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echanger N° 40 - Novembre 2013

Installation : Retour d'expérience d'une jeune picarde p. 8 Une marge su protection int périeure avec la égrée : c'est Les bons résulta confirmé ts confirment depui obtenus en protection intégrée sur s 5 ans.

le rendement L’objectif d’arriv 2011 et 2013 comm er au même le rendement niveau de rende e sur la marge se est La réduction d’intrants obten même supérieur en condu ment est atteint ite ue par une écono . En mie sur les chargeen appliquant les principes intégrée. ou 200€/T), de la protection s opérationne l’optimisation intégrée se tradui des intrants perme lles. Quel que soit le prix alliant l’effici t ence au point du blé (110, t de dégager 150, 180 de vue enviro une marge brute nnemental avec la baisse de l’IFT. supérieure tout en Comparatifs des

rendements et

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>> La journée Agriculture de précision en images

>> Equipement de traite : les services de la Chambre d'agriculture

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Constitué de 200 parties de façon parcelles, réhomogène sur l’ensemble du département, le réseau à pour objectifs d’évaluer les perform ances technic oéconomiques de protecti on intégrée. Les parcelles sont recensées suivant un cahier des charges précis (variété, date de sité), leur itinérair semis, dene technique est construit tout au long de l’année sous l’appui techniq ue d’un conseiller en pression maladie fonction de la .

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Le réseau de parcelles en protection intégrée

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2013 : à nouve au, cru pour la prote un bon ction intégrée

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43,5 % de produits phytos en moins

471 101 190 180

136 €/ha de marge

protection intégrée

Cahier spécial

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Protection intégrée

L'agriculture une belle entreprise pour la Somme


Sommaire... Agriculture de précision 3

Nouvelles technologies agricoles : l'innovation au service de la précision n

Circuits courts

www.somme-produitslocaux.fr poursuit sa progression

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Cahier spécial

PROTECTION INTEGREE

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85,6 75,4 11,37 175,3

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Total Herbicides

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Semences Azote (€) Phytos (€)

Produits bruts

du Moyenne réseau 2013

(€)

blé 18 €/q de blé 20 €/q de

345 57 163 125 1 542 1 713

Moyennes ales département

(Source : France

95,9

Agrimer)

93

6,6 1,88

3,73 1,61 386 82 178 128 1 725 1 917

471 101 190 180

43,5 % de produits phytos en moins

La mobilisation des organisations professionnelles agricoles a permis d’amortir cette chute et d’amener une dose de progressivité. Il reste néanmoins deux points en particulier à défendre : une aide à la vache laitière et une aide à la pomme de terre féculière, indispensables à la pérennité de ces deux filières phares du département.

1 674 1 860

1 339 1 531

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136 €/ha de marge

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Marge brute

Q

ui aurait pensé en juin 2013 que les rendements en blé atteindraient 93 quintaux de moyenne ? C’est finalement une bonne surprise et un peu de baume au cœur dans un contexte européen malheureusement moins encourageant.

Un accord a été conclu le 25 septembre pour finaliser la réforme de la politique agricole commune pour l'après-2013. Le Président de la République a fait part de ses arbitrages lors du Sommet de l’élevage début octobre. Même si la chute aurait pu être pire, elle est tout de même de 40 millions d’aides en moins pour la "Ferme Somme" à l'horizon 2019, soit à 30 % de l'enveloppe actuelle du premier pilier.

la ure avec ge supérie st confirmé Une mar tégrée : c'e in n tio protec

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Edito

Bienvenue a la ferme Témoignage : Hervé Frizon, agriculteur-guide nature : "Faire découvrir l'agriculture autrement"

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n

Installation Une installation hors cadre familial exemplaire

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Elevage Les conseils de la Chambre d'agriculture autour de la traite

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Retour sur... La plate-forme "petits fruits et légumes de Picardie" n Damien DEVIENNE, lauréat du concours "Graines d'agriculteurs" n Plaine en fête n Une somme de gourmandises n La convention d'affaires "Terroirs de Picardie" n La signature d'une convention de partenariat pour un projet de méthanisation n

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En parallèle, l'ensemble des organisations agricoles de la Somme mène depuis plusieurs années une stratégie offensive de développement de la "Ferme Somme" et de ses nombreuses filières. Plus que jamais, nous devons poursuivre cette dynamique en nous appuyant sur l'innovation. Car aujourd'hui les nouvelles technologies appliquées à l'agriculture, permettent de concilier compétitivité et performance environnementale. La Chambre d'agriculture a d'ailleurs organisé une journée de démonstration le 12 septembre sur le thème de l'agriculture de précision. Je vous laisse découvrir les principales applications dans les pages qui suivent. Daniel Roguet, Président de la Chambre d'agriculture de la Somme

Echanger, le magazine de la Chambre d'agriculture de la Somme 19 bis rue Alexandre Dumas 80096 Amiens cedex 03 - tél. 03 22 33 69 00 - fax. 03 22 33 69 29 www.somme.chambagri.fr Directeur de la publication : Daniel ROGUET Comité de rédaction : Hélène CREVEL, Christelle DEHAINE, Olivier MOREL, Jean-Pierre PARDOUX, Géraud PEYLET, Emmanuel du TERTRE, Alain WAYMEL Rédacteur en chef - Secrétaire de rédaction : Hélène CREVEL - tél. 03 22 33 69 22 Maquette et mise en page : Renée TEURKI Impression : Imprimerie ACFM - Margny les Compiègne - tél. 03 44 23 39 97 - Fax. 03 44 23 39 15 Crédits photos : Chambre d’agriculture de la Somme ou comme précisé sur les photos ISSN : 2103-4036 - Dépôt légal : à parution

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Echanger / n° 40 - novembre 2013


Agriculture

de

précision

Nouvelles technologies agricoles : l'innovation au service de la précision Drônes, systèmes de guidage et outils de gestion intra-parcellaire étaient présents le 12 septembre à la journée organisée à Lamotte-Brebière par la Chambre d'agriculture sur le thème "l'agriculture de précision au service de la fertilisation". Une conférence sur les systèmes de guidage et des démonstrations de matériels de guidage et de strip-till étaient au programme. Les différents exposants ont aussi présenté leur solution en matière de réduction d'intrants. Tour d'horizon des nouvelles technologies au service de la précision en agriculture.

L'autoguidage Trimble

3 étapes pour bien choisir son matériel de guidage

par Thomas SALLEMBIEN, Agri santerre

par Caroline DESBOURDES, Arvalis

"Avant d’acquérir un matériel de guidage, trois points doivent être étudiés : 1 - Bien identifier ses besoins : semis ou épandage : besoin de revenir au même endroit (binage, strip-till). 2 - Définir la correction en fonction de ses besoins : on choisira le RTK dès lors que l’on veut revenir au même endroit (précision 2,5 cm). Dans les autres situations, la correction dGPS peut être suffisante (précision 15 cm). 3 - Définir l’asservissement du tracteur : - pas d’asservissement pour une barre de guidage simple pour le travail en grande largeur, par exemple : - l’asservissement hydraulique (fixe) est le plus précis ; - l’asservissement par moteur électrique s'adapte sur tous les tracteurs mais il est moins précis que l’asservissement hydraulique".

"Agri santerre propose une gamme en autoguidage des produits Trimble. Nous présentons aujourd’hui un système d’autoguidage électrique avec console FM 1000 RTK. L’avantage des produits Trimble est qu’ils sont compatibles toutes marques, même sur un tracteur neuf acheté pré-équipé. Nous sommes présents sur toute la Somme avec une couverture de réseau RTK. La précision proposée peut donc aller de 15-20 cm à 2,5 cm selon le besoin. Le RTK convient bien aux agriculteurs qui recherchent la précision, le confort de travail, l’optimisation de la largeur des outils pour tous types de travaux. Ce type de matériel permet de réaliser des économies d’intrants et de diminuer les charges de mécanisation. Prochainement, les cartes de rendements, les cartes Farmstar, … pourront être récupérées pour réaliser une modulation intra-parcellaire ".

Cartographie agronomique par drone par Romain FAROUX, Airinov

"Airinov réalise des cartographies agronomiques par drone. Nous venons sur un territoire à l’initiative d'une coopérative ou d’une Chambre d‘agriculture par exemple, regroupant un certain nombre d’agriculteurs. On effectue deux vols par an sur les parcelles de manière à réaliser une mesure de biomasse à l'entrée et à la sortie de l'hiver. Nous mesurons la biomasse en colza, la chlorophylle et l’azote absorbé en blé. Le drone a une portée d’un kilomètre, ce qui permet de balayer 300 à 400 hectares par jour. Notre atout est la proximité car un technicien vient chez l’exploitant. Nous garantissons la livraison du diagnostic à une date précise. Le drone permet aussi de s’exonérer de toute couverture nuageuse par rapport au satellite".

n° 40 - novembre 2013 / Echanger

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Agriculture

de

précision

Le strip-till

par Victor LEFORESTIER, Sly France

"Le strip-till est une technique utilisée depuis de nombreuses années aux Etats-Unis. Cela signifie "travail en bande". Il s’agit d’un intermédiaire entre le semis direct et le labour. Cette technique est particulièrement intéressante pour les agriculteurs qui ont arrêté de labourer depuis longtemps et qui recherchent une solution pour gérer la paille et les couverts végétaux. L’atout du srip-till est que dans un même passage, on pousse le couvert végétal et on prépare le lit de semence de la culture suivante. Le strip-till est aussi utilisé pour la fertilisation localisée : l’engrais est positionné en profondeur et donc très bien valorisé par les racines. Depuis 2012, la société Sly France fabrique sa propre machine, le Strip-cat. Nous sommes les seuls européens à avoir adapté une machine à nos cultures (colza, betterave et maïs). Nous sommes fabricants et distributeurs, ce qui nous permet de faire un suivi agronomique chez nos clients et d’avoir aussi leur retour d’expérience".

Le N-sensor

par Eric SOULIER, YARA France

"Le N-sensor permet de moduler la dose d’azote en direct au moment de l’application. On mesure la biomasse et la teneur en chlorophylle et à partir d’une modélisation développée par Yara, le N-sensor donne un conseil azote. Cet outil, utilisé sur blé, orge et maïs, est particulièrement adapté aux parcelles hétérogènes puisqu’il permet de corriger la fertilisation. Il est biensûr adaptable sur tout type de tracteur ".

Le guidage

par Thierry COSTENOBLE, Team 3 Services

"Team 3 Services est une concession John Deere. Nous proposons donc du matériel de guidage John Deere, mais qui peut s’adapter sur d’autres marques. Il offre une précision de 10-15 cm à 2 cm en RTK. Il s’agit soit d’un système de direction installé sur la direction des tracteurs, soit d’un volant électrique adaptables aux autres marques que John Deere. Notre atout ce sont nos commerciaux et techniciens spécialisés qui connaissent parfaitement les outils. Notre système est aussi évolutif et permet de réaliser un diagnostic à distance".

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Echanger / n° 40 - novembre 2013


Agriculture

de

précision

A savoir Précisio

Les services proposés par la Chambre d'agriculture

"Ce que Précisio propose, c’est le signal : du RTK donnant une précision de 2 cm. L’objectif est d’avoir un signal qui passe sur tout type de matériel. Le signal est basé sur le réseau Orphéon, un réseau de balises de géomètres. Il y a des balises au minimum tous les 60 km, ce qui assure une bonne couverture. Le retour de la correction se fait par GSM, c’est-à-dire par téléphone portable. L’utilisateur peut choisir son ou même ses opérateurs. L’avantage c’est qu’il n’y a pas de restriction, même sur un parcellaire éclaté".

La Chambre d'agriculture exposait différents outils pour une agriculture de précision. Parmi ces outils : Farmstar et Mes p@rcelles étaient plus particulièrement mis en avant.

par Jérémy SOIRANT, Noriap

Le GreenSeeker

par Alexis Gérard, AGRI SANTERRE

"Le système GreenSeeker de Trimble offre un moyen précis pour gérer les intrants tels que l'azote. Il permet d’appliquer la quantité exacte d'engrais avec un contrôle de la dose en temps réel. Il vérifie la quantité d'azote fournie par le sol, puis détermine la quantité à appliquer. Le résultat est une application optimale de l'azote, ainsi qu’un meilleur respect des besoins des plantes. Il peut être utilisé sur blé, orge, orge, colza, maïs, pomme de terre. Nos retours d’expériences montrent que l’on peut réaliser jusqu’à 30 € d’économie par hectare. Nous lançons aussi un système portatif, plus simple et moins coûteux".

Cartographie du potentiel des sols par Maxime BECU, Défisol Services

"Notre outil Défi-potentiel permet de réaliser des cartes du potentiel de sols. Il utilise pour cela la conductivité des sols. Cela permet ensuite de réaliser une modulation de la fertilisation (azote, soufre), en blé et colza, mais aussi en fongicides et régulateurs. Nous effectuons aussi de la multi-analyses (P, K, CaO, MgO, pH). Nous identifions les zones de carence ou éventuellement de sur-fertilisation. L’apport peut ensuite être redressé en fertilisation localisée". Contacts : Thibaud LEROY 03 22 93 51 22 Alexandre EECKHOUT 03 22 93 51 27

>> Farmstar Développé par Astrium et Arvalis - Institut du Végétal, en collaboration avec le Cetiom, Farmstar délivre des conseils à la parcelle, à des stades clés de la croissance des cultures. Il est proposé aux agriculteurs depuis 2005 et permet de quantifier un besoin d'azote, de mesurer le risque de verse, d'évaluer le risque de carence en soufre, de piétin verse ou de fusariose. Les données fournies par Farmstar sont issues des images satellites, interprétées par les instituts avec des modèles agronomiques qui intègrent les conditions météorologiques et les caractéristiques culturales des parcelles. Les résultats sont traduits en conseils agronomiques et sont délivrés à l'agriculteur sous forme de cartes.

>> Mes p@rcelles

Mes p@rcelles, service en ligne dédié aux agriculteurs, permet de prévoir et enregistrer les pratiques culturales. Le logiciel valorise les données technico-économiques de l'exploitation pour faciliter le pilotage des cultures. D'ici peu, en communiquant directement avec les consoles embarquées, l'enregistrement sera automatique lors des travaux et l'utilisateur n'aura plus besoin de saisir.

Participez aux réunions de démonstration

(voir page 11).

n° 40 - novembre 2013 / Echanger

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c i r c u i t s

c o u r t s

www.somme-produitslocaux.fr poursuit sa progression Le 19 octobre, un septième point de retrait www.somme-produitslocaux.fr a été inauguré à la Ferme des coudriers à Coisy. Une nouvelle étape est franchie pour le site d'approvisionnement en produits samariens en pleine expansion. fidéliser la clientèle, complète Marie Deshayes. C’est en effet aussi important que de gagner de nouveaux clients !".

Des professionnels séduits

Inauguration le 19 octobre du nouveau point de retrait, à la Ferme des coudriers à Coisy, par Christian Manable, Président du Conseil général de la Somme, Daniel ROGUET, Président de la Chambre d'agriculture, Claude DEFLESSELLE, maire de Coisy et Paul LESCOT.

23 000 C’est le nombre d’œufs coquilles achetés par les professionnels sur www. somme-produitslocaux.fr en septembre 2013. Qui a dit que les collectivités ne pouvaient pas acheter d’œufs ? Une rumeur tuée dans l’œuf !

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C’est devant plus de 1 500 personnes que Jean-Louis et Paul Lescot ont ouvert officiellement, le 19 octobre dernier, un point de retrait www. somme-produitslocaux.fr sur leur exploitation à Coisy. Ce qui porte à 7 le nombre de points de retrait à disposition des consommateurs particuliers pour s’approvisionner en produits locaux. Marie Deshayes, responsable "circuits courts" à la Chambre d’agriculture de la Somme, rappelle le concept : "les clients commandent en ligne ce qu’ils souhaitent parmi toute une gamme de produits locaux. Ils viennent ensuite chercher leur panier dans le point de retrait à la ferme de leur choix". Le bilan des premiers mois d’activité est très encoura-

Echanger / n° 40 - novembre 2013

geant avec 460 acheteurs particuliers inscrits sur le site. Depuis l’ouverture du premier point début mars 2013, les commandes n’ont cessé d’augmenter pour atteindre en septembre une moyenne de 1 400 € par semaine par point de retrait. Le panier moyen est lui aussi en constante augmentation, passant de 20 € la première semaine d’activité à 43 € en septembre. Pour poursuivre cette progression et gagner de nouveaux clients www.somme-produitslocaux.fr disposera d’un chalet sur le marché de Noël d’Amiens. "La Chambre d’agriculture organise aussi en janvier une journée spécifique à destination des 45 producteurs engagés dans la vente aux particuliers, pour leur apprendre à

Du côté professionnel, les collèges, qui peuvent déja commander leur produits via www.somme-produitslocaux. fr depuis novembre 2011, se sont appropriés cette nouvelle façon de faire "leur marché". 26 collèges ont ainsi commandé pour plus de 16 000 € de produits en septembre. Un record ! Les pionniers et leaders sont les collèges de Villers-Bocage, de Péronne et d’Acheux-en-Amiénois. Ils sont rejoints par le collège de Crécy-en-Ponthieu qui développe ses commandes. Mais les collèges ne sont pas les seuls clients "pro". Ce sont au total 310 acheteurs, crèches, écoles, lycées, traiteurs ou encore restaurateurs qui utilisent la plateforme pour s’approvisionner auprès de 200 producteurs référencés. Parmi les axes de développement : s’organiser pour répondre aux marchés publics et la création d’un partenariat régional avec Api Restauration. Cette entreprise s’approvisionne déjà sur www.sommeproduitlocaux.fr pour l’hôpital de Corbie. Marie DESHAYES 03 22 33 69 75

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CASDAR

Une marge supérieure avec la protection intégrée : c'est confirmé Les bons résultats obtenus en protection intégrée sur le rendement comme sur la marge se confirment depuis 5 ans. L’objectif d’arriver au même niveau de rendement est atteint voire dépassé. La réduction d’intrants obtenue en appliquant les principes de la protection intégrée se traduit par une économie sur les charges opérationnelles. Quel que soit le prix du blé (110, 150, 180 ou 200€/T), l’optimisation des intrants permet de dégager une marge brute supérieure tout en alliant l’efficience au point de vue environnemental avec la baisse de l’IFT.

Malgré des conditions climatiques difficiles, la protection intégrée a une fois encore tiré son épingle du jeu avec un rendement moyen du réseau de parcelles en protection intégrée de près de 96 q/ha. Les faibles densités préconisées ont tenu leurs promesses grâce notamment à un nombre d’épis 10% audessus de la moyenne et leur très bon remplissage des grains.

Le réseau de parcelles en protection intégrée Constitué de 200 parcelles, réparties de façon homogène sur l’ensemble du département, le réseau à pour objectifs d’évaluer les performances technicoéconomiques de la protection intégrée. Les parcelles sont recensées suivant un cahier des charges précis (variété, date de semis, densité), leur itinéraire technique est construit tout au long de l’année avec l’appui technique d’un conseiller en fonction de la pression maladie.

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2013 : à nouveau, un bon cru pour la protection intégrée

Marge brute (€/ha)

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Moyennes Moyenne du Moyenne du départementales réseau 2012 réseau 2013 (Source : France Agrimer) Rendement (q/ha) 85,6 PS 75,4 Protéine 11,37 Azote (N) 175,3

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IFT Total 3,9 3,73 Herbicides 1,56 1,61

6,6 1,88

Charges Semences (€) Azote (€) Phytos (€)

471 101 190 180

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Produits bruts

18 €/q de blé 20 €/q de blé

1 542 1 713

1 725 1 917

1 674 1 860

Marge brute

18 €/q de blé 20 €/q de blé

1 196 1 367

1 339 1 531

1 203 1 389

43,5 % de produits phytos en moins

136 €/ha de marge

Les principes de la protection intégrée ont permis de réduire l'IFT de plus de 43 % par rapport à la moyenne départementale. Cette économie se traduit par un gain de 140 € sur la marge brute.

Cahier spécial protection intégrée - 1


Mémo Itinéraire technique en protection intégrée

La protection intégrée en maïs

Densités préconisées en protection intégrée et en PEA pour 2013 Dates

Craies

Sables et biefs

Limons

10/10

210 gr/m2

190 gr/m2

160 gr/m2

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220 gr/m2

200 gr/m2

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230 gr/m2

215 gr/m2

180 gr/m2

30/10

260 gr/m2

240 gr/m2

200 gr/m2

10/11

280 gr/m2

260 gr/m2

220 gr/m2

Seuils de nuisibilité en protection intégrée de blé Pucerons

n Pucerons d'automne : 10 % des pieds portant 1 puceron ou plus de 10 jours de présence constatée des pucerons. n Pucerons de printemps : 1 épi sur 2 colonisé par au moins 1 puceron.

Oïdium

Traiter si 50 % des 3 dernières feuilles portent au moins 10 pustules.

Piétin-verse

Au stade 1 noeud, traiter si plus de 35 % des talles primaires sont touchées.

Rouille jaune

A partir du stade 1 noeud, traiter dès les premières pustules apparentes.

Septoriose

A partir de 2 noeuds, traiter si 50 % des F3 sont touchées significativement (plus de 5 % de la surface foliaire).

Fusariose

Les précautions agronomiques prises en préventif (choix variétal, précédent, labour) suffisent le plus souvent.

Les points clés de la protection intégrée en blé Octobre Novembre

SEMIS

Octobre Novembre

Levée 0 à 1 insecticide sur observation (seuils)

Tallage

Fin Octobre Novembre

Février

er

er

2 apport azote : dose bilan -40u/ha Fin Avril Début Mai

Fin Mai Début Juin

Juillet Août

er

3 apport A moduler avec Farmstar

Désherbage en février-mars sur observation décision Stade épi 1 cm

Stade 1-2 noeuds

Stade épiaison

agriculteur à Hallilvillers, témoigne

"A terme, je vise le zéro chimique sur maïs" Thierry Thibaut, éleveur à Hallivillers, a souscrit un contrat PEA avec l’Agence de l’Eau Artois Picardie en 2012, sur 17ha de maïs. Ce contrat sur 5 ans qui a pour objectif principal la protection de la ressource en eau, autorise un désherbage chimique uniquement sur le rang, et encourage le recours à des outils de désherbage mécanique : herse étrille, bineuse. L’objectif de départ de Thierry Thibaut est clair : utiliser le moins possible de désherbants sur maïs, par souci de la préservation de la qualité de l’eau et des sols.

"J’ai semé le 24 avril à 2 doses 35, soit 10 % de plus que d’habitude, pour prendre en compte les pertes potentielles liées à un passage de désherbage mécanique". Il a ensuite passé 2 fois la herse étrille, les 7 mai et 2 juin. "Le premier passage a été suivi

d’un violent orage ; le second passage a donc été beaucoup plus compliqué car les sols étaient plaqués".

COMPTAGE DU NOMBRE DE PIEDS SORTIE HIVER

1 apport azote : 40 à 60 u/ha Fin Mars

COMPTAGE DU NOMBRE DE PIEDS ENTREE HIVER

Thierry THIBAUT,

PAS de régulateurs si population inférieure ou égale à l’objectif de densité de semis

Malgré un binage le 14 juin au stade 3 feuilles et un second le 21 juin, le "non chimique" n’a pas été possible cette année conclut Thierry Thibaut.

"Il restait des renouées liseron et des renouées des oiseaux. Je suis intervenu en désherbage localisé sur le rang avec 2 fois moins de produit/ha qu’auparavant !"

Fongicide sur observation (seuils) Souvent un seul fongicide

Il reconnaît que le désherbage mécanique prend plus de temps que le "tout" désherbage chimique. "Néan-

Insecticide sur observation (seuils) Souvent aucun insecticide

moins je persiste sur cette voie et j’encourage les agriculteurs à tester ces pratiques sur leurs parcelles, c’est très formateur !".

RECOLTE

Propos recueillis par Renée PREVOST 03 22 93 51 21 Plus d'infos sur www.somme.chambagri.fr, rubrique

"je cultive l'avenir avec la protection intégrée".

Quentin LOY 03 22 20 67 34 Cahier spécial protection intégrée - 2


Agronomie et qualité de pulvérisation : 2 voies à conjuguer pour moins d'intrants Il est tout à fait possible de réduire de 25 % à 50 % les doses de fongicides employées sur blé en diminuant le litrage et en maîtrisant les conditions de pulvérisation. Pour assurer durablement cette réduction, le mieux est de combiner l’agronomie à l'optimisation de la pulvérisation : c'est-à-dire utiliser les fondamentaux de la protection intégrée avec la technique Bas Volume. L’objectif est de réduire la pression des maladies et des adventices en utilisant l’agronomie en amont (choix d’une variété tolérante, densité de semis maîtrisée, décalage de la date de semis,…).

L’efficacité des traitements phytosanitaires dépend fortement de la maîtrise de la qualité de pulvérisation. Cette maîtrise repose sur 3 points :

1 - Choisir une bonne buse L’objectif est d’obtenir : n un nombre d’impacts suffisants par cm² Au minimum, il faut viser 20 à 30 impacts par cm² pour les produits racinaires ou désherbants systémiques (glyphosate) à 50-70 impacts/cm² pour les produits de contact. n et une taille de gouttelette régulière La taille de la gouttelette est primordiale. L’objectif est d’obtenir une taille de gouttelette entre 200 et 300 microns. De trop fines gouttelettes sont sensibles à la dérive et à l’évaporation. A l’inverse, les gouttelettes trop grosses peuvent entraîner du ruissellement et rendre inefficaces les désherbants foliaires en ne touchant pas la cible (exemple du désherbage betterave avec de très jeunes adventices).

2 - Respecter les bonnes conditions d’application 3 paramètres sont indispensables : n L’hygrométrie Une hygrométrie élevée permet de diminuer les pertes de produits par évaporation et d'en faciliter la pénétration. Le but est d’avoir au minimum 60% d’hygrométrie en essayant de se rapprocher de 80% voire idéalement de traiter sur rosée.

Dans les situations avec une hygrométrie trop faible, le dernier recours est d’utiliser l’effet humectant des sels (exemple du sulfate de magnésie à 2-5% du volume de bouillie). Le vent Le vent augmente la dérive, entraîne l’évaporation des gouttelettes et peut dessécher la cuticule des plantes (vent d’est en particulier). Réglementairement la vitesse maximum du vent audessus de laquelle il est interdit de traiter est de 19 km/h. Si l'optimum serait l'absence de vent, la tolérance peut être de 5 à 10 km/h. S’il y a trop de vent, le derniers recours est de diminuer la pression et/ou d’utiliser un mouillant par son effet "alourdisseur" de goutte. L’efficacité n'est pas garantie pour autant.

n

n La température Eviter les trop fortes amplitudes thermiques (> 15°C) et les températures trop élevées (> 25°) afin d’avoir un végétal "poussant" donc "réceptif". Le plus important est la température du jour de la pulvérisation et des jours qui suivent l’application.

Afin de réunir ces différentes conditions, préférer traiter tôt le matin avec une hygrométrie élevée, une absence de vent et une végétation active.

Rendements bruts et nets de 2 stratégies de protection fongicide sur blé 9 essais Chambre d'agriculture de la Somme de 2009 à 2013

3 - Améliorer la qualité de l’eau

En moyenne le rendement brut est supérieur (+ 2.93 q) en faveur des 3 passages à 126 l/ha et dose raisonnée MAIS le rendement net est toujours équivalent voire supérieur avec la technique du Bas Volume grâce à l’économie de fongicides.

Il s'agit d'optimiser l’efficacité des produits plus ou moins sensibles à la dureté de l’eau (le meilleur exemple : le glyphosate). Nos eaux picardes sont dures, chargées en ions Ca ++ et Mg ++ qui inter-agissent avec certaines matières actives. Pour corriger la dureté de l’eau, il suffit de traiter l’eau avec du sulfate d’ammonium à 2-3% ou d’utiliser de l’eau de pluie (eau douce). Mathilde LHEUREUX 03 22 93 51 25 Cahier spécial protection intégrée - 3


Agriculture de conservation, semis direct : objectif moins d'herbicides et moins d'azote La Chambre d’agriculture a mis en place deux essais sur colza et betterave sur la thématique "Agriculture de conservation, semis direct". L'objectif était notamment d'évaluer l'intérêt du semis direct sur la réduction d'intrants (phytosanitaires, azote). 0.5 l (stratégie habituelle : NOVALL 1.5 puis NOVALL 1 l). Soit un gain de l’ordre de 2l de produit (environ 60 €/ha, hors coût de pasAlexandre EECKHOUT 03 22 93 51 27 Hervé GEORGES 03 22 20 87 32

28 août 2012 - Modalité Semis Strip Till + semoir Monograines sous couvert de pois semé 1 mois avant

Le meilleur couvert est celui semé le matin même du semis du colza

L’objectif de l’essai est de tester l’implantation simplifiée de colza, en croisant 3 types de couverts et 4 modes d’implantations (voir encadré). Le salissement et l’apport d’azote du couvert sur colza sont étudiés pour chacune des modalités. Résultats : - Du côté du couvert : le meilleur compromis reste le semis de couvert le matin même du semis de colza, ce qui permet une bonne maîtrise des levées de mauvaises herbes (couverture automnale du sol). - Du côté du mode d'implantation : ces semis de début septembre en conditions sèches ont mis en avant l’intérêt des implantations avec un semoir de précision : vitesse et régularité de semis, compte-tenu de la qualité de rappuyage du lit de semence. - La meilleure combinaison reste une préparation au strip till reprise par un semoir monograines. - Le semis direct a comme prévu permis la levée des mauvaises herbes précocement, ce qui a rendu compliqué le désherbage dans les modalités avec couvert (surtout le couvert semé un mois avant). - Le semis combiné strip till + semis de colza à la volée est séduisant sur le principe. Une modification du matériel est cependant nécessaire afin de rappuyer les graines au semis.

Un gain de 30 unités d’azote et deux fois moins de carburant au final

Ce premier essai de semis direct de colza sous couvert de pois donne 3 résultats : - 30 unités d'azote en mars. Le couvert de pois a fourni 30 unités d’azote au colza, soit autant d’azote minéral en moins à apporter à potentiel de rendement identique. - Une réduction de carburant de moitié... voire des deux tiers en faveur des pratiques de semis direct. Le passage unique semis "tout en un" c’est 10l/ha de carburant, la technique en deux passages nécessité 16l/ ha de carburant et le schéma de semis habituel (labour suivi de herse rotative semoir) consomme 35 l /ha. - 2 litres de desherbant en moins. Le double objectif de ne travailler que le minimum de surface et l’utilisation de couverts permet de limiter la levée des mauvaises herbes et leur développement. Sur les dicotylédones, le couvert de pois semé le matin même du semis de colza, suivi d’une implantation de colza en strip till, n’a nécessité qu’une seule application de NOVALL à

Les modalités de l'essai colza n Trois couverts testés : 1 - Témoin 2 - Couvert de pois protéagineux semé un mois avant le colza 3 - Couvert de pois semé avec un semoir de semis direct le matin du semis de colza n Quatre modes d'implantation testés : - Semis classique avec semoir de précision sur déchaumage - Semis au semoir de précision sur reprise de strip till (utilisation de technique de guidage) - Semis combiné en un passage strip till + semis "à la volée" de colza - semis avec semoir de semis direct

A noter en 2014 n Les conseillers de la Chambre d'agriculture vous proposeront 2 niveaux de formation sur la thématique "agriculture de conservation - semis direct" : > niveau 1 : Les bases à maîtriser pour se lancer en semis direct, > niveau 2 : Plus loin dans l'agriculture de conservation pour ceux qui pratiquent déjà.

Prochainement les résultats de l'essai betteraves disponibles sur : www.somme.chambagri.fr Cahier spécial protection intégrée - 4


B i e n v e n u e

a

l a

f e r m e

Témoignage : Hervé Frizon, agriculteur - guide nature

"Faire découvrir l'agriculture autrement" Du 19 septembre au 3 novembre, c’était l’Automne Bienvenue à la ferme. Parmi les nombreuses animations et festivités proposées dans les fermes, une course d’orientation organisée par Hervé Frizon. Cet agriculteur-guide nature à Croix-Moligneaux nous a ouvert ses portes pour nous faire découvrir une nouvelle offre : la randonnée autour de la ferme.

Hervé et Karine FRIZON

Dans le cadre de l’Automne à la ferme du réseau Bienvenue à la ferme, Hervé et Karine Frizon ont organisé une course d’orientation. Une belle occasion pour eux de partager leur métier, leur ferme et leur milieu. "Faire découvrir l’agriculture autrement", c’est le leitmotiv d’Hervé et Karine Frizon qui accueillent à la ferme depuis 1997. Aujourd’hui, ils améliorent leur prestation en proposant une nouvelle activité : "la randonnée autour de la ferme".

Faire la différence Vous appartenez au réseau Bienvenue à la ferme pour votre hébergement ou votre ferme de découverte, faîtes la différence en proposant une nouvelle offre à vos clients pour leur faire vivre une expérience unique, les sortir des sentiers battus en les faisant participer à la vie de la ferme. Choisissez la thématique qui vous correspond : - "Z’aniferme" : mieux connaître le travail autour des animaux de la ferme, visite, soins, traite ; - "Fermes bio" : pour découvrir les pratiques de production, les équipements, les pratiques comportementales ; - "Rando fermes" : partir en randonnées à pied, à cheval, à vélo autour de la ferme ; - "Savoir ferme" : pour partager sur votre métier et sur vos travaux de plaine ou d’élevage ; - "Fermes gourmandes" : pour faire déguster vos produits, pour proposer des stages de cuisine ; - "Fermes Bacchus" : pour allier visite et dégustation.

"Ça me chagrinait de constater la façon dont on parle de l’agriculture alors que je pratique depuis longtemps l’agriculture raisonnée", confie Hervé. "Je veux expliquer, montrer comment je travaille. Quoi de mieux que d’ouvrir sa ferme et son territoire ?". Le réseau Bienvenue à la ferme, de par ses valeurs d’échange et de partage, correspond tout à fait à ses attentes et lui a permis de structurer cette nouvelle offre, un "plus" qu’il veut donner à sa ferme.

Une véritable ouverture

Les 40 hectares et le petit troupeau de vaches laitières de l’exploitation familiale repris fin 1994 ont incité Hervé et Karine à rechercher de nouvelles ressources. Des chambres d’hôtes puis un gîte rural ont ainsi vu le jour. "Accueillir nous plaisait et nos bâtiments ont pu être ainsi valorisés", constatent-ils. Recevoir, dialoguer, échanger sont des mots à forte résonnance chez le couple. En effet, il est important pour eux et pour leurs enfants d’accueillir d’autres personnes que leur famille. Karine reconnaît : "c’est une véritable ouverture pour notre famille".

qui m’aide beaucoup pour ce type d’activité nature, mais mettre en place et proposer des randonnées est à la portée de celui qui le veut". Claire LOBBE 03 22 33 69 08

Trois nouveaux adhérents

"produits de la ferme"

Claire MAISON d'Equennes Eramecourt pour sa production de fromage de chèvre.

La randonnée, un plus

Le côté "environnement", a conduit Hervé à proposer trois circuits de randonnée à partir de sa ferme. "Nous avons dans le Vermandois de nombreuses curiosités qu’il me semble important de faire découvrir, il suffit de regarder à sa porte". Les étangs, les églises, la forge du village, les sources d’eau, les anciens moulins, les cultures et les élevages, et même le canon à grêle du voisin arboriculteur sont des étapes de randonnée. "Chaque randonneur part avec un topo guide sur le circuit qu’il a choisi avec la reproduction d’une carte et l’indication des directions et des sites remarquables. Je peux les accompagner s’ils le souhaitent, leur proposer un sac pique-nique de produits du terroir également", poursuit Hervé. Son travail en amont a consisté à repérer les points d’intérêt, à se mettre d’accord éventuellement avec les propriétaires et à tester et à faire tester la randonnée. "J’ai suivi une formation de guide nature, reconnaît-il, ce

La Ferme du Paraclet à Cottenchy pour sa production de cidre bio, viande bovine bio, porc et volailles de plein air. Michel BELLANGER, à gauche, reçoit l'agrément aux côtés de Godfrey BROWN, directeur du Paraclet.

Paul LESCOT de Coisy, pour sa farine et ses préparations de gâteaux.

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I n s t a l l a t i o n

Une installation hors cadre familial exemplaire Plus de 80 personnes se sont retrouvées à Andainville autour de Julien Guyart, le 14 septembre dernier, à l'occasion de l'inauguration de son exploitation. L'installation de Julien en 2012 en système polyculture et élevage laitier a la particularité d'être hors cadre familial.

Julien Guyart, le jeune installé, coupe le ruban aux côtés de JeanJacques Stoter, vice-président du Conseil général de la Somme en charge de l’Aménagement du territoire et de la ruralité (à gauche) et de Martine et Gérard Letellier, les cédants.

Les Jeunes Agriculteurs de la Somme ont choisi de mettre en avant cette année l’installation de Julien Guyart, qui a la particularité d’être hors cadre familial, c’est-à-dire que ses parents ne sont pas dans la profession agricole. Le 14 septembre, 80 personnes ont ainsi été accueillies à Andainville par Julien, ainsi que par Martine et Gérard Letellier, les cédants. C’est donc à trois voix qu’ils ont fait part de leur expérience réussie. Ju-

lien a d’ailleurs reçu à la Plaine en Fête l’Oscar de l’installation 2012 qui vise à récompenser l’installation innovante ou exemplaire de l’année. Ils ont chacun mis en avant les facteurs de réussite de cette installation atypique. La motivation de Julien est sans aucun doute la principale clé du succès. "Mon rêve était de m’installer en agriculture", explique Julien. Afin de se familiariser à ce métier, le jeune homme a

pratiqué de nombreux stages en exploitations agricoles, dont la plupart chez Martine et Gérard Letellier. "Pourtant je ne visais pas leur exploitation !". C’est quand Julien a confié au couple qu’il souhaitait trouver une ferme, que Martine et Gérard ont décidé de lui céder leur exploitation. En l’embauchant un an avant, la transition s’est faite en douceur avec le soutien du couple. Mais il faut du temps et l’appui des partenaires pour bâtir un projet viable. Julien a remercié l’ensemble de ces partenaires qui se sont investis dans la réalisation se son projet : le service Installation de la Chambre d’agriculture, le Crédit Agricole, le centre de gestion, l'Etat et le Conseil régional de Picardie qui ont financé son installation. Il n’a bien-sûr pas oublié Martine et Gérard, ainsi que ses parents, car même dans un cadre hors agricole, le soutien de la famille compte. Anne CATTEAU 03 22 33 69 83

Des aides spécifiques facilitent la transmission hors cadre familial Des aides prenant en compte les spécificités de l´installation hors cadre familial peuvent venir en complément de la DJA (dotation jeune agriculteur), des prêts bonifiés et autres avantages fiscaux et sociaux auxquels peut prétendre tout candidat à l´installation. Elles regroupent des actions définies au niveau national par l´Etat et au niveau local par la Région. Il s´agit de micro-aides qui donnent un véritable "coup de pouce" au projet installation / transmission. L´encouragement des exploitants sans successeurs à s´inscrire au répertoire à l´installation, par exemple, est une action du programme PIDIL. Une aide de 5 000 euros est versée à l´installation effective d´un jeune.

PARI réussi pour l'installation en Picardie Une vingtaine de candidats à l’installation en agriculture ont participé au dernier "Café de l’installation", organisé le 8 octobre à Cappy, dans le cadre du Programme d ’A c c o m p a g n e m e n t Régional à l’Installation Mathilde Degrendel présente son exploitation maraîchère. (PARI). Installée en 2011 sur une exploitation maraîchère, Mathilde Degrendel a tout de suite accepté de faire part de son parcours et de son expérience. Chaque mois, un "café de l’installation" est en effet organisé chez un jeune picard ayant bénéficié des aides du Conseil régional. "Ces cafés sont la première étape du parcours du PARI, explique Isabelle Aslahé, animatrice pour les Chambres d’agriculture.

Ce dispositif du Conseil régional de Picardie accompagne les installations qui permettent de maintenir un maximum d’actifs, de favoriser l’élevage herbivore et d’augmenter la valeur ajoutée sur les exploitations". Les "cafés de l’installation" sont des réunions d’information,

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mais aussi un lieu d’échanges entre les porteurs de projet.

"L’objectif est d’éviter l’isolement et de permettre à chacun de se constituer un réseau", complète Isabelle Aslahé. Au-delà de l’aide financière, le PARI c'est un véritable accompagnement du candidat. Le dispositif lui permet de démarrer son activité dans des conditions rassurantes en bâtissant un prévisionnel économique et en rencontrant des conseillers spécialisés.

Fort de son succès, le PARI est reconduit sur deux axes : l’installation de nouveaux candidats et le suivi des jeunes installés. Isabelle ASLAHE 03 22 33 69 87

Zoom sur le PARI

En un an et demi, ce sont : >> plus de 300 personnes accueillies par les Chambres d'agriculture picardes et Copasol, >> 55 installations aidées dont 5 hors cadre familial. Les installations se font majoritairement en maraîchage et en élevage bovin, lait ou viande.


e LEV A GE

Les conseils de la Chambre d’agriculture autour de la traite Bien connu déjà des éleveurs laitiers du département, Alain Lefèvre vient renforcer l'équipe Elevage de la Chambre d'agriculture de la Somme. Conseiller en production laitière, Alain est spécialisé dans les équipements de traite. Petit tour d'horizon des services proposés dans ce domaine. veur. Apporter des conseils et rappels autour de la traite. Objectifs : mettre en évidence les points à améliorer et mettre en place des bonnes pratiques pour une traite de qualité.

L’assistance traite avec mesures pendant la traite

Une installation de traite bien entretenue est indispensable à une bonne qualité du lait.

Jean-Louis Pilard et aujourd’hui Alain Lefèvre, qui a rejoint le service Elevage début octobre, sont les deux spécialistes en équipements de traite de la Chambre d’agriculture. Ils assurent toute une gamme de conseils auprès des éleveurs laitiers.

CERTITRAITE®

Le contrôle lors de la mise en service des installations neuves, d’occasions ou fortement rénovées afin d’en vérifier la conformité. Objectifs : garantir le bon montage, vérifier le réglage

et le lavage de l'installation de traite. Rectifier rapidement les anomalies (le Certitraite est réalisé en présence de l’installateur).

OPTITRAITE®

Le contrôle annuel pour assurer le bon fonctionnement et le réglage de l'installation de traite. Une garantie pour le matériel le plus utilisé sur les exploitations d’élevage. Objectifs : c’est un élément important dans le maintien d’un lait de qualité. Il est nécessaire pour l’agrément à la charte des bonnes pratiques

Publication des résultats des élevages porcins en Nord - Pas-deCalais Picardie Retrouvez les derniers résultats techProduc niques de l'année, des références Perform tion porc in ances e t actua e régionales et des sujets techniques lités 2 dans l'édition 2013 "Production por013 cine, performances et actualités". Les résultats 2012 des élevages porcins en Nord Pas-de-Calais Picardie sont aussi en ligne. A lire sur www.chambres-agriculture-picardie.fr

d’élevage et à la conditionnalité des aides PAC.

DEPOS’TRAITE® : le contrôle des déposes automatiques

Une vérification des dispositifs de fin de traite afin de s’assurer de l’homogénéité des seuils de dépose, des temporisations initiales et des vides résiduels. Objectifs : obtenir les mêmes conditions de traite, quel que soit l’emplacement dans l’installation. Optimiser le temps de traite, pour le trayeur et les animaux.

NET’TRAITE®

Vérification du matériel et de la méthode de nettoyage de l’installation de traite : température, turbulence, quantité de produit utilisé … Objectifs : résoudre un problème de qualité bactériologique et/ou s’assurer du bon lavage de la machine à traire.

L’assistance traite

Un état des lieux des techniques de traite et une observation des pratiques de l’éle-

Une assistance traite avec un enregistreur des niveaux de vide à différents endroits (embouchure du manchon, tuyau court à lait, griffe et lactoduc) et observation des techniques de traite. Objectif : en plus des bonnes pratiques, il permet une vérification des réglages de la machine en fonctionnement.

L’aide à la décision

Conseiller l'éleveur lors de l’achat d’une installation de traite par l’étude des devis et l’aide à la conception. Objectif : guider pour que l’investissement dans une nouvelle installation de traite réponde aux attentes de l'éleveur.

Les conseillers en équipements de traite sont à votre disposition pour répondre à votre demande, n'hésitez pas à les contacter. n Jean-Louis PILARD (Abbeville) Tél. 03 22 20 67 35

Alain LEFEVRE (Amiens) Tél. 06 04 67 37 62

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R e t o u r

s u r . . .

La plate-forme "petits fruits et légumes

de Picardie"

Mardi 27 août, les Chambres d'agriculture de Picardie accueillaient 200 participants aux démonstrations de matériel et exposition des fournisseurs de la filière "petits fruits et légumes". Crédit photo : C.Lescaudron/CRA Picardie Cette demi-journée, riche d'échanges et d'enseignement pour les acteurs de la filière, était organisée pour la première fois dans notre région, sur le site de la ferme des vallées à Fréchencourt (Somme). De nombreuses démonstrations ont eu lieu en continu : • Matériels de binage : bineuse à doigts Kresse, système de guidage automatisé, bineuse avec système étrille • Travail du sol : décompacteur, pailleuse, enfouisseur de pierres La Mutualité Sociale Agricole a profité de l'occasion pour sensibiliser les agriculteurs à la protection individuelle en conditions maraîchères (application sous tunnel avec un atomiseur). Les 40 exposants présents (machinisme, serres, irrigation, petit matériel, semences/plants et pépiniéristes) ont mis en avant leurs gammes de produits. Les conseillers des Chambres d'agriculture ont présenté leurs services d'accompagnement des producteurs : pôle installation, pôle de conversion biologique, réseau "Bienvenue à la ferme", marque "Terroirs de Picardie", restauration hors foyer, drive… Un remerciement particulier à l'EARL Bled pour leur accueil et leur aide dans l'organisation de cette plate-forme. Avec le concours financier de l'Europe (Feader) et du Conseil général de la Somme. Christophe VALLEE 06 08 60 44 60

Damien DEVIENNE, lauréat du concours

"Graines d'agriculteurs"

Damien Devienne, jeune éleveur de vaches allaitantes à Gouy l’Hôpital a remporté le concours national "Graines d’agriculteurs" organisé par Jeunes Agriculteurs. C’est Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, qui lui a remis son prix le 22 septembre lors de la Finale nationale de Labour à Ars-sur-Forman dans l’Ain. Damien a remercié tous ceux qui ont voté pour lui. "C’est une reconnaissance", a-t-il déclaré un peu ému. Félicitations donc à Damien !

Plaine en Fête Dimanche 1er septembre, la Chambre d’agriculture a accueilli les nombreux visiteurs de la Plaine en fête sur ses stands "installation", "productions végétales" et "circuits courts".

Une somme de gourmanUNE SOM dises ME DE GOURM A

NDISES Du 12 au 20 octobre, une soixantaine de rendez-vous ont été donnés par les producteurs fermiers, artisans et restaurateurs du département dans le cadre d’une "Somme de gourmandises". Visites de fermes et d’ateliers artisanaux, marchés de produits locaux, démonstrations culinaires, dégustations ou menus privilèges étaient à la carte des animations proposées à l’occasion de la Semaine du goût. L’objectif : faire découvrir et apprécier les saveurs de notre terroir. Organisée par l'Interconsulaire de la Somme (Chambre d’agriculture de la Somme, Chambres de commerces et d’Industrie Littoral Normand Picard et Amiens-Picardie, Chambre de Métiers et l’Artisanat de la Somme), "Une Somme de gourmandises" permet de réunir sous une même bannière l’ensemble des professionnels - restaurateurs, producteurs fermiers, artisans - qui travaillent avec des produits locaux et donnent aux consommateurs le "goût du goût". Du 12 au 20 octob re 2013

Une "Somme de gourmandises" est soutenue par le Crédit agricole BriePicardie, l’Umih80, les Logis de la Somme, Terroirs de Picardie, le Courrier Picard et France Bleu Picardie Hélène CREVEL 03 22 33 69 22

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R e t o u r

s u r . . .

La convention d'affaires "Terroirs de

Picardie"

La 5ème convention d'affaires Terroirs de Picardie s'est déroulée le 21 octobre à Mégacité à Amiens. Cet événement rencontre chaque année un succès grandissant. Près de 300 producteurs, acteurs du commerce régional, de la restauration collective et du tourisme se sont ainsi retrouvés à l'initiative du Comité de promotion des produits de Picardie, des Chambres d'agriculture et du Conseil régional de Picardie.

Première participation pour "des Rubis de l'Authie", producteurs de fraises à Humbercourt.

La signature d'une convention de partenariat pour un projet de méthanisation La Communauté de communes du Sud Ouest Amiénois (CCSOA), la Chambre d'agriculture et un groupe d'agriculteurs du secteur ont signé le 30 juillet une convention de partenariat pour la réalisation d'une étude de faisabilité d'un projet de méthanisation. Celui-ci vise à chauffer le futur centre aquatique de la CCSOA.

Agenda n 20

et 21 novembre

n 27

novembre, 3 et 12 décembre

Formation Point de vente collectif dans l'Ain. Visites de points de vente, approche technico-économique, organisation, aspects juridiques... Inscriptions : Laurence VILLERET - 03 22 33 69 88

La Chambre d'agriculture de la Somme organise avec le soutien du Conseil régional de Picardie, 3 journées techniques sur la vente en circuits courts. >> Mercredi 27 novembre à St-Fuscien : Elever des volailles festives en circuit court. >> Mardi 3 décembre à Villers Tournelle : Vendre de la viande de porc en circuit court et de proximité. >> Jeudi 12 décembre à Fourcigny : Elever et vendre de la viande de boeuf en circuit court. Au programme : - visite d'une exploitation et témoignage de producteur - rencontre d'acheteurs professionnels - éclairage technique et économique par des spécialistes. Contact : Claire LOBBE - 03 22 33 69 08 n Mercredi

18 décembre

SOMEA organise le mercredi 11 décembre le premier carrefour de l'érosion. Le matin, les acteurs de l'érosion des sols dresseront le bilan des actions menées et feront part des expériences d'aménagement réussis. Visite de terrain l'après-midi. Contact : Emmanuel du TERTRE - 03 22 33 69 05 n Réunion

de démonstration Mes P@rcelles

Mes P@rcelles, un leader du service en ligne aux agriculteurs, avec plus de 15 000 utilisateurs en France, vous permet de prévoir et enregistrer vos pratiques. Simplement et en toute sécurité : - Découpez votre parcellaire - Gérez les fertilisations N, P, K - Enregistrez vos interventions - Editez vos documents réglementaires - Consultez vos indicateurs environnementaux - Exportez vos données vers Télépac ou vos partenaires économiques - Suivez vos marges économiques et stocks d’intrants La Chambre d’agriculture vous invite à découvrir cet outil lors des réunions de démonstrations. Mardi 12 novembre à 14 h à Abbeville Lundi 2 décembre à 14 h à Amiens Jeudi 5 décembre à 14 h à Villers-Bocage Jeudi 12 décembre à 14 h à Estrées-Mons

Alain DESFOSSES, président de la CCSOA et Daniel ROGUET, président de la Chambre d'agriculture avec des élus et le groupe d'agriculteurs porteur du projet de méthanisation.

Contact et inscriptions : Christine Douchet au 03 22 33 69 77 ou c.douchet@somme.chambagri.fr

Aurélien DECEUNINCK 03 22 33 69 78

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retrouvez les producteurs de Somme-produitslocaux.fr sur le marché de Noël à Amiens du 23 novembre au 29 décembre 2013


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