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Magazine municipal

magazine

de la Ville de Guipavas

N° 211 Juin 2009

Rencontre avec Anne et Jean-Baptiste Lagadec

3 questions à Jean-Pierre Caroff

Le tour de la question  : votre été à Guipavas


Sommaire •

■ Éditorial du Maire� �������������� p. 3 ■ Dans le rétro� ��������������������������� p. 4 ■ ■ ■ ■ ■

Les 10 ans du Tour de Guip Inauguration de la piste de bicross Internationaux de Bretagne de Back Hold Judo : les jumeaux Miossec Inauguration de la Maison des Solidarités

■ Rencontre� ���������������������������������� p. 5 ■

Nouvelle direction à la MAPAD

Jean-Baptiste et Anne Lagadec

■ Développement durable

et citoyenneté� �������������������������� ■ ■

p. 6

 a semaine nationale du DéveL loppement durable Le Conseil Municipal des Jeunes

■ Le tour de la question :

dossier������� ��������������������������� ■

p. 7 à 10

L’été à Guipavas

■ À votre service��������������������� p. 10 ■

Le service jeunesse enfance

Le 26 février dernier, les responsables du Sivu (Syndicat intercommunal à vocation unique), le personnel de la Mapad, le Maire de Guipavas et celui du Relecq-Kerhuon, se sont réunis pour marquer le départ de Bertrand Coignec, directeur de la Mapad, et l’arrivée de son remplaçant Eric Seguin. Ce dernier entend poursuivre le travail initié par son prédécesseur. Deux projets ont déjà été évoqués : la rénovation de l’établissement et l’unification de gestion pour les trois établissements du canton.

■ Sport��������������������������������������������� p. 11 ■

Interview croisée des présidents de deux des plus importantes manifestations sportives de la ville

■ Mieux vivre à Guipavas�� p. 12 ■

Les passeports biométriques

Le RPAM

Les places « handicapés »

■ Espace communautaire ■

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p. 13

3 questions à Jean-Pierre Caroff

■ Expressions libres

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p. 14 et 15

Magazine municipal édité par la Ville de Guipavas Place Saint-Eloi - Tél. 02 98 84 75 54 - Fax : 02 98 84 80 27 Site Web : www.mairie-guipavas.fr

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Responsable de le publication : Alain Queffélec Rédactionnel : Ville de Guipavas Comité de rédaction : Madeleine Le Boulc’h, Claire Le Roy, Emilie Hervé Maquette et impression : A  PF Entreprises 3i concept - Briec Tél. 02 98 59 58 09 Imprim’Vert Tirage 5 400 exemplaires Imprimé sur papier certifié PEFC

La charte Ya d’ar Brezhoneg La campagne Ya d’ar Brezhoneg a été lancée en 2001 à l’occasion de l’année européenne des langues. Elle s’adresse entre autre aux communes qui peuvent rendre visible la langue bretonne sur le domaine public et, comme à Guipavas, aider les classes bilingues à l’école publique.

Dans le cadre de cette campagne, l’Office de la langue bretonne a opté pour un processus de certification. Guipavas a souhaité s’engager dans ce processus au niveau 1 et s’engage à réaliser dans les deux années à venir les 5 actions suivantes : - Mise en place de panneaux bilingues aux entrées et sorties de la ville, - Logo de la ville bilingue,

- Signalétique externe sur les bâtiments municipaux, - Participation à la campagne annuelle de promotion de cours de breton pour adultes, - Aide financière et/ou technique à l’installation ou au développement d’une filière bilingue dans la commune.


Editorial

éditorial

L

’inscription de la devise de la République sur le fronton de la Mairie a quelque chose de banal et d’obligatoire. Pourtant, à Guipavas, c’est une première. En l’affichant aux couleurs de la République, notre objectif est triple.

Tout d’abord, il nous a paru important de remettre au cœur de la ville ces valeurs qui nous sont chères, et indispensables à la vie collective de la cité. En œuvrant pour le « mieux vivre ensemble », ces trois mots nous inspirent au quotidien pour améliorer la vie des Guipavasiens et pour remplir notre rôle d’élus de la République. Par ailleurs, nous ancrons ces valeurs au cœur de notre territoire, de notre histoire, de notre culture en la traduisant en breton. Et quel endroit est plus symbolique que cette façade pour afficher cette volonté ? Enfin, nous nous devons d’être exemplaires quand il s’agit de ces trois mots : Liberté, Égalité, Fraternité… Les élus comme les agents municipaux. Cette action ouvre également un travail pédagogique puisque nous afficherons cette devise sur tous les établissements publics et, en particulier, les écoles. Ce sera le moment, avec les enseignants, de travailler sur le sens de cette devise et les valeurs qu’elle représente. Ce magazine ouvre une nouvelle rubrique. Guipavas est insérée au cœur de Brest métropole océane, notre communauté urbaine. Il est important de montrer l’action de la communauté à travers les dossiers dont elle a la charge et, bien sûr, les élus qui œuvrent à sa destinée. Jean-Pierre Caroff en charge de l’urbanisme, de l’habitat, et du logement inaugure cette page. Une problématique importante de notre action, tant l’accès au logement est une difficulté pour nombre d’entre nous. Enfin, je voulais mettre l’accent sur l’ouverture de la Maison des Solidarités. Véritable centre d’accueil et d’action en faveur des familles, c’est un outil que Guipavas attendait depuis longtemps. Le CCAS a désormais les moyens de travailler, et les services de soutien, d’écoute et d’orientation sont à présent installés dans des locaux adaptés, à la hauteur d’une ville de 14 000 habitants. Avec la Maison des Solidarités, c’est bien plus que la devise républicaine que nous affichons, c’est surtout son application au service des Guipavasiens.

Le Maire, Alain Queffélec

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Dans le rétro •

Internationaux de Bretagne de

Back Hold

Samedi 21 février se déroulaient à la salle de Kerlaurent les internationaux de Bretagne de Back Hold, championnat de Bretagne de lutte écossaise. Ce jour-là, ce sont 170 lutteurs venus d’Ecosse, d’Angleterre, de Suède, des Pays-Bas, d’Espagne et de Tunisie mais aussi de toute la Bretagne, qui ont offert au public, venu nombreux, un spectacle de très bonne qualité. Chez les lutteurs guipavasiens, les résultats sont plus qu’honorables puisque les 14 compétiteurs du skol obtiennent un total de 12 podiums (2 médailles de bronze, 6 d’argent et 4 titres de champion de Bretagne).

Inauguration de

la Maison des

Solidarités

Le 30 avril dernier, la Maison des Solidarités « Madeleine Lagadec » a été inaugurée en présence du Maire, Alain Queffelec, du Président du Conseil Général, Pierre Maille, de l’adjointe en charge des solidarités et des affaires sociales, Caroline L’Hostis et de la famille de Madeleine Lagadec. En regroupant dans un même lieu différents services existants ou à initier, la municipalité souhaite apporter une réponse de proximité aux besoins des habitants en matière d’accès aux droits et à l’information sociale. Une journée «Porte ouverte» aura lieu le 27 Juin de 9h à 12h. Une visite guidée des locaux sera proposée par les élus présents.

Piste de

bicross

Après plusieurs mois de réfection, la nouvelle piste de bicross a été inaugurée le 4 avril. De nouveaux virages,

une clôture, des gradins et une grille de départ homologuée… La piste est à présent l’une des plus belles de Bretagne et peut accueillir des compétitions nationales. Les 2 et 3 mai derniers, ce sont les championnats départementaux et régionaux qui s’y sont déroulés.

Les jumeaux Judoka Caroline et Franck Miossec sont jumeaux et le 16 mars dernier, ils se sont vus remettre, des mains de leur professeur, David Bizouarn et du président de leur club, Jacques Moal, la ceinture noire de judo. A 16 ans, ces deux sportifs accomplis ont un parcours identique : quelques années de pratique footballistique, onze ans de judo et depuis peu, l’obtention de cette ceinture, étape

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importante de la vie d’un judoka. Pour y parvenir, ils ont tous deux dû satisfaire à différentes épreuves : UV d’arbitrage théorique, UV d’arbitrage pratique, UV de commissaire sportif, présentation de Nage No Kata (épreuve rituelle d’un maître du judo) et enfin 5 Ippons - au shiaï de Lorient en novembre pour Franck, en championnat à Gouesnou en janvier pour Caroline.

10e anniversaire

du Tour de Guip.

Pour son 10e anniversaire, le Tour de Guip a battu son record d’affluence : environ 1 000 participants étaient sur la ligne de départ : 700 coureurs à pied, 350 marcheurs dont une trentaine pour la marche nordique avec bâtons : une première dans le Finistère ! Aux dires des concurrents, un parcours très sélectif mais d’une beauté incontestable avec, comme point d’orgue, les rives de l’Elorn au Douvez. Guipavas Oxygène, le club organisateur est fi-

dèle à l’association « Dylan pour l’espoir » qu’il soutient depuis de nombreuses années. Cette année encore, un chèque de 1 000 e a été versé à l’association et devrait permettre à Dylan de suivre des séances de stimulations auditives.


nn A t e aptiste

e

c e d a Lag

Rencontre

Jean-B

Fin avril, La Maison des Solidarités « Madeleine Lagadec » était inaugurée rue Amiral Troude en présence des parents de Madeleine. La famille Lagadec s’était promis d’aller le plus loin possible pour honorer la mémoire de Madeleine et pour mettre en lumière les crimes commis pendant la guerre au Salvador. Au lendemain du non-lieu rendu par la Cour d’Appel de Rennes et au terme de 20 ans de combat, c’est déçus mais aussi un peu soulagés qu’Anne et Jean-Baptiste Lagadec referment le pan judiciaire de l’histoire de leur famille.

Un combat de 20 ans 15 avril 1989 : Madeleine est assassinée au Salvador avec quatre de ses compagnons. Anne-Marie et Monique, ses deux sœurs, se rendent au Salvador. Logées par l’ambassade de France et aidées par la Croix Rouge, elles ramènent en France le corps de Madeleine que la guérilla était parvenue à cacher. Une plainte contre X est déposée par la famille. 1992 : une loi d’amnistie est adoptée au Salvador 1993 : le Tribunal de Brest prononce un non lieu. La famille fait appel. 1994 : la Cour d’Appel de Rennes infirme le non-lieu et ordonne un supplément d’information. Le Juge Van Ruymbeke lance un mandat d’arrêt international contre les quatre officiers soupçonnés d’avoir couvert, voire ordonné, les meurtres du 15 avril 1989. 2004 : la chambre de l’instruction de Rennes convoque les quatre officiers en tant que témoins. En 2005, seulement deux d’entre eux seront entendus. 27 mars 2009 : la Cour d’Appel de Rennes prononce le non-lieu.

C’est en 1971 qu’Anne, Jean-Baptiste et leurs quatre enfants, Anne-Marie, Madeleine, Monique et Marc, emménagent à Guipavas. Dès le premier voyage de leur fille cadette en Amérique Centrale en 1983, Anne et Jean-Baptiste notent un net changement chez leur fille : à son retour, délaissant les activités habituelles des jeunes de son âge, la jeune infirmière n’a qu’une idée : montrer ce qu’elle a vu là-bas, et surtout repartir. Après une spécialisation en médecine tropicale à Paris, elle repart en 1985, pour le Salvador cette fois. Elle annonce à sa famille un séjour de deux ans. Deux ans d’angoisse pour ses parents qui reçoivent peu de nouvelles et attendent avec impatience la fin de sa mission. En décembre 1987, ils reçoivent une lettre qui ébranle l’espoir de bientôt revoir leur fille : Madeleine leur annonce qu’elle ne peut pas abandonner les gens qui se battent pour plus de justice et de dignité et choisit de continuer à soigner les combattants. Elle écrira alors : « Lorsqu’il s’agit de la liberté, de la fin de l’exploitation, de la misère de tout un peuple, il faut savoir reculer ses limites ». Le 15 avril 1983, en pleine nuit, la famille Lagadec reçoit un appel incompréhensible. Il doit s’agir de Madeleine puisque leur interlocuteur parle espagnol, mais impossible de franchir la barrière de la langue et de comprendre l’objet de cet appel. Une heure plus tard, le téléphone sonne de nouveau : l’interprète leur annonce que Madeleine a été tuée. Dès lors, la famille Lagadec s’engage dans une procédure judiciaire, pour

Madeleine mais aussi pour toutes les victimes salvadoriennes. Là-bas, une loi d’amnistie a été votée, les crimes de guerre ne seront jamais punis, les victimes jamais reconnues comme telles. Soutenue par leurs proches, par les gens que Madeleine a rencontrés au cours de ses voyages, et par le comité de soutien qui se met en place à Guipavas, toute la famille œuvre pour établir la vérité sur les exactions commises par les militaires pendant la guerre. Anne-Marie et Monique se rendent à plusieurs reprises sur place et s’aperçoivent rapidement que la procédure enclenchée en France est portée par tout un peuple. Ce n’est qu’en 2000, en se rendant au Salvador, avec leur fils Marc, pour le 20e anniversaire de l’assassinat de Monseigneur Roméro, qu’Anne et Jean-Baptiste prennent la mesure de l’action de leur fille et de l’amitié que lui porte le peuple salvadorien. Ils rencontrent alors d’anciens combattants, aujourd’hui propriétaires de leur terre et pères de famille, de jeunes gens à qui Madeleine a appris à lire. Son combat n’était donc pas vain. Avec du recul, Anne et Jean-Baptiste se demandent si la démarche de Madeleine a toujours été comprise par tous. Elle n’était inscrite dans aucun parti politique, ne défendait aucune autre idéologie que celle du respect des Droits de l’Homme. Aujourd’hui, le centre de promotion des Droits de l’Homme au Salvador porte d’ailleurs le nom de Madeleine et la famille Lagadec gardera des liens étroits avec le continent et les peuples dont Madeleine s’était éprise.

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Développement durable et citoyenneté •

La semaine nationale du

ble Développement dura Florent Gayte, que retenez-vous de cette semaine du développement durable à Guipavas ? « Pour la première fois, Guipavas s’est inscrite activement dans cet événement national. Je retiens tout particulièrement le lancement des permanences de conseil pour l’amélioration des habitats des particuliers. Il s’agit d’une action qui ne se limite pas à la semaine du Développement Durable puisque ces permanences se tiennent à présent chaque 1er mercredi du mois. Au-delà, deux actions m’ont donné toute satisfaction : > Les adolescents de la Maison des jeunes ont profité de cette semaine pour concevoir un calendrier des bons gestes quotidiens en faveur de notre planète, qu’ils ont mis en ligne sur leur blog. (voir photo ci contre) > La présentation de l’action des cuisiniers municipaux lors de la conférence sur les repas bio. Ils ont su, à partir de l’introduction des aliments biologiques, élargir leurs actions, en ayant une réflexion plus large sur la réduction des déchets, le recyclage. Dans les deux cas, je suis fier de constater que l’initiative muni-

Un des bons gestes préconisés par les adolescents de la maison des jeunes : trier ses déchets.

cipale a été un point de départ. Le développement durable est l’affaire de tous, c’est aussi le rôle de la municipalité de le faire savoir. J’espère donc une édition 2010 aussi bien réussie. »

Florent Gayte, Adjoint à la Démocratie, aux quartiers et au développement durable

l a p i c i n u M Le Conseil eunes

des J

L’« Espace Propreté Canin » est en effet né de leur réflexion commune autour des problématiques que peuvent rencontrer les Guipavasiens. À ce jour en cours de finalisation, la réalisation de ce projet au parc de Pontanné permettrait aux jeunes conseillers municipaux de clore d’une bien belle manière leur mandat; les prochaines élections du conseil municipal des jeunes se tiendront en effet à la rentrée 2009 – 2010.

Les jeunes élus, en présence de Raymond Soria, adjoint en charge des travaux et de l’urbanisme, et de Gurvan Moal, adjoint en charge du Conseil Municipal des Jeunes, mettent la touche finale à la demande préalable de travaux.

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Élu en 2007, l’actuel Conseil Municipal des jeunes est composé de 19 enfants et divisé en trois commissions : environnement, solidarité et sécurité. Après avoir participé à diverses actions (journée de l’environnement, cérémonies commémoratives, Téléthon, journée d’information sur la sécurité routière) et pris part aux grands événements de la vie de la commune (salon d’automne, forum des associations, fête de l’été), c’est aujourd’hui leur propre projet que les jeunes conseillers portent à bout de bras.

Les conseillers ont réalisé une maquette de leur projet : un espace propreté canin pour que les déjections de nos amis les chiens ne jalonnent plus nos chemins de promenades.


s a v a p i u G

Le tour de la question : dossier

nos yeux, ce domaine est un service public qui doit s’adresser à tous  ; seule une collectivité peut l’assurer dans cet esprit. La culture est partie prenante de la politique municipale, elle concerne tous les pans de la vie sociale autour d’enjeux artistiques, éducatifs, sociaux, associatifs mais également économiques. Les collectivités permettent l’émergence de la vie artistique dont elles sont les premiers financeurs, il est donc normal qu’une municipalité prenne des initiatives dans ce domaine: c’est une responsabilité majeure. L’animation culturelle amène des questionnements sur notre cadre de vie, sur les espaces publics et peut permettre, par le biais de manifestations et de spectacles, de construire ou reconstruire des espaces communs. Nous souhaitons placer la culture dans le champ du quotidien, et par le biais de l’animation lui donner une forme itinérante : dans les murs et hors des murs, dans les quartiers, dans les écoles et les collèges, dans les rues, sur les places. L’approche des artistes donne une dimension particulière et esthétique, voire poétique du « dehors », de la place, de la rue, cela crée des rencontres et de la convivialité. Notre conviction est que la culture est un bien commun, il faut la soutenir, la développer, l’enrichir ; elle stimule l’imaginaire, le sens de l’esthétique, elle ouvre aux différentes formes d’art et sa dimension éducative est omniprésente.

Pratiquer une politique culturelle, c’est vouloir constituer un lien, un ciment entre les personnes pour les aider à se situer dans la société. Dans un contexte de globalisation et de marchandisation, la culture est un moyen de mettre et de remettre de l’humain au cœur de nos préoccupations, de faire de la résistance active et festive. La culture bouscule nos idées, nous interroge sur nos goûts, notre sens de la vie, nos valeurs ; elle participe à la création d’un patrimoine commun. Une culture est en partie fondatrice d’une collectivité et, dans le même temps, c’est une ouverture sur le monde. Elle est au cœur de l’héritage, de la transmission, du dépaysement, c’est un facteur d’épanouissement. La municipalité a à cœur de pratiquer et de promouvoir une véritable politique culturelle à Guipavas. Pour cela, elle a consenti un effort financier affirmé avec la volonté de soutenir l’action culturelle par un budget bien spécifique qui n’est pas considéré comme une variable d’ajustement en fonction de tel ou tel autre. Bâtir un projet culturel, c’est faire des choix pour un territoire dont nous sommes responsables. L’engagement des pouvoirs publics dans la culture ne relève pas d’une obligation, mais, à

à e r u t l u c La

Sylvie Nedelec Adjointe à la culture et à l’animation.

Votre agenda de l’été 21 juin : Fête de la musique 4 juillet : Fête de l’été – Le “temps bourg“ de Guipavas 11 juillet : Fête à Coataudon 18 et 19 juillet : Cirque Fricheteau (stabilisé de Kercoco) 26 juillet : Guignol et Peter Pan (place Saint Eloi) 27 et 28 août : Spectacle funambule par les cascadeurs Moore (Halle du Moulin Neuf) 5 septembre : Forum des associations 11 septembre : Lancement de la saison culturelle 2009/2010 20 septembre : Journée du patrimoine au Douvez

La culture de la ville en quelques chiffres Trois personnes au sein du service culture et animation de la ville, une vingtaine d’agents municipaux mobilisés à chaque grand événement, un budget annuel de 130 000 E (dont une augmentation de 15 000 E par rapport à 2008 pour la Fête de l’été), 60 jours « animés » durant la saison 2008/2009 : > 41 représentations dont 8 séances scolaires > 12 séances de cinéma > 7 animations « hors les murs » > 5 nouvelles manifestations organisées cette année.

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Le tour de la question : dossier •

4 juillet : Fête de l’été – Le Temps Bourg de Guipavas Le traditionnel rendez-vous de l’été se tiendra, cette année, le 4 juillet. Baptisé « Le Temps Bourg de Guipavas », cette grande fête sera l’occasion pour tous de côtoyer l’insolite, le fantastique et le spectaculaire.

Dans le même temps, c’est un véritable concert hors les murs que les musiciens de Fanfarnaüm vous serviront. Cuivres et percussions électriseront les rues du centre et vous porteront jusqu’à la danse, peut être même, jusqu’à la transe !

La nouvelle formule fait la part belle à l’imaginaire et à l’amusement ! Tout au long de la soirée, les associations guipavasiennes proposeront jeux, animations, buvettes et restauration rapide.

Astrobulles : une mise en bulle… Un décollage… Les bullonautes envahiront la place pour vous conter la légende des trois cycles. Un voyage fabulleux entre rêve et poésie ! La compagnie du deuxième, quant à elle, vous proposera de vous initier à la glace au Carpidon : ce petit poisson d’eau douce en perpétuelles hésitations aquatiques se déguste en bâtonnet glacé : démonstration et dégustation sur place !

Dès 19 h, le centre-ville sera fermé à la circulation pour accueillir le retour des Karrigels pour la course « tous à roulettes ! ». Avis à tous les amateurs (inscriptions en Mairie)

à 22 h 32 en partenariat avec le Fourneau, le Centre National des Arts de la Rue, la compagnie Transe Express investira le centre ville. Les Maudits Sonneurs vous feront découvrir leurs univers et leur obsession : le temps qui passe… De sonneries de cloche en carillonnades, les Maudits se rejoindront pour sonner ensemble sur le carillon céleste et décoller lentement dans les airs pour rejoindre l’éternité.

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11 juillet : Coataudon en Foot et en Fest !

L’après-midi débutera à 14 h avec un match de football débutants / poussins sur les pelouses de Kerlaurent. Il sera suivi d’une démonstration de foot-fauteuil dans la salle de sport. A partir de 17 h, amateurs du ballon rond avec un match de gala. Après l’effort, le réconfort : un repas « crêpes » sera servi dans la salle polyvalente à partir de 20 h (attention, la réservation pour ce repas est obligatoire auprès de l’Alizé à partir du 16 juin tél. : 02 98 84 87 14). À 21 h, place à la musique ! Adlann et Kan Ha Biskoul se succéderont sur scène pour vous offrir un fest noz endiablé. Le feu d’artifice sera tiré à 23 h 30, avant que les festivités musicales ne reprennent de plus belle ! Le traditionnel feu d’artifice sera tiré à Coataudon le 11 juillet.

Le tour de la question : dossier

C’est à Coataudon que sera tiré cette année le traditionnel feu d’artifice guipavasien. Mais avant de pouvoir admirer les belles bleues et les belles rouges, c’est un programme sportif et festif qui vous attend !

20 septembre : la fête du patrimoine au Douvez À l’occasion des journées du patrimoine, la municipalité a souhaité mettre un coup de projecteur sur la façade maritime de la commune et permettre la transmission de son histoire. Dès 10 h, la Mari-Lizig fera son entrée en musique à la pointe du Pouldu. À midi : un repas festif sera servi devant le moulin du Pouldu. Et tout au long de la journée, les différentes escales du parcours - du chantier du Pouldu à la Maison Blanche en passant par Poul ar Velin - vous permettront de découvrir les rives de l’Élorn et d’apprécier la richesse de l’histoire de Guipavas. Les habitants et les associations du Douvez vous proposeront expositions, histoires et anecdotes ! À 18 h, la journée se terminera avec le départ de la Mari-Lizig. Le vendredi et le samedi, toujours dans le cadre des journées du patrimoine, les portes des carrières Lagadec du Moulin Roz seront ouvertes au public et des visites seront organisées jusqu’à l’étang du moulin du Pont. La Mari-Lizig, réplique des bateaux Kerhorres qui étaient construits au Pouldu, sera présente au Douvez lors de la journée du patrimoine le 20 septembre.

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Le tour de la question : dossier •

ça glisse, ça voile, ça pêche

Le service Jeunesse Enfance organise 6 camps cet été pour les jeunes de 6 à 16 ans.

Dans les Pyrénées

du 4 au 14 août pour les 13 - 16 ans : SPORTS EN EAUX VIVES Au programme : Rafting, hydrospeed, tubbing, baignades, astronomie, culture basque. Objectifs : > Découvrir l’environnement de la montagne. > Gérer son alimentation. > Découvrir ses limites en sécurité.

À Penmarc’h dans le sud Finistère

du 4 au 12 juillet pour les 10 - 14 ans : LA GLISSE Au programme : surf, kayak de mer et de rivière, baignades, veillées, visite du phare d’Eckmühl, balade en bord de mer. du 15 au 22 juillet pour les 7 - 10 ans : LE VENT Au programme : voile sur dériveur et bateaux collectifs, cerf-volant, baignades, veillées, visite du phare d’Eckmühl, balade en bord de mer. du 24 au 31 juillet pour les 6 - 12 ans : LA PÊCHE Au programme : pêche à pied, voile, cerf-volant, baignades, veillées, visite du phare d’Eckmühl, balade en bord de mer. Objectifs : > Découvrir l’environnement marin et côtier. > Sensibiliser au développement durable et aux énergies renouvelables. > Sensibiliser à l’équilibre alimentaire. >D  écouvrir des sensations de glisse, de navigation, d’activités de la mer. > Vivre avec les autres et autrement. >R  esponsabiliser, investir dans les tâches journalières.

A votre service

Dans les Monts d’Arrée

du 19 au 27 août pour les 7 - 16 ans : L’ENVIRONNEMENT Au programme : Balades à Huelgoat, découverte de la nature, découverte de la filière bois, baignades, veillées, mythes et légendes. Objectifs : > Découvrir l’environnement naturel > Sensibiliser au développement durable et aux énergies renouvellables. > Sensibiliser à l’équilibre alimentaire. Pour la première fois, un séjour d’une semaine à bord d’un voilier habitable sera organisé du 11 au 17 juillet. Des jeunes âgés de 10 à 14 ans partiront à la découverte de la mer d’Iroise, des ports et mouillages de la côte et des îles. Ils dormiront et mangeront à bord et pourront, pendant la navigation, s’initier et participer à la manœuvre du voilier, apprendre à lire des cartes de navigation, fabriquer des nœuds, voir des dauphins dans leur milieu naturel.

Le service Jeunesse Enfance, encadré par Michèle Richard, directrice du pôle vie sociale, et en lien avec Gurvan Moal, adjoint aux affaires scolaires, à l’enfance et à la jeunesse, a pour principal objectif le développement de la politique municipale en faveur de la jeunesse et de l’enfance. Politique au centre de laquelle s’inscrit la volonté d’une éducation comme œuvre continue et collective.

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Cette volonté s’appuie sur un Projet Educatif Local (PEL), dont les principaux axes sont de : > Faciliter l’accès aux services par une politique tarifaire basée sur le quotient familial, avec un effort particulier pour les familles à revenus modestes ; > Développer la qualité des accueils proposés aux enfants ; > Mettre en place au cœur des actions et des projets une politique de développement durable ; > Valoriser des initiatives, les enfants et les jeunes ; > Apporter un effort particulier autour du thème de l’alimentation dans le cadre des villes actives Programme National Nutrition Santé ; > Réaliser un livre de bord. Le PEL est mis en œuvre par deux outils que sont le Contrat Enfance Jeunesse, en partenariat avec la CAF et le Contrat Educatif Local, avec la Direction Départementale Jeunesse et Sports. Quelques chiffres : - 17 animateurs vacataires viennent renforcer l’équipe de permanents, le mercredi ; 30 animateurs environ durant l’été - 1133 enfants sont inscrits aux activités du service Jeunesse Enfance

L’équipe des 10 animateurs permanents de l’été (de bas en haut et de gauche à droite) : Sylvain Bonnefoy, Directeur adjoint de la Maison des jeunes - Nicolas Poiraton, Directeur des camps – Audrey Famer, Directrice de l’Alsh de Coataudon – Béatrice Podeur, Responsable de service – Dominique Lannuzel, Secrétaire du service – Nathalie Perrot, Directrice de la maison des jeunes – Adeline Salaün, Directrice ajointe de l’Alsh – Kevin Lhotellier, Animateur du cyberespace. Absents sur la photo : Christel Mescoff, Directrice de l’Alsh de Saint-Thudon - Vanessa Barbot et Kevin Bodennec, Animateurs.


Bernard Audrezet (tournoi international cadets) : Dans notre cas, je pense que le succès du tournoi s’explique par le caractère unique en Bretagne de cette manifestation. Le choix de la catégorie n’est pas anodin non plus, les joueurs de baskets en fin de formation ont un intérêt particulier pour les sections senior et pro de la région brestoise. Alain Daubignard (challenge du printemps) : C’est un tout, il y a le côté sportif mais aussi le brassage de différentes nationalités et des clubs de différentes tailles et niveaux. Le Challenge n’est pas réservé a l’élite même s’il faut qu’elles soient présentes : pour que l’engouement perdure, il faut une tête d’affiche. Quelles évolutions envisagez vous pour ces deux événements ? BA : Pour perdurer, il faut évoluer un peu tous les ans. Cette année par exemple, la moitié du plateau a été renouvelée. On doit également suivre les évolutions des règles du jeu. De notre côté, on cherche à montrer une autre facette de notre sport. En parallèle de la compétition, nous organisons des soirées « découverte basket », celle de cette année était consacrée au sport adapté. AD : Bernard a raison, il faut se renouveler chaque année mais sans prendre trop de risques pour ne pas mettre en péril la manifestation. Cette année, nous avons accru le nombre de participants. Nous essayons également depuis quelques années d’apporter un aspect plus festif avec la musique et des stands. On entend dire dans les clubs que le bénévolat s’épuise, qu’en est-il pour vos manifestations respectives ? BA : Ces deux manifestations sont devenues des références au sein du club (Gars du Reun). Nous n’avons aucun mal à solliciter des bénévoles pour deux ou trois jours. Mais c’est vrai, il est plus difficile de trouver des bénévoles prêts à s’impliquer sur le long terme, pour une saison entière par exemple. AD : Le tissu de bénévoles est très important, notamment les anciens. Ils nous épaulent beaucoup les derniers jours précédant le week-end. Mais c’est vrai que pour de plus longues périodes, c’est beaucoup plus compliqué.

Quelles retombées ces événements peuvent-ils avoir sur le sport en général à Guipavas ? BA : Pour les jeunes basketteurs, l’objectif avoué est de leur montrer un autre niveau de basket que celui qu’ils ont l’habitude de voir. Pour les autres sportifs de la ville, ce genre de rassemblement permet des échanges entre jeunes de différentes filières et de différentes disciplines.

Sport

Les manifestations internationales de Basket et Football organisées par les GDR de Guipavas rencontrent tous les ans le même succès. Comment expliquez vous ce phénomène ?

Bernard Audrezet et Alain Daubignard, les responsables de deux manifestations d’envergure internationale à Guipavas.

e é s i o r c w e i v r Inte

AD : L’affiche du challenge du printemps draine tous les enfants des clubs de la région. On sait qu’un mois avant le tirage, tous les jeunes joueurs commencent à s’impatienter. Même si ça encourage peut être la pratique sportive, le plus important reste les échanges entre les différentes nationalités représentées. Nous sommes d’ailleurs régulièrement invités en retour à participer à des tournois en Slovaquie, en Russie ou en Espagne. Quelles retombées ces événements peuvent-ils avoir sur et pour la ville de Guipavas ? BA : Une population qui transite pendant un week-end – voire plus pour certaines délégations – a forcément un impact sur l’économie de la ville, mais pas seulement. Nous organisons chaque année une journée découverte de la région en marge de la compétition et nous nous sommes rendus compte que certains parents – notamment Belges – reviennent en vacances dans le coin. AD : Pour le Challenge, nous avons accueilli cette année 500 enfants de l’étranger et souvent les parents font aussi le déplacement. Via ces deux manifestations sportives, Guipavas est connue dans beaucoup de villes d’Europe. Ici, les gens ne passent pas, il faut les faire venir. Pour terminer, pouvez vous nous raconter une anecdote marquante ? BA : Ce qui nous a marqués le plus, c’est l’originalité d’un journaliste qui pendant une édition s’est promené partout dans les coulisses de l’organisation et a publié un abécédaire du tournoi. C’était une façon originale de bien mettre en avant les 150 bénévoles qui nous épaulent. AD : Celle du car russe, tombé en panne l’année dernière. Les conducteurs ont passé la journée à réparer et ils ont finalement pu partir dans les temps. Une belle frayeur, nous aurions du trouver un hébergement pour 40 personnes en catastrophe. Un dernier mot ? BA : Je tiens à souligner que nous avons la chance de pouvoir organiser ce genre de manifestation grâce au vivier de bénévoles du club. Je les en remercie. AD : J’espère que le tournoi continuera à être une fête pour tous, à maintenir son niveau sportif, et que les échanges fructueux se poursuivront. C’est devenu un grand rendez-vous pour les enfants mais aussi pour les accompagnateurs.

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Mieux vivre à Guipavas •

Les passeports biométriques Depuis la fin avril, une nouvelle génération de passeports biométriques est en service. Pourquoi un nouveau passeport ? C’est une exigence européenne ; au terme d’un règlement communautaire de 2004, tous les états membres de l’Union Européenne devront être en mesure, avant le 28 juin 2009, de délivrer un passeport biométrique. Comment ça marche ? Le passeport biométrique comporte une puce informatique dans laquelle sont enregistrées votre photo et vos empreintes digitales. Guipavas fait partie des 25 communes du Finistère équipées des stations numériques qui permettent la délivrance des nouveaux passeports. Les renseignements concernant le demandeur sont désormais vérifiés et saisis informatiquement en Mairie, ses empreintes digitales et sa photographie scannées. Antérieurement, ces opérations étaient effectuées par la préfecture. Le demandeur peut se rendre dans n’importe quelle mairie équipée d’une station numérique. Qu’est-ce qui change pour l’usager ? Des délais d’obtention plus courts (environ deux semaines au lieu de trois, voire quatre actuellement) Une sécurité accrue (moins de risques d’usurpation d’identité et de falsification). Comment faire ? Avant de se rendre en Mairie, l’usager s’assure qu’il ne lui

manque aucune des pièces justificatives : • justificatif d’identité (Carte Nationale d’Identité, permis de conduire…), • justificatif de domicile (facture EDF, impôts…), • justificatif d’état-civil : extrait d’acte de naissance avec filiation, une copie intégrale d’acte de naissance est exigée pour les enfants, • 2 photos d’identité récentes et identiques, aux normes en vigueur, • ancien passeport. Il prévoit également un timbre fiscal : • de 88 € pour un majeur, • de 44 € pour un mineur de plus de 15 ans, • de 19 € pour un mineur de moins de 15 ans. Une fois le dossier complet, l’usager se rend en Mairie. Le demandeur doit obligatoirement être présent, même pour les enfants. Quand se rendre en Mairie ? La commune est dotée d’une station permettant de traiter une seule demande à la fois. Aussi, afin d’éviter de longues attentes, et pour continuer à assurer l’ensemble des autres démarches d’État Civil, la Commune a décidé de mettre en place des journées consacrées à l’enregistrement des demandes.

Celles-ci seront possibles : le lundi et le mercredi de 8 h 30 à 11 h 45 et de 13 h 30 à 17 h ; et le samedi de 9 h à 11 h 30. Prévoir une disponibilité d’environ 30 minutes par personne.

Le Relais Parents – Assistant(e)s Materne(le)s

Les places « handicapés » « Mieux vivre ensemble » : cela signifie bien que tout citoyen, quel qu’il soit, doit être pris en compte dans l’élaboration des projets municipaux. En particulier les accidentés de la vie, souvent oubliés jusqu’ici. Des actions sont en cours pour améliorer l’existant : notamment la création de places de parking réservées aux Personnes à Mobilité Réduite, et la mise en place d’ascenseurs dans tous les bâtiments publics. Enfin, la commission municipale des solidarités verra ses prérogatives élargies à la problématique du handicap.

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Dans le cadre de sa politique de développement en faveur de la petite enfance, la Ville a conclu un Contrat Enfance-Jeunesse avec la Caisse d’Allocations Familiales du Nord Finistère. L’une des actions prioritaires, parallèlement à la réalisation d’une Maison de l’Enfance, était la création d’un Relais Parents– Assistant(e)s Materne(le)s très attendu sur le territoire de la commune. Mis en service depuis le 4 mai dans les locaux de la Maison des Solidarités, le RPAM remplit de nombreux objectifs : - accueillir et accompagner les parents dans leurs démarches pour l’embauche d’un(e) assistant(e) maternel(le), - contribuer et soutenir la professionnalisation des assistant(e)s maternel(le)s, - informer et documenter les assistant(e)s maternel(le)s et les candidat(e)s à l’agrément, - favoriser les échanges et soutenir la qualité de la relation entre parents et assistant(e)s maternel(le)s, entre employeurs et employés, - développer un travail concerté entre tous les acteurs « petite enfance » de la commune, - travailler en collaboration avec le réseau des relais du Nathalie Mauger, Animatrice du RPAM Nord-Finistère.


3 questions à Jean-Pierre Caroff

Tout d’abord, je voudrais rappeler qu’après l’emploi, le logement est la principale préoccupation de nos concitoyens. Or, en raison des évolutions de notre société (vieillissement, séparations…) le nombre moyen de personnes par logement diminue régulièrement. Ainsi, sur le territoire de BMO, il faut produire 1 000 nouvelles résidences principales par an pour éviter une baisse de la population et 1 300 par an pour maintenir la population active. Ce dernier chiffre est l’objectif moyen de production annuelle retenu dans le 4e Programme Local de l’Habitat (PLH) de la communauté urbaine. Il est décliné par commune au vu de leurs potentialités d’urbanisation : pour Guipavas, l’objectif annuel moyen est de 225 nouvelles résidences principales. Quelles sont les orientations de BMO pour rendre le logement attractif, diversifié et pour qu’il réponde aux orientations de développement durable ? Construire ne suffit pas en soi. Encore faut-il que les logements mis en chantier soient accessibles aux ménages à la

tion des engagements des parties, BMO attribue une subvention dont elle informe tous les signataires et qui ouvre l’accès au PTZ majoré, au Pass Foncier du 1 % logement et à une TVA à 5,5 %. Enfin, BMO délivre des agréments de Prêts Locatifs Sociaux (PLS) à des investisseurs privés sous réserve que les pavillons qu’ils mettront en location soient situés dans des lotissements où l’offre est diverse et qu’ils soient aux normes Bâtiment Basse Consommation (BBC). Sur Guipavas, comment faire pour respecter la loi et, en même temps assurer une mixité sociale ? Les dispositions ci-dessus, valables pour Guipavas comme pour les autres communes de BMO, montrent que toute opération nouvelle doit être diverse afin de contribuer à la mixité sociale et comporter au moins 30 % de logements conventionnés pour contribuer à rattraper le retard de la commune en la matière.

Espace communautaire

Jean-Pierre Caroff, vous êtes viceprésident de BMO en charge de l’urbanisme et l’habitat. La communauté urbaine a pour compétence l’habitat et doit donc répondre aux besoins des huit communes en la matière. Pouvez-vous nous expliquer la situation globale sur BMO ?

recherche d’un logement. C’est pourquoi le 4e PLH a introduit la notion de « logement à coût abordable ». Ces logements sont locatifs ou en accession à la propriété, publics ou privés. Leurs caractéristiques sont actualisées tous les ans par le conseil communautaire, après concertation avec les professionnels concernés. Sur chaque commune, 50 % des logements réalisés chaque année doivent être à coût abordable, y compris 30  % de logements locatifs conventionnés. Ces derniers sont ainsi appelés car ils font l’objet d’une convention avec l’Etat, qui fixe le loyer maximum pouvant être pratiqué, ainsi que le plafond de ressources que ne peuvent dépasser les bénéficiaires à leur entrée dans les lieux. Ce sont les seuls concernés par l’obligation légale de la loi solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU en 2000) conforté par la loi engagement national pour le logement (ENL 2007). La somme prélevée chaque année par l’Etat sur le budget de la commune de Guipavas est affectée à la production de tels logements, via BMO.

La ville de Guipavas souffre d’un retard important dans la production de logements locatifs conventionnés. De 7 % de logements de ce type, elle devra atteindre 20 % dans les meilleurs délais pour répondre aux exigences de la loi. En attendant, tant qu’elle ne sera pas en règle, la ville subit une pénalité d’environ 93 000 € chaque année.

Vice-Président de BMO, en charge de l’habitat et de l’urbanisme

Quelques opérations spécifiques réalisées par un bailleur social et bien intégrées aux habitations existantes sont susceptibles de compléter les nouveaux lotissements ou nouveaux quartiers tels que Kerida ou Le Rody.

Pour accompagner les candidats à une première accession et faciliter leurs démarches, BMO a mis au point avec les professionnels concernés le « passeport pour l’accession ». Ces candidats s’adressent à l’Association Départementale d’Information sur le Logement, boulevard Gambetta à Brest. Celle-ci vérifie que leur projet concerne un « logement à coût abordable » remplissant des conditions minimales au regard du développement durable, qu’ils remplissent les conditions de ressources pour prétendre à un Prêt à Taux Zéro (PTZ) majoré par l’Etat et leur remet le passeport à remplir par les professionnels concernés par le projet. Quand le passeport est rempli, après vérifica-

Nos concitoyens les plus modestes sont souvent nos propres enfants au moment où ils quittent la maison, ou nos parents qui, avec l’âge, doivent se rapprocher des commerces et services. Ce sont aussi parfois des proches ou des voisins qui connaissent un accident de la vie. En cas de besoin, ils doivent pouvoir bénéficier d’un logement locatif conventionné et c’est le sens des lois SRU et ENL. BMO leur accorde une attention particulière mais, plus généralement, s’efforce de faire en sorte que tous nos concitoyens puissent trouver sur le territoire de la communauté urbaine des solutions de logement bien réparties et conformes à leurs possibilités et à leurs choix. La mixité sociale est pour nous le creuset nécessaire pour une vie collective riche et épanouissante.

Construction Brest Métropole Habitat rue du Commandant Challe

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Expressions libres •

s é t i r o n i m Les À Guipavas, BUDGET 2009 : Analyse En 2008, la nouvelle majorité a essentiellement repris ou finalisé les projets souvent bien avancés du précédent mandat : - Maison Goux devenue Maison des Solidarités - Ehpad - Maison de l’Enfance Le budget a été réalisé par une augmentation des dépenses de fonctionnement et un recours à l’emprunt. En 2009, la majorité a retenu deux projets : le boulodrome et l’extension de la mairie. Nous observons une diminution des subventions, les associations apprécieront, elles qui sont la dynamique de la commune !… Le budget 2009 présente des dépenses de fonctionnement en hausse de près de 10 % et un investissement en baisse : Pour nous, c’est l’investissement qui permet le bon fonctionnement et non l’inverse. Les taux d’imposition communaux restent inchangés : dans le contexte actuel un autre choix aurait été surprenant ! Brest Métropole Océane a de plus réévalué de 0,8 % la taxe professionnelle et surtout de 8 % la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ! Les contribuables devront mettre un peu plus la main au portefeuille même si le Directeur financier de BMO a posé la bonne question : « Comment faire mieux en dépensant moins ? »

FÊTE DE L’ÉTÉ = du nouveau La municipalité actuelle a fait un choix : exit le parc de Pontanné (qui a été réaménagé en 2008 pour accueillir des manifestations de ce type) et 3 fêtes –> 3 sites (Centre, Coataudon et le Douvez). La ville doit-elle dissocier les quartiers et organiser une fête sur chaque site ? Cela implique + investissements, + de dépenses… même si cela permet des échanges entre voisins… Mais nous pensons que les échanges ne sont pas favorisés entre les quartiers.

le développement durable doit se traduire

dans les faits. Si la municipalité parle beaucoup de développement durable, il semble que le concept soit confondu avec une approche principalement environnementale. Il n’y a pas d’ailleurs de transversalité dans les travaux des commissions et on ne perçoit pas de réelle traduction dans les décisions municipales. Très sensible à cette question, le groupe Arc en Ciel fait des propositions concrètes et avance des idées précises : Travail avec les moyennes surfaces, un marché le vendredi soir, améliorer l’habitat et adapter les constructions neuves, emplois verts, tramway jusqu’aux portes du bourg, gestion et transformation des déchets, énergies nouvelles (+ 20 % d’ici à 2020), dispositions de réduction des gaz à effets de serre (-20 % d’ici à 2020), appui aux pratiques de jardinage, etc. Dans l’intérêt général, il propose sa participation active et souhaite que tous acteurs locaux soient associés afin de mener à bien des projets communs. Il s’agit à Guipavas comme a BMO de soutenir la croissance économique dans le respect de l’égalité sociale, de l’environnement et la participation citoyenne. Il s’agit, en cette période de crise grave, de lutter contre l’exclusion, la pauvreté et la discrimination.

Un lieu = lieu de rencontre de TOUS les Guipavasiens… À vous, Guipavasiens, de juger de la nouvelle gestion municipale…

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Nous sommes à votre disposition pour échanger sur tous ces thèmes, en particulier lors de nos permanences. Tél. : 02 98 84 80 61 Mail : guipavas-avenir@mairie-guipavas.fr

Michel Kerjean, Catherine Guyader, Emmanuel Morucci


Un an déjà !

des terrains de Kerlaurent pour les rendre enfin praticables. Au centre, le projet d’espace « sport, loisirs, détente » de Kercoco est lancé. Enfin, la piste de bicross est devenue l’une des plus belles du département.

Autour d’Alain Queffélec, l’équipe d’Agir pour Guipavas est devenue il y a un an majoritaire au conseil municipal. Nous mettons un point d’honneur à être à l’écoute de tous, mais aussi à rendre des comptes à nos concitoyens.

Premier bilan

Expressions libres

é t i r o j a m a L

Les assemblées de quartier concrétisent notre volonté d’associer les acteurs concernés dans l’élaboration de chaque projet. Avec ces assemblées, des liens directs sont créés entre élus et habitants.

La culture et l’animation à Guipavas ont connu un tournant. Dans un esprit de proximité et de convivialité, nous avons animé les quartiers à l’occasion des fêtes de fin d’année. Succès au rendez-vous ! Et la programmation de l’été sera à la hauteur : au En ces temps difficiles, nous menons une action centre ville autour d’un spectacle de qualité, à Coasociale forte. Pour aider davantage ceux qui en ont taudon autour du ballon rond du fest noz et du feu le plus besoin, les critères sociaux des tarifications d’artifice et au Douvez autour du patrimoine. En municipales ont été revus. La Maison des Solidarités parallèle, une réflexion a été menée afin « Madeleine Lagadec », regroupe en un de faire de l’Alizé le pilier d’une politique seul lieu, dans des locaux adaptés et acculturelle digne d’une ville de l’imporcessibles à tous, l’ensemble des services tance de Guipavas. sociaux. Notre action en faveur des écoles a été forte avec la création d’un poste d’Agent territorial spécialisé des écoles maternelles par classe. Le Plan Educatif Local a été lancé et vise à renforcer les actions éducatives en faveur des plus jeunes.

L’engagement unanime du Conseil Municipal le 11 février nous permet d’impulser une démarche développement durable sur l’ensemble des actions municipales et de vous accompagner dans vos efforts en vous proposant des permanences de conseils pour l’habitat.

Nous avons également introduit des aliments Pour mieux vous informer, le magazine deissus de l’agriculture biologique dans les assiettes de vient tri-annuel, et le nouveau site Internet sera vos enfants : première pierre de l’engagement de la accessible dans les prochaines semaines. ville dans le Programme National Nutrition Santé. Tout en respectant nos engagements, nous avons Côté sports et vie associative, notre première mené à bien de nombreux projets, et d’autres sont action a été de créer un poste chargé de à venir. ces missions, essentiel pour une ville comme Guipavas. Nous entretenons des échanges L’intérêt général est le fil d’Ariane de notre permanents avec les associations et avons signé mandat. Nous agissons durablement pour « mieux avec certaines d’entre elles des partenariats. Sur vivre ensemble » à Guipavas. Coataudon, nous avons investi dans la réfection

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é nt a S n o ti ri ut N l na o ti a N e P ro g ra m m Le 22 avril, Alain Queffélec, au nom de la ville de Guipavas, a signé la charte ville active PNNS (Programme National Nutrition Santé) en présence du Président de l’association Défi Santé Nutrition qui relaie et développe en France les messages de snté publique de ce programme.

Le PNNS c’est quoi ? Ce programme consiste en la mise en place d’une politique nutritionnelle avec pour objectif général, l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs qu’est la nutrition. Le Pnns a trois vocations : - la prévention (l’éducation nutritionnelle entre autres), - le dépistage et la prise en charge des troubles nutritionnels, - le ciblage sur les populations spécifiques (nutrition aux différents âges de la vie, les populations défavorisées, les personnes en situation de précarité).

Par la signature de cette Charte, la ville de Guipavas s’engage à : - m  ettre en œuvre des actions contribuant à l’atteinte des objectifs du Pnns, - veiller à ce que toute action nutritionnelle impliquant la collectivité n’aille pas à l’encontre des repères de consommation du Pnns, - nommer un référent « Actions municipales du Pnns » qui rend compte annuellement des actions mises en place, - afficher le logo « Ville active du Pnns » sur les documents afférents aux actions menées, ce qui leur donne une plus grande visibilité.

in Queffelec al référente Pnns et Ala Yves Pages, Nadine Grim arte. lors de la signature de ch

La signature de cette Charte va permettre à la municipalité de mettre en adéquation ses actions locales en matière de nutrition avec les recommandations proposées par le Pnns. À ce titre, Défi Santé Nutrition animera une conférence sur l’alimentation des séniors en présence de la diététicienne de l’EHPAD en Octobre. Elle interviendra également en septembre dans le cadre du forum des associations, et en novembre sur l’alimentation des sportifs. L’école étant un lieu idéal d’apprentissage de bonnes habitudes alimentaires, des actions y seront bien sûr menées dès la rentrée scolaire 2009-2010.


GuipMag  

N°211 - Juin 2009

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