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Le magazine de l'expression visuelle MAI/JUIN 2009 ● N° 226

ÉVÉNEMENT FESPA DIGITAL : Un événement devenu incontournable P30

DOSSIER DÉVELOPPEMENT DURABLE Quand la filière passe au vert P41

PRIX : 12 €

FOCUS La maille drapeau à l’ère du numérique P50


SOMMAIRE

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Éditorial Un rendez-vous désormais incontournable : LA FESPA DIGITAL Le magazine de l'expression visuelle

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sommaire ACTU Les dernières nouveautés de la profession 4 à 29

En ce début du mois du mai, l’actualité a ses regards braqués sur Amsterdam où se tiendra, du 12 au 14, la Fespa Digital. C’est la deuxième fois que le salon se tient dans cette ville où il est attendu comme l’un des événements majeurs de la profession en Europe. À juste titre d’ailleurs, puisque ce sont pas moins de 250 exposants qui y présenteront leurs nouveautés. Comment et pourquoi la Fespa Digital est devenue, en l’espace de trois éditions seulement, un rendez-vous incontournable, alors même que les salons Viscom s’imposaient sur marché du digital ? C’est la question qui se pose. Nous vous apportons quelques éléments de réponse dans ce numéro. Sign Info Seri sera également présent à Amsterdam pour vous informer sur les dernières nouveautés du marché. Au sommaire de ce numéro, vous trouverez également le compte-rendu de la journée du GPSF organisée chez Thieme à laquelle nous étions, un reportage dans les locaux de Spühl et de WP Digital pour la présentation de la nouvelle RR50, l’interview de Matteo Rigamonti, directeur de PIxart, qui nous dévoile sa nouvelle stratégie internet, et un dossier spécial “développement durable“ pour faire le point sur cette nouvelle donne du marché de l’imprimerie. Bonne lecture !

ÉVÉNEMENT FESPA DIGITAL : un événement devenu incontournable ?

Gildas Rondepierre gildas@canalexpo.9pass.net

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ZOOM La nouvelle donne des machines numériques haut de gamme

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L’INTERVIEW MATTEO RIGAMONTI, FONDATEUR ET DIRECTEUR DE PIXART.IT “Notre objectif est de jouer la carte de la complémentarité avec nos clients”

Nota bene : Je tiens à remercier tous les lecteurs qui ont choisi de nous faire confiance en nous retournant leur coupon d’abonnement, qui je vous le rappelle, concerne les numéros à partir du mois de septembre 2009. Pour les retardataires, vous trouverez un coupon à la fin de ce magazine à nous faire parvenir dans les plus brefs délais pour être certain de recevoir votre magazine dès septembre et rester connecté à votre marché !

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DOSSIER DÉVELOPPEMENT DURABLE Quand la filière passe au vert

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REPORTAGE Hexis, une “success story à la française”

50 48

Prochaine parution le 15 septembre 2009

FOCUS La maille drapeau à l’ère du numérique

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J’UTILISE Ion Solara : Une innovation technologique

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ANNONCES CLASSÉES

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Édité par :

5, bd des Bouvets - 92000 NANTERRE - Tél. : 01 71 11 37 50 Fax : 01 47 29 02 13 - E-mail : infoseri@canalexpo.9pass.net

Directeur de la Publication : Gildas RONDEPIERRE - Rédactrice en chef : Cécile JARRY Chef de Publicité : Xavier FLAUZAC - Infog raphiste : Katia MORET Impression : Domigraphic - 8 rue Condorcet - 91350 Grigny. Règlement : toute reproduction (même partielle) des articles publiés dans Info Séri est interdite sans accord de la société d’édition conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique ISSN N°1768 - 3947


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ACTU

PROMATTEX DÉVELOPPE SA MARQUE PROPRE Le spécialiste des techniques de marquage par transfert à chaud s’affirme en tant que fabricant. Il vient d’acquérir sa première usine en Chine, à Shenzhen.

romaPress, PromaShirt, PromaCap, PromaCut, PromaFlex, PromaLaser… la liste est de plus en plus longue. Soucieuse de résister et de rester compétitive sur un marché qui ne rêve que de produits personnalisés mais qui réclame aussi des prix, la société Promattex a choisi de concevoir et fabriquer ses propres machines. “Nous restons bien sûr distributeurs des plotters de découpe Graphtec et des systèmes d’impression et de découpe numériques Roland, mais nous voulions également avoir dans notre catalogue des machines qui soient à la fois polyvalentes et abordables car c’est ce que veulent aujourd’hui nos clients, contrairement à il y a quelques années. Notre nouvelle ligne de presses évolutives Promapatch proposée avec un ensemble

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complet d’accessoires répond d’ailleurs à cette tendance“, commente Arnaud Chêne, directeur de Promattex. Fin 2008, la société française basée à MaisonsAlfor t est devenue propriétaire de sa première usine, en Chine, à Shenzhen. Montant de l’investissement : 150 000 dollars. “Cette usine mesure environ 1500 m2 et est entièrement dédiée à la fabrica- Exemple d’une réalisation sur carrelage tion de notre gamme permanence. Le premier container PromaPress. Nous avons dépêché nous a été livré à la fin du mois de nos ingénieurs sur place pour mars“, précise le dirigeant. assurer le suivi de la fabrication. Cette expérience à Shenzen ne Douze salariés y travaillent en constitue pas la première initiative de Promattex en Asie. L’entreprise fait ainsi déjà fabriqué en Chine sa gamme PromaCut. Sa gamme PromaFlex, quant à elle, est développée dans une usine en Corée. La société française se rend enfin souvent dans cette région du globe pour réaliser une grande partie de son “sourcing”. ■ Cécile Jarry

Arnaud Chêne, Directeur de Promattex

REPÈRES

Dans le showroom de Promattex, à Maisons-Alfort, près de Paris

UNE USINE EN CHINE

Mai/Juin 2009 - N° 226

Date de création : 1996 Nombre de salariés : 25 personnes Chiffre d’affaires 2008 : 5 millions d’euros (+10% vs 2007)

HEXIS LANCE UNE NOUVELLE GAMME DE FILMS DE DÉCORATION

ujourd’hui le design et les effets de mode jouent un rôle de plus en plus important dans la conception des décors intérieurs de points de vente, de bureaux ou de restaurants. Hexis a créé une solution économique et simple pour répondre à cette tendance du marché et annonce le lancement de sa toute nouvelle gamme Décoration. Les films de Décoration sont des vinyles adhésifs métallisés d’une épaisseur de 65 microns et se déclinent en six gammes colorées : miroirs, mosaïques, pailletés, argent, or et un carbone soit 34 couleurs au total. A cette série de films pour la décoration intérieure, s’ajoutent 7 finitions (dont 2 carbones) pour les applications extérieures. Celles-ci conviennent pour l’impression numérique avec encres solvant, éco-solvant et UV. Pour faciliter la manipulation, la gamme Décoration dispose d’un liner Kraft siliconé 137g/m². L’adhésif a été spécialement conçu pour une application à sec sur des surfaces planes. Il est acrylique pour la gamme intérieure et acrylique solvant pour la gamme extérieure. La durabilité est de 3 ans selon les couleurs. Les bobines sont disponibles en largeur 610 mm (gamme intérieure) et 1220 mm (gamme extérieure) par 5, 11 ou 22 m de long. Cette nouvelle gamme offre ainsi un large éventail de solutions originales pour la décoration design et le restylage créatif de points de vente, bureaux et de tout autre lieu public. Les films pour l’extérieur peuvent être utilisés pour le marquage sur véhicules, panneaux, vitrines, mobiliers etc. Ces gammes de vinyles sont idéales pour des campagnes éphémères ou moyen terme. Des nuanciers sont disponibles sur simple demande, en adressant un courriel à l’adresse marketing@hexis.fr

A

Pour en savoir plus : www.hexisgroup.com


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ACTU

Mai/Juin 2009 - N° 226

POPAI

UN SECTEUR PORTEUR

ACTU

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Nominé dans la catégorie “Textile, Mode et Sport“, ce présentoir de vitrine Celio Club a été créé par l’agence ADN et fabriqué par MP2 PLV. Il a été réalisé en Kapaline avec structure métallique et vis cristal.

AWARDS EUROPÉENS 2009 :

un cru qualitatif Le 24 mars dernier, se sont déroulés à Paris, les Popai Awards Européens 2009. Compte-rendu.

e 24 mars dernier, se sont déroulés à Paris, les Popai Awards Européens 2009. Ce concours récompense les meilleures créations de l’année en matière de PLV (Publicité sur le Lieu de Vente), Digital Media, Architecture Commerciale et Agencement. Près de 340 matériels de PLV pour 45 catégories ont été présentés à un jury composé de 150 professionnels annonceurs issus du marketing, de la communication et du merchandising. 133 projets ont été nominés, en attendant la désignation définitive des lauréats prévue pour le 25 juin prochain, au Pavillon d’Armenonville, lors de la traditionnelle soirée de gala. Responsable merchandising nationale chez Candia, Christine Baillot faisait partie du jury pour la première fois. Récompensée par un Popai Award il y a deux ans, elle a particulièrement apprécié la qualité et la richesse des échanges avec les autres membres du jury. Jurée pour la catégorie “Alcools“, elle a également été marquée par la qualité des produits proposés, notamment au niveau des matériaux utilisés. Autre juré, dans la partie “Agencement commercial“ cette fois-ci,

L

Cédric Pascual a retenu l’intégration plus forte de solutions de digital media dans les PLV. Pour ce responsable communication points de vente de Bouygues Telecom, “il s’agit d’une évolution positive qui apporte une réponse intéressante et efficace au besoin croissant de réactivité des marques”. Ouvert au public de 12 h 00 à 19 h 00, l’événement a suscité un intérêt massif de la part des professionnels venus plus nombreux cette session avec près de 1520 visiteurs enregistrés, contre seulement 1200 lors de la dernière édition. Nominé dans la catégorie “Boissons Sol Temporaire“, ce stockeur a été conçu et fabriqué par Smurfit Kappa Plv France Emballages pour Pernod Ricard. En carton ondulé, ce meuble est à la fois interactif et sensoriel. Objectif n°1 : donner une information simple et ludique aux consommateurs grâce à des impressions lenticulaires sur PET transparent pour mettre en valeur l’alchimie des couleurs. Objectif n°2 : maximiser les produits en magasin en utilisant des techniques de marketing sensoriel, des pastilles olfactives se trouvent en effet sur la PLV et permettent au consommateur de découvrir le parfum des whiskies présentés.

Nominé dans la catégorie “Arts de la Table et électroménager“, ce dispositif est constitué d’une console-arche, d’un kakémono et d’un décor évoquant l’univers urbain. Il a été conçu par Media 6 Design pour s’adapter aux trois temps de la campagne de Nespresso. Pour des raisons de volumes, il a entièrement été réalisé en sérigraphie.

POINT MARCHÉ

Le marché total de la communication a été évalué par France Pub à 32,725 milliards d’euros pour 2007, en quasi stagnation par rapport à 2006. Notons que la progression sensible de la communication sur internet (+36 %) donne le +0,6 % de croissance du marché. Globalement, la promotion représente 5,184 milliards soit 15,8% du total des dépenses de communication Dans ce contexte morose, les dépenses de PLV ont progressé très fortement de 13,7 %, pour atteindre 1 milliard d’euros. On estime que la PLV représente aujourd’hui 3,1 % du total des dépenses de communication et 19 % des dépenses de promotion. Parmi les signes encourageants, le dynamisme des entreprises du secteur qui résistent bien à la concurrence étrangère avec, selon les dernières estimations, un commerce extérieur équilibré cette année. L’augmentation des exportations indirectes est également une bonne nouvelle puisqu’elle correspond en partie à la bonne tenue à l’export des industries du luxe (cosmétologie notamment). Ces industries auraient davantage fait réaliser en France le matériel dont elles ont besoin à l’étranger. Enfin, la tendance générale qui fait du lieu de vente un média prioritaire pour les marques a de quoi rassurer les professionnels du secteur. La PLV, très liée à l’acte d’achat, se trouverait en effet protégée de la régression de la communication telle que l’on peut la constater aujourd’hui dans les grands médias ou en marketing direct.

>>> Suite de l’article page 8


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ACTU

UN SECTEUR PORTEUR

Mai/Juin 2009 - N° 226

>>> Suite de l’article

GRAPHITEC-CONVERTEC SÉDUIT 25 % DE NOUVEAUX EXPOSANTS

D’UN POINT DE VUE MACROÉCONOMIQUE • Evaluation réalisée en 2008 auprès d’un panel de 120 entreprises. • L’équilibre du commerce extérieur est atteint avec 170 millions d’import et d’export, soit une hausse de 13 % des importations et une baisse de 6,6 % des exportations. • Enfin, selon les producteurs, les exportations indirectes seraient de l’ordre de 260 millions, en forte hausse par rapport à 2006 (+23 %).

En million d’euros

CA PLV des entreprises

CA PLV des entreprises sur le marché français

Importations

Exportations directes

Exportations indirectes réalisées par les clients

1000

830

170

170

260

e salon des solutions dédiées à l’impression et à la transformation ouvrira ses portes du 9 au 12 juin prochain. Du pré-presse au converting en passant par l’ensemble des procédés d’impression, de façonnage et de finition, tous les métiers des industries graphiques seront présents sur le salon. Pour cette 12e édition, l’organisateur Comexposium annonce près de 200 exposants dont 25 % de nouveaux pour une fréquentation attendue de 11 000 professionnels.

L RÉPARTITION DU CA PLV PAR TYPE DE CLIENT En % du CA

2005

2006

2007

Hygiène, beauté

47 %

47 %

40 %

Boissons, alimentation

127 %

157 %

20 %

Santé, parapharmacie

107 %

107 %

7%

67 %

67 %

5%

Automobiles, cycles, produits pétroliers Édition, papeterie

47 %

47 %

5%

Électronique, hifi, informatique

87 %

47 %

7%

Services (banques, assurance...)

47 %

47 %

5%

Textile, mode, sports, accessoires

57 %

47 %

7%

Équipement de la maison

27 %

37 %

4%

Tabac

27 %

37 %

nc

En 2007, on note une légère augmentation du poids des différents secteurs hors cosméto-santé et tabac, ce dernier n’atteignant que 0,4 %.

LES MATÉRIAUX UTILISÉS Les objets complexes perdent la première place constatée en 2006. Chacun des matériaux de base progresse, mais les papiers cartons se distinguent nettement du lot. En % du CA

2005

2006

2007

Objets complexes

11 %

37 %

22 %

Matières plastiques

40 %

26 %

28 %

Papiers, cartons

21 %

23 %

32 %

Métal

18 %

10 %

12 %

Bois

8%

4%

5%

Autres

2%

nc

1%

Parmi les tendances majeures, la progression de l’impression numérique se confirme. La présence plus forte des acteurs du grand format également, avec Canon qui revient mais en son nom propre, sur un stand de 200 m2. Epson également sera de retour. Mimaki enfin fera partie des nouveaux de cette édition, tout comme Ricoh. Le salon sera également l’occasion pour les visiteurs de s’informer sur les mutations de leur marché. Un cycle de quatre conférences est ainsi programmé pour en savoir plus sur la façon dont la filière graphique passe au vert, sur les nouvelles voies de croissance, sur les stratégies gagnantes et le web to print. ■

RÉPARTITION DU CA EN PLV SELON LES ACTIVITÉS

2005

2006

2007

Création, études` techniques

10 %

6%

11 %

Fabrication

87 %

92 %

86 %

Mise en place

3%

2%

3%

Source : Popai - Sereho Etudes&Conseil

GRAPHITEC-CONVERTEC du 9 au 12 juin, Paris, Porte de Versailles, Hall 4 Nocturne le jeudi jusqu’à 21h00 Badge gratuit sur le site : www.graphitec.com


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ACTU

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RENCONTRE

Magali DELPORTE

ERIC SEYDOUX, MAÎTRE D’ART ET SÉRIGRAPHE D’AUJOURD’HUI

A la Foire d’Art Moderne et Contemporain d’Art Paris rand Palais. Paris. Mars 2009. de mars dernier, un exposant remarquable. Le sérigraphe Eric Seydoux expose pour la troisième fois à la Le sérigraphe et artiste Eric Seydoux. Foire d’Art Moderne et Contemporain d’Art Paris. Cette fois-ci, il est Rencontre. venu avec les “Objets de silence“ de Bernard Moninot, soit toute une série d’œuvres qui trouvent leur origine dans un rêve fait par l’artiste en 2008 et qui montrent les sculptures impossibles d’un inconnu qui parvient à rendre perceptible le silence. “C’est l’art des solutions imaginaires“, explique Bernard Moninot. Sur les murs en effet, des reproductions des dessins de l’artiste, sur papier et sur verre, invitent le visiteur à “voir“ le silence. Sous la forme de sonogrammes et autres motifs originaux. C’est aussi le moment, pour l’esthète, de découvrir tout l’intérêt de la technique qu’est la sérigraphie d’art. Les “objets de silence” de Bernard Moninot. Exposition sur le stand d’Éric Seydoux, au salon Art Paris

G

C’est par exemple un trait de crayon parfaitement reproduit grâce à l’utilisation d’encres UV. Ce sont aussi des jeux d’ombres rendus visibles grâce à la parfaite maîtrise de la technique dite, de la trame aléatoire, qui nécessite l’utilisation de près de huit écrans. Si l’on se fie aux noms réper toriés sur le site ericseydoux.com, ils sont près d’une trentaine d’artistes aujourd’hui à faire confiance au savoir-faire et au talent du sérigraphe. “Tout simplement parce que la sérigraphie d’art élargit considérablement nos champs d’application. Grâce à cette technique, je reconstruis en effet du réel. Le matériau devient plus qu’un support, il produit du sens“, témoigne Bernard Moninot. Et c’est là toute la richesse, justement, de la démarche d’Eric Seydoux. L’homme ne se contente pas de reproduire des œuvres, il les coproduit. Mieux, il participe à leur création. “La plupart du temps, explique t-il, les artistes poussent les portes du 6 Rue de l’Abbé Carton avec une simple idée en tête.

Mon travail consiste alors à trouver la meilleure traduction sérigraphique à leur création“. Et donner ainsi naissance à des œuvres à quatre mains. Dans son atelier, une ligne trois

ACTU

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quarts automatique à séchage mixte air chaud / froid / UV lui permet de faire face à beaucoup de projets. L’impression sur d’autres supports que le papier, tels que les plastiques, le métal, le verre, le bois ou le tissu est évidemment possible. La réalisation d’une trame stochastique, seule capable de créer de très beaux rendus d’œuvres en demi-ton, également. Les encres UV, les vernis sélectifs ou les encres en relief enfin n’ont plus de secrets pour lui. François Bouillon, Pierre Buraglio, Philippe Compagnon, Béatrice Casadesus, Claude Viallat, Shirley Jaffe et bien d’autres artistes saluent aujourd’hui la qualité de l’approche créative de leur éditeur-sérigraphe. Une reconnaissance qui a d’ailleurs valu à Eric Seydoux, en novembre dernier, de faire partie de la promotion 2008 des Maîtres d’Art. “Il était temps !“, est-on tenté de dire. >>> Suite de l’article page 12


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ACTU

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RENCONTRE

Exemple de réalisations sur textile sur un stand du salon Art Paris >>> Suite de l’article

En France en effet, ils ne sont plus qu’une poignée à exercer ce type d’activité. “Quand j’ai débuté dans le métier, nous étions beaucoup plus nombreux“ se souvient Eric Seydoux. “Aujourd’hui, nous ne sommes plus que 6 ou 8 au maximum“. La recette d’une telle longévité ? Une prise de conscience dès

1974, date de création de l’atelier, de l’importance d’avoir une politique de communication. Dès le début de son activité en effet, Eric Seydoux privilégie la participation à de nombreux événements plutôt que des investissements massifs en machines ou en personnel. On le retrouve ainsi dans de grands ren-

Ouvrage d’art réalisé par Éric Seydoux

dez-vous comme la Fiac, la Biennale de Venise, le salon ArtistBook de Beaubourg, Art Paris, les Journées Européennes du Patrimoine ainsi qu’un nombre incalculable d’expositions. Autant de manifestations qui lui permettent alors de constituer sa propre écurie d’artistes et donc de se faire un nom.

Le concept de maître d’ar t s’inspire directement des “trésors nationaux vivants“ du Japon. Il s’agit d’un professionnel d’excellence qui maîtrise des techniques et des savoir-faire exceptionnels. Reconnu par ses pairs pour son expérience et ses compétences pédagogiques, le maître d’art doit être capable de transmettre ses connaissances et son tour de main à un élève afin qu’il les perpétue. Conscients de la richesse de ce métier, les étudiants des BeauxArts se bousculent aujourd’hui aux portes de l’atelier d’Eric Seydoux pour faire un stage. Lucien, l’apprenti, semble également heureux de travailler aux côtés du maître. Sa mère possède une petite unité de sérigraphie dans le sud de la France. Quant à Eric Seydoux, il prépare déjà une nouvelle exposition avec l’ar tiste Dominique Debert. Ce sera pour la rentrée, dans son atelier-galerie. En attendant l’édition de douze œuvres originales sur tôle signées Vincent Barré. ■ Cécile Jarry

ACTU

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DANS LE SECRET DE L’ATELIER


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ACTU

PANORAMA EUROPEEN SUR LA SERIGRAPHIE INDUSTRIELLE : LA JOURNÉE DU GPSF Le 27 février dernier a eu lieu, dans l’usine de Thieme située à Teningen (Allemagne), une journée technique dédiée à la sérigraphie industrielle. Ce rendez-vous était organisé par le Groupement Professionnel de la Sérigraphie Française, le GPSF, représenté par son Président, Denis Constantin et Michel Caza, membre du board de Fespa. Une vingtaine de sérigraphes était présente. Bilan.

ur les dix dernières années, le secteur graphique en Europe s’est développé d’une façon régulière grâce notamment à l’augmentation du nombre de sociétés de sérigraphie de plus grande taille (50 à 150 salariés). Les facteurs clé de ce succès ont été principalement une offre de services complète, une réactivité et une tenue des délais devenue indispensable, et une acquisition de technologies d’impression alternatives et complémentaires (sérigraphie, offset et digital).

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titives. La productivité d’une ligne 5 couleurs par exemple équivaut en effet à six fois celle d’une ligne monocouleur. Le marché évolue en faveur des machines offset grand format dans certains secteurs comme l‘affiche, et en faveur de la technologie digitale pour les petits et moyens tirages. Ainsi, les sérigraphes qui ont progressé et gagné des parts de marché ont été ceux qui ont su industrialiser leur processus de production en améliorant leur performance qualité et/ou ont travaillé sur des marchés de niche en savoir-faire différencié (lire notre article sur Eric Seydoux).

Une optimisation des processus de fabrication Aujourd’hui, les sociétés de sérigraphie de grande taille investissent dans les lignes multicouleurs fortement automatisées et depuis peu dans des machines digitales à productivité plus élevée (300 à 500 m2/h). On observe une évolution similaire dans le secteur prépresse. C’est donc une optimisation du processus complet d’impression qui s’opère (multicouleurs, CTS, traitement des fichiers, lignes de traitement des écrans automatisées, finition, etc.). Les ateliers de sérigraphie de plus petite taille travaillent quant à eux sur les marchés de niche où le processus est plus technique et la spécialisation plus pointue. Les spécialistes en sérigraphie industrielle connaissent également une croissance à l’image de Thieme qui réalise plus de 50 % de son chiffre d’affaires dans le domaine industriel. Des nouvelles applications apparaissent régulièrement mais les investissements ne sont bons que s’ils garantissent des gains de productivité et la qualité du processus (répétatibilité, réduction dppm, taux de disponibilité supérieur à 95 %). L’avenir de la sérigraphie passe donc par ses applications industrielles. Dans l’industrie plus que dans le graphique, le niveau d’automatisation est en constante amélioration. Il y a plus de rapidité dans les changements de job (augmentation de la capacité utile et diminution des frais de mise en route), une meilleure productivité (coût), une réactivité supérieure (délai client), et une concentration sur le savoir-faire principal (spécialisation). Cette évolution donne naissance à une compétitivité accrue qui est bénéfique aux clients finaux.

JOURNÉE GPSF REGARD D’EXPERT

MEMBRE DU GPSF ET DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA FESPA SIGN INFO SERI : Quel bilan faites-vous de cette journée GPSF chez Thieme ? Michel Caza : J’ai un sentiment positif. Tout d’abord, la présence de Jean-Jacques Buisine principal concurrent de Thieme en France est une marque d’ouverture d’esprit de la société. L’ensemble des débats a été de qualité avec une réserve toutefois sur l’intervention d’un partenaire de Thieme, au sujet de la gestion des couleurs, qui n’a pas apporté d’éléments fondamentalement nouveaux. L’exposé sur les cellules photovoltaïques a vraiment été passionnant. Je retiens également l’intérêt des sérigraphes quant à la combinaison possible de la sérigraphie et du numérique jet d’encre avec la MPress. On peut ainsi combiner deux ou trois couleurs de sérigraphie avec la quadrichromie jet d’encre. La MPress est intéressante en ce sens.

importantes dotées de gros moyens financiers qui peuvent investir et utiliser du matériel haut de gamme, et d’autre part, des sociétés plus modestes, présentes sur un marché plus local. Il y aura la place pour du moyen de gamme mais sur des marchés de niches comme la réalisation d’effets spéciaux (relief, haute densité), la Radio Fréquence Identification. La vitalité du secteur de la publicité extérieur et de la PLV permet l’utilisation de technologies différentes, et c’est dans ce secteur que la dynamique se trouve aujourd’hui. Grosses et petites structures cohabiteront dans un marché aux caractéristiques bien différentes selon l’endroit où elles se trouvent. En Inde, pas moins de 100 000 sérigraphes continuent de travailler sur leur marché local en imprimant le maillot de l’équipe de football du village. En Chine, ce sont 110 000 sérigraphes qui vivent de leur activité locales.

SIGN INFO SERI : Quel avenir voyez-vous pour la sérigraphie ?

SIGN INFO SERI : Les champs d’application de la sérigraphie sont vastes, comment se décomposent-ils ?

Michel Caza : Une expression visuelle graphique à deux vitesses avec, d’une part, des structures

Michel Caza : La branche graphique de la sérigraphie représente 25 % des applications de la

Gildas Rondepierre

Visite de l’usine Thieme Au premier plan, M. Thieme, fondateur de la société

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QUESTIONS À … MICHEL CAZA

Une nécessaire réactivité La composition du carnet de commandes a également changé, la tendance est à des tirages plus courts, les délais de livraison sont également de plus en plus courts, de une à deux semaines (parfois de 2 à 3 jours). Les sociétés d’impression de grande taille qui impriment sur des lignes multicouleurs ont pris les commandes autrefois destinées aux ateliers de sérigraphie plus petits car elles étaient plus compé-

ACTU

Michel CAZA

sérigraphie pour 80 % du numérique. A côté de cela, 3000 entreprises dans l’industriel représentent 45 % de la sérigraphie sous forme d’ateliers intégrés dans des départements de sociétés. Sagem dans l’électronique, St Gobain dans le verre sans oublier l’automobile qui est fortement présente dans la sérigraphie. Les 30 % restant sont pour le textile, avec le vêtement monté (garment), et le roll-to-roll et ses textiles bobines à bobines pour les tissus d’ameublement. J’entends, sur les salons graphiques du type Viscom ou Symphonie Visuelle, que le digital a remplacé la sérigraphie. C’est faux. Il faut se rendre compte que le graphique est effectivement dominé par le numérique aujourd’hui, mais qu’il ne représente que 25 % des applications de la sérigraphie. C’est une nuance importante que j’apporte à


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ACTU

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l’Amérique du sud à l’Asie en passant par l’Europe et qui lui donne une vision globale de ce que représente la profession de l’impression numérique grand format et de la sérigraphie. SIGN INFO SERI : De quelle manière l’environnement est pris en compte par le GPSF ? Michel Caza : Nous proposons aux membres un accès à la réglementation en vigueur, aux normes européennes, aux différentes études réalisées. Il nous appartient de rendre plus compréhensible les règlementations contraignantes et de valoriser les efforts fait par les uns et les autres en matière environnementale.

Application industrielle

à la “Convention collective nationale tous ceux qui pensent que la des industries de la sérigraphie et sérigraphie est dépassée. Dans le des procédés numériques connetextile par exemple, 95 % de la xes“. De l’autre, les membres assoproduction est faite en sérigraphie. ciés pour qui l’imagerie numérique L’impression de tee-shirts en numén’est qu’une activité annexe en rique n’a aucun intérêt vu sa complément de leur industrie de lenteur dans la production indusbase (métallurgie, fourniture d’équitrielle. En visitant les centres de pement, formation, etc.). Ces production textile en Inde, en membres n’ont pas d’obligation Chine, en Tunisie ou au Maroc, j’ai d’intégrer la convention constaté l’absence de collective. matériel numérique pour cette raison là. La “La vitalité du SIGN INFO SERI : Quel production numérique secteur de la publicité avantage le sérigraphe en petites séries extérieur et de a-t-il en devenant « customisées » est en la PLV permet membre du GPSF ? revanche beaucoup plus l’utilisation de intéressante. technologies Michel Caza : Le séridifférentes, et graphe devient automaSIGN INFO SERI : Que c’est dans ce tiquement membre de représente aujourd’hui secteur que la la Fespa. Il a alors à sa le GPSF ? dynamique disposition toutes les se trouve informations marché reMichel Caza : Le GPSF aujourd’hui“ cueillies par l’associareprésente surtout les tion, il est accueilli à imprimeurs graphiques tous les séminaires, conférences et un peu les imprimeurs textiles et forums organisés par Fespa. de garment. Le GPSF dans ces Par son adhésion, il est tenu secteurs représente incontestad’appliquer la convention collective blement les entreprises françaises des sérigraphes, et est représenté les plus grandes. Il y a 1600 sériau sein du GPSF lors des réunions graphes indépendants en France, syndicales où sont discutées les un bon millier de sérigraphes texrémunérations, la formation, etc. tiles et 3000 entreprises indusLe sérigraphe a donc un réel trielles. Il y a d’un côté les memavantage à rejoindre le GPSF. Via bres statutaires dont l’activité la Fespa, il appar tient à un principale est tournée vers l’imagroupement mondial qui va de gerie numérique. Ils sont rattachés

JOURNÉE GPSF REGARD D’EXPERT

Des options intéressantes pour la sérigraphie industrielle Thieme a conçu par ailleurs une série d’options destinées à assurer une production soutenue dans un cadre qualitatif toujours maintenu. Voici quelques exemples significatifs qui ont retenu notre attention.

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La tête de Wandres La mise en place d’une tête de Wandres permet un nettoyage automatique des supports en tête de machine. Il s’agit d’une brosse fixe sur le plan équipée d’un système aspirant auto-nettoyant. On évite ainsi les impuretés fixées lors de l’impression.

SIGN INFO SERI : D’autres actions particulières du GPSF ? Michel Caza : Oui, nous avons par exemple, dans le domaine de la formation, réussi à intégrer un bac technique sérigraphie dans l’ensemble du bac technique “Arts Graphiques”. On essaie d’intégrer aujourd’hui beaucoup de sérigraphes textiles qui ne se retrouvent pas dans d’autres groupements. Dans la sérigraphie industrielle, c’est plus compliqué car généralement les centres intégrés appartiennent au syndicat du verre si l’on reprend l’exemple de St Gobain ou de l’électronique pour Sagem, et nous nous heurtons aux industriels qui ne voient pas d’un bon œil certaines dispositions de la convention collective de la sérigraphie, plus restrictives pour l’employeur.

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’entreprise Thieme est l’un des leaders sur le marché des machines d’impression du polyuréthane. La partie machine est dédiée plus particulièrement à la réalisation de machines de sérigraphie et d’impression numérique pour les applications graphiques et industrielles, de la machine semi-automatique à la ligne multicouleurs en passant par le matériel pré-presse et les unités de séchage.

L

UNE JOURNÉE CHEZ THIEME

ACTU

La journée du 23 février a été aussi l’occasion pour les participants de découvrir les infrastructures de

Propos recueillis par Gildas Rondepierre

l’entreprise Thieme. Visite guidée.

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Déjeuner auprès de la MPress

Un système anti-goutte La création de ce système permet d’éviter que l’encre goutte dans l’écran non nappé, la racle est levée après l’impression et ramenée vers la contreracle. L’excédent d’encre tombe dans le rouleau d’encre de la contre-racle et non dans la maille de l’écran. Cette option est également disponible pour d’autres besoins spécifiques (EL-Print) du process d’impression.


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ACTU

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Le système Clean Print / Screenclean Thieme propose un dispositif de nettoyage automatique des écrans “ScreenClean” et “ Clean Print “ pour nettoyage simple et rapide de l’écran pendant l’impression. Screen Clean humidifie à l’aide d’un rouleau imprégné de solvant la face inférieure de l’écran. Clean Print fait circuler un rouleau de papier sous l’écran qui permet de supprimer l’excédent d’encre. Les options Screen Clean et Clean Print peuvent être intégrées dans une ligne automatique et être pilotées à partir du pupitre de commande de la machine de sérigraphie. Clean Print est spécialement destiné au process d’impression où l’écran doit être absolument exempt de toutes traces d’encre. ■

3

GR

À PROPOS DU PHOTOVOLTAÏQUE

Si l’entreprise est déjà bien positionnée sur le marché des systèmes d’impression et du polyuréthane, elle s’est lancée depuis peu sur le marché du photovoltaïque et s’est alliée avec Jonas&Redmann en 2008 pour la création de l’entité en charge de ce marché en croissance de 50% en rythme annuel. Il s’agit notamment d’imprimer des plaques de silicium, appelées « wafers » d’une épaisseur de 250 microns en format 125 x 125 mm ou 156 x 156 mm. Le tout à un rythme soutenu de 2000 unités /h. La ligne solaire Thieme comprend trois stations d’impression, un carrousel d’impression, des modules de séchages en ligne, un système de contrôle par caméra et un positionnement automatique de l’écran. Le photovoltaïque est un axe de diversification important pour Thieme qui s’ouvre ainsi de nouveaux débouchés, dans une conjoncture incertaine.

DE 3 % DE PARTS DE MARCHÉ EN 2005, CANON EST PASSÉ À 13 % EN 2009

CANON PART EN TOURNÉE

Jean-Jacques Archambault, chef de produits chez Canon France, devant la bannière de la BIG expo…

ACTU

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yon, Dijon, Lille, Paris, Strasbourg, Rennes, Nantes, Toulouse, Marseille, Tours. Depuis le 17 mars, les équipes de Canon sont sur les routes pour un tour de France inédit consacré à la présentation de leur activité grand format. Nom de code de l’opération : BIG. “L’activité grand format est aujourd’hui un moteur de croissance majeur de Canon France. En quatre ans, nous sommes passés de 3 % de parts de marché à 13 %. Avec l’opération BIG, nous voulons aller encore plus loin en sensibilisant l’ensemble de notre clientèle à cette offre“, annonce Jean-Jacques Archambault, chef de produits chez Canon. En fait de tour de France, les équipes Canon se déplacent dans dix villes étapes avec pour mission de présenter à leurs clients cinq applications majeures : l’épreuvage contractuel, avec l’iPF6200 et le RIP EFI ColorProof XF ; la production, avec l’iPF 9000S et le RIP Caldera ; la reproduction de plan, avec l’iPF820, le logiciel SCP, un scanner et une plieuse ; la communication point de vente, avec l’iPF8000S et le logiciel l’Afficheur et la bureautique, avec la LP17 et le logiciel Poster Artist. Pour Canon, cette opération poursuit un double but : former ses distributeurs et ses forces de vente aux métiers du grand format et faire connaître ses produits à l’ensemble de son réseau clients majoritairement issu du copieur. Les matinées sont ainsi consacrées à la formation et l’après-midi à l’accueil des clients. Forte de 300 vendeurs sur tout le réseau Canon et près de 80 distributeurs buroticiens, la marque entend frapper un grand coup. “A Lyon, où a eu lieu la première étape, nous avons déjà enregistré nos premières ventes”, confie le responsable. Prochains rendez-vous : Toulouse, les 12, 13 et 14 mai ; Marseille, les 26, 27 et 28 mai, et enfin Tours, les 2, 3 et 4 juin. ■

L

Cécile Jarry


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ACTU

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POUR LA SOCIÉTÉ SAWGRASS, L’AVENIR DE L’IMPRESSION NUMÉRIQUE SUR TEXTILE PASSE PAR LA SIMPLICITÉ DES PROCÉDÉS

DES ENCRES PIGMENTAIRES PLUS ÉCONOMIQUES

calandre à 190-210°C pendant 45 à 60 secondes. “Le procédé utilisé est identique à celui de nos concurrents, mais ce qui est bluffant pour nos clients, c’est la fiabilité de fonctionnement que nous apportons, ainsi que les excellentes performances de nos encres”, souligne Mickael Mheidle.

ACTU

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Des encres pigmentaires plus économiques

Basée à Pratteln, dans la région de Bâle, la société Sawgrass fait beaucoup parler d’elle depuis quelques mois dans le domaine de l’impression numérique sur textile. La raison : son concept d’ “Easy Printing Process“. Explications.

’“Easy Printing Process“, autrement dit le concept d’impression numérique simple, est le nouveau cheval de bataille de la société Sawgrass. Au programme, une approche de l’impression numérique que l’on peut résumer en trois mots : simplicité, efficacité et rentabilité. “L’impression numérique sur textile ne doit pas être une copie de l’impression traditionnelle. Elle doit en effet s’affranchir des phases de fixation par vaporisage et du lavage qui nécessitent des matériels spécifiques souvent onéreux et sources de défauts“, scande ainsi le responsable de Sawgrass en Europe, Mickael Mheidle, avant de préciser que “tous les développements de l’entreprise sont aujourd’hui basés sur ce principe de l’“Easy Printing Process”.

L

A PROPOS DE SAWGRASS

Des encres pour la sublimation plus fiables “Les encres existantes ont été développées pour être les plus performantes possibles et éviter notamment les problèmes comme le bouchage ou la sédimentation”, explique Mickael Mheidle. La chimie de ces dernières a été spécialement étudiée pour une utilisation continue, en minimisant au maximum les arrêts machine. Sont concernées la gamme SUBLIM disponible en 9 couleurs et proposée pour l’impression du papier transfert, et la gamme SUBLIM Direct disponible en 4 couleurs et proposée pour l’impression directe sur supports polyester comme les drapeaux. Dans les deux cas, l’étape de fixation se fait par thermofixation sur presse ou sur

La société Sawgrass Technologies est née aux Etats-Unis, au milieu des années 1980. A cette époque, son fondateur, Nathan Hale, propose uniquement des logiciels de pilotage d’imprimantes et de plotters. Un nouveau pas est franchi en 1988 quand l’entreprise entreprend des développements en chimie et dépose un brevet mondial sur les encres sublimables pour l’impression numérique. Sawgrass devient alors rapidement le leader mondial de ce type d’encres. La signature de licences d’exploitation avec des entreprises telles que BASF, Kiian, Sensient, Ciba/Hunstmann, J-Teck, Kiwa et Hilord contribue à renforcer son positionnement. C’est en 2001 que Sawgrass apparaît sur le marché européen en achetant les sociétés Rotech au Danemark et Tropical Graphics en Grande-Bretagne. Depuis 2006, l’activité est regroupée sur deux sites : le site suisse (production, contrôle qualité et laboratoire de recherche) et le site anglais (technico-commercial pour le petit format, packaging et logistique). Ces sites européens sont sous la direction de Mickael Mheidle.

Fort de l’expérience acquise avec les encres sublimables, Sawgrass a également développé des encres pigmentaires spéciales qui permettent l’impression sur tous les supports textile tout en garantissant une simplicité dans le procédé. “La chimie de nos encres pigmentaires est particulière car elle permet l’impression de tous les supports textile grâce au procédé habituel et avec une garantie de solidité”, argumente Mickael Mheidle. Les encres concernées, les encres M-TT et M-TTS, comptent actuellement quatre couleurs primaires complétées par une encre light

L’emploi des encres pigmentaires de la gamme M-TT permet d’avoir un prix de revient du m² imprimé beaucoup plus faible qu’avec les procédés numériques classiques

Une des machines d’essai du laboratoire de Sawgrass en Europe (ici, un modèle Roland).

Cyan et une encre light Magenta. Les encres M-TT sont destinées à l’impression des supports de type coton, coton-polyester, soie, cotonélasthanne, polyester-élasthanne ou laine. Le procédé préconisé prévoit une préparation spécifique des étoffes, l’impression puis la fixation par traitement thermique à 170-210°C pendant 60 secondes ou à 140°C pendant 2 minutes pour les matières plus sensibles à la température. Les encres M-TTS sont, quant à elles, destinées à l’impression des supports de type polyester, polyester-polyamide, polyamide, polyester-coton ou non tissé. Le procédé prévoit l’impression des supports sans préparation puis la fixation dans les mêmes conditions que les encres M-TT. Chiffres à l’appui, Mickaël Mheidle nous démontre que l’emploi des

encres pigmentaires de la gamme M-TT permet en plus d’avoir un prix de revient du m² imprimé beaucoup plus faible qu’avec les procédés numériques classiques qui utilisent des encres et procédés spécifiques à la matière imprimée (voir tableau ci dessous).

Les développements à venir “L’avenir reste basé sur le même principe, à savoir l’impression numérique avec un procédé simple, mais cette fois-ci sur des supports non textile comme le bois, le papier, le plastique, le métal. Le tout avec des encres aqueuses sans solvants, appelées M-P. Les essais sont très prometteurs et les recherches en bonne voie“, précise Mickael Mheidle. ■ LG

COMPARAISON DU COÛT DES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS Encre M-TT Sawgrass

Encre réactive

Encre acide

Encre dispersée

Coût de l’encre

1,00 €/m²

1,00 €/m²

1,20 €/m²

1,00 €/m²

Fixation

0,20 €/m²

0,40 €/m²

0,45 €/m²

0,30 €/m²

Lavage

0,00 €/m²

0,25 €/m²

0,30 €/m²

0,30 €/m²

Coût total

1,20 €/m²

1,65 €/m²

1,95 €/m²

1,60 €/m²

+ 38%

+63%

+33%

Variation

(Source SAWGRASS)


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Des échanges inter-entreprises

IMPRESSION & SERVICES AVANCE SES PIONS La méthode de choc mise en place par les repreneurs du groupe France Impression porte déjà ses fruits. Explications.

’était le 18 décembre dernier. Renate Hosp et Christian Riera annonçaient la reprise du groupe Impression France et de ses trois filiales menacées de liquidation judiciaire. Impression & Services était née. Au cœur du projet : une valorisation forte du fond de commerce basée sur une offre diversifiée et complémentaire, l’achat de nouvelles machines ainsi que le développement d’échanges inter-entreprises. Une stratégie gagnante si l’on en croit les derniers chiffres. Sur les trois premiers mois de l’année, la société avait ainsi généré près de 400 000 euros de bénéfices par mois.

C

Une approche produit “L’imprimerie n’existe pas, c’est le produit qui existe ! ” martèle la nouvelle directrice générale d’Impression&Services, Renate Hosp. Cette spécialiste du redressement d’entreprises milite fermement en faveur d’une approche produit, seule capable de valoriser le fond de commerce d’une société. “Lorsque j’ai repris le groupe France Impression, on m’a d’emblée avertie que c’était un secteur sinistré, difficile… Je m’inscris en faux contre cette affirmation. Le plus important dans notre métier est en effet de comprendre que la fabrication vient après le produit, et que ce que nous avant tout

Le site d’Herblay s’étend sur plus de 8 500 m2 dans la Zone d’Activité des Bellevues près de Cergy-Pontoise et celui de Genas sur plus de 3 500 m2 en région lyonnaise. Photo : site d’Herblay

vendons à nos clients, ce sont des solutions et une vue d’ensemble de leur communication“, argumente la dirigeante.

Une croissance externe Pour donner plus de force à cette stratégie, les nouveaux dirigeants d’Impression&Services ont commencé par investir en rachetant

“La complémentarité de notre offre donne aujourd’hui une vraie solidité à notre entreprise“ Renate Hosp, Directrice générale d’Impression &Services

STRATÉGIE

des usines complémentaires de leur activité. La société Ara Publicité, spécialisée dans le conseil publicitaire, fait partie de ces nouvelles acquisitions, en attendant l’éventuelle reprise de l’entreprise Serica, actuellement en redressement judiciaire. Un dossier devant le tribunal de commerce a été déposé le 10 avril dernier. Au site de production d’Herblay, situé en région parisienne et spécialisé dans l’offset et le numérique, s’ajoute donc celui de Genas, près de l’aéroport de Lyon et spécialisé dans la sérigraphie et le numérique. “Pour l’instant, toutes ces sociétés sont indépendantes mais nous sommes en train de les réunir dans une holding. Le 27 février dernier, nous avons également ouvert la filiale Impression & Services Deutschland GmbH”, précise Renate Hosp.

L’autre grande force de la stratégie de Renate Hosp est sa volonté de vouloir travailler main dans la main avec ses fournisseurs et clients. “Concrètement, cela signifie que lorsque je commande pour 4 millions d’euros par an de produits à un fournisseur, j’attends en retour qu’il me commande pour 2 millions d’euros en tant que client. Et cela concerne toutes les entreprises avec lesquelles nous sommes amenés à travailler, y compris notre transporteur“, prévient ainsi la dirigeante. Au concept de fournisseurclient s’ajoute celui de l’échange de bonnes pratiques. “Concernant le personnel de mon entreprise, j’ai préféré ne pas m’alourdir avec des directeurs financiers, marketing, etc. Je préfère en effet privilégier des échanges de collaboration avec mes entreprises clientes qui ont ses capacités en interne. Et je crois fermement que seule cette complémentarité donnera de la solidité à notre entreprise et nous permettra de grandir ensemble“, poursuit Renate Hosp.

Un équipement renouvelé Quatre millions d’euros. C’est ce qu’Impression&Services entend investir cette année. Toutes les machines détenues jusqu’ici en leasing ont été reprises. Un premier investissement a également déjà été fait avec une HP XLJET 3200 et une HP Turbot Jet TJ 8300 solvant. “Notre ambition aujourd’hui est de trouver de quelle manière nous pouvons être exclusif. Et je pense fermement que la dimension prix n’est qu’une donnée du problème. Pour devenir numéro 1, il faut avant tout travailler sur la complémentarité de nos métiers – impression, logistique et PLV- et de nos méthodes d’impression – offset, numérique, sérigraphieseule capable d’apporter à nos clients une réponse fiable et solide“, conclut Renate Hosp. ■

ACTU

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Parmi les dernières commandes d’Impression&Services, la campagne de Canal Plus pour les 20 ans des Guignols

LES ÉQUIPEMENTS D’IMPRESSION & SERVICES ÉQUIPEMENT OFFSET HERBLAY (95) 2 Presses 1 Presse 1 Presse

KBA KBA KBA

120x160 cm en 5 couleurs 120x160 cm en 4 couleurs 150x205 cm en 4 couleurs

3 CTP ÉQUIPEMENT NUMÉRIQUE HERBLAY (95) 1 1 1 1

SCITEX 160x240 cm en 4 couleurs 300 dpi NUR EXPEDIO 5 m en 4 couleurs 360 dpi VUTEK 3360 3,2 m en 4 couleurs 360 dpi HP 9000 1,60 m en 6 couleurs 720 dpi

1 1 1 2

Banc de soudure haute fréquence de 14 m Machine à pose œillets automatique Machine à coudre Lamineurs

ÉQUIPEMENT SÉRIGRAPHIE À GENAS (69) 1 Presse 1 Presse 2 Presses

140x180 cm 4 couleurs 150x200 cm 4 couleurs 150x200 cm 1 couleur

1 CTS ÉQUIPEMENT NUMÉRIQUE À GENAS (69) 1 SCITEX Pressjet 1 SCITEX Turbojet


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ACTU

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LANCEMENT

ACTU

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À PROPOS DE WP DIGITAL

WP Digital est une filiale du groupe WIFAGPolytype qui emploie 1500 personnes dans le monde entier. Le groupe intervient dans les presses rotatives pour la fabrication des journaux, dans les systèmes d’impression pour le packaging, dans la recherche cosmétique et la distribution de matériels pour l’industrie graphique. Les supports et les réseaux de distribution sont donc déjà opérants. C’est en novembre 2009 que WP Digital a acquis Spuhl afin d’accélérer sa venue dans le monde de l’impression numérique grand format. A ce jour, elle commercialise 3 machines UV sous une architecture identique : la Société commercialise aujourd’hui trois imprimantes UV, la RS 25, RS 35 et la RR 50.

WP DIGITAL LANCE LA VIRTU RR50 Siège de la société Spühl, près de Zurich

Du nouveau dans l’impression digitale UV 5 mètres. Le 25 février dernier, WP Digital a présenté, en exclusivité mondiale, sa Virtu RR50. Découverte. ’est à Wittenbach, dans le canton de Zurich, que la société récemment impliquée dans l’impression numérique, a choisi de fabriquer ce matériel de pointe. L’entreprise est installée dans des locaux spacieux et dernier cri avec pour environnement immédiat les paysages enneigés du lac de Constance. Le dépaysement est garanti, tant à l’extérieur, qu’à l’intérieur…

C

La machine est à l’arrêt, et à vrai dire, la curiosité est immense de la voir se mettre en production. Il suffit de demander, et l’opérateur programme à

partir de son poste un travail que l’imprimante exécute dans un flot de rayonnements rendus bleutés derrière le plexiglas de séparation. C’est beau.

Une “belle” machine Un design détonnant, c’est tout d’abord ce qui frappe, hormis toute considération technique, lorsque l’on découvre la Virtu RR50. Les lignes sont épurées, l’accessibilité au panneau électrique remarquable et le tableau de commande si convivial qu’il pousserait le néophyte à prendre en main cet outil de production sur l’instant.

La bâche imprimée, comme l’outil qui travaille dans une tranquillité certaine car les émissions sonores sont très faibles. Le rendu des 6 couleurs est parfait, même si l’on sait bien que ce n’est pas à 300 m2/h que l’on obtient cette qualité d’impression. La vitesse de production « vendable », c’est-à-dire celle que le client accepte, se situe à 80 m2/h, ce qui est déjà très rapide pour une production de cette qualité.

Une grande souplesse d’utilisation

En vitesse de production, la Virtu RR50 affiche 80m2/h

La machine imprime tout, du vinyl, du mesh, les textiles, les adhésifs ou encore le PVC, jusqu’à 5000 mm de largeur et sans limite de longueur. C’est incontestablement une machine de production aux caractéristiques surprenantes comme sa précision élevée due à la conception du transport

du substrate qui supporte jusqu’à 750 kg. Sa conception favorise également l’intégration dans les process logistiques. La machine peut être utilisée sur une face, adossée à un mur par exemple, ou par ses deux côtés. C’est selon la place dont on dispose. Trois possibilités d’utilisation sont possibles : le chargement des rouleaux par l’arrière avec déchargement frontal, le chargement et déchargement frontal ou par l’arrière. On respecte également l’environnement chez WP Digital, la Virtu RR50 est l’équipée de série du système de nettoyage intérieur relié à l’extraction.

desdits œillets, la gestion complète des recouvrements, la modification rapide et facile des lés en utilisant la souris, ou encore la modification des lés en temps réel. De plus, puisque tout acquéreur d’une Spuhl possédera vraisemblablement plus d’une machine dans son atelier, l’architecture Client-Serveur de son logiciel Caldera lui permettra de centraliser les tâches de RIP et d’im-

Côté RIP, c'est Caldera qui officie avec son nouveau module Tiling+

pression sur un seul PC de RIP maître, qui luimême pourra gérer un nombre illimité de PCs de RIP/impression esclaves, constituant ainsi un réseau

informatique extensible à volonté. L’interface, sans surprise, fonctionne sous Windows. ■ Gildas Rondepierre

QUELLE DISTRIBUTION POUR LA FRANCE ? Le distributeur exclusif pour la France est la société Houlet depuis quatre ans. La société importe les machines Virtu avec une cible de sérigraphes tournées vers les applications industrielles.

(de gauche à droite) M. Maghrabi et M. Derksen de la société Houlet

Le module Tiling+ de Caldera Côté RIP, Caldera assurait les démonstrations. A noter le nouveau module Tiling+ de la firme française qui exploite ainsi complètement le potentiel de la Spühl pour les tâches de mise en lès les plus difficiles. Sa nouvelle interface améliorée et ses nouvelles fonctionnalités incluent des œillets entièrement configurables (taille, forme, couleur), un positionnement manuel

La Virtu RR50 est capable d'imprimer tous les supports sans limite de longueur et sur 5000 mm de largeur


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LES RÉSULTATS DU TOUT PREMIER SONDAGE FESPA RÉALISÉ À L’ÉCHELLE INTERNATIONALE Un sondage international révèle un optimisme de la part du secteur de l’impression, et ce malgré la conjoncture économique difficile. espa vient d’achever son tout premier Sondage International, une initiative de recherche réalisée au sein de la communauté mondiale des imprimeurs numériques grand format. Menée à bien encollaboration avec Info Trends, une société internationale d’études de marché et de conseil en stratégie pour l’industrie des arts graphiques, cette enquête basée sur Internet a permis de rassembler des données provenant de plus de 340 personnes interrogées dans plus de 50 pays. Procurant un éclairage sur les mutations qui s’opèrent actuellement sur le marché, elle est de dimension et de portée géographique bien plus considérable que le Grand Sondage réalisé par la Fespa en 2007. Visant à compiler des informations cruciales sur des questions touchant tout particulièrement l’industrie (opérations, plans d’investissement, marketing et soutenabilité, etc.), le Sondage International de la FESPA offre aux prestataires de service des données précieuses, afin de mieux comprendre les perspectives commerciales du marché de l’impression grand format. Les résultats fournissent aux imprimeurs des faits et des chiffres importants en matière de meilleures pratiques industrielles, applications, consommables, dépenses liées à l’achat de nouveaux équipements, pénétration des technologies numériques, initiatives et réglementations environnementales. Selon la Fespa, ce sondage devrait aider les imprimeurs à positionner leurs

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entreprises par rappor t aux tendances globales en matière de production numérique et sérigraphique.

Les points forts du Sondage International • Le marché international des imprimés graphiques pèse plus de 58 milliards d’euros. • L’optimisme reste élevé, avec une moyenne de 7,5 sur 10 obtenue par les imprimeurs pour leur optimisme en ce qui concerne leurs activités futures. Cette moyenne s’aligne avec les résultats du précédent sondage réalisé par la FESPA, qui avait révélé que les imprimeurs se préparent pro activement à une reprise à long terme. • La qualité demeure en tête de liste des exigences du client (49 %), suivie du prix (24 %), du retournement (12 %) et des concepts innovateurs (10 %). • L’impression numérique représente 39 % en moyenne des revenus d’une entreprise, un chiffre qui, elles l’espèrent, devrait passer à 50 % d’ici les deux prochaines années. • 50 % des personnes interrogées prévoient d’investir dans un nouveau hardware d’impression numérique grand format dans les 12 prochains mois, et de se doter de nouvelles ou de meilleures fonctionnalités, le plus grand moteur d’investissement (50 %). 40 % des investissements en hardware prévus se situeront dans le secteur du jet d’encre à séchage UV. • 84 % des personnes interrogées ont mentionné la qualité comme étant le facteur dominant leur choix d’imprimante, suivi par la fiabilité (58 %), les frais d’exploitation (58 %), la vitesse (46 %), et la gamme de supports d’impression (33 %). • 40 % des personnes interrogées ont fait part d’un impact négatif des supports live et des

systèmes de publicité LCD. Ce pourcentage étant cependant plus faible par rapport au sondage 2007. 43 % des personnes interrogées mettent en place des projets en vue de saisir cette opportunité commerciale. • 73 % des personnes interrogées comptent principalement sur les salons FESPA pour les tenir au courant des progrès réalisés au sein de l’industrie. S’exprimant à propos des résultats du sondage, Marcus Timson, directeur de la communication d’entreprise de la Fespa a déclaré : « La Fespa s’investit fortement dans la réalisation de sondages de l’industrie, afin de nous aider à mieux comprendre le marché grand format et de procurer des informations de grande importance à la communauté Fespa. Les résultats du Sondage International ont permis de mettre en exergue les exigences essentielles des clients et d’identifier les principales applications qui dirigent le marché numérique et contribuent à la croissance du secteur. Malgré la conjoncture économique difficile, ces résultats révèlent que les prestataires de service reconnaissent le besoin d’investir dans un équipement numérique pour obtenir des avantages opérationnels. Ils se montrent optimistes quant à leurs activités commerciales. Ils comptent sur et prévoient de plus un rebond du marché ».

Marcus TIMSON

Tim Greene, directeur d’InfoTrends pour les technologies grand format et à jet d’encre et responsable de projet de l’équipe chargée de l’enquête ajoute : « L’un des indicateurs clés qui devrait rassurer notre industrie, c’est le fait que notre marché est très positif. Une innovation numérique continue nous permet de disposer des outils nécessaires pour répondre aux besoins de nos clients. Le taux d’optimisme des personnes interrogées est cette fois-ci encore très élevé et les prévisions en matière d’investissement numérique sont considérables, et ce même par rapport aux résultats du sondage 2007. Cela doit indiquer que notre marché est en train de planifier en vue de la reprise ». Les membres des associations nationales de la

FESPA sont en droit de recevoir un exemplaire gratuit des résultats du Sondage International. Ces informations peuvent être obtenues par des associations qui ne sont pas membres et des fournisseurs de l’industrie auprès de la Fespa, et ce pour un montant de 2 000 €. Ces résultats ne sont disponibles qu’en langue anglaise. Pour les imprimeurs intéressés par une discussion sur les résultats de ce sondage, ils pourront s’entretenir avec Marcus Timson, le directeur de la communication de la Fespa, lors d’une Séance Réponses et Questions qui se déroulera lors du salon Fespa Digital 2009 (12 au 14 mai 2009, au RAI d’Amsterdam). Elle se tiendra à 12.30 h le jeudi 14 mai dans l’Amphithéâtre de la Révolution Numérique.

ACTU

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Pour des renseignements complémentaires sur le Sondage International

réalisé par la Fespa ou pour obtenir un exemplaire, il est possible de contacter : Mandy GOLDFINCH en composant le +44 (0)1737229723 ou par courrier à l’adresse suivante :

mandy.goldfinch@fespa.com


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ACTU EN BREF

Mai/Juin 2009 - N° 226

LES GUIDES DCS® CMJN SONT CHEZ COLOUR CONFIDENCE

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A G E N D A

TOUR DE FRANCE “OCÉ HOME OF COLOR“ usqu’en octobre 2009, Océ invite les professionnels de l’impression à découvrir l’ensemble de ses solutions d’impression en petit, grand et très grand format. Ce tour de France, baptisé “Océ Home of Color“, sera l’occasion de montrer les toutes dernières innovations technologiques, notamment les avancées réalisées sur l’impression couleur, les différents supports et logiciels associés. Ces étapes en région seront organisées par pôles applicatifs : environnement bureautique, centres de reprographie, prestataires de services, arts graphiques, architectes, bureaux d’études et communication visuelle en très grand format afin que chacun des visiteurs bénéficie d’un accueil personnalisé et tire le meilleur avantage de sa visite. ■

J

Vos prochains rendez-vous

PROCHAINES RENCONTRES

Bordeaux, semaine du 11 au 15 mai

Lille, semaine du 29 juin au 3 juillet

Toulouse, semaine du 25 au 29 mai

Strasbourg, semaine du 14 au 18 septembre

Marseille, semaine du 8 au 12 juin

Paris, semaine du 5 au 9 octobre.

Lyon, semaine du 22 au 26 juin

LES GUIDES DCS® CMJN SONT CHEZ COLOUR CONFIDENCE e spécialiste de la gestion de la couleur et de l’imagerie numérique annonce l’arrivée dans son catalogue des guides DCS® CMJN à destination des marchés du graphisme et de l’impression. Ces guides, imprimés dans le respect de la norme FOGRA, sont disponibles en deux versions : l’édition professionnelle

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ACTU EN BREF

(Professional edition) et les éditions Mini (Mini edition), ces dernières imprimées sur trois supports d’impression de référence (papier couché, non-couché, journal/recyclé). ■

JUIN 12-14 SIGN INDIA 2009

SEPTEMBRE 23-24 SIGN&DIGITAL IRELAND 2009

SEPTEMBRE 22-24 VISCOM FRANCE 2009

Chennai Trade Centre, Chennai, India www.businesslive.in

Simmonscourt, RDS, Dublin w.signireland.com

Porte de Versailles, Paris www.viscom-france.com


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ÉVÉNEMENT

Mai/Juin 2009 - N° 226

FESPA DIGITAL : UN ÉVÉNEMENT DEVENU INCONTOURNABLE ?

ASSOCIATION PROFESSIONNELLE VS ORGANISATEUR DE SALON

Alors que le marché des salons graphiques apparaissait cadenassé par les différents salons Viscom, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, la Fespa Digital, devenue annuelle, a réussi à trouver son public en l’espace de quatre ans et s’est imposé comme un rendez-vous majeur de la profession. La tâche n’était pourtant pas aisée. Quels sont les éléments qui expliquent aujourd’hui un tel succès ? Eléments de réponse.

ujourd’hui, la Fespa Digital occupe une place de choix dans le portefeuille des salons dédiés à l’industrie graphique. Pourtant, il y a quelques années encore, la Fespa dite “traditionnelle“ ne se tenait que tous les quatre ans et réunissait les professionnels de l’impression du textile. Elle ne

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pouvait bien sûr se tenir à l’écart des évolutions du marché et du boom de l’impression numérique, d’autant que chez les imprimeurs, des équipements hybrides étaient déjà à l’œuvre. Ainsi est née la Fespa Digital. Seulement sur ce créneau, les salons Viscom occupaient déjà fortement le terrain. Alors,

SPÉCIAL FESPA 2009

comment la Fespa a t-elle réussi à s’imposer ? Quelle différence entre Fespa, une simple association professionnelle et un groupe, Reed Exhibitions, organisateur des Viscom, et opérateur de salons à travers le monde sur d’innombrables marchés ? Bref, quelles sont les forces et les faiblesses en présence ?

Fespa est une association professionnelle dont les membres sont les acteurs du marché de la sérigraphie. En cela, la crédibilité dégagée par cette entité est totale et devient un vrai argumentaire de vente lorsqu’il s’agit de convaincre les sociétés présentes dans l’industrie graphique de prendre part à un événement organisé par cette association. Fespa est en réalité le marché, ce qu’un opérateur de salons diversifiés ne sera jamais. Reed Exhibitions jouit quant à elle d’une belle notoriété, méritée, et d’un savoir-faire reconnu dans l’organisation. C’est aussi un groupe réparti en de multiples entités indépendantes les unes des autres. Faites un salon Viscom en Italie, vos interlocuteurs seront italiens. Faites un salon en Allemagne, ils seront allemands. Fespa, à l’inverse, est un interlocuteur unique, pour un salon rassemblant l’industrie graphique, une différence majeure avec les Viscom qui regroupent quatre entités distinctes pour quatre salons. Par ailleurs, un opérateur de salons ne peut être aussi spécialiste que le spécialiste du marché ! Ainsi, Fespa s’est rapidement distinguée en captant un marché international de sociétés dans la communication visuelle graphique, marché initialement éclaté en différents lieux en Europe d’abord sous l’étiquette “Sign show“ puis “Visual communication“, pour enfin arriver à une harmonisation des noms par la création de “Viscom“ en réaction à la création de la Fespa Digital.

UNE PRÉSENCE SUR LE MARCHÉ EN CONTINU Un autre atout important de Fespa est sans doute son omniprésence sur le marché tout au long de l’année. Séminaires par-ci, conventions par là, salons créés en Asie, croissance externe, implantation en Amérique du sud, rachat d’événements. L’activité de Fespa ne se résume pas à l’organisation d’un salon annuel. Voilà sans doute le trait majeur qui explique le succès de la démarche : occuper le terrain par nécessité, tandis qu’un opérateur plus diversifié ne pourra ou ne voudra jamais mettre en place les moyens nécessaires pour assurer une présence aussi forte toute l’année. La force du modèle économique de l’un est la faiblesse de l’autre. Au-delà de la compétition Fespa/Viscom, il est intéressant de constater ce mécanisme d’appropriation du marché par une entité dédiée (et dévouée). Ce mécanisme peut à l’évidence être dupliqué à d’autres secteurs d’activités. Il s’agit donc bien d’une menace modélisée pour un opérateur de salons ! ■ Gildas Rondepierre


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ÉVÉNEMENT

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QUESTIONS À FRAZER CHESTERMAN,

SIGN INFO SERI : Que pensez-vous de la fusion de la sérigraphie et de l’impression numérique ?

DIRECTEUR GÉNÉRAL DE FESPA

Frazer Chesterman : La sérigraphie est sans doute érodée par d’autres procédés. En Europe occidentale, le consensus est clair que l’avenir de la sérigraphie est lié au développement de matériels hybrides. Le passage vers le numérique a été sismique, et ce, pour une bonne raison. Fespa Wide Survey (2007) a montré que les entreprises d’impression numérique sont généralement 25 % plus rentables que celles qui ne font que de la sérigraphie. Les sérigraphes ont besoin de se diversifier pour survivre. Ils devront s’adapter à la mentalité du numérique et ainsi identifier des opportunités de bénéfices par une meilleure prise de contrôle de l’ensemble du processus d’imagerie - qui est en train de devenir un fournisseur de services. L’avènement de la technologie numérique a, dans de nombreux cas,

“ FESPA DIGITAL EST LE SEUL SHOW DANS NOTRE SECTEUR QUI A ENREGISTRÉ UNE CROISSANCE À DEUX CHIFFRES DES VISITEURS ET DES EXPOSANTS ! “ SIGN INFO SERI : Est-ce que le climat économique actuel a eu un impact sur la taille moyenne des stands et sur les recettes de la Fespa Digital 2009 ? Frazer Chesterman : Les ventes de la Fespa Digital 2009 sont dynamiques. Nous avons augmenté notre surface globale de stand de 20 % par rapport à l’année dernière. 300 exposants sont répartis sur 14 500 m2 d’espace d’exposition dans quatre halls. De nombreux exposants exposent pour la première fois et la surface moyenne n’a pas chuté malgré les difficultés économiques. SIGN INFO SERI : FESPA Digital 2009 à Amsterdam sera t-elle plus internationale qu’elle ne l’était à Genève ?

SIGN INFO SERI : Comment Fespa évite (ou pas) la crise économique ? Frazer Chesterman : En période difficile, les gens se ruent sur les marques qui leur inspirent confiance et qui leur offrent un sentiment de réconfort et de sécurité. Le vif intérêt que nous avons reçu des exposants témoigne du fait que la Fespa est un leader du marché, avec une expérience démontrée, un savoirfaire à haute valeur ajoutée, des salons innovants, des programmes de conférence de haut niveau, des initiatives de partage des connais-

sances, des débats, des lancements de produits fournissant davantage d’intérêt pour les visiteurs que tout autre événement dans le secteur.Dans les dernières études menées par la Fespa, 87 % des personnes qui ont répondu ont cité Fespa Digital Printing Europe 2009 comme le salon qu’ils visiteront en 2009. C’est une preuve solide qui montre que la Fespa a établi une relation particulière avec ses visiteurs qui sont certains de trouver de la nouveauté. Ils ne peuvent pas se permettre de manquer ce rendezvous, en par ticulier dans les périodes économiques difficiles.

Frazer Chesterman : Fespa Digital est un salon qui alterne entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud. Comme avec tout salon, les caractéristiques démographiques des visiteurs changent avec le lieu d’accueil. A Genève, par exemple, nous avons réussi à rassembler une communauté de visiteurs de langue française ainsi que ceux de la région de Dach. De même, à Amsterdam, nous nous attendons à une augmentation des visiteurs de la région du Benelux et de l’Europe du Nord. D’après les statistiques des visiteurs préinscrits, nous attendons des visiteurs de 100 pays. Nous nous sommes engagés à offrir un événement du même calibre que la Fespa Digital 2008, en utilisant notre savoir-faire acquis grâce aux années passées.

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été une opportunité pour les sérigraphes d’améliorer leurs marges, et d’adapter leurs entreprises aux conditions changeantes du marché. Pour les prestataires de services d’impression, c’est l’ouver ture de nouveaux débouchés, de nouveaux clients et de nouvelles appli ca tions qui sont à noter. Auparavant, le sérigraphe n’avait guère d’autre choix que de maintenir son matériel en fonction même avec de peti tes séries, quitte parfois à réaliser des jobs non rentables. Le digital a permis de rendre ces travaux profitables en minimisant les coûts !

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SIGN INFO SERI : Comment mesurez-vous la concurrence entre Viscom et Fespa Digital ? Frazer Chesterman : Mondialement reconnue comme un leader du marché dans le secteur de l’imagerie grand format, Fespa a la capacité de réunir des fournisseurs internationaux et les prestataires de services d’impression comme aucun autre événement. Dans la récente enquête mondiale menée par Fespa avec Info Trends, les expositions Fespa sont perçues comme le meilleur endroit où aller pour apprendre davantage sur les derniers développements de l’industrie graphique, pour trouver de nouvelles informations et l’inspiration créatrice. Lors de la Fespa Digital, nous accueillons des visiteurs de plus de 100 pays, venant des Amériques, de l’Asie, de l’Australie, de l’Afrique et

naturellement de l’Europe. La différence entre les salons que nous organisons et les autres événements sur le marché est que Fespa assure la valeur ajoutée la plus élevée pour les exposants et les visiteurs. Nous offrons aux visiteurs la plus large et la plus efficace vision globale en un lieu “Nous nous sommes engagés à offrir un événement du même calibr e que la Fespa Digital 2008, en utilisant notre savoir-faire acquis grâce aux années passées.“

unique où l’innovation est constante. Aucun autre salon international ou européen ne peut prétendre avoir une telle variété de lancements de produits de grands

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constructeurs. L’évolution du marché est rapide et les gens attendent le meilleur rendement possible pour leurs investissements. Pour cela, une visite à un salon Fespa est incroyablement efficace et c’est pourquoi les exposants nous suivent cette année encore. Dans un marché qui est riche en innovations, en dépit de conditions économiques difficiles, les entrepreneurs ambitieux viendront sur notre événement pour se tenir au courant des dernières nouveautés de l’industrie, des développements futurs et des tendances. Fespa Digital est le seul show dans notre secteur qui a enregistré une croissance à deux chiffres des visiteurs et des exposants ! Le salon 2009 sera à n’en pas douter dans la lignée du succès des précédentes années. ■ Propos recueillis par Gildas Rondepierre

LAURENT NOEL, DIRECTEUR DU SALON VISCOM

« NOUS NE NOUS PLAÇONS PAS EN POSITION DE CONCURRENCE FRONTALE PAR RAPPORT À LA FESPA »

SIGN INFO SÉRI : Quelle est la tendance du marché de la communication visuelle dans son ensemble à ce jour ? Laurent Noel : La communication visuelle est un marché qui se porte globalement bien. La demande est croissante de la part des annonceurs et parallèlement, les utilisateurs sont à la recherche de plus de qualité et de plus de flexibilité de la part des fabricants et des

prestataires. Une exigence à laquelle Viscom Paris 2009 répondra en proposant un éventail de solutions et d’applications toujours plus larges et innovantes. SIGN INFO SÉRI : Y a-t-il des débouchés nouveaux que les acteurs du marché mettent en avant ? Laurent Noel : Quelques activités ont le vent en poupe ou sont en

train d’émerger pour certainement s’imposer sur le marché de la communication visuelle de demain. Viscom Paris 2009 ne manquera pas de mettre à l’honneur ces nouveaux débouchés. Ce sera le cas du Digital Media dont l’actualité est toujours plus impor tante et qui cette année encore aura une zone dédiée sur le salon (Digital Media by Viscom).

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SIGN INFO SÉRI : Quel est l’impact des tensions économiques sur les process de décisions des entreprises pour participer au Viscom à Paris ? Une anticipation éventuelle d’une baisse d’activité ? Laurent Noel : Les difficultés actuelles de l’économie ne pèsent que marginalement sur Viscom Paris. Si les entreprises sont d’autant plus concentrées sur leurs budgets en cette période d’interrogation, leur participation au salon n’en est pas pour autant freinée. Au contraire, la commercialisation de l’événement est même en avance, preuve de la confiance des exposants en Viscom Paris. SIGN INFO SÉRI : Comment les Viscom font ils face aujourd’hui à la concurrence que représente Fespa, et notamment la Fespa Digital ? Laurent Noel : Pour notre part, nous ne nous plaçons pas en position de concurrence frontale par rapport à la Fespa, et encore moins face à la Fespa Digital : il s’agit d’impression numérique, là où Viscom Paris réunit l’ensemble des activités de la communication visuelle. Et c’est là une force de Viscom Paris que de pouvoir réunir l’ensemble des acteurs des arts graphiques en fédérant deux publics : professionnels de la communication visuelle d’un côté, annonceurs de l’autre. De plus, nous ne sommes pas positionnés exactement sur les mêmes marchés. L’aire naturelle d’activité de Viscom Paris s’inscrit dans l’ensemble des pays francophones, qu’il s’agisse de la Belgique ou de l’Afrique et des pays du Maghreb. Nous entretenons également des liens privilégiés avec nos pays frontaliers et les pays nordiques. Une autre caractéristique de Viscom Paris – comme des autres Viscom – est d’avoir lieu en période de rentrée, moment propice pour que les exposants puissent présenter leurs innovations et donner un second souffle dans l’année à leur activité. Enfin, Viscom Paris a également affiné son positionnement international. C’est pourquoi Viscom France et Viscom Europe laissent désormais place chaque année à Viscom Paris dont la portée sera tout aussi internationale qu’une version Europe qui n’avait plus lieu d’alterner avec une version dite « France ». Ainsi, nous répondons aux mutations du marché : les fabricants qui exposaient auparavant en direct une année sur deux viennent maintenant tous les ans par le biais de leurs distributeurs. SIGN INFO SÉRI : Quelles nouveautés éventuelles proposées sur Viscom Paris en 2009 ? Laurent Noel : Le contenu du salon évolue cette année avec un nouvel espace que nous avons appelé « Imag’in by Viscom » : il s’agit d’un espace entièrement dédié aux annonceurs (les annonceurs/ prescripteurs représentent près de 30 % de nos visiteurs), qui réunit un ensemble de solutions et de réalisations concrètes pour leurs campagnes de communication visuelle. Viscom Paris mettra aussi les réalisations de ses exposants à l’honneur grâce à la « Viscom Gallery », un show-room où les applications les plus innovantes et les plus originales sont mises en scène sous forme de parcours situé au sein de la zone « Imag’in by Viscom ». ■ Propos recueillis par Gildas Rondepierre


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LES CONSTRUCTEURS D’IMPRIMANTES À JET D’ENCRE GRAND FORMAT SUR LE TERRAIN DE LA SÉRIGRAPHIE

Source : Sign Info Seri

LA NOUVELLE DONNE DES MACHINES NUMÉRIQUES HAUT DE GAMME Jusqu’à présent le numérique ne pouvait pas rivaliser avec les matériels de sérigraphie sur le terrain des coûts de production, dès lors que les volumes d’impression étaient élevés. Moins coûteuses à l’achat, plus flexibles au niveau des quantités, les solutions d’impression numérique sont en revanche limitées dès que les volumes de production augmentent. Cela peut-il changer ? Eléments de réponse.

a sérigraphie, qu’elle soit à plat ou en rouleau, en impression en tons continus (couleurs appliquées les unes après les autres) ou en tons directs (couleurs utilisées sous forme d’aplat situées les unes à côté des autres), est une technique d’impression adaptée aux gros volumes de production. Elle présente l’avantage de rendus éclatants, grâce notamment à l’importante quantité d’encre déposée. Le prix des encres relativement bas comparé au prix des encres utilisées dans l’impression numérique est aussi un point fort de la sérigraphie. En revanche, flexibilité, petite produc-

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tion et coûts d’investissement sont autant d’obstacles à l’utilisation de cette technique.

UNE RÉPONSE À LA “MASS CUSTOMISATION” L’impression numérique présente l’avantage de produire, à coûts constants, petits et moyens volumes, en ayant un gamut de couleurs (espace colorimétrique) bien plus étendu qu’en sérigraphie, une qualité d’impression aujourd’hui inégalable et des coûts d’investissements (achats de matériels) réduits. L’impression numérique

permet surtout de répondre aux demandes actuelles de la société dans laquelle la « mass customisation » remplace la « mass production » et où la réactivité est un des critères de compétitivité. Certaines étapes sont supprimées par rapport à la sérigraphie comme la réduction et la séparation des couleurs, la mise au rapport, la gravure des planches. Enfin, il n’existe pratiquement plus de « temps morts » liés au nettoyage de la machine, au démontage et remontage des cadres, aux changements d’encre et aux essais de calage (estimés à 40 % sur une machine de sérigraphie).

SEUIL DE BASCULEMENT ? Même s’il est difficile d’établir avec précision un seuil de basculement entre production en numérique et production en sérigraphie, notamment à cause des nombreux critères rentrant en ligne de compte (taux de couverture du média, taux d’immobilisation de la machine, taille du média, etc.), il est communément admis qu’une impression sérigraphique devient économiquement intéressante à partir d’un certain seuil de production. En terme de quantité, on parle de surfaces imprimées supérieures à

450/500 m² (voir schéma ci-dessus). En nombre d’exemplaires, cela dépendra bien entendu de la laize et de la longueur du visuel imprimé, mais il n’est plus rare aujourd’hui d’avoir des productions de 150 à 200 exemplaires produits en numérique.

L’OFFENSIVE DES CONSTRUCTEURS Aujourd’hui, la donne semble évoluer. Une offensive est en cours sur le marché des imprimantes numériques à haut volume destinées aux sérigraphes. Inca Digital, EFI, Thieme, HP, tous se lancent dans la séduction des sérigraphes avec des machines haut de gamme qui visent les marchés de l’impression numérique et de la sérigraphie. HP et EFI ont présenté des imprimantes visant les sérigraphes.

HP ET SA FB7500 Avec sa FB7500, HP met en avant une machine à banc plat équipée de série d’un chargeur automatique ¾. Des supports jusqu’à 3,2 x 1,65 m et 25 mm d’épaisseur sont acceptés. En mode production qualitative, c’est-

à-dire ce que l’imprimeur pourra objectivement vendre à son client, la vitesse atteint 140 m2/h. Pourvue d’une tête d’impression X2, sa résolution maximale est de 500 dpi. “Il s’agit d’une tête remplaçable par l’utilisateur mais de nombreux outils proposés par la machine peuvent aider l’imprimeur à éviter son remplacement, com me les outils de compensation de buses qui per mettent de pro longer la durée de fonctionnement de la machine, même s’il manque une ou deux buses“, témoigne Udi Nachmany, directeur produit chez HP. La FB7500 est une machine à six couleurs CMJN, cyan clair et magenta clair- qui possède huit canaux d’encre. Le constructeur précise par ailleurs qu’il est possible d’ajouter un blanc et un vernis clair. La société a spécialement développé ses propres encres UV FP220 pour cette imprimante.

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imprimante sérigraphique numérique Vutek DS8300 lors du dernier SGIA aux Etats-Unis. Elle accueille des supports jusqu’à 1,6 x 2,4 m et 5 cm d’épaisseur pour une vitesse d’impression maximale de 557 m2/h, à distinguer encore une fois avec le “vendable au client“.“La résolution est de 600 dpi et peut atteindre 1200 selon le nombre de passage. Vous sacrifiez la vitesse pour une meilleure qualité avec des passages multiples, mais vous pouvez aller jusqu’à 16 passages avec ce matériel, si toutefois vous avez besoin de cette fonction”, af firme Ken

37 l’option qui permet l’insertion d’une centaine de planches par heure. Huit canaux d’encre permettent à l’utilisateur de choisir entre deux jeux CMJN ou un jeu CMJN avec un cyan clair, magenta clair, jaune clair et noir clair. EFI espère pouvoir rapidement ajouter une encre blanche et un vernis transparent.

INCA DIGITAL ET L’ONSET S20 Inca Digital a de son côté présenté la nouvelle imprimante à banc plat, la Onset S20. Elle possède le même banc plat

L’imprimante HP Scitex FB7500 sera commercialisée dans le monde entier en mai 2009

Van Horn, directeur marketing pour la gamme Vutek d’EFI. Pour le chargement des supports automatiques, il vous faudra prendre

de 3,2 x 1,6 m que sa petite sœur, mais peut imprimer 52 bancs par heure, soit 2500 m2/jour. Elle est équipée du même mécanisme que la Turbo. >>>

EFI ET LA VUTEK DS8300 De son côté, EFI a récemment présenté son

La Vutek DS8300 propose une vitesse d’impression maximale de 557 m2/h


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L’Inca Onset S20 possède le même banc plat que sa petite sœur mais peut imprimer 52 bancs par heure, soit 2500 m2/jour

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La S20 peut subir la perte de buses ; elle est dotée de têtes d’impression identiques à la Turbo et utilise la même taille de goutte (28 picolitres) sur ses 26 têtes d’impression par couleur, 128 buses par tête. La conception de la machine permet à l’opérateur de se jouer des problèmes de bouchages des buses en modifiant leur répartition. Inca a également pensé à réduire le format des têtes pour permettre un remplacement aisé. La machine est proposée en quatre et six couleurs, avec le choix entre deux canaux de blanc, un cyan clair et un magenta clair. Elle peut également utiliser le jeu d’encre Ultratone de Sericol qui inclut un orange et un violet. L’opérateur a le choix entre un fini brillant ou satiné. L’option brillant variable est intéres sante : l’impression se fait avec une puissance UV inférieure pour que l’encre ne sèche pas totalement donnant au sommet des gouttes une brillance. Il s’agira par la suite de commander le nombre de passages successifs de séchage à lampe.

Inca propose des options d’automatisation dif fé rentes, la plus utilisée sera sans doute l’automatisation aux trois quarts impliquant à l’opérateur de charger le support sur une table de pré-chargement, avant qu’un chargeur automatique saisisse une feuille imprimée du banc et l’enlève, tout

en saisissant la feuille suivante de la table de pré-chargement et en la déposant sur le banc.

THIEME ET LA M-PRESS

grand format investissent donc le terrain de la sérigraphie pour per mettre aux ateliers de s’équiper en matériel offrant un haut volume en productivité avec une qualité toujours plus élevée. Dans ce contexte, les fabricants traditionnels de machines de sérigraphie ne sont pas en reste et proposent aujourd’hui des outils de production hybrides remarquables en termes de volume et de qualité. La M-Press de Thieme en fait partie (lire notre article dans Sign Info Seri n° 225) et se place aujourd’hui comme un concurrent très sérieux des constructeurs d’imprimante jet d’encre. Ces machines restent quand même à des niveaux de prix élevés, car il faut compter entre 800 000 € et 1 300 000 € à l’achat. ■

Les constructeurs d’impri mantes à jet d’encre

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FONDATEUR ET DIRECTEUR DE PIXART.IT

“NOTRE OBJECTIF EST DE JOUER LA CARTE DE LA COMPLÉMENTARITÉ AVEC NOS CLIENTS”

Le leader européen de l’impression professionnelle en ligne lance ce mois-ci un nouveau concept de site marchand en marque blanche, entièrement dédié à ses clients. Malgré la crise, il annonce également de nouveaux investissements, mais sur des marchés de niche. Eléments d’explication.

Gildas Rondepierre

SIGN INFO SERI : Six mois à peine après le lancement de votre nouveau site Pixart.it, on vous retrouve sur le web avec un projet de site marchand en marque blanche… Une nouvelle stratégie ?

La M-Press allie à la fois la compétence d’Agfa dans l’imagerie numérique et la technologie jet d’encre et l’expertise de Thieme dans la conception et la fabrication d’équipements de sérigraphie

L’ I N T E R V I E W

“ MATTEO RIGAMONTI,

UNE NOUVELLE STRATÉGIE WEB

MATTEO RIGAMONTI : Un nouveau levier de croissance plutôt. Nous avons constaté en effet que beaucoup de nos clients ne souhaitaient pas communiquer sur le fait qu’ils travaillaient avec nous. Question de secret de fabrication. D’où l’idée d’un site marchand professionnel en marque blanche dans lequel nous leur offrons la possibilité de vendre leurs produits, fabriqués par nous, mais sous leur nom. Pour nos clients qui n’ont pas la capacité de faire un site internet, c’est une formidable opportunité. Quant à ceux qui en possèdent déjà un, et ils sont nombreux, ils pourront également bénéficier de cette offre en mettant un simple bouton de lien sur le site, lien qui permettra à leurs clients de basculer directement sur le site marchand. Nous avons dédié une équipe de trois ingénieurs pour ce projet. Le site pourra ainsi bénéficier d’une interface entièrement personnalisable – logo, etc. –. Pour

rester le plus invisible possible, nous allons même jusqu’à étiqueter les colis de nos clients à leurs couleurs. SIGN INFO SERI : Quelles sont les conditions pour bénéficier de ce service ? MATTEO RIGAMONTI : Le site est entièrement gratuit. C’est un service que nous proposons à nos

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L’ I N T E R V I E W

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clients pour leur permettre de mieux valoriser leurs produits. En échange, nous n’exigeons aucune exclusivité en termes d’utilisation de telle ou telle machine. Bien au contraire, notre objectif est plutôt de jouer la carte de la complémentarité. Ce sont par exemple des clients spécialisés en grand format qui feront appel à nous pour du plus petit format ou inversement. Nous verrons ensuite avec chacun ce qui est le plus opportun de proposer comme produits dans son site marchand.

DOSSIER DÉVELOPPEMENT DURABLE

“ QUAND LA FILIÈRE

UNE INDUSTRIE ENGAGÉE

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PASSE AU VERT

SIGN INFO SERI : Au début de l’an dernier, vous avez investi dans une machine pour faire des boîtes. Vous venez aujourd’hui d’acquérir une nouvelle plieuse Petratto pour les enveloppes. Les marchés de niche sont-ils un bon levier de croissance pour vous ? Dans les ateliers de Pixar à Venise

MATTEO RIGAMONTI : Tout à fait. Nous sommes toujours à la recherche de nouvelles solutions. Cette année, crise oblige, nous avons décidé de diminuer nos budgets d’investissements mais nous continuons néanmoins à miser sur des machines complémentaires de notre activité. À l’instar de la Petratto qui va nous permettre de plier des enveloppes imprimées numériquement sur les deux faces. Nous serons les premiers en Europe à bénéficier de cette technologie. Pour nos clients graphistes par exemple, c’est une formidable opportunité car ils peuvent s’exprimer sur deux fois plus de surface. SIGN INFO SERI : Quels sont vos objectifs chiffrés pour cette année ? MATTEO RIGAMONTI : Nous avons prévu d’investir environ 500 000 € – contre 4 millions les années précédentes –, essentiellement dans des marchés de niche. Notre objectif de chiffre d’affaires s’établit quant à lui autour de 40 millions d’euros. Nous n’atteindrons donc pas les 80 % de croissance des autres années, mais nous tablons quand même sur une hausse de 25 %. Nous constatons évidemment un ralentissement de l’activité dû à la crise mais, dans notre cas, il faut aussi prendre en compte nos progressions récentes qui nous ont permis d’atteindre un taux de couverture du marché plutôt satisfaisant, avec, rien que pour la France, près de 15 000 clients. Mécaniquement, nous ne pouvions donc pas prétendre au même niveau de croissance. Le nouveau site marchand et les marchés de niche sont là pour prendre le relais.

SIGN INFO SERI : En tant que leader européen de l’impression professionnelle en ligne, vous devez être extrêmement cour tisé par les constructeurs et autres fournisseurs ? Quels sont vos critères de sélection ? MATTEO RIGAMONTI : La qualité et la fiabilité des machines sont essen tielles pour notre activité. Quant on effectue près de 1000 livraisons par jour et que l’on garantit un délai de quarante huite heures, on ne peut évidemment pas se permettre d’avoir une machine qui tombe régulièrement en panne. Au niveau de la qualité des prestations également, les exigences des clients qui achètent en ligne sont supérieures à celles de clients qui font appel à des imprimeurs traditionnels, tout simplement parce que nous n’avons pas de contacts humains directs avec eux. Nous devons donc être absolument irréprochables. Aujourd’hui, nous travaillons main dans la main avec les constructeurs de nos machines, Kip, HP, Roland, Durst, Mutoh, Zünd et maintenant Petratto. Nous les aidons à faire évoluer leurs produits, en échange de quoi ils nous garantissent une fiabilité et un service à la hauteur. Le meilleur exemple que je puisse vous donner est celui de la Durst Rho 320 qui a tout de l’imprimante parfaite… Cela fait plusieurs mois maintenant qu’elle tourne dans nos ateliers 22 h par jour et 7J/7, sans aucun problème. C’est donc typiquement le genre de machines dans lequel nous pouvons investir prochainement. ■ Propos recueillis par Cécile Jarry

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en matière de développement durable et de protection de l’environnement, le monde de l’imprimerie a longtemps eu mauvaise presse. Une réputation qui a aujourd’hui de moins en moins de raison d’être. Etat des lieux.

’image de “l’imprimeur-pollueur“ a la peau dure. La faute en partie à l’industrie du papier longtemps accusée de déforestation massive et de pollution à cause de ses rejets de produits chimiques. La réalité a pourtant considérablement évolué. Le blanchiment au chlore appartient au passé et a été remplacé par une technique à base d’oxygène. Quant à la préser vation des massifs forestiers, elle fait partie des préoccupations de la filière. La multiplication des labels et certifications du type FSC (Forest Stewardship Council) est là pour en témoigner, tout comme la superficie des domaines forestiers beaucoup plus étendue aujourd’hui qu’il n’y a 50 ans. À l’échelle européenne, on constate également que la

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première filière de recyclage n’est autre que celle du papier avec un taux de reconversion de 50 % contre seulement 13 % pour les ordures ménagères. Un papier recyclé pourra également être réutilisé jusqu’à 5 fois et consommera en moyenne 5 fois moins d’énergie et 3 fois moins d’eau qu’un papier non recyclé, pour une empreinte carbone inférieure de 45 %.

UNE DÉMARCHE IMPRIM’VERT RENFORCÉE Autre initiative qui plaide en faveur d’une impression durable et plus respectueuse de l’environnement : celle de la marque Imprim’Vert. Pour la petite histoire, Imprim’Vert >>>


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DOSSIER DÉVELOPPEMENT DURABLE

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UNE INDUSTRIE ENGAGÉE

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a été créée en 1998 par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Loir-et-Cher et la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat du Centre. Leur objectif : aider les imprimeurs à adopter une vraie démar che envi ronnementale. Le problème, c’est qu’à l’époque, deux approches coexistent, celle des Chambres de Mé tiers qui préconisent un cahier des charges souple et celle d’une personne com me Benoît Moreau, responsable environnement et sécurité de l’Union Nationale de l’Imprimerie et de la Communication (UNIC), qui milite pour une application immédiate des trois points du cahier des charges, à savoir l’élimination de façon confor me à la réglementation et preuves à l’appui des déchets tels que les films usagés, les boîtes d’encre, les chiffons souillés, les solvants de nettoyage usés, etc. ; la sécurisation du stockage des liquides neufs dangereux et des déchets liquides en cours d’utilisation ou non, et la non utilisation de produits étiquetés toxiques et marqués de la fameuse tête de mort. La coexistence des deux points de vue fait que la marque essuie, malgré un franc succès, quelques critiques quant au processus d’attribution notamment et à la durée d’obtention. Consciente de cet état de fait, Imprim’Vert a décidé en 2008 de faire évoluer sa procédure en fixant à un an seulement la durée de validité de sa marque. Un durcissement de ton qui passe aussi par l’application stricte des trois points du cahier des charges. Finies la souplesse et la flexibilité des débuts ! “Chaque année, nous auditerons ainsi tous les imprimeurs pour vérifier la conformité de leurs installations et de leurs pratiques avec notre cahier des charges. En cas de faute constatée, ils perdront la reconnaissance de la marque. En 2009, nous avons d’ailleurs déjà invalidé 200 dossiers sur les 1500 imprimeries Imprim’Vert qui existent aujourd’hui en France“, précise Benoît Moreau. Près de 1500 imprimeries reconnues sur 4000 éligibles. Il reste encore du chemin à parcourir. “Nous sommes confiants, poursuit Benoit Moreau. D’autant que

UNE NÉCESSAIRE PÉDAGOGIE

En 2009, la marque Imprim’Vert devient européenne avec des certifications en cours en Angleterre, Italie, Belgique, Espagne et Luxembourg

depuis la mise en place des nouvelles règles, les sceptiques du début nous prennent plus au sérieux et nous enregistrons une hausse importante des demandes de dossiers. Deux fois plus en deux ans !“. Autre motif de satisfaction, la reconnaissance du travail effectué à l’échelle européenne, avec des demandes de certification Imprim’Vert en Italie, en Belgique, en Espagne, au Luxembourg et même en Angleterre. Sujet sensible si l’en est car toutes ces demandes sont justifiées par une demande croissante de clients français… Imprim’Vert serait donc le bon sésame pour gagner de nouveaux marchés ? “Surtout pour ne pas en perdre”, rétorque Sybille Meija, responsable du référent national. Au niveau des instances françaises, et notamment de l’Agence de l’Environnement de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), le modèle Imprim’Vert suscite un vif intérêt et pourrait servir de maître étalon pour la mise en place de processus de reconnaissance simplifiés pour favoriser l’accès des plus petites entreprises au management environnemental.

“Je crois que le problème n’est pas tant de persuader les imprimeurs du bien-fondé du développement durable. Ils ont tous déjà plus ou moins compris que cela allait devenir incontournable. Non, le plus compliqué aujourd’hui, c’est le passage à l’acte. Et c’est là que nous devons tous intervenir pour informer, conseiller et convaincre“, poursuit Benoît Moreau. Selon une étude publiée en octobre 2007 par le CROCIS (Centre d’Observation du Commerce, de l’Industrie et des Services de la CCI de Paris), 62 % des chefs d’entreprise de PME françaises déclarent savoir en effet ce qu’est le développement durable quand ils n’étaient que 29 % en 2003. Mais 64 % d’entre eux estiment également manquer d’information, 58 % manquer d’accompagnement, 57 % manquer d’incitation pour seulement 41 % qui pensent qu’adopter une démarche développement durable coûte trop cher. Dans les entreprises comme dans les manifestations professionnelles, ces attentes sont aujourd’hui de plus en plus entendues. Convaincus que sans développement durable, il n’y a pas d’avenir, des professionnels pionniers en la matière font même œuvre de pédagogie. Engagée depuis ses origines sur ces sujets, le premier producteur mondial de papiers techniques et de création, Arjowiggins, organise ainsi, dans son usine de production française située à St Mars la Brière dans la Sarthe, des “Ateliers de l’environnement“ au cours desquels clients, agences et annonceurs sont sensibilisés aux problématiques du recyclage et de l’utilisation des papiers recyclés. Une soixantaine de rendez-vous sont programmés chaque année, ce qui représente près de 400 personnes. Autre exemple d’engagement, celui de l’imprimerie Pure Impression basée à Mauguio près de Montpellier. Connue et reconnue pour son engagement (lire notre article dans ce dossier), elle organise chaque mois des rencontres sur le thème “Eco-conception, écoimpression : comment réduire

Au fil des stands du prochain salon Graphitec, les visiteurs pourront facilement repérer les initiatives environnementales des exposants grâce à la mise en place de ce picto

DOSSIER DÉVELOPPEMENT DURABLE

l’empreinte écologique de son imprimé“. Elle a également édité un Eco-guide à destination de ses clients. Signe des temps, les salons eux aussi consacrent une importante partie de leur communication à cette problématique. La conférence inaugurale du prochain salon Graphitec, qui se tiendra du 9 au 12 juin à Paris, portera ainsi sur le thème “Industries graphiques : la filière est déjà passée au vert“. Economies d’énergie, protection de l’environnement, réduction de la consommation de matières premières seront également systéma-

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tiquement mises en avant sur les stands des exposants concernés, grâce à la mise en place d’un picto spécifique. Autre événement, même engagement. Sur le site de la Fespa, on trouve en permanence des informations relatives au développement durable et les métiers de l’impression. Le dernier magazine Fespa World est entièrement dédié à ce sujet. Baptisé The Green Issue, on peut y lire en “Une“ cette accroche des plus révélatrices : “Green Business is good business“… ■

ARJOWIGGINS GRAPHIC : L’AMBASSADEUR DU PAPIER RECYCLÉ LANCE SON KIT DE SURVIE POUR UNE COMMUNICATION RESPONSABLE

Leader dans la création de solutions papetières environnementales, Arjowiggins Graphic lance un outil pédagogique innovant, le Kit de survie pour une communication responsable à destination des entreprises, imprimeurs, éditeurs et sociétés de communication. L’activité graphique d’Arjowiggins produit des papiers couchés sans bois haut de gamme, certifiés, recyclés, et des papiers écologiques high-tech qui conjuguent recyclage, certification FSC et réduction des émissions de carbone. Face à la multiplication des labels écologiques et devant les interrogations fréquentes du public, Arjowiggins Graphic mise sur une explication étape par étape des enjeux environnementaux qui entourent la fabrication du papier recyclé. Fiches conseils, décryptage des labels, bonnes pratiques d’impression, ce kit constitue un outil à la fois pédagogique et pratique pour bien choisir son papier et évaluer l’impact environnemental de ses publications. Traduit en six langues, le kit de survie est destiné à être distribué dans toute l’Europe.

Cécile Jarry


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DOSSIER DÉVELOPPEMENT DURABLE

DES INDICATEURS AU VERT

Réalisation du premier lauréat du concours “Jeunes Créatifs 09“ organisé par le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire, à l'occasion de la Semaine du Développement Durable

elon un récent sondage IFOP, 76 % des Français disent privilégier des produits respectueux de l’environnement “même s’ils coûtent un peu plus cher”. Il est vrai aussi que si les intentions d’achats affichées par les consommateurs sont supérieures à 40 %, les parts de marché effectives de ce type de consommation ne dépassent pas les 4 %... Le potentiel est pourtant là. Indéniablement. Sur tous les marchés, les offres plus respectueuses des personnes et de la planète affichent une croissance à deux chiffres, toujours supérieure à celle de leur marché de référence.

S

UN PLAN ‘’ADMINISTRATION EXEMPLAIRE’’ Du côté du politique, le message est clair. Dès 2004, l’Etat a en effet choisi de s’engager en “permettant aux autorités publiques de montrer l’exemple et rendre crédible la dynamique engagée par la Stratégie Nationale

du Développement Durable (SNDD)”. Le 3 décembre dernier, un nouveau pas a été franchi via une circulaire du Premier Ministre François Fillon relative à l’exemplarité de l’Etat. Il y rappelle l’intégration obligatoire des critères environnementaux mais aussi sociaux dans les achats publics. À partir de cette année, chaque ministère devra ainsi élaborer un plan ‘’Administration exemplaire’’ fixant ses principes de compor tement et une politique d’achats écoresponsables. Un jeu d’indicateurs de développement durable adaptés aux politiques publiques sera développé. Il permettra la mise en place d’un dispositif financier doté de 100 millions d’euros par an qui récompensera les ministères ayant obtenu de bons résultats dans ce domaine. Parmi toutes les mesures annoncées, l’Etat se fixe entre autres pour objectif

ÉCO-CONSO

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On aurait pu croire que la crise donnerait un sérieux coup de frein à la consommation responsable. Mais c’était une erreur. Consommer moins mais consommer mieux, voilà le nouveau credo des Français. Un défi que prennent aujourd’hui très au sérieux toutes les grandes entreprises. Zoom.

l’utilisation exclusive de papier recyclé dès 2010 et une réduction de 50 % de la consommation de papier des administrations pour 2012. Enfin, le 23 octobre dernier, une convention d’engagements sur la réduction des emballages, le recyclage et l’information a été signée

entre les entreprises et l’Etat. L’objectif : passer, d’ici 2012, de 68 % à 75 % de déchets recyclés.

UN NOUVEL INTERLOCUTEUR : LE DIRECTEUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Au niveau des grandes entreprises, l’évolution du marché a également été anticipée. De manière plus ou moins forcée du fait de la loi NRE (sur les Nouvelles Régulations Economiques) qui, en 2003, a fait obligation aux sociétés cotées d’intégrer dans leur rapport annuel, “des éléments sur la manière dont elles prennent en compte les conséquences environnementales et sociétales de leur activité”. Des directeurs du développement durable ont été nommés dans la plupart des entreprises du CAC 40 et de leurs suivantes, avec des champs de compétences et un pouvoir de décision revus à la hausse au fil des ans. De LVMH au groupe Casino en passant par la Poste ou GDF Suez, tous les grands comptes ont compris que le développement durable était devenu un enjeu stratégique et que le consommateur ne pouvait plus accepter une activité économique qui ne soit

CROISSANCE VERTE

DOSSIER DÉVELOPPEMENT DURABLE

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profondeur avec la volonté de certifier jusqu’aux documents et étiquettes qu’elle imprime. Une réflexion avec la marque Imprim’Vert est actuellement en cours. Le groupe La Poste affiche également depuis 2001, date à laquelle il s’associe au protocole de Kyoto, sa politique volontariste. Cela se traduit par des engagements forts basés sur l’analyse de ses principaux enjeux sociaux, environnementaux et sociétaux et s’articule autour de quatre axes : contribuer à la lutte contre le changement Jea n-Louis BORLOO, Min istre d e l’Ecolo gie, de l’Energie, climatique, promouvoir une du Dévelo ppement dura ble et de l’Aménage men t du politique papier responsable, te rritoire , lors de l’ina uguration du s alon P lanète Durab le s’appuyer sur une politique de diversité exemplaire et être un par tenaire du développepas compatible avec l’équité ment responsable des territoires. sociale et le respect de l’en Du 02 au 05 avril s’est tenu à vironnement. Paris, le salon Planète Durable, mettant à l’honneur l’éco-consomDES ENTREPRISES ENGAGÉES mation dans notre vie quotidienne. GDF-Suez, Honda, SNCF et PSAPartenaire depuis 1998 du WWF Peugeot Citroën comptaient parmi et de l’Ademe depuis 2004, les partenaires de l’événement. Carrefour France est convaincu Tous étaient présents pour que le développement durable est pré senter leur poli tique en un facteur de croissance et de matière de développement durentabilité. L’enseigne s’est fixée rable et montrer qu’il s’agissait pour mission d’informer, de bien d’un actif stratégique majeur sensibiliser et d’encourager les pour l’avenir de leur entreprise. gestes citoyens auprès de ses Et tous étaient venus avec des clients mais aussi de ses fournisstands entièrement éco-conçus et seurs et de ses collaborateurs. réutilisables. Une démarche qu’elle conduit en Cécile Jarry

“Partout en France, les initiatives se multiplient, dans la grande distribution, dans l’industrie, dans les services, dans les universités et dans les collectivités locales. Les Français, quant à eux, sont conscients des urgences et sont prêts à s’engager. (…) Le développement durable n’est pas une mode passagère ou un argument marketing mais le fondement même de la compétitivité de demain. Nous avons les technologies, les intelligences et les entreprises nécessaires pour produire et consommer autrement“.

L’EXEMPLE DE PURE IMPRESSION Installée à Mauguio, près de Montpellier, cette imprimerie a intégré le développement durable dans sa culture d’entreprise depuis déjà de nombreuses années. Retour d’expérience. ’est le Nature & Découvertes de l’impression. Installée à Mauguio, près de Montpellier, l’imprimeur Pure Impression n’a pas attendu que l’environnement devienne à la mode pour s’engager. À son palmarès, près de six certifications environnementales

C (Source : Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire),

(Imprim’vert, Print environnement, ReflexNature, PEFC et FSC et ISO 14001) et une expérience et un savoir-faire qui font aujourd’hui partie de sa culture d’entreprise. “C’est l’Ademe qui nous a mis le pied à l’étrier en nous proposant de participer à l’opération “Objectif

10 % de déchets“. Nos convictions ont fait le reste. Le développement durable est devenu pour nous une évidence, comme la qualité il y a vingt ans“, se souvient Marise Dematté, Directrice Marketing et Communication de Pure Impression. >>>


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BENCHMARKING

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UNE POLITIQUE DE BONNES PRATIQUES “Aujourd’hui, notre implication au quotidien atteste de bonnes pratiques de gestion de nos déchets, de nos rejets liquides et gazeux et de nos consommations diverses“, poursuit la responsable. Parmi les actions concrètes mises en place, on compte la réduction du gaspillage à la source, des déchets valorisés à 99 %, des consommables choisis en fonction de leur faible impact environnemental, une gestion rigoureuse de l’énergie et une bonne prise en charge de la santé et de la sécurité des salariés. “Tout n’est pas forcément difficile à mettre en place, il s’agit surtout d’un changement de mentalité, d’une nouvelle culture. Ce qui est vécu comme une contrainte au début devient vite un point positif, comme le tri des déchets par exemple. Triés et mieux valorisés, nos déchets sont aujourd’hui une vraie ressource pour l’entreprise“, explique Marise Dematté. Pure Impression vient de passer aux fûts de 300 litres pour l’encre et utilise des chiffons de location lavables pour le nettoyage des machines. Elle recycle près de 800 tonnes de papier par an, filtre ses eaux de rinçage à 90 %. Ses fournisseurs sont tous écoresponsables, elle ne travaille qu’avec des encres végétales, a supprimé l’alcool isopropylique et les produits chlorés.

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G R E Eshopping N La Green Line de Colop Le leader mondial de la fabrication de tampons commercialise cette gamme depuis 2008. Trois types de tampons y sont proposés avec des produits composés d’au moins 80 % de plastique recyclé issu de chutes de production. Le tout conditionné dans des emballages en carton recyclable et fourni avec des encres à base d’eau. Vendus 10 % plus cher que des tampons normaux, ces produits ont trouvé leur clientèle, à commencer par les grandes administrations.

Les supports responsables de Cybernecard Le spécialiste du textile promotionnel propose depuis 2009 une nouvelle collection de casquettes Myrtle Beach fabriquées à base de PET recyclé ainsi que des peluches MBW labellisés Öeko-Tex. Chez Halfar, la collection Lorrybag Original fabriquée à base de bâches de camion a toujours la cote.

La Designjet L65500 d’HP

Récemment inauguré, le nouveau siège de Pure Impression répond à une démarche HQE.

Son nouveau siège respecte la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). Les performances énergétiques des machines sont prises en compte lors des décisions d’investissement et les calories dégagées par les équipements sont récupérées. Concernant la sécurité et la santé du personnel, les équipements sont choisis pour diminuer les risques de pathologies musculosquelettiques. Les produits dangereux sont stockés à l’extérieur. L’atmosphère de l’atelier est renouvelée toutes les trois heures, etc.

UN PERSONNEL IMPLIQUÉ

Pour réduire de manière encore plus forte le gaspillage à la source, Pure Impression est passée pour l'encre de fûts de 200 litres à des fûts de 300 litres.

DOSSIER DÉVELOPPEMENT DURABLE

Enfin, tout aussi important que le tri des déchets ou le référencement de fournisseurs responsables, la politique sociale mise en place au sein de l’entreprise. Au programme : l’intégration du personnel en situation de handicap, des formations régulières pour développer les compétences de chacun, l’aménagement des horaires pour faciliter la mise en place du co-voiturage, l’organisation du “petit déj’ du patron, etc. “L’inves-

tissement de nos équipes fait partie intégrante de notre réussite et de l’efficacité économique de son modèle. Aujourd’hui, notre personnel est fier de travailler pour Pure Impression, d’où la bonne santé de notre entreprise“, précise Marise Dematté.

UN ATOUT ÉCONOMIQUE 9 millions d���euros de chiffre d’affaires, un budget d’investissements de 8 millions pour 2009… Pure Impression est en effet une société qui se porte bien. L’entreprise vient d’ailleurs d’ouvrir un nouveau bureau à Paris. “Notre éthique et notre démarche sont aujourd’hui de vrais arguments pour les appels d’offre. Nous sommes référencés par les cellules développement durable des grands comptes, nous gagnons des parts de marché auprès des institutionnels et des collectivités. Je pense donc qu’un industriel qui n’adopte pas aujourd’hui une démarche durable hypothèque véritablement son avenir”, prévient Marise Dematté. ■ Cécile Jarry

La Stylus Pro GS6000 d’Epson Le référencement de fournisseurs éco-responsables fait partie des actions concrètes menées La HP Designjet L65500 est la première aujourd’hui par les imprimeurs soucieux d’une nouvelle catégorie d’imprimantes grand format utilisant des encres HP latex. d e s’engager dans une politique de dévelopInodores, ces encres ne dégagent que très peu de Composés Organiques Volatiles pement durable. Vous trouverez sur cette page Dernière née des grands formats, la (COV). Ininflammables et incombustibles, Stylus Pro GS6000 utilise la technologie une sélection non exhaustive mais significative elles ne sont pas considérées comme des des encres éco-solvant. Déclinées en huit déchets dangereux et sont conformes à de l’évolution du marché. Avec une petite précision couleurs, ces encres représentent la l’homologation de référence du Nordic première génération d’encres éco-solvant, Swan. La première HP Designjet L65500 a t o u t d e m ê m e : c e n ’ e s t p a s p a r c e q u e l ’ o n u t i l i s e r a avec très peu d’impact sur la santé et sur été installée en France chez RLD Commul’environnement. Elles n’émettent nication dont la démarche environnementale d u pa p i er r e c y c l é qu e l ’ o n se r a un i m pr i m eu r quasiment pas de Composants Organiques est en cours de certification ISO 14001. responsable. Une démarche de développement duVolatiles (COV) et ne nécessitent donc pas de système de ventilation ou d’extraction rable relève en effet d’une stratégie globale, écod’air supplémentaire. On compte aujourLe film autoadhésif d’hui sur le marché une vingtaine de logique, économique et sociale. Les produits sans PVC de Regulus machines de ce type. “ éc o - f r i end l y” do i v e nt do n c s ’ a f f r an c h i r Le matériau de base est composé de polypropylène, une matière d u ne ap pr o c he c ar i c at u r al e … c a r i l s plastique capable de se décomposer de manière non polluante et La sélection écologique de Cottel sont avant tout matière à réfl fle exion.

d’un comportement neutre pour les eaux souterraines. Le revêtement brillant SOLJET ne contient pas de PVC et la colle utilisée, qui est une dispersion d’acrylate, est exempte de solvants. SIGNOLIT SIPO est un film autoadhésif d’un blanc brillant, qui se prête parfaitement à toute impression avec des encres traditionnelles de type solvant éco, solvant doux, solvant réel et à durcissement aux UV. Pour Patrick Mennecier, responsable de la distribution de Regulus en France, le marché est aujourd’hui prêt à accueillir ce genre de produit “PVC free“. Depuis la fin 2008, il n’enregistre d’ailleurs un nombre croissant de demandes pour cette nouvelle référence.

Les nouveaux papiers recyclés haut de gamme d’Arjowiggins Maine gloss green, Satimat green, Cocoon, les papiers recyclés de dernière génération mis au point par Arjowiggins rivalisent désormais avec leurs homologues traditionnels à base de fibres vierges. Plus blancs, affichant les mêmes qualités d’imprimabilité mais bien plus économes en ressources, ils ont atteint des niveaux de qualité jusqu’alors inconnus sur le marché des papiers recyclés. Une vraie qualité esthétique qui séduit aujourd’hui des marchés stratégiques comme ceux de la cosmétique, de l’automobile et du luxe.

Cécile Jarry

Le fournisseur a intégré cette année dans ses collections pas moins de 135 nouveautés dont une sélection écologique plus impor tante pour répondre à des demandes croissantes pour ce type de produits.

L’offre de films “écologiques“ de Filmedia distribution L’offre de supports d’impression de Filmédia pour le grand format s’est considérablement élargie avec la commercialisation de supports dits “écologiques“, les principales mar ques représentées étant Mactac pour les vinyles et les films de plastification, Silh pour les papiers et les supports épais, et Dickson pour les toiles et les bâches. Chez Mactac notamment, on retrouve un nouveau support adhésif pour des machines d’impression base acqueuse. Le JT 1428 SP est en effet un support green sans PVC d’une blancheur optimale au fini mat. CJ


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REPORTAGE

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HEXIS, UNE “SUCCESS STORY À LA FRANÇAISE”

Yvan Aliaga, directeur de la communication

Hexis fête se s 20 ans

La société basée à Frontignan est devenue un acteur majeur dans l’industrie du film PVC. Ses capacités d’innovation permanente lui permettent de prendre des parts de marché importantes et de se positionner dans l’avenir sereinement. Visite guidée.

n pourrait voir la société Hexis comme une success story à la française. Tout commence en 1989, quand son fondateur, Michel Mateu, perçoit le potentiel qu’il y a à développer des supports souples d’impressions. Fort d’un capital de 50 000 francs à l’époque, il décide de tenter l’aventure. Hexis est créée avec au départ une

O

Chaîne de fabrication

petite dizaine de personnes, une concurrence mésestimée par les sociétés américaines en place, Mactac, 3M et Avery car en quelques années, Hexis va devenir une société prospère de 160 personnes réparties entre le siège et les agences commerciales situées à Mery-sur-Oise (95) et Dax (40) avec un chiffre d’affaire en progres-

sion constante de 37,5 millions d’euros. Hexis, c’est aussi une importante présence à l’international, dans une trentaine de pays, avec quarante distributeurs et quatre filiales (Etats-Unis, Guadeloupe, Italie et Allemagne). Aujourd’hui, la société est présente sur quatre secteurs d’activité distincts : l’imagerie numérique, la découpe assistée par ordinateur, les films de protection solaire et de sécurité et l’industrie, notamment dans le matériel roulant ou volant (bombardier, Airbus, RATP). Ses clients sont principalement des transformateurs dans les secteurs de la signalétique, de l’enseigne, de l’impression numérique et de la pose de films sur matériels roulants, mais aussi des prescripteurs comme les agences de communication et les industriels.

UNE CULTURE D’ENTREPRISE

REPORTAGE

UNE PRODUCTION DES FILMS “COULÉS” INTÉGRÉE DEPUIS PEU

Malgré ses bons résultats, Hexis En plus du coating, Hexis produit, reste une société à dimension depuis 2008, des films PVC humaine, où les collaborateurs par“coulés“. Ces films sont fabriqués à tagent la connaissance des tâches de chacun. “Chacun connait de partir de PVC liquide que l’on applique sur un support papier. Il travail de l’autre ce qui permet la prise en compte des contraintes”, n’y a donc aucune contrainte affirme le directeur de communiexercée sur le support lors de sa cation, Yvan Aliaga. La fidélité est aussi une caractéristique forte de la “Team Hexis“. À l’heure où les salariés sont invités par les cabinets de recrutement à changer de structure tous les trois ans, le personnel chez Hexis est stable. “C’est l’idéal pour notre clientèle qui bénéficie de la com pétence de notre force commerciale…. un service inestimable”, assure Yvan Alia- Atelier de formation covering ga. Le sentiment d’appartenance est fabrication. “Les contraintes d’étireaccentué par la communication de ment peuvent être réalisées lors l’entreprise qui fait du sport de l’utilisation du support et offrir automobile un élément de prestige une meilleure possibilité d’utilisaet de notoriété dans son position en total covering. Le risque de tionnement public. rupture devient nul“, précise Yvan Plus généralement, la société Aliaga. cultive la notion du service. Ainsi, Hexis a choisi d’intégrer la rien de prédisposait Hexis à production de ces films pour se assurer la formation des utilisadégager des contraintes de délais teurs à la pose de films de de livraison des fournisseurs, et protection ou en total covering. pour offrir une réactivité totale face C’est pourtant un département aux clients. Quelques mois après le identifié de trois personnes qui début de la production, ce sont partage son savoir-faire avec les près de 270 000 m2 que la clients, une connaissance largesociété fabrique sur une surface ment partagée lors des salons sur de 6 200 m2 ! lesquels la société expose. La production totale se chiffre Toujours dans cette logique de plus aujourd’hui à 11 800 000 m2 et de service, Yvan Aliaga raconte : fait de l’entreprise un leader du “Lorsqu’il s’est agi de répondre à marché. Pour réaliser ce virage, un appel d’offre de Célio, nous des investissements importants avons proposé à l’enseigne la ont dû être réalisés, dont un création d’un prototype couleur incinérateur de vapeur de solvant pour une ouverture d’un magasin dernier cri fonctionnant en autotest. L’enjeu était bien sur l’obtenalimentation par la combustion de tion d’un marché plus important ces mêmes vapeurs. Au total, pas de 250 autres magasins. Seul moins de 6 millions d’euros ont été Hexis a proposé ce travail de investis dans l’usine de fabrication création et nous avons gagné qui tourne 24/24. Une fois prol’appel d’offre“.

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duites, les bobines dites “jumbos“ de 1000 mètres de long passent à la découpe. La production est alors emballée à l’aide d’une machine ultra sophistiquée récemment acquise. L’ensemble du process est très court. L’expédition se fait deux fois par semaine vers les deux agences nationales permettant aux clients de recevoir la marchandise douze heures après la commande.

UN DÉPARTEMENT R&D AU CŒUR DE LA VISION QUALITÉ D’HEXIS Certifiée ISO 9001, Hexis veille également en permanence sur la qualité de ses produits. C’est la raison pour laquelle, elle s’est également dotée d’un laboratoire qui veille en permanence sur la production. Des tests qualité anticipent dix années de vieillissement des produits en maltraitant les échantillons par des projections d’eau et de rayons UV. Les échantillons sont ensuite plongés dans une fournaise à 70°C pendant une semaine pour constater d’éventuelles déformations. Enfin, la capacité d’étirement du produit est évaluée par un test de résistance. Au total, ce sont treize personnes qui animent ce département et lui confèrent toute son importance, entre la direction commerciale et la production. Pour Hexis, c’est aussi l’occasion de se positionner en tant qu’interface entre la recherche appliquée universitaire et la production industrielle. En grec, Hexis signifie “qualité et fruit de l’expérience par le travail“. L’entreprise va bientôt fêter son vingtième anniversaire et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle témoigne d’un triple succès, économique, stratégique et humain, sur lequel surfe la crise économique. ■ Gildas Rondepierre


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FOCUS

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LA MAILLE DRAPEAU À L’ÈRE DU NUMÉRIQUE En quatre ans à peine, cette nouvelle technologie a gagné des parts de marché. Simple à mettre en place, elle a su profiter d’un contexte économique propice car plus enclin aux petites quantités, là où la sérigraphie nécessite un minimum de commande.

UNE TECHNOLOGIE ADAPTÉE À L'ÉVOLUTION DU MARCHÉ

drapeaux traditionnels (drapeaux de pays par exemple) mais également de la plupart des supports publicitaires comme les kakémonos, les bannières ou les oriflammes. Le numérique n’ayant pas de limite en termes de taille et de nombres de couleurs imprimables (si ce n’est les limites imposées par le matériel d’impression et bien entendu le prix de revient de l’article), on est susceptible, par cette technique, d’imprimer de très grands motifs avec des images de type photographique par exemple. L’avantage du numérique réside également dans la souplesse du procédé, comme dans le cas des impressions numériques en général, c’est-à-dire dans sa faculté à produire de petites séries et de grands motifs et d’utiliser un plus grand nombre de couleurs éclatantes. ■

FOCUS

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COMBIEN ÇA COÛTE ?

Il est difficile de donner un prix de revient exact sans se lancer dans de fastidieux calculs. Cependant, on peut estimer celui-ci entre 5 et 8 € HT au m² pour un investissement matériel de l’ordre de 70 K€ HT. La répartition sur les différents postes se fait de la façon suivante :

■ ■ ■ ■ ■ ■

Support Encre Personnel Matériel Entretien Énergie

Note : le calcul du prix de revient a été fait dans un cas de figure particulier afin de donner un ordre de grandeur de la répartition des coûts. Chacun devra faire le calcul en fonction des paramètres réels de l’entreprise et des caractéristiques techniques des matériels et procédés utilisés.

LG

inq cent mille mètres linéaires par an… voilà ce que représente aujourd’hui le marché français de la maille drapeau imprimée numériquement. L’évolution récente du marché, marquée par une demande plus forte pour de petites quantités, explique en partie ce phénomène, la technologie numérique étant plus adaptée à ce type de commandes que la sérigraphie traditionnelle plus concurrentielle sur les grands volumes. La simplicité du procédé est un autre élément d’explication à prendre en compte. L’impression numérique des drapeaux est en effet relativement simple à mettre en place. La technique requiert un investissement minimum surtout pour les imprimeurs déjà équipés pour l’impression transfert par sublimation. Pour eux,

www.defil.fr

C

Exemples de réalisations fabriquées en France dans les ateliers de l'entreprise De fil en aiguille basée à Thann dans le département du Haut-Rhin. Spécialisée dans l'impression de vêtements de sport et de PLV (drapeaux, banderoles, flag-stand, fond de scène, etc.), cette société dispose d'un parc de sept machines dont une spécifiquement dédiée à la maille drapeau.

une simple adaptation de leur matériel existant est en effet nécessaire pour répondre aux contraintes exigées par ce type de support avec des machines possédant par exemple une rigole de récupération des encres qui traversent la matière ainsi qu’un système de tension du média optimal. Pour la fixation des colorants, ils pourront également utiliser le matériel existant (presse ou calandre) sans oublier d’ajouter les papiers de protection indispensables pour ne pas souiller la machine.

DE MULTIPLES DÉBOUCHÉS Les marchés potentiels sont extrêmement nombreux car ce type d’impression permet non seulement l’impression des

FICHE TECHNIQUE LE CHOIX DU SUPPORT Il s’agit en général d’un support 100 % polyester en maille bloquée et relativement ajourée. La difficulté de l’impression réside dans le fait qu’il faut obtenir une impression d’intensité équivalente sur les deux faces, d’où l’utilisation d’un procédé adapté. Il existe également des supports dits de type M1 (non feu) utilisés généralement dans le cas d’articles préconisés pour les espaces clos comme les lieux publics ou les salons. Le polyester est une fibre synthétique se caractérisant par une structure chimique très cristalline et une faible absorption d’eau rendant cer tains

procédés d’impression difficiles à mettre en œuvre. Il possède de très bonnes propriétés mécaniques et d’excellentes propriétés chimiques permettant des applications très variées y compris dans des domaines techniques.

UNE PRÉPARATION INDISPENSABLE La préparation avant impression est nécessaire à la fois pour éviter les

phénomènes de fusage lors de l’impression, mais également pour permettre la migration du colorant sur la face non imprimée, au moment de la fixation. De plus, comme il n’y a pas d’opération de lavage en fin de procédé, les produits déposés sur le textile, lors de la préparation, doivent avoir une faible teneur en matière sèche afin d’éviter une trop grande rigidité du support fini. On utilise donc des prépara-

tions spécifiques comprenant essentiellement des épaississants - à faible teneur en matière sèche et différents produits chimiques permettant de répondre aux exigences de l’impression. Les fournisseurs de supports proposent en général une gamme de supports destinés à l’impression numérique des drapeaux et autres articles du même genre. La préparation doit également permettre un séchage rapide de l’encre >>>

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DU POLYESTER • Masse volumique : 1,38 g/cm3 • Taux de reprise de 1,5 % • Excellent isolant

• Très bonnes propriétés mécaniques (résistance et allongement à la rupture) • Résistance à l’abrasion élevée


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FOCUS

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ACTION DES AGENTS PHYSICO-CHIMIQUES SUR LE POLYESTER Action de la chaleur

Action des acides

• Point de fusion 260°C avec un ramollissement vers 220°C • Bonne résistance à la chaleur • Difficilement inflammable

• Excellente résistance aux acides même à chaud

Action des alcalis

• Grande sensibilité aux alcalis surtout à chaud

Action des solvants

• Très bonne résistance aux solvants chlorés

Action des oxydants

• Excellente résistance aux oxydants et aux réducteurs

>>>

pour éviter les problèmes de “rapplicage“ à l’enroulage car les vitesses d’impression sont en général assez élevées.

DES COLORANTS SUBLIMABLES On utilise des colorants dispersés sublimables, les mêmes que ceux utilisés pour l’impression transfert par sublimation. L’im pression est réalisée de la même façon que le papier transfert - la couleur finale ne sera révélée que lors de l’opération de fixation - avec cependant une différence impor tante : une partie de l’encre envoyée lors de l’impression traverse le support, d’où la nécessité d’utiliser un matériel adapté. En effet, la machine, dans la zone d’impression, doit comporter une rigole de récupération des encres afin d’éviter de souiller l’envers du textile. Les réglages dépen-

dent du type de machine et du nombre de couleurs disponibles. Il n’est pas nécessaire d’avoir des résolutions très importantes étant donnée la nature des supports à imprimer - relativement ajourée -. On peut travailler sur une machine en 2x4, 2x6 ou 2x8 couleurs avec une résolution de 360 x 540 dpi, ce qui conduit à une vitesse de l’ordre de 15 m²/h (soit 10 mètres linéaires à l’heure pour une laize de 150 cm). On peut donc faire varier ces réglages en fonction de l’ouverture du support et de la nature du dessin - à plat ou photos avec de nombreux détails -. On doit également adapter le matériel en fonction de la largeur à imprimer et se diriger le cas échéant vers des matériels avec des laizes imprimables plus importantes.

LA QUANTITÉ D’ENCRE La quantité d’encre déposée sur le support est en général plus importante qu’en transfer t. Il est important de signaler qu’il n’y a pas de per tes d’encre comme dans le cas de la sublimation car l’encre est déposée directement sur le support et ne reste pas en partie sur le papier. Le bon

compromis entre la quantité d’encre déposée, la vitesse et les propriétés du support doit être trouvé afin d’obtenir le meilleur rendu d’impression au plus faible coût.

LA FIXATION DES COLORANTS La fixation va se faire par voie thermique comme dans le cas du transfert par sublimation. L’action combinée de la chaleur et de la pression va permettre aux colorants de passer de l’état solide à l’état gazeux (phénomène de sublimation). Ceci se traduira par la migration de l’encre sur la face non imprimée et une diffusion du colorant dans le polyester afin d’obtenir des coloris définitifs ainsi qu’une bonne résistance à la lumière et aux intempéries, très recherchés sur ce type d’articles. La fixation peut se faire sur presse ou sur calandre, le choix est à faire en fonction des métrages à traiter. Dans le cas de la presse, il faut que la dimension des plateaux soit supérieure à celle de l’article à fixer sous peine de devoir faire des fixations « par morceaux » risquant de conduire à de nombreux défauts. Dans les deux cas de figure (presse ou calandre), il faut prévoir une


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FOCUS

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UNE SOLUTION HAUT VOLUME

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ION SOLARA : UNE INNOVATION TECHNOLOGIQUE

eaucoup de caractéristiques intéressantes pour cette flatbed roll-to-roll grand format, à impression jet d’encre UV cationique. La Solara ionx livre une haute qualité de production et une impressionnante vitesse d’im pression sur supports rigides et flexibles, qui sont immédiatement utilisables. Le résultat est un mélange de rapidité, de qualité, de polyvalence, qui place ce matériel au tout premier rang des imprimantes grand format.

B Lorsque Spandex, le fournisseur de matériel et de consommables pour l’impression numérique a dévoilé la Gerber protection à l’aide de papier sur les deux faces de l’étoffe. Le « sandwich » ainsi créé pourra passer dans la machine sans risque de souillage des plateaux (dans le cas de la presse) ou du tambour et du tapis (dans le cas de la calandre). Dernier point : la fixation se fait aux alentours de 190-200°C pendant 30 à 60 secondes environ. Bien entendu, le temps et la température de fixation sont à adapter en fonction des caractéristiques des encres utilisées (pour cela, se référer aux fiches techniques du fournisseur afin de régler au mieux

ces paramètres) mais également en fonction des propriétés du support (épaisseur, ajourage, etc.) pour obtenir l’effet double face le plus parfait possible. Après la fixation, il n’y a pas d’opération de lavage. Il doit donc rester le moins possible de matière résiduelle sur le support, d’où l’importance de la préparation. ■

PETITS CONSEILS PRATIQUES

Solara ionx à la fin de 2007, l’intérêt a

Pensez au séchage… On peut, si cela est nécessaire, prévoir un système de séchage à la sortie de la machine (avant enroulage). Il ne faut pas enrouler le textile encore humide sous peine d’avoir des phénomènes de migration de couleurs dans la roule se traduisant, au moment de la fixation, par des défauts irréversibles.

été vif. Avec le test bêta maintenant terminé, les livraisons du

… et à adapter vos roules Il faut adapter la taille des roules en fonction des capacités des systèmes enrouleur-dérouleur des machines. Si la capacité est trop faible, on peut ajouter à la machine d’impression un système indépendant permettant d’augmenter de façon importante la taille des roules imprimables. Le fait d’avoir des roules de grande capacité est préférable pour la fixation et permet, dans le cas de l’utilisation d’une calandre, de ne pas faire des changements trop fréquents de roule, ce qui nuirait à terme à la productivité du matériel d’impression et de fixation.

système sont actuellement en cours et le marché commence à apprécier la machine.

DES ENCRES AUX PROPRIÉTÉS ÉTONNANTES Qu’est ce qui différencie la Solara ionx des autres ? Sans doute l’utilisation de la technologie Cold Fire Cure ; un processus de séchage UV révolutionnaire qui offre un séchage du jet d’encre particulier par la faible utilisation d’énergie et une basse température. Cela offre aux utilisateurs un certain nombre d’avantages sur la concurrence dans la maîtrise des processus de polymérisation, de la compatibilité des matériaux, le coût de l’opération. Il en va de même pour l’environnement, la santé et la sécurité. La Solara ionx utilise également en exclusivité l’encre UV GerberCAT CMYK cationiques pour élargir la gamme des substrats imprimables. Sensibles à la chaleur, le plastique, le vinyle, les matériaux à base de papier, et le tissu, peuvent

être imprimés à l’aide des encres Gerber’s Cold Fire Cure GerberCAT sans se préoccuper de l’adhérence de l’encre ou de l’endommagement éventuel du support. Les utilisateurs ont à disposition une large gamme de couleurs permettant des rouges intenses, des verts et des bleus notablement plus dynamiques pour une utilisation plein air jusqu’à trois ans sans lamination.

DES GAINS DE PRODUCTIVITÉ Spandex, est le fournisseur de la Solara ionx dans toute l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. L’entreprise est très heureuse d’ajouter cette imprimante à son vaste portefeuille de solutions. Jim Rich, directeur de matériel des produits chez Spandex explique : « GerberCAT apporte la couleur, et la Cold Fire Cure technologie est ce qui permet de faire adhérer avec succès la couleur à une gamme de matériaux bien au-delà de celle des imprimantes à jet d’encre conventionnelles. Dans son ensemble, le système propose des caractéristiques révolutionnaires de séchage à jet d’encre qui sont de loin supérieures à tout autres procédés existants. Pour les utilisateurs, cela ouvre la porte à toute une série d’applications visant à accroître des recettes de marchés qui n’auraient pas été à leur portée », poursuit Rich. “On peut donc se féliciter de cette avancée, et en plus ajouter que


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l’encre déposée sur le support devient extrêmement résistante, souple, et permet ainsi une utilisation du support sans précaution, celui-ci devenant immédiatement utilisable ». Cela offre aux utilisateurs un gain de temps très important qui leur permet d’accroître leur efficacité et leur productivité. La capacité à satisfaire les clients avec des délais toujours plus courts est donc réelle. L’exemple est particulièrement vrai dans les projets de design automobile où, non seulement la visualisation est possible immédiatement après l’impression, mais où les ultra-flexibles GerberCAT facilitent les applications difficiles comme dans les courbures des véhicules.

DES APPLICATIONS NOUVELLES La Solara ionx répond à l’un de ses principaux objectifs : offrir une solution polyvalente qui répond à la demande toujours croissante et diversifiée des besoins des utilisateurs. Différentes applications grand format sont donc possibles : exemples classiques, l’emploi de panneaux pour le point de vente, l’exposition de bannières, la fenêtre, la porte, un véhicule customisé, les bannières et les panneaux à mailles, les panneaux rétro éclairés, et une large gamme de signalisation extérieure. L’opérateur a à disposition toute une série de supports rigides disponibles, comme le PVC, le bois, le plastic et le verre, ainsi qu’une large palette de subtrates souples tels que la toile, le textile, le maillage et le vinyle. “Les recherches entreprises avant le lancement de la machine ont montré que les imprimeurs grand format et les utilisateurs souhaitaient un outil facile à utiliser, dans lequel ils pourraient tout exploiter”, poursuit Rich. La Solara ionx non seulement répond à ce besoin de simplicité d’utilisation, de polyvalence et de fiabilité, mais est également très en pointe d’un point de vue environnemental. Répondre aux besoins de nos utilisateurs, sans omettre la question écologique a été primordiale dans la réflexion lors du développement de la machine. La Solara ionx ne produit pas de déchets toxiques ou dangereux car elle n’utilise pas de solvant. Les utilisateurs ne subis-

sent donc pas les effets indésirables sur leur santé et l’environnement n’est pas atteint. Contrairement aux traditionnelles solutions à vapeur de mercure, la technologie Cold Fire Cure la technologie ne génère pas d’ozone non plus. La Solara ionx a également été conçue pour assurer une facilité d’utilisation, et une fiabilité, grâce à une interface utilisateur intuitive qui demande une formation minimale. Cela permet aux nouveaux opérateurs de rapidement développer les compétences nécessaires à l’exploitation et de limiter ainsi les périodes improductives. Les nouveaux clients de la Solara ionx ont aujourd’hui le recul suffisant pour évaluer les apports de ce nouveau matériel. Steve Ashton, Directeur Marketing de SSAF Window Films & Graphics, au Royaume-Uni est parmi ces clients : “Nous utilisons la machine sur des supports extrêmement variés notamment le verre sur lequel la qualité d’impression est absolument remarquable. La rapidité de l’imprimante nous a permis d’augmenter notre capacité de production ce qui nous a mécaniquement accrû le nombre de nos clients sans subir une surcharge de travail. Pour moi, la Gerber Solara ionx est l’avenir du signmaking. Les nouveaux clients captés grâce à elle me font dire que notre activité dans ce secteur va aller croissante”.

UN SERVICE APRÈS-VENTE DE QUALITÉ Selon Jim Rich, indépendamment de la robustesse apparente de la Solara ionx, les clients ont plus que jamais besoin de l’assurance que la relation client-fournisseur ne s’arrête pas brutalement une fois une machine livrée. En cela, les attributs de la Solara ionx et la réputation de Spandex établie depuis des années sur le service client et le support technique, produisent une combinaison parfaite. “Nos 31.000 clients dans plus de 17 pays sont suivis par plusieurs centaines d’ingénieurs au sein d’un support technique performant, explique Rich. Les acheteurs d’une Solara Ionx bénéficient d’un accès exclusif à l’organisation globale Gerber Service, qui propose l’installation, la formation et le soutien”. Dans les applications industrielles, la Solara ionx vise à proposer une solution haut volume pour les imprimeurs numériques grand format. Si elle offre tout ce qu’elle promet, la Gerber Solara ionx non seulement pourra rivaliser avec ses concurrentes à jet d’encre, mais pourra peut être également les dépasser ? ■

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