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Recherche et innovation

Pêcheries et aquaculture La pêche a toujours été une tradition millénaire dans la vie des habitants des îles. En Nouvelle-Calédonie, l’activité commerciale de ce secteur est répartie entre une pêcherie artisanale sur le domaine lagonaire et une pêcherie industrielle sur le domaine hauturier, ciblant le thon. Cette activité, qui a atteint aujourd’hui sa maturité avec des pratiques durables et des volumes commercialisés stables autour de 4000 tonnes, bénéficie depuis les années 1990 des travaux du programme ZoNéCo, situé à l’interface entre la recherche et le développement, qui poursuit aujourd’hui ses missions au sein du Pôle marin de la Technopole. « Après avoir contribué à l’acquisition de connaissances solides sur les ressources naturelles et leur environnement, les projets en cours sont focalisés sur la conduite de travaux de recherche aux finalités aquacoles dont bénéficient les centres techniques, les partenaires institutionnels de la technopole et les opérateurs privés » explique Manuel Ducrocq, du Pôle Marin. En matière de nouvelles valorisations des ressources marines, le Pôle marin de la technopole est également à l’origine de deux projets visant à développer des filières d’avenir en Nouvelle-Calédonie. Ainsi, le Centre Calédonien de Développement et Transfert en Aquaculture Marine conduit actuellement des recherches sur la reproduction et l’élevage d’espèces coralliennes locales destinées à la fois à une consommation locale et à l’exportation. « Encore une fois, notre objectif est de partager les résultats de nos expérimentations avec le secteur privé  » explique Bruno Noguerra, Directeur du Centre, «  les premiers résultats sont encourageants et nous avons aujourd’hui un élevage pilote sur la côte Est ». Un second projet marin, dénommé AMICAL, consiste à profiter d’un autre avantage dont la Nouvelle Calédonie ne manque pas : le soleil. Une partie de l’ancien Aquarium de Nouméa, réhabilité en espace expérimental, est aujourd’hui devenu un laboratoire dirigé par la Technopole en partenariat avec l’IFREMER. Une équipe y étudie le potentiel d’organismes marins microscopiques : les microalgues. Pour se développer, les microalgues requièrent de la chaleur, de l’eau, des nutriments et du soleil. Tout ce que la Nouvelle Calédonie possède en abondance.

Le projet AMICAL.

En croissant, les microalgues font preuve d’une incroyable capacité à absorber du dioxyde de carbone dans des proportions plus importantes que les grandes plantes et les arbres. Elles peuvent également produire des nutriments et des substances chimiques, ce qui pourrait trouver des applications dans les domaines de la nutrition animale ou humaine ou des cosmétiques. Ce projet est un choix tout naturel pour la Nouvelle Calédonie, comme l’explique le partenaire du projet AMICAL : «  En Nouvelle Calédonie, le développement de l’aquaculture est une priorité » remarque André Carpentier, Délégué local de l’IFREMER. Avec une équipe de 30 scientifiques, « l’IFREMER apporte son soutien scientifique aux recherches de l’Agence de  Développement Economique de la Nouvelle-Calédonie dans le domaine de l’aquaculture ». A Koné, dans la province nord, où la construction d’une unité pilote de production de microalgues a été lancée par la Technopole, un autre projet passionnant est également à l’étude. Il prévoit l’utilisation des microalgues pour la remédiation des émissions de dioxyde de carbone provenant de la centrale thermique du projet Koniambo.

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Business Advantage New Caledonia/Nouvelle-Calédonie 2014/15  

New Caledonia’s international business & investment guide. Guide international des affaires et de l’investissement en Nouvelle-Calédonie....

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