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Trimestriel N° 14 / mai 2009 Le magazine du Pays d’Aubagne et de l’Étoile

Le Pays d’Aubagne et de l’Étoile, c’est : Aubagne,

La Destrousse,

Auriol,

La Penne-sur-Huveaune,

Belcodène,

Peypin,

Cadolive,

Roquevaire,

Cuges-les-Pins,

Saint-Savournin,

La Bouilladisse,

Saint-Zacharie

Pays d’Aubag

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L’agglo, le magazine trimestriel du Pays d’Aubagne et de l’Étoile • n°14 mai 2009, gratuit Directeur de la publication : Alain Belviso • Conception : Anatome • Photos : J-P Vallorani - M. Munari - P. Massaïa - P. Mougeot • Illustrations : A. de Sainte-Marie • Impression : Imprimerie SEILPCA • Éditeur : Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile • Tél : 04 42 62 80 00 • Site : www.agglo-paysdaubagne.com • Tirage : 47 500 exemplaires

o l g g l’a ne et de l’Étoile

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S OMMA IR E Les visages de l’agglo

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L’agglo c’est vous Il s'engage, il vit, elle prépare...

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Portrait Cuges-les-Pins fête ses 500 ans

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Ping-Pong Le vin de Pays...

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Les temps de l’agglo

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Dossier Édito Courrier / Flash-back Le vélo ça marche !

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l a f a m il l e B A TTINI

101 253 visages, et moi et moi...

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L'actu en cours En perspective, en projet, en débat... 18/19

C’est votre heure Sonnez hautbois, résonnez trompettes !

Les regards sur l’agglo

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Vu d’ici et d’ailleurs Les croisièristes débarquent...

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Réflexions Réforme des collectivités locales

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Événement Vive la gratuité !

101 253 visages, et moi et moi et moi...

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Balades À la chasse aux moulins

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Agenda 33/35

th

À vivre ici et ailleurs...

le magazine


TÉLEX La bataille menée par les communes de la vallée de l’Huveaune est gagnée : les travaux de la 3e voix ferrée entre Aubagne et Marseille ont enfin démarré !

Il s'engage...

. . . S U O V T S E ’ L’ A G G L O C

à faire connaître son île Jean-Claude Césari

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"Je me suis adapté avant de me faire adopter". Une phrase que Jean-Claude Césari répète avec plaisir pour exprimer son attachement à une ville où il a replanté ses racines corses, il y a un peu plus de trente ans. "Parce que c’est là où je me sens le mieux. Avec ses collines et ses paysages, Aubagne me rappelle un peu mon pays". Lorsque ce natif de Porto-Vecchio débarque sur le continent à l’âge de 24 ans, c’est tout naturellement vers la Cité phocéenne qu’il se dirige. Conseiller économique, il est invité, quelques années plus tard, par Edmond Garcin à s'établir dans la Cité de Pagnol. Très attaché à une culture et des racines qu’il voulait faire connaître et partager, il s’est engagé dans le milieu associatif et adhérait, dès sa création en 1982, à Kallisté dont il est, depuis 2 ans, le président. Une association qui s’attèle depuis à faire connaître la Corse, sa culture et son patrimoine. Elle est, notamment, à l’initiative des "Journées Culturelles Corses". "L’association a été créée au départ pour servir de lien entre Corses", confie-t-il. "Comme nous sommes des Corses qui ne veulent ni être neutres ni indifférents, nous avons pris le parti de nous exprimer sur tout ce qui touche la vie politique, sociale et économique de l’Ile", poursuit-t-il. "Nous étions les premiers à nous élever contre le passage des pétroliers entre la Corse et la Sardaigne ou à avoir demandé à ce que l’un des bateaux faisant la liaison entre l’Ile et le continent soit baptisé Danielle Casanova" À la retraite, Jean-Claude refuse l’idée qu’en tant que Corse, il lui faut retourner y vivre. "Moi, j’ai la chance de vivre dans ce beau Pays d’Aubagne et de l’Étoile, un territoire dynamique, riche et agréable… alors, je profite de tout ce qu’il m’offre en termes de services, d’infrastructures et de possibilité d’épanouissement".

Il vit...

à modeler ce qui lui passait par la tête. Un besoin d’expression qui ne l’a jamais quitté : sculptures, mais aussi peintures et dessins, tous les supports sont bons pour donner vie à ces métaphores pleines de sagesse, et à ces créatures qui l’habitent. Pour cuire ses œuvres, il a trouvé une aide précieuse auprès des céramistes aubagnais, et il partage régulièrement sa passion avec les enfants des écoles. Dib Diouf, ou l’histoire d’un homme qui redistribue tout ce qu’il reçoit…

du Sénégal à Aubagne Dib Diouf Dans les rues d’Aubagne avec Dib Diouf, on se croirait avec un enfant du pays. Aux “comment ça va Dib?” qui fusent, il répond par un “même si ça va pas, ça va toujours” qui le définit bien. Dib est arrivé là il y a cinq ans, au terme d’un parcours qui semble éclairé par une bonne étoile. Né au Sénégal il y a 35 ans, il rencontre à l’adolescence un “parrain” français qui tous les mois lui envoie de quoi poursuivre ses études. Devenu instituteur, Dib aide les autres à son tour, et enchaîne les projets éducatifs et sanitaires pour les enfants du Sénégal. Et puis il rencontre Karine, sa “petite souris” comme il dit, et l’épouse cinq ans plus tard, avant de la rejoindre à Aubagne. Après plusieurs petits boulots, cet amoureux de l’éducation à qui l’enseignement manque tant, a le bonheur d’être embauché à la bibliothèque. Et puis à Aubagne, c’est aussi avec son enfance qu’il renoue à travers l’argile. Petit garçon, il allait la chercher dans les marigots, et passait des heures

Elle prépare... la prochaine édition d’Argilla Emmanuelle Not-Schiano Son atelier est installé dans un lieu improbable, perdu dans une colline entre Saint-Zacharie et Trets, sur le chemin de la chapelle Sainte-Claire. Sur les étagères, sur l’établi, les premières esquisses de personnages en terre qu’elle prépare pour Argilla : des figurines à la manière d’idoles, représentations de différentes ethnies, avec comme fil conducteur la réunion de tous les

peuples. Mais il ne s’agit encore que de balbutiements, l’idée peut encore changer en cours de route. Ce sera la deuxième participation d’Emmanuelle à Argilla. Un moment qu’elle attend avec impatience : "J’ai très bien travaillé la première fois. Il y a eu beaucoup de retours, mes créations ont plu. C’est un moment très stimulant, pour lequel j’ai envie de proposer quelque chose d’original", explique la céramiste - mais dans son cas, ne devrait-on pas dire sculptrice ? Chacune de ses pièces est unique. Certaines sont magistrales, comme ce samouraï impressionnant (qui a nécessité 170 kilos de terre), ou ce berger impassible. "Les bergers, les moutons sont des thèmes récurrents. Le berger est un guide, il incarne la patience, et une certaine sérénité". Emmanuelle est habitée par l’esprit de la nature. Les animaux, les végétaux, les lutins de la forêt sont des thèmes fétiches. Mais elle crée également des personnages très proches des mangas, et directement liés à la culture du raku, cette technique de cuisson japonaise qui consiste à cuire l’émail à 900°C, puis à le sortir incandescent pour l’enfouir dans des copeaux de bois. "Cette technique me plaît car elle habille l’objet. On joue avec les éléments pour obtenir des craquelures. On se rapproche de l’origine".

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TÉLEX Plus de 300 personnes ont assisté le 25 février au débat de clôture de l’exposition “Les batailles de l’eau”, auquel participaient Jacques Perreux,

vice-président du Conseil général du Val de Marne, Michel Partage, Président de l’association Eau, et Danielle Mitterrand, Présidente de la Fondation France Libertés.

Une famille éco-citoyenne

Bienvenue chez les Amberto

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. . . S U O V T S E ’ L’ A G G L O C

Un couple de quatre enfants, une famille comme il en existe plein d’autres en Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Jusque là, rien de particulier, à part que la famille Amberto est une famille éco-citoyenne. Vous ne le saviez pas ? Et bien elle non plus... née, côté bois, ramassage et coupe, j’assure !". Son frère Pierrot, troisième venu et encore lycéen, avoue lui, filouter sans complexe "Le compost j’observe d’assez près, par contre pour le tri, j’ai tendance à laisser en plan, je me dis qu'il y aura toujours quelqu’un pour passer derrière". Un "quelqu’un" que tout le monde connaît et qui se nomme Françoise, mère et chef d’équipe, qui veille au grain, aux engagements de chacun.

La pesée : une corvée nécessaire

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n cadeau, cela ne se refuse pas, Françoise le sait bien, surtout quand vos propres enfants se sont cotisés pour vous l’offrir. Alors comme en plus Françoise ne manque pas d’humour, elle l’a soulevé ce cadeau et, tendrement, l’a serré dans ses bras. Ce jour là, elle a reçu une superbe poubelle en métal, elle en rêvait pour que ses journaux en attente de container

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soient enfin épargnés par la pluie. Un clin d’œil. Cela se passe comme ça chez les Amberto, une famille écocitoyenne suivie et épaulée depuis presque un an par l'agglo. "Honnêtement depuis longtemps, à part mettre le verre de côté pour aider à la lutte contre le cancer, on ne faisait rien d’autre…" comme pas mal de monde. Jusqu’à ce jour de 2008 où Françoise a appris que l’agglo était à la recherche de familles volontaires pour mener une expérience : vivre un an durant le

plus éco-citoyen possible, observer comment cela se passe, ce qui est facile, ce qui l’est beaucoup moins.

1ere étape : le diagnostic Avant de se lancer, les Amberto ont été "profilés" par l’agglo, un état des lieux complet, diagnostic des déperditions de chaleur de leur habitation, moyennes sur les deux ans écoulés de toutes leurs consommations énergétiques maison et véhicules, habitudes de déplacement. Pour les remercier de leur bonne volonté et

pour les aider dans leur démarche, ils ont reçu des ampoules à basse tension, une carte de bus avec des trajets gratuits, un composteur pour le jardin et un vélo prêté. "Moi le vélo, je l’utilise assez souvent, ça maintient mon corps d’athlète. Sinon maintenant je n’oublie plus d’éteindre ma chambre en sortant" C’est à peu près tout ce que fait Rémi, 24 ans, l’aîné des enfants, lequel aussitôt reprend la parole "Ah si, j’oubliais, comme on a décidé d’utiliser de plus en plus la chemi-

Françoise n’a pas de temps à perdre car presque tous les jours la pesée est à sa charge. Pourquoi une pesée ? Parce que qui dit "évaluation" dit "mesure" de tous les paramètres pour, à la fin de l’expérience, jauger et juger les changements, à la hausse comme à la baisse. Cette demande de l’agglo est vécue comme la seule mais réelle "prise de tête". En femme de parole, Françoise s’y colle. Son petit pèse-personne n’est jamais loin, elle pèse emballages, verre, déchets, compost et même la poubelle "normale", des opérations quotidiennes notées sur un carnet de bord avec relevé de tous les compteurs de la maison, des véhicules, avec point hebdomadaire et mensuel, "On a aussi un économètre pour mesurer les variations de consommation de tous nos appareils, mais on ne le fait quasiment plus, car comme nos factures gaz, EDF et autres sont

mensualisées. On ne se rend pas compte des changements, on verra au final. Pour autant on fait attention aux gestes, on ne laisse rien en veilleuse et même, pour la première fois en 26 ans, on a débranché cet hiver le frigo d’appoint qui, il faut bien le dire, tournait pour rien". Une histoire de veilleuses qui paradoxalement réveille Robert son mari jusque là resté en retrait. "Moi je veux bien l’admettre, j’ai mis plusieurs mois à consommer moins d’eau sous la douche, mais franchement pour ce qui est des consommations électriques, si on peut sans problème apprendre à éteindre en quittant une pièce, il y en a marre d’être obligé de débrancher des prises, de chercher à savoir. L’indice de consommation sur un frigo c’est facile à voir, eh bien amusez vous à le chercher sur une télé ou du petit électro-ménager, et je ne vous parle pas des appareils qui ont l’air éteint et qui continuent de consommer.

Pour qu’une famille soit durablement éco citoyenne, il faudra qu’en amont les industriels changent aussi leur façon de faire." Les Amberto sont toutefois unanimes : "sans rien faire d’extraordinaire, en peu de temps, on a perdu de mauvaises habitudes, acquis d’autres réflexes faciles à conserver. Cela ne coûte rien de ne pas jeter les piles n’importe où, pareil pour les cartouches d’encre". Trier, jeter au bon endroit, ce n’est pas compliqué. Adrien, 9 ans, le petit dernier confirme "je fais attention", et il est avec son papa de tous les voyages à pied, direction les containers derrière la voie ferrée. Mais le couple Amberto le souligne : "Il ne faut pas se le cacher, être éco-citoyen a un coût. Nous on a la chance d’avoir une maison, mais elle n’est pas toute récente, on espère très bientôt pouvoir l’équiper du double vitrage. Mais pour gaspiller moins il nous faudrait aussi isoler le toit,

installer du solaire, des gouttières, des récupérateurs d’eau de pluie, honnêtement malgré les aides qui existent, tous ces investissements on ne pourra pas les faire". Cette mise au point faite, la famille Amberto est impatiente de connaître les économies d’argent qui vont résulter de ses changements de comportements mais elle s’est aussi rendu compte que les préoccupations environnementales sont réelles et de plus en plus partagées. "Les amis et la famille qui viennent à la maison nous posent plein de questions sur l’expérience en cours, il y en a déjà plein qui une fois rentrés chez eux ont changé leurs ampoules, et se sont mis au compost. Nous, en tous cas on a passé un cap. Maintenant on a l’œil !"

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TÉLEX jusqu'en septembre 2009, la municipalité de Cuges-les-Pins organise un concours de nouvelles autour du village et de son histoire intitulé :

"Et si Cuges m’était conté...". Vous pouvez tous y participer. Inscritpion et renseignements à la mairie de Cuges-les-Pins.

Cuges-les-Pins fête ses 500 ans

Une année pour fêter 5 siècles de vie commune ! 500 ans d’Histoire, ce n’est pas rien! Et les Cugeois(es) ont bien l’intention de fêter ça tout au long de l’année. Alors l’agglo s’est associé aux réjouissances pour vous proposer ce portrait de village et faire partager un peu de son histoire à tous les habitants...

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out commence en mars 1509 avec la signature d’une charte entre le Seigneur Antoine de Glandevès et la communauté villageoise vivant autour du château. Ce jour-là, le 11 mars exactement, est actée la naissance "officielle" de ce noyau villageois qui portera plus tard le nom de Cuges-les-Pins. "C’est dans et autour de ce château seigneurial, appartenant à la famille Glandevès, planté au milieu du village, à proximité de la route nationale qui traverse le village pour desser-

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vir, d’un côté, le département du Var et, de l’autre, celui des Bouches-duRhône, qu’ils s’installent…", explique Michèle Amar, présidente de l’association "Cugistoria". "Quelques siècles auparavant, la localité traversa une longue période d’insécurité, de guerres et d’invasions qui avaient poussé les quelques familles vivant dans les alentours à aller se réfugier dans le Pic Cuget ", précise-t-elle. Un refuge dans les collines ardues surplombant l’actuel village. D’accès difficile, la pointe de Cuget constituait alors un asile solide pour ces familles en cas d’incursion ennemie. "C’était le Moyen Âge. Cette population vivait dans et autour d’un Castrum, un château fort, à la place de la chapelle Sainte

Croix, construit par l’un de ses chevaliers récompensés probablement par Guillaume II dit le Libérateur. Il faut dire que la Provence était perpétuellement en guerre", commente la présidente de Cugistoria. Après plusieurs successions seigneuriales, le château a été vendu vers le 15e siècle à la famille Glandevès.

1509, le centre de Cuges déménage dans la plaine Ce fameux 11 mars 1509, Antoine de Glandevès convoque donc le conseil général de la communauté avec tous les chefs de maisons de Cuges, venus expliquer, tour à tour, les difficultés qu’avait cette population, de plus en plus croissante, à vivre dans ces conditions pénibles. D’un commun

accord, ils décident de quitter cet abri de fortune et de construire un "bourg plus spacieux sur les bords de la grande plaine" juste en dessous de ce pic inconfortable. "On est face à une société déjà bien avancée. Une petite société politique qui allait commencer à négocier et à défendre ses intérêts", poursuit Michèle Amar. Car cette charte n’était pas un acte gratuit mais comportait des clauses qui définissaient précisément les charges et les rôles de chacun. À charge du Seigneur de fournir terre, travail et protection, d’autoriser la construction de nouvelles maisons en contrebas de son nouveau château, d’un four à cuire le pain… La communauté prend en charge, elle, d’amener l’eau, de contribuer

à la construction du château du seigneur, de payer des "dîmes" et de fournir de la main d’œuvre et des journées de travail. Mais les rapports entre la communauté "villageoise" et les seigneurs n’ont pas toujours été de tout repos. De nombreux litiges et querelles ont opposé les uns aux autres, chacun essayant de faire pencher le rapport de force de son côté. "Ce premier noyau a commencé, peu à peu, à se compléter et à descendre vers la plaine. Les seules routes qui existaient à l’époque se situaient à l’extérieur et bordaient le village. Elles se situaient au Nord et au Sud. La physionomie "moderne" du village coupé par une route qui traverse la plaine vers le cimetière remonte aux environ de 1750. Ceci a beaucoup influencé la physionomie actuelle du village… Ensuite, l’habitat s’est de plus en plus développé vers la plaine et a toujours suivi la démographie et l’évolution sociale".

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Durant toutes ces années, l’activité économique s’est construite autour de traditions agricoles qui se poursuivront jusqu’à la moitié du 20e siècle avec la culture de vignes, câpres, olives… C’est une société principalement rurale qui va s’orienter essentiellement vers la production vinicole. "La vigne était pour Cuges le moyen de ressources le plus lucratif". Le travail forestier (Sainte-Baume), notamment l’exploitation de la résine, de l’essence et du charbon extraits du pin (introduit certainement après les croisades) permettait de faire vivre une bonne partie de la population. On dénombrait de nombreux bûcherons, quelques exploitations vinicoles. Jusqu’au milieu du 19e siècle, tout le trafic, entre Marseille, Toulon et Nice, empruntait la principale artère qui traverse le village (Grand-Rue, route nationale…). "Mais, bien qu’à

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égale distance de Marseille et de Toulon, l’activité économique et les liens sociaux ont toujours été tournés vers la Vallée de l’Huveaune."

Des célébrations tout au long de l’année Pour célébrer ces 5 siècles d’existence du village, la municipalité organise cette année, en partenariat avec les associations du village, de nombreuses manifestations festives et événementielles. "Nous avons décidé de fêter ces 500 ans en tenant compte de plusieurs choses", confie Gérald Fasolino, adjoint au maire en charge de la communication. "Nous allons d’abord nous appuyer sur la richesse du tissu associatif de notre commune et toute sa diversité pour organiser à travers des défis de nombreuses manifestations : 500 coureurs ou regroupements de véhicules anciens, ballons à lâcher, santons dans une crèche…

Nous avons décidé d’étaler ces manifestations sur toute l’année, en donnant un côté festif et attractif sur tout le village, jusqu'à la fin décembre", précise-t-il. Autre action pour marquer cet anniversaire, le choix de la commune, après délibération du Conseil Municipal, de lancer "un itinéraire découverte du patrimoine communal" avec l’objectif de mettre en valeur les lieux clés du village, "à travers des panneaux (une sérigraphie en émail blanc et noir) apposés sur les lieux essentiels de la commune et pouvant servir de signalétique touristique".

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TÉLEX Depuis le lancement de la carte-pétition pour la défense de l’hôpital public d’Aubagne, plus de 6000 signatures ont été recueillies. Une bonne

partie a déjà été remise au Directeur de l’ARH. Pour la suite, plusieurs temps forts sont progammés, dont un grand rassemblement à Marseille le 13 juin !

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Le Pays d’Aubagne et de l’Étoile, un pays de vin ? Plus qu’on ne le croit. Une production modeste mais des ambitions qui ont la saveur du goût, de l’effort et de l’imagination. Celle qu'il faut pour obtenir du rosé sans couper du rouge avec du blanc...

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PING PONG

Le vin de Pays... d'Aubagne et de l'Étoile Jean-François Margier, viticulteur Domaine de la Michèle 1

À la quête de l’AOC Dans les années 50, ici on faisait surtout des fruits et des légumes. Pour le raisin, c’était celui de table, alors on est passé à côté de l’AOC. Cuges-les-Pins, par exemple, est en Côtes de Provence mais pas la vallée de l’Huveaune. Cela ne nous empêche pas de faire du bon vin, du blanc, du rosé et du rouge. Depuis 2008, sur les 12 hectares du domaine, nous sommes passés en agriculture biologique après avoir été en agriculture raisonnée. C’est-à-dire que nous n’utilisons aucun engrais ou pesticide chimique ou de synthèse. Pour fertiliser, nous utilisons les résidus de moulin, même les sangliers se régalent. Cela ne nous coûte pas beaucoup plus cher, un peu de main-d’œuvre. Nous travaillons un rouge de garde à base de Caladoc, un cépage assez original qui nous permet de proposer un vin très charpenté, structuré avec un petit goût de vanille. Pour l’AOC, on est revenu à la charge. Pas facile de revenir sur un décret du Journal Officiel. Cela ne changera pas vraiment le goût du vin mais les restaurateurs n’imaginent pas proposer un vin de Pays et

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pour les profanes l’AOC rassure… La Communauté d’agglomération nous a financé une étude préalable. Le dossier est maintenant à Paris, on devrait avoir la réponse l’année prochaine. Mais le vin ne se réduit pas à une étiquette, il y a le plaisir, le goût, l’originalité, la cohérence des terrains et des variétés de cépage aussi. Nous produisons 20 000 bouteilles, vendues en circuit court. Le contexte économique est difficile, il faut s’adapter. On ne boit plus du vin comme avant, c’est devenu plus festif, plus convivial. Tant mieux.

Eddy Moulet, responsable de la cave La part des anges à Aubagne 2

Le vin doit rester un plaisir Nous sommes à la fois grossiste pour les restaurants et détaillant pour les particuliers. Nos clients sont des employés de la zone industrielle, des habitants d’Aubagne et des alentours, et même de Marseille. On vient chercher le bon rapport qualité-prix, des vins rares aussi qu’on ne trouve pas partout. Beaucoup de vignerons ne vendent pas dans les grandes surfaces. Les entreprises cherchent elles plus l’étiquette pour leurs cadeaux. Alors bien sûr les vins locaux font partie de nos plus grosses ventes. Nous avons plus de 800 références. Devant les kilomètres de linéaires dans les grandes surfaces, on tire au hasard. Ici, on vient chercher

le conseil. On ne fait pas le même métier. Certains viennent avec leurs menus et nous demandent qu’est-ce qu’on boit avec ! Je suis sommelier de formation, j’aime conseiller. Le vin, c’est ma passion. On aime les vignerons et leurs produits, ceux qui se concentrent sur la qualité, pas sur la quantité. On privilégie les vendanges à la main, les produits fins, plus sages. Si on veut éviter les maux de tête, il faut moins de soufre dans le vin ! On fait de plus en plus de bio aussi. Il y a toujours de l’avenir pour le vin mais il doit rester un plaisir plus qu’une marchandise.

Jean-François Bonnet, Directeur de la coopération Les vignerons du Garlaban

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La petite coopérative ne connaît pas la crise Notre petite coopérative – 400 coopérateurs tout de même – ne connaît pas la crise ! Depuis le 1er août, nous avons un chiffre d’affaires en augmentation de 11 %. Nous sommes des producteurs et en période un peu troublée, les gens reviennent vers les producteurs. Il n’y a qu’à regarder aussi le succès des Amap. Avant, l’image d’une coopérative était un peu ringarde, maintenant on y revient. Il y a une notion de solidarité dans la notion de coopérative et dans les moments difficiles, cela rassure. Notre modèle économique est viable. Je crois que les gens ont confiance en nous. Ils savent

que nos produits viennent d’ici, que nous avons une déontologie. Nous sommes régulièrement contrôlés par des organismes indépendants. Même quand on achète du saumon dit sauvage dans une grande surface on se demande ce que l’on va vraiment manger ! Ici, les gens savent ce que nous faisons. Nous sommes sur place, on peut nous trouver à Auriol, La Bouilladisse... Et puis, bien sûr, il y a le rapport qualité-prix parce que cela ne suffit jamais d’être local, il faut être bon. Et là nous sommes imbattables. On ne fait pas des bouteilles à 10 euros mais nos vins récoltent chaque année leurs moissons de médaille. Notre production est modeste – 10 000 hectos – mais

on propose une gamme très large, du blanc, des rosés, des rouges. Les comportements changent, avant les gens buvaient surtout du rouge, et un peu plus de rosé pendant l’été. Maintenant, on consomme presque autant de rosé que de rouge, même pendant l’hiver. Mais attention, nous allons continuer à faire du vrai rosé. Pas celui qu’imagine la commission européenne en mélangeant du rouge et du blanc. Faire du rosé est une question de macération pas de mélange. C’est avec des décisions comme celle-ci, soi-disant pour s’aligner sur la concurrence, que l’on viendra toujours chez nous. Aujourd’hui, on voit des jeunes qui s’installent et replantent. Mais pour

que l’on se maintienne, il faut une volonté politique. Et cette volonté se voit aujourd’hui concrètement dans le Plan Local d’Urbanisme qui réserve du foncier pour les agriculteurs.

Christine Santos, coopératrice des Vignerons du Garlaban 4

Un patrimoine à préserver J’ai toujours connu les vignes ! Mon grand-père était comptable de la cave coopérative et ma mère aussi. J’habite Aubagne mais nous avons mille pieds de vigne sur Auriol. La vigne c’est du travail ! Il y a pas mal de week-ends qui sont pris. Au printemps, il faut enlever les bourgeons,

au mois d’octobre vient le temps de la taille, il faut sulfater... Il y a tout un cycle à respecter. En septembre, on prend quelques raisins par rangées et on les porte à la coopérative pour mesurer la teneur en sucre afin de mieux préparer les vendanges. Le paiement se fait au degré et à la quantité récoltée. Enfin un peu d’argent, mais comparé aux frais… Ce n’est pas pour en vivre que nous le faisons. Nous voulons préserver un patrimoine. C’est aussi du plaisir. On vendange en famille et avec des amis. Tout se fait à la main, c’est mieux pour le raisin. Ce week-end là, on se retrouve à une quinzaine autour d’un bon plat et du vin bien sûr, du caladoc, notre cépage, ou un

AOC de la cave bien évidement ! Un moment important de rencontre et de convivialité. Maintenant, il faut penser à la relève. Pas facile pour une femme d’assumer la gestion d’une vigne et mon compagnon a toujours connu la ville . Pour lui, la campagne est synonyme de loisirs, pas de travail. Et le vin en demande…

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TÉLEX Une visite-débat sur le parcours du futur tramway reliant La Penne-sur-Huveaune à la ZI des Paluds à Aubagne est organisée le 16 mai à 14h30 à Aubagne.

DOS SIER Pays d'Aubagne et de l'Étoile

101 253 visages, et moi et moi et

moi...

En moins d’un demi-siècle, les douze communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile ont connu des transformations massives, sur le plan économique évidemment, mais plus encore sur le plan humain. Avec 101 253 habitants, ce territoire vient de passer un cap. Mais qui sont donc ces cent et quelques mille habitants ? Que font-ils ? Où vivent-ils et d’où viennent-ils ? L’agglo est parti mener l’enquête...

E

s p m les te l’agglo de

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n moins de quarante ans, le Pays d’Aubagne et de l’Étoile - qui en 1962 comptait moins d’habitants que n’en recense aujourd’hui la seule ville d’Aubagne - a vu sa population doubler, affichant un taux de croissance démographique nettement supérieur à celui de l’ensemble de l’aire métropolitaine marseillaise. Aujourd’hui, plus de 100 000 personnes y vivent, mais contrairement aux communes voisines, chez qui l’évolution de la population résulte essentiellement d’un nombre de naissances supérieur au nombre de décès, c’est du côté du solde migratoire (plus d’arrivées que de départs) qu’il faut chercher les raisons de cette exceptionnelle vitalité. Un cadre de vie de qualité, un dynamisme économique remarquable et une situation privilégiée au carrefour des trois grands centres urbains que sont Marseille, Aix-enProvence et Toulon : voilà précisément ce qui fait son attractivité ! C’est dans les années 80, avec le grand boum de la périurbanisation, que l’essor démographique est le plus important. À l’époque, on comptait chaque

Le saviez-vous ? année 1 754 nouveaux habitants contre une moyenne actuelle de 1 137. Mais alors qu’ailleurs le taux de croissance a tendance à chuter, il demeure ici particulièrement stable. Et surtout, il est presque entièrement le fait de l’arrivée de nouveaux habitants, notamment de jeunes couples avec enfants ! Ainsi, à l’exception de Cadolive qui ne doit son accroissement qu’aux naissances, toutes les communes du territoire affichent un “solde migratoire” positif, responsable à 80% de l’évolution démographique du Pays d’Aubagne et de l’Étoile.

Cuges, Auriol et Belcodène, tiercé gagnant Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas Aubagne que l’on retrouve au premier rang des communes les plus attractives mais Cuges-Les-Pins, qui décroche la palme avec un taux de croissance de 2,91% par an, suivie de près par Auriol. Celle-ci, avec un taux de 2,75%, a gagné presque autant d’habitants qu’Aubagne en dix ans alors qu’elle est quatre fois moins peuplée ! Derrière elle, Belcodène - la plus petite

s Les chiffres officiel gglo* l’A de des communes bitants Aubagne : 44 682 ha Auriol : 11 442 Roquevaire : 8 319 une : 6 153 La Penne-sur-Huvea 1 La Bouilladisse : 5 56 Peypin : 5 259 6 Saint-Zacharie : 4 77 9 Cuges-les-Pins : 4 58 5 97 Saint-Savournin : 2 5 La Destrousse : 2 70 Cadolive : 2 125 Belcodène : 1 697

1er janvier 2009 *publication Insee au

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TÉLEX Suite à son entrée dans la Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, Cadolive bénéficie désormais du réseau de transports

scolaires des Bus de l’Agglo ainsi que du service de collecte et de tri des déchets proposé sur l’ensemble du territoire. De vrais plus pour ses habitants !

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DOS SIER

Ils ont choisi l’Agglo

“ la famille Ko uth

des commune - avec 2,43% et Saint-Savournin avec 2,18%… Des taux bien supérieurs aux 1,6% de croissance annuelle moyenne affichés dans les communes périurbaines de la Région Paca !

Saine et diversifiée, l’économie tient bon Fort heureusement, cette croissance démographique s’est accompagnée d’un développement et d’une diversification de l’activité économique sur l’ensemble du bassin. Depuis le début des années 2000, la croissance en terme de création d’emplois et d’implantation d’entreprises sur le territoire n’a pas faibli, avec une moyenne de 227 créations

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Ici il règne une ambiance particulière, très conviviale. Personne ne nous a regardés comme des étrangers quand on s’est installés”. Corinne Kouth ne regrette pas le temps où elle vivait avec son mari et ses trois enfants dans le 9e arrondissement de Marseille. Ces deux jeunes retraités de l’armée (50 et 46 ans) ont quitté Marseille pour La Destrousse en 2000. “À l’époque où mon mari était militaire, il faisait des marches à pied qui l’amenaient souvent par là, et il a eu un vrai coup de cœur. Alors quand on a décidé d’acheter un terrain pour construire, c’est ici qu’on s’est mis à chercher”, raconte-t-elle. Si Corinne profite de sa retraite pour s’occuper de ses trois garçons, un grand de 14 ans, et des jumeaux de 11 ans et demi, son mari, lui, part chaque jour travailler à Marseille. Pas question pour lui de se passer de voiture, “il part très tôt et rentre parfois tard, il a des horaires particuliers” dit-elle. Mais Corinne, lorsqu’elle travaillait encore à

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habitants par an. Une croissance particulièrement stable depuis plus de 20 ans.

Les Kouth, une famille heureuse de vivre à La Destrousse

d’entreprises par an (tandis qu’une centaine disparaissent chaque année). Et si la moitié des actifs vivants ici quitte quotidiennement le territoire pour aller travailler ailleurs, à Marseille le plus souvent, nombreux sont ceux qui chaque jour font le trajet inverse. Ainsi en 2004, près de 16 000 salariés, Marseillais pour la plupart, mais aussi Ciotadens ou Gémenosiens, avaient leur emploi sur le territoire. La présence de deux pépinières d'entreprises n’est d’ailleurs pas étrangère à ce dynamisme et à cette attractivité. Ici plus qu’ailleurs, l’élan entrepreneurial local joue un rôle majeur. Avec un salarié

sur quatre, le commerce est le premier secteur pourvoyeur d’emploi. Un secteur vivace comme le prouve l’exemple de Huang Lê, 33 ans. Il a quitté Marseille en 1995 pour ouvrir son restaurant à Auriol, "parce qu’il n’y avait pas de restaurant asiatique", puis a déménagé à La Destrousse en 2006, avec sa femme et ses deux enfants, pour y ouvrir un autre établissement. Le domaine de l’éducation et de la santé n’est pas en reste (avec un emploi salarié sur cinq) et, particularité du territoire, l’industrie s’y maintient avec 13% des emplois salariés. Un chiffre bien supérieur à la moyenne régionale. Mais ce sont les

services à la personne qui connaissent un véritable boum ces dernières années.

L’agriculture en déclin mais soutenue Le secteur agricole, autrefois central sur le territoire, a comme partout en France subi une forte dégradation durant ces vingt-cinq dernières années. Il ne reste plus qu’une centaine d’exploitations agricoles en Pays d’Aubagne et de l’Étoile, essentiellement maraîchères et vinicoles, soit 2% des emplois salariés. Mais loin d’être vouées à disparaître, ces activités particulièrement précieuses sur un territoire constitué pour deux tiers d’espaces verts sont

Marseille, prenait la voiture jusqu’à Aubagne puis le train. Aujourd’hui, elle laisse les enfants aller prendre le bus à pied pour se rendre aux collèges de Roquevaire et de Gréasque, et s’apprête à acheter un vélo pour les petits déplacements de tous les jours. Il va sans dire que la gratuité des transports et l’ouverture prochaine de la voie de Valdonne sont pour elle des projets qui vont dans le bon sens. Pour Corinne, l’attractivité d’un village comme La Destrousse s’explique facilement : “Les gens viennent ici pour fuir l’anonymat des grandes villes et retrouver une certaine sérénité, surtout les couples avec enfants. On n’a aucun sentiment d’insécurité ici, quand il y a des festivités, on peut laisser les enfants jouer, on sait qu’il y aura toujours quelqu’un pour avoir l’œil sur eux”. Son souhait pour l’avenir? “Que les pouvoirs publics continuent à préserver cet environnement où il fait si bon vivre.

fortement valorisées. En témoigne l’existence de la Charte agricole du Pays d’Aubagne, qui a pour vocation de soutenir l’activité agricole périurbaine et de favoriser tout particulièrement l’installation de jeunes agriculteurs. Au palmarès des communes les plus dynamiques économiquement parlant, Aubagne est logiquement en tête, suivie d’Auriol et de Roquevaire. Mais c’est toujours Cuges-Les-Pins qui se singularise, car bien qu’étant la huitième ville de l’agglo en termes de population, elle arrive en sixième position des créations d’entreprises (42 créations en 2007).

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TÉLEX Saint-Zacharie a ouvert en mars dernier son 4e itinéraire "Marchons vers l’école", emprunté chaque matin par des dizaines d’élèves. Quelques

jours plus tard, La Penne-sur-Huveaune en inaugurait deux autres sur sa commune. Pas à pas, au fil des communes, ces parcours pédestres se multiplient...

(suite du dossier p.13)

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S R U O C N E L’ A C T U

é édito

Vive la gratuité, vivent les collectivités ! Le 15 mai sera le premier jour d’une nouvelle ère : celle de la gratuité totale des transports collectifs en Pays d’Aubagne et de l’Étoile. C’est, je le crois, une vraie révolution.

Le ménage type : un jeune couple avec enfants Pour ce qui est de la vie quotidienne, le ménagetype habitant l’Agglo pourrait correspondre au portrait robot suivant : Jeune couple avec enfants, propriétaires de leur maison, salariés et dont l’un des deux travaille sur Marseille. Car en ce qui concerne l’habitat, là aussi, la différence avec l’ensemble de l’aire métropolitaine est notable : ici, on vit plus en habitat individuel (54% contre 32% sur Marseille-Aix) et l’on est plus souvent propriétaire : presque deux tiers des habitants sont propriétaires de leur logement. Si les cadres, les étudiants et les retraités sont sous représentés par rapport au reste de la région, les 35-50 ans et les moins de 20 ans y sont plus nombreux. L’installation sur notre territoire de jeunes ménages n’est pas étrangère à cet état de fait. Une installation sans doute facilitée par le fait que le parc immobilier ait crû plus vite que la population, et que la part des résidences secondaires ait baissé (7% aujourd’hui contre 11% en 1985). Avec un taux de chômage plus faible, un emploi moins précarisé, des revenus en moyenne plus élevés, et un écart entre les plus pauvres et les plus riches moins important que dans l’ensemble de la région PACA, le Pays d’Aubagne et de l’Etoile semble en avance sur son temps, prêt à affronter les défis de l’après-crise et la nécessaire refondation de l’économie, dont on peut espérer qu’elle sera comme ici, basée sur l’humain et la qualité de vie…

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Par Alain Belviso, président de la Communauté d'agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile

+ d’habitants = + de déplacements... Si le Pays d’Aubagne et de l’Étoile attire de nouvelles populations, il faut qu’il soit capable d’assurer la circulation des personnes. C’est une condition sine qua non de son développement et de maintien de sa qualité de vie. Or, l’usage de la voiture arrivant à saturation, il faut inventer d’autres solutions alternatives... L’attractivité d’un territoire ce n’est pas tout ; l’augmentation de la population implique inévitablement un accroissement des déplacements. Or face à la congestion du réseau routier et autoroutier, il est impératif de trouver de nouvelles solutions qui assurent une bonne circulation des personnes sur le territoire. Et les transports en commun constituent toujours une réponse efficace et moderne. À ce titre, le projet de requalification de l'ancienne voie de Valdonne est le meilleur exemple. C’est un projet de transport collectif fiable, rapide, économique et non polluant qui est imaginé par la Communauté d’agglomération.

Ce nouveau moyen de transport devrait concerner pas moins de 2 700 personnes par jour, et presque autant de voitures ! Le trajet La Bouilladisse-Aubagne se fera en 25 minutes, avec un passage toutes les 20 minutes le long d’un parcours jalonné de dix stations. Quels horaires pour répondre au mieux au rythme des habitants, où situer les futures gares, comment éviter au maximum les nuisances... Autant de questions auxquelles les habitants seront appelés à répondre bientôt. Et si le choix du mode de transport est aussi à l’étude (bus, train-tram...), une chose est sûre : il sera gratuit, comme tous les transports en commun de l’Agglo.

Tout d’abord parce que cette décision bouscule une croyance bien établie selon laquelle seul le critère monétaire permet de mesurer la valeur des choses. Or nous le voyons bien à travers le concept même du service public, cette vision-là est réductrice car il est des formes de richesses qui échappent totalement à la sphère économique... Ensuite parce qu’avec la gratuité des transports, nous sommes au cœur des prises d’initiatives locales en matière de développement durable et solidaire. De fait, cette mesure -inédite dans notre département et rare en France- dépasse le cadre strict des transports pour aborder plus largement des problématiques environnementales, sociales et économiques dont chacun mesure l’importance. Elle est, à l'évidence, l’illustration parfaite des projets portés par notre Communauté d’agglomération pour construire avec les maires, les élus et les habitants des alternatives nouvelles. Mais malheureusement, elle est aussi l’exemple même de décisions prises par des collectivités locales qui demain pourraient être remises en cause si les conclusions de la commission Balladur étaient adoptées... Soyons clairs, avec la suppression de la taxe professionnelle et la réorganisation institutionnelle des collectivités, non seulement les communes n’auront plus les moyens financiers de le faire, mais en plus elles perdront l’autonomie politique absolument nécessaire pour y parvenir. Comble de tout, elles n’auront plus la possibilité de le faire puisqu’elles sont vouées à disparaître... Voilà précisément pourquoi les élus du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, dans toute leur diversité, se sont rassemblés le 28 mars dernier pour se prononcer contre ces deux projets de lois !

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TÉLEX L’Agglo a été retenue pour participer à un projet européen traitant des changements climatiques et du lien avec l’information et la sensibilisation

Écrivez-nous... Ecrivez-vous Envie de partager une opinion, de réagir sur un sujet ou de faire connaître un événement... Une seule adresse : “Courriers des lecteurs de l’agglo” Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile ZI Les Paluds • 932 Avenues de la Fleuride •13 400 Aubagne

Où trier mes déchets ?

Vous voulez recevoir L’agglo dès sa sortie? Rien de plus simple... Remplissez le bulletin ci-dessous et renvoyez-le à l’adresse suivante : Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile Abonnements - magazine L’agglo ZI le Paluds - 932 Avenue de la Fleuride - 13 400 Aubagne

BULLETIN D’ABONNEMENT Oui, je souhaite recevoir par courrier à mon nom le magazine L’agglo M.

Mme

J'habite à La Destrousse et je suis un peu perdu dans l'utilisation des conteneurs mis à notre disposition. Il y a bien une grosse étiquette indiquant qu'il ne faut pas mettre d'encombrants dedans, mais qu’en est-il des emballages et des verres que les gens mettaient dans les points d’apports volontaires ? Faut-il ou non les mettre dans ces conteneurs ? Si le tri sélectif n'est pas fait à réception de ces conteneurs, nous venons de faire un gigantesque pas en arrière ! Pascal S., La Destrousse Cher monsieur, Vous avez raison de le souligner, bien trier ses déchets est très important. Pour cela, nous vous rappelons qu’il existe des points d’apports volontaires (vert, bleu, jaune) à partir desquels sont collectés les déchets recyclables (verre, papiers, emballages). Pour le reste, et seulement pour cela, les déchets doivent être jetés dans les conteneurs d’ordures ménagères. Pour connaître la liste des emplacements des points d’apports volontaires, contactez Allo déchets au 04 42 18 19 79.

Gilbert, Pertuis (Luberon)

Prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code postal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Commune . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . N° de téléphone* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Courriel* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . *facultatif

Les informations receuillies sont destinées à faciliter la distribution du magazine L’agglo. Le destinataire de ces données est la direction de la communication de la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile et son prestataire de routage. Conformément à la loi “informatique et libertés”, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. Si vous souhaitez exercer ce droit, veuillez vous adresser à la Direction de la communication : 04 42 62 85 33

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Un pur bonheur ! Des intervenants intéressants, des anecdotes surprenantes, des propos captivants... et surtout plein d’envie et d’espoir ! Encore merci pour ce grand débat sur l’eau. J’ai appris pas mal de choses ce soir là et j’ai eu le sentiment que chacun en est reparti très motivé. Merci aussi pour cette belle expo photo qui l’a précédé. Un pur bonheur !

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FLASH-BACK

Retour sur l'opération "accro du vélo"

Le vélo ça marche ! Le 4 décembre dernier, l’Agglo proposait aux habitants et salariés du territoire de prêter gratuitement un vélo pendant 3 mois avec possibilité de renouvellement pendant deux fois trois mois. L’heure du premier bilan est arrivée et il est largement positif. À une ou deux exceptions près, les 1er bénéficiaires ont re-signé pour un tour. Des hommes, des femmes, beaucoup d’aubagnais mais aussi des habitants d’à peu près toutes les communes. Aucun accident ou vol n’est à ce jour déclaré. Les utilisateurs regrettent d’abord de ne pas toujours pouvoir garer leur vélo et attendent plus de pistes cyclables. 30 km par mois et par vélo ont été parcourus en moyenne. Preuve s’il en est des services que peut rendre la petite reine au quotidien. Devant le succès de l’opération, l’Agglo a commandé 30 nouveaux vélos, déjà tous réservés. D'ailleurs 60 personnes sont inscrites sur la liste d’attente. L’Agglo étudie la possibilité d’une troisième commande. Les beaux jours qui arrivent devraient confirmer une tendance que l’on observe ailleurs : le vélo aime la ville. Il reste juste à ce que l’inverse soit aussi vrai…

Bravo pour la gratuité qui va bientôt être en vigueur dans votre Agglo!

Nom. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

des populations, aux cotés de 7 autres pays européens partenaires, dont Chypre comme chef de file. Ce projet qui sera présenté en octobre à Bruxelles.

Pratique !

Cathy Passerelle

Le vélo, pour l’exemple Avec mon mari, nous avions déjà chacun un VTT mais j’ai voulu tenter l’expérience des vélos de l’Agglo, ne serait-ce que pour montrer l’exemple. À Saint-Zacharie, où nous vivons et travaillons, j’ai été la première. Je l’utilise pour aller à l’école où je suis institutrice et pour faire mes courses. Les vélos sont pratiques, pas lourds, bien équipés avec un panier devant pour mettre les courses ou un sac. La municipalité de Saint-Zacharie a décidé d’installer des nouveaux parkings à vélo, il n’y pas de pistes cyclables mais on se faufile. C’est quand même plus agréable que de prendre sa voiture ! Je sais maintenant que cela intéresse d'autres enseignants, des retraités aussi. Je pense que je ne prolongerai pas le prêt, mais c’est pour laisser la place aux autres !

lo, appelez l’agglo Pour réserver un vé Après la signature au 04 42 62 85 03. , rendez-vous au du contrat de prêt lo à Camp Major et magasin Culture Vé la bicyclette. à vous les plaisirs de

Anne-Sophie L., Aubagne

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TÉLEX Reçus par Yves Cousquer, médiateur du ministère de l’Écologie dans le dossier LGV, les élus de la 9e circonscription, dans leur diversité politique,

c'est

en

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erspective

Du beau et du nouveau pour Argilla ! Le comité de sélection d’Argilla 2009 s'est réuni les 16 et 17 mars pour examiner les quelques 598 candidatures reçues (398 en 2007). Art de la table et de la cuisine, objets décoratifs, sculptures, bijoux, instruments de musique… Les propositions ne manquaient pas et le jury a une nouvelle fois découvert de nouveaux talents. Au final, 138 artisans ont été retenus, dont un tiers pour qui ce sera la première participation ! Bien entendu, les céramistes du territoire environ une quarantaine- seront également de la fête, portant le nombre d’exposants à près de 200. Aujourd’hui reconnu comme le plus grand marché potier d’Europe, Argilla fêtera cette année les 20 ans de l’Ecole de la céramique de Provence. Sur place, comme à son habitude, ce gigantesque marché proposera des démonstrations de savoir-faire, des ateliers pour enfants, des mises en scènes d’objets, des expositions et des animations festives et conviviales. Placé au cœur de l’Eté d’Argile, marqué entre autre par le "Marché des créateurs" en juillet et en août et par l’exposition "Terres de feu" accueillie aux ateliers Thérèse Neveu de juillet à novembre, ce rendez-vous biennal des arts de la terre aura lieu cette année les 22 et 23 août au cœur d’Aubagne. Plus de 80 000 personne y sont attendues !

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elancé

Le Conseil de développement à nouveau réuni ! Des statuts modifiés, des membres renouvelés, une diversité professionnelle et géographique renforcées… Il n’en fallait pas moins pour relancer le Conseil de développement du Pays d’Aubagne et de l’Étoile et redonner son rôle et sa légitimité à cette instance participative associant les habitants aux choix portés par les élus et l’intercommunalité. Créé en mai 2003, le Conseil de développement est avant tout un lieu d’échanges, de réflexion et de co-élaboration de projets dans lequel se retrouvent des représentants de la société civile issus du monde économique, syndical, associatif, sportif et culturel. Bénévoles et autonomes, les membres du Conseil - 45 aujourd’hui, 80 d’ici juin - travaillent essentiellement sur des missions confiées par le Conseil communautaire, mais pas seulement… Force de propositions, ils peuvent eux-mêmes décider de se pencher sur un sujet particulier, comme ils l’ont fait par le passé en étudiant les questions de gestion de l’eau et des déchets ou en participant à l’élaboration du Plan de Déplacements Urbain. Pour l’heure, un gros dossier est entre leurs mains : la réalisation d’un rapport complet sur la situation des services publics de proximité en Pays d’Aubagne et de l’Étoile. De quoi, c’est certain, favoriser et valoriser l’expression citoyenne et collective ! Pour intégrer le conseil de développement, contactez Marc Giraud-Sauveur au 04 42 62 85 00

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oté

Un festival de randonnées Nature et convivialité sont au cœur des trois journées de randonnées organisées les 8, 9 et 10 mai par l’Office de tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Au programme, une vingtaine de balades en boucle, hors des sentiers battus, de difficulté et de durée variées (de 3h à 8h), accessibles à tous. Les sites chers à Marcel Pagnol sont bien sûr au rendez-vous, mais ils ne sont pas les seuls. Le Labourier à Cuges-les-Pins, le pays minier à Saint-Savournin, le plateau de la Candolle à La Penne-sur-Huveaune, l’Oppida de l’Agache et du Tonneau à Belcodène… Loin des clichés traditionnels de la Provence, les itinéraires mettent les projecteurs sur le patrimoine écologique et historique des douze villages du territoire, avant de s’enfoncer dans les collines. Temps forts de ce festival, un dîner campagnard servi le samedi soir au Cercle du 21 Septembre de Saint-Zacharie. Une salle superbement décorée de carreaux de céramique témoins du passé industriel prestigieux de la commune (lire l’Agglo N°8), qui peut accueillir quelques 80 convives ! Une brochure spécifique indiquant les heures, les jours et les lieux de départ de toutes les randonnées est disponible à l’Office du tourisme et sur www.agglo-paysdaubagne.com.

se sont tous opposés au tracé des métropoles, aussi dévastateur pour le paysage que pour l’économie locale. Les conclusions sont attendues d’ici le 30 juin...

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S R U O C N E L’ A C T U

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arti

Céleste, l’émission de télé locale !

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oté

Lancement de la concertation sur le site des Gargues Ça y est, le Pays d’Aubagne et de l’Étoile a enfin son émission télévisée ! Diffusé quotidiennement sur la Chaîne Marseille "LCM" depuis le 28 mars, le magazine Céleste propose chaque mois des reportages sur l’actualité locale, des portraits d’habitants, des présentations d’événements, des découvertes de lieux… "La convention signée avec LCM est d’autant plus justifiée que la chaîne, d’abord diffusée à Marseille et Aix-enProvence, couvre le territoire depuis juillet 2008 grâce à l’émetteur de Roquevaire" explique-t-on du côté de la Communauté d’agglomération. "Aujourd’hui, cette émission nous permet de porter à la connaissance du plus grand nombre ce qu’est le Pays d’Aubagne et de l’Étoile, comment on y vit, comment on y travaille, mais aussi comment on s’y divertit. Nous avons le sentiment qu’elle fera rayonner le territoire au-delà même de ses frontières. D’ailleurs, nous en avons déjà des retours très positifs…". Faut dire que le premier numéro, présenté en avant-première le 27 mars devant 150 invités dont le célèbre animateur Jean-Pierre Foucault, Président de LCM, proposait 13 minutes intenses, qui donnaient d’emblée le ton. Au sommaire, un reportage grand format sur la gratuité des transports, un portrait de l’artiste Danielle Jacqui, une rencontre avec le collectif Agir pour l’hôpital d’Aubagne et un retour sur le 10e festival international du film à Aubagne, avec une interview exclusive de l’acteur Michael Lonsdale. Un premier et grand succès, déjà confirmé par le second numéro diffusé depuis fin avril sur la chaîne… Vous pouvez regarder l’émission sur le site de LCM ou sur www.agglo-paysdaubagne.com

LA MARTELLE

AUBAGNE CENTRE ANCIEN

Face à la pression foncière et aux besoins grandissants de logements, deux solutions : le laisser-faire prôné par certains ou l’intervention. Des deux, le conseil communautaire de l'agglo a fait son choix en votant le lancement de la concertation préalable à l’aménagement de la zone des Gargues sur Aubagne. Un projet d’envergure, créateur d’emplois, puisque ce site de 40 hectares - desservi à terme par le tramway - devrait accueillir 800 logements en locatif aidé et en accession à la propriété, des équipements publics de proximité et de nouvelles activités commerciales tournées vers la restauration, les services et les loisirs, avec notamment l’implantation d’un multiplex… Le tout conçu dans une logique de développement durable ! Pour engager ce processus, une exposition présentant le contexte, les enjeux et les objectifs de l’opération était installée depuis le 16 avril au centre d’Aubagne, sur l’Espalanade de Gaulle. Cette exposition circule en mai dans deux quartiers d’Aubagne (au Charrel et aux Passons) avant de partir sur Auriol et La Bouilladisse. Ce premier temps d’information sera suivi d’un temps de débats du 2 au 24 juin, avec cinq rencontres publiques thématiques, puis se terminera vers septembre par un temps de co-élaboration du projet définitif. Autrement dit, la concertation ne fait que commencer ! Retrouvez les dates et lieux d’exposition sur le site www.agglo-paysdaubagne.com

LES GARGUES

DEMAIN

LES PALUDS

LA CONCERTATION COMMENCE AUJOURD’HUI

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LA MARTELLE

AUBAGNE CENTRE ANCIEN

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TÉLEX Santons, bijoux, objets déco... Du 10 juillet au 20 août, le centre d’Aubagne se transforme en un gigantesque marché des créateurs céramistes et santonniers.

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. . . E R U E H E C ’ E S T V OT R

Sonnez hautbois, résonnez trompettes ! Sociétés musicales, cercles philarmoniques ou fanfares : le territoire ne manque pas de rythme et d’un village à l’autre, pas un soir ne se passe sans que l’on ne répète quelque part. Il n’y a pas d’âge, ni de règle, pour faire partie de cette joyeuse cohorte de musiciens amateurs, bénévoles et enthousiastes, toujours ravis de donner un concert ou de marquer le pas.

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undi 18h30, dans une petite salle aménagée à l’arrière du hangar mécanique des sapeurs-pompiers d’Aubagne. C’est la première répétition de la semaine, la deuxième étant fixée à jeudi. Le lieu, un peu bric-à-brac. Une affiche avec Tom Cruise dans Vanilla Sky rivalise avec un vieux diplôme de 1952, décroché lors d’un Grand festival international de Musique. Une étagère supporte des coupes obtenues à l’occasion de différents concours. Par petites grappes, les musiciens arrivent. Un ado, un retraité, un couple… S’il y a quelques pompiers, ou anciens pompiers, dans cette formation baptisée "Fanfare et musique des Sapeurspompiers d’Aubagne", ils sont en minorité. On a ici une grande famille, avec des frères et sœurs, neveux, oncles, cousins, voisins, ainsi que des musiciens de l’ancienne fanfare de la Ciotat, qui a fusionné. Les enfants sont dans le bain dès leur plus jeune âge, très tôt familiarisés avec la famille

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des instruments à vent ! Du coup, l’éventail des âges est des plus larges entre Christopher, 12 ans, et Georges, 87 ans. Il y a aussi Gilbert, un retraité originaire de Toulouse qui a frappé à cette porte en arrivant dans la région, son clairon-basse sous le bras, ou Romain un collégien armé d’une caisse claire, mais aussi Régine, de La Ciotat : "avec mon mari, Dédé, nous nous y sommes mis quand notre fille est entrée dans les majorettes. J’ai appris sur le tas à jouer de la grosse caisse". Soit une quarantaine de personnes au total, quand tout le monde est présent. Cette fanfare qui existe depuis 1947, est aujourd’hui dirigée par André Celotto, dont le père avait également tenu ce rôle de "chef de musique". Teeshirt noir tatoué "Best player vegas poker" dans le dos, santiags noirs, il y a plus de quarante ans qu’il assiste chaque semaine aux répétitions, qu’il empoigne tour à tour clairon, trompette de cavalerie ou trombone - voire la guitare basse - qu’il

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TÉLEX Le film "Du Pays d’Aubagne à Konséguéla" réalisé lors de la mission de coopération décentralisée avec le Mali en janvier dernier, présenté en avant-

première le 7 mai à 18h30 à la salle des fêtes "Espace de l’Huveaune", sera bientôt diffusé sur le site Internet de l’agglo : www.agglo-paysdaubagne.com

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bat le pavé dans bien des circonstances, pour les manifestations officielles, les fêtes de quartier, les carnavals, et même à l’occasion du match de préparation France-Angleterre lors de la coupe du monde de rugby. Un grand éclectisme et jusqu’à 30 sorties mensuelles ! Mais il est l’heure, léger roulement de tambour, sonnerie du clairon, c’est parti !

Oh when the saints... Le répertoire ? "Des morceaux militaires, des airs populaires, Oh when the saints, Incendie à Rio, Le petit bonhomme de mousse…" explique André Celotto, avant de poursuivre : "j’ai tout appris sur place, avec les anciens. Mais diriger c’est autre chose. C’est dur d’arriver à tenir un groupe comme celui-là, il faut jongler avec toutes les susceptibilités. On ne peut pas se contenter de se tenir devant eux et de faire un-deux !" Ce soir-là, André Celotto est absorbé dans le déchiffrage d’une partition, La marche des soldats, de Robert Bruce. A ses côtés, Jean Matéo, président et directeur musical de l’harmonie municipale d’Aubagne. "Nous ne sommes pas concurrents, mais complémentaires" résument les acolytes. Et de fait, il leur arrive de réunir les formations à certaines occasions. L’Harmonie municipale d’Aubagne réunit elle aussi une quarantaine de musiciens. Mais la moyenne d’âge est ici plus élevée car ce sont surtout des retraités qui grossissent ses rangs. "Ce sont vraiment des gens originaires de tous les milieux, d’anciens médecins, des experts comptables, des anciens de la légion… Mais aussi toute une famille de Lyonnais qui venaient d’être mutés dans la région. Nous avons beaucoup de mal à recruter chez les jeunes. C’est vraiment un fléau qui touche notre région plus que d’autres. Nous sommes beaucoup moins dynamiques que

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les régions du Nord par exemple. Récemment, à l’occasion d’un concert au Comoedia, à Aubagne, nous avons joué La liste de Schindler avec un jeune violoniste de 14 ans, issu du Conservatoire. C’était un très beau moment, et j’espère qu’il y en aura d’autres". Jean Matéo est lui un professionnel de la musique, clarinettiste de formation, militaire dans la musique de la Flotte de Toulon. La répétition, c’est le mardi à 18h au conservatoire de musique d’Aubagne. "Nous jouons au coup par coup. Il y a les occasions habituelles comme le concert de printemps à Auriol, et d’autres plus ponctuelles, comme la journée des Senteurs. Et nous avions même joué pour la deuxième Massalia à Marseille. Dommage qu’il n’y ait pas davantage de manifestations de cette envergure !"

Cadolive, l’aînée de ces réunions

Sur le territoire, à l’évidence ce ne sont pas les ensembles musicaux qui manquent. L’aînée de toutes est la Société philarmonique de Cadolive. L’école de musique a fermé ses portes voilà six ans, mais c’est toujours dans ses locaux qu’ont lieu, tous les vendredis soirs, les répétitions de la troupe. La petite salle tient du musée, avec ses fanions passés, ses photos prises en 1925 à l’occasion de la Sainte-Cécile, ses rayons chargés de très vieux carnets tout poussiéreux et bien fragiles renfermant tous les morceaux du répertoire de la Société depuis…. 1879 ! "Il y a bien des morceaux que nous ne saurions plus jouer aujourd’hui" constate Bernard Maurin, le président, lui aussi musicien. C’est pour partager ce temps dédié à la musique avec son fils qu’il y a maintenant des années, il était revenu dans la formation qu’il avait déjà fréquentée dans sa jeunesse. Le directeur musical, Marcel Etienne, fait lui la route depuis Istres chaque fois que nécessaire. "En fait, nous ne sommes pas tous de Cadolive. Certains viennent de Peypin, de Mimet, de Gréasque, Roquevaire, Aubagne, la Fare-les Oliviers, et jusqu’à Marseille et Marignane !" Ici aussi, la moyenne d’âge est

assez élevée, autour de 60 ans. "Nous avons beaucoup de mal à recruter, regrette Bernard Maurin. Il faut dire que les choses ont changé. Avant on enseignait la musique et le solfège sur la base du volontariat, sans diplôme particulier. Et à la fin de l’école primaire, on intégrait la philarmonique. Puis généralement suivait une très longue parenthèse, qui durait depuis le lycée jusqu’à la retraite ! Aujourd’hui, la retraite arrive de plus en plus tard, et pour enseigner la musique, il faut être bardé de diplômes !"

Désagréments des temps modernes Si les musiciens prennent toujours beaucoup de plaisir à jouer en public, un autre bémol vient des difficultés logistiques : embarquer pupitres, instruments, amplis et compagnie demande une organisation et une énergie que des bénévoles plus si jeunes ne sont pas toujours à même de fournir. Certes, il y a les subventions municipales, mais elles servent en priorité à remplacer le matériel fatigué, à acheter de nouvelles œuvres musicales et à financer une partie de ces déplacements. Du coup, de petits événements sont organisés ponctuellement pour alimenter la cagnotte, comme des lotos ou des loteries : "cela nous assure une autonomie quasiment totale". La société philarmonique est presque exclusivement masculine, à

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.. . E R U E H E R T C’EST VO

Musiciens de l’Agglo, unissez-vous ! l’exception d’Eliane Achard, chanteuse et tambourinaire. Les morceaux repris sont très variés, depuis Gerschwin à Lime Light, en passant pas des extraits d’opérette : une soixantaine au total, "du jazz à la techno, mais aussi des tangos, des paso-doble", énumère Bernard Maurin. Autant pour remédier à la baisse des effectifs que pour multiplier ces moments particuliers qui conjuguent retrouvailles, accords, fausses notes, émulation et plaisir de jouer ensemble, certains appartiennent à plusieurs groupes. Jean Matéo par exemple, ne se contente pas de diriger ses musiciens d’Aubagne, il donne également la mesure au Philarmonique d’Auriol. A l’heure des répétitions, on y retrouve Bernard Maurin et sa clarinette. Certains se retrouvent même dans l’orchestre de La Bédoule. Et il n’est pas rare de voir ces formations réunies pour l’une ou l’autre occasion, exécuter un florilège de leurs morceaux favoris, tandis que parfaitement synchronisés, des dizaines de semelles battent la mesure et autant de poitrines se gonflent de fierté…

C’est un appel du cœur de l’ensemble des chefs de musique de ces formations. Ils invitent tous les musiciens amateurs jouant d’un instrument à vent à venir grossir leurs rangs. Aucune référence, aucune performance ne sont attendues, juste un peu de temps, le plaisir de donner vie à la partition et de le partager avec d’autres. Sans compter que c’est bien plus gratifiant que de jouer seul dans son salon...

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Les croisiéristes débarquent en Pays d’Aubagne et de l’Étoile... Un million de croisiéristes sont attendus en 2010 sur le Port de Marseille. Une fois sur la terre ferme, ces touristes venus du monde entier ont soif de découvertes et d'authenticité. Si Marseille, Cassis ou encore Aix-en-Provence en attirent un bon nombre, le Pays d'Aubagne et de l'Étoile, qui possède tous les atouts naturels pour les recevoir, n’est pas en reste. D’ailleurs, depuis le 1er mai, l’agence Mathez Travel - qui accueille cette saison 38 navires de 3 000 passagers - propose aux croisiéristes des visites animées d'Aubagne et de ses environs. Si ce n’est pas demain que l’on verra débarquer un paquebot sur l’Huveaune, y rencontrer des croisiéristes pourrait bien devenir une habitude...

s d r a g e r s e l lo sur l’agg

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TÉLEX Au 12e siècle, Pierre Brémond, seigneur d’Auriol, y fit construire un château et en devint le seigneur. Ses descendants, les Esparron, en conservèrent

les droits jusqu’au début du 15e siècle. Ses petites ruelles sinueuses, ses placettes fleuries et ses maisons ocre lui donne tout son charme. C’est... Peypin !

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Réforme des collectivités locales

RÉFLE XIONS

Coup de ciseaux sur les territoires ?

Des annonces chocs, un rapport qui tombe, une polémique qui s’installe... Les conclusions de la commission Balladur sur la réforme des collectivités locales relancent le débat sur le maillage administratif, les ressources des collectivités locales ou encore la disparition des communes. Mais à quels bouleversements doit-on vraiment s’attendre ? L’agglo est allé le demander à Jean-Louis Peru, spécialiste de ces questions.

Jean-Louis Peru est avocat spécialiste en conseil aux collectivités territoriales, auteur de nombreux articles relatifs à l'intercommunalité dans les journaux profesionnels

L’Agglo : En tant que fin connaisseur des rouages de l’administration territoriale, pouvez-vous nous éclairer sur les grandes lignes du rapport de la commission Balladur ? Jean-Louis Peru : La Commission Balladur propose de réformer en profondeur l’organisation et la carte administrative française. Elle offre de réduire à 15 le nombre de régions et de favoriser la fusion des départements. Elle préconise également de constituer quelques grandes métropoles, dont la métropole marseillaise. Ces nouvelles unités territoriales pourront absorber tout ou partie des départements actuels qui verraient leur périmètre réduit. Faute de pouvoir supprimer les communes et les départements qui sont constitutionnellement protégés, la commission propose d’en réduire les compétences.

Faute de pouvoir supprimer les communes et les départements, la commission propose d’en réduire les compétences.

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L’Agglo : Face à ces préconisations du rapport, peut-on craindre une perte d’autonomie des communes au profit des grandes métropoles ? J-L P. : Incontestablement les grandes métropoles vont concentrer, sur des territoires de plus en plus vastes, l’essentiel des compétences aujourd’hui exercées par les communes et leurs groupements de coopération.

Ce mouvement qui est encouragé par un mécanisme d’incitations financières assez pernicieux vise à faire dépendre les communes de décisions leur échappant, puisque prises au niveau des métropoles, et à réduire leur capacité financière, donc leur autonomie. L’Agglo : Le sentiment de se perdre dans un mille-feuille administratif ou la question du mode d’élection des conseillers communautaires soulèvent de vraies questions. Peut-on dire cependant qu’une réforme est tout de même nécessaire ? J-L P. : Je crois que c’est un faux problème ; les citoyens, les usagers des services publics, savent très bien que la région a la compétence des lycées, les départements celle des collèges et les communes la compétence des écoles primaires et maternelles. Chacun sait également que l’aide sociale est principalement assurée par les départements et que les aides aux entreprises relèvent de la région. Cela étant, il est vrai que le mode de désignation des conseillers communautaires n’est pas neutre : ou l’on considère que les établissements de coopération, comme la communauté d’agglomération d’aujourd’hui ou les futures métropoles de demain, prennent la place des communes qui n’ont alors plus de raison d’être, et il est cohérent que les conseillers communautaires soient élus au suffrage universel direct. Ou l’on considère que toutes les communes, qu’elles soient importantes ou plus petites, ont un rôle et un mot à dire dans ces structures de coopération communale, auquel cas il est normal que ce soit les communes qui soient représentées

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Les grandes métropoles vont concentrer l’essentiel des compétences aujourd’hui exercées par les communes et leurs groupements.

par des représentants élus par les conseils municipaux. Prenons l'exemple du Sénat. Le fait que celui-ci soit élu au suffrage indirect par les représentants des communes n’en fait pas une assemblée illégitime et non démocratique. À mon avis, préconiser l’élection directe des conseillers communautaires, c’est vouloir faire disparaître l’échelon communal. L’Agglo : Lorsqu’on pense aux relations entre collectivités, on pense aussi à la décentralisation. Pensez-vous que sur ce point précis le rapport propose de nouvelles pistes ? J-L P. : Au plan de la décentralisation, le rapport est assez décevant. Tout d’abord il n’aborde nullement le problème de la décentralisation des services de l’Etat qui demeure sous tutelle nationale très étroite. L’apport de la Commission Balladur consiste à ventiler différemment un certain nombre de compétences en respectant entre les communes, les départements et les régions les grands équilibres actuels, mais surtout en organisant un transfert de compétence des communes et des départements en direction des grandes métropoles. Comme l’indique le rapport, il est important, aux yeux de ses auteurs, que la région parisienne prenne davantage de poids et que soient constituées sur le territoire national cinq ou six métropoles de taille européenne. La crainte est que le reste du territoire national non couvert par ces métropoles ne devienne un désert administratif, c’est-à-dire des territoires aux services publics réduits.

L’Agglo : Au-delà de la réforme Balladur, la suppression de la taxe professionnelle est l’autre polémique qui soulève la colère des élus, quelles peuvent-en être les conséquences ? J-L P. : La suppression de la taxe professionnelle a pour conséquence de priver les communes et les communautés d’agglomération de la maîtrise de leur principale ressource financière. Actuellement, les communes votent les taux de taxe professionnelle, en lien avec les taux des taxes foncières et d’habitation et peuvent donc trouver à financer les équipements et les services publics nécessaires à leur population. Remplacer la taxe professionnelle par des dotations d’Etat aboutit à faire dépendre les communes des financements d’Etat sur lesquels elles n’auront aucune prise. Pour respecter les critères d’équilibre budgétaire posés par les traités européens, l’Etat aura la tentation de réduire l’évolution de ces dotations, ce qui réduira les capacités d’investissement des collectivités. Les collectivités et leurs groupements de coopération assurent aujourd’hui 73 % de l’investissement public civil, c’est-à-dire qu’elles aménagent la France. Qu’en sera-t-il dans l’avenir ? Par exemple, ce qui est à craindre, c’est que la décision de la communauté d’agglomération d’assurer la gratuité des transports publics ne se heurte demain à des politiques budgétaires décidées par l’Etat et non plus par les élus. Il y a donc un lien très direct entre la réforme budgétaire annoncée et les réformes administratives espérées.

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TÉLEX Des spectacles, un marché artisanal, des démonstrations de danse folklorique, un stage de percussions, des ateliers de bogolan, deux expositions

de photos et de peinture... Les 9 et 10 mai à La Penne-sur-Huveaune, Festi’Mali vous invite à la découverte des arts traditionnels maliens. Plus d’infos au 06 79 35 80 27

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ÉVÈNEMENT

Vive la gratuité ! C’est une petite révolution en marche. Le 15 mai prochain, l’ensemble du réseau des autobus du Pays d’Aubagne et de l’Étoile sera gratuit. Fini tickets et abonnements, bonjour la gratuité. Comment l’utopie est devenue réalité ? Et pourquoi ?

la gratuité

C

c’est simple

ertains n’y croyaient pas, ce sera bientôt une réalité pour tous. Plus besoin de mettre la main à la poche pour emprunter les Bus de l’Agglo, ils seront gratuits dès le 15 mai ! Dans un monde où tout s’achète et tout se vend, comment en sommes-nous arrivés là ? C’était il y a un peu plus d’un an, lorsque le maire d’Aubagne, Daniel Fontaine, alors en campagne municipale, propose ni plus ni moins la gratuité des transports collectifs pour sa commune. Très vite l’idée reçoit un écho populaire extraordinaire, au-delà même des frontières de la ville, à tel point que les maires

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comme

du Pays d’Aubagne et de l’Étoile commencent à se pencher sur la question pour la faire leurs sur l’ensemble des communes du territoire. Bien sûr, il y eût débat, interrogations : combien ça coûte, la gratuité ? Les voyageurs vont-ils respecter un service qu’on ne leur fait pas payer ? Est-ce que cela répond aux besoins prioritaires des habitants ? Avant de parler des principes, la Communauté d’agglomération a sorti les calculettes. La part des recettes de billetterie dans le budget des Bus de l’Agglo est de 10 %, soit environ 700 000 euros. Une somme conséquente mais pas forcément un obstacle, surtout que le Pays d’Aubagne et de l’Etoile doit bientôt dépasser les 100 000 habitants. Quel rapport ? Au-dessus de 100 000 habitants – cap franchi au 1er janvier 2009 – la part de Versement Transport des entreprises de plus de

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bonjour !

9 salariés augmente automatiquement. À l’arrivée, une recette supplémentaire de 2 millions d’euros qui permet de financer la mesure sans augmenter les impôts des ménages !

La gratuité, combien cela peut-il rapporter ? D’un point de vue strictement comptable, la gratuité n’a donc aucun impact. Oui mais d’un point de vue environnemental et économique ? La question est désormais inversée : la gratuité, combien cela peut-il rapporter ? Et d’abord pour les usagers : pour de nombreuses familles, les économies réalisées vont être substantielles dans une période délicate pour le pouvoir d’achat. Une mesure attendue par les jeunes, grands consommateurs de transports collectifs – c’est les parents qui vont être contents – mais aussi les personnes âgées

où ? C'est quand qu'on va du soleil un

Fête Dans le cadre de la transports aura lieu grand débat sur les au village des expo le 15 mai à 18h30 du es un mm des co sants en présence l'Étoile. de et ne ag Pays d'Aub

qui n’ont souvent pas de voiture pour se déplacer. Rangeons aussi dans les économies réalisées l’impression des billets à l’achat, la maintenance des machines pour les délivrer et les composter, voire les campagnes de communication contre la fraude… Sans compter que personne ne se demande combien coûte la voiture à la collectivité, en entretien des routes, en accidents aux conséquences matérielles et humaines incalculables, en nuisances et en pollution. Pas besoin non plus d’être urbaniste ou philosophe pour savoir que le règne absolu de la voiture est arrivé à son terme. Le développement des territoires passe toujours par une plus grande fluidité, des liaisons plus économiques, plus sûres, plus rapides, moins polluantes entre les lieux de vie, de travail et de loisirs. Mais la voiture n’est plus la réponse. Depuis quelques années, la fréquentation des transports en commun est en hausse et le Pays d’Aubagne et de l’Étoile témoigne de cette inflexion avec une fréquentation du réseau en progression de 6 % entre fin 2007 et fin 2008.

s’accompagnera d’une nouvelle offre pour circuler autrement sur le territoire. "La gratuité n'est pas une politique en soi, mais un outil parmi d'autres" insiste Alain Belviso, Président de la Communauté d’agglomération. "Cette décision s’inscrit dans notre politique de développement durable et de transport que nous menons depuis des années sur ce territoire." Avec la gratuité, il faut alors parler de la mise à disposition des vélos depuis décembre dernier, du projet d’ouverture de la voie de Valdonne à un "train-tram" entre La Bouilladisse et Aubagne, du projet du tramway entre La Pennesur-Huveaune et la Zone Industrielle des Paluds en passant par le centre d’Aubagne dont les études préliminaires vont bientôt débuter, de la troisième voie entre Aubagne et Marseille dont les travaux viennent récemment de commencer. La gratuité va venir "booster" tout un ensemble de mesures destinées à développer l’usage des transports publics. Des collectifs en France et en Europe imaginent déjà des transports en commun gratuits partout, toujours au nom de la solidarité et de la protection de l’environnement. Au pays d’Aubagne et de l’Étoile, on montre que c’est non seulement souhaitable mais possible. Un exemple à suivre ?

Objectif 50 % de fréquentation en plus Les élus communautaires ont décidé de changer de braquet. L’objectif est affiché : la gratuité doit permettre d’augmenter de plus de 50 % le nombre des voyageurs au cours des deux premières années (2009-2011) et de plus de 80 % à l’horizon 2017. Au total, près de 4 millions d’usagers des transports publics communautaires sont attendus au terme de cette période. Un chiffre ambitieux mais à la hauteur des défis. Pour l’atteindre, la gratuité

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TÉLEX Les beaux jours sont arrivés ! L'association Jardilien relance ses ateliers de compostage. Prochain rdv le 20 mai à 10h à la Font de Mai (Aubagne).

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BAL ADES

À la chasse aux moulins... Balade le long de l’Huveaune et de ses béals. Petit voyage dans le temps pour redécouvrir le fleuve côtier, sa générosité, ses sautes d’humeur, comprendre comment il a su brasser tant d’eau pour pousser de si grandes roues accrochées au flanc de tant de moulins.

L

e défilé déroule sa roche, ancienne voie romaine et Huveaune ondulent d’un même mouvement. En moins de 100 mètres trois petits ponts sautent le cours d’eau, de l’autre côté, derrière de grands arbres, une jetée de maisons basses s’amourache du relief. On part de là, sur le GR9 à l’orée de Saint-Zacharie. Le coin est bien connu des randonneurs, juste en dessous du réceptacle pluvial du Plan d’Aups, au débouché de la source officielle sise au Vallon de la Castelette, c’est le moulin de la Sambuc. Aujourd’hui restaurant, il est paré d’une roue à godets reconstituée, dite "par-dessus", parce que l’eau qui la fait tourner arrive par le haut. L’actuel patron, à la commande depuis 28 ans, n’ignore rien de son petit coin de paradis "fin 1800, ici, c’était encore une scierie où

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l’Huveaune faisait tourner deux grandes roues de 5m70, je les ai mesuré, même si elles ont depuis longtemps disparu, car en rénovant ma cave, grâce aux sécrétions j’ai découvert l’empreinte de leur diamètre".

La maîtrise de l'eau Découvertes, souvenirs d’un temps passé qui va des moines de SaintVictor à l’ère industrielle, où eau rimait très fort avec vie, pouvoir, embrouilles, monopoles, révoltes bugadières, paysannes, communales, manufactures, pollutions… Les moulins de l’Huveaune n’ont jamais eu de grandes ailes, ils étaient de ceux qui poussaient à la roue, les pieds dans l’eau, sous de massives architectures. Notre guide pour cette balade, Claude Carbonnell qui, avec son association "Chantepierre", ausculte toutes

Sous l'ancienne gendarmerie de Roquevaire, l'Huveaune accouche d'un nouveau béal.

les facettes du fleuve, n’hésite pas à pousser plus loin le paradoxe : "en réalité de sa source à la Méditerranée, il n y a pas vraiment de moulin sur l’Huveaune. Placés en prise directe, au fil du courant, pas un n’aurait fonctionné ou résisté aux débits capricieux, à l’abondance comme à la pénurie". En fait tout repose sur la maîtrise de l’eau, à partir d’étroits canaux tracés et construits par l’homme et qui apportaient la seule eau utile au moulin, en français des "biefs", plus connus sous le vocable provençal de "Béal". Confirmation du procédé cent mètres en amont du moulin de la Sambuc, une "resclave", une retenue d’eau, y a été installée avec à sa périphérie l’amorce d’un chenal qui jadis, après sa martellière, filait jusqu’au moulin. À la sortie de Saint-Zacharie, au Mas Blanc, même dispositif, une autre retenue,

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TÉLEX Du 1er juin au 30 septembre, pour connaître les conditions d’accès aux massifs forestiers du département, appelez le 0811 20 13 13 (prix d’un appel local).

À vivre ici et ailleurs...

un béal qui s’en va pour Auriol. Longtemps au passage il a fait tourner la papeterie Négrel reconnaissable à sa longue cheminée. Des cheminées que l’on retrouve souvent dans la vallée, car dés l’invention de la machine à vapeur, une autre énergie est venue suppléer la force motrice d’une Huveaune trop souvent flagada à cause des sècheresses. Via la RN 95 on passe au "Moulin de Redon" alias le moulin à blé rond et disparu. Sur les kilomètres qui suivent, on devine par intermittence un renflement parfois prolongé d’une longue plaie ouverte, c’est le béal qui caracole 30 mètres au dessus du cours de l’Huveaune. Autrefois il

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arrosait les parcelles de câpres et autres alignements maraichers. A l’entrée d’Auriol, juste en face la Coopé, le béal sort de sa cachette. Coiffé d’arcades et d’un lavoir, il activait là un moulin tannerie qui a fini sa vie en bouchonnerie. Jeu de cache-cache, le béal s’enfonce à nouveau derrière une grille placée en travers de sa gorge pour retenir "les bordilles", qu’un "dégrilleur" venait nettoyer, il bascule vers l’église sous la "Maison sociale", ancien moulin à farine de son état, pour finir sa course dans l’Huveaune.

Des moulins cachés partout Il y a peu encore, avant de plonger, ce béal filait un dernier et généreux coup de pouce au vieux moulin à huile Margier, du temps où il pressait "en ville". Et quand c’est fini, ça recommence ! Juste en face, rive gauche, un autre béal part à l’assaut du Moulin Plumier, imposante manufacture toujours solide d’où, au fil des reconversions, sont sortis briques, draps, tanin, céramique…. Et des moulins cachés, il y en a partout. Le centre culturel d’Auriol était l’ancien moulin à blé Saint Claude, plus bas sur la route une autre resclave, une nouvelle retenue d’eau, un nouveau béal se met en branle pour retrouver l’Huveaune à Pont de Joux, entre deux moulins tapis dans l’ombre. Plus on descend, plus le fleuve prend ses aises et plus les aménagements hydrauliques prennent de l’assise. Confirmation à Roquevaire (voir photo page 30), derrière l'ancienne gendarmerie où le fleuve accouche encore d’un béal qu’il laisse partir rive droite dans l’anonymat d’un souterrain, pendant que sur la rive gauche son jumeau vit au grand jour et parade même à

l’envie au pied du cimetière depuis 1888, date où il a fait turbiner une petite centrale électrique qui a éclairé les rues de Roquevaire un an avant Paris, non mais ! Halte à Pont de l’Étoile. En bas, derrière le barrage, l’Huveaune laisse transparaitre des trésors. Dans le sens de l’eau un bel arpent d’un rempart de béal sous-marin, de magnifiques pierres de Cassis assemblées sous François 1er en remplacement des pieux de bois qui faisait mur depuis 1211. En travers, en amont du pont, on voit rive droite un large passage à gué glisser sous l’eau, joliment pavé de dalles galloromaines. Longtemps payant, ce gué était une étape obligée des pèlerins de la Sainte-Baume. Et dans Aubagne, où sont passés les moulins ? En milieu urbain pas facile de les repérer. Pourtant on en dénombre encore dix. Cinq sont des moulins de ce Grand béal, que nous avons vu partir de Pont de l’Étoile et qui, entre temps, s’en est allé arroser la plaine de Napollon. Du Moulin neuf communal de la Resquillette, il ne reste qu’un vague pan de mur, mais sur le bien nommé chemin des Moulins, l’actuelle École de la Céramique n’est autre que l’ancien moulin à farine Roubaud.

Un patrimoine industriel Trois autres moulins s’ensuivent, à l’emplacement du Monoprix jusqu’à l’amorce du boulevard Barthélemy … Les cinq autres moulins aubagnais sont dits de l’Huveaune parce qu’ils sont allés se ficher au plus près du lit du fleuve, Moulin de la Rusque, Usine Rey, Usine Auffren. Les deux derniers sont à la sortie d’Aubagne, direction la Penne puis Marseille. Le moulin du Canadel, minoterie, a tourné jusqu’en 1968. Un peu plus

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AGENDA

SPECTACLES / CONCERTS 16 ET 17 MAI JOURNÉES DES MAQUETTES ET MODÈLES RÉDUITS Exposition, échange et vente Salle de la Pléiade, La Destrousse Renseignements : 04 42 18 49 30 23 MAI JOURNÉE DE L'HUMOUR Michel Guidoni présente : " SARKO 1- La mission impossible" avec en 1ère partie : Leny Sellam Tarif : 20 euros Centre Socioculturel, Peypin Renseignements/résas : 04 42 82 55 74

coup de cœur

13 JUIN SON ET LUMIÈRES Quand se réveilla le domaine au bois dormant Entrée libre 21h30 • Cité de la Jeunesse Quartier de la Bardeline, Auriol Contact : 06 80 50 83 03 20 JUIN SOIREE ICE CUBE Grande soirée musicale, DJ et jets de mousse Tarif 5 euros Place du Tilleul, Peypin Renseignements/résas : 04 42 82 55 74 27 JUIN CONCERT DE JAZZ Place du village, La Destrousse Renseignements : 04 42 18 49 30

loin le moulin de la Peyronne qui entre, coton, farine et ciment, a lui fonctionné jusque dans les années 50. Ce moulin abrite encore une rareté, une roue de moulin en parfait état, un chef d’œuvre de ferronnerie de 4m50 de diamètre. Balade dans une vallée qui se défait des pollutions, redécouverte d’un précieux patrimoine industriel… Au pays des moulins, la roue tourne.

12 JUILLET SOIREE THEATRALE Représentation de la pièce "Manon des Sources" Entrée Libre 21h30 • Château Saint-Pierre, Auriol Contact : 04 42 72 18 86 15 JUILLET FESTIVAL "ROCK’N’AURIOL" Entrée libre 21h • Moulin Saint-Claude, Auriol Contact : 04 42 72 18 86 26 JUILLET 14e FESTIVAL CHORAL INTERNATIONAL EN PROVENCE Chorale Manila Chamber Singers des Philippines Entrée libre 20h30 • à l’église, Saint-Zacharie 11 AOÛT FESTIVAL DE HIP-HOP Cours Négrel Féraud, Roquevaire

Du 11 au 17 mai 2009

La Fête du Soleil, c’est pas pareil ! Bouger, innover, inventer, (se) cultiver autrement. La fête du soleil c’est la fête de toutes les initiatives et de tous les acteurs mobilisés pour un développement durable et solidaire. Tout au long de la semaine, venez participer aux débats, faites des rencontres éblouissantes et goûtez les meilleurs produits. Visites, débats, projections de films, animations, expositions, spectacles... Tout un programme ! Retrouvez le programme détachable en pages centrales de ce magazine et tous les détails et renseignements de cette manifestation sur www.fetedusoleil.fr

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À vivre ici et ailleurs...

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AGENDA

JUSQU'AU 13 JUIN

OSONS LES MAUVAIS GENRES ! Depuis le début d’année, la médiathèque Marcel Pagnol d’Aubagne a le bon goût de faire la fête aux mauvais genres ! Sachant que les mauvais genres d’aujourd’hui ont de grandes chances d’être les bons de demain. Autant ne pas attendre ! Ainsi mercredi 13 mai, rendez-vous devant les "portraits-grimaces" dès 16 h sur le parvis de la médiathèque. Le 2 juin, on se régalera d’un repas-concert autour des "Chansons grivoises", on débattra ensuite le 6 juin sur "l’art maudit, hier et aujourd’hui ?". Impossible de tout signaler mais il ne faudra pas manquer la fête de clôture le 13 juin avec au programme "Chignolo", un Guignol outrancier, du hip-hop, du slam et plein d’ateliers pas comme les autres. Mauvais genre, jusqu'au 13 juin 2009 Médiathèque Marcel Pagnol Chemin de Riquet - 13 400 Aubagne Contact : 04 42 18 19 90 http://mediathequemarcelpagnol.webnote.fr/

CONFÉRENCES EXPOS

FÊTES, FOIRES ET MARCHÉS

10 MAI JOURNÉE DES PEINTRES DANS LA RUE ET DES ÉCRIVAINS MARSEILLAIS à partir de 9h sur la place de la mairie La Bouilladisse

17 MAI FÊTE DE LA MOTO Exposition, démonstrations, animations, ventes et échanges Place du village, La Destrousse Renseignements : 04 42 18 49 30

5 JUIN "LE JAZZ MANOUCHE" Conférence musicale sur le jazz manouche et démonstrations À 20h30 à la bibliothèque, Cuges-les-Pins Renseignements : 04 42 73 39 55 22 JUIN 500 CŒURS Expo arts plastique et divulgation de la fresque "500 cœurs" créée à l’occasion des 500 ans de la commune Salle des Arcades, Cuges-les-Pins Renseignements : 04 42 73 83 57 DE JUILLET À NOVEMBRE EXPOSITION "TERRES DE FEU" Entrée libre Aux Ateliers Thérèse Neuveu, 4 cour de Clastre, Aubagne contact : 04 42 03 43 10

1ER JUILLET AU 30 AOÛT

20 AU 24 MAI FÊTE DE LA SOLIDARITÉ Spectacles, concours de chant et repas sur réservation Quartier Moulin de Redon Auriol Tarifs et renseignements : 06 47 51 25 43 DU 29 MAI AU 1ER JUIN FÊTE VOTIVE Bal, feux d’artifices, animations diverses et rando VTT Peypin Renseignements 04.42.82.55.74 13 JUIN ARTISANS À CIEL OUVERT Organisé avec l'Association "Artisans Créateurs du Sud" Centre villle, Aubagne www.oti-paysdaubagne.com 14 JUIN CAVALCADE ET JOURNÉE PORTES OUVERTES AU HARAS LA PALOMANON Centre ville et Haras La Palomanon Saint-Zacharie Renseignements : 06 20 56 50 15 19 AU 22 JUIN FÊTE DU VILLAGE Place du village, La Destrousse Renseignements: 04 42 18 49 30 3 AU 6 JUILLET FÊTE DE LA SAINT-ELOI Des animations dans tout le village Le dimanche à 10h30 la Grande Cavalcade Auriol Contact : groupe Saint-Eloi / 04 42 04 73 97

LE PETIT TRAIN EST DE RETOUR Visite touristique de la ville d’Aubagne Du mercredi au dimanche 5 rotations/jour 10h-11h-16h-17h-18h Départ cours Foch

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10 JUILLET AU 28 AOÛT LE MARCHÉ DES CRÉATEURS CÉRAMISTES ET SANTONNIERS Esplanade de Gaulle, Aubagne Contact : 04 42 03 49 98 www.oti-paysdaubagne.com

11 JUILLET BROCANTE NOCTURE à partir de 18h Cours du 4 Septembre, Auriol Contact : 04 42 72 82 74 20 AU 22 JUILLET FESTIMÔME 8e édition de ce festival réservé aux enfants : ateliers, animations, spectacles gratuits... Ouvert à tous. Entrée libre. 20h30, spectacles à la Cité de la Jeunesse Cours du 4 Septembre et Cité de la Jeunesse, Auriol Contact : 04 42 72 75 51 – www.arteuro.fr 31 JUILLET AU 7 AOÛT FÊTE DE LA SAINT-ELOI Spectacles, animations, bal... dans les rues du village. Grande Cavalcade le dimanche 2 août à partir de 10 h, Cuges-les-Pins Contact : 06 29 50 29 98 31 JUILLET AU 2 AOÛT FÊTE VOTIVE DE LA SAINT-PIERRE Spectacles, animations, bal Cours du 4 Septembre, Auriol Contact : 04 42 72 18 86 12 AU 16 AOÛT FÊTE VOTIVE DE ROQUEVAIRE Cavalcade le 15 août à 10h Cours Négrel Féraud, Roquevaire 22 ET 23 AOÛT ARGILLA Marché potier, fête de la céramique Aubagne - Centre ville www.argilla.fr 29 AOÛT AU 6 SEPTEMBRE FÊTE DE LA SAINT ELOI Cavalcade le 30 août 10h • Lascours

17 AU 20 JUIN

Auriol à la rencontre de l’espace 2009 est l’Année Mondial de l'Astronomie et le 40e anniversaire du premier pas sur la lune. La 4e édition d’Auriol à la rencontre de l’Espace, qui se déroulera du 17 au 20 juin à la Cité de la Jeunesse (la Bardeline), entend bien être boostée par ces deux moteurs. Au programme de ce Festiciel : village spatial, débats, ateliers pour enfants, animations, expositions, conférences... On aura notamment la possibilité de s’initier à la propulsion de fusées à eau ou de micro-fusées et de rencontrer un astronaute (sous réserve). Ce festival original qui vise à développer nos petites cellules grises dans la joie et la bonne humeur se conclue samedi 20 juin à 21h par "La nuit de l’astronaute" sur le thème de "la station internationale (ISS)". Tous publics – Entrée libre - Gratuit Contact : Service Jeunesse et Petite Enfance - 04 42 01 64 60

22 AU 23 AOÛT

L’été d’Argilla Cet été, la biennale d'ARGILLA est de retour (voir page 18), Samedi 22 et dimanche 23 août centre ville, Aubagne www.argilla.fr LE MARCHÉ DES CRÉATEURS CÉRAMISTES ET SANTONNIERS Esplanade de Gaulle, Aubagne Du 10 juillet au 28 août 2009

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Agglo 14  

magazine de la Communauté d'agglomération du Pays d'aubagne et de l'Etoile

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