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Perspectives Premier semestre 2017

Légère accélération de la croissance globale Incertitudes accrues en raison de la nouvelle politique économique américaine et des futures élections en Europe Fermeté du dollar. Au sein des principales banques centrales, la Fed est la seule à relever ses taux Difficultés en vue pour les obligations, à l’exception du segment à haut rendement Préférence aux actions plutôt qu’aux obligations. Amélioration de la performance relative des marchés non-américains.


Stratégie investissement

Sommaire

Page

Perspectives économiques globales

2-4

Marchés des actions

5-6

Politique monétaire, marchés obligataires

7

Monnaies, matières premières

8

Allocation des actifs

9

Revue des marchés financiers

10

page -1-

Janvier 2017


Stratégie investissement

Perspectives économiques globales

Progrès dans un monde de faible croissance L’atonie de la croissance demeure le thème central du cycle conjoncturel actuel. Elle s’explique par le vieillissement démographique et surtout par la modestie des gains de productivité que l’on observe dans presque tous les pays. L’Espagne et l’Inde, deux pays qui ont dérégulé leur économie, font partie des rares exceptions. Sans innovation majeure ni réformes profondes à l’horizon, la croissance restera inférieure à celle du passé. Le cycle économique en cours a débuté en 2009. En comparaison historique, sa durée paraît longue, même si d’autres cycles l’ont été davantage ces dernières décennies. Aux Etats-Unis, dans les années 1980 et 1990, les phases de croissance ont duré respectivement 92 et 120 mois. Le cycle actuel vit son 90ème mois. La situation de plein emploi permet d’estimer qu’il est certainement à un stade avancé. La relance budgétaire attendue aux Etats-Unis réduit toutefois fortement le risque de récession en 2017. En Chine, le gouvernement devrait continuer de privilégier la stabilité de l’économie et la croissance. Tendance favorable au 4ème trimestre Les tendances de l’économie mondiale sont favorables en ce début 2017. Le contraste est frappant avec les années précédentes et l’industrie manufacturière en profite pleinement (graphe 1). L’augmentation attendue des investissements des entreprises devrait se traduire par une hausse de la

57

Graphe 1: Indice des directeurs d’achat Services Industrie

56 55 54 53 52 51 50 49 déc.13

déc.14

déc.15

déc.16

Source: Markit

productivité, même si sa croissance restera inférieure au passé. Par ailleurs, les signes de stabilisation s’accumulent au sein des pays exportateurs de matières premières, à l’image du Brésil et de la Russie, notamment grâce à la reprise du pétrole. Par contre, l’élection de Donald Trump, le Brexit et la montée des partis nationalistes en Europe montrent que les avocats du libre échange se font plus rares dans le monde. Les effets négatifs d’un possible regain de protectionnisme n’apparaîtront toutefois que progressivement.

Tableau 1: Prévisions économiques mondiales Part mondiale PIB Croiss. Zone euro 16.6 8.1 Allemagne 4.8 2.5 France 3.4 1.4 Italie 2.5 0.9 Royaume-Uni 3.5 1.5 Suisse 0.9 0.4 Europe émergente 5.9 1.2 Russie 1.9 0.7 Etats-Unis 26.0 20.8 Amérique Latine 7.2 4.2 Brésil 2.6 0.7 Japon 6.8 2.6 Asie émergente 27.6 52.8 Chine 16.6 34.6 Inde 3.3 8.0 Afrique/Moyen-Orient 5.5 8.3 Monde 100.0 100.0

Croissance 2015 2016 2017 1.5 1.4 1.4 1.5 1.5 1.5 1.2 1.1 1.2 1.1 1.0 1.0 2.2 1.6 1.2 0.8 1.5 1.3 -0.1 0.6 2.0 -3.7 -0.6 1.0 2.6 1.5 2.3 0.0 -0.6 1.7 -3.8 -3.2 0.8 0.6 0.8 1.1 6.0 5.9 5.5 6.8 6.3 6.0 7.6 6.8 7.0 2.9 4.0 4.4 2.5 2.3 2.7

2015 0.0 0.1 0.1 0.1 0.1 -1.1 8.5 15.5 0.1 9.2 9.0 0.8 1.9 1.4 4.9 6.6 2.1

Inflation 2016 0.2 0.3 0.3 -0.1 0.7 -0.4 4.8 7.1 1.3 11.1 8.8 -0.1 2.2 2.0 4.8 6.2 2.4

Comptes État* 2017 courants* Budget Dette 1.4 3.0 -1.7 92.8 1.6 8.0 0.0 68.2 1.1 -0.4 -3.4 98.0 1.0 2.3 -2.0 132.3 2.6 -4.3 -2.8 88.0 0.3 7.0 -0.2 45.5 4.6 0.1 5.0 5.4 -3.9 21.0 2.6 -3.0 -3.6 106.0 7.1 -3.0 -5.4 56.3 5.0 -3.8 -7.2 74.5 0.4 3.0 -4.5 247.8 2.6 3.2 2.3 2.8 -2.3 46.0 4.8 -1.6 -7.0 63.9 5.7 -5.0 -7.5 37.4 2.7 -

Popul. (mln) 335 81 67 62 64 8 490 142 321 617 204 127 3828 1362 1252 1363 7228

Remarque: *en % du PIB. Sources: Statistiques nationales, FMI, OCDE, consensus Bloomberg, prévisions et estimations propres

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Perspectives économiques globales

Etats-Unis : Trump au centre des préoccupations Tableau 2: Importations US par pays

Canada Mexique Asie en développement Chine Japon Zone euro Allemagne France Italie Austriche Royaume-Uni Suisse

Mia de dollars 295.2 294.7 669.5 481.9 131.1 331.7 124.1 47.8 44.0 11.3 57.8 31.5

Part au PIB Pays USA exportateur 19.0% 1.6% 25.8% 1.6% 4.2% 4.3% 3.2% 2.9% 3.7% 2.0% 2.4% 3.0% 2.0% 4.7%

3.7% 2.7% 0.7% 1.8% 0.7% 0.3% 0.2% 0.1% 0.3% 0.2%

Note : Importations de biens et services (2015). Source : FMI, est. propres

Nous pensons que la relance budgétaire ajoutera 0,5% à la croissance en 2017 et 2018. Dans un contexte de plein emploi, illustré par un taux de chômage inférieur à 5% (graphe 2), ce surplus de croissance est une source d’inflation. Les politiques du nouveau gouvernement se traduiront sans doute par une hausse du déficit budgétaire, de la dette et un nombre de relèvements des taux directeurs supérieur aux attentes. Les projets de Donald Trump ne contribueront guère à la résolution du problème économique fondamental des Etats-Unis et du reste du monde, à savoir la faible croissance de la productivité.

Graphe 2: Taux de chômage USA (%)

11 10 9 8 7 6 5 4

3 1976

1986

1996

2006

2016

Source: Bureau of Labor Statistics

60

Etats-Unis: Quel type de relance ? Les grandes orientations de la politique économique du nouveau gouvernement paraissent bien établies. Les impôts devraient baisser, les dépenses militaires et les infrastructures s’accroître. Mais les détails ne seront présentés que dans le courant de 2017, ce qui maintient le niveau des incertitudes.

Graphe 3: Indices des directeurs d'achat

55 50 45 40 Zone euro industrie Zone euro services 50 (au-dessus:croissance)

35 30 déc.06

juin09

Source: Markit

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déc.11

juin14

déc.16

Etats-Unis: Commerce et protectionnisme Le tableau 2 illustre l’origine des importations américaines. Celles venant du Mexique (1,6%) et de la Chine (2,7%) ne dépassent pas 4% de l’économie américaine. Si les exportations du Mexique aux EtatsUnis correspondent au quart du PIB du pays, cette proportion ne dépasse pas 2 à 5% pour la plupart des pays en dehors de NAFTA. L’introduction de nouvelles restrictions aux échanges devrait dont avoir un impact limité sur l’économie américaine et le reste du monde. Tout relèvement des droits de douane se traduira par une hausse des prix pour le consommateur américain. Zone euro: Poursuite de l’expansion La hausse des indices des directeurs d’achat de la zone euro, tant pour l’industrie que les services, souligne la tendance à l’amélioration au quatrième trimestre (graphe 3). Au Royaume Uni, les craintes d’un ralentissement lié au Brexit se sont estompées ces derniers mois. L’expansion économique et la baisse du chômage devraient se poursuivre dans la zone euro. Une politique de relance aux Etats-Unis et une hausse du dollar amélioreraient les perspectives des exportateurs européens. Dans la zone euro les progrès sont freinés par les faiblesses structurelles de l’Italie et de la France. L’incertitude sur les résultats des élections françaises, le 7 mai prochain, et italiennes un peu plus tard, constitue un autre obstacle sur le chemin de la reprise.

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Perspectives économiques globales

L’Asie présente toujours la plus forte croissance Suisse: Le frein de la consommation En Suisse, la croissance est anémique depuis le début de 2015. En raison de la faiblesse de la consommation privée, la demande interne n’a augmenté que de 1,3% en moyenne ces 4 derniers trimestres. La tendance du chômage (graphe 4) illustre une économie dont la croissance est inférieure à son potentiel. Si nous anticipons une croissance qui reste modeste, la hausse de l’indice des directeurs d’achats laisse espérer une reprise de l’industrie. Japon: «Abenomics» ne dope pas la croissance Le potentiel de croissance économique au Japon restera probablement négatif. Il sera même l’un des plus bas au monde, car le pays est confronté non seulement à un problème de productivité, mais aussi à la diminution de sa population active. Il est donc logique que la croissance moyenne de la demande interne n’ait pas dépassé 0,5% en moyenne ces 4 derniers trimestres. La hausse des exportations a permis de hisser la croissance à 0,8%. Nous continuons d’anticiper une hausse du PIB japonais, mais elle sera anémique.

Graphe 4: Taux de chômage (%)

13

4.9

Zone euro Suisse (éch. de droite)

12

4.4

11

3.9

10

3.4

9

2.9

8

2.4

7

1.9

6 1998

1.4 2001

2004

2007

2010

2013

2016

Source: Eurostat, Seco

Graphe 5: Asie 12 11 10 9 8 7

Asie en dehors du Japon : Croissance solide La croissance économique asiatique, hors du Japon, s’est légèrement ralentie ces dernières années et oscille autour de 6% en 2016. Les dernières statistiques confirment cette tendance. L’Inde fait exception. Sa croissance a été pénalisée par la réduction des liquidités liée à l’abolition des grosses coupures. Malgré l’amélioration des statistiques au deuxième semestre 2016 (graphe 6), la croissance économique chinoise est inférieure au passé. Le ralentissement devrait se prolonger ces prochaines années, mais le gouvernement fera tout pour empêcher un atterrissage en catastrophe, quitte à imposer de nouvelles restrictions aux exportations de capitaux afin de soutenir le renminbi.

6 5

Croissance PIB (excl. Japon, % base annuelle)

4 3 2 sept.04

sept.07

sept.10

sept.13

sept.16

Source: Bloomberg

Graphe 6: Indice des directeurs d’achat 56 54 52 50 48 Chine services Chine industrie Chine composite

46 44 déc.12

déc.13

déc.14

déc.15

déc.16

Source: Markit

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Marchés des actions

La croissance des bénéfices redevient positive L’environnement général des marchés d’actions n’a pas changé depuis l’an dernier. En ligne avec l’économie, la performance des actions devrait être relativement basse mais positive. Notons que le sentiment des investisseurs est mitigé. Cette absence d’euphorie est une bonne base pour de nouvelles hausses.

Graphe 7: Actions Europe (MSCI)

250 230 210 190 170 150 130 110 90 70 juil.09

janv.11

juil.12

janv.14

juil.15

janv.17

Source: Fournisseur d'indice

Le rendement du free cash-flow, qui forme la base des dividendes, est actuellement de 4 à 5% en Europe et aux Etats-Unis. En ajoutant 3% de croissance par an à moyen terme, ce qui nous paraît une estimation prudente de la hausse du PIB réel ajouté de l’inflation, le rendement total atteint 7 à 8%. C’est une perspective attractive, notamment par rapport aux rendements obligataires (graphe 8).

Graphe 8: Comparaison Rdts (%) 9 Rendement du dividende (MSCI Europe) Rdt des oblig d’État à 5 ans (Allemagne)

8

Rendements attrayants Pour les actionnaires, le rendement total comprend les dividendes et les gains en capitaux. Ces derniers proviennent des bénéfices non distribués (non versés en dividendes) et de leur croissance à long terme. En général, ces deux éléments représentent chacun la moitié du rendement total.

7 6 5 4 3 2 1 0 -1 janv.02

janv.05

janv.08

janv.11

janv.14

janv.17

Source: Fournisseur d'indice

Graphe 9: Bénéfices et prévisions

160

S&P 500 MSCI Europe (éch. de droite)

140

16 14

120

12

100

10

80

8

60

6

40

4

20

2

0 1999

2003

2007

Source: Fournisseurs d’indices

page -5-

2011

2015

0 2019

Croissance bénéficiaire en 2017 Nous anticipons une hausse des bénéfices en 2017 (graphe 8 et 9). La tendance s’est inversée au troisième trimestre 2016 lorsque les bénéfices ont crû pour la première fois en Europe et aux Etats-Unis. De plus, la politique américaine de relance budgétaire du nouveau gouvernement réduit les risques de fort ralentissement ou même de récession. Ces conditions devraient assurer la poursuite de la reprise des actions européennes et leur éviter d’être pénalisées par un ralentissement américain. Des marchés à un stade avancé Les valorisations des actions sont plutôt élevées, même si leur niveau s’inscrit dans la moyenne historique en tenant compte de la relative stabilité des économies américaine et européenne. Une amélioration de la performance ne peut guère provenir d’une expansion de la valorisation. En outre, aux Etats-Unis, le cycle économique est plutôt avancé, ce qui mène souvent à de faibles rendements boursiers. C’est particulièrement vrai si la Fed relève ses taux d’intérêt. Mais notons qu’à l’inverse de l’opinion générale, les phases de politique restrictive s’accompagnent de performances boursières positives (tableau 3). Par ailleurs, la tendance des actions européennes continuera à être dictée par les Etats-Unis. Janvier 2017


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Marchés des actions

Rotation sectorielle avec une priorité sur la croissance Risques politiques Les événements politiques exercent rarement une influence durable sur les marchés boursiers des pays industrialisés. Si nous ne prévoyons pas de turbulences majeures, les événements susceptibles d’handicaper les marchés seront plus nombreux que de coutume en 2017. Des surprises négatives pourraient provenir des politiques économiques de Donald Trump, par exemple en cas de restrictions massives sur le commerce avec le Mexique ou la Chine. Dans la zone euro, les signes précurseurs d’une victoire d’un parti eurosceptique lors des élections présidentielles en France en mai, ou en Italie, au plus tard en mai 2018, provoqueraient une correction des marchés.

Cependant, la tendance favorable aux valeurs cycliques renforce les perspectives de l’Europe, du Japon (dont le marché inclut la plus grande proportion de ce type de valeurs parmi les marchés développés), ainsi que les marchés émergents. De notre point de vue, ceci devrait permettre une surperformance par rapport au marché américain.

Stoxx Europe 600 (2017) S&P 500 (2017)

100 98 96 94 92 90 88 86 janv.16

avr.16

juil.16

oct.16

janv.17

Source: Bloomberg, propres calculs

Surperformance des cycliques Les branches cycliques (matières premières et industries) et les financières ont surperformé les valeurs défensives ces derniers mois (santé, consommation non-durable). La valorisation relativement basse des cycliques, la hausse des taux d’intérêt américains et l’amélioration conjoncturelle plaident en faveur de la poursuite de cette tendance (graphe 11). Perspectives régionales Les actions américaines ont surperformé durant la plupart des 10 dernières années. Il n’est pas inutile de souligner que la composition du marché américain favorise les titres défensifs (santé, consommation quotidienne, des secteurs encore davantage présents en Suisse). C’est donc cette composition indicielle qui explique la surperformance américaine. La poursuite de la croissance bénéficiaire et de la tendance haussière nous incitent à penser que le premier marché boursier au monde restera incontournable en 2017.

Graphe 10: Attentes bénéficiaires

102

Tableau 3: Hausses des taux de la fed Episode fed Nbre de Début mois mar-1972 26 dec-1976 35 mar-1983 18 dec-1986 26 feb-1994 12 jun-1999 11 jun-2004 24 22 Average

Changement p.a. S&P 500 Attentes -6% 0% 8% 8% 1% 5% 6% 3%

21% 17% 9% 30% 45% 16% 18% 22%

Source: Fournisseurs d’indices, estimations propres

Graphe 11: Segments des actions

110 100 90 80 70 60 50

Cycliques c. Défensives (global)

40 janv.08

janv.11

janv.14

janv.17

Source: Fournisseurs d’indices

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Politique monétaire, marchés obligataires

Divergences des politiques des banques centrales Graphe 12: Actifs des banques centrales 400 Fed BCE Bank of Japan BNS

350 300 250 200 150 100 50 nov.10

mai12

nov.13

mai15

nov.16

Source: Banques centrales

Graphe 13: Oblig d’État à 10 ans

4.0

Allemagne (rendement, %) Suisse (rendement, %)

3.5 3.0 2.5 2.0 1.5 1.0 0.5 0.0

La Fed continue de relever ses taux Les politiques monétaires divergeront en 2017. Au sein des principales banques centrales, la Fed sera la seule à relever ses taux. La bonne tenue de son économie l’a conduit à augmenter ses taux directeurs de 0,25% en décembre. Nous prévoyons trois hausses de taux de 0,25% en 2017, sans tenir compte des mesures de relance du gouvernement Trump qui devraient obliger la Fed à resserrer davantage sa politique en 2017 ou en 2018 pour prévenir tout risque de surchauffe. Sur la base de nos hypothèses de politique économique, nous avons ajouté à nos prévisions une hausse supplémentaire des taux, si bien que le total devrait être de quatre l’année prochaine. La BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés en décembre (principal taux de refinancement 0%, taux des dépôts -0,4%) et prolongé son programme d’assouplissement quantitatif jusqu’à la fin 2017. A partir d’avril, ses achats de titres mensuels seront réduits de 80 à 60 milliards d’euros. La BCE s’est dit prête à augmenter ses achats ou à les prolonger au besoin. La politique monétaire de la BCE demeure centrée sur le soutien de la croissance. Celle des autres pays européens et du Japon restera accommodante et leurs banques centrales continueront à faire croître leur bilan (graphe 12).

-0.5 -1.0 janv.11

janv.13

janv.15

janv.17

Source: Fournisseur d'indice

Graphe 14: Obligations d’entreprises

700

Ecart de rendement p.r. oblig. gouv (points de base)

600 500 400 300 200 100 déc.96

déc.01

déc.06

déc.11

Source: Fournisseur d'indice, propres calculus

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déc.16

Hausse des taux de rendement américains La politique économique américaine de baisse des impôts et d’augmentation des dépenses publiques, couplée à une politique monétaire plus restrictive, se traduira par une hausse à 2,5 à 3% du rendement des obligations du Trésor à 10 ans. Nos estimations devront cependant être revues à la lumière des détails de la politique budgétaire américaine. La BCE maintenant ses taux à 0% ces prochaines années, nous n’anticipons qu’une modeste hausse des rendements obligataires dans la zone euro (graphe 13). L’augmentation de l’inflation ces prochains mois et les pressions haussières sur les prix sous l’effet des politiques économiques de Donald Trump devraient rendre attractives les obligations protégées contre l’inflation, particulièrement dans la zone dollar. Nous maintenons une pondération élevée en obligations d’entreprises malgré la baisse de la prime de risque en 2013 (graphe 14). Le crédit, particulièrement les titres à haut rendement, reste soutenu par la modeste amélioration de la croissance mondiale et des risques réduits de récession. Depuis

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Monnaies, matières premières

La Fed pousse le dollar à la hausse les élections américaines, les indices obligataires des pays émergents baissent et les rendements augmentent Une faiblesse supplémentaire des cours devrait être considérée comme une opportunité d’achat. Les obligations convertibles et les obligations liées aux assurances contre les catastrophes nous paraissent de bonnes sources de diversification.

Graphe 15: Dollar américain par euro 1.19 1.17 1.15 1.13 1.11 1.09

Le dollar reste solide Le billet vert s’est apprécié depuis les élections américaines en réponse aux révisions à la hausse des prévisions de croissance et des attentes de taux d’intérêt. En 2017, la politique plus restrictive de la Fed soutiendra le dollar par rapport aux monnaies européennes et au yen. La vigueur du billet dépendra toutefois de l’impact effectif sur la croissance des mesures de relance prises par les Etats-Unis.

1.07

Le franc suisse restera structurellement fort et pourrait même s’apprécier à la vue des risques politiques en Europe ainsi que de l’écart de taux au détriment du franc inhabituellement modeste.

1.80

Les monnaies des pays émergents sont correctement évaluées après la hausse du rouble russe et du real brésilien. L’augmentation des taux américains pénalise généralement ces monnaies qui n’offrent donc guère d’opportunités actuellement.

1.05 1.03 janv.15

juil.15

janv.16

juil.16

janv.17

Source: BGN

Graphe 16: Suisse Francs par euro Valeur correcte

1.70 1.60 1.50 1.40 1.30 1.20 1.10

Matières premières: Hausse du pétrole à moyen terme Les promesses de réduction de l’offre des principaux producteurs devraient rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande en 2017. Le cours de l’or noir sera soutenu et pourrait dépasser au premier semestre 2017 notre prévision à moyen terme de 50 à 60 dollars le baril. L’or dépend avant tout du cours du dollar et d’intérêt (une hausse de ces deux facteurs l’or) ainsi que de l’inflation (une hausse légèrement l’or). Nous ne voyons qu’un limité à ce stade.

des taux pénalise soutient potentiel

L’offre suffisante de cuivre et d’aluminium et la demande assez mitigée de ces métaux ne plaident pas en leur faveur. Le contexte macroéconomique est toutefois favorable (hausse des taux et inflation aux Etats-Unis). Nous prévoyons un bon soutien des prix des métaux industriels en 2017, notamment pour le zinc, le plomb et le nickel, ainsi que le fer.

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1.00 2004

2006

2008

2010

2012

2014

2016

Source: BGN, statistiques nationales, propres calculs

Graphe 17: Or

2000

Dollars l’once

1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400 200 janv.05

janv.08

janv.11

janv.14

janv.17

Source: Fournisseur d'indice

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Stratégie investissement

Allocation des actifs Focalisation sur les actions

Tableau 4: Allocation d'actifs Monnaie de base ConserCHF vateur Liquidités 3 Obligations (incl. convertibles) 58 Actions 22.5 Suisse 6.5 Europe 6 Amérique du nord 7.5 Japon Marchés émergents 2.5 Fonds alternatifs 12.5 Métaux & Mat. Prem. 4 Total 100 Exposition nette aux devises

20

Monnaie de base ConserEUR vateur Liquidités 3 Obligations (incl. convertibles) 58 Actions 22.5 Europe 12.5 Amérique du nord 7.5 Japon Marchés émergents 2.5 Fonds alternatifs 12.5 Métaux & Mat. Prem. 4 Total 100

Equilibré 0.5 25 50 15 14 16

Croissance 0 15 72 21.5 20 23

5 20 4.5 100

7.5 10 3 100

30

30

Equilibré 0.5 25 50 28 17

Croissance

5 20 4.5 100

8 10 3 100

25

25

Equilibré 0.5 25 50 31 14

Croissance

5 20 4.5 100

8 10 3 100

10

10

15 72 40 24

longues années de forte contribution des obligations, les actions devraient prendre le relai. La performance des obligations américaines devrait être légèrement négative et celle des titres européens stable, avec un rendement supérieur (et positif) des titres à haut rendement. La forte hausse des rendements au quatrième trimestre 2016 réduit cependant le risque de pertes obligataires en 2017, les niveaux s’étant rapprochés de nos objectifs. Les changements dans la perception des risques détermineront à nouveau les performances en 2017. Les incertitudes ne manquent pas: Il suffit d’évoquer les diverses élections européennes et la politique économique américaine (relance fiscale, politique commerciale, notamment avec la Chine). Le potentiel de surprise est important. Les phases de rallye boursier doivent amener l’investisseur à prendre des bénéfices et celles de correction à accroître ses positions. Allocation régionale Le biais cyclique des actions mondiales devrait mettre fin à la surperformance américaine. Mais cette thèse est à vérifier. Nous surpondérons l’Europe par rapport aux Etats-Unis et maintenons notre exposition sur les marchés émergents précisément en raison de leur nature cyclique. Obligations

Exposition nette aux devises

20

Monnaie de base ConserUSD vateur Liquidités 3 Obligations (incl. convertibles) 58 Actions 22.5 Europe 6 Amérique du nord 14 Japon Marchés émergents 2.5 Fonds alternatifs 12.5 Métaux & Mat. Prem. 4 Total 100 Exposition nette aux devises

10

15 72 20 44

Allocation des actifs L’accélération de la croissance mondiale au quatrième trimestre 2016 et la politique budgétaire accommodante annoncée par le nouveau gouvernement américain nous amènent à privilégier les actions plutôt que les obligations. Après de

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Notre allocation obligataire demeure bien diversifiée entre les divers segments, avec un biais en faveur des obligations d’entreprises. Les obligations convertibles offrent un potentiel de performance supérieur. Dans les obligations, nous nous concentrons sur la monnaie de référence de l’investisseur. Fonds alternatifs Avec les hedge funds nous visons à améliorer les propriétés de rendement/risque du portefeuille. Par ailleurs, nous envisageons des fonds fixed income alternatifs, tels que le financement du négoce, les prêts privés et les obligations catastrophes offrant des rendements supérieurs et décorrélés, et améliorant la diversification. Matières premières Nous avons récemment réduit notre allocation aux métaux précieux and maintenons une légère souspondération à ce stade.

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Stratégie investissement

Revue des marchés financiers

Augmentation de l’optimisme sur l’économie Marchés des actions Les actions ont mal débuté l’année 2016, mais les progrès de l’économie mondiale se sont traduits par des rendements positifs au deuxième semestre, à l’exception notable de l’indice SMI. Monnaies Le dollar s’est apprécié au quatrième trimestre, en particulier vis-à-vis du yen. Les meilleures monnaies de 2016 sont celles de pays exportateurs de matières premières, comme la Russie et le Brésil. A l’inverse, la livre sterling a nettement baissé après la décision du Royaume Uni de quitter l’UE. Matières premières Le pétrole s’est nettement redressé en fin d’année après l’annonce des principaux producteurs de réduire leur production. L’or s’est revalorisé en 2016, mais le métal jaune a souffert après les élections américaines en novembre, en réponse à la hausse du dollar et des rendements obligataires. Marchés obligataires Les obligations ont présenté un rendement positif au premier semestre. Elles ont ensuite été pénalisées par l’optimisme croissant à l’égard de l’économie et par la hausse des rendements, spécialement en fin d’année. Les obligations à haut rendement ont surperformé les obligations souveraines en 2016. Il en est allé de même des obligations émergentes émises en dollars.

Tableau 5: Revue des performances Prix*

Performance 2016*

8'220 11'481 4'862 1'517 7'143 361 2'239 1'519 1'751 349

9'254 1'672

-6.8% 6.9% 4.9% 4.9% 14.4% -1.2% 9.5% -1.9% 5.3% 11.0% 48.9% 11.4% 8.9% 1.9% -2.8% 3.3% 11.0% 61.3%

5'703

0.7%

Devises Franc suisse/Dollar US Dollar US/Euro Yen/Dollar US Franc suisse/Livre brit. Franc suisse/Yen 100 Franc suisse/Euro Renminbi/Dollar US Roupie/Dollar US Brésil real/Dollar US

1.0190 1.0517 116.96 1.2582 0.8708 1.0721 6.9450 67.92 3.2552

1.7% -3.2% -2.7% -14.5% 4.5% -1.5% 6.9% 2.7% -17.8%

Matières premières Pétrole (West Texas Inter.) Métaux industriels Or Produits agricoles

53.7 258.3 1'152.3 431.0

45.0% 18.3% 8.6% -4.2%

Marchés actions Swiss Market Index DAX Index CAC 40 Index Suède (OMX) FTSE 100 Index Europe Stoxx600 S&P 500 Index Tokyo-Topix Index MSCI World MSCI World Small Cap Russie Pologne Turquie Inde Chine intérieure Corée du Sud Taiwan Brésil Hedge funds Hedge fund of funds

603 51'754 78'139 26'626 9'395 2'026

Marchés obligataires Obligations gouv. en euros (1-5 ans) Obligations gouv. en euros (5-7 ans) Obligations gouv. en CHF (1-5 ans) Obligations gouv. en CHF (5-7 ans) Obligations gouv. en USD (1-5 ans) Obligations gouv. en USD (5-7 ans) Obligations d'entreprises (USD, min. BBB) Obligations d'entreprises (USD, haut rend.) Obligations gouv. (USD, "inflation linked") Marchés émergents (EMBI, USD)

0.9% 2.2% -0.6% 0.3% 1.1% 1.2% 4.8% 18.3% 2.9% 9.6%

* Valeurs au 31-déc.-16. Source: Fournissuer d'indice

Janvier 2017

page -10-


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