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Thérèse Cossette-Dessureault

Le Rang des Chutes à travers les actes notariés de 1825 à nos jours

St-Stanislas-de-Champlain 2009


ERRATA

Page 32 – Lot 561 A la date du 20-02-1970, il faut lire : « Vente par Ludovic Veillette à Michel Veillette. » Les informations supplémentaires paraissant à cette date ne sont pas exactes et doivent être ignorées. Page 149 – Informations sur les mesures À la troisième ligne du troisième paragraphe il faut lire : « Une terre de 30 arpents par 3 arpents est donc d’une superficie de 90 arpents2 ou de 31 hectares ou de 76 acres. »


Le Rang des Chutes à travers les actes notariés de 1825 à nos jours


Thérèse Cossette-Dessureault

Le Rang des Chutes à travers les actes notariés de 1825 à nos jours

St-Stanislas-de-Champlain 2009


© 2009, Thérèse Cossette-Dessureault, tous droits réservés Thérèse Cossette-Dessureault 1355, rue Principale St-Stanislas-de-Champlain, Qc, G0X 3E0 (418) 328-3689 Édition à compte d’auteure

Les textes, représentations iconographiques et photographies contenus dans ce livre ne peuvent être reproduits en partie ou au complet sans l’autorisation expresse écrite de l’auteure ou de ses ayant-droits.

ISBN : 978-2-9811310-0-3 Dépôt légal : 3e trimestre 2009 Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2009 Bibilothèque et Archives Canada, 2009 Imprimé au Québec


À mon époux, Joachim, pour sa compréhension, son soutien et son enracinement dans la terre des Chutes.


Extrait du cadastre de St-Stanislas. Document fourni par la municipalitĂŠ.


Avant-propos L’histoire n’est pas qu’une suite de grands événements dont sont faits les livres, les films et les séries télévisées. C’est aussi, au fil des siècles, la somme des gestes quotidiens posés par des individus dans leur environnement immédiat et transmise d’une génération à l’autre par une multitude de canaux. Cette histoire, c’est celle de l’enracinement progressif d’une population sur le territoire qui l’a vu naître et, tout naturellement, de son attachement à ce pays de tous les jours, à dimensions humaines, familiales, presque. C’est cette dimension que j’ai voulu explorer dans ce livre. J’ai habité le Rang des Chutes de St-Stanislas pendant 58 ans. Avec mon mari, Joachim, nous y avons pris la relève de quatre générations de Dessureault implantées sur la terre ancestrale depuis le 10 avril 1823. Ensemble, nous avons bâti une ferme qui, au début du XXIe siècle, englobait sept des 21 lots paraissant au premier papier terrier, daté de l’été 1825.

Toute ma vie, j’ai éprouvé un vif intérêt pour la généalogie et l’histoire locale. J’ai formé le projet de cet ouvrage vers 1990 quand je me suis prise à relire les nombreux « vieux papiers » retrouvés dans la résidence ancestrale et dont certains remontent à la fin du régime français. J’ai alors voulu en savoir un peu plus sur l’histoire des sept terres qui formaient notre ferme. Ont alors commencé une quinzaine d’années de recherches et de fréquentation assidue des archives publiques. Au fil de mes découvertes, j’en suis tout naturellement venue à élargir la portée de mon propos à toutes les 21 terres du Rang des Chutes Nord-Ouest situées sur le territoire de St-Stanislas, de la limite de St-Narcisse jusqu’à ce que l’on appelle encore aujourd’hui « le petit bois ». En cours de route, en prenant conscience de l’abondance et de la richesse de la matière contenue dans les actes notariés, j’ai décidé d’en faire l’unique sujet de ce livre. C’est pourquoi, dans les pages qui suivent, j’ai tenté de dresser un inventaire détaillé de ces documents depuis 1825, année de la préparation du premier papier terrier. En se fondant sur des actes officiels, cette approche permet de dégager un portrait concret du développement de chacune des terres du Rang. De l’évolution des ventes, cessions, contrats de mariage, dona9


Avant-propos

tions et testaments, émerge une vision du rapport des individus à la terre et à l’agriculture pendant tout le XIXe siècle et le premier quart du XXe siècle. Dans leurs termes et leur portée aujourd’hui quelque peu archaïques, les documents de l’époque, les contrats de mariage, les inventaires et les testaments entre autres, donnent aussi de précieuses indications sur l’étendue des biens des familles du Rang et sur leur sens de la propriété. Se dégage également une certaine idée de la valeur marchande des biens meubles et immeubles même si le cours des devises de l’époque reste très difficile à traduire en termes contemporains.

Ce recueil des documents notariés m’a appris plusieurs éléments nouveaux de la petite histoire du Rang. Ainsi, il n’y a pas eu une seule, mais bien deux écoles aux Chutes. La plus ancienne, assez paradoxalement désignée « École No 2 », n’a pas laissé de traces sinon dans les documents. Elle se situait du côté nord de la route actuelle et à l’est de la Côte Saint-Paul, sur une partie du lot 564 devenue par la suite le lot 566. Cette parcelle de terrain a été cédée aux commissaires d’école de Saint-Stanislas par Léon Mongrain le 26 juin 1873, sous condition qu’elle « lui soit remise quand l’emplacement ne servira plus à l’éducation ». L’école a été construire au coût de 48$. Quant à la maison ayant abrité l’école No 1, elle existe encore aujourd’hui du côté opposé de la route, sur une partie du lot 570 cédée par Napoléon Gervais le 4 avril 1921. C’est celle qu’ont fréquentée mes enfants et plusieurs résidents actuels du Rang avant sa fermeture, en 1958.

À l’intersection de la Côte Saint-Paul, au lieu encore souvent désigné comme « le coin de la route », au moins quatre établissements commerciaux se sont succédé. Plusieurs se souviennent peut-être de la beurrerie et de l’abattoir de volailles qu’a successivement exploités Bernard St-Arnault sur les Lots 565 et 567, jusqu’à la fin des années 1950. Les documents indiquent toutefois qu’entre 1876 et 1889 y ont aussi existé un magasin général et une boutique de forge, cette dernière vendue « trente cennes dans la piastre » par un syndic, en 1889.

Après 1925, seuls les titres des actes notariés sont recensés. En fait, à partir de cette date, la documentation n’est pas conservée aux Archives nationales, mais plutôt au Bureau d’enregistrement et je n’ai pas voulu en dévoiler le contenu par respect pour les familles survivantes.

Pour réaliser cet inventaire, j’ai puisé à plusieurs sources. Une grande partie des informations portant sur la période se situant avant 1925 provient de documents retrouvés aux Archives nationales du Québec, à Trois-Rivières. J’ai aussi utilisé les inventaires des greffes des notaires, principalement pour la période

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Avant-propos

de 1925 à aujourd’hui. Pour cette même période, ma source principale a été l’Index des immeubles de la paroisse de St-Stanislas, Comté de Champlain (www.registrefoncier.gouv.qc.ca). Pour les terres ayant appartenu à des membres de la famille Dessureault, je me suis fréquemment reportée au Dictionnaire généalogique des familles Dessureault d’Amérique, l’important ouvrage publié par René Dessureault, de Québec, en 1997 et 2002. Toutefois, malgré toutes mes recherches, il est possible qu’on repère des lacunes ou des omissions dans certains lots. Je serai ravie de recevoir les suggestions ou les mises au point de tous ceux qui voudront me faire part de telles carences.

La documentation photographique provient elle aussi de plusieurs sources. Une grande partie est puisée dans le remarquable fond documentaire laissé aux Archives nationales du Québec à Montréal par Point du jour Aviation. Les photos puisées à cette source ont pour la plupart été prises à l’automne 1984 par M. Jean-Marie Cossette. Le reste est tiré de collections appartenant à ma famille et est de réalisation récente.

Enfin, avec l’aimable autorisation de l’auteur, M. Roger Breton, et de la Société de généalogie de Québec, je reproduis un large extrait d’un article sur l’histoire de la monnaie au Québec publié dans la revue L’Ancêtre au printemps 2006. Mon but est de fournir quelques explications sur les très nombreuses devises (françaises, anglaises, espagnoles, portugaises, américaines, etc.) qui ont eu cours chez nous au début du XIXe siècle, avant que ne se généralise le papier monnaie et l’emploi d’un système décimal canadien, en 1858.

Ceci dit, je suis bien consciente que toutes ces précisions techniques, pour intéressantes qu’elles soient, ne peuvent rendre une idée précise de la valeur monétaire des biens des pionniers du Rang des Chutes. Sur ce plan toutefois, les documents notariés, les actes de vente, les inventaires et les testaments, notamment, fournissent des informations précieuses concernant les prix payés pour l’achat des terres selon les époques. Les historiens ont également établi de nombreux points de repère utiles en l’occurrence. Ainsi, André R. Côté, de l’Université du Québec à Chicoutimi, estime qu’en 1860, le salaire mensuel d’un ouvrier œuvrant pour Price à Chicoutimi s’élevait à 20$ (http://wwwens.uqac.ca/~a2cote/monnaie.html). D’autre part, dans son Dictionnaire généalogique des familles Dessureault d’Amérique (pp. 120-121), René Dessureault estime qu’en 1847, la terre de Marcel Dessureault (Lot 560) comprend environ 95 arpents et est une des plus grandes de St-Stanislas. Au recensement de 1861, la valeur des propriétés de sa veuve, Appoline Thiffault, s’élève à 4 400$. La terre, la maison et les bâtiments d’un cultivateur moyen valent alors environ 500$. 11


Avant-propos *****

Ce livre est le fruit d’un de mes projets de retraite, commencé bien avant que le sujet ne prenne l’importance que lui donnent aujourd’hui les nouveaux retraités préoccupés de meubler l’abondance de loisirs dont ils viennent d’hériter. J’ai cherché à y rendre disponible une documentation permettant à chacun d’aller encore plus loin dans la connaissance des familles s’étant succédé sur le Rang des Chutes depuis plus de deux siècles. Je forme aujourd’hui le vœu que d’autres prennent mon relais et aillent plus loin dans la connaissance des lieux et des gens qui ont permis l’épanouissement de ce merveilleux coin de pays. L’histoire ne s’écrit pas d’un seul coup. Elle convie plutôt chaque génération à poser sa pierre sur celle de la précédente, comme j’ai moi-même tenté de le faire avec diligence et fierté. Thérèse Cossette-Dessureault St-Stanislas-de-Champlain Mars 2009

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Remerciements

Remerciements J’ai consacré une quinzaine d’années au projet de ce livre que j’ai pu mener à bien grâce au soutien et à la collaboration de plusieurs personnes à qui je dois remerciements et gratitude.

Au premier rang de ceux-ci se trouve mon époux Joachim qui, jusqu’à la fin de sa vie, m’a constamment et de multiples façons soutenue dans mon entreprise. Combien de fois avons-nous discuté de nos ancêtres autour de notre table de cuisine, tard en soirée, lui revenant d’une de ses nombreuses activités publiques, moi attardée sur un document ancien? A sa manière d’homme d’action, lui aussi partageait ma passion pour l’histoire locale, comme le font tous ceux qui, comme lui, se sentent le devoir de préparer l’avenir pour eux-mêmes et pour leurs concitoyens. Mes fils et mes filles, mes beaux-fils et mes belles-filles, mes « enfants », comme je me plais encore à les appeler, m’ont puissamment épaulée dans la réalisation et la production de cet ouvrage. Je leur dois d’abord d’avoir collectivement ressuscité un projet que j’étais tentée de mettre au rencart en raison de mon incapacité visuelle grandissante depuis 2006. Je leur dois aussi la rédaction finale de plusieurs des textes de même que la recherche photographique, la mise en forme et la révision de tout le manuscrit, un travail hautement technique que je n’aurais pu mener à bien seule. Je dois des remerciements particuliers à Bruno Bredoux qui a piloté tout le travail de mise en page et d’édition du livre avec le même talent dont il a fait preuve pendant quinze ans au sein de quelques-unes des plus grandes maisons d’édition françaises.

Ma complice de toujours, Thérèse Lafontaine Cossette, l’autre Thérèse avec qui j’ai fait tant de voyages aux Archives de Trois-Rivières, m’a accordé son soutien constant et m’a fait bénéficier de son expérience d’auteure. Qui aurait cru que l’élève et l’institutrice d’autrefois se retrouveraient et, grâce à leur passion commune pour la généalogie et l’histoire, feraient ensemble l’apprentissage du métier d’écrivain? Je remercie aussi René Dessureault, l’auteur du Dictionnaire généalogique des Dessureault d’Amérique, où j’ai puisé plusieurs éléments concernant les lots des Chutes ayant appartenu à des Dessureault. Je côtoie René depuis un quart de siècle; il a été pour moi une source inépuisable d’informations et d’enthousiasme pour la recherche généalogique. Enfin, je voudrais exprimer ma gratitude à Michel Veillette qui m’a prêté de nombreux documents auxquels je n’aurais pu avoir accès autrement. 13


LOT 560

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 560

Lot 560

Marcel Dessureault Première concession du rang des Chutes

Trois arpents par 30 Situé autrefois au 40, rang des Chutes, aujourd’hui au 570, route 352 15-12-1825 (Louis Guillet) Confection du papier terrier. Une terre située dans la paroisse de St-Stanislas, sur le côté ouest de la rivière Batiscan, de trois arpents de front sur 30 de profondeur, bornée par devant à la dite rivière Batiscan, par derrière aux terres non concédées joignant du côté nord-est aux terres non concédées et du côté sud-ouest à Joseph Mongrain. La concession est faite au dit Marcel Dessureault qui, du commentaire des agents de la dite Seigneurie, en a joui depuis plusieurs années sous condition qu’il en prendrait un titre de concession aussitôt qu’il en serait requis. En 1825, Marcel avait 19 ans. Il ne pouvait donc pas avoir occupé la terre depuis très longtemps! 18-02-1829 (Louis Guillet) Marcel Dessureault épouse Appoline Thiffault. 27-04-1831 (Amable Bochet, arpenteur) Pose de bornes entre les terres de Joseph Mongrain et Marcel Dessureault. 29-04-1831 (Louis Guillet) Concession supplémentaire d’une petite pointe de terre située à l’extrémité nord de la terre principale et s’étendant vers l’Est, derrière les terres de Joseph Poliquin, François Trépanier et Valence St-Arnault. Cet ajout a pour but de compléter la superficie nominale de la terre principale soit trois arpents par 30. 31-12-1841 (Amable Bochet, arpenteur) Pose de bornes entre les terres de Marcel Dessureault et William Price. 1842 Au recensement de 1842, Marcel Dessureault possède un cheval, sept bêtes à cornes, sept moutons et quatre cochons. 15


Lot 560

18-11-1844 (Louis Guillet) Marcel Dessureault vend à William Price, marchand de Québec, par l’entremise de John Broster, son agent à St-Stanislas, les deux premiers arpents sur le bord de la rivière Batiscan sur toute la largeur de sa terre, soit trois arpents. Marcel se réserve le droit de passer à pied ou en voiture pour se rendre à la rivière. Le prix de la transaction est fixé à 20 livres. 02-11-1847 (Guillet, fils) Échange de terres entre Marcel Dessureault et William Price. Marcel reçoit un triangle de terre situé au nord de la route menant à la concession des Chutes et s’étendant vers le Nord-Est jusqu’à la terre de Joseph Poliquin. Il reçoit aussi un terrain d’un demi-arpent au sud de la route. Il donne en contrepartie un terrain situé entre la route et la rivière. Marcel devient ainsi propriétaire d’une des plus grandes terres de St-Stanislas. William Price avait besoin des terrains sur le bord de la rivière pour l’exploitation du moulin de la chute à Murphy. La terre principale de Marcel était la première de la concession des Chutes en venant du village de St-Stanislas. La terre de Joseph Poliquin, son voisin vers le village, faisait partie de la concession dite côté sud-ouest de la rivière Batiscan. 11-01-1849 (Guillet, fils) Concession à Marcel Dessureault d’une terre de deux arpents par 40 et demi, le lot «numéro premier» de la concession du côté nord-est de la Rivière-desEnvies au lieu nommé Ruisseau Paradis (Ruisseau des Fous). Cette terre sera donnée à Eustache, son fils, en 1854. Le lotissement de la première concession au nord-est de la Rivière-des-Envies, à St-Tite, avait été fait par l’arpenteur Bochet en septembre et octobre 1844. James Henry Price était l’agent du gouvernement qui procédait aux formalités de concession à cette époque.

02-01-1854 (Louis Guillet, fils) Testament de Marcel Dessureault : « Étant malade de corps, mais sain d’esprit », Marcel nomme son épouse légataire universelle de tous ses biens mais il s’assure qu’elle donnera à chacun de ses fils une terre avec bâtisses et un cheval comme lui-même s’apprête à le faire pour Maxime et Eustache, ses deux premiers fils. Son épouse sera tenue de le faire pour Urbain et Télesphore. 02-01-1854 (Louis Guillet, fils) Marcel donne à Eustache, son fils mineur, une terre de deux arpents située à St-Tite au Premier Rang Nord de la rivière des Envies. Cette terre s’étend 16


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jusqu’au Deuxième Rang, aujourd’hui le Grand Rang, et porte le numéro un de la concession. 02-01-1854 (Louis Guillet, fils) Marcel donne à son fils Maxime une terre de deux arpents située au Premier Rang Nord de la rivière des Envies s’étendant jusqu’au Deuxième Rang (Grand Rang). Cette terre porte le numéro quatre du cadastre. Sépulture de Marcel Dessureault à St-Stanislas, le 24 mai 1854. 1861 Au recensement de 1861, la valeur des propriétés d’Appoline Thiffault, la veuve de Marcel Dessureault, s’élève à 4 400 piastres. Un cultivateur moyen possède une terre de deux arpents de largeur avec maison et bâtiments et la valeur de ses biens s’établit à environ 500 piastres. 30-03-1863 (Antoine Lacoursière) Appoline Thiffault donne tous ses biens à son fils Urbain, alors célibataire. Elle s’assure que Télesphore recevra comme ses frères une terre avec bâtisses et un cheval au moment où il s’établira. La donation comprend une terre du côté ouest de la rivière Batiscan, à la concession dite des Chutes. Cette terre, de trois arpents et demi pour une section et de trois arpents pour le reste, est le lieu de résidence de la famille. Elle donne aussi une terre en forme de triangle prenant sa base au chemin menant à la concession des Chutes et pointant vers le Nord, entre la terre de Joseph Poliquin et la terre principale de la donatrice. La donation comprend aussi une terre de deux arpents et demi par 25 à la Côte St-Louis, joignant les terres de la Côte St-Paul. Cette dernière terre est sans bâtisses. Il y a aussi deux chevaux, 11 bêtes à cornes, 14 moutons, quatre veaux, cinq porcs, un moulin à battre, une voiture à quatre roues, une petite charrette, une carriole, tous les autres attelages et voitures. 10-05-1869 (Robert Trudel) Urbain Dessureault achète la terre d’Hubert Poliquin, menuisier, fils de Joseph Poliquin. Cette terre, située à St-Stanislas, du côté nord de la rivière Batiscan, est constituée de deux arpents par 16 ou 17 de profondeur à partir du chemin qui conduit aux Chutes et se termine à la terre de l’acquéreur, entre la terre de ce dernier et celle de François Trépanier. Le prix est fixé à 525 piastres. Urbain paie 50 piastres comptant et s’engage à payer une série de dettes 17


Lot 560

contractées par Joseph Poliquin dont Hubert Poliquin a hérité. Le vendeur garde la maison et son emplacement. 30-04-1881 ( Lacoursière) Testament d’Urbain Dessureault. Urbain, « au lit, malade », donne tous ses biens à son épouse Joséphine Moreau et si elle meurt, ses biens iront à son fils Adolphe (aussi appelé Adelphi), âgé de trois ans. Urbain signe « Urbain Desureau » et spécifie que les légataires seront tenus de garder Appoline Thiffault, sa mère. Il donne 100 piastres à chacune des filles. Urbain décède le 5 mai 1881, à St-Stanislas, à l’âge de 39 ans. 17-11-1881 (Robert Trudel) Bail à loyer par Joséphine Moreau, veuve d’Urbain Dessureault, à Aimé Trudel, mécanicien, d’un terrain de deux arpents par un demi-arpent du côté nord du grand chemin qui mène aux Chutes. Le bail est fait pour cinq ans. Le loyer est de cinq piastres par année. Ce terrain est pris à partir d’un point situé à un arpent de la terre achetée d’Hubert Poliquin et est situé au sommet d’une côte. 03-02-1886 (D. T. Lacoursière) Testament de Félix Groleau. Il donne tous ses biens à Célina Marchildon, son épouse, avec charges d’élever les enfants. 03-02-1886 (D. T. Lacoursière) Testament de Célina Marchildon. Elle donne à Félix Groleau, son époux, tous ses biens meubles et immeubles, avec charges d’élever les enfants. 07-05-1886 (David T. Trudel) Testament de Joséphine Moreau, veuve d’Urbain Dessureault. Joséphine étant « au lit et malade de corps » dicte son testament. Elle donne à Adelphi, son fils âgé de huit ans, tous ses biens meubles et immeubles. Elle nomme son frère, François Moreau, comme exécuteur testamentaire et demande que trente messes basses soient célébrées après son décès. Joséphine Moreau décède le 25 juillet 1886 à l’âge de 46 ans. 27-07-1886 (A. Lacoursière) Appoline Thiffault vit toujours et elle a 75 ans. Les héritiers d’Urbain sont tous mineurs. Le tuteur signe une convention de rentes à la grand-mère puisqu’elle vit chez « des étrangers ». 18


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19-04-1887 (David T. Trudel) Inventaire des biens d’Urbain Dessureault et de Joséphine Moreau légués par testament à Adelphi Dessureault, leur fils, à la demande de François Moreau, de Saint-François-Xavier de Batiscan. Moreau agit comme tuteur de MarieLaura, Eugénie, Noémie, Adelphi et Alexandrine, enfants de feus Urbain Dessureault et Joséphine Moreau, selon l’acte de tutelle enregistré le 22 mai 1886. Sont aussi pris en considération les testaments d’Urbain Dessureault du 30 avril 1881 et celui de Joséphine Moreau du 7 mai 1886. 15-10-1887 (David T. Trudel) État sommaire mobilier des successions de feus Urbain Dessureault et Joséphine Moreau, sa femme. À la demande de François Moreau, tuteur des enfants mineurs et selon les décisions d’un conseil de famille tenu le 7 mai 1886, il est établi que les dettes actives s’élèvent à 307,53 piastres et que les dettes passives atteignent 1 126,80 piastres. Après avoir donné 100 piastres à chacune de ses sœurs, Adelphi recevra quelque 320 piastres. 15-10-1887 Autorisation à François Moreau, tuteur, de vendre l’immeuble d’Adelphi Dessureault, mineur. 29-10-1887 (D. T. Trudel) Avis public pour vendre à l’encan les lots No 558 et 560, d’une superficie de 143 arpents, voisins d’Hercule Levreau de Langis. 29-10-1887 (D. T. Trudel) Cahier des charges et condition de vente de l’immeuble. 13-11-1887 Avis de la publication de la vente par Elzéar Roberge, huissier. 22-11-1887 (D. T. Trudel) Vente par François Moreau, tuteur, à Félix Groleau par licitation (encan) de 143 arpents pour la somme de 1 511 piastres. 22-11-1887 (D. T. Trudel) Procuration de Noémie Dessureault à Henri Trudel. « Henri Trudel aura le pouvoir pour moi (Noémie) et en mon nom de toucher, retirer et percevoir de M. Félix

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Groleau la somme de 100 piastres avec les intérêts. » Ce montant lui revient de la vente de la terre héritée d’Urbain Dessureault et Joséphine Moreau. 22-11-1887 (D. T. Trudel) Paiement d’une obligation de Madame Urbain Dessureault à J. Onésime Lehouillier : 111,28 piastres. 24-11-1887 (David T. Trudel) Aimé Trudel, agissant pour son fils Henri, donne quittance à Adelphi Dessureault pour une somme de 100 piastres. Henri Trudel, journalier demeurant à Iron Mountain, au Michigan, est marié à Jeanne Dessureault, sœur d’Adelphi. Selon le testament d’Urbain Dessureault, daté du 30 avril 1881, un montant de 100 piastres est donné en héritage à chacune des filles, les autres biens allant à son fils unique Adelphi. Ainsi, en sa qualité de tuteur des enfants mineurs, François Moreau a remis 100 piastres à Aimé Trudel, mécanicien à StStanislas, afin que ce montant soit remis à son fils Henri. Ce dernier avait signé au Michigan une délégation datée du 30 avril 1887. 02-12-1887 (D. T. Trudel) Henri Trudel, pour le compte de Noémie Dessureault, donne quittance à Félix Groleau pour la somme de 100 piastres, liée à l’héritage provenant de la vente d’Urbain Dessureault. 1891 Au recensement de 1891, Appoline Thiffault vit dans sa maison avec ses petitsenfants Laura, 23 ans, [qui est] institutrice, Noémie, 15 ans, et Adolphe (Adelphi), 13 ans. Elle n’aura pas vécu chez des étrangers très longtemps. 09-05-1894 (J. E. Charbonneau) Transport par Appoline Thiffault, veuve de Marcel Dessureault, à Henri Trudel, mari de sa petite-fille Jeanne Dessureault, de la rente viagère et annuelle de 80 piastres qui lui est due et payable par Félix Groleau en vertu d’une vente consentie au dit Groleau par François Moreau qui agissait alors en qualité de tuteur des enfants d’Urbain Dessureault et de Joséphine Moreau. L’acte de vente en question est daté du 22 novembre 1887 et passé devant le notaire D. T. Trudel. Henri Trudel s’engage à loger, nourrir, vêtir et entretenir Appoline Thiffault, la cédante. La rente en cause est payable à raison de paiements trimestriels de 20 piastres. Appoline Thiffault décède à St-Stanislas, le 27 avril 1895, à l’âge de 84 ans et 3 mois. 20


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30-12-1898 (David T. Trudel) Adelphi Dessureault, forgeron à Ste-Thècle, donne quittance à Félix Groleau. Adelphi, qui a atteint sa majorité, a reçu de Félix Groleau la somme de 311 piastres plus les intérêts courus depuis le 14 novembre 1897. Cette somme était due par suite de la vente de la terre faite par François Moreau, oncle et tuteur des enfants mineurs d’Urbain Dessureault et Joséphine Moreau. Adelphi agit comme exécuteur testamentaire selon la décision du conseil de famille. 13-10-1904 (D. T. Lacoursière) Félix Groleau donne à Majorique Groleau une jument sous poil rouge, un buggy, une vache, deux mères moutonnes et une somme de 500 piastres livrable et payable à demande. 21-03-1905 (D. T. Lacoursière) Testament de Célina Marchildon, épouse de Félix Groleau. Elle donne tous ses biens meubles et immeubles à Philippe, son fils, qui sera l’exécuteur testamentaire. 31-03-1905 (D. T. Lacoursière) Par testament, Félix Groleau donne à son fils Majorique 300 piastres en trois ans. Il donne à Philippe, son fils, le reste de ses biens meubles et immeubles et ce dernier agit comme exécuteur testamentaire. 23-09-1907 (D. T. Trudel) Déclaration de Majorique Groleau au décès de Jeanne Veillette, sa première épouse décédée le 9 septembre à l’âge de 24 ans, sans enfant. Jeanne donne tous ses biens personnels à sa mère et à ses sœurs. 22-06-1909 (D. T. Trudel) Testament de Félix Groleau à son épouse Célina Marchildon. Félix donne tous ses biens à Célina Marchildon qui est légataire universelle avec la charge de garder avec elle Georgina St-Arnaud, épouse de Philippe Groleau, et ses enfants jusqu’à ce qu’ils se pourvoient par eux-mêmes ou que Georgina se remarie. 04-03-1912 (D. T. Trudel) Déclaration du testament de Félix Groleau par Célina Marchildon, son épouse. En vertu de ce testament, Célina Marchildon hérite de la juste moitié indivise des terres No 558 et 560, aux Chutes, à St-Stanislas. 21


Lot 560

04-05-1912 (D. T. Trudel) Célina Marchildon, veuve de Félix Groleau, donne à Majorique Groleau, son fils, les terres No 558 et 560 aux Chutes. Elle lui donne aussi tous les biens meubles et immeubles. A son autre fils, Napoléon Groleau, elle donne les meubles, outils et instruments d’agriculture. Les habits et vêtements de Félix Groleau iront à Georgina St-Arnaud, la veuve de son fils Philippe, à l’exception d’un rouet à filer, d’une commode, d’un lit et d’un capot de chat sauvage. La donataire, Célina Marchildon, doit payer à Georgina St-Arnaud la somme de 2 800 piastres dans les quinze ans à venir, quand celle-ci cessera de demeurer avec elle. Quand Georgina partira, Célina lui donnera les lits, les literies à son usage et à celui de sa famille, les vêtements ordinaires et nécessaires pour elle et sa famille, une vache, les tapis de plancher de sa chambre, une commode, un bureau de toilette, dix chaises, un moulin à coudre, un poêle à deux ponts, une armoire peinte en rouge, deux tables et un lave-main, pour faire cesser l’obligation au contrat de mariage de Georgina St-Arnaud. Célina devra aussi garder sa mère sa vie durant et lui procurer les nécessités de la vie tant spirituelles que temporelles, un service de deuxième classe, 25 messes basses. 01-08-1914 (D. T. Trudel) Par testament, Célina Marchildon donne tous ses biens personnels à Éva, Louiselle, Joséphine et Médora Groleau, ses petites-filles. Elle donne à Arthur et Benoît Groleau le reste des biens meubles et immeubles. Exécuteur testamentaire : Napoléon Groleau. Célina Marchildon décède à Saint-Stanislas le 11 mars 1922 à l’âge de 80 ans. 22-03-1923 Vente de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited. 08-02-1929 Servitude Majorique Groleau à la North Shore Power Company. 29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 22


02-04-1942 Vente par Majorique Groleau à Ferdinand Veillette.

Lot 560

02-04-1942 Vente par Ferdinand Veillette à Paul-André et Berchmans Veillette. 02-07-1946 Cession par Berchmans Veillette à Paul-André Veillette. 17-04-1947 Paul-André Veillette à Cie de Téléphone de Québec. 09-04-1949 Servitude Paul-André Veillette à la Shawinigan Water & Power Company. 15-11-1974 Vente par Paul-André Veillette à Clément St-Arnaud, moins la maison et l’emplacement. 14-02-1977 Servitude Paul-André Veillette à Hydro Québec. 01-06-1985 Vente par Paul-André Veillette à Francine Veillette de la maison et de l’emplacement. 24-09-1991 Vente par Francine Veillette à Normand Bourgeois.

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LOT 561

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette) Automne 1984

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LOT 561

Lot 561

Joseph Mongrain, fils

Trois arpents par 30 Situé autrefois au 38, rang des Chutes, aujourd’hui au 560, route 352 05-09-1823 La terre est acquise suivant un billet sous seing privé d’Édouard Guillet à Batiscan. 04-06-1825 (L. Guilbert) Au papier terrier No 96, Louis Foy concède à Joseph Mongrain une terre de trois arpents par 30, coté ouest de la rivière Batiscan, située entre Joseph Trépagnez (Trépanier) et Marcel Dessureault. 17-02-1843 (F. Filteau) Contrat de mariage d’Amable Mongrain et Marie-Catherine Gervais. Joseph Mongrain donne à Amable une terre de trois arpents par 30 aux Chutes, entre Marcel Dessureault et François Trépanier. Amable doit donner cent francs en argent ou en effet à chacun de ses frères le jour de leur majorité. 18-11-1844 (L. Guilbert) Joseph Mongrain vend à Price Brothers & Company Limited pour la somme de 12 livres, 10 chelins, un demi-arpent allant de la rivière Batiscan au chemin de front de la concession des Chutes. 15-04-1845 (F. Filteau) Amable Mongrain résilie la donation faite par son père, Joseph, le 17 février 1843, à la signature de son contrat de mariage. 31-07-1867 (Robert Trudel) Joseph Mongrain et son épouse donnent à Hercule Levreau de Langis, époux d’Hortense Mongrain, une terre de deux arpents et demi par 30 entre celle de la veuve de Marcel Dessureault et celle de François Trépanier. De l’autre côté de la route, la superficie de la terre est de trois arpents par 30. Levreau de Langis doit verser une dot à Zélia Mongrain. 25


Lot 561

16-12-1878 (A. J. Lacoursière) Joseph Mongrain et Hercule Levreau de Langis vendent un lopin de terre d’un arpent par un demi-arpent à Price Brothers & Company Limited. Ce terrain est situé entre ceux que possèdent déjà les vendeurs et l’acquéreur. 04-12-1884 (R. Trudel) Testament d’Hercule Levreau de Langis. Son épouse jouira de ses biens sa vie durant puis les biens reviendront à Adolphe Levreau de Langis avec charges. 04-12-1884 (R. Trudel) Testament de Dame Hortense Mongrain, épouse d’Hercule Levreau de Langis. Elle donne ses biens à Adolphe Levreau de Langis avec charges. 04-12-1884 (D.T. Trudel) Acte conventionnel entre M. et Mme Hercule Levreau de Langis et Adolphe Levreau de Langis. Hercule s’engage pour une somme de 50$ et s’oblige à garder Adolphe, sa femme et ses enfants. Ils travailleront selon leurs forces. 26-03-1889 (A. J. Lacoursière) Hercule Levreau de Langis et son épouse donnent à Delmar (Adelmar) Charest et son épouse, Caroline Levreau de Langis, une terre de trois arpents par 30 entre Félix Groleau et Théophile Tousignant. 04-11-1890 (D. T. Trudel) Résiliation de la donation à Adelmar Charest. Delmar (Adelmar) Charest et son épouse Caroline Levreau de Langis consentent à la résiliation pure et simple de la donation que leur a faite Hercule Levreau de Langis devant le notaire A. Lacoursière, le 26 mars 1889. Hercule Levreau de Langis devra donner à Delmar (Adelmar) Charest un cheval sous poil noir avec son attelage de travail et un sleigh à billots avec ses menoires, le bois pour une paire de menoires, une vache laitière sous poil brun ayant une corne cassée, un cochon mâle à l’engrais, une mère moutonne, un porc hivernant, 500 bottes de foin, 75 minots d’avoine, la moitié des grains de sarrasin, de pois et de blé qui ont été battus cette année, sauf ce qui a été dépensé en goudriole [n.d.a. : moulée faite de sarrasin, de pois et de blé], la demie de la goudriole qui a été faite et de la fleur non dépensée, la demie des patates et autres légumes, quatre charges de paille, cinq cordes de bois sec et 175$. Le lot 561 est hypothéqué pour garantir le paiement de ces obligations. 26


Lot 561

29-11-1891 (D. T. Trudel) M. et Mme Adelmar Charest donnent quittance à Hercule Levreau de Langis pour 125$ et le montant des dettes que ce dernier devait payer pour Adelmar Charest à la suite de la résiliation de la donation du 26 février 1889. 12-07-1892 (Louis Deshaies) Donation avec charges par Hercule Levreau de Langis et son épouse à Adolphe Levreau de Langis, leur fils, du lot No 561 dans le rang Nord des Chutes, entre Félix Groleau et Théophile Tousignant. Ce lot mesure trois arpents par 32. 07-02-1905 (C. S. de Carufel) Testament d’Adolphe Levreau de Langis à son épouse Eugénie Marchildon. Il lui donne la juste moitié de la terre, soit un arpent et demi par 30. 06-09-1906 (D. T. Trudel) Eugénie Marchildon donne à Ernest Levreau de Langis, son fils, la moitié d’une terre de trois arpents par 30 (soit un arpent et demi par 30 du lot No 561) et la moitié des bâtisses, entre Félix Groleau et Théophile Tousignant. La transaction comprend des charges envers la grand-mère, Hortense Mongrain. 06-09-1906 (D. T. Trudel) Eugénie Marchildon et Ernest Levreau de Langis vendent à Richard Cossette, de Shawinigan, la terre No 561 au rang des Chutes entre Félix Groleau et Théophile Tousignant avec, en plus, un cheval et des outils d’agriculture. La terre vendue mesure trois arpents par 30 et le montant de la transaction s’élève à 4 000$. 09-10-1907 (D. T. Trudel) Richard Cossette vend à Caleb Bordeleau une terre de trois arpents par 32 au rang des Chutes (No 561), entre Félix Groleau et Théophile Tousignant 08-06-1909 (D. T. Trudel) Transport par Eugénie Marchildon à Pierre Zoupir Bailly d’une somme de 800$ due par Caleb Bordeleau à Eugénie Marchildon. 18-01-1913 (D. T. Trudel) Main levée d’hypothèque sur la terre No 561 pour une somme de 800$ due à Eugénie Marchildon par Pierre Zoupir Bailly. 27


Lot 561

31-01-1913 (D. T. Trudel) Main levée d’hypothèque à Richard Cossette sur la vente du lot No 561 à Caleb Bordeleau. 10-12-1913 (D. T. Trudel) Caleb Bordeleau vend à Price Brothers & Company Limited cinq arpents (90 perches en superficie) sur le bord de la rivière Batiscan. 05-08-1915 Seing privé. Succession. 17-08-1915 (L. E. Germain) Vente par «La Succession de Caleb Bordeleau» à dame Célina Dessureault, veuve de Caleb Bordeleau, « entr’autres immeubles, celui y décrit comme étant le lot numéro cinq cent soixante-un (561) du cadastre de St-Stanislas, avec les bâtisses pouvant s’y trouver. » Prix payé comptant. Cette vente est consentie sous l’autorisation de la Cour. 15-12-1915 (L. E. Germain) Testament de Dame Célina Dessureault, veuve de Caleb Bordeleau, par lequel elle institue Napoléon Bordeleau, son fils, légataire universel, en pleine et absolue propriété, avec plusieurs charges non hypothécaires. 08-07-1916 (L. E. Germain) Contrat de mariage entre Napoléon Bordeleau et Léontine Trudel. Communauté de biens. Pas de douaire. Ce contrat dit que les biens que le futur époux apporte, quant à présent, en mariage, consistent en quatre lots de terre, parmi lesquels est mentionné le No 561 du cadastre de St-Stanislas. Ce contrat mentionne, de plus, que le futur époux ameublit les immeubles apportés en mariage, dans le but de les faire entrer dans la communauté de biens devant exister entre lui et son épouse. Le futur époux a fait donation à la future épouse d’une somme de 2 000$ payable à la future épouse en cas de survie et au décès dudit futur époux. Donation mutuelle, viagère et réciproque, à cause de mort, entre les futurs époux, aux conditions y stipulées. 22-03-1923 Vente de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited.

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Lot 561

30-08-1928 (Henri Cinq-Mars) Testament de François-Xavier Baribeault, par lequel il a institué Dame Lumina DeLangy, son épouse, légataire universelle, avec « défense d’avantager un second mari, avec les biens à elle légués, par le présent testament. » 29-09-1930 (Sous seing privé) Le 5 août 1915, il a été enregistré […] une déclaration sous seing privé, par laquelle « il appert que Caleb Bordeleau, fils de Marcel, est décédé « ab intestat », le ou vers le 12 janvier 1915, laissant, pour ses seuls héritiers, Émilien Bordeleau, Napoléon Bordeleau, Honoré Bordeleau, Rosaire Bordeleau, JeanBaptiste Bordeleau, Annie Bordeleau, épouse d’Omer Baribeau, Émilie Bordeleau, épouse d’Alvida Pronovost, ses enfants, et Benoît Dupuis, Cécile Dupuis, Paul Dupuis, Charles Dupuis, Regina Dupuis et Marcelle Dupuis, ses petits enfants mineurs issus du mariage d’Amédée Dupuis avec Léda Bordeleau décédée, enfant dudit Caleb Bordeleau, et étant héritiers par représentation de leur mère; que, parmi les biens composant la succession dudit Caleb Bordeleau, se trouvait la juste moitié indivise de l’immeuble y décrit sous le numéro cinq cent soixante-un (561) du cadastre de St-Stanislas. » 13-04-1931 (J. A. Gravel) Un acte a été reçu devant J. A. Gravel, notaire, le 7 avril 1931, par lequel il appert que ladite Dame Célina Dessureault est décédée le 24 décembre 1915 laissant un testament et que, parmi les biens composant sa succession, se trouvait le lot No 561 du cadastre de St-Stanislas, à distraire la partie vendue à Price Brothers & Company Limited. 14-04-1931 (J. Mongrain) Suivant document fait le 29 septembre 1930, sous le régime de la Loi de Faillite et de ses amendements, […], il appert que Napoléon Bordeleau, insolvable, ait fait cession de tous ses biens distribuables entre ses créanciers, entre les mains de Napoléon Alarie, comptable, des Trois-Rivières. Ce document était accompagné, pour l’enregistrement, d’un certificat du Séquestre Officiel attestant que ledit Napoléon Alarie avait été nommé syndic des biens de la faillite dudit Napoléon Bordeleau. 30-04-1931 (J. Mongrain) Vente par Napoléon Alarie, syndic des biens de la faillite de Napoléon Bordeleau, à François-Xavier Baribeault, entr’autres immeubles, le lot No 561 29


Lot 561

du cadastre de St-Stanislas, avec bâtisses, à distraire la partie vendue à Price Brothers & Company Limited. Prix payé comptant. Cette vente a été faite à l’enchère publique le 30 avril 1931; titre octroyé, devant J. Mongrain, Notaire, le 5 mai 1931 et enregistré le 20 mai 1931. 12-09-1934 (Henri Cinq-Mars) Un acte est enregistré devant le notaire Henri Cinq-Mars le 28 août 1934, par lequel il appert que ledit François-Xavier Baribeault est décédé le 14 août 1934, laissant un testament et que, parmi les biens composant sa succession, se trouvait la juste moitié indivise de l’immeuble faisant l’objet de l’acte notarié en date du 12 septembre 1934, avec bâtisses.

07-08-1935 (A. J. O. Bergeron) Dame Lumina DeLangy, veuve de François-Xavier Baribeault, donne à Léo Baribeault le lot No 561 avec bâtisses. Charges, droit de retour et prohibitions d’aliéner radiés. 24-06-1940 (Robert Béliveau) Léo Baribeault vend à Ludovic Veillette le lot No 561 avec bâtisses. Une somme de 2 300$, représentant la balance du prix de la vente, a été stipulée payable au vendeur, et apparaît comme étant due. 04-02-1942 (Robert Béliveau) Suivant acte reçu devant R. Béliveau, il appert une quittance totale du prix de la vente effectuée le 24 juin 1940. 18-11-1948 (Robert Béliveau) Servitude consentie par Ludovic Veillet en faveur de la Shawinigan Water & Power Company sur une partie du lot No 561 du cadastre de St-Stanislas. Cette servitude a trait à l’établissement, au maintien et à l’entretien d’une ligne de transport de l’électricité. 28-02-1949 Servitude Ludovic Veillette à la Shawinigan Water & Power Company. 24-03-1965 (C. É. Gagnon) Vente par Ludovic Veillette à la corporation de la paroisse de St-Stanislas ayant pour objet l’immeuble suivant : 30


Lot 561

« Un terrain de forme rectangulaire faisant partie du lot connu et désigné sous le numéro 561 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, mesurant 27 pieds de largeur sur une profondeur de 27 pieds, le tout à la mesure anglaise de façon à ce que la ligne de front dudit terrain du coté nord-est soit située à une distance d’environ 34 pieds de la clôture actuelle du chemin public, et que cette ligne de front du coté sud-ouest soit située à environ 46 de la clôture actuelle du chemin public, le tout mesure anglaise, de manière à ce que cette ligne de front passe à trois pieds anglais au nord-ouest du carré de la citerne déjà érigée sur ledit terrain, borné comme suit: en front, vers le nord-ouest et en profondeur vers le sud-est, par le résidu dudit lot appartenant au vendeur, d’un coté, vers le nord-est par M. Paul André Veillette, et d’un coté, vers le sud-ouest par le vendeur, la ligne sud-ouest du présent terrain étant située à une distance d’environ 455 pieds mesure anglaise, de la clôture séparant la terre du vendeur de celle de Monsieur Jean Jacob. Le prix d’un dollar a été payé comptant. Par les mêmes présentes, le vendeur crée et établit en faveur de l’acquéreur, acceptant, au profit du terrain susdésigné comme fonds dominant, un droit ou servitude de passage à perpétuité à pieds et par tout mode de locomotion sur une lisière de terrain faisant partie dudit lot 561 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, se trouvant au sud-est du chemin public, actuel, ayant 15 pieds de largeur, mesure anglaise, sur toute la longueur qu’il y a à partir du chemin public à aller à la ligne de front du terrain présentement vendu, donnant une profondeur moyenne d’environ 40 pieds anglais. Il est toutefois convenu que le vendeur pourra lui-même passer sur la susdite lisière de terrain pour aller sur sa terre en n’importe quel temps et qu’il l’entretiendra luimême de la façon qu’il l’entendra, mais l’acquéreur ne pourra forcer ledit vendeur ni ses ayants droit à entretenir un chemin ouvert durant l’hiver sur cette lisière de terrain. » 24-09-1968 (C. É. Gagnon) Servitude consentie par Ludovic Veillette en faveur de la Commission hydroélectrique du Québec (Hydro-Québec) sur une partie y décrite du lot numéro 561 du cadastre de St-Stanislas. Cette servitude a trait à l’établissement, au maintien et à l’entretien d’une ligne de transmission de courant électrique. « Avis donné le 11 juillet 1967 par B. Lacasse, co-secrétaire pour la Commission hydroélectrique de Québec, que ladite Commission, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la loi d’Hydro-Québec, dépose le plan géné31


Lot 561

ral TA-R-1082 dans le but d’obtenir les droits de servitude réels et perpétuels dont elle a besoin pour la construction, l’exploitation et l’entretien de ligne(s) de transmission d’énergie électrique Laurentides – Duvernay sur les immeubles dont elle a besoin parmi lesquels se trouvent partie du lot numéro 561 du cadastre de St-Stanislas. » Cet avis était accompagné pour l’enregistrement d’un certificat délivré à Montréal, le 11 juillet 1967. 20-02-1970 Vente par Ludovic Veillette à Michel Veillette. Ludovic Veillette garde sa maison et son emplacement. 14-02-1977 Servitude consentie par Michel Veillette à Hydro Québec. 15-05-1990 Vente à Ferme Veillette & Frères . 10-2005 Vente à G. A. B. Fournier de la partie située au nord de la route, moins maison et emplacement. « Désignation : une terre connue et désignée comme étant le numéro 561 du susdit cadastre. Sauf et à distraire : a) L’emplacement vendu par Ludovic Veillette à la Corporation de la paroisse de St-Stanislas, suivant acte de vente reçu devant Me Charles-Édouard Gagnon, notaire, le 19 mars 1965 […] avec la citerne déjà érigée sur ledit terrain bornée en front vers le nord-ouest et en profondeur vers le sud-est, par le résidu dudit lot appartenant au vendeur, d’un côté vers le nord-est par P. A. Veillette et d’un côté vers le sud-ouest par une partie de l’immeuble susvendu, la ligne sud-ouest du présent terrain est située à une distance d’environ 455 pieds, mesure anglaise, de la clôture séparant la terre du vendeur de celle d’Oscar Veillette. b) La partie vendue par Caleb Bordeleau à Price Brothers et Company Limited, suivant acte passé devant Me D. T. Trudel, notaire, […] d’une superficie de cinq

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Lot 561

arpents et 90 perches, bornée comme suit, savoir : – en front, partie aux acquéreurs et à la Rivière Batiscan, en profondeur par le résidu dudit lot appartenant au vendeur, vers le nord-est aux représentants de Félix Groleau et partie aux acquéreurs, vers le sud-ouest à Théophile Tousignant. »

Archives du séminaire de Trois-Rivières, collection Monique Mongrain

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LOT 562

Photo : Sylvie BĂŠlanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOT 562

Lot 562

Joseph Trépanier

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 35, rang des Chutes, aujourd’hui au 555, route 352 Date indéterminée Joseph Badeaux, écuyer, promet ce lot en concession à Joseph Trépanier sans aucun titre, au nom de Louis Foy. La concession a une superficie de trois arpents par 30, entre Romain Mongrain et Joseph Mongrain. 01-06-1825 (Louis Guillet) Le papier terrier No 89 confirme à Joseph Trépanier la propriété d’une terre de trois arpents par 30 aux Chutes à St-Stanislas, entre Romain Mongrain et Joseph Mongrain. 01-09-1825 (Louis Guillet) Contrat de mariage de François Trépanier et Marie Veillet. Les époux seront uns et communs en tous leurs biens meubles et conquets immeubles. Joseph Trépanier et Suzanne Juineau donnent à leur fils François, à son contrat de mariage, une terre à la Côte St-Paul d’une superficie de deux arpents par 20 avec, en plus, un terrain d’un demi-arpent par 30 aux Chutes, entre Joseph Mongrain et Joseph Trépanier. S’ajoutent un lit, une vache, un mouton, une charrue et d’autres effets. Le père de Marie Veillet, Jean-Baptiste, s’engage à payer 300 piastres à la demande de celle-ci. Marie cède à son père tous ses droits dans la succession de Marguerite Gervais, sa mère. François doue Marie de 500 livres. Préciput 250 livres. Clause testamentaire. Joseph Trépanier conserve deux arpents et demi par 30. 28-04-1831 (Amable Bochet, arpenteur) Procès-verbal de lignes de ceinture et bornes qui divisent les terres des Sieurs Joseph Poliquin, François Trépanier et Marcel Dessureault et Valence StArnaud. 09-07-1832 (Louis Guillet) Contrat de mariage de Pierre Trépanier et Caroline St-Cyr. Les époux seront uns et communs en tout. Ils se prennent avec chacun leurs biens. 35


Lot 562

Joseph Trépanier et Suzanne Juineau donnent à leur fils Pierre, sur son contrat de mariage, une terre de deux arpents et demi par 30 aux Chutes, à StStanislas, entre Romain Mongrain et François Trépanier. Ils donnent aussi un lit garni, une vache, un mouton et ils aideront Pierre à se bâtir de maison et d’étable. En attendant, il les gardera avec lui et leur fournira les nécessités de la vie. Pierre doue Caroline de 600 livres de 20 sous. Préciput de 300 livres. Clause testamentaire. 28-07-1835 (Louis Guillet) Contrat de mariage de Calixte Tousignant et Tharsile Mongrain selon la formule conventionnelle avec clause testamentaire. 25-02-1836 (Louis Guillet) Pierre Trépanier vend à Romain Mongrain un demi-arpent par 30 entre Romain Mongrain et Pierre Trépanier pour la somme de 70$. Pierre Trépanier conserve deux arpents par 30. Date indéterminée La famille Tousignant prend possession du lot No 562.

22-06-1867 (A. J. Lacoursière) Contrat de mariage entre Théophile Tousignant et Henriette Bonenfant. Les époux se donnent mutuellement leurs biens. Pas de douaire. L’épouse apporte un lit commun, une vache, deux moutons, un rouet à filer et un coffre. Calixte Tousignant donne à Théophile une terre de deux arpents par 25 à la Côte StPaul. S’ajoutent un cheval, une vache, deux moutons, un porc et un poêle simple. Calixte devra aider Théophile à bâtir la maison, la grange et l’étable. 21-04-1871 (A. J. Lacoursière) Donation par Calixte Tousignant à Théophile Tousignant pour un montant de 400$. En vertu de cette donation, Calixte cède une terre de deux arpents par 30 (No 562) située aux Chutes, à St-Stanislas, entre François Trépanier et Ludger Mongrain. 12-04-1873 (R. Trudel) François Trépanier vend à Théophile Tousignant une portion de terre d’un demi-arpent par 30, entre Joseph Mongrain et Théophile Tousignant. La superficie du lot passe à deux arpents et demi par 30.

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Lot 562

12-04-1873 (Rinfret) Théophile Tousignant emprunte 200$ à Edwige Roberge. Il hypothèque sa terre des Chutes. 09-12-1882 (A. J. Lacoursière) Calixte Tousignant donne quittance à Théophile Tousignant pour la somme de 400$ due suite à la donation du 21 avril 1871. 09-12-1912 (D. T. Trudel) Vente par Théophile Tousignant à Price Brothers & Company Limited d’une parcelle de deux arpents et demi par 417 pieds de long et d’une lisière pour un chemin. 26-12-1916 Donation par Théophile Tousignant à Edmond Tousignant. 22-02-1923 Vente par Edmond Tousignant à Henri Tousignant. 17-03-1923 Résiliation de la vente d’Edmond Tousignant à Henri Tousignant. 22-03-1923 Vente de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited. 07-04-1923 Avis Henri Bisson à Edmond Tousignant. Cession à Henri Bisson. 23-06-1923 Vente Henri Bisson ès qualité à Xavier Jacob. 08-02-1929 Servitude Xavier Jacob à la North Shore Power Company. 18-06-1929 (L. E. Germain) Donation par Xavier Jacob à Jean Jacob à son contrat de mariage avec Aurore Sanschagrin. 37


Lot 562

29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 26-02-1949 Servitude Jean Jacob à la Shawinigan Water & Power Company. 21-03-1968 Vente par Jean Jacob à Oscar Veillette : « Une terre située dans le Rang des Chutes, en la paroisse de St-Stanislas, connue et désignée sous le numéro 562 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, d’une superficie de 79 arpents et 24 perches, avec une maison et autres bâtisses dessus construites. Sauf et à distraire de ladite terre la partie appartenant à Price Brothers en vertu d’un acte de vente consenti par monsieur Théophile Tousignant, le 9 décembre 1912. Sujette ladite terre à une servitude en faveur de The North Shore Power Co., suivant acte enregistré le 8 février 1929 et aussi à une servitude en faveur de The Shawinigan Water & Power Co., suivant acte enregistré le 26 février 1949. » 07-02-1969 Servitude Oscar Veillette à Hydro Québec. 25-08-1980 (Danielle Lesieur) Donation par Oscar Veillette à Michel Veillette. « Une terre située dans le Rang des Chutes, connue et désignée sous le numéro 562 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, division d’enregistrement de Champlain, d’une superficie de 79 arpents et 24 perches. Avec les bâtiments de ferme dessus construits, circonstances et dépendances. Sauf et à distraire de ladite terre la partie appartenant à Price Brothers en vertu d’une vente consentie par Monsieur Théophile Tousignant et enregistrée au bureau d’enregistrement de Champlain […] et décrite comme suit : Une portion de terrain située à St-Stanislas au lieu nommé Les Chutes, à prendre et détacher du lot de terre numéro 562 des plan et livre de renvoi officiels de ladite paroisse de St-Stanislas, de deux arpents et demi de largeur sur 97 pieds de longueur dans la ligne Nord-Est et 450 pieds aussi de longueur dans la ligne Sud-Ouest, formant cinq arpents et 65 perches en superficie, borné en front par la rivière Batiscan, en profondeur par le résidu dudit lot de terre apparte38


Lot 562

nant au vendeur, d’un côté vers le Nord-Est par C. Bordeleau et de l’autre côté au Sud-Ouest par S. Mongrain. Sujette ladite terre à une servitude en faveur de North Shore Power Co., […] et aussi à une servitude en faveur de The Shawinigan Water & Power […]. Sauf et à distraire également de ladite terre, la partie que se réserve le donateur et décrite comme suit, savoir : « Un terrain mesurant 250 pieds de largeur par 150 pieds de profondeur, plus ou moins, mesure anglaise, ladite largeur devant être prise à la ligne de division des lots 562 et 563, et la profondeur devant être prise à partir du chemin public du Rang des Chutes; connu et désigné, ledit terrain, comme étant une partie du lot 562 du susdit cadastre, et borné comme suit, savoir : – en front, par le chemin public du Rang des Chutes; d’un côté, vers le Sud-Ouest, par le lot 563 dudit cadastre; de l’autre côté, vers le Nord-Est, et en profondeur, vers le Sud-Est, par le résidu dudit lot 562, faisant l’objet de la présente donation. Avec la maison dessus construite, sur ledit terrain présentement réservé, portant le numéro civique 35, rang des Chutes, St-Stanislas, circonstances et dépendances. » 18-05-1990 La terre devient la Ferme Veillette & Frères. 30-09-1992 (Danielle Lesieur) Gertrude Lafontaine donne à Michel et Claude Veillette le bien suivant, qu’elle avait reçu de son époux, Oscar Veillette : « Un emplacement connu et désigné comme étant une partie du lot numéro 562 du cadastre officiel pour la paroisse de St-Stanislas, division d’enregistrement de Champlain, mesurant, mesure anglaise, plus ou moins, 250 pieds de largeur par 150 pieds de profondeur, ladite largeur devant être prise à la ligne de division des lots 562 et 563, et la profondeur devant être prise à partir du chemin public du rang des Chutes, borné comme suit, savoir : – en front, vers le nord-ouest par le chemin public du rang des Chutes; d’un côté, vers le sud-ouest, par le lot 563 dudit cadastre; de l’autre côté, vers le nord-est et en profondeur, vers le sud-est, par le résidu du lot 562 propriété de Veillette et Frères. Avec maison dessus construite, circonstances et dépendances, portant le numéro civique 35, rang des Chutes, St-Stanislas. » 10-2005 Vente à G. A. B. Fournier de la partie située au nord de la route. 39


LOT 563

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 563

Lot 563

Joseph Mongrain, père

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 32, rang des Chutes, aujourd’hui au 550, route 352 Date indéterminée Concession à Joseph Mongrain sans aucun titre. 24-07-1821 (Louis Guillet) Joseph Mongrain donne à Romain Mongrain, à la signature de son contrat de mariage avec Marthe Trépanier, une terre de trois arpents par 30 entre Louis Mongrain et des terres non concédées. Romain doue Marthe de 600 livres. 21-07-1825 (Louis Guillet) Le papier terrier No 215 confirme la propriété d’une terre de trois arpents par 30 à Romain Mongrain à St-Stanislas, au lieu nommé les Chutes, entre Louis Mongrain et Joseph Trépanier. 10 juillet 1862 Décès de Romain Mongrain. Nous n’avons pu établir clairement la succession excepté que le lot No 563 passe entre les mains de Ludger Mongrain après la mort de Romain Mongrain. 22-05-1901 Testament de Ludger Mongrain. Il lègue tous ses biens à son épouse, Sophie Brunette. Ludger Mongrain décède le 23 juillet 1901 à St-Stanislas. 22-05-1901 Testament de Sophie Brunette. Elle lègue tous ses biens à son époux, Ludger Mongrain. Sophie Brunette décède le 31 janvier 1912 à St-Stanislas. Date indéterminée Donation par Ludger Mongrain à Siméon Mongrain. 31-12-1912 (D. T. Trudel) Vente par Siméon Mongrain à Price Brothers & Company Limited d’une parcelle de trois arpents et demi par 450 pieds de longueur et 161 pieds ligne sud-ouest.

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Lot 563

08-06-1921 Convention de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited. 22-03-1923 Vente de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited. 09-02-1929 Servitude de Siméon Mongrain à la North Shore Power Company. 29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 03-08-1946 Vente par Siméon Mongrain à Benoit Mongrain. 28-02-1949 Servitude Benoit Mongrain à la Shawinigan Water & Power Company. 03-08-1951 Succession Benoit Mongrain. 12-05-1961 Vente par Marcel Mongrain et alliés à Joseph Guillemette. Désignation « Une terre située en la paroisse de St-Stanislas, dans le Rang des Chutes, connue et désignée sous le numéro 563 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, avec une vieille maison dessus construite. Sujette ladite terre à une servitude en faveur de North Shore Power Company et ses représentants, suivant acte passé devant Me J. A. Gravel, notaire, le 26 janvier 1929, dont copie a été enregistrée au bureau de la division d’enregistrement de Champlain […]. Sauf et à distraire de ladite terre : 1. Les portions et lisières de terrain appartenant à Price Brothers & Company Limited, telles que décrites dans un acte consenti par monsieur Siméon Mongrain et reçu devant Me D. T. Trudel, notaire, le 31 décembre 1912, dont copie a été enregistrée au susdit bureau d’enregistrement. […]. 42


Lot 563

2. Un terrain comprenant le lot numéro 563 A et une partie dudit lot 563 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, ayant une superficie d’environ trois quarts d’arpent, soit une largeur de 150 pieds anglais dans sa ligne SudEst, le long du chemin public actuel et dans sa ligne Nord-Ouest, et ayant une longueur de 180 pieds anglais dans sa ligne Nord-Est, le long de la terre de monsieur Jean Jacob, et 180 pieds anglais en longueur dans sa ligne Sud-Ouest; borné comme suit : en front, vers le Sud-Est, par le chemin public, en profondeur, vers le Nord-Ouest, et d’un côté, vers le Sud-Ouest, par le résidu dudit lot 563 et de l’autre côté par monsieur Jean Jacob, sans bâtisse, lequel terrain appartient à monsieur Wilbrod Mongrain. 3. La terre […] se désigne comme suit : « Une terre située dans le Rang des Chutes Sud-Ouest, en la paroisse de St-Stanislas, de figure irrégulière, faisant partie du lot connu et désigné sous le numéro 563 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, d’une superficie de 27 arpents et quatre-vingt-six centièmes carrés, ayant en front 270 pieds anglais, en suivant la clôture actuelle qu’il y a à partir du ruisseau jusqu’à la ligne de division des lots 563 et 562, de manière à être bornée en front partie par un ruisseau et partie par le résidu dudit lot 563 restant la propriété du vendeur, de sorte que la ligne de front est marquée tout d’abord par ce ruisseau et ensuite par une vieille clôture qui part du ruisseau en se dirigeant vers le Nord jusqu’à la ligne de division desdits lots 562 et 563, ayant ladite terre une longueur de 1 298 pieds anglais dans sa ligne Sud-Ouest et une longueur de 1 533 pieds anglais dans sa ligne Nord-Est et à sa profondeur, vers le Nord-Ouest, une largeur de 671 pieds anglais, de manière à être bornée en profondeur, vers le Nord-Ouest, à la terre de monsieur Jean-Guy Germain (lot 72), d’un côté, vers le Sud-Ouest, à la terre de monsieur Oscar Veillette (partie 564), et de l’autre côté, vers le Nord-Est, au lot numéro 562, sans bâtisse. » 14-11-1967 Vente par Joseph Guillemette à Oscar Veillette. 07-02-1969 Servitude Oscar Veillette à Hydro-Québec. 25-08-1980 Donation par Oscar Veillette à Michel Veillette. 43


Lot 563

29-09-1980 Vente d’un emplacement (200/280 par 150 pieds de profondeur) par Michel Veillette à Michel Bordeleau Ptie 563 (32, des Chutes ou 550, route 352). 18-05-1990 La ferme devient Ferme Veillette & Frères. 10-2005 Vente par la Ferme Veillette & Frères à G. A. B. Fournier de la partie située au nord de la route.

Photo : Sylvie Bélanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOT 563 A

Lot 563 A

Date indéterminée Pierre Mongrain vend un emplacement à Joseph Trottier. 06-11-1894 (J. E. Charbonneau) Joseph Trottier vend à Zéphirin Bellemare un emplacement d’une superficie d’environ trois quarts d’arpent entre Ludger Mongrain et Théophile Tousignant, du côté sud du chemin public. Zéphirin Bellemare paie à Ludger Mongrain une rente annuelle de 2.50$. Il lui verse également 150$ pour une maison et d’autres bâtisses. 29-08-1896 (J. E. Charbonneau) Pour la somme de 150$, Zéphirin Bellemare vend à Georges Périgny l’emplacement décrit dans la désignation cadastrale transcrite plus bas. 16-04-1899 (J. E. Charbonneau) Zéphirin Bellemare donne quittance à Georges Périgny pour le paiement entier de son emplacement No 563 A. 02-08-1904 (L. E. Germain) Vente par Prudence Dumont, épouse de Georges Périgny. Celui-ci lui donne procuration le 29 juillet 1904 (il est à Lowell, Mass., États-Unis) pour vendre à Wilbrod Mongrain sa propriété No 563 A. 06-04-1968 Cession par Paul-Émile Mongrain et alliés à Justine Mongrain. 19-05-1968 Testament de Wilbrod Mongrain à Justine Mongrain. 21-11-1968 Servitude Justine Mongrain à Hydro-Québec. 03-03-1987 Justine Mongrain à MRC de Francheville. 45


Lot 563 A

13-04-1987 MRC de Francheville à Municipalité de St-Stanislas (adjudication). 17-05-1989 Vente MRC de Francheville à Municipalité de St-Stanislas. 29-08-1989 Vente par la Municipalité de St-Stanislas à Michel Veillette. Désignation du lot 563 A : « une partie du lot 563 des plan et livre de renvois officiels de St-Stanislas, bornée comme suit : en front vers le sud-est, par le chemin public; en profondeur vers le nord-ouest et d’un côté vers le sud-ouest par la partie du lot 563; et de l’autre côté vers le nord-est par le lot 563 A (trois quarts d’arpent équivaut à une superficie de 150 par 180 pieds). »

Photo : Sylvie Bélanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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Hommage à nos ancêtres J’aime beaucoup, dit Dieu ces hommes qui ont quitté des terres toutes faites, des terres travaillées pour partir sur des terres en bois debout, pour partir défricher, à la force de leurs bras et de leurs muscles, des terres neuves, des terres nouvelles. Abattre des arbres, labourer la terre, creuser des sillons, et semer, semer, à toute volée, le blé qui nourrira la maisonnée. Oui. Je les aime beaucoup, dit Dieu. Ils étaient d’une race forte, d’une race fière… d’une race qui… ne sait pas… mourir. Ils cachaient sous des dehors parfois rudes et frustres, un cœur délicat et tendre… Et que dire, de leur accueil si chaleureux… et si généreux? Tous se sentaient chez-eux… Mais J’aime aussi beaucoup, dit Dieu leurs compagnes fidèles et dévouées, aimantes et travailleuses. Sans elles, qu’auraient-ils pu faire? Comme des abeilles, elles butinaient de l’aube au couchant pour vêtir et nourrir la nichée. Et, il y en avait des enfants! Il n’y en avait jamais trop… Il leur fallait bien être supérieurs en nombre…

Que pouvaient-ils faire d’autre, pour rester fidèles à la France qu’ils aimaient toujours. Oui. Je les aime beaucoup, dit Dieu ces femmes aux mains gercées par le travail dur,… pénible… mais au cœur si grand, tellement grand qu’elles ne gardaient rien pour elles. Eh bien, dit Dieu, J’aime beaucoup tous ces pionniers Et, Je leur ai réservé … de toute éternité une place de choix dans mon paradis… Angèle Bruckert (Martin) In : Le coopérateur agricole, date inconnue.

Archives du séminaire de Trois-Rivières, collection Monique Mongrain

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LOT 564

Photo : Sylvie BĂŠlanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOT 564

Lot 564

Joseph Mongrain Trois arpents par 30

Louis Mongrain – Tharsile Perreault Sans adresse

Date indéterminée Promis en concession par les seigneurs du lieu d’une terre de trois arpents par 30. 17-11-1818 (L. Guillet) Joseph Mongrain donne à Louis Mongrain, son fils, une terre de trois arpents par 30, entre Antoine Mongrain et Joseph Mongrain. 21-07-1825 (L. Guillet) Au papier terrier, la concession d’une terre de trois arpents par 30 est confirmée à Louis Mongrain, entre Moïse Mongrain et Romain Mongrain, au lieu nommé les Chutes à St-Stanislas. 04-12-1843 (F. Filteau) Louis Mongrain donne permission à Jos Richer Laflèche de faire sur sa terre un chemin vers la rivière. 08-06-1848 (R. Trudel) Donation de Louis Mongrain et son épouse, Tharsile Perreault, à Zéphirin Mongrain et Anselme Mongrain, leurs fils, d’une terre de trois arpents par 30 aux Chutes, entre Romain Mongrain et Étienne Vallerand. Le document précise entre autres des charges envers les parents et aussi un chemin donnant accès à un autre morceau de terrain. 22-11-1850 (L. Guillet) Échange entre Zéphirin Mongrain et Nérée Mongrain. Zéphirin cède à Nérée une terre de trois arpents par 30 aux Chutes, entre Romain Mongrain et Calixte Tousignant, et Nérée cède en retour une terre de deux arpents par 27 à St-Stanislas, à la Côte St-Louis, entre Flavien Mongrain et la route de la dite concession. Flavien reçoit également un droit d’accès à un chemin pour se rendre à une autre terre qu’il possède. Nérée et Zéphirin se partagent les obliga49


Lot 564

tions comprises dans la donation de Louis à Zéphirin, c’est-à-dire les nécessités de la vie, l’aide au travail de la ferme et même la dot de Lucie, leur sœur. Nérée paiera la pension d’Onésime, son frère, au Séminaire de Nicolet jusqu’à la fin de son cours s’il n’abandonne pas avant et une somme de 20 louis. Pour cela, Louis sacrifie une partie de la rente viagère et d’autres services. 28-02-1871 (Antoine J. Lacoursière) Convention entre veuve Tharsile Perreault et Nérée Mongrain. Tharsile renonce à certains avantages de la donation du 8 juin 1848 (argent, etc.). 13-04-1871 (Antoine J. Lacoursière) Donation par Nérée Mongrain à Léon Mongrain, son fils, d’une terre de trois arpents par 30, entre Ludger Mongrain et la route de la Côte St-Paul. Sont compris dans la donation un cheval, un attelage, une vache, une taure d’un an, deux moutons, un porc, une carriole, deux robes de carriole, un sleigh à patins, une charrue et une herse. Léon verse 150$ en retour. Tharsile renonce à une pension. 03-07-1871 (Blondin) Contrat de mariage entre Léon Mongrain et Aurélie St-Louis selon la formule conventionnelle. 19-09-1876 (A. J. Lacoursière) Nérée Mongrain donne quittance à son fils Léon pour le montant de 150$ dû à la donation du 14 avril 1871. 04-12-1876 (A. J. Lacoursière) Calixte Tousignant s’oblige à exécuter fidèlement toutes les obligations auxquelles était tenu Léon Mongrain selon la donation du 13 avril 1871. En retour, Nérée Mongrain s’engage à verser 250$ à Calixte Tousignant et hypothèque une terre de quatre arpents par 30 à la rivière Batiscan, entre Philippe Despins et Dolphis Trudel. Pour garantir la somme de 250$ de Nérée Mongrain à Calixte Tousignant, Nérée hypothèque une terre de trois arpents par 30 aux Chutes, entre Ludger Mongrain et Joseph Tousignant et la route de la Côte St-Paul, à l’exception de deux emplacements, un à Délima Bellefeuille et l’autre à la Corporation des écoles. 50


Lot 564

04-12-1897 (D. T. Trudel) Testament de Léon Mongrain. Il donne tous ses biens à son épouse Aurélie St-Louis avec des charges pour les enfants, les garçons jusqu’à leur majorité, les filles jusqu’à ce qu’elles soient pourvues par mariage ou autrement. Les garçons travailleront pour leur mère suivant leur capacité. Le document prévoit aussi un service sur le corps et 25 messes basses. 04-12-1897 (D. T. Trudel) Testament d’Aurélie St-Louis avec les mêmes dispositions que celui de Léon Mongrain, à qui elle cède tous ses biens avec les mêmes charges. 08-06-1900 (D. T. Trudel) Donation par Léon Mongrain à Armand Mongrain de l’immeuble suivant : « Un morceau de terre situé en ladite paroisse de St-Stanislas, à prendre et détacher du lot de terre connu et désigné sous le No 564, sur les plan et livre de renvoi officiels de ladite paroisse de St-Stanislas, contenant environ deux arpents en superficie, comprenant tout le terrain qui se trouve entre la ligne de Panthaléon Trépanier et un cours d’eau qui descend sur ledit lot de terre et décharge dans ladite rivière des Chutes; borné en front au chemin public, en profondeur au donataire, au nord-est au dit cours d’eau et au sud-ouest au dit Panthaléon Trépanier, avec un puits dessus construit, et tel que le tout se trouve actuellement, sans réserve, sauf le droit au dit donateur et à ses représentants, à perpétuité, de puiser de l’eau au dit puits, à leur besoin, et dans ce but de passer et repasser sur le terrain susdonné. » L’entretien du puits est à la charge du donateur. 09-06-1902 (D. T. Trudel) Armand Mongrain vend à Alfred Trépanier le terrain décrit à l’acte du 8 juin 1900, sous réserve faite au sujet d’un puits, le 8 juin 1900. La transaction est payée comptant. 31-08-1902 (D. T. Trudel) Contrat de mariage entre Jeffrey Mongrain et Georgina Tousignant. Communauté universelle de biens. Léon Mongrain donne à Jeffrey, le futur époux, « un terrain situé dans ladite paroisse de St-Stanislas, faisant partie du lot No 564 du cadastre de cette paroisse, au lieu nommé Les Chutes, sur le coté nord-ouest du chemin public, de soixante-un pieds de largeur au chemin 51


Lot 564

public sur quatre-vingt-deux pieds de longueur, de là prenant une largeur de cent onze pieds, sur cent pieds de longueur; borné en front au chemin public; en profondeur et au nord-est au donateur, et au sud-ouest, partie aux Commissaires d’écoles pour ladite paroisse de St-Stanislas, et partie à la route publique conduisant à la côte St-Paul, avec une maison, une étable et une boutique de forge dessus construites. » Charges radiées. 15-02-1903 (J. E. Chabot) Vente par Alfred Trépanier à Panthaléon Trépanier du même immeuble que celui décrit à l’acte du 8 juin 1900, sous les réserves faites au sujet d’un puits, aux termes dudit acte mentionné plus haut. Transaction payée comptant. 13-05-1903 (D. T. Trudel) Léon donne à son fils, Arthur, sa terre de trois arpents par 30 (No 564) avec la maison et autres bâtisses en excluant toutefois trois emplacements, ceux de la Commission scolaire, de Panthaléon Trépanier et de Jeffrey Mongrain. Avec son épouse, Aurélie St-Louis, Léon se réserve l’usufruit d’une portion de la terre au sud du chemin public, d’un arpent de largeur jusqu’à la rivière et aussi l’usufruit de la moitié nord-est de la maison de même qu’une place pour les animaux dans l’étable. D’autres charges sont également précisées. 23-10-1905 (L. E. Germain) Jeffrey Mongrain vend à Télesphore Veillette le bien décrit à l’acte du 31 août 1902. Le document précise que le vendeur ne pourra bâtir ni tenir boutique de forge dans l’arrondissement des Chutes sous peine de dommages et intérêts et ce, tant que Fortunat Veillette exercera le métier de forgeron dans cet arrondissement. Le montant de la transaction est acquitté. Léon Mongrain intervient pour approuver le présent acte et pour renoncer à tous les droits qu’il avait eu ou pouvait encore avoir sur le terrain vendu. 08-05-1906 (D. T. Trudel) Léon Mongrain renonce à la donation du 13 mai 1903 et accorde quittance et décharge à Arthur Mongrain en lien avec cette donation. 25-08-1906 (J. A. Gravel) Vente par Arthur Mongrain à Omer Veillette dudit lot numéro 564, avec bâtisses; à distraire les emplacements appartenant aux commissaires d’écoles de St-Stanislas, à Panthaléon Trépanier et Jeffrey Mongrain. Hypothèque radiée.

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Lot 564

22-06-1908 (J. A. Gravel) Testament d’Aureus Tessier, par lequel il a institué Dame Étudienne Veillette, son épouse, légataire universelle, en pleine et absolue propriété, avec charges non hypothécaires. 26-06-1908 (L. E. Germain) Vente par Alfred Trépanier à Madame Ernestine Magny dit Germain, épouse contractuellement séparée de biens de Panthaléon Trépanier, entr’autres immeubles, le suivant : « Un terrain situé dans ladite paroisse de St-Stanislas, dans le Rang des Chutes, faisant partie du lot de terre connu et désigné, sur le plan officiel et dans le livre de renvoi de ladite paroisse de St-Stanislas, sous le numéro 564, contenant environ deux arpents en superficie et comprenant tout le terrain qui se trouve entre un cours d’eau qui descend sur ledit lot et décharge ses eaux dans la rivière des Chutes; borné en front au chemin public; en profondeur au vendeur; d’un côté, au nord-est, au dit cours d’eau et l’autre côté au sud-ouest au lot numéro 565; avec une maison et autres bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances. » Les clôtures et fossés sont à la charge de l’acquéreur. Le prix de la transaction est payé comptant. 12-07-1908 (J. A. Gravel) Contrat de mariage entre Antonio Veillette et Corinne Germain par lequel, « pour la considération y exprimée, Omer Veillette a fait donation à Antonio Veillette, son fils, à titre de droits successifs de ses père et mère et à titre de propre, de l’immeuble suivant : Une terre située en la paroisse de St-Stanislas, dans le rang nord des Chutes, connue et désignée sous partie du numéro 564, sur les plan et livre de renvoi officiels, pour la paroisse de St-Stanislas de la Rivière des Envies, de la contenance de trois arpents de largeur, par environ seize arpents de longueur; bornée en front au chemin du rang des Chutes, en profondeur aux terres de la Côte St-Paul; d’un côté à la route qui conduit à la Côte St-Paul, et d’autre côté à Siméon Mongrain; avec bâtisses y érigées. À distraire les emplacements des commissaires d’écoles et de Jeffrey Mongrain. » 30-03-1909 (D. T. Trudel) Madame Ernestine Magny, épouse judiciairement et non pas contractuellement séparée de biens de Panthaléon Trépanier, vend à Wilbrod Mongrain l’immeuble décrit à l’acte du 26 juin 1908. Le prix de la transaction est acquitté. 20-06-1909 (L. E. Germain) Contrat de mariage entre Ferdinand Veillette et Anna Maria Pépin. Séparation 53


Lot 564

de biens, sans douaire. Donation par Télésphore Veillette, père du futur époux, de l’immeuble décrit à l’acte du 31 août 1902. Ferdinant fait donation à sa future épouse d’une somme de 1 500$, payable à demande sur les plus clairs et apparents biens dudit Ferdinand Veillette. 03-07-1910 (J. A. Gravel) Contrat de mariage entre Rémi Veillette et Régina Massicotte. Communauté légale de biens. La future épouse a donné mainlevée totale du douaire qui avait été constitué en sa faveur. Donation par Omer Veillette, à son fils, Rémi de l’immeuble suivant : « Une terre située en la paroisse de St-Stanislas de la Rivière des Envies, de la contenance de trois arpents de largeur, par environ quinze arpents de longueur; bornée en front au chemin du Rang des Chutes; en profondeur à la rivière Batiscan; d’un côté, au nord-est, à Siméon Mongrain, de l’autre côté, au sud-ouest, à Joseph Tousignant, avec ensemble la moitié indivise des bâtisses érigées sur le lot entier, dont l’autre partie appartient à Pierre-Antoine Veillette, frère du futur époux; à distraire l’emplacement et les bâtisses y érigées appartenant à Pierre Mongrain. » 30-08-1911 (L. E. Germain) Ferdinand Veillette vend à Adélard Veillette l’immeuble décrit à l’acte du 31 août 1902. Hypothèque radiée. 28-11-1912 (J. A. Gravel) Rémi Veillette vend à Xavier Champagne l’immeuble suivant : «Un certain terrain situé en la paroisse de St-Stanislas de la rivière des Envies, à prendre et détacher du lot de terre numéro 564, sur les plan et livre de renvoi officiel, pour ladite paroisse de St-Stanislas de la Rivière des Envies, de la contenance d’un arpent et demi de largeur, par six arpents de longueur, le long de la ligne de division d’avec Monsieur Joseph Tousignant, partant à un bout au terrain du vendeur que la compagnie des Price a projeté d’acheter et qu’elle a mesuré, du côté nord-est et vers le nord au vendeur, du côté sud-ouest au dit Joseph Tousignant.» Le montant de la transaction a été payé comptant. Le document précise aussi une convention entre le vendeur et l’acquéreur au cas où Price Brothers & Company Limited construirait une usine dans les environs du terrain vendu. Au cas où Price Brothers & Company Limited ne construirait pas d’usine dans les environs de l’immeuble vendu, l’acquéreur n’aurait pas le droit de vendre ou autrement aliéner l’immeuble acquis en 54


Lot 564

faveur d’autres personnes que le vendeur. Le montant de la vente s’élève à 250$. Cet acte a reçu l’approbation d’Omer Veillette. 31-12-1912 (D. T. Trudel) Vente par Rémi Veillette à Price Brothers & Company Limited de l’immeuble suivant : « Une portion de terre située en ladite paroisse de St-Stanislas, au lieu nommé Les Chutes, à prendre et détacher du lot de terre numéro 564 des plan et livre de renvoi officiels de ladite paroisse de St-Stanislas, contenant trois arpents de largeur, sur 161 pieds de longueur dans la ligne nord-est et de 120 pieds aussi de longueur dans la ligne sud-ouest; bornée en front par la rivière Batiscan; en profondeur par le résidu dudit lot appartenant au dit vendeur, d’un côté au nord-est à Siméon Mongrain et de l’autre côté, au sud-ouest, à Tancrède Tousignant, sans bâtisse dessus construite. » Prix payé comptant. 12-05-1914 (L. E. Germain) Antonio Veillette vend à Tancrède Tousignant l’immeuble décrit à l’acte du 12 juillet 1908. 10-09-1918 (J. A. Gravel) Vente par Émilien Bordeleau à Auréus Tessier, entr’autres immeubles, le suivant : « Un terrain situé dans la même paroisse et dans le même rang, faisant partie du lot de terre connu et désigné sous le numéro 564, sur les plan et livre de renvoi susdit, contenant environ deux arpents en superficie et comprenant tout le terrain qui se trouve entre un cours d’eau qui descend sur ledit lot et décharge ses eaux dans la Rivière des Chutes; borné en front au chemin public; en profondeur à Alfred Trépanier, au nord-est au dit cours d’eau et au sudouest au lot 565, avec une maison et autres bâtisses y érigées. » 29-04-1920 (J. A. Gravel) Adélard Veillette vend à Adolphe Bordeleau l’immeuble décrit à l’acte du 31 août 1902, sauf réserve de ce qui appartient à Aureus Tessier. Hypothèque radiée, suivant vente à l’enchère publique. 08-06-1921 Convention de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited. 55


Lot 564

15-09-1921 (L. E. Germain) Vente par Tancrède Tousignant à Adélard Tousignant de l’immeuble suivant : « Un lopin de terre faisant partie du lot de terre connu et désigné sur le plan officiel et dans le livre de renvoi de ladite paroisse de St-Stanislas sous le numéro 564, au nord de la route publique, de la contenance de trois arpents de largeur par environ seize arpents de longueur, plus ou moins, sans garantie de mesure précise; borné en front au chemin de front du rang des Chutes; en profondeur aux terres de la Côte St-Paul; d’un côté à la route qui conduit du rang des Chutes au rang de la Côte St-Paul, et d’autre côté à Siméon Mongrain, avec une grange dessus construite; à distraire, de la partie de terre, l’emplacement appartenant à la Municipalité Scolaire Laflèche et l’emplacement appartenant à Adolphe Bordeleau, sujet aux réserves en faveur de Rémi Veillette. » Hypothèque radiée. 22-03-1923 Vente de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited. 24-08-1924 (J. A. Gravel) François-Xavier Champagne vend à Rémi Veillette l’immeuble décrit à l’acte enregistré le 18 novembre 1912. Prix payé comptant. Le vendeur a, de plus, cédé tous les droits qu’il avait acquis au terme de l’acte mentionné en date du 18 novembre 1912. 11-09-1924 (J. A. Gravel) Agissant en leur qualité de syndics des biens de la faillite d’Adolphe Bordeleau, Damphousse & Hébert vendent à Adélard Veillette l’immeuble décrit à l’acte du 31 août 1902. Prix payé comptant. Philippe Lassonde, shérif du district des Trois-Rivières, intervient pour déclarer que les droits dus au Gouvernement de la Province de Québec en rapport avec cette vente ont été payés. Cette vente a été faite à l’enchère publique le 23 octobre 1923. Le titre a été octroyé devant J. A. Gravel, notaire, le 11 septembre 1924. 31-10-1924 (J. A. Gravel) Adélard Veillette vend à Adélard Tousignant l’immeuble décrit à l’acte du 31 août 1902. Prix payé comptant. 11-11-1924 (J. A. Gravel) Le 4 novembre 1924, « il a été enregistré […] un acte reçu devant J. A. Gravel, notaire, le 31 octobre 1924, par lequel il appert que ledit Aureus Tessier est

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Lot 564

décédé le 3 août 1924, laissant le testament ci-dessus (en date du 22 juin 1908), et que, parmi les biens composant sa succession, se trouvait la juste moitié indivise du même immeuble que celui décrit à l’acte du 10 septembre 1918. » 17-01-1928 Servitude de Rémi Veillette à la North Shore Power Company. 10-01-1929 (J. A. Gravel) Madame Etudienne Veillette, veuve d’Aureus Tessier, vend à Alfred Adolphe Cossette l’immeuble décrit à l’acte du 10 septembre 1918. Prix payé comptant. 08-04-1929 (J. A. Gravel) Adélard Tousignant vend à Rémi Veillette, l’immeuble suivant : « Un certain terrain situé en la paroisse de St-Stanislas, faisant partie du lot de terre connu et désigné sous le numéro 564, sur les plan et livre de renvoi officiels, pour la paroisse de St-Stanislas, de la contenance de trois arpents de largeur, par environ seize arpents de longueur, plus ou moins, sans garantie de mesure précise; bornée en front au chemin de front du rang des Chutes; en profondeur aux terres de la côte St-Paul; de l’autre côté à Siméon Mongrain; de l’autre côté à la route qui conduit du rang des Chutes à la Côte St-Paul, avec une grange dessus construite; à distraire de ladite partie, l’emplacement appartenant à Rodolphe Trépanier, sujet aux réserves en faveur de l’acquéreur. » Hypothèque radiée suivant vente par le shérif. 15-06-1929 (J. A. Gravel) Rémi Veillette a consenti, en faveur de la North Shore Power Company, une servitude sur ledit lot numéro 564, à distraire les emplacements détachés. Cette servitude a trait à l’établissement, au maintien et à l’entretien d’une ligne de transport d’énergie électrique et d’une ligne téléphonique privée. 03-07-1930 (Dakers Cameron) Documents enregistrés en rapport avec l’acte de servitude ci-dessus mentionné, savoir : « A) Acte de vente consenti par North Shore Power Company, en faveur de The Shawinigan Water & Power Company devant Dakers Cameron, Notaire, le 3 juillet 1930. B) Acte de fidéi-commis consenti par The Shawinigan Water & Power Company, en faveur du Montreal Trust Company, à titre de fidéi-commis, 57


Lot 564

devant J. A. Cameron, Notaire, le 31 octobre 1927. C) Acte supplémentaire à l’acte de fidéi-commis ci-dessus mentionné, reçu devant Dakers Cameron, Notaire, le 20 août 1930. »

18-03-1937 (H. Décary) Un acte est reçu par lequel Price Brothers & Company Limited a affecté et hypothéqué, en faveur du Crown Trust Company, tous les biens y décrits, notamment partie du lot numéro 564 du cadastre de St-Stanislas. Suivant acte reçu devant Gérard F. Verreault, le 1er mars 1944, il appert une quittance totale par Crown Trust Company. 23-03-1937 (H. Décary) Un acte reçu devant le notaire H. Décary le 8 mars 1937 confirme que Price Brothers & Company Limited a affecté et hypothéqué, en faveur du Montreal Trust Company, tous les biens y décrits, notamment partie du lot numéro 564 du cadastre de St-Stanislas. 02-07-1940 (Shérif de Trois-Rivières) Vente par le Shérif du District des Trois-Rivières, dans la cause No 455, contre les terres et ténéments de Rémi Veillette, à Jeffrey Veillette, entr’autres immeubles, ledit lot numéro 564, à distraire partie y décrite, appartenant à Price Brothers & Company Limited, ainsi que les emplacements de La Commission Scolaire de la paroisse de St-Stanislas, de Dame Panthaléon Trépanier et de Jeffrey Mongrain ou représentants. Prix payé comptant. 02-07-1940 (J. A. Godin) Jeffrey Veillette vend à Oscar Veillette l’immeuble acquis du shérif aux termes de l’acte décrit au paragraphe précédent. Une somme de 1 600$, représentant la balance du prix de la vente, a été stipulée payable au vendeur, et apparaît comme étant due au moment de la vente. 28-11-1941 (J. A. Godin) Un acte conclu devant le notaire Godin confirme une quittance totale du prix de la vente effectuée le 2 juillet 1940. 18-11-1948 (Robert Béliveau) Servitude consentie par Oscar Veillette en faveur de la Shawinigan Water & 58


Lot 564

Power Company, sur partie du lot numéro 564 du cadastre de St-Stanislas, pour l’établissement, le maintien et l’entretien d’une ligne de transport de l’électricité. 26-01-1949 Servitude Oscar Veillette à la Shawinigan Water & Power Company. 22-12-1961 (C. É. Gagnon) Oscar Veillette vend à la Corporation de la paroisse de St-Stanislas la lisière de terrain suivante, qui a servi à l’élargissement de la route des Chutes, savoir : « Une lisière de terrain faisant partie des lots connus et désignés sous les numéro 566 et 564 aux plan et livre de renvois officiels de la paroisse de StStanislas, de forme triangulaire, mesurant environ 15 pieds anglais de largeur en front et allant en se rétrécissant pour finir en pointe à un point situé à environ neuf-vingtièmes de mille du chemin public du rang des Chutes, ledit point se trouvant présentement à un endroit où il y a une barrière en bois, le tout de façon à ce que la largeur de la route des Chutes soit de 50 pieds anglais, bornée comme suit : en front, vers le sud-est, par le chemin public, d’un côté, vers le nord-est, par le résidu de la terre dudit Oscar Veillette et de l’autre côté, vers le sud-ouest, par la route des Chutes, telle qu’elle existait avant son élargissement. Cet acte stipule entr’autres choses que les obligations qu’avait jusqu’à présent ledit Oscar Veillette et la Corporation de la paroisse de St-Stanislas concernant l’entretien des clôtures le long de ladite lisière de terrain resteront les mêmes qu’auparavant puisqu’il s’agit d’une route. » 13-10-1967 (C. É. Gagnon) Vente par Oscar Veillette à Jean-Guy Germain, ayant pour objet une partie du lot numéro 564 « comprenant la partie de terrain qu’il y a entre un ruisseau servant de ligne de division des lots 563 et 564 dudit cadastre et une vieille clôture qui est érigée à quelques pieds au sud de ce ruisseau, ayant d’un côté, vers l’est, une profondeur de 55 pieds et de l’autre côté, vers le sud-ouest, une profondeur de 68 pieds, le tout en mesure anglaise ». 15-01-1968 Avis donné le 9 janvier 1968, par B. Lacasse, co-secrétaire pour la Commission hydroélectrique de Québec, duquel il appert que « la Commission hydroélec59


Lot 564

trique de Québec entend conserver tous les droits qu’elle a acquis par le dépôt des documents enregistrée le 13 juillet, 1967 […] sur entr’autres immeubles Ptie du lot 564, du cadastre de St-Stanislas, et consistant dans le droit de placer, entretenir et exploiter une ligne de transmission de courant électrique et des lignes de communications comme y expliqué. » Cet avis a été enregistré le 15 janvier 1968. 03-02-1969 (C. É. Gagnon) Servitude consentie par Oscar Veillette en faveur de la Commission hydroélectrique de Québec, sur une partie du lot numéro 564 du cadastre de St-Stanislas. 26-04-1974 (Gilles Veillette) Jean-Guy Germain vend à Michel Veillette environ un arpent au bout du lot numéro 564, vers la Côte St-Paul. 21-08-1980 (Danielle Lesieur) Donation d’Oscar Veillette à Michel Veillette : « Une terre située à St-Stanislas, dans le Rang des Chutes, connue et désignée sous le numéro 564 du susdit cadastre, avec bâtisses y érigées. Sauf et à distraire de ladite terre : a) La portion de terre appartenant à Price Brothers & Company Limited, aux termes d’un acte de vente reçu devant Me D. T. Trudel, notaire, le 31 décembre 1912 et dont copie a été enregistrée au bureau d’enregistrement de Champlain, le 11 janvier 1913 […] et décrite comme suit : Une portion de terre située en ladite paroisse de St-Stanislas, au lieu nommé Les Chutes, à prendre et détacher du lot de terre numéro 564 des plan et livre de renvoi officiels de ladite paroisse de St-Stanislas, contenant trois arpents de largeur sur 161 pieds de longueur dans la ligne Nord-Est et 120 pieds aussi de longueur dans la ligne Sud-Ouest, bornée en front par la rivière Batiscan; en profondeur par le résidu dudit lot appartenant audit vendeur, d’un côté, au Nord-Est à Siméon Mongrain et de l’autre côté, au Sud-Ouest à T. Tousignant. b) La lisière de terrain appartenant à la Corporation de la Paroisse de StStanislas, aux termes d’un acte de vente par Monsieur Oscar Veillette, reçu devant Me Charles-Édouard Gagnon, notaire le 22 décembre 1961 et dont copie a été enregistrée au bureau d’enregistrement de Champlain, le 26 décembre 1961 […] et décrite comme suit : Une lisière de terrain faisant partie des lots connus et désignés sous les numéro 566 et 564 aux plan et livre de ren60


Lot 564

vois officiels de la paroisse de St-Stanislas, de forme triangulaire, mesurant environ quinze pieds anglais de largeur en front et allant en se rétrécissant pour finir en pointe à un point situé à environ neuf-vingtièmes de mille du chemin public du rang des Chutes, ledit point se trouvant présentement à un endroit où il y a une barrière en bois, le tout de façon à ce que la largeur de la route des Chutes soit de 50 pieds anglais, bornée comme suit : en front, vers le SudEst, par le chemin public; d’un côté, vers le Nord-Est, par le résidu de la terre dudit Oscar Veillette et de l’autre côté, vers le Sud-Ouest par la route des Chutes, telle qu’elle existait avant son élargissement. c) Le terrain appartenant déjà au donataire, pour l’avoir acquis de Monsieur Jean-Guy Germain, aux termes d’un acte de vente reçu devant Me Gilles Veillette, notaire, le 26 avril 1974 et dont copie a été enregistrée au bureau d’enregistrement de Champlain, le 7 mai 1974 […] et décrit comme suit : « Un lopin de terre de figure irrégulière, d’une superficie d’environ un arpent et trois centièmes faisant partie du lot connu et désigné sous le numéro 564 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, comprenant la partie de terrain qu’il y a entre un ruisseau servant de ligne de division des lots 563 et 564 dudit cadastre et une vieille clôture qui est érigée à quelques pieds au Sud de ce ruisseau, ayant d’un côté, vers l’Est une profondeur de 55 pieds et de l’autre côté, vers le Sud-Ouest, une profondeur de 60 pieds, le tout mesure anglaise; borné comme suit : en front, vers le Sud, par le résidu de la terre de Monsieur Oscar Veillette (autre partie du lot 564), en profondeur, vers le Nord, par un ruisseau qui sert de ligne de division entre les lots 563 et 564, d’un côté, vers l’Est sur une profondeur de 55 pieds, par le résidu de la terre de Monsieur Oscar Veillette (Ptie 564), et de l’autre côté vers le Sud-Ouest, sur une longueur de 68 pieds, par le résidu de la terre de Monsieur Oscar Veillette (ptie 564), sans bâtisse. Sujette ladite terre à une servitude en faveur de North Shore Power Co., suivant acte enregistré […] et sujette aussi aux servitudes en faveur de The Shawinigan Water & Power Co. » 18-05-1990 Le lot devient la Ferme Veillette & Frères. 10-2005 La partie située au nord de la route est vendue à G. A. B. Fournier. 61


Lot Ptie 564

LOT Ptie 564

Emplacement Jeffrey Mongrain 09-01-1902 Au moment où il signe son contrat de mariage avec Georgina Tousignant, Jeffrey Mongrain reçoit en donation de son père, Léon, une partie du lot 564 située au nord de la route, entre un ruisseau et la petite école. Cette parcelle de terrain mesurerait 61 pieds par 82. Nous avons des indications qu’en face de ce terrain et de la petite école, du côté sud de la route, une dame Délima Bellefeuille aurait aussi eu une propriété. Nous n’avons toutefois pu retracer aucun document à ce sujet. Date indéterminée Jeffrey Mongrain vend à Télesphore Veillette. 20-06-1909 (L. E. Germain) Télesphore Veillette donne l’emplacement à son fils, Ferdinand, au moment où celui-ci conclut son contrat de mariage avec Anna-Maria Pépin. Date indéterminée Télesphore Veillette vend à Adélard Veillette. 13-05-1921 Adélard Veillette vend à Adolphe Bordeleau. 17-02-1923 Avis de vente Damphousse Hébert à Adolphe Bordeleau (annulé). 08-10-1923 Vente par Damphousse Hébert à Adolphe Bordeleau (annulée). 18-09-1924 Vente Damphousse Hébert à Adélard Veillette. 31-10-1924 Vente par Adélard Veillette à Adélard Tousignant. 62


Lot 564 devenu 566

LOT 564 (devenu le lot No 566)

La première école du rang des Chutes a été bâtie sur un emplacement situé sur le lot 564. Ce lot reçut le numéro 566 au cadastre de 1879. 26-06-1873 (A. J. Lacoursière) Léon Mongrain cède aux commissaires d’écoles de St-Stanislas un emplacement à bâtir de 40 pieds par 50 situé aux Chutes, le long de la route de la Côte St-Paul. Quand l’emplacement ne servira plus à l’éducation, le terrain retournera au cédant. 10-08-1873 (A. J. Lacoursière) Les commissaires d’écoles de St-Stanislas signent un contrat pour la construction de l’école numéro deux aux Chutes sur la terre de Léon Mongrain. Le coût de la construction s’élève à 48$. 10-08-1873 (A. J. Lacoursière) Devis pour la construction d’une maison d’école à St-Stanislas, aux Chutes, arrondissement numéro deux sur la terre de Léon Mongrain. 17-06-1888 (A. J. Lacoursière) Léon Mongrain vend aux Commissaires d’écoles de St-Stanislas un emplacement de 20 pieds par 22 pour l’école numéro deux. Le montant de la transaction s’élève à 9,50$ et le terrain devra être clôturé. 04-01-1922 Vente par la Municipalité scolaire de Laflèche à Rodolphe Trépanier. En 1905, Alfred Trépanier a reçu 7,50$ pour l’eau fournie à l’école. 21-01-1931 L’école doit être vendue pour taxes impayées. 28-03-1931 L’école est adjugée à la paroisse de St-Stanislas. 04-04-1934 L’école est vendue à la Corporation de St-Stanislas. 63


Lot 564 devenu 566

26-12-1961 Vente par la Corporation de St-Stanislas à Oscar Veillette. 25-08-1980 Donation par Oscar Veillette à Michel Veillette.

Archives du séminaire de Trois-Rivières, collection Monique Mongrain

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La vieille école

Hier, j’ai revu ma vieille école Qu’on a gardée en souvenir Un œil qui pleure, un qui rigole. L’enfance ne veut pas finir Comme la neuve a pris sa place On l’a traînée au bord du bois. Seul le mois d’août y fait la classe À des fantômes d’autrefois. On pouvait voir rien que par la fenêtre Mais j’ai poussé la porte et je suis entré J’ai trouvé le fameux livre du maître Chacun pourrait le consulter.

Dans l’encrier de l’encre sèche Au mur l’ancien calendrier Le même vieux pêcheur qui pêche Poisson d’octobre en février… Au tableau noir, une sentence Marquée au coin de l’absolu : « On apprend mieux dans le silence! » Le silence n’existe plus. Je me suis donc assis à mon pupitre, Côté du nord entre Paul et Fernand. « Ouvrez le livre! Allons premier chapitre L’histoire c’est un grand roman. »

Vous allez me copier cent fois : Si la couleuvre est un reptile Elle est moins sournoise que moi. » Souris, vers et tout ce qui grouille Pauvre maîtresse, elle avait peur de tout! Elle a quitté le jour des trois grenouilles… Ce fut mon dernier mauvais coup.

L’après-midi avait mon âge, Le soir tombait, j’étais toujours Emprisonné au personnage d’un écolier des anciens jours. J’ai attendu la nuit bien faite Pour en sortir sans en être vu Fermer sans bruit porte secrète Sur mon enfance en retenue. J’ai mes devoirs pour plus long que la Vie. J’ai mes leçons pour le siècle à venir. Et Mademoiselle Mélancolie N’aurait pas su mieux me punir…

Gilles Vigneault

« Soyez vêtus comme un dimanche Car l’inspecteur viendra mardi. Vous répondrez d’une voix franche. Il paraît qu’il est très gentil. » On lui lisait la belle adresse Et lui pour nous réconforter Ou pour taquiner la maîtresse Nous disait : « Je vais vous dicter : « Léo a vu le papa de Nadine Faire dodo dans le lit de Léa Papa a dit le chat de Léa dine Trois petits points. Alinéa… »

« Tenez-vous droit pour la prière, C’est le beau mois du Sacré-Cœur. » « Quand on a de belles manières On peut venir servir au chœur! » « Avancez donc, Fernand et Gilles.

École du Rang St-Joseph à St-Adelphe où Thérèse Cossette a enseigné. Collection de l’auteure

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LOTS 565 et 567

Photo : Sylvie BĂŠlanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOTS 565 et 567

Lots 565 et 567

Autrefois situé au 29, rang des Chutes, aujourd’hui au 545, route 352 10-09-1876 (A. J. Lacoursière) Joseph Tousignant vend à Gaspard L’Heureux un emplacement de 119 pieds de large à l’est du chemin public jusqu’à un ruisseau. Le terrain n’est pas bâti et est borné au Nord-Est par le lot de Délima Bellefeuille et au Sud-Est par une ligne passant près d’un puits à proximité du chemin public. Gaspard L’Heureux s’oblige à clôturer son emplacement et à laisser le vendeur puiser de l’eau au puits. Le montant de la transaction est de 100$. Une somme de 50$ est payée au moment de la transaction et le reste doit l’être ultérieurement. 01-05-1877 (A. J. Lacoursière) Joseph Tousignant accorde une quittance à Gaspard L’Heureux pour le montant de 50$ encore dû sur l’achat de l’emplacement, le 10 septembre 1876. 16-08-1886 (D. T. Trudel) Vente par Gaspard L’Heureux à Félix Bordeleau d’un emplacement (No 567) du côté est du chemin public aux dimensions suivantes : huit perches de large par un arpent et six perches de profondeur. L’emplacement est borné au Nord-Est par Joseph Trottier, en front au chemin public, en profondeur à Joseph Tousignant. Le montant de la transaction s’élève à 300$ dont 200$ acquittés comptant et 100$ payables l’année suivante. 12-01-1889 (A. Archambault) Félix Bordeleau cède et abandonne à Charles Desmarteaux, syndic, tout son fonds de commerce, stock, marchandises, livres de comptes courants, billets promissoires, meubles de ménage et aussi les immeubles qu’il possède à StStanislas (emplacement, etc.). 06-02-1889 (Syndic Charles Desmarteaux) Charles Desmarteaux vend à Louis Deshaies, notaire, le fonds de commerce, dettes de livres, meubles de ménage et l’emplacement pour la somme de 408,70$ pour rembourser, « à 0,30$ dans la piastre », les créanciers et les frais de Desmarteaux. 67


Lot 565 et 567

28-04-1893 (Louis Deshaies) Louis Deshaies, notaire, vend à Clovis Bordeleau un emplacement (No 567) avec une maison et d’autres bâtisses pour la somme de 225$. Un montant de 125$ est payé comptant et le reste le sera plus tard. Clovis Bordeleau hypothèque l'emplacement et ses biens. 28-04-1893 (D. T. Trudel) Quittance pour 100$ dus à Gaspard L'Heureux par Félix Bordeleau pour la vente du 16 août 1886. 25-05-1897 (J. E. Charbonneau) Clovis Bordeleau vend à Armand Mongrain un emplacement (No 567) aux dimensions suivantes : huit perches par un arpent et six perches, borné en front au chemin public, d'un côté par Joseph Tousignant, de l'autre par Jean Trottier. Le montant de la transaction s'élève à 350$, dont 150$ sont versés comptant. Le 200$ résiduel est garanti par une assurance contre le feu et une hypothèque sur l'emplacement. 09-06-1902 (D. T. Trudel) Quittance par Clovis Bordeleau à Armand Mongrain pour la balance du coût d’achat. 09-06-1902 (D. T. Trudel) Armand Mongrain vend à Alfred Trépanier les biens suivants: 1er : Un emplacement (No 567 et 565) de huit perches par un arpent et six perches borné en front au chemin public, d’un côté par Joseph Tousignant, de l’autre par Panthaléon Trépanier. 2e : Un morceau de terre de deux arpents en superficie situé entre Panthaléon Trépanier et le ruisseau avec un puits dont le vendeur pourra se servir (No 565). Montant de la transaction : 400$ comptant. 13-09-1928 Alfred Trépanier vend à Norbert Cossette. 03-04-1933 Norbert Cossette vend à madame Georges St-Arnaud pour son fils Bernard, mineur (Lot No 567). 68


Lots 565 et 567

Madame St-Arnaud décède le 8 novembre 1935. La succession est réglée le 24 décembre 1935 en faveur de Bernard St-Arnaud. 13-11-1946 Alfred-Adolphe Cossette vend à Bernard St-Arnaud le lot No 565. 26-01-1949 Servitude de Bernard St-Arnaud à la Shawinigan Water & Power Company. 18-08-1953 Bernard St-Arnaud vend à la Société Coopérative de St-Séverin-de-Proulxville. 05-09-1953 Renonciation de la Société Coopérative de St-Séverin-de-Proulxville en faveur de Bernard St-Arnaud. Après 1953 La beurrerie-fromagerie de Bernard St-Arnaud devient un abattoir de volailles. 29-01-1963 Bernard St-Arnaud lègue le bien à Madame Albertine Magny par testament. 06-04-1963 Madame Albertine Magny vend à Denis Trudel. 17-06-1963 Denis Trudel vend une partie du terrain à Clément Veillette. 17-06-1963 Servitude entre Denis Trudel et Clément Veillette pour un égout. 10-10-1968 Servitude de Clément Veillette à Hydro-Québec.

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LOT 568

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 568

Lot 568

Antoine Mongrain

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 28, rang des Chutes, aujourd’hui au 530, route 352 26-07-1825 (Louis Guillet) Antoine Mongrain donne à Antoine Pouliot un bail à vie sur un emplacement d’un demi-arpent en superficie. Après la mort de Pouliot, le terrain retourne à Mongrain. 16-12-1825 (Louis Guillet) À la confection du papier terrier No 275, Antoine Mongrain est déclaré propriétaire d’une terre de trois arpents par 30 à St-Stanislas, au lieu nommé les Chutes, entre Louis Gervais et Louis Mongrain. 06-07-1827 (Louis Guillet) Antoine Mongrain vend à Joseph Trépagnez (Trépanier) un chemin de 20 pieds de large qui conduit à la Côte St-Paul. 01-10-1827 (Louis Guillet) Antoine Mongrain et ses enfants vendent à Joseph Tousignant deux lots formant trois arpents par 30 entre Louis Gervais et Louis Mongrain. La route est à distraire. Montant de la transaction : 26 livres, 15 chelins. 01-10-1827 (Louis Guillet) Le décès de Josephte Brouillette, le 30 janvier 1824, à l’âge de 51 ans et la communauté de biens avec Antoine Mongrain, son époux, entraînent la vente de cette terre. Chacun des dix héritiers reçoit 1 livre, 5 chelins et 2 pences. Antoine reçoit 12 livres, 11 chelins. 03-12-1827 (Louis Guillet) Olivier Tousignant échange sa terre de Ste-Geneviève avec Joseph, son frère. Joseph donne à Olivier une terre de trois arpents par 30 à St-Stanislas, aux Chutes, entre Louis Gervais et Louis Mongrain. Olivier Tousignant devient propriétaire de la terre d’Antoine Mongrain. Olivier a des charges envers sa mère, Marguerite Quessy. 71


Lot 568

30-04-1829 (Louis Guillet) Vente par Olivier Tousignant à Moïse Mongrain d’une terre d’un arpent par 30 entre Louis Mongrain et Olivier Tousignant. 30-06-1830 (Louis Guillet) Olivier Tousignant et Julie Normandin reçoivent de Moïse Mongrain 8 livres, 14 chelins, 2 pences, quittance totale pour la terre achetée en 1829. 11-11-1831 (Louis Guillet) Moïse Mongrain vend à Denis Mongrain, son frère, une terre d’un arpent par 30 aux Chutes, à St-Stanislas, entre Louis Mongrain et Olivier Tousignant. 03-05-1832 (Louis Guillet) Nazaire Mongrain donne quittance à Moïse Mongrain son frère (héritage). 09-05-1838 (Ferdinand Filteau) Échange entre Denis Mongrain et Étienne Vallerand d’un arpent par 30. 17-03-1841 (Ferdinand Filteau) Acte établissant diverses obligations et servitudes par Calixte Tousignant en faveur de Joseph Tousignant. 23-03-1841 (Ferdinand Filteau) Échange entre Olivier Tousignant et Calixte Tousignant. Calixte prend possession d’une terre de deux arpents par 30 à St-Stanislas.

04-12-1841 (Ferdinand Filteau) Calixte Tousignant loue à Jos Richer-Laflèche un terrain de trois quarts d’arpent par deux pour établir un moulin à scie. 12-1841 (Ferdinand Filteau) Étienne Vallerand vend à William Price un terrain d’un arpent par deux sur le bord de la rivière Batiscan, entre Louis Mongrain et Calixte Tousignant, « et cela, tant qu’il sera sur cette terre ». Montant de la transaction : 1 livre, 5 chelins. 28-02-1842 (Louis Guillet) Étienne Vallerand vend à William Price la coupe de tout bois et le droit de les enlever sur la partie de la terre du vendeur à partir du chemin du roi sur un 72


Lot 568

arpent de front à aller au sommet de la côte de la rivière Batiscan, entre Calixte Tousignant et Louis Mongrain, avec le droit exclusif de faire des chemins sur ce morceau de terre. Moïse Mongrain donne quittance à Suzanne Trépanier pour 33 livres, 12 sous revenant de la succession de Josephte Brouillette. 19-11-1842 Jos Richer-Laflèche vend à Price Brothers & Company Limited une parcelle de deux arpents par trois quarts entre Louis Gervais et Étienne Vallerand sur le bord de la rivière Batiscan pour y ériger un moulin. 24-10-1843 (Ferdinand Filteau) Vente par Calixte Tousignant à Price Brothers & Company Limited d’un terrain de deux arpents par trois quarts sur la rive de la rivière Batiscan. 14-07-1848 (Louis Guillet) Étienne Vallerand vend un terrain d’un arpent par 30 à Calixte Tousignant. La terre revient à sa superficie originale de trois arpents par 30. Vers 1848, Joseph Tousignant vend à Caleb Eusèbe Bordeleau un emplacement sur le lot No 568, au nord de la route, le long de la Côte St-Paul. À une date indéterminée, Caleb Eusèbe Bordeleau revend cet emplacement à Adélard Tousignant. Le 10 avril 1929, Adélard Tousignant le vend à Rémi Veillette, qui le cède par la suite à Oscar Veillette le 25 juillet 1940. Ce dernier le cède à Jean-Pierre Trudel, le 9 septembre 1974. 22-06-1872 (A. J. Lacoursière) Calixte Tousignant donne une terre de trois arpents par 30 à Joseph Tousignant, entre Léon Mongrain et Édouard Gervais. 09-12-1882 (A. J. Lacoursière) Calixte Tousignant donne quittance à Joseph Tousignant pour la somme de 400$ due à la donation du 22 juin 1872. 06-11-1904 (L. E. Germain) Cession avec charges par Joseph Tousignant à Tancrède Tousignant du lot N o 568. L’emplacement de Caleb Eusèbe Bordeleau est exclu de la transaction. 73


Lot 568

31-12-1912 (D. T. Trudel) Tancrède Tousignant vend à Price Brothers & Company Limited trois arpents par 120 pieds et 384 pieds pour la somme de 197$. 08-06-1921 Convention de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited. 22-03-1923 Vente de Price Brothers & Company Limited à Price Brothers & Company Limited. 29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 29-06-1943 Tancrède Tousignant vend à Martin Lebel. 21-05-1948 Martin Lebel vend à Clément Veillette. 29-02-1949 Servitude Clément Veillette à la Shawinigan Water & Power Company. 10-10-1968 Servitude Clément Veillette à Hydro Québec. 14-02-1977 Servitude Clément Veillette et Hydro-Québec. 09-07-1978 Testament de Clément Veillette à Cécile Boucher. 25-02-1980 Cécile Boucher vend à Réal Veillette. 09-11-1985 Cécile Boucher vend à Réal Veillette. 74


Lot 568

31-01-2001 Réal Veillette vend à Gilles Veillette. 15-06-2001 Gilles Veillette vend à Les Cailles L.C.R.T. 15-08-2001 Gilles Veillette vend à Trottier & Couture.

Le dimanche du paysan Au long des chemins creux qui sillonnent les champs Dans le matin brumeux, qui es-tu, où vas-tu paysan? L’aube naît à peine à l’horizon sanglant que déjà dans la plaine tu marches. Paysan, quel est ce dos courbé, quel est ce pas pesant, qui est ce condamné qui marche au châtiment? Toi tu pars travailler en cette heure matinale. As-tu oublié l’arrêt dominical? Non, c’est ton lot à toi, dans ce monde décevant qui te fait aussi la loi, continue paysan Que t’importent les jours, les années, ou le temps,

Car sans cesse et toujours tu marches paysan. On rit de toi dans les salons feutrés. Et ton nom « paysan » sert d’insultes aux valets. Pourtant, quelle noblesse, chaque jour humblement tu montres ton adresse dans ta tâche de paysan.

(texte de Philippe Desrochers, poète et agriculteur français, dit à l’émission Radioscopie, de Jacques Chancel en 1974, sur les ondes de Radio-France, et cité par La Terre de Chez Nous, en décembre 1992) 75


LOT 570

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 570

Lot 570

Louis Gervais

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 26, rang des Chutes, aujourd’hui au 510, route 352 23-07-1825 (Louis Guillet) Le papier terrier No 227 confirme à Louis Gervais la propriété d’une terre de trois arpents par 30 aux Chutes, à St-Stanislas, entre Antoine Mongrain et Augustin Rousseau. 27-07-1825 (Louis Guillet) Contrat de mariage entre Louis Gervais et Léocate Mongrain. Dot de 200 livres; douaire de 600 livres. 17-11-1826 (Louis Guillet) Louis Gervais vend à Gabriel Gervais un demi-arpent par 30, entre Augustin Rousseau et le reste de la terre de Louis Gervais. Montant de la transaction : 9 livres, 10 chelins. 23-07-1833 (Louis Guillet) Louis Gervais épouse en secondes noces Pélagie Dessureault, fille d’Augustin et Agathe Houle, à St-Stanislas. 19-08-1833 (Louis Guillet) Après le décès de Léocate Mongrain, à l’âge de 25 ans, le 16 août 1831, un inventaire des biens du couple qu’elle formait avec Louis Gervais a été fait. Louis Gervais est nommé tuteur et Romain Mongrain, subrogé tuteur. 20-08-1833 (Louis Guillet) Le procès verbal de la vente des biens de Louis et Léocate a été fait. La vente a rapporté 609 livres, 8 chelins. 20-08-1833 (Louis Guillet) Testament de Louis Gervais et Pélagie Dessureault. Louis donne tous ses biens à Pélagie Dessureault, son épouse; Pélagie donne tous ses biens à Louis Gervais, son époux. Elle devra donner 6 livres à chaque enfant. 77


Lot 570

30-11-1840 (Louis Guillet) Louis et Gabriel Gervais concluent un bail à loyer avec Firmin Perrin, notaire et marchand de la paroisse St-Antoine de la rivière Chambly, pour 12 ans, au montant de 60 livres payé comptant. Louis et Gabriel louent la partie des terres qu’ils possèdent, c’est-à-dire tout le terrain qui se trouve à la devanture de leur terre, au sud de la route, entre la rivière des Chutes et, du côté nord-est, la terre d’Olivier Tousignant et, au sudouest, celle de Georges Trépanier. Conditions au bûchage. 02-05-1859 (A. J. Lacoursière) Louis Gervais et son épouse donnent à leur fils Édouard une terre de deux arpents et demi par 30 aux Chutes, à St-Stanislas, entre Gabriel Gervais et Calixte Tousignant. La donation inclut tous les meubles de ménage, de cuisine, d’agriculture, d’horticulture, animaux domestiques, enfin tout ce qui leur appartient. Édouard devra payer à chacun de ses deux frères, François-Xavier et Trefflé, une somme de 72$. À chacun de ses deux demi-frères, Pierre et Hubert, 50 centins; ils ont reçu beaucoup d’objets. Édouard devra garder ses parents, les nourrir, les loger et les entretenir. Enfin, il devra leur fournir toutes les nécessités de la vie tant au domaine spirituel que temporel. À leur décès, un service et 25 messes basses seront célébrés. S’il y a incompatibilité, il devra leur fournir une pension et un logement. 10-07-1868 (A. J. Lacoursière) Édouard Gervais donne quittance à Trefflé Gervais pour la somme de 72$ qu’il devait lui remettre en vertu de la donation faite à Édouard par Louis, son père, en date du 2 mai 1859. 26-11-1894 (Charbonneau) Testament d’Édouard Gervais. Il donne tous ses biens à son épouse, Aurélie St-Arnault, que le document nomme « exécutaire (sic) testamentaire ». 26-11-1894 (Charbonneau) Testament d’Aurélie St-Arnault. Elle donne tous ses biens à Édouard Gervais qui est aussi exécuteur testamentaire. 18-12-1899 (D. T. Trudel) Déclaration de décès par Aurélie St-Arnault suivant le code civil. Édouard a légué tous ses biens à son épouse; elle ne pourra en disposer qu’à ses enfants.

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Lot 570

1. La moitié indivise du lot No 570 au rang des Chutes. 2. La moitié indivise du lot No 96 à la côte St-Paul. Donation par Édouard Gervais à Napoléon Gervais, son fils, d’une partie de lot (un demi-arpent par un arpent). 01-12-1901 (J. E. Chabot) Donation par Madame veuve Édouard Gervais à Gédéon Gervais, son fils. 28-02-1918 Gédéon Gervais vend à Price Brothers & Company Limited un arpent et 55 perches près de la rivière Batiscan et de la rivière des Chutes. 04-04-1921 Vente par Napoléon Gervais à la Commission scolaire Laflèche d’un terrain d’un demi-arpent par un arpent. 08-02-1929 Servitude North Shore Power Company à Gédéon Gervais. 29-08-1930 Vente North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 21-12-1945 Donation par Gédéon Gervais à Jean-Louis Gervais avec charges. 28-02-1949 Servitude Jean-Louis Gervais à la Shawinigan Water & Power Company. 17-08-1955 Donation par Marie-Louise Carpentier à Jean-Louis Gervais (gratuite). Renonciation par madame Marie-Louise Carpentier. 28-10-1968 Servitude Jean-Louis Gervais et Hydro-Québec. 19-02-1977 Servitude Jean-Louis Gervais à Hydro-Québec.

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LOT Ptie 570

Photo : Sylvie BĂŠlanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOT Ptie 570

Lot Ptie 570

Petite école sur la terre de Jean-Louis Gervais Autrefois situé au 27, rang des Chutes, aujourd’hui au 515, route 352 01-12-1901 Don d’Édouard Gervais à Napoléon Gervais d’un emplacement d’un demi par deux arpents au sud du chemin public. 04-04-1921 Vente par Napoléon Gervais à la Commission scolaire Laflèche d’un terrain pour une maison d’école (superficie : un demi par un arpent). 1958 Les écoles de rang sont fermées. 06-10-1960 Vente par la Commission scolaire à Fernando Gervais. 28-05-1968 Vente par Fernando Gervais à Benoit Cossette. 10-08-1972 Vente par Benoit Cossette à Charles-Henri Charest. 20-02-2000 Vente par Charles-Henri Charest à René Cossette. 10-06-2002 Vente par René Cossette à Lentz et Annie Lafontaine. 2005 Vente à Johanne Magny.

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LOT 571

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 571

Lot 571

Joseph Lefebvre – Augustin Rousseau

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 24, rang des Chutes, aujourd’hui au 500, route 352 Date indéterminée Joseph Lefebvre reçoit promesse du Seigneur de la concession d’un lot de trois arpents par 30. 29-07-1816 (Louis Guillet) Pour 300 livres, Joseph Lefebvre vend à Antoine Baribault une terre de trois arpents par 30 au rang des Chutes, entre Pascal Mongrain et Pierre Gervais. 29-07-1816 (Louis Guillet) Joseph Badeaux, agent des Jésuites, concède à Antoine Baribault une terre de trois arpents par 30 dans le rang des Chutes, entre Pascal Mongrain et Pierre Gervais. 22-04-1823 (Louis Guillet) Antoine Baribault cède à Bélonie Grandmaison sa terre de trois arpents par 30 à St-Stanislas en échange d’une terre à Ste-Geneviève. 10-05-1824 (Louis Guillet) Bélonie Grandmaison et son épouse, Angèle St-Jean dit Bernard, vendent à Augustin Rousseau une terre d’un arpent par 30 entre Louis Gervais et Augustin Rousseau. 22-03-1826 (Louis Guillet) Selon le papier terrier No 371, Augustin Rousseau est propriétaire d’une terre d’un arpent par 30 à la rivière des Chutes, entre Louis Gervais et Jean-Baptiste Veillet. 17-11-1828 (Louis Guillet) Augustin Rousseau vend à Gabriel Gervais un lopin d’un arpent par 30 pour la somme de 20 livres. La superficie de la terre de Gabriel Gervais est maintenant d’un arpent et demi par 30. 83


Lot 571

01-04-1875 (E. Rinfret) Testament de Gabriel Gervais à son neveu, Trefflé Gervais. Date indéterminée Cession de Trefflé Gervais à François Gervais d’un arpent et demi par 30. Date indéterminée Cession de François Gervais à Uldoric Gervais. 21-06-1917 Uldoric Gervais vend à Médéric Bonenfant. 03-08-1928 Donation par Médéric Bonenfant à Jean-Baptiste Bonenfant. 09-02-1929 Servitude Jean-Baptiste Bonenfant à la North Shore Power Company. 29-08-1930 Vente North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 28-02-1949 Servitude Jean-Baptiste Bonenfant à la Shawinigan Water & Power Company. 13-07-1967 Avis d’expropriation par Hydro-Québec. 01-10-1968 Servitude Jean-Baptiste Bonenfant à Hydro-Québec. 30-09-1974 Vente par Jean-Baptiste Bonenfant à Joachim Dessureault. Jean-Baptiste Bonenfant garde sa maison et un emplacement de 168 par 150 pieds qu’à son décès, il lèguera par testament à sa femme, Germaine Cossette.

13-11-1980 (Gilles Veillette) Joachim Dessureault vend un terrain d’un arpent et demi par 30 à la Ferme J. J. R. Inc. à l’exclusion de la maison et de son emplacement. 84


Lot 571

17-11-1980 Désignation du lot No 571 « Une terre sise et située en la paroisse de St-Stanislas, connue et désignée comme étant le lot numéro 571 du cadastre officiel de la paroisse de StStanislas, de la contenance d’un arpent et demi de largeur sur trente arpents de profondeur, plus ou moins, avec une grange-étable dessus construite, circonstances et dépendances, sauf et à distraire de ladite terre No 571 l’immeuble ci-après décrit réservé en toute propriété par M. Jean-Baptiste Bonenfant aux termes de la vente passée devant Me Gilles Veillette, notaire, le 25 septembre 1974, dont copie a été enregistrée au bureau de la division d’enregistrement de Champlain, le 30 septembre 1974 […], savoir : "Un emplacement, de forme irrégulière, connu et désigné comme faisant partie du lot numéro 571 du susdit cadastre, mesurant 168 pieds de largeur le long du chemin public et 132 pieds de largeur dans la ligne Nord-Ouest par une profondeur de 150 pieds dans sa ligne Nord-Est et mesurant, dans sa ligne Sud-Ouest, en partant du chemin public d’abord 52 de profondeur puis prenant une direction Nord sur une distance de 38 pieds pour atteindre un point situé à 77 pieds du chemin public et de là une autre profondeur de 66 pieds pour atteindre la ligne Nord-Ouest dudit emplacement, le tout mesure anglaise, borné comme suit : en front, vers le Sud-Est, par le chemin public, en profondeur, vers le NordOuest et d’un côté, vers le Sud-Ouest, par le résidu dudit lot No 571 et de l’autre côté, vers le Nord-Est, par la terre de M. Jean-Louis Gervais, avec bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances." L’emplacement ci-devant décrit est réservé par M. Jean-Baptiste Bonenfant tel qu’actuellement clôturé. » 12-11-1984 Germaine Cossette vend à Jacques Dessureault la maison et l’emplacement décrits plus haut. 19-11-1996 Jacques Dessureault vend la maison et l’emplacement à Francis Arseneault.

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LOT 572

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 572

Lot 572

Joseph Lefebvre

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 22, rang des Chutes, aujourd’hui au 490, route 352 Date indéterminée Joseph Lefebvre reçoit promesse du Seigneur de la concession d’un lot de trois arpents par 30. 29-07-1816 (Louis Guillet) Pour 300 livres, Joseph Lefebvre vend à Antoine Baribault une terre de trois arpents par 30 au rang des Chutes, entre Pascal Mongrain et Pierre Gervais. 29-07-1816 (Louis Guillet) Joseph Badeaux, agent des Jésuites, concède à Antoine Baribault une terre de trois arpents par 30 dans le rang des Chutes, entre Pascal Mongrain et Pierre Gervais. 22-04-1823 (Louis Guillet) Antoine Baribault cède sa terre de St-Stanislas à Bélonie Grandmaison en échange d’une terre à Ste-Geneviève. 10-05-1824 (Louis Guillet) Bélonie Grandmaison et son épouse, Angèle St-Jean dit Bernard, vendent à Augustin Rousseau un terrain d’un arpent par 30 entre Louis Gervais et Augustin Rousseau. 28-07-1824 (Louis Guillet) Bélonie Grandmaison et son épouse vendent à Jean-Baptiste Veillet un terrain de deux arpents par 30 entre Pascal Mongrain et Augustin Rousseau pour 600 livres de 20 sous. Quittance le 21 mars 1828. 01-08-1825 (Louis Guillet) Sur le papier terrier No 241, les Jésuites confirment la propriété de JeanBaptiste Veillet sur deux arpents par 30 entre Pascal Mongrain et Augustin Rousseau à la rivière des Chutes, à St-Stanislas. 87


Lot 572

22-10-1829 (Louis Guillet) Jean-Baptiste Veillet et Madeleine Juineau, sa deuxième épouse, donnent à Jean-Baptiste, leur fils, lors de son mariage avec Sophie Hamelin, une terre de deux arpents par 30 à la rivière des Chutes à St-Stanislas, entre Pascal Mongrain et Gabriel Gervais, avec les bâtiments. Jean-Baptiste fils doit 300$ à son père. 11-03-1831 (Louis Guillet) Jean-Baptiste Veillet fils décède le 13 février 1831. À cause de la communauté de biens, Sophie Hamelin a été nommée tutrice de son fils JeanEusèbe, mineur et Jean-Baptiste Veillet, grand-père, subrogé tuteur. L’inventaire des biens de la communauté est dressé. Antoine Mongrain et Pierre Trépanier en estiment la valeur. Les funérailles de Jean-Baptiste ont coûté 28 livres, 10 sous. 11-03-1831 Le procès-verbal d’encan dont Antoine Mongrain était crieur affiche un montant de 1 183 livres, 9 chelins. 05-09-1831 (Louis Guillet) Jean-Baptiste Veillet père donne quittance à Sophie Hamelin des 300 livres dues pour le don de la terre lors de son contrat de mariage. 09-10-1833 (Louis Guillet) Contrat de mariage entre Sophie Hamelin et Georges Trépanier. Les époux apportent chacun leurs biens, terre, douaire, préciput, etc. Georges entretiendra Jean-Eusèbe, le fils de Sophie Hamelin issu de son premier mariage avec Jean-Baptiste Veillet. 20-07-1868 (Robert Trudel) Testament de Georges Trépanier. Il donne tous ses biens meubles et immeubles à Eugène Trépanier, son fils, légataire universel. Eugène Trépanier est nommé exécuteur testamentaire. 20-07-1868 (Robert Trudel) Dans son testament, Sophie Hamelin donne à Eugène Trépanier, son fils, tous ses biens meubles et immeubles. Exécuteur testamentaire : Eugène Trépanier. 88


Lot 572

20-07-1868 (Robert Trudel) Donation par Georges Trépanier et son épouse à Eugène Trépanier, leur fils, d’une terre de deux arpents par 30 située à St-Stanislas, aux Chutes, sur le côté nord, entre Gabriel Gervais et Ovide Trudel. Ils donnent la maison et les bâtisses, tous les biens meubles et immeubles, les animaux, voitures et outils, excepté un don fait à Georges, son fils. Les donateurs se réservent « quatre paires de draps de toile du pays, deux nappes, quatre essuie-mains, leurs hardes de corps. » Eugène logera ses parents et leur donnera les nécessités de la vie. Pendant quatre ans, il gardera François, son frère, qui aidera aux travaux de la ferme. Georges donnera 200$ à François pendant cette période de même que des animaux, des ustensiles et un lit. 27-07-1868 (Robert Trudel) Contrat de mariage d’Eugène Trépanier et Marie Germain. Les futurs époux « se prennent avec leurs biens et droits à chacun d’eux appartenant. » L’épouse apporte une somme de 200 livres de vingt sous, une vache, deux moutons. Par testament, ils se donnent respectivement leurs biens. Date indéterminée Eugène Trépanier à Marie Germain par testament. Date indéterminée Marie Germain à Odilon Trépanier. Date indéterminée Odilon Trépanier vend à Josaphat Trudel. 19-11-1919 Josaphat Trudel à Mme Josaphat Trudel par testament. 05-01-1929 Servitude de Madame veuve Josaphat Trudel à la North Shore Power Company. 29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 89


Lot 572

21-08-1935 Donation par Mme Josaphat Trudel à Alfred Trudel avec charges. 26-02-1949 Servitude Alfred Trudel à la Shawinigan Water & Power Company. 03-12-1968 Servitude Alfred Trudel à Hydro-Québec. 08-05-1975 Vente par Alfred Trudel à André Trudel. Sont exclus la maison et un emplacement de 373 pieds par 280. 02-02-1977 Servitude André Trudel à Hydro-Québec. 13-03-1980 Vente d’un emplacement de 140 pieds par 313 par Alfred Trudel à Louis Trudel. 25-05-1987 Alfred Trudel vend la maison et son emplacement de 140 pieds par 313 à JeanPaul Trudel et Jacqueline Trudel. 02-02-1993 Vente par Jean-Paul Trudel à Jacqueline Trudel de sa part dans la maison.

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Moi, l’agriculteur Je suis content d’être agriculteur.

Mais j’ai aussi mes moments de colère. De découragement. De réjouissance. De perplexité. Et de soucis. Je passe par toutes les émotions. Mais quand même, je suis content d’être agriculteur. Je sais qui je suis, et ce que je fais.

Je me sens profondément lié à la terre et à tout ce qu’elle produit… Au soleil qui la réchauffe et à l’eau qui l’abreuve…

Au bétail qu’elle nourrit de ses récoltes… À la maison qui m’abrite, moi et les miens, aux machines qui cultivent mes champs… Tout cela fait partie de ma vie.

Comme l’effort. L’averse soudaine. La sécheresse. Les soins à donner aux êtres et

aux choses. Les peines. Les pertes et, parfois, les profits. Les semences et la moisson. L’espoir qui chasse le souvenir des échecs, petits et grands, que les autres hommes ne connaissent pas. Mais que moi je connais si bien, et que j’accepte.

Non pas parce que c’est facile. C’est même très dur. Ni parce que j’en tire gloire. Ce que j’ignore. Et surtout pas pour m’enrichir. Je n’y arriverai jamais. Mais tout simplement parce que je sais qui je suis et ce que je fais. Et je ne donnerais pas ma place. Moi – l’agriculteur.

Extrait de la série publiée en hommage à l’agriculteur canadien par Sperry New Holland, une division de la Sperry Rand Canada Ltd. © 1974 In : Le Bulletin des agriculteurs, janvier 1976, page 55

En partant de la droite, quatre frères Brouillette : Ernest (Lot 578), Lucien (Lot 574), Charles-Borromée (Lot 576) et, au premier rang, François et son chien Filo. Vers 1930. Collection de l’auteure.

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LOT 573

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 573

Lot 573

Joseph Mongrain – Pascal Mongrain

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 20, rang des Chutes, aujourd’hui au 570, route 352 21-01-1815 (Louis Guillet) Concession de Joseph Badeaux à Joseph Mongrain d’une terre de trois arpents par 30, entre Antoine Mongrain et Joseph Lefebvre. 19-01-1815 (Louis Guillet) Joseph Mongrain donne cette terre à Pascal, son fils, à son contrat de mariage. Pascal se marie le 23 janvier 1815. 08-03-1826 (Louis Guillet) Le papier terrier No 351 confirme à Pascal Mongrain la propriété de la terre de trois arpents par 30 entre Jean-Baptiste Veillet et Antoine Mongrain. 10-03-1827 (Louis Guillet) Bellarmin Dessureault achète de Pascal Mongrain une terre d’un arpent et demi par 30 située au rang des Chutes, à St-Stanislas. Le prix est de 800 livres. La terre est située entre celle d’Antoine Mongrain et ce qui restera à Pascal Mongrain. Bellarmin s’y installe à ce moment-là. 09-04-1827 Pascal Mongrain donne quittance à Bellarmin Dessureault pour l’achat de la terre, le 10 mars 1827. 01-10-1827 (Louis Guillet) Bellarmin Dessureault achète d’Antoine Mongrain un demi-arpent par 30, entre Antoine Mongrain et Bellarmin Dessureault. 24-07-1832 (Louis Guillet) Vente à Casimir Baribault d’une portion de terrain d’un arpent et demi par 30, entre Bellarmin Dessureault et Jean-Baptiste Veillet. Un moulin à scie est compris dans la vente. 93


Lot 573

11-07-1835 (Louis Guillet) Testament de Pascal Mongrain. Pascal Mongrain donne tous ses biens à son fils Hubert. Hubert devra payer à chacun de ses frères et sœurs cinq chelins à leur majorité. Il devra contribuer pour moitié avec sa mère, Josephte Lefebvre, à élever les enfants. 12-01-1836 (Louis Guillet) La veuve de Pascal Mongrain donne quittance à Casimir Baribeau pour la terre achetée en 1832. 12-05-1837 La veuve de Pascal Mongrain donne quittance à Romain Mongrain pour l’héritage de Joseph Mongrain. 12-06-1839 (Louis Guillet) Bellarmin Dessureault vend sa terre du rang des Chutes à Olivier Trudel. Le prix est de 125 livres (nouvelle monnaie). Il s’installe à Ste-Geneviève. 29-07-1840 (Louis Guillet) Casimir Baribeau vend à Olivier Trudel un arpent et demi par 30 au montant de 89 livres, 10 chelins. 26-10-1840 (Louis Guillet) Olivier Trudel échange sa terre de trois arpents et demi par 30 au rang des Chutes avec Michel Trudel pour une terre de deux arpents par 25 à Ste-Anne-de-la-Pérade. Michel Trudel donne 125 livres à Olivier Trudel.

02-04-1842 (Ferdinand Filteau) Michel Trudel donne, par testament, une somme de 12 livres, 10 chelins à chacun de ses garçons et 6 livres, 10 chelins à chacune de ses filles à leur majorité. Le reste de ses biens ira à son épouse, Céleste Gervais. Céleste est nommée légataire universelle et héritière. 02-04-1842 (Ferdinand Filteau) Testament de Céleste Gervais : même formule que celui de Michel Trudel. 94


Lot 573

14-05-1842 (Louis Guillet) Casimir Baribeault donne quittance à Olivier Trudel. La terre a maintenant une superficie de trois arpents et demi par 30. 26-10-1874 (Robert Trudel) Michel Trudel donne à Ovide Trudel, son fils : 1. une terre de deux arpents par 29 située au nord de la rivière des Chutes, entre le donateur et Ephrem Mongrain, avec la maison et les autres bâtisses; 2. une terre à bois à St-Narcisse, à la Hêtrière, d’une superficie d’environ 46 arpents, au bout des terres de St-Stanislas. Il donne aussi tous les meubles, les animaux, les ustensiles de ménage et d’agriculture. Il devra payer les dettes accumulées au moment de la donation. Ovide s’engage à garder son père, le loger, éclairer, chauffer, nourrir, vêtir, enfin lui fournir toutes les nécessités de la vie tant en santé qu’en maladie et besoins spirituels et temporels sa vie durant. Il devra le faire inhumer dans sa paroisse avec un service convenable et un service anniversaire. Si nécessaire, il devra lui fournir une chambre et tous les soins nécessaires. Pour s’acquitter de ces obligations, Ovide hypothèque sa terre pour 600$. 26-10-1874 (Robert Trudel) Testament de Michel Trudel. Il ratifie la donation du 26 octobre 1874. Il donne tous ses biens meubles et immeubles à Ovide, son fils. Ovide est légataire universel. 26-05-1900 (D. T. Trudel) Dans son testament, Ovide Trudel donne et lègue à son fils JosephEugène dit Josaphat tous ses biens meubles et immeubles. Josaphat devra garder avec lui Lucien, Marie-Amanda, Marie-Joséphine-Albaïsse, Marie-Héléda, Éveline-Rebecca, ses quatre sœurs, et leur donner toutes les nécessités de la vie jusqu’à leur majorité ou jusqu’à ce qu’elles se soient pourvues autrement. Le légataire sera tenu de donner à son frère Lucien un cours d’études commerciales ou un cours classique ou un établissement d’une valeur de 1 500$. Au mariage de chacune des filles, il devra leur donner 100$. Ovide demande 50 messes basses, formule conventionnelle pour le début du testament. Joseph-Eugène dit Josaphat sera le légataire universel. 95


Lot 573

26-07-1902 (D. T. Trudel) Déclaration par Josaphat Trudel du décès d’Ovide Trudel et des immeubles qu’il a transmis. Ovide donne à son fils Josaphat le lot No 573 aux Chutes ainsi que le lot No 70, le lot No 76 et la moitié du lot No 71 à la Côte St-Paul. Il lègue également la moitié du lot No 155 à St-Narcisse. 19-11-1919 Testament de Josaphat Trudel. 16-04-1932 Donation par Veuve Josaphat Trudel & alliés à Donat Trudel avec charges. 09-04-1949 Servitude Shawinigan Water & Power Company et Donat Trudel. 21-11-1949 Servitude compagnie de téléphone. 03-06-1966 Donat Trudel vend à la paroisse de St-Stanislas pour la somme d’un dollar un emplacement pour un puisard. 04-10-1967 Vente par Donat Trudel à André Trudel. 1968 Servitude André Trudel et Hydro-Québec. 1977 Servitude André Trudel et Hydro-Québec. 14-05-1999 Vente par André Trudel à Jean-Marie Rossignol. 11-07-2001 Vente par Jean-Marie Rossignol à Ferme G. A. B. Fournier Inc. 96


Lot 573

20-07-2001 Vente par Ferme G. A. B. Fournier Inc. de la maison et des bâtiments à Carmen Cossette et Claude Lefebvre.

Photo : Sylvie Bélanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOT 574

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 574

Lot 574

Antoine Mongrain

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 16, rang des Chutes, aujourd’hui au 460, route 352 08-07-1825 (N. F. Uriarche, juge de paix) Suite au décès de Josephte Brouillette, son épouse, Antoine Mongrain est nommé tuteur de ses enfants mineurs, Nazaire, Ephrem, Léandre, Restitut, Alexis, Marie-Libère et Denis. Pierre Brouillette est subrogé tuteur. Les biens sont estimés par Michel Bordeleau et Joseph Lafontaine. L’acte est homologué en justice. 26-07-1825 (Louis Guillet) Inventaire de la succession d’Antoine Mongrain et de feue Josephte Brouillette. Michel Lafontaine est crieur. Pierre Trépanier et Jérôme L’Heureux sont témoins. 26-07-1825 (Louis Guillet) Le procès-verbal de l’encan de la succession d’Antoine Mongrain et de feue Josephte Brouillette indique que la vente a rapporté 1 119 livres, 18 sous. 16-12-1825 (Louis Guillet) La propriété de cette terre de trois arpents par 30 est confirmée à Antoine Mongrain dans le papier terrier No 275. 03-07-1827 (N. F. Uriarche) Requête demandant la vente de terres d’Antoine Mongrain, veuf de Josephte Brouillette. Le document décrit cinq lots, leur situation, les conditions de vente, etc. 06-07-1827 (N. F. Uriarche) Autorisation à Antoine Mongrain de vendre certains biens au profit des mineurs dont il est tuteur. 24-09-1827 (Louis Guillet) Procès-verbal de la vente de biens fonds de la succession d’Antoine Mongrain 99


Lot 574

et de feue Josephte Brouillette. Le lot No 574 (trois arpents par 30) est adjugé à André Trudel pour la somme de 80 livres.

01-10-1827 (Louis Guillet) Vente par Antoine Mongrain à André Trudel suite à la communauté de biens : trois arpents par 30 entre François Ayotte et Pascal Mongrain (lot No 574) et une sucrerie de trois arpents par 12 située au sud de la rivière des Chutes, entre Augustin Dessureault et Denis Mongrain. 01-10-1827 (Louis Guillet) Vente par André Trudel à Antoine Mongrain de la terre de trois arpents par 30 (lot No 574) et de la sucrerie de trois arpents par 12 entre Augustin Dessureault et Denis Mongrain pour la somme de 84 livres, 10 chelins. Moïse, Denis, Claire et Marie-Josephte ont reçu chacun 4 livres, 2 chelins, 4 pences et demi. Les six enfants mineurs reçoivent aussi 4 livres, 2 chelins, 4 pences et demi à leur majorité. 01-10-1827 (Louis Guillet) Bellarmin Dessureault achète d’Antoine Mongrain un demi-arpent de terre voisin de la terre qu’il possède déjà. La profondeur est de 30 arpents. Il achète aussi du même vendeur un lopin de terre de trois arpents par 12 sur lequel se trouve une sucrerie. Le montant de la transaction est fixé à 59 livres. Ces terres sont situées au rang des Chutes. Il reste deux arpents et demi par 30 à Antoine Mongrain. 05-10-1835 (Louis Guillet) Quittance par Léandre, Alexis et autres à Antoine Mongrain pour héritage. Montant : 5 livres, 10 chelins et 11 deniers. 02-11-1835 (Louis Guillet) Quittance par Nazaire Mongrain à Antoine Mongrain pour héritage. Montant : 5 livres, 10 chelins et 11 deniers. 02-11-1835 (Louis Guillet) Quittance par Moïse Mongrain à Antoine Mongrain (Suzanne Trépanier, deuxième épouse) pour l’héritage de leur mère Josephte Brouillette. Montant : 33 livres, 12 sous. 100


Lot 574

21-10-1839 (Louis Guillet) Quittance d’Alexis Mongrain et autres à Denis Mongrain pour l’héritage de leur mère Josephte Brouillette. Montant : 7 piastres d’Espagne. 27-07-1842 (Louis Guillet) Pour récompenser Ephrem Mongrain pour tous les bons services rendus, Antoine lui donne une terre de deux arpents et demi par 20 entre Michel Thiffault et Alexandre Boisvert, à la Côte St-Louis. 19-06-1844 (Ferdinand Filteau) Procuration de Moïse, Denis Mongrain et autres à Alexis Mongrain pour une allocation à feu Antoine Mongrain qui a été milicien dans le Quatrième bataillon des milices dans la dernière guerre avec les États-Unis. Alexis aura le pouvoir de négocier les terres et autres et de recevoir l’argent. 30-10-1844 (Ferdinand Filteau) Ephrem Mongrain donne quittance à Denis Mongrain pour 1 livre et 15 chelins (droits de succession). 16-08-1854 (Rinfret) Suzanne Trépanier donne à Maxime Mongrain, son fils du deuxième lit, sa terre de deux arpents et demi par 30 aux Chutes (nord), entre François-Xavier Veillet et Michel Trudelle. Elle donne aussi une terre au sud de la rivière des Chutes, entre Joseph Dessureault et François Lapointe. Suzanne Trépanier se réserve l’usage d’une sucrerie et d’un chaudron à sucre sa vie durant. Elle donne aussi tous les meubles de ménage, les ustensiles de cuisine, outils d’agriculture, voitures, animaux, enfin les effets mobiliers. Maxime devra garder sa mère, lui donner toutes les nécessités de la vie tant spirituelles que temporelles. 24-10-1854 (Rinfret) Pour des motifs inconnus, Maxime Mongrain résilie la donation faite par sa mère, Suzanne Trépanier, le 16 août 1854. 24-10-1854 (Rinfret) Ephrem Mongrain cède à Maxime Mongrain une terre de deux arpents par 25 à la Côte St-Louis avec maison, grange, étable entre Alexandre Boisvert et Armand Bordeleau. Cette cession est faite sans charges. Il cède aussi un lopin 101


Lot 574

de terre de quatre arpents par 11 à la Côte St-Louis, entre Gaspard Grandmont et Nérée Mongrain. 24-10-1854 (Rinfret) Pour récompenser son fils Ephrem, issu du premier mariage de son époux Antoine, Suzanne Trépanier lui donne une terre de deux arpents et demi par 30 au rang des Chutes, entre François-Xavier Veillette et Michel Trudelle, avec la maison, l’étable et autres bâtiments. Elle donne aussi une autre terre de quatre arpents et demi par 20 au sud de la rivière des Chutes, entre François Lapointe et Joseph Dessureault. Maxime Mongrain aura l’usage de la sucrerie sa vie durant avec un chaudron à sucre. Elle donne aussi tous ses meubles de ménage, les ustensiles de cuisine, outils d’agriculture, voitures, animaux, enfin les effets mobiliers. Ephrem devra garder sa mère, lui donner toutes les nécessités de la vie tant spirituelles que temporelles. Il devra fournir à Maxime Mongrain du grain de semence, un cheval, deux harnais, une vache, une paire de montants pour faire un traîneau, une berline, une grande charrette, deux paires de roues, un poêle double de trois pieds et un lit garni. 03-01-1855 (Rinfret) Testament de Suzanne Trépanier selon la formule conventionnelle. Ses volontés sont exprimées dans la donation du 24 octobre 1854. Elle nomme Ephrem Mongrain son légataire universel. 21-07-1873 (A. J. Lacoursière) Eugène Mongrain et Arline Trépanier donnent quittance à Ephrem Mongrain d’une somme de 100$ dans la succession de Louis Trépanier et Éloïse Desjarlais (Ephrem Mongrain tuteur des enfants). 21-07-1873 (A. J. Lacoursière) Ovide Trépanier donne quittance à Ephrem Mongrain, tuteur des enfants de Louis Trépanier et Éloïse Desjarlais, pour la somme de 100$ dans la succession de ses parents. 23-06-1876 (A. J. Lacoursière) Quittance par Sieur Ephrem Mongrain, tuteur des enfants de Louis Trépanier et Éloïse Desjarlais, pour 50$, en paiement final pour la vente d’une terre à Nérée Mongrain, le 10 octobre 1863. 102


Lot 574

21-05-1884 (A. J. Lacoursière) Eugène Mongrain et Arline Trépanier et autres donnent quittance à Ephrem Mongrain pour leur part de l’héritage de leurs parents, Louis Trépanier et Éloïse Desjarlais. 30-08-1886 (A. J. Lacoursière) Ovide Trépanier donne quittance à Ephrem Mongrain pour l’héritage de ses parents, Louis Trépanier et Éloïse Desjarlais. Date indéterminée Testament d’Ephrem Mongrain à Joséphine Trépanier. Date indéterminée Cession d’Ephrem Mongrain à Joseph Mongrain. 17-04-1898 (Charbonneau) Déclaration de décès d’Ephrem Mongrain par Mme Ephrem Mongrain (Joséphine Trépanier). La succession comprend la terre No 574 de deux arpents et demi par 30 aux Chutes, entre Théophile Cossette et Ovide Trudel, avec la maison et les bâtiments, et le lot No 585 de quatre arpents par 20, au sud de la rivière des Chutes, entre François X. Dessureault et Eugène Dessureault. 10-05-1926 Vente par Joseph Mongrain à Lucien Brouillette. 05-01-1929 Servitude de Lucien Brouillette à la North Shore Power Company. 29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 26-02-1949 Servitude de Lucien Brouillette à la Shawinigan Water & Power Company. 22-11-1949 Servitude pour la ligne téléphonique. 103


Lot 574

11-09-1967 Vente par Lucien Brouillette à Alfred Brouillette. 22-11-1968 Servitude d’Alfred Brouillette à Hydro-Québec. 02-02-1977 Servitude d’Alfred Brouillette à Hydro-Québec. 13-01-2000 Vente par Alfred Brouillette à G. A. B. Fournier Inc. Alfred Brouillette garde sa maison, ses bâtiments et un emplacement de 230 pieds par 230.

Scène à la cabane à sucre de Georges Brouillette, aux Chutes, vers 1930. Collection de l’auteure.

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Lot 574

Photo : Sylvie BĂŠlanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOT 575

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 575

Lot 575

Jean-Baptiste Ayotte

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 14, rang des Chutes, aujourd’hui au 450, route 352 18-06-1823 (Louis Guillet) Madame Marie-Anne Hénault, veuve de Jean-Baptiste Ayotte, donne à François Ayotte, son fils, une terre d’une superficie de trois arpents par 30. 19-01-1824 (Louis Guillet) Vente par François Ayotte à Laurent Houle d’un arpent et demi par 30. 01-05-1827 (Louis Guillet) Le papier terrier No 459 confirme que François Ayotte est propriétaire de la terre d’un arpent et demi par 30. 22-08-1833 (Louis Guillet) Échange entre François Ayotte et Joseph Ayotte. 22-08-1833 (Louis Guillet) Échange de Joseph Ayotte à Jérémie Veillette d’une terre d’un arpent et demi par 30. Jérémie Veillette donne à Joseph Ayotte une terre à St-Stanislas, sur la rivière Batiscan, entre Raphaël Veillette et Étienne Veillette. Jérémie Veillette arrive aux Chutes. 26-03-1842 Christine Gervais, veuve de Jérémie Veillette, est nommée tutrice de ses sept enfants mineurs. Bellarmin Gervais, subrogé tuteur. Romain Mongrain et Louis Hénault sont estimateurs. 29-03-1842 (Ferdinand Filteau) Inventaire des biens de la communauté qui a existé entre Jérémie Veillette et Christine Gervais, sa veuve. 30-03-1842 (Ferdinand Filteau) Procès-verbal de la vente des biens de Jérémie Veillette et Christine Gervais. Montant : 45 livres, 0 chelins et 10 sous.

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Lot 575

26-08-1842 (Ferdinand Filteau) Jérémie Veillette s’était engagé à payer à Augustin Hamelin une rente de 30 livres sur un capital de 500 livres dû par Joseph Ayotte à Augustin Hamelin pour une terre acquise de Joseph Ayotte par un contrat d’échange passé devant le notaire Louis Guillet le 22 août 1833. Christine Gervais accepte de continuer à la payer. 01-03-1843 (Ferdinand Filteau) Christine Gervais donne à François Veillette un terrain de trois quarts d’arpent par 30, la moitié d’une terre d’un arpent et demi par 30, entre Antoine Mongrain et Joseph Dessureault. La donation comprend la moitié d’une terre dans le Deuxième rang de St-Narcisse de même que les charges envers sa mère et ses frères et sœurs. 01-03-1843 (Ferdinand Filteau) Mathilde et Christine Veillette cèdent leur part d’héritage à leur frère François Veillette. 21-07-1863 (Robert Trudel) Christine Gervais donne à son fils Hubert Veillette un terrain de trois quarts d’arpent par 30, la moitié de la terre possédée par Jérémie Veillette, son père. Hubert devra entretenir sa mère et sa sœur Cléophée. Date indéterminée Vente par Hubert Veillette à Uldoric Trudel. 25-11-1889 (D. T. Trudel) Uldoric Trudel vend à Théophile Cossette une terre d’un arpent et demi par 30 aux Chutes, entre Éphrem Mongrain et Eugène Dessureault. Date indéterminée La terre passe de Théophile Cossette à Ernest Cossette. 30-09-1912 Contrat de mariage entre Fernand Cossette et Albertine Anésie Nobert. Date indéterminée La terre passe d’Ernest Cossette à Fernand Cossette.

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05-01-1929 Servitude de Fernand Cossette à la North Shore Power Company.

Lot 575

29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 26-02-1949 Servitude de Fernand Cossette à la Shawinigan Water & Power Company. 02-10-1963 Vente par Fernand Cossette à Gérard Brouillette. 28-10-1968 Servitude Gérard Brouillette et Hydro-Québec. 26-08-1976 Vente par Gérard Brouillette à Alfred Brouillette. Gérard garde sa maison et un emplacement de 125 pieds par un arpent et demi (Ptie 575). Alfred garde la terre en culture. 18-07-1995 Vente par Alfred Brouillette à Ferme J.J.R. Inc. Désignation du Lot 575 « Un immeuble connu et désigné comme étant une partie du lot 575 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, circonscription foncière de Champlain, mesurant un arpent et cinq perches de largeur sur une profondeur approximative de cinq arpents et borné comme suit : en front vers le Nord-Ouest par le chemin public (Rang des Chutes), en profondeur vers le Sud-Est par la Rivière des Chutes, d’un côté vers le Sud-Ouest par partie du lot 576 et de l’autre par partie du lot 574. Route Un immeuble connu et désigné comme étant une partie du lot 575 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, circonscription foncière de Champlain, mesurant un arpent et cinq perches de largeur sur une profondeur moyenne approximative de 24 arpents et borné en front, vers le Sud-Est par partie du lot 575 appartenant à Gérard Brouillette, en profondeur vers le Nord-Ouest par le lot 69, d’un côté vers le Nord-Est par partie du lot 574, vers le SudOuest par partie du lot 576. Avec bâtisse et adresse. » 109


LOT 576

Photographe et date inconnus. Collection de l’auteure.

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LOT 576

Lot 576

Jean-Baptiste Ayotte – Laurent Houle

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 12, rang des Chutes, aujourd’hui sans adresse. 18-06-1823 (Louis Guillet) Marie-Anne Hénault, veuve de Jean-Baptiste Ayotte, donne à François Ayotte, son fils, et à son épouse, Marie Roy, sa part de terre détenue en communauté de biens avec son époux (trois arpents par 30 au rang des Chutes, entre Augustin Dessureault et Antoine Mongrain). Elle leur donne également tous les biens qui lui appartiennent avec obligation de l’entretenir. Victoire, fille de Jean-Baptiste Ayotte et sœur de François, détenait la moitié de l’héritage de son père. Elle la cède à son frère, François, et à son épouse. François devra verser six piastres d’Espagne à sa mère, Marie-Anne Hénault. 19-01-1824 (Louis Guillet) François Ayotte vend à Laurent Houle un arpent et demi par 30 au lieu nommé les Chutes. Le terrain est borné du côté sud-ouest à Augustin Dessureault et de l’autre au vendeur François Ayotte. Les bâtiments sont compris dans la vente dont le prix s’élève à 15 livres. Un montant de 6 livres, 5 chelins est versé comptant; la moitié de ce qui reste est due le 25 décembre suivant et l’autre moitié en mars. Laurent Houle hypothèque sa terre. Une quittance générale est accordée le 23 janvier 1826. 25-08-1825 (Louis Guillet) Le papier terrier No 240 confirme à Laurent Houle la propriété sur le lot d’un arpent et demi par 30. 23-01-1826 (Louis Guillet) Laurent Houle vend à Louis Houle, son fils, sa terre d’un arpent et demi par 30, entre Augustin Dessureault et François Ayotte, pour la somme de 10 livres courant. 02-05-1826 (Louis Guillet) Louis Houle échange avec son frère Calixte Houle sa terre d’un arpent et demi par 30 aux Chutes, entre Augustin Dessureault et François Ayotte, avec la 111


Lot 576

grange et les bâtiments. Calixte cède en échange une terre de deux arpents par 30 dans la Seigneurie de Ste-Anne-de-la-Pérade, au village de Ste-Élizabeth (territoire actuel de St-Prosper), entre Louis Massicotte et Dieudonné Courtois. Calixte donne à Louis 14 piastres et demie. 16-04-1828 (Louis Guillet) Calixte Houle vend à Joseph Larivée la moitié de sa terre, soit trois quarts d’arpent par 30, entre Augustin Dessureault et Calixte Houle. Cette partie appartient aux enfants mineurs depuis le décès de Marguerite Thiffault, leur mère. La transaction est faite sous hypothèque et s’élève à 600 livres de 20 sous. 22-09-1828 Joseph Larivée résilie l’achat de la terre du 16 avril 1828. La terre retourne à Calixte Houle. 01-02-1830 Échange de terre entre Calixte Houle et Joseph Dessureault. Calixte Houle cède une terre d’un arpent et demi par 30 aux Chutes, entre les terres d’Augustin Dessureault et de François Ayotte. En contrepartie, Joseph Dessureault lui cède une terre d’un arpent et trois quarts par 30 au Village Ste-Élizabeth, dans la paroisse de Ste-Anne-de-la-Pérade (territoire actuel de St-Prosper). La terre cédée par Joseph Dessureault lui appartenait puisqu’il l’avait achetée en deux parties soit un arpent et demi en juin 1824 et un quart d’arpent en août 1826. Joseph s’installe donc définitivement à St-Stanislas au printemps 1830.

29-05-1833 (Louis Guillet) Joseph Dessureault achète de son voisin Augustin Dessureault une terre d’un demi-arpent par 30 à la rivière des Chutes. Ce demi-arpent diminuera d’autant la terre d’Augustin et augmentera celle de Joseph, qui a dorénavant deux arpents de largeur. 22-08-1836 (F. Filteau) Contrat de mariage entre Joseph Dessureault et Hélène Hamelin. 19-09-1867 (Lacoursière) Joseph Dessureault et Hélène Hamelin font donation à leur fils Eugène. La donation comprend une terre aux Chutes mesurant deux arpents par 30, pre112


Lot 576

nant front sur la rivière des Chutes et se terminant aux terres de la Côte St-Paul, entre celles de Joseph Dessureault, fils d’Augustin, et Hubert Veillette au nordest. Sur cette terre, il y a maison et étable. La donation comprend aussi une terre du côté sud de la rivière des Chutes d’une superficie d’un arpent et demi par 20, entre les terres de Georges Trépanier et Éphrem Mongrain, avec une petite grange. La donation comprend en plus les meubles, les animaux et les voitures. Eugène devra donner à son frère Ovide une jument de cinq ans sous poil blond, une vache, un mouton, une petite charrette, un harnais, une traîne, une charrette à bois, un sleigh à billots sans lisse. Eugène s’engage à garder ses frères Maxime et Joseph pendant cinq ans et sa sœur Adélaïde jusqu’à son mariage. Maxime et Adélaïde devront travailler selon leur force. Nonobstant qu’il soit logé, nourri et entretenu, Joseph ne sera pas tenu de travailler. Eugène devra lui donner une somme de 100 piastres dans les cinq ans suivant la donation. Eugène devra aussi donner à sa sœur Adélaïde à son mariage, un lit garni, un coffre, une vache et trois moutons. Dans les cinq ans suivant la donation, il devra donner à Maxime une terre de trois arpents par 25 à la Côte St-Paul, au lieu nommé la Tortue, sur laquelle devra être construite une maison et deux arpents en superficie devront être cultivables. De plus, il devra lui donner un quart des animaux, à l’exception des chevaux. Cette donation n’ayant pas été enregistrée avant le décès de sa mère, Hélène Hamelin, Joseph fils, met en cause sa validité alléguant que sa mère justement ne voulait pas y consentir. En tout état de cause et pour éviter toute procédure subséquente, Eugène consent à donner à son frère Joseph, en plus des 100 piastres inscrits dans la donation, toute une batterie de meubles, de voitures, d’animaux et en plus la garantie d’une aide pour la construction d’une étable et d’une remise sur la terre que possède ce dernier à St-Tite (territoire actuel de St-Séverin). Cette entente est survenue le 10 juillet 1870 et est conservée dans les contrats du notaire Rinfret. 16-07-1870 (Rinfret) Contrat de mariage d’Eugène Dessureault et de Virginie Mongrain. Les futurs époux se font donation mutuelle. Eugène apporte les biens acquis par donation de ses parents le 19 septembre 1867. De son côté, Virginie apporte un lit garni, une vache, trois moutons, ses hardes et linge, plus 100 piastres. 18-07-1870 Ratification et quittance de Joseph Dessureault à son frère Eugène. Le montant de 100 piastres qu’Eugène doit lui donner selon la donation du 19 sep-

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Lot 576

tembre 1867 sera remis à Michel Trudel auquel Joseph doit ce montant. Eugène donne à son frère Joseph une charrette à bois avec ses roues, un harnais de travail, une traîne haute lissée de fer avec ses menoires, une vache à lait de cinq ans, deux moutons de deux à quatre ans, un porc, un lit composé d’une couchette, une paillasse, une couverture et un drap de toile, une table, deux chaises, un chaudron, une « bombe ». Ces animaux et articles n’étaient pas listés dans la donation de leur père. De plus, Eugène devra aider Joseph à construire une étable et une remise sur la terre de St-Tite (aujourd’hui St-Séverin), propriété de Joseph. Joseph signe le contrat, Eugène fait sa marque. 30-06-1871 (Lacoursière) Convention et ratification entre Eugène Dessureault et sa soeur Adélaïde, célibataire de St-Stanislas. Les deux parties acceptent les clauses de l’acte de donation de Joseph Dessureault, leur père, à Eugène, acte passé le 19 septembre 1867 devant le notaire Lacoursière. Eugène ajoute en plus 50 piastres et un rouet au moment du mariage d’Adélaïde. 30-06-1871 (Lacoursière) Convention et ratification entre Eugène Dessureault et son frère Maxime. Selon le contrat de donation de Joseph Dessureault à Eugène, ce dernier doit donner à Maxime une terre à la Côte St-Paul et lui faire deux arpents de terre neuve, lui construire une maison et lui donner un quart des animaux qu’il possédera en 1872. De son côté, Maxime devra travailler pendant cinq ans pour Eugène. L’entente confirme les modifications suivantes : une terre de trois arpents par 25 à la Côte St-Paul sera donnée à Maxime et, au lieu d’une maison, une grange de 40 pieds par 26 avec étable et remise sera construite. Les animaux suivants seront donnés : une vache, deux moutons, un cochon, un poulain ainsi que les articles suivants : 125 planches de pin, 50 madriers, une charrue neuve, une herse dentelée, une faux, une faucille, une grande charrette avec ses roues, un poêle, un chaudron à sucre, deux chaises, une couchette, un lit, un harnais. Maxime devra travailler pour Eugène jusqu’en juin 1872. 30-03-1872 (Lacoursière) Ratification d’Ovide Dessureault, de St-Narcisse, en faveur d’Eugène Dessureault, son frère. Ovide accepte les clauses le concernant dans l’acte de donation de leur père, Joseph, à Eugène et il renonce à toute représentation future. 114


Lot 576

23-02-1875 (Héroux) Quittance d’Adélaïde Dessureault et de son mari, Laurent Gervais, à l’endroit d’Eugène Dessureault. Le couple Gervais a reçu un lit garni avec couchette, un rouet, un coffre, une vache, trois moutons ainsi qu’un montant de 50 piastres selon la convention datée du 30 juin 1871. Date indéterminée Eugène Dessureault donne à Théophile Dessureault. Date indéterminée Théophile Dessureault vend à Georges Brouillette. 27-07-1884 (A. J. Lacoursière) Contrat de mariage de Georges Brouillette et Julie Cossette. 18-07-1885 (A. J. Lacoursière) Testament de Julie Cossette à Georges Brouillette à qui elle donne tous ses biens. 05-11-1925 Georges Brouillette donne par testament tous ses biens à Célina Drouin, son épouse en secondes noces. 05-01-1929 Servitude de Célina Drouin, veuve de Georges Brouillette, à la North Shore Power Company. 29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 07-08-1937 Célina Drouin, veuve de Georges Brouillette, donne par testament tous ses biens à Charles-Borromée Brouillette, son fils. 26-02-1949 Servitude de Charles-Borromée Brouillette à la Shawinigan Water & Power Company. 115


Lot 576

02-02-1952 Charles-Borromée Brouillette vend à Lucien Brouillette. 22-01-1963 Lucien Brouillette vend à Alfred Brouillette. 21-11-1968 Servitude d’Alfred Brouillette à Hydro-Québec.

18-07-1995 Vente par Alfred Brouillette à Ferme J. J. R. Inc. Désignation du lot No 576 « Au sud de la route : Un immeuble connu et désigné comme étant une partie du lot numéro 576 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, circonscription foncière de Champlain, mesurant deux arpents de largeur sur une profondeur moyenne approximative de cinq arpents et borné comme suit : en front vers le Nord-Est par le chemin public (Rang des Chutes), en profondeur vers le Sud-Est par la Rivière des Chutes; d’un côté vers le Sud-Ouest par partie du lot 577 et vers le Nord-Est par partie du lot 575. Au nord de la route : Un immeuble connu et désigné comme étant une partie du lot 576 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, circonscription foncière de Champlain, mesurant deux arpents de largeur sur une profondeur moyenne approximative de 25 arpents et borné comme suit : en front vers le Sud-Est par le chemin public (Rang des Chutes), en profondeur vers le NordOuest par le lot 69; d’un côté vers le Sud-Ouest par partie du lot 577 et de l’autre côté par partie du lot 575. Avec bâtisse, sans adresse. »

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Lot 576

En blouse sombre, au centre de la photo, Célina Drouin entourée de quelques-uns des membres de sa famille, vers 1930. Collection de l’auteure.

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LOT 577

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 577

Lot 577

Augustin Dessureault

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 10, rang des Chutes, aujourd’hui au 440, route 352 19-01-1797 (Saupin) Contrat de mariage entre Augustin Dessureault et Agathe Houle. Augustin apporte une terre de deux arpents bâtie de maison et grange et située à la Rivière-à-la-Lime. Agathe apporte un lit garni, un coffre, une vache laitière, une « mère moutonne » et un « nourritureau » de 8 mois. 19-07-1798 Promis en concession à François Lefebvre par les Jésuites. Lefebvre la possède depuis plus de vingt ans. 23-07-1801 (A.Trudel) Donation de Josephte Paplau dit Périgny, veuve de Jean-Baptiste Houle et mère d’Agathe Houle, à Augustin Dessureault et à Agathe Houle, sa femme. La donation porte sur une terre de quatre arpents par 31 de profondeur, sur la rive sud de la rivière Batiscan, sur laquelle on dénombre deux chevaux, trois vaches, une taure de deux ans, deux veaux, 14 moutons, deux grands cochons et deux petits cochons, entre autres. Cette terre est située entre les terres de Jean-Baptiste Normandin et François Baribeau. La donation inclut aussi une terre en bois debout de quatre arpents par 21, située à la Rivière-à-Veillet. 10-02-1814 Ordonnance de la Cour du Banc du Roi à la demande d’Augustin Dessureault pour élire un tuteur et un subrogé tuteur à ses sept enfants mineurs. 14-02-1814 Augustin est élu tuteur et Michel Lefebvre, oncle maternel, subrogé tuteur, à la suite d’un conseil de famille tenu le 14 février. 28-02-1814 (Guillet) Inventaire des biens de la communauté que fut Augustin et Agathe Houle. Cet inventaire comprend entre autres choses un cheval sous poil gris, une jument 119


Lot 577

infirme de huit ans sous poil noir, deux brebis dont une avec son petit, un mouton mâle, quatre vaches, un petit bœuf, une truie du printemps, un bac sur le bord de la rivière, un canot et un plus petit canot. 01-03-1814 (Guillet) Encan des biens de la communauté. En misant plus haut que les autres, Augustin récupère sa jument infirme, une vache (celle qui avait le moins de valeur), la truie et divers objets de maison et de ferme. Après paiement des dettes, l’encan rapporte quelque 1 075 livres dont la moitié ira aux sept enfants mineurs à leur majorité. Chacun recevra donc environ 75 livres, valeur équivalant à une bonne vache et un cochon. 24-03-1814 (Guillet) Demande de partage de terre à la Cour du Banc du Roi. Il semble que la Cour ait décidé de donner à Augustin trois arpents pris à même la superficie de la terre de quatre arpents au sud de la rivière Batiscan, la terre à la Rivière-àVeillet et la terre au village de Champlain. Les enfants auront la terre de quatre arpents à la Rivière-à-la-Lime et un arpent sur les quatre de la terre au sud de la rivière Batiscan. 10-04-1823 (Guillet) Échange de terre entre Augustin Dessureault et François Lefebvre. Augustin cède ses trois arpents au sud de la rivière Batiscan (il s’agit de la terre donnée par la mère d’Agathe Houle, le 23 juillet 1801) auxquels s’ajoute la jouissance d’un arpent appartenant aux enfants et ce, jusqu’à la majorité du dernier. Augustin cède aussi sa terre du village de Champlain. Cette dernière, d’une largeur d’un arpent, est située entre les terres de Louis L’Heureux et François Germain. En échange, Augustin reçoit la terre de trois arpents située entre les terres de Louis Germain dit Magny et François Ayotte au Rang des Chutes avec, en plus, un lopin de terre au sud de la rivière des Chutes, entre Antoine Mongrain et Lehouiller. Il déménage donc à St-Stanislas en cette année 1823. 21-07-1825 (Guillet) Au moment de la constitution du papier terrier, Augustin Dessureault possède une terre de trois arpents de large située entre les terres de Laurent Houle, le frère de sa première épouse, et Louis Germain dit Magny. Il possède en plus un terrain de trois arpents par 11 dans la pointe située au confluent de la 120


Lot 577

rivière des Chutes et de la rivière Batiscan. Ce terrain est voisin d’Antoine Mongrain et des héritiers Lehouiller-Moreau. 29-05-1833 (Guillet) Augustin Dessureault vend à Joseph Dessureault, fils de Joseph, un demi-arpent de terre par 30 à la rivière des Chutes pris à même les trois arpents qu’il possède. Ce demi-arpent s’ajoute à la terre de Joseph, qui est voisine. 30-01-1834 (L. Guillet) Contrat de mariage de Joseph Dessureault et Flavie Hénault dit Champagne. Flavie apporte un lit, un coffre contenant les hardes et linges, un rouet, deux moutons; douaire de 600 livres. 13-08-1838 (Ferdinand Filteau) Testament d’Augustin Dessureault et Geneviève Gauthier, son épouse en secondes noces. Ils font donation de tous leurs biens à leurs fils Georges et Joseph-Hercule. La donation comprend une terre de deux arpents et demi par 30, située à la rivière des Chutes et voisine du terrain d’un demi-arpent vendu à Joseph Dessureault en 1833. Les deux fils devront prendre soin de leurs parents et de leurs petits frères Nazaire, Léon et Hubert. Le contrat de donation est très long et contient une foule de détails sur le partage des biens et des responsabilités. 18-03-1839 (Ferdinand Filteau) Augustin père et Georges Dessureault vendent à Joseph Dessureault, leur fils et frère, un demi-arpent de terre par 30 arpents. Le coût de la transaction est fixé à 15 livres. Augustin et ses héritiers conservent deux arpents. 19-08-1839 (Ferdinand Filteau) Flavie Hénault dit Champagne et Joseph Dessureault donnent quittance à Louis Hénault dit Champagne pour la dot de sa fille. 11-09-1839 (Ferdinand Filteau) Échange de terre entre Joseph et Georges Dessureault, tous deux fils d’Augustin. Georges cède un arpent par 30 avec la moitié des bâtiments compris dans la donation du 13 août 1838. Joseph donne en contrepartie une terre de trois arpents par 20 située à la rivière des Chutes, entre les terres de Laurent Dessureault et Magloire Brouillette. 121


Lot 577

11-09-1839 (Ferdinand Filteau) « Transport par Augustin Dessureau, père, à Joseph Dessureau, son fils, de la juste moitié de la pension viagère, soins matériels, servitudes et obligations d’entretien, logement et autres qui sont dus et échus à lui et à son épouse et qui pourront être dus et échus jusqu’à sa majorité par Hercule Dessureau, laquelle moitié de ces obligations est amplement et au long désignée et spécifiée en la donation entre vifs entre Augustin Dessureau et ses fils Georges et Hercule. » Ce transport survient suite à l’échange de terres entre Joseph et Georges. Bien qu’il ne réside plus sur la terre de son père, Georges continue d’être responsable de la moitié de la rente viagère. L’autre moitié est partagée entre Joseph et Hercule. La maison est située sur la partie de la terre qui est donnée à Hercule. La rente viagère dont les détails sont inscrits au contrat de donation du 13 août 1838 est composée comme suit pour chaque année : 20 minots de blé réduit en farine, 125 livres de beau et bon lard, un quartier de bœuf de 60 livres, deux minots et demi de pois, 50 pommes de choux, un minot de sel, deux livres de poivre, 40 livres de sucre du pays, trois gallons de cidre ou de vin, du tabac, 40 minots de belles et bonnes patates, 300 oignons, fourni d’herbes potagères tant salées que fraîches, huit livres de saindoux, huit livres de beurre, un pot de lait par jour avec le droit d’élever une vache. 18-01-1841 (Ferdinand Filteau) Résiliation du contrat de transfert de la moitié de la rente viagère due à Augustin Dessureault par son fils Joseph en remplacement de son autre fils Hercule. Plutôt que de pourvoir à chaque année à sa partie de la rente viagère, Joseph s’engage à remettre le tiers des produits de la terre récoltés l’année précédente et qui sont actuellement en sa terre, ainsi que le tiers des provisions de bouche qui seront partagées; il s’oblige à remettre une vache, une taure de trois ans, un cochon, trois moutons, l’horloge, un « sopha », etc. et à payer 17 chelins et demi qui restaient dus à la suite de l’achat du demi-arpent de terre le 18 mars 1839. 1842 Au recensement de 1842, Augustin Dessureault possède un cheval, cinq bêtes à cornes, deux moutons et deux cochons. 122


Lot 577

08-09-1842 (Ferdinand Filteau) Augustin cède à son fils Joseph, la terre de trois arpents qu’il vient de recevoir de son fils Georges, contre trois quarts d’arpent par 30 provenant de l’héritage principal soit l’ancienne terre d’Augustin. 19-08-1845 (Ferdinand Filteau) Résiliation d’une donation entre Hercule Dessureault et son père Augustin. Hercule et son épouse Mathilde Veillet résilient et annulent la donation passée devant le notaire Filteau, le 13 août 1838. Après les multiples transactions survenues depuis 1838, la terre revient à ses dimensions d’origine soit deux arpents et demi par 30. 07-09-1846 (Guillet) Testament de Joseph Dessureault et de Flavie Hénault dit Champagne. Ils se donnent mutuellement tous leurs biens. Sont témoins à la rédaction des testaments, Isaac Fournier, maître d’école et Jean-Baptiste Roy, commis-marchand. 24-04-1848 (Robert Trudel) Nouveau testament d’Augustin Dessureault. Celui-ci fait donation à son fils Joseph. La donation contient une terre d’un arpent et trois quarts par 30, à la rivière des Chutes. Joseph est déjà propriétaire de la terre voisine. Le contrat de donation prévoit 100 louis pour Léon et Hubert à leur majorité. Ce dernier testament révoque tout autre testament déjà fait et sera le dernier. Augustin mourra six mois plus tard. 21-04-1854 (Labarre) Nazaire Dessureault, journalier demeurant à Trois-Rivières, a engagé et engage deux de ses enfants mineurs nommés Rose-Délima, âgée de 7 ans, et François (Francis), âgé de 6 ans, jusqu’à leur majorité, à Joseph Dessureault qui les accepte comme ses enfants. Ils devront travailler pour le profit et les avantages de la maison. 10-07-1863 (Rinfret) Testaments de Joseph Dessureault et de Flavie Hénault dit Champagne, son épouse. Ils donnent tous leurs biens à leur neveu, François Dessureault, qui demeure avec eux. 123


Lot 577

20-05-1865 L’estimation municipale de la terre est de 640$ pour deux arpents et demi par 30. 26-09-1868 (Rinfret) Joseph Dessureault et Flavie Hénault dit Champagne, son épouse, donnent à leur neveu, François Dessureault, demeurant avec eux, une terre de deux arpents et demi par 30 du côté nord de la rivière des Chutes et se terminant aux terres de la Côte St-Paul, entre les terres de Joseph Dessureault, fils de Joseph, et Louis Brouillette. Avec cette terre, viennent la maison, la grange, l’étable et les autres bâtiments. François s’engage à garder les donateurs. Flavie décède le 30 mai 1876 et Joseph le 7 juillet 1890 à St-Stanislas. 17-04-1910 (Rinfret) François donne ses biens à son fils, Borromée. Celui-ci aura des charges envers ses parents. 09-02-1929 Servitude de Borromée Dessureault à la North Shore Power Company. 29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company.

04-06-1955 (Charles-Édouard Gagnon) Borromée Dessureault vend ses terres (lots No 577, 584, 168, 169) à Joachim Dessureault, son fils. Joachim doit loger ses parents. 26-04-1965 Joachim Dessureault vend à la municipalité un terrain pour un puisard à incendie. 12-03-1969 Servitude de Joachim Dessureault à Hydro-Québec. 02-02-1977 Servitude de Joachim Dessureault à Hydro-Québec.

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Lot 577

13-11-1980 (P. H. Vincent) Formation de la compagnie Ferme J. J .R. Inc. J. (Joachim) J. (Jacques) R. (René). Désignation « Une terre située en la paroisse de St-Stanislas, dans le Rang des Chutes et désignée sous le No 577 aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Stanislas, avec une maison et autres bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances. Sujette, ladite terre à une servitude consentie à North Shore Power Company suivant acte enregistré le 09-02-1929 et à une servitude consentie à la Commission Hydroélectrique du Québec suivant acte enregistré le 12-03-1969. Sauf et à distraire de ladite terre le terrain vendu par M. Joachim Dessureault à la Corporation de la paroisse de St-Stanislas suivant acte enregistré sous le No 200529, mesurant 27 pieds de largeur sur une profondeur de 27 pieds, le tout mesure anglaise, et dont la ligne du côté sud-ouest est située à une distance d’environ 208 pieds anglais du lot 578, lequel terrain est bordé comme suit : en front vers le Sud-Est, par le chemin public, en profondeur, vers le Nord-Ouest et des deux côtés par le résidu de la terre de M. Joachim Dessureault. A distraire aussi de ladite terre l’emplacement ci-après décrit réservé en toute propriété par M. Joachim Dessureault, savoir : « Un terrain sis et situé en la paroisse de St-Stanislas, connu et désigné comme faisant partie du lot 577 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, mesurant 489 pieds de largeur par 110 pieds de profondeur, mesures anglaise, borné comme suit : en front, vers le Sud-Est, par le chemin public, en profondeur, vers le Nord-Ouest et d’un côté, vers le Nord-Est, par le résidu dudit lot 577 et de l’autre côté, vers le Sud-Ouest, par une partie du lot 578, avec bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances. Sauf et à distraire dudit emplacement réservé par le vendeur le terrain susdécrit appartenant à la Corporation municipale de la Paroisse de St-Stanislas et sur lequel se trouve un puisard à incendie. » 13-11-1980 (Gilles Veillette) Joachim Dessureault vend à Ferme J. J. R. Inc. Sur le lot No 577, la maison et un emplacement de 489 pieds par 110 restent sa propriété, de même que les lots No 584 et 585. 17-07-1997 (Hélène Samson) Donation de la maison et de l’emplacement à René Dessureault, fils de Joachim.

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LOT 578

Archives nationales du QuĂŠbec, Fonds documentaire Point du Jour Aviation (photo : Jean-Marie Cossette). Automne 1984.

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LOT 578

Lot 578

Louis Magny

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 8, rang des Chutes, aujourd’hui au 430, route 352 17-01-1804 (A. Trudel) Contrat de mariage de Louis Germain dit Magny et Catherine Bronsard dit Langevin. Formule ordinaire avec douaire, précisant les objets apportés et la clause testamentaire. 18-03-1822 Louis Germain dit Magny acquiert de l’Honorable Louis Guggy cette terre appartenant à Antoine Mongrain depuis 1815. 11-06-1825 (L. Guillet) Le papier terrier No 127 confirme la propriété de trois arpents par 30 à Louis Germain dit Magny. Août 1830 Catherine Bronsard et six de ses enfants décèdent en quelques semaines. 07-02-1831 Acte de tutelle : Louis Germain dit Magny est nommé tuteur pour Euphrosine Germain dit Magny. Charles Bronsard est nommé subrogé tuteur. 16-02-1831 (Louis Guillet) À cause de la communauté de bien ayant existé entre Catherine Bronsard et Louis Germain, un inventaire est dressé suite au décès de Catherine. 17-02-1831 (Louis Guillet) Procès-verbal de l’encan. Produit total de la vente : 2 080 livres, 5 chelins; dépenses : 699 livres, 5 chelins; solde : 1 381 livres. Louis père a reçu 690 livres, 10 chelins. Euphrosine a reçu 337 livres, 12 chelins. Louis fils achète pour 530 livres; il doit 182 livres, 4 chelins. 18-02-1831 (Louis Guillet) Partage des terres entre Louis père, Louis fils et Euphrosine. Louis père pos127


Lot 578

sède une terre d’un arpent et demi par 30 bornée par celle de Célestin Ricard. Louis fils est propriétaire d’une superficie de trois quarts d’arpent par 30 au centre du lot original No 578 et Euphrosine a la partie de trois quarts d’arpent par 30 adossée à celle d’Augustin Dessureault. 18-02-1831 (Louis Guillet) Échange de terre. Louis Germain père donne sa partie d’un arpent et demi par 30 à Louis fils. Louis fils, en échange, verse 400 livres à son père et lui cède la partie du centre du lot original mesurant trois quarts d’arpent par 30. 06-03-1835 (Louis Guillet) Louis Germain dit Magny père donne quittance pour la somme de 400 livres à son fils Louis. 03-07-1843 (Louis Guillet) Contrat de mariage de Louis Brouillette et Euphrosine Germain dit Magny. Douaire de 300 livres, préciput 300 livres, effets personnels et clause testamentaire. 14-08-1843 (F. Filteau) Don d’une étable de 16 pieds par 27 par Louis Germain dit Magny père et Louis Brouillette à Louis Germain dit Magny fils. 01-07-1844 (Louis Guillet) Échange de terre entre Louis Brouillette et Louis Germain dit Magny père. Louis Germain dit Magny père donne à Louis Brouillette un terrain de trois quarts d’arpent par 30 en échange d’un terrain à Sainte-Geneviève. La superficie du lot No 578 passe à un arpent et demi par 30. Euphrosine renonce à la clause testamentaire du contrat de mariage. 07-05-1850 (Louis Guillet) Testament de Louis Germain dit Magny père. Il nomme son fils, Louis, héritier et légataire universel. Il devra donner 15 chelins à Euphrosine. 05-05-1892 Testament de Louis Brouillette. Il donne la moitié du lot No 578 à son fils Georges. 128


Lot 578

27-12-1893 Euphrosine Germain dit Magny cède le lot à Georges Brouillette par testament. 09-01-1905 (D. T. Trudel) Déclaration de décès de Louis Brouillette. 05-11-1925 Georges Brouillette cède le lot à Ernest Brouillette par testament. 05-01-1929 Servitude Ernest Brouillette à la North Shore Power Company. 25-02-1930 Vente par Ernest Brouillette à François Brouillette. 05-06-1941 Vente par François Brouillette à Richard Trudel. 28-02-1949 Servitude Richard Trudel à la Shawinigan Water & Power Company. 28-10-1968 Servitude Richard Trudel à Hydro Québec. 07-01-1969 Vente par Richard Trudel à Albert Brouillette. Richard Trudel garde sa maison et un emplacement de 90 pieds par 160. 02-10-1974 Vente par Albert Brouillette à Jean-Baptiste Massicotte. 17-10-1974 Vente par Jean-Baptiste Massicotte à Joachim Dessureault. 02-02-1977 Servitude Joachim Dessureault à Hydro Québec. 129


Lot 578

13-11-1980 Vente par Joachim Dessureault à Ferme J. J. R. Inc. Désignation du lot No 578 lors de la création de la Ferme J. J. R. Inc. « Une terre située dans le rang des Chutes Sud-Ouest, en la paroisse de StStanislas, connue et désignée sous le numéro 578 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, avec une grange-étable et une remise à machinerie dessus construite, sauf et à distraire dudit lot No 578 l’emplacement ci-après décrit réservé par M. Richard Trudel aux termes de l’acte de vente passé devant Me Gilles Veillette, notaire, le 6 janvier 1969, dont copie a été enregistrée au bureau de la division d’enregistrement de Champlain, savoir : un emplacement connu et désigné comme étant une partie du lot numéro 578 du susdit cadastre, mesurant 80 pieds de largeur par 160 pieds de profondeur, mesure anglaise; borné comme suit : – en front, vers le Sud-Est, par le chemin public, en profondeur, vers le Nord-Ouest, par partie dudit lot 578, d’un côté, vers le Sud-Ouest, par le lot No 579 et de l’autre côté, vers le Nord-Est, par une autre partie dudit lot 578, avec une maison et un garage dessus construits. » 23-03-1992 Richard Trudel vend sa maison et son emplacement à Jacques Dessureault, fils de Joachim.

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Un bi pour le brayage du lin vers 1925. Au centre, François Dessureault (lot 577) et, deuxième à droite sur la photo, sa belle-fille, Fabiola Brouillette. Collection de l’auteure.


Lot 578

Photo : Sylvie BĂŠlanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOT 579

Photographie de Régis Castonguay, juillet 1998. Collection de l’auteure.

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LOT 579

Lot 579

Louis Magny fils

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 6, rang des Chutes, aujourd’hui au 420, route 352 17-01-1804 (A. Trudel) Contrat de mariage de Louis Germain dit Magny et Catherine Bronsard dit Langevin. Formule ordinaire avec douaire, précisant les objets apportés et la clause testamentaire. 18-03-1822 Louis Germain dit Magny acquiert de l’Honorable Louis Guggy cette terre appartenant à Antoine Mongrain depuis 1815. 11-06-1825 (L. Guillet) Le papier terrier No 127 confirme la propriété de trois arpents par 30 à Louis Germain dit Magny. Août 1830 Catherine Bronsard et six de ses enfants décèdent en quelques semaines. 07-02-1831 Acte de tutelle : Louis Germain dit Magny est nommé tuteur pour Euphrosine Germain dit Magny. Charles Bronsard est nommé subrogé tuteur. 16-02-1831 (Louis Guillet) À cause de la communauté de bien ayant existé entre Catherine Bronsard et Louis Germain, un inventaire est dressé suite au décès de Catherine. 17-02-1831 (Louis Guillet) Procès-verbal de l’encan. Produit total de l’encan : 2 080 livres, 5 chelins; dépenses : 699 livres, 5 chelins; solde : 1 381 livres. Louis père a reçu 690 livres, 10 chelins. Euphrosine a reçu 337 livres, 12 chelins. Louis fils achète pour 530 livres; il doit 182 livres, 4 chelins. 18-02-1831 (Louis Guillet) Partage des terres entre Louis père, Louis fils et Euphrosine. Louis père pos133


Lot 579

sède une terre d’un arpent et demi par 30 bornée par celle de Célestin Ricard. Louis fils est propriétaire d’une superficie de trois quarts d’arpent par 30 au centre du lot original No 578 et Euphrosine a la partie de trois quarts d’arpent par 30 adossée à celle d’Augustin Dessureault. 18-02-1831 (Louis Guillet) Échange de terre. Louis Germain père donne sa partie d’un arpent et demi par 30 à Louis fils. Louis fils, en échange, verse 400 livres à son père et lui cède la partie du centre du lot original mesurant trois quarts d’arpent par 30. 06-03-1835 (Louis Guillet) Louis Germain dit Magny père donne quittance pour la somme de 400 livres à son fils Louis. Date indéterminée Louis Germain dit Magny vend à François-Xavier Magny, son fils. Date indéterminée François-Xavier Magny à William Magny par testament. 09-02-1929 Servitude William Magny à la North Shore Power Company. 02-07-1929 Testament de Madame François-Xavier Magny (Philomène St-Arnault) avec charges à William Magny. 29-08-1930 Vente par la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 17-06-1931 Jugement J.-Hervé Cossette contre William Magny. 17-06-1931 Vente par J.-Hervé Cossette à Camille Brouillette. 16-06-1949 Servitude Camille Brouillette à la Shawinigan Water & Power Company.

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22-11-1963 Vente par Camille Brouillette à Albert Brouillette.

Lot 579

15-08-1969 Servitude Albert Brouillette à Hydro Québec. 02-10-1974 Vente par Albert Brouillette à Jean-Baptiste Massicotte. Le vendeur garde sa maison et un emplacement de 160 pieds par 270 pieds. 17-10-1974 Vente par Jean-Baptiste Massicotte à Joachim Dessureault. 02-02-1977 Servitude Joachim Dessureault à Hydro Québec. 13-11-1980 Vente par Joachim Dessureault à Ferme J. J. R. Inc. Désignation des lots No 579 et 580 lors de la création de la Ferme J. J. R. Inc. « Une terre située dans le Rang Nord des Chutes, en la paroisse de St-Stanislas, formée des lots connus et désignés sous les numéros 579 et 580 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, avec bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances. Sauf et à distraire dudit lot No 579 le terrain ci-après décrit réservé en toute propriété par M. Albert Brouillette aux termes de la vente consentie à M. Jean-Baptiste Massicotte devant Me Gilles Veillette, notaire, le 24 septembre 1974, dont copie a été enregistrée au bureau de la division d’enregistrement de Champlain, le 2 octobre 1974, savoir : un terrain connu et désigné comme faisant partie du lot numéro 579 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas mesurant 270 pieds de largeur par 160 pieds de profondeur, le tout mesure anglaise; borné comme suit : en front, vers le Sud-Est, par le chemin public, en profondeur, vers le Nord-Ouest et d’un côté, vers le Sud-Ouest, par le résidu dudit lot 579 et de l’autre côté, vers le Nord-Est, par le lot No 578, avec bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances. » 29 février 1992 Albert Brouillette vend la maison et son emplacement à Annie St-Onge. 135


LOT 580

Photo : Sylvie BĂŠlanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

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LOT 580

Lot 580

Archange Cossette – Euphrosine Trottier

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 4, rang des Chutes, aujourd’hui au 410, route 352 10-03-1815 (Badeaux) Concession du Notaire Badeaux à Archange Cossette d’une terre de trois arpents par 30 entre Antoine Mongrain et Louis Hénault. 19-03-1815 (Badeaux) Archange Cossette vend la totalité du lot à François Ricard pour 1 000 livres de 20 sols. 11-02-1822 (H. Trudel et Dury) Contrat de mariage avec clause testamentaire de Célestin Ricard avec Scholastique Hénault. Promesse d’une terre de trois arpents par 30 à la rivière des Chutes entre Geneviève Hénault et Antoine Mongrain. 13-02-1822 Célestin Ricard épouse Scholastique Hénault à Ste-Geneviève. 19-02-1822 (Bazin) François Ricard et sa femme Ursule Baril donnent à leur fils, Célestin, une terre de trois arpents par 30. 08-04-1826 (Louis Guillet) Le papier terrier confirme à Célestin Ricard la propriété d’une terre de deux arpents et demi par 30 entre Louis Germain dit Magny et Geneviève Hénault dit Champagne au rang des Chutes, à St-Stanislas. 04-05-1848 (Robert Trudel) Donation de Célestin Ricard à Joseph et Pierre Ricard de deux arpents et demi par 30. Pierre aura la partie voisine de Louis Germain dit Magny et Joseph la partie voisine de Geneviève Hénault dit Champagne. Les donataires s’engagent à donner à Dominique, leur frère, une taure de deux ans et à leurs sœurs Sophie et Marie 5 chelins. Ils garderont leur père et lui procureront toutes les nécessités de la vie. 137


Lot 580

04-05-1848 (Robert Trudel) Dominique, Marie et Sophie Ricard abandonnent leurs droits de succession à Joseph et Pierre Ricard, leurs frères, qui garderont leur frère Dominique et lui donneront toutes les nécessités de la vie jusqu’à sa majorité. Dominique devra travailler pour eux. Ils lui verseront une somme de 18 livres. Pierre gardera Marie. Joseph gardera Sophie. 21-06-1862 (Robert Trudel) Pierre Ricard signe une obligation de 20 louis, 14 chelins, 4 deniers et demi à Louis Hénault dit Champagne pour une jument sous poil blond. Pour assurer le paiement, il hypothèque trois quarts d’arpent par 30 de sa terre. 19-02-1866 (Robert Trudel) Pierre Ricard vend trois quarts d’arpent et neuf pieds par 30 arpents à Louis Hénault dit Champagne, entre François-Xavier Germain dit Magny et Pierre Ricard, pour la somme de 40 livres. Louis Hénault dit Champagne acquiert trois quarts d’arpent par 30. Pierre Ricard conserve trois quarts d’arpent par 30. 13-06-1883 (Robert Trudel) Rétrocession par Louis Hénault dit Champagne à Pierre Ricard de la terre de trois quarts d’arpent par 30 achetée le 19 février 1866. 13-06-1883 Emprunt de Pierre Ricard à Elzéar Roberge. Pierre hypothèque pour un montant de 200$ sa terre (No 580) d’un arpent et demi par 30. Date indéterminée Saisie Elzéar Roberge contre Pierre Ricard. Date indéterminée Vente par le Shérif à D. T. Trudel. Date indéterminée Vente par D. T. Trudel à François-Xavier Magny. Date indéterminée Donation de François-Xavier Magny à Guillaume (William) Magny.

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02-07-1929 Testament de Mme François-Xavier Magny avec charges.

Lot 580

17-06-1931 Jugement J.-Hervé Cossette contre William Magny. Date indéterminée Vente par J.-Hervé Cossette à Camille Brouillette. 22-11-1963 Camille Brouillette vend à Albert Brouillette, son fils. 02-10-1974 Albert Brouillette vend à Jean-Baptiste Massicotte. 17-10-1974 Jean-Baptiste Massicotte vend à Joachim Dessureault. 13-11-1980 Joachim Dessureault vend à Ferme J. J. R. Inc. Désignation au sud de la route : « Un immeuble connu et désigné comme étant une partie du lot 580 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, circonscription foncière de Champlain, mesurant un arpent et trois perches de largeur sur une profondeur moyenne approximative de deux arpents et quart et borné comme suit : – en front vers le Nord-Ouest par le chemin public (Rang des Chutes), en profondeur par le Sud-Est par le rivière des Chutes, d’un côté vers le Sud-Ouest par le lot partie 581 et de l’autre côté vers le Nord-Est par le lot 579. Désignation au nord de la route Un immeuble connu et désigné comme étant une partie du lot 580 du cadastre officiel de la paroisse de St-Stanislas, circonscription foncière de Champlain, mesurant un arpent et trois perches de largeur sur une profondeur moyenne approximative de 27 arpents et borné comme suit : en front vers le Sud-Est par le chemin public (Rang des Chutes), en profondeur par le Nord-Ouest par le lot 69, d’un côté vers le Sud-Ouest par le lot partie 581 et de l’autre côté vers le Nord-Est par le lot 579. Avec bâtisse, sans adresse. » 139


LOT 581

Photo : Sylvie BĂŠlanger, septembre 2008. Collection de Jacques Dessureault.

140


LOT 581

Lot 581

Archange Cossette – Euphrosine Trottier

Trois arpents par 30 Autrefois situé au 2, rang des Chutes, aujourd’hui au 400, route 352 10-03-1815 (Badeaux) Concession du Notaire Badeaux à Archange Cossette de trois arpents par 30, entre Antoine Mongrain et Louis Hénault. 19-03-1815 (Badeaux) Archange Cossette vend la totalité du lot à François Ricard pour 1 000 livres de 20 sols. 11-02-1822 (H. Trudel et Dury) Contrat de mariage avec clause testamentaire de Célestin Ricard avec Scholastique Hénault. Promesse d’une terre de trois arpents par 30 à la rivière des Chutes entre Geneviève Hénault et Antoine Mongrain. 13-02-1822 Célestin Ricard épouse Scholastique Hénault à Ste-Geneviève. 19-02-1822 (Bazin) François Ricard et sa femme Ursule Baril donnent à leur fils, Célestin, une terre de trois arpents par 30. 08-04-1826 (Louis Guillet) Le papier terrier confirme à Célestin Ricard la propriété d’une terre de deux arpents et demi par 30 entre Louis Germain dit Magny et Geneviève Hénault dit Champagne au rang des Chutes, à St-Stanislas. 04-05-1848 (Robert Trudel) Donation de Célestin Ricard à Joseph et Pierre Ricard de deux arpents et demi par 30. Pierre aura la partie voisine de Louis Germain dit Magny et Joseph la partie voisine de Geneviève Hénault dit Champagne. Les donataires s’engagent à donner à Dominique, leur frère, une taure de deux ans et à leurs sœurs Sophie et Marie 5 chelins. Ils garderont leur père et lui procureront toutes les nécessités de la vie. 141


Lot 581

04-05-1848 (Robert Trudel) Dominique, Marie et Sophie Ricard abandonnent leurs droits de succession à Joseph et Pierre Ricard, leurs frères, qui garderont leur frère Dominique et lui donneront toutes les nécessités de la vie jusqu’à sa majorité. Dominique devra travailler pour eux. Ils lui verseront une somme de 18 livres. Pierre gardera Marie. Joseph gardera Sophie. 02-03-1866 (Robert Trudel) Joseph Ricard vend à Louis Hénault dit Champagne trois quarts d’arpent par 30 aux Chutes. 07-02-1881 (Robert Trudel) Louis Hénault dit Champagne rétrocède à Joseph Ricard la terre de trois quarts d’arpent par 30 (No 581) qu’il avait achetée de Joseph Ricard le 2 mars 1866. La superficie de la terre revient à un arpent et demi par 30. 01-10-1885 (A. J. Lacoursière) Joseph Ricard donne à François Ricard, son fils, sa terre d’un arpent et demi par 30, entre Pierre Ricard et la limite de St-Narcisse de même que tout ce qu’il possède. François s’engage à garder Célina, Virginie et Georgina, ses trois sœurs. Il donnera à chacune à son mariage une vache et un mouton. Il a aussi des charges pour ses parents (Joseph Ricard et Marie Trépanier) leur vie durant et assurera tous leurs besoins spirituels et temporels. Pour rencontrer ces obligations, il hypothèque ses terres. 06-02-1893 (D. T. Trudel) François Ricard emprunte 200$ de L. H. Paquet, médecin. François hypothèque sa terre No 581, entre François-Xavier Magny et Elzéar Simon Ayotte. 24-04-1899 (D. T. Trudel) François Ricard vend à Omer Veillette une terre d’un arpent et demi par 30 au rang des Chutes, entre la limite de St-Narcisse et François-Xavier Magny. Il vend aussi les récoltes et les instruments pour un total de 1 150$. 24-04-1899 (D. T. Trudel) Omer Veillette emprunte de M. Ed. Laflèche, curé, la somme de 1 150$. Il hypothèque sa terre No 581. 142


Lot 581

24-04-1899 (D. T. Trudel) L. H. Paquet donne quittance à François Ricard pour la somme de 213,25$ que ce dernier avait empruntée le 6 février 1893. 09-04-1921 Testament d’Omer Veillette. 17-07-1924 Rosaire Veillette épouse Alma Magny. 17-07-1924 Donation par Omer Veillette à Rosaire Veillette. 09-02-1929 Servitude North Shore Power Company. 29-08-1930 Vente de la North Shore Power Company à la Shawinigan Water & Power Company. 28-01-1941 Les terres de Rosaire Veillette doivent être vendues pour taxes impayées. La vente n’a pas lieu. 02-03-1942 Saisie d’Omer Veillette par la Caisse Populaire de St-Narcisse. 04-06-1942 Vente par le Shérif à la Caisse Populaire de St-Narcisse. 30-10-1942 Vente par la Caisse Populaire de St-Narcisse à Maurice Boulanger. 13-06-1946 Vente par Maurice Boulanger à François Cossette. 28-02-1949 Servitude François Cossette à la Shawinigan Water & Power Company.

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Lot 581

05-09-1950 Vente par François Cossette à Richard Cossette. 02-11-1968 Servitude Hydro-Québec à Richard Cossette. 05-02-1990 Vente par Richard Cossette à Yvan Cossette. 05-02-1990 Donation par Yvan Cossette à Gabrielle Gravel. 05-02-1990 La terre devient Ferme Gyrocos Enr.

Quelques enfants du Rang des Chutes vers 1925. Au premier rang, en partant de la gauche, en costume sombre à boutons blancs, Joachim Dessureault, Joachim Trudel et Jean-Baptiste Dessureault. Deuxième rang : Alfred Trudel, André Trudel, Isidore Dessureault et Richard Trudel. Troisième rang : Donat Trudel, François Dessureault et Charles-Borromée Brouillette. Collection de l’auteure.

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Annexes

Histoire de la monnaie au Québec (1608-1858) par Roger Breton

Avec l’autorisation de l’auteur et de la Société de généalogie de Québec, nous reproduisons ici de larges extraits de cet article publié dans L’Ancêtre, au printemps 2006.

Pénurie de monnaie sous la conquête anglaise

La conquête anglaise va amener plusieurs changements au système monétaire québécois et accroître la diversité des pièces de monnaie en circulation. Le gouverneur de Québec, James Murray, établit en 1762 la valeur des différentes pièces de monnaie en circulation. En 1764, Murray passa une ordonnance qui établissait le shilling comme nouvelle unité de compte dans la colonie, en remplacement de la livre tournois, laquelle aurait dorénavant la même valeur que le shilling. En même temps, il fixait à 6 shillings la valeur du dollar espagnol. Dans les faits, le dollar espagnol s’échangeait pour 5 shillings à l’est de Québec (valeur d’Halifax) et pour 8 shillings à l’ouest de Québec et à Montréal (valeur de New York). En 1777, une nouvelle ordonnance en fixa le taux à 5 shillings mais, à Montréal, on continua de lui accorder une valeur de 8 shillings. De 1760 à 1840, peu de pièces de monnaie anglaises circulèrent au Québec pour la simple et bonne raison qu’il y avait pénurie de pièces en Angleterre. L’Angleterre payait ses troupes et ses administrateurs avec des pièces d’or hispano-américaines (escudos) ou portugaises, soit des moidores (4 000 reis) ou des half Johannes (6 400 reis) et avec des pièces en argent (8 réales).

Néanmoins, certaines pièces britanniques circulèrent modérément. Il s’agissait de pièces de cuivre de ½ et de 1 penny, des pièces en argent de 6 pence, d’un shilling, de 2 ½ shillings (demi-couronne) et de 5 shillings (couronne) et de pièces d’or de type guinée et souverain. Il est plus hypothétique que des dollars espagnols étampés d’un camée de George III aient circulé dans la colonie. Pour pallier à ce manque de pièces de monnaie, les marchands anglais de Québec et de Montréal émirent dès 1788, ou même avant, des « bons » qui étaient remis à leurs clients (fournisseurs), bons remboursables en marchandise dans leurs boutiques. Ces bons furent en circulation jusqu’aux environs de 145


Annexes

1812, lorsque débute la guerre anglo-américaine. Cette guerre força l’émission de « bons de l’armée » libellée en dollars espagnols. À la fin de la guerre, en fait en 1815, ces bons d’une valeur totale de 5 millions de dollars furent remboursés en espèces (dollars espagnols). À cette période, les premiers jetons de cuivre font leur apparition dans le BasCanada. Ils proviennent pour la plupart des colonies voisines ou de l’extérieur du pays, principalement des États-Unis et d’Angleterre; quelques-uns furent frappés localement. Ils étaient importés par des marchands afin de remédier au manque de pièces royales. On peut signaler les pièces de type « Ships, Colonies & Commerce » de l’Île-du-Prince-Édouard, de type « Trade & Navigation » et « Chardo » de la Nouvelle-Écosse, de type « Broc » du HautCanada; et aussi « Wellington », « Britannia & Aigle » et « Tiffin » (ce dernier du nom d’un épicier montréalais) pour le Bas-Canada. Monnaies de banques et de compagnies privées

En 1817, le gouvernement du Bas-Canada appuya la pétition d’un groupe de commerçants de Montréal. Cette pétition fut à l’origine de la création de la première banque du Bas-Canda, la Banque de Montréal, suivie en 1818 par la Banque de Québec et par la Banque du Canada. De par leur charte, elles pouvaient émettre des billets de banque, ce qui permit d’endiguer le flot croissant de billets de banque américains circulant au Canada. En 1837, elles décidèrent de frapper des pièces métalliques afin de remplacer les divers jetons de cuivre commerciaux et anonymes déjà en circulation.

Ces jetons valaient ½ penny (1 sou) ou 1 penny (2 sous). La Banque du Peuple émit en 1837 le « sou à bouquet », devenu le « sou de la rébellion » après qu’un sympathisant à la cause canadienne-française leur eut ajouté une étoile et un bonnet de la liberté au revers. Ils furent remplacés l’année suivante par les jetons de type « habitant », une émission commune aux quatre principales banques du Bas-Canada : les banques de Montréal, de Québec, City et du Peuple. Par la suite, les banques de Montréal, de Québec et du Haut-Canada émirent leurs propres jetons jusqu’en 1857.

La compagnie de la Baie d’Hudson a émis vers 1854 des jetons d’une valeur de 1/8, 1/4, 1/2 et 1 castor adulte afin de faire le commerce des peaux de castors avec les Amérindiens. Cependant, ces jetons circulèrent très peu. À ceux-ci s’ajoutèrent des jetons d’une valeur de 1, 5, 10 et 20 unités, utilisés dans le district du Labrador et donc en usage sur la Basse-Côte-Nord.

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Annexes

En 1819, le parlement du Bas-Canada donna cours légal aux pièces d’or et d’argent françaises frappées après la révolution française, alors qu’au Haut-Canada, le système monétaire fit confiance aux dollars espagnols et américains. En 1830, le Haut-Canada décida de retirer toutes les pièces françaises et les pistareens d’Espagne. D’ailleurs, les pièces hispano-américaines se faisaient moins abondantes par suite de l’indépendance de ces colonies.

Les pièces américaines se répandirent au pays et remplacèrent progressivement les pièces hispano-américaines. En fait, les pièces d’un cent étaient largement répandues, de même que les pièces de 50 cents qui avaient été importées en grande quantité afin de payer les ouvriers lors de la construction des canaux devant relier le Saint-Laurent aux Grands Lacs, à la fin des années 1820 et au début des années 1830. L’Acte d’Union de 1840 renforça la position des pièces décimales américaines au Québec et, à partir de cette date, elles furent de plus en plus abondantes et appréciées des commerçants et des citoyens.

Les pressions s’accentuèrent sur les autorités pour adopter le système décimal. La réduction de la teneur en argent des pièces américaines en 1852 et l’abandon des pièces hispano-américaines par les États–Unis deux ans auparavant eurent pour conséquence qu’un nombre grandissant de ces pièces surévaluées apparurent au pays. Au cours de cette période, un différent se développa entre les autorités locales, désireuses de recourir au système décimal, et la GrandeBretagne préférant quant à elle imposer à sa colonie l’adoption du système de la livre sterling. Les autorités locales décidèrent donc en 1857 d’adopter le système monétaire décimal et les premières pièces de 1, 5, 10 et 20 cents furent introduites en 1858. Je m’en voudrais de ne pas porter à votre attention les expressions jadis courantes pour désigner une pièce de 25 cents. Les francophones désignaient cette pièce comme étant un « 30 sous » et les anglophones parlaient de « two bits ». Il faut se rappeler que l’écu valait 6 livres depuis 1726, soit 120 sous, et qu’un quart d’écu valait donc 30 sous. Les autorités anglaises ayant attribué, à plusieurs reprises, une valeur de 5 shillings au dollar espagnol et une valeur avoisinante à l’écu français, il est donc normal que le 25 cents d’aujourd’hui, descendant direct du 25 cents américain, du 2 reales et, dans une moindre mesure, du shilling et du quart d’écu, soit associé dans l’esprit populaire à une pièce de 30 sous. Les anglophones, notamment les Loyalistes américains, étaient des habitués de longue date du dollar espagnol et de ses fractions de 4, 2, 1 et ½ real. Il était 147


Annexes

donc normal d’appeler une pièce de 2 reales un quarter d’une pièce de 8 (reales). De plus, afin de se procurer de la menue monnaie, il était courant de séparer des dollars espagnols en fractions; deux morceaux équivalant à 1/8 chacun du dollar représentaient une valeur de 2 reales ou 25 cents puisque le dollar américain était une copie du dollar espagnol. Ainsi, les Québécois d’aujourd’hui ont conservé inconsciemment une référence aux pièces françaises d’antan alors que les anglophones ont fait de même avec les pièces hispano-américaines. Conclusion

En conclusion, on peut affirmer que nos ancêtres durent et surent s’adapter à des conditions difficiles et changeantes pour effectuer leurs transactions quotidiennes. Ainsi, ils firent du troc entre eux et avec les Amérindiens, ils s’ajustèrent à la rareté des pièces disponibles en acceptant les pièces de divers pays étrangers, expérimentèrent l’usage du papier-monnaie de 1685 à 1760, se relevèrent des pertes encourues par l’effondrement de ce papier-monnaie, et utilisèrent les jetons mis en circulation par certains marchands. Finalement, l’émission de billets par les premières banques privées et l’adoption du système monétaire décimal par les autorités canadiennes en 1858 permirent à nos ancêtres de bénéficier d’un système monétaire fiable et efficace. ____

Roger Breton est né à Inverness, dans les Bois-Francs, le 5 mai 1951. Après avoir effectué ses études primaires au Québec et secondaires en Ontario, M. Breton est diplômé en sciences politiques de l’Université Laurentienne. Il occupe présentement un poste de conseiller en relations internationales au ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation au gouvernement du Québec. Il est membre de la Société de généalogie de Québec depuis plusieurs années et est notamment l’auteur de L’Arbre généalogique des enfants Breton-Dallaire.

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Annexes

Quelques informations sur les mesures utilisées dans les actes notariés

L’arpent est utilisé aussi bien comme mesure de longueur que comme mesure de superficie. C’est la principale unité utilisée dans le calcul de la superficie des lots du Rang des Chutes. En longueur, un arpent québécois équivaut à 191,8 pieds, soit 58,47 mètres. Une terre de 30 arpents par 3 arpents est donc d’une longueur de 5 754 pieds (1 754 mètres) et d’une largeur de 575,5 pieds (175,41 mètres).

En superficie, un arpent québécois carré équivaut à 3 418 mètres carrés et à 0,844 acre. 2,9 arpents carrés équivalent à un hectare (10 000 m2). Une terre de 30 arpents par 3 arpents est donc d’une superficie de 90 acres ou de 31 hectares ou de 76 acres. La perche, citée à plusieurs reprises dans cet ouvrage, est une mesure de longueur équivalant à 5 ½ verges soit 16 pieds ½ ou 5,029 mètres.

Mesures de longueur

Table de conversion

1 arpent

1 perche

191,8 pieds 16 ½ pieds

58,47 mètres 5,029 mètres

Mesures de superficie 1 arpent2

36 800 pi2

3 418 m2

0,844 acre

0,34 hectare

Source : Table de conversion de l’École d’agriculture de Nicolet, Commission scolaire de la Riveraine.

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Le credo de l’agriculteur

Je crois que la plus précieuse possession de l’homme est sa dignité et qu’aucun autre état que celui d’agriculteur ne peut le lui accorder dans une plus large mesure.

Je crois qu’un dur labeur effectué à la sueur de son front est l’enclume qui forge le caractère. Je crois que l’agriculteur, malgré ses épreuves et ses déboires, offre à l’homme le moyen le plus honorable d’accomplir son destin. Je crois que l’agriculteur resserre les liens familiaux qui donnent à la vie tout son prix.

Je crois que mes enfants acquièrent ici un sentiment des valeurs qu’ils conserveront toute la vie et qu’ils n’auraient jamais compris autrement.

Je crois que la vie des champs est la meilleure école de toutes et qu’aucune autre occupation ne nous enseigne autant que les grandes étapes de la vie : la naissance, la croissance et la maturité. Je crois fermement que les meilleures choses de la vie sont accessibles à tous : la splendeur d’un lever de soleil, le calme des grands espaces, la joie du renouveau.

Je crois que la moisson qui mûrit aux champs, les enfants qui grandissent au soleil et la fierté d’une famille travaillant pour le bien commun sont la véritable image du bonheur. Je crois que par la somme de mon travail, je donne davantage à l’humanité que je n’en reçois, un honneur qui n’échoit pas à tous les hommes.

Je crois qu’en définitive, je serai jugé pour ce que j’ai apporté à mes semblables et, ainsi, je ne crains nul jugement. Je crois qu’à la fin de ses jours, l’homme doit pouvoir se pencher sur son passé sans regret, fier du rôle qu’il a joué. Je crois que le travail de la terre est une profession de foi.

Extrait de la série publiée en hommage à l’agriculteur canadien par Sperry New Holland, une division de la Sperry Rand Canada Ltd. © 1974 In : Le Bulletin des agriculteurs, septembre 1974

Scène de l’exposition agricole de St-Stanislas vers 1940. Collection de l’auteure.

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Table des matières

Avant-propos..................................................................................................................................9

Remerciements............................................................................................................................13 LOT 560 Marcel Dessureault Première concession du rang des Chutes Trois arpents par 30 Situé autrefois au 40, rang des Chutes, aujourd'hui au 570, route 352..........................14 LOT 561 Joseph Mongrain, fils Trois arpents par 30 Situé autrefois au 38, rang des Chutes, aujourd'hui au 560, route 352..........................24

LOT 562 Joseph Trépanier Trois arpents par 30 Autrefois situé au 35, rang des Chutes, aujourd'hui au 555, route 352..........................36 LOT 563 Joseph Mongrain, père Trois arpents par 30 Autrefois situé au 32, rang des Chutes, aujourd'hui au 550, route 352..........................40

LOT 563 A.....................................................................................................................................45

LOT 564 Joseph Mongrain Trois arpents par 30 Louis Mongrain – Tharsile Perreault Sans adresse....................................................................................................................................48

LOT Ptie 564 Emplacement Jeffrey Mongrain...................................................................................................62 151


LOT 564 (devenu le lot No 566)...........................................................................................63

LOT 565 et 567 Autrefois situé au 29, rang des Chutes, aujourd'hui au 545, route 352..........................66 LOT 568 Antoine Mongrain Trois arpents par 30 Autrefois situé au 28, rang des Chutes, aujourd'hui au 530, route 352..........................70 LOT 570 Louis Gervais Trois arpents par 30 Autrefois situé au 26, rang des Chutes, aujourd'hui au 510, route 352..........................76 LOT Ptie 570 Petite école sur la terre de Jean-Louis Gervais Autrefois situé au 27, rang des Chutes, aujourd'hui au 515, route 352..........................80

LOT 571 Joseph Lefebvre – Augustin Rousseau Trois arpents par 30 Autrefois situé au 24, rang des Chutes, aujourd'hui au 500, route 352..........................82 LOT 572 Joseph Lefebvre Trois arpents par 30 Autrefois situé au 22, rang des Chutes, aujourd'hui au 490, route 352..........................86

LOT 573 Joseph Mongrain – Pascal Mongrain Trois arpents par 30 Autrefois situé au 20, rang des Chutes, aujourd'hui au 570, route 352..........................92 LOT 574 Antoine Mongrain Trois arpents par 30 Autrefois situé au 16, rang des Chutes, aujourd'hui au 460, route 352..........................98

LOT 575 Jean-Baptiste Ayotte Trois arpents par 30 Autrefois situé au 14, rang des Chutes, aujourd'hui au 450, route 352.......................106 152


LOT 576 Jean-Baptiste Ayotte – Laurent Houle Trois arpents par 30 Autrefois situé au 12, rang des Chutes, aujourd'hui sans adresse..................................110 LOT 577 Augustin Dessureault Trois arpents par 30 Autrefois situé au 10, rang des Chutes, aujourd'hui au 440, route 352.......................118

LOT 578 Louis Magny Trois arpents par 30 Autrefois situé au 8, rang des Chutes, aujourd'hui au 430, route 352..........................126 LOT 579 Louis Magny fils Trois arpents par 30 Autrefois situé au 6, rang des Chutes, aujourd'hui au 420, route 352..........................132

LOT 580 Archange Cossette – Euphrosine Trottier Trois arpents par 30 Autrefois situé au 4, rang des Chutes, aujourd'hui au 410, route 352..........................136 LOT 581 Archange Cossette – Euphrosine Trottier Trois arpents par 30 Autrefois situé au 2, rang des Chutes, aujourd'hui au 400, route 352..........................140

Annexes

Histoire de la monnaie au Québec (1608-1858) Par Roger Breton........................................................................................................................145 Quelques informations sur les mesures utilisées dans les actes notariés...........149

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Réunion familiale à la cabane à sucre à St-Adelphe, vers 1928. De la fenêtre, la petite Thérèse observe la scène. Collection de l’auteure.


Articles

De la même auteure : › Louis père et Louis Cosset, fils (co-auteure avec Thérèse LafontaineCossette), in Le Trait d’Union Cosset/Cossette, volume 3, numéro 1, février 2001.

› New York 9/11 : le plus terrible 911, in Le Trait d’Union Cosset/Cossette, volume 4, numéro 1, mai 2002.

› Douze enfants vivants et… une terre gratuite (co-auteure avec Gaétan Cossette), in Le Trait d’Union Cosset/Cossette, volume 7, numéro 3, novembre 2005.

(Ces articles ont aussi paru ultérieurement dans la revue Héritage de la Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, à Trois-Rivières, www.genealogie.org). › Qu’est devenue la famille de Georges St-Arnaud et Marie Cossette?, in Héritage, revue de la Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs, juin 1998.

Arbres généalogiques à tirage limité (15 ex.) › Famille Dessureault

› Famille Cossette


Notes

Photo : ©1974, Sperry Rand Canada Ltd.

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Achevé d’imprimer en juillet 2009 sur les presses de l’imprimerie Modoc à Trois-Rivières, Qc, G8Z 3N3 (819) 373-4303

Saisie des textes, révision et mise en forme : Céline Dessureault, Pierre Dessureault et Jean-Marc Dessureault Photographies : Archives Nationales de Trois-Rivières (Jean-Marie Cossette), archives du Séminaire de Trois Rivières (collection Monique Mongrain), prises de vues aériennes de Sylvie Bélanger (collection Jacques Dessureault) et collection personnelle de l’auteure. Conception graphique et mise en page : Bruno Bredoux Sur la couverture : vue aérienne du Rang des Chutes en septembre 2008 (photo de Sylvie Bélanger – Collection de Jacques Dessureault) et panneau signalétique du Rang des Chutes (photographie de Bruno Bredoux). En quatrième de couverture : photographie de Thérèse Cossette-Dessureault par Jacline Trottier.

Imprimé au Québec


Née en 1924, à Saint-Adelphe, Thérèse Cossette Dessureault a passé 58 ans au Rang des Chutes de St-Stanislas, s’y étant installée en 1948, quand elle a épousé Joachim Dessureault. Tour à tour et le plus souvent simultanément, elle a été enseignante, épouse, mère de famille, administratrice de ferme, experte en généalogie et historienne. Elle s’intéresse à ses ancêtres depuis 35 ans et est membre de plusieurs sociétés et associations vouées à l’histoire. Elle s’est entre autres beaucoup investie dans l’Association des Dessureault d’Amérique et dans l’Association des familles Cossette, qui ont maintes fois reconnu la qualité de ses recherches. Elle a réalisé quinze arbres généalogiques et, avec sa complice, Thérèse Lafontaine Cossette, elle a mis au jour plusieurs éléments nouveaux de l’ascendance des Cossette. Fruit d’une quinzaine d’années de recherche, ce recueil des actes notariés touchant les lots du Rang des Chutes de St-Stanislas lève le voile sur des aspects méconnus de la vie quotidienne d’une communauté rurale depuis le début du XIXe siècle. De ce fait, il constitue un outil de travail extrêmement intéressant pour les descendants de ces pionniers qui voudraient mieux connaître leurs ancêtres. ISBN : 978-2-9811310-0-3 07-2009


Le Rang des Chutes à travers les actes notariés de 1825 à nos jours par Thérèse Cossette-Dessureault