Page 1

El reggaeton en París El BARRIO SESENTA Y OCHO, connu de la jeunesse latine de Paris, travaille à la promotion et à la diffusion de la culture latine en Europe. Rencontre avec Jim Enez. Comment est née Barrio68 ? Jim Enez. Au départ c’est moi qui ai crée Barrio68. Ça a commencé avec une marque de vêtement. C’était une idée que j’avais eu quand j’étais plus jeune. Après ça je me suis lancé dans les soirées. J’ai monté des premières soirées latino généralistes à Paris, les Latin Angels, qui maintenant tournent depuis bientôt 5 ans. Par la suite j’ai rencontré Michel (Neveu) qui est devenu mon associé. C’est à ce moment qu’on a vraiment officialisé les choses en mettant Barrio68 sous une forme de structure. On s’est mis en SARL pour avoir plus de facilité au niveau des contrats et des concerts qu’on organisait. On a officialisé les choses pour voir plus grand. Michel et moi sommes les deux gérants de la société. Apres on a tout un staff qui bosse avec nous, des dj, ceux qui s’occupent un peu de la com., la sécurité… On est un collectif avec chanteur aussi. Mais les deux piliers sont vraiment Michel et moi. Quel est exactement votre rôle à vous ? Moi je suis directeur artistique, et dj. Je m’occupe de tout ce qui est sons, plateau artistique… Et je fais également de la production. Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez créé cette structure ? Vous avez pensé que c’était une bonne idée ou vous avez senti une demande ? Même pas. J’ai créé les soirées au feeling. J’ai vraiment fait ça au départ pour m’amuser. Je ne regardais même pas ce qu’il se passait autour. C’est après que j’ai vu que ce que j’avais monté était la première soirée latino généraliste à Paris. On a fait ça parce qu’on était des passionnés de reggaeton, de musique. Bien sûr après on a vu que ça marchait, qu’il y avait du monde et qu’on avait le potentiel de faire vraiment quelque chose de grand. On a vu les choses d’une autre manière. Mais au départ c’était vraiment par plaisir et par passion. Vous avez ramené des artistes d’Amérique latine en France (comme De la Ghetto ou Jowell et Randy), est ce difficile de les convaincre de venir ? Des qu’il y a de l’argent en jeu je pense que c’est plus facile. En général on leur paye les billets d’avions, l’hôtel, tout ce qui est sur place. On paye leur show. Quand on fait venir un artiste qui n’a pas

trop de nom on essai au maximum de négocier, de juste payer le billet d’avion et l’hôtel sur place et de leur dire que c’est vraiment de la promo et que c’est pour eux. Ça peut marcher. Les artistes sont intéressés à venir en Europe, pour eux c’est important. Ça leur fait un public plus grand. Ils se font © DR connaître en Europe ce Michel Neveu, Jim Enez et l’équipe de Barrio68. qui est pas mal puisqu’il y a une communauté latine. Il y a un pu- dibilité par rapport à ça. On a une parole blic qui est à fond, qui aime le reggaeton. aussi. C'est-à-dire que quand on a dit Il y a peu d’inconvénient pour eux à venir qu’on ramenait des artistes, ils sont tousi ce n’est le voyage et les 9 ou 10 heures jours venus, on a toujours respecté nos ende vol. Sinon après c’est tout bénef pour gagements. On n’a jamais fait de bruits pour rien on va dire. Voila ce qui nous difeux. férencie. On n’en parle pas beaucoup de ces événements en France. On en parle au ni- A part Radio Latina et Trace Tropical veau de la communauté latine. Ça s’arrête on n’entend pas de reggaeton, on ne voit un peu là. C’est en train de monter petit à pas de clip ailleurs. Comment vous expetit mais bon c’est sur que ça n’en est pas pliquez ça ? Je ne sais pas. Les programmateurs ne se rendent peut être pas compte encore là où ça devrait en être. du potentiel qu’il y a au niveau du reggaeton. Ils n’y croient peut être pas…ou ils Pour que le reggaeton soit mieux reprépensent que c’est vraiment un truc qui ne senté il faudrait que les français en fasmarche qu’aux Etats-Unis. C’est vrai que sent ou ça passe plutôt par c’est totalement absent des chaines musil’importation d’artiste d’Amérique lacales ou des radios autres que Tropik FM tine ? Il y a des artistes qui font du son par exemple ou Radio Latina. Le reggaemais ça ne sera jamais vraiment ce qu’on ton est vraiment absent des médias. entend là-bas. Ça sera toujours un petit peu…loin. Ça ne fera jamais penser au vrai reggaeton. Donc bien sûr qu’il faut Pensez vous que c’est peut être lié au des artistes français mais bon ce n’est pas fait que le reggaeton est une musique ce qui va attirer le monde. Ça fera un peu urbaine ?Oui sûrement. Mais le hip hop évolué, un peu connaître le reggaeton… est une musique urbaine aussi et ça carmais…ça ne fera jamais concurrence au tonne. On en voit sur toutes les chaines… Peut être que les programmateurs musivrai reggaeton, aux artistes de là-bas. caux… ne connaissent pas ce genre, cette Vous avez des concurrents en ce qui musique. Ou ils n’y croient pas, ne s’y inconcerne l’organisation de soirées et de téressent pas. A mon avis c’est ça. Ce que j’espère vraiment c’est que le reggaeton concerts ? Oui on a des concurrents monte un petit peu plus au niveau des sur Paris et la France… Nous on a été numéro 1 au niveau reggaeton en France. chaines musicales, des radios. Ça nous On a fait les premiers concerts de reggae- permettrait aussi à nous d’évoluer. Propos receuillis par B.Akaiz ton. On a fait le plus d’événements reggae ton, le plus de concerts aussi. Mais… on a quelques concurrents oui… Ce qui nous différencie c’est qu’on a une structure, les Pour plus d’infos sur les soirées rendez vous sur: autres n’en ont pas. C’est important. On www.barrio68.com www.myspace.com/barrio68 s’est fait aussi un nom en faisant les pre- http://barrio68.skyblog.com miers concerts de reggaeton. On a une cré-

Barrio68  

Interview de DJ Jim Enez

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you