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#63 mars 2014 KRTB SSN 1920-4183 GRATUIT www.rumeurduloup.com

Culture w Societe w Environnement w Opinion w Quoi faire

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Olivier Blot , L Artiste Special francais de chez nous u

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La Rumeur du Loup, ĂŠdition 63 - Mars 2013


Sommaire Olivier Blot, artiste Spécial Français Martine Birobent Dansez,dansez Entrevue avec Cobra - 42 2 Histoire de bibliothèque Hymne à Rivière-du-Loup 25 ans pour le Centre d'entraide l'Horizon Pour une santé naturelle... Le rassemblement des grands talents de l'Est Huit femmes... et un homme mort! Que feriez-vous? La Friend zone Souper interculturel La tempête des corneilles Un smartnomination Un petit coin de paradis à 15 minutes de RDL Budgets fédéral et provincial, quel impact? Porter la vie Agenda Culturel Quoi Faire?!@#$%

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LA RUMEUR DU LOUP, C'EST COLLECTIF !

Citation du mois « Savez-vous pourquoi les Français ont choisi le coq comme emblème ? Mais parce que c’est le seul oiseau qui arrive à chanter malgré les pieds dans la merde. »

-Coluche

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Le journal vous invite à écrire des textes informatifs, des histoires surprenantes, un poème hypoallergénique ou autres car après tout, c’est votre journal ! Envoyez vos écrits à : journal@rumeurduloup.com. L’ÉDITEUR LAISSE AUX AUTEURS L’ENTIÈRE RESPONSABILITÉ DE LEURS TEXTES. La reproduction des textes publiés dans ce journal est fortement encouragée sous condition d'avoir la permission du journal La Rumeur du Loup. PRENDRE NOTE QUE LA DATE DE TOMBÉE DES ARTICLES EST LE 25 DE CHAQUE MOIS. Faites parvenir vos documents à journal@rumeurduloup.com

p. 35

La Rumeur du Loup c’est... 48 pages dynamiques 2200 exemplaires mensuellement 450 salles d’attente 50 points de distribution La meilleure visibilité du KRTB

Encouragez la propagation de la culture et faites monter vos publicités équipe de rédaction par une équipe Rédacteur en chef Louis-Philippe Gélineau-Busque Journaliste Marie-Christine Drisdell Graphiste Louis-Philippe Gélineau-Busque Collaborateurs-Graphistes Collaborateurs-Photos Patric de jeunes professionnels. Nadeau, Thierry Chen, Robert Kirouak, Busque, Mr.Internet Illustrateur Isabelle la Mitraille Quoi-faire ContacteZ ?!@#$% Marie-Christine Drisdell Vente Louis-Philippe Gélineau-Busque, Alexandre Frechette, Victoria Louis-Philippe Gélineau Busque Truchi Correctrices Marie-Christine Drisdell, Christiane Bourque, Claudia Beaulieu Collaborateurs Busque, Molo, Sylvie Michaud, Charlène Dupasquier, Victoria Truchi, Erwan Franel, Jean-Robert Bisaillon, au 418 894-4625 Olivier Blot, Julie Gagné, Mélina Regimbal, Nadia Desbiens St-Pierre, Roxane Rose, Isabelle Gastonguay, journal@rumeurduloup.com Valérie Deschamps, Janie Gagnon, Myriam Rakozafy, Marie-Lyne Dubé, Couverture photo PATRIC NADEAU 3


Spécial FRANÇAIS

Par Charlère Dupasquier, photos par Patric Nadeau

, Olivier Blot, l Artiste

Il expose du 13 mars au 8 mai au Café l’Innocent; et c’est en toute simplicité, les cheveux encore mouillés et le sourire aux lèvres, qu’Olivier Blot nous ouvre la porte de son chez-eux franco-québécois. Son antre sent bon le vieux bois et ses œuvres suspendues au mur en disent long sur le personnage. Ça vous met tout de suite dans le bain! Au lieu de poser des mots sur ses sentiments et ses opinions, il les sculpte. Il tire sa bûche non pas pour s’asseoir mais pour créer. Cet artiste débarqué de France il y a 7 ans n’est pas venu avec un petit sac à main sur l’épaule. Il est venu avec tout un gros bagage sensoriel qui vous donne envie de pousser plus loin l’exploration de son univers unique et décalé. On dit que partir c’est mourir un peu… Mais pas pour Olivier! Partons à la rencontre d’un sacré bon vivant!

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La Rumeur du Loup, édition 63 - Mars 2013


Charlène Dupasquier : Ça fait combien de temps que tu es au québec? Olivier Blot : Ça fait 7 ans C.D. : Tu viens d’où, de la France? O.B.  : Je suis né en banlieue parisienne à Meudon, mais dès ma majorité, je suis parti vivre dans le Sud où je suis resté jusqu’à l’âge de 33 ans, dans un petit village perdu de 130 habitants, du nom de Villerouge Termenes. C.D.  : Est-ce que ça t’a aidé pour ton intégration, de ne pas venir de Paris? (les Parisiens n’étant pas spécialement bien vus) O.B.  : Comme je dis toujours que je viens du Sud de la France, on me traite moins de Parisien, on me trouve moins Parisien. Je ne dois pas être trop le stétéotype du Parisien chialeur. C.D : Est-ce que tu t’es intégré au point de te sentir québécois? O.B. : En fait, je me suis toujours senti un peu décalé des Français à la base. Le fait d’être au Québec, ça me fait découvrir ce que j’aimais de la France, parce que j’avais une vision parfois négative de la France en partant. Maintenant, des choses que j’aimais me manquent et je le sais. Je ne me sens pas Québécois, mais je me sens intégré parce que je sais que je suis apprécié par beaucoup de Québécois. Je me sens plus apatride, je ne me sens ni Québécois ni Français et je trouve que c’est quelque chose qui me va bien. C.D.  : Est-ce que ton métier t’a aidé à t’intégrer?

O.B. : Si on prend mon métier d’artiste, oui, il m’a aidé à tisser des liens avec beaucoup de gens. C.D.  : Est-ce que tu vois des différences entre les Français et les Québécois?

« Ce qui est très déstabilisant pour un Français, c’est que les Québécois sont très souriants et très accueillants. » O.B. : En fait, avant d’immigrer au Québec, j’avais lu dans un journal : « Attendez-vous à un choc à la fois thermique et culturel. De plus, ce n’est pas parce que les gens ont la même langue qu’ils ont la même culture que vous.  » Il m’a fallu décoder plein de choses qui avaient un certain sens pour moi, mais qui en avaient un autre pour les Québécois. Ce qui est très déstabilisant pour un Français, c’est que les Québécois sont très souriants et très accueillants. Ce même journal disait aussi : « Ce n’est pas parce que les gens sont gentils avec vous qu’ils sont vos amis.  » C’est culturel d’être agréable, d’être gentil et souriant. Mais en même temps, les gens vont être souriants, mais c’est pas pour ça qu’ils ont forcément envie de te côtoyer plus qu’un autre. Une relation ça se fait sur le temps, à force de parler et de découvrir des affinités avec les personnes.

Pour les Français, qui sont moins souriants, quand les gens commencent à sourire, c’est à ce moment-là que les gens t’apprécient. Donc les Français en arrivant au Québec, en voyant des gens souriants se disent  : «  Les gens sont souriants! Ils m’aiment, ils sont déjà mes amis.  », alors qu’en fait, c’est un code différent. C.D.  : Qu’est-ce que tu penses de l’image stéréotypée du Québécois avec sa chemise rouge, son sirop d’érable et sa tuque de poils? O.B.  : C’est drôle parce que justement, en visitant un village huron, j’étais tombé sur un guide touristique de la France et sur la page couverture, il y avait l’image du gros Français, sa baguette sous le bras et sa bouteille de vin. C’était marrant de voir mon stéréotype de Français dans un autre pays. Sinon, à quoi on pense en France quand on pense au Québec? Eh bien! On pense à Céline Dion, au froid, au sirop d’érable et à un accent qui est très particulier, qui ne ressemble à aucun accent français. J’ai déjà eu le malheur de dire à une Québécoise : «  Le Québec, c’est au Canada  » et elle m’avait répondu, presque en colére, « Non, c’est le Québec! » C.D.  : Un commentaire par rapport aux différences que tu observes au Québec? O.B. : Un truc qui me frappe beaucoup, c’est qu’ici, avec les taxes qui ne sont pas incluses dans le prix indiqué, tu arrives à la caisse et tu ne paies pas le prix que tu viens de lire. Sur l’autoroute, c’est indiqué de ne pas dépasser 100  km/h et tout le monde roule à 119 km/h (rires), et quand tu achètes un bout de bois de 2 x 4, on te donne un bout de bois de 1,8  x  3,6. C’est un truc que je trouve récurrent.

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C.D.  : Est-ce qu’il y a un truc que tu n’avais jamais pu faire en France et que tu as fait au Québec? O.B. : Tout ce qui a rapport à l’hiver et aussi, le traversier qui traverse à Québec et qui brise la glace lors de sa traversée; c’est assez fou à voir. C.D. : Tu es sculpteur et peintre, as-tu déjà réussi à en vivre? O.B.  : Je n’ai jamais réussi à vivre de mon art; je crois que pour être un artiste qui vit bien de ses oeuvres, il faut être un artiste international avec un réseau relationnel important. J’ai parfois réussi à gagner assez d’argent pour en vivre pendant 2-3 mois d’affilée. Au Québec, je ne crois pas qu’il y a beaucoup de gens qui vivent de ça. Je travaille en plus à la Bouffée d’Air, un organisme qui vient en aide à des personnes qui traversent une période difficile. J’y travaille 3 nuits par semaine, donc ça me donne le temps de me consacrer à mes oeuvres, de vivre, de faire autre chose. C.D.  : Ton bagage de connaissances artistiques et professionnelles, est-ce qu’il vient complètement de la France? O.B.  : Côté artistique, je suis totalement autodidacte. Je me suis mis à sculpter par moi-même en 1998. Avant, je faisais du bricolage, du collage photos. Sinon, j’ai eu une formation d’ébéniste et de restaurateur de meubles. Donc ça, ça m’a donné des bases pour savoir comment on travaille le bois. Au début, je faisais plus de l’assemblage d’objets, je récupérais des vieux bouts de

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bois, des outils, des vieux meubles et je faisais des espèces de grands personnages avec ça. En 2003, j’ai commencé à travailler avec une drémel, un outil rotatif qui ressemble à une fraise de dentiste, et je me suis mis à faire de la sculpture en bas relief. C.D. : Est-ce que tu vois une différence de réaction entre les Français et les Québécois devant ton art?

« On est mortel, on va tous mourir un jour, qu’est-ce que tu vas laisser derrière toi? Un gros tas de trucs pourris ou des belles choses? Donc l’art c’est ma manière de laisser quelque chose de beau derrière moi. » O.B.: En fait, en France, j’étais dans un petit village, je n’exposais pas souvent. J’avais une grange dans un village touristique, où j’exposais, mais les touristes qui passaient n’étaient pas toujours intéressés à l’art. Au Québec, ça s’est mis à bien fonctionner et très vite, j’ai commencé à faire des expos à pas mal d’endroits, notamment à

L’Innocent. Ce qui était étonnant, c’est que certaines personnes du monde de l’art qui s’intéressaient à ce que je faisais m’ont acheté des oeuvres, mais aussi toutes sortes de gens qui habituellement ne s’intéressaient pas forcément à l’art. Parfois, c’était juste des touristes qui passaient par là, qui avaient un flash et qui m’achetaient quelque chose. Donc ici, il y a eu une très bonne réaction et très vite. Je pense que le type d’art que je fais pourrait s’apparenter à l’art brut ou singulier, bien que je n’aime pas les classifications. Donc, je crois que j’amène quelque chose de différent; ça aide peutêtre à ce que mon travail soit plus vu. On dit bien : « Nul ne peut être prophète dans son pays »; ça m’aide donc un peu. (rires) C.D. : Est-ce que ta prochaine exposition à L’Innocent a un nom? O.B. : Non, je n’aime pas vraiment donner des noms à mes expositions. Je vais juste afficher mes nouvelles oeuvres. Je n’aime pas les titres d’exposition, les lignes directrices. J’ai quelque chose qui m’arrive à l’esprit et je le recrache dans la matière et puis je le montre. Moi le côté : « il faut donner tout une démarche artistique et des explications  », c’est quelque chose qui ne me correspond pas. Je fais quelque chose, ça plaît ou ça plaît pas. Je suis sculpteur, je ne suis pas écrivain. C.D.  : Y a-t-il une raison sociale pour laquelle tu fais de l’art? O.B.  : Je le fais d’abord pour moi, parce que c’est inévitable. Je me lève le matin et je pense à ça. C’est ma vie.


Créer, c’est une obsession. Mes oeuvres, c’est un peu moi. Créer, c’est mettre des bouts de sa personnalité dans une oeuvre. Quand ça vient à entrer en contact avec des gens, ce qui est agréable et surprenant, c’est de voir des inconnus apprcier mon travail. En tant qu’artiste, tu es toujours dans le doute à te demander ce que tu fais. Tu es toujours à créer quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs, de fondamentalement nouveau, donc tu sais jamais si tu es dans la bonne direction. Quand des gens te disent qu’ils aiment sincèrement ce que tu fais, pour un artiste, c’est essentiel. Je pense que pour moi, l’art, celui des autres, m’a beaucoup apporté. Par exemple, la musique m’apporte énormement, car quand j’écoute de la musique, qui est une de mes sources d’inspiration principales, cela m’envoie des images, des idées et quand je crée quelque chose, j’ose espérer que cela puisse faire le même effet à d’autres personnes. Des fois, mes sculptures renferment des messages et j’espère que ces messages seront entendus par quelqu’un d’autre et que ça va lui apporter quelque chose. Donc ça, c’est le côté social. Par exemple, une de mes dernières oeuvres dit en résumé : « Quand tu seras mort, quelle trace vas-tu avoir laissée de ton passage sur la terre? ». Connotation philosophique, voire spirituelle  : Quelqu’un qui va passer sa vie à gagner de l’argent en foutant tout en l’air avec la pollution, comme ça arrive énormément en ce moment avec le pétrole, la consommation à outrance et tout ce qui en découle, ça remet les pieds sur terre. On est mortel, on va tous mourir un jour, qu’estce que tu vas laisser derrière toi? Un gros tas de trucs pourris ou de belles choses?

Donc l’art, c’est ma manière de laisser quelque chose de beau derrière moi. Je ne le fais pas dans ce seul but, mais j’espère pouvoir apporter à la communauté, comme avec mon prochain projet de maison d’art. Cela restera là après moi, du moins je l’espère.

Exposition au café l’Innocent du 13 mars au 8 mai

C.D. : Est-ce que t’as gardé des liens avec des gens en France? O.B. : J’en ai perdu, mais j’ai encore des amis, ma famille. C.D. : As-tu des personnages récurrents dans tes pièces?

« C’est aussi la réflexion autour de l’oeuvre qui prend du temps, ainsi que le choix des couleurs. Je peux avoir l’air de passer beaucoup de temps à ne rien faire, mais en fait ça travaille dans mon disque dur. »

O.B.  : Un personnage moitié chien, moitié cheval revient assez souvent. En fait, c’est un personnage que j’ai fait quand j’ai commencé à créer. Ce personnage est très important pour moi, ce qui fait qu’il est récurrent. J’aime beaucoup faire des personnages à tête d’animaux, des visages déformées aussi. Mais sinon, j’essaie de ne pas toujours faire la même chose.

C.D. : Tu en es où en ce moment dans tes créations? O.B.  : Je suis dans une période où j’ai de la difficulté à être satisfait de ce que je fais. J’essaie d’explorer, mais j’ai déjà trouvé un style d’oeuvre dont je suis plutôt content. Alors c’est parfois difficile de sortir de sa zone de confort. Explorer, c’est prendre le risque

de faire quelque chose qu’on aime moins. Je crée environ 5 à 10% de ce que j’ai dans l’esprit, vu le temps que prend la réalisation d’une oeuvre. Souvent, j’ai de bonnes idées que j’oublie, parce que je ne les note pas. Une oeuvre moyenne prend de 20 à 30 heures à se réaliser. C’est aussi la réflexion autour de l’oeuvre qui prend du temps, ainsi que le choix des couleurs. Je peux avoir l’air de passer beaucoup de temps à ne rien faire, mais en fait ça travaille dans mon disque dur. C.D. : Merci Olivier

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Profil numéro 1

L’engag��

Spécial FRANÇAIS

Texte et photo par Charlène Dupasquier

À l’âge de 35 ans, Vincent More est un exemple d’intégration totale dans la société québécoise. Avec sa mission de leader politique en tant que maire de Notre-Dame-du-Portage et à la tête d’une entreprise d’exportation de produits locaux, c’est un vrai caméléon qui nous séduit par sa sympathie et son ouverture sur le monde. Avec sa facilité à se conformer aux mœurs du lieu où il vit, il se sent bien partout. Il n’y a que son accent franco-québécois aux trémolos jurassiens qui trahit son origine natale. Impossible d’imiter l’accent québécois. Il n’essaie même « pô »! Cette rencontre casse les stéréotypes de l’immigration, enlève le béret, la miche de pain et le pinard de la poche du maudit français, rase la barbe et ôte la chemise carreautée du bon québécois sur son traîneau.

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  a simplicité domine dans la personnalité de ce jurassien arrivé au Québec en 2000. Là d’où il vient, la montagne est grande et les températures hivernales avoisinent les -  35  °C. Autant dire que le froid québécois ne lui fait pas peur! Ici, le mariage de la mer et de l’hiver est pour lui un mixte insolite des plus appréciables. Pourtant, rien ne prédestinait Vincent à se retrouver au Québec, si ce n’est la conspiration de l’univers et d’un chum de classe qui lui proposa de faire son stage de fin d’études de commerce international du bois à Trois-Pistoles. Pas de bug de l’an 2000 pour ce jeune cosmopolite qui trouva directement un emploi dans sa branche à la fin de son stage chez Corpex Bas-Saint-Laurent. Cet emploi stable lui permit d’obtenir ses visas de travail puis sa résidence permanente, pour enfin devenir citoyen québécois en 2005. À 21 ans, le Québec lui offre des opportunités et un poste à responsabilités qu’il n’aurait pas trouvé si facilement en France. L’ascension professionnelle et sociale est, selon lui, plus aisée ici. En 2005, il créa son entreprise d’exportation de produits locaux, Nokomis Inc. Proche des valeurs traditionnelles et culturelles du pays, il exporte le terroir du Bas-SaintLaurent (alcools et nourriture) vers 15 pays d’Europe et d’Asie. Ses produits privilégiés sont tous dérivés du sirop d’érable, l’ADN du Québec. Vincent se nomme humblement « ambassadeur de la bouffe québécoise » à

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ans avec sa blonde et leurs enfants. Même l’amour l’attendait ici. Pour ce cœur sur deux pattes, la famille est une priorité. Cet engagement politique lui est venu naturellement puisqu’il s’est toujours beaucoup impliqué bénévolement dans la région. Bien connu et apprécié des locaux, il n’y a eu aucune opposition lors de son élection. C’est un rassembleur, proche des gens, qui aime la communication en abordant le monde simplement. Vincent réunit la communauté autour des valeurs familiales, traditionnelles, ainsi que celles du partage et du respect de la nature. Il cherche à créer une grande cohésion sociale autant dans son travail qu’au sein de sa municipalité. Vincent More, maire de Notre-Dame-du-Portage

l’étranger. Depuis sept ou huit ans, l’accès aux produits locaux et aux marchés se développe en masse et induit une nouvelle proximité entre les consommateurs et les petits producteurs locaux. Vincent entretient ainsi une relation privilégiée avec ces derniers, grâce à un contact direct, durable et fiable. Pas de one shoot à l’américaine! Au départ, il ne connaissait rien à l’export des joies de la saison des sucres. Mais une opportunité s’est présentée et il a acquis son expérience professionnelle sur le terrain. Mais l’intégration de Vincent ne s’arrête pas là! Conseiller municipal depuis 2009, il devient, en 2013, Monsieur le maire de Notre-Dame-Du-Portage, où il vit depuis 10

La population de Notre-Dame-Du-Portage l’a toujours accepté sans jamais le prendre pour un « maudit Français », bien que certains le niaisaient gentiment à l’occasion. « L’humour québécois est bien différent de l’humour français  », me dit Vincent. «  L’humour, c’est national. Quand tu ris aux blagues d’un humoriste québécois, là, tu sais que tu t’es intégré. » En gros, l’humour aussi rassemble! Marcel Déon disait que pour aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter… D’après Vincent, il faut aussi rire à ses jokes. Il a tout compris en expérimentant toutes ces facettes. Mieux même, il les fait voyager à travers le monde grâce à son travail. Ni Français, ni Québécois, là où sont ses pieds, Vincent More est à sa place!


Profil numéro 2

La bienveillante

Spécial FRANÇAIS

Par Victoria Truchi, photo : Patric Nadeau

Après les premiers temps passés dans un nouveau pays, on arrête de comparer, on y habite, on comprend et on s’y sent bien. Comme Anne-Sophie Toubeau, directrice de l’école Montessori de Rivière-du-Loup.

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 nne-Sophie, âgée de 37 ans, et son mari, originaires de la région parisienne, avaient déjà eu un aperçu de la beauté du Québec lors de voyages, et étaient revenus les yeux plein d’étoiles, et dans la tête, des idées de chalet, puis s’étaient construit un quotidien tranquille avec leurs enfants. Puis un jour de neige, en voyant leur fille jouer dedans, ça a fait « tilt ». « Tu sais où elle serait bien à jouer dans la neige?  ». Leur goût de l’aventure, leur envie de voyage et une opportunité professionnelle pour son mari Frédéric les poussent à s’envoler pour le Québec. Cela fait maintenant quatre hivers que son mari et elle sont installés à Rivière-du-Loup avec leurs deux enfants et qu’ils s’y sont construits une vie confortable. Détentrice d’un baccalauréat en enseignement pour les enfants de moins de six ans, Anne-Sophie suit tout d’abord une formation d’un an et demi à Québec sur la méthode Montessori. Cette méthode est basée sur le sensoriel et la dextérité de l’enfant pour lui permettre un apprentissage autonome à travers la manipulation des objets Montessori, par exemple. Sachez que l’enseignement Montessori se poursuit aussi dans la branche du secondaire. Par un concours de circonstances, AnneSophie reprend les rênes de l’école Montessori de Rivière-du-Loup lorsque celle-ci menace de fermer ses portes. Elle reprend l’équipe de l’école et offre maintenant un enseignement de qualité aux enfants de la ville. Pour elle, il n’y a pas de grandes différences entre l’approche des Français et des Québécois par rapport aux enfants : ce sont des enfants du même âge avec les mêmes besoins, et les éducatrices ont le même amour pour les enfants dont elles s’occupent ici ou ailleurs. Grâce à la rencontre culturelle entre les éducatrices québécoises et françaises,

peut pas toujours se permettre lorsque l’on occupe un poste plus encadré. Anne-Sophie a donc trouvé le travail idéal, mais pour ce qui est de son adaptation à ce nouveau pays?

Anne-Sophie Toubeau, directrice de l’école Montessori

ainsi que la directrice française, les enfants jouissent d’une mixité culturelle, mais c’est avant tout la culture québécoise qui est mise en avant. Dans un souhait d’apprentissage d’une nouvelle culture et d’une nouvelle langue, l’école mettra bientôt en place un service de correspondance avec une école Montessori hispanique, grâce à l’importante implantation des écoles Montessori dans le monde. La seule différence notable serait au niveau du rapport que les éducateurs ont avec les parents des enfants de l’école; pour Anne-Sophie, ils ont un rapport plus étroit que ce qu’elle a connu en France. AnneSophie peut, grâce à sa fonction de directrice de l’école, être libre dans son travail, et elle le trouve plus valorisant, car plus personnalisé. Elle peut se permettre de mettre en avant la créativité dans le travail, luxe que l’on ne

L’adaptation à la vie nord-américaine ne s’est pas faite en un jour, mais quatre ans plus tard. On peut dire que la compréhension a pris la place du questionnement, bien qu’il reste toujours de nouvelles choses à découvrir. L’intonation de la voix change et le vocabulaire aussi, et les gens remarquent moins que l’on est Français ou Française, et c’est normal. L’intégration se fait par l’adaptation au climat, la nourriture, surtout aux gens qui nous entourent avec leur culture. Les Québécois sont pour Anne-Sophie des personnes chaleureuses et sympathiques, qui ne se laissent pas aller à la comparaison, car ce sont au fond d’eux de belles personnes confiantes, et qui ont compris que pour être respecté il faut respecter l’autre. De belles valeurs, mais aussi de la bonne cuisine! Anne-Sophie est une femme qui aime la cuisine, et bien qu’elle reconnait que la cuisine française est plus fine, elle apprécie tout autant la cipaille, les burgers, ainsi que la poutine, son péché mignon, semblerait-il! Après plusieurs années passées au Québec, on cesse de se voir comme un étranger dans un nouveau pays, et on cherche d’avantage à s’intégrer et à comprendre en profondeur l’endroit où l’on habite, c’est pour cela que selon Anne-Sophie Toubeau, le seul détail que l’on pourrait avoir envie de changer au Québec, ce ne sont pas les habitants ou le climat, mais plutôt le prix du fromage, du saucisson et du vin. Eh oui, on ne se refait pas.

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Profil numéro 3

La consiencieuse

Spécial FRANÇAIS

Par Victoria Truchi, photo : Patric Nadeau

Avec plus de 5 000 kilomètres à parcourir entre la France et le Québec, les gens d’ici se demandent souvent pourquoi les Français s’expatrient, et pourquoi ils choisissent le Québec. a réponse que vous entendrez le Lplus  couramment serait «  l’envie de la

nouveauté  », mais pour Mélody Perret, nouvelle ostéopathe de la Clinique du Littoral de Rivière-du-Loup depuis 6 mois, c’est surtout la passion visible qu’elle a pour son métier qui lui a donné le goût et l’envie de sauter le pas et de quitter Lyon. Ayant depuis plusieurs années des envies d’envol pour le Québec et encore dans ses études d’ostéopathie, Mélody se renseigne au sujet d’un stage sportif post-diplôme, d’une durée d’un mois ou deux, lorsqu’elle tombe sur la Fédération Sportive du Québec. Intéressée par l’équipe médicale de la Fédération, elle arrive presque par hasard sur une page présentant les besoins de professionnels de santé dans les régions telles que le BasSaint-Laurent, plus spécialement à Rivièredu-Loup. Puisque l’on n’a rien sans rien, la jeune femme de 24 ans, ainsi que d’autres candidates françaises, postulent à la clinique. Sa motivation, son implication dans les démarches administratives et sa bonne humeur la font sortir du lot; elle est même embauchée d’office à la clinique. Alors que les professeurs de son école française incitaient très fortement les jeunes lauréats à faire une sixième année, Mélody, tout juste diplômée d’une école en 5 ans et une promesse d’emploi en poche, décide de tenter l’aventure au Québec. Elle quitte son pays où elle n’osait même pas rêver, en raison de son jeune âge, d’une si belle opportunité de travailler dans une clinique avec d’autres professionnels de la santé. Avec la France, elle quitte une crise économique qui prive les jeunes d’emplois, une compétition incessante dans le but de prouver sa valeur, ainsi qu’un secteur bouché dans son domaine où la compétitivité professionnelle est de taille. Elle a bien fait, car elle semble plus que ravie de sa nouvelle vie de louperivoise; elle dit elle-même qu’elle «  capote  »! Elle dit n’avoir jamais été aussi bien accueillie qu’ici, autant dans son travail que dans sa vie de tous les jours.

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de ses collègues qui semblent passionnés, consciencieux, qui prennent soin de leurs patients. Ils prennent le temps de faire les choses très bien pour être toujours plus au service et à l’écoute de leurs patients. La jeune femme travaille dans un cadre optimal, dans la clinique, mais aussi à l’extérieur. En effet, avec les paysages de la région, on en prend plein les yeux, mais aussi plein le cœur. Pour Mélody, le Québec est un beau pays au climat rude, qui a su forger de belles personnes qui ont le respect dans le regard et la langue, la gentillesse et la convivialité dans le sang. Ils sont de bons vivants qui ont de la chaleur dans le cœur et qu’ils vous transmettent volontiers lorsque le climat ne vous fait pas de cadeaux. Le rire et le franc-parler sont compris dans le lot. De belles rencontres en somme. Mélody Perret, ostéopathe de la Clinique du Littoral

Pour ce qui est de son travail à la Clinique du Littoral, elle estime que c’est le lieu parfait pour travailler, car en contact avec les patients et des collègues professionnels de la santé, le temps est à l’échange et à la bonne humeur. En effet, selon elle, l’ostéopathie ne se limite pas au contact manuel; le contact humain est primordial et elle s’épanouit dans son travail. Là où en France on lui mettait la pression et où on sentait un désir d’aller toujours plus vite et d’être le meilleur, elle a trouvé ici le pays du « T’es capable » et du « Prends ton temps », le luxe de ne pas se prendre la tête ou de se sentir jugée. Forte de ses nombreux et divers stages (sportifs, urgences, enfants, personnes âgées, handicapés, association humanitaire etc.), elle a décidé d’ajouter une corde à son arc avec une formation au sujet des déformations au niveau du crâne chez le bébé. Il n’y a pour elle pas de grandes différences dans l’approche du travail entre les deux pays; l’ostéopathie reste l’ostéopathie. C’est le professionnel qui choisit comment travailler. Pour ce qui est de la clinique et des gens qui y travaillent, Mélody salue le travail

Bien sûr, il y a la question du froid, mais c’est quelque chose dont Mélody ne semble pas souffrir, tout est question d’adaptation! La seule chose qui vient noircir le tableau est la question des heures d’ensoleillement en hiver; les journées où le soleil se couche à 15h30, personne n’aime ça. C’est d’ailleurs la question qui revient toujours « Comment résistes-tu au froid?  », et autant du côté de la famille française que du côté des gens d’ici. Mais il n’y a évidemment pas que ce questionnement. Les gens deviennent curieux lorsqu’ils entendent l’accent français. Ils commencent alors à vouloir savoir d’où l’on vient, s’intéressent et conseillent même des endroits à visiter, des activités à faire, ce qui est très plaisant. Au Québec, on retrouve la sensation de sécurité oubliée en France, et ce n’est qu’un des nombreux facteurs qui permettent de s’épanouir ici. On s’y sent pousser des ailes, peut-être grâce à toute la nouveauté quand on arrive, mais aussi grâce aux Québécois qui donnent leur chance aux jeunes et qui accueillent les nouveaux arrivants avec une grande ouverture d’esprit. Tout donne l’occasion d’apprendre de nous-même, en même temps que l’on apprend d’eux.


Profil numéro 4

Duplessy et compagnie

Spécial FRANÇAIS

Par Erwan Franel, photo : Robert Kirouak, www.melophoto.ca

Pas comme Maurice Duplessis de la Grande Noirceur, mais avec un Y. Comme dans Olivier et Sandrine du macaron Technicolor.

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 e les ai connus il y a 4 ans. Alors coordonnateur du Marché public de La Pocatière, Sandrine m’avait contacté pour tenter « l’étude de marché ». Tenter, comme un pâtissier de profession (ils avaient une pâtisserie en France) qui veut savoir si sa culture du sucré sera adoptée au Québec. Et il y met vraiment le « paquet ».

de traiteur, tout en créant de nouveaux produits pour garder la passion du métier; ils ont apporté avec eux le souci d’un produit de qualité à base d’ingrédients de qualité. Pourquoi le Québec? Ils aiment l’ouverture du Québécois, plus ouvert à la découverte que le Français. Même si toutes leurs pâtisseries n’ont pas été des succès au fil du temps, leurs clients étaient enjoués d’y goûter. Ils voulaient aussi fuir le train de vie parisien. Sandrine sourit : « Fermer à 6 h et être dans mon jardin à 6 h 15 ».

Tour Eiffel incluse. L’expérience de les rencontrer inclut l’accent français complet. D’aveu, ils admettent que ça participe au charme du commerce, alors que leur québécois souffre de... crédibilité? Les générations s’adaptent cependant; Sandrine précise que leurs enfants adoptent plus facilement les expressions d’ici au quotidien. C’est donc à coup de biscuits, quatre-quarts et autres tests offerts en dégustation à bout de pince aux passants que le symbole est né. Le macaron «  pognait  ». L’année suivante, ils ouvraient une boutique. Jeune quarantaine, ils nous sont donc arrivés directement de Paris en 2007 par opportunité professionnelle. Ils vendent aujourd’hui un peu partout au Bas-Saint-Laurent pâtisseries, chocolats, glaces, pains et quelques préparations

Elle ajoute aussi aimer le vrai contraste des quatre saisons, chacune ayant ses qualités. Olivier grimace, il fait -20 dehors. Ça saisit un peu quand ta vie s’est toujours passée au-dessus de -5 degrés et il y a parfois de ces hivers qui s’étirent un peu trop pour être bucoliques.

Sandrine Duplessy, co-propriétaire chez Pâtisseires & Gourmandises d’Olivier

Ils aiment aussi la simplicité du Québec, le contact humain moins hiérarchisé qu’en Europe et acceptent son revers de la médaille, la proximité. Le conseil aux Québécois? «  Soyez fiers d’avoir jeté vos seaux et d’avoir bâti le Québec, pas amers de rappeler la mémoire des porteurs d’eau ».

« Ils voulaient aussi fuir le train de vie parisien. Sandrine sourit : ‘‘ Fermer à 6h et être dans mon jardin à 6h15. ’’ »

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Martine Birobent Par Jean-Robert Bisaillon

- Chercher, toujours...

Originaire des Landes, Martine Birobent est une Française qui a beaucoup bougé. Jeune, elle a habité les Charentes-Maritimes, l’Ariège et le pays des hérétiques Cathares. Elle a voyagé de l’Angleterre à la Turquie, de la Tunisie aux Îles Canaries, où elle s’est embarquée comme crew sur un voilier pour les Barbades. Par un hasard fou, elle est débarquée à Montréal en 1979 où elle est a donné naissance à sa fille Shanti et n’est plus repartie.

M

  ais c’est foutu pour Martine. Bien qu’elle soit au Québec depuis plus de trente ans, elle conserve un fond d’accent français. Au Québec, elle est encore et toujours «  la Française » et en France, elle est devenue « la Québécoise ». C’est un peu dommage, dans la mesure où elle a quitté la France parce qu’elle n’était plus heureuse d’y vivre et que c’est à Montréal qu’elle s’est sentie véritablement chez elle pour la première fois. Martine a enseigné aux petits du primaire du Plateau et de St-Henri durant vingt ans et aujourd’hui, certains reviennent vers elle via Facebook pour lui témoigner l’importance qu’elle a eu dans leur vie. Il y a trois ans, elle a quitté Montréal pour l’Estrie et de nouveau, elle est redevenue « la

Dans cette planète globalisée, serionsnous de plus en plus des déracinés, qu’importe nos choix? » Française  ». Le dilemme semble perpétuel – elle a vécu davantage d’années au Québec qu’en France, mais elle ne sera jamais Québécoise. Quant à cette France qu’elle a quitté pour des raisons socio-politiques,

il s’avère que c’est depuis toujours la terre de prédilection pour les arts singuliers et outsiders, courant auquel Martine appartient et qui génère fort peu d’intérêt au Québec. Dans cette planète globalisée, serions-nous de plus en plus des déracinés, qu’importe nos choix? Pour Martine Birobent, qui, dans le fond, est une apatride dont le seul véritable ancrage est celui de l’expression artistique, il y a des jours où elle voudrait bien être Québécoise et d’autres où elle ne se pose plus du tout la question. Elle se demande plutôt si la valeur de ce qu’elle crée sera un jour reconnue par les Québécois, ou si elle devra repartir à la conquête d’une nouvelle destinée. Pour le moment, son pavillon pirate bat à Danville en Estrie, où elle a fondé La Galerie des Nanas...

Voyage en Birobentie Par Olivier Blot

Quelques mots afin de découvrir l’univers Birobentesque de Martine… Le travail de Martine est avant tout une exploration permanente et insatiable. De la peinture en passant par ses poupées recouvertes de laine, de la résine à la mosaïque, du bois à la linogravure, aucune technique ne la rebute ou lui résiste quand il s’agit de faire jaillir de son esprit cette étonnante progéniture qui conquiert chaque jour un peu plus le territoire de sa maison, les galeries des États-Unis et d’ Europe ainsi que les Biennales d’art hors norme…

S

  es poupées sont sans conteste sa marque de fabrique, mais également depuis quelques temps, ses vierges qu’elle recouvre elles aussi de laine et qui portent souvent dans leur ventre un enfant. Elle a même parfois recouvert des mannequins d’un tricot de la tête aux pieds. Mais le succès de ses poupées n’en dissuade pas moins Martine d’explorer toujours plus loin et avec succès la peinture, la résine et tout autre matériau, comme des personnages en corde emmêlée à la singulière personnalité. Elle va même jusqu’à redécouper ses poupées, puis à les

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La Rumeur du Loup, édition 63 - Mars 2013

« Elle a même parfois recouvert des mannequins d’un tricot de la tête aux pieds. » clouer sur de nouveaux corps en bois, leur donnant ainsi une toute autre physionomie… Depuis quelques années, Martine et son mari

ont ouvert une galerie d’art à Danville, en Estrie, consacrée principalement aux artistes féminines, où elle expose un grand nombre d’artistes ainsi que ses propres œuvres. Martine et Jean Robert on appelé leur lieu «  La galerie des Nanas  », en hommage aux Nanas de l’artiste Niki de Saint Phalle que Martine apprécie particulièrement. C’est un endroit magique et surprenant, que je vous conseille vivement d’aller découvrir. Et pour vous donner un avant-goût, je vous recommande un petit tour sur le site de la galerie (www.galeriedesnanas.ca).


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1 et 3: Grosse Tête 2: Pyramide des générations (1995) 4: Martine Birobent -prise à la Halle Saint-Pierre (2012) 5: La galerie des nanas - 85 rue Daniel Johnson, Danville 6: La vièrge aux abois

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t s e i c Ce ce a p s e un e r i a t i c publi nt. a u q n a m

Pablo s'y cache grossièrement.

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418 314-1501 La Rumeur du Loup, édition 63 - Mars 2013


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Dansez, dansez...

« sinon nous sommes tous perdus! » (Pina Baush), Par Marie-Christine Drisdell, photo Thierry Chen

Rivière-du-Loup est une ville très riche en ce qui concerne les arts et la culture. Les arts visuels, le cinéma, la littérature, la musique et autres arts de la scène sont assez bien représentés, mais on entend toutefois peu parler de la danse. D'ailleurs, c'est un manque au niveau de l'offre de cours de danse qui a fait naître l'École de danse District Danza il y a un peu plus d'un an. En effet, le District Danza a ouvert ses portes en janvier 2013 et propose des cours de niveau loisir et compétitif à une clientèle très variée. Sa mission est de promouvoir la danse par un enseignement professionnel et des installations de qualité. doublé depuis l'an passé, atteignant plus de 300 danseurs cette année. Les cours offerts à l'École s'adressent à tout le monde, autant aux enfants (dès l'âge de 3 ans) qu'aux adolescents et adultes de tout âge.

S

 ituée sur la rue Lafontaine, dans l'immeuble de l'ancienne gare de Rivière-du-Loup, l'École offre un accueil chaleureux et convivial ainsi que deux grandes salles de danse. On peut dire que District Danza reçoit une très belle réponse de la part de la population louperivoise, car le nombre d'élèves a

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La Rumeur du Loup, édition 63 - Mars 2013

Les danseurs apprennent des techniques multi-danse, c'est-à-dire tirées de plusieurs types de danse, surtout le jazz, le ballet et la danse moderne. Afin d'offrir une plus grande variété de styles, l'École reçoit à l'occasion des invités professionnels. Par exemple, les 21 et 22 février derniers, Édith CollinMarcoux et Chad-Erick Conception, deux chorégraphes professionnels et spécialistes en hip-hop, ont débarqué au District Danza pour offrir des cours

intensifs de hip-hop aux élèves de l'École. L'École de danse District Danza offre également des cours de zumba. La zumba est un programme d'entraînement physique qui combine des éléments d'aérobie et de danse, s'inspirant généralement des danses latines, du swing, du bollywood, etc. C'est donc une belle façon d'utiliser la danse pour se remettre en forme dans une ambiance ludique. Comme la zumba rejoint davantage les adultes et que l'École possède deux salles de danse, il est possible pour les parents de s'amuser et de bouger pendant que leurs enfants suivent des cours de danse dans la pièce d'à côté. Les

fondatrices

et

professeurs

du


District Danza sont deux jeunes femmes dynamiques avec un parcours bien différent. Mélissa Beaulieu a une formation en enseignement (éducation préscolaire et enseignement primaire ainsi qu'adaptation scolaire au secondaire), tandis que Catherine Landry possède un diplôme en danse du Cégep de Drummondville. Les deux femmes partagent toutefois une passion commune pour la danse et ont à leur actif plusieurs années d'expérience. Leurs différences en ce qui a trait à leur formation leur permet une belle complémentarité dans leur enseignement de la danse  : si l'une apporte une technique plus juste, l'autre ajoute une touche plus créative.

Les inscriptions au District Danza se font à l'automne uniquement, car les sessions s'étendent de septembre à mai. Les élèves qui s'inscrivent au volet loisir apprennent des chorégraphies pour un spectacle présenté en mai au Centre culturel de Rivière-du-Loup. Les élèves du volet compétitif sont quant à eux amenés à se déplacer à travers tout le Québec pour rivaliser avec d'autres troupes de danse. La danse est un exercice qui peut apporter beaucoup de bien-être, autant aux jeunes enfants qu'aux adultes. Elle permet de développer la confiance en soi et d'apprendre à interagir dans un groupe. Sur le plan physique, elle aide à

développer la motricité et la coordination, et peut aussi être une façon positive de libérer un surplus d'énergie ou de se remettre en forme. Si vous souhaitez avoir plus d'informations concernant l'École de danse District Danza, rejoignez Mélissa ou Catherine en composant le 418 868-7518 ou le 418 714-5714. Vous pouvez également aimer la page Facebook District Danza pour vous tenir au courant de leurs activités.

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La prochaine soirée Kino à lieu le 18 mars à l’École de musique Alain-Caron

C.o.b.r.a. -42 2

Entrevue exclusive avec 2 agents secrets Par Busque

Durant les soirées Kino, une série fait beaucoup jaser. Ne manquez surtout pas les prochains épisodes. Fondée l’année passée, C.O.B.R.A-42 2 est un immence succès auprès des Kinoïtes de RDL. Par une chance extraordinaire, la Rumeur du Loup a réussi à rencontrer les deux agents secrets. La série est écrite et jouée par Benoit Ouellet et Jonathan Imhoff.

Un autre genre de livre à colorier de livre à colorier bla bla test titre

Busque  : Premièrement, que faisiez-vous avant d’être agent secret?

que vous vous êtes connus?

A.C. : Nous ne sommes pas frères. Bobby Viper : J’avais une plantation de roses. Jason Je Par vendais mes Rivest, fleurs auxphotos fleuristespar de Farid mon Kassouf B.V. : Qui sait! village à Otakawa. C’était une entreprise familiale. Mais j’en avais marre de me piquer A.C. : Hahaha! avec les épines. B.V.  : Nous nous sommes rencontrés à Anna Conda  : Moi, j’étais acrobate dans Nagano sous un cerisier en fleurs. Il y avait là un cirque. J’ai quitté ma famille pour vivre une fête organisée par « Maître Chinois » en comme un gitan à l’âge de 6 ans. (rires) On honneur de la glace et du feu. m’appelait le maître des flûtes, puisque je marchais sur un fil de fer. A .C. : Vous allez bientôt connaître le Maître Chinois. B.  : Êtes-vous des frères? Comment est-ce

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B.V. : Oui. J’ai tout de suite remarqué Anna pour sa vitesse d’exécution de mouvements de danse complexes. A.C. : Bobby jouait de la guitare basse. C’était un sacré musicien. Nous étions jeunes et en plein développement. B. : Quelles sont les forces et faiblesses de chacun? A.C.  : Nous n’avons pas de faiblesses. Que des forces. Bobby est un météorologiste horspair. Il excelle dans la torture et l’escalade. B.V.  : Anna est très rapide dans les calculs


Bobby Viper à gauche et Anna Conda à droite

mentaux. Il mange aussi très rapidement. Oui, il est rapide, c’est sa qualité. B : Qui est le maître des reptiles et est-ce qu’il contrôle tous les reptiles de la terre? B.V. : Nous faisons actuellement des recherches sur cet individu. Nous ne pouvons rien dire sur ce sujet. C’est hautement confidentiel. A.C. : C’est un être énigmatique. Il est très dangereux. Il est né d’un iguane puissant. Sa langue peut s’étirer jusqu’à 6 mètres et... B.V. : Ferme-la Anna! C’est hautement confidentiel! B : De quel métal est faite la clé du laser et qu’est-ce qu’elle ouvre? Vous le savez? A.C. : Elle est faite d’un matériau très rare. B.V. : Elle ouvre le laser. B. : Tout le monde veut savoir qui est Candy Rattlesnake. A.C. : Candy est la spécialiste des armes. B.V.  : Nous n’utilisons jamais d’armes, mais au moins, nous savons qu’elle est là pour nous supporter dans nos missions. A.C.  : Elle possède des pouvoirs étranges de charme et de téléportation. B.V. : Nous l’avons trouvée dans les égouts. Elle se faisait élever par un rat. Je crois que c’est lui qui lui a enseigné tout ce qu’elle sait. Mais elle reste très secrète.

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Bobby Viper

A.C.  : Candy Rattlesnake, c’est son vrai nom. Nous, nous avons des noms de code, mais pas elle. B. : Qui vous engage? B.V. : Le Snake Charmer. Il voit tout, il sait tout, il nous guide vers les criminels. A.C. : Et il connaît très bien la mode. B.V.  : Oui. Il est notre mentor. C’est lui qui nous procure nos vêtements. Il nous coiffe une fois par mois. Il travaille aussi pour le CLSC. La Chambre Législative des Secrets Criminels. Questions éclair : Quel est votre repas favori ? B.V. : Des pâtes épicées pour leur chaleur.

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Anna Conda

A.C. : Des scorpions grillés. Mais JAMAIS vivants. Pour qui voudriez-vous exécuter une mission ? B.V. : La reine d’Angleterre Élisabeth II. A.C. : Les épaulards. J’aime la nature. Dans quel film auriez-vous aimé jouer? A.C. : Je n’écoute pas de films. Je n’ai pas de télévision. Ma vie est un action movie. B.V. : Rapide et dangereux. Un super concept que j’ai inventé. Des mecs font des courses avec leur bolide. Ils vont très vite pour aller à l’épicerie ou au marché. Et au retour, leur femme est heureuse, puisque leur mari a fait les courses. Une histoire de respect, de galanterie et d’émotions fortes. Quelle leçon de vie avez-vous apprise par votre métier d’agent secret? A.C. : On ne fait confiance qu’à nos amis.

B.V.  : Bien analyser les lieux. On ne sait jamais où se cachent les méchants, les micros, les caméras… Décrivez-vous vous-même et votre partenaire en 1 mot. B.V. : Anna : Rapide. Moi : Cool. A.C. : Bobby : Détective. Moi : Agent. Quelle technologie vous aidera dans votre métier? B.V. : Les caméras de sécurité. C’est mesquin. A.C. : J’ai commandé des Moon Shoes. Une super invention! Je pourrai sauter jusqu’à la lune avec ces souliers. Que recherchez-vous chez l’être aimé? B.V. : De la flexibilité… dans tout les sens. Et de la tendresse aussi. A.C. : Moi, je cherche une bonne nageuse.


Histoire de bibliothèque

Concours littéraire 2014 de Lire au loup! MadameB : chronique de bibliothèque Par Sylvie Michaud

« Les bibliothèques ne parlent pas tant des livres que des gens qui les lisent. » Louis Khan

« Les bibliothèques ont inspiré nombre de créateurs. À votre tour maintenant de vous laisser inspirer par les bibliothèques. »

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*Les textes de l’édition 2013 seront publiés et le recueil sera lancé le 23 avril lors du 5 à 7. film Le Jour d’après

soit dans la catégorie jeunesse (12-17 ans) ou adulte (18 ans et plus).   lles ont inspiré plusieurs réalisateurs de cinéma. Elles sont le théâtre grandiose (Le jour d’après) ou quotidien de plusieurs films (Les ailes du désir) et séries télé (Unité 9). Elles sont futuristes (Star Wars : l’attaque des clones) ou vieillottes (Indiana Jones et la Dernière Croisade). Elles n’existent que dans l’imagination de certains auteurs, telles que la bibliothèque de Babel de Borges ou celle de Au nom de la rose d’Umberto Eco. Les bibliothèques ont inspiré nombre de créateurs. À votre tour maintenant de vous laisser inspirer par les bibliothèques.

Tous les genres littéraires sont acceptés.

En effet, le Concours littéraire 2014 de Lire au loup vous convie à créer un texte ayant comme lieu principal une bibliothèque.

Intéressé ou intéressée? Faites parvenir vos textes à l’adresse courriel suivante : isabelle.moffet@ville.riviere-du-loup. qc.ca ou déposez-les au comptoir de prêts de la bibliothèque Françoise-Bédard. Informations : 418 867-6668

Vous avez jusqu’au 31 mars 2014, 20 h, pour nous faire parvenir un texte d’un minimum de 300 mots et d’un maximum de 1200 mots,

film Les ailes du désir

Les auteurs des textes primés seront invités à venir lire ou écouter leur texte lors de la Journée mondiale du livre le 23 avril 2014 prochain, en formule 5 à 7, à la bibliothèque. Un jury sera mis en place pour désigner les gagnants et un prix sera accordé aux lauréats de chaque catégorie (chèques cadeau de 100 $ et de 50 $ des librairies J.A. Boucher et Du Portage) et des prix de participation seront également attribués.

film Star Wars: L’attaque des clones

Édition 2013 de Lire au Loup

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Hymne à Rivière-du-Loup Par Julie Gagné, photo : Patric Nadeau

Québec, hiver 2014. Une vague de froid givre le visage des gens dans les rues de cette vieille capitale. Cette histoire n’est ni un récit, ni du vécu, c’est une fabulation entre ma réalité et mes fantasmes. La neige a enivré ma ville et mon appartement de la haute-ville gentillement appelé « mon bloc de béton chaleureux » me réchauffe le coeur. Ma fenêtre danse au vent, vent qui souffle telle une odeur de Bas du Fleuve dans un embouteillage de métropole.

I

 l y a 7 mois, ma nomadité m’a fait quitter Rivière-du-Loup pour revenir ici à Québec, dans ma ville natale, afin d’étudier et de m’enraciner de nouveau dans un monde où je m’étais un peu perdue. Rivière-du-loup m’a bercée pendant un an, elle m’a fait vivre mille et une tempêtes. Dans cette ville, j’ai voyagé à l’autre bout de mon monde pour revenir les deux pieds dans la « bouette »! J’ai exploré les plus beaux couchers de soleil et entendu sifflé, du haut de la colline, les vents les plus doux. Une simple envie de remercier ce lieu magique du Bas du Fleuve avec qui on se perd facilement dans une passion frivole, envie de lui dire comme il me manque. Si cette

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La Rumeur du Loup, édition 63 - Mars 2013

ville a fait chavirer mon coeur, ses environs y sont aussi pour quelque chose; pour le Kamouraska qui offre une route à vélo qui me fait encore sourire, pour Cacouna qui m’enivre dans un pique-nique au bord du fleuve, pour la tête d’indien qui me ramène dans mille et un souvenirs et pour cette vue imprenable sur le fleuve et les montagnes de Charlevoix qui nous permet de respirer à poumons grands ouverts. Pour cette vie culturelle trépidante qui ne nous donne pas l’occasion d’en manquer une; pour cette revue qui nous berce entre les artisans locaux, les acteurs d’une communauté fleurissante et des paysages à jeter l’ancre. Pour tous ces gens, jeunes et moins jeunes, qui croient à la vivacité de ce

paradis, qui persistent, qui s’impliquent et qui admirent avec fierté leurs lieux de résidence. Pour tous ceux qui m’ont amenée dans les petits coins de pays les plus méconnus, pour ceux et celles qui sont entrés dans ma vie et m’ont permis d’avancer malgré les tempêtes, pour chacun de vous qui vous reconnaissez, qui avez fait de mon passage à Rivière-duLoup une expérience mémorable. D’ici quelques mois, ma curiosité et mon envie de découverte m’enverront à l’autre bout de la terre, et si je me prends à revenir certes, Rivière-du-Loup sera mon premier choix. Rivière-du-Loup, peu importe où le vent me porte, il me ramène toujours ici, dans le réconfort et la douceur de tes pantoufles.


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25 ans pour le Centre d’entraide L’Horizon Catherine Soucy

Parfois, les choses s’empilent, s’accumulent et me cristallisent.

Amour, respect, pardon.

La fuite n’est pas une bonne solution.

Mon plus grand handicap, c’est ma grande sensibilité.

Je pensais pouvoir faire deux jobs en même temps… et c’est là que j’ai claqué mon premier burn out. Roxane rose

Des fois, j’aime mieux quand il fait soleil juste un peu. Ma solitude me paraît moins grande.

Ma vie est comme une spirale. J’ai souvent l’impression de tourner en rond. Mais avec le temps, je vois bien que le cercle s’élargit à chaque tour. Ma zone de confort s’agrandit.

J’ai un désir de saisir au vol l’attitude pour progresser et évoluer vers un monde meilleur.

Lorsque j’ai été consulter, j’étais très malheureuse. Je me sentais vidée d’énergie. Je me sentais très triste. Quand j’ai commencé à prendre ma médication, je me sentais libérée, je me sentais bien. Isabelle Murray

Depuis que je chante le Hu (se prononce hiou) ma santé mentale s’en trouve améliorée.

Fracture de l’équilibre.

Dire « Je t’aime » et dire « Merci ».

Un humain, c’est divin.

La sensibilité des autres, c’est comme un petit poussin : faut pas le serrer trop fort.

Le 22 février dernier, Catherine Soucy, Roxane Bellerose et Isabelle Murray ont livré une performance artistique inspirée par les mots issus des ateliers d’écriture de Constance Céline Brousseau avec les membres du Centre. Cet événement avait pour but de souligner les 25 années d’existence du Centre d’entraide l’Horizon, un organisme offrant à la personne d’améliorer sa qualité de vie émotive.

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Pour une santé Naturelle... Photos de Patric Nadeau et de Corps et Âme

publi

reportage

Le centre de Santé Corps et Âme est, depuis 14 ans, installé dans la région afin d’aider les personnes de tous âges, hommes et femmes, à retrouver la santé. Le but de Stéphanie Côté, naturopathe et propriétaire du centre de Santé Corps et Âme, est de trouver les meilleurs outils, les meilleurs moyens pour aider à atteindre les objectifs différents pour chacun de ses clients. Le Centre de Santé Corps et Âme propose des solutions antivieillissement pour différents objectifs au niveau de l’esthétique et de la santé, en visant l’amélioration de la qualité de vie des gens. Bien dans son corps, bien dans son esprit.

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Certains viennent voir les professionnels du Centre Santé Corps et Âme pour des conseils sur la nutrition, d’autres pour amincir certaines régions de leur corps, pour une rééducation physique, une remise en forme, des traitements pour le visage, de l’épilation ou pour une perte de poids. Ainsi, grâce à un programme conçu sur mesure pour chaque personne qui implique une approche globale, l’alimentation, la mise en forme, les technologies avancées, le Centre de Santé Corps et Âme vise à améliorer la qualité de vie de ses clients. Les technologies LPG Reconnues depuis 30 ans, les technologies LPG travaillent dans le but de stimuler le processus naturel du corps, c’est-à-dire la circulation sanguine et la circulation lymphatique. Riches de 110 études scientifiques, ces technologies peuvent raffermir la peau, remodeler le corps, destocker les graisses résistantes, diminuer la cellulite ou traiter des douleurs. Ces technologies 100 % naturelles permettent de retrouver la jeunesse du corps et cela sans régime, ni douleur! De plus, le lipomassage LPG aide énormément les gens qui sont en processus de perte de poids à perdre plus vite, et à raffermir immédiatement la peau. Les technologies LPG agissent contre le vieillissement! La meilleure solution anti-âge LPG est de recevoir des traitements de lipomassage combinés au Huber Motion Lab. Vous triplez vos résultats! Depuis 10 ans, le Centre de santé Corps et Âme a effectué plus de 40 000 traitements. Le Centre est reconnu dans tout l’Amérique du Nord pour être le plus performant dans ses résultats! Le Huber Motion Lab

une scéance de HUBER

Après seulement 10 Séances, votre corps sera plus tonique, aminci là, à l’endroit que vous aviez désiré et vous aurez déjà les bienfaits d’une forme physique excellente!

La propriétaire de Santé Corps et Âme Stéphanie Côté musculaire, de cardiovasculaire et de stretching. En seulement 35 minutes, vous aurez travaillé comme si vous aviez fait un entraînement de deux heures intensives. Le HML sollicite à la fois une chaîne musculaire de 180 muscles au lieu de 20 dans tout autre entraînement, ce qui permet de brûler davantage de calories. C’est très payant et les résultats sur votre silhouette sont rapides et efficaces. Le principe du HML est premièrement de rester centré sur la plate forme, de rejoindre ensuite les cibles qui sont placées droit devant. Il faut maintenir la bonne position pendant plusieurs secondes et rester en contrôle. Lorsque la position est maintenue, elle permet de travailler la posture et le schéma corporel. À la fin de l’exercice, le HML donne un pointage qui indique la performance de la personne en fonction de sa coordination, de sa force ou de son endurance. Le tout reprogramme le corps pour aller chercher une posture équilibrée, un corps affiné et une mise en forme excellente. Karl Normand, coureur de motocross, à lui aussi travaillé sur le HML pour corriger une blessure à la clavicule et augmenter ses performances en compétition. Le concept Corps et Âme vise à l’atteinte de vos objectifs. Le Centre propose plusieurs alternatives personnalisées. Les résultats sont garantis ou argent remis. Le Centre est en constante évolution pour permettre à ses clients d’avoir les meilleurs résultats le plus rapidement possible tout en respectant la santé. De nouvelles technologies sont arrivées. Profitez dès maintenant d’un essai gratuit pour la toute nouvelle technologie révolutionnaire pour le corps et le visage, le Galvanic Spa II de Nuskin. Celui-ci propose une très belle alternative à la liposuccion et au botox. «  Prends soin de ton corps si tu veux que ton âme y reste longtemps  » tel est le slogan du Centre de Santé Corps et Âme www.cscorpsetame.com

Cette technologie propose plusieurs volets  : rééducation physique complète, blessures, problèmes de dos, perte de poids et performances athlétiques. Le Huber Motion Lab est une vraie révolution du mouvement humain. Vous pouvez reprogrammer votre posture. Cet entraînement combine à la fois une séance de

une scéance de pilates

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Le rassemblement des grands talents de l’Est :

c’est aussi ça Cégeps en spectacle Par Mélina Regimbal

Depuis maintenant 35 ans, Cégeps en spectacle est un événement incontournable à Rivière-du-Loup. Cette année, le comité organisateur pousse l’expérience un peu plus loin en accueillant le deuxième palier de cette compétition en nos murs, soit la Finale régionale de l’Est-du-Québec. En fait, ce sont 12 cégeps qui présenteront le numéro gagnant de leur finale locale.

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  ouze numéros qui ont, tour à tour, remporté les honneurs dans leur propre cégep. Ces étudiants talentueux nous arriveront directement des cégeps suivants   : Gaspé, Carleton-surMer, les Îles-de-la-Madeleine, Matane, Rimouski, Baie-Comeau, Sept-Îles, Chicoutimi, Alma, Jonquière, Saint-Félicien et bien sûr Rivière-du-Loup. Lors de cette compétition, le chant, le piano, la danse, la musique et bien d’autres disciplines seront sous les projecteurs. À vous maintenant de ne pas manquer cette occasion de découvrir la relève artistique! Lors de cette finale, deux numéros seront couronnés gagnants et remporteront une des deux bourses de 500 $ offertes par Desjardins et par le Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ). Tous les finalistes régionaux en chant et en musique courent la chance de gagner les prix suivants : - Le prix LOJIQ – FIMU (Les Offices jeunesse internationaux du Québec et le Festival international de musique universitaire de Belfort) : une participation pour un groupe musical au Festival international de musique universitaire de Belfort en France les 7, 8 et 9 juin 2014 en collaboration avec Cégep international; - Le prix SACEF (Société pour l’avancement de la chanson d’expression française) : une participation pour un créateur ou un interprète à Ma première place des Arts ou une participation pour un artiste ou un groupe aux Week-ends

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sur la scène francophone par sa musique traditionnelle avec son groupe Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs. En plus de remporter deux Félix pour l’album de musique traditionnelle de l’année en 2010 et 2012, Nicolas Pellerin et son groupe sont reconnus un peu partout à travers le monde pour leur participation dans de nombreux festivals, notamment en Europe. de la chanson Québecor; - Le Prix Festival en chanson de Petite Vallée : un stage d’écriture ou d’interprétation pour deux lauréats offert à l’été 2014 par le Festival en chanson de Petite Vallée, en partenariat avec le Conseil des arts et des lettres du Québec; - Le Prix du Festival de la chanson de Tadoussac : une prestation lors du Festival à l’été 2015; - Le Prix Cinéphonie-Teatricus : une vidéo promotionnelle d’un artiste ou d’un groupe et aide médiatique. Le Cégep de Rivière-du-Loup est fier d’être représenté cette année par Marie-France Simard, alias Yoshi. Finissante en Techniques d’intervention en loisir, Marie-France a su charmer les juges, lors de la finale locale, avec la qualité de sa prestation, son énergie sur scène et la qualité de ses textes. L’auteur-compositeur Nicolas Pellerin agira à titre de porte-parole de l’événement. Au fil des années, cet artiste a su se démarquer

Cégeps en spectacle demeure, sans contredit, le plus important concours des arts de la scène du milieu collégial québécois. Annuellement, près de 3000 étudiantes et étudiants y participent, soit comme artistes, techniciens ou comme organisateurs. Depuis maintenant 35 ans, cet événement permet de lancer la carrière d’artistes de la scène québécoise. Parmi ceuxci, notons Ariane Moffatt, Marie-Hélène Thibert, Isabelle Boulay, Pierre Lapointe, Karkwa, Vincent Vallières, Isabelle Blais, Laurent Paquin, Martin Petit et plusieurs autres. L’animation du spectacle sera assurée par un duo d’étudiants bien connus du milieu louperivois : Sara Dumais-April et Julien Tremblay, dans une mise en scène de MarcOlivier Dugas Pelletier. C’est donc un rendez-vous le samedi 22 mars à 19 h 30 à la salle Alphonse-Desjardins du Centre culturel de Rivière-du-Loup. Les billets sont en vente dès maintenant à la billetterie du Centre culturel au coût de 13,15 $.


La troupe de théâtre

un texte de Robert Thomas

présente une mise en scène de Molo

Admission générale: 10$ Admission étudiante: 5$ Billets en vente à la Coopsco et à la porte les soirs de représentation

Graphisme: Niels de Sevin

Du 3 au 5 avril 2014 19h30 Carrefour du cégep de Rivière-du-Loup

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Huit femmes… et un homme mort! Par Molo

Depuis 2008, la troupe de théâtre Le TOC du Cégep de Rivière-du-Loup offre à plusieurs étudiants la possibilité de monter sur les planches ou de travailler dans l’ombre pour la première fois. Cette initiation demeure, année après année, un défi immense pour ses membres, et ce, dans le but d’impressionner et de divertir à faible coût la population régionale. Cette année, le TOC ne fera pas exception en présentant un autre classique de la littérature théâtrale : Huit femmes, de Robert Thomas, dans une mise en scène de Molo (clin d’œil). Huit femmes... et huit mois de travail constant pour mener à terme ce projet audacieux.

L

 ’auteur

Robert Thomas est un auteur dramatique, comédien, metteur en scène et réalisateur français. Il a été très prolifique dès le début des années 50 jusqu’à la fin des années 70. Au Québec, ce nom n’est pas très

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connu, mais l’ensemble de son œuvre a été récompensé à de nombreuses reprises et a été joué un peu partout dans le monde. Vous vous dites peut-être : « Ce n’est pas un film, Huit femmes? » La réponse est oui! L’œuvre a été adaptée pour le cinéma par François Ozon en 2002 et avait récolté beaucoup de

succès au box-office. Avec une distribution impressionnante (Catherine Deneuve, Virginie Ledoyen, Isabelle Huppert, Émanuelle Béart et d’autres célébrités au talent indéniable), le film est un petit bijou, même s’il est très différent du texte d’origine. Si vous aimez l’ambiance d’une soirée de type


« Huit jeunes femmes talentueuses, qui ont travaillé très fort pour vivre en votre compagnie cette histoire survoltée et mystérieuse, avec des personnages colorés. » Meurtre et mystère, vous avez avec ce texte un beau défi d’analyse. L’enquêteur à l’intérieur de vous se sentira, à coup sûr, interpelé. L’histoire, en résumé… En 1950, dans une maison, huit femmes se préparent à fêter Noël. Mais le maître de maison est retrouvé mort assassiné, un couteau dans le dos. Tout le monde est soupçonné. Au fur et à mesure de la progression de la pièce, on découvre que chacune de ces femmes aurait eu une raison de le tuer. Malgré les convenances et les courtoisies apparentes, elles se livrent, en huis clos, à un jeu de la vérité aussi implacable que pitoyable, révélant les faiblesses, les mensonges, les rancœurs cachées, n’épargnant aucune d’elles. Les comédiennes, étudiantes dans divers programmes du Cégep, sont Claudie Allard, Josy S. Tardif, Marianne Bernier Goudreault, Élise Vadnais, Camille Tremblay, Lily Kiani-Blais, Émilie Lavoie et Laurence Pelletier. Huit jeunes femmes talentueuses, qui ont travaillé très fort pour vivre en votre compagnie cette histoire survoltée et mystérieuse, avec des personnages colorés. Pour encadrer le projet, il ne faut pas passer sous silence le travail d’une importante équipe de production : Jonathan Imhoff à la scénographie, Jonathan Saint-Pierre à la conception des décors, Niels de Sevin au graphisme, Olivier Martin pour la trame sonore originale et finalement Camille Morin, Jérôme Lévesque et Alexandra Beaupré pour la recherche et la confection du matériel scénique. C’est donc un rendez-vous avec Huit femmes, du 3 au 5 avril prochain, dès 19 h 30, au Carrefour du Cégep de Rivière-duLoup. Les billets sont en vente dès maintenant à la Coopsco du Cégep ou à la porte les soirs de représentation. L’admission générale est à 10 $ (5 $ pour les étudiants). Bienvenue à tous!

Les comédiennes sur la photo à gauche (de gauche à droite) (derrière) Camille Tremblay, Élise Vadnais, Émilie Lavoie et Claudie Allard (devant) Laurence Pelletier, Lily Kiani-Blais Josy S. Tardif et Marianne Bernier Goudreault

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-

?

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« What would you do? »

-

Que feriez-vous?

???

Par Busque

J’écoute souvent sur Youtube l’émission « What would you do? ». Le déroulement est toujours le même : John Quiñones et son équipe préparent une scène avec caméra cachée et acteurs dans le but de voir de quelle façon réagiront les témoins, nullement au courant du trucage.

L

 es situations ont souvent un côté social très fort, par exemple, un père blanc ne veut pas que sa fille sorte avec un noir, des enfants rient d’un autre enfant obèse, un musulman tombe en panne, un homme, durant son premier rendez-vous, met la drogue du viol dans le verre de son invitée, etc. Souvent, les réalisateurs essaient différents scénarios en changeant quelques éléments. Est-ce que les gens qui assistent à la scène vont plus réagir si c’est une femme plutôt qu’un homme, si c’est un jeune plutôt qu’un vieux? Malgré le style très américain et la mauvaise qualité de Youtube, j’ai souvent un moton dans la gorge. La plupart du temps, les gens ne font rien, passent sans rien dire ou évitent les problèmes, mais ça me touche de voir certaines gens se lever et crier à l’injustice au lieu de passer dans l’indifférence.

« Malgré le style très américain et la mauvaise qualité de Youtube, j’ai souvent un moton dans la gorge. » Depuis que j’écoute cette émission, j’ai repensé aux moments, dans ma vie, où je n’ai rien fait face à l’injustice. Quelques exemples me viennent en tête  : au secondaire, quand certains se faisaient intimider et que je restais là à regarder sans rien dire, la fois où je fumais tranquillement une cigarette et que, dans une voiture pas trop loin, un homme

criait constamment après à sa blonde. Que ce soit de s’interposer ou d’appeler la police, c’est agir qui est important. Je sais maintenant que dans n’importe quelle situation, je me lèverai sans attendre et je dénoncerai les abus. Si on pousse plus loin le raisonnement, certaines injustices sont moins évidentes, moins faciles à détecter, mais je peux quand même faire quelque chose à divers niveaux. Lorsque j’achète du café, je le prends équitable, et quand j’achète un vêtement, je m’assure qu’il est fabriqué au Québec. Je ne peux pas changer le monde, je n’arrêterai pas l’intimidation seulement parce que j’ai dit à deux gamins d’arrêter d’en embêter un autre, comme je n’arrêterai pas l’esclavage économique des pays en voie de développement, mais au moins, j’aurai fait mieux que ce que j’aurais fait avant.

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La friend zone

ou l’art d’être le meilleur ami éternel… Par Nadia Desbiens St-Pierre, sexologue bachelière

e, r i a l p t n e m i « Les fillesira attirantes, se sent nt tout se mais ava sirées. » sentir dé

Au cinéma, il n’est pas rare de voir un gars et une fille développer une amitié platonique. Puis, mutuellement, ils échangent des confidences. La fille se sent comprise et en confiance. Le gars idéalise la fille qui en plus, partage les mêmes passions. L’intimité s’installe et VLAN! C’est le grand amour! Dans la vraie vie, ce n’est pourtant pas si simple. Combien de gens aimeraient vivre une histoire d’amour digne d’un conte de fées? Beaucoup! Bien que cela existe, c’est tout de même l’exception à la règle.

O

 ù je veux en venir, c’est que la réciprocité amoureuse n’est malheureusement pas toujours au rendez-vous et dans bien des cas, c’est la gent masculine qui a tendance à tomber dans ce qu’on appelle la friend zone. La friend zone, c’est lorsqu’un gars est attiré sexuellement et/ou amoureux d’une fille, mais que cette dernière le perçoit comme son meilleur ami, un frère, un confident et que quoi qu’il fasse, il ne deviendra jamais un potentiel amoureux. Qu’est-ce qui explique que certains tombent dans la friend zone?

Répondre à tous ses besoins et parfois même avant qu’elle le demande. Elle a besoin d’un « lift » pour Montréal aller-retour ce soir, et ce, gratuitement? Pas de problème, tu proposes de la conduire malgré que tu aies quelque chose de prévu et de très important à tes yeux, que demain tu travailles à 6 h et que ta voiture adore beaucoup trop l’essence. Mais bon, elle sera tellement reconnaissante que ça en vaut la peine. Elle n’a personne pour l’accompagner magasiner? Pas de problème, tu l’accompagnes même si tu trouves cela affreusement pénible. Tout cela est bien gentil, mais il n’en reste qu’à la longue, tu seras seulement considéré comme l’ami de service qui répond à ses moindres besoins dans la seconde près. Ses demandes sont exagérées

pour les autres, mais jamais pour toi… La mettre sur un piédestal. Les filles aiment plaire, se sentir attirantes, mais avant tout, se sentir désirées. Lui dire à quel point elle est parfaite, qu’elle est la fille la plus belle au monde et que tu aimerais qu’elle soit la mère de tes enfants le premier soir peut la faire déchanter. Trop de compliments annulent l’effet escompté et elle risque de croire que tu es dépendant affectif. La subtilité et la rareté auront plus de portée. Bien souvent, le plaisir est dans l’attente, c’est-à-dire que les filles aiment courtiser un certain temps pour faire monter le désir. Il doit y avoir un défi sinon elle se tournera vers quelqu’un avec qui elle pourra faire ses preuves.

être trop gentil, trop disponible, la laisser te parler de ses conquêtes sans broncher, etc. Bien que plus rare, la friend zone version féminine existe. Soit qu’il n’a pas décodé tes signes, soit que tu n’es pas son genre. Si tu l’invites chez toi, lui propose de dormir dans ton lit, qu’il le fait et qu’il ne tente aucun rapprochement, il y a de bonnes chances qu’il n’ait pas su décoder tes signes. N’oublions pas que les gars ne savent pas nécessairement lire entre les lignes… Si tu crois faire partie de la deuxième affirmation, souvent c’est qu’il considère qu’il y a des gains associés à votre amitié. Par exemple, tu peux lui procurer facilement des billets de spectacle, ta meilleure amie lui plaît, etc.

S’ouvrir sur son passé amoureux. Si tu parles souvent de ton ex (pour la rendre jalouse ou pour lui montrer à quel point tu es un bon gars) et qu’en plus, trois ans après la rupture tu penses encore à elle, ça peut être un turn off. Encore là, elle peut penser que tu es dépendant affectif. Ce n’est pas bon. Elle peut avoir peur de s’engager avec toi craignant de te blesser pour toujours si la relation se termine.

Donc, pour sortir de la friend zone, évite de faire ce qui a été nommé précédemment. Montre-lui que tu as des préférences, que tu n’aimes pas nécessairement tout ce qu’elle aime. Développe tes intérêts, tu piqueras sa curiosité. Ne lui dis pas je t’aime avant de l’avoir embrassée. Montre-toi intéressé envers d’autres filles, pas toutes, elle doit voir qu’il y a de la compétition, etc.

Certaines préfèrent les bad boys, mais tu ne peux rien faire contre cela. Il y a aussi,

Une consultation sexologique pourrait aussi t’aider à sortir de ce pattern. Ne désespère pas!

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Souper Interculturel sous la thématique de

l’Afrique Par Roxane Rose

recette par Papa Noel

Dans le monde actuel, nous avons tendance à se dissocier des autres plutôt que d’être solidaires et de s’unir. Dans le but de rassembler les membres d’une même communauté comme celle de Rivière-duLoup, il est important de valoriser les différences entre les cultures afin de créer des liens entre nous. C’est ce que nous souhaitons initier, ce samedi 29 mars au Carrefour du Cégep, avec la première édition des Soupers Interculturels de Rivière-du-Loup.

L

 ors de la soirée, vous aurez la possibilité de stimuler vos sens avec des saveurs, des sons et des images fascinants sous le thème de l’Afrique. Ne manquez pas la venue de musiciens québécois et africains, le festin goûteux, le défilé de mode, les danses et les percussions. De plus, les étudiants en arts Aloko Poisson, spécialité Ivoirienne 2 personnes - Préparation : 45 minutes

Ingrédients - 4 bananes plantain coupées en dés ou en rondelles - 3 tasses d’huile qui seront réutilisées pour frire le poisson et faire la sauce - Une pincée de sel - 1 ou 2 poissons blancs écaillés, vidés et découpés (maquereau, tilapia) - Un peu de farine qui empêchera le poisson de coller Sauce : - 2 tomates fraiches coupées en dés - 1 oignon coupé en dés - ½ poivron de chaque couleur, soit rouge et jaune, coupés en dés - 1 c. à soupe de persil ciselé - 1 gousse d’ail pressée - 3 c. à soupe de pâte de tomate - 1 Bouillon Kub Or de Maggi - Piment fort frais coupé en petits morceaux au goût - Sel et poivre

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visuels exposeront chacun un diptyque sous la thématique «  les cultures du monde  ». Enfin, une projection de témoignages sur la réalité des immigrants d’ici, réalisée par Sylvain Elfrassy, vous sera présentée. Un moment de découvertes à prendre avec le sourire où toute la famille est bienvenue.

Où : 325, rue St-Pierre (Entrée des résidences du Cégep) Quand : Samedi 29 mars 2014 à 18 h Combien : Prévente 25 $ / Porte 30 $ (gratuit pour les enfants de 10 ans et moins) Bienvenue à tous! Mode de préparation 1. Saler les bananes coupées avant de les déposer graduellement dans un poêlon contenant l’huile chaude. 2. Lorsqu’elles remontent à la surface, c’est signe qu’il faut les retourner pour les cuire des deux côtés. 3. Réserver. 4. Écailler, vider et couper le poisson en deux 5. Enfariner le poisson avant de le faire frire dans le poêlon en réutilisant l’huile de cuisson pour les bananes. 6. Réserver. 7. Sauter tous les ingrédients de la sauce avec ¼ tasse d’huile de la cuisson. 8. Finalement, ajouter ½ tasse d’eau et laisser mijoter durant 5 minutes 9. Napper le poisson et les plantains de la sauce et savourer!


La tempête des corneilles Texte et illustration par Isabelle Castonguay

F

 ondait au village la neige au soleil. Noircie de sa pureté hivernale, cette chère neige adorée quittait notre paysage pour s’en retourner à l’oubli. La brume des derniers jours en était porteuse, soulevée du sol, elle s’évaporait sur nos visages heureux de ce retour du beau temps. Sourire était donc de mise, nul besoin d’y penser ou de se forcer à la chose, tous souriaient, même les vrais de vrais malheureux y allaient de leur petit sourire en coin. Heureux du printemps, comme-ci l’hiver nous l’avions survécu… décongelés du point de congélation, audelà du zéro, nous remontions la pente des degrés Celsius, réjouis de voir les chiffres augmenter, nous étions ivres de cette fièvre printanière. Au loin, le cri des corneilles s’élevait bien haut en entraînant tous nos chagrins d’hiver, seulement, très peu des nombreux heureux remarquèrent la présence de ces dernières. À vrai dire, jamais elles n’avaient reçu le respect qu’elles méritaient. Hommes et femmes voyaient en elles des oiseaux de malheur, dure réalité pour ces volatiles qui, depuis la nuit des temps, nous encourageaient de leur cri à bousculer les lois physiques, question de nous aider à transformer ce monde actuel en un monde de paix mais ça, personne ne le savait. L’ivresse des derniers jours se dissipa subitement pour laisser place à de gros nuages menaçants. Le ciel, à nouveau voilé,

se chagrina et les heureux devinrent aussi malheureux que leur contraire. Une fois la nuit venue, tous tombèrent endormis d’un sommeil qui en disait long sur leur déception. Même si le printemps arrivait à grand pas, l’hiver tenait bon, les degrés chutèrent à nouveau et on chercha en vain un responsable… Mais voilà, personne ni même Dieu n’était à blâmer. Désolation au village, tous restèrent encabanés dans leur chaumière à maudire l’hiver. Les jours se suivirent dans une dégringolade sans fin des degrés que nous avions reçus, le froid, le vent et la neige reprirent leur droit sur nous, nul besoin de vous dire que le malheur frappa le village. Il leur fallait trouver un coupable digne d’être au banc des accusés, un bouc émissaire, peu importe, il serait le sacrifié qui permettrait à l’ensemble des malheureux d’être enfin libérés des conditions hivernales devenues infernales. Voilà que tous cherchèrent à juger ce qui était condamnable, les uns et les autres se portèrent des regards accusateurs, scrutant les comportements douteux de certains, mais en vain, rien de rien, que de pauvres victimes du destin. L’un des villageois s’étant pointé le nez dehors remarqua la présence de nombreuses corneilles, il s’aperçu que plusieurs d’entre elles formaient des spirales comme ci elles s’appliquaient à mettre du désordre dans le ciel. Jugeant la chose avec mépris, il en informa tout le village et tous observèrent

les corneilles et tous les accusèrent sans que personne n’en dise le contraire! Mais les corneilles, n’étant point dupes, n’accordaient guère d’importance aux médisances, elles craillaient, elles graillaient comme pas une, mais comme des centaines, des milliers de corneilles noires parmi les flocons blancs. Toujours est-il que l’hiver dure un temps, rien de surprenant… les malheureux peuvent bien se lamenter, leur calvaire achève et c’est ainsi depuis que le monde est monde. Un monde polarisé d’obscurité et de lumière et nous en sommes les dignes loques-à-terre. Alors que dire de cette dernière tempête de neige que les vieux sages nomment la tempête des corneilles? Voilà qu’elle nous fait réagir intérieurement, notre soif de beau temps, de douceur et de chaleur nous rend impatients, seulement nous passons à côté de l’essentiel… Ce dernier sursaut hivernal a sa raison d’être, rien ne sert d’accuser l’ordre naturel du vivant. L’humain peut bien maudire ce qui est hors de son contrôle, juger ce qui lui déplait et souffrir de son manque d’émerveillement, en somme, il n’a guère de pouvoir sur grand-chose. Et même si en lui, persiste l’obscur raisonnement que l’hiver, c’est vraiment déplaisant, surtout quand la tempête des corneilles y va de son dernier vive le vent... il serait sage de chanter, c’est ce que les vieux sages en concluent!

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Un smartnomination au nom de ma communauté Par Valérie Deschamps

trée, « Dès mon èetnement il a compl urer. Les cessé de pulelticolores ballons m inaient! le fasc les yeux t Émerveillé iel sourit! » pétillants,

On critique, on juge trop souvent la « cybergénération ». Branchée, elle est prête à tout pour un petit «high-five», prête à risquer même sa vie pour des « j’aime » ou pour tout simplement épater la galerie. Il y a beaucoup de mépris envers notre génération qui est pourtant, si elle le veut, capable du meilleur.

L

 e Neknomination, le « T’es pas game » 2014! Certains diront : « Val, arrête de chialer, c’est drôle et c’est l’fun!». Ok, j’avoue que c’est (très) drôle de voir vos faces de dégoût après le « calage ». Mais sérieusement, on se pose tous les questions : pourquoi ? À quoi bon?

Le but des Neknominations? Prendre d’un trait une consommation alcoolisée d’une façon et dans un endroit inusité. Il ne faut surtout pas oublier de se filmer pour ensuite mettre la vidéo sur Facebook, question d’avoir le MAXIMUM de « j’aime » pour finalement « neknommer » trois autres amis, qui mettront eux aussi leur vie en danger… Et lorsqu’on parle de danger, ce n’est pas qu’un simple avertissement. Malheureusement, certains ont perdu la vie à la suite des Neknominations : Stephen Brookes, 29 ans, Ross Cummings, 22 ans, Jonny Byrne, 19 ans et Bradley Eames, 20 ans. C’est en Australie que le tout a commencé. Maintenant, c’est l’Europe et les États-Unis qui sont dans le jeu et même le Québec est embarqué dans cette mode devenue planétaire. C’est seulement après quelques jours que les Smartnominations ont été créées! Probablement que Julien Voinson, un Bordelais, ne savait même pas qu’il allait lancer un mouvement d’une si grande ampleur. Peut-être aussi qu’il est comme moi, incapable de « caler » une boisson alcoolisée, mais capable de voir différemment et de vouloir essayer de changer le monde à sa façon. Une bonne action, filmée et partagée un peu partout sur la toile : mais quelle excellente

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que ce soit! Mais malheureusement, c’était tout le contraire pour ce petit bonhomme. Jaquette jaune, masque et gants enfilés, je suis prête (ou pas) à entrer dans la chambre. J’étais fébrile. Les frissons me parcouraient tout le corps. Jesse McKinnon, le caméraman, voyait la scène de l’extérieur grâce à la fenêtre de la chambre et avait lui aussi des frissons. Sur Youtube: Les Smartnominations, c’est beaucoup mieux idée! que les Neknominations !

C’est un peu ce qui m’est arrivé, en cette semaine décevante de février, alors que les Neknominations devenaient de plus en plus populaires et présentes dans mon actualité Facebook! En me levant tôt de mon lit mardi matin (18 février), une de mes bonnes amies m’avait Smartnommée/Neknommée ! Comme je suis totalement contre les Neknominations, je devais donc prendre part au jeu et faire une bonne action. Une bonne action qui m’a fait, à moi aussi, le plus grand bien! Grâce à la merveilleuse idée d’Isabelle D’Amours (une auditrice de Yé ben d’bonne heure à CIBM 107,1), j’ai pu faire moi aussi ma B.A. : celle d’aller mettre un sourire au visage d’un enfant hospitalisé en pédiatrie au CSSS de Rivière-du-Loup. Ballons, toutous et cahiers à colorier en main, j’ai sauté pieds joints dans la plus belle expérience de ma courte vie, rendre le sourire à une petite famille le temps de quelques heures seulement! Ryan, 2 ans 8 mois, était en isolement à mon arrivée. En pleurs, il criait sans cesse, se demandant probablement dans sa tête d’enfant ce qu’il lui arrivait. À cet âge, on ne devrait jamais être malade. On devrait plutôt rire, sourire et jouer sans se soucier de quoi

J’ai pris mon courage à deux mains et fais un premier pas dans la chambre de Ryan. Dès mon entrée, il a complètement cessé de pleurer. Les ballons multicolores le fascinaient! Émerveillé et les yeux pétillants, il a souri! Un sourire qui changea totalement l’ambiance triste et lourde de la chambre. Et c’est ça la beauté de l’enfance, la capacité de mettre le négatif de côté pour vivre le moment présent, qui lui, peut être heureux! Un seul après-midi, ce sont deux ou trois heures qui ont changé ma vie à jamais. Une simple petite chose qui NOUS a fait le plus grand bien. Peut importe la stupidité qu’on peut trouver à ce phénomène des Neknominations, le tout a tout de même apporté du positif : les Smartnominations ! Et ça prouve encore une fois que, qu’on soit jeune ou vieux, on peut tous changer une partie du monde, à notre façon. You may say I’m a dreamer, but I’m not the only one. I hope someday you’ll join us and the world will be as one. – Imagine, John Lennon. Peut-être dis-tu que je suis un rêveur, mais je ne suis pas le seul. J’espère qu’un jour tu te joindras à nous, et que le monde ne fera qu’un. - Imagine, John Lennon.


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Un petit coin de paradis à 15 minutes de Rivière-du-Loup Par Janie Gagnon

Depuis maintenant 3 ans, je travaille pour un organisme qui me tient énormément à cœur, pour le Camp Richelieu Vive la Joie. Non, mes étés, je ne les passe pas au frais dans un magasin étouffé par la sècheresse d’un air conditionné. Je les passe dans « l’bois » avec des jeunes, des mouches (eh oui, ça fait partie de la game ) et d’autres travailleurs à la recherche d’aventure! Et quand je dis avec eux, c’est avec eux pas à peu près! Quand on vit avec un groupe de personnes 24 heures sur 24, ça ne prend pas plus de 2 semaines qu’on les prend pour les membres de notre famille, notre deuxième famille, la famille Vivelajoie! Travailler au camp, c’est l’emploi le plus valorisant que je n’ai jamais eu. Pourquoi? Parce qu’on fait vraiment une différence dans la vie des jeunes.

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« Quand les jeunes arrivent au camp et intègrent leur groupe, c’est comme si tous les préjugés, tous les problèmes à l’école ou à la maison, étaient mis de côté. »

C

 e n’est pas tout le monde qui peut le réaliser avant de l’avoir vécu, mais plusieurs éléments du développement des jeunes évoluent dans un contexte de camp. On apprend à se faire de nouveaux amis, à essayer de nouvelles activités, à vivre en groupe et à respecter les autres. On développe notre confiance en soi, on rencontre de nouveaux adultes, de nouveaux « modèles » qui nous permettent de forger notre identité. On devient à la fois plus autonome et mieux à même de travailler en équipe. On réalise aussi que, même sans la technologie, le monde continue de tourner! Et qu’il y a des choses que Facebook ne pourra jamais remplacer, comme la douce musique des criquets et le mugissement des grenouilles lorsqu’on s’endort, la chaleur et l’odeur d’un feu de camp, ou encore l’effet complètement vivifiant de se baigner dans un lac! Les installations, que dire, des installations? Si l’on remonte dans le temps, c’est en 1964 que l’association du Foyer Patro, de l’abbé Ronald Landry et des membres du Club Richelieu permet de mettre sur pied une corporation sans but lucratif. Sur ces terres, on érigea une grange. C’était pas mal ça, le camp il y a 50 ans, une grange et de la forêt! Maintenant, 5 décennies plus tard, on y fait toutes sortes d’activités comme de l’escalade, du canot, du tir à l’arc, de la tyrolienne, on mange même dans une cafétéria et on dort bien au chaud dans des lits, à l’intérieur! Les choses ont bien changé, on évolue avec le temps, c’est normal. Mais après tout ce temps, le but premier du camp est resté le

même : offrir aux jeunes de 5 à 17 ans des séjours inoubliables. On ne réinventera pas la roue! L’important, c’est d’avoir du plaisir en toute sécurité. Mais ce plaisir là, le lien qu’on crée avec les jeunes, il peut changer des vies. Ce ne sont pas tous les enfants qui ont une enfance « parfaite ». Quand les jeunes arrivent au camp et intègrent leur groupe, c’est comme si tous les préjugés, tous les problèmes à l’école ou à la maison, étaient mis de côté. C’est d’ailleurs bien clair dès le début, on respecte tout le monde ici. Cette chance de tout remettre à zéro n’est pas toujours accessible aux jeunes. Je suis consciente qu’on ne règlera pas leur problème, qu’on n’est pas psychologue ou intervenant social. Mais au fond, on joue souvent un rôle important dans le développement émotionnel des jeunes. Chaque année, en grande partie grâce au Club Richelieu de Rivièredu-Loup, le camp reçoit plus de 80 jeunes vivant des difficultés, et ça, c’est ce que j’appelle faire une différence. Cette année, le camp célèbre son 50e anniversaire, et je le remercie d’être encore présent après tant d’années! Pour moi, le camp, c’est l’école de la vie, et la vie est drôlement belle au camp!

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Budgets fédéral et provincial,

quel impact…?

Chro niqu e fém inist e#3 3

Par Myriam Rakotozafy, Centre-Femmes du Grand-Portage

Déficit zéro, compressions budgétaires, austérité, etc. Ce sont les mots qui reviennent souvent à l’approche de l’annonce des budgets gouvernementaux. Réellement, en quoi cette annonce de budget, fédéral ou provincial, peut-elle changer la qualité de vie des citoyennes et des citoyens de notre région? Il existe autant de situations que de réponses à cette question. Les personnes vivant une situation de précarité, où il faut compter à la « cenne » près, arrivent à peine à couvrir leurs dépenses. Par conséquent, elles sont directement touchées par des hausses annoncées si leur revenu reste inchangé.

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 maginez la situation d’une femme monoparentale qui gagne le salaire minimum et qui s’occupe d’un enfant de moins de 3 ans. Les frais de garde lui coûteront 251 $ de plus par année à partir du 1er septembre 2014 et le double l’année suivante, plus l’indexation annuelle. Il ne doit pas rester beaucoup sur son revenu après le paiement du loyer, de l’électricité, de l’épicerie et des dépenses en transport. Avec un budget déficitaire, un ménage à bas revenu doit couper sur l’une de ses consommations quotidiennes incontournables (soit sur l’électricité, soit sur la facture d’épicerie ou encore sur les médicaments…). La bande dessinée de Laura Lou Fortin, une initiative de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent (voir sur le côté), exprime bien cette réalité. Dans le cadre de la campagne contre la hausse des tarifs d’électricité en décembre 2013, l’artiste présente la situation de trois femmes qui font face à un choix difficile suite à cette décision gouvernementale : Julie, étudiante, Éli, monoparentale, et Rosie, une aînée vivant seule. La situation est encore pire quand la hausse concerne plusieurs autres services à la fois. Si le revenu du ménage n’est pas indexé proportionnellement à l’augmentation des coûts de la vie et des services publics ou si les personnes salariées n’ont pas recours à d’autres sources de revenu, leur situation économique se dégrade. Selon les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec de décembre 2013, la région du Bas-Saint-Laurent étant la plus pauvre de la province, avec un revenu disponible des ménages qui s’élève à 23 163 $, une majorité de la population de la région risque ainsi de subir les conséquences des hausses si aucune mesure n’est prise. L’équilibre budgétaire est un idéal pour l’économie d’un pays, mais il existe différentes façons pour l’atteindre. Extrait de la BD initiée par la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent lors de la Campagne Non! Aux hausses d’électricité!

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« Les frais de garde lui coûteront 251 $ de plus par année à partir du 1er septembre 2014 et le double l’année suivante, plus l’indexation annuelle.. »


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Portez la vie!

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Par Marie-Lyne Dubé, Douce maman Rivière-du-Loup

Le portage est un art ancestral qui s’est fait bousculer dans son passage à l’ère moderne occidentale. Depuis des siècles et dans plusieurs sociétés, les parents portent leur bébé dans différents dispositifs. L’utilisation du porte-bébé a connu une diminution marquée dans les années 50, puisqu’on réservait à la classe paysanne le portage traditionnel, tandis qu’on observait une augmentation de l’utilisation des poussettes et sièges rigides dans le reste de la population. Les croyances de cette époque sont aujourd’hui démenties dans les recherches de plus en plus nombreuses sur le portage. Il est tout à fait naturel de porter son enfant et d’en retirer des bienfaits, autant pour le porteur que pour le porté, autant pour les aspects pratiques que pour les aspects affectifs ou développementaux.

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 our le plaisir d’avoir son enfant blotti contre soi, pour avoir une liberté accrue lors d’un déplacement et pour être disponible à répondre au besoin de notre enfant tout en vaquant à nos occupations, le portage est une avenue à considérer. Parce que le portage renforce le lien d’attachement parentenfant, permet une grande stimulation des sens, favorise le bon développement des articulations et qu’il diminue les risques de développer un plagiocéphalie (syndrome de la tête plate) chez notre enfant, le portage est une avenue à considérer. Des études montrent aussi une diminution des pleurs chez les enfants portés, une période d’allaitement réussie sur une plus longue période et une meilleure gestion des émotions chez les enfants ayant été portés en bas âge. Les avantages de la méthode Kangourou, bien étudiés et documentés,

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« Le portage n’est pas seulement de glisser le bébé dans un bout de tissu. » montrent une bonne adaptation du bébé au monde extérieur, entre autres par une saine régulation du sommeil. Le portage n’est pas seulement de glisser le bébé dans un bout de tissu. Il faut observer quelques points pour la sécurité et le confort. Comme tout article faisant partie de la vie de bébé, choisissons le porte-bébé avec soin. Prenons le temps d’évaluer nos besoins avant de procéder à l’achat. Privilégions les produits québécois, les tissus durables sans teintures toxiques fabriqués de fibres bio. Sans doute

un des points les plus importants lors de l’utilisation d’un porte-bébé : la position ergonomique. Achetons seulement un portebébé s’il permet des positions physiologiques ou ergonomiques. Assurons-nous de savoir bien installer l’enfant dans le porte-bébé, comme il est recommandé par le fabricant. Il est intéressant de pouvoir toucher, essayer et même assister à une démonstration avant de faire notre achat. Choisissez un modèle polyvalent permettant plusieurs positions, pouvant s’ajuster à différentes tailles de porteurs, s’utilisant autant à l’intérieur qu’à l’extérieur et pouvant s’utiliser dès la naissance de l’enfant jusqu’à son autonomie à la marche. Allez-y! Portez la vie! C’est du bonheur à l’état pur garanti! Parole de maman.


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Quoi Faire ?!@#$%

L I S T E S É L E C T I V E D ' É V È N E M E N T S d a ns le K R T B

Témiscouata

Rivière-du-Loup

Les Basques

Kamouraska

Classés par DATE............?!@#$% Activités à la Brasserie Lafontaine 17 et 31 mars : Les Bums Du 20 au 22 mars : Deadlock 24 mars : Rose Dionne Tous les mardis : Beer pong Tous les mercredis : Karaoké Soirée Disciples du vinyle Encore une fois, les passionnés de musique et de vinyle sont invités à la prochaine soirée des Disciples du vinyle qui se tiendra le jeudi 20 mars prochain, de 17 h à 21 h, au Café L’Innocent. Journée mondiale de la poésie Le vendredi 21 mars, de 18 h à 20 h, participez à la lecture publique des «  coups de cœur  » du mois de février à la bibliothèque Françoise-Bédard. Venez entendre les plus belles paroles d’amour des usagers de la bibliothèque! Bouchées et vin seront servis. L’activité est gratuite. Projections Cinédit : Bànoì Le mardi 25 mars prochain, à 19 h 30, les Projections Cinédit vous présentent le film Bànoì, en compagnie du réalisateur Khoa Lê. Khoa Lê fait la chronique d’un voyage au Viêt Nam, en visite dans sa famille lointaine. Des lieux et des visages à la fois familiers et étrangers, des échanges, mais aussi des non-dits. Face à la personnalité haute en couleurs de la grandmère, portrait et autoportrait se mêlent avec autant d’humour que d’émotions. Peu à peu, la quête individuelle se transforme en une expérience sensorielle et mémorielle, à travers une mosaïque d’images et de souvenirs. La projection aura lieu à la salle

Bon-Pasteur de la Maison de la culture. Activités à venir au Centre Source Ôthentik - Mardi 25 mars, à 19 h  : Soirée témoignage, avec Mme Carmen Goudreau. Thèmes abordés : des façons de reconnaître nos signes; jusqu’où cette confiance de soi peut nous apporter; la peur des jugements; la pertinence et non pertinence de certaines personnes dans nos vies; les paroles et gestes néfastes (coût : 10 $). - Samedi 29 mars, de 9 h 30 à 11 h 30  : S’approprier ses rêves, avec Linda Béland. Contenu de l’atelier  : la constitution du sommeil; le rêve au-delà des images; les différentes sortes de rêves; faire évoluer ses rêves pour évoluer soi-même; ce qui peut intervenir dans les types de rêves (coût  : 15 $). - Mardi 8 avril, à 19 h30 : Conférence sur la culture et la spiritualité amérindienne, avec Marcel Gill Grondin (coût : 15 $). - Mardi 15 avril, à 19 h  : Soirée pleine lune, avec Suzanne Leblanc. Partages, chants et tambours, méditation, etc. (coût : contribution volontaire entre 5 et 15 $). - Tous les lundis soirs, de 17 h à 17 h 30  : Méditation sur l’intégration de la personnalité, avec Miville Lagacé (coût  : 5 $). - Tous les lundis jusqu’au 21 avril, de 18 h à 19 h : Cours de percussions (djembé) pour tous les niveaux, avec Ousmane Camara (coût : 16 $ par cours). - Tous les mercredis, de 10 h 30 à 11h : Cours de zumba, avec Blandine Boyer (coût : 5 $). Soirée de la Ligue d’improvisation des Basques Le jeudi 27 mars prochain, comme à tous les derniers jeudis du mois, la Table jeunesse des Basques vous invite à une soirée d’improvisation mémorable à la Forge

à Bérubé. L’entrée est gratuite et le match débute à 19 h 30. Daniel Bélanger au Centre culturel Le vendredi 28 mars prochain, dès 20 h, vous pourrez voir le spectacle de Daniel Bélanger au Centre culturel de Rivière-du-Loup. Avec Chic de ville, Daniel Bélanger fait une incursion sur des territoires nouveaux. Il plonge au cœur de l’Amérique, flirte avec un « rockabilly » se prêtant à merveille aux histoires simples qu’il souhaite raconter. Les trois exils de Christian E. Le samedi 29 mars prochain, à 20 h, le Cabaret des mauvaises habitudes vous propose la pièce  Les trois exils de Christian E. C’est l’histoire de Christian Essiambre, dont l’enfance est enracinée dans un village petit et irréductible, ce paradis perdu où l’imaginaire de notre Acadien prend son appui pour fabriquer les héros de sa vie. Il nous raconte ses « déportations volontaires » qui l’amèneront à l’autre bout du monde. Une histoire drôle et colorée d’exils et de passages, où défile toute une galerie de personnages, comme autant de variations sur une même identité. Le spectacle aura lieu à la salle Bon-Pasteur de la Maison de la culture. Denis Viel au Café Grains de Folie

Le Café Grains de Folie est fier de vous offrir une soirée tout en blues le samedi 29 mars prochain, avec nul autre que Denis Viel, guitariste et chanteur québécois. Il sillonne la province depuis plus de 10 ans avec un blues profond teinté de folk, de

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country et de musique du monde. Multiinstrumentiste, Denis Viel joue lui même de la plupart des instruments sur ses albums. On peut l’entendre à la guitare, au piano, à la contrebasse, à la mandoline, etc. Venez entendre ce bluesman accompli à compter de 21 h le 29 mars prochain. Les places sont limitées, alors réservez votre place. Les billets sont au coût de 10 $. Scrabble en biblio

Le dimanche 30 mars, de 13  h à 16  h, une partie de Scrabble est organisée à la bibliothèque Françoise-Bérard pour les 12 ans et plus. Il y a un prix prévu pour le plus haut pointage. L’inscription est obligatoire pour participer à l’activité. Pour informations ou inscription : 418 862-4252  ou 418 867-6668  ou au comptoir du prêt de la bibliothèque. Cabaret-théâtre Les 7 péchés capitaux Le lundi 31 mars prochain, les étudiants de l’école de théâtre Françoise-Bédard vous présentent leur quatrième soirée de lectures vivantes et d’extraits de pièces, cette fois-ci sur le thème de l’orgueil et de l’avarice. La soirée sera accompagnée par des interludes de Marc Larouche au piano. Le tout se déroulera à la salle BonPasteur de la Maison de la culture, dès 20 h. Yoav au Cabaret des mauvaises habitudes Le vendredi 4 avril 2014, dès 20 h, voyez le spectacle de Yoav au Cabaret des

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mauvaises habitudes. Auteur-compositeuri n t e r p r è t e exceptionnel, né en Israël et ayant grandi en Afrique du Sud, Yoav crée un univers sonore étonnant qui transcende les genres et se mue en performance solo étourdissante. En frappant sur sa fidèle guitare acoustique et en modifiant constamment des séries de boucles improvisées qu’il appelle « The Beast », Yoav conquiert le public de partout avec ce son distinctif et des chansons riches de sens. Le spectacle aura lieu à la salle BonPasteur de la Maison de la culture. Conte pour toute la famille Le samedi 5 avril, de 11 h à 12 h, Patrick Dubois, «  quêteux  » et conteur vous offre un conte pour tous à la Bibliothéque François e-B édard. Avec lui, il n’y a pas de texte, que l’urgent besoin de vous raconter ce qui s’est passé il y a un instant, un mois ou deux cents ans!  L’activité est gratuite. Billy Tellier à Pohénégamook Le samedi 5 avril, les 4 Scènes du Té m i s c o u a t a présentent le spectacle de l’humoriste Billy Tellier, qui devait avoir lieu le 1er mars dernier. Le spectacle se tiendra au Centre culturel Léopold Plante de Pohénégamook,

dès 20 h. Les billets sont au coût de 31 $. Pour informations : 418 853-2380, poste 206. Jérémy Demay au Centre culturel Le Centre culturel de Rivière-du-Loup vous présente, le samedi 5 avril prochain, le premier one-man-show de l’humoriste Jérémy Demay. Aucun doute, ce spectacle sera à l’image de Jérémy : un être au bonheur facile, à l’énergie contagieuse et doté d’une volonté de communiquer à tous sa profonde joie de vivre. Le spectacle débute à 20 h. Radio Radio à la Forge à Bérubé Le samedi 5 avril prochain, le Foyer Musical de Trois-Pistoles vous présente le spectacle de Radio Radio à la Forge à Bérubé. Radio Radio est un groupe de musique rap electro canadien qui chante en chiac. Le groupe n’en est pas à leur première représentation dans la région et leurs spectacles sont toujours appréciés! Les Grands explorateurs : Espagne, exaltante andalousie Le mercredi 9 avril prochain, dès 19 h 30, les Grands explorateurs vous amènent en Espagne


avec un film raconté par Patrick Bureau. Depuis plus de vingt ans, il voyage, caméra à l’épaule et appareil photo en bandoulière, dans les contrées les plus fascinantes de la planète. Son périple s’est arrêté dans le sud de l’Espagne, plus précisément dans cette mythique Andalousie. Attachante et peu banale, la « belle orgueilleuse » représente un monde en soi, n’ayant rien à voir avec les autres régions de l’Espagne.

spectacle de Laïla Biali à la salle BonPasteur de la Maison de la culture. Laïla est le nouveau visage du jazz contemporain. Ses talents en tant que compositrice, arrangeuse, chanteuse et pianiste attirent l’attention. Elle rassemble le meilleur de la musique pop, rock, classique et soul et l’imprègne de ses connaissances en jazz, tissant tous ces éléments grâce à des arrangements accomplis.

Projections ONF des Basques Le jeudi 10 avril prochain, les projections ONF des Basques vous présentent le film Point de fuite, du réalisateur Stephen A. Smith. Ce long métrage documentaire suit Navarana, une aînée inughuite venue du coin le plus reculé de la planète : le nord-ouest du Groenland. Par l’un de ses ancêtres, un shaman inuit ayant entrepris une traversée épique du Haut-Arctique dans les années 1860, elle est liée à un groupe d’Inuits canadiens. Aujourd’hui, Navarana s’inquiète pour l’avenir de son peuple, et se doute bien qu’il devra bientôt affronter les plus grands défis sociaux et environnementaux de son histoire. La projection aura lieu à la Forge à Bérubé.

Steeve Desgagné et le Graceband au Centre cuturel Le samedi 12 avril, dès 20 h, voyez le spectacle de Steeve Desgagné et le Graceband au Cenre culturel de Rivière-duLoup. Steeve Desgagné

Laïla Biali au Cabaret des mauvaises habitudes Le jeudi 10 avril 2014, dès 20 h, le Cabaret des mauvaises habitudes vous présente le

Spectacle de Marc-André Fortin à la Forge à Bérubé Le samedi 12 avril prochain, dans le cadre des soirées Samedi de conter, la Forge à Bérubé vous invite à un spectacle de l’artiste MarcAndré Fortin.

et le Graceband vous offrent les plus grands succès d’Elvis dans le cadre de la tournée Let it be me! Accompagné sur scène de sept musiciens, Steeve est le grand gagnant de l’émission « On connaît la chanson ». Steeve interprète les plus grands succès du King avec une animation et un humour unique.

Matchs de la LIL Tous les mercredis soirs, dès 20 h, ont lieu les soirées d’impro de la Ligue d’improvisation Louperivienne (LIL) au Carrefour du Cégep de Rivière-du-Loup. Projections de films d’auteur Tous les jeudis soirs, à 19 h, vous êtes invités à des projections de film gratuites. Le but est de faire grandir votre connaissance cinématographique. Les projections auront lieu au local G-0011 du Cégep de Rivièredu-Loup. Du popcorn sera en vente au coût de 1,50 $ la portion et les montants amassés grâce à la vente de popcorn serviront à financer le souper des finissants au programme de Techniques de réalisation de films documentaires.

Le Château Grandville Résidence chaleureuse pour personnes âgées autonomes

Qui sait, c’est peut-être pour vous la vie de château! 94, rue Lafontaine, Rivière-du-Loup - 418 860-4144

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