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Journal du lycée Saint-Exupery - bruit2couloir.free.fr - n° 8 - Mars 2010 SOMMAIRE

DOSSIERS SPECIAUX

DANS NOS MURS :  Les Tles "Arts Pla" à Paris !  B2C à la télé parisienne  Sortie Théâtre Stephan Zweig : le pari raté !  Atelier d’écriture au lycée  Une éolienne à Fréjus  St Ex se met au vert !

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Censure sur Internet et jeux vidéos sous contrôle !!

p. 4 p. 5 p. 6 p. 7

SPORT :  Foot : la Coupe Gambardella  Handygames 2010 : la honte !

P. 8

p. 12 p. 12

SPEAK EASY :  English Poems  Murder Story

p. 16 p. 17

EXPRESSION LIBRE :  Un regard fugace  Orange fluo

p. 18 p. 19

Collectivités Territoriales : ? quelles réformes

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St Ex Academy : le retour !!

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CONSEI RO D’UN P BD : DE LA MA LÜK DÉ CLU EN EX

COUP DE GUEULE :  Racisme : tous aux abris !

p. 21

P. 14 Firestorm, les gagnants de l’an dernier !

P. 13

CULTURE & LOISIRS :  Musique : Soan & Gorillaz p. 22  Jeux (car le bac est encore loin !)p. 23

L’Edito... C’est long, un journal : écriture des articles, photos, interviews, sans compter les relances des correspondants locaux, et les TPE et autres examens parasites qui viennent parfois bloquer la machine ! Mais nous y sommes finalement arrivés, avant les vacances de Pâques ! Pari gagné, Bravo à tous !

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SOAN ENFIN !


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Les Terminales Arts Plastiques à Paris

our beaucoup notre capitale est auréolée d'un passé riche et prestigieux. Paris est une destination superbe pour les amoureux d'histoire et d'art. En ce début d'hiver, la classe de Terminale Arts Plastiques avait rendez-vous pendant 3 jours avec les trésors de la ville Lumière. La classe d'arts plastiques cru 2009 était parée de bonne volonté : ce matin froid de février n'avait pas eu raison des plus pantouflards et la classe était, ô miracle, au complet devant le T.G.V. Au sortir de l'azur provençal, le paysage dévoilait des champs blancs et glacés… Arrivée gare de Lyon sans encombre. Puis installation à l'hôtel, dont le personnel ahuri ne put que constater le nombre impressionnant de bagages et autres sacs apportés par ce groupe n’ayant réservé que pour trois jours ! Mais nous étions à l'heure, ce qui soulagea l'angoisse de certains élèves de peu de foi quant au sens inné de l'orientation de Monsieur M. Pas de temps à perdre : direction Beaubourg... Enfin, après avoir récupéré Melle L., lâchement abandonnée par ses plus fidèles amies dans l'enfer des toilettes ! La brebis égarée enfin retrouvée, la classe eu l'occasion de découvrir les charmes des quais de Seine, l'île de la cité et les croisées d'ogives de NotreDame-de-Paris. En approchant le Centre Pompidou, la fontaine Stravinsky, œuvre de Nikki de SAINT-PHALLE et Jean TINGUELY, suscita beaucoup d’'intérêt, mais c'est surtout le musée qui capta l'attention des élèves : parodie d'architecture hightech, le centre a tout pour fasciner. Il abrite la collection d'exception mais c'est aussi un lieu architectural unique qui offre un point de vue exceptionnel sur la capitale...sauf pour C.B qui souffre de vertige ! A peine le temps de retrouver Danielle DETTORI au musée, qu’elle avait déjà disparu ! Coïncidence : l’exposition temporaire se finissant le lendemain intitulée « Elles@centrepompidou » ne pouvait B2C - Page 2

pas mieux tomber pour ce groupe d’élèves exclusivement féminin, concentré de revendication féministes en tout genre ! Après la visite des expositions permanentes, et épuisée par une journée très dense, la classe trouva les ressources pour admirer le travail radical et intransigeant de Pierre SOULAGES, Valerio ADAMI et Jean-Michel ALBEROLA à la galerie Daniel TEMPLON.

Le groupe prêt pour le Musée du Louvre...

On pouvait imaginer que l'arrivée du soir allait porter l'estocade au groupe harassé, mais las ! Les arts plastiques surent repartir à la quête du Graal : trouver le lieu banché parisien pour prendre un pot après le dîner ! Il fallut quelque diplomatie pour convaincre nos phœnix que le Polly-Magoo était un café-concert bien sympathique... en tous cas, bien plus que ce bar sombre où bizarrement les garçons servaient les cocktails en slip. Ah Paris… Et à minuit tout le monde dormait. Le lendemain, tout le monde sur le pont ou presque.... Melles C. et M. durent réparer les outrages d'une nuit de sommeil. En bonnes plasticiennes, le chantier d'auto-construction, bien que très long, fut totalement réussi : ravalement de façade, enduits en tout genres, ponçages, etc. Après beaucoup d’attente, nous vîmes enfin paraître les dernières princesses sorties des griffes de la nuit… La journée pouvait enfin commencer ! La richesse du Musée d'Orsay avait tout pour séduire et il séduisit. La visite

s'articula sur la problématique de la « représentation du corps », depuis l'académisme jusqu’aux canons modernes. La matinée fut pleine et riche de plaisirs. En quittant le musée, nous passâmes devant l'œuvre magique de Giuseppe PENONE au Jardin des Tuileries, le fameux « Arbre des voyelles ». L'aprèsmidi fut rempli par la découverte des chefs-d'œuvre du Musée du LOUVRE, puis les colonnes de BUREN, en compagnie d'une ancienne élève, Eva Berthier, venue amicalement rencontrer la classe de Terminale. Les vaillantes commençaient tout de même à fatiguer, nous fîmes donc une halte réparatrice. Mais la soif d'absolu des élèves dépassa la fatigue : [Photo : CD] il fallut bien la promesse de quelques friperies innocemment placées sur le chemin d'une galerie aux installations fort originales pour finir la journée. A la tombée de la nuit, les pieds nus en ébullition sur l'asphalte, Melle C. méditait encore sur l'utilité relative des talons en voyage scolaire… Mais la découverte nocturne de la Tour Eiffel scintillante permit de terminer la soirée en apothéose. Ces deux journées (et soirées) intensives eurent raison des plus fatiguées dont les pieds meurtris se mirent en quête d’une pharmacie en ce vendredi matin. Après un détour par l'Esplanade des Invalides, les plus courageuses partirent visiter le Musée Rodin et ses fabuleuses collections, dernier instant pour les artistes d'un séjour dense et éprouvant où chacun put mesurer la richesse de notre patrimoine culturel. Nous tenons à remercier les élèves pour leur bonne humeur, leur motivation courageuse, le lycée et les mairies de Saint-Raphaël et Puget pour leur soutien à la classe Arts Plastiques. Une pensée amicale pour Andréa restée à Saint-Raphaël… J.M. et C.D, courageux accompagnateurs


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Bruit de Couloir au Magazine de la santé !

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n exclusivité dans ce numéro, Bruit de Couloir a été invité au studio parisien des émissions médicales « Le Magazine de La Santé » et « Allô Docteurs », diffusées quotidiennement sur France 5 à 13h30. Je vous propose un petit résumé de cette formidable journée.

11h00 : Arrivée à l’accueil de la production. Après avoir pris les transports en communs, j’arrive à la production « 17 juin media ». Sophie Rocherieux, une employée fort sympathique de la société me reçoit et m’explique le fonctionnement de l’émission. Nous allons ensemble visiter les bureaux où se prépare l’émission. Plus d’une dizaine de personnes travaillent à la réalisation de l’émission au quotidien. Durant la visite, je rencontre Michel Cymes, co-présentateur des émissions et Benoît Thévenet, rédacteur en chef qui me souhaitent la bienvenue dans les studios. Marina Carrère D’Encausse, co-présentatrice, en plein travail me fait un petit signe.

13h00 : Répétitions. Puis c’est l’heure des répétitions, du moins ce qu’ils appellent répétitions. Michel et Marina vérifient plutôt si toutes les animations sont bien calées. Quels professionnels ! Après ça ils partent au maquillage. Pendant ce temps, j’ai aidé l’assistant réalisateur a ajuster les caméras pour le « coming-next ». 13h30 : Enregistrement. L’heure fatidique approche… Avant l’émission Michel et Marina doivent faire le « coming-next », c’est-à-dire la brève présentation de l’émission. Puis c’est l’émission, on m’installe juste derrière les caméras et c’est parti pour une heure et demie de direct. Au ballet incessant des caméras succèdent les entrées et sorties des invités. Aujourd’hui le gros sujet de l’émission est : « les petits maux de la grossesse. » 15h00 : Fin du direct. Le temps passe vite puisque c’est déjà la fin de l’émission. Le direct est rendu. Les équipes de tournage partent pour un autre plateau. Les présentateurs sortent. Le réalisateur, Bernard De Amorin, vient pour savoir si l’émission m’a plu. Je remercie cette formidable équipe. Puis Sophie m’amène voir Michel Cymes pour une petite dédicace de son nouveau livre : « Hypocondriaques, je vous ai compris ! Manuel à l’usage de ceux qui se croient foutus. » aux éditions Jacob -Duvernet. Mais surtout nous avons discuté un moment ensemble et il m’a gentiment accordé une petite interview pour Bruit de Couloir, alors qu’il était attendu pour un rendez-vous important à France Télévisions. Je le remercie. Robin JOUAN, 1ère S3

Sophie m’installe à la cafétéria jusqu’à ce que l’on aille sur le plateau pour l’enregistrement. 12h30 : Arrivée sur le plateau. Là, c’est Arnaud, l’assistant réalisateur, qui prend le relais. Très accueillant, il me met rapidement à l’aise et me présente le plateau et les équipes de tournage. Il me laisse prendre des photos et m’explique le déroulement de l’émission du jour, les invités, les sujets.

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24 heures de la vie d’une femme : pari raté !

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eudi 03 décembre 2009 : notre merveilleuse professeur de Français, Mlle M., nous propose (ou plutôt nous oblige !) à aller voir la pièce de Stefan Zweig « 24 heures de la vie d’une femme ». N’ayant auparavant jamais été déçu par une pièce de théâtre au Palais des Congrès, je fais abstraction de ma fatigue, et de ma flemme, et décide de m’y rendre à l’heure convenue. L’atmosphère soporifique émanant du public type « Club du 3ème âge », bien qu’habituelle, me submerge, mais je décide toutefois de laisser une chance aux comédiens avant de sombrer définitivement...

personnage joue dans cet avis. L’actrice semblait notamment trop jeune pour représenter Mrs C. En réalité, les spectateurs auraient pu être emportés par cette pièce et se détacher enfin du roman de Zweig, mais ils n’en avaient pas l’occasion par l’absence d’originalité. Effectivement le metteur en scène aurait pu choisir de transformer le personnage de Mrs C, il aurait alors été aisé d’arrêter toute comparaison avec le roman. Mais celui-ci a préféré rester fidèle, ouvrant ainsi toutes les portes aux comparaisons, ce qui, de toute évidence, était un pari très risqué.

Le chef-d’œuvre de Zweig explore les profondeurs de l’âme humaine avec une simplicité et une rigueur qui lui permettent de convier, au travers de la forme de la nouvelle, des émotions violentes et des récits intenses. Il n’est donc pas facile de garder une telle intensité quand le récit se projette sur scène. Dès le lever du rideau, les spectateurs découvrent une scène au décor épuré : un mur avec fenêtre au milieu de la scène, une table en bois et un petit fauteuil. Nous découvrons également deux personnages : un homme et une femme. Le décor, les accessoires, et les costumes sont dépouillés de tout artifice, ce qui révèle la volonté du metteur en scène de mettre en valeur le texte de Zweig, de débarrasser la pièce de toutes les fioritures inutiles pour se concentrer sur les échanges entre les deux personnages. Pour ce qui est de l’interprétation, plus d’un détail choquait ! Et pour cause : La comédienne était trop passive, et pas une seule fois ce qu’elle racontait ne me fit penser que cela était du vécu. Y a-t-il eu une erreur de casting ? Peut-être que le fait que l’actrice ne soit pas du tout en adéquation avec la conception que l’on peut se faire de ce B2C - Page 4

[source : enclume de jours.wordpress.com]

Quant au deuxième personnage, s’il n’est pas fascinant, il joue correctement son rôle, et correspond plus ou moins au jeune homme du livre. Nonchalant, léger et souriant, il incarne bien le narrateur qui dans le livre nous conte l’histoire d’un ton enjoué. En effet, à l’inverse de Mrs C., le costume correspondait au personnage et l’acteur paraissait plus imprégné de son rôle. Nous pouvons ensuite souligner la ponctuation du récit par les intermèdes musicaux qui étaient ce qu’il y

avait de plus positif de cette pièce, le choix d’une musique très expressive donnait une dimension lyrique au spectacle. Mais malheureusement, ce ne furent que de brèves irruptions. Pourquoi ne pas donner une place plus grande à la musique, et véritablement faire dialoguer les mots avec les notes ? Au final, beaucoup de choses décevantes dans cette pièce, durant laquelle je luttais fougueusement contre le sommeil pour maintenir mes yeux ouverts. Je dirai que, tout comme les jeunes vont dans un bar pour se mettre en condition « boîte de nuit » et danser ensuite, on peut aller voir cette « pièce » (entre deux précieux guillemets). Car ce qui s’est déroulé ce jeudi soir sur scène n’était autre qu’une « lecture du livre », avec, je précise, omission de détails extrêmement importants pour la sensibilité du spectateur. Dans la mesure ou quelqu’un aurait l’aptitude de remonter dans le temps, je lui déconseille vivement de s’abstenir de se déplacer jusqu’à Santa Lucia et de simplement demander à ses parents de lui lire « 24h de la vie d’une femme », le père incarnant le narrateur et la mère Mrs C. ! Cette pratique me semble en effet plus conviviale et moins coûteuse ! Si toutefois, votre curiosité vous mène devant les planches, je vous conseille de prendre un oreiller et une bonne couette, et d’aller s’installer sur un siège confortable. Un conseil : évitez ceux en bordure, dont j’ai oublié le nom et qui sont extrêmement désagréables.. Ah oui, « STRAPONTINS » ! Enfin, je n’ai qu’une chose à dire aux comédiens, ou plutôt à leur souhaiter : Bonne nuit !

Mathias TAIX, 1ère ES


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Atelier d’écriture au lycée : écrire pour faire entendre sa voix

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rôle d’idée que cet atelier d’écriture… Nous étions prévenus, mais lorsque l’animateur, Michel SUZZARINI est venu au lycée Saint-Exupéry pour nous faire part de sa plus grande passion, l'écriture, nous n’en menions pas large. L'atelier a débuté a la rentrée des vacances de Noël et s’est prolongé jusqu’à début Mars. Nous, élèves de 2nde 9 y avons participé, ainsi que la 2nde 7. L’objectif de cet atelier d’écriture était de nous aider à améliorer nos différentes compositions, mais surtout de déclencher chez nous le goût d’écrire. Pour nous motiver, il y avait un concours à la clé, le concours d’écriture « L’encre Bleue » organisé par la Médiathèque de Cavalaire sur Mer, cette année sur le thème de la LIBERTE. Consigne : écrire un texte de 30 lignes maximum, en prose ou en vers.

Mais comment écrire ? Evidemment, nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre… Mais dès le premier cours, nous avons pu cerner un peu mieux ses méthodes de travail. Sans comprendre pourquoi, tous les élèves devaient dire un mot qui leur passait par la tête, sans sujet précis, en totale liberté, justement. Puis il fallait créer des phrases à partir de ces mots sur le thème de la liberté. Dans l’idée, il suffisait ensuite de mettre nos phrases dans l'ordre et de rajouter quelques petites phrases pour aboutir à un poème…. En théorie !

Relecture, concentration, c’est ça écrire !

Nous avions également prévu de participer au Printemps des poètes, cette année axé sur le thème « Couleur femme », en accepta,nt que nos textes soient exposés sur différents de Saint-Raphaël. Pas si facile, puisque nous avions au total 5 heures pour y parvenir !

En arrivant un matin, l’animateur nous a demandé de lire nos poèmes chacun notre tour, à haute voix. Bien sûr, certains ont trouvé ça gênant. Mais tout le monde a joué le jeu, sans jugement. En même temps, chacun devait relever deux mots par poèmes lu. Après avoir écouté attentivement chaque poème, nous étions étonnés de voir que chacun avait une vision différente de la liberté ! Puis avec la même méthode que la précédente, nous nous sommes mis au travail : refaire un poème. Encore ? Et oui, que croyez-vous, un texte ça se travaille, ça murit…

Parallèlement, nous devions aussi écrire un autre poème, mais cette fois-ci sur le thème "Couleur femme" en s'aidant de ces méthodes de travail, et de tous ses conseils.

Quand l'atelier touchait à sa fin, M. Suzzarini a sélectionné pour le concours le meilleur de nos deux poèmes, et grâce à ses petites annotations, à ses conseils et autres astuces en tout genre, nous avons pu les améliorer. Les poèmes ont été tapés, envoyés à la Médiathèque et nous attendons les résultats, prévus pour fin mai. Beaucoup d’élèves ont apprécié cet atelier d’écriture, ont trouvé la démarche intéressante et bénéfique pour leur futurs écrits, cer[Photo : CD] tains se sont même découvert une passion pour l’écriture ! Evidemment, malgré la majorité de réactions positives, certains ont quand même trouvé qu’un atelier d’écriture dans le fond, c’était une perte de temps. Malgré les différentes opinions, toute la classe est reconnaissante à M. SUZZARINI, à Mmes NERON-BANCEL, et DENEL, professeur de français et professeur -documentaliste, d’avoir tenté au mieux de nous donner goût a la poésie, et à l’écriture en général.

C. BERNARD et J. LASCOMBE, 2nde 9 B2C - Page 5


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Une éolienne à Fréjus ?

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ujourd’hui, en France, environ 90% de l'énergie utilisée l’est sous forme fossile ou nucléaire, c’est-à-dire des ressources épuisables et / ou dangereuses pour l'environnement. C’est pourquoi, depuis quelques années les énergies vertes deviennent de plus en plus importantes. Ainsi à l’échelle locale de notre agglomération, une production d’énergie renouvelable sera déployée à Fréjus, soutenue financièrement par notre région. Une éolienne sera installée sur le toit de la maison pour l’emploi (base nature François Léotard). [Source : www.cler.org (comité de liaison énergies renouvelables)]

Cette éolienne, appelée « Mistral Project » a été construite par l’entreprise SOLUTION F. Elle sera tout d’abord installée à titre expérimental puisqu’il s’agit d’une éolienne d’un nouveau type. En effet elle ne mesure que 2 mètres de haut sur 4 de diamètre et fonctionnera quelle que soit la direction du vent. En outre, ses nuisances sonores seront très faibles (< 40dB). Ainsi, selon des données météo de Marignane elle produira 5 000 KW/h/an à 10 m d’implantation sur bâti. Elle permettra de réduire les émissions de CO2 d’environ 800 kg par an.

Puis si l’expérience est concluante elle assurera l’alimentation électrique des serveurs informatiques de la ville de Fréjus. Parallèlement, une expérimentation du projet régional « PREMIO », dont l’objectif est de tester un bouquet énergétique innovant, sera bientôt hébergée à Fréjus. Des panneaux solaires thermiques souples, couplés à une pompe à chaleur, permettront de produire l’eau chaude sanitaire de la piscine Maurice Giuge, jouxtant la Maison pour l’emploi. Enfin, des panneaux photovoltaïques complèteront ces installations à la Base Nature.

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Première éolienne « Mistral Project » installée à Venelles dans les Bouches du Rhône en juillet 2009. [photo : Y.J]

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Quand St Ex se met au vert !

mis écolos bonjour !

Avez-vous remarqué les poubelles de tri sélectif au lycée ? Si vous me répondez OUI, c’est que vous êtes très observateurs ! Car la majorité des personnes, lycéens, professeurs etc., s’accordent à dire qu’elles ne sont pas assez visibles... C’est ce qui est en effet ressorti du sondage effectué en mars 2009 auprès de 500 élèves sur les pratiques individuelles de tri sélectif à St Ex.

Pour aider les élèves (et les profs !) à identifier clairement ces poubelles, certains ont eu l’idée de créer des PICTOGRAMMES. Vous savez, ces signes très visuels, sortes de symboles qui indiquent une direction ou une fonction particulière. Tous les élèves de Bac professionnel ont donc imaginé et réalisé leur pictogramme en cours d’Arts Appliqués, puis un vote a eu lieu au CDI pour sélectionner le plus « efficace ». Il sera imprimé sur adhésifs, puis collé sur les poubelles du lycée.

Dommage, car avec 1250 élèves et 160 enseignants, le tri pourrait vraiment se faire de manière très efficace, et à grand échelle… Recyclage des poubelles ? [source : mediapart.fr]

C’est en réfléchissant à tout ça qu’un projet a été mis en place depuis le début de cette année. Ce sont les élèves de Bac professionnel qui s’y sont mis, avec beaucoup de motivation ! Actuellement, il existe deux sortes de poubelles au lycée : les poubelles jaunes pour le plastique et le métal, et d’autres containers pour le papier et le carton.

Ces poubelles seront aussi « habillées » par les matériaux qu’elles sont censées recevoir, pour que l’effet soit encore plus visuel, et une sculpture géante en matériaux recyclables sera également réalisée… Surprise, on ne vous dit à quoi ça va ressembler, mais ce sera… géant !

Au mois de mai, dès que tous ces beaux objets auront été fabriqués avec passion par les élèves, des actions de sensibilisation seront menées en faveur du tri et de la gestion, gestes indispensables. Pour cela, le SMIDDEV de Fréjus (Syndicat Mixte du développement Durable) viendra nous aider, avec leurs « Ambassadeurs du tri »…. Mais on ne vous en dit pas plus !!! Ophélie, Mickaël, Mariem et Laura, 1ère Bac Pro Commerce

[source :.blogtogether.org ]

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ER I S S DO La Chine, vous connaissez ? Au niveau gouvernemental, pour ceux qui l’ignoreraient encore, ce n’est pas une démocratie qui est actuellement au pouvoir, mais bien une dictature. De chez nous, tout cela est bien abstrait… La vie quotidienne sous une dictature, comment l’imaginer ? Il faudrait la vivre pour en mesurer les conséquences. Pour simplifier, on pourrait dire que le gouvernement désire tout contrôler, et se donne les moyens pour y arriver, quitte à sacrifier au passage quelques vies d’opposants politique. Pour arriver à écraser toute sorte de rébellion potentielle, il est indispensable de maintenir la population dans un état d’ignorance relatif, d’où le recours quasi-systématique à la censure, instrument idéal de manipulation des foules.

Censure : La Chine, pays ce à ces lois, le gouvernement a mis en place différents systèmes de censure, détenus par les provinces, par des sociétés privées ou des associations. Ce projet a pour nom « Bouclier d'or ».

L'Assemblée Nationale Populaire de la République Populaire de Chine n’a pas hésité à voter des lois sur la censure de l'Internet. Selon les FAI (Fournisseur d’Accès à Internet), grâB2C - Page 8

La censure des informations extérieures s'exerce généralement sur des serveurs entiers, non sur des sites spécifiques. De ce fait, des sites parfaitement étrangers aux préoccupations politiques ne sont pas accessibles en Chine. Cela vaut également pour les serveurs de blogs. Régulièrement, des rédacteurs de blogs ou des responsables de sites annoncent à leurs lecteurs que les censeurs chinois se sont intéressés à leur publication. Heureusement, le contrôle, bien que sans égal dans le monde, n’est pas total : certaines censures sont assez facilement contournables pour des internautes plus acharnés que les autres !

Pour maitriser un pays, maitrisez Internet ! En Chine, le gouvernement a mis en place une véritable « Police de l’Internet ». Cet organisme de contrôle comprend entre 30 000 et 40 000 agents du gouvernement. Ils sont assistés de « honkers » (aussi appelés des « hackers rouges »), véritables espions chargés d'orienter les débats dans les forums et, éventuellement, de dénoncer les internautes s'éloignant trop de la ligne « officielle ». Pour info, ces faux internautes à la solde du gouvernement, recrutés au sein de la Ligue de la Jeunesse Communiste Chinoise, seraient au nombre de 280 000 ! Bizarrement les internautes dénoncés disparaissent par la suite de manière mystérieuse et subite pour ne jamais réapparaitre, croupissant dans une des nombreuses prisons du gouvernement…

nes villes, mais pas dans d'autres.

[Source : www.agoravox.fr]

La Chine exerce un filtrage des sites web indésirables à l'aide d'un immense pare-feu surnommé « Le grand pare-feu de la Chine » par lequel passent toutes les connexions Internet. Le gouvernement chinois se sert de ce pare-feu pour bloquer tous les sites à contenu politique, tel que ceux évoquant les manifestations prodémocratie de la place Tiananmen en 1989, l'indépendance des Tibétains, le Dalaï Lama ou l'indépendance de Taïwan. Plus généralement, une grande partie des sites sont bloqués : sites pornographiques, mais également sites associatifs, blogs, ou tout site jugé trop « subversif ».

Un grand nombre de sites situés à l'extérieur de la Chine continentale sont sujets à une censure limitée dans le temps. Il est toutefois difficile d'en donner une liste exacte car les sites peuvent être accessibles dans certai-

Bien que le gouvernement n'ait pas les capacités physiques et matérielles pour surveiller toutes les discussions instantanées et les forums, la simple peur d'être fermés pousse les FAI à employer leur compte d'opérateurs, surnommés « Grande Maman », et mettent fin aux commentaires politiquement sensibles et les suppriment. Cependant, certains FAI ont adopté des stratégies différentes : l'une d'entre elles est de laisser les contenus politiquement sensibles et de les retirer uniquement sur ordre du gouvernement. Ainsi ils restent visibles pendant quelques heures, rendant leur lecture possible pendant quelque temps. Lorsque le commentaire est supprimé, l'information est en réalité déjà publique ! Un exemple significatif est l'explosion d'une école en 2001 : les autorités locales voulaient supprimer l'information précisant que les feux d'artifices artisanaux responsables de l'accident avaient été fabriqués par des enfants. Mais pendant le temps nécessaire aux officiels locaux pour exiger la suppression de la mention, la nouvelle avait déjà été largement répandue.


des droits de l’homme ? Voilà un moyen parmi d’autres de contourner la censure : gagner du temps ! Alison NORGET, Marie MANON, 2nde 9

Pékin, qui ne cache pas son souhait de développer l’industrie des jeux vidéo, accepte que les entrepreneurs locaux nouent des partenariats avec des étrangers, « dès lors que leurs jeux sont en conformités avec la culture et l'histoire chinoises ». Mais on peut constater que les jeux importés n'ayant rien à voir avec la loi chinoise ont été interdits… QUELQUES EXEMPLES DE JEUX VIDÉO INTERDITS :

- Hearts of Iron, jeu sur la seconde guerre mondiale. Interdit parce que dans ce jeu, le Tibet est indépendant et Taiwan est une possession Japonaise. Ce qui est rigoureusement exact ! [Source : www.serumdeliberte.logspot.com.fr]

Jeux vidéos en Chine : vive la censure ! La Chine connaît depuis le début de la décennie une explosion du jeu vidéo en réseau via internet. Il y a quelques mois, le gouvernement imposait un système d'identification pour vérifier l'âge des joueurs. Car il faut savoir qu’en Chine, les autorités ont décrété que « tuer un joueur pour progresser » est immoral… Ce qui limite parfois les possibilités de jeu, il faut bien l’avouer ! L’accès aux zones de jeux est donc limité par un critère d’âge, les adultes seuls étant autorisés à pratiquer du " Joueur contre Joueur ", et les mineurs priés de s’abstenir ! Autre moyen dissuasif efficace : la durée. Si vous pensez pourvoir jouer le temps qu’il vous plait, ne venez pas en Chine, il y est en effet impossible de jouer plus de trois heures d'affilée ! Une fois ces trois heures écoulées, il faut attendre 2 heures d'un repos "bien mérité" pour pouvoir de nouveau se connecter. Et attention, le joueur est pénalisé par l'éditeur lui -même en cas de transgression.

- Un jeu de football a été rejeté parce qu'il met en scène deux équipes de Chine et de Taïwan qui s'affrontent. Cela a été jugé inapproprié. - Un jeu d'Electronic Arts, Command and Conquer Generals, interdit parce que l'ennemi, notamment de l'armée américaine, est chinois.

Le gouvernement chinois censure également certains jeux vidéo en raison de tragiques événements, tel que le suicide d’un jeune garçon de 13 ans qui s’est jeté d’un immeuble de 24 étages pour, explique-t-il dans une note posthume, « rejoindre ses héros du jeu Warcraft ». Mais la véritable question à se poser est peut-être la suivante : pourquoi un adolescent de 13 ans décide t’il de se suicider ? Est-ce vraiment parce qu’il s’est laissé influencer par un jeu vidéo et a perdu le sens des réalités, ou n’est ce pas parce que la liberté dans son pays est impossible ? Manon Prabonnaud, Laurie Santiago, 2nde 9 DERNIÈRE MINUTE : AVATAR AU PILORI ! En Chine, les autorités viennent d'interdire la projection du film Avatar dans 1600 salles du pays. La raison ? D'après le journal Apple Daily, on verrait d'un mauvais œil le trop gros rendement de ce film qui nuirait aux productions locales. C'est louche !

Qu’est ce que la censure ? La censure est l’examen d’une autorité sur diverses publications avant d'en permettre la diffusion au public. Elle est aujourd'hui très importante en Chine et concerne les jeux vidéo, les films, les œuvres littéraires, internet, la musique et les œuvres d’art. On ne sait pas précisément qui a mis en place cette censure, si présente en Chine. Ceci est totalement délibéré de la part du gouvernement Chinois, permettant ainsi de ne pas citer un nom précis en instaurant un "flou artistique". Pour plus d’information, lisez l’article « Chine : les bons petits soldats d'Internet » - Portail CORRELYCE, site Les archives du Monde

Je hais la censure…. « La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une pire chose que l'homicide. L'attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme. » Gustave FLAUBERT « La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemie politique. La censure est de droit improbe, malhonnête et déloyale. J'accuse la censure. » Victor HUGO

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L’impact des réformes

e président de la république française actuel, Nicolas Sarkozy, à impulsé des réformes concernant l’organisation géographique et économique de notre pays. Edouard Balladur, ancien premier ministre, est chargé de mener les réflexions sur ce sujet. Mais au fond, qu’est-ce qu’une collectivité territoriale, et quelles sont les réformes engagées ?

Les collectivités territoriales : des entités autonomes ?

La commune : Saint Raphaël En France il y a 36793 communes. La ville de Saint Raphaël compte 5 communes, à savoir : - Le Trayas - Le Dramont - Agay - Boulouris - Anthéor Elle comporte 30 233 habitants. Le maire de Saint Raphaël est Georges GINESTA (Il siège à l’Assemblée Nationale). Le maire est l’agent exécutif de la commune. il est chargé de préparer et d’exécuter les décisions du Conseil Municipal. Le maire est élu parmi les conseillers municipaux lors du premier conseil municipal qui suit les élections. Le rôle de la commune est la gestion des écoles primaires et maternelles, l’urbanisme (aménagement du territoire), le logement et l’aide sociale.

Le département : le VAR (83) Le Var est un département français créé à la révolution française. Les habitants du Var sont appelés les Varois. Le Var compte 970 000 habitants, mais son évolution grandissante promet une population bien supérieure dans un futur proche. Le président du conseil général du var est Horace LANFRANCHI, élu pour six années. A savoir que le mandat du Conseil Général est renouvelé de moitié tous les trois ans. Les domaines d’intervention du Conseil Général sont l’action sociale (RMI…), l’aménagement du territoire (l’entretien des routes départementales, l’aménagement rural), l’éducation (l’entretien et le fonctionnement des collèges publics), l’économie, et l’environnement.

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des collectivités territoriales Les missions de la région sont caractérisées par un rôle important joué en matière de développement économique, social et culturel. Les domaines d’action de la région sont les suivants : Le développement économique ; L’aménagement du territoire et de la planification ; L’éducation ; la formation professionnelle et la culture ; La santé ; Le sport ; La culture ; Le tourisme ; L’énergie et le développement durable. La Provence Alpes Côte D’azur est une région très urbanisée avec une population de 4,5 millions de citadins qui résident dans ces quatre grandes métropoles : Marseille ; Nice ; Toulon ; Avignon. Les 6 départements dans la région PACA sont : le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône et les Hautes-Alpes. La région PACA est dirigée par le Conseil Régional, Michel Vauzelle en est le Président. Aujourd’hui, l’hémicycle se compose de quatre groupes politiques. Pour être candidat, il suffit d’avoir 18 ans révolus, d’être domicilié dans le Var et inscrit sur les listes électorales. Au premier tour, il est attribué à la liste qui a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés le quart du nombre des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes ayant obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés, à la représentation proportionnelle avec répartition des restes à la plus forte moyenne. Si aucune liste n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, c'est la liste ayant obtenu le plus de voix au second tour qui se voit attribuer le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes ayant obtenu plus de 3 % des suffrages exprimés, à la représentation proportionnelle selon la règle de la plus forte moyenne. En cas d'égalité de suffrages entre les listes arrivées en tête, priorité est donnée à celle dont les candidats ont la moyenne d'âge la moins élevée.

Qu’est ce qui va changer ? Les collectivités territoriales seront les actrices de nouvelles réformes qui sont : le regroupement des régions, la suppression de la taxe professionnelle et la modernisation du mode d’élection des conseillers régionaux et départementaux. Le regroupement des régions et la modification de leurs limites auront pour effet de réduire le nombre des régions de 22 à 15, ce qui va donc entraîner une augmentation de travail pour les conseillers régionaux. La suppression de la taxe professionnelle, auparavant payée par les entreprises, qui permettait à la mairie d’entretenir la ville, aura un impact sur les citoyens de la ville qui verront leurs impôts locaux augmenter, ainsi que la taxe d’habitation et la taxe foncière qui seront réévalués tous les 6 ans. En 2014, une réforme permettra de renforcer le rôle des régions par une modernisation du mode d’élection des conseillers régionaux et départementaux. En conséquence il y aura une suppression des cantons et un problème économique qui sera le regroupement dans les départements. La classe de 2nde administrative SA B2C - Page 11


La Coupe Gambardella : on y a cru ! Dans cette épreuve que l’on peut considérer comme la Coupe de France de fFotball des jeunes, les U19 de Fréjus-St Raphael ont réalisé un parcours remarqué. Si vous aviez encore l’esprit aux fêtes de Noël et que vous avez loupé l’exploit des footballeurs d’EFCFSR, catégorie U19 DHR, pas de problème : nous y étions pour vous ! Le stade Pourcin

[source : ww.etoilefcfrejusstraphael.fr]

En janvier, les Fréjuso-Raphaëlois s’étaient imposés lors de la séance de tirs au but face à leurs homologues Bastiais, jouant pourtant à l’échelon national, soit deux divisions au-dessus. Grâce à un collectif bien organisé et un gardien en grande forme, les locaux se sont qualifiés aux tirs au but après avoir fait match nul 1-1. Quentin BOUCHER, défenseur et élève du lycée St Ex s’en souvient : « Nous avons éliminé Bastia, ce qui était inattendu vu les divisions qui nous séparaient d’eux. C’était le match le plus beau et surtout le plus dur à jouer

Au tour suivant, les joueurs de l’Etoile football club Fréjus-saint Raphaël ont affronté l’équipe rhodanienne de Donmartin. Les U19 DHR, après avoir gagné contre le FC Bastia, se sont inclinées 3-0 et ont vu la coupe Gambardella s’envoler... Soadrine Darlhey, M’khinini Adel , Elmousiki Mohamed, SV2

Jeux paralympiques de Vancouver : honte à vous !

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ous qui lisez cette page "sport", je suppose que le sport vous intéresse ? C'est beau, c'est noble, le sport d'équipe notamment, celui qui fait appel à des valeurs de fraternité, de convivialité, de complémentarité, etc. Alors expliquez-moi pourquoi, alors que des millions d'entre nous étaient collés à leurs télévisions pendant 15 jours à admirer nos grands sportifs aux J.O. de Vancouver, personne ne parle des Jeux paralympiques 2010 qui eux aussi se déroulent à Vancouver en ce moment même ?

Pourtant, certaines voix tentent régulièrement de se faire entendre, pour proposer de réunir les deux compétitions, Jeux olympiques et Jeux paralympiques, en une seule. L'intérêt évident serait tout d'abord d'attirer de nouveaux sponsors et donc de permettre à ces sportifs de se professionnaliser davantage. Ensuite, cela contribuerait à diminuer l’appréhension que nous avons tous face au handicap. Briser la gêne qui vient tout simplement du fait que les handicapés existent mais ne sont pas "visibles" autour de nous. Ni dans la rue, faute d'infrastructures adaptées... et encore moins à la télé !

Vous aussi, vous l'ignoriez ? Il faut dire que pour les voir, il faudrait soit être [Source : www.enclumedesjours.worpress.com] insomniaque au dernier stade, soit avoir Mais en réalité, attaqué de manière intensive vos révisions qu'est-ce qui est du bac et travailler avec la télé en fond sonore, sur les plus obscène : les jeux paralympicoups des 3-4 heures du matin ! ques à une heure de grande écoute, Et oui, ne faisons pas de vagues surtout, et écoutons les ou " La Ferme Célébrités" en prime programmateurs télé qui nous assurent d'une voix posée Time sur TF1 ? que "le public est encore très réfractaire au handisport". Mais lui a t-on simplement proposé, à ce public ? HonnêteAh, hypocrisie, quand tu nous tiens… ment, combien d'images avez-vous vues d'athlètes handiLady Kluck capés en train de réaliser leurs exploits ? B2C - Page 12

[source : www.marketing -chine.com]


Stages Bac Pro : première expérience du travail !

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es élèves de SV2 ont fait leur premier stage professionnel du 18 janvier au 6 février dans des entreprises du secteur de Fréjus, Saint-Raphaël et Puget sur Argens. J’ai voulu, en les interrogeant, donner aux autres élèves du lycée un aperçu de la voie professionnelle. Avant cela, deux de nos professeurs ont accepté de répondre à mes questions concernant l’objectif de ces stages. M. Bocquillon : « Les stages permettent aux élèves de découvrir l’environnement professionnel dans lequel ils seront amenés à évoluer dans quelques années. Cela leur permet aussi d’assimiler progressivement les contraintes du monde professionnel. Mais c’est surtout pour eux un moyen de réaliser si leur choix d’orientation est le bon et si le projet professionnel qu’ils s’étaient fixés est en rapport avec leurs envies, et surtout avec la réalité du monde de l’entreprise ». Mme Ringenbach : « Cela permet de faire découvrir les métiers, d’autant plus que les élèves de 2nde Pro doivent se positionner et faire 3 vœux pour la poursuite de leurs études ». Les élèves que j’ai interrogés ont des avis très partagés sur leur expérience. En voici quelques exemples. B2C : « Quel effet cela fait-il de travailler ? » M.A. : « Le travail nous fait prendre conscience de la vie réelle et nous rappelle les difficultés de la vie professionnelle. Le fait de travailler nous rend plus autonome et indépendant. Cela ouvre plus l’esprit sur le monde du travail ». B.T. : « Cela donne de la maturité et de la responsabilité. » D.B. : « Le fait de travailler m’a rendu responsable, j’ai vu à quel point c’était difficile ». M.A. : « J’ai bien aimé mon stage, cela m’a appris beaucoup de choses. De plus, le personnel du magasin était très sympathique ». C.B. : « J’ai beaucoup aimé travailler, car on se sent plus autonome et on nous fait plus confiance ».

A.F. : « J’ai bien aimé car on est plus autonome et attentif. » A.A : « Le fait de travailler, c’est vraiment un moment de fatigue. Cela ne m’intéresse pas du tout, je préfère l’école ! ». S.A. : « Le travail provoque un vrai effet de fatigue et même parfois de dépression ! C’est très différent des cours. Par exemple, nous n’avons pas beaucoup d’heures de pause par rapport à l’école ! ». B2C : « Qu’avez-vous retiré de votre stage au niveau personnel et professionnel ? » M.A. : « Au niveau personnel, j’ai beaucoup apprécié le contexte dans lequel j’ai évolué. J’ai appris à faire un travail sur moi-même. Au niveau professionnel, j’ai su que ce n’était pas ma voie ! ». K.A. : « Ce n’est pas aussi facile qu’on le croit. J’ai trouvé que travailler, c’est dur et fatigant ! ». B.N. : « Dans le monde du travail, on ne fait pas toujours des choses qu’on aime, mais on les accepte, et on doit les faire ! ». K.A. : « Cette période de stage a été une grande découverte car je n’avais jamais été aussi longtemps en entreprise. Du point de vue personnel, tout était une découverte !». S.A. : « Je n’ai rien retiré du tout de mon stage, ou plutôt si : il m’a appris que cela n’avait rien à voir avec ce que je voulais faire plus tard ! Et je ne me sens pas prête à faire un deuxième stage ! ». H.A. : « Je n’ai vraiment rien retiré de mes trois semaines de stage, par rapport à ma vie personnelle et professionnelle ! » Au bilan, sur une classe de 27 élèves, on peut dire que la plupart ont apprécié cette première expérience, malgré les difficultés parfois rencontrées. En effet, 16 élèves se déclarent « très satisfaits » et 8 « satisfaits » de leur stage en entreprise. Seulement 3 ne le sont pas ! Drissia, SV2

L a S t Ex e s t d e r e t o u r ! Et oui, la Saint Ex Academy fait son grand retour ! Venez assister à la finale de la St Ex Academy 3, le

mercredi 12 mai (de 9h à 12h) dans la salle de conférence du lycée, relookée pour l’occasion ! Gardez les yeux ouverts, la vente des tickets aura lieu début mai et sera annoncée par voie d’affichage car le nombre de places est limité. Venez voir « Graine de Star » pour 2 € la place ! La classe de 1BPSA B2C - Page 13


re Ultu

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lÜk DéMA :

LÜK DEMA : Auteur de la série BD « Syst » En exclusivité pour les lecteurs de Bruit de Couloir, nous avons choisi de vous présenter à chaque numéro une petite interview d’un auteur de BD. Pour plusieurs raisons : tout d’abord parce que nous pensons que la bande-dessinée est un art à part entière. Révolu le temps où lire des BD était interdit dans les familles, et où les enfants lisaient leur Pif Gadget la nuit, cachés sous les couvertures avec une lampe de poche ! Dorénavant, la BD est le 9ème art, avec ses caractéristiques, ses qualités qui allient dessins et textes, l’univers de ses auteurs, ses thèmes très divers. Ensuite, pour vous faire découvrir quelques BD et leurs auteurs. Parce qu’en BD, il n’y a pas que les Titeuf ou les Lanfeust de Troy, ou celles qu’on trouve dans les supermarchés !

[Source : bedetheque.com]

Bruit de Couloir : « Qu’est-ce qui vous a incité à devenir / dessinateur et auteur de B.D. ? » Lük : « C’est l’amour du dessin et l’envie d’écrire des histoires, comme, je l’imagine, la majeure partie des auteurs de BD ». B2C : « Quand avez-vous commencé ? » Lük : « Commencé à faire quoi ? à dessiner ou à construire des histoires ? Le dessin, c’était au cours préparatoire, je dessinais tout le temps ! Je me faisais d’ailleurs enguirlander par les profs, mes cahiers étaient remplis de dessins ! Mais je dessinais n’importe quoi et n’importe comment. J’ai décidé de me mettre au dessin réaliste quand j’étais en première, à 15 ans. J’ai pris les dessins de Harold Forster dans « Prince Valiant » et j’ai essayé de reproduire ses dessins. Il en a fallu du temps pour que quelques dessins deviennent potables ! Et j’ai encore des progrès à faire !

Syst, une jeune guérisseuse de 16 ans, voit son village mourir d'une mystérieuse épidémie. D'où vient cette maladie ? Syst part pour résoudre cette énigme dans le vaste monde. Elle va découvrir d'autres peuples et rencontrer des êtres étranges…

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En ce qui concerne les histoires, les premières idées de la série «Syst » me sont venues à 17 ans, à l’entrée en fac. Mais ça évoluait tout le temps et en réalité, c’était une ambiance, la description d’une époque, plutôt qu’une histoire construite. Pendant des années, j’ai noté des bribes d’histoires. Mes premiers jets en BD sont arrivés en 1990 et 1991, j’ai réalisé 55 planches au brouillon. Mais il y avait de gigantesques défauts ! Le scénario a continué à évoluer... En 1996, je me suis retrouvé avec des tas de possibilités pour mon histoire. Alors j’ai relu mes notes pendant 3 jours et je me suis dit : « Bon maintenant l’histoire, c’est ça, et ça ne bouge plus ». Et j’ai tout recommencé, pour que mes dessins correspondent à ce scénario. Mais comme je suis assez lent et qu’il fallait tout apprendre en solo (je n’avais jamais pris de cours de dessin), j’ai mis des années ! J’ai fait mon premier envoi aux éditeurs en 2003… et je n’ai eu que des refus de leur part ! Je ne me suis pas découragé, j’ai tout renvoyé en 2005, et en 2006, les éditions DARIC à Hyères ont


Dessinateur BD B2C : « Comment vous est venue l’idée du sujet de votre B.D, La série des Syst ? » Lük : « J’avais envie de créer un autre monde, je pense que c’était une espèce de fuite du monde actuel et de ses défauts. Puis j’en ai profité pour relier ce monde au monde actuel pour justement en faire la critique. Les thèmes de la surpopulation, de la pollution, de l’hyper-capitalisme agressif m’intéressent énormément… » B2C : « Quelle est la trame de l’histoire ? » Lük : « En fait, c’est le monde technologique actuel qui s’est écroulé sur lui-même ; les survivants qui en ont eu les moyens sont partis coloniser des planètes, tandis que les autres survivants qui n’avaient pas les moyens, ou la volonté de partir ont « régressé » dans un monde non-technologique. Puis au bout de 15 000 ans, les premiers reviennent sur terre. Le choc entre les deux mondes

est vécu à travers le personnage d’une guérisseuse. Se greffent là-dessus des gnomes et du fantastique. » B2C : « Vos personnages sontils inspirés de personnes réelles ? » Lük : « Non, tous mes personnages sont imaginaires, parfois même… comment dire… défoulatoires ! »

B2C : « Dans cette BD, peut-on dire qu’il y a un message ? » Lük : « Oui, ma BD parle de plusieurs thèmes que je trouve importants, comme par exemple la folie du monde actuel, l’hyperconsommation de ressources ou encore le côté destructeur de l’homme pour tout ce qu’il touche ou qu’il exploite. Je pense que ce que je voulais dire, c’est qu’il peut y avoir autre chose, un autre monde, inspiré par d’autres types de sociétés, comme les aborigènes par exemple. »

PETITE BIOGRAPHIE Né en 1964, Lük Déma est forestier de métier. Assez indépendant, réfractaire à toute contrainte, il est totalement autodidacte. Il avoue qu’au lycée, il passait beaucoup de temps à observer les arbres dans la cour et à essayer de les dessiner ! Il a pas mal voyagé sous les tropiques, en Afrique et en Guyane française (c’est peutêtre pour ça que ses dessins de forêts sont aussi fantastiques !) Et bibliographie : Syst : Tome 1 et 2, le 3ème devrait sortir très prochainement ! Disponibles au CDI évidemment !

B2C : « Pensez-vous continuer après Syst ? » Lük : « Oui mais sur autre chose : une histoire moyenâgeuse qui se passerait au Puy-enVelay, où je m’amuserai à recréer la ville à l’époque d’après les archives. J’adore l’architecture moyenâgeuse ! » B2C : « Quel conseil donneriez -vous à ceux qui veulent se lancer dans l’écriture ou le dessin de bande-dessinée ? » Lük : « Plusieurs conseils… Le premier, c’est de montrer ses travaux à des dessinateurs professionnels lors de festivals de BD, c’est très important. Ensuite de ne pas hésiter à se remettre en question tout le temps ! Et puis, être impitoyable avec ses défauts, ne jamais se dire « ouais, ça ira… », mais toujours chercher l’excellence. C’est comme ça qu’on progresse. Evidemment ne jamais prendre la grosse tête, ne pas s’endormir sur ses lauriers. Et aussi, très important : observer autour de soi, toujours être à l’affut de ce que ça donnerait en dessin – piocher des idées partout ! Parce qu’un dessinateur n’est jamais en mode « éteint » ! » "Au fait, le lycée où il passait les cours à dessiner, devinez quoi ? C'était le lycée St Ex !!!! " Propos recueillis par Gautier, 1ère S4

Son site : www.lukdema.fr B2C - Page 15


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English Poems : A Dreamed way

the ground , running on m a re d a in Flying erwise ? ible to do oth ss po it is ow H t a sound, want withou I t a h w ve a my eyes. To h cing through er pi ce n la g dark Just will his n’t run in am when I ca re d is th in Flying ping hand, d to see a hel I look aroun , erish his skin llow me to ch a ld ou w h ic Wh bland. dream will be rd a h is th , d And in the en rather hile, I would w a r fo st ju , Maybe is true world never more th d n a rt ea h Hear his , ave the other is last and le th to en st li r O hold. ething real to m so s im a cl d My tired min I’ll do. d alas what n a f el ys m I know ng hand, hidden helpi is th r fo g in Just wait become true, t it will never a th g in ow n K understand. that I don’t g in d en et pr But ambault,TL2 Johanna Ch

[source : www.zozem.w ordpre

ss.com]

Lost in a dream , I have to mak e a decision The dark clouds of my spirit are burning In my mind ther e are too many questions And I’m watchi ng all these an gels dying My dream’s beco ming an awful nightmare The reality calls me back, it’s th e same I’ve heard it an d I don’t care Someone is scre aming my nam e The mist is goin g out of my head I open one eye, with a lot of pa in And now, I can see the evening sky .fr] [source : www.gizmodo

The black tunn el moves away fr om my mind I’ve chosen the light. - And I’m alive Simon Durbano ,TL2

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Murder Story

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ous aimez les histoires de meurtres, d’assassinats, de tueurs en série ? En voici une, assez courte, à la manière des « short stories » anglaises ou américaines.

Je vous plante le décor : une jeune femme a été trouvée morte, et la police, après enquête, découvre que parfois la réalité peut dépasser la fiction ! Pour en être convaincus, à vous de lire ce court article qui vous exposera les fait, tous plus incroyables les uns que les autres ! Ah oui, j’oubliais : l’article est en anglais, mais comme vous êtes très forts, ça ne devrait pas vous poser de problème !

nicked … g and so pa n u o y s a w «I s, I ran He ran off. s no witnes a w e e m er o s th e u lized made a gr When I rea n's police to s lm inking ». E , th y t e link with ithou w ff Yesterda o s icer made th a ff w o e ix th t -s ty en r. Smythe twen discovery. At this mom l who is sterday : M . n ir ye o g o d n g n r u n e u fo ft o l y gir e knew the a Indeed, a the young s afraid sh a rtment in w a e p e r a h r n e e se h e u d in beca has not b found dea killed her 40 is person th is f o o h w ident ! ty , e cc ti a n th out the r Smy b e The ide a b o R , it r e m v d Howe olice and a more shock vealed yet. ed to the p ts are a lot r e en d ev n o g e d r in r to w u o g s had nothin years old, But the foll t young girl a . e th y im ll r a c u e ct ted th ing : a me t letter st tragedy ! , when he o g a s y a me about a d with this pa o ld to tw 0 d e, 4 if te a r w r sta , my rgivable bearching fo His story « Margaret to er my unfo he was se ft ts a S fi n l. h o ir ic so g h d g ughter she …W the youn she receive g an MG om the da fr in iv r er d tt , le n a A » he exyear-old m havior… ears ago … y g 0 in 2 th ly y r ct e a e. ex knew ev Mr Smyth abandoned stranger negais a th d ining a s, h e n d e . lained l was expla « Besi She ev p ir ! g st g a n p u . y yo s and m er, the the officer l mother. about me In his lett her natura », he said to e G se to M d ld te o n ible betive of my that she wa now imposs s s a a w w y is h th W ly t? d her ! Unfortunate lking abou he had kille yt st is he ta a m p S t r. ? a n M h a w But cause… oung wom oned of this y EVRIER top questi -s n o n f o he so scar NIS , C. CH E s r D u . 0 o S 2 y h t b e a e thre KADOUS k, th An articl A. ABDEL John Boo Only after r e ic ff a o g r Ma ONA, 1L2 lared to ding with C. INCARD d d e w ing, he dec an is h d r n soon afte accident a years ago, it-and-run h a d a h e e, h ret Smyth irl. -year-old g 0 1 killed a

What is a “short story” ? Short stories tend to be less complex than novels. Usually they underline only one incident, they have a small number of characters and cover a short period of time, and eventually, they have a single plot and a single telling.Writers such as Edgar Alan POE, Somerset MAUGHAM or Roald DAHL have made this genre well-known. Roald DAHL has even been called “The great magician” of short stories ! AU C.D.I., plein de short stories sont disponibles, en VO ou en bilingue !

PS : If you want to read more about this strange murder, go and read Tony WILMOT’s famous short story entitled Skeleton in the cupboard. You will be kept in suspense by this gripping short story and perhaps you will feel like reading some others. B2C - Page 17


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Un regard fugace

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n certain brin de lucidité se doit de toucher nos êtres ignorants… Que le plaisir, même s’il demeure fugace, de se savoir pourvu du savoir, affecte nos sens quelques instants.

Liberté, liberté, trêve de plaisanterie, votre vie, notre vie, ta vie, n’est qu’une accumulation de minutes dictées. Et ces minutes ne sont faites de rien, car personne ne regarde ce qu’il y a autour.

Ainsi regardons les nuages se décrochant de la voûte, et sous ce ciel menaçant de tomber, tentons de percevoir les cris véritables de l’humanité. Ou demeurons là où nous sommes, au creux de ces draps chauds et sans soucis, ce que je vois c’est le bout de mon lit. Il est blanc, doux et agréable. Finalement, et si tout demeurait ainsi ? Mais ne serait-ce pas être lâche que de ne plus vouloir saisir les feux incandescents irradiant les esprits humains ? Et persister simplement dans l’expectative des secondes, ne voyant plus les douleurs et les froids déserts asséchant les heures défilantes. Menant ainsi notre condition à la perte de son sens, refusant tout contact avec les brumes irrespirables, pour peu à peu se voir flétrir, et faner, telles les roses dont les veines furent arrachées.

Car personne ne sait ce que les ondées fatiguées déclarent aux pavés, quand doucement elles caressent la poussière. Que tout ce qui entoure les médiocres chairs humaines se trimbalant dans les allées sales, n’est fait que de futiles pensées. Abreuvons-nous donc de ce que l’on nous donne, baissons nous pour dévorer les fruits à disposition. Et ainsi allongés sur un canapé de cuir neuf, le ventre tendu par un repas opulent, nous nous sentirons bien. Car oui, le bonheur est bien cela. Non ? Mais qui donc aura le courage de me contredire un jour ? Il demeure ce désespoir que personne ne s’élève pour contredire les mots enfoncés de force dans notre cerveau.

La saison des joutes roquebrunoises [Photo : R.J.] Mais nous trouverions cela préférable à l’apogée macabre que les journées nous livrent. Une mort [Photo : H.P.] lente sous le joug doux d’instants figés, dans l’omission de la douleur universelle, Nous sommes devenus si faibles, et si soumis aux rèattire bien plus les hommes que la réalité. Et la sphère gles que les jours peu à peu ont instituées. Les hombleue se noie dans ses propres attraits, de ses mots vils mes semblent satisfaits de leur condition. En effet, il et violents continue de faire saigner les herbes de leur semble tellement simple de ne pas avoir à réfléchir, et rosée. Le monde, les hommes, peu à peu se laissant simplement à « être ». Mais « être » n’est pas vivre. crever de soif sous les feux trop brûlants. Personne ne Alors qui de nous sait encore ce qu’est la vie ? Est-ce dit rien. Tous, d’un œil las, fixent les mercantilismes cette chose monotone et dont les modèles guident le grandissants. Et leur action dépourvue d’action se limichemin ? J’espère le contraire. Et si, en ouvrant enfin te aux senteurs légères de leurs nouvelles lessives. Ne les yeux, en oubliant la peur de se brûler trop fort la regarde pas devant toi, tout est trop dur pour tes yeux rétine, en refusant les obligations voulant germer dans si fragiles. nos entendements, et simplement en regardant, la et encore ici. En sentant au fond de soi le gouffre intense Et ainsi à ne jamais laisser voir ces globes si incultes, dont l’existence n’avait été soupçonnée. Ainsi pouvoir l’humanité se laisse fourvoyer par les mensonges granregarder le ciel sans aucune appréhension et enfin dissants. crier pour lui: « J’existe ! Je vois ! ». Mais personne n’entendrait. Héloïse PRIM, Tle ES2

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Orange fluo...

ui, cela me plait ».

Cette simple phrase est un mensonge que nous nous infligeons. Pourquoi ? Parce que les choses ne nous conviennent plus pour ce qu’elles sont, mais pour ce qu’elles « émanent ». Conditionnés, nous sommes soumis au regard des autres, ce regard impitoyable et omniprésent qui s’oppose à la notion même de liberté… Liberté, ce mot ne vous donne t-il pas des frissons ? Nous avons mis du temps à atteindre cette liberté relative, et à nous entendre de manière conventionnelle sur sa définition. Cependant, qui est réellement libre, vraiment indépendant de ce que vont penser les autres ? Beaucoup lèveront le doigt, mais combien diront la vérité ? L’être humain est en apparence fait de façon identique. Cependant, l’âme qu’il renferme contient une palette de peintures dont les associations de couleurs forment ce que l’on appelle si banalement la personnalité. Pouvons-nous affirmer que ces dessins comporteront les mêmes couleurs, les mêmes formes ? Naturellement non, nous avons des goûts différents, des envies diverses, alors pourquoi aller contre la nature en agissant tous de façon quasi-identique ? Sommes-nous à ce point restés à l’âge de pierre pour adopter un comportement si grégaire ?

Alors, amusons nous à jouer à l’éternel « et si », et essayons-en vain- de transformer la fiction en une délicieuse réalité, afin de rendre notre quotidien encore plus savoureux : Et si, vous et vos amis, décidiez de venir vêtus en cowboy au lycée demain matin ? Et si vous présentiez une pièce de théâtre dans la cours du lycée à 12h, et si vous décidiez enfin de mettre ce haut orange qui traîne dans votre armoire depuis des mois et que vous n’osez pas mettre ? Et si vous disiez enfin à vos amis que la musique classique rythme votre vie et que Chopin vous donne des frissons ? Tentant comme situation, non ? Dites vous qu’au pire des cas, votre voisin vous prendra pour un fou, un étranger, et dans ce cas ce sera une douce réussite… Au meilleur des cas, il se rendra compte qu’il a toujours rêvé de faire ça lui aussi, et le fera par la suite. Balzac a voulu faire concurrence à l’état civil en écrivant ce que tant d’historiens avaient oublié : l’histoire des mœurs. Frissonneriez-vous de plaisir si on vous apprenait que grâce à la jeunesse, le vingt et unième siècle était devenu une société dans laquelle le mot LIBERTE avait enfin pris tout son sens ? Célia TAIX, Tle S4

En réalité, s’affirmer devant les autres reviendrait à s’assumer soi-même, ce qui de toute évidence n’est pas une tâche facile. Cet apprentissage est de plus mis à l’épreuve par le regard des autres. Comme dirait Robbe-Grillet, « Il y a toujours et d’abord le regard qui les voit, la pensée qui les revoit, la passion qui les déforme ». Ne vous en faites pas, si votre voisin vous critique, c’est simplement une protection pour ne pas que vous le critiquiez en premier, c’est une simple réaction d’autodéfense, pas de soucis, vous n’êtes qu’à moitié en cause…

[Source artpla.fr]

Bien sur, des habitudes nous sont communes, nous dormons, mangeons, buvons, allons au lycée puisque cela est vital… Mais à côté, qu’est-ce qui nous force à agir de façon si prévisible ? Avons-nous si peur de nous différencier les uns des autres ? L’originalité est une notion que l’on regarde comme une bête curieuse : on l’effleure, on l’admire, on l’envie, on joue avec, mais paradoxalement, on la craint…

Tous semblables ?

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Combattre les idées reçues ?

Dans cette rubrique Santé, nous allons nous intéresser à quelques idées reçues persistantes dans le domaine de la santé… que nous allons corriger ensemble ! Les épinards sont riches en fer ! Eh bien non, c’est totalement faux ! Pourtant la légende de Popeye est persistante. Cette idée reçue provient en réalité d’une faute de frappe d’une secrétaire. En effet, lors d’une transcription pour le patron de son laboratoire, elle tapa 40mg/100g au lieu de 4mg/100g ! Cette erreur a donc multiplié par 10 le taux de fer alimentaire contenu dans les épinards. Les créateurs du marin ont décidé de lui en faire ingurgiter énormément pour lui donner cette force phénoménale. Mais surtout, cela a forcé des générations d’enfants à ingurgiter des épinards… Pour info, c’est le boudin qui est le plus riche en fer (20mg/100g), car c’est du sang bouilli (beuarkkkk !).

Les ongles avec des traces blanches, c’est un manque de calcium : Lorsqu’on a des tâches blanches sur les ongles (appelées aussi leuconichies), on incrimine souvent un manque de calcium. Inutile de vous dire que cela est faux. Ces tâches blanches sont le plus souvent dues à des microtraumatismes des ongles ou à un refoulement de la peau à la base de l’ongle (appelée cuticule). Plus rarement, cela peut provenir d’intoxications à l’arsenic ou au plomb. Moralité : inutile de manger plein de yaourts pour avoir de beaux ongles !

Méga «coup de froid »! Vous vous êtes enrhumé et là vous vous dites « J’ai attrapé un coup de froid ». Une fois de plus, vous êtes dans l’erreur car le froid et l’humidité n’y sont pour rien, par contre ils favorisent la prolifération de germes et de virus pour les rhumes… Et de plus, dans ce cas là : « Les antibiotiques, c’est pas automatique ! »).

Avoir les cheveux blancs... en une nuit !

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J’ai mal au rein ! Vous avez une douleur dans le dos, au niveau du bassin, et vous croyez que ce sont vos reins qui vous font encore mal. Que nenni ! Une simple explication anatomique permet de mettre à mal cette idée reçue. Ce sont les nerfs qui procurent une sensation de douleur. Or le rein en est dépourvu. Par contre, ce mal peut être dû au pincement d’un nerf entre les vertèbres. Moralité : laissez vos reins tranquilles ! B2C - Page 20

Selon la légende, les cheveux (et donc les poils par la même occasion) peuvent blanchir en une nuit suite à un stress sévère. Cela est faux parce que la couleur des cheveux (pigmentation) est déterminée par des cellules appelées mélanocytes. Vous ne pouvez donc pas vous transformer en Père Noël en une nuit ! Néanmoins ce stress peut engendrer des perturbations hormonales, accélérant la perte de cheveux. Or les cheveux blancs résistent mieux à la chute que ceux pigmentés, donc ils peuvent être présents en plus grande quantité sur votre chevelure. Conclusion : se faire des cheveux blancs est en partie vrai.

Le pain, ça fait grossir ! Au repas, vous décidez de ne pas abuser du pain car vous savez qu’il fait grossir. Encore raté, mais par contre, si vous le tartinez de beurre ou autre substance grasse, là oui…

La télé, et les écrans en général, ça abîme les yeux ! On vous a déjà dit étant petit « Ne regarde pas la télévision de trop près, ça abîme les yeux » ? Pas si faux, mais jusqu’à un certain point : le téléviseur à tube d’antan était très agressif car il vous bombardait littéralement avec des électrons. Le LCD est à la base une lumière émise par des néons qui n’est pas plus nuisible que n’importe quelle forme d’éclairage que l’on regarde directement. La seule chose qui peut fatiguer vos yeux, c’est la luminosité et/ou les contrastes (lorsque l’on regarde la télévision dans le noir, ou qu’il y a des reflets sur l’écran par exemple…). Vous pouvez donc vous immerger dans ce monde de mouvement en couleur de près sans la moindre crainte. Evidemment, avec la rapidité des mouvements à l’écran, il y a une fatigue visuelle qui s’installe au bout de quelques temps et elle est accrue avec la proximité, un peu comme au cinéma.

Textes : Robin JOUAN, Illustrations : Margot BERGER 1ère S3


COU

ULE E U EG

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Tous contre le racisme !

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ous ne vous posez pas de questions à propos du racisme ? Vous trouvez ça normal ? Une fille qui se sent mal dans une classe parce qu’elle est rejetée à cause de sa couleur de peau, vous trouvez ça bien ? Et vous, de quel côté êtes-vous : du côté de celle qui est rejetée, ou du côté de ceux qui se moquent de son apparence ? A moins que, 3ème solution, vous soyez « sans opinion » ? Vous ne vous sentez peut-être pas concernés ? Vous laissez faire ? Pour moi le racisme est un sujet qui concerne tout individu dans notre monde. A tout moment, chacun de nous peut être confronté au racisme, quelle que soit sa couleur de [source : www. Edu.ge.ch] peau, son sexe, sa religion... Mais au fait, le racisme, c’est quoi ? Le racisme, c’est le fait de croire en la supériorité d'un groupe humain sur un autre. Défini comme une race, ce groupe serait supérieur à tous les autres. Pour simplifier, le racisme, c’est en fait la haine d'un groupe humain qui se croit supérieur aux autres.

Qui est l'homme de couleur ? Homme blanc, Quand je suis né, j'étais noir Quand j'ai grandi, j'étais noir Quand je vais au soleil, je suis noir Quand je suis malade, je suis noir Quand j'ai peur, je suis noir Quand je mourrai, je serai noir . Tandis que toi, homme blanc : Quand tu es né, tu étais rose Quand tu as grandi, tu étais blanc Quand tu vas au soleil, tu es rouge Quand tu as froid, tu es bleu Quand tu as peur, tu es vert Quand tu es malade, tu es jaune Quand tu mourra, tu seras gris Alors, de nous deux, qui est l'homme de couleur ?

Dans le langage courant, le terme "racisme" se rapporte le plus souvent à la xénophobie qui en est la manifestation la plus évidente. Il faut savoir que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et la chute des fascismes, le racisme a été condamné officiellement par tous les Etats. Pourtant, le racisme continue à être pensé et pratiqué sous des formes multiples. Dans tous les pays, le racisme existe. A l’intérieur du lycée, certains élèves n’hésitent pas à dire qu’ils sont racistes, envers d’autres couleurs de peau ou d’autres religions. Et pourtant, nous cohabitons tous dans les mêmes lieux, suivons les mêmes cours, avons les mêmes habitudes… Le racisme ne mène à rien, n’apporte rien, il est souvent transmis dans la famille, par des parents ou des grands-parents, sans que l’enfant n’ait eu le temps de réfléchir à ces idées racistes. Le racisme détruit, il ne construit rien. Ilhame B., 2nde 1

Dans la peau d’un noir de J.H. GRIFFIN Un livre coup de poing, qui se dévore de bout en bout. Comment un écrivain américain décide de se transformer en Noir avec l'aide d'un médecin, pour mener pendant six semaines la vie authentique des hommes de couleur. Du courage à l’état pur, et le témoignage du racisme vécu de l’intérieur. Adapté en film en 1964, mais le livre est bien meilleur (comme d’habitude !).

Le rêve de Sam de Florence CADIER Dans l’Amérique sudiste du début des années 1950, Sam et son petit frère assistent au lynchage de leurs parents par des blancs, parce que, noirs, ils ont osé demander à exercer leur droit de vote... Un des cinq titres de la sélection « De la Plume à l’Oreille »

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SOAN : enfin !

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e 17 février dernier, le Bataclan, Paris. Je me retrouve devant la fameuse salle pour un concert. SOAN. Oui. Le même gars qui a remporté La Nouvelle Star. Je visualise déjà la chose : public féminin ne dépassant pas 16 ans, hurlant des "je t'aime", et côté artiste, performance de… comment dire… de gagnant de Télé-crochet à la "bonjour je chante mon album au revoir , achetez mes T-shirts !". Enfin bon, je mentirais si je prétendais y aller à contrecœur, car les rares extraits qui sont parvenus à mes oreilles m'ont bien plu. Une fois dans la salle, j'ai une première surprise : nous devons être les plus jeunes du haut de nos 15 ans. Bien que l'audience reste variée, la grande majorité dépasse les 30 ans ! Une jeune chanteuse du nom de MeLL vient assurer la première partie. Mademoiselle K, mélangé à du Tête Raides pour définir grossièrement la chose. Avec sa simple guitare classique, elle nous balance à chaque morceau un solo hendrixien. Ambiance… Le public est à bloc. Le groupe de Soan monte petit à petit sur scène. Les acclamations se multiplient quand celui-ci arrive enfin.

C'est parti pour 1h20 de show démentiel ! Des textes efficaces, la voix d'un Mano Solo croisé avec Bertrant Cantat (Noir désir) et d'un Damien Saez, des arrangements live de qualité, tous retravaillés, les musiciens dégagent une énergie hors norme, ils vivent leur musique. L'ambiance est inquiétante sur Monster, même le quadragénaire à côté de moi manque de pleurer sur The storm (avec la participation exclusive de Babylon Circus qui passait par là) malgré un larsen au moment fatidique. On a d'ailleurs droit à une jolie interprétation d'Alabama song, très fidèle, et notre chanteur se transforme en Jim Morrison sous amphétamines. Enfin, une chose qui fera que je [Source : lexpress.fr.] n'hésite pas à dire que ce concert était même mieux que celui des Red Hot Chili Peppers, c'est bien la proximité qu'a Soan avec le public : les modestes dimensions du Bataclan aidant, le chanteur s'amuse avec lui, en toute simplicité. Quand un énergumène l'interrompt pendant une chanson en lui criant de jouer Les éléphants, il rétorque sur le ton de la blague : "Hé c'est mon concert !" et en profite pour balancer quelques petites référence à son passage télé ("t’façon, Lio, elle aime pas mon album").D'ailleurs les fans le lui rendent bien avec une présence exemplaire : acclamations, textes connus sur le bout des doigts, applaudissements... Tous ça pour dire : comme quoi, un télé crochet nous a ENFIN sorti un artiste décent !!!!

Gorillaz: The monkey's back !

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epuis le 8 mars, le dernier album du groupe virtuel GORILLAZ (Plastic Beach) est disponible. Avant d'aller plus loin, présentons un peu le groupe pour ceux qui ne sortent pas souvent.

1999, hiatus du groupe BLUR. Son chanteur Damon Albarn ne chôme pourtant pas, puisqu'il se met vite à la mise en œuvre d'un projet qui lui trotte dans la tête depuis un bout de temps: Gorillaz. Pour matérialiser cet univers, il fait appel à Jamie Hewlett, dessinateur (notamment de la BD Tank Girl).

Après une campagne de pub où les médias actuels n'ont jamais été aussi bien magnés (Faux Twitter de Murdoc qui compte plus de 15 000 followers, page Facebook avec 40 000 fans, "piratage" de NME radio, toujours par Murdoc), on découvre enfin ce fameux opus qui s'affiche comme définitivement pop. Toujours ces cotés rap bien présents, l'accent est mis sur le côté électronique. A noter aussi que messieurs Albarn et Hewlett s'offrent des guests de choix : Snoop Dog, Bobby Womack, Lou Reed, Mick Jones & Paul Simonon, les habitués De La Soul ou encore Mos Def sur le premier single Stylo.

Vont alors naitre 2-D, un chanteur timide maltraité par le bassiste Murdoc, monstre vert, débauché, sadique et à l'hygiène douteuse, Russel le batteur, possédé par les âmes de ses amis rappeurs et Noodle, une guitariste japonaise hors pair de 12 ans que le groupe a reçu par colis après avoir passé une annonce dans le magazine NME. Oui que des gens tout à normaux… Cela laisse place à un album éponyme. Les chansons sont un étrange et indéfinissable mélange de hip-hop, dub, électro avec une touche de rock. Le pire, c'est que ça marche. Vite reconnu car occupant une nouvelle fois le chant, Albarn ne tarde pas à gagner (encore une fois) le succès. S'en suivra Demon Days d'où l’on connait (presque) tous le hit Feel good Inc. (avec les excellents De la soul!). B2C - Page 22

Allons-bon je vous laisse plutôt le soin d'écouter vous-mêmes. [Source : actujeunes.fr]

Mélanie CLAMART, 2nde 8


JEUX

A vos neurones !!! MOTS CROISES « Spécial St Ex » ! Horizontalement : 1- Nous empêchent parfois de dormir ! 3 – Interminables, on s’y perd en seconde – Pour les faire, on s’y prend toujours au dernier moment 5- Ils sont en bande devant le portail – Elle s’abat sur nous à 11h et même quelquefois avant ! 7– La langue de ce pays est souvent prise en LV3 11- Le journal que vous préférez ! 15– Elle nous rend heureux lorsqu’on l’entend ! 17- Interdiction de l’escalader ! Verticalement : 2– Non, elles ne s’appellent pas « les dames du CDI » ! 3– Il nous envahit quand le cours devient trop long – On passe celui de français en première 5- On se lève le matin pour y assister, contraints et forcés ! 7- On les oublie mais ils sont tout autour de nous – Cours qui nous aide à mieux connaître notre passé 9- Allez-y, ils n’ont jamais mordu personne ! 11- Ils font tous la queue devant la machine à café ! 13– Nous remplit de stress... 15- Recherche, information, et culture sont au rendez-vous ! 17– Dans ce cours, on refait le monde...

Directeur de la publication : Lycée Saint-Exupéry Directrices de rédaction : Christine DENEL, Florence DELCLOS, professeurs-documentalistes Rédacteur en chef : Robin JOUAN Journalistes : Charlotte BERNARD, Ilhame BOUMAGHDA, Johanna CHAMBAULT, Mélanie CLAMART, Jennifer DAIX, Gautier DE MADRON, Simon DURBANO, Robin JOUAN, Justine LASCOMBE, Marie MANON, Alison NORGET, Patrick POINCLOU, Manon PRABONNAUD, Héloïse PRIM, Laurie SANTIAGO, Célia TAIX, Drissia TALBIOUI, Mathias TAIX. et les classes de : 1ère Bac Pro commerce, SA1, SV2, 1BPSA, 1L2. Illustratrice : Margot BERGER Mise en page : C. DENEL, F. DELCLOS, S. ROYNETTE Graphiste : Eymeric FAYOLLE (logo B2C) Service Relecture : Véronique MORACCHIOLI

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Contacter la rédaction “Bruit de couloir” :

Lycée Antoine de Saint Exupery, 270, avenue de Valescure - 83700 Saint-Raphaël Tél. : 04.94.19.72.80 - Fax : 04.94.19.72.82

Robin JOUAN, Jennifer DAIX

« Il n'y a de bons professeurs que ceux en qui subsiste la révolte de l'élève » Edmond GILLIARD

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Michel Cymes, star de la télé, répond à B2C !

LE SCOOP ! Invité à Paris sur les plateaux télé du « Magazine de la Santé », Michel CYMES, également présentateur de « Allô Docteurs », m’a accordé une petite interview, malgré son emploi du temps très chargé ! R.J. : « Tout d’abord, pour quelles raisons avez-vous voulu devenir médecin, et par la suite présenter ce genre d’émissions ? » M.C. : Je suis devenu médecin parce que mon meilleur copain faisait médecine, ce n’est pas trop une vocation ! De plus, les études de médecine étant très compliquées, je me suis dit que si j’avais quelqu’un qui pouvait me servir de locomotive, ce serait pas mal... En 1ère ou Tle, je m’intéressais plutôt aux Sciences Humaines. Mais je ne regrette pas... J’ai voulu présenter cette émission parce que quand tu es médecin, tu parles à une seule personne, alors que lorsque tu as la chance d’avoir un million de téléspectateurs, c’est comme si tu avais un cabinet d’un million de personnes, et finalement c’est sympa d’expliquer ! J’ai toujours adoré expliquer des choses et les vulgariser, même quand je consulte et que je vois des patients. On m’a donné la chance de pouvoir le faire, d’abord à la radio, ensuite à la télé. Et puis, tu as vu comment ça se passe ? C’est quand même plutôt sympa de faire ça dans cette ambiance, on n’est pas stressé, c’est plutôt détendu, on se marre plus qu’on ne travaille ! R.J. : « Quelle préparation au quotidien nécessitent ces deux émissions ? » M.C. : Une préparation énorme. En ce qui me concerne, un peu moins aujourd’hui qu’avant parce qu’au début on était beaucoup moins nombreux... Il a fallu du temps pour que l’émission s’installe, qu’elle ait du succès. Ce succès nous a permis d’engager beaucoup de gens pour la préparer. Tu as visité la rédaction, tu as vu le nombre de personnes, des dizaines de personnes qui travaillent pour l’émission tous les jours... Aujourd’hui, Marina et moi avons davantage un travail de réflexion que les mains dans la pâte. C’est nous qui sommes à la tête de tout ça, donc on travaille beaucoup avec Benoît pour réfléchir aux sujets, aux innovations qu’on peut apporter. Il faut sans arrêt renouveler une émission, sinon elle meurt. Tu verras que début mars, il va y avoir une séquence que l’on appelle « in vivo », pour laquelle je suis allé tourner directement au bloc opératoire. Tout cela nécessite de réfléchir en permanence, nous avons plus un boulot « intellectuel » que de fabrication à proprement parler dans l’émission.

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R.J. : « Quel impact a cette présentation sur votre vie privée, sur votre travail à l’hôpital ? » M.C. : Sur ma vie privée aucune, parce que je me protège énormément, je refuse tous ce qui est « peopolisation ». J’ai été contacté plusieurs fois par Gala, Voici et Closer, tous ces canards. J’ai toujours refusé de répondre à leurs interviews parce que je pense que dans ce métier, si tu commences à mettre le bout d’un ongle là-dedans, tu es foutu. Donc j’interdis tout le monde de s’intéresser à ma vie privée, à mes enfants, à ma femme. Ils n’apparaissent nulle part ou presque. Je veux me protéger complètement. Maintenant quand tu te balades dans la rue et que tu es connu, tu as forcément des gens qui t’abordent. Mais c’est toujours de façon très sympa, parce que comme je suis médecin et que j’ai l’image du médecin, ce n’est pas comme un chanteur, un artiste, il y a un vrai respect des gens.

je crois que pour réussir à être médecin et à passer le concours de 1ère année, ce qui est le plus difficile, il faut bosser au collège dès la classe de 4ème et 3ème, pour avoir de bonnes bases et être plus tranquille. R.J. : « Concernant votre livre, envisagezvous d’en faire d’autres ? Se vend-il bien ? » M.C. : J’ai rendez-vous à 15h30 très exactement à France Télévision pour discuter de livres, une collection du site « Bonjourdocteur » ! On est à plus de 10 000 exemplaires vendus, ce qui est une bonne réussite quand on sort un bouquin. R.J. : « Envisagez-vous de faire une suite à l’émission radio « Comment ça va bien merci » sur Europe1 ? » M.C. : Malheureusement, elle a dû s’arrêter, parce que je me suis fait virer ! Je suis en négociation en ce moment avec une grande station radio, que j’espère rejoindre en septembre, mais pas la même. R.J. : « Comment s’organise votre site médical sur le web ? » M.C. : Marina, Christian Gerin, le patron de la société, et moi-même avons monté une société www.bonjour-docteur.com, et ce site marche très bien. Côté télé, tout va bien, et j’espère que le succès va continuer longtemps, mais c’est surtout Internet l’avenir...

R.J. : « Est-ce qu’il y a un reportage ou une émission qui vous a marqué particulièrement ? » M.C. : Ce n’est pas une émission en particulier, c’est tout ce qui concerne les enfants malades. J’ai beaucoup de mal, malgré ma grande gueule, à supporter tout ce qui concerne les enfants malades. Ça va un peu mieux maintenant, mais quand il y a un reportage avec des enfants qui souffrent, j’évite de regarder le reportage pendant la diffusion en direct, parce que je suis capable de revenir en plateau avec les larmes aux yeux, ce qui n’est pas très bien quand tu présentes une émission... R.J. : « Quels conseils donneriez-vous à des lycéens voulant devenir médecin ? » M.C. : Plusieurs conseils. D’abord qu’il leur faut du courage car c’est dur au début et à la fin. Au milieu, on se repose un peu. Et surtout de très bien préparer son arrivée à la Fac de Médecine, il faut y penser bien avant. J’ai beaucoup souffert parce que je n’étais pas un très bon élève, j’ai raté mon bac, j’étais tout sauf doué. Et

R.J. : « Quelle est la part de votre temps passée en consultation à l’hôpital ? » M.C. : J’ai deux matinées par semaine à l’hôpital, et le reste du temps je travaille à la télé. R.J. : « Pour finir, un mot ou une expression médicale qui vous plaît ? » M.C. : Ce n’est pas une expression médicale, mais j’ai une devise qui est : « souris aux gens que tu croises en montant, tu recroiseras les mêmes en descendant ». Pour éviter d’avoir la grosse tête en tant que médecin, ou en tant que présentateur de télé, il faut rester humble et se dire que le succès que tu peux avoir aujourd’hui peut se transformer en coup de poing dans la gueule demain. Donc plus ça va, plus tu dis bonjour aux gens, tu leur souris. Quand tu descendras, les gens se souviendront que quand ça allait bien, tu leur souriais. Tu vois, c’est un truc que j’applique aussi bien en médecine qu’à la télé pour ne pas avoir la grosse tête! Propos recueillis par Robin JOUAN, 1ère S3


B2C n°8 Mars 2010