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— Fanzine — Fanzine —


Voyage

Édito

BONJOUR BIENVENUE & BON BOYAGE… OFUSK n°1 Un fanzine, un thème,

pleins de gens qui font

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pleins de trucs différents tous ensembles.

G. K. Chesterton

«Le voyageur voit ce qu’il voit, le touriste voit ce qu’il est venu voir.»


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— Ines

TRAVEL


REISE

Denis — p. 5


— Audrey

KELIONĖ

AMO(u)RT p. 6

Triste voyage dans le souvenir du grain de sa peau... Triste voyage dans le souvenir de sa mort...

J

e voudrais juste un peu du grain d’sa peau. Parce que le grain de sa peau à elle quand je le touche, quand je l’effleure c’est le grand naufrage des rivières sans fond. T’as beau nager toujours plus loin t’y vois rien et tu t’en fous, tu continues, du moins moi je continuai. Pas peur, pas peur de l’asphyxie, parc’que c’est ça que j’aimais plus que tout quand dans la nuit je me perdais dans la folie de ses mains chaudes, c’était ça juste ça. La respiration qui

s’arrête, qui s’bloque, jusqu’à te faire tourner la tête. Et le grain de sa peau. Le grain de sa peau qui devenait noir dans mes yeux à ne plus voir, ça chavirait l’coeur. Et le grain de sa peau devenait le grain de ma peau. Mais elle pouvait pas partir comme ça, m’laissant seul avec ma respiration continue, et l’cœur qui bat, qui bat dans un rythme sans fin. Tu m’laisses tout seul dans ma routine avec mes hauts le cœur sans goût. Tu pouvais pas partir comme ça, mais


REISIMINE

Clément — Je suis une plaque de zinc, on m’a mise dans une poche et je me suis abîmée tout le long du voyage …

de trouver milles excuses pour me convaincre que ce n’était rien, qu’ça irait mieux demain. Et moi, je r’portais toujours à demain le secours d’amour, jusqu’à l’oublier moi la bouée de sauvetage de la reine des mers. Tu m’laisses seul dans c’tocéan sans couleur.

SANS COULEUR

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ça je te l’disais quinze fois par jour et tu riais, parc’que tu aimais ça, rire. Toujours à croire que rien n’pouvais t’atteindre, que rien n’pouvais m’atteindre, qu’on n’était comme tu disais toujours les deux marins d’l’éternité. Et moi, je m’sentais toujours un peu con quand j’mempêchais d’y croire, parceque j’y arrivais pas moi, de la voir la mer infinie qui brillait dans tes yeux, et parc’que chaque jour, et chaque nuit je te voyais périr à p’tit feu, et tu ne cessais


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— Tom

TRAVEL

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PUTOVANJE

Technique —

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1) Il prends son temps 2) l’aventure d’un chemin 3) Un vieille horizon


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— François

teithio

C

a y est, j’ai enfin atteint la mer, j’ai enfin atteint l’océan, j’ai enfin atteint l’océan. Je suis maintenant face à l’immensité de l’eau à perte de vue. Au delà de l’horizon elle continue encore, je le sais. J’ai encore marché de longues routes et de longs moments. Elle est d’autant plus longue lorsqu’on évite les villages. Je ne voulais plus croiser de loups sur ma route, alors je n’ai pas tenté le diable, d’autant plus que j’ai encore mal à côte, encore mal à la côte et que mon oeil est encore dans une brume hivernale. Alors j’ai mis le temps mais maintenant, là, c’est bon, j’y suis! Je dégringole la pente qui mène à la mer, escalade prudemment les rochers acérés et je me retrouve le sac encore sur le dos sur le rocher le plus proche de la mer. Je peux sentir les gouttes d’eau déportées par les vagues puissantes qui m’atteignen le visage, qui s’y déposent comme pour me purifier du voyage et de mes blessures. Je retire mon chapeau et je salue ma mère, ma mer. Comme pour répondre à mon salut, elle se retire de là où je suis et revient avec une force que je lui connaissais pas. Les vagues frappent les rochers autour de moi et l’écume jaillit comme un geyser et forme des rideaux opaques et éphémères comme pour prolonger et marquer le moment d’intimité que sont nos retrouvailles. Dans ce tumulte, moi, le voyageur meurtri, je laisse éclater ma joie en un rire sans limites et pendant de longues minutes, la mer et moi sommes les complices et acteurs du ballet des vagues et de ma joie. Puis, fatigués que nous sommes de cette effusion retrouvée, nous nous calmons communément. Je me laisse tomber sur le rocher sur lequel je me trouve, et, le sac à dos entre la pierre et ma tête, je m’assoupis. Je me laisse bercer par le roulis des vagues, le son de l’eau conduit mes rêves et l’air humide frais de l’océan me caresse la peau. Dans mes rêves, je laisse la mer me raconter sa vie, et je lui raconte la mienne. Elle comprend mon envie de solitude et elle la protégera de toute sa puissance. Elle me parle de ses fonds marins, là où l’homme n’a jamais mis les pieds, il y fait trop sombre, trop profond. Elle laisse venir à moi les milliers de voix des matelots, voyageurs et pêcheurs qu’elle a


viagem

François —

MÈRE

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accueilli en elle. Elle me parle avec amertume des glaçons qui voyagent sur son dos, quittant les pôles parce qu’eux aussi ont besoin de voyager. Je lui demande de m’envahir de ses monstres marins qui créent les histoires des hommes et j’entends le chant séculaire des baleines. Je ris, je souris et je pleure dans mon sommeil. Et la mer me demande où est le bonheur. Je ne sais pas, je ne sais pas. Alors, elle me propose de venir voyager en elle, pour toujours, sans plus jamais croiser de loups, ou alors ce sont de vieux loups de mer inoffensifs, ou encore d’avoir à porter de poids sur mes épaules. Elle sait y faire la mer, pour convaincre. Elle me caresse, me séduit, me prend par la main et me chante sa plus belle mélodie. Et je me laisse séduire, je chancelle sur le point de céder, je souris et m’avance vers elle, ivre de liberté, ivre de sel et de rhum oublié, ivre de me jeter une dernière fois dans l’inconnu connu. Et au dernier moment, alors que mon pied est en apesanteur au dessus de l’eau, je refuse impoliment son invitation. Il est trop tôt, pas encore assez tard. Je lui dis qu’il me reste à retrouver le coquelicot et sa vie éphémère, je lui crie mon amour pour elle mais aussi pour la vie, je lui montre mes muscles et mon corps charpenté pour lui faire comprendre que plus jamais les loups ne pourront me blesser. Je lui promets de revenir, de ne plus la quitter en fait, de toujours rester à ses côtés, sur ses côtes et que je viendrai souvent lui montrer ma vie. Alors, elle rit, à son tour, et les mouettes posées sur les rochers s’éveillent et s’envolent dans un brouhaha inimaginable, le roulis de l’océan se fait encore plus fort - je jurerais presque de voir le souffle des baleines au loin - et la mer, mystérieuse et un peu manipulatrice sur les bords, se laisse envelopper de sa robe de brume grise et s’échappe à mon regard de façon lascive. Alors, c’est l’embrasement de tous les feux de la mer. C’est le feu d’artifices des phares qui miroitent en tout sens pour m’indiquer où aller et surtout pour fêter mon retour en leur territoire. Alors, je tourne le dos et me mets en recherche du coquelicot… et la vie nouvelle qui peut, enfin, enfin, enfin recommencer.


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— Félix

VIAJES

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VOYAGE

Technique — p. 13


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Information en transit, transmissions, réduction, accentuation, étapes. La réappropriation d’une image par différents médium. Elle gagne en perdant. L’ information véhiculée est déformée en cours de route, un début sans réelle fin, se soustrayant à l’originel au fil qu’elle évolue tout en prenant de l’ampleur.


VOYAGE

Technique — p. 17


p. 18

— Technique

TRAVEL


MATKAILU

Nours —

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p. 20

— Mathis

lelungan


safarka

Mathis — p. 21


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— Anne

usafiri


haere

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— Anne

reizen


VIAGGI

Anne — p. 25


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— Anne

ПАДАРОЖЖА


călătorie

Anne — p. 27


p. 28

— Clara

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Clara — p. 29


p. 30

— Clara

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Clara — p. 31


p. 32

— Camille

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vojaĝi

Louis — p. 33


p. 34

— Stéphanie

cestovanie

OFUSK

n°1

Ines Lackrouf

Audrey Carpentier

François Guillerot

Stéphanie Léonard

Denis Fleuris

Clément Goethals

Mathis Bois

Louis Picavet

Camille Gonzales

Félix Bisiaux

Émilien Simon

Nours Maloso

Tom Lombardo

Antonin Richard

Anne Loève

Clara Picard


REJSE

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TRAVEL

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OFUSK fanzine n°1  

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