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Magazine bimestriel entièrement gratuit, offert aux adhérents du Club Bragelonne-Milady. Ne peut être vendu. Vous lisez réellement cette ligne ?

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ÉDITO

ÉDITO

L’

avantage, quand on gère une publication prévue pour paraître tous les deux mois, c’est qu’on est souvent amené à anticiper certains événements. Ça peut être aussi un inconvénient, lorsqu’on se rend compte qu’on n’est, par exemple, plus qu’à trois mois du Salon du livre. Là, généralement, c’est la sueur froide. Mais en l’occurrence – numéro de novembre-décembre oblige – nous sommes heureux de vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année ! Oui, déjà. Puissiez-vous ainsi passer Noël parmi les proches désirés (je dis ça parce que le cousin Barnabé est quand même vachement lourd) et vous éclater la panse en chantant We Are The World. Enfin, vous voyez le genre. Et surtout, on espère que le pied du sapin sera bien fourni en bouquins ! La transition foireuse étant faite, ce deuxième numéro de Neverland devrait vous convaincre d’une chose : que vous allez justement être gâtés par nos soins. Car en plus des rubriques habituelles, les articles qui suivent vous dévoileront toutes les tueries de cette fin d’année ainsi que nos coups de cœur, des Chroniques du Nécromancien à Black Summer en passant par le dernier tome de L’Ange de la Nuit. Bien qu’on aurait aimé accorder à chaque parution une visibilité égale, seize pages de bonheur, c’est déjà pas mal. En plus, tout le programme est répété dans le traditionnel bon de commande. N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil et à précommander vos futurs cadeaux de Noël. Tous les bénéfices de cette bonne action seront reversés aux directions commerciale, artistique et de fabrication, qui vont déménager sous peu. Joyeux Noël les amis, et rendez-vous dans quelques semaines. Nous festoierons ensemble pour l’an 10 du calendrier bragelonnien ! César (qui a cette fois eu assez de place pour terminer son édito, yeaaah !)

Bragelonne et Milady sur le Web : les sites : www.bragelonne.fr, www.milady.fr et graphics.milady.fr les blogs : blog.bragelonne.fr et blog.milady.fr les forums : www.bragelonne.fr/forum nos comptes Facebook : www.facebook.com/editions/bragelonne et www.facebook.com/editions/milady

Ont participé à ce numéro : César, Greg et Thierry. Tous nos remerciements aux filles de la correction ainsi qu’à notre machine à café.

SOMMAIRE Édito..........................................................P 3 Les news............................................. P 4-5 Courrier des bretteurs.........................................P 6 Revu de près : Le Nom du Vent.....................................P 7 Le programme des fêtes............................................. P 8-9 La Fantasy se déchaîne......................................... P 10 Interview de Michael A. Stackpole ................ P 11-12 La « bit-list » de fin d’année… ............................... P 13 Au menu de Milady Graphics ......................... P 14-15 Concours............................................... P 16

CADEAU : ce deuxième numéro de Neverland vous est offert avec un tatoo dérivé de L’Homme-rune, le roman de Peter V. Brett. Avec lui, vous pourrez faire comme Arlen, et aller fighter du démon, une fois votre peau imprégnée de la précieuse rune. Rassurez-vous, c’est totalement indélébile. Et si vous n’en voulez pas, vous pouvez toujours le refiler à votre petit cousin (qui pourra en trouver d’autres à l’occasion du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil – voir page 5 – ou à un pote amateur de métal).

Pour nous écrire : club@bragelonne.fr ou Club Bragelonne-Milady : Neverland 35, rue de la Bienfaisance 75008 – Paris


LE SOURCIER DÉMÉNAGE EN FRANCE

Legend of the Seeker, l’adaptation télévisée de L’Épée de Vérité, est arrivé sur TF6, une chaîne disponible sur la TNT et CANALSAT. Produite par le légendaire Sam Raimi et jouée par un trio d’acteurs plutôt bien choisis (Craig Horner, Bridget Regan et Bruce Spence), la série a rencontré un succès tonitruant aux États-Unis. La production vient d’ailleurs de recevoir un Emmy Award (la plus haute distinction connue pour un programme télévisé) récompensant la composition musicale de la série signée Joe LoDuca. C’est André Rieu qui va être jaloux.

CONAN SUR FRANCE CULTURE (JURÉ !) Patrice Louinet, le spécialiste international de l’œuvre de Robert E. Howard (contractuellement, on est obligés de le dire au moins cinq fois), a été l’invité de l’émission Mauvais Genres. Le magazine littéraire s’est bien sûr penché sur le phénomène Conan, mais Patrice Louinet (le spécialiste international de l’œuvre de Robert E. Howard) s’est fait une joie d’évoquer tous les autres truculents personnages créés par l’écrivain texan, de Solomon Kane à Bran Mak Morn. En foui­ nant un peu, vous pouvez retrouver le podcast de l’émission sur le site de France Culture.

DEUX GÉANTS CHEZ BRAGELONNE SF Chez Bragelonne, on aime les expériences, on aime l’exploit, on aime la démesure. En conséquence, c’est au mois de janvier 2010 que sortira le premier tome d’un cycle

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prologue du roman est en ligne sur le site Web de l’auteur. Bref, ça avance !

BIT-LIT, LE MAGAZINE Neverland n’est pas le seul magazine que nous ayons lancé dernièrement. En effet, pour répondre à la demande des nombreux lecteurs – ou plutôt lectrices –, nous avons voulu accorder un petit spotlight à Anita, Mercy, Jaz et les autres, mais de façon originale. Ainsi est né ce faux magazine féminin qui comprend des confessions de vos héroïnes préférées, des articles divers et variés, un horoscope, des jeux et plus encore. Si vous n’avez pas réussi à mettre la main dessus, une version Flash de la chose est accessible sur notre blog.

inédit signé Stephen Baxter (le frère de Bill) et Arthur C. Clarke (frère de Pétula) : L’Œil du temps (qui sera suivi par Sunstorm et Firstborn... pour la trad’ des titres, on verra plus tard). Nous sommes en 1885 et un certain Rudyard Kipling s’enrôle peinard dans l’armée britannique, quand un escadron de tanks lourds (une autre définition du bonheur) débarque du xxiie siècle. Un petit détour au temps d’Alexandre le Grand ne viendra pas améliorer la situation, j’en passe et des meilleures. Bref, du bon, du gros, du costaud, comme dirait Patrice Louinet, spécialiste international de l’œuvre de Robert E. Howard.

SCOTT LYNCH EST VIVANT ! Si vous comptiez parmi ceux qui désespéraient d’avoir des nouvelles de l’auteur des Mensonges de Locke Lamora et Des horizons rouge sang, eh bien réjouissez-vous ! L’auteur est en effet sorti de l’abri antiatomique qu’il avait fabriqué et a constaté que le monde tournait toujours encore un peu. Du coup, il s’est remis à l’écriture – entre autres – de la suite des Salauds Gentilshommes. Ce troisième tome s’intitulera La République des voleurs et dévoilera – enfin ! – la belle Sabetha Belacoros. Avis aux anglophones, le

PEVEL À L’ASSAUT DU ROYAUME-UNI Les Lames du Cardinal, le superbe roman de Pierre Pevel mêlant histoire et Fantasy, sort dans quelques jours… en langue anglaise ! C’est la première fois qu’un roman français du genre traverse la Manche et on n’en est pas peu fiers ! Battant pavillon Gollancz,


déjantée dont vous allez entendre parler. En plus, une adaptation cinématographique est en tournage, sous la direction d’Edgar Wright, le réalisateur de Shaun of the Dead et Hot Fuzz ! Après avoir vu ça, on pourra mourir tranquilles.

« DANS TA GUEULE, GAIMAN ! »

notre Pierrot national débarque en perfide Albion, mais des épreuves non corrigées de la traduction ont été gentiment distribuées aux visiteurs de la convention Anticipation. (La preuve avec la photo ci-contre montrant Pierre et le grand George R.R. Martin, tenant ledit artefact.) Après quelques articles parus dans la presse spécialisée, la première chronique anglo-saxonne du roman est tombée sur le blog de Cheryl Morgan, lauréate du prix Hugo dans la catégorie « Best Fan Writer ». Ça se passe sur www. cheryl-morgan.com/?page_id=6026.

RADIO-CANADA EST CURIEUSE «  Pourquoi choisit-on d’écrire des livres de science-fiction ou de Fantasy  ?  »  C’est la question que Radio-Canada a posée à Ange, Elisabeth Vonarburg, Pierre Pevel, Laurent Genefort, M. Pokora, Jean-Louis Trudel et Yves Mesnard pendant le dernier congrès mondial de la SF. (Sauf que M. Pokora n’a pas pu venir, il devait inaugurer un sauna à Mikonos.) Les réponses de tout ce petit monde figurent ici : www.radio-canada.ca/nouvelles/ arts_et_spectacles/2009/08/07/007ecrivains-science-fiction.shtml

meilleur ouvrage de l’année. Les lecteurs (vous) ont respectivement honoré La Marque de Jacqueline Carey et L’Appel de la Lune de Patricia Briggs. Les deux « auteuzes » se sont même payé le luxe de surclasser Gemmell, Goodkind et Salvatore, excusez du peu. Rendez-vous à nouveau sur les blogs sous peu pour le best of de la cuvée 2009.

ÇA FAIT PLAISIR « Veuillez accepter toutes mes félicitations pour les magnifiques éditions françaises de la série Nécroscope. » – Brian Lumley.  Oui, c’est tout. On avait encore un peu de place, alors…

LE TOP 2009 L’an dernier, les blogs de Bragelonne et Milady ont organisé un petit sondage visant à élire le

C’est certainement ce que dirait Patrice Louinet. Au sein de l’équipe, on est nombreux à apprécier Neil Gaiman. Mais dernièrement, l’auteur de Neverwhere et American Gods nous tapait un peu sur les nerfs. Car non content d’être beau gosse et d’avoir livré un nouveau roman jeunesse tout simplement fantastique, The Graveyard Book, son dernier-né, a raflé tous les prix possibles et imaginables. Dernier exemple en date : le prestigieux prix Hugo, pour lequel concourait également Anathem, de Neal Stephenson (coming bientôt chez Brage). Fort heureusement, notre ami William Heaney – alias Graham Joyce, le secret de polichinelle ayant été dévoilé – a défendu notre honneur. Mémoires d’un maître faussaire, sorti en février dernier, a en effet remporté le British Fantasy Award du meilleur roman. On en est évidemment ravis, d’abord parce que le roman est un bijou d’imaginaire contemporain, et aussi parce qu’il est effectivement so british. Si vous aimez Londres et le bon vin, jetezvous dessus !

DUDE, HE’S THE HERO !

LES RENDEZ-VOUS

Parmi les nombreuses délices qui débarqueront prochainement chez Milady Graphics, nous sommes particulièrement fiers de l’un d’eux. Ça s’appelle Scott Pilgrim, c’est un manga nord-américain (canadien, pour être précis) de Bryan Lee O’Malley et c’est juste génialissime. Ça raconte la vie banale d’un jeune joueur de gratte tombant amoureux de la fille de ses rêves. Mais pour conquérir la belle Ramona, il devra affronter les sept maléfiques petits amis de cette dernière. Pop-culture, comics, jeux vidéo, animation japonaise, JDR, cinéma d’action : il y a tout ça et plus encore dans Scott Pilgrim. On se retrouve avec une comédie romantique

Surtout ne loupez pas les prochaines manifestations pour lesquelles Bragelonne et Milady détacheront un commando spécial. Pour connaître les invités ainsi que d’autres événements (festivals, séances de dédicaces, circoncisions…) n’hésitez pas à vous rendre sur nos sites et blogs ! • Du 25 au 30 novembre : le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil • Le 12 décembre : les Rencontres de l’imaginaire de Sèvres

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Tout ça pour dire qu’on essaie toujours de pondre des titres similaires aux originaux. On aura de nouveau le problème pour la parution du tome 7, mais on trouvera bien quelque chose  ! Enfin, jusqu’à ce que le tome 10 nous fasse le même coup !

Bonjour. En regardant le site de Kim Harrison (www.kimharrison.net), il semble que Sorcière Blanche, Cœur Noir (White Witch, Black Curse) ne soit pas le troisième tome, mais le septième de la série. Ai-je bien compris ? Si oui, y a-t-il une raison à cela ? (Cyril) Aaaaah, la jolie anecdote ! Non, c’est bien le tome 3. Vous vous êtes sans doute rendu compte que les titres des romans de Mme Harrison reprenaient ceux de films connus, notamment de / ou avec Clint Eastwood. Ainsi, le titre original du tome 3 était Every Which Way but Dead en hommage au film Every Which Way but Loose. Si nous avions gardé comme référence le titre qui avait été choisi en français à l’époque, on se serait retrouvés avec… Doux, Dur et Dingue. C’était pas terrible. De plus, on essayait de trouver une référence cinématographique où le mot « sorcière » (comme dans le titre original : Witch/Which) pouvait s’insérer et garder l’esprit de son ouvrage en restant dans la lignée des films avec Clint. Sorcière Blanche, Cœur Noir nous est venu tout naturellement (référence à Chasseur Blanc, Cœur Noir) et sur le moment, on s’est trouvés géniaux ! Puis, le tome 7 est arrivé aux États-Unis et on a dû empêcher notre directeur éditorial d’aller se pendre.…

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Bonjour. Sur un site Internet, j’ai pu lire que vous aviez acheté les trois premiers tomes de la saga The Black Dagger Brotherhood de J.R. Ward. Je voudrais savoir si c’était effectivement le cas. Cordialement. (Cécile) La rumeur n’en est pas une, Milady publiera effectivement cette série qui rencontre un succès incroyable – que dis-je, phénoménal ! – dans les bookstores états-uniens. Le tout arrivera dans le courant de l’année prochaine. D’ici là, vu que le phénomène prend des proportions dantesques, on aura l’occasion de vous en reparler.

Bonjour. Quand sortira le deuxième numéro du magazine bit-lit ? (Coralie) Navré, mais contrairement à Neverland, qui lui est bimestriel, Bit-Lit n’était qu’un numéro unique. On cherchait un moyen amusant de communiquer sur le genre à l’occasion de la rentrée littéraire. Puisque

les principaux lecteurs de bit-lit sont des lectrices, l’idée de concevoir un faux magazine féminin nous est vite apparue. Bien qu’il ne soit pas du tout exclu qu’on se lance dans des petits délires du genre à l’avenir, gardez bien précieusement votre exemplaire si vous en avez un, il est collector ! Que ceux qui n’ont pas eu cette chance se rassurent, une version Flash est dispo sur notre blog.

Bonjour ! Je me demande d’excuser pour mien mauvais français. J’ai quelques dizaines des modèles tricotés pour les chiens  : c’est les gilets, les pelisses, le chandail, le manteau, les combinaisons, les modèles recherchés. Vers les modèles il y a des photos professionnelles, la description détaillée, les plans. Je veux publier le livre particulier des produits tricotés pour les chiens, mais s’il y aura une possibilité de participer à d’autres projets, je serai très contente. J’envoie quelques modèles d’essai. Respectueusement. (Valentina Katina)

Bon, ce mail-là date un peu, mais c’était pour vous montrer une perle parmi toutes celles qu’on recoit parfois !


O

n a beaucoup parlé du roman de Patrick Rothfuss. Parce que c’est un vrai coup de cœur pour plusieurs membres de la Bragelonne Team, ça n’a pas été très compliqué de communiquer notre passion sur le début des aventures de Kvothe. Nous avons constaté avec joie que bon nombre de lecteurs avaient fait écho à cet enthousiasme. Tissée par des journalistes, des libraires, ou encore des bloggeurs, la liste des avis plus que positifs est assez longuette. Alors en voici un aperçu. « Une véritable légende livrée par un héros passionné et passionnant, mise en scène par une écriture exquise. Si vous êtes fans de Robin Hobb, J.K. Rowling, Raymond Feist et/ou de Trudi Canavan, nul doute que vous le serez aussi de Patrick Rothfuss.  » Fantasy.fr

rare, il le fait avec élégance et brio ! L’écriture est superbe, légère, le style fluide, et plus les pages défilent plus il devient compliqué de s’arrêter. Ce livre arrive à procurer une réelle sensation de manque, un besoin de lire la suite, une difficulté à le reposer. » Valashu d’Elbakin.net

« Le livre de Fantasy le plus bouleversant de ces dernières années ! Il est difficile de trouver les mots justes pour décrire l’émotion ressentie à sa lecture. » Antoine, libraire sur Fnac.com

« Avec Terry Goodkind, Patricia Briggs, Raymond Feist, Trudi Canavan, l’imaginaire en a pris plein la tête. Mais là, c’est au-dessus de tout. […] Le personnage principal est un magicien mais l’écrivain lui aussi est magique. » Éric, de la librairie Critic (Rennes)

« Le Nom du vent est un excellent roman de Fantasy.  Vraiment.  Patrick Rothfuss nous livre une histoire aux petits oignons qui captive du début à la fin. Jouant avec le temps, jouant avec les faits, il fait lentement progresser son aventure, nous laissant tout le temps pour nous attacher à chacun des personnages.  Un héros charismatique, un monde intéressant, des faits passionnants, Le Nom du vent est sans nul doute l’un des tout meilleurs romans de Fantasy parus cette année. Ne pas le lire vous ferait passer à côté d’une future grande saga. » Cédric de GamAlive « Oui, c’est vrai, Patrick Rothfuss reprend les codes bien connus de la high fantasy, mais, et c’est plus

« On assiste à la jeunesse du personnage, son enfance puis son adolescence et les péripéties qui le conduisent à l’Université où il veut apprendre tous les secrets de la magie et découvrir le nom du vent. S’ensuit le récit d’un apprentissage plein de rebondissements et qui remplace avantageusement les pérégrinations du récit de Fantasy moyen. […] La majeure partie de l’histoire est donc un récit dans le récit, entrecoupé d’interludes et émaillé de contes et légendes. C’est parsemé d’humour, ça foisonne de personnages sympathiques, ou détestables, et ça fourmille de belles femmes. Je donne

D.R.

d’ailleurs une mention spéciale à Auri, dont les dialogues m’ont enchanté. » Emmanuel de L’Affaire Herbefol

« Ce qui frappe tout d’abord chez Patrick Rothfuss, c’est son style d’écriture exceptionnel qui rend chaque phrase agréable à lire et qui sait nous tenir en haleine. Tous les personnages prennent vie avec grâce et naturel, on croirait presque qu’ils sont réels. » Maxime, sur Amazon.fr « Hé, on n’a plus de Rothfuss en stock. Hein ? Ouais, le bouquin est génial. Bon j’en recommande combien ? Quoi, autant ? » Greg, gestionnaire du Club Bragelonne N’hésitez pas non plus à jeter un coup d’œil sur la fiche du livre, sur Amazon.com. Plus de cent cinquante commentaires élogieux vous y attendent. Et si malgré tout vous restez sceptiques, une entrevue entre Stéphane Marsan, notre directeur éditorial, et Patrick Rothfuss est disponible sur le blog !

Le Nom du vent étant de nouveau disponible dans sa version broché à partir du 13 novembre, vous n’avez plus aucune excuse pour passer à côté.

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Le 13 novembre 2009 • Au-delà des ombres de Brent Weeks (L’Ange de la Nuit – tome 3) fantasy • L’Armée des ombres de Stan Nicholls (La Vengeance des orcs – tome 2) fantasy • Morgawr de Terry Brooks (Le Voyage du Jerle Shannara – tome 3) fantasy • Le Nom du vent de Patrick Rothfuss (Chronique du Tueur de Roi – première journée) fantasy ; réédition brochée Le 20 novembre 2009 • Succubus Dreams de Richelle Mead – bit-lit • Livres de sang de Clive Barker (L’Intégrale – tome 2) terreur • Faith de Peter James – thriller Le 27 novembre 2009 • Bran Mak Morn de Robert E. Howard – fantasy

Le 6 novembre 2009 • L’Invocateur de Gail Z. Martin (Chroniques du Nécromancien – tome 1) fantasy ; grand format • Le Roi pirate de R.A. Salvatore (Transitions – tome 2) les royaumes oubliés ; grand format • Ambre et Sang de Margaret Weis (Le Sombre Disciple – tome 3) dragonlance ; grand format • Princess Bride de William Goldman – fantasy ; poche • La Nuit de la Lune Bleue de Simon R. Green (Darkwood – tome 1) fantasy ; poche • La Guerre de la Sor’cière de James Clemens (Les Bannis et les Proscrits – tome 3) fantasy ; poche • Moindre Mal de Jenna Black (Morgane Kingsley – tome 2) bit-lit ; poche • Au bord de la tombe de Jeaniene Frost (Chasseuse de la nuit – tome 1) bit-lit ; poche • Furies déchaînées de Richard Morgan – science-fiction ; poche • Dragons d’une aube de printemps de M. Weis et T. Hickman (Chroniques de Dragonlance – tome 3) dragonlance ; poche

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Le 4 décembre 2009 • La Furie des dragons de Michael A. Stackpole (La Guerre de la couronne – tome 2) fantasy ; grand format • Le Roi de sang de Gail Z. Martin (Chroniques du Nécromancien – tome 2) fantasy ; grand format • L’Apôtre du démon de R.A. Salvatore (Demon Wars – tome 3) fantasy ; grand format • Pleine Lune de Keri Arthur (Riley Jenson – tome 1) bit-lit ; poche • Jaz Parks mord à crédit de Jennifer Rardin (Jaz Parks – tome 3) bit-lit ; poche • Vampire Zéro de David Wellington – terreur ; poche • Rêves mortels de Peter James – terreur ; poche

Le 13 novembre 2009 • L’Éveil du démon de R.A. Salvatore, Andrew Dabb & Tim Seeley (Demon Wars – tome 1) BD brochée avec rabats • Jungle Girl de Frank Cho, Doug Murray & Adriano Batista BD brochée avec rabats • En silence de Mélanie Delon (Élixir – tome 1) artbook • Portfolio Élixir de Mélanie Delon Le 20 novembre 2009 • Black Summer de Warren Ellis & Juan Jose Ryp BD brochée avec rabats Le 4 décembre 2009 • Le Fils prodigue de Dean Koontz, Chuck Dixon & Brett Booth (Frankenstein – tome 1) BD brochée avec rabats • Le Spectre de Shannara de Terry Brooks, Robert Napton & David Edwin – BD brochée avec rabats • Eva / Eva Versus The Darkness de L. Moore, J. Reppion, B. Jerwa & E. Salazar – BD brochée avec rabats • Terre d’exil de R.A. Salvatore, Andrew Dabb & Tim Seeley (La Légende de Drizzt – tome 2) BD brochée avec rabats

Le prix de chacun de ces ouvrages est indiqué dans le bon de commande joint au magazine. Comme d’hab’.

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L’ANGE DE LA NUIT : DERNIER ACTE Nous vous avions présenté en début d’année cette trilogie comme la rencontre de David Gemmell (l’action y est tout aussi épique) et de Robin Hobb (pour le parcours initiatique du héros) avec du Scott Lynch pour les décors (Cénaria rappelle Camorr). À la vue de ce troisième opus, on avait bien raison de hisser Brent Weeks à la hauteur de ces best-sellers. Vous l’avez compris, on a vraiment adoré ce récit très sombre et bourré d’action. Et au vu des ventes de La Voie des ombres et du Choix des ombres, il semblerait que vous aussi. Devant l’enthousiasme collectif, on a décidé d’anticiper la sortie du dernier volume, vous permettant ainsi de lire l’intégralité du cycle en moins d’un an. On a dû pour cela fouetter Olivier Debernard, l’excellent traducteur de la

trilogie, mais il ne s’est pas trop plaint. Of course, pour que l’équipe soit au complet, Frédéric Perrin rempile lui aussi pour l’illustration de ce final, et c’est grandiose, encore une fois. Dans Au-delà des ombres, nous retrouvons Kylar Stern dans un triste état. Après tout, il vient de livrer une terrible bataille, et sacrifié tout ou presque pour sauver ses amis et son pays. Alors qu’il est en quête

de Curoch, l’épée magique, il n’imagine pas qu’il va devoir donner encore plus pour le dernier combat qui s’annonce. Un combat qui va l’opposer à une divinité.

LA FANTASY DE MARTIN (L’AUTRE) Pour présenter Gail Z. Martin, cette charmante auteure américaine, laissez-nous rappeler à votre bon souvenir La Trilogie d’Axis, Les Guerres wess’har ou encore Le Régiment perdu. Le rapport avec le schmilblick, c’est que ces trilogies de notre catalogue poche ont été publiées chez Milady à un rythme mensuel, tout comme les tomes 4 à 6 de Xanth, dernièrement. Eh bien, pour la première fois, nous allons adopter cette politique pour des grands

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formats, et ce sont ces Chroniques du Nécromancien qui auront cet honneur, de novembre à décembre. L’Invocateur raconte l’histoire de Martris Drayke. Second fils du roi Bricen, il a devant lui une destinée plutôt paisible, n’étant pas l’héritier du trône de Margolan. Mais il y a un « mais » : son demi-frère Jared décide d’assassiner le roi ainsi que toute sa famille pour s’emparer de la Couronne. Dernier membre encore en vie de la famille

royale, Martris est contraint de fuir, avec pour seule escorte le capitaine de sa garde et deux soldats. Bien entendu, il a l’intention de réagir. D’autant que, dans ce monde qui reste habité par les âmes des défunts, il possède peut-être un atout. Hérité de sa grand-mère, qui fut autrefois une grande sorcière, ce don est susceptible de lui accorder sa vengeance. Vous l’aurez compris, le don en question est celui de nécromancie. C’est une saga grandiose et originale qu’Isabelle vous a dénichée là. Grandiose, car l’intrigue développée dans L’Invocateur, et qui se prolonge dans Le Roi de sang puis dans Le Havre sombre, est ambitieuse et incroyablement bien édifiée. Un célèbre homonyme (George Raoul Robert Martin, l’auteur du Trône de Fer) apprécierait certainement. Originale, car, pour une fois, les nécromants ont le beau rôle ! Attendezvous ainsi à voir Martris lever une armée hors du commun, puisque recrutée parmi les morts !


Qui c’est, Bran Mak Morn ? Robert E. Howard est évidemment connu avant tout pour Conan le Cimmérien. Ce que peu de lecteurs savent, c’est que le personnage dont Howard se sentait le plus proche n’était pas le guerrier cimmérien, mais un Picte dénommé Bran Mak Morn. Les récits de Mak Morn s’inscrivent dans un cadre historique, la lente invasion romaine de la futur Angleterre, mais le personnage et les dangers auxquels il est confronté relèvent de la Fantasy la plus noire. Dernier roi d’une peuplade dégénérée condamnée à une lente déchéance, Bran Mak Morn tente désespérément – et en vain – de sauver les Pictes de leur disparition inéluctable. L’un des récits de Mak Morn – Les Rois de la Nuit – a pour guest-star le roi Kull de Valusie et un autre  – Les Vers de la Terre – a été salué depuis sa parution comme un des plus grands chefs-d’œuvre de Fantasy macabre de tous les temps. Comme c’est désormais la coutume, Bran Mak Morn contient l’intégralité des récits consacrés à Bran Mak Morn et aux Pictes, et bénéficie d’une nouvelle traduction à partir des manuscrits originaux. Patrice Louinet

F

orteresse Draconis a rencontré un joli succès en librairie. Du coup, à l’occasion de la sortie de sa suite, La Furie des dragons, nous avons questionné l’auteur afin de mieux connaître cette palpitante saga. Apprenez au passage que, pour celui qui a mené cette interview, un rêve de gosse a été réalisé… Quelles sont les premières idées qui ont donné naissance à La Guerre de la Couronne  ? En fait, j’ai écrit le cycle de La Guerre de la Couronne en réponse à La Roue du Temps de Robert Jordan. On m’avait chaudement recommandé ces livres et quand j’ai commencé le premier, je me suis aperçu que l’auteur avait superbement déconstruit les standards de la Fantasy. Il avait entièrement désossé Le Seigneur des Anneaux en commençant par la fin. J’ai même réussi à saisir comment il avait opéré. J’ai aussi compris qu’on pouvait porter ce concept encore plus loin et c’est la raison pour laquelle j’ai commencé à écrire mon cycle. Nombre des idées figurant dans ces livres furent conçues dans le but de répondre à l’engouement pour l’heroic fantasy, mais sans tomber dans les poncifs du genre. Dans Le Seigneur des Anneaux, par exemple, on trouve les Nazguls, les sbires classiques de tout bon roman d’aventure. C’est pourquoi j’ai voulu des séides dotés d’une véritable personnalité et d’une histoire que les autres personnages connaissent déjà. D’ailleurs, deux d’entre eux sont respectivement le père et le grand-père de l’un des héros. Voilà qui ajoute beaucoup de piment à la situation. Je me suis aussi inspiré du folklore et j’ai exploité des thèmes que Tolkien avait laissés de côté. Les idées directrices constituent les bases de toute narration. Ainsi, en choisissant des thèmes différents, j’ai utilisé des éléments familiers aux fans de Fantasy moderne tout en apportant des choses qui sortent de l’ordinaire. Je me suis aussi bien

D. R.

amusé à inventer pas mal de choses et les lecteurs ont eu l’air d’apprécier. Certains ont quand même eu du mal à accepter mon emploi des armes à feu, mais ils semblent oublier que les orcs de Tolkien utilisent une énorme bombe lors de la bataille du Gouffre de Helm ! Avez-vous été influencé par d’autres auteurs ? Où trouvez-vous l’inspiration ? Nombre d’auteurs de tous genres m’ont influencé. Je citerais Dennis L. McKiernan, Stephen R. Donaldson, J.R.R. Tolkien, Rex Stout et Kenneth Roberts pour les plus importants, mais je devrais aussi ajouter Edgard Rice Burrough, tant sa lecture m’a appris à construire des intrigues. Tous

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voir des voleurs, des rôdeurs ou des elfes, ce qui me donne encore plus de marge de manœuvre. J’essaie aussi d’introduire des personnages qui n’entrent pas aussi facilement dans telle ou telle catégorie, ou qui en sortent assez rapidement. Je veux surtout trouver des personnages qui répondent à une lacune de l’histoire. Souvent, il m’est arrivé de créer des protagonistes que je n’avais pas prévus pour les besoins d’une situation précise, apparue pendant l’écriture d’un livre. Le Général Adrogans et le Prince Erlestoke en sont de bons exemples.

ces romanciers ont écrit des livres aussi distrayants que complexes et ils me servent d’exemple à suivre, voire – rêvons un peu – à égaler. En ce qui concerne l’inspiration proprement dite, je la trouve un peu partout. Mon cycle comporte plein de morceaux de romans que je voulais utiliser depuis des années, et j’en ai profité pour les exploiter. Je suis toujours en quête de moyens pour rendre mes histoires uniques, pour que mes lecteurs ne sachent jamais à quoi s’attendre, même si le dénouement ne diffère pas beaucoup de la norme. J’essaie aussi de produire plus que ce que j’ai pu faire par le passé. J’espère ainsi m’améliorer en tant qu’écrivain. Tous les protagonistes de cette saga se présentent comme des stéréotypes du genre : l’elfe, le rôdeur, le voleur.… Puis, le lecteur découvre en eux des traits de caractère très poussés et inattendus. D’où sortent-ils tous ? Utiliser des stéréotypes permet aux lecteurs d’entrer beaucoup plus facilement dans le livre. Cela signifie aussi qu’en étudiant ces personnages, ils se font très vite une idée générale du récit. En influençant ainsi leurs perceptions, il devient aisé de les tromper, voire de les emmener sur de fausses pistes. Ainsi, mes histoires leur réservent bon nombre de surprises. Il faut aussi se rappeler que les jeux vidéo ou jeux de rôle devenant très populaires, les gens ont l’habitude de 12

Sans déflorer l’intrigue des tomes 2 et 3, que pouvez-vous nous dire sur la suite des aventures de Will et ses alliés ? Je peux d’ores et déjà annoncer que la situation de Will, Kerrigan et des autres ne va pas s’arranger, loin de là. Ce que je n’aime pas dans les trilogies, c’est que le second tome est souvent moins bon que le premier. Fréquemment, il ne sert qu’à faire la jonction entre le premier et le troisième tome. Aussi, beaucoup de choses changent dans mon deuxième tome et certaines figures majeures… disparaissent ! La plupart de mes lecteurs le remarquent : je n’ai pas peur de tuer les personnages. Ce facteur complique parfois ma vie comme celle des lecteurs, mais à mon sens, il contribue à donner un grand impact émotionnel aux livres. Jusqu’ici, vos lecteurs français vous connaissaient pour vos nombreux romans Star Wars. Que voudriez-vous leur dire pour les appâter ? J’aimerais simplement leur dire ceci : si vous aimez la romance, l’humour, le suspense, l’action, les intrigues politiques et mystiques et les mystères propres à ces livres, vous en retrouverez tout autant, voire plus, dans La Guerre de la Couronne. La différence majeure entre ces livres et mes romans Star Wars, le contexte médiéval fantastique mis à part, est que je suis parti de zéro, sans référence, ni base. J’ai travaillé sans filet. Mais ce sont avant tout des histoires distrayantes et dynamiques, qui donnent

quand même matière à réfléchir. En fait, elles sont à l’image de mes histoires de Star Wars, mais sans sabre laser ou X-Wings ! Quels sont vos projets ? Je viens d’achever la trilogie Age of Discovery. L’action se déroule dans un monde ravagé par la magie, qui se reconstruit lentement. La magie en question est très étrange et l’ambiance est plutôt extrêmeorientale. Ce n’est pas l’orientation que j’avais choisie au départ, mais c’est aussi ce qui a contribué à les rendre aussi agréables à écrire. Pour l’instant, je n’ai eu que des critiques élogieuses de mes bêta-lecteurs. J’ai aussi écrit pas mal de nouvelles que je réserve à mon site www.stormwolf.com. Pour l’instant, ces histoires ne sont disponibles qu’en anglais, mais elles représentent bien les différentes facettes de mon art. En ce moment, je travaille sur un roman s’inscrivant dans l’univers de Crown Colony. Cette série se déroule dans un univers parallèle aux alentours de la guerre de Sept Ans (NDLR : 1756-1763, guerre coloniale mondiale opposant principalement la France à l’Angleterre et l’Autriche à la Prusse) et la guerre d’Indépendance, et j’y ajoute des dragons et de la magie. Les romans sont très divertissants et je me suis bien amusé en les écrivant et en effectuant mes recherches. Je reviens tout juste d’un séjour au fin fond du Maine, dans la Nouvelle-Angleterre, pour étudier la géographie, la faune et la flore des lieux où se déroule l’action. Je n’ai pas vu de dragons, mais j’ai aperçu deux élans. Le premier tome devrait sortir l’année prochaine aux États-Unis et en Allemagne. Très franchement, les couvertures françaises de votre série explosent toutes celles que vous avez vues, non ? Entièrement d’accord  ! Ces couvertures sont extraordinaires. Quand j’ai vu la première, j’en ai eu le souffle coupé, elle est stupéfiante. Je l’ai mise en fond d’écran sur mon iPod et je connais pas mal d’auteurs qui en sont verts de jalousie !


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est incontestable, 2009 a marqué l’avènement de la bit-lit. Vous avez très vite adopté Mercy Thompson, Georgina Kincaid, Jasmine Parks, les Sœurs D’Artigo et toutes les autres, sans parler du retour en force d’Anita Blake, unanimement salué.

La deuxième vague a été initiée cet été par Jenna Black et son héroïne, Morgane Kingsley. Vous aurez d’ailleurs droit à une nouvelle aventure de l’exorciste en novembre, dans Moindre Mal. Mais la fin d’année offrira bien d’autres possibilités de lectures et ce grâce à l’arrivée de deux nouvelles icônes. Catherine Crawfield est l’héroïne de Chasseuse de la nuit (non, vous ne rêvez pas : pour une fois, une série de bit-lit ne porte pas le nom de son personnage principal !) de Jeaniene Frost. Mi-humaine, mi-vampire, la demoiselle chasse les mortsvivants pour se venger. En effet, elle espère tomber un de ces jours prochains (ou plutôt une de ces nuits) sur le raté qui a fichu la

vie de sa mère en l’air. (Son père, donc. Suivez, un peu.) Mais un jour, Catherine est capturée par Bones, un vampire exerçant la noble profession de chasseur de primes. Pour une raison qu’on vous laisse le soin de découvrir, la miss est contrainte de bosser avec le suceur de sang. Si vous avez aimé Buffy contre les vampires, vous adorerez  ! (Tu vois Stéphane que je peux citer une œuvre de Joss Whedon sans passer trois heures à faire ses louanges.) Ça commence en novembre dans Au bord de la tombe. En décembre, on passe à autre chose. Chère lectrice, cher lecteur, je t’encourage à tourner la page tout de suite si tu es encore mineur(e), car la suite n’est pas pour toi. Voilà, merci. Non parce que, en décembre, Pleine Lune de Keri Arthur ne sera pas un bouquin à mettre entre toutes les mains. Non, vraiment : Riley Jenson est un hybride de vampire et de loup-garou. Avec Rhoan, son frère jumeau, elle travaille à Melbourne, au DRA (Directorat des Races Alternatives), une organisation faisant respecter la loi parmi les créatures surnaturelles et protégeant les humains de leurs actions. Si Riley se contente de son travail purement administratif, la disparition de son frangin l’oblige à se rendre sur le terrain pour

enquêter. Mais, parce qu’elle tient plus du garou que du vampire, la jeune femme est extrêmement sensible aux phases de la lune. Si elle veut retrouver Rhoan, elle va devoir maîtriser ses pulsions. Ou pas. Deux nouvelles séries très différentes donc, auxquelles s’ajouteront un troisième volume pour Jasmine (Jaz Parks mord à crédit) et Georgina Kincaid (Succubus Dreams), sans oublier quelques petites perles du côté de notre collection Graphics. Eva, la fille de Dracula himself, se fightera dans ce stand alone contre le célèbre Darkness. Nemi et son sens de l’humour bien trempé. Et bien sûr, la chère Anita dans l’adaptation BD de ses aventures…… Voilà donc pour 2009. L’an prochain, les choses continueront de plus belle et le nombre de parutions va augmenter, mais seulement si vous êtes sages et que vous vous brossez les canines tous les soirs !

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QUAND LA FANTASY FAIT DES BULLES

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es dernières années, plusieurs cycles phares de notre genre favori on eu droit aux honneurs d’une adaptation en bande dessinée. Avec l’accord des auteurs des œuvres originales, voire leur participation, ces mises en images ont vu le jour dans le but de satisfaire les fans de la première heure, et d’interpeller un nouveau public.

Parce que l’idée de développer ces mondes que vous connaissiez déjà en partie par l’intermédiaire de Bragelonne ou Milady était une évidence, vous pouvez retrouver certaines de ces adaptations chez Milady Graphics. Grâce à elles, vous disposez d’un nouveau moyen de découvrir (ou redécouvrir) toutes ces histoires cultes et de briller en société. Si, si. Mais cette politique d’adaptation va s’étendre, voyez-vous ? Puisque nous aussi on peut affectionner les œuvres de chez Jules de chez Smith en face, on ne s’est pas limités aux BD inspirées de cycles parus sous notre bannière. Ainsi, après Dragonlance, Les Royaumes Oubliés et aujourd’hui Demon Wars, vous pourrez découvrir en décembre l’adaptation du Frankenstein revisité par Dean Koontz. On aime l’auteur, on aime Brett Booth (le dessinateur d’Anita Blake et Magicien) donc on a pris. Ce n’est ni du Brage ni du Milady… et alors ? Tant que c’est bien ? L’an dernier, l’éditeur de Terry Brooks lui a commandé une histoire dans le but de faire…

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un manga. Car oui, il existe des mangas anglo-saxons. (Il y a bien des mangas français.) Cette histoire est devenue Le Spectre de Shannara, une aventure indépendante s’inscrivant dans le célèbre cycle de l’auteur. Vous pourrez découvrir la chose le même mois. Et ce n’est pas fini ! Bien d’autres réjouissances du genre sont à prévoir. Sont très prochainement prévues des BD inspirées des Dossiers Dresden, de Guin Saga et bien d’autres choses ! Rassurez-vous, tout cela arrivera très vite. Un tout petit peu de patience !


BLACK SUMMER, L’APRÈS-WATCHMEN L’œuvre culte d’Alan Moore a incontestablement ouvert les portes de la BD yankee à un public varié, démontrant ainsi que le média est capable non seulement d’audace, mais aussi d’intelligence. Warren Ellis est l’un des héritiers de cette lignée d’auteurs, voulant à leur tour faire méditer le lecteur sur telle ou telle question importante, pour ne pas dire essentielle. Après Auhority et Transmetropolitan, le scénariste frappe fort dès les premières pages de Black Summer : Juillet 2006, Washington D.C. Lorsque la politique appliquée par le gouvernement de George W. Bush dépasse les limites morales de John Horus, le Superman local décide de faire exploser le pouvoir. Littéralement. Tom Noir, un ancien justicier brisé par le passé et l’alcool, est médusé : avec le reste de la nation, il assiste en direct à une allocution de son ex-partenaire, encore couvert d’hémoglobine présidentielle. Depuis la Maison Blanche, Horus déclare qu’il est grand temps de rétablir un brin de justice dans le pays. Que trop, c’est trop. Bien qu’amputé de son commander in chief, l’armée américaine décide de répliquer et de traquer Horus et tous les super-héros de sa connaissance, dont Tom. La troupe d’anciens compagnons se retrouvent entraînés dans un maelstrom de violence et de complots qui menace de les submerger tous.

Véritable pamphlet, Black Summer est l’un de ces titres cherchant à faire réfléchir le lecteur, pour le faire éventuellement agir. Vous l’aurez compris, tout comme Mark Millar (Wanted, Civil War) Ellis s’interroge sur le pouvoir. Celui des politiciens, celui des super-héros, mais surtout celui du citoyen lambda. Grâce à son rythme très soutenu, ses dessins ultrafouillés et son scénario percutant, ce bouquin s’impose comme une œuvre incontournable pour les mordus de BD. Et si vous n’êtes pas du tout un amateur du neuvième art, laissez-vous tout de même tenter : Black Summer est un excellent livre qui vous fera revoir votre position.

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Cette fois, les lots mis en jeu sont : L’Œil du temps de Arthur C. Clarke et Stephen Baxter

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ous vous proposons de participer à ce concours et peut-être de gagner l’un des trois ouvrages mis en jeu : un grand format Bragelonne, un poche de Milady ou une BD de Milady Graphics. Vous pouvez aussi bien concourir pour gagner les trois lots que pour un seul d’entre eux. Il vous suffit pour cela de cocher les cases désirées ci-contre. 1) De quelle autre Odyssée chère à Stanley Kubrick Arthur C. Clarke est-il l’auteur ? L’Odyssée de l’espace L’Odyssée de l’espèce L’Odyssée de l’herpès

3) Grandville est une BD à l’ambiance Steampunk mettant en vedette… Un blaireau détective Un castor paladin Une huître démoniaque

2) Jennifer’s Body est avant tout un film avec une bimbo en guest star. Laquelle ? Annie Girardot Megan Fox Philippe Bouvard

4) Lequel de ces ingrédients ne figure pas dans la recette de la tartiflette ? L’ail Les pommes de terre Les lardons

Jennifer’s body de Audrey Nixon Grandville de Bryan Talbot Pour participer et peut-être gagner l’un des quinze livres mis en jeu (cinq de chaque) il vous faut découper ou photocopier l’encadré suivant, le remplir intégralement et LISIBLEMENT, et nous l’envoyer avant le 30 décembre, le cachet de la poste faisant foi, à notre adresse postale (voir page 3). Les gagnants seront avertis par courrier électronique, et leurs noms affichés publiquement dans notre coin cuisine.

Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code postal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Dans le prochain numéro : Terry Brooks, Jim Butcher, Ross Campbell, Trudi Canavan, Mike Carey, David Drake, Victoria Francés, Yasmine Galenorn, David Gemmell, David Gunn, James Herbert, E.E. Knight, Mercedes Lackey, George R.R. Martin, Graham Masterton, Brian Pulido, Luis Royo, R.A. Salvatore, Andrzej Sapkowski, Julia Verlanger, David Weber, Margaret Weis et Tracy Hickman. Et peut-être Patrice Louinet, le spécialiste international de l’œuvre de Robert E. Howard. (Ouf !)

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Neverland n°02 - novt/déc 2009