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Echanges commerciaux, industries manufacturière et agro-alimentaire

Un marché offrant des opportunités La Nouvelle-Calédonie fait partie intégrante de la France et ce statut lui ouvre d’intéressantes opportunités dans le domaine des échanges commerciaux.

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a Nouvelle-Calédonie fait ainsi partie de la Zone européenne de libre-échange ce qui lui permet d’offrir aux entreprises basées sur son sol un accès à l’imposant marché européen. Dans les faits cependant, les calédoniens sont ceux qui bénéficient le plus de cette relation privilégiée en important d’Europe de nombreux biens, technologies et produits alimentaires. Ainsi, en 2013, les importations ont représenté 2,7 fois la valeur des exportations. Le minerai de nickel et ses produits dérivés sont en tête des exportations, suivis par les fruits de mer et les produits agricoles.

Industrie manufacturière Bien que la majeure partie des biens de consommation soient importés, la Nouvelle-Calédonie bénéficie toujours d’un secteur manufacturier important, principalement tourné vers l’industrie minière et le bâtiment. Après la finalisation de projets tels que l’Usine du Nord de traitement du nickel à Koniambo, de nombreux industriels sont en quête de nouvelles opportunités. « Nous observons actuellement un changement de cap, de la construction de projets de grande envergure vers la construction de logements d’habitation  » remarque Thierry Reydellet, Directeur des ventes de la filiale calédonienne du groupe australien BlueScope Steel. « La tôle ondulée est notre produit phare mais aujourd’hui, nous devons nous diversifier car les clients veulent plus de choix ». BlueScope doit importer afin de satisfaire cette nouvelle demande et l’entreprise s’est installée de façon permanente à Koné, à proximité de Koniambo. « Le ralentissement dans le secteur du bâtiment entraîne une compétition beaucoup plus rude », observe Barbara Vlaeminck de Socometal.nc, une entreprise de construction métallique et qui diversifie également ses activités en proposant une gamme plus large de produits de construction importés tels que des vannes en plastique et des circuits de canalisations. Parmi les investisseurs clefs dans l’industrie locale figurent le groupe australien Goodman Fielder et Asia Pacific Breweries, une filiale d’Heineken, qui possède une des brasseries locales les plus importantes, la Grande Brasserie de Nouvelle-Calédonie, et emploie près de 130 personnes.

Alimentation et agriculture La Nouvelle-Calédonie bénéficie de traditions agricoles ancestrales, à la fois parmi la population Kanak et la population issue de l’immigration européenne. L‘élevage bovin est un point fort avec une production de 80 000 têtes de bétail fournissant environ 60 % des besoins en viande bovine du territoire. Une méthode d’élevage du bétail extensive permet également aux produits issus de la viande bovine de recevoir la certification biologique. En revanche, il n’existe qu’une seule exploitation laitière sur le territoire et celui-ci doit donc importer de grandes quantités de lait de Nouvelle-Zélande. La viande de porc et la volaille sont deux autres points forts de la production animale locale et ce, malgré la petite taille du secteur de l’industrie alimentaire du territoire. Les agriculteurs Calédoniens cultivent une grande variété de fruits et de légumes destinés à la consommation locale en dépit d’une terre moyennement fertile qui ne favorise pas les cultures à haut rendement. L’industrie alimentaire locale bénéficie d’une certaine protection grâce aux taxes applicables sur les fruits et légumes d’importation identiques à ceux produits localement. Curieusement, les produits agricoles exportés les plus précieux ne sont pas comestibles. Il s’agit du bois de santal et de l’essence de niaouli (dont l’écorce ressemble à du papier d’où son surnom en anglais « paper bark tea tree »). Le territoire en exporte annuellement pour près de 300 millions de Francs Pacifique et la majorité se retrouve dans les effluves des parfums Chanel, parfumeur français renommé. En 2013, le total des importations agricoles a atteint 15 milliards de francs pacifique (184 millions de dollars australiens) contre à peine 486 millions de francs pacifique (6 millions de dollars australiens) pour les exportations, ce qui explique l’accent mis sur une substitution aux importations. En 2013, la Chambre d’Agriculture de Nouvelle-Calédonie a finalisé un plan stratégique sur cinq ans destiné à améliorer la productivité et la compétitivité du secteur. L’expérimentation et de transfert de technologie dirigées par ADECAL Technopole viennent également en aide au secteur (voir page 19).

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Business Advantage New Caledonia/Nouvelle-Calédonie 2014/15  

New Caledonia’s international business & investment guide. Guide international des affaires et de l’investissement en Nouvelle-Calédonie....

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