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LES DIX EGLISES DU CANTON DE CHATEAUNEUF LA FORET

Présentant aujourd'hui des aspects bien différents, les dix églises du canton sont pourtant issues d'une histoire commune. Après la création des paroisses sur le territoire du canton à partir du VII° siècle, lors de la christianisation du monde rural, les premières églises mérovingiennes furent édifiées, souvent sur d'anciens lieux de culte gallo romain. Des édifices romans les remplacèrent sans doute au XII° siècle, dont seules quelques traces restent visibles, dans le chœur de Roziers saint Georges par exemple. Au début du XV° siècle, lors de la période de reconstruction succédant aux troubles militaires et à la catastrophe démographique de la Guerre de Cent Ans et de la Grande Peste, les églises furent reconstruites dans le style gothique du moment, soit totalement, soit en ajoutant une ou deux chapelles à la nef unique existante (chapelle de Lajaumont à Linards). Un clocher ne fut souvent ajouté qu'au XVII° siècle, de style variable : néo-gothique à Saint Méard, massif clocher-logis à Linards. Une période de relative abondance à la fin du XVIII° siècle permit aux paroisses de refondre de nombreuses cloches et d'entreprendre quelques campagnes de réparation des toitures des bâtiments, interrompues cependant par la Révolution. Après la fermeture des églises sous la Convention et le Directoire, la pauvreté des communes interdit tout entretien conséquent jusqu'au milieu du XIX° siècle. Au début de la III° République seulement une nouvelle période de prospérité des communes rurales permit le sauvetage in extremis de certaines églises au bord de la ruine, comme Linards et Neuvic, mais pour d'autres comme Châteauneuf ou Saint Gilles ce fut trop tard, le bâtiment médiéval fut détruit et ses matériaux servirent à une construction neuve. Dans la même temps le mobilier et le décor furent enrichis de nombreux dons des paroisses et des notables, vitraux, tableaux et grilles d'autel ; ce patrimoine nouveau s'ajouta aux quelques reliquaires et statues subsistant de la période pré-révolutionnaire. Une partie de ce mobilier disparut à l'occasion des campagnes de restauration de la fin du XX° siècle, visant souvent à retrouver l'aspect originel des monuments et à mettre en valeur les seuls éléments architecturaux.


CHATEAUNEUF LA FORET Sainte-Marie la Claire ou l’église inachevée

Les origines L’édifice actuel

La pose de la première pierre a eu lieu le 15 juillet 1884. On remarque que l’orientation habituelle (chevet à l’est) n’est pas respectée ; ici la façade regarde le nord, peut-être pour s’adapter à la configuration de la place publique.

Le style néo-gothique de l’architecture trahit l’époque de sa construction : fin du XIXe siècle. Ce manque d’ancienneté peut surprendre dans une localité qui tire son origine et son nom d’une châtellenie dont la puissance est avérée du XIe au XIVe siècle et qui perdurera jusqu’au XVIIe siècle. Mais après la grandeur est venu le déclin qui aboutira à la destruction du château médiéval (1838) et à la ruine progressive de l’église. L’église vue de la Place de la Mairie

Un premier plan sera proposé (cicontre). Par manque de fonds le projet architectural adopté a amputé l’église du clocher et des deux bras du transept figurant dans le plan initial. Cet état de « demi-église » qui devait être provisoire est cependant le même aujourd’hui.

L’ancienne église romane Elle se trouvait au village de Sainte-Marie qui lui doit son nom. Eglise paroissiale, c’est l’évêque de Limoges qui en nommait les titulaires. Au cours du XIXe siècle, son état de vétusté inquiète ; après plusieurs décennies de contestations, la municipalité optera pour une reconstruction sur un terrain vacant éloigné d’environ 600 m mais qui était déjà la « place publique de Châteauneuf ». Cette agglomération était en extension, à partir du site castral, le long du chemin départemental n° L’église romane avec sa belle chapelle (rajout du XVe siècle) sera vendue à l’entrepreneur chargé de la nouvelle construction qui la démolira et utilisera ses matériaux.

Le projet initial Que reste-t-il ? Rien n’est visible sur son emplacement occupé aujourd’hui par une maison et son jardin. La nouvelle église conserve la dédicace à la Nativité de la Vierge et quelques pièces du mobilier. Epars dans le bourg, on peut également remarquer plusieurs éléments gothiques de granite, en réemploi ou en décor.

Le mur de façade est simple car il était appelé à disparaître lors d’une éventuelle construction d’un clocher, lequel fut remplacé par un « petit édicule portant des cloches ».

Les nervures des deux bras du transept manquant sont amorcées et la corniche soutenue par des modillons est volontairement interrompue sur la partie du mur « provisoire ».


Le mobilier Dans le porche Les éléments d’architecture gothique entreposés dans le porche sont des vestiges de l’ancienne chapelle du XVe siècle, dédiée à sainte Anne, ajoutée par les seigneurs de Châteauneuf

Vierge de pitié (début XVIe siècle, M.H.) * Ce groupe monolithe en pierre calcaire, polychrome, a subi une restauration en 1956 (tête du christ et mains de la vierge). Cette œuvre est fortement ressemblante à la piéta de Saint-Sylvestre (H.V.) qui aurait servi de prototype. * Voir : « Sculptures gothiques », catalogue de l’exposition, Musée de l’Evéché, Limoges 1956

Chapiteau de colonne engagée, décor végétal

Clef de voûte aux armes des PierreBuffière « de sable au lion d’or armé et lampassé de gueules »

La mort de Saint-Louis (M.H., auteur inconnu, XVIIe siècle) Peinture à l’huile. Cette toile est une copie d’un tableau aujourd’hui disparu qui avait été exécuté pour Louis XIV afin d’orner la chapelle Saint-Louis. Le roi est représenté sur son lit de mort lors de sa croisade, à Tunis.

Clefs de voûte aux armes des Aubusson « d’or à la croix armée de gueules »

(Les Châteauneuf furent alliés aux Pierre-Buffière et aux Aubusson)

Statues et tableaux

Restaurée en 1911, la peinture avait été fortement et maladroitement reprise au XIXe siècle. Le cadre (ancien) qui semble avoir été recoupé, est orné de feuilles de laurier et d’acanthe. Ce tableau aurait été cédé par M. Reymond (mort en 1872), propriétaire du château et maire de Châteauneuf.

Saint Pierre pape (fin XVe siècle, M.H.) Coiffé d’une haute tiare, il est assis sur un trône. Cette œuvre est en serpentine. La polychromie, bien qu’usée, est moderne. (manquent : le bras droit, la main gauche) Le mariage mystique de Sainte Catherine d’Alexandrie (M.H.) Tableau daté de 1881 et signé Sage. C’est une reproduction de l’œuvre célèbre de Corrège conservée au Louvre. Il provient d’un envoi de l’Etat en 1886.

* Au cours du XIXe siècle, une politique de mécénat accorde aux communes des œuvres d’art , en vue d’agrémenter leurs édifices.

Sainte Catherine d’Alexandrie (XVe siècle, M.H.) Monolithe, en serpentine, cette statue représente la sainte couronnée, tenant un livre ouvert et écrasant du pied l’empereur chapeauté. (une vicairie en l’honneur de Sainte Catherine avait été fondée dans l’église de Sainte-Marie en 1463 par Louis de Pierre-Buffière, seigneur de Châteauneuf).


Dans la vitrine du chœur Mobilier non retrouvé Reliquaire de crâne, sur pied, en métal argenté de la fin du XIXe siècle. Joliment ciselé de roses sur la coupe, de feuillage et de croix sur le pied, il contient une calotte crânienne entourée d’un ruban scellé à la cire (aucune identification n’est jointe à la relique).

En dehors de la chaire à prêcher (fin du XIXe siècle) dont on retrouve les éléments dissociés, restaurés et réutilisés (pied de tabernacle, parties de l’autel, socles de statues, petit meuble ...) on note plusieurs absences par rapport à l’inventaire général, dont : ▪Tondo : tableau et cadre circulaire du XVIIe siècle représentant l’Adoration des Mages ▪Vase en faïence peinte sous émail signé Sazerat (XIXe siècle), répertorié et photographié dans le « catalogue des richesses d’art du plateau de Millevaches ». (On peut voir son homologue au musée Adrien Dubouché à Limoges).

Récipient en étain qui semble être une soupière transformée en objet liturgique et qui a servi de réserve à eau baptismale (signé Farges)

Vierge de l’Immaculée Conception (XIXe siècle, sans marque de fabrique) en porcelaine peinte ; le socle carré est important et travaillé.

▪Chapelle (calice, patène, plat, burettes), fin du XIXe siècle, auteur Thierry Marie (Paris), en argent repoussé, ciselé. Cette chapelle a été donnée à l’église Sainte-Marie en 1858 par le Docteur Jean Cruveilhier comme en témoigne une inscription sur le pied du calice (inventoriée en 1980 : inventaire général)

Les cloches En 1858, les cloches de l’ancienne église étant « hors service », leur refonte est décidée. M. Reymond, maire, signe un contrat avec M. Bollée fondeur de cloches à Orléans. Les cloches refondues sont réinstallées. Elles seront réutilisées dans la nouvelle église

La croix reliquaire est du XIXe siècle.

Les verrières Les quatre verrières historiées (trois dans le chœur, une dans la nef) illustrent des scènes de la vie de la Vierge et du Christ. Elles ont été offertes par des familles locales. Dans le chœur (auteur L.Koch, début XXe siècle), de gauche à droite :

Baptême du Christ

Sainte-Marie la Claire *

Sainte-Famille Dans la nef (atelier Jurie, 1901) : Sainte Anne éduquant la Vierge *La patronne de l’église est représentée en Vierge pastourelle filant sa quenouille


LA CROISILLE SUR BRIANCE

11° - 19° siècle

Les origines

Int érieur

L’ensemble comprend deux parties bien distinctes, la nef et le chœur :

L’église a été datée du XIe siècle ; cependant plusieurs facteurs témoignent en faveur d’une existence de la paroisse dès l’époque carolingienne au moins ; ce sont : - le patronage de saint Pierre, patronage en vogue du Ve siècle au IXe siècle. - la grande superficie du territoire paroissial ( 4743 ha ) qui, de surcroît, avant le XIIIe siècle englobait celui de Surdoux - attestée par l’archéologie, une occupation humaine importante à l’époque gallo-romaine dans le secteur sud de la commune

L’édifice actuel - XIe - XIXe siècles On constate qu’il a été implanté près d’un ancien carrefour de routes (évoqué dans le nom même de « La Croisille ») et près d’une fontaine à dévotions, la Font Sent Peir (en occitan) aujourd'hui transformée en pompe.

La nef - XIXe XXe Des travaux de reconstruction en 1845 et 1903 ne laissent aucune trace de son aspect antérieur ; on sait que déjà en 1677 la voûte tombait. Le porche contient une tribune en bois :

Le toit est couvert d’ardoises ; le clocher polygonal construit en 1855 a remplacé un pinacle. Des contreforts massifs épaulent la façade de l’édifice

Devant l’église, la croix monumentale date de 1849. En granite et fonte, elle mesure 3,50m de haut et 1,50m de large

Clé de voûte, datée de 1901, en l’honneur de saint Pierre :

Le portail d’entrée dont l’archivolte est en arc brisé, est surmonté d’une petite fenêtre trilobée

La troisième travée est agrandie au nord d’une petite chapelle :

Des pilastres portent des doubleaux qui séparent les voûtes d’arêtes des trois travées


Les vitraux dans la nef Les huit fenêtres à vitraux historiés, deux dans le chœur, six dans la nef sont en plein cintre et ébrasées.

Le chœur - XIe siècle On y entre par un arc surbaissé, encadré de deux colonnes à chapiteaux identiques, qui ne portent rien.

Les verrières de la nef datent de 1904-1905, elles sont en verre et plomb. Quatre proviennent du même auteur Louis GESTA de l’atelier de Toulouse. Sur le mur sud :

Don de la famille Mallet-Lavergne Le nom du curé Mallet est mentionné

Aujourd’hui

Hier Ces colonnes adossées ont des bases moulurées d’un bandeau, d’une gorge, d’un tore et d’un listel ; le fût est lisse ; l’astragale est taillé en un tore épais. Les corbeilles sont joliment sculptées de motifs végétaux

Le tailloir est mouluré d’un biseau lisse, d’une baguette, d’une rainure et d’un bandeau. Ces colonnes avec leur décor sont datées du XIe siècle. La voûte du chœur est une coupole dont l’arrondi, en ellipse est légèrement déformé ; elle repose sur des pendentifs qu’encadrent quatre arcades brisées. Aujourd’hui repeinte en blanc, la voûte avait été décorée il y a plusieurs décennies de motifs d’anges.

Saint Etienne ( 240cm x70 ) don de Mr Etienne de Montréal ( Gesta )

Saint François de Sales ( 240cm x70 ) don de Mr Mosnier d’Amboiras (Gesta)

St Joseph et l’enfant Jésus ( 180cm x 53 ) Auteur inconnu

Saint Louis ( 270 cm x 70 ) Don de Mr Louis de Montréal (Gesta )

Saint Charles de Borromée ( 240cm x 70 ) Don de Mme Charlotte de Montréal ( Gesta )

Sur le mur nord :

La Vierge à l’enfant ( 170 cm x 70 ) offert par les enfants de Marie et les mères chrétiennes ( Auteur inconnu )

Les vitraux dans le ch œur Les fonts baptismaux Dans la maçonnerie de l’angle nord-ouest du mur, a été scellée une cuve ancienne en serpentine de La Roche – l’Abeille ; au-dessus de la cuve le mur est creusé de manière à former une cavité, qu’une clôture à deux battants de bois, aujourd’hui disparue, transformait en armoire.

Les deux verrières les plus anciennes de 1870 et 1878 sont du même auteur Dautezac. Elles représentent Saint Simon Saint Pierre

L’inventaire de 1981 a permis de découvrir qu’il existait un atelier de peintre-verrier à Limoges dés 1870

( 170 cm x 50 ) A . Mallet rector ECCL LA De Montréal

( 150 cm x 45 ) ECCL .LA De Montréal M MUNI DCCCLXXM

AUTEL ET TABERNACLE Aujourd’hui

Hier

Ajouts lithiques : Deux vestiges en granite sont entreposés dans le porche : Un coffre funéraire de forme oblongue, à cavité circulaire est posé au sol sur son couvercle ; cette forme de coffre n’est pas unique à la Croisille

Une cuve circulaire, à cavité peu profonde, sans décor, est surélevée par un socle de pierre cannelé

L’autel, retable, tabernacleurne (ancien maître-autel ) du 17e siècle, d’auteur inconnu. En bois peint ( polychrome ) à colonnes à dorure. Les dimensions étaient : h = 100, l = 240, p = 80 Tabernacle h = 90, l = 65, p = 60

COLONNE SCULPTEE L’ornementation comprenait pampre, oiseau, personnage ; agneau mystique. Le retable n’existe plus ; seules subsistent les deux colonnes torses, l’autel et le tabernacle ont été déplacés et se trouvent actuellement dans la chapelle latérale Nord


Mobilier liturgique Tableau et statue Sur le mur nord, le tableau (80 cm x 60 cm) est une peinture à l’huile du 17e siècle, restaurée entre 1981 et 2000,qui représente l’apparition de la Vierge et l’enfant, à saint François de Sales. Le cadre mouluré était probablement doré avant d’être recouvert d’une peinture marron moderne. Saint François de Sales, en rochet et camail est agenouillé à gauche, les mains croisées sur la poitrine et le buste incliné, les yeux baissés A droite en haut de la toile, la Vierge apparaît assise au-dessus d’un nuage. L’enfant Jésus, qu’elle retient de la main droite est debout devant elle, le bras gauche accoudé au genou gauche de sa mère, la main droite levée pour bénir. Il porte une chemise qui laisse nus ses bras, les chevilles et les pieds La vierge est vêtue d’une robe ceinturée et d’un manteau ; son pied gauche, visible, est chaussé d’une sandale. Elle incline la tête, d’un air attentif, vers son fils et saint François. Le fond de la scène est en partie masqué par de grands rideaux

L’inventaire général du patrimoine culturel de 1981 a retenu onze pièces d’orfèvrerie ( objets non présentés au public )

La châsse : Le procès verbal des reliques du vendredi 1er mai 1778 ( Archives G /327 ) a été signé par le prêtre L Giraud vicaire général de Monseigneur l’Evêque de Limoges, à la suite de la visite du curé Bonin. Les reliques furent transférées d’une simple boite de sapin dans une châsse d’étain fin, décorée de fleurs de lys, de 30cm de hauteur, 35cm de longueur et de 17cm de largeur. Entre deux lits de coton se trouvaient quatre ossements dont un de la longueur de quatre pouces qui a paru être une partie de bras avec les mots S.Clémentia ; un autre de la même longueur qui a paru aussi être une partie de bras avec S. Théophillus M. puis un autre ossement : une partie du cou, de la longueur de deux pouces avec ces mots : S . Victorius M, et enfin une partie de la jointure de l’épaule avec ces mots : S .Gaudentuis.

Pour rendre plus authentiques les dites reliques, a été apposé le sceau de Monseigneur Louis Charles du Plessis d’Argentré, évêque de Limoges.

Reliquaire

L’ Ostensoir soleil

Entre la troisième travée et la chapelle Nord on peut voir sous un dais gothique en bois une statuette de la Vierge de l’Immaculée Conception en bois doré de 70 cm de haut sur 40 cm de large, d’auteur inconnu, datant du 19e siècle

L’ostensoir serait en argent fondu ciselé de 72cm de haut et 35 cm de large, orné de blé, raisin, angelot.

Un reliquaire monstrance pédiculé du 19e siècle en laiton et verre de 32cm sur 11cm est décoré de deux anges debout de part et d’autre de la lunette.

Les cloches

La tige est constituée par un ange sur une sphère entourée d’un serpent ; cœurs enflammés, du 19e siècle dont l’auteur est Dejean Joseph Philippe Adolphe orfèvre à Paris. Il a été offert par M Ve DE PEDINCHET.

Les chapelles

En 1826, une cloche a été donnée par Anne Roux de Bazeuge, le parrain était M Pierre Joyet, maire, la marraine Catherine de Vaucorbeil de Montréal. Les fondeurs étaient le chevalier Malnuit et Consard à l’époque du curé Chadebec. En 1845 une nouvelle cloche est ajoutée dont le parrain est monsieur Mathieu de Montréal, ancien magistrat, membre du Conseil Général , la marraine Dame Françoise Bonnet épouse de François Mosnier notaire royal et maire de La Croisille. Elle est baptisée en présence de Joseph Rose Calari curé de La Croisille et André Martial Villechabrolle vicaire à La Croisille. Les fondeurs sont Martin père et fils. En 1870, une troisième cloche est installée ; les fondeurs Bollée et ses fils, d’Orléans. Inscriptions : Sit nomen Domini bénédictum Parrain M Louis Marie Allouveau de Montréal maire de La Croisille Marraine Marie-Antoinette Suzanne née Chauviat. Antoine Mallet était le curé. Simon-François Allouveau de Montréal sénateur ; Suzanne Toussaint Brouillon François ; Prévost Léonard ; Lavialle Léonard ; Magieux Léonard ;étaient fabriciens

LA CHAIRE A PRECHER La chaire à prêcher en bois, du 19e siècle avait une hauteur de 400cm ; elle était complète et en place en janvier 1981. En 2008 il en reste un panneau encore apposé au mur. Notre Dame du perpétuel secours Reproduction d'un original de style byzantin peint sur bois et à fond d'or. La Vierge y apparaît avec son enfant ; sur leurs fronts brille une auréole d'or. Deux anges présentent les instruments de la Passion à l'Enfant Jésus effrayé. Au dessous un ex voto : Remerciement des paroissiens après le passage des Allemands (semaine du 17 au 24 juillet 1944)

En argent repoussé, la chapelle se compose d’un calice, d’une patène, d’un plateau avec burettes à ornementation de forme géométrique. C’est un ensemble non homogène . Le calice de 17cm de haut, de 37cm de longueur, de 26cm de largeur porte le poinçon de la communauté de Marseille, le poinçon de charge ( M couronné entre deux grains de remède ) le poinçon de décharge ( fleur de lys ) réalisé au 3e quart du 18e siècle La patène de 13cm de diamètre, a le poinçon garanti argent titré. La patène, les burettes et leur plateau ont été réalisés après 1838 peut être par Placide Poussielgue-Rusand, orfèvre et revendeur de Paris qui a assuré la réunion des pièces. L’ensemble a été offert, au 19e siècle, par la famille de Montréal

L’autre chapelle comprenant calice, patène, bassin à burettes, clochette d’autel, boite, est aussi un ensemble non homogène de trois auteurs différents Pièces réunies par Placide PoussielgueRusand orfèvre et marchand à Paris et datant du 19e siècle. Objets en argent doré repoussé, gravé au trait et en bronze, ils sont ornés de : blé, vigne, ange, roseau.


LINARDS 14 ème – 17ème si ècle

Les origines Vers le milieu du XIV° siècle, les chevaliers qui vivaient précédemment à la cour de leurs suzerains viennent s’installer dans les fiefs qui leur sont confiés, y construisent un château près de l’église paroissiale et installent leurs tombeaux dans le chœur. C’est le cas des chevaliers de Gain, vassaux de la dynastie des Lastours dont Jean 1° de Gain hérite Linards en 1354. On peut affirmer à l’origine de l’église actuelle l’intervention des deux seigneurs de Linards, de Gain et de Lajaumont. Les premiers ont sans doute voulu reconstruire l’église pour célébrer en quelque sorte leur implantation (qui durera quatre siècles), ce qui justifie la présence de leurs armes au dessus du chœur, et de leurs tombes juste en dessous. Ces armoiries permettent également de dater la construction du chœur d’après 1354. Par ailleurs le 24 mai 1433 Aymeric V de Gain et sa femme Luce d’Esteneyre fondèrent une vicairie de Sainte-Marguerite, également dite “du Bouey” ans l’église de Linards. Ce type de fondation consiste à attribuer un revenu perpétuel à un prêtre chargé de dire des messes à l’intention des donateurs; elle s’accompagne fréquemment de la création d’une chapelle à cet effet. C’est l’origine de la chapelle donnant sur le chœur, considérée par la suite comme la chapelle du château. La nef était donc terminée à cette date. Une des niches du chœur porte des marques de tâcheron ou d’architecte. La dénomination de chapelle des Boueys vient du village du Grand-Bueix dont la dîme, appartenant au seigneur, fut allouée au vicaire, un prêtre chargé de la desservir. Le vicaire, désigné par les fondateurs et leurs héritiers, sera soit le curé de la paroisse soit un membre de la famille seigneuriale, ainsi pourvu d’un complément de revenus échappant aux aléas des successions. En 1789, dernière année de perception des dîmes, le revenu de la vicairie atteint 195 livres, une somme relativement importante. Cette chapelle est considérée comme la chapelle du château voisin, elle est donc abandonnée lors du passage des seigneurs de Gain au protestantisme à la fin du XVI° siècle.

L’église a ensuite été modifiée à plusieurs reprises, - pour créer les deux autres chapelles aux XV° et XVIII° s.(cf. plus loin), - construire un clocher-logis au XVII° siècle (peut-être également pour célébrer le retour des seigneurs au catholicisme), - percer une fenêtre dans le mur sud au XIX°, - percer ou murer des portes secondaires dans le mur sud et derrière l’autel.


La croix reposoir L’église est tout autant un sépulcre qu’un lieu de culte ; le domicile dernier des linardais reproduit la hiérarchie sociale, en cercles concentriques autour de la terre consacrée du sanctuaire : - Les seigneurs principaux de Linards sont enterrés dans le chœur, - leurs vassaux de l’arrière-fief de Lajaumont dans leur chapelle éponyme, - quelques notables du bourg privilégiés, comme les officiers seigneuriaux, dans la nef, - les autres notables dans un petit cimetière entre l’église et le mur d’enceinte du château, - les autres habitants de l’autre côté de l’église, dans un grand cimetière servant aussi de champ de foire. La croix-reposoir date peut-être du XV° siècle également, elle n’est mentionnée dans aucun document. Les défunts de basse extraction qui n’avaient pas droit à une sépulture dans l’église y étaient déposés le temps d’une bénédiction, avant leur départ pour l’un des cimetières, suivant leur rang social.

La cloche de 1789 Fondue sur place par un saintier venu de Champagne, la cloche de 1789 est la dernière des quatre cloches existant au XVIII° siècle. Elle est baptisée comme le veut la tradition. Reflet de l’histoire sociale du bourg, ses parrains sont, comme on le voit gravé, Mr Jean-Louis Bargez, chirurgien juré, Dame Louise Chaussade du Maset, épouse de Mr Chaussade, sieur de Trasrieux, et non le couple seigneurial comme c’était le cas précédemment ; après la fin de la dynastie de Gain, le nouveau seigneur est en conflit ouvert avec les “ bourgeois du bourg “ et se voit refuser les honneurs de la cloche.

Une pierre tombale sous l’escalier de la maison devant l’église vient sans doute de la nef, peut-être une tombe seigneuriale

Les clefs de vo ûte Outre les inscriptions, la robe de la cloche est ornée d’une vierge à l’enfant, et à l’opposé d’un Christ en croix, la Vierge en pleurs à ses pieds. La cloche de 1789 mesure 47 cm de diamètre à la base et 38 cm de hauteur; son poids peut être évalué à 70 kg environ. Elle est complète avec son battant et sa monture, on peut observer la fixation de la couronne (ensemble des anses) dans le mouton; ainsi que les brides (ferrures de suspension) qui fixent la cloche au joug. L’usure de la pince (partie basse que frappe le battant) dans l’axe de celui-ci est bien visible, avec de nombreuses brèches d’usure. Elle aurait sonné une dernière fois le 11 novembre 1918.

Les clés de voûte de la nef représentent respectivement un lion et un poisson, celle du chœur les armes de Gain, d’azur à trois bandes d’or. Cette dernière marquent la prise de possession du lieu par le nouveau seigneur en 1354 et l’emplacement des sépultures de la dynastie : Louis de Gain, quatrième seigneur de Linards, teste en 1471 et demande à être inhumé dans les tombeaux de ses prédécesseurs. Elie de Gain, huitième seigneur de Linards, réclame dans son testament de 1646 le même privilège. Le marquis de Fernoël, parent des Gain, fin 18ème, fait à cet effet don d’une rente de 50 livres à la fabrique paroissiale.

La loi du 23 juillet 1793 prescrivait de ne conserver qu’une seule cloche par église, pour les besoins des alarmes et convocations aux assemblées civiques, et d’envoyer les autres à la fonderie pour en faire des canons ou de la petite monnaie. C’est celle-ci qui fut sauvée.

Par la suite les trois derniers seigneurs de Gain de Linards seront enterrés également dans l’église en compagnie de certains de leurs proches : l’officier de marine Charles Antoine, Isaac Annet de Gain, Annet-Charles et Charles de Gain furent en 1771 les derniers des Gain inhumés dans ce sanctuaire. Les deux autres travées sont marquées d’un lion et d’un poisson. Si ce dernier est un symbole chrétien courant, le lion pourrait rappeler la mémoire des Lastours dont les Gain héritèrent Linards au XIV° siècle : le fondateur de la dynastie, Gouffier de Lastours, avait en effet gagné en croisade, avec une belle légende, le titre de « chevalier au lion ».

La cloche actuellement en service date du Second Empire.


La Vierge foulant le serpent Jacques de Lajaumont affirme ses prérogatives, de retour de guerre, en entreprenant la construction d’une chapelle et fonde une vicairie dans l’église de Linards où, selon son testament de 1465, il désirait être enterré, à quelques pas du château des de Gain. L’utilisation de la chapelle, le droit d’y poser un litre, d’y distribuer des aumônes, fut reconnu aux Lajaumont après de nombreux procès en échange de la reconnaissance formelle de leur vassalité aux Gain.

La chapelle sud “de la Vierge” n’a été construite qu’en 1718 : le 18 juin est réunie par le notaire de Linards Devaux une assemblée paroissiale. Il s’agit de faire homologuer par l’assemblée l’utilisation d’un legs de cent livres, inscrit dans le testament de feu maître Jean Mazurier. Sur les conseils du curé, le legs sera utilisé, outre le blanchiment de la nef, au percement du mur sud de l’église, face à la chapelle de Lajaumont, pour y insérer une autre chapelle destinée à recevoir l’autel de la Vierge, et la statue qu’il supporte, que l’on peut ainsi dater d’avant 1718. Cet autel était jusque là simplement installé dans la nef qu’il encombrait.

Le donateur appartient évidemment à une famille bourgeoise influente, car on accepte en échange que la chapelle reste la propriété et la sépulture de ses descendants. Il n’y a pas à Linards de maçon capable d’entreprendre un travail aussi complexe (et risqué) puisqu’on fait appel à un maître-artisan d’une paroisse éloignée : Noël Brebis m° maçon du village de Bussy paroisse de St Priest las Vergnas L’autel qui supporte aujourd’hui la Vierge est un ancien maître autel de 1849.

La chapelle de Lajaumont La chapelle de Lajaumont a été construite peu après 1465 en style gothique, conformément au testament de Jean de Lajaumont, seigneur d’environ un tiers de la paroisse. Les armoiries de la famille (d’azur à la bande d’or, accostée de six étoiles de même, trois et trois) sont présentes à l’extérieur sur le linteau et à l’intérieur sur la clé de voûte de la chapelle Installés dans la paroisse avant les Gain, les Lajaumont, possesseurs d’un fief du même nom autour de leur château (détruit au XVIII° s.), répugnaient à se reconnaître vassaux des nouveaux seigneurs de Linards reconstructeurs de l’église paroissiale. L’obtention d’un lieu de sépulture dans l’église fut un enjeu primordial dans leur lutte judiciaire et parfois guerrière contre les Gain de Linars pour maintenir leur rang seigneurial, jusqu’à la disparition de la famille au XVII° s.

Les tombeaux seigneuriaux des Gain dans le chœur et des Lajaumont dans leur chapelle n’ont laissé aucune trace visible, cependant la tradition orale fait encore état à la fin du XX° siècle d’un chevalier retour de croisade, enterré en armure dans la chapelle.

L’autel et le reste du mobilier actuel de la chapelle sont des dons des châtelains de Linards au début du XX° s.

La porte de l'ancienne sacristie Le 19 juin 1780 est mort le curé Martial Marc, dans le presbytère qu’il avait acquis à titre personnel en 1757; cette maison revient à ses héritiers, le bourgeois de Limoges Jean-Baptiste Petit et son épouse Valérie Joliet. Dès le 6 juillet, ceux-ci informent le syndic fabricien Jean Barget de leur intention de faire condamner une porte qui faisait communiquer l’église et la sacristie avec le jardin du ci-devant presbytère. Ils invitent le syndic à assister à l’opération qui doit avoir lieu lundi prochain jour de demain à sept heures du matin sur le jardin dépendant de la succession dudit sieur Marc, situé entre sa maison et l’église paroissiale du présent lieu, aux fins d’y voir murer la porte de communication dont ledit feu sieur Marc se servait pour sa prétendue commodité pour entrer de son jardin dans la sacristie de ladite paroisse et d’ilec dans ladite église de Linars.

Mais la veille, à l’issue de la messe, le syndic et les notables font sonner la cloche pour convoquer les habitants à une assemblée à ce sujet. Les habitants s’opposent formellement à ce que ladite porte soit murée et fermée, attendu que de temps immémorial ladite porte a existé telle qu’elle et qu’elle n’a été faite que pour la commodité de ladite paroisse et utilité de messieurs les curés et prieurs, précédents titulaires audit sieur Marc de ladite cure, et qu’en outre la servitude a toujours été continuée dans ledit jardin, ce qui le prouve encore plus qu’il y a une autre porte qui a issue dans ladite église de Linars dans ledit jardin. Cette porte se trouvait dans le mur Sud du chœur, où la trace en est visible car elle fut finalement murée en 1838. 09


MASLEON 14 ème – 17 ème si ècle Eglise Notre Dame de l'Assomption

Une pierre témoin dans la maçonnerie du porche porte l’inscription :

Une naissance mouvementée La bastide L’origine de l’église de Masléon peut être datée avec certitude : elle est contemporaine de la fondation de la ville, création royale ordonnée en 1289 par Phillipe-le-Bel ; Masléon est une bastide, son plan au quadrillage régulier en témoigne. La ville connaîtra son apogée au XIV e siècle et son déclin à partir du XV e siècle. Le conflit religieux Le territoire où fut implantée « la ville neuve » de Masléon dépendait de la paroisse de Roziers et du Chapitre de Limoges, ce qui ne retint pas les consuls, chargés d’administrer la ville, de prendre l’initiative d’édifier une église et d’y faire célébrer. Cet esprit d’indépendance leur valut l’excommunication et de fortes amendes. Les habitants de Masléon furent eux aussi soumis à verser des offrandes à l’autel de Roziers.

Jean Clouzeaud, Sieur de la Breuille Jean Brigaud RSS 1660

Paroisse de Roziers-Masléon : Amende honorable étant faite, les consuls demanderont l’autorisation d’avoir leur propre lieu de culte ainsi qu’un cimetière et des fonts baptismaux ; ils arguent de la difficulté que trouvent les habitants pour se rendre à Roziers. L’évêque leur donnera satisfaction le 6 février 1300, sous condition cependant : soumission à l’église de Roziers et à son vicaire à qui il faut donner une rente de 150 livres, construction d’un presbytère avec jardin… Ainsi pendant cinq siècles l’église de Masléon dépendra de sa paroisse mère.

 Chœur  Chapelles

Après la Révolution, revirement de situation : c’est Masléon qui a la prépondérance, et l’église de Roziers est désertée. La scission entre les deux communes ne fut définitive qu’à partir de 1831, tant sur le plan municipal que religieux.

Une chronologie incertaine 1ère hypothèse La nef serait du XIII e siècle ( ou début XIV e siècle ) et aurait été agrandie du porche au XVII e siècle, comme d'autres églises du canton (Neuvic, Linards)

2ème hypothèse L’église n’étant pas positionnée selon les normes habituelles dans le plan d’une bastide ( elle n’est pas assez centrale ), et en raison de l’absence totale d’éléments d’architecture des XIII e et XIV e , on est tenté de dater l’ensemble du bâtiment des XVI e et XVII e siècles, avec réutilisation des anciens matériaux et peut-être déplacement

1 ) Sacristie 2 ) Nef du XIII ° ou XIV ° siècle 3 ) Clocher-Porche XVII ° siècle Le plan est très simple : une nef unique à chevet plat, flanquée de deux chapelles latérales et d’un porche d’entrée ; ce porche supporte un clocher dont la flèche octogonale, reposant sur un socle carré, ressemble à celui de l’églisemère de Roziers Trois fenêtres ébrasées éclairent l’intérieur : deux dans le chœur se faisant face, une dans le mur sud du porche


Le b âtiment

Deux statues sur console ( XVII e XVIII e ) encadrent et surmontent le panneau central

De proportions harmonieuses, l’église de Masléon frappe néanmoins par la modestie de son architecture intérieure et extérieure :

La flèche octogonale du clocher repose sur un socle carré

Le portail dont l’arc est en plein cintre est orné d’un tore ; il est surmonté de trois modillons qui supportaient peut-être un auvent

Le monogramme de Marie décore à l’extérieur la porte au sud

Saint ROCH est en bois peint ; il lui manque son bras gauche et la tête du chien est abîmée.

Un saint évêque ( non identifié ) est en bois peint, sa crosse est manquante.

Mobilier Autel, retable, tabernacle

Vierge de Pitié : Accroché sur le mur nord, ce tableau ( non restauré ) est daté de la fin du XVI e ou du début du XVII e siècle. C’est une peinture à l’huile sur toile, dans un cadre ancien sculpté de feuilles de lauriercerise et de rubans ; le visage de la vierge est douloureux et sévère. La toile a certainement été découpée pour être mise dans un cadre trop étroit car les pieds et la main gauche du Christ, le haut de la tête des deux personnages et le bout des doigts de la Vierge manquent.

Le tableau représentant Saint Antoine de Padoue portant l’Enfant Jésus, est contemporain C’est une œuvre composite en bois peint polychrome ( XVIIe XIXe siècle ) avec décor en bas relief doré. De part et d’autre du tabernacle ( urne à ailes, décorée de l’agneau mystique) deux panneaux peints représentent l’un l’Annonciation, l’autre, l’enseignement de Marie

Les vitraux ont été offerts par des familles notables de la paroisse à la fin du XIX e siècle et honorent la Vierge et son époux. • Notre Dame des Victoires écrase le serpent a été offert par Duverger de Pontfeuille • Saint Joseph a été offert par Fargeaud d’Epied • Notre Dame de Lourdes a été offert par Madame Veuve Charretier

L’inventaire du patrimoine réalisé en 1980 recense une trentaine de pièces anciennes (du XVI e au XIX e siècles ) ; deux sont classées Monument Historique. Bon nombre d’entre elles ont hélas disparu depuis. Parmi les objets volés notons deux statuettes : L’Annonciation

L’enseignement de Marie - Saint Roch (XVIIe – XVIIIe ) classée M. H - Vierge à l’enfant (XVIIIe - XIXe)


Les cuves

La cloche En bronze ; a été bénite en 1823, en présence de Mr Jérôme Fougères maire et pharmacien. Parrain : Mr Léonard Leblois, membre du Conseil Général du département Marraine : Dame Marie-Anne Fargeaud née Beaure.

Contre le mur nord une cuve baptismale est scellée au sol.

Auteur : Forgeot, fondeur de cloches au XIX e siècle

La croix qui la surmonte est un apport récent.

La dalle funéraire Dans le sol du chœur se trouve une pierre tombale en granite ( L.182 cm l .60 cm ) décorée d’une croix ; elle n’est pas visible, cachée par l’estrade de l’autel central

Le mobilier se complète de deux statues sulpiciennes de Marie et Joseph, et d’une chaire à prêcher du XIX° siècle : Contre le mur sud, un coffre en granite présente une mouluration sur le bord supérieur ( pour recevoir un couvercle ? ) A servi de bénitier.


NEUVIC-ENTIER XIII° - XV° siècles

Origines Le toponyme de Neuvic, la présence de vestiges pré-médiévaux, le vocable de Saint Jean, la taille de la paroisse ainsi que le choix de l’installation d’une vicairie à l’époque carolingienne plaident en faveur de l’ancienneté de cette paroisse. Neuvic, une église de « vicus », agglomération non fortifiée à vocation commerciale, a pu avoir un rôle de relais et de passage obligé dans l’entreprise de christianisation des campagnes par sa localisation à proximité de voies de communication, servant d’étape aux évangélisateurs qui parcourent les routes. La paroisse et son église sont placées sous le patronage de Saint Jean Baptiste. Au Xème siècle « Novicense », au XIVème « Novus Vicus » (Nouveau village), Au XVIIème siècle « Neuvic en Tiers », puis avec les paroisses de « Combas hors Neuvic » et de NeufvicEssidious » les trois paroisses prendront l’appellation de Neuvic-Entier.

L’édifice actuel comprend une nef de quatre travées, dont la dernière sert de sanctuaire. Les travées sont séparées par des arcs-doubleaux auxquels correspond à l’extérieur des contreforts gothiques perpendiculaires aux murs. L’ensemble de la construction est en pierres de taille appareillées. La couverture du toit du clocher est en tuiles plates de Bourgogne, la nef et la chapelle sont couvertes en tuiles courbes. La ferme est en bois de chêne et le voligeage en châtaigner de la région limousine. Sa taille peut donner des indications sur le nombre de paroissiens des XIIIème-XVème siècle car le bâtiment devait être en mesure d’accueillir environ 480 personnes en station debout.

L’ext érieur

L’édifice Du fait de la déclivité du terrain des marches permettent d’accéder aux deux portes, On entre à l’ouest par une porte à simple battant accédant sous le clocher du XVème siècle , l’entrée sud est un beau portail limousin à deux battants du XIIIème siècle.

 La façade occidentale est constituée d’un clocher carré, couvert d’un toit en pavillon; les contreforts gothiques du XVème siècle, perpendiculaires aux murs étayent la base de ce clocher.

L’édifice a été bâti au XIIIème siècle puis remanié au XVème. Caractérisé par un plan simple et un chevet plat, il est doté de fortifications visibles dans son clocher porche qui se présente sous la forme d’un donjon.

Une fenêtre étroite, en plein cintre très ébrasée domine sur la façade.


La souche supérieure carrée du clocher est coupée de deux cordons avec des sculptures aux angles coté sud seulement représentant des têtes de bélier. On remarque également côté sud, deux têtes sculptées dans l’angle sous le cordon.

 En façade sud on retrouve deux contreforts gothiques identiques à ceux déjà décrits ; ils soutiennent le clocher. La travée attenante au clocher est du XVème siècle, les autres travées sont du XIIIème avec quatre contreforts.

Le portail qui s’ouvre de ce côté est un joli portail Limousin du XIIIème siècle. Il comprend deux voussures brisées avec une archivolte d’encadrement, à retour d’équerre, profilée d’un cavet entre deux tores.

L’int érieur On entre à l’ouest dans le porche sous le clocher par une porte brisée et un escalier de quatre degrés. Le plan est barlong (plus long d’un côté que de l’autre). Il y a une fenêtre en plein cintre, ébrasée au dessus de la porte. La voûte est d’ogives avec formerets (arc latéral d’une travée parallèle à l’axe de la voute). Les nervures sont profilées d’un tore unique (grosse moulure saillante et demi-cylindrique appelée aussi boudin) et retombent sur des colonnes d’angles adossée dont les chapiteaux sont circulaires. Des pilastres (saillie rectangulaire engagée dans le mur) séparent le porche de la première travée et supportent un doubleau brisé aux arêtes garnies d’un tore se dégageant de deux gorges (même profil que celui des pilastres).

La frise-chapiteau est élégante, sa corbeille présente des palmettes retournées d’un type rare alternant avec des feuilles plates. C’est un rappel roman que l’on retrouve à l’église Sainte Anne Saint Priest. Les corbeilles de ces chapiteaux sont sculptées de feuilles cotées nordouest, de roses à quatre fleurs en face, de têtes accolées sur le chapiteau du pilier entre le clocher et la première travée. La clef de voûte est ronde, sculptée d’un évêque portant une crosse fleuronnée de la main gauche et bénissant de la main droite.

 On retrouve sur les façades est et nord, les mêmes contreforts gothiques en appui sur le chevet. en

Sous le clocher, une cuve romaine granit sert de fonts baptismaux

Au nord, on retrouve la corniche le long de la muraille, portée sur des modillonsmasques bien visibles.

Première travée

Le cimetière a été déplacé, remplacé par la place du village. Les anciennes pierres tombales retaillées forment le contour et des bancs, certaines sont remarquables, quelques gravures visibles représentent la personnalité du défunt.

La clef de voûte ronde, sculptée, représente l’agneau pascal portant une bannière surmontée d’une croix pattée On peu noter dans cette première travée en façade sous la statue de Saint Pierre des restes de litre (les armes sont effacées).


La chapelle côté nord dédié à la Vierge Deuxième travée Le crucifix coté nord est remarquable. Au nord le culot du milieu est curieusement sculpté de fruits en grappe les culots latéraux présentent des masques.

La clef de voûte ronde, sculptée, représente un personnage tenant dans ses bras un animal (on pense à Jean Baptiste avec un agneau dans ses bras).

La porte du tabernacle est remarquablement sculptée d’or Les cœurs du Christ et de la Vierge posés sur une nuée rayonnante.

Sur le pilier est de la voute, des ex-votos, beaucoup ont disparu mais il en reste un curieux du 26 septembre 1885 ou bizarrement on a gravé 7bre pour septembre et sous le chiffre 5 apparait un 7.

Quatrième travée

La quatrième travée, sert de sanctuaire. On remarque de part et d’autre de la porte des logements qui permettaient d’introduire des poutres de section rectangulaire pour barricader la porte.

Troisième travée La troisième travée présente une chapelle au nord et une fenêtre du XIIIème brisée et ébrasée au sud avec un vitrail

La clef de voûte, ronde, sculptée représente une main dont deux doigts sont repliés (annulaire et l’auriculaire) :« symbole de la bénédiction latine ».

Au dessous de la fenêtre côté sud, deux niches ; une servait de piscine liturgique l’autre était un placard pour les objets du culte (il n’y a plus de porte). L’eau utilisée pour laver les linges sacrés s’évacuait en s’infiltrant en terre.

Dans une niche on a placé une pierre d’autel consacrée (rangement occasionnel). Les piliers du côté du chœur sont formés d’un faisceau de trois colonnes celle du milieu plus grosse que les autres. Les corbeilles, tant au nord qu’au sud présentes des feuilles d’artichaut et de beaux crochets-boule.

La clef de voûte ronde, sculptée représente une croix recerclée à quatre motifs identiques accolés.

L’autel à gradins en pierres calcaires des ateliers MM Laboureau et Gardien de Limoges a été consacré par Mgr. Duquesnay évêque de Limoges le11 mars 1874. Le tabernacle et le retable sont travaillés avec habileté.


Le conopée (tissus liturgique à la couleur du temps devant la porte du tabernacle) finalise avec les chandeliers du XVème siècle un ensemble décoratif

Les statues

Trois bas reliefs ornent le tombeau : Sous le retable, une scène représente l’Annonciation, avec au milieu les fleurs de lys symbole de la pureté. Saint Pierre (cette statue est inscrite sur l’inventaire des objets mobiliers historiques en 1982 ) Statue en bois (XVème), SaintPierre vêtu d’une tunique serrée à la taille avec un voile manteau rouge et tenant dans ses mains les clés du royaume.

De part et d’autre du tabernacle: - coté gauche l’Adoration des Mages, - coté droit la Nativité du Sauveur.

Saint Jean Baptiste (Statue réparée) Le buste à été fixé sur une planche, Saint Jean Baptiste est vêtu d’un vêtement en poil de chameau et d’un manteau rouge, il montre de sa main gauche l’agneau de Dieu qui été à ses pieds.

La balustrade a été déposée et vendue !!! depuis que l’on célèbre la messe face aux fidèles. Au fond deux portes ordinaires courantes de l’époque Louis XV cachent les ouvertures murées de l’ancienne sacristie, coté nord se trouve l’entrée dans l’actuelle. Le carrelage du sol est remarquable

Le vitrail derrière l’autel Il représente le baptême du Christ. On remarquera au sommet, dans une rose, entre l’alpha et l’oméga un personnage coiffé de la tiare tenant le globe terrestre sur la main gauche et bénissant de la Saint Jean Baptiste (petite statue dans le chœur).

main droite : c’est Dieu le père.

Petite statue remarquable en bois, Saint JeanBaptiste en plastron doré et voile manteau rouge pointant du doigt droit un agneau à ses pieds. (Cette statue est très fragile et il manque le bras gauche).


Les tableaux

La cloche

Décollation de Saint Jean (Tableau offert par la famille Limousin de Neuvic 1750, inscrit sur l’inventaire des objets mobiliers historiques, il a été restauré en 1994). Scène célèbre de la décollation de Jean Baptiste.

La cloche de l’église, ( Ø 1,11m, 760 Kg ), porte des inscriptions relatives à l’évangile : le passage de l’Ecriture Sainte (St.- Mathieu chap. XI, v. II ) publiant les grandeurs de saint Jean-Baptiste. « Inter natos mulierum non surrexit major Joanne Batista » : ref. B.S.A.H.L.)

Sur les deux motifs coulés en relief sur la cloche on distingue la crucifixion et la décollation.

Le mobilier

« Les objets particuliers ci-dessous ne sont pas accessibles pour les visites libres »: Dans un beau cadre un tableau du XVIIème siècle représente « la Décollation de Saint Jean » avec l’inscription «Agnus Dei » sur une banderole. Le martelet utilisé par l’enfant de Chœur pour annoncer la messe pendant la semaine sainte

A gauche le blason des limousins de Neuvic : dans une ellipse un fond d’azur un chevron d’or partage l’espace, en haut deux croisettes d’or, en bas un vase avec trois fleurs de lys au naturel A droite le blason de la famille Régnaudin de Puy neige : dans une ellipse un fond d’azur une foi d’argent partage l’espace, en haut deux étoiles d’argent, en bas un croissant pointes vers le haut. L’ensemble est surmonté d’une couronne pour dater l’évènement:: le mariage de Joseph Limousin de Neuvic avec Madeleine Régnaudin de Puy-neige C’est à cette occasion qu’on aurait fait faire ce tableau. Les trois fleurs de Lys et le vase signent la famille Limousin de Neuvic, celleci descendait de monsieur Léonard Limousin de Neuvic le grand émailleur, valet de chambre du Roi François Premier.

Marie-Madeleine au désert (Tableau inscrit sur l’inventaire des objets mobiliers historiques, il a été restauré en 1984). D’après une tradition locale, elle protègerait les femmes mariées qui viendraient lui demander le «rabonissement » de leur mari colérique parce que le mot « rabbouni » signifiant « maître » est le mot par lequel Marie-Madeleine aurait salué le Christ ressuscité …

Le lutrin d’autel monoxyle (fabriqué d’une seule pièce)


ROZIERS SAINT GEORGES 11 ème

12ème

– 1 6 èm e

– 19ème

si ècles

Le culte de Saint Georges Cette église est vouée au culte de saint Georges, dont une fontaine, un fauteuil de pierre et un bac ou abreuvoir perpétuent le souvenir. Grégoire de Tours écrit dans son « Histoire des Francs » que les reliques de ce saint oriental ont été portées en Limousin.

Description - Int érieur

L’intérieur de cette église se compose d’une nef unique voûtée en lambris, d’un chœur formé d’une travée droite et d’un sanctuaire à chevet plat qui date de la fin du XI° ou du début du XII° siècle.

Le nom même de Roziers (dérivant de l’ancien occitan roussin, cheval), qui doit donc se comprendre Cheval-saint-Georges), se rapporte au saint. Les traces de saint Georges sont visibles à quelques pas de l’église, notamment le fauteuil, formé de trois grosses pierres de granite, situé entre l’église et la fontaine, qui permettait à saint Georges de se reposer.

LA NEF présente une porte en plein cintre à l’ouest et deux fenêtres en plein cintre au sud. Une corniche moulurée de dés en bois s’observe à la base de la voûte en bois.

Historique La paroisse de Roziers peut prétendre à une origine gallo-romaine ou plutôt mérovingienne. En 1498 l’église de Roziers avait beaucoup souffert de la guerre ; elle fut réparée grâce à des indulgences accordées (vendues) par l’évêque Jean Barthon de Montbas.1 En 1598 il y eut de nouvelles réparations tant à l’église qu’à son clocher. Les dernières réparations remontent à 1973 avec réfection du clocher en bardeaux et mise à nu des pierres dans le chœur ; ces travaux réalisés grâce à une collecte auprès des habitants et l’aide de la commune ont été inaugurés le 1/11/1973 par Mgr Gufflet. La toiture a été refaite fin 2008 en tuiles vieillies.

1

Abbé Leclerc - Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne

LE CHŒUR est constitué d’une travée droite. Une fenêtre à gradins très profonde s’ouvre au sud. Une corniche en quart de rond délimite la base de la voûte d’ogives. Ces ogives en forme de boudins très archaïques, retombent sur les angles de pilastres situés de chaque côté. Il n’y a pas de clé de voûte


LE SANCTUAIRE a une travée moins large et très ancienne.

Au nord, deux arcades aveugles en plein cintre retombent sur un haut soubassement. Les chapiteaux grossiers semblent dater du XI° siècle.

Mobilier Statue de saint Georges, en bois taillé, doré, peint, du XVIII° siècle.

Equipé d’un casque et d’une armure miantiques, mi-médiévaux, enveloppé d’un grand manteau rappelant son état militaire, le saint tient la palme du martyr dans la main droite et la poignée de son épée de la main gauche.

Au sud, l’arcature est coupée pour faire place à une grande fenêtre en plein cintre. Le mur du fond est garni par trois arcades, les deux latérales plus étroites que celle du milieu. La retombée se fait en deux colonnes adossées aux chapiteaux très archaïques correspondant au XI° siècle.2

Saint Antoine sulpicien, XIX° s.

Description - Ext érieur Chaire à prêcher en bois taillé et peint.

LE PORTAIL OUEST est ancien ; il présente deux voussures montées sur pilastres avec chapiteaux moulurés de baguettes superposées, d’un type assez rare.

Au dessus, une corniche très saillante, formée d’un bandeau, repose sur huit modillons sculptés de masques, de têtes d’animaux et de billettes.

On y accédait par un escalier (qui a disparu) et un portillon. La cuve hexagonale est ornée de losanges en pointe de diamant. Date gravée : 1743

St Esprit dans les nuages, peint sous l’abat-voix.

Bénitier en granite (ancienne mesure à grains, ancien chapiteau ?) antérieur au XIX°s.

LA PREMIERE TRAVEE DU CHŒUR porte un clocher à base carrée surmontée d’un massif carré couvert d’ardoises et d’une flèche octogonale en bardeaux de châtaignier. Le mur paraît très ancien, avec ses deux contreforts et sa fenêtre non ébrasée. LE MUR SUD DU SANCTUAIRE avec ses six modillons et le MUR ORIENTAL DU CHEVET avec ses deux vieux contreforts et sa corniche sur dix modillons semblent très anciens.

2

Eglises de Briance-Combade - De Laborderie (1946)

La fresque représentant St Georges terrassant le dragon a été réalisée en 1973 par Pierre Q…maire de la commune.


SAINT GILLES LES FORETS

19 ème si ècle

Déboires de la petite église Les origines Si l’église de Saint-Gilles, dans son implantation actuelle n’a qu’un siècle d’existence, l’histoire de la paroisse se déroule sur au moins 700 ans. Appelée successivement La Forest ( XIIIème siècle ), Foresta (1215 ) SaintGilles-la-Forêt de Neuvic ( sans date ), la commune doit ses 828 hectares, ( le village d’Exidioux était de la paroisse de Domps avant d’être rattaché à Saint Gilles au XIXème siècle ) à un démembrement de la paroisse de Sussac plus ancienne.

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1826 Le bâtiment a été éprouvé par une grêle violente.

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Une cloche fut refondue

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Juillet 1828

affreux » (qui cassa ou arracha toute espèce d’arbres ), l’église fut victime d’un désastre: le côté droit du clocher couvert de bardeaux, pourtant à demi-neuf et la charpente furent emportés -

Elle était située sur le Puy-du-Content, entre ForêtHaute et Forêt-Basse. Sans doute au Moyen-Age simple chapelle ( Capellani de la Forest prope Suisshac), son emplacement est marqué dans le cimetière actuel par une croix en fer forgé du XIXème siècle

1880 l’église est réparée complètement ( ainsi que le

presbytère ) -

La première église ( aujourd’hui disparue )

Par suite d’un orage terrible et d’un vent «

1886 le clocher s’est écroulé par vice de construction, et les

murs se sont fendus ; le plafond est tombé en partie. -

Commencent alors, au sein de la commune, des débats au

sujet de la remise en état ou de l’abandon de l’église, débats qui dureront plusieurs années pendant lesquelles l’église continue de s’écrouler comme le 8 février 1891 où tout le mur de façade où se trouve la porte d’entrée est tombé avec une partie de la voûte en terre; l’église est désormais « comme un hangar en ruine » .

Bénitier en granite taillé. provenant de l’ancienne église paroissiale, qui s’est écroulée en 1892 (coffre funéraire gallo-romain ) Dimensions : hauteur 40 cm, diamètre 60 cm Diamètre intérieur 40 cm ( Visible à l’entrée du cimetière sur la gauche )

Situation

Elle figure, sur le plan cadastral de 1833, avec son plan carré et décrochement à l’est et avec son cimetière attenant. Vers 1820, elle était couverte de chaume et en mauvais état; pourtant à cette même époque ; Saint Gilles était le siège de deux paroisses, celle de Surdoux lui ayant été rattachée ( tout comme la mairie d’ailleurs ) Après réparations faites à l’église de Surdoux, la séparation fut demandée en 1820. Ce n’est qu’à partir de 1849 que les deux églises furent à nouveau administrées en binage.

L’abbé Lecler signale, sans autre précision, qu’une pierre placée à l’extérieur, derrière l’autel principal, présentait une inscription.

Reconstruction au XIX° si ècle

L’église ne sera pas relevée sur l’emplacement qu’elle occupait déjà, elle était isolée, au sommet d’une « montagne », d’un accès difficile. Le conseil projette de la reconstruire au centre de la commune, suivant les plans de l’architecte GEAY Mr le Curé est tout à fait hostile à l’emplacement proposé par le Maire. Après délibération en 1892, le conseil décide de reconstruire l’église au centre de la commune, sur la route, près de la maison communale, sur une bruyère lui appartenant. Après adjudication du 8 juin 1893, « Les travaux de maçonnerie, charpente, couverture en ardoises de Brive clouées, zinguerie, menuiserie, serrurerie, peinture et vitrerie etc.…sont exécutés par le Sieur ROUX entrepreneur à Eymoutiers, conformément aux plans ».

Plan au sol de 1892.


Le b âtiment actuel

Le mobilier

Beaucoup de matériaux provenant de l’ancienne église ont été transportés sur le nouvel emplacement et réutilisés.

De vieilles ouvertures ont été reposées. Les murs extérieurs ont été recouverts de trois couches de crépi à mortier hydraulique, sable et cailloux. L’Autel en bois peint

Un fronton et des contreforts en pierre ont été ajoutés D’après une lettre du Trésorier du Conseil de Fabrique, la vente des hêtres entourant l’ancienne église aurait permis de replanter des arbres autour de la nouvelle église et de construire un mur de soutènement pour empêcher les terres de s’ébouler sur la route.

Saint Gilles et la vierge

Notre Dame de Lourdes

En 1894, le Conseil de Fabrique, avait demandé à Mr Le Préfet l’enlèvement de l’autel en terre cuite, la réinstallation et la réparation du confessionnal, de la chaire, des meubles de la sacristie. La peinture des voûtes était également souhaitée.

La porte d’entrée neuve en chêne foncé conserve l’encadrement à trois bandes. Le confessionnal à trois cases sous crucifix

Le clocher mur ne cloche ; la garniture de provenant de

possède qu’une l’édicule est en granit l’ancienne église

Confessionnal et porte d'entrée

Une petite châsse en bois doré, rectangulaire, vitrée.

L'int érieur La charpente est en chêne, tandis que le lattis est en châtaignier et le plafond cintré en sapin.

Le bénitier que l'on peut voir à gauche de la porte d'entrée.

L’enduit intérieur des murs, à deux couches, comprend, mortier hydraulique, sable et lait de chaux . Les vieux matériaux en granit ont resservi pour le dallage, mais la face visible layée, avec joints relevés au ciseau est en granit neuf.

Une cuve en granit (probablement les fonts baptismaux)

Plus de trace du chemin de croix à 11 tableaux, ni de la bannière enfer forgé, ni des 4 vases en porcelaine, mentionnés à l'inventaire dressé en 1906


SAINT MEARD

L’édifice actuel Ce qui reste de l'église ancienne paraît du XII° et du XVII° siècles.

XII° - XIX° siècles

Ci-dessus, l'église avant la restauration (croquis levé par l'architecte vers 1880) On distingue les emplacements de quatre cloches dans le mur-clocher, dont un seul occupé. La croix sommitale avait disparu.

L'abbé Lecler précise que la façade a été reconstruite à partir du tiers de sa hauteur et pourvue d'une rosace ; le mur du midi reconstruit en entier, et on y a ajouté deux chapelles symétriques qui, avec sa nef, forment une croix régulière.

Origines et historique La paroisse de Saint Méard a été créée par démembrement d'une partie de celle de Linards, sans doute vers le IX° ou X° siècle. Les premiers textes citant la paroisse de Sancto Medardi datent de la fin du XI° s., et en 1113 on trouve mention de la parochia Sancti Medardi Eschisador.

Architecture - Ext érieur

La première église de Saint Méard et le donjon d'Echizadour voisin, contemporains, datent probablement du milieu du XII° ou XIII° s.

Un remaniement du porche aurait été effectué au XVII° s., comme à Linards. Et d'après A. de Laborderie, le portail limousin, de deux voussures au tracé brisé, paraît un pastiche du XVII° ou du XVIII° siècle.

Au-dessus du porche, corbeau et modillons sont tellement érodés (on reconnaît deux visages accolés sur l'un et, semble-t-il, une tête cornue d'animal sur l'autre), qu'on peut penser qu'ils datent de l'église moyenâgeuse et qu'ils ont été placés là lors de la restauration de 1891, sans autre objet que de décorer la façade. Il se trouvent en effet placés au-dessus de la maçonnerie conservée. C'est peut-être également le cas du fleuron quadrilobé au-dessus du porche.

Après la Révolution, cette église est en bien mauvais état ; le conseil municipal constate, le15 pluviôse an VIII (1798) que L'église de la commune a un pressant besoin d'être reconstruite d'un bout à l'autre et de refaire les deux portes qui sont toutes brisées, ainsi que les fenêtres auxquelles il faudra aussi remettre des vitres.

Dans les années 1880 elle tombe en ruine ; une reconstruction, projetée dès 1879, n'est réalisée qu'en 1891. De l'église du XII° siècle ne sont conservés que la partie basse du mur-clocher, les contreforts, le chœur.

Le linteau de la porte située sur le côté sud de l'église, empruntée par les seigneurs d'Echizadour, porte leurs armes : blason écartelé d'argent et de gueules. Les contreforts plats au nord sont anciens et ont leur base moulurée.


Architecture - Int érieur Une petite Vierge de Pitié, en calcaire, probablement du XVI° siècle, s'abritait autrefois dans une niche en arc brisé, aujourd'hui dans une vitrine. Le Christ nu, avec une ceinture jaune, est couché sur les genoux de sa mère. Celle-ci porte une guimpe et a les mains croisées. La robe de dessus est bleue, celle de dessous rouge; la guimpe est blanche. Elle a été classée à l'inventaire des Monuments historiques en1974.

Le plan est actuellement celui d'une église à faux transept, grâce aux deux chapelles ajoutées au XIX° s.

Elle est voûtée en berceau brisé.

Le chœur, à chevet plat, est ancien. Il est séparé de la nef par une arcade brisée à double rouleau. Il est lui-même voûté en berceau brisé avec cordon en quart-derond au départ de la voussure. Une fenêtre de tracé brisé est ouverte dans le mur de chevet; deux autres, en plein centre, que coupe le cordon des murailles, se trouvent au Nord et au Sud.

Mobilier visible dans la nef

Les dalles funéraires qu'on trouve dans la nef seraient celles de Jean de MESCLAJOC, écuyer, coseigneur d'Echizadour, qui testa le 7 juillet 1488, voulant être inhumé dans l'église de Saint Méard, devant l'autel de la Vierge.

Sur le mur Nord, la Crucifixion, curieuse, du XVIII° s., inscrite à l'inventaire en 1979. La croix grossière, qu'on croyait faite de planches rapportées, est peinte en brun, fixée à un cadre dont la toile représente un paysage urbain, crépusculaire, de tours ou de clochers, sous un ciel si sombre qu'il en paraît noir. Le Christ, sculpté dans un bois tendre avec son attitude déhanchée, la tête inclinée, paraît d'une facture bien différente de celle de la toile. Le Crucifié est étonnamment vivant et semble s'élever et s'extraire d'un monde froid et minéral. Il a été nécessaire de le restaurer par deux fois dans les années 1980 et 90, ses mains et ses pieds vermoulus ne supportant plus le poids du corps. Les vitraux des chapelles ont été offerts à la fin du XIX°s.

Mobilier non expos é La crécelle rustique (lo tabasteu ou la rana) était utilisée dans le bourg jusque dans les années 1960 par l'enfant de chœur chargé d'annoncer la messe pendant la Semaine Sainte (quand les cloches sont à Rome …) En 1901, le curé de Saint Méard retrouvait dans sa sacristie les restes d'un bras-reliquaire en bois, renfermant un ossement avec l'inscription "brachium sancti Blasii martiris", dont les caractères paraissent appartenir à la fin du quinzième ou à la première moitié du seizième siècle. Les reliques de Saint Blaise n'étaient pas rares dans le diocèse, bien que toujours ce nom y ait été des moins répandus. Ce reliquaire participe aux ostensions septennales.

La cloche

La cuve de granit près de l'entrée de l'église servait très probablement à la célébration des baptêmes. C'est sans doute, avec les modillons de la façade, un des plus anciens témoignages de l'église primitive. Un bénitier mural est situé au-dessus de la cuve. La table d'exposition des morts anciennement devant l'église a été transportée dans l'église où elle sert d'autel. Devant beaucoup d'églises, comme à Linards, on trouve encore en place ces tables d'exposition des morts.

Avant la restauration de la fin du XIX° s. Saint-Méard possédait deux cloches (cf. la photo page 3) La cloche actuelle, fondue en 1825 et refondue en 1894, porte l'inscription : J'ai été fondue en octobre 1825. Frédéric Martinot: parrain Sophie Hennequin Lagarde, marraine Cassée en mai 1894, j'ai été refondue et bénite en novembre de la même année Par les soins de l'abbé Mallet, curé de Saint Méard Léonard Jumeaux étant maire


SURDOUX 12ème - 19ème siècle

Aux origines de la paroisse : un prieur é f éminin 1221 Le chevalier RUDEU et son neveu, damoiseau, font donation de tout ce qu’ils ont dans le « burgus de Surzol » , en faveur de l’abbaye féminine de La Règle de Limoges. L’abbaye s’engage à donner en échange aux donateurs des rentes, tandis que l’oncle et le neveu assureront protection aux religieuses. Cette transaction permettra à l’abbaye de la Règle d’installer ( ou de conforter ) un prieuré et de posséder ainsi tous droits sur la seigneurie de Surdoux 1272 « Surzol » est d'ores et déjà érigé en paroisse indépendante, avec église et cimetière ; sa faible superficie ( 387 hectares ) atteste un démembrement de la paroisse-mère de La Croisille ; la profonde avancée du territoire de Surdoux dans celui de La Croisille correspond au moulin à grain de L’Age dont le prieuré-cure a été doté. Malgré l’exiguïté du territoire paroissial, on peut compter dans les actes médiévaux, pas moins d’une quarantaine de noms de villages ou lieux exploités. L’emprise de la communauté religieuse s’étendait même au delà des limites paroissiales puisqu’elle avait des droits sur les villages de Bellegarde, Le Cheyron, Joubert…situés dans la paroisse de Chamberet En 1775 la cure compte 200 communiants ( environ 280 habitants ) L'eglise est dédicacée à la Vierge (à cause de l'abbaye de la Règle) et à saint Léobon : Ermite des Vème et VIème siècles, né à Fursac en Creuse, il choisira deux ermitages successifs : le premier à Fursac, le second à Salagnac prés de Grand-Bourg. On lui attribue plusieurs miracles. Ses reliques auraient été transportées en même temps que celles de Saint Martial sur le « Montjauvy » lors de l’épidémie ravageuse du « Mal des ardents » en 994. On le fête le 13 octobre, jour anniversaire de sa mort. Parmi les différents curés de Surdoux, retenons l’abbé Louis Joyeux ( nommé en 1858 curé de Surdoux et de Saint-Gilles ) à qui l’on doit l’édification de la chapelle de Notre-Dame-du-Bon-Secours au sommet du Mont Gargan, chapelle aujourd’hui à demi ruinée.

Querelles de clocher Depuis 1803, les communes et paroisses de Saint Gille et Surdoux étaient réunies. En 1820 les habitants de Surdoux sollicitent auprès du préfet le rétablissement de leur paroisse avec beaucoup d’arguments : … Saint-Gilles est placée dans une montagne extrêmement élevée, la route qui y conduit est très rude et en mauvais état … Les [habitants de Surdoux] sont obligés d’employer des heures entières afin de pouvoir y arriver et malgré la lenteur forcée de leur marche, la fatigue et le changement d’air produits par l’élévation de Saint-Gilles, leur font éprouver des dangers continuels. Surdoux est beaucoup plus au centre, à proximité du chemin qui conduit à Limoges et beaucoup plus peuplée que Saint-Gilles L’église de Saint-Gilles est beaucoup trop petite couverte en chaume tandis que celle de Surdoux est grande, bien voûtée, couverte à tuile plate, bien conditionnée…

En 1864 ( maire Mazaudois Jean ) de nouveaux projets de réfection du dallage sont prévus En 1895 des réparations urgentes à l’église et au presbytère sont prévues, tout semble en mauvais état : le plafond menace de s’effondrer, le sol est défoncé. Une imposition extraordinaire de 10 centimes pendant 25 ans est votée ( Breilloux maire )

Les campagnes de travaux du XIX° si ècle

En 1896 les plans sont, enfin, approuvés, les devis modifiés. Les pierres de l’ancien dallage sont vendues aux enchères ainsi que les tuiles. En 1853 sont envisagés des travaux de couverture, de crépi et de En 1899 les travaux sont réceptionnés : couverture en ardoise d’Angers reconstruction du pinacle entre les contreforts de façade pour le rehausser de reposant sur liteaux en sapin, plafond en sapin peint au vernis, crépis extérieurs. cinquante centimètres


L’ édifice : XII ème - XIX ème si ècle

L'int érieur

Commencé au 13ème siècle, remanié au 19ème : ( clocher et couverture ) Le plan à vaisseau unique et chevet plat est une grande constante des églises des hauts plateaux limousins. Le toit à longs pans est surmonté d’un clocher octogonal sur socle carré avec abat-sons.

L’intérieur est éclairé par trois fenêtres largement ébrasées, situées sur le mur sud. Du lambris recouvre la voûte en anse de panier. Une allée, centrale, faite de larges dalles de granite mène au chœur fermé d’une grille en fer forgé déjà mentionnée en 1906 : « balustrade en fer fixée au sol »

La couverture est en ardoise sur lambris de couvrement.

La construction de la sacristie a occulté la croisée du chœur et supprimé un des six contreforts Le mobilier La porte en chêne ouvre sur le mur ouest, elle est surmontée d’un arc légèrement surbaissé, en granite taillé sans décor

Contre le mur ouest : trois pierres en granit à cavité, deux petites ayant pu servir de bénitier et une grande cuve à usage de fontaine baptismale.

Le confessionnal en bois est décrit en 1906 « à trois cases sans christ »

L'int érieur : autel, stalles Le maître autel de grandes dimensions, daterait du 19ème siècle ( auteur inconnu ), le tabernacle du 18ème siècle Le monogramme A M rappelle que l’église est dédiée à la Vierge Marie

Le mobilier Statue de la vierge à l’enfant, en plâtre (Une statue « adossée au mur » avait été inventoriée en 1906.)

Vase ébréché, en porcelaine, polychrome et doré, seul rescapé des huit vases répertoriés en 1906. Fabrique Depierrefiche, Bd de Fleurus Limoges

Dans le chœur les deux stalles en bois à six places ( il y en avait 11 en 1906 ) présentent un léger décor ( ondulations gravées )

Chandelier en laiton avec feuilles de vignes, épis de blé, fleur de lys

Ont disparu depuis 1980 : -Un bras reliquaire de bois sculpté de Saint Fidèle -Un vase d’autel en porcelaine à motifs floraux et étoilés autour du monogramme.


SUSSAC Les origines

19° - 20° siècles

Dédiée à Saint Pardoux, la Paroisse de Sussac fût donnée à l’Abbaye de Solignac par le roi Charles III en 922 Depuis 1521, la seigneurie appartient aux Pierre-Buffière. En plus des seigneurs de Sussac, le village comptait plusieurs fiefs féodaux comme Beauvais et Betthe La découverte de sépultures gallo-romaines à Champs en 1856 et au Puy de Soulier en 1958 atteste d’une occupation ancienne de ce territoire. Evolution de la population : 700 habitants au 18ème siècle1 500 vers 1850 Une chute s’amorce à partir de 1920 pour se stabiliser à partir de l’an 2000 à 400 habitants Nous connaissons peu de choses sur les origines de la construction de l’église Un incendie la détruit partiellement en 1888 La bénédiction de la première pierre de la reconstruction eut lieu au mois de Mai 1889 En 1894 un ouragan détruit la toiture de l’église et de la sacristie Suite à d’importantes fuites sur la toiture du clocher, « les assistants aux offices recevant la pluie venant du dehors lorsqu’ils se trouvent placés dans cette partie de l’église », il est décidé d’importants travaux, qui vont durer jusqu’en 1924

La photo à gauche date du début du 20ème siècle, avant l’allongement de l’église et la reconstruction du clocher tel que nous le connaissons aujourd’hui

L' église avant les travaux

Int érieur de l’église ancienne


Les cloches

Plan et architecture de l' église

Cloche à gauche

Cloche à droite

Fondue par Bollée à Orléans en 1862 Elle porte l’inscription :

Fondue en 1761 Mauvais état, ébréchée et fendue. Elle porte l’inscription :

« J’ai été fondue et bénite en 1862. Parrain Edouard Cruveiller, docteur en « Sainte Pardulphe et Psalmodie, médecine, à Paris. orate pro nobis. Marraine Jeanne Pathier,épouse de G Charles Joseph de Bourbon, maire de Sussac Chastagnac, parrain, seigneur, L Dufreisseix, curé. Baron de Bauvais, Sussac Jean Brouilloux, percepteur, et Marraine, Demoiselle Marguerite de L Panteix adjoint La Vergne de Ligoure. Fonderie d’Orléans Bollée Aîné » Pierre Chapelas de La Vergne, curé de Sussac, prieur de Chuaux. Pierre Desclaux, juge de la baronnie de Bauvais - 1761 »

Buste reliquaire en bois de Saint Pardoux Considéré comme étant sans intérêt par le curé Hervy, le buste fut donné au châtelain de Bellegarde à Serre,à la fin du 19ème siècle

Le petit Pardulphe, né à Sardent (Creuse) en 657, allait devenir le grand Saint Pardoux, vénéré en plusieurs lieux du Limousin. Jeune berger, vers l’âge de dix ans, il fut rendu aveugle par un éclair et la chute d’un vieil arbre qui s’abattit sur lui. Il vécut alors en ermite et avait le don de guérir. Il accomplit de nombreux miracles (soignant empoisonnements, paralysie…) Vers 670, Lantarius, comte de Limoges lui confie la fondation d’un monastère Bénédictin à Garactus, village de la Marche, qui, après avoir été rasé par les Normands au IX siècle, sera reconstruit et deviendra la ville de Guéret. Saint Pardoux retrouva la vue et mourut le 6 octobre 737 Une légende dit qu’il défendit son monastère par sa seule prière contre les Sarrasins, alors que tous ses moines avaient fui. Frappés de cécité, les envahisseurs auraient recouvré la vue après une aspersion d’eau bénite et auraient passé leur chemin en épargnant la ville.

Il a été restitué à l’église de Sussac par l’abbé Fernand Griffol en 1908 Tous les sept ans depuis dix siècles, à l’occasion des ostensions, le jour de Pentecôte, une foule de croyants vient lui rendre hommage à Sardent.

Style Néo-Roman

Le gros œuvre est en moellons de granite enduits Structure en vaisseau Voûte en berceau à cul-de-four Toiture à longs pans à pignon découvert et clocher mur Couverture en ardoise


Le mobilier

Le bénitier qui est utilisé comme décor

Les Fonts Baptismaux Deux peintures à l’huile assez mal conservées, dont la crucifixion datant du 17ème siècle

Deux fragments de croix en granite datant du 17ème siècle et dont le fût n’existe plus Le confessionnal

La chaire à prêcher

Mobilier non accessible à la visite

Vases d’autel Médicis du 19ème siècle Collection de chasubles

Ostensoir

Croix de procession

Reliquaire de Saint Pardoux


Exposition - Les 10 églises du canton de Châteauneuf la Forêt