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Des solutions pour demain

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Pratiques agronomiques

Pratiques alternatives et agriculture biologique : quelles techniques pour protéger ses sols et réussir ses cultures ?

Performances des élevages

Technologie et technique pour gagner en performance sur votre élevage.

Itinéraires techniques

Optimiser ses techniques pour assurer un meilleur volume de production.

Gestion et économie

Comment réduire vos charges et faire des économies d’énergie ?

Revue technique annuelle de la Chambre d'agriculture de Dordogne

2013


Votre Chambre d’agriculture s’engage dans la CERTIFICATION de ses services www.dordogne.chambagri.fr

Publications techniques

Toujours une longueur d’avance

avec votre chambre d’agriculture ! Dossier grandes cultures : oléagineux, céréales à paille et maïs (gratuit) Bulletin stratégie de commercialisation en grandes cultures Bulletin d’information technique viticole du Bergeracois Bulletins techniques arboriculture fruitière Agissons ensemble pour la qualité de l’eau (gratuit) Résultats des fermes de références d’élevage et observatoires Catalogue formation (gratuit)...

Consultez-les en ligne sur www.dordogne.chambagri.fr ou abonnez-vous auprès de nos conseillers

Retrouvez-nous également dans votre journal Réussir le Périgord : - «Les échos de la Chambre d’agriculture» - Pages irrigation et agrométéorologie - Bulletins herbes - Nombreux articles techniques de nos conseillers agricoles

Certaines de ces publications sont éditées avec le soutien financier de l’Europe, de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et des plans départementaux du Conseil général de la Dordogne

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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éditorial

de Jean-Pierre Raynaud, président de la Chambre d’agriculture de Dordogne

Voici l’édition 2013 de notre revue technique INNOV’A. Ce document s’appuie sur l’expertise technique de nos agents, ce qui lui confère un intérêt professionnel particulier car il aborde des thèmes adaptés à nos situations locales. Les sujets choisis touchent les productions animales, végétales mais aussi la forêt ou encore l’agrométéorologie. Vous constaterez que l’agronomie est omniprésente dans les analyses présentées car la maîtrise des charges d’exploitation passe de plus en plus par là. En effet, pour rendre nos systèmes plus robustes et moins sensibles aux phénomènes extérieurs, comme la fluctuation des prix des matières premières, nous devons sans cesse réfléchir à des solutions les plus économes possibles qui garantissent le meilleur résultat. Bien sûr, ce qui est abordé dans ce document n’est pas exhaustif, et je ne peux que vous encourager à prendre contact avec nos équipes techniques pour approfondir certains domaines ou encore en aborder d’autres qui vous interrogent. Je vous rappelle aussi que le site Internet de la Chambre d’agriculture www.dordogne.chambagri.fr vous propose quotidiennement des informations qui vous concernent car elles sont proches de vous. Enfin, tout au long de l’année, nos équipes vous donnent l’occasion de vous retrouver collectivement dans des réunions en salle, en bout de champs, ou tout simplement chez vous pour vraiment parler de ce qui vous concerne au moment où vous le souhaitez. Je vous souhaite une bonne lecture et une année agricole 2013 à la hauteur de vos attentes.

sommaire Pratiques agronomiques

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• La Cicadelle verte de la vigne • Cynips du châtaignier • L’ambroisie à feuille d’armoise

4. 7. 10.

Performance des élevages • Bâtiment agricole bois • Bilan de productivité • Améliorer la qualité des parcours palmipèdes • OptiMIR

18. 21.

Itinéraires techniques

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13. 16.

• Station agrométéo nouvelle génération 24. • Fraises remontantes hors-sol 26. Gestion et économie

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• Séchage du maïs • Exploiter le bois énergie

29. 32.

Ont participé à la rédaction technique : Laurent Aymard, Matthieu Bajard, François Ballouhey, Laurent Colombier, Olivier Dejean, Jean-Pierre Dubois, Nicolas Fédou, Jérôme Lagarde, Bruno Limérat, Didier Méry, Adrien Peyrat, Bernard Plantevin, Richard Raynaud et Florent Wieczorek. Responsable de la publication : Philippe Gondonneau et Michel Campagnaud. Coordination technique et rédactionnelle : Carole Garnier et Maryse Gounaud. Mise en page et graphisme : Maryse Gounaud. Impression : Centre Impression. Photos : Chambre d’agriculture Dordogne (sauf mention spéciale). Photo édito : Christian Lacombe. Reproduction interdite sans l’accord préalable de la Chambre d’agriculture de Dordogne.

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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Pratiques agronomiques ●

La cicadelle verte de la vigne DES MOYENS DE LUTTE ALTERNATIFS

EN CHIFFRES

12 %

des surfaces du vignoble bergeracois en agriculture biologique

Le Réseau aquitain d’expérimentation et d’observation en viticulture biologique (RESAQ VITIBIO) expérimente des moyens alternatifs pour lutter contre la cicadelle verte. La lutte contre cet insecte est l’axe de travail actuel sur lequel le réseau est fédéré. Plusieurs sites ont été mis en place en Aquitaine par les différents partenaires.

L

e RESAQ a été créé en 2011 pour coordonner des expérimentations au niveau régional sur des problématiques en viticulture

biologique. Le but est de collecter des informations et d’acquérir des références techniques qui seront utiles aux vignerons. Ce réseau

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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d’observation et d’expérimentation est financé par la région Aquitaine et FranceAgriMer.


Larve de la cicadelle verte (Ph. IFV)

Les dégâts Les dégâts (grillures) sont dus aux larves qui piquent les feuilles pour se nourrir. À partir de mi-juillet, on observe des jaunissements (cépages blancs) ou rougissements (cépages noirs), délimités par les nervures, en bordures des feuilles. Ces décolorations gagnent le centre des feuilles, puis se dessèchent en donnant un aspect grillé aux feuilles. À la fin de la période estivale, les dégâts risquent de s’intensifier avec

un dessèchement des feuilles. Les grillures provoquées peuvent entraîner une diminution de l’activité photosynthétique et donc diminuer le potentiel qualitatif de la vendange. L’intensité des dégâts est variable suivant les conditions climatiques du millésime ainsi que la vigueur et la sensibilité du cépage. Les expérimentations mises en place par la Chambre d’agriculture de Dordogne Il n’existe pas, à ce jour, de produit homologué en AB contre la lutte de la cicadelle verte. Les produits testés dans le réseau sont caractérisés comme insectifuges car ils agissent en repoussant l’insecte mais ne le tuent pas. La Chambre d’agriculture de Dordogne a testé deux produits, la kaolinite calcinée et le purin de fougère (produits n’ayant aucune autorisation de mise sur le marché en vigne). La kaolinite calcinée est une argile issue de l’altération de minéraux et purifiée de sa silice. Additionnée à de l’eau ou à de la bouillie, sa pulvérisation rend la végétation blanchâtre et donc diminue l’appétence de la vigne. La couche d’argile agit aussi comme une barrière physique et perturbe la prise alimentaire des larves ainsi que le dépôt des pontes. Le purin de fougère est un purin provenant du commerce. On lui confère une action insectifuge. Il est obtenu après fermentation des feuilles hachées finement (1 kg de végétaux frais pour 10 litres d’eau). Méthodes d’observation et doses d’application Les parcelles d’essais choisies avaient déjà connu des dégâts importantes sur feuilles lors des millésimes précédents. Pour chacune des parcelles, deux modalités sont suivies. Une première modalité où la vigne ne subit aucune application du produit testé («Té-

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Carte des différents partenaires. En 2011, ce sont 21 sites qui ont été suivis dans le cadre du réseau.

Pratiques agronomiques ●

Biologie de la cicadelle verte ou cicadelle des grillures (Empoasca vitis) Il s’agit d’un insecte piqueur suceur de l’ordre des homoptères présent dans toutes les régions viticoles. En Bergeracois, on dénombre 3 générations par an et 5 stades larvaires. Les larves sont d’abord de couleur blanche, puis verte et enfin rose. Elles marchent en crabe et se situent, en général, sur la face inférieure des feuilles. Les adultes mesurent 3 à 4 mm, sont allongés, de couleur verdâtre ou rose clair, ailés. Ils s’envolent rapidement dès que l’on agite les feuilles. Les femelles hivernent à l’état adulte sur les arbustes à feuillages persistants (genévrier, divers résineux). Au printemps, elles migrent sur la vigne où elles vont pondre 15 à 20 œufs à l’intérieur des tissus foliaires. L’incubation des œufs est de 8 à 10 jours.


Pratiques agronomiques ●

Sur le web http://www.vignevin-epicure. com/index.php/fre/RESAQVITIBIO

moin Non Traité ») et une deuxième modalité où le produit alternatif testé est appliqué. Chaque modalité est répétée une fois. Au cours de la saison, on compare, de manière statistique, le nombre de larves observées sur les modalités traitées et les témoins tout au long

(IFV)

Références bibliographiques CONSTANT N., des ORDONS T., 2008. Intérêt des argiles pour lutter contre la flavescence dorée Scaphoideus titanus et verte Empoasca vitis. In. Journées techniques de viticulture 26-27 novembre 2008, ITAB. AVELINE N., DUFFEAU L., 2012

de la saison. Les larves sur le feuillage sont comptées hebdomadairement et une estimation des dégâts (fréquence/intensité de grillure en %) est aussi réalisée. La première application d’argile calcinée est positionnée au début du second vol de la Cicadelle verte en fonction des relevés des pièges et des informations annoncées par le Bulletin de santé du végétal ou le Bulletin d’informations viticoles du bergeracois. La dose appliquée est de 20 kg par hectare de kaolinite calcinée associée au traitement habituel du vigneron. Il n’y a donc aucune application spécifique. Le nombre moyen de traitement à l’argile est de 3 au cours de la saison. Le renouvellement se fait en fonction de la pousse de la végétation et du

Expérimentation d’une argile en stratégie de lutte contre les cicadelles vertes.

lessivage du produit testé, la végétation devant rester blanchâtre. À l’achat, le coût de l’argile calcinée est de 1,20 euros par kilo. Trois applications en saison reviennent donc à 72 euros par hectare. La première application de purin de fougère se fait en tenant compte des mêmes critères que pour l’argile calcinée. Le nombre moyen de traitement au purin est de 4 au cours de la saison. À chaque traitement, le purin est appliqué à 10 %. Le coût d’un litre de purin commercial est de 1,50 euros environ. Comme pour l’argile calcinée, le purin de fougère ne nécessite pas une application spécifique.

Le projet est piloté, au niveau Aquitain, par Ludivine DAVIDOU, responsable technique protection du vignoble (Service Vigne et Vin Chambre d’agriculture de Gironde) et Nicolas AVELINE (IFV).

Contact

Vos conseillers viticoles Tél. 05 53 63 56 50 François BALLOUHEY

francois.ballouhey@dordogne.chambagri.fr

Laurent COLOMBIER

laurent.colombier@dordogne.chambagri.fr

Plus d’infos sur www.dordogne.chambagri.fr

Symptôme dégât cicadelle verte (Photo IFV) Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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rubrique «Productions végétales» Viticulture


LUTTER BIOLOGIQUEMENT

EN CHIFFRES

90 %

du verger de châtaigniers en Dordogne est constitué de variétés sensibles au cynips.

Mai 2011 : Commune de St-Pierre d’Eyraud : 1er foyer de Cynips (galles âgées (sèches) et galles de l’année (vertes))

Découvert en France en 2007, un foyer de cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus) est identifié en 2011 en Dordogne. Dans le cadre d’un plan d’actions coordonné par l’INRA, un premier lâcher de Torymus sinensis (prédateur du cynips) a été réalisé en avril 2012 sur ce premier foyer périgourdin. Un ravageur redoutable Les capacités de nuisance de Dryocosmus kuriphilus sont connues (voir Innov’A 2011) et son mode de

reproduction original (parthénogénèse) lui permet de se disséminer très rapidement. Depuis sa découverte dans la Drôme en 2007, le

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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Cynips a envahi de nombreuses régions françaises et ne cesse de progresser.

Pratiques agronomiques ●

Cynips du châtaignier


Pratiques agronomiques ●

Situation du cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus) par quadrat de 16 km de côté pour toutes cultures (octobre 2012)

Le Département de Santé des Forêts publie ces cartes sur le site du Ministère de l’Agriculture, à l’adresse http:// agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/foret-bois/sante-des-forets. Le Cynips est un organisme classé nuisible aux végétaux et réglementé de lutte obligatoire. Chacun est tenu de signaler la présence de galles apparues sur châtaigniers à la DRAAF Aquitaine pour une mise en place des mesures spécifiques de lutte contre ce ravageur et les mesures de restriction de circulation de matériel de châtaignier. Un plan d’actions pour une durée d’au moins 10 ans À ce jour, la majeure partie des espèces de châtaigniers (Castanea mollissima, C. crenata, C. dentata, C. sativa…) ainsi que les hybrides C. mollissima x C. crenata sont sensibles aux attaques du Cynips. Aussi, suite aux travaux engagés depuis 2002 en Italie, des partenariats ont été établis avec la région du Piémont et l’Université de Turin pour engager une lutte biologique efficace contre ce ravageur. Afin de mobiliser les moyens financiers et humains nécessaires pour mettre en place cette lutte, un plan d’actions comprenant plusieurs volets, piloté par les chambres d’agriculture de la Drôme et de l’Ardèche, et coordonné par l’INRA, est mis en place depuis juin 2010. Ce plan

comporte 6 axes de travail : •  Mise en place de la lutte biologique. C’est l’INRA de Sophia-Antipolis et Nicolas Borowiec, entomologiste, qui pilotent cette action primordiale en partenariat avec les SRAL (ex SRPV), les FREDON, le CTIFL, les stations expérimentales (SUAMME-ULRAC, SEFRA, INVENIO Douville), la profession et les chambres d’agriculture. •  Prospection dans les zones saines afin de limiter la propagation du parasite. •  Inventaire verger et actualisation des foyers pour suivre l’évolution du ravageur. •  Prise en compte des pertes et accompagnement des producteurs et de la filière en se basant sur l’expérience italienne. •  Recherche de l’origine des foyers. •  Coordination, animation et com-

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munication dans le but d’utiliser des outils communs pour informer les différents destinataires.

(ph. Sandra Laval - Fredon Limousin) Lâcher de Torymus – Avril 2012


Les modifications de la réglementation • Déclaration de plantation de matériel végétal de châtaignier. En application de l’arrêté du 22 novembre 2010 relatif à la lutte contre le cynips du châtaignier, une déclaration de plantation doit être effectuée. Dans un souci de simplification des démarches, cette déclaration est réalisée par le pépiniériste à l’issue de la vente et de la livraison des plants (ou de matériel végétal). •  L’introduction de prédateur du Cynips (Torymus) fait l’objet d’une autorisation de la part du ministère de l’Agriculture, c’est pourquoi sa diffusion est bien encadrée par l’INRA. •  Un régime dérogatoire pour la vente des plants. Cette disposition prévue dans l’arrêté du 22 novembre 2010 permet, après accord préalable, et grâce à l’arrêté du 23 avril 2012, la vente en France, dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, de plants de différentes espèces du genre Castanea produits dans des conditions précises : production sous abri « insect-proof »; production de petites quantités exclusivement pour la vente directe sur le marché local au sein de la zone délimitée. La préconisation en terme de nouvelles plantations À ce jour et en l’absence de connaissances complémentaires, les nouvelles plantations avec Marigoule sont très fortement déconseillées. Cet hybride présente un très fort niveau de sensibilité au cynips. La mise en place puis la diffusion du prédateur Dryocosmus seront très progressives, il ne deviendra efficace que dans plusieurs années. Aussi, en terme de préconisations, seule à ce jour la variété Bouche de Bétizac est indiquée pour réaliser de nouvelles plantations de châtaigniers.

« Nous avons découvert les premières galles de cynips en mai 2011 dans les arbres de la variété Marigoule de notre verger de châtaignier de SaintPierre d’Eyraud. La présence de galles desséchées a montré que la contamination datait au moins de l’été 2009. Pendant l’hiver 2011-2012, après la chute naturelle des feuilles, lorsque Henri Breisch (visite des parcelles contaminées) l’intensité de l’attaque est bien visible (les galles sèches restent accrochées aux branches), des galles ont été récoltées pour évaluer POUR ALLER PLUS LOIN le taux de parasitisme naturel par des prédateurs locaux du cynips. Le 17 avril 2012, alors que les Le cycle biologique du Cynips châtaigniers avaient débourré de est accessible sur le site : plusieurs centimètres et que les http://www.inra.fr/opie-insectes/ nouvelles galles étaient en phase pdf/i134belrose.pdf de grossissement, un gel matinal à -4°C a grillé les jeunes pousses Toutes les informations mais aussi 98 % des nouvelles relatives à ce ravageur sont galles ! En conséquence, très peu disponibles sur le site de la de galles ont été visibles pendant DRAAF Aquitaine : http://draaf. la saison. Même s’il en est resté aquitaine.agriculture.gouv.fr/ suffisamment pour assurer une Cynips-du-chataignier,857 reprise des contaminations, cet évènement climatique a permis de reculer d’un an dans la progression du parasite et de ses dégâts. Cela va permettre de mieux accorder la diffusion de l’auxiliaire Torymus Contact avec l’extension du cynips. Déjà, Votre conseiller spécialisé en fin avril 2012, 50 Torymus ont été arboriculture lâchés dans le verger. Finalement au 05 53 35 88 65 le gel d’avril, s’il a pu avoir des conséquences négatives sur la Didier MÉRY didier.mery@dordogne.chambagri.fr production (en réalité c’est surtout le mauvais temps en juin pendant la floraison), aura permis de gagner du temps dans la lutte biologique contre le cynips. »

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Toute l’actualité agricole sur www.dordogne.chambagri.fr rubrique «Productions végétales - arboriculture fruitière»

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Pratiques agronomiques ●

Témoignage Marc Feneteau et Henri Breisch, producteurs de châtaignes à SaintPierre d’Eyraud.


Pratiques agronomiques ●

L’ambroisie à feuille d’armoise

MIEUX LA CONNAÎTRE POUR LA COMBATTRE

EN CHIFFRES

6 à 12%

de la population exposée est potentiellement allergique à son pollen

Ambroisie à feuille d’armoise

L’ambroisie à feuille d’armoise est une espèce invasive et devient également un problème de santé publique. Son pollen très allergisant est responsable, chez les sujets sensibles, de diverses pathologies, essentiellement de types respiratoires et parfois cutanées (urticaires). Dans 50 % des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation.

L

’ambroisie à feuille d’armoise (Ambrosia artemisiifolia) appartient à la famille des Astéracées (Composées) comme le tournesol. Originaire d’Amérique du nord, elle est arrivée en France (région RhôneAlpes) au XIVème siècle dans un

lot de graines de fourrage. Il s’agit d’une plante annuelle. La période de levée préférentielle s’étend d’avril à août. Son port est buissonnant, elle peut atteindre 1 mètre de hauteur. Sa tige est ramifiée, striée et veinée de rouge sur les plantes

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les plus âgées, et pubescente. Les feuilles sont d’un vert franc sur les deux faces et découpées. À un stade développé, la confusion avec d’autres plantes avant la floraison est aisée à éviter. Les armoises ont un aspect proche mais


Une adventice très concurrentielle Très concurrentielle des cultures de printemps, ses levées sont échelonnées. Sa nuisibilité indirecte est également très élevée. Un pied peut produire plus de 5 000 graines  ; le taux de décroissance annuel est faible : environ 20 %. Il est nécessaire d’intervenir dès l’identification de l’adventice pour éviter une infestation durable de la parcelle.

Pratiques agronomiques ●

dégagent une odeur marquée lors du froissement des feuilles. L’armoise annuelle (Artemisia annua) présente des feuilles vertes des deux côtés, mais une odeur agréable, alors que d’autres armoises telles l’armoise commune (Artemisia vulgaris) ou l’armoise des frères Verlot (Artemisia verlotiurum) ont des feuilles moins finement découpées et au dessous blanchâtre. Identifiée ponctuellement sur la quasi-totalité du département, elle est présente depuis plusieurs années en Ribéracois et Verteillacois.

Lutter contre l’ambroisie dans la culture comme dans l’interculture

Des solutions chimiques de post-levée sur maïs comme sur tournesol Exemple dans une culture particulièrement sensible : le tournesol

• Programmes de pré-levée avec un herbicide présentant une efficacité sur ambroisie. • Programmes de post-levée en une ou deux applications avec variétés tolérantes Clearfield® ou Express Sun®, en respectant le stade du tournesol (4 feuilles) et les doses préconisées. • Gérer l’efficacité, la régularité et la durabilité de la solution en cas de fortes infestations (à partir de 10 à 20 plantes par m²) en combinant un programme de pré-levée et une

post-levée avec des variétés tolérantes Clearfield® ou Express Sun®. Il est possible de compléter ou de substituer ces programmes par des solutions mécaniques ou mixtes (chimique sur le rang et mécanique en entre-rang). En interculture après une culture d’hiver 

C’est le moment privilégié pour lutter contre l’ambroisie  ! La pratique de faux semis permet de stimuler les levées avant une destruction chimique ou mécanique. Attention la destruction doit intervenir assez précocement pour éviter la montée à graine.

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La lutte contre cette adventice doit s’effectuer dans l’intégralité de la rotation pour être optimale. Penser à la prévention

Le matériel, et plus particulièrement le matériel de récolte, est un des vecteurs de dissémination de l’ambroisie. Des précautions doivent être prises pour éviter de contaminer des parcelles non infestées.


Pratiques agronomiques ●

L’ambroisie ne concerne pas que les espaces agricoles

QUELQUES LIENS UTILES www.dordogne.chambagri.fr http://www.ambroisie.info/ docs/ambrosia_fra.pdf http://www.pollens.fr/ accueil.php

La maîtrise de l’ambroisie nécessite la mobilisation de tous les acteurs pour être efficace. Une campagne de sensibilisation des publics (agricoles et non agricoles) est en cours auprès des collectivités, des institutions publiques, des gestionnaires d’espaces et des acteurs des filières agricoles concernées. L’Agence régionale de santé (ARS) a chargé la Fredon Aquitaine de dresser un état des lieux de la situation de l’ambroisie sur le territoire aquitain et de programmer des actions de lutte adaptées.

Ambroisie au stade plantule Crédit photo CBNSA

Contact

Votre conseiller au 05 53 92 47 50 Richard RAYNAUD

richard.raynaud@dordogne.chambagri.fr

Crédit photo Fredon

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UNE NOUVELLE DYNAMIQUE D’UTILISATION DU BOIS EN CHIFFRES

328

projets d’investissement accompagnés en 2011 et 2012

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dossiers en cours de certification Bardage bois d’une stabulation vaches laitières

A la suite des lois Grenelle 1 et 2, le ministère de l’écologie et les collectivités ont mis en oeuvre des plans visant à développer la production et l’utilisation du bois en bâtiment agricole. Parmi les mesures phares, on trouve la multiplication par 10 en moyenne des taux d’incorporation du bois dans la construction et la bonification des aides du plan de modernisation des bâtiments d’élevage (PMBE). Ces plans ont pour objectif de développer l’utilisation de matériaux bio-sources et de valoriser les ressources locales si possible.

D

epuis plusieurs années avec l’augmentation du prix de l’acier, le bois redevient compétitif. Bon isolant thermique et léger, le bois apparaît dorénavant comme une solution de choix pour

les grandes structures. Le bois a le vent en poupe Ce n’est plus un phénomène de mode, ce matériau offre de réels avantages : • Une bonne propriété mécanique.

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• De par son poids, il permet de limiter les descentes de charge au niveau des fondations et ainsi d’en diminuer le coût. • Contre toutes idées reçues, il possède un bon comportement face au

Performance des élevages ●

Bâtiment agricole


Performance des élevages ●

feu. Il conserve ses capacités mécaniques et portantes à haute température. • Une bonne isolation thermique. Il est 12 fois plus isolant que le béton et 350 fois plus que l’acier. Ce pouvoir isolant permet de réaliser des économies pour les bâtiments chauffés et de diminuer la puissance de l’installation de chauffage. • Une très bonne intégration paysagère. • Une bonne résistance à l’empoussièrement. • Dans le cas d’utilisation en bâtiment d’élevage, on observe une bonne ventilation. Il réduit la condensation par son fort pouvoir d’absorption de l’humidité ambiante. • Il fixe le carbone. Le recours au bois dans la mise en

place d’un bâtiment reste complexe. Ce matériau, issu du vivant, garde certaines propriétés telles que son comportement à l’humidité. Il est très important de prendre en compte l’environnement où sera situé le bâtiment pour choisir une essence aux caractéristiques appropriées. La pose d’un bardage en bois Le bardage doit être choisi en fonction des climats, des protections architecturales et de l’usage du bâtiment. En fonction du type de pose et de l’essence retenue, un traitement pourra être nécessaire. Il faut éviter les pièges à eau, prévoir des avancées de toiture, une garde au sol et un usinage facilitant l’écoulement de l’eau.

Utilisation du bois Bois

Bois massif abouté

Bois massif reconstitué

Poutres composites

Bois lamellé collé

Lamibois ou LVL

Panneaux contrecollés

Utilisation

Ossature bois, panne en continu, charpente

Charpente traditionnelle, structure de grande portée

Solivage, pannes, chevrons, poteaux d'ossature, petit portique

Portiques, arcs, poutres, pannes de longue portée

Portiques, poutres, pannes de longue portée

Murs, planchers, plafonds

Contact

Votre conseiller spécialisé en bâtiment d’élevage au 05 53 45 47 63 Bruno LIMERAT

bruno.limerat@dordogne.chambagri.fr

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INFO... INFO... INFO... INFO... INFO... INFO... INFO... INFO... INFO... INFO... INFO...

CERTIFICATION ENVIRONNEMENTALE des EXPLOITATIONS AGRICOLES en AQUITAINE (reconnue certification environnementale de niveau 2 dans le cadre du Grenelle de l’environnement) Dispositif Le Conseil régional d’Aquitaine a mis en place depuis 2002 une politique destinée à allier Agriculture et Environnement nommée AREA (Agriculture Respectueuse de l’Environnement en Aquitaine). Ce dispositif accompagne les exploitations agricoles dans les différents projets d’investissements (PMBE, PVE, Agritourisme, Transformation fermière, Vinification, etc.) liés à leurs activités. Aujourd’hui, AREA est reconnu certification environnementale de niveau 2 par le Ministère de l’Agriculture.

Cette certification environnementale des exploitations agricoles instaurée par la Loi dite de Grenelle 2 du 12 juillet 2012, permet de continuer à protéger un milieu largement préservé en Aquitaine. La certification AREA procure une aide financière aux agriculteurs qui veulent investir dans des équipements limitant l’impact des activités d’élevage et de production végétale sur l’environnement. Les agriculteurs peuvent ainsi, grâce à cette certification, mieux gérer et valoriser les effluents d’élevage, limiter l’utili-

sation des produits phytosanitaires, mieux gérer les ressources en eau et mieux intégrer les bâtiments d’élevage dans le paysage. Les exploitations respectant le référentiel AREA et faisant l’objet d’un contrôle par un organisme tiers obtiennent la certification environnementale. La région Aquitaine et ses partenaires accompagnent techniquement, financièrement et administrativement les agriculteurs pour les aider à obtenir la certification AREA.

10 mesures à respecter M 1 : Limiter les pollutions diffuses lors de l’épandage (fertilisants) M 2 : Supprimer les points de pollution ponctuelle sur l’exploitation par les fertilisants M 3 : Disposer de capacités agronomiques de stockage des effluents d’élevage (pour les ICPE) M 4 : Limiter les risques de contamination sanitaire M 5 : Raisonner les traitements phytosanitaires M 6 : Éviter les pollutions diffuses liées à l’utilisation de produits phytosanitaires M 7 : Éviter les pollutions liées aux effluents de chai ou de séchage de prunes M 8 : Avoir des pratiques encourageant le maintien et le développement de la biodiversité M 9 (optionnelle) : Économiser l’eau en raisonnant l’irrigation et utiliser des énergies renouvelables sur l’exploitation M 10 : Économiser l’eau en raisonnant l’irrigation (exploitations soumises à déclaration ou autorisation au titre de la police de l’eau)

Pourquoi s’engager dans cette certification AREA ? C’est le moyen d’obtenir une reconnaissance officielle des efforts environnementaux réalisés sur l’exploitation. La certification permet d’accéder aux marchés conditionnés à des cahiers des charges environnementaux. AREA permet, pour des produits issus d’une exploitation certifiée, de communiquer auprès des consommateurs et du grand public en général sur les efforts consentis en terme de protection de l’environnement.

La certification AREA apporte une distinction complémentaire des autres démarches Qualité «  produits  » avec une approche transversale de l’exploitation. L’engagement de l’exploitation dans cette certification environnementale permet d’accéder aux aides publiques pour accompagner vos projets d’investissement. C’est un challenge pour l’avenir afin d’anticiper les exigences futures comme le verdissement de la PAC.

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Pour connaître les mesures à mettre en place, les aides publiques et la procédure à suivre pour accéder au dispositif de certification, contactez les conseillers de la Chambre d’agriculture au siège ou dans les antennes (coordonnées page 35) ou consultez notre site Internet www.dordogne.chambagri.fr


Performance des élevages ●

Bilan de productivité en veaux ÉVALUER VOS RÉSULTATS

EN CHIFFRES

1470

bilans de productivité envoyés aux éleveurs de bovins allaitants en 2012

La Chambre d’agriculture travaille depuis quelques années sur l’amélioration de la productivité en veaux. Ce critère technique est essentiel dans la composante du revenu de l’éleveur. Cette action bénéficie d’un soutien financier du Conseil régional d’Aquitaine.

G

râce aux mouvements d’animaux que communique l’éleveur à l’IPG, il est maintenant possible de reconstituer pour chaque élevage un bilan de productivité en veaux et d’en extraire les principaux critères techniques (taux de vêlage

des vaches, intervalle vêlage-vêlage en jour (IVV), taux de mortalité des veaux, taux de mortalité adulte...). Le point de départ de cette action est le calcul et la mise à disposition de chaque éleveur d’un bilan de son exploitation afin que chacun puisse

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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évaluer et comparer ses résultats et éventuellement identifier ses marges de progrès. Tous les éleveurs détenant plus de 15 vaches allaitantes d’une même race en sont destinataires.


Nombre de bilans envoyés par race et par secteur Races

Total

Limousin

Blond

Autres races

Isle Dronne Double

264

29

8

301

Périgord Central

150

30

5

185

Périgord Limousin

549

14

7

570

Périgord Noir

202

55

3

260

Bergeracois

43

105

6

154

1208

233

29

1470

Total

Performance des élevages ●

Antenne Chambre d'agriculture

Les résultats de productivité de la campagne 2012 (du 01/09/2011 au 31/08/2012)

Nombre d'élevages

Limousin

Blond

1205

233

51

41

87 %

82 %

Nombre moyen de vaches Taux de vêlage Intervalle vêlage-vêlage en jours

397

419

Taux de mortalité des veaux avant 3 mois

5.9 %

8.3 %

Taux de productivité moyen

82.5 %

76.3 %

Évolution du taux de productivité en veaux

Ce taux est la résultante du nombre de veaux nés moins la mortalité sur le nombre moyen de vaches présentes sur la campagne.

Contact

Votre conseiller spécialisé en bovin viande au 05 53 45 47 66 Laurent AYMARD

La nouveauté 2012 Dans les bilans communiqués aux éleveurs à partir de cette année, un nouveau critère sera analysé. Il s’agit du nombre de jours moyen entre le dernier vêlage et la vente en boucherie ou en élevage des vaches de réforme. Ce critère per-

laurent.aymard@dordogne.chambagri.fr

mettra de mieux cerner la gestion des réformes sachant qu’un nombre de jours élevé peut être dû à une difficulté à détecter les vaches vides ou à des durées d’engraissement des réformes longues.

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Toute l’actualité agricole sur www.dordogne.chambagri.fr rubrique «Productions animales»


Performance des élevages ●

Améliorer la qualité des parcours des palmipèdes RÉSULTATS DES ESSAIS

EN CHIFFRES

10

%

de croissance des noyers grâce à la présence des palmipèdes

+

50

%

pour la production de noix

Afin de répondre à la demande des éleveurs, la station d’expérimentation appliquée de Coulaures (ASSELDOR) mène depuis plusieurs années des essais sur l’amélioration des parcours des palmipèdes (oies et canards). En effet, les pattes palmées de ces oiseaux dégradent rapidement les prairies, notamment au plus près des bâtiments. Il est donc important, pour le bien-être des animaux, mais aussi pour leur niveau de performances et la limitation de la pollution des sols, de proposer de nouvelles pratiques. Plusieurs pistes étudiées

Piste 1 : bien choisir l’espèce fourragère à implanter

Des essais se sont succédés sur 2 ans dans le but de connaître la productivité et la résistance au piétine-

ment de plusieurs espèces végétales (brome, dactyle, fétuque et ray grass anglais). Un dispositif expérimental a été mis en place comprenant 6 bandes enherbées de 400  m² où l’on a pu mesurer la production

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de matière sèche (MS) à la mise à l’herbe et pendant la repousse. Un deuxième dispositif comprenant 3 bandes végétales constituées chacune de 8 micros parcelles de 9  m² a permis de contrôler la résistance


Les espèces végétales choisies peuvent s’accommoder du sol de causse de type argilo-calcaire. Ces sols ont une profondeur moyenne de 5 à 20 cm avec 50% de cailloux, un pH = 8,12 avec 23% d’argile et 9 à 15% de calcaire total.

Espèces fourragères Fétuque élevée Dactyle Brome Ray-grass anglais

Variété Bariane Cristobal Greenly Bareno (Valdianus) Lactal

Type très tardif tardif tardif tardif

Évolution de la densité fourragère

Nombre de pieds moyen

Résultats

Graminées fourragères utilisées

Passages d'oies et périodes Forte présence du dactyle avant le passage du 3ème lot. Dactyle

Sur la durée, c’est le dactyle qui seul arrive à résister aux différents passages de lots (2 lots par an d’une durée de 12 semaines) et ceci grâce à la présence de ses thalles.

À savoir : respecter la nécessaire période d’implantation des prairies ; compter un an avec un ou deux passages assez court (déprimage) de lots, ou coupe à la faucheuse. Ensuite, on aura une prairie SOLIDE qui pourra tenir dans le temps. Actuellement, nous disposons de parcours semés en dactyle. Après 4 ans d’utilisation intensive par des oies, puis par des lots de canards, on peut démontrer le bien fondé de cette technique. Piste 2 : implanter des arbres sur les parcours (agroforesterie)

Nous avons testé durant 4 ans les effets de la présence de troupeaux d’oies sous deux parcelles de noyers à fruits. Une parcelle sans animaux sert de témoin. L’intérêt de cette pratique est multiple : les arbres sont des puits de carbone (feuilles, branches et racines), ils produisent de l’oxygène et captent le CO², ils fournissent de l’ombre aux animaux, le couvert vé-

gétal peut être pâturé, ils limitent les effets dus au ruissellement des eaux chargées en matière organique et s’imposent dans le paysage comme un écran végétal. Pourquoi des noyers ? Parce que nous sommes dans la zone de l’AOC « Noix du Périgord » et que des éleveurs de palmipèdes (oies surtout) utilisent les noyeraies comme parcours depuis fort longtemps avec succès et cela dans la durée.

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La récolte manuelle arbre par arbre et la pesée des fruits

Performance des élevages ●

au piétinement des 4 espèces végétales suivant le degré de fréquentation des animaux, les 3 parcelles étant plus ou moins proches des trappes de sortie du bâtiment.


Performance des élevages ●

Effets sur la circonférence des noyers (âgés de 10 ans en année 4) (Moyenne en cm ± écart type) Période

Zone 1

Année Année Année Année

40,96 ± 4,05 a 47,54 ± 4,56 a 52,15 ± 4,90 ab 55,39 ± 4,56 ab

1 2 3 4

Zone 2

Zone témoin sans oies 41,88 ± 3,29 a 38,3 ± 4,00 a 48,78 ± 4,33 a 44 ± 4,51 b 53,64 ± 4,66 a 47,81 ± 4,84 b 57,13 ± 4,60 a 50,83 ± 4,78 b

Stat NS * * *

Le développement des arbres est grandement favorisé par la présence des animaux. Les écarts de diamètre des troncs sont significativement différents.

Niveau de signification : ***, P<0,001 ; **, P<0,01 ** ; *, P<0,05 ; NS, p>0,05. Sur une même ligne les moyennes affectées du même indice ne diffèrent par entre elles.

Effets sur les rendements en fruits (Moyenne en kg ± écart type) Période

Zone 1

Année Année Année Année

7,09 ± 2,09 a 6,96 ± 2,68 b 11,12 ± 3,98 b 26,33 ± 0,96 a

1 2 3 4

Zone 2

Zone témoin sans oies 8,37 ± 2,09 a 5,89 ± 2,17 b 9,63 ± 2,67 a 6,79 ± 2,79 b 16,55 ± 3,98 a 7,80 ± 4,14 b 26,44 ± 0,97 a 13,32 ± 1,01 b

Stat ** ** *** ***

Pour le rendement en fruits, on voit des écarts très importants ; du simple au double, en 4ème année, entre parcelles d’essai (zones 1 et 2) et le témoin sans animaux.

Niveau de signification : ***, P<0,001 ; **, P<0,01 ** ; *, P<0,05 ; NS, p>0,05. Sur une même ligne les moyennes affectées du même indice ne diffèrent par entre elles.

À savoir : la qualité sanitaire des noix a fait l’objet de contrôles systématiques. Elle répond aux critères de sécurité conformément au règlement CE N°2073/2005 concernant les fruits prêts à être consommés. Il faut retirer les animaux au moins un mois avant la date de récolte. Dans le cadre de ces essais nous avons aussi suivi l’évolution de la composition du sol en éléments fertilisants. Les fientes déposées par les animaux dans les zones les plus fréquentées induisent des teneurs en matière organique, en azote et phosphore un peu plus élevées que chez le témoin, mais ces éléments sont bien utilisés par les arbres pour leur croissance et leur production de fruits. De plus, le bon rapport C/N observé dans les rangs des lots d’essais exprime une bonne biodisponibilité des éléments minéraux présents expliquant ainsi les bonnes performances du verger. Conclusion  Des effets très positifs sont mesurés et valident les pratiques suivantes : • En sol argilo-calcaire, le dactyle est bien la meilleure solution pour créer des prairies utilisées par les palmipèdes. Il peut être utilisé en mélange avec la fétuque élevée.

Dans tous les cas il faut «  CULTIVER SON PARCOURS  » et notamment s’y prendre un an à l’avance lorsqu’on prévoit une implantation. • La plantation de noyers sur parcours constitue une excellente solution permettant d’améliorer le bienêtre des oiseaux, surtout en période chaude, et de protéger les sols. NB : dans un prochain numéro, nous présenterons les essais réalisés afin d’étudier le comportement des animaux sur parcours (effets de la rotation, effets de comportement en fonction du climat et de l’exposition).

Article rédigé en collaboration avec la Ferme de l’Oie et du Canard à Coulaures / Asseldor Contacts : Franck LAVIGNE Mohammed BIJJA

Contact

Votre conseiller spécialisé palmipèdes au 05 53 35 88 28 Jean-Pierre DUBOIS

jean-pierre.dubois@dordogne.chambagri.fr

Des aides peuvent être apportées à des plantations d’arbres dans le cadre du projet AGROFORESTERIE (procédure AREA) mené par le Conseil régional d’Aquitaine : de 70 à 80 % suivant la zone.

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

20

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DE NOUVEAUX INDICATEURS POUR LA CONDUITE DU TROUPEAU

EN CHIFFRES

350

élevages laitiers adhérents de Dordogne Conseil Elevage pourront bénéficier des indicateurs OptiMIR

Dordogne Conseil Élevage participe depuis 2010 au programme de recherche européen OptiMIR. Celui-ci a permis l’établissement de jeux d’équations permettant la prédiction de différents statuts physiologiques des vaches laitières : gestation, chaleur, infection mammaire… Aujourd’hui 57 organismes français représentant 98 % de l’activité contrôle laitier y adhèrent. Un outil d’alerte et de prédiction permettant d’interpréter les spectres À partir des échantillons individuels collectés pour le contrôle des performances, l’analyse infrarouge

en laboratoire permet d’obtenir un spectre, image partielle de la composition fine du lait. Il n’y a pas besoin de collecter de nouveaux échantillons. C’est une valorisation supplémentaire du tra-

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vail quotidien des agents de pesée, permettant de proposer un outil performant de gestion du troupeau aux éleveurs.

Performance des élevages ●

OptiMIR


Performance des élevages ●

Les objectifs d’OptiMIR Fournir aux producteurs laitiers des outils innovants et standardisés de gestion des troupeaux basés sur les associations entre les données spectrales issues de l’analyse du lait et des statuts des animaux permettant : • de réduire les coûts de production en améliorant la gestion quotidienne des troupeaux : les coûts alimentaires via l’indicateur de la balance énergétique, les coûts de santé grâce aux indicateurs de diagnostic précoce de mammites et d’autres maladies, les frais de reproduction via des indicateurs de réussite à l’insémination, • de favoriser l’accès aux producteurs à des marchés compétitifs en mesurant des caractères de qualité du lait à haute valeur ajoutée, • d’améliorer les connaissances de l’impact sur l’environnement via des moyens et des outils de mesure du méthane ou du CO2 par exemple. Plusieurs périodes ont été étudiées pour afficher les prédictions. En fonction de la date d’échantillonnage, l’éleveur bénéficiera d’une information d’une grande fiabilité pour prendre la décision de mettre à

la reproduction son animal. La précision du critère vache non gestante à partir de son échantillon de lait entre 45 et 60 jours après l’insémination est de 95 %. La fiabilité de l’information « vache à ne pas inséminer » est quant à elle de 98 %. Ces indicateurs pourront ainsi compléter les différents critères aujourd’hui utilisés. OptiMIR dans les élevages de Dordogne Les premiers tests vont avoir lieu au cours du 1er trimestre 2013 dans quelques élevages du département puis viendra la phase de déploiement. Les modalités de mise à disposition des résultats aux éleveurs sont encore en cours d’élaboration mais d’ores et déjà nous savons qu’ils seront consultables par la voie papier (suivi mensuel vache) ainsi qu’au travers du site Internet SELSO. Ces indicateurs supplémentaires dans le suivi du troupeau seront progressivement mis à disposition de l’ensemble des adhérents du contrôle laitier.

Valoriser l’échantillon de lait, un enjeu majeur pour le conseil en élevage

Contacts

• Votre conseiller spécialisé en bovin lait au 05 53 45 47 53 Olivier DEJEAN

olivier.dejean@dordogne.chambagri.fr

• Le responsable de Dordogne Conseil Élevage au 05 53 45 47 62 Jérôme LAGARDE

j.lagarde@elevage24.com

L’analyse MIR (moyen infrarouge) permet aujourd’hui de fournir en routine les spectres, bases du calcul de nouveaux indicateurs dans les années à venir Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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Contact : 05 53 35 88 92


Itinéraires techniques ●

Station agrométéorologique dernière génération VÉRITABLE OUTIL D’AIDE À LA DÉCISION

EN CHIFFRES

7

millions

de données par an

Station météorologique

Les paramètres climatiques déterminent la plupart des évènements agronomiques. Le stade des plantes, l’évolution des maladies, le développement des ravageurs sont des éléments déterminants pour l’agriculture, auxquels s’ajoutent les phénomènes climatiques comme le gel, la grêle, les précipitations. Pour comprendre, prévoir ou expliquer des phénomènes agronomiques particuliers, la mesure et l’enregistrement des paramètres météorologiques sont fondamentaux. Les dernières technologies de communication, couplées à des relevés spécifiques tels que la tensiométrie du sol, permettent aujourd’hui une plus grande réactivité en matière d’aide à la décision. Les tensiomètres utiles à la gestion de l’irrigation Les tensiomètres permettent de visualiser durant la campagne l’état hydrique du sol de la parcelle concernée. Ils peuvent donc aider

à remettre en cause une irrigation classique et, à ce titre, optimiser la quantité d’eau apportée à la culture. Mais ils servent aussi, associés à la prise en compte de l’humidité du grain, à ne pas sous-estimer le der-

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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nier tour d’eau qui maximise le PMG (poids des mille grains), et à aider le redémarrage de l’irrigation en cours de campagne.


Gérer automatiquement votre déclenchement d’irrigation

Itinéraires techniques ●

) Transmission par fréquence ) ) ) de la parcelle à la station ) ) de pompage ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) ) Déclenchement

d’automate ou d’une électrovanne

Cet outil innovant vous permettra aussi de raisonner vos interventions quelles que soient vos productions : - Augmenter l’efficacité de la protection des cultures et des techniques de fertilisation ; - Diminuer les coûts de production par une gestion raisonnée des traitements et de l’eau ; - Diminuer l’impact négatif sur l’environnement en évitant des pulvérisations inutiles. Les alarmes incluses dans votre station permettent de gérer des automates. Pour cela, il vous suffit de définir des seuils ou des durées. Par exemple, vous pouvez programmer une alarme dès que la force du vent dépassera 20 km/h et/ ou que la direction du vent est dans un secteur de nord à nord-ouest. Les programmations peuvent être plus complexes si vous souhaitez faire intervenir plusieurs paramètres climatiques comme la mise en route d’un humidificateur lorsque l’hygrométrie est au-dessus d’un certain seuil, ou encore programmer une alarme pour arroser lors d’un gel important. Si vous ajoutez un capteur solaire, vous pourrez aussi programmer des alarmes basées sur l’évapo-transpiration des plantes, pour actionner votre système d’irrigation.

Consulter les données climatiques de votre secteur en temps réel Grâce au maillage stratégique de son réseau agrométéorologique, la Chambre d’agriculture vous propose un outil vous donnant accès aux données de votre secteur en temps réel. Le réseau de stations agrométéorologiques automatiques alimente une base de données accessible aux professionnels de l’agriculture via un site web. Celui-ci dispose de pages proposant les données mensuelles des stations du réseau ainsi que leurs représentations graphiques. Les données quotidiennes et horaires de températures, hygrométrie, pluviométrie, tensiométrie sont affichées ainsi qu’un tableau récapitulatif des principales variables mesurées. L’utilisateur peut alors choisir la station de son choix dans la liste et définir la période qui l’intéresse. Le résultat s’affiche sous la forme d’un tableau comprenant les principales variables météorologiques en ligne. Ces données sont téléchargeables sous une forme aisément exploitable mais aussi plus complète. Ce fichier contient toutes les variables recueillies (détail de direction du vent, pointes de pluies, d’intensité instantanée de rayonnement, durées d’humidité, ETP).

EN CHIFFRES

18

stations automatiques en temps réel

Contact

Votre conseiller spécialisé agrométéorologie au 05 53 80 89 38 Nicolas FEDOU

nicolas.fedou@dordogne.chambagri.fr

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Itinéraires techniques ●

Fraises remontantes hors sol

ASSURER UN REVENU

EN CHIFFRES

6,5

kg/m²

de production de fraises remontantes en culture hors-sol

Fraises hors-sol

Dans un contexte économique souvent morose, il est possible de dégager un revenu avec une production de fraises remontantes. Ces dernières années, les techniques de production ont évolué et aujourd’hui l’utilisation des plants programmés (tray-plant) permet d’assurer des volumes de production sur des périodes en adéquation avec la demande commerciale. Optimiser sa capacité de production

L’objectif pour s’assurer un revenu grâce à la production de fraises remontantes est de maîtriser l’itinéraire technique pour obtenir l’essentiel du potentiel de production avant le 15 août.

Le choix de cette date est lié aux habitudes de consommation. Souvent, dès le début août la demande citadine des consommateurs chute. En septembre, avec la rentrée, on constate un recul des volumes consommés. Les mois d’octobre et novembre avec l’arrivée des raisins et des pommes ne sont pas des pé-

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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riodes propices à la consommation de fruits rouges. Comment privilégier cet objectif ? Deux moyens sont indispensables pour réussir l’itinéraire technique : la date de plantation et le type de plant.


Il est nécessaire d’assurer un bon développement végétatif des plantes et donc de les placer dans un abri performant limitant les risques de gel au départ de végétation. Les outils de production modernes (serre de grand volume) favorisent cet environnement climatique nécessaire.

La qualité du plant est aussi déterminante. Le potentiel de production du premier jet de production est directement lié à la qualité de ce plant. Mais ces deux moyens, bien que

Produire 75 % des volumes avant le 15 août, des résultats techniques encourageants

Tray-plant

g/plant

Production de tray-plant / frigo 15 août

160,00 140,00 120,00 100,00 80,00 60,00 40,00 20,00 0,00

Le tray-plant permet de favoriser les deux pics de production en mai et juinjuillet. 16

18

20

22

24

26

28

30

32

34

36

38

40

42

semaines

Variétés et date de plantation

Charlotte 15 janvier

Cirafine 15 février

Elsinore 20 février

Charlotte frigo

QUELQUES REPÈRES

Type de plant

Production totale (g/plt)

Production jusqu'au 15 août

Charlotte 15 janvier

tray-plant

1165

903 g 77 %

Cirafine 15 février

tray-plant

1274

1062 g 83 %

Elsinore 20 février

mini-tray

1217

903 g 75 %

frigo

650

346 g 53 %

Charlotte frigo 15 mars

L’outil de production : • Serre 9 m de large, 3,50 m sous chaineau • Coût de l’investissement : entre 20 et 35 € /m² Supports de cultures, mat irrigation : 5 € /m² Ordinateur gestion ferti et climat : 1,5 € /m² Terrassement : 2,5 € /m²

Approche économique Charges (€/m²) Amortissement serre et installation (sur 7 ans)

Produit (€/m²) 4à5

Sacs

0,7

Plants

3,25

Main d'oeuvre Ferti / phyto Total

7

6,5 plants /m² x 1 kg /plt = 6,5 kg /m²

19,5

6,5 kg x 3 € = 19,5€ /m²

0,5 15,95

Marge brute Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

19,5 3,55

27

Remarques : les données chiffrées ci-contre sont des valeurs moyennes. Une étude personnalisée est souhaitable avant tout investissement. Des aides à l’investissement sont possibles : plan végétal environnement (PVE) pour la station de fertilisation, le Conseil général de Dordogne à travers le plan départemental fraise, FranceAgriMer pour l’investissement de la structure.

Itinéraires techniques ●

déterminants, ne sont pas suffisants.

Les dates de plantation sont prépondérantes. Les plantations précoces, dès la fin janvier, permettent d’assurer un bon jet de production au printemps puis un second en juin-juillet.


Évolution des surfaces en fraise en 12 ans 700

Il y a une quinzaine d’années, la culture de fraisiers hors-sol a démarré avec les «moyens du bord» (tunnels existants et piquets de châtaigniers). Aujourd’hui, les investissements sont plus élaborés.

600 500 400 ha

Itinéraires techniques ●

La production de fraise en culture hors sol est en progression en Dordogne

300 200

Les outils de production modernes apportent une garantie par rapport aux intempéries (vent, neige), une capacité de maîtrise du climat sous l’abri, un confort de travail pour le fraisiculteur et pour la main-d’œuvre salariée.

100 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 années

surface totale

surface sol

Surfaces HS

Certains producteurs investissent aujourd’hui sur du chauffage pour améliorer la précocité et étaler leur production dans le temps.

Témoignage Jean-Marie Nardou, producteur à Église Neuve de Vergt « J’ai fait le choix d’un outil de production durable qui me permet de mieux gérer ma production.» Quel intérêt trouvez-vous à la production hors-sol ? « La production hors-sol s’est imposée à cause des problèmes de fatigue de sol sur mon exploitation. Ce nouveau mode de culture m’a permis de mieux maîtriser mes périodes de production en étalant mon calendrier de récolte, d’abaisser le coût de production en limitant les charges de main-d’œuvre.» Qu’est ce que ce mode de culture vous apporte ?

Qu’est ce qui vous pousse à développer cette culture ? « Travailler avec un outil performant et durable, plus besoin de refaire les parcelles tous les ans. Les structures sont mises en place pour le long terme avec un confort de travail et une sécurité par rapport aux intempéries. J’envisage aussi de chauffer une partie de ma production afin d’arriver plus tôt en production toujours dans un souci d’étalement des volumes produits. Un seul regret, j’ai mis trop longtemps à me décider pour ce type de culture, mais il fallait s’approprier le savoir-faire. Aujourd’hui, avec l’expérience et les acquis techniques, c’est beaucoup plus facile de démarrer... »

« Une gestion plus facile de la maind’œuvre avec beaucoup moins de pénibilité pour les ramasseurs et pour moi, cela permet de fidéliser une maind’œuvre formée. C’est plus facile de gérer les périodes de production pour les caler par rapport à la demande commerciale. »

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

Structure métallique d’une serre Contact

Votre conseiller spécialisé fraise au 05 53 80 89 38 Bernard PLANTEVIN

bernard.plantevin@dordogne.chambagri.fr

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FAIRE DES ÉCONOMIES

EN CHIFFRES

2

kg

de gaz par quintal de maïs séché soit 2 500 kwh / ha de consommation d’énergie

En filière maïs, le séchage est un poste de consommation très important. À raison de 2 kg de gaz environ par quintal de maïs, séché de 30 à 15 % d’humidité, il représente une consommation de 2 500 kWh/ha, soit environ deux fois plus que le fuel nécessaire pour cultiver un hectare de maïs. L’irrigation représente quant à elle 1 kWh/m3 d’eau soit environ 1 800 kWh/ha.

D

evant ce constat conjugué à la hausse du prix du gaz, il est apparu important aux chambres d’agriculture d’Aquitaine de travailler sur le sujet afin de voir quelles marges de manœuvre peuvent être

trouvées pour réduire la facture énergétique.

La phase d’enquête Les chambres ont joint leurs moyens à ceux d’ARVALIS et de Coop de

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

29

France en participant à une étude commanditée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) intitulée « Utilisation rationnelle de l’énergie dans les séchoirs agricoles : situation technico-

Gestion et économie ●

Séchage du maïs


Gestion et économie ●

EN CHIFFRES

40

réponses de séchoirs à la ferme ont été reçues dont 4 en Dordogne.

économique du séchage des grains et leviers d’action actuels et futurs ». Cette étude a été réalisée sur la base d’une enquête auprès des utilisateurs de séchoirs, l’objectif étant de dresser un état des lieux du parc de séchoirs et des pratiques de pilotage et des consommations énergétiques, afin d’identifier, puis de diffuser des leviers d’action. Cellule Silo séchoir sécheuse 3% 8%

Continu à colonne 21%

Mobile à recirculation 21%

Continu à convoyeur 3%

Fixe à recirculation 44%

Le bilan énergétique Deux tiers des séchoirs fonctionnent au gaz, en grande majorité propane. Le tiers restant est constitué de séchoirs fuel à recirculation dont le tiers sont des mobiles. La consommation en combustible varie de manière très importante avec les humidités d’entrée et de sortie du maïs. Afin de s’affranchir de ce paramètre, on compare les consommations des séchoirs en

Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

30

La typologie des séchoirs enquêtés L’enquête témoigne de la diversité du parc. On note une forte prédominance des séchoirs à recirculation surtout sur les petites et moyennes exploitations. La capacité des séchoirs varie de 3 à 187 tonnes, la plupart se situant entre 10 et 25 tonnes. Les séchoirs enquêtés sèchent en moyenne 1090 tonnes de maïs par an (amplitude de 60 à 6000 t/an, la plupart sont situés entre 300 et 1300 tonnes).

calculant leur consommation thermique spécifique (CTS) ramenée à la tonne d’eau évaporée (ratio entre la consommation d’énergie en kWh et la tonne d’eau évaporée). La CTS moyenne des séchoirs de l’enquête est de 1090 kWh pa tonne d’eau évaporée pour 2010, 1187 kWh pour 2009, et 1104 kWh pour 2008. Pour poursuivre et valider les résultats, nous souhaitons mettre en œuvre, toujours avec la collaboration d’Arvalis, un réseau de séchoirs à la ferme de références où nous vérifierons, par audit préalable, que les conditions sont réunies pour recueillir des données fiables. Les paramètres indispensables sont les relevés des humidités et des tonnages de maïs entrées et sorties et la consommation en combustible.


Des modifications de pratiques... 

• Un itinéraire agronomique précoce (semis, récolte, variété) permet d’économiser du combustible en jouant sur la température d’entrée de l’air au moment de la campagne de séchage. • Le pré-stockage du maïs doit être évité au maximum. • Il faut, dans la mesure du possible, éviter les arrêts et redémarrages afin de limiter les pertes liées à la montée en température de la masse du séchoir. • Un bon suivi du séchoir est indispensable pour optimiser ses capacités sur tous les plans (énergétique, qualité du maïs, rentabilité).

...en passant par l’équipement...

• Un tiers seulement des séchoirs enquêtés est pourvu d’un pré-nettoyage. Le nettoyage préalable du grain permet d’éviter de sécher les impuretés et génère des économies de combustible. • Le type de séchoir impacte probablement la consommation énergétique, même si l’enquête n’a pas pu le quantifier précisément : la conception des séchoirs mobiles à recirculation est par nature énergivore

et les séchoirs continus seraient plus économes en évitant les pertes inhérentes aux démarrages et arrêts. • Les systèmes spécifiques économies d’énergie : dryeration et recyclage de l’air chaud apportent des économies qu’il faudra chiffrer mais restent des systèmes coûteux en investissement. Ils sont peu nombreux dans le panel. Une pseudo-dryeration est plus souvent pratiquée. • L’isolation des séchoirs est un axe de travail qu’il faudra chiffrer en terme de rentabilité.

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...jusqu’au changement de système.

• Éviter le séchage en utilisant du maïs humide pour l’alimentation animale : cette pratique, courante pour les porcins, se développe en filière palmipède. • Sécher à la biomasse : combustible meilleur marché et presque neutre du point de vue du bilan gaz à effet de serre. La Chambre d’agriculture des Landes a accompagné trois projets pilotes de séchage au bois (concept développé ensuite par Agriconsult, installateur de cellules sécheuses). Une dizaine d’installations fonctionnent en France.

Contact

Votre conseiller spécialisé en énergie, agronomie et grandes cultures au 05 53 63 56 50 Florent WIECZOREK

florent.wieczorek@dordogne.chambagri.fr

Suivez l’évolution des essais sur www.dordogne.chambagri.fr rubrique «Agronomie-fourrages» Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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Gestion et économie ●

Les pistes d’amélioration


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Exploiter le bois énergie DES MÉTHODES INNOVANTES

EN CHIFFRES

23000 t environ exploitées en Dordogne soit

125 ha Coupe rase de taillis dépérissants

Le dépérissement du châtaignier est devenu un problème récurrent en Dordogne. Bien que le département soit précurseur en terme de chaufferie à base de bois énergie issus de forêt, l’exploitation de ces taillis pose souvent des problèmes de rentabilité et de débouché. Malgré une demande en bois qui augmente, la mobilisation reste un problème majeur. Pour résoudre ce problème, de nouvelles techniques sont en train de se mettre en place sur le département pour tenter de mobiliser cette ressource inexploitée jusqu’alors. Les difficultés d’exploitation des taillis dépérissants L’un des principaux problèmes du taillis de châtaignier dépérissant est

lié à la grosseur des brins qui constituent la cépée. Généralement, ceuxci sont de petit diamètre ce qui complexifie leur exploitation. Pour que

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cette exploitation soit économiquement viable, il est préférable de réaliser une exploitation sur arbre entier pour tirer le meilleur profit du taillis.


L’exploitation des souches et des taillis dans leur totalité Le développement des chaudières de taille industrielle, moins exigeantes en qualité que les chaudières implantées jusqu’alors, permet également de valoriser des produits plus grossiers et moins calibrés tels que les souches des taillis de châtaigniers. Ce nouveau débouché permet la valorisation de produits qui étaient jusqu’alors laissés sur place ou rassemblés en andains. La mise au point de gros broyeurs actionnés par des moteurs relativement puissants permettent désormais de réduire en plaquettes cette matière inexploitée. Chargées par tapis roulant directement du broyeur dans des bennes adaptées, les plaquettes sont acheminées par des camions vers diverses chaudières pour la plupart d’entre elles dites de « cogénération ». Ces chaudières sont installées pour produire de la chaleur tout en générant de la vapeur d’eau et de l’électricité. L’exploitation de ces souches ainsi que leur broyage permettent de trier et de récupérer ces sous-produits de la forêt de manière à les évacuer, facilitant, là aussi, les travaux de reboisement ou d’amélioration forestière.

Chargement de plaquettes forestières Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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Fuller-buncher

Attention : la logistique impor-

tante nécessitée par ces différentes exploitations de bois énergie doit être adaptée aux parcelles forestières. Pour ce faire, il est nécessaire d’avoir une infrastructure suffisante ainsi qu’une surface à traiter relativement importante généralement audelà de plusieurs hectares. Comme pour l’exploitation des bois, l’accessibilité de la parcelle, le volume de biomasse mobilisé et la distance de transport sont des critères essentiels pour la rentabilité du chantier.

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L’exploitation des arbres dans leur totalité Ces nouveaux systèmes d’exploitation forestière visent à exécuter le minimum d’opérations de manière à rentabiliser tout le processus de récolte et de transport de la biomasse ainsi produite. Pour ce faire, des engins spécifiques sont en test actuellement en Dordogne. La tête accumulatrice (feller-buncher) permet de couper une cépée ou un ensemble d’arbres entiers en les accumulant. L’accumulation des brins de taillis en position verticale accélère le travail et réduit considérablement les mouvements de l’engin. Cette opération permet de regrouper en tas plusieurs arbres entiers. Les arbres ainsi regroupés en tas lors de la coupe sont facilement ramassés et chargés par le porteur forestier. Suite à cette exploitation, les brins de châtaignier accumulés sont débardés sur une place de dépôt pour y être broyés. Un système d’exploitation similaire permet avec un seul engin de couper, d’accumuler des brins et de les débarder. Le principe de cet engin est le suivant : une petite tête accumulatrice est montée sur la grue d’un porteur à la place du traditionnel grappin. Avec cette technique, un seul engin est nécessaire pour effectuer à la fois la coupe des bois ainsi que le débardage. Ces deux techniques d’exploitation se réalisent sur arbre entier ce qui limite le volume des rémanents sur la parcelle facilitant les travaux d’amélioration sylvicole par la suite.


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Avantages et perspectives Ces systèmes présentent les avantages suivants : • L’exploitation des zones dépérissantes de taillis de châtaignier de petit diamètre devient possible ; • Les sous-produits de l’exploitation forestière traditionnelle trouvent des débouchés rentables ; • Les ruptures de charges ont diminuées ; • Le reboisement ou l’amélioration des parcelles forestières est facilité ;

• La production d’énergie à partir de biomasse forestière est augmentée. Ces nouvelles techniques d’exploitation ouvrent des perspectives intéressantes en ce qui concerne la valorisation des boisements de châtaignier dépérissant. Pour aider à l’exploitation de ces taillis, des aides spécifiques du Conseil général et du Conseil régional ont été mises en place dans le cadre du plan départemental forêt bois.

Témoignage M. MOTTET, propriétaire forestier dans la commune de Sarlande « Depuis des années, une parcelle de notre forêt offrait un spectacle désolant : taillis de châtaigniers malades ou dépérissants avec quelques chênes pédonculés vieillissants et fragilisés par la tempête de 1999. Concernant le taillis, le diagnostic était sans appel : bois inexploitable, impossible à commercialiser, même à titre gratuit pour le bois de chauffage… À ce triste constat s’ajoutait le vieillissement de l’ensouchement hypothéquant définitivement son avenir. À l’occasion d’une visite de nos bois, un conseiller forestier de la Chambre d’agriculture de Dordogne nous a suggéré une solution en deux temps. Tout d’abord la prise en compte de cette parcelle dans le cadre du plan départemental forêt bois permettant de financer l’exploitation déficitaire du taillis, et l’exploitation du taillis en boisénergie. Personne, à ce jour, ne nous avait orientés vers ce débouché. Les contacts furent aussitôt pris avec une entreprise spécialisée. Les brins de taillis de nos châtaigniers dépérissants furent exploités dans leur intégralité et rangés en bord de route dans l’attente d’un broyage en plaquettes forestières destinées à une chaufferie industrielle. Cette exploitation a laissé la parcelle extrêmement propre, prête à être reboisée et sans nous avoir rien coûté ! Innov’A 2013 - Chambre d’agriculture Dordogne

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Cette coupe de bois effectuée, un croque-souches monté sur une pelle mécanique a pu alors intervenir dans le cadre de la préparation d’un projet de reboisements feuillus aidé là aussi par le plan forêt bois du Conseil général et du Conseil régional. » Autrefois cauchemar du propriétaire, cette parcelle forestière fait aujourd’hui son bonheur. Bien qu’éloignée de l’objectif de production de bois d’œuvre de qualité, préoccupation de base du propriétaire sylviculteur, il se pourrait bien que la question du bois énergie soit appelée à infléchir à l’avenir l’approche des propriétaires forestiers.

Contacts

Vos conseillers forestiers Matthieu BAJARD Tél. 05 53 55 05 09

matthieu.bajard@dordogne.chambagri.fr

Adiren PEYRAT 05 53 35 88 32

adrien.peyrat@dordogne.chambagri.fr

Plus d’infos sur www.dordogne.chambagri.fr

rubrique «Productions végétales» Forêt


Des pôles de compétences

à votre service...

Élevage Agir auprès des filières animales, gère l'EdE (identification et état-civil) et coordonner les programmes bâtiment d'élevage et mise aux normes. Responsable : Philippe GONDONNEAU Secrétaires : Michèle TOUZAN - Véronique CHASTENET Tél. : 05 53 45 47 50 - Fax 05 53 53 43 13 - elevage@dordogne.chambagri.fr

Productions végétales et hydraulique agricole Pr le programme de développement lié à l'ensemble des productions végétales et Porter proposer des outils et projets pour la création de ressource et la gestion de l'irrigation. Responsable : Michel CAMPAGNAUD Secrétaires : Murielle ROUGIER - Nadine LOPEZ Tél. : 05 53 45 19 00 - Fax 05 53 45 15 03 - vegetal.hydraulique@dordogne.chambagri.fr

Environnement et territoire Participer à l'aménagement et à la gestion de l'espace et aux activités liées à l'environnement (déchets, énergie). Responsable : Jean-Roland LAVERGNE Secrétaire : Ghislaine DEBEVE Tél. 05 53 45 47 85 - Fax 05 53 45 15 02 - environnement.territoire@dordogne.chambagri.fr

Tourisme et promotion

Contribuer à développer le tourisme dans les exploitations agricoles et la promotion des produits du Périgord, ainsi que l’économie de proximité. Responsable : Laurent MAGOT Secrétaires : Sylvette ROYE - Isabelle JOUHETTE Tél. 05 53 35 88 90 - Fax 05 53 53 43 13 - tourisme.promotion@dordogne.chambagri.fr

Ressources humaines, emploi-formation

Chargé de l'organisation de la formation des actifs agricoles, du développement de l'emploi partagé et de l'apprentissage. Responsable : Stéphane VIGNAU Secrétaires : Paulette PUYBONNIEUX - Martine DUFRAISSE Tél. 05 53 35 88 93 - Fax 05 53 53 43 13 ressources.emploi.formation@dordogne.chambagri.fr

Conduite des projets de développement

Effectuer la veille nécessaire pour proposer de nouveaux services, de nouvelles méthodes. Coordonner les actions liées à la PAC. Responsable : Xavier WORBE Secrétaire : Sandrine NOEL Tél. 05 53 35 88 54 - Fax 05 53 53 43 13 - developpement@dordogne.chambagri.fr

... et près de chez vous

Les antennes locales • Périgord Limousin

Espace Pierre Beylot  «Sarceix» 24800 THIVIERS Tél. 05 53 55 05 09 Fax 05 53 55 05 10 Responsable : Patrick GENDRE Secrétaire : Martine ROUBINET antenne.pl@dordogne.chambagri.fr

• Isle-Dronne-Double

Rue du Four prolongée 24600 RIBERAC Tél. 05 53 92 47 50 Fax 05 53 92 47 53 Responsable : Philippe BROUSSE Secrétaire : Sandrine NOEL antenne.idd@dordogne.chambagri.fr

• Périgord Central

Maison Jeannette 24140 DOUVILLE Tél. 05 53 80 89 38 Fax 05 53 81 39 48 Responsable : Flore BOYER Secrétaire : Christine DELBOS antenne.pc@dordogne.chambagri.fr

• Bergeracois

Domaine de la Brie 24240 MONBAZILLAC Tél. 05 53 63 56 50 Fax 05 53 63 56 55 Responsable : Serge FOURLOUBEY Secrétaire : Dominique CRABANAC antenne.b@dordogne.chambagri.fr

• Périgord Noir

4 rue du Collège 24200 SARLAT Tél. 05 53 28 60 80 Fax 05 53 59 23 31 Responsable : Jean-Marie LAVAL Secrétaire : Fabienne LASSUDRIE antenne.pn@dordogne.chambagri.fr

Conseil d’entreprise et développement local Proposer aux exploitants différents outils pour mieux appréhender l'avenir de leur entreprise. S'impliquer dans la vie locale pour développer des projets collectifs. Responsable : Serge FOURLOUBEY Secrétaire : Sandra DUFOUR Tél. 05 53 63 56 50 - Fax 05 53 63 56 55 - entreprise@dordogne.chambagri.fr

Installation / Transmission Réussir l’installation en agriculture et la transmission des exploitations. Accompagner les porteurs de projet sur la réflexion et les aspects administratifs (CFE). Responsable : Christophe DEFFARGES Secrétaire : Annie BERDANE Tél. 05 53 35 88 62 - Fax 05 53 53 43 13 - installation@dordogne.chambagri.fr

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