, indirects et induits) aux États-Unis. Source : CERI 2011

13,3 milliards $ En 2011, l’exportation du gaz naturel a rapporté 13,3 milliards $ à ses producteurs. Source : Statistique Canada

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L’industrie en action

Dalhousie

L’Université Dalhousie et l’hôpital Jeffery Hale ont opté pour le gaz naturel comme source de chaleur. Leur décision est environnementalement et financièrement responsable, et les positionnent tous deux comme des chefs de file en viabilité environnementale. Avec cette conversion, l’Université Dalhousie fait une économie annuelle estimée à plus de 2 millions $, éliminera ses émissions de soufre et réduira largement celles de dioxyde de carbone. Cela représente une réduction de plus de 12 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre ou à l’équivalent du retrait de 2 400 véhicules sur nos routes. L’hôpital Jeffery Hale a décidé de remplacer son système au mazout lourd par des appareils de chauffage au gaz naturel à haute efficacité énergétique. Ainsi, l’hôpital pourrait économiser jusqu’à 25 000 $ par année. En convertissant ses appareils au gaz naturel, l’hôpital réduira aussi ses émissions de GES de plus de 31 %. 600 tonnes de GES seront ainsi évitées annuellement, ce qui équivaut à retirer de la route de façon permanente environ 150 voitures. Pour lire d’autres récits de L’Industrie en action : www.capp.ca/innovation 32


UNITĂŠ 4.1

L'Environnement : L'AIR Comment la production de gaz naturel a-t-elle un impact SUR L'AIR ET L'EnvironNEment

SUR LES EAMISSIONS DE GES?

L'AIR

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L’air Le gaz naturel est le combustible hydrocarboné le plus propre, que l’on peut utiliser de façon très diversifiée dans nos résidences, les entreprises, l’industrie et les communautés.

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Les émissions de GES

Bien que le Canada compte moins de 1 % de la population mondiale, il produit 2 % des émissions de GES. Le gaz naturel, le combustible hydrocarboné le plus propre, peut être utilisé de différentes façons pour contribuer à réduire les émissions de GES au Canada, y compris dans les secteurs du transport et de la production d’électricité.

Les émissions canadiennes de GES par secteur – 2010

Sables bitumineux 6,9 %

Transport 28 %

Procédés industriels 7,4 %

L'AIR

Autre pétrole et gaz naturel 15,2 %

L'EnvironNEment

Autres energies – Fixes 31,2 %

Agriculture 8% Déchets 3,2 %

Source : Environnement Canada 2012

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Les émissions de CO2 Le dioxyde de carbone (CO2) est un GES émis par les combustibles fossiles que l’on utilise pour la production de l’électricité, pour des usages industriels, pour le transport de même que pour le chauffage des maisons et des édifices. Chaque année, l’industrie du gaz naturel déclare ses émissions de GES à de nombreux organismes de réglementation fédéral et provinciaux. Le brûlage à la torche Le brûlage à la torche consiste à brûler de façon contrôlée le gaz naturel au moment de la production et du traitement. Le brûlage à la torche du gaz naturel est strictement réglementé au Canada. En Alberta, entre 1996 et 2010, la réglementation environnementale a permis de diminuer de 80 % la quantité de gaz brûlé à la torche, ce qui a permis de réduire les émissions de GES de plus de huit millions de tonnes. Il est prévu qu’en Colombie-Britannique, en 2016, la réglementation fera en sorte d’éliminer le brûlage à la torche de façon usuelle. Les émissions liées à l’utilisation finale Bien qu’il soit le plus propre des combustibles fossiles, le gaz naturel produit tout de même des émissions de CO2 et d’oxydes d’azote lorsqu’il est brûlé. On retrouve également des particules et des oxydes de soufre, mais les quantités sont beaucoup plus faibles que si l’on brûle d’autres combustibles fossiles. Source : Environnement Canada

Le cycle de vie des émissions de GES produites par le gaz naturel issu du schiste est à peine plus élevé que celui des émissions produites par des sources plus traditionnelles de gaz naturel. Source : NRCan 36


Les réductions de GES

La production d’électricité L’électricité produite avec le gaz naturel émet 50 % moins de GES que celle produite avec le charbon.

L’éventail de la production d’électricité au Canada Éolien 1%

Pétrole 1%

Biomasse/Solaire/ Géothermique 2 %

Gaz naturel 9% Charbon/Coke 14 %

Nucléaire 14 %

Source : ONÉ 2010

37

L'AIR

Les centrales au charbon canadiennes produisent environ 8 900 MW d’électricité. En remplaçant le charbon par le gaz naturel, chaque 1 000 MW d’électricité produite réduirait les émissions annuelles de CO2 de 5,1 millions de tonnes, ou environ 1 % du total canadien.

L'EnvironNEment

Hydroélectrique 59 %


Le transport Les camions lourds et les autobus alimentés au gaz naturel réduisent les émissions de GES d’environ 15 à 30 % par rapport aux camions et aux autobus diesel. Par exemple, un camion Westport équipé d’un moteur GX au gaz naturel liquéfié diminue les émissions de carbone de 26 % au cours de sa durée de vie comparativement à un camion diesel. Dans le cas d’un camion ayant roulé 200 000 kilomètres par année, cette réduction représente environ 70 tonnes de carbone en moins par année.

Réduction de GES au cours de la durée de vie – Camion Westport équipé d’un moteur GX – Québec 2009 Extraction

Traitement

Alimentation en combustible, Émissions à transport et l’utilisation finale stockage

Gaz naturel (GNL – gaz naturel liquéfié)*

Cycle de vie complet

1 016 g/km 94 g/km

25 g/km

55 g/km

842 g/km

1 365 g/km

Diesel 148 g/km

132 g/km

6 g/km

1079 g/km

Source : Innovations Westport, ajusté par (S&T) 2 Consultants Inc., d’après le modèle 3.15 de GHGenius, le 25 mai 2009, *comprend un pilote à 3 % diesel.

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L’industrie en action

` Camion-benne A ordures ` ` mEAnageres A vancouver Waste Management, inc. Chez Waste Management, le gaz naturel joue un rôle de plus en plus important dans la collecte des ordures et les matières recyclables.

À Ottawa, Waste Management utilise 25 nouveaux camions alimentés au gaz naturel pour le chargement. 18 autres camions diesel qui chargent des déchets industriels seront peu à peu remplacés par des véhicules au gaz naturel.

Environment L'EnvironNEment

L’entreprise nord-américaine et chef de file dans la gestion des déchets prévoit remplacer à Vancouver 100 camions diesel par des véhicules au gaz naturel compressé (GNC). Soixante d’entre eux ont déjà été remplacés. Ils sont ravitaillés à l’est de Vancouver par une société qui détient sa propre station à Coquitlam.

L'AIR

39


L’industrie en action, suite Chaque camion au GNC permet à Waste Management de baisser sa consommation de diesel d’une moyenne de 30 280 litres par année. Cela se traduit par une réduction annuelle de 22 tonnes métriques d’émissions de gaz à effet de serre. Les camions au GNC rapprochent Waste Management de l’un de ses objectifs de durabilité, celui de réduire l’empreinte carbone de sa flotte de 15 % et d’augmenter l’efficacité du carburant de 15 % d’ici la fin de 2020. Au milieu des années 1990, Waste Management songeait déjà au gaz naturel comme une alternative au diesel. Aujourd’hui, presque 10 % de ses véhicules fonctionnent soit avec du GNC ou du gaz naturel liquéfié (GNL). Les avantages de se servir du gaz naturel plutôt que du diesel sont nombreux selon Waste Management. Le gaz naturel est plus économique que le diesel qui alimente la plupart des camions lourds. Sa combustion est plus propre tout en étant plus facile et moins coûteuse à entretenir qu’un camion au diesel. Sans compter que les camions au GNC sont moins bruyants.

Pour lire d’autres récits de L’Industrie en action : www.capp.ca/innovation 40


UNITÉ 4.2

L'EnvironNEment : L'EAU Comment la production de gaz naturel a-t-elle un impact sur les L'EnvironNEment

ressources en eau?

L'EAU

41


L’eau L’industrie canadienne du gaz naturel s’engage à utiliser et à manipuler l’eau de façon responsable et à protéger les ressources en eau.

42


L’utilisation de l’eau

L’exploitation du gaz naturel nécessite de l’eau au moment du forage et à la phase de complétion, c’est-à-dire avant même que le puits ne commence à produire du gaz. L’eau est également utilisée par les usines à gaz pour le traitement du gaz naturel.

400 à 600 m3

Le forage d’un puits de gaz naturel traditionnel requiert 400 à 600 m3 d’eau.

86 % de la production canadienne de gaz naturel provient de puits traditionnels

Source : BC Oil and Gas Commission

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L'EAU

En Colombie-Britannique, l’exploitation actuelle du gaz de schiste et du gaz de réservoir étanche à partir de puits horizontaux au moyen de la fracturation en plusieurs étapes nécessite 5 000 à 100 000 m3 d’eau par puits. Le volume d’eau requis est déterminé par les caractéristiques du réservoir et géologiques. Habituellement, on ne fracture un puits qu’une seule fois et il sera productif de 20 à 30 ans.

L'EnvironNEment

5 000 à 100 000 m3


L’usage de l’eau Comme l’eau douce est une ressource d’importance, le gouvernement et l’industrie travaillent de pair pour s’assurer qu’elle soit utilisée de façon responsable. Les gouvernements provinciaux réglementent la quantité d’eau qui peut être détournée des sources d’eau douce aux fins de consommation par les citoyens et l’industrie. Par exemple, en 2009, on a prélevé 14,7 milliards de m3 d’eau de surface à des fins autres que l’hydroélectricité en ColombieBritannique. De ce volume, 0,6 % ou 86,5 millions de m3 étaient destinés à l’industrie du pétrole et du gaz. On estime que l’industrie a utilisé moins de 5 % du volume autorisé.

L’eau de surface de la Colombie-Britannique allouée par secteur (excluant l’hydroélectricité) Aquaculture 3%

Agriculture 11 %

Exploitation des mines, gaz naturel et pétrole 1%

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Aqueducs 12 % Industriel et commercial 14 %

Usage domestique 1%

Protection et mise en valeur du territoire 59 %

Source : BC Oil and Gas Commission 2010


ARC Resources Unité de recyclage de l’eau dans la zone de gaz de schiste de Montney.

98,5 % Le fluide de fracturation se compose d’environ 98,5 % d’eau et de sable.

175 000 puits ont été exploités par fracturation hydraulique en Alberta et en Colombie-Britannique depuis plus de 60 ans sans aucune preuve d’incidents de contamination de l’eau potable.

Source: CSUR 2010

L'EnvironNEment

25 à 40 % La divulgation des additifs utilisés dans le fluide de fracturation est obligatoire en C.-B. Les autres provinces envisagent de faire pareil.

Entre 25 et 40 % de l’eau injectée lors d’une fracturation hydraulique est récupérée. Cette eau est réutilisée ou injectée dans de profonds puits de stockage.

L'EAU

Source: ACPP 2010

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La majeure partie de l’eau utilisée pour la production du gaz naturel provient des sources d’eau douce de surface comme des lacs, des rivières et des fosses-réservoirs. L’industrie du gaz naturel intervient afin de réduire l’utilisation de l’eau douce en utilisant de l’eau de moindre qualité. Alors, où donc l’industrie s’approvisionnet-elle en eau? L’eau saumâtre L’eau saumâtre, de l’eau légèrement saline extraite d’aquifères souterrains, peut être utilisée comme une source d’eau de remplacement. Les eaux salines souterraines On peut utiliser l’eau extraite d’aquifères souterrains profonds lors de la fracturation hydraulique. L’eau saline pourrait nécessiter un traitement avant son utilisation. L’eau de reflux On peut parfois traiter l’eau injectée qui s’échappe d’un puits au cours de la fracturation hydraulique afin de la réutiliser pour d’autres puits. L’eau de production C’est l’eau naturellement présente ou injectée dans le réservoir pour augmenter la production. Elle est récupérée en même temps que le gaz naturel et parfois peut être réutilisée après un traitement limité. Les eaux usées des municipalités Dans certains cas, l’industrie peut réutiliser l’effluent des municipalités. 46


L’industrie en action

ent dpeau Lpusine de traitem de Dawson Creek

ent Lpusine de traitem dpeau de Debolt

Les producteurs de gaz naturels recourent de moins en moins à l’eau douce pour leurs activités de fracturation hydraulique quand une autre option est disponible.

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L'EAU

Shell achemine sa part d’eau à partir de l’usine vers le champ gazier Groundbirch, là où la compagnie exploite le gaz naturel, à environ 48 kilomètres à l’ouest de Dawson Creek. Cette innovation va pratiquement éliminer le besoin de Shell de faire le prélèvement des sources d’eau douce de la région pour ses opérations de Groundbirch. Ce faisant, non seulement Shell dépend moins de l’eau douce, mais élimine annuellement trois millions de kilomètres de circulation de camion sur les routes locales.

L'EnvironNEment

Shell Canada et la ville de Dawson Creek ont inauguré en septembre 2012 leur projet d’usine de traitement de l’eau de Dawson Creek. L’installation, dotée d’une capacité de 4 000 mètres cubes par jour, traite les eaux usées municipales pour qu’elles puissent servir aux activités de la coentreprise de gaz naturel Groundbirch de Shell et aux activités municipales de la ville de Dawson Creek.


L’industrie en action, suite Un autre exemple de l’innovation de l’industrie est l’usine de traitement d’eau de Debolt qui a été ouverte en juin 2010 dans le bassin de Horn River en Colombie-Britannique. C’est une coentreprise d’Encana et d’Apache Canada. L’usine de traitement d’eau – la première du genre en Amérique du Nord – a été conçue pour utiliser l’eau acide et saline de la formation de Debolt, un aquifère souterrain profond situé à environ 700 mètres en dessous des sources d’eau potable. L’usine pompe l’eau à la surface, retire le sulfure d’hydrogène et ensuite, Encana et Apache l’utilisent pour la fracturation hydraulique dans le bassin de Horn River. En utilisant les eaux traitées de l’usine, la quantité d’eau douce nécessaire aux opérations de fracturation hydraulique est considérablement réduite. Les matières utilisées à l’usine étaient en contact avec un produit hautement corrosif étant donné la température élevée, la présence de sulfure d’hydrogène, de dioxyde de carbone, d’eau et d’acidité. Par conséquent, on a dû concevoir des analyseurs d’eau très précis. L’usine fonctionne aussi comme un système clos. Le système de gestion de l’eau de reflux permet la réutilisation de l’eau au fil du temps en la réintroduisant dans la formation de Debolt afin de la traiter. Bien que le traitement de l’eau soit une solution judicieuse dans ces cas particuliers, les réalités en matière d’eau sont différentes selon les régions. Les facteurs locaux doivent être examinés pour la réalisation de tels projets. Malgré tout, les deux projets illustrent qu’il existe des solutions environnementales et économiques au besoin d’eau si les conditions géologiques et géographiques sont favorables. Pour lire d’autres récits de L’industrie en action : www.capp.ca/innovation 48


UNITÉ 4.3

L'EnvironNEment : Les sols Comment le gaz naturel a-t-il un impact sur les sols? L'EnvironNEment les sols

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Les sols L’industrie canadienne du gaz naturel s’engage à atténuer son empreinte en assainissant à nouveau les sols affectés par ses opérations et en protégeant la biodiversité.

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Les impacts sur le sol Les avancées dans le forage horizontal et l’usage de plateformes de forage à plusieurs puits ont considérablement réduit le nombre de terres affectées par les activités de forage. Une plateforme horizontale pour le forage de vingt puits affecte environ 5 % de la superficie du sol qui serait affecté par le même nombre de puits forés de plateformes de forage verticales.

Plateforme multipuits de forage horizontal vs Plateforme de puits de forage verticaux L'EnvironNEment

Source: Encana

les sols

De nombreux puits horizontaux, forés d’une plateforme multipuits (à gauche), peuvent accéder à une plus grande portion du réservoir d’un plus petit espace de terre que les puits verticaux forés à partir d’une plateforme d’un seul puits (à droite).

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La remise en état des sols

La remise en état des sols est planifiée dès le début du projet et on procède à la remise en état physique lorsque les ressources de gaz sont épuisées. Afin de minimiser les impacts, les entreprises évitent les habitats vulnérables et utilisent des lignes sismiques étroites, des méthodes reliées aux pipelines ayant de faibles répercussions écologiques et du paillis pour réduire les perturbations à la surface. La région Great Sand Hills en Saskatchewan est l’une des plus grandes prairies indigènes à l’intérieur de la plus vaste étendue de dunes au Canada. Canadian Natural Resources Limited se concentre à perturber le moins possible les sols dans cette région écologique fragile lors d’un forage ou de la pose de pipelines, et réduit ainsi également l’étendue de la remise en état.

Cinq ans Au moins cinq années sont nécessaires pour remettre en état l’emplacement d’un puits; de la fermeture du puits et du retrait de l’équipement au nettoyage des contaminants, au remplacement du sol et à la mise en terre de végétaux indigènes. 52


L’industrie en action DEVON ENERGY

Dans le passé, les routes d’accès dans les forêts vers un site de forage de gaz naturel nécessitaient de larges droits de passage et un grand nombre de camions chargés de sable et de gravier pour construire des routes permanentes servant au transport de l’équipement lourd. Devon a maintenant choisi une nouvelle option novatrice en partenariat avec les parties prenantes : le paillis. Cette technique qui cause une perturbation minime réduit de 50 % la dimension des droits de passage requis. Le bois qui ne peut être vendu et ses déchets sont broyés et étendus sur la route d’accès. Lorsque celle-ci ne sert plus, le paillis est récupéré et réutilisé pour un autre projet. On trouve dans les avantages du paillis la conservation des plantes et de l’habitat de la faune, le maintien de la végétation naturelle et de toutes ses racines, la diminution de l’introduction de nouvelles espèces, le recyclage de matériaux naturels et de récupération, et ainsi on réduit le nombre de remises en état des sols et de leurs coûts. En se servant de cette alternative au traditionnel droit de passage, Devon améliore la gestion des terres et sa performance environnementale, de même que la façon dont l’entreprise travaille avec les intervenants, un projet à la fois. Pour lire d’autres récits de L’industrie en action : www.capp.ca/innovation 53


Possibilités offertes aux Autochtones La jeune population autochtone s’accroît et vit souvent à proximité des exploitations de gaz naturel partout au Canada. Des relations privilégiées avec les communautés autochtones ont créé mutuellement d’avantageuses opportunités d’affaires et d’emplois. Le projet de construction d’une facilité d’exportation de GNL sur les terres des Premières nations de Kitimat en partenariat avec la nation Haisla en est un exemple.

Consultation L’industrie comprend l’importance de consulter les communautés aborigènes dès les premières étapes d’un projet d’exploitation pour déceler les inquiétudes et atténuer de façon proactive les impacts potentiels.

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Approfondir le sujet

Pour en apprendre plus au sujet du gaz naturel. Alberta Environment www.environment.alberta.ca B.C. Oil and Gas Commission www.bcogc.ca Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) www.capp.ca Centre info-énergie www.centreinfo-energie.com Canadian Energy Research Institute (CERI) www.ceri.ca Association canadienne du gaz (ACG) www.cga.ca/?lang=fr Gaz naturel canadien (GNC) www.gaznaturelcanadien.ca Canadian Society for Unconventional Resources (CSUR) www.csur.ca Clean Air Strategic Alliance (CASA) www.casahome.org Energy Resources Conservation Board (ERCB) www.ercb.ca Environnement Canada www.ec.gc.ca Frac Focus Chemical Disclosure Registry www.fracfocus.ca

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Approfondir le sujet

En route avec le gaz naturel http://www.gowithnaturalgas.ca/fr/ Government of British Columbia Ministry of Energy and Mines www.gov.bc.ca/ener L’Office national de l’énergie (ONÉ) www.neb-one.gc.ca Ressources naturelles Canada (RNCan) www.nrcan.gc.ca Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick http://www2.gnb.ca/content/gnb/fr/corporate/promo/gaz_ naturel_de_schiste.html Nova Scotia Department of Energy www.gov.ns.ca/energy/oil-gas Statistique Canada www.statcan.gc.ca U.S. Energy Information Administration (EIA) www.eia.gov

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NOTES

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NOTES

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ACPP

ASSOCIATION C NADIENNE DES PRODUCTEURS PÉTROLIERS

L’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) représente les entreprises, petites et grandes, qui exploitent, développent et produisent du gaz naturel et du pétrole brut à l’échelle du Canada. Ses entreprises membres produisent environ 90 % du gaz naturel et du pétrole brut au pays. Ses membres associés offrent une large gamme de services qui servent l’industrie dans ses travaux d’exploitation. Ensemble, les membres et les membres associés de l’ACPP constituent une part importante d’une industrie nationale qui rapporte 100 milliards de dollars par an. L’ACPP a pour mission d’améliorer la durabilité économique de l’industrie canadienne pétrolière d’exploration et d’exploitation de manière sécuritaire et respectueuse de l’environnement et de la société, grâce à une communication et un engagement constructifs avec les gouvernements, le grand public et les parties prenantes des collectivités au sein desquelles nous œuvrons.

www.capp.ca/upstreamdialogue upstreamdialogue@capp.ca

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ACPP 60

ASSOCIATION C NADIENNE DES PRODUCTEURS PÉTROLIERS

NOVEMBRE 2012 2012-0011


Les faits sur le gaz naturel