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[OVERLAND] _ n°pilote Le s To m b é e s d e l a N ui t Le Bu re a u C o s m i qu e 20 1 5

l’ e x p é d i t i o n


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AVANT-PROPOS Dossier pilote pour un projet sur le territoire Vilaine Aval dans le cadre de la résidence d’architectes du Bureau Cosmique. Le contenu de ce dossier est la propriété intellectuelle du Bureau Cosmique et ne peut en aucun cas être diffusé sans l’autorisation du Bureau Cosmique. Le Bureau Cosmique est une association d’architecture constituée par : Adrien Conq Gildas Prodhomme Guénolé Jezequel

Contact : bureaucosmique@gmail.com Web : lebureaucosmique.fr

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Préa «

Un cadre physique vivant et intégré, capable de produire une image aiguë, bien typée, joue aussi un rôle social. Il peut fournir aux communications de groupe, la matière première des symboles et des souvenirs collectifs.

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Kevin Lynch

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ambule LE BUREAU COSMIQUE Le Bureau Cosmique est une association d’architecture formée en 2012 dont la volonté est de reconsidérer les processus de fabrication et d’appropriation urbaine avec toutes les individualités que cela implique. Les espaces ont toujours été organisé en systèmes par l’homme pour répondre aux besoins d’une communauté. Mais nous pensons qu’aujourd’hui ces systèmes ne sont plus visibles dans toute leur constitution (caractères technique, artistique, historique, fantasmagorique) et qu’ils sont limités essentiellement à une représentation de pouvoirs. Ceci nous le croyons dû en partie à la multi-médiatisation qui dédouble notre quotidien : ainsi chaque espace vécu s’évanouit sous une masse de signes et de symboles qui écrase l’imaginaire subjectif et singulier. De cette manière le langage de ce qui est signifié s’éloigne de la réalité, car en voulant uniformiser ces systèmes d’espaces et de fonctions, il exclue les multiples représentations subjectives de chacun. Le langage devenu paradoxal nous éloigne du débat, ou du moins d’une compréhension éclairée de ce qui nous entoure. Nous devenons sans garde, spectateur de notre environnement, alors que nous en sommes à l’origine partie prenante.

Notre ambition est donc de prendre en compte toutes ces configurations de l’invisible qui fabrique ces systèmes et de les évoquer à nouveaux dans des espaces concrets. Cela passe par un aller retour continuel entre réflexion et action en insistant bien sur l’importance de mettre à l’épreuve la théorie par l’action. Le langage architectural n’est pas le plus important, car il est lui même codifié et régi par des données subjectives, comme n’importe quel objet. Notre architecture est donc celle de l’action et vient questionner ses outils de conception. La mise ne oeuvre prime. De la simplicité constructive à l’emploi des matériaux les plus évidents, elle doit être compréhensible et réalisable par le plus grand nombre. Chacun peut alors projeter son imagination sur la construction, et ce même sans posséder de culture architecturale ou artistique. C’est de l’usage même que naîtra l’imaginaire collectif et individuel.

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ambule ARCHITECTE RESIDENT Le territoire Rennais se compose, il témoigne aujourd’hui d’une diversité de lieux et de typologies. Les mutations sont larges à échelle variable et viennent transformer la physiologie de la ville Archipel. Nous apportons une pratique transversale aux procédés classiques par une série de démarches d’impulsion à travers des territoires en cours de définition. Elle est un moyen d’expérimenter, de rassembler de nombreux acteurs et de permettre une série d’actions insitu. C’est en cela que nous portons le terme d’architecte résident, car il permet la cohérence de nos projets et de nos réflexions à travers une démarche territoriale.

LIEU DE VIE Plongés dans une démarche d’action, en lien direct avec les acteurs du territoire, nous souhaitons diffuser le projet à travers un lieu visible et cohérent. Ce lieu de résidence tel que nous le considérons est notre lieu de vie, de travail, prenant donc la forme d’un atelier. Il devient temporairement un espace de diffusion de cette pratique, ancré au sein d’un territoire en mutation. C’est une maison qui diffuse les premiers éléments collectés, le regard de ses usagers et les actions

menées. Elle devient un outil de dialogue privilégié nourrie par les forces en présence qui légitime une démarche de recherche et d’action. Elle est pour nous nécessaire qu’elle soit situé au sein du territoire en question, à savoir celui de Vilaine Aval, à travers lequel nous travaillerons durant un an et demi. Les coutures du tissu urbain métropolitain étant des objectifs, nous nous situons dans son axe déterminant.

VILAINE AVAL Les regards se tournent aujourd’hui vers Vilaine Aval, territoire ainsi nommé pour un « vaste projet métropolitain de « parc Nature » au sud de Rennes ». Ce territoire est bien trop vite résumé. Notre nécessité est donc de l’explorer. Un territoire vaste qui rassemble 7 communes, nous le définirons ici par ses composantes principales qui permettent de percevoir son cadre, les Etangs d’Apigné et la commune de Laillé. Porté en effet par cette rivière la Vilaine, qui est une riche composante, méconnue ou du moins souvent mise de côté. Nous nous intéressons donc à ce vaste paysage qui façonne lui même le pont entre la ville, le péri-urbain et le rural. Ce sont donc ces entités et ces passages qui deviennent supports de la réflexion. Alors que ce vaste projet de parc loisir se déploie, nous permettons donc une première pré-occupation

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2 Ci-contre: Itinéraire / 1 Charles de Gaulle, 2 Laillé, 3 Étangs d’Apigné

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ambule du site, du moins une étude proactive. Elle permet d’intégrer les acteurs du territoire que ce soit usagers ou acteurs publics dans cette réflexion. Il s’agira de développer des outils imaginatifs pour le comprendre, l’appréhender et l’occuper. Notre travail en immersion initie donc le récit: L’expédition. Il s’agit d’une véritable expédition, menée en étroite collaboration avec le festival des Tombées de la Nuit. Il faut savoir que depuis l’édition 2013, le festival a changé de format en s’étalant dans le temps et surtout dans l’espace. Il affirme ainsi sa volonté de n’être plus simplement un espace de consommation mais de devenir aussi le moyen d’interroger avec les outils qui sont les leurs, les us et coutumes des territoires visités. La réflexion menée par les Tombées de la Nuit tend à faire de leur support de festival un moyen d’interroger les sites d’installations, et ne pas en faire simplement une occupation standard et événementielle. Nous avons donc avec les Tombées une démarche associée, nous permettant d’une part dès cette année de se situer en tant d’éclaireurs sur le terrain, nous serons ceux qui récoltent qui rassemblent, pour que dès 2015 nous puissions questionner des sites pertinents. Cela sera donc le moyen d’évoquer et de raconter ce territoire, de permettre à chacun de s’y projeter physiquement et mentalement.

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OBJE

Edward Hopper, Route à Quatre voies, 1956 Huile sur toile

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ECTIF Aménager la ville, c’est donc comprendre ce qui la constitue. Nous considérons donc que le territoire se représente par différentes couches d’analyses et de perceptions. Nous comprenons facilement que le paysage se façonne, se transforme de différentes manières d’une part, par des mises en oeuvre publiques et institutionnelles, d’autre part par des actes individuels ou collectifs dans une échelle mesurée, historiquement appelé le vernaculaire. Chaque individu s’approprie son espace lorsqu’il s’offre les moyens de le transformer. Il développe donc sa perception intime d’un paysage à partir de son espace proche. Aujourd’hui nous considérons que les temps impartis et les formats existant pour façonner le territoire au sens large ne prennent pas en compte des couches d’analyses essentielles. Ce que nous tentons de mettre en évidence ici, c’est la manière dont le territoire est perçu, connu à partir du moment ou il est vécu. Il y aura toujours une distance entre une réponse technique et la manière dont l’usager le vit. Prendre en considération les variétés de perception et la manière dont chaque usager s’identifie à son espace devient donc un outil pour le projet urbain. Ce sont par des subjectivités que le territoire s’est transformé, nous en faisons donc un objet de la recherche. Dans un premier temps nous mettrons en place différents ateliers (voir protocole) mettant en évidence les diversités de ce paysage. Premièrement sa représentation

physique, la faculté que l’on a de le symboliser donc de se repérer. Puis nous mettrons en évidence les principaux espaces fonctionnels ou d’usages vus par ceux qui les pratiquent. Finalement nous interrogerons les usagers sur des perceptions plus intimes et subjectives. Dans un second temps se déroulant en 2015, nous permettrons des préoccupations précises sur ce territoire afin d’installer temporairement des espaces de réflexions. Ce travail auquel nous associerons différents acteurs qu’ils soient sociologues ou géographes évoque un nouvel outil de récolte prospectif. Il met en scelle également chacun des acteurs économiques, culturels et associatifs du territoire Rennais. Nous tenons donc à nous associer aux acteurs institutionnels afin de rendre notre action cohérente. En s’inscrivant dans un programme d’étude et dans un format qui se veut conventionné, il est la première étape de ce que nous nommons Architecte Résident. Chaque étape souhaite donc enrichir la réflexion menée par la maîtrise d’ouvrage dans le cadre de Vilaine Aval. Nous nous associerons aux élus des communes concernées et aux différents acteurs missionnés pour que cette expédition alimente les débats. Il est pour nous nécessaire de formuler un cadre (convention) à ce travail se déroulant sur un an et demi afin de donner toute légitimité à son format et à ses acteurs.

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PAYS

Edward Hopper, Route de campagne, 1931

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SAGE Le paysage n’est pas seulement une vue, un panorama ou un simple morceau de nature, mais un système d’espaces élaboré par l’homme à la surface de la Terre, pour répondre aux besoins d’une communauté. Il est donc forcement culturel. A partir de cette réalité pragmatique, il s’agit de comprendre les récits qui en découlent et les images qui le symbolisent. Car ces espaces qui le composent se racontent en filigranes à différents niveaux, sur différentes couches. Sous la surface de ce que l’on voit au premier abord, se trouve la profondeur des histoires de chacun. Ainsi par exemple ce qui fait la valeur exceptionnelle d’un lieu, ce n’est pas une qualité naturelle ou historique intrinsèque et objective, mais plutôt, et plus simplement, un certain nombre d’événements qu’on y a vécus. Comment ces événements, de par leurs représentations multiples, font d’un espace objectif, des espaces subjectifs (au pluriel), lieux d’une mémoire collective?

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Espa Facteurs de l’espace cognitif Caractéristiques personnelles

STATUT

. personnalité . implication émotionnelle . motivations . capacité mentales . capacité technique

. individuel . familial . professionnel . économique . social . politique . culturel

SUJET

ENVIRONNEMENT ACTION Lieux . lisibilité, imagibilité . taille . caractères physique . nature . repères Liens . linéarité . réctitude . limites . voies de passage

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Lieux . fonction . attractivité - motivation .travail .loisir .quotidien - usage .degré de fréquentation

Liens . mode de locomotion . itinéraire . composantes


ace(s) De l’espace objectif aux espaces subjectifs Tout cela ne peut vraiment pas être séparé mais pour faciliter l’analyse de ce paysage, nous tentons d’identifier, de structurer et de signifier ces couches qui le constituent. Nous pouvons déjà évoquer ici ce que sont : - L’espace objectif qui est l’espace physique, de référence, dans lequel nous nous trouvons et dont la représentation qui tend à s’en rapprocher le plus est une carte de localisation dont on connaît avec précision les déformations (exemple mappemonde)

espaces qu’enregistrent et utilisent les habitants d’une ville bien plus que l’espace de référence (Les étangs d’Apigné, lieu de loisirs). Comment navigue-t-on dans ces couches entremêlées? Quelles relations s’opèrent entre ces espaces et l’individu? C’est ce que nous tentons de mettre en évidence, car parler d’appropriation et ainsi permettre de nouveaux procédés de fabrication, c’est tout d’abord nous donner les moyens de comprendre ces espaces et leurs images ressources. Interdire cette subjectivité, c’est interdire notre propre nature : chaque individu transformant, façonnant, l’endroit ou il vit par son rapport intime au monde.

- Les espaces subjectifs quant à eux multiples, sont la transformation de cet espace visible par des filtres culturels et personnels. En cela chacun de nous habite des mondes sensoriels différents bien que partagés en partie autour de biens communs. Ces espaces peuvent être représentés sous la forme de carte analogue. - Les espaces fonctionnels sont ces biens communs et peuvent être matérialisés par une «carte de la réalité» aux déformations inégales mais mesurables. Ce sont ces

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PRot

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tocole 2014 Afin de mener à bien cette première étape d’enquête, il est indispensable d’imaginer un protocole d’actions à partir duquel découlera une série de prototypes, outils de lecture du paysage. Cette première base méthodologique reste évolutive et modulable en fonction des conditions rencontrées sur le terrain par l’équipe de reconnaissance et des échanges avec la base arrière sur la pertinence des actions. Cette méthode tentera de faire émerger un paysage à travers ses configurations invisibles. 1er outil / L’overland Éponyme au projet, il est notre premier Atelier, l’élément visible de notre présence. Il se transforme, non pour des besoins esthétisants mais pour des nécessités de terrain. Il est un lieu de vie et un lieu d’échange. 2/ Symboles – Le commun Identification de symboles, ce sont les lieux et les signes visibles d’un bien commun. Ils sont facilement détectables, souvent ébauchés dans les guides touristiques. Ils n’ont pas forcément comme faculté première d’être remarquables, on les associe souvent à un territoire précis. 3/Atelier – repères quotidiens Après avoir récolté les repères communs, nous questionnons les personnes rencontrées sur leurs perceptions des distances et la reconnaissance de leur espace proche.

A partir de lieux déterminants, nous évaluons sous la forme d’interviews, la formation de symboles, ceux qui se composent, les calques depuis l’endroit ou je me situe et le lieu réfèrent. Les liaisons, disjonctions, relations entre éléments seront annotées sous la forme de carte. Décrire, localiser, faire des croquis, mimer des excursions imaginaires d’un point A à un point B, c’est la « Mise en valeur du dynamisme des points forts ». La carte progressive s’agrandit venant signifier des particularités aux espaces vécus. 4/Atelier – «L’oeil de l’imaginaire» Il s’agit d’approcher l’imaginaire subjectif de chacun et d’en saisir les images ressources qui déforment sa perception de l’espace (filtres culturels et personnels) Dans un premier temps nous procédons par collage à partir justement des premiers points référents de l’étape n°2 ainsi que les espaces fonctionnels partagés de l’étape n°3. C’est le moyen d’interroger les perceptions subjectives sur ces lieux mais aussi sur leurs interstices dans une expression individuelle libre. Le but est de faire émerger des atmosphères qui seront ensuite recoupées pour en distinguer à nouveau des caractéristiques communes. Ces ateliers s’installent soit autour de l’overland qui s’adapte à cette situation, soit dans des lieux spécifiques (places, cafés, restaurants) afin de nous rattacher à un contexte connu et rassembleur 5/ à compléter Janvier 2014

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Across Africa in a classic Porsche / © UK Telegraph 2012

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I’m planning something geographical.

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Werner Herzog

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écla

L’Overland

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aireurs CONSTAT Cette première étape qui correspond à l’édition 2014 sera donc notre pré-occupation, un travail d’éclaireur avec trois camps de base. Ces occupations (Charles de Gaulle, Laillé, les étangs), expriment donc d’ores et déjà une toile d’araignée de postes déterminants, on peut le dire ils sont désormais des angles d’attaque, les prémices façonnant une nouvelle mythologie. Ces mêmes lieux devenant ainsi des postes d’observation vers des regards plus lointains. «Un Territoire» c’est quoi? On résume bien trop vite un espace géographique jamais signifié. Se dresse devant nous un horizon abstrait -Vilaine Aval- uniformisé par des procédés sémantiques réducteurs. Ah! vilaine Aval, tu connais? -Ah oui la vilaine Le boel? -Peut être. La ballade du dimanche? -Peut être. Les tombées vont à Laillé. -C’est ou Laillé? Au sud de Rennes. -c’est loin, non? pourquoi là bas? Je ne sais pas, ils doivent aimer les bords de l’eau. -il y a de l’eau a Laillé? je ne sais pas. Afin de faire jaillir ces lieux, et ces occupations dans une mythologie

plus vaste, nous devrons donc le raconter, le rêver et le projeter. Afin de rassembler chacun dans un imaginaire partagé, fabriquons ce langage commun.

OBJECTIF Cette première étape collecte, réunit, raconte. En effet nos soi-disantes compétences pourraient nous retirer le droit de devenir de simples conteurs, mais c’est ainsi que nous considérons la première étape de l’immersion. Territoire inconnu ou vécu, nous parlons de fresque panoptique, porte d’entrée d’une représentation mentale élargie du centre ville jusqu’à Laillé. Chacun des lieux d’implantations devenant donc des arches vers des paysages méconnus. Chercheurs de banalités, nous fabriquons de nouveaux outils d’observation permettant d’autres modes de lecture. Car avant même d’initier une expédition, il faut bien chercher, décortiquer, ce sur quoi nous nous projetons. Cette édition 2014 racontera donc ce processus de recherche action et donnera à voir ces outils et modes de travail. La mythologie n’est autre que la constitution d’un langage. Dès cette année les tombées écrivent l’introduction au récit. Les lieux deviennent sujets et non objets. Les Tombées de la Nuit se font inventeurs d’un nouveau format, faisant office de laboratoire de recherche. Cette installation permettra d’entrevoir ce qui ne peut être vu et devra être comprise

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La boite en valise, Marcel Duchamp, 1941

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aireurs comme appartenant à un tout, à l’expédition sur toute sa durée. Elle se donne à voir comme laboratoire. Libéré désormais d’être un lieu de consommation, le festival devient lui même un support, un éclaireur. Ce territoire qui existe qu’à partir du moment où on le nomme, qui ne se laisse observer qu’à travers le prisme de trois entités, doit enfin trouver son pavillon d’observation, l’entre-voyeur. Au final, notre priorité tend à réfléchir sur le sens de ce voyage, afin de faire coexister un langage propre à cette co -fabrication. Il devient primordial que cette édition d’anticipation du moins de préoccupation, conserve un langage inhérent à celui du voyage.

MOYENS Cette recherche active prendra donc dès cette année différentes formes, d’une part en interne, à travers notre cofabrication et d’autre part en se donnant à voir. Nous développons un calendrier commun proactif évoquant les liens qui nous unissent, ainsi que nos différentes collaborations. Afin de révéler ce récit, nous mettons en place un journal de bord qui sera le liant de cette démarche entre nous et dans un calendrier fixé. A travers ce journal de bord, qui n’est autre que la reprise d’un vocabulaire scientifique évoquant la recherche en marche, nous raconterons les outils mis en place, les moyens de recherches, les territoires et les lieux rencontrés. Il sera le moyen

de rendre compte de l’avancée des travaux autour de cette expédition, entre nous mais aussi à un public plus large. Afin de rester dans un ordre de langage proche du domaine scientifique, et en tant qu’éclaireurs assumés, nous fonctionnerons cette année sous la forme d’un laboratoire nomade. Il permettra de mener in situ un ensemble d’observations grâce à l’élaboration de divers prototypes pour lire se territoire. Véritable boîte noire, il enregistrera toutes ces données récoltées entre le mois d’avril et le mois de juillet. Ce laboratoire nomade, éponyme de l’expédition, OVERLAND LIVE, devient l’analogie de l’installation à Charles de Gaule, il est la boîte à outil qui rend visible cette immersion, il s’expose. Il en devient un pavillon, qui n’est pas une mise en scène, mais bien notre outil de travail, régurgitant les images récoltées d’environnement alors ailleurs, transposant son spectateur là où il n’est pas. Il est l’outil de télescopage. Il est la mise à l’épreuve de l’espace et du temps, de la mémoire et du milieu.

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PAVI

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LLON PAVILLON / ENTRESORT

Il est l’outil de téléportation. Nous nous intéressons aux aspects phénoménologiques.

Le pavillon originel, qui dans son imaginaire s’apparente facilement aux pavillons des Indes exposés lors des premières expositions universelles. «Il s’agissait au départ d’une immense vitrine installée à l’intérieur du Grand Vestibule d’Honneur. L’art indien est mis à l’honneur dans ce pavillon du prince de Galles, les plus magnifiques productions, des harnais ciselés, des housses brodées d’or et garnies de pierres précieuses émerveillent les visiteurs.» Le pavillon reproduit un langage qui m’est inconnu pour tenter de me transporter dans un réel éloigné, il est un organisme autonome tentant de renverser le contexte qui l’entoure. Il devient une arche, une porte d’entrée vers des contrées lointaines. L’entre-sort est une baraque foraine à l’intérieur de laquelle le public contemple un spectacle. Il est une cellule intime dans laquelle on vit le phénomène pour pouvoir s’en échapper. Ces histoires seront donc les grands principes de notre pavillon. Il rassemblera et mettra à l’honneur les couches profondes du voyage.

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tocole 2015 Notre démarche étroitement associée au caractère nomade des Tombées de la Nuit révèle dans un premier temps les acteurs du territoire, elle met en évidence des couches de réflexions. Ce qui a été révélé constitue un langage commun et apporte à de nouveaux publics un regard sur ce territoire étendu. Cette première partie que nous pourrons appeler « ressource » permet de faire émerger des réflexions ainsi qu’une matière première essentielle au projet urbain. Elle associe en amont le citoyen et le site questionné. Dans une seconde étape se déroulant en 2015, notre mission d’éclaireurs se formalise à travers des lieux précis et identifiés. Nous travaillons étroitement avec les Tombées de la Nuit sur leur support et leurs lieux de vie. Afin de s’affranchir d’un espace dédié à la représentation artistique, nous collaborons avec ces divers médiums afin qu’ils deviennent des outils de réflexion contextualisés. Différents sites et donc différentes typologies ; ce sont ces constituantes qui symbolisent Vilaine Aval.

passés qui se délite peu à peu. Son tissu, son retrait par rapport à la vallée seront les objets de la réflexion. Les étangs d’Apigné, ne sont connus qu’en partie, où ses typologies restent cachées. Sa proximité avec la ville fait d’eux une porte d’entrée vers la vallée. C’est ce caractère qu’il faudra revendiquer. Après avoir révélé dès 2014 le caractère invisible, du moins méconnu, de ce paysage, l’année 2015 sera le moyen d’interroger des lieux et des typologies précises. Ces installations temporaires via les Tombées de la Nuit ont la faculté de rassembler citoyens et acteurs en un même lieu. Ces installations seront un laboratoire évident. La saison 2015 permettra donc une première préoccupation en ces lieux, initiant les premières histoires d’un territoire en changement.

Charles de Gaulle est le grand départ. L’ancien champs de Mars deviendra le support pour faire manifeste et racontera toute cette démarche. Laillé est une commune rurale, dont son centre bourg témoigne d’usages

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Char gaul

Vue intérieur

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rles de lle CONSTAT L’esplanade Charles de Gaule n’est autre que la mise en scène monumentale d’un pôle urbain destructuré et lâche. Ce vide quasi impérial glisse et s’évanouit sur des façades qui ne savent l’attraper. Nous ne faisons alors que le traverser, le transpercer de part en part, Plus court. Plus vite. La super surface et ses monuments aux morts, où la promiscuité est mise de côté. Chacune des entités qui la compose est autonome, tentant de se défendre par des esthétiques des plus présomptueuses. Le passant ordinaire la traverse, il y consomme ses fonctions ou attend peut être le concert annuel pour éprouver une sensation collective.

AMBITION Que faire dans cet espace pour survivre, prisonnier d’un réel qui nous laisse bien trop de place, le vide a trop de caractère ici pour nous laisser nous exprimer. La nécessité est de l’inverser par son propre langage. Une base de vie annonçant le départ, le point d’accroche de cet itinéraire. Au cirque, le chapiteau n’a pas besoin d’être monté pour y caresser les animaux . Cette première accroche se donne à voir, elle accumule ce

qui a déjà été éprouvé (démarche d’action de Laillé, causeries, etc), elle rassemble, évoque. et plonge son altération dans une même unité. On y installe avant tout, la cuisine comme élément rassembleur. Que le feu s’embrase et que le banquet s’installe! Ce rassemblement doit être aimé et chéri par ceux qui le construisent. Ces fonctions s’agglomèrent cuisine, prod, cabinet d’observation, billetterie, grande tablé. Puis on lui met un toit. Le tout est un théâtre fictif, une empreinte de simplicité au milieu d’un contexte sortant tout droit d’un futur fantasmé mais qui n’a jamais existé. C’est une agora, une profusion interne, il n’y a plus qu’à retirer ses rideaux rouges. Nous sommes obligés d’y vivre car cette assemblage n’est qu’un générateur. Chacune de ces fonctions sont une nécessité. Elles nourrissent les aventures de l’instant et celles à venir. On prône ici la grande messe, une seule table pour tous, nous n’allons par nous externaliser car nous n’avons jamais cherché à nous spécialiser. Tout est là, tout a lieu, tout est phénomène1.

IMPLANTATION C’est le lieu du grand départ. Une semaine plus tôt le 26 juin nous commencions à rassembler les éléments nécessaires à la vie et aux besoins techniques de l’expédition ainsi que le matériel d’exploration des lieux à venir conçus lors de précédents ateliers. Ce fût d’abord l’arrivée de la caravane,

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Char gaul

Principe d’implantation

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rles de lle de la billetterie et l’installation du chapiteau du cirque No fit state. Puis dans un fourmillement général, autour d’un foyer, d’un feu, d’un four, le camp de base s’est monté morceau par morceau, et très vite les notions de temps et d’échelle se sont arrondies, comme absorbées par des rituels techniques rigoureux et des temps de repas partagés, ce qui, avant même le début des spectacles installa un quotidien. L’ensemble des fonctions de la base forme maintenant un conglomérat d’éléments et d’énergies au milieu de la super surface de l’esplanade. Cette structure à base d’échafaudages se développe en une trame de trois mètres par trois sur trois niveaux, autour d’une agora et rassemble fonctions et unités thématiques. Ses côtés deviennent les locaux de l’équipe des Tombées qui se rend ainsi visible au sein d’un même espace. Au bout de l’agora, le foyer rassembleur (cuisine) redonne à cet ensemble une valeur rassurante. Au dessus, s’organise le plateau dédié aux rencontres des artistes, il constitue le fond de scène. Aux rez-de-chaussée les côtés s’ouvrent, se déploient et viennent donc réinterroger cet espace par des usages publics. Ce théâtre devient donc un salon urbain dense, chacune de ses composantes est dessinée pour être réemployée sur chaque lieu sans être démontée systématiquement.

Photogrammes extraits de La Guerre des bouttons, Yves Robert, 1962 1. Michel Houellebecq, Plein été, Tricartel, 2000

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Maquette pour Charles de Gaulle

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RDC

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PLANS / COUPE

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COUPE TRANSVERSALE

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Outil d’exploration 38

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ll é CONSTAT On y rêve de kermesse au bord de Loire mais le restaurant bien nommé «au fil de l’eau» n’a jamais fait sonner l’accordéon. Le canal, on le regarde ou on y passe, l’expérience la plus merveilleuse est d’y prendre le train. Le bourg est lui bien trop éloigné. On y ressent le passé encore récent, la rue se vie encore, on y est pas craintif des passants étrangers. Les restos font salle comble, eux ne se sont pas trompés, ils ont gardé toute simplicité. Un quotidien y persiste, attirant les ouvriers de passage. Néanmoins les choses s’éclatent, les nouvelles modernités font salle comble, et appauvrissent petit à petit le tout de leur superbe narcissique. Il y reste des éclats, des fragments, mais ils appartiennent au passé. Apparemment ici, c’est la métropole. J’aurais aimé y être bien loin.

et se rendent opérationnels à travers un travail de couturier. Les chercheurs viennent comprendre ce qu’est ce lieu et qui sont ces personnes, leur quotidien, leur vie et leurs aspirations. Ce qui est public ici n’a pas de limite car l’espace appartient encore à tous. Entre mémoire passée et confinement actuelle, l’exploration vient évoquer les sens et les diversités, elle s’attache à se dissoudre et sortir du caractère de l’événement pour se rependre dans les moindres tissus et devenir banalité, elle crée la projection et la figure d’une nouvelle réalité. L’installation recrée la rue, elle s’adapte à sa forme pour ne pas devenir monument. Elle s’installe sur la place mais également dans ses failles, seul moyen d’éveiller ses diversités.

AMBITION

IMPLANTATION

Commune rurale, elle est désormais prisonnière de ces deux temps, des mémoires passées qui tendent à s’altérer et d’un futur qu’elle ne peut projeter. Les tombées sont là pour éveiller, embrasser ce désir commun et ainsi le disculper, portant le désir d’échanger avec les parties prenantes visibles de chaque lieu. Les tombées s’installent ici en amont mais sans valeur esthétique, ils rencontrent, récoltent et provoquent. C’est dans la capacité à interroger un territoire proche et commun à chacun, que ces valeurs prennent sens. Les outils de l’exploration se réduisent ici, du moins ils s’éclatent

Les tombées s’installent en amont sur la commune de Laillé, les causeries permettent d’y réunir les associations locales et les initiatives citoyennes, créant déjà le premier catalyseur. Durant quatre mois, se met en place une démarche de recherche action, dans le but de réinterroger par le biais de l’imaginaire les lieux communs de ce territoire. Le festival reconsidère sa pratique en s’impliquant dans un contexte précis et en faisant de son support, un outil de réflexion. L’expédition prend tout son sens en posant ici ses valises. Le festival porte l’ambition de réinterroger les

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ll é lieux, permettant qu’ils deviennent sujet et non fonction. L’installation même des tombées devient donc le sujet et le présupposé au questionnement de ce paysage. La caravane rentre en jeu comme outil de dialogue, elle est la cabane des éclaireurs, et permet d’être le lieu rassembleur. Un jour cabane à outils, l’autre, salle de cinéma. En amont du projet, elle permet donc une réappropriation collective. Les différents temps du processus sont confortables. En premier lieu sous la forme de collecte, nous initions donc un dialogue avec comme sujet commun, ce territoire. Nous recherchons les qualités physiques des lieux, la manière dont ils sont identifiés par chaque individu. Quels sont ces attributs. Nous apportons tous des regards subjectifs, nous tentons de les mettre en cohérence. Redonner vie par les attributs de l’image, à nos représentations mentales des lieux perçues et vécues. Nous développons ensuite des outils imaginatifs, des petites installations en somme, permettant de mieux transporter les regards sur ces mêmes lieux. Nous transposons chacun de nos ateliers sur des contextes précis, favorisant, par l’usage une expérience collective. Petit à petit de nouveaux indices s’accumulent, et viennent donc mettre en avant une série de lieux à révéler. La colline, un ancien four à pain, les venelles et les passages pédestres aujourd’hui dissimulés, une maison de bourg inoccupé, sont quelques exemples d’images

collectives aujourd’hui mises de côté que nous venons évoquer. L’installation des tombées vient donc souligner la texture imaginaire de ces réels.

Attractor, Sylva Sylvarum, Ar.Co, Lisbon, September 1999

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Les é d’ap

Situation

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étangs igné CONSTAT Ah les vacances, le mythe du voyage ininterrompu aux portes de la cité. En effet c’est ce qu’on y prétend. Comme chaque station balnéaire, chaque territoire a sa saison. Les étangs, on attend l’été pour s’y présenter. Même le bus n’a pas résisté à la tentation de se cacher. Les lieux, eux, patientent chaque année. Apigné on s’y accroche, le point d’arrivée des coureurs quotidiens, ou l’escale pour les amoureux du nautisme. Tel un port, nous y sommes tous de passage, chacun a quelque chose à y chercher. On y prévoit désormais une fulgurance de loisirs, entendez vous bien, 20 km de bord de vilaine libérés aux vacanciers urbains, et sans prétention s’il vous plait. C’est donc ici que je devrais me balader, espérons qu’ils ne perdront pas banalité. Les Tombées de l’année passée m’avaient revigoré, j’avais en moi une compilation d’image mêlant Les enfants du marais et Chat noir chat blanc. Néanmoins l’hiver est passé et les images doivent se réinventer.

AMBITION Il est mal à l’aise de donner un sens commun à plusieurs disparités. L’équipe d’explorateurs porte la

recherche sur l’île qui se constitue. Noyau tangible, disparate, mais autonome. C’est ce qui donne à ce morceau géographique son caractère manifeste. Il est ici perçu comme un ensemble de fragments qui ne révèlent pas son unité typologique. L’île, on ne la voit pas. Allons donc à sa conquête, faisons le miroiter tel un objet luminescent. Véritable objet du désir, l’espace de halte déjà existant, devient allégorie par sa figure géographique, et les images fantasmées qu’elle provoque . Nous nous consacrons à l’image de l’île, à ce morceau. Alors qu’au préalable l’expédition nécessitait une autonomie physique et matériel par son théâtre fictif, elle se soumet ici afin de révéler ce territoire et son échelle. L’installation est une séquence, l’île entière devenant l’espace de vie. La guinguette installe son atout pour les visiteurs en halte prolongée. C’est la fin de l’expédition, rien de mieux qu’un port pour venir à bout de nos histoires entremêlées, c’est le moment du salut et des embrassades, les caisses sont remplies, arrivées à bon port, consommons et enivrons nous sur ces quais qu’il ne reste plus qu’à provoquer. L’eau est là pour le dilemme, et la frontière de nos tourments, elle nous oblige à rester ensemble sur ce quai, pour une fois de plus reprendre la route.

IMPLANTATION L’installation sur Apigné tend à évoquer un nouvel imaginaire

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Les é d’ap

Principe d’implantation

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étangs igné redonnant à ce morceau d’île sa véritable lisibilité. Cette étape, racontée comme la fin de l’exploration, met en place une vie accélérée. Nous souhaitons donc y dormir, manger, travailler et ce sont chacune de ces fonctions banales qui viennent interroger sa constitution. Apigné constitue la boucle. Afin d’entretenir des relations particulières avec son territoire, les partenaires du festival ont un rôle prépondérant, comme les maraîchers du Rheu, attenant à Apigné, qui fournissent la nourriture tout au long de l’expédition. Leur proximité nous permet sous différentes formes de les faire participer à la fête. Les installations en une séquence permettent le regard sur cette île. Elle prend ainsi une autre dimension, car c’est tout un organisme qui est visible depuis la plage, depuis les extrémités jusqu’au bord du moulin. Cet organe se donne à voir du moins à s’entrevoir. En réutilisant les éléments de langage de Charles de Gaulle reconfigurés, nous venons déclencher une série de formes s’entremêlant à travers le bâti existant. L’installation, à la force de son image, participe forcément à la vie générale d’Apigné tout en encourageant le regard curieux. Nous ne découvrons pas tout d’un coup mais nous favorisons une diversité d’imaginaire. Les fonctions comme la cuisine qui était visible dans une masse constituée à Charles de Gaulle,

deviennent ici des éléments de la séquence. La cage d’escalier réadaptée devient un phare, le toit recrée un espace couvert. Nous réemployons les outils d’imaginaire développés à Laillé. Ici ils se mettent en scène et permettent ainsi à l’île toute entière d’être le générateur qui porte un regard désormais sur ce qui l’entoure. Nous développons ces outils analogues telles la vigie ou la grande vue. Ces outils déjà présents à Charles de Gaulle n’avaient pas encore d’histoire , ils en sont désormais remplis, disposés tels des totems laissant ente-apercevoir ce paysage en le questionnant. Pour que le lieu soit complètement vécu, un hôtel temporaire est installé, la simple trame d’échafaudage permet de constituer ses chambrés.

Fitzcarraldo, Werner herzog, 1982

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o V E R LA N D L i V E Les Tombées d e l a Nu i t

Av r i l

Mai

Juin

J u ille t

Ao u t

Se p t e mb re

o c t o b re

Novembre

2014

Projet d’expéditi

préparation é t u de du contexte de l’expéditio n Le ter ritoir e Vilaine aval (Fresque panoptique)

Bu d g e t 1 e r s e s sion (Avril - Juillet 2014) Fo n d a t i o n

( C o s m o g o n ie ) 1 e r rd v 1 8 m a rs é l ab o ra tio n d e l ’ u n iv e rs d u p ro je t s o us la forme d ’ un «scénario». i l s ’a g it d e f a b riq u e r u n i m aginaire collectif a u tour de cette c o lla b o ra tio n , a fin d ’ en saisir toutes s e s d im e n s io n s e t d’assumer dès a u jo u rd ’h u i c e c a d re c o m m u n . R éunions internes, langage commun.

RAT i o i o Ni S

2 r é u n io n s / C l aude, Lénaïc, F l o rie J o urnal notice n°0 e n in te rn e (e n v iro n 25p) q u i é ta b lit l’u n iv e rs d u p ro je t e t s o n é c h e lle d e t e mps, ainsi que s a d im e n s io n p o litique. ( = d o s s ie r d e p re s se)

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étude du territoire Recherche, identification des symboles, cosmographies ...

prototypage

2 réunions / Régisseurs - Camion overland (cf fiche descriptive) - conception d’outils d’explorations (ex.: cellule caléidoscopique)

Acteurs / Mécénats 4 réunions / Florie

Dossier de consultation des acteurs: - Mécénat/subvention/partenariat - identification et cartographie des acteurs locaux.

Bu d g e t 2 é me s e s s io n , é d i t i o n 2 0 1 5 ( S e p t e m pa v illo n

ét u d e d e s L ie u x

- Le Camion d’exploration o ve rla n d

A ff in e r le s re ch e rch e s / L a n g a g e c o m m u n / f o n c t i o n n e m e n t g l o b a

Av a n t p ro je t sommaire

3 we e k e n d

- E x p o s it io n d’éléments de recherche (fresque p a n o p t iq u e , t ra va il su r l’ima g e e t identités des lieux, e t c) - Dispositifs de lectures (prototypes, carte in t é ra ct ive , e t c ) - é d it io n d u jo u rn a l n ° 1 S yn t h è s e ra co n t é e du travail de re c h e rch e f a it e n amont. Comprend le n ° 0 .

3 ré u n io n s

2 ré u n io n s / Cla u d e

- Va lid a t io n d e s e sq u iss e s

Av a n t p ro j e t d é t a i l l é

1 ré u n io n p a r se m a i n e / R é g i s s e u r s , b u r e a -

A rrê t d e s p la n s p rin cip e s c o n s t r u c t i f s Ma t é ria u x in s t a lla t io n s t e c h n i q u e s

Fo u rn is s e u rs / Mé c é n a t s

Collaborations

Ma t é ria u x : Va l i d a t i o n d e s p a r t e n a i r e s L a y h e r, L e g e n d re , Dis p a n o , . . .

proposition de collab rents acteurs locaux chers, Cuisiniers

6 ré u n io n s / Flo rie

2 réunions / Florie

Compte r endu

Compte rendu

J o U R N AL n °1

Compte re n d u

Compte re n d u

Compte rendu

Sous la forme d’un carnet de bord, en interne. (suivi des travaux, environ 4 p)

Sous la forme d’un carnet de bord, en interne. (suivi des travaux, environ 4p)

Scénario du projet (Ratio ionis) + sy n t h è s e ra co n t é e du travail de recherche sur le c o n t e x t e d e l’e xp é d it io n . Diff u s io n p u b liq u e

Sous la forme d’un carnet de bord, en in t e rn e . (s u ivi d e s travaux, environ 4p)

Sous la forme d’un carnet de bord, en in t e rn e . (s u ivi d e s travaux, environ 4p)

Sous la forme d’un carnet de bord, en interne. (suivi des travaux, environ 4p)

Bimensuel / Claude, Lénaïc

Bimensuel / Claude, Lénaïc

[OVERLAND LIVE]_n°pilote . L’expédition

Claude, Lénaïc, FL o rie

Bimensuel / Cla u d e , L é n a ï c

Bimensuel / Cla u d e , L é n a ï c

Bimensuel / Claude, Lénaïc


E // C AL E N D R i E R & Le Bu re au C osmi que

D é c embre

Janvier

Février

Mars

Av ril

Ma i

J u in

J u il l e t

2015

o n Ov erland l i v e

expéditio n

Dé f i nition du f o n c t i o n n e ment de l’expédition (à affiner) L e s lie u x d’explorations

m b r e 2 014 - Ju i l l e t 2 0 1 5 )

al / e t c

au d ’ ét ude, e t c

é t u d e d ’ e x écution plans définitifs des dispositifs d ’im p la n ta tio n s

préparation équipe de reconnaissance

2 réunions / Célie - Calendrier - Matériel - Contacts

s

Reconnaiss a n c e

2jours par sema in e p a r lie u / Cé lie (cf. dossier reco n n a is s a n c e ) - Finitions détails p a rt e n a ire s lo ca u x (ma ra î ch e r) - Causeries - Ateliers - Avant poste ...

bor a t ion au x d i ff é ( To u t A t ou t , M a r a î -

C ompte r e ndu

JoURNAL n°2

Compte rendu

Compte rendu

J o U R N AL n °3

Compte re n d u

J o U R N AL n °4

Sous la forme d’un carnet de bord, en i n t e rne. ( s u i v i d e s travaux, environ 4p)

Communication publique du lancement de la phase de terrain (équipes de re c o n n a is s a n c e ...)

Sous la forme d’un carnet de bord, en interne. (suivi des travaux, environ 4p)

Sous la forme d ’ u n carnet de bord, e n interne. (suivi d e s travaux, environ 4p)

Co mp t e re n d u publique en direct des avants postes de re c o n n a iss a n c e s .

Sous la forme d’un carnet de bord, en in t e rn e . (su ivi d e s travaux, environ 4p)

Guide d’expédition !

Bimensuel / Cl a u de, L é n a ï c

Claude, Lénaïc, C é lie , F lo rie

Bimensuel / Claude, Lénaïc

Bimensuel / Claude, Lénaïc

Claude, Lénaïc, B e n , Cé lie , Flo rie

Bimensuelle / Cla u d e , L é n a ï c

Claude, Lénaïc, B e n , Cé lie , Flo rie

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Part

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[OVERLAND LIVE]_n°pilote . L’expédition


tenaires Partenariats souhaités et acquis projet Overland Pour la réussite du projet Overland nous mettons en place des partenariats avec différentes parties prenantes du territoire de Vilaine Aval. En effet, nous sommes à la base du projet dans le cadre de notre résidence d’architectes mais nous voulons le défendre avec des acteurs locaux et ainsi donner une cohérence locale . Ils interviennent de différentes manières en fonction de leurs compétences. De plus, des partenaires nationaux nous accompagnent sur des questions communes. Partenaires publics Région Bretagne Conseil départemental 35 Rennes Métropole Mairie de Rennes Mairie de Bruz Mairie de Saint-Jacques-de-la-lande Mairie du Rheu Mairie de Chavagne Mairie de Vezin-le-Coquet Mairie de Laillé DRAC Bretagne Ordre des Architectes Partenaires culturels Les Tombées de la Nuit, partenaire privilégié apportent un soutien financier ainsi que des personnes ressources dans les domaines administratif, technique, partenarial, action culturelle, pouvant être sollicitées tout au long du processus.

Théâtre de l’Aire Libre MJC Antipode Théâtre à l’Envers Partenaires privés Layher Dispano Bretagne Matériaux Pinault Legendre Le Rheu Maraichers Partenariats sociaux Tout à tout Centre pénitencier des Hommes Centre pénitencier des Femmes Centre Hospitalier Guillaume Regnier AGV 35 Foyer Chrysalis Centre de la Thebaudais Le Fourneau Partenaires professionnels Compagnon du devoir Ker Lann Centre Culinaire Contemporain Socotec Partenaires médias Association BUG Médias Graphique Canal B RCR France Bleu Armorique TVR Ouest France Fondations Fondation de France Fondation Carraso Partenaires réseaux professionnels In situ Hors les murs On est un groupe

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Photogramme extrait du film Fitzcarraldo, Werner herzog, 1982

Overland live, l'expédition  
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