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CAMILLE DUBAND 7, rue de l’écurie 67000 Srasbourg camille.duband@hotmail.fr +33675985974


PARCOURS 2010 - 2013 Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg - Alsace - France Années 1, 2 et 3 ( sur 5 ans ) Option Didactique Visuelle DNAP 2009 - 2010 Ateliers de Sevres Paris - France : Ecole préparatoire aux grandes écoles d’art. 2006 - 2008 Lycée Lavoisier Paris - France Obtention du Baccalauréat avec mention Bien.


COMPÉTANCES Très bonne mérise des logiciels Photoshop, Illustrator, Indesign, Final Cut Pro, Flash. After Effect et Dreamwever en cours d’apprentissage. Bonne métrise des différentes techniques de reliure : livret, dos carré collé, carton, picure...

OUTILS DE TRAVAIL Mise en page( s ), etc. Damien et Claire Gautier, Editions Pyramyd Idenetités graphiques et culturelles, Angus Hyland et Emily King, Editions Pyramyd Le détail en typographie, Jost Hochuli, Editions B42 Vitamine D, Editions Phaidon Typoésie, Jérôme Peignot, Editions Imprimeries Nationnales


WORKSHOPS, AUTRES PROJETS Théâtre d’ombres Projet de mise en scène d’un conte pour enfants présenté aux Giboulés off de la Marionnette Mars 2011 Peformance Avant Première Construction d’un plafond de lotus en origamie contenant chaqun un proverbe du Mahabharata. Lorsque le spectateur passe dans le couloir un acteur vient lui chuchotter le proverbe à l’oreille. Mars 2012 Guernica1937 -  Homs 2012 Reproduction en taille réelle de la toile de Picasso et transport de la peinture le long des Institutions Européennes en réaction aux évènements en Syrie Avril 2012 Gallerie Continua Travail de médiation culturelle à la gallerie, 46 rue de la Ferté Gaucher 77169 Boissy le Châtel - Seine et Marne Août 2012 Syrian Sunrise Association Promotion de la reproduction de Guernica aux Etats - Unis et levée de 500 000 $ de fonds pour les hopitaux Syriens ( Détroit, Cleavelant, Chicago ) Septembre 2012


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Reportage


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Travaux réalisés à la suite d’une journée d’immersion dans des lieux inconnus pour moi, assez inaccessibles d’accès ( usine / tribunal / conservatoire ). De nombreuses prises de notes sous forme de croquis sont produites sur place. Par la suite se construit un ouvrage tentant de transmettre l’atmosphère, les sensations ressenties lors de cette journée.


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Lana est une usine de fabrication. Dans cette usine, les machines sont omniprésentes, extrèmement bruillantes, l’interdit y est maître. Tous deux prennent le pas sur l’homme et sa spontanéité.

Attention, présence humaine 29,7 x 21 cm Monotype et impression numerique 2011

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Le tribunal est un lieu d’impartialité et de justice. Mais l’homme ne peut être impartial. Ici sont associés à chaque dessin des pictogrammes mettant en évidence l’humanité de chacun des représentants de la justice rencontrés par rapport aux accusés.

Tribunal 29,7 x 42 cm Édition 2013

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Lorsqu’on se retrouve face à un violoncelle, on a la sensation que l’homme et l’instrument ne font plus qu’un et que c’est de leur dialogue que naît l’émotion musicale.

Transport 6O x 80 cm Affiche, monotype 2013

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Dans la mise en page d’un texte, donner la même valeur au blanc qu’au texte permet pour moi de mettre en valeur le sens, la direction, la nature du mot ou de la phrase.

Mise en Page

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Dans la mise en page d’un texte, donner la même valeur au blanc qu’au texte permet pour moi de mettre en valeur le sens, la direction, la nature du mot ou de la phrase.

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L’environnement, pourtant privilégié, dans lequel nous évoluons n’échappe pas à cette règle : il faut produire. «Spectacle ou pas spectacle une seule chose compte c’est la production» disait Ionesco dans une de ses pièces ! Et me voilà aujourd’hui à faire une chronologie de ma vie, et de l’embryon de pensée artistique que j’ai développé, en seulement quelques jours. L’embryon n’a encore pas pu éclore et me voilà déjà entrain de l’autopsier! Il ne m’est pas permis d’attendre qu’il soit devenu grand, fort et identifiable pour cela.

aura les cheveux blond ou brun ou si ce sera un garçon ou une fille on risquerait d’être déçu.

Pour l’instant je sais que son petit coeur bat normalement mais je ne sais pas grand chose d’autre… Je ne voudrais pas trop m’avancer on risquerais de laisser vaquer son imagination et ses espérances à envisager un nouveau né bien différent de ce qu’il sera finalement. Et là ce serait le drame ! Pourquoi est il comme ceci moi je le voyais comme cela, me diraient Enfin peu importe ce que je certains. pense bon pour lui car le monde Il faudrait d’après d’autres y en aura décidé autrement, il faut remédier sinon on s’en qu’il accélère sa croissance car désintéresserait ou tellement autrement on fera sans lui. déçu on penserait peut être Mais rendez vous compte si même à de la chirurgie l’embryon se développe trop esthétique. rapidement il sera mal formé, Et si moi je l’aimais tel qu’il était bancal. Pourquoi forcer les ce petit être avec ses défauts et choses ? Quand ce n’est pas prêt ses qualités, ce serait parce que ce n’est pas prêt un point je l’aurais regardé grandir à son c’est tout, et il ne sert à rien rythme, sans le presser et sans d’hypothéquer sur si le bébé imaginer ce qu’il ne sera pas.

Si je divague et m’égare sur l’importance du temps ce n’est pas simplement pour remplir les pages blanches. Je vois actuellement le temps comme une réalité qui nous domine et même nous emprisonne. Pourtant il arrive bien souvent que, engagé dans une action, nous oublions que le temps existe c’est pourquoi je me pose la question : Qu’est-ce que le temps ? Une prison ? Une illusion ? A quelle type de réalité appartientil ? L’expérience du temps a, il me semble, un caractère incontournable : on constate l’empreinte du temps dans le changement des saisons, dans l’usure des choses et des êtres ; on place d’emblée tout ce qui est, tout ce qui advient, dans le temps ... De ce point de vue, le temps fait partie des réalités qui ne dépendent pas de nous, mais qui s’imposent à tout le monde. Ainsi, bien qu’impalpable le temps serait une réalité objec-

tive, mathématique, reposant sur la notion de cycles. Sa représentation la plus courante est celle de la frise chronologique, on pense aux réflexions sur les cycles du temps de Jacques Barbeau Dubourg ou encore celles de Sebastian C. Adams. Ce qui est particulièrement fascinant dans cette façon de définir le temps c’est la proximité qu’elle a avec la lumière. Doit on s’attarder à expliquer ici en quoi la lumière est un élément primordial dans l’élaboration d’une pensée, d’un travail ? La lumière et son corollaire l’ombre, c’est par là que commence l’appréhension, la compréhension d’une forme, d’une personne, d’une couleur. La lumière glisse sur elles et nous fait comprendre leur complexité. Elle me fascine, m’attire, m’inspire, elle est présente partout dans mon travail.

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Le temps a beau se présenter comme réalité objective, tout est dans le ressenti que nous en avons. La sensation de longueur, d’ennui, qui m’enserre durant les vacances n’a rien à voir avec les mathématiques. L’impression d’accélération exponentielle du temps qui m’oppresse comme un étaux n’a rien d’une représentation objective. On a beau se résonner ce dire que le temps ne peut pas filer comme cela entre nos doigts, il n’y a rien à faire, la sensation est là. Cette course-poursuite de l’homme face au temps se déroulant toujours sous l’horizon du changement irrémédiable que constitue la mort, défaite finale du désir de vivre, on comprend qu’au fond le temps renvoie à l’existence dont il décline la dimension tragique de l’éphémère.

Le temps nous accompagne donc tout le long de notre parcours, nos experiances ponctuent son écoulement régulier. Il joue le rôle de rouleau compresseur responsable de l’attenuation de tout évènement, de tout sentiment, responsable de l’oubli. C’est peut être pour cela que l’homme tante en vain d’aller plus vite que le temps lui même. Pour prévenir l’oubli il entreprend un travail de mémoire, de conservation des données à long therme. Peut être est ce ce que j’essais de faire moi même : fixer un temps un moment, et le placer ainsi hors du temps. Foucault parle de non lieu peut on parler de non temps ?

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Ce poster a été fait en vu de l’explication globale de mon travail, il est pensé pour être lu à la fois à la verticale et à l’horizontale. À l’horizontale sont développées les idées et à la verticale les travaux plastiques.

Animation Flash 1024 x 576px 2 minutes environ Decembre 2012

Combien de temps un homme de 80 ans a-t-il passé à dormir ? C’est la question à laquelle ce petit film de 2 minutes environ essais de répondre. Il se place très bien dans le questionnement établit préalablement, en parlant beaucoup de l’empressement que met chacun d’entre nous à faire les choses dans la peur de manquer le temps de la fin du monde peut être ?

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Sans titre Instalation Ecorces, fil, métal 4m x 2m Avril 2011

Naissance Argile, impression sur papier 42 x 29,7 Novembre 2010

Couleur d’âme Impression sur papier 9cm x 9cm Novembre 2011

Attention présence humaine Monotype, aqualaque sur papier 29,7 x 21 Fevrier 2012

Trois barres de bois disposées en hauteur et séparées de quelques centimètres chacune soutiennent des écorces en suspension. Cette installation est placée dans un couloir qui n’est étroit exposé au soleil qu’a certains moments de la journée. Chaque jour à 16h30 les ombres et les lumières que créent l’installation forment le mot LUX sur le sol du couloir. Travail de longue durée ou le temps fut la principale contrainte car la justesse du processus ne pouvait être vérifiée qu’a un seul moment de la journée.

Le personnage en argil mis en scène sur cette serie de photos s’extirpe progressivement d’une image en 2 dimensions pour ensuite aller s’éparpiller dans l’infini. Nous assistons ici à tous les stades de l’existance du personnage, de la nessance à la mort.

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5 Ephémère Pâtes, impression sur papier 21 x 29,7 Janvier 2012 Le travil met en regard deux mises en pages, l’une sur papier (visible ci-dessus), l’autre sur écran. Le texte traite de la confrontation entre le support papier et le support informatique. Malgré la concurance des deux médiums à l’heure actuelle, j’ai tenté de mettre en évidance l’éphémère de chacun de par l’utilisation des pâtes (materiaux perissable) et du phénomène de dispersion. Sur l’un comme sur l’autre il y a perte d’information.

Parcours Impression sur papier, métal, bois 30cm x 25cm Mars 2012 Chronologie d’un parours de l’âge enfant à l’âge adulte. Des trous percés dans la feuille permettent à la lumière de passer et de créer des formes figuratives en resonnance avec le texte rappelant les étoiles dans le ciel de nuit ou encore les veilleuses des tout petits.

Calandrier dans lequel est écrite l’humeur du jour à chaque page. A cette humeur est associée une couleur. Il débute à une période difficile de ma vie, au cours du temps la blessure de laquelle je souffrais s’estompe et les couleurs évoluent des plus froides aux plus chaudes. Le temps estompe les souvenirs, seul cet objet me permet aujourd’hui de me remémorer cette parcelle de temps enfouie sous d’autres plus récentes.

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Parcours d’une journée dans une usine de papier ou l’homme n’était quasiment pas présent. Ce livre essaie de retranscrire l’attente et la recherche de cette présence humaine dans ce lieu ou rien n’indiquait le temps puisque rien n’était vivant.

7 Tribunal Encre sur papier Format tabloïde Decembre 2012 Travail en cours de réalisation

7 Ce travil étant en cours je n’est pas encore le recule necessaire pour analyser sa place dans mon travail

Je tente actuellement de retranscrire un espace très différent du précédent mais qui pour moi est proche dans le sens ou il est aussi hors du temps. A chaque personnage sont associés des sentiments qui recoupés entre eux nous permettent de comprendre l’impossibilité de l’impartialité d’une telle structure.

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Embryon 80 x 60 cm Impression numérique 2012

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L’environnement, pourtant privilégié, dans lequel nous évoluons n’échappe pas à cette règle : il faut produire. «Spectacle ou pas spectacle une seule chose compte c’est la production» disait Ionesco dans une de ses pièces ! Et me voilà aujourd’hui à faire une chronologie de ma vie, et de l’embryon de pensée artistique que j’ai développé, en seulement quelques jours. L’embryon n’a encore pas pu éclore et me voilà déjà entrain de l’autopsier! Il ne m’est pas permis d’attendre qu’il soit devenu grand, fort et identifiable pour cela.

aura les cheveux blond ou brun ou si ce sera un garçon ou une fille on risquerait d’être déçu.

Pour l’instant je sais que son petit coeur bat normalement mais je ne sais pas grand chose d’autre… Je ne voudrais pas trop m’avancer on risquerais de laisser vaquer son imagination et ses espérances à envisager un nouveau né bien différent de ce qu’il sera finalement. Et là ce serait le drame ! Pourquoi est il comme ceci moi je le voyais comme cela, me diraient Enfin peu importe ce que je certains. pense bon pour lui car le monde Il faudrait d’après d’autres y en aura décidé autrement, il faut remédier sinon on s’en qu’il accélère sa croissance car désintéresserait ou tellement autrement on fera sans lui. déçu on penserait peut être Mais rendez vous compte si même à de la chirurgie l’embryon se développe trop esthétique. rapidement il sera mal formé, Et si moi je l’aimais tel qu’il était bancal. Pourquoi forcer les ce petit être avec ses défauts et choses ? Quand ce n’est pas prêt ses qualités, ce serait parce que ce n’est pas prêt un point je l’aurais regardé grandir à son c’est tout, et il ne sert à rien rythme, sans le presser et sans d’hypothéquer sur si le bébé imaginer ce qu’il ne sera pas.

Si je divague et m’égare sur l’importance du temps ce n’est pas simplement pour remplir les pages blanches. Je vois actuellement le temps comme une réalité qui nous domine et même nous emprisonne. Pourtant il arrive bien souvent que, engagé dans une action, nous oublions que le temps existe c’est pourquoi je me pose la question : Qu’est-ce que le temps ? Une prison ? Une illusion ? A quelle type de réalité appartientil ? L’expérience du temps a, il me semble, un caractère incontournable : on constate l’empreinte du temps dans le changement des saisons, dans l’usure des choses et des êtres ; on place d’emblée tout ce qui est, tout ce qui advient, dans le temps ... De ce point de vue, le temps fait partie des réalités qui ne dépendent pas de nous, mais qui s’imposent à tout le monde. Ainsi, bien qu’impalpable le temps serait une réalité objec-

tive, mathématique, reposant sur la notion de cycles. Sa représentation la plus courante est celle de la frise chronologique, on pense aux réflexions sur les cycles du temps de Jacques Barbeau Dubourg ou encore celles de Sebastian C. Adams. Ce qui est particulièrement fascinant dans cette façon de définir le temps c’est la proximité qu’elle a avec la lumière. Doit on s’attarder à expliquer ici en quoi la lumière est un élément primordial dans l’élaboration d’une pensée, d’un travail ? La lumière et son corollaire l’ombre, c’est par là que commence l’appréhension, la compréhension d’une forme, d’une personne, d’une couleur. La lumière glisse sur elles et nous fait comprendre leur complexité. Elle me fascine, m’attire, m’inspire, elle est présente partout dans mon travail.

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Le temps a beau se présenter comme réalité objective, tout est dans le ressenti que nous en avons. La sensation de longueur, d’ennui, qui m’enserre durant les vacances n’a rien à voir avec les mathématiques. L’impression d’accélération exponentielle du temps qui m’oppresse comme un étaux n’a rien d’une représentation objective. On a beau se résonner ce dire que le temps ne peut pas filer comme cela entre nos doigts, il n’y a rien à faire, la sensation est là. Cette course-poursuite de l’homme face au temps se déroulant toujours sous l’horizon du changement irrémédiable que constitue la mort, défaite finale du désir de vivre, on comprend qu’au fond le temps renvoie à l’existence dont il décline la dimension tragique de l’éphémère.

Le temps nous accompagne donc tout le long de notre parcours, nos experiances ponctuent son écoulement régulier. Il joue le rôle de rouleau compresseur responsable de l’attenuation de tout évènement, de tout sentiment, responsable de l’oubli. C’est peut être pour cela que l’homme tante en vain d’aller plus vite que le temps lui même. Pour prévenir l’oubli il entreprend un travail de mémoire, de conservation des données à long therme. Peut être est ce ce que j’essais de faire moi même : fixer un temps un moment, et le placer ainsi hors du temps. Foucault parle de non lieu peut on parler de non temps ?

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1 Animation Flash 1024 x 576px 2 minutes environ Decembre 2012 Combien de temps un homme de 80 ans a-t-il passé à dormir ? C’est la question à laquelle ce petit film de 2 minutes environ essais de répondre. Il se place très bien dans le questionnement établit préalablement, en parlant beaucoup de l’empressement que met chacun d’entre nous à faire les choses dans la peur de manquer le temps de la fin du monde peut être ?

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Sans titre Instalation Ecorces, fil, métal 4m x 2m Avril 2011

Naissance Argile, impression sur papier 42 x 29,7 Novembre 2010

Couleur d’âme Impression sur papier 9cm x 9cm Novembre 2011

Attention présence humaine Monotype, aqualaque sur papier 29,7 x 21 Fevrier 2012

Trois barres de bois disposées en hauteur et séparées de quelques centimètres chacune soutiennent des écorces en suspension. Cette installation est placée dans un couloir qui n’est étroit exposé au soleil qu’a certains moments de la journée. Chaque jour à 16h30 les ombres et les lumières que créent l’installation forment le mot LUX sur le sol du couloir. Travail de longue durée ou le temps fut la principale contrainte car la justesse du processus ne pouvait être vérifiée qu’a un seul moment de la journée.

Le personnage en argil mis en scène sur cette serie de photos s’extirpe progressivement d’une image en 2 dimensions pour ensuite aller s’éparpiller dans l’infini. Nous assistons ici à tous les stades de l’existance du personnage, de la nessance à la mort.

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5 Ephémère Pâtes, impression sur papier 21 x 29,7 Janvier 2012 Le travil met en regard deux mises en pages, l’une sur papier (visible ci-dessus), l’autre sur écran. Le texte traite de la confrontation entre le support papier et le support informatique. Malgré la concurance des deux médiums à l’heure actuelle, j’ai tenté de mettre en évidance l’éphémère de chacun de par l’utilisation des pâtes (materiaux perissable) et du phénomène de dispersion. Sur l’un comme sur l’autre il y a perte d’information.

Parcours Impression sur papier, métal, bois 30cm x 25cm Mars 2012 Chronologie d’un parours de l’âge enfant à l’âge adulte. Des trous percés dans la feuille permettent à la lumière de passer et de créer des formes figuratives en resonnance avec le texte rappelant les étoiles dans le ciel de nuit ou encore les veilleuses des tout petits.

Calandrier dans lequel est écrite l’humeur du jour à chaque page. A cette humeur est associée une couleur. Il débute à une période difficile de ma vie, au cours du temps la blessure de laquelle je souffrais s’estompe et les couleurs évoluent des plus froides aux plus chaudes. Le temps estompe les souvenirs, seul cet objet me permet aujourd’hui de me remémorer cette parcelle de temps enfouie sous d’autres plus récentes.

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Parcours d’une journée dans une usine de papier ou l’homme n’était quasiment pas présent. Ce livre essaie de retranscrire l’attente et la recherche de cette présence humaine dans ce lieu ou rien n’indiquait le temps puisque rien n’était vivant.

7 Tribunal Encre sur papier Format tabloïde Decembre 2012 Travail en cours de réalisation

7 Ce travil étant en cours je n’est pas encore le recule necessaire pour analyser sa place dans mon travail

Je tente actuellement de retranscrire un espace très différent du précédent mais qui pour moi est proche dans le sens ou il est aussi hors du temps. A chaque personnage sont associés des sentiments qui recoupés entre eux nous permettent de comprendre l’impossibilité de l’impartialité d’une telle structure.

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Variations de mises en page autour d’un texte dénumération des phobies humaines les plus incongrues.

Phobie, peur 15 x 21 cm Édition 2012

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Réalisation du premier numéro d’un magazine imitant les manuels de construction IKEA. Ici sont détaillées les étapes de la « construction » d’un artiste et non d’un meuble.

Bërtil, esad 20 x 28 cm Édition 2012


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Composition graphique autour du thème de la lettre. Caractère créé par Philipe Apeloïg pour l’affiche du salon de l’automobile.

La lettre perdue 80 x 60 cm Affiche 2011

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Mise en page d’un texte questionnant l’apparition du support numérique par rapport au suport papier. Ce texte évoque l’idée de l’éphémère du papier par rapport au numérique, il est par conséquent écrit avec des pâtes alphabet ( représentation de l’éphémère ).

Dostoïevsky est mal barré 29,7 x 21 cm Impression numerique 2011


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La meilleure façon de transmettre à quelqu’un une connaissance, un savoir, est de ne pas le laisser voir qu’on veut lui apprendre quelque chose. For he doth not only show the way, but gives so sweet a prospect into the way as will entice any man to enter into it. Nay, he doth, as if your journey should lie through a fair vineyard, at the very first give you a cluster of grapes, that full of that taste you may long to pass further. Sir Philip Sidney 1583

Jeu

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La meilleure façon de transmettre à quelqu’un une connaissance, un savoir, est de ne pas le laisser voir qu’on veut lui apprendre quelque chose. For he doth not only show the way, but gives so sweet a prospect into the way as will entice any man to enter into it. Nay, he doth, as if your journey should lie through a fair vineyard, at the very first give you a cluster of grapes, that full of that taste you may long to pass further. Sir Philip Sidney 1583

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En démêlant les lignes et les applats emmêlés on découvre des formes qui, une fois assemblées entre elles, permettent de résoudre le rébus proposé par ce petit livret.

Rébus 21 x 13 cm Édition 2012

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Ce jeu de rapidité propose de mettre en valeur les subtiles variations des logos de certaines marques au cours du temps.

1.2..3...logo Cartes de 8,5 x 8,5 cm Impression numérique et bois 2013


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Envisager une réflexion faite d’images en mouvement est nouveau pour moi et m’ouvre de nouvelles portes face à la transmission d’une pensée. C’est un nouveau moyen d’expression qui s’offre à moi.

Vidéo

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Envisager une réflexion faite d’images en mouvement est nouveau pour moi et m’ouvre de nouvelles portes face à la transmission d’une pensée. C’est un nouveau moyen d’expression qui s’offre à moi.

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Cette vidéo questionne ce qu’est l’espace intime et ce qu’engendre l’introduction d’une personne extérieure dans cet espace. Pour moi, ce n’est pas un lieu mais une sorte de bulle que nous portons toujours autour de nous. Je me pose la question : quels gestes peuvent être considerés comme anodins, lesquels peuvent être considerés comme étouffant ou même violents. Cette expérience menée sur mon propre corps tente de répondre à ces questions.

Espace intime 2‘‘10 Vidéo 2012

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Réalisation d’une animation illustrant un texte didactique sur le nombre d’années qu’un homme de 80 ans a passé à dormir, travailler, manger, téléphoner ... Animation réalisée uniquement en morphing pour illustrer l’idée d’évolution et de transformation constantes de la vie, évoquées dans ce texte.

Au cours de sa vie combien de temps un homme de 80 ans a-t-il passé à dormir? 3’’03 Vidéo 2013

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Cette courte animation tante de retranscrir l’éphémère qui se cache en toute chose par la fragilité de la technique utilisée. Travail rappelant celui avec les pâtes alphabet page 17.

Le vent 1’’06 Sel 2013


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Un homme qui sort d’une image. La confrontation de l’image 2D à une image 3D, est ce viable, ce débat le heurte lui aussi à la question de l’éphémère.

À l’interieur de ... 1’’23 Argile 2012


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Croquis


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Quelques croquis livrés sur le papier en réaction à une phrase lue ou à une émotion ressentie.

Sans titre 12 x 29,7 cm Monotype 2010

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Sans titre 29,7 x 21 cm Crayon, encre 2012


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Travail d’illustration de presse pour le journal de la région. Illustration de 3 articles.

DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace) Tabloïde 2012

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Introspection


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À chaque page, une journée. Ce livre est une sorte de calendrier. Chaque jour sont associées une couleur et une humeur. Ce livre a la possibilité de se déplier en entier pour former une affiche.

Couleur d’âme 10  x 10 cm Édition 2011

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Réflexion sur l’évolution d’une pensée artistique associée à des phrases d’enfant très imagées. La forme rappelle celle d’une lanterne magique.

Parcours 20 x 20 cm Perforation du papier 2011

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Essai de mise en image de l‘idée de transmission de génération en génération d’un savoir, d’une pensée, d’une façon d’être. Ici, c’est la transmission d’un geste simple du quotidien qui symbolise cet héritage.

Transmission 42 x 29,7 cm Photographies et édition 2013


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Mettre des mots sur une impression, c’est me permettre de la garder en cage pendant quelques instants. Je peux ainsi la regarder en face, dialoguer avec elle. C’est le plus souvent de ce dialogue que naÎtront les formes graphiques qui structurent mon travail.

Textes

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Mettre des mots sur une impression, c’est me permettre de la garder en cage pendant quelques instants. Je peux ainsi la regarder en face, dialoguer avec elle. C’est le plus souvent de ce dialogue que naÎtront les formes graphiques qui structurent mon travail.

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Texte associé au travail Couleurs d’âme Pages 36 - 37

2 octobre 2011, Je n’arrive pas à pleurer, et tout fait si mal, rien ne m’importe, il ne sera plus jamais là. 6 octobre Pluie de merde, je broie du noir. 11 octobre Je suis seule, mon esprit est encombré et ne se libère pas de son emprise. 19 octobre, C’est difficile les relations avec les autres. On cherche tout le temps à être aimé et puis aussi à aimer, mais souvent ça rate. 26 octobre, Je laisse le temps passer en espérant que le vide se comble. Mais il nous reste toujours un trou dans le ventre. C’est sûrement l’absence. 28 octobre, Quand on n’a plus de but on se sent bizarre. Il faut en trouver un d’urgence, sinon on meurt. Maintenant, maintenant quoi ? 6 novembre, Le doute m’épuise, je me vide de mes forces. 8 novembre, Globalement on passe une grande partie de sa vie à souffrir, la souffrance du corps, celle de l’esprit. C’est vrai qu’il y a aussi des moments magiques. Certains instants ou l’on se sent étrangement plus proches de soi et de l’univers. Mais quand même on doit toujours tout payer par la souffrance. 10 novembre, Les gens se perdent lorsqu’ils pensent que le bonheur est une destination. On pense toujours qu’un jour on sera heureux, qu’on aura cette voiture ou ce travail, ou cette personne dans notre vie qui va tout régler, mais le bonheur est un état d’esprit, c’est une condition, pas une destination. C’est comme être fatigué ou avoir faim, ce n’est pas permanent, ça vient ça part et c’est bien. Et je pense que si les gens avaient pensés de cette façon ils auraient trouvés le bonheur plus souvent ! 18 novembre, J’apprends à voyager en solitaire, à trouver le bonheur indépendamment de toute personne.


19 novembre, Mais la solitude et le silence qui règnent autour de moi sont plus bruillant qu’une fanfare. Les questions douloureuses s’accumulent dans ma tête, c’est un vacarme incessant. 21 novembre, J’ai l’impression d’être comme tous ces adultes qui finissent dans un bocal à poisson, qui passent leur temps à se cogner comme des mouches à la même vitre. 29 novembre, Malgré moi je me sens épuisée par l’acharnement que je mets à essayer d’être heureuse. Je cherche une bonne raison pour tenir encore un peu… Ni mélancholie, ni joie, ni tristesse, mon esprit est blanc comme le ciel au dessus de moi. Les gens qui m’entourent me gardent dans du coton. Je suis anestesiée, je ne pense plus. 2 décembre, Mais dans quoi vivons nous ? Dans quoi moi je vie. Une douce folie m’a ouvert les yeux, je cherche un endroit ou crier partout dans la ville. Je ne l’ai pas trouvé tout de suite, mais finalement j’ai crié, crié pendant plus d’une heure ! 12 décembre, J’étais une machine sans le savoir, fonctionnant au rythme d’un quotidien bien rôdé un bon produit de supermarché, une mécanique sans rêve, sans VRAI rêve. 14 décembre, Dans une vitrine j’entraperçois mon reflet dans la glace, je suis sombre et fatiguée. Par dessus mon reflet apparaît un pull de couleur jaune moutarde. J’ai envie de porter des couleurs ! 17 décembre, Sa pensée m’enveloppe moins, je n’étouffe plus, mais j’ai froid, froid de solitude. Avec qui partager les choses maintenant qu’il est parti ? Je dois apprendre à les partager avec moi même. 23 décembre, Fallait-il risquer de souffrir autant pour construire quelque chose à l’avenir aussi incertain ? Je me sent plus libre, moins vulnerable sans lui, mais pourtant la solitude me pèse. Que faire de ces sentiments contradictoires ? 27 décembre, Vouloir rejoindre l’autre c’est prendre le risque de s’impliquer. Exprimer ses sentiments c’est risquer de révéler sa véritable façon d’être, d’affirmer à la face du monde ses idées et ses rêves, c’est risquer de perdre. Aimer c’est prendre le risque de ne pas être aimé en retour. Mais on se doit de risquer parce que la plus sérieuse menace à la vie elle même se trouve dans l’absence de risque. 2ç décembre, Aujourd’hui la solitude me fait escorte, fidèle comme une ombre. Mais au fond avec elle à mes cotés je ne suis jamais vraiment seule. 4 janvier, Je ne suis jamais vraiment seule, autour de moi il y a des gens, du bruit, de la vie. 6 janvier, Loin de toute attache je me sent plus libre, plus seraine. La dépendance affective est destructrice lorsqu’elle n’a pas la même intensité chez les deux personnes. 10 janvier, Ça ne prévient pas ça arrive, un matin au réveil c’est presque rien mais c’est là, ça vous émerveille au creu des reins. La joie de vivre, la joie de vivre. 12 janvier, La joie de vivre.

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Texte associé au travail photographique sur la mémoire Pages 41 - 43


J’ai souvent refait le calcul des années qui me séparaient d’eux, en regardant, pensive, à travers la fenêtre de leur appartement depuis laquelle je suivais durant mes vacances d’été étant petite, la monotonie des jours et le lent déplacement des nuages… Cinquante ans, à quelques mois près. Cinquante ans… le chiffre devrait m’impressionner. Mais au lieu de l’ébahissement le sentiment très vif de la présence de ces deux êtres en moi, de leur profonde appartenance à ce que je suis. Pourtant moi, comme une infidèle, je me suis éloignée d’eux aussi vite que j’ai pu, fuyant ce passé peut-être trop nostalgique. J’ai occupé le temps à toutes sortes de choses, j’ai ignoré ce passé, j’ai trompé ma mémoire, par le bruit, le mouvement perpétuel. Je suis, finalement, dangereusement similaire au poisson rouge du nom de Georges, qu’a longtemps eu une amie de longue date. Elle l’avait certainement acheté dans un élan d’affection pour ces petites bêtes que l’on ne peut ni toucher, ni tripoter, ni caresser. Ces squelettes d’arrêtes qui, ni ne parlent, ni ne crient, ni ne communiquent. Toujours d’égale humeur, il refaisait comme moi perpétuellement le même mouvement. Ne suis-je donc rien de plus qu’un poisson dans un bocal refaisant continuellement le même chemin en essayant, jalouse de Georges, d’oublier ce que j’ai laissé derrière moi, ce que j’accusais le temps de m’avoir enlevé. C’est plus facile d’oublier, ça fait moins mal, on ne regrette pas le temps passé. Mais lors d’un temps d’arrêt, d’un flou dans mon emploi du temps, ils me submergent à nouveau ces deux êtres. Lors d’une pause entre deux sonneries, quand le bruit se repose, un soupçon d’accalmie, un silence au milieu des tracas, la minute d’absence où l’on ne répond pas… C’est dans ces moments-là que l’on replonge, que l’on se réfugie malgré tout dans le souvenir des personnes disparues. Finalement je finis toujours par revenir au commencement. Je suis repassée par leur appartement une semaine avant mon départ. Mon projet était d’y passer cette fois-ci plusieurs jours pour avoir le temps de restituer l’appartement d’autrefois, comme on restaure une mosaïque avec, en guise d’éclat d’émail, cette étagère centenaire près de la table en merisier, l’affiche du tableau de Matisse (celui avec les poissons rouges tiens), ce bouquet de fleurs flétries qui n’avait pas bougé depuis leur dernier voyage, la perspective d’une pièce qui échappait à la froideur, la banalité et l’absence d’âme des meubles Ikéa. Je pensais pouvoir recomposer, même le temps d’un regard, ce que lui voyait dans sa jeunesse, ce qui était sa vie. En réalité ma première pensée fut celle de la mort. Et l’émotion la plus vive à cette pensée, n’était pas le chagrin, ni même le remord d’avoir tardé et d’avoir perdu mon temps à ces futilités qui entourent d’habitude le cours de la vie d’une personne. Non c’était la sensation de mutité. Comme si la langue que nous parlions ensemble n’avait plus été parlée par personne. Rien de ce qui se trouvait autour de moi ne me rappelait leur présence, tout était faussé, comme lorsqu’un instrument n’a pas été utilisé depuis longtemps, plus rien de ces deux êtres ne résonnait ici. J’étais comme vide, j’avais trop longtemps tourné dans mon bocal, j’avais finalement réussi à oublier, au moment où j’avais décidé d’accepter leur influence sur ce que je suis.

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Texte associé au travail de perforation des pages Pages 38 - 41

Maman pourquoi dans un trou y a rien a voir ? ( 4 ans ) Dans un trou il n’y a rien à voir, l’oeil impuissant cède la place à la main, et ainsi ce n’est pas la certitude ni la verité, ni la fausseté que l’on touche du doigt, mais le doute absolu. Quand on est pas fatigue c’est qu’on a de la force comme des muscles en cailloux ? ( 5 ans ) Que j’ai eu 3 ans ou 20 ans je me suis toujours posé des tas de questions. Les mois et les années se sont succédés et ces questionnements ont continuellement été réactivés. C’est angoissant. Si on tombe ses os on peut plus être un homme ? ( 4 ans et demi ) Il y a des questions qui me fascinent autant que d’autres qui m’inquiètent. J’ai longtemps essayé de les tenir à l’écart, mais rien n’y fait. C’est une sorte de cercle vicieux, il en revient toujours une autre, puis encore une et une autre, encore et encore... Comment on fait pour avoir des rhumatismes ? Parce-que ça existe pas les rhumes des pieds ! ( 6 ans ) Non en fait je pense que c’est pire qu’un cercle vicieux, c’est comme ouvrir une boîte de pandore ! Comment dire, comment formuler cette sensation ? Encore une question, et si il n’y avait pas de réponse, aucun moyen de la définir, nulle part... Il est eteint le noir maman ? (3 ans) Lorsqu’on commence à se poser des questions tout vous saute à la figure et c’est le chaos. Que faire avec ce constat, on ne peut pas toujours vivre sans réponse, on est comme pris la corde au cou, on a beau se débattre comme un fou, la corde est toujours là et bien accrochée. Je dois éloigner mon regard de cette fichue corde, mais ne pas la regarder ne suffit pas. Tout me ramène toujours à elle, elle est partout, elle m’obsède, alors je regarde ailleurs. Le ciel. Pourquoi quand on est grand on dit pas un rond mais un cercle ? (4 ans et demi)


L’univers s’ouvre à mes yeux, mais cette intensité, cet infini, qui s’étale devant moi m’effraie. Tout me semble insignifiant devant lui, c’est un puits sans fond, un nouvel abysse ! Pourtant, rien de plus intriguant, de plus passionnant ; en mouvement constant il m’étourdit, m’éblouit, me perd. Quand on ouvre le nombril y a un moteur dedans ? ( 4 ans ) Ce que je croyais être le remède se révèle être une nouvelle boîte de pandore, une nouvelle corde au cou. « moi je suis cinglé mais je suis pas bête » ( 6 ans ) Tout me semble lointain et incohérant, toutes les formes qui m’entourent me paraissent inconnues. Je me replis sur moi-même. Alors je commence à créer mes propres formes, les seules qui pour moi ont un sens, qui me permettent de m’échapper ne serais-ce que pour un bref instant. Ces images sont mes points d’ancrage. Pourquoi papa a des petits bouts de viande entre les dents comme les crocodiles ? (6 ans) Je sens que mes images me permettent de m’enraciner dans l’épaisseur du monde. Les choses commencent à avoir un sens enfin ! C’est les elephants avec leur trompe qui font du vent ? (5ans) très vite je me rend compte qu’une image n’a jamais de sens, même si on en est le créateur, c’est une abération, on ne fait toujours que flirter avec lui. Il y a toujours une part d’inaccessible, quelque chose qui est là et qu’on ne voit pas ou que l’on ne comprend pas. cette rencontre avec le sens total est éternellement différée. Quand on mange des arêtes on a plus d’os apres dans le ventre ? (7 ans) J’ai passé une partie de ma vie et de ces lignes à avoir peur de ces questions. aujour d’hui je me rend compte qu’elles me permettent de vivre en constante émulation. Je me jette à corps perdu dans cette petite parcelle d’espoir qui m’est offerte. On peut acheter un escabeau pour monter dans le ciel? (5 ans et demi) Créer c’est douter, hesiter, rêver à d’autres choses, s’enfermer dans un mutisme total, chercher, recommencer, ajuster, s’impatienter, souffrir, perséverer, rebondir, se construire. Je peux pas ecraser les petites pluies qui tombent dans l’eau créer c’est un cercle vicieux, obsédant, fatiguant, culpabilisant, angoissant. on recommence, on recommence éternellement car c’est passionnant, c’est une fuite en avant.

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Imprimé à l’ESADS Strasbourg 2013


www.camilleduband.blogspot.com


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Book Camille Duband

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