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03/09/07 à 21h00

Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage Cette fusion "entre égaux" se fera sur la base de 21 actions du gazier pour 22 actions du géant des services aux... Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats La fusion de Gaz de France et Suez suscite des réactions très critiques à gauche, sur le fond de l'opération comme sur l'intervention de l'Etat dans cette affaire. La... Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement En réponse aux inquiétudes des associations de consommateurs et des syndicats, Bercy promet que le tarif du gaz continuera d'être régulé, conformément à la... Les dépenses de santé en France ont frôlé les 200 milliards d'euros en 2006 En moyenne, les dépenses de santé ont atteint 3.318 euros par habitant l'an dernier, soit 11,1% du...

EDITORIAL

Le volontarisme industriel de Nicolas Sarkozy Du début à la fin, le traitement de l'interminable feuilleton de la fusion Suez-Gaz de France aura...

PATRICK LAMM

BOURSE Le CAC reprend son souffle

La baisse de Suez et GDF a pesé sur l'indice. Wall Street est fermé ce...

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ACTUALITÉ Budget 2008 : Bercy craint fort de ne pas pouvoir stabiliser le déficit Confronté au renchérissement des charges de la dette, au ralentissement conjoncturel et au coût du « paquet fiscal », Bercy prépare les esprits à une... L'Elysée n'exclut aucune hypothèse sur la TVA sociale Alors qu'Eric Besson doit rendre son rapport au Premier ministre cette semaine, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a assuré hier que tout... Sur la "rigueur", c'est Christine Lagarde qui "dit la vérité", selon Stéphane Le Foll Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a affirmé lundi que dans "la cacophonie" au gouvernement sur le "plan de rigueur", c'est... Almunia rappelle la France à l'ordre sur son objectif d'équilibre budgétaire Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia demande au gouvernement français plus de "coordination avec la zone... Fonctionnaires : Fillon prend le contre-pied des propos de Lagarde Le Premier ministre affirme qu'il n'y a pas de "plan de rigueur" pour les fonctionnaires. La veille, sa ministre de l'Economie avait estimé le... Publicité

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Jacques Attali pense que la France peut « viser » 5 % de croissance La commission Attali sur « la libération de la croissance » est au travail depuis jeudi dernier et rendra ses premières conclusions dans six... L'indicateur Natixis table sur une croissance limitée à 1,6 % en 2007 Selon les experts de Natixis, avec une hausse de 0,4 % aux troisième et quatrième trimestres, le PIB dépasserait à peine 1,6 % en... La nouvelle réforme de la loi Galland prévue avant la fin de l'année Le gouvernement doit fournir un premier rapport d'étape au Parlement sur la loi Dutreil avant la fin de... Le Medef retrouve gouvernement et syndicats pour une rentrée chargée En clôturant son université d'été vendredi, l'organisation patronale présidée par Laurence Parisot a promis de « jouer le jeu » de la réforme, alors... Cadres et patrons trentenaires veulent sortir de l'ombre Durant les trois jours de l'université d'été, l'association « 30 attitude », initiée et soutenue par le Medef, a interpellé les dirigeants afin de... « Nous avons besoin de salariés capables de remettre en cause des organisations et des habitudes » C'est une génération qui a voyagé, elle est très multiculturelle et ouverte aux autres. Son grand mérite est aussi d'être assez âgée pour avoir une...

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Rentrée scolaire : les enseignants, objets de toutes les attentions Cette fois, les vacances sont bel et bien terminées. Après deux mois de répit, les 880.000 enseignants hexagonaux reprennent ce matin le chemin des... « L'état de grâce paralyse l'action des syndicats » L'ancien directeur de l'IUFM de Lyon, chercheur et auteur de nombreux ouvrages sur l'enseignement, publie cette rentrée un nouvel opus sur la... A La Rochelle, le PS s'essaie à la rénovation On l'attendait morne, l'université d'été de La Rochelle a été studieuse. 35 heures, retraites, fiscalité, travail, financement de la protection... Royal-Delanoë-Hollande : le nouveau trio de tête Présidentielle.Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et François Hollande ont polarisé l'attention ce week-end. Si tous trois ont des vues sur la... La Polynésie se prépare à des élections anticipées Minée par l'instabilité depuis trois ans, la Polynésie française vient de voir tomber à nouveau un gouvernement sous le coup d'une alliance... Les présidents de région demandent plus de moyens à l'Etat Réunis à La Rochelle, les présidents de région socialistes dénoncent le désengagement de l'Etat en matière de transport, d'environnement,...

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La réorganisation du fret ferroviaire vertement critiquée La mise en place en décembre prochain par la SNCF d'un nouveau plan de transport de ses wagons isolés de fret suscite de vives réactions d'élus et... Handicap : les maires sommés d'accélérer l'application de la loi Face aux retards pris par les communes pour mettre en place des commissions sur l'accessibilité aux personnes handicapées, le gouvernement reprend la... Clearstream : Dominique de Villepin dénonce un « tour de passe-passe » A dix jours d'une nouvelle audition dans l'affaire Clearstream, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui tente un retour sur la scène... Municipales : François Hollande pose ses conditions à des alliances avec le Modem A sept mois des municipales, François Hollande a posé hier à La Rochelle ses conditions à d'éventuelles alliances avec le Modem : que la formation de... Un nouveau chef de cabinet pour Rachida Dati Le directeur du projet de réacteur expérimental de fusion thermonucléaire Iter, Yannick Imbert, a été nommé chef de cabinet de la ministre de la... Bruno Mégret appelle au rassemblement « progressif » de la droite nationale Le président du Mouvement national républicain, Bruno Mégret, a appelé samedi à un rassemblement de la droite nationale, Front national, MNR et MPF...

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UMP : un tract pour comparer promesses et réalisations L'UMP diffusera à 10 millions d'exemplaires un tract comparant les engagements de campagne de Nicolas Sarkozy et ceux déjà réalisés, a annoncé hier... L'ouverture, la peine capitale et les circonstances atténuantes C'est une histoire que François Hollande se plaît à raconter, rieur. Au lendemain des élections législatives, il a reçu un coup de téléphone de... IMPÔTS. Le ministre du Budget, Eric Woerth, a estimé vendredi... Le ministre du Budget, Eric Woerth, a estimé vendredi qu'il n'était « pas envisageable » d'appliquer dès 2008 le projet d'impôt minimum sur le revenu... La rentrée, l'exploit du « mammouth » 12 millions d'élèves et 884.000 enseignants reprennent demain le chemin de l'école. Jour de gloire du fameux « mammouth », la rentrée des classes est...

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ACTUALITÉ

Budget 2008 : Bercy craint fort de ne pas pouvoir stabiliser le déficit Confronté au renchérissement des charges de la dette, au ralentissement conjoncturel et au coût du « paquet fiscal », Bercy prépare les esprits à une remontée du déficit en 2008. L'objectif de déficit public global est, lui, inchangé. Entamée en 2004, la belle décrue du déficit de l'Etat - une vingtaine de milliards d'euros en moins sur trois exercices - pourrait s'interrompre l'an prochain. Pour cette année, le ministère du Budget et des Comptes publics a bon espoir d'afficher, après exécution, un solde meilleur que celui voté en loi de Finances initiale (41,6 milliards d'euros). Car, en dépit de chiffres de croissance décevants au deuxième trimestre et de perspectives raisonnablement bonnes, sans plus, pour le second semestre, Bercy escompte toujours des surplus fiscaux importants, plutôt dans le haut de la fourchette prévue, c'est-à-dire plus proches de 5 milliards d'euros que de 2 milliards d'euros. Mais les experts du Budget ne cachent pas que la crise financière a un peu ébranlé leur optimisme. Ils en scrutent les répercussions sur les résultats financiers des entreprises, qui détermineront l'ampleur des plus-values d'impôt sur les sociétés. Le challenge demeure de rapprocher le déficit d'exécution de 2007 de celui de 2006 (39 milliards d'euros après régularisations comptables). Priorités financières

Pour 2008, les équations sont nettement plus compliquées. D'abord parce que le contexte économique n'est plus le même qu'il y a un an. La croissance mondiale faiblit, celle de la France donne des signes de fragilité et le mouvement de hausse des taux d'intérêt renchérit la charge de la dette, dont le reflux a, de surcroît, cessé. Bercy prévoit autour de 1,4 milliard d'euros de charges de remboursement supplémentaires dans le budget 2008, un niveau sans précédent

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Les Echos e-paper - FRANCE - 03/09/07 à 21h00

depuis 2002 et sept fois plus important qu'en 2007. Quant aux crédits consacrés aux pensions des fonctionnaires à la retraite, ils sont prévus en progression de 1,5 milliard d'euros. A ces dépenses « contraintes » viennent ensuite s'ajouter les priorités financières du budget 2008, en particulier celle donnée à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, dont les crédits augmenteront de 1,8 milliard d'euros, et à la Justice, seule pourvue d'effectifs supplémentaires l'an prochain. Voilà déjà consommée la marge de manoeuvre d'environ 5 milliards d'euros que donnera une inflation prévisionnelle aujourd'hui calée sur 1,6 %. Enfin, le gouvernement doit intégrer, essentiellement en moindres recettes, le coût du « paquet fiscal » voté cet été. Son incidence sur le budget 2008 est évaluée à 8 milliards d'euros par le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez. S'y ajoute, pour 1,5 milliard d'euros, l'impact persistant de mesures fiscales votées les années précédentes, comme la réforme de la taxe professionnelle. Au total, le projet de loi de Finances, qui sera présenté au Conseil des ministres du 26 septembre, part donc avec un handicap à surmonter d'une quinzaine de milliards d'euros. Pour rééquilibrer la balance, Bercy peut, en théorie, compter sur des économies et des surplus fiscaux. Or le gouvernement remplacera deux départs sur trois dans la fonction publique l'an prochain au lieu de un sur deux. Une bonne partie de ces postes sont déjà vacants, notamment à la Défense, qui verra ses effectifs baisser de 6.037. Compte tenu de la promesse de restituer la moitié des économies ainsi réalisées, la baisse du nombre de fonctionnaires ne doit pas rapporter, en net, plus d'un demi-milliard d'euros au budget 2008. Ce qui n'a pas empêché la ministre des Finances, Christine Lagarde, hier soir au Grand Rendez-Vous Europe1-TV5-« Le Parisien », de parler de « plan de rigueur » pour la fonction publique. Vases communicants

Reste à compter sur la croissance économique. A 2,25 % en rythme annuel, Bercy peut en attendre une dizaine de milliards d'euros de surcroît « spontané

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» de recettes. Ce qui laisserait encore le déficit se dégrader de 4 à 5 milliards d'euros. « Il ne faut pas avoir l'oeil rivé sur le solde de l'Etat mais sur le déficit public au sens large », commence- t-on à prévenir au ministère du Budget et des Comptes publics. Manière de dire que les mauvaises nouvelles côté Etat seront compensées par une diminution des déficits sociaux. Le gouvernement veut, en effet, ramener le déficit du régime général de la Sécurité sociale de 12 milliards d'euros en 2007 à 8 milliards en 2008. Quatre à 5 milliards d'euros de moins d'un côté, 4 à 5 milliards de plus de l'autre : un jeu de vases communicants, en quelque sorte, pour un déficit public censé retomber à 2,3 % du PIB l'an prochain. JEAN-FRANCIS PÉCRESSE Les suppressions d'effectifs prévues pour 2008 dans la fonction publique d'Etat Affaires étrangères - 118 Agriculture et Pêche - 575 Budget, Comptes publics et Fonction publique - 2.625 Culture et Communication - 106 Défense - 6.037 Ecologie - 1.200 Economie, Finances et Emploi - 200 Education nationale - 11.200 Enseignement sup. et Recherche 0 Intérieur, Outre-Mer et Collectivités locales - 2.310 Immigration, Intégration et Identité nationale + 100 Justice + 1.615 Logement et Ville + 100 Santé, Jeunesse et Sports - 107 Travail et Relations sociales - 180 Total - 22.843

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Les Echos e-paper - FRANCE - 03/09/07 à 21h00

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L'Elysée n'exclut aucune hypothèse sur la TVA sociale Alors qu'Eric Besson doit rendre son rapport au Premier ministre cette semaine, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a assuré hier que tout restait possible sur le sujet. La TVA sociale revient dans l'actualité cette semaine. Eric Besson va remettre le rapport que lui avait commandé le Premier ministre en juin, dès sa nomination au secrétariat d'Etat chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques. Ce document n'a pas vocation à prendre parti pour ou contre la TVA sociale. Il fait le tour des questions posées par un dispositif qui vise à modifier le mode de financement de la protection sociale, à partir des expériences allemande et danoise. Il sera complété par un autre rapport sur les modalités de mise en oeuvre de la TVA sociale rédigé, lui, par Bercy, sous l'autorité de Christine Lagarde, et remis également à Matignon dans les tout prochains jours. « Une tentation forte »

Pour l'heure, le gouvernement n'a pas dévoilé ses intentions. Intervenant hier soir au « Grand Jury RTL-LCI-«Le Figaro» », le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a assuré que l'exécutif travaillait encore « sur toutes les hypothèses », même si la TVA sociale est « une tentation forte » pour alléger le coût du travail et résister aux importations. « Cela dit, comme son nom l'indique, elle se traduit par une hausse de fiscalité et donc un risque d'augmentation [des prix], a-t-il souligné, avant d'évoquer sans les citer « d'autres hypothèses », voire « pas de décision » du tout. Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait parlé de l'« expérimentation » d'une hausse de TVA sur certains produits « en fonction de leur nature ou de leur origine ». Pour calmer la polémique apparue entre les deux tours des législatives, l'Elysée avait ensuite promis de ne rien trancher «

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avant la fin de l'été ». Et, devant l'université du Medef, jeudi dernier, Nicolas Sarkozy n'a fait qu'effleurer le sujet. « Je veux aller beaucoup plus loin dans l'allégement de la taxation du travail, a dit le chef de l'Etat, il faut avoir le courage de le dire : la question de l'assiette des cotisations sociales doit être posée. » G. D.

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ACTUALITÉ

Sur la "rigueur", c'est Christine Lagarde qui "dit la vérité", selon Stéphane Le Foll Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, a affirmé lundi que dans "la cacophonie" au gouvernement sur le "plan de rigueur", c'est la ministre de l'Economie Christine Lagarde qui "dit la vérité". "Dans la cacophonie entre François Fillon, Claude Guéant et Christine Lagarde, la vérité c'est Mme Lagarde qui l'a dite, il va y avoir un plan de rigueur" et le Premier ministre comme le secrétaire général de l'Elysée "essaient de masquer ce qui est en préparation", a affirmé le député européen, lors du point de presse hebdomadaire du parti. Selon lui, le gouvernement prépare ce plan "parce que les prévisions de croissance sont mauvaises", et "à Bercy, ça commence déjà à être l'alerte rouge, puisqu'on anticipe un creusement de déficits et non leur stabilisation au niveau budgétaire". "Après avoir été très dépensier au printemps, le gouvernement et le président de la République se trouvent fort dépourvus, l'automne arrivant", et "la facture c'est les Français qui la paieront", a-t-il dit en évoquant "la TVA sociale, la franchise sur la santé, la hausse des prix et le CRDS". Les propos tenus dimanche par Christine Lagarde sur "un plan de rigueur" dans la Fonction publique, ont été rectifiés par Claude Guéant, qui a parlé de "plan de revalorisation" et par François Fillon pour qui "il n'y a pas de plan de rigueur". AFP

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ACTUALITÉ

Almunia rappelle la France à l'ordre sur son objectif d'équilibre budgétaire Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia demande au gouvernement français plus de "coordination avec la zone euro", la rappelant notamment à l'ordre sur ses objectifs d'équilibre budgétaire, dans une interview publiée lundi par El Pais. Le président français Nicolas "Sarkozy demande plus de politique économique dans la zone euro et plus de coordination avec la BCE. Que veut-il dire?", demande El Pais à M. Almunia. "A cette phrase, je dis que je suis d'accord. Et je l'applique à Sarkozy lui-même et au gouvernement français", répond M. Almunia. "On ne peut pas parler de coordination et refuser de coordonner sa propre politique économique avec la zone euro", ajoute le commissaire européen. "Je lui dit cela (à M. Sarkozy), exactement, parce que s'il faut plus de coordination économique dans la zone euro, on ne peut pas décider unilatéralement de reporter l'équilibre budgétaire de 2010 à 2012, il faut en discuter avant, ici (à Bruxelles, ndlr)", souligne M. Almunia. Le gouvernement de Dominique de Villepin s'était engagé en avril, aux côtés des autres pays de la zone euro, à réduire dès 2010, la dette de la France en-dessous de 60% du produit intérieur brut (PIB) et à annuler le déficit des finances publiques. Mais le président français Nicolas Sarkozy, élu début mai, a repoussé ce double objectif à 2012, suscitant l'ire de ses partenaires européens. "La position de la zone euro est que l'équilibre budgétaire à moyen terme doit se produire en 2010, il faut donc comprendre que les décisions françaises devraient être conditionnées d'une certaine façon par ce consensus existant dans la zone euro", assure M. Almunia.

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Les Echos e-paper - FRANCE - 03/09/07 à 21h00

La France fait pression depuis plusieurs mois pour entamer les pouvoirs de la Banque centrale européenne (BCE). Tout en déclarant son attachement à son indépendance, M. Sarkozy cherche à renforcer le poids de l'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro, dans la politique de changes dans la zone euro. AFP

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Fonctionnaires : Fillon prend le contre-pied des propos de Lagarde Le Premier ministre affirme qu'il n'y a pas de "plan de rigueur" pour les fonctionnaires. La veille, sa ministre de l'Economie avait estimé le contraire. Il prône "rigueur" et "revalorisation" de la profession d'enseignant

"Il n'y a pas de plan de rigueur" pour les fonctionnaires, a affirmé lundi le Premier ministre François Fillon, prenant ainsi le contre-pied des propos tenus dimanche par la ministre de l'Economie Christine Lagarde. "Il n'y a pas de plan de rigueur, il y a un effort constant pour réduire les dépenses de l'Etat", a-t-il

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déclaré sur France-Inter, soulignant aussi la nécessité de "revaloriser le métier des enseignants et d'une façon plus générale la condition des fonctionnaires". "Il faut de la rigueur dans la gestion des deniers publics", a expliqué François Fillon, car "on ne peut pas ne pas réduire la dépense publique". "Nous le faisons en engageant progressivement un plan de réduction des effectifs, d'amélioration du fonctionnement de l'Etat", a poursuivi le chef du gouvernement. "En même temps (...) il faut que les fonctionnaires soient mieux traités dans notre pays. Il ne faut pas que le regard de l'opinion publique sur les fonctionnaires soit aussi critique que celui que nous connaissons aujourd'hui". Interrogé sur le même sujet sur RTL, le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, a estimé que la ministre de l'Economie Christine Lagarde voulait dire "bonne gestion", "derrière le mot rigueur" qu'elle a employé à propos de la Fonction publique. "Non, il n'y a pas de plan de rigueur aujourd'hui visant la Fonction publique", a assuré Eric Woerth, confirmant le démenti apporté dans la matinée par le Premier ministre François Fillon aux propos de Christine Lagarde. "Il y a d'une manière générale, sur les finances publiques, sur l'argent public, la volonté de conduire un effort constant de bonne gestion. Et la bonne gestion, c'est quoi? C'est limiter la dépense publique", selon le ministre. Eric Woerth a assuré qu'il y avait au gouvernement "une vision quantitative, mais surtout aussi une vision qualitative du rôle des fonctionnaires". Christine Lagarde avait estimé dimanche sur Europe 1 que le non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois, puis un sur deux à partir de 2009, constituait un "plan de rigueur" dans la Fonction publique. Quelques minutes plus tard sur RTL, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant avait affirmé qu'il préférait parler de "plan de revalorisation". Pas de TVA sociale sans démonstration de son efficacité

Profitant de son intervention sur les ondes, François Fillon a également évoqué d'autres sujets d'actualité. Concernant la TVA sociale, il a ainsi affirmé

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qu'il n'entendait y recourir que si "la démonstration qu'elle est réellement efficace" était faite. "La TVA sociale est une possibilité parmi d'autres, nous ne l'utiliserons que si nous avons la démonstration qu'elle est réellement efficace", a souligné le chef du gouvernement, relevant que les exemples étrangers, il "n'y en avait pas tant que ça", mis à part le Danemark ou l'Allemagne. "Nous ne nous interdisons aucune réflexion, pour nous il n'y a pas de tabou", a-t-il cependant affirmé. Pour François Fillon, "si la TVA sociale est une bonne solution pour relancer l'économie et donner aux entreprises françaises des armes pour embaucher, on l'utilisera". En revanche, si elle "se traduit par une augmentation des prix et par une baisse de pouvoir d'achat des Français, on ne l'utilisera pas", a-t-il dit. "C'est un sujet qui, s'il devait venir en discussion, ferait d'abord l'objet d'une concertation très étroite avec les partenaires sociaux", a également assuré le Premier ministre. Le mécanisme de TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale, des entreprises vers les ménages via une baisse des cotisations patronales et une hausse de la TVA. Aller plus loin que la loi d'orientation sur l'école de 2005

Sur l'école et à l'heure de la rentrée des classes, François Fillon a estimé qu'elle ne fonctionnait "pas mieux qu'hier", et a préconisé "la rigueur dans la gestion des deniers publics" et une revalorisation du métier d'enseignant. Prônant "l'optimisation nécessaire", notamment dans l'éducation nationale, il a estimé que "l'on peut faire mieux avec moins de gens". Pour que l'école "sorte de la crise, a-t-il dit, il faut qu'elle se concentre sur des objectifs plus clairs". "Il faut aller plus loin encore" que la loi 2005. Cette "loi d'orientation sur l'école" avait été préparée par François Fillon, alors ministre de l'Education. Elle définissait notamment un socle de connaissances et de compétences à maîtriser en fin de 3ème. Il faut aussi, a poursuivi le Premier ministre, que "l'on résolve des questions spécifiques qui sont liées aux quartiers et à des publics en difficulté". Il a cité la "grande innovation" de la rentrée 2007 : les études surveillées après 16h00 qui seront instaurées dans un premier temps

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Les Echos e-paper - FRANCE - 03/09/07 à 21h00

"dans les collèges prioritaires pour les étendre, l'année prochaine, dans tous les collèges". (Avec AFP)

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Jacques Attali pense que la France peut « viser » 5 % de croissance La commission Attali sur « la libération de la croissance » est au travail depuis jeudi dernier et rendra ses premières conclusions dans six semaines. L'ancien conseiller de François Mitterrand qui la préside a déclaré hier dans « Le Journal du dimanche » qu'il voulait « créer les conditions d'un choc » économique en inventant des propositions « aussi audacieuses que possible ». Pour lui, la France doit « viser 5 % de croissance » en réalisant de « grands » investissements, dans les télécommunications, la santé, l'environnement et l'éducation notamment. Ce chiffre correspond à la moyenne atteinte dans le monde depuis plusieurs années, explique Jacques Attali, « il n'y a aucune raison que la France et l'Europe soient à 2 ou 2,5 % ».

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L'indicateur Natixis table sur une croissance limitée à 1,6 % en 2007 Selon les experts de Natixis, avec une hausse de 0,4 % aux troisième et quatrième trimestres, le PIB dépasserait à peine 1,6 % en 2007.

Le gouvernement n'en démord pas. Après un deuxième trimestre décevant en France, mais aussi dans le reste de l'Europe, la croissance sera de nouveau au rendez-vous. « On a un point médian à 2,25% en 2007, on n'en bouge pas, on verra à la fin de l'année », a déclaré hier Christine Largarde, ministre de l'Economie. Un optimisme qui n'est pas confirmé par l'indicateur avancé de Natixis publié chaque mois en avant-première par « Les Echos ». « En tenant compte des résultats de l'Insee pour le premier et deuxième trimestre (+ 0,5 % et +0,3 %) et de la projection de l'indicateur, la croissance française en 2007 serait de 1,64 % », affirment en effet les experts de Natixis. Ceux-ci en effet confirment leur première estimation pour le troisième trimestre (+ 0,4 %) et font la même projection pour les trois derniers de l'année. « Après le ralentissement observé au deuxième trimestre, l'activité ne semble pas pouvoir se reprendre fortement pour la fin de l'année. » Il est vrai que, pour l'heure, hormis dans la sphère financière (taux, Bourse et change),

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on dispose d'assez peu d'indicateurs récents : les chiffres de la production industrielle portent sur juin, ceux de l'inflation concernent juillet, tout comme les enquêtes concernant le bâtiment et les services, ou bien encore le chômage. L'amélioration sur le front de l'emploi en juillet « reste presque le seul point positif dans une conjoncture difficile », résument encore les experts de Natixis. Et l'avenir ne semble pas nécessairement encourageant, du fait principalement du niveau de l'euro. La pause observée au mois d'août risque en effet d'être insuffisante pour enrayer l'aggravation du déficit commercial.

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La nouvelle réforme de la loi Galland prévue avant la fin de l'année Sur la remise à plat de la loi Galland, le calendrier s'accélère. Lors d'une visite vendredi au Centre Leclerc de Bois-d'Arcy, dans les Yvelines, Nicolas Sarkozy a précisé ce qu'il avait annoncé la veille au Medef : « Avant la fin de l'année, une réforme complète des marges arrière », ces sommes versées par les industriels aux distributeurs au titre de la coopération commerciale. « C'est une réforme que j'avais initiée lorsque j'étais ministre des Finances et qui doit être maintenant menée à terme, parce que, avec l'euro, les prix ont augmenté », a-t-il souligné. La loi Dutreil sur les PME de 2005, qui comportait une première réforme de la loi Galland, prévoyait un rapport d'étape, que le gouvernement doit fournir au Parlement avant la fin de cette année. Le 23 juillet, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a mis en route cette deuxième phase et reçu les représentants des fournisseurs, distributeurs et consommateurs. Ces derniers ont jusqu'à la fin de septembre pour transmettre bilans et propositions. La direction de la concurrence (DGCCRF) doit, pour sa part, remettre une synthèse des consultations à Bercy en novembre. Pour aboutir à une réforme avant la fin de l'année, le processus en cours va donc devoir être bousculé. Le président de la République a d'ailleurs indiqué son souhait de voir « la prochaine campagne de prix » pour 2008 se dérouler dans le cadre de cette refonte. Ce qui risque néanmoins de rester un voeu pieux, les négociations entre industriels et enseignes démarrant dès ce mois-ci, sur fond de hausse des prix des matières premières. Trois solutions

Il reste aussi à préciser les contours de la nouvelle loi. En octobre 2004, le rapport de la commission Canivet - remis à Nicolas Sarkozy, alors ministre

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de l'Economie - détaillait trois solutions dont la plus radicale était l'abolition du seuil de revente à perte. Autre modalité possible : fixer ce seuil au « triple net », c'est-à-dire au prix d'achat effectif, net de tous avantages. Le Conseil économique et social a, pour sa part, émis début 2007 un avis favorable à cette deuxième option. Et jeudi dernier, le président de la République a affiché devant le Medef son intention de « faire baisser les prix à la consommation en intégrant toutes les marges arrière dans le calcul du seuil de revente à perte », prévoyant d'étudier un dispositif particulier pour les produits agricoles. La piste du « triple net » semble donc la plus probable. Mais elle reste juridiquement compliquée à mettre en oeuvre. CL. B.

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ACTUALITÉ

Le Medef retrouve gouvernement et syndicats pour une rentrée chargée En clôturant son université d'été vendredi, l'organisation patronale présidée par Laurence Parisot a promis de « jouer le jeu » de la réforme, alors que s'ouvrent de nombreux chantiers économiques et sociaux. C'est sur une promesse de bonne volonté que le Medef a achevé vendredi son université d'été. « Soyez certains qu'on veut jouer le jeu », a assuré Laurence Parisot avant de clore la manifestation et de s'entendre souhaiter un « joyeux anniversaire » par ses troupes, puisqu'elle fêtait ce jour-là ses quarante-huit ans. Reprenant le thème des débats qui avaient eu lieu pendant trois jours sur le campus d'HEC, la patronne des patrons a voulu envoyer un message optimiste aux syndicats et aux politiques. En substance : les chefs d'entreprise sont prêts à participer aux réformes du pays, ils sont disposés à négocier et désireux d'aboutir. Il n'est pas certain qu'elle ait été entendue. Car ses signes d'ouverture apparaissent en porte-à-faux avec sa proposition choc, énoncée mercredi dernier, de relever l'âge légal de la retraite à 61 puis 62 ans. Hier encore, dans « Le Journal du dimanche », elle s'est fait renvoyer dans ses buts par Danièle Karniewicz (CGC), présidente de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse. « Je pense qu'il n'est pas crédible, voire qu'il est dangereux, d'aborder le problème de façon aussi sélective et schématique », estime cette dernière. Le patronat joue pourtant bel et bien sa crédibilité. Quatre mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, l'agenda est extrêmement chargé pour les partenaires sociaux. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, les reçoit aujourd'hui Rue de Grenelle, pour préparer l'une des trois conférences sociales de l'automne, celle sur « les conditions de travail », qui se tiendra le 4 octobre. Lundi prochain, la ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine

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Lagarde, fera de même sur « l'emploi, les revenus et le pouvoir d'achat », dans la perspective d'une conférence le 25 octobre. Et dans quinze jours est programmée une réunion préparatoire à la conférence sur « l'égalité professionnelle hommes-femmes » qui aura lieu, elle, en novembre. Par ailleurs, dès vendredi, patronat et syndicats se mettent autour de la table pour négocier, sans le gouvernement cette fois, une réforme du marché du travail avec, au menu, le contrat et les conditions de licenciement. Ils n'ont que quatre mois pour trouver un accord. Ils se verront également le 26 septembre pour relancer la négociation sur la pénibilité au travail. S'attaquer au travail de fond

La rentrée du Medef aura au moins permis de confirmer la place retrouvée de l'entreprise dans le débat public. La venue du président de la République y est pour beaucoup. « Il y a longtemps, longtemps, qu'on attendait une reconnaissance de la part du plus haut personnage de l'Etat », s'est félicitée Laurence Parisot. Pour cette dernière, c'est aussi un début de succès personnel. Elue il y a deux ans, la présidente de l'Ifop vient de prouver qu'elle avait commencé à « faire bouger les lignes », selon son expression favorite. « L'ère où le patron est pétri de certitudes est terminée, le Medef est aujourd'hui capable d'anticiper », affirmait vendredi Xavier Huillard (Vinci), en quittant Jouy-en-Josas après un débat sur le réchauffement climatique. « Nous repartons avec des idées qui nous bousculent et qui vont nous faire avancer », expliquait Christian Streiff (PSA). Participant à un atelier sur « la mondiale attitude », Frère Samuel, de la congrégation des Frères de Saint-Jean, était plus prudent : « Le risque de l'université d'été est de se faire plaisir, d'informer plutôt que de former, de mettre les patrons en effervescence sans toucher leurs entrailles. Il faut maintenant s'attaquer au travail de fond ». Tout est dit. GUILLAUME DELACROIX

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ACTUALITÉ

Cadres et patrons trentenaires veulent sortir de l'ombre Durant les trois jours de l'université d'été, l'association « 30 attitude », initiée et soutenue par le Medef, a interpellé les dirigeants afin de faire entendre la voix des trentenaires, qui s'estiment trop souvent oubliés des débats économiques et sociaux. « On ne va pas attendre d'avoir cinquante ans pour s'exprimer ! » C'est Maxime Holder, trente-sept ans, PDG du groupe Paul, qui l'affirme : estimant que leur voix « n'est pas assez entendue », les trentenaires sont décidés à sortir de l'ombre. Trois jours durant, l'association qu'il préside, « 30 attitude », a fait souffler un vent de jeunesse sur l'université d'été du Medef. Une dizaine des 40 membres de l'association - qui regroupe essentiellement des cadres et des patrons, mais aussi des avocats, des artistes et des humanitaires - ont été à la rencontre des dirigeants pour « activer le dialogue ». « Notre génération ne se sent pas vraiment écoutée alors que c'est elle qui doit bâtir aujourd'hui l'entreprise de demain », explique Mathieu Cortadellas, PDG de Beex (conseil, 20 salariés). « Il faut renforcer le dialogue avec nos aînés, notamment pour servir de tamis avec la génération suivante, qu'ils comprennent mal », poursuit Maxime de Guillenchmidt, avocat chez Latham & Watkins. L'association, qui martèle que « la compétence ne se mesure pas aux cheveux blancs », entend notamment promouvoir « les problèmatiques environnementales » et « un management plus participatif ». Prochainement, elle enverra un questionnaire à un ensemble de grands dirigeants pour recueillir leur vision de « l'entreprise idéale de demain » et organiser un colloque sur ce thème. Un site Internet est en cours de finalisation et « 30 attitude » espère mettre rapidement sur pied, dans différentes régions, des rendez-vous d'échanges entre dirigeants, élus et trentenaires locaux.

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Une nouvelle « boîte à idées »

Sur le campus, ils ont en tout cas reçu un accueil chaleureux. De grands dirigeants, comme Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, et Jean Gandois, ex-« patron des patrons », les ont ainsi vivement félicités et encouragés. Beaucoup ont pris le temps de les écouter et d'échanger les cartes de visite pour de futurs échanges ou conférences. Et dans les allées de l'université d'été, on voyait ici et là des intervenants aussi divers qu'Eric Woerth, ministre du Budget, Philippe Carli, PDG de Siemens France (lire ci-dessous), ou encore le Père Gabriel, arborer au revers de leur veste - ou de leur bure - le badge « 30 attitude » distribuée par l'association. Bien que l'association se défende d'être « l'antichambre du Medef ou un faux nez », c'est bien l'organisation patronale, par l'intermédiaire de Véronique Morali, présidente de sa commission « dialogue économique », qui est à l'origine de sa création. En lui ouvrant ainsi ses portes, et son carnet d'adresses, Laurence Parisot espère se doter d'une nouvelle boîte à idées et prolonger le rajeunissement de l'image du Medef. « On veut que ce groupe soit transgressif, qu'il fasse couler du sang neuf », explique Véronique Morali, qui, sur le ton de la boutade, avoue qu'elle « les surveille comme le lait sur le feu ». D. P.

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ACTUALITÉ / JEAN-BERNARD LÉVY - PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE DE VIVENDI - PHILIPPE CARLI - PDG DE SIEMENS FRANCE

« Nous avons besoin de salariés capables de remettre en cause des organisations et des habitudes »

Qu'apportent les trentenaires à l'entreprise ?

C'est une génération qui a voyagé, elle est très multiculturelle et ouverte aux autres. Son grand mérite est aussi d'être assez âgée pour avoir une réelle connaissance de l'entreprise et assez jeune pour s'interroger et rester curieuse, voire naïve. Nous avons besoin de salariés capables de sortir du cadre, de remettre en cause des organisations et des habitudes. Ce compromis entre

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réalisme et utopisme est une attitude dont les dirigeants doivent s'inspirer. Moi-même, je vais désormais rencontrer tous les mois un groupe de salariés âgés de 20 à 40 ans pour les écouter, « sentir » leur passion. C'est un bon exercice pour se remettre en cause et trouver de nouvelles idées. L'expérience est fondamentale pour un dirigeant, mais elle peut aussi devenir un frein à l'innovation et à la prise de risque. Les entreprises souffrent trop des personnes qui répètent en permanence qu'il ne faut rien changer, qu'on ne peut pas faire autrement... Les trentenaires ont aussi un grand rôle de lien opérationnel à jouer entre la génération qui les suit et celle qui les précède, qui ne se comprennent pas toujours bien. Les entreprises françaises hésitent souvent à donner de hautes responsabilités à des jeunes. La place laissée aux trentenaires vous semble-t-elle suffisante ?

Ce travers est en train de changer. On leur fait de plus en plus confiance, notamment en raison de l'évolution des organisations, moins pyramidales, qui amène désormais à confier plus vite des responsabilités aux jeunes. Pour autant, le modèle qui consisterait à remplacer systématiquement un manager senior qui quitte ses fonctions par un jeune serait trop déséquilibré. Tous les âges ont leur qualité. Il faut arriver à un bon équilibre sans tomber dans le jeunisme. Dans les entreprises, cette génération n'est-elle pas aussi victime de sa discrétion naturelle, d'une certaine incapacité à jouer des coudes ?

Ils n'ont pas assez confiance en eux. Je m'étonne toujours de voir que des trentenaires à qui on propose de fortes responsabilités appréhendent ces promotions, doutent de leur capacité à les assumer alors qu'ils ont les compétences nécessaires ! C'est une génération très compétente mais qui pèche parfois par humilité. On sent que c'est une génération à qui on a trop répété dans sa jeunesse que le travail est rare, très difficile, qu'il ne faut pas faire de vagues... C'est à nous, dirigeants, de la pousser à s'affirmer et de la faire éclore, car c'est

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aussi une génération qui, le moment venu, n'hésite pas à quitter l'entreprise si elle estime qu'elle ne s'y épanouit pas. PROPOS RECUEILLIS PAR DEREK PERROTTE

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ACTUALITÉ

Rentrée scolaire : les enseignants, objets de toutes les attentions Cette fois, les vacances sont bel et bien terminées. Après deux mois de répit, les 880.000 enseignants hexagonaux reprennent ce matin le chemin des salles de classe. Ils seront suivis demain par 12 millions d'élèves, exception faite des écoles parisiennes ou des établissements adeptes de la semaine de quatre jours, qui ont déjà repris les cours (ce matin à Paris). Hormis quelques réformes - essor du soutien scolaire et du sport à l'école... -, la rentrée s'annonce, du moins dans l'immédiat, plutôt calme. Certes, les syndicats d'enseignants n'ont pas mâché leurs mots face aux 11.200 suppressions de postes prévues au budget 2008 qu'ils considèrent comme « inacceptables ». Certes, ils n'ont pas donné de chèque en blanc au ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, gardant un oeil attentif sur les réformes à l'étude (programmes scolaires, redoublement...). Mais ils n'ont pas non plus inscrit de date de mobilisation dans le paysage social, sans doute pour conserver des marges de manoeuvre dans la future concertation sur le métier d'enseignant qui s'ouvrira d'ici à quelques semaines. « On va y aller sans grande illusion », souligne le SNES-FSU, principal syndicat du secondaire. Cette prudence est aussi dictée par la volonté de tâter le terrain du côté des enseignants. Rien n'indique en effet que les professeurs, si mécontents soient-ils, seront prêts à se relancer dans une grève coûteuse pour leur feuille de paie. Ils ont déjà obtenu en juin que le gouvernement revienne sur le sujet le plus polémique, le décret Robien qui diminuait leur pouvoir d'achat et organisait la bivalence. Et ils se montreront peut-être sensibles, ces jours-ci aux multiples marques d'attention que leur prodigue le gouvernement. Une lettre de Nicolas Sarkozy

Vendredi, c'était François Fillon, en visite à l'IUFM de Créteil, qui assurait aux 589 professeurs stagiaires que « le gouvernement et à travers lui le pays

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tout entier, a confiance en eux » car ils sont « l'élite de notre jeunesse étudiante ». Ce matin ce sera Xavier Darcos qui devrait profiter de sa visite dans un établissement ZEP de Roubaix pour rappeler aux professeurs qu'ils vont pouvoir « travailler plus pour gagner plus » grâce aux heures supplémentaires du plan de soutien scolaire. Demain, ce sera sans doute Nicolas Sarkozy, qui a prévu de se rendre à Blois pour la rentrée scolaire et d'adresser une lettre aux enseignants pour « témoigner de son soutien » et « livrer sa conception de l'école ». L. A.

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ACTUALITÉ / PHILIPPE MEIRIEU -

« L'état de grâce paralyse l'action des syndicats »

L'ancien directeur de l'IUFM de Lyon, chercheur et auteur de nombreux ouvrages sur l'enseignement, publie cette rentrée un nouvel opus sur la pédagogie (1). Comment jugez-vous le climat de cette rentrée ?

Il y a une sympathie massive y compris à gauche pour Nicolas Sarkozy et cette dynamique rejaillit sur la rentrée scolaire, qui s'annonce calme. L'état de grâce paralyse l'action des syndicats d'enseignants notamment sur les questions budgétaires. Il faut dire que le gouvernement ne lésine pas sur les signaux aux enseignants pour leur dire que, malgré les suppressions de postes, il est

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très attentif à leur condition : la venue de Michel Rocard dans la commission sur le métier d'enseignant a été perçue comme rassurante. Le suspense devrait durer tout le mois de septembre : qu'est-ce qui, des tentatives de mobilisation syndicales ou de l'opération séduction du gouvernement, va emporter l'adhésion des enseignants ? Est-il urgent de réformer le métier d'enseignant ?

Oui, c'est même indispensable si l'on veut continuer à rendre le métier attractif ! Nous risquons de manquer d'enseignants dans le secondaire où la profession devient un deuxième choix notamment pour les étudiants en sciences. Maintenant, tout dépendra de l'ampleur de la réforme. Les hésitations sémantiques sur la dénomination de la commission montrent que le gouvernement n'a pas tranché sur la stratégie à adopter. Il peut se cantonner à « revaloriser » le métier, en n'abordant que les carrières. C'est indispensable - notamment pour les salaires - et cela fera plaisir aux enseignants, mais ce serait répéter l'erreur de Lionel Jospin en 1989. Mieux vaudrait se montrer plus ambitieux en osant débattre de la refondation du métier et de la réussite des élèves, quitte à susciter des conflits. Il faudrait ouvrir le débat, impliquer les parents d'élèves et les syndicats non enseignants. Faut-il revoir les missions des enseignants ?

Certainement. Aujourd'hui, le suivi individuel qui est un élément clef de la réussite scolaire est mal reconnu. Certaines équipes dynamiques le pratiquent. D'autres non, d'où le succès du privé. On ne travaille pas assez en équipe et il manque un échelon entre la classe et l'établissement. Les enseignants sont isolés, leurs tâches taylorisées, ce qui crée un sentiment d'impuissance. Il faudrait pouvoir confier 100 élèves à 15 enseignants responsables d'organiser la scolarité selon les besoins. Tout ne doit plus se décréter depuis la Rue de Grenelle : pour être à niveau, certains élèves ont besoin de quatre heures de mathématiques, d'autres de deux.

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Quid du temps de travail ?

Le décompte devrait être moins rigide,mieux prendre en compte ces nouvelles missions que sont le suivi, la concertation ou les relations avec les parents. Il faudrait aussi alléger de trois heures hebdomadaires la charge de cours des jeunes enseignants, ou de ceux confrontés aux élèves difficiles. Ce serait plus efficace que les primes pour rendre le métier plus attractif. PROPOS RECUEILLIS PAR LAURENCE ALBERT (1) « Pédagogie, le devoirde résister », ESF éditeurs.

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ACTUALITÉ

A La Rochelle, le PS s'essaie à la rénovation On l'attendait morne, l'université d'été de La Rochelle a été studieuse. 35 heures, retraites, fiscalité, travail, financement de la protection sociale... le troisième échec consécutif du Parti socialiste à l'élection présidentielle a poussé les rénovateurs à s'assumer, mais les obstacles demeurent. DE NOS ENVOYÉES SPÉCIALES.

Lucidité » et « changement » : tels ont été les mots clefs de François Hollande, hier, lors de son discours de clôture de l'université d'été du PS à La Rochelle. Et, au nom de la « lucidité », les socialistes ont pu entendre, durant le week-end, plusieurs de leurs leaders s'attaquer à des « tabous » de la gauche. Ce n'est pas encore une révolution culturelle ni un aggiornamento, mais cela s'apparente à un début de mise au point. Inhabituellement consensuelle et unitaire, Ségolène Royal ne s'est pas exprimée sur le fond, mais plusieurs responsables socialistes ont repris à leur compte des positions « iconoclastes » qu'elle avait soutenues pendant la campagne. A commencer par François Hollande qui déclare dès jeudi soir : « On ne peut pas dire : on va rétablir les 35 heures. Il faut réfléchir sur la durée du travail sur toute la vie. » Le premier secrétaire du PS juge toujours que « les 35 heures ont été un instrument efficace » de 1997 à 2002 pour lutter contre « le chômage de masse ». Mais il souhaite désormais « tourner la page » : « la diminution du temps de travail, c'est terminé ». Les socialistes doivent, selon lui, rompre avec le combat séculaire de la réduction de l'horaire hebdomadaire pour envisager la durée du travail sur toute le vie : « On passe au temps choisi. » Ce qui, admet-il implicitement, ouvre la voie à la retraite à la carte. « Le poison de la démagogie »

Samedi, Bertrand Delanoë enfonce le clou sur cette même réforme des retraites, sujet hautement sensible à gauche. « Allons-nous choisir de dire : on

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ne touche à rien ? Si nous disons cela, nous condamnons toute espérance de réforme », lance le maire de Paris en fustigeant « le poison de la démagogie ». Et de prévenir à propos des régimes spéciaux : « Il faudra poser sur la table des choses qui ne feront pas plaisir. » Au passage, il s'autorise une autre audace en rendant hommage à Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC, d'ordinaire considéré dans ce genre d'enceinte comme un suppôt de la mondialisation. Quelques heures plus tard, Jean-Marc Ayrault s'attaque, lui, au financement de la protection sociale. « Si la gauche s'en tient à l'idée que l'augmentation de la CSG et des prélèvements est la réponse à tout, elle connaîtra les mêmes déboires que sur la valeur travail », prévient le président du groupe PS à l'Assemblée. Pendant ce temps, les strauss-kahniens diffusent un « manifeste pour le socialisme nouveau » qui synthétise les idées de leur leader, désormais candidat européen à la présidence du FMI. Il s'agit de repenser les mécanismes de la redistribution en tenant compte de la mondialisation et « de l'individualisation des situations et des aspirations ». La conversion la plus spectaculaire est sans doute celle d'Arnaud Montebourg. Classé à la gauche du PS il y a encore un an, il estime, lui aussi, qu'il faut en finir avec les régimes spéciaux de retraites, souhaite une révision du statut des enseignants et la liberté de recrutement pour les chefs d'établissement, car, dans l'éducation, « le système centralisé a fait faillite ». In fine, il pense que le combat social passe désormais « en second » derrière « l'affaire du changement climatique ». De son côté, Manuel Valls s'interroge sur la TVA sociale, mise à l'étude par le gouvernement : « Je ne suis pas sûr que cet impôt soit aussi injuste que cela. » Les positions de ces deux rénovateurs ne font pas l'unanimité. Mais celles prises par Bertrand Delanoë n'ont pas donné lieu à contestation alors qu'elles auraient mis le feu à toute assemblée socialiste il y a encore quelques mois. « Le moment est venu de travailler, de ne laisser aucun tabou dans un coin, mais cela risque d'être cruel pour nous », glisse même le député fabiusien Philippe Martin.

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Querelle de leadership

Pourquoi un tel changement ? Trois défaites présidentielles consécutives ont fini par ébranler les socialistes. Et, contrairement à 2002, les voix qui ont manqué en 2007 ne sont pas celles de l'extrême gauche mais celles du centre. « Il faut tenir compte des messages envoyés par nos électeurs », glisse Arnaud Montebourg. Les leaders de la gauche du parti se retrouvent ainsi sur la défensive. Laurent Fabius, absent de La Rochelle, s'interroge sur son avenir. Henri Emmanuelli a mis toute sa verve au service d'une nouvelle forme de résistance : rappeler que les socialistes s'étaient convertis à l'économie de marché depuis le tournant de la rigueur de 1983, afin de mieux tenter d'évacuer ce qu'il considère être « un faux débat » qui en cache un autre : l'abandon de la régulation et de la redistribution. La « rénovation » est-elle pour autant en marche ? Le souvenir du dernier quinquennat incite à la prudence (hier le premier secrétaire avait déjà aseptisé son discours, évitant de prononcer les mots « 35 heures »). En outre, le processus sera lent. Et les crispations peuvent rapidement revenir lorsque le PS devra se positionner sur toute une série de réformes clefs annoncées par Nicolas Sarkozy. Enfin, une querelle de leadership s'annonce entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë avec un François Hollande en embuscade. Or les positionnements personnels parasitent les débats depuis plus de vingt ans, qu'il s'agisse des fausses différenciations ou, au contraire, des excès de prudence qui conduisent aux synthèses sans arêtes. C'est le paradoxe : le PS doit éviter les batailles de personnes pour se rénover, alors que beaucoup de socialistes sont convaincus que seul un « chef » pourra accomplir une vraie rénovation. FRANÇOISE FRESSOZ ET ELSA FREYSSENET Un processus lent Afin d'amorcer la rénovation de sa doctrine et de ses pratiques, le PS a prévu :

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- trois forums afin d'approfondir des questions qui embarrassent la gauche : « les socialistes et la nation » (le 24 novembre) ; « les socialistes et le marché » (le 15 décembre) ; « les socialistes et l'individu » (le 20 janvier) ; - une commission de la rénovation composée de 20 membres dont 10 patrons de fédération, mise en place le 20 janvier 2008, devra réformer les modes de fonctionnement du parti et « actualiser » sa déclaration de principe ; - un congrès après les municipales. François Hollande, qui quittera alors son poste de premier secrétaire, souhaite un nouveau processus pour trancher les débats : aller le plus loin possible dans ce qui est commun à tous les socialistes et ne faire voter les militants que sur des questions précises qui les divisent.

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ACTUALITÉ

Royal-Delanoë-Hollande : le nouveau trio de tête Présidentielle.

Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et François Hollande ont polarisé l'attention ce week-end. Si tous trois ont des vues sur la présidentielle de 2012, aucun n'a toutes les cartes en main. Ségolène Royal conserve une aura chez les militants, mais elle a été lâchée par des grosses fédérations, comme celle du Nord qui lui reproche son peu de considération pour le parti et le travail collectif. Se voulant désormais consensuelle, elle fait donc part de sa « disponibilité studieuse » et ne parle plus, pour le moment, de prendre la tête du PS. Bertrand Delanoë y pense, mais il doit d'abord conserver la mairie de Paris aux prochaines municipales. Ce qui lui interdit de se dévoiler trop tôt. Son étiquette « parisienne » peut aussi être un frein dans le pays comme dans le parti. François Hollande quittera la tête du PS l'an prochain et devra alors se séparer de son image d'« apparatchik » sans idées. Pour s'imposer en 2012, il a tout intérêt à ce que le PS se choisisse, en 2008, un premier secrétaire de transition : c'est-à-dire ni Royal ni Delanoë.

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La Polynésie se prépare à des élections anticipées DE NOTRE CORRESPONDANT À PAPEETE.

Minée par l'instabilité depuis trois ans, la Polynésie française vient de voir tomber à nouveau un gouvernement sous le coup d'une alliance inimaginable il y a peu encore, entre l'indépendantiste Oscar Temaru et l'autonomiste Gaston Flosse, le très chiraquien sénateur UMP. Et ce en pleine visite du secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Christian Estrosi, sur le territoire. L'équipe de Gaston Tong Sang au pouvoir a été censurée vendredi par 35 des 57 représentants de l'assemblée. « Que pourrait-on attendre de positif et de durable de votre alliance contre-nature ? » a lancé à la tribune le président du pays, installé il y a huit mois à la tête de l'exécutif polynésien à la suite de l'adoption d'une motion de censure à l'encontre du gouvernement Temaru. Grands rivaux du passé, Gaston Flosse, soixante-seize ans, ancien président de la Polynésie française durant deux décennies, et Oscar Temaru, du parti Tavini proche du PS, vont désormais devoir se mettre d'accord pour l'étape suivante de leur pacte. Ce projet, révélé en juillet, comprend notamment un gouvernement d'union, un processus « à la calédonienne » avec référendum d'autodétermination, un modèle de « pays associé » à inventer... L'acte II flotte dans l'incertitude. L'élection du nouveau président du pays doit intervenir le 10 septembre, ou le 13 si le quorum des 3/5 des élus n'est pas atteint à l'assemblée lors de la première séance. Qui sera candidat ? Les discussions vont être intenses entre les deux nouveaux partenaires, avant la clôture du dépôt des candidatures jeudi midi, heure de métropole. Gaston Flosse a annoncé ne pas vouloir s'inscrire dans les rangs, mettant en avant son gendre et actuel président de l'hémicycle, Edouard Fritch. De son côté, l'entourage d'Oscar Temaru semble pousser l'indépendantiste... Suspense. Gaston Tong Sang, assurant les affaires courantes jusqu'au vote, souhaite être présent demain

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au grand conseil de son parti, le Tahoeraa, qui doit désigner le candidat à la présidence du pays. Gaston Iti, son surnom à Tahiti, arriverait-il à s'attirer une majorité des suffrages ? Rénover le statut d'autonomie

Agrémenté à l'origine d'une table ronde visant à trouver des moyens pour sortir de l'instabilité, le programme de Christian Estrosi, débarqué vendredi dernier à Tahiti pour trois jours, a été modifié dans ce contexte politique. « J'ai choisi de ne pas avoir de rencontres pour ne pas donner le sentiment que le gouvernement français ferait de l'ingérence dans les affaires internes à l'autonomie polynésienne », a noté le secrétaire d'Etat. Un projet de loi organique sur la modification du mode de scrutin et la révision du statut est en préparation. Selon Christian Estrosi, à Papeete, le dépôt d'un texte « moderne, complet et novateur » de rénovation du statut d'autonomie interviendra à la fin septembre-début octobre. « Le mandat de l'actuelle assemblée sera abrégé, et des élections organisées au plus vite. » Un retour aux urnes pourrait être programmé avant les municipales, dans les premiers mois de 2008. L'alliance Flosse-Temaru, déterminée à ravir le pouvoir afin sans doute de préparer ces échéances électorales, ne filera pas, quoi qu'il en soit, jusqu'en 2009, terme théorique du mandat. LUKAZ NOURRY

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Les présidents de région demandent plus de moyens à l'Etat Réunis à La Rochelle, les présidents de région socialistes dénoncent le désengagement de l'Etat en matière de transport, d'environnement, d'enseignement et de formation professionnelle.

DE NOTRE CORRESPONDANT À LA ROCHELLE.

Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France a donné le ton de la 4e conférence des présidents de région, très majoritairement socialistes, qui s'est tenue à La Rochelle, en prélude de l'université d'été du PS : « Nous ne voulons plus être des nains politiques et économiques par rapport aux autres régions d'Europe, les régions françaises doivent acquérir le statut de l'ensemble de leurs homologues européennes. » Autour de Ségolène Royal, puissance invitante, qui a regretté le « potentiel gaspillé par l'absence de coordination entre l'Etat et les régions », les présidents socialistes ont une fois de plus dénoncé le désengagement de l'Etat tout en mettant en valeur leurs actions. « Les régions sont devenues le lieu où se traitent difficilement les

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problèmes quotidiens des Français, poursuit Jean-Paul Huchon, en matière de transport, d'environnement, d'enseignement et de formation professionnelle. Or nous n'avons pas les moyens financiers qui correspondent à nos capacités et à nos devoirs. La TIPP ne rentre pas comme prévu, et la part qui nous est affectée est insuffisante. Nous n'avons pas la fiscalité qui correspond à nos capacités et à nos devoirs. » Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, évoque les dossiers environnementaux, sur lesquels l'ARF prépare un Livre blanc, réclamant un moratoire sur les OGM et relevant que « le budget environnement des régions augmente de 20 % par an, il aura doublé à la fin de notre mandat, alors que le budget du ministère de l'Environnement reste dérisoire et ne progresse pas ». « Les régions sont sollicitées au-delà de leurs compétences », estime François Patriat, président de la région Bourgogne, qui souligne le « rôle essentiel des régions » dans l'accompagnement des entreprises innovantes et le soutien des pôles de compétitivité. « Les régions ont doublé leurs aides pour la recherche, levier du développement, que l'Etat en fasse autant », ajoute Ségolène Royal. « Rupture institutionnelle »

Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire, attaque sur la carte scolaire. « Les premiers éléments dont nous disposons montrent que certains lycées, notamment en centre-ville, sont sur-demandés. Leurs effectifs vont gonfler et leurs classes de seconde seront surchargées alors que d'autres établissements sont délaissés. Nous ne financerons pas des préfabriqués dans les lycées qui, à la suite des dérogations, seront surchargés et nous ne fermerons pas de classes dans les autres établissements. Cette politique ne va dans le sens ni de l'aménagement du territoire, ni de la mixité sociale. » Quant à la réforme de l'Université, l'élu socialiste, tout en la jugeant nécessaire, s'interroge sur sa portée quand « 50 % des crédits d'Etat prévus dans les contrats de projet pour les universités ne sont pas débloqués ».

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« Le président de la République dit vouloir relancer la croissance, prendre en compte le problème du pouvoir d'achat et avancer une politique de l'offre, de l'investissement, de la productivité », conclut le président de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset. « Il doit s'appuyer sur les régions. Le pays n'avancera qu'à ce prix, et les Français le souhaitent. La croissance ne s'obtiendra pas sans rupture institutionnelle, laquelle ne peut passer que par une nouvelle étape de la décentralisation. » JEAN ROCQUECAVE

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La réorganisation du fret ferroviaire vertement critiquée La mise en place en décembre prochain par la SNCF d'un nouveau plan de transport de ses wagons isolés de fret suscite de vives réactions d'élus et d'associations. Comme l'avaient fait les syndicats il y a quelques jours, la fédération France Nature Environnement (FNE) a dénoncé jeudi la fermeture par la SNCF « dès fin novembre » de « 262 gares au trafic de marchandises (wagons isolés), dont des gares aussi importantes que Le Mans, Poitiers, Saint-Pierre-des-Corps, Limoges... pas moins de 19 villes-préfectures ». La fédération juge cette décision inopportune : le report du fret ferroviaire sur le transport routier, gros émetteur de gaz à effet de serre, tombe au moment où le « Grenelle de l'environnement » doit permettre de renforcer la lutte contre le réchauffement climatique. Une décision que dénonce aussi Jean-Michel Bodin, vice-président (PCF) de la région Centre en charge des transports, en demandant un moratoire. Mandaté par l'Association des régions de France (ARF) pour siéger au « Grenelle de l'environnement », il juge que « cette mesure (...) affaiblit » le chemin de fer. Pour la SNCF, il ne s'agit pas de fermetures de gares au fret mais d'une réorganisation de l'acheminement des wagons isolés qui « représentent moins de 5 % de l'activité globale de Fret SNCF ». Les clients concernés seront toujours servis, mais leurs trafics seront reportés « sur des équipements plus concentrés, mieux desservis et moins coûteux ». Les installations du client seront desservies « par la technique rail-route, par conteneurs ou encore par la mise en place d'opérateurs ferroviaires de proximité », ajoute-t-on à la SNCF. Ce n'est pas la première fois que l'entreprise publique veut réduire son activité wagons isolés, dévoreuse de temps de manoeuvres et d'utilisation de locomotives. Elle a souvent dû revenir partiellement sur ses plans sous la

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pression de ses clients, notamment chimistes, mais rarement sous celle d'élus. Cependant, cette fois, la question risque de devenir un enjeu électoral au moment des régionales. Spécialiste transports à France Nature Environnement, Michel Dubromel remarque que l'ouverture du trafic fret à la concurrence n'a pas empêché le rail de perdre des parts de marché et qu'elle a contraint la SNCF « à limiter sa péréquation interne » et donc à accélérer son repli. « Seul le développement rapide des opérateurs privés de proximité (...) pourrait contribuer à limiter ce déclin avant d'amorcer une reconquête des nombreuses lignes également fermées au trafic fret », conclut-il. DOMINIQUE MALÉCOT

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Handicap : les maires sommés d'accélérer l'application de la loi Face aux retards pris par les communes pour mettre en place des commissions sur l'accessibilité aux personnes handicapées, le gouvernement reprend la main sur le dossier. Le gouvernement veut donner un coup d'accélérateur à l'application de la loi Handicap de 2005. Prenant acte des retards accumulés dans la mise en place des commissions communales pour l'accessibilité aux personnes handicapées, Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Solidarité, vient d'annoncer que toutes les communes de plus de 5.000 habitants devront en être dotées d'ici à la fin de l'année. « Diagnostic d'accessibilité »

Composées de représentants des communes, d'associations d'usagers et de personnes handicapées, ces commissions, qui peuvent aussi être intercommunales, devaient établir un « diagnostic d'accessibilité » pour que les maires et les autorités compétentes puissent adopter un plan d'action avant février 2008 pour les transports et décembre 2009 pour la voirie et les espaces publics. Le délai pour parvenir à l'accessibilité généralisée aux handicapés étant fixé à 2015. Début août, le ministre avait déjà annoncé une accélération du calendrier, notamment pour les obligations des établissements recevant du public (ERP). Pour l'heure, très peu de communes disposent d'une commission pour l'accessibilité (à ne pas confondre avec les « commissions d'accessibilité » chargées dans certaines villes de se prononcer sur l'octroi des permis de construire). « On fait le constat d'une extrême lenteur, regrette Nicolas Mérille, de l'Association des paralysés de France. Les élus locaux voient souvent l'accessibilité comme une revendication d'une population particulière alors

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que c'est une question d'aménagement durable. » Pour justifier leur inertie, les communes mettent en avant le coût des travaux à prévoir, la complexité des procédures ou encore l'absence de certains décrets d'application (le ministère a promis de les publier avant la fin de l'année). Gérard Chabert, conseiller municipal délégué aux personnes handicapées à Rouen, estime que « ce sont plusieurs centaines de millions d'euros qu'il faut mettre sur la table ». De leur côté, les élus des communes de montagne ou de celles qui ont des quartiers historiques importants font valoir qu'ils ne pourront jamais atteindre une accessibilité totale. « Ce n'est pas demain qu'on rendra le mont Blanc accessible », explique l'un d'eux. Enfin, l'approche des élections municipales risque fort, selon les associations, de ralentir davantage le mouvement. Cela dit, à Clichy (Hauts-de-Seine), une ville qui travaille sur le handicap « depuis une vingtaine d'années », on assure que c'est d'abord « une question de volonté politique ». Ici, la commission pour l'accessibilité a été installée en novembre 2006 et un diagnostic devrait être présenté avant la fin de l'année. « Il existe d'autres bons élèves, comme Roubaix ou Grenoble, nuance également Patrick Gohet, auteur d'un rapport sur l'application de la loi. Mais la question est souvent abordée de manière exceptionnelle, après coup, alors que cela doit être un paramètre de l'excellence, comme la sécurité ou le respect de l'environnement. » J. M.

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Clearstream : Dominique de Villepin dénonce un « tour de passe-passe » A dix jours d'une nouvelle audition dans l'affaire Clearstream, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui tente un retour sur la scène politique à la faveur de la parution de son livre sur Napoléon, a jeté hier un pavé dans la mare, en s'interrogeant sur le « mystère » du dossier Clearstream, le « tour de passe-passe » qui l'a transformé en affaire « exclusivement » politique. Dans une interview au « Parisien-Aujourd'hui en France », l'ancien chef du gouvernement, mis en examen sous contrôle judiciaire le 27 juillet, indique ne pas croire « à la théorie du complot ». « Mais je connais les logiques personnelles, politiques et médiatiques, ainsi que, hélas, la lâcheté du système », relève-t-il. « La chasse en meute est tellement naturelle que bien peu osent se dresser et crier à l'injustice. » « Ce que je veux comprendre, ajoute Dominique de Villepin, c'est comment une affaire industrielle et internationale s'est peu à peu exclusivement transformée en affaire politique, niant le tort qui a été fait à de nombreuses parties civiles qui ne peuvent être considérées comme marginales. » Mis en examen pour « complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux », il est soupçonné d'avoir participé à une manipulation politique visant à nuire à Nicolas Sarkozy, alors son rival à droite dans la course à l'Elysée.

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Municipales : François Hollande pose ses conditions à des alliances avec le Modem A sept mois des municipales, François Hollande a posé hier à La Rochelle ses conditions à d'éventuelles alliances avec le Modem : que la formation de François Bayrou accepte le projet du PS, le rassemblement à gauche, et qu'il s'oppose au gouvernement. Dans cette hypothèse, il sera le « bienvenu, mais sur ces bases-là et sur aucune autre », a prévenu le premier secrétaire, qui s'était cependant montré dubitatif sur cette hypothèse : François Bayrou « ne fera jamais d'alliance avec le PS tant qu'il espère être candidat en 2012 ou être au-dessus du PS ». Le 22 août, François Rebsamen, le numéro deux du PS s'était déjà dit « favorable » à des « alliances électorales locales », sur la « base de propositions communes » et assorties d'un désistement au second tour pour celui qui arrive en tête ». Quant au père du concept de « gauche plurielle », Jean-François Cambadelis, il s'est dit ouvert à un compromis pratique. « J'imagine mal que nous allions à l'élection municipale avec comme mot d'ordre la «fermeture» alors que la droite claironne l'ouverture », a -t-il estimé. Mais il a mis en garde contre « des accords à la carte », souhaitant un débat public et national avec le Modem. Reste que, si ce débat n'avait pas lieu, on voit mal comment la rue de Solférino pourrait empêcher le maire de Paris ou celui de Lyon d'engager des négociations avec le Modem.

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Un nouveau chef de cabinet pour Rachida Dati Le directeur du projet de réacteur expérimental de fusion thermonucléaire Iter, Yannick Imbert, a été nommé chef de cabinet de la ministre de la Justice Rachida Dati, en remplacement de Michel Marquer, parti la semaine dernière. La chancellerie avait affirmé que Michel Marquer quittait ses fonctions « dans le cadre de la réorganisation générale du cabinet », consécutive à la démission, le 6 juillet, du directeur de cabinet Michel Dobkine. Mais ce départ, qui était le cinquième depuis la nomination de Rachida Dati, avait fait couler beaucoup d'encre en fin de semaine dernière.

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Bruno Mégret appelle au rassemblement « progressif » de la droite nationale Le président du Mouvement national républicain, Bruno Mégret, a appelé samedi à un rassemblement de la droite nationale, Front national, MNR et MPF (villiéristes), à l'occasion de l'université d'été de son parti à Nuces (Aveyron). « Il faut un rassemblement qui soit progressif et souple, il ne s'agit pas de faire une fusion d'appareil », a déclaré Bruno Mégret, qui souhaite une « structure fédératrice souple ». Le FN comme le MNR sont sortis très affaiblis des législatives, le premier ne recueillant que 4,29 % des suffrages au premier tour et le second à peine 0,4 %.

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UMP : un tract pour comparer promesses et réalisations L'UMP diffusera à 10 millions d'exemplaires un tract comparant les engagements de campagne de Nicolas Sarkozy et ceux déjà réalisés, a annoncé hier Patrick Devedjian, secrétaire général délégué du parti présidentiel. « On n'a jamais vu un gouvernement mettre en oeuvre si rapidement une grande part des engagements de la campagne électorale », a ajouté le député des Hauts-de-Seine sur Radio J.

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L'ouverture, la peine capitale et les circonstances atténuantes C'est une histoire que François Hollande se plaît à raconter, rieur. Au lendemain des élections législatives, il a reçu un coup de téléphone de Jean-Marie Bockel. Après Eric Besson, Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet, le sénateur-maire socialiste de Mulhouse lui annonce son entrée au gouvernement. « Tu fais bien de me prévenir... », commence le premier secrétaire du PS, pas surpris outre mesure. Puis, analyste assassin des comportements humains, il explique à « Jean-Marie » qu'il classe désormais les socialistes ralliés à Nicolas Sarkozy en « trois catégories ». « Ceux qui ont commencé la campagne présidentielle avec Ségolène Royal et l'ont fini avec Nicolas Sarkozy » : il n'y en a qu'un, Eric Besson, et c'est « inacceptable, déshonorant pour la politique », bref c'est « la peine capitale ». Il y a aussi « ceux qui ont commencé la campagne avec Ségolène Royal et qui, au lendemain de la défaite » présidentielle, juste avant les législatives, ont rejoint le président : ce n'est « pas correct » mais ils ont, tel Bernard Kouchner, des « circonstances atténuantes » car ils sont « vieux, pressés... ». « Et puis », assène Hollande, « il y a toi, Jean-Marie » qui entre au gouvernement « après les législatives : et là, c'est la relaxe car on n'en n'a rien à f... ». François Hollande a pour habitude d'évacuer les questions sensibles par l'ironie. Et « l'ouverture » a été le grand non-dit de l'université d'été du PS à La Rochelle. Pas d'atelier de travail sur ce thème : c'est compréhensible, les socialistes ne veulent pas nourrir un débat public profitable à Nicolas Sarkozy. Mais pas non plus de réflexion approfondie sur les changements qu'elle peut provoquer dans le paysage politique. Officiellement, le PS n'y voit que la traîtrise de quelques ambitieux. « Le phénomène a toujours existé », relativise Pierre Mauroy, qui convoque l'histoire : « Avant 1914, on les appelait les

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opportunistes. C'est une impasse. Les ralliés l'apprendront à leurs dépens. » François Hollande positive, avec une dose de cynisme : « Est-ce que cela ne nous fait pas un peu de bien ? Une clarification a eu lieu. » Et le terrain s'est dégagé ? Comme au-delà de ceux entrés au gouvernement, plusieurs socialistes de renom (Jacques Attali, Hubert Védrine, Jack Lang et Michel Rocard) ont accepté des missions, Ségolène Royal estime quand même qu'« il faudrait s'interroger sur les raisons ». Son explication est toute trouvée : au PS, « les façons anciennes de fonctionner ont gaspillé beaucoup de talents et d'énergies ». C'est une critique à peine voilée du bilan Hollande à la tête du parti. Une critique partagée par bon nombre de socialistes... qui ajoutent que Ségolène Royal a fait la même erreur pendant sa campagne. Michel Rocard aurait pu en témoigner. Mais, ayant subi samedi à La Rochelle les huées de quelques militants, il a omis ce rappel. ELSA FREYSSENET

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IMPÔTS. Le ministre du Budget, Eric Woerth, a estimé vendredi... Le ministre du Budget, Eric Woerth, a estimé vendredi qu'il n'était « pas envisageable » d'appliquer dès 2008 le projet d'impôt minimum sur le revenu actuellement à l'étude à Bercy, sur lequel un rapport sera remis au Parlement le 15 octobre.

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La rentrée, l'exploit du « mammouth » 12 millions d'élèves et 884.000 enseignants reprennent demain le chemin de l'école. Jour de gloire du fameux « mammouth », la rentrée des classes est un véritable exploit administratif, dont la préparation s'étale sur dix mois et dont la réussite conditionne toute l'année scolaire. En reportage au collège-lycée Paul-Bert, dans le 14e arrondissement de Paris, « Les Echos » plongent dans les coulisses de ce rituel très français.

ANNE BAUER

Branle-bas de combat dans les familles : les enfants sont aujourd'hui priés de se coucher tôt. Le grand jour est arrivé. Demain, c'est la rentrée. Avec son lot de rengaines : complaintes sur la hausse du prix des fournitures scolaires, dénonciation des suppressions de postes, publication de rapports alarmistes sur la baisse du niveau. Entre les pleurs du petit qui entre en maternelle et le pas chaloupé et traînant de l'adolescent déjà fatigué, « LA » rentrée est un rituel bien français. Une véritable prouesse de la République. Le jour de gloire du « mammouth », qui démontre son incroyable efficacité administrative, en accueillant d'un coup d'un seul plus de 12 millions d'élèves et leurs 884.000 enseignants. Bien entendu, il y a toujours des couacs : classes sans

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professeur, élèves égarés, surveillants manquants. Mais, globalement, quelque 67.580 établissements reprennent les cours sans histoire. Et la France, seul pays d'Europe à régir de façon centralisée les dates de vacances, peut se féliciter du traitement parfaitement égalitaire dont bénéficient tous les élèves de la nation... En vérité, cet exploit administratif réclame beaucoup d'attentions. « Une rentrée se prépare dès novembre », explique Monique Khayat, proviseur du lycée Paul-Bert, dans le 14e arrondissement de Paris. Cité scolaire qui compte un lycée et un collège, Paul-Bert a ouvert ses portes aux « Echos » pour expliquer ce long processus. Situé dans une petite rue calme à deux pas du boulevard Montparnasse, l'établissement est un exemple typique de l'architecture des écoles de la IIIe République : pierre et brique rouge, hautes fenêtres à petits carreaux, mélange d'austérité et de solidité. Un havre d'apprentissage dans l'un des quartiers les plus chics de la capitale ? Pas exactement. Le lycée arrivait en queue de peloton dans le classement national établi par « L'Express » en mars 2007 et se voyait attribué un médiocre C dans celui publié en janvier de la même année par « Le Nouvel Observateur ». Etrange anomalie au sein de ce triangle Montparnasse-Saint-Germain-le Panthéon où règne une compétition sans merci entre les meilleurs établissements publics et privés parisiens : Henri-IV, Louis-le-Grand, Montaigne, Lavoisier, Stanislas ou l'Ecole alsacienne ! De fait, dans tout autre quartier, Paul-Bert, cent dix ans d'âge, bénéficierait d'une aura de respectabilité des plus classiques. Mais, face à cette concurrence, il est devenu le vilain petit canard ! Sectorisation et dotation horaire

« Rarement réclamé en premier choix pour l'entrée en seconde, le lycée Paul-Bert récupère les recalés des autres établissements », explique Catherine Régnier, représentante (FCPE) des parents d'élèves. Le proviseur, une petite femme brune, énergique et combative, renchérit : « C'est facile d'être le meilleur quand on prend les meilleurs élèves. Nous, notre défi est de faire progresser tout le monde, y compris les redoublants d'Henri-IV ou d'ailleurs. » Pari tenu

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: pour la première fois en juin, le lycée a affiché des résultats au baccalauréat identiques à la moyenne nationale. D'ailleurs, à Paul-Bert, on est loin des soucis des zones d'éducation prioritaire : les élèves sont plutôt gentils, cultivés, des enfants de bourgeois, trop choyés, qui n'ont pas le sens de l'effort. En théorie, la rentrée est uniforme et l'école la même pour tous, mais « en pratique, chaque établissement est ancré dans une réalité locale particulière, constate Monique Khayat. Mon rôle est d'en tenir compte, de poser un diagnostic et, à partir de là, de développer un projet d'établissement qui réponde aux besoins des élèves. Chez nous, il s'agit ainsi de remettre en marche des habitudes de travail, avec des études dirigées et des examens blancs le samedi matin, tout en multipliant les options artistiques, pour accrocher des élèves qui bénéficient d'une offre culturelle variée. » Telle est la marge d'autonomie d'un chef d'établissement : analyser les forces et les faiblesses de ses élèves, réfléchir à des solutions adaptées, tenter de les mettre en place, en accord avec le rectorat. Ce combat passe par la préparation de la rentrée, laquelle détermine les moyens dont on disposera. Pour les collèges, la bataille démarre en novembre, quand ils négocient avec l'administration départementale le périmètre de leur sectorisation : cette fameuse carte scolaire, désormais accusée de tous les maux et dont le gouvernement a annoncé la suppression pour 2009. Jusqu'à présent, elle était élaborée à partir de critères démographique, géographique et sociologique avec des préoccupations de « mixité sociale ». Le chef d'établissement discutait avec les autorités départementales du bien-fondé ou non d'inclure telle résidence, telle HLM, telle rue dans son périmètre, le tout sans déstabiliser les collèges voisins. Des négociations qui peuvent être vitales. Ainsi, Paul-Bert, en dépit de sa position centrale, n'arrivait plus à « recruter » ! « Comme les logements sont devenus inaccessibles, les familles désertent », explique Christel Boury, principale du collège. Finalement, après des ajustements de la carte, le collège remplit encore

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ses classes à 60 % avec des enfants du quartier et ouvre même cette année une sixième supplémentaire. En décembre vient le temps de la bagarre la plus importante : celle menée par tous les chefs d'établissement auprès de leur académie pour décrocher la meilleure dotation horaire globale (DHG) possible, traduire l'enveloppe d'heures d'enseignement. « La DHG, c'est notre paie, celle qui fait qu'on vivra bien ou mal pendant l'année scolaire », souligne la principale. Calculée, au collège, en fonction du nombre d'élèves inscrits et, au lycée, du nombre de classes, elle répond au programme scolaire de base. Mais tout le jeu est d'obtenir davantage, pour pouvoir organiser des cours de soutien, des classes à projets, multiplier les options, les langues vivantes... Bref, pour différencier son établissement. La négociation est dure : tandis que le personnel de direction défend le maximum de projets pour ses élèves, l'académie serre les cordons de la bourse. « D'un côté, vous avez des gens qui raisonnent en fonction de besoins humains et, en face, des gens qui travaillent avec des chiffres. A Paul-Bert, l'administration estime que nous n'avons besoin de rien puisque nous sommes dans un quartier favorisé, et trouve tout à fait normal que les autres lycées nous envoient leurs moins bons élèves sans nous donner le moindre kopeck supplémentaire pour les accueillir », râle Catherine Régnier, la représentante des parents d'élèves. Ainsi, au collège, la DHG qui a permis l'an dernier d'avoir des heures supplémentaires équivalant à deux temps pleins, et donc de multiplier ateliers et projets, ne sera plus cette année que de 8 heures par semaine. Des enseignants aux statuts différents

En février, l'établissement connaît sa DHG. Reste à répartir ce budget entre les enseignants : des agrégés qui donnent 15 heures de cours par semaine, des certifiés qui doivent 18 heures, des stagiaires qui font 8 heures. D'où un jeu compliqué dans lequel la direction doit jongler avec des « BMP » (blocs de moyens provisoires) et des « TZR » (titulaires de zone de remplacement) pour

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boucher les trous ! Petit problème : comment faire lorsque vous disposez de seulement deux professeurs agrégés de français (30 heures de cours) et que vous avez besoin de 40 heures de cours de lettres. Réponse : trouver un « TZR » pour votre « BMP » de 10 heures ! « L'an dernier, le collège comptait 9 TZR sur 35 enseignants, ce qui n'est pas simple à gérer, car les TZR, obligés de partager leur temps entre plusieurs écoles, sont souvent moins disponibles pour s'impliquer dans la vie de l'établissement qu'un professeur à temps complet », explique Christel Boury. De mars à juin, les chefs d'établissement oublient un moment les problèmes de rentrée. Ce qui n'est pas le cas dans les rectorats, où on gère alors les demandes de mutation. Rude tâche : chaque année, un enseignant sur huit demande à changer de poste ! Un tiers d'entre eux veut rejoindre une autre académie, souvent pour des motifs familiaux, tandis que les deux tiers souhaitent aller dans une école de meilleur niveau à l'intérieur de leur académie. Ce n'est qu'en juin, après la valse des conseils de classe, qui permettent de connaître les redoublements et les orientations choisies, que collèges et lycées peuvent affiner leurs prévisions d'effectifs et s'interroger sur les contours de leur future rentrée. Avec bien des questions à résoudre, notamment en termes d'options : l'italien ne va-t-il pas être déserté pour le chinois ? Comment ménager le professeur d'allemand, qui, après des années au service de la langue de Goethe, n'arrive plus à faire le plein et dont il faut diminuer les heures de cours, quitte à l'expédier au royaume honni des TZR ? Faut-il renforcer l'option théâtre pour sauver l'attractivité d'une première littéraire face aux sections scientifiques ? Fin juin, début juillet, le drame se noue. C'est le temps des commissions d'affectation des élèves. Le chef d'établissement se rend au rectorat retirer les dossiers d'inscription. Alors, l'hypocrisie tombe : la fameuse école égale pour tous montre ses limites. Les établissements les plus cotés procèdent par élimination, les moins demandés vont à la pêche. « Un enfant trouve

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toujours une place, mais certaines écoles affichent complet en juin, et d'autres uniquement fin août, en tenant compte des déménagements de l'été et des dernières affectations », explique Monique Khayat. Le casse-tête des emplois du temps

Avec l'annonce par le gouvernement, début juin, d'un assouplissement de la carte scolaire, bien des directeurs ont craint le pire. Néanmoins, à la surprise générale, il n'y a pas eu de bouleversement. Le collège Paul-Bert a ainsi enregistré trois fois plus de demandes de départ et d'arrivée que d'habitude, mais, in fine, seulement une demi-douzaine de dérogations supplémentaires. Même constat au lycée : « En dehors de quelques boursiers et de quelques cas de regroupement de fratrie, il n'y a pas eu de surchauffe », souligne Mme Khayat, avant de rappeler que les élèves changent rarement d'établissement en cours de parcours. Au final, l'académie de Paris a accordé cette année 1.325 dérogations pour 2.739 demandes, contre 1.122 pour 2.389 en 2006. Globalement, 9,5 % des collégiens de la capitale fréquentent un établissement hors de leur secteur. Mais, si on ajoute ceux qui préfèrent le privé, plus de 40 % contournent la sectorisation. Tout en reconnaissant que l'enseignement public enregistre une désaffection de plus en plus forte au niveau du collège, l'académie ne constate aucune tendance nouvelle. Les réputations ont la peau dure : les établissements les plus demandés sont toujours les mêmes. Quoi qu'il en soit, la clef d'une rentrée réussie se joue en juillet-août, quand les proviseurs accomplissent leur dernier devoir : la préparation des emplois du temps. Un casse-tête et un calvaire. « Une bonne rentrée, c'est un emploi du temps réussi, c'est-à-dire qui tient compte de l'intérêt des élèves et des désirs des professeurs, lesquels sont souvent contradictoires », explique Monique Khayat. Tandis que les enfants doivent avoir une semaine équilibrée avec le moins de temps morts possible, les enseignants ont chacun leur desiderata. « L'un exclut de travailler le mercredi, l'autre n'est en forme que le matin, le troisième entend

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préserver son jeudi pour ses cours de chant et, globalement, personne ne veut travailler le samedi matin, un vrai cauchemar », note cette principale d'un grand collège de banlieue, qui avoue faire des emplois du temps « aux petits oignons » pour ses meilleurs professeurs et sans ménagement pour les moins motivés. Premiers signes de craquement

Néanmoins, pas question de fâcher tout le monde : trop de professeurs mécontents, et le collège ou le lycée devient ingérable. « Une rentrée réussie, c'est une fin d'année réussie », insiste Monique Khayat. Aujourd'hui, les professeurs vont prendre connaissance de leurs agendas. Pourquoi les distribuer si tard ? Pour éviter les récriminations, car, raconte Christian Muzik (*), « les uns seront déprimés pour dix mois tandis que d'autres préféreront avoir le triomphe modeste afin de ne pas attiser les jalousies (...). Quelques minutes après la distribution des emplois du temps, on voit les insatisfaits se rapprocher telle une meute de loups autour du responsable de leur malédiction... ». Des proviseurs qui n'ont aucun pouvoir sur les professeurs, ni de nomination, ni de sanction, ni d'avancement ! Face à des mécontents, ils ne peuvent que se retrancher derrière la circulaire ministérielle de rentrée scolaire, long laïus verbeux et illisible sur les priorités pédagogiques de l'année, pieusement publiée tous les ans par le ministère. Au total, toutes les rentrées sont le fruit d'un long processus administratif. Une lourde mécanique pour afficher haut et fort le principe de l'égalité. Mais les premiers signes de craquement sont là. En déclarant vouloir mettre un terme à la carte scolaire en 2009, le gouvernement avoue enfin tout haut ce que chacun pense tout bas. Tous les enfants rentrent à l'école demain, mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. (*) « Bienvenue en salle des profs ! » par Christian Muzyk, éd. Albin Michel, 2006.

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ACTUALITÉ Une baisse des taux de la Fed paraît de plus en plus probable Vendredi à Jackson Hole, Ben Bernanke, patron de la Réserve fédérale américaine, a assuré les banquiers centraux du monde entier qu'il était prêt à... Les économistes noircissent le bilan de l'ère Greenspan Alan Greenpan, qui a quitté la Fed il y a dix-neuf mois, après dix-huit ans de présidence, est désigné aujourd'hui par certains comme le premier... Le rachat de Bayern-Chemie/Protac par MBDA est effectif Le rachat de la société allemande Bayern-Chemie/Protac par le missilier européen MBDA est entré en vigueur le 31 août 2007 après l'accord des... "Subprime" : pas de grande surprise sur la croissance 2007 en Europe, selon Alumnia Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, a estimé lundi à Madrid que la crise financière des crédits à... Les grands événements du mois d'août 2007 Pour aider les lecteurs qui rentrent de vacances, « Les Echos » reprennent le fil d'une actualité aoûtienne marquée par la rentrée politique du chef... La crise du « subprime » 1erBourse.La liste des fonds touchés par la crise du « subprime » s'allonge

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Bush propose d'aider certaines victimes de la crise du « subprime » Le président des Etats-Unis a clairement fait comprendre que le gouvernement n'aiderait pas les quelque 2 à 3 millions de ménages dont les biens... Assurée désormais d'avoir un nouveau traité, l'Europe est prête à rebondir Remise en selle par l'accord sur un nouveau traité, l'Europe rebondit cet automne, comme en témoigne un agenda chargé : avancées du dossier turc,... Climat : la conférence de Vienne fixe une ébauche d'accord La conférence organisée la semaine dernière par les Nations unies sur le changement climatique est parvenue à fixer une fourchette d'objectifs... Les Pays-Bas se mobilisent pour faire face à la montée des eaux Les Néerlandais ont décidé de geler leur politique centenaire de construction de polders et travaillent à rehausser les digues pour protéger leur... Les Américains meilleurs travailleurs selon le BIT... La France pas si mal placée Les Etats-Unis se maintiennent en tête du hit-parade de la productivité mondiale, creusant l'écart avec les autres pays développés, alors que l'Asie... Zone euro : chômage et inflation sont restés stables en août L'inflation et le chômage sont restés stables en août. La première s'est établie, pour le deuxième mois consécutif, à 1,8 %, selon une première...

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Nouvelle crise politique au Japon : départ d'un ministre mêlé à un scandale Le nouveau ministre de l'Agriculture nippon, mêlé à un scandale financier, a décidé de démissionner aujourd'hui, moins d'une semaine après le... Prochaines élections en Grèce : Costas Caramanlis veut réformer l'Etat La plupart des incendies de forêt étant en passe d'être circonscrits en Grèce, le Premier ministre a affirmé hier sa détermination à réformer... ANALYSES Santé : plutôt rouge que mort ? La hausse inexorable des dépenses de santé dans le monde pourrait bien être un enjeu majeur pour le capitalisme... L'Union méditerranéenne par le codéveloppement durable De la monarchie de Juillet à la IIIe République, les saint-simoniens ont joué un rôle majeur dans l'industrialisation et l'aménagement de notre pays,... EN BREF Liban : l'armée s'empare du camp de Nahr al-Bared L'armée libanaise a pris hier le contrôle du camp palestinien de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban, après plus de trois mois de combats avec les... La Corée du Nord accepterait un démantèlement nucléaire total dès cette année La Corée du Nord a accepté de faire une déclaration complète de tous ses programmes nucléaires et de les démanteler d'ici à la fin de l'année, a...

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L'Iran affirme avoir franchi une nouvelle étape nucléaire Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé hier avoir progressé dans son programme nucléaire et franchi le cap de 3.000 centrifugeuses... Russie : Vladimir Poutine fixe les législatives au 2 décembre Vladimir Poutine a fixé hier, par décret, au 2 décembre la date des prochaines législatives, donnant le coup d'envoi d'un marathon électoral qui doit... José-Luis Zapatero : l'ETA « n'obtiendra rien » Le gouvernement sera « ferme » et l'ETA « n'obtiendra rien », a affirmé le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, dans une interview... Proche-Orient : loi électorale pour contrer le Hamas Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé hier, la publication d'une nouvelle loi électorale susceptible d'écarter d'un prochain scrutin les...

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Une baisse des taux de la Fed paraît de plus en plus probable Vendredi à Jackson Hole, Ben Bernanke, patron de la Réserve fédérale américaine, a assuré les banquiers centraux du monde entier qu'il était prêt à agir pour minimiser l'impact des turbulences financières actuelles sur l'économie réelle. DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK.

Après que Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine, a assuré, vendredi, que la banque centrale américaine saurait prendre en compte l'impact des turbulences financières actuelles sur l'économie réelle, les économistes sont de plus en plus persuadés que la Fed va baisser ses taux le 18 septembre prochain lors de la réunion de son comité de politique monétaire (FOMC). « La Fed devrait baisser les taux, il n'y a pas l'ombre d'un doute, estime ainsi Kenneth Rogoff, professeur à Harvard et ancien directeur de la recherche au Fonds monétaire international. Il devient de plus en plus probable qu'elle le fera. » Un avis partagé par Alan Blinder, professeur à Princeton et ancien vice-président de la Réserve fédérale de 1994 à 1996 : « Le FOMC devrait, et je pense qu'il va [baisser les taux] », a-t-il expliqué à Bloomberg. Economiste à l'American Enterprise Institute, un think-tank de droite, Desmond Lachman va plus loin : « Le taux directeur, actuellement de 5,25 %, va être abaissé de 50 points de base pour compenser le fait que la Fed a trop attendu. » Prudence à Jackson Hole

Pour se garder une marge de manoeuvre maximale, Ben Bernanke n'a pas été aussi affirmatif lors de son discours de Jackson Hole, où des banquiers centraux du monde entier s'étaient rassemblés pour une réunion annuelle. « Le comité continue à surveiller la situation et agira si nécessaire pour limiter les éventuels effets négatifs sur l'économie des turbulences sur les marchés financiers », a-t-il

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ainsi déclaré. Sans omettre la réserve suivante : « Il n'est pas dans le rôle de la Réserve fédérale de protéger les investisseurs des conséquences de leurs décisions financières », a-t-il ajouté. Autrement dit, la Fed n'agira que si les secousses sur les marchés affectent l'économie. Mais elle semble juger cette éventualité de plus en plus probable, si l'on s'en tient au discours de vendredi, qui n'a pas mentionné le risque d'inflation. Depuis le début de la crise du crédit, début août, beaucoup d'économistes considèrent que Ben Bernanke ne veut pas apparaître comme celui qui vient à la rescousse de Wall Street au premier signe de risque, et ce pour éviter le fameux « danger moral » qu'il y aurait à faire croire aux investisseurs qu'il y aura toujours quelqu'un pour les sortir d'un mauvais pas. Mais alors que les marchés ont déjà beaucoup souffert, les inquiétudes se sont déplacées sur les risques de chute de la croissance de l'économie américaine. « La conjonction d'une crise de crédit et d'un éclatement de la bulle immobilière est potentiellement très grave », note ainsi Desmond Lachman. Pour Kenneth Rogoff, ce « danger moral » n'est plus important : « S'il maintient les taux à leur niveau actuel, Ben Bernanke apparaîtrait comme quelqu'un de dur, mais à quoi cela lui servirait-il ? : la question du «danger moral» ne vaut que si baisser les taux fait resurgir l'inflation, autrement quelle importance ? » NICOLAS MADELAINE

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Les économistes noircissent le bilan de l'ère Greenspan Alan Greenpan, qui a quitté la Fed il y a dix-neuf mois, après dix-huit ans de présidence, est désigné aujourd'hui par certains comme le premier responsable de la crise actuelle du crédit immobilier.

DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK.

Pendant que Ben Bernanke joue sa crédibilité de président de la Réserve fédérale sur sa gestion de la crise actuelle, Alan Greenpan, qui, lui, a passé la main il y a environ dix-neuf mois et vient d'offrir ses services à la Deutsche Bank, voit de son côté son bilan noirci par de nombreux économistes. Pour eux, la crise du crédit immobilier de cet été, qui est tout près d'être une crise du crédit tout court, est la conséquence directe de la politique monétaire conduite par « l'homme qui murmurait à l'oreille des marchés ». A y bien regarder, toujours selon ces critiques, la touche Greenspan revenait à entraîner les marchés d'une bulle à une autre, au prix, au mieux d'une mauvaise allocation du capital, au pire, d'une vraie récession pénible, qui pourrait se produire maintenant. Parti après une présidence de dix-huit ans dans un concert de louanges, même si quelques économistes n'avaient déjà pas voulu y ajouter leur voix,

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Alan Greenpan est aujourd'hui taxé par certains d'avoir présidé une Fed « subprime », c'est-à-dire de mauvaise qualité. « C'est à juste titre que son héritage est aujourd'hui profondément réexaminé à son désavantage », explique ainsi Desmond Lachman, économiste à l'American Enterprise Institute. D'une bulle à l'autre

C'est moins parce qu'il a baissé les taux, entre 2001 et juin 2003, de 6,50 % à 1 %, que parce qu'il les a maintenus à ce niveau pendant un an - avant de ne les remonter vers leur niveau actuel de 5,25 % que progressivement - qu'Alan Greenspan, que certains accusaient déjà d'avoir nourri la bulle Internet, est aujourd'hui critiqué. Selon ses détracteurs les plus virulents, dont Gerald O'Driscoll, ex-président de la Fed de Dallas, Greenspan, au lieu de juger que les bulles sont indétectables et qu'un geste de la banque centrale serait contre-productif, aurait dû voir que c'était lui-même qui les encourageait. D'autant plus qu'il s'était débrouillé pour que les marchés pensent qu'il viendrait à leur rescousse en cas de panique. Les critiques se sentent d'autant plus fondés que Greenspan n'a jamais non plus actionné le levier de la réglementation pour empêcher la multiplication des prêts immobiliers les plus farfelus. Heureusement pour lui, le « maestro » a toujours ses défenseurs. « [Ces critiques] me laissent perplexe : elles ne s'appuient sur aucune preuve, écrit ainsi Mark Getler, un professeur de New York University qui a écrit plusieurs articles universitaires avec Ben Bernanke. En laissant les taux d'intérêt à un niveau bas en l'absence de pressions inflationnistes, Greenspan a prudemment assuré les Etats-Unis contre une déflation à la japonaise. » Pour Kenneth Rogoff, professeur d'économie à Harvard et ancien du Fonds monétaire international, « Greenspan n'a commis qu'une petite faute, si faute il y a : c'est facile de savoir après coup, il aurait pu y avoir un deuxième attentat ». Ce n'est pas sur la performance de Ben Bernanke que la communauté des économistes va se réconcilier. Le nouveau président de la Fed a déjà ses critiques, qui l'accusent d'avoir eu un coup de retard à chaque étape de la crise

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du financement immobilier, et ses supporters, comme Kenneth Rogoff, pour qui « Bernanke a bien géré la crise pour le moment ». NICOLAS MADELAINE

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Le rachat de Bayern-Chemie/Protac par MBDA est effectif Le rachat de la société allemande Bayern-Chemie/Protac par le missilier européen MBDA est entré en vigueur le 31 août 2007 après l'accord des autorités européennes et nationales concernées, a annoncé MBDA, lundi dans un communiqué. Le missilier européen, détenu à 37,5% par le groupe européen EADS, 37,5% par le britannique BAE Systems et 25% par l'italien Finmeccanica (25%), avait annoncé le 15 mai le rachat de Bayern-Chemie/Protac, une société détenue conjointement par EADS (50%) et Thales (50%) qui commercialise des systèmes de propulsion pour missiles. Bayern-Chemie/Protac est désormais une filiale à 100% de la société allemande LFK, que MBDA avait rachetée en 2005. Cette opération est "un nouveau pas décisif vers la consolidation de l'industrie missilière européenne sous le leadership de MBDA", a commenté Giuseppe Snider, directeur de la stratégie et de la planification de MBDA, cité dans le communiqué. Bayern-Chemie/Protac, qui réalise un chiffre d'affaires annuel de 53 millions d'euros, emploie 180 personnes en Allemagne et 90 autres chez Protac, à la Ferté-Saint-Aubin (Loiret). Son client principal est MBDA, à qui il fournit notamment des propulseurs pour le missile air-air Meteor. Le montant de la transaction n'avait pas été dévoilé le 15 mai, lors de l'annonce de l'opération. AFP

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ACTUALITÉ

"Subprime" : pas de grande surprise sur la croissance 2007 en Europe, selon Alumnia Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, a estimé lundi à Madrid que la crise financière des crédits à risques ("subprime") aux Etats-Unis ne causerait "pas de grande surprise pour le chiffre de croissance européenne" en 2007. Mais le responsable européen a ajouté que ces turbulences financières auraient un léger impact sur la croissance européenne en 2008, qu'il a quantifié à des "dixièmes de points de croissance". AFP

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ACTUALITÉ / Dans le monde

Les grands événements du mois d'août 2007 Pour aider les lecteurs qui rentrent de vacances, « Les Echos » reprennent le fil d'une actualité aoûtienne marquée par la rentrée politique du chef de l'Etat - après un séjour très médiatisé aux Etats-Unis - et par la crise financière dite du « subprime ». Le cyclone Dean a dévasté la Caraïbe ; des incendies ont ravagé la Grèce. ABN AMRO est toujours convoité et la fusion Suez-GDF se précise. 6 Grande-Bretagne. Les exportations de bétail et de viande britanniques sont interdites après la découverte d'un cas de fièvre aphteuse en Angleterre. 11Pologne. Annonce d'élections législatives anticipées et limogeage des ministres ultra-catholiques et populistes par le Premier ministre et le chef de l'Etat, Jaroslaw et Lech Kaczynski. 13OMC. Les Etats-Unis demandent à l'OMC de trancher son différend avec Pékin pour non-respect de la propriété intellectuelle par des entreprises chinoises. 14Asie. Les inondations qui ont dévasté une partie de l'Asie du Sud depuis le début de la mousson en juin ont fait 2.600 victimes ; les dégâts ont été estimés à 265 millions d'euros. 17Caraïbes. Le cyclone Dean dévaste la Martinique, Haïti et le Mexique faisant 17 morts. 22FMI.

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La Russie présente la candidature de Josef Tosovsky, ancien gouverneur de la banque centrale tchèque, au poste de directeur général du FMI. Dominique Strauss-Kahn est le candidat de l'Union européenne. 23Grande-Bretagne. La viande et les produits animaux britanniques pourront à nouveau être exportés vers l'Union. Allemagne. Pour la première fois depuis la réunification, les finances publiques allemandes enregistrent un excédent au premier semestre (1,2 milliard d'euros, 0,1 % du PIB). 24Grèce. Le pays est ravagé par de nombreux incendies dans le Péloponnèse (photo 4) et sur l'île d'Eubée (bilan : 63 morts). 27Japon. Le Premier ministre tente de regagner la confiance de l'opinion après la débâcle de son parti aux élections sénatoriales, en annonçant un remaniement gouvernemental. 28Turquie. Abdullah Gül est élu à la présidence de la République turque. L'armée et le camp laïc se méfie de l'ex-islamiste devenu modéré. En France

2Service minimum. La loi sur la continuité du service public dans les transports terrestres est adoptée. Elle devra être mise en place d'ici au 1er janvier 2008. Les salariés devront se déclarer grévistes 48 heures avant la cessation de travail. 5Lustiger.

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Ancien archevêque de Paris, grande figure de l'église catholique française, le cardinal Lustiger décède à l'âge de 80 ans, des suites d'un cancer. 9Ivan. Un enfant russe dont les parents sont en situation irrégulière tombe du quatrième étage d'un immeuble lors d'un contrôle de police. Il sort du coma quelques jours plus tard. Les associations de défense des droits des étrangers dénoncent la politique migratoire du gouvernement. 11L'Américain. En vacances (à l'invitation d'amis) dans le New Hampshire, Nicolas Sarkozy est reçu par George W. Bush (photo 5). L'absence de Cécilia, officiellement victime d'une angine, fait polémique. 14Croissance. L'Insee annonce que l'activité économique n'a progressé que de 0,3 % au deuxième trimestre, un rythme deux fois moins rapide que prévu. 16Intérêts d'emprunt. Validation du projet de loi travail, emploi, pouvoir d'achat, mais censure du bénéfice du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier pour les ménages ayant acquis leur résidence principale. 20Rentrée. Les écoliers de Mailley-et-Chazelot reprennent les cours, suivis de 2 millions d'élèves adeptes de la semaine de quatre jours. 24Crédit d'impôt recherche. Le gouvernement décide de porter le crédit d'impôt recherche des entreprises de 10 % à 30 % des dépenses de R&D engagées, plafonnées à 100 millions d'euros. Il porte de 20 % à 40 % la déductibilité des intérêts d'emprunt immobilier la première annuité.

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Ministres. Le gouvernement se retrouve pour le Conseil des ministres de la rentrée. Le chef de l'Etat prévient : « La réponse aux problèmes de la France, c'est l'accélération du programme de réformes. » 25Disparitions. Agé de 83 ans, Raymond Barre décède à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris. Quatre jours plus tard, un autre ancien Premier ministre, Pierre Messmer, disparaît à 91 ans. 29Ouverture. L'ancien Premier ministre Michel Rocard accepte de devenir la « personnalité phare » du comité chargé de réfléchir à la condition enseignante. Dans les sociétés

1erAccor. Le groupe hôtelier français cède sa restauration collective en Italie Gemeaz Cusin à Barclays Private Equity. Murdoch. Le patron de News Corp acquiert le groupe Dow Jones, maison mère du « Wall Street Journal ». UMTS. Un seul candidat à la quatrième licence de téléphonie mobile : Illiad, maison mère de Free. TF1. Les recettes publicitaires se replient de 5 % au second semestre. L'action chute de 13 %. BNP Paribas.

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La banque publie un résultat net semestriel record de 4,8 milliards d'euros (+ 20 %). Immobilier. Serge Grzybowski, ex-directeur général de Gecina, est nommé PDG d'Icade, la filiale immobilière cotée de la CDC. 2 Shell tire un trait sur ses trois raffineries françaises, vendues pour 1,2 milliard d'euros. Unilever. Grande restructuration chez Unilever, qui va supprimer 20.000 emplois en quatre ans. Société Générale. Le groupe enregistre un résultat net semestriel de 3,2 milliards d'euros. Groupama achète à Generali la compagnie d'assurance-dommages italienne Nuova Tirrena. 6 Chrysler redevient américain, avec la vente de la filiale de DaimlerChrysler à Cerberus. ABN AMRO. Les actionnaires de Fortis approuvent la participation au projet de reprise d'ABN AMRO lancé avec Santander et RBS. Barclays lance son offre rivale. 7TF1. Etienne Mougeotte part à la direction de la rédaction du « Figaro Magazine ».

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Saint-Gobain. Le groupe français achète à l'allemand HeidelbergCement son pôle de mortiers Maxit. Tchernobyl. Le consortium français Novarka, regroupant à parts égales Bouygues et Vinci, remporte l'appel d'offres pour la construction d'un sarcophage au-dessus du quatrième réacteur de la centrale. 8LBO. Blackstone boucle la plus grosse levée de fonds de l'histoire de l'investissement dans le non-coté (21,7 milliards de dollars). Courtage. Fimat et Calyon Financial signent un accord de fusion. 9Eurazeo achète Elis, le leader européen de la location et du nettoyage de linge, au fonds PAI. Lenovo. Le géant chinois en négociations exclusives pour acheter le fabricant de PC Packard-Bell. AXA. Bénéfice opérationnel de 2,69 milliards d'euros sur le premier semestre (+ 29 %). 10ABN AMRO. Les actionnaires de RBS approuvent la participation au consortium pour reprendre ABN AMRO. Barclays obtient le feu vert du ministère néerlandais des finances pour son offre. ICI.

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Le chimiste anglais acheté par le néerlandais Akzo Nobel, qui devrait garder les peintures (photo 6). 14Fujitsu. L'OPA hostile pour prendre le contrôle de la SSII française GFI Informatique se heurte à un mur. 15Aegon. Le néerlandais achète deux compagnies d'assurance-vie à Merrill Lynch. 16Amgen. Le leader mondial des biotechnologies va supprimer jusqu'à 2.600 postes. 17Midwest Airlines est acheté par le fonds d'investissement Texas Pacific Group, associé à Northwest Airlines. 20HSBC. La banque britannique négocie l'acquisition de 51 % de Korea Exchange Bank. 21Carrefour vend à Coop ses 12 hypermarchés helvétiques. 22Areva. Pékin va construire ses propres réacteurs sur le site envisagé. Une autre localisation est en vue pour les EPR français. Apple. Orange doit commercialiser l'iPhone en France cet automne. Dubai World s'allie avec MGM Mirage, l'un des principaux opérateurs américains de casinos.

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Mondial Assistance. Rémi Grenier est nommé président du comité exécutif. Il était auparavant directeur général adjoint d'AGF France. La loi sur la continuité du service public dans les transports est publiée au « Journal officiel ». 23Mitsukoshi et Isetan. Les deux chaînes japonaises de grands magasins annoncent leur fusion, donnant naissance au numéro un du secteur dans l'archipel. Assurance-auto. La MAAF lance le bonus à vie : les bons conducteurs bénéficieront d'une prime correspondant au bonus maximal. 24Auchan. En conflit depuis mars 2006 avec son partenaire marocain ONA, le distributeur français lui revend ses participations de 49 % dans les sociétés Marjane et Acima. 27Acer. L'américain Gateway accepte une offre d'achat du taïwanais qui ravit la 3e place des constructeurs au chinois Lenovo. EADS. Suite à l'accord franco-allemand du 16 juillet, la direction opérationnelle bicéphale disparaît. Louis Gallois prend seul la présidence exécutive, Thomas Enders celle d'Airbus. 29Altria, leader mondial du tabac, se scinde en deux. 30SCOR.

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Le réassureur français prend effectivement le contrôle du suisse Converium, rebaptisé SCOR Switzerland. Suez-Gaz de France. Nicolas Sarkozy demande au groupe de Gérard Mestrallet (photo 7, à gauche) de se séparer de ses activités dans l'eau et les déchets pour une fusion avec Gaz de France (à droite, Jean-François Cirelli). Carrefour. . Le distributeur français, qui compte depuis mars Groupe Arnault et Colony Capital parmi ses actionnaires, lance un nouveau plan stratégique comprenant le rachat de 4,5 milliards d'euros d'actions d'ici à 2010, et l'entrée en Bourse de sa filiale immobilière en 2008.

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La crise du « subprime » 1erBourse. La liste des fonds touchés par la crise du « subprime » s'allonge. La Bourse chute lourdement (photo 1). IKB. Le ministre des finances allemand annonce la mise en place d'un plan de sauvetage de 3,5 milliards d'euros pour éviter la faillite de la banque des PME IKB. 3Natixis. L'action chute de 9,9 %. Actif dans la titrisation de crédits immobiliers aux Etats-Unis, l'établissement paie en outre sa part au capital d'IKB. 6Bear Stearns. Warren Spector, dauphin du PDG de la banque, donne sa démission après la débacle de deux « hedge funds » de l'établissement. Dexia. La banque franco-belge affirme être protégée, directement et via sa filiale américaine de réhaussement de crédit FSA. 7La Fed opte pour un statu quo. Le principal taux directeur est maintenu à 5,25 %. Le 2 août, la BCE (photo 2, Jean-Claude Trichet) avait aussi laissé son taux inchangé à 4 %. 9Les banques centrales américaine, européennes et asiatiques interviennent pour éviter la paralysie des marchés monétaires interbancaires et tenter d'apaiser les craintes des

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investisseurs. En deux jours, plus de 330 milliards de dollars sont injectés dans le circuit monétaire mondial. BNP Paribas. La banque décide de fermer temporairement trois fonds d'investissement (Parvest Dynamic ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia) ne s'estimant plus capable de valoriser certains de leurs actifs. Le groupe financier Oddo avait fait de même la veille. 10HomeBanc. La société américaine de crédit immobilier se place sous la protection de la loi sur les faillites. Cette société compte plusieurs banques européennes parmi ses créanciers, dont BNP Paribas à hauteur de 30 millions d'euros. Plusieurs de ses concurrents (American Home Mortgage, First Magnus Financial,...) connaîtront le même sort durant le mois d'août. 13Goldman Sachs. La banque de Wall Street injecte 2 milliards de dollars dans Global Equity Opportunites, son « hedge fund » en difficulté. 14Home Depot. Le bénéfice net du distributeur de matériel de bricolage américain (photo 3) baisse de 21,3 % au premier semestre, et doit renégocier la vente de sa filiale HD Supply à des fonds d'investissement, conclue en juin pour 10,3 milliards de dollars. 15Le Dow Jones passe sous 13.000 points. Le 16 août, en clôture, le CAC 40 touche son point bas annuel, à 5.265,47 points. Countrywide. Le titre du premier émetteur de prêts immobiliers américain recule de 12,96 % après l'annonce d'une facilité de crédit de 11,5 milliards de dollars consentie

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par 40 banques. Les agences de notation abaissent la note de la dette du groupe. Le lendemain l'action perd 10,99 %. NIBC. La banque d'affaires néerlandaise est cédée à l'islandais Kaupthing. Les vendeurs conservent le portefeuille immobilier américain. 17La Fed abaisse son taux d'escompte à 5,75 %. Les marchés rebondissent. SachsenLB. La banque publique allemande est sauvée de la faillite par un consortium de banques qui lui octroie une ligne de crédit de 17,3 milliards d'euros. Son rachat par la banque régionale du Bade-Wuttemberg pour 300 millions d'euros sera annoncée fin août. BNP Paribas. La ministre des Finances demande à Baudouin Prot, directeur général, de lui expliquer les raisons qui l'ont conduit à décider le 9 août le gel des trois fonds d'investissement. Sentinel Management Group. Le fonds américain, qui gère pour 1,6 milliard de dollars, se met en faillite pour échapper aux demandes de remboursement de ses 200 créanciers. 22Carlyle. La firme d'investissement dans le non-coté abandonne tout projet d'introduction en Bourse pour 2007. 23FMI. Le directeur général du FMI, Rodrigo Rato, confirme que la croissance mondiale serait affectée par la crise financière. Elle pourrait conduire l'institution à ramener la hausse du PIB mondial en deçà de 5 %.

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BNP Paribas. La banque estime que les conditions sont réunies pour reprendre le calcul de la valeur liquidative et rouvrir à la souscription et à la vente, d'ici à la fin du mois, les trois fonds d'investissement fermés le 9 août. Les deux premiers rouvriront le 29 août, le troisième le 30. Bank of America. La banque injecte 2 milliards de dollars dans Countrywide sous forme d'actions préférentielles, éloignant le spectre d'une faillite du premier prêteur immobilier du pays. 28Home Depot. Le distributeur américain de matériel de bricolage accepte de vendre sa filiale HD Supply à Bain Capital, Carlyle, Clayton Dubilier & Rice avec un rabais de 18 %. Crédit. Les patrons des grandes banques françaises rassurent le Premier ministre : elles ne restreindront pas l'accès au crédit des entreprises et des ménages. 31Les places européennes enregistrent leur troisième séance de rebond. En un mois, le CAC 40 a perdu 1,54 %, le DJ Stoxx 600 1,09 %. Le Dow Jones est resté stable et le Nasdaq a regagné 1,97 %.

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ACTUALITÉ

Bush propose d'aider certaines victimes de la crise du « subprime » Le président des Etats-Unis a clairement fait comprendre que le gouvernement n'aiderait pas les quelque 2 à 3 millions de ménages dont les biens immobiliers risquent d'être saisis dans les prochaines années. DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK.

Prenant pour la première fois vraiment acte des conséquences de la crise du financement immobilier sur la vie des Américains, George W. Bush a proposé vendredi un train de mesures pouvant soulager certains ménages menacés de devoir quitter leur maison. Le président des Etats-Unis a cependant clairement fait comprendre que le gouvernement ne volerait pas au secours des quelque 2 à 3 millions de ménages dont les biens immobiliers risquent d'être saisis dans les prochaines années, selon les estimations des spécialistes. Cette main tendue a été plutôt bien accueillie, bien que certains reprochent au président de ne pas être allé assez loin.« Cela va aider certains foyers, ce geste va donc dans le bon sens, s'est ainsi félicité Jared Bernstein, de l'Economic Policy Institute, un think-tank démocrate. Cependant, seuls environ 80.000 ménages sont directement concernés, ce qui est peu. » Pour cet économiste, le président aurait dû faire en sorte que tous les ménages ayant commencé à rembourser le capital de leur maison et pour qui la valeur de cette dernière dépasse le montant du prêt soient mis à l'abri. « Ce n'est pas le rôle du gouvernement de venir à la rescousse des spéculateurs ou de ceux qui ont pris la décision d'acheter une maison dont ils savaient qu'ils ne pourraient pas la rembourser, a expliqué le président Bush. Cependant, beaucoup de propriétaires américains peuvent se tirer de cette période difficile avec un peu de souplesse de la part de leurs prêteurs ou un peu d'aide du gouvernement. »

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Prêts supplémentaires

George W. Bush, flanqué d'Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, et d'Alphonso Jackson, ministre du Logement, a ainsi proposé de lever certaines restrictions sur l'Administration fédérale du logement, qui assure les prêts immobiliers des Américains les plus pauvres. On estime qu'elle pourrait assurer quelques 80.000 prêts immobiliers supplémentaires, à comparer à 160.000 cette année. Le président s'est d'autre part déclaré favorable à la défiscalisation des prêts immobiliers auxquelles les banques renoncent lorsqu'elles renégocient les finances de ménages en difficultés. Enfin, il veut rendre l'industrie plus transparente, certains emprunteurs s'étant retrouvés piégés par des prêts volontairement obscurément rédigés. Une grande partie de ces mesures figurent dans des projets de loi démocrates qui devaient être discutés à la rentrée du Congr��s ce mois-ci. Beaucoup d'experts veulent, d'autre part, voir la régulation de cette industrie significativement renforcée. On estime que 7,5 millions de ménages « subprime », c'est-à-dire à la situation financière fragile, ont souscrit environ 1.400 milliards de dollars de prêts, souvent dans le déni de la prudence la plus élémentaire. Selon le Center for Responsive Lending, 2 millions d'Américains seront en défaut de paiement en raison d'un renchérissement soudain de ces prêts après une certaine période. Jared Berstein estime donc que le président Bush n'est pas allé assez loin sur les questions réglementaires, la semaine dernière. Pour Desmond Lachman, de l'American Enterprise Institute, un think-tank de droite, « on pourrait imaginer un système grâce auquel les ménages pouvant prouver qu'ils ont été trompés peuvent garder leur maison en versant une mensualité décente. » N. M.

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ACTUALITÉ

Assurée désormais d'avoir un nouveau traité, l'Europe est prête à rebondir Remise en selle par l'accord sur un nouveau traité, l'Europe rebondit cet automne, comme en témoigne un agenda chargé : avancées du dossier turc, sommet Europe-Afrique, réaménagement du marché de l'énergie, poursuite de la libéralisation des télécoms... Autant de dossiers importants, dont plusieurs sont potentiellement explosifs. DE NOTRE BUREAU DE BRUXELLES.

L'Union européenne est de retour. L'accord, négocié fin juin par la présidence allemande, sur un nouveau traité conservant les innovations majeures de la défunte Constitution lui donne un nouvel élan. Il a non seulement mis fin à une période de doute, mais aussi permis d'entamer un cercle vertueux, où les avancées institutionnelles et les nouveaux projets se confortent mutuellement. Sur l'agenda communautaire de cet automne sont apparus beaucoup de rendez-vous très importants. Revue de détail. · Rédaction du nouveau traité

Les experts juridiques des Vingt-Sept ont repris leurs travaux mercredi, en amont d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères, prévue pour le 7 septembre. Les eurodéputés ont deux problèmes avec la première version du texte distribuée par la présidence portugaise en juillet. D'abord la disparition du concept de « citoyenneté européenne », ensuite la valeur juridique de la Charte des droits fondamentaux. Les Britanniques ont demandé à ne pas l'appliquer, de peur, notamment, de voir leur droit du travail contesté au niveau communautaire. Varsovie pourrait demander la même exception. L'attitude générale de la Pologne reste le plus grand point d'interrogation. Elle pourrait organiser des élections législatives en octobre, ce qui risquerait de parasiter la Conférence intergouvernementale. La présidence portugaise compte bien,

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toutefois, ouvrir un minimum de sujets à la discussion et aboutir d'ici à la fin octobre. Le traité pourrait alors être signé en décembre. Les ratifications commenceraient en 2008. · Turquie

Après avoir laissé entendre qu'il pourrait bloquer le processus des négociations d'adhésion entamées avec Ankara en 2005, Nicolas Sarkozy a déclaré lundi dernier qu'il ne s'opposerait pas à l'ouverture de nouveaux chapitres, pourvu qu'ils ne sous-entendent pas une adhésion pleine et entière de la Turquie, mais puissent s'inscrire dans la perspective d'un simple partenariat. Autrement dit, Paris exclut toujours de parler avec Ankara d'agriculture, de politique régionale, d'union monétaire, de citoyenneté ou des institutions. Huit autres chapitres restent par ailleurs bloqués, tant qu'Ankara ne reconnaîtra pas Chypre. Restent la sécurité alimentaire, les services de santé ou encore les statistiques comme sujets possibles de négociation. La Commission prépare un rapport de progrès pour l'automne. · Relations avec l'Afrique

La présidence portugaise veut en faire un dossier prioritaire. Le continent africain lui semble un enjeu majeur pour l'Europe, au moins dans trois domaines : immigration, approvisionnement en énergie, sécurité. Un sommet Union européenne-Afrique devrait se tenir au Portugal début décembre. Reste à finaliser la liste des invités, Londres s'opposant à la participation de Robert Mugabe, président du Zimbabwe. Une telle rencontre est envisagée depuis trois ans. Dans ce laps de temps, la Chine, elle, a organisé trois sommets. · Commerce

La Commission doit proposer en octobre une réforme des instruments de défense commerciale, alors que certains industriels européens critiquent la mollesse de la politique anti-dumping de l'Union.

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· Paquet énergie

Grands groupes énergétiques, Etats membres, eurodéputés, associations de consommateurs et industriels, tous attendent avec une grande nervosité les textes que la Commission doit adopter le 19 septembre dans la perspective d'une amélioration du fonctionnement du marché européen de l'énergie. Bruxelles pourrait proposer d'obliger les opérateurs historiques à se défaire d'une partie de leurs réseaux, contre l'avis de Paris et de Berlin, et de créer un régulateur européen chargé des flux transfrontaliers. Les Etats membres exercent ces jours-ci une pression énorme sur la Commission. Et ce n'est pas fini ! Début décembre, la Commission doit répartir, pays par pays, les efforts à consentir pour atteindre l'objectif, adopté en mars, d'une réduction de 20 % des émissions de CO2 d'ici à 2020 par rapport à 1990. Elle doit aussi fixer des objectifs en matière d'énergie renouvelable à chaque Etat membre, définir le fonctionnement du système européen d'échange de quotas d'émission après 2012, et, plus tard, fixer les normes de rejet de CO2 des véhicules neufs. Tous ces dossiers sont proprement explosifs. · Galileo

Le projet de système de radionavigation par satellite européen devrait sortir du marais où l'avaient conduit les exigences déraisonnables de Berlin et de Madrid en termes de retombées. Les industriels ont travaillé cet été sur le partage des tâches (« Les Echos » du 22 août), et les chefs d'Etat et de gouvernement pourraient entériner le financement totalement public de ce projet de très haute technologie lors du sommet de décembre. · Paquet télécoms

La Commission, fin octobre, doit fixer de nouvelles règles de concurrence pour ce secteur en forte croissance. Les opérateurs historiques craignent qu'on leur impose de confier leur réseau à un opérateur indépendant, et certains régulateurs nationaux sont perplexes à l'idée de participer à une structure de supervision communautaire (« Les Echos » du 27 août).

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· Services de santé

La Commission doit adopter avant Noël un ensemble de textes pour clarifier les conditions dans lesquelles les Européens peuvent aller se faire soigner à l'étranger (au sein de l'Union) et se faire rembourser dans leur pays d'origine. Il s'agit d'une consolidation de la prolifique jurisprudence européenne, très attendue notamment par l'Espagne, qui doit régulièrement faire face à un afflux de malades étrangers. · Politique agricole commune

La Commission va lancer en novembre un débat sur les réformes à apporter à la PAC pour en améliorer le fonctionnement d'ici à 2013. Une directive pourrait suivre en mars 2008. KARL DE MEYER

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ACTUALITÉ

Climat : la conférence de Vienne fixe une ébauche d'accord La conférence organisée la semaine dernière par les Nations unies sur le changement climatique est parvenue à fixer une fourchette d'objectifs chiffrés, mais non contraignants, ce qui réduit nettement leur portée. De plus, la position des Etats-Unis reste peu claire. Prochains rendez-vous à New York puis à Washington à la fin du mois. Les représentants des 158 pays participant à la Conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique à Vienne sont finalement parvenus, vendredi, à une ébauche d'accord sur un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Après une semaine de discussions serrées, les participants sont convenus d'envisager, uniquement pour les pays industrialisés, un objectif de baisse de 25 % à 40 % de leurs émissions d'ici à 2020 par rapport à leur niveau de 1990. Le fait qu'une fourchette chiffrée ait pu être inscrite, et surtout acceptée, par des pays comme le Canada et le Japon pour une période qui s'étend au-delà du protocole de Kyoto, peut être considéré comme un signe encourageant. Mais le chemin à parcourir avant que puisse se mettre en place un mécanisme prenant le relais au-delà de 2012 est encore long. Recul par rapport à Kyoto

Premier point, les participants ont décidé que l'objectif ne sera pas contraignant, ce qui constitue un recul par rapport au protocole de Kyoto. Adopté en 1997, il impose aux pays industriels l'obligation de réduire leurs émissions de 5,2 %, par rapport aux niveaux de 1990, durant la période d'engagement 2008-2012. Un Etat qui échoue se voit imposer des pénalités financières. Le nouveau mécanisme qui se dessine afin de prendre le relais au-delà de 2012 sera placé sous l'égide de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ancêtre du protocole de Kyoto, elle demandait aux pays de stabiliser les émissions.

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Deuxième point, la position des Etats-Unis n'est pas encore clairement définie. Ayant refusé de ratifier le protocole de Kyoto, les Américains assistaient aux discussions de Vienne mais n'y participaient pas formellement. Le président George W. Bush a invité les 27 et 28 septembre à Washington les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre de la planète. Nul ne sait encore ce qu'ils proposeront. Enfin, les pays en développement ne sont pas non plus parvenus à se mettre d'accord. Au prétexte que les pays occidentaux ont commencé à émettre des gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle, et qu'ils ne souhaitent pas imposer de contraintes à leur croissance économique, la Chine et l'Inde refusent tout effort contraignant. « Nous sommes parvenus à un large accord sur les principaux sujets », a souligné le négociateur de la Grenade, Leon Charles, l'un des organisateurs de la conférence de Vienne. De son côté, Yvo de Boer, président de la convention-cadre, a affirmé : « C'est une première étape qui montre que les pays ont le niveau d'ambition nécessaire. Ils ont reconnu que le problème est global et nécessite l'implication de tous. » Formellement, le prochain rendez-vous est fixé au 24 septembre à New York. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, a invité les chefs d'Etat de la planète à discuter du climat en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Il espère parvenir à un consensus lors de la conférence des parties du 3 au 14 décembre prochain à Bali. Les experts estiment qu'il est important de parvenir à un accord dans les deux ans qui viennent, afin de laisser le temps à chaque pays de ratifier le nouveau traité. J. CH.

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ACTUALITÉ

Les Pays-Bas se mobilisent pour faire face à la montée des eaux Les Néerlandais ont décidé de geler leur politique centenaire de construction de polders et travaillent à rehausser les digues pour protéger leur territoire.

DE NOTRE CORRESPONDANT À AMSTERDAM.

Erigée sur la grande digue du Nord (« Afsluitdijk »), la statue de l'ouvrier, l'échine courbée, s'apprêtant à soulever un bloc de pierre, symbolise aux Pays-Bas la lutte de tout un peuple contre les éléments. Depuis des siècles, les Néerlandais construisent digues et barrages pour se protéger des eaux. Avec un

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quart du territoire sous le niveau de la mer, la montée des eaux du fait de la fonte des glaces ou l'augmentation des précipitations prévue par les scientifiques ne manquent pas de raviver l'inquiétude dans le royaume batave. Face au réchauffement de la planète, les Néerlandais ont même décidé de geler leur politique centenaire d'aménagement du territoire. La construction de nouveaux polders, ces zones asséchées habitables par l'homme, n'est plus à l'ordre du jour. En prévision des futures sécheresses annoncées, ces étendues d'eau serviront de réserves en cas de pénurie. Mais l'urgence concerne avant tout le réseau de quelque 1.100 kilomètres de digues protégeant le pays des assauts de la mer du Nord. Le gouvernement a évalué à 1,6 milliard d'euros le coût des travaux pour renforcer l'ensemble de l'ouvrage. « A l'heure actuelle, les digues sont contrôlées tous les cinq ans et sont faites pour résister à une tempête d'une probabilité de 1/10.000, pour des vents de force 12 et des vagues de 2,5 mètres », explique Hans Vos, conseiller spécialisé dans les systèmes fluviaux auprès du ministère en charge de ces travaux. Mais cela ne suffira pas. Certaines digues vont devoir être rehaussées d'une dizaine de mètres. Un peu moins d'une centaine de points de fracture possibles ont aussi été relevés sur l'ensemble du réseau. Les travaux les plus urgents seront terminés dans quatre ans, mais le pays ne sera pas complètement à l'abri avant 2020. 26 milliards d'euros

Aussi paradoxal que cela paraisse, le danger ne vient pas forcément du large : les rivières et les fleuves, comme le Rhin, la Meuse et l'Escaut, font courir aux Néerlandais des risques tout aussi importants. Le réchauffement de la planète va se traduire notamment par des précipitations plus fortes et plus fréquentes, propres à augmenter le débit des cours d'eau et à provoquer des inondations. A l'heure actuelle, digues et stations de pompage peuvent supporter un débit d'eau de 18.000 mètres cubes/seconde. Mais, pour parer au pire, des bassins de rétention vont devoir être aménagés pour accueillir le trop-plein éventuel

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des rivières en provenance de Belgique et d'Allemagne. Selon les études, la superficie de ces bassins pourrait couvrir entre 6.000 à 20.000 hectares, soit des travaux estimés jusqu'à 26 milliards d'euros. DIDIER BURG

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Les Américains meilleurs travailleurs selon le BIT... La France pas si mal placée Les Etats-Unis se maintiennent en tête du hit-parade de la productivité mondiale, creusant l'écart avec les autres pays développés, alors que l'Asie de l'Est a doublé en dix ans sa production par travailleur, indique le Bureau international du travail (BIT) dans son dernier rapport. Avec le plus grand nombre d'heures de travail décomptées au monde, les Américains caracolent toujours en tête des travailleurs les plus productifs en 2006, suivis - de loin - par l'Irlande, le Luxembourg, la Belgique et par la France. Mais si l'on tient compte de la productivité par heure travaillée, les Norvégiens les supplantent et les Français arrivent en troisième position. Intitulé « Les indicateurs clés du marché du travail », le rapport du BIT relève que la productivité en fonction des heures travaillées a été relativement similaire entre les Etats-Unis et la France au cours des dix dernières années. En 2006, la production des travailleurs français par heure était de 35,08 dollars (25,68 euros) contre 35,63 dollars (26,07 euros) pour les Américains. En outre, le produit national brut par heure travaillée en France s'est accru de 2,2 % en moyenne annuelle entre 1980 et 2006, contre une augmentation de 1,7 % aux Etats-Unis.

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Zone euro : chômage et inflation sont restés stables en août L'inflation et le chômage sont restés stables en août. La première s'est établie, pour le deuxième mois consécutif, à 1,8 %, selon une première estimation d'Eurostat. En juillet, elle avait légèrement baissé après quatre mois à 1,9 %, confirmant que les tensions restent modérées. Ces chiffres offrent un argument supplémentaire en faveur d'un statu quo de la Banque centrale européenne, jeudi, lors de sa réunion de rentrée. L'inflation pourrait toutefois repartir dès septembre, en raison notamment de l'énergie, ce qui pourrait inciter la BCE à poursuivre, durant l'automne, sa politique de hausse des taux. Le taux de chômage, quant à lui, est resté stable, à 6,9 % en juillet, son plus bas niveau depuis la création de statistiques pour cette zone en 1993, selon les données publiées par l'office statistique européen Eurostat.

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Nouvelle crise politique au Japon : départ d'un ministre mêlé à un scandale Le nouveau ministre de l'Agriculture nippon, mêlé à un scandale financier, a décidé de démissionner aujourd'hui, moins d'une semaine après le remaniement ministériel du Premier ministre conservateur Shinzo Abe. La démission du ministre de l'Agriculture, Takehido Endo, est un revers humiliant pour le chef du gouvernement, qui retrouvait un semblant de popularité grâce au changement d'équipe réalisé après une débâcle électorale fin juillet. Impliqué dans des affaires de donations illégales, Takehido Endo, 68 ans, est le cinquième ministre à quitter le gouvernement depuis l'arrivée au pouvoir de Shinzo Abe, il y a un an. Un de ses prédécesseurs à l'Agriculture, accusé de corruption, s'est même suicidé en mai, tandis qu'un autre a dû démissionner le mois dernier à la suite de malversations répétées.

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ACTUALITÉ

Prochaines élections en Grèce : Costas Caramanlis veut réformer l'Etat La plupart des incendies de forêt étant en passe d'être circonscrits en Grèce, le Premier ministre a affirmé hier sa détermination à réformer profondément l'Etat, à deux semaines des élections générales. Dans un entretien à un journal athénien, Costas Caramanlis, qui dispose toujours d'une très légère avance sur son adversaire socialiste, a souligné que la crise des incendies imposait une réforme « profonde » de l'Etat. Ce drame a mis en lumière le manque de sécurité civile ainsi que la totale inefficacité du pays face à l'ampleur des incendies, pourtant prévisibles après des mois de sécheresse et trois épisodes caniculaires durant l'été. Il a aussi assuré que les conséquences des incendies « sur l'ensemble de l'économie sont contrôlables et limitées », et qu'il n'y aura pas de « mesures spéciales » pour équilibrer le prochain budget de l'Etat, car, affirme-t-il, la situation économique du pays est saine et sa croissance forte.

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ANALYSES / KENNETH ROGOFF

Santé : plutôt rouge que mort ?

La hausse inexorable des dépenses de santé dans le monde pourrait bien être un enjeu majeur pour le capitalisme contemporain. Je suis d'avis que, dans un avenir relativement proche, le soutien moral, social et politique dont bénéficie le capitalisme sera sérieusement mis à l'épreuve par l'augmentation constante des coûts de systèmes de santé qui se veulent égalitaires. La hausse des revenus, le vieillissement de la population et les nouvelles technologies ont permis de prolonger la vie et d'en améliorer la qualité. Ce phénomène a entraîné une hausse des dépenses de santé supérieure de 3,5 % à celle de l'ensemble des revenus aux Etats-Unis depuis plusieurs dizaines

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d'années. Certains économistes de premier plan prévoient que ces dépenses, qui représentent déjà 16 % de l'économie américaine, atteindront 30 % du PIB vers 2030, voire 50 % un peu plus tard. D'autres pays à revenus élevés ou intermédiaires connaissent le même type d'évolution et ne tarderont pas à se retrouver dans la même situation. Le début du XXIe siècle a sonné la fin de toutes les idéologies qui menaçaient le capitalisme. Mais ce qui se passe en matière de santé pourrait bien changer la donne. Dans beaucoup de sociétés, les soins sont perçus comme un droit. Il y a cinquante ans, lorsque les dépenses de santé ne représentaient qu'un faible pourcentage des revenus, la conception égalitaire de la santé était un luxe abordable. Elle entraînait des coûts directs et indirects relativement modestes. A partir du moment où les dépenses de santé représentent un tiers du revenu national, le socialisme de la santé tourne au marxisme : à chacun selon ses besoins. Même le capitalisme autoritaire de la Chine finira par souffrir de ce phénomène. Cela se produira lorsque ses populations rurales, dont l'accès à des médecins et à des hôpitaux est aujourd'hui limité, manifesteront leur mécontentement. On entend souvent dire que les soins aux personnes âgées représenteront une part majeure de l'augmentation des dépenses dans les années à venir. Mais, si l'on examine attentivement les prévisions du Congrès américain par exemple, il apparaît que le vieillissement de nos sociétés n'est pas le problème principal. La vraie question est de savoir si nous sommes prêts à offrir aux personnes l'égalité d'accès à des techniques médicales toujours plus modernes et plus perfectionnées. Les tensions actuelles vont se trouver exacerbées par une tendance qui se profile à l'horizon : l'importance croissante des soins personnalisés. Le temps est en effet révolu où l'allongement de l'espérance de vie résultait de précautions collectives relativement peu onéreuses, telles que la fourniture d'eau potable ou le développement des campagnes de vaccinations. Désormais,

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beaucoup dépend des nouvelles techniques médicales. Dans nombre de pays riches, la chirurgie cardiaque contribue fortement à allonger la durée de vie. Des techniques sophistiquées de diagnostic comme la tomodensitométrie permettent de dépister de nombreux cancers à un stade suffisamment précoce. Certains chercheurs pensent que, grâce à une meilleure compréhension du génome humain, les médecins pourront un jour prévoir l'apparition des pathologies quinze ou vingt ans en avance et prescrire immédiatement un traitement préventif. Certains experts estiment même que vers la moitié du XXIe siècle nous vivrons facilement jusqu'à 110 ou 115 ans, ce qui laisse présager d'énormes bouleversements dans les comportements sociaux. Outre la réduction de la mortalité, les nouvelles techniques médicales ont des répercussions importantes sur la qualité de vie. Environ 250.000 arthroplasties de la hanche sont effectuées chaque année aux Etats-Unis. Les patients de moins de 60 ans prennent de l'importance dans ce contexte, car les nouvelles prothèses sont compatibles avec un style de vie plus actif. En principe, l'usage des mécanismes du marché pour les soins de santé peut ralentir ou même inverser temporairement l'augmentation des dépenses. Mais l'amélioration de l'efficacité a ses limites. En dernière analyse, on constate que les sociétés qui s'enrichissent dépensent une part toujours plus importante de leurs revenus pour les soins de santé, contrairement à ce qui se produit sur la nourriture par exemple. Les pressions financières stimulent aussi l'innovation, ce qui améliore le bien-être de tous à long terme, mais accentue en même temps les inégalités et les tensions à court terme. Je ne suis pas opposé au capitalisme dans le domaine de la santé publique, mais je pense que ce système sera remis en question, bien plus radicalement que ne l'est aujourd'hui la mondialisation. La plupart des pays n'incitent pas suffisamment les patients et les prestataires à faire eux-mêmes des choix efficaces. Les pressions que subissent actuellement les systèmes de santé risquent d'inverser la tendance qui conduit aujourd'hui à une économie de

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marché toujours plus libre. Autrement dit, certaines sociétés pourraient bien décider d'être « plutôt rouges que mortes » en choisissant de confier une part de leur économie à un système plus socialiste. KENNETH ROGOFF est professeur à l'université Harvard et ancien économiste en chef du FMI. Cet article est publiéen collaboration avecProject Syndicate.

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ANALYSES / CLAUDE MARTINAND

L'Union méditerranéenne par le codéveloppement durable De la monarchie de Juillet à la IIIe République, les saint-simoniens ont joué un rôle majeur dans l'industrialisation et l'aménagement de notre pays, et dans son rayonnement international. « Le siècle des saint-simoniens, du christianisme au canal de Suez », tel est le titre de l'exposition présentée il y a quelques mois par la BNF à la bibliothèque de l'Arsenal. Une telle mobilisation d'ingénieurs, de médecins, d'universitaires, d'artistes, d'ouvriers, et avec une place importante accordée aux femmes, mérite d'être rappelée. Le rôle de ces visionnaires dans la modernisation de notre pays est connu : réseaux de chemins de fer, aménagements urbains, réseaux urbains, systèmes bancaires, initiatives pour la protection sociale. Leur réflexion sur le système de la Méditerranée imaginé par Michel Chevalier (1832) avec des réseaux de communication, des liens financiers, des échanges scientifiques et culturels pensés à cette échelle, vise à réconcilier les civilisations, dans une perspective de paix et de développement. Le codéveloppement suppose le respect et l'intérêt mutuels, hors de toute visée hégémonique. Ismaïl Urbain a lui-même tenté de promouvoir une conception originale de l'association de l'Algérie à la France retranscrite dans « L'Algérie pour les Algériens » (1861). Aujourd'hui, différentes initiatives sont prises pour relancer le dialogue Nord-Sud, après l'échec relatif du processus de Barcelone, lancé en 1995, entre l'Union européenne et dix pays riverains de la Méditerranée. L'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMed), présidé par Jean-Louis Guigou, m'a demandé de réfléchir aux questions de dépollution de la Méditerranée, à travers les problèmes d'eau et d'assainissement des villes et pays riverains de cette mer fermée. Ce groupe de travail, réunissant des experts et responsables du Nord et du Sud, a élaboré un guide de

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recommandations et de bonnes pratiques à partir de l'expérience des uns et des autres. Il a constaté qu'une approche intégrée, placée sous l'égide du développement durable, pouvait seule permettre de faire de ces questions une réelle priorité. Le développement économique, la lutte contre la pauvreté et, en définitive, la protection de l'eau, une ressource rare, et de l'environnement de manière à préserver la Méditerranée, notre mer commune, doivent être abordés simultanément. C'était l'objet d'un colloque qui s'est tenu au Salon Pollutec, à Alger, en juin dernier. De multiples autres sujets de réflexion et de prospective (l'agriculture, les télécommunications, les transports...) illustrent concrètement des voies de coopération et de progrès possibles entre les acteurs économiques et sociaux du Nord et du Sud. Mais il manquait jusqu'à présent un projet politique mobilisateur à la hauteur des enjeux : « Le temps est venu de bâtir une Union méditerranéenne qui sera un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique. » Tel est le projet placé par le président de la République parmi ses priorités diplomatique, économique et politique. La France pourra ainsi renouer avec sa double vocation, née de son histoire : - européenne, bien sûr, avec le pays des Francs liés à leurs cousins germains, d'où le rôle essentiel de l'axe franco-allemand ; - méditerranéenne également, avec le pays des Gallo-Romains, lié à ses soeurs latines (Italie, Espagne, Portugal), mais aussi avec tous les autres pays méditerranéens : Maghreb, Moyen-Orient, Turquie et Grèce. A travers cette vision renouvelée d'une unité de la Méditerranée, d'une union à construire entre l'Union européenne et cette union de la Méditerranée, fondée sur le codéveloppement, les réseaux d'échange matériels et immatériels, les coopérations culturelle, scientifique, technique et économique, les partenariats entre la sphère publique et la sphère privée pourront être multipliés. Exempte de tout relent néocolonial, une telle perspective de développement commun, de codéveloppement durable, devrait être mobilisatrice pour toutes les femmes

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et les hommes de progrès. Le projet de réconcilier ainsi notre histoire et notre géographie apparaît aujourd'hui comme une grande espérance. CLAUDE MARTINAND est président de l'Institut de la gestion déléguée.

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Liban : l'armée s'empare du camp de Nahr al-Bared L'armée libanaise a pris hier le contrôle du camp palestinien de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban, après plus de trois mois de combats avec les islamistes du Fatah al-Islam, retranchés dans ce camp depuis le 20 mai. Les combats ont été déclenchés lorsque plusieurs dizaines de combattants du Fatah al-Islam ont tenté, en fin de nuit, de fuir en forçant les positions de l'armée autour du camp. Cette tentative de fuite des islamistes s'est soldée par la mort de 37 d'entre eux, dont le chef du Fatah al-Islam, Chaker al-Abssi, selon l'armée. Dès l'annonce de la fin des combats, des habitants des environs se sont précipités par milliers, à pied ou en voiture, klaxons hurlant et drapeaux libanais au vent. Les soldats se félicitaient en faisant le « V » de la victoire. En fin de journée, l'armée était toujours à la recherche des islamistes qui auraient réussi à fuir. Malgré les 3.000 hommes mobilisés, la progression des soldats a été extrêmement lente dans les ruines piégées de Nahr al-Bared face à des combattants très bien armés et entraînés. Les islamistes s'étaient retranchés dans la dernière phase de la bataille dans des abris souterrains.

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EN BREF

La Corée du Nord accepterait un démantèlement nucléaire total dès cette année La Corée du Nord a accepté de faire une déclaration complète de tous ses programmes nucléaires et de les démanteler d'ici à la fin de l'année, a annoncé hier à Genève le principal négociateur américain sur ce dossier, Christopher Hill. Il s'exprimait à l'issue de deux journées de discussions entre des responsables américains et nord-coréens à Genève. La Corée du Nord a entamé sa dénucléarisation dans le cadre de l'accord de février, qui prévoit, en échange, une importante aide énergétique. Pyongyang a fermé mi-juillet son principal site nucléaire, Yongbyon.

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EN BREF

L'Iran affirme avoir franchi une nouvelle étape nucléaire Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé hier avoir progressé dans son programme nucléaire et franchi le cap de 3.000 centrifugeuses d'enrichissement d'uranium. Ces chiffres diffèrent cependant de ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Celle-ci estimait le 19 août que seulement 1.968 centrifugeuses étaient en opération et 656 autres à des stades divers d'installation. La déclaration de Mahmoud Ahmadinejad représente un défi évident au Conseil de sécurité des Nations unies.

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EN BREF

Russie : Vladimir Poutine fixe les législatives au 2 décembre Vladimir Poutine a fixé hier, par décret, au 2 décembre la date des prochaines législatives, donnant le coup d'envoi d'un marathon électoral qui doit se conclure en mars 2008 par l'élection de son successeur au Kremlin. Une fois ce décret publié au journal officiel, le départ sera donné pour la conquête des 450 sièges de la Douma, Chambre basse du Parlement. Les législatives constituent l'ultime test électoral avant la présidentielle du 2 mars 2008. Aux termes de la Constitution, Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 2000, ne peut se représenter après deux mandats consécutifs. Mais il n'a pas caché qu'il se prononcerait, le moment venu, en faveur d'un candidat.

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José-Luis Zapatero : l'ETA « n'obtiendra rien » Le gouvernement sera « ferme » et l'ETA « n'obtiendra rien », a affirmé le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, dans une interview publiée hier, au lendemain d'une grosse opération contre « l'appareil militaire » du groupe basque armé. « Au sujet de l'ETA, il faut seulement réfléchir à combien de temps (l'organisation) va durer, et non pas à ce qu'elle pourrait obtenir, car elle n'obtiendra rien », a-t-il déclaré dans un long entretien au quotidien « El Pais ». Quatre membres présumés de « l'appareil militaire » de l'ETA ont été arrêtés samedi à Cahors (France). Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans la plupart des récentes opérations d'envergure de l'organisation et préparaient un attentat au moment de leur arrestation.

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EN BREF

Proche-Orient : loi électorale pour contrer le Hamas Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé hier, la publication d'une nouvelle loi électorale susceptible d'écarter d'un prochain scrutin les islamistes du mouvement Hamas. Cette loi, publiée dans l'optique d'élections législatives anticipées souhaitées par le président Abbas, impose à tout candidat de « respecter le programme de l'OLP », l'Organisation de libération de la Palestine, et les accords signés avec Israël, ce que refuse de faire le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza. Le Hamas a aussitôt rejeté la nouvelle loi électorale, la qualifiant d'« illégale ».

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ACTUALITÉ Safran : Jean-Paul Béchat tire sa révérence non sans regrets Le président du groupe d'aéronautique et de technologies cède son fauteuil à Jean-Paul Herteman. Il laisse un groupe en voie de redressement mais, à... Le rachat de Bayern-Chemie/Protac par MBDA est effectif Le rachat de la société allemande Bayern-Chemie/Protac par le missilier européen MBDA est entré en vigueur le 31 août 2007 après l'accord des... L'A380 a survolé le port de Hong Kong, dans le cadre d'une démonstration Un Airbus A380 a survolé lundi le port de Hong Kong pour un nouveau vol de démonstration dans le cadre de sa tournée promotionnelle en Asie.Le plus... Airbus et Boeing pourraient profiter à deux de la commande de British Airways Les deux constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing seraient susceptibles de se partager une commande de 15 milliards de dollars (11 milliards... Aéroports de Paris relève ses prévisions de trafic pour 2007 Le gestionnaire des plates-formes d'Orly et Roissy a vu son résultat net récurrent croître de 24,6 % au premier semestre, grâce à une activité... Publicité

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ALITALIA. Le plan industriel d'Alitalia, dont les grandes lignes... Le plan industriel d'Alitalia, dont les grandes lignes liées à un projet d'augmentation de capital avec Citi comme banque-conseil ont été approuvées... LUFTHANSA. La compagnie aérienne Lufthansa et DHL, filiale... La compagnie aérienne Lufthansa et DHL, filiale d'expédition de colis de Deutsche Post, ont déposé auprès de l'Autorité allemande de la concurrence... CARNET : Jean-Paul Herteman L'homme du sérail pour diriger Safran

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Safran : Jean-Paul Béchat tire sa révérence non sans regrets Le président du groupe d'aéronautique et de technologies cède son fauteuil à Jean-Paul Herteman. Il laisse un groupe en voie de redressement mais, à choisir, il ne referait pas la fusion entre Snecma et Sagem. C'est à un drôle de mea culpa que s'est livré Jean-Paul Béchat avant de céder son fauteuil de président du directoire de Safran à son successeur, Jean-Paul Herteman (lire le portrait page 10), ce dimanche 2 septembre. En présentant pour la dernière fois les résultats de son groupe vendredi, Jean-Paul Béchat a estimé laisser une entreprise « en ordre de marche ». Pour ajouter aussitôt que, si c'était à refaire, il ne referait pas la fusion de 2005 entre Snecma (le fabricant des moteurs du Rafale et de la fusée Ariane), qu'il dirigeait, et le groupe Sagem (défense, sécurité) : « Revenir sur la fusion aujourd'hui n'aurait pas de sens » mais, « avec les informations que nous avons aujourd'hui, on ne l'aurait pas faite », a-t-il lâché. A l'époque, on avait parlé d'un mariage de la carpe et du lapin imposé par l'Etat actionnaire, soucieux d'aider Sagem. Mais, en bon soldat, le patron de Snecma, Jean-Paul Béchat, s'était exécuté, y voyant aussi une consécration de sa carrière. Un bilan au goût d'amertume

Deux ans plus tard et après une décennie à la tête de Snecma puis de Safran, il tire sa révérence, le jour de ses soixante-cinq ans, sur un bilan amer : « Les technologies apportées par Sagem en 2005 étaient bien là, mais nous avons connu beaucoup de déceptions sur la gestion et les résultats », a-t-il reconnu. Doux euphémisme : entre la guerre des clans Snecma et Sagem, et les pertes de la branche défense et sécurité, Safran a connu en 2006 une « annus horribilis ».

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Mais Jean-Paul Béchat, qui se serait bien vu rester jusqu'en 2008, part finalement sur une note plus optimiste : au premier semestre, Safran a dégagé un bénéfice net en hausse de 62 %, à 215 millions d'euros, sur un chiffre d'affaires de 5,7 milliards (+ 4,7 %). Surtout grâce à la branche propulsion dont le résultat opérationnel a bondi de 31 %, à l'inverse de la branche équipements aéronautiques (- 36 %), pénalisée par les retards de l'Airbus A380. La branche défense et sécurité est aussi repassée dans le vert avec un bénéfice opérationnel de 25 millions d'euros. Seul point noir, la branche communications a encore vu ses pertes progresser, à 73 millions d'euros. Mais Safran a entrepris de s'en désengager : nous avons reçu « des marques d'intérêt » pour l'activité haut débit (décodeurs de télévision, fax...), a assuré Jean-Paul Béchat. Un temps cité comme repreneur, le français Thomson n'est pas sur le dossier. L'activité Sagem Monetel (paiement électronique) est, elle, en cours de cession à Ingenico. Reste à trouver preneur pour la branche téléphones mobiles qui pèse pour l'essentiel des pertes (94 millions d'euros). Pour sa part, Jean-Paul Béchat a obtenu une indemnité de 3 millions (soit deux ans de salaire) et il siégera au conseil de surveillance de Safran. JEAN-CHRISTOPHE FÉRAUD AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR SAFRAN Jean-Paul Herteman

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ACTUALITÉ

Le rachat de Bayern-Chemie/Protac par MBDA est effectif Le rachat de la société allemande Bayern-Chemie/Protac par le missilier européen MBDA est entré en vigueur le 31 août 2007 après l'accord des autorités européennes et nationales concernées, a annoncé MBDA, lundi dans un communiqué. Le missilier européen, détenu à 37,5% par le groupe européen EADS, 37,5% par le britannique BAE Systems et 25% par l'italien Finmeccanica (25%), avait annoncé le 15 mai le rachat de Bayern-Chemie/Protac, une société détenue conjointement par EADS (50%) et Thales (50%) qui commercialise des systèmes de propulsion pour missiles. Bayern-Chemie/Protac est désormais une filiale à 100% de la société allemande LFK, que MBDA avait rachetée en 2005. Cette opération est "un nouveau pas décisif vers la consolidation de l'industrie missilière européenne sous le leadership de MBDA", a commenté Giuseppe Snider, directeur de la stratégie et de la planification de MBDA, cité dans le communiqué. Bayern-Chemie/Protac, qui réalise un chiffre d'affaires annuel de 53 millions d'euros, emploie 180 personnes en Allemagne et 90 autres chez Protac, à la Ferté-Saint-Aubin (Loiret). Son client principal est MBDA, à qui il fournit notamment des propulseurs pour le missile air-air Meteor. Le montant de la transaction n'avait pas été dévoilé le 15 mai, lors de l'annonce de l'opération. AFP

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L'A380 a survolé le port de Hong Kong, dans le cadre d'une démonstration Un Airbus A380 a survolé lundi le port de Hong Kong pour un nouveau vol de démonstration dans le cadre de sa tournée promotionnelle en Asie. Le plus grand avion du monde en provenance d'Hanoï, a survolé les gratte-ciel de l'ancienne colonie britannique et le port Victoria sous le regard et les objectifs de badauds rassemblés en nombre. Le quadriréacteur, qui n'avait pas la permission de voler à une altitude inférieure à 305 mètres, a gratifié les spectateurs d'un second tour de piste. L'appareil doit être exposé lors d'un salon aérien avant de s'envoler mercredi pour Séoul, ultime étape de sa tournée en Asie. Le mastodonte avait connu un léger incident samedi après avoir heurté un hangar sur l'aéroport de Bangkok, endommageant légèrement le bout de son aile gauche et retardant son programme de présentation. Début octobre, l'A380 effectuera une tournée américaine. Le total des commandes et engagements pour l'A380 s'élève à 173 exemplaires pour quatorze clients, dont près de la moitié sont asiatiques. La première livraison, à Singapore Airlines, est prévue pour le 15 octobre, et le premier vol commercial Singapour-Sydney programmé le 25 octobre. Au cours des derniers mois, l'image d'Airbus a souffert de l'annonce d'importants retards dans la fabrication et la livraison des A380 commandés. AFP AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AIRBUS Airbus et Boeing pourraient profiter à deux de la commande de British Airways

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Airbus et Boeing pourraient profiter à deux de la commande de British Airways Les deux constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing seraient susceptibles de se partager une commande de 15 milliards de dollars (11 milliards d'euros) de la part de British Airways, selon le « Sunday Times » d'hier, citant des sources internes. Cette commande de long-courriers, attendue de longue date dans le cadre du renouvellement de la flotte de la compagnie, doit porter sur une centaine d'avions. Selon le journal britannique, elle pourrait inclure au final aussi bien le Boeing 787 que son rival l'Airbus A350. Ce « sont des produits différents et il n'est pas exclu d'acquérir les deux », déclare l'une des sources citées. Selon des rumeurs externes, British Airways n'exclurait pas non plus de se porter acquéreur de l'A380. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AIRBUS L'A380 a survolé le port de Hong Kong, dans le cadre d'une démonstration

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Aéroports de Paris relève ses prévisions de trafic pour 2007 Le gestionnaire des plates-formes d'Orly et Roissy a vu son résultat net récurrent croître de 24,6 % au premier semestre, grâce à une activité soutenue se soldant par un chiffre d'affaires en hausse de 9 %.

Grâce notamment à une plus-value de 109,8 millions d'euros tirée de la cession en février dernier de sa participation dans le capital du gestionnaire de l'aéroport de Pékin BCIA, Aéroports de Paris a publié vendredi pour le premier semestre un résultat net part du groupe de 201,6 millions d'euros, multiplié par plus de quatre par rapport aux 44,9 millions engrangés sur les six premiers mois

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de 2006. Hors éléments non récurrents, le résultat net progresse de 24,6 % à 114,5 millions et le résultat opérationnel courant de 13,6 % à 209,2 millions, grâce à une croissance de 9 % du chiffre d'affaires, à 1,08 milliard. Le gestionnaire des aéroports d'Orly et de Roissy a bénéficié sur le semestre d'un trafic passagers soutenu (+ 4,4 % à 41,5 millions de voyageurs), qui l'amène à réviser entre + 4 % et + 4,4 % la croissance du trafic attendue sur l'année contre une fourchette précédente de 3,7 % à 4,2 %. Hausse des redevances

Autres facteurs favorables : la hausse de 4,25 % des tarifs des redevances aéronautiques intervenue le 1er avril, et la montée en puissance du pôle immobilier. La rentabilité de cette division a progressé de 32,3 %, à 32 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 95,5 millions en hausse de 10,5 %, grâce à l'augmentation de 7 % au 1er janvier de l'indice d'indexation des loyers, et à la montée en puissance des loyers des terrains destinés à accueillir la « base maintenance Ouest » des Airbus A380 et le centre de maintenance de la plate-forme de correspondance d'Air France à Roissy. Au chapitre des mauvaises nouvelles, Aéroports de Paris a cependant reporté à 2009, contre fin 2008 précédemment annoncé, le retour à l'équilibre de son pôle d'assistance en escale, à cause de négociations avec les syndicats plus longues que prévu. Le plan de réorganisation prévoit la filialisation de cette activité dont la perte opérationnelle courante représentait encore au premier semestre 8,6 millions d'euros, soit 9 % du chiffre d'affaires. L'accord de gestion de l'emploi signé le 16 juillet avec les organisations syndicales stipule qu'une « solution adaptée » soit proposée aux 662 personnes concernées, et « sans aucun départ contraint de l'entreprise ». Le coût total de cet accord est estimé à 43,8 millions d'euros, dont 30,8 millions ont été provisionnés sur le premier semestre. C. B.

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AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AEROPORTS DE PARIS JP Morgan ramène son objectif de cours à 72 euros

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ACTUALITÉ

ALITALIA. Le plan industriel d'Alitalia, dont les grandes lignes... Le plan industriel d'Alitalia, dont les grandes lignes liées à un projet d'augmentation de capital avec Citi comme banque-conseil ont été approuvées jeudi (« Les Echos » du 31 août), sera précisé le 7 septembre lors d'une nouvelle réunion du conseil d'administration. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR ALITALIA British Airways s'intéresserait à Alitalia

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ACTUALITÉ

LUFTHANSA. La compagnie aérienne Lufthansa et DHL, filiale... La compagnie aérienne Lufthansa et DHL, filiale d'expédition de colis de Deutsche Post, ont déposé auprès de l'Autorité allemande de la concurrence un projet de création d'une compagnie aérienne commune de fret.

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CARNET

: Jean-Paul Herteman L'homme du sérail pour diriger Safran

« Si j'avais suivi une carrière littéraire, j'aurais sans doute été metteur en scène, pas auteur... » Metteur en scène ? Façon Bernard Murat ou Claude Chabrol ? Martin Scorsese peut-être ? Malgré une très bonne note en français au concours d'entrée à Polytechnique - sur un texte d'André Maurois, se souvient-il -, c'est une voie toute scientifique que Jean-Paul Herteman a choisie. Ne pas y voir une contradiction, encore moins une quelconque nostalgie. Car, à cinquante-sept ans, alors qu'il prend aujourd'hui la tête de Safran, l'un des champions français de l'aéronautique et de la défense, cet amoureux du ciel et

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de la mer va pouvoir appliquer son grand credo de toujours : faire partager ses convictions, échanger avec les spécialistes, donner du sens aux chiffres... L'anti-patron vedette

Tous ceux qui le connaissent en conviennent : Jean-Paul Herteman est un passionné. Et un modeste. L'anti-patron vedette du CAC 40, peu féru de dîners en ville. Mais qui sait prendre des risques. Comme il l'a fait juste après les attentats du 11 septembre 2001. Alors que le marché des avions est au plus bas, easyJet est l'une des rares compagnies européennes prête à passer commande de moteurs. Le contexte l'aide à tirer les prix au maximum. « Les discussions commerciales ont été très dures. Il a fallu que nos coûts suivent », rappelle celui qui était alors PDG de Snecma Moteurs. Depuis, le motoriste a fusionné - non sans heurts - avec l'électronicien Sagem pour donner naissance à Safran, dernière étape en date de la construction du groupe dans lequel l'ingénieur de SupAero a choisi de faire toute sa carrière, ou presque. Après sept années « un quart » passées dans le Centre d'essais aéronautiques de Toulouse à étudier la « fatigue » des matériaux pour le compte de la Délégation générale pour l'armement (DGA), il accepte, en 1984, de mettre son expertise au service du motoriste. Chef des programmes de recherche sur les matériaux et les procédés, il participera notamment à l'élaboration du Rafale pour développer une technologie que seuls les Américains maîtrisent à l'époque. Devenu directeur de la qualité, il sera ensuite nommé, à la demande d'un certain Louis Gallois, chef du bureau d'études. Le « virus » de l'espace

Son premier poste « business » sera la direction des programmes CFM 56, le best-seller du groupe, fruit d'une société commune avec General Electric. C'est alors que débute son envolée dans les hautes sphères : après avoir été directeur technique, directeur général de la division moteurs fusées - il attrape le « virus » de l'espace » à cette époque - et PDG de Snecma Moteurs, il se voit confier

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en 2003 les commandes de la branche propulsion. Puis, trois ans plus tard, dans un climat tendu, celles de la branche défense sécurité, héritée de Sagem. Dire que Jean-Paul Herteman connaît la maison relève donc de l'euphémisme. Ses principes : délégation, déplacements réguliers sur le terrain. Le tout dans un style sans doute très différent de celui de son prédécesseur, cet autre Jean-Paul (Béchat) à qui il tient à rendre hommage. Lui qui navigue régulièrement se plaît d'ailleurs à citer Victor Hugo : « La mer est un espace de rigueur et de liberté. » L'auteur d'« Hernani », une valeur sûre pour tout metteur en scène... ALAIN RUELLO AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR SAFRAN Safran : Jean-Paul Béchat tire sa révérence non sans regrets

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Les Echos e-paper - AGROALIMENTAIRE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ Nestlé finalise l'acquistion de Gerber Cette opération, annoncée le 12 avril pour un montant de 5,5 milliards de dollars, place le géant suisse de l'agroalimentaire en position de leader... Vins : un tiers de la production ne mériterait pas l'étiquette AOC Dans les années 1970, les vins de table représentaient 70% de la production des vins français et les A0C seulement 22%. Actuellement, les premiers ne... SABMiller à la recherche d'acquisitions en Allemagne Le brasseur anglo-sud-africain SABMiller est à la recherche d'acquisitions en Allemagne, après être resté longtemps à l'écart de ce marché, a dit le... BEL. Le groupe fromager français a réalisé un résultat net de... Le groupe fromager français a réalisé un résultat net de 47,8 millions d'euros au premier semestre de 2007, et non de 829,6 millions comme écrit par... CARNET JOSEPH CARTRON : Judith Cartron Judith Cartron prend la direction générale du distillateur bourguignon Joseph Cartron. Elle succède à son père, Xavier Cartron, qui présidait aux... Publicité

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ACTUALITÉ

Nestlé finalise l'acquistion de Gerber Cette opération, annoncée le 12 avril pour un montant de 5,5 milliards de dollars, place le géant suisse de l'agroalimentaire en position de leader aux Etats-Unis, premier marché mondial pour les aliments pour bébés Le groupe suisse Nestlé, numéro un mondial des produits alimentaires, a finalisé l'acquisition du producteur d'aliments pour bébés Gerber, poursuivant sa transformation vers la nutrition, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué. L'intégration de Gerber, dont le siège est aux Etats-Unis dans le New Jersey, a été effectuée le 1er septembre et "constitue un pas décisif dans la transformation de Nestlé en première société mondiale de nutrition", précise le groupe. Cette opération, annoncée le 12 avril pour un montant de 5,5 milliards de dollars, "place le groupe en position de numéro un du plus grand marché au monde d'aliments pour bébés, les Etats-Unis", poursuit Nestlé. Gerber, acquis auprès du compatriote Novartis, dispose d'un portefeuille d'environ 300 produits nutritionnels pour nourrissons, bébés et jeunes enfants, ainsi que d'une gamme de soins pour bébés, des produits de bien-être et une assurance-vie. (avec AFP)

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Vins : un tiers de la production ne mériterait pas l'étiquette AOC Dans les années 1970, les vins de table représentaient 70% de la production des vins français et les A0C seulement 22%. Actuellement, les premiers ne représentent plus qu'un quart des volumes, tandis que les AOC ont grimpé à 44% L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a formulé ce lundi des propositions pour "redonner toute sa crédibilité" au vin français produit en AOC, appellation qui ne constitue plus, selon elle, une garantie de qualité ou de terroir. "Depuis un certain nombre d'années, on observe une baisse qualitative régulière dans beaucoup d'AOC (appellation d'origine contrôlée) qui a miné complètement la confiance des consommateurs vis-à-vis des AOC", a expliqué Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, lors d'une conférence de presse téléphonique. Selon une enquête de l'UFC-Que Choisir, 75 professionnels représentatifs de la filière viticole, assurent qu'un tiers du volume du vin français produit en AOC ne mérite pas cette appellation du fait de son faible niveau qualitatif et du manque de lien au terroir. Inflation des surfaces, des rendements et des volumes, décrets d'appellation dépassés, "trop permissifs" et agréments laxistes laissant passer la quasi totalité des productions présentées, sont autant de causes qui ont contribué au "dévoiement progressif de la notion d'AOC", relève l'association. Les décrets d'appellation sont devenus tellement permissifs que la production d'AOC s'est fortement développée, souligne-t-elle. En 30 ans, les productions sous AOC sont passées de 15 millions d'hectolitres à 25 millions.

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Les Echos e-paper - AGROALIMENTAIRE - 03/09/07 à 21h00

Dans les années 1970, les vins de table représentaient 70% de la production des vins français et les A0C seulement 22%. Actuellement, les premiers ne représentent plus qu'un quart des volumes, tandis que les AOC ont grimpé à 44%. L'UFC-Que Choisir dénonce le laxisme des agréments annuels des productions, présentés comme la garantie ultime de la typicité et de la qualité des AOC. "On note une quasi absence de vins recalés : en 2004 et 2005, 98% et 99% respectivement des productions présentées à l'agrément ont été reçues". Les commissions d'agrément sont composées "essentiellement de professionnels de l'appellation qui sont juge et partie", précise-t-elle. Enfin, si l'on relève chez les producteurs "un désir de continuer à produire des vins ayant un lien fort avec le terroir", le négoce et la distribution ont une vision "radicalement différente de l'AOC, les vins devant pour eux avant tout répondre rapidement à la demande du marché en termes de note gustative, même si cela a pour conséquence de tourner le dos à la typicité", révèle l'UFC-Que Choisir. Pour garantir la réussite de la réforme des AOC viticoles, lancée en 2006, l'association formule des propositions. Elle préconise la réécriture des cahiers des charges par les Organismes de défense et de gestion (ODG) de chaque appellation en se recentrant sur la notion de terroir. Elle souhaite que l'Institut national des appellations d'origine (Inao) "arrête le flot des AOC au rabais" et qu'il ne valide pas les cahiers des charges ne répondant pas strictement à la notion originelle d'AOC. L'Inao doit aussi faire progresser le niveau qualitatif des vins en instaurant des sanctions "graduées, proportionnelles au niveau de démérite des productions". L'association prône aussi la mise en place par les ODG d'un ensemble de contrôles par des organismes indépendants aboutissant au déclassement de certaines productions, voire même à l'exclusion des producteurs en cas de dérive.

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Les Echos e-paper - AGROALIMENTAIRE - 03/09/07 à 21h00

La réforme des AOC viticoles est celle "de la dernière chance, car les marchés ne pardonnent pas. Si elle échoue, cela détruirait la confiance que les consommateurs sont prêts à porter aux AOC" a prévenu M. Bazot. (Avec AFP)

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Les Echos e-paper - AGROALIMENTAIRE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

SABMiller à la recherche d'acquisitions en Allemagne Le brasseur anglo-sud-africain SABMiller est à la recherche d'acquisitions en Allemagne, après être resté longtemps à l'écart de ce marché, a dit le responsable de ses activités européennes, Alan Clark, au Financial Times Deutschland paru lundi. "L'Allemagne et la Grande-Bretagne sont pour nous les plus importants marchés que nous souhaiterions développer en Europe", a-t-il déclaré. "L'Allemagne est intéressante à cause de sa taille. Mais nous n'avons pas vu jusqu'ici de candidats attractifs pour un rachat", a encore dit M. Clark, ajoutant toutefois: "Cela ne veut pas dire qu'il en sera toujours ainsi. (...) Je suis sûr qu'il existe des possibilités d'acquisition." SABMiller avait tenté de prendre pied en Allemagne via une société commune avec le brasseur allemand Warsteiner, mais cette tentative avait échoué, rappelle le FTD. SABMiller est toutefois présent sur le marché allemand via sa marque Pilsner Urquell, la première bière d'importation en Allemagne, selon le quotidien économique. AFP

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Les Echos e-paper - AGROALIMENTAIRE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

BEL. Le groupe fromager français a réalisé un résultat net de... Le groupe fromager français a réalisé un résultat net de 47,8 millions d'euros au premier semestre de 2007, et non de 829,6 millions comme écrit par erreur dans notre édition du 31 août.

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Les Echos e-paper - AGROALIMENTAIRE - 03/09/07 à 21h00

CARNET / JOSEPH CARTRON

JOSEPH CARTRON : Judith Cartron Judith Cartron prend la direction générale du distillateur bourguignon Joseph Cartron. Elle succède à son père, Xavier Cartron, qui présidait aux destinées de l'entreprise depuis 1990. Judith Cartron, trente-huit ans, diplômée de l'ISG, débute en 1992 chez Stephane Kélian, où elle se verra confier la responsabilité du personnel de vente des 19 boutiques parisiennes et des 4 marques (Stephane Kélian, Mosquitos, Kenzo Chaussures et Maud Frizon). En 1995, elle rejoint la société de duty-free Saresco et dirige deux boutiques à l'aéroport Charles-de-Gaulle. Trois ans plus tard, elle entre chez Habitat, où elle dirige successivement trois magasins parisiens avant d'être nommée, en 2004, directrice régionale province et membre du comité de direction France.

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ Le marché automobile français a marqué le pas en août Après leur rebond au mois de juillet, les immatriculations de véhicules particuliers neufs en France ont repris leur mouvement de repli amorcé depuis... Porsche préparerait une prise de contrôle de Volkswagen Le constructeur allemand de voitures de sport Porsche, qui possède 31 % du capital de Volkswagen, serait en train d'acheter des options sur actions... L'alliance Renault-Nissan va édifier au Maroc sa plus grande usine commune Au terme d'une négociation aussi courte que secrète, Carlos Ghosn a signé samedi, avec les autorités marocaines, un accord prévoyant la création... Les équipementiers répondent présent 8 secteurs.Avec les centres d'appels, l'habillement et les composants électroniques, les équipements automobiles sont l'un des 8 secteurs privilégiés... Les groupes tricolores accélèrent leur production hors de France Au premier semestre, les volumes de voitures fabriqués en France par Renault et PSA ont décliné de plus de 10 % alors que leur production à... Toyota et EDF s'allient sur les voitures hybrides rechargeables Toyota et EDF annonceront mercredi à Paris un accord de partenariat sur la technologie « hybride rechargeable », qui permet de brancher une voiture...

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

Peugeot a augmenté de 2,80 % vendredi, à... Peugeot a augmenté de 2,80 % vendredi, à 62,50 euros. Le titre a ainsi enregistré une progression de 24,5 % depuis le début de l'année 2007, les...

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

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Le marché automobile français a marqué le pas en août Après leur rebond au mois de juillet, les immatriculations de véhicules particuliers neufs en France ont repris leur mouvement de repli amorcé depuis le début de l'année. Les ventes de voitures neuves ont reculé en août de 2,4% par rapport à août 2006

Après son spectaculaire rebond en juillet (+21%), le marché français des voitures particulières neuves a repris son mouvement de recul engagé depuis le mois de février. Les immatriculations de véhicules particuliers neufs en France se sont ainsi repliées de 2,4% au mois d'août, à nombre identique de jours ouvrables par rapport à août 2006.

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

Pas de quoi cependant alarmer le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), qui rappelle que le mois d'août est "traditionnellement peu actif sur le plan commercial et dès lors peu significatif". Il retient surtout que "le marché français semble se stabiliser" après le rebond du marché automobile français en juillet : au cours des huit premiers mois de l'année, il recule de seulement 0,6% par rapport à la même période l'an passé, avec 1.375.208 voitures particulières vendues. En ajoutant les véhicules utilitaires légers, point fort des marques françaises, qui ont bondi de 17,1% au mois d'août, le marché ressort en légère hausse depuis le début de l'année, de 1% en données brutes, et de 0,4% à nombre comparable de jours ouvrables. Dans le détail, les marques françaises, qui avaient redressé la tête au mois de juillet, ont reculé de 9,7% en août, et perdent ainsi à nouveau du terrain par rapport aux étrangères, en hausse de 4,9%. Au total, les marques tricolores représentaient en août 46% du marché français, bien loin du seuil symbolique des 50% franchi à la baisse en juillet 2006. Si la performance du mois de juillet n'est qu'un souvenir pour le groupe Renault, l'évolution des ventes reste tout de même positive (+2%). Ce n'est pas grâce à la marque au losange, en repli de 4% par rapport à août 2006 malgré la commercialisation de la nouvelle Twingo en juin, mais, comme souvent, grâce au dynamisme de la marque soeur Dacia (+133%), qui produit la Logan. Les ventes de PSA Peugeot Citroen ont reculé de 13,4%, avec un plongeon de 17,3% pour Citroën et de 9,9% pour Peugeot, dont la nouvelle 308, remplaçante de la 307, sera dévoilée lors du salon de Francfort à la mi-septembre. Du côté des marques étrangères, la tendance, bien que ralentie par rapport au mois de juillet, reste à la hausse. Le groupe Volkswagen se taille toujours la part du lion, avec 14,5% du marché français en août, mais a vu ses ventes reculer de 1%, en particulier en raison d'un repli de 9,3% de sa marque éponyme. Nissan a poursuivi son redressement (+11,6%), tandis que BMW et Suzuki ont confirmé leur bonne santé, avec des bonds respectifs de 43,1% et de 21,2% de leurs ventes

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

au cours du mois. Modeste au mois de juillet, General Motors Europe a inscrit, pour sa part, une progression de 15,4% en août. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR PSA Peugeot a augmenté de 2,80 % vendredi, à... Les groupes tricolores accélèrent leur production hors de France

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

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Porsche préparerait une prise de contrôle de Volkswagen Le constructeur allemand de voitures de sport Porsche, qui possède 31 % du capital de Volkswagen, serait en train d'acheter des options sur actions dans le but de franchir dans les prochains mois la barre de 50 % du capital du groupe de Wolfsburg, affirmait, hier, la presse allemande. Selon le « Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung », le patron de Porsche, Wendelin Wiedeking, « travaille toujours à une prise de contrôle de Volkswagen ». Des « sources bancaires à Francfort » auraient confirmé que le groupe de Stuttgart « achète actuellement avec ardeur des options sur actions » de Volkswagen. Cela lui permettra, dans un avenir proche, de pouvoir « acheter des parts de VW à un prix fixé à l'avance », ajoute le quotidien. Selon le magazine « Der Spiegel » à paraître aujourd'hui, les courtiers s'attendent à ce que Porsche, par ce mécanisme, « dépasse la barre de 50 % » dans le capital de Volkswagen « au début de l'an prochain ». Avant cela, Porsche doit encore achever sa transformation en « société européenne » (SE), observe « Der Spiegel », mais cette mesure a été approuvée en juin par ses actionnaires réunis en assemblée générale extraordinaire. Porsche veut prendre le contrôle du numéro un européen de l'automobile sans pour autant avaler la totalité de son capital, comme la législation l'y contraignait au printemps dernier, alors qu'il avait franchi la barre des 30 % dans VW. Il avait à l'époque dû lancer une OPA sur Volkswagen, mais avait proposé pour cela le prix minimum autorisé par action ordinaire afin que son offre échoue.

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

L'alliance Renault-Nissan va édifier au Maroc sa plus grande usine commune Au terme d'une négociation aussi courte que secrète, Carlos Ghosn a signé samedi, avec les autorités marocaines, un accord prévoyant la création d'une usine d'assemblage « low cost » dans la nouvelle zone franche de Tanger. Ses capacités pourraient atteindre 400.000 voitures par an, qui seront exportées en Europe et dans le reste du monde à hauteur de 90 %.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À TANGER.

Au moment où bon nombre de constructeurs renforcent leurs capacités en Europe de l'Est, Carlos Ghosn, lui, met le cap au sud. Le président de Renault et de Nissan a signé samedi avec le Premier ministre marocain, Driss Jettou, en présence du roi Mohammed VI, un « protocole d'intention » en vue de

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

construire une nouvelle usine « low cost » d'ici au second semestre de 2010, dans la nouvelle zone franche de Tanger, qui sera bientôt adossée au grand port de conteneurs du Maroc, à quelques encablures de l'Europe. « Il s'agit du plus gros investissement réalisé ensemble par Renault-Nissan jusqu'à maintenant », souligne Carlos Ghosn : l'usine qu'il est en train de construire à Chennai (sud de l'Inde) disposera d'une capacité équivalente, mais son coût sera partagé avec son allié Mahindra. Au Maroc, Renault et Nissan mettront, à terme, 600 millions d'euros sur la table pour développer le site (350 millions pour la première tranche), somme à laquelle s'ajouteront les investissements spécifiques pour les modèles, compris entre 200 millions et 400 millions d'euros. L'usine devrait conduire à pleine capacité à la création de 6.000 emplois directs et 30.000 indirects, avec les équipementiers. A la recherche d'un grand constructeur automobile pour cette région pilote, les autorités locales n'ont pas hésité à dérouler le tapis rouge au groupe franco-japonais : le gouvernement de Rabat mettra à disposition un terrain de 300 hectares dans la nouvelle zone franche de Melloussa, aménagée, équipée d'une nouvelle autoroute et d'une ligne ferroviaire de 27 kilomètres reliant l'usine au tout nouveau port en eau profonde de Tanger Méditerranée, dont la première tranche a été inaugurée le mois dernier. Situé à seulement 15 kilomètres des côtes espagnoles (Gibraltar) et à la croisée des grandes routes maritimes, ce nouveau site « bénéficie d'une situation géographique exceptionnelle », commente Carlos Ghosn. Une lourde décision

Car, au-delà des chiffres, c'est surtout la vocation de l'usine qui bouleverse la stratégie du groupe. Contrairement aux usines d'assemblage que le constructeur au losange a essaimées dans bon nombre de pays non européens depuis les années 1960, pour servir les marchés locaux, le nouveau site de Tanger sera clairement axé sur l'exportation, dans le monde entier (90 % de ses productions). Seulement 10 % des volumes reviendront à la région au sens large (Maghreb,

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

Proche-Orient, une partie de l'Afrique). Rarement une lourde décision aura été prise aussi vite : les premiers contacts avec le Premier ministre marocain datent de février dernier et Carlos Ghosn s'est rendu trois fois sur place ces trois derniers mois pour finaliser l'affaire dans la plus grande discrétion. Renault réalisera sur ces nouvelles chaînes de montage les dérivés de son programme Logan (pick-up, utilitaires, version bicorps, etc.), vendus sous les deux marques Renault et Dacia en fonction des pays, tandis que Nissan assemblera un nouveau petit utilitaire à bas coûts, dont le prix de vente devrait avoisiner 10.000 dollars (7.350 euros). La clef de répartition des investissements entre les deux partenaires n'est pas encore fixée, mais Renault devrait s'arroger la plus grosse partie des capacités, ainsi que le management du site. De plus, la Logan « classique » tricorps continuera d'être montée à Casablanca, à la Somaca, dans laquelle Renault est monté récemment à 80 % du capital et qui verra, quant à elle, ses cadences totales passer de 30.000 à 80.000 véhicules par an, y compris des utilitaires montés pour PSA. Un problème de capacités

En termes de « coût rendu au client », l'usine de Tanger est conçue pour être « la plus compétitive » du groupe Renault, ajoute son patron, faisant la différence principalement sur ses futurs coûts salariaux et logistiques. « Le port est décisif. Le coût de cette usine sera inférieur à celui de la Roumanie (Pitesti), voire même à la Turquie (Bursa) », ajoute Carlos Ghosn. Sans le clamer sur les toits, Renault commençait à avoir un sérieux problème de capacités sur son programme Logan, en plein essor, au point de retarder certains lancements comme celui de la version « fourgonnette ». « Nous sommes incapables de poursuivre le programme Logan si on ne construit pas cette usine », a-t-il même ajouté à Tanger. Mais, pour diviser les risques à long terme, le groupe se refuse désormais à trop concentrer ses investissements dans la zone euro, dans laquelle il inclut déjà par avance la Roumanie, voire peut-être la Turquie.

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

Faut-il voir là une nouvelle délocalisation et le risque de voir partir de nouveaux programmes « made in France » vers le Maroc, comme ce fut le cas de certaines Clio et Mégane en Turquie ? Carlos Ghosn se veut rassurant et réserve son nouveau projet au seul segment du « low cost ». « Il est hors de question de produire la Clio au Maroc. Cela contribuerait à mettre en péril les capacités d'Europe de l'Ouest et nous ne sommes pas prêts à le faire. Donc ici, on fait de la Logan. » Du moins, à un horizon de l'ordre de cinq ans. DENIS FAINSILBER

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Les équipementiers répondent présent 8 secteurs.

Avec les centres d'appels, l'habillement et les composants électroniques, les équipements automobiles sont l'un des 8 secteurs privilégiés identifiés par les promoteurs de la nouvelle zone franche de Tanger Méditerranée. Le choix de Renault devrait encore accélérer le mouvement. Déjà, des groupes qu'il connaît bien, comme Delphi, Valeo, Yasaki (ex-division câblage de Siemens) et Sumitomo, sont sur place, essentiellement pour exporter leur production. Ce n'est qu'un début : après avoir récemment fermé son usine espagnole de Cadix, supprimant au passage 1.600 emplois, Delphi vient d'annoncer l'ouverture à Tanger d'un second site de systèmes électriques et électroniques, qui emploiera 2.500 personnes d'ici à trois ans, en plus des 4.500 postes qu'il compte déjà sur place. De même, le français Valeo doit annoncer cette semaine qu'il double la mise au Maroc, investissant 30 millions d'euros supplémentaires.

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Les groupes tricolores accélèrent leur production hors de France Au premier semestre, les volumes de voitures fabriqués en France par Renault et PSA ont décliné de plus de 10 % alors que leur production à l'étranger, majoritaire, grimpait de 14,4 %. Le nouveau projet de Renault au Maroc constitue un nouveau pas en avant pour les constructeurs français, qui produisent de moins en moins de voitures dans leur pays d'origine au profit des régions périphériques, beaucoup moins chères en termes de coûts. Au total, plus d'une voiture sur deux badgée Renault, Peugeot ou Citroën est actuellement fabriquée hors de l'Hexagone, et cette part s'accroît rapidement. Au premier semestre, la production mondiale de voitures particulières des deux constructeurs nationaux a atteint 2,79 millions d'unités : soit 1,21 million dans les sites hexagonaux, en baisse de 10,3 % sur un an, et 1,58 million à l'étranger, en hausse de 14,4 %. Renault est le plus concerné par cette tendance, puisque ses fabrications « à domicile » ont décliné de 15,3 % depuis le début de l'année, tandis que les autres progressaient de 16,7 %. Une variation due non seulement à la marque au losange, qui assemble de plus en plus de véhicules en Turquie ou en Slovénie (notamment les Clio et Twingo), mais aussi à ses deux marques soeurs, la roumaine Dacia et la coréenne Samsung Motors. Même passablement excentrée par rapport au marché ouest-européen, et en incluant les coûts logistiques afférents, la Turquie reste intéressante en termes économiques, juge le groupe de Carlos Ghosn. Même mouvement chez PSA

Renault-Nissan avait pensé concourir pour obtenir l'ex-usine Daewoo de Craiova (Roumanie), actuellement à vendre, mais a renoncé pour ne pas trop dépendre d'un seul pays désormais situé en zone euro. Le groupe concentre ses investissements sur la Turquie, malgré le yo-yo de la devise locale, selon un

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

dirigeant. Quant à la Corée, elle a vocation à fabriquer une partie du futur haut de gamme du groupe, en commençant par des 4×4. Dans le camp PSA, le mouvement de balancier est assez similaire : les productions nationales réparties dans 6 usines ont reculé de 7,2 % de janvier à juin, tandis que les volumes de véhicules assemblés à l'étranger ont gonflé de 12,6 %. Trois zones concourent à cette tendance : l'ex-Europe de l'Est (République tchèque, Slovaquie), la Chine et l'Amérique latine. Là encore, le mouvement va s'amplifier à l'avenir, puisque le groupe de Christian Streiff négocie son implantation industrielle en Russie centrale, dans la région de Nijni-Novgorod, pour servir l'imposant marché local. D. F. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR PSA Le marché automobile français a marqué le pas en août Peugeot a augmenté de 2,80 % vendredi, à...

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Toyota et EDF s'allient sur les voitures hybrides rechargeables Toyota et EDF annonceront mercredi à Paris un accord de partenariat sur la technologie « hybride rechargeable », qui permet de brancher une voiture hybride sur une prise de courant au domicile d'un particulier, pour recharger sa propulsion électrique. L'accord, de portée mondiale, sera signé par Masatami Takimoto, vice-président exécutif de Toyota, et Pierre Gadonneix, PDG d'EDF. Cette nouvelle motorisation « propre », qui devrait trouver des débouchés à moyen terme, s'ajoutera aux autres technologies existantes, sans les remplacer. Leader sur le créneau des voitures hybrides, essentiellement développé aux Etats-Unis, Toyota et sa marque soeur Lexus proposent pour l'instant des voitures hybrides (comme la Prius ou la RX400h) non rechargeables, qui récupèrent de l'énergie pour leur moteur électrique lors des phases de freinage. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR EDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats EDF participera à la construction de 4 EPR aux Etats-Unis

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Les Echos e-paper - AUTOMOBILE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Peugeot a augmenté de 2,80 % vendredi, à...

Peugeot a augmenté de 2,80 % vendredi, à 62,50 euros. Le titre a ainsi enregistré une progression de 24,5 % depuis le début de l'année 2007, les investisseurs misant sur une amélioration durable des comptes du constructeur automobile. Son nouveau patron, Christian Streiff, présentera demain aux investisseurs les détails de son plan de mobilisation, appelé « Cap 2010 ». AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR PSA Le marché automobile français a marqué le pas en août Les groupes tricolores accélèrent leur production hors de France

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Les Echos e-paper - COMMUNICATION - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ La réglementation des télécommunications est « court-termiste et consumériste » Dans un entretien aux « Echos », le président du directoire de Vivendi lance une charge contre les régulateurs des télécoms, tant au niveau européen... Free lancera son offre très haut débit à Paris mi-septembre Après Neuf Cegetel, Orange et Numéricâble, c'est au tour du trublion de l'Internet de rendre accessible son offre de fibre optique dans deux... NRJ annonce une rentrée "offensive" pour retrouver sa place de leader Le groupe audiovisuel NRJ (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons, NRJ 12, NRJ Mobile) a présenté lundi une grille de rentrée "offensive" avec... Canal+ lance un nouveau site pour séduire les futurs abonnés et la publicité Canal+ va lancer d'ici le 15 septembre un nouveau site internet, Canalplus.fr, gratuit et ouvert à tous, qui a pour ambition de devenir un site de... Le haut débit ralentit en France Au 30 juin dernier, la France comptait 14,25 millions d'abonnés à Internet haut débit, dont 13,55 millions de clients à... CNN se désabonne de tous les services de Reuters La chaîne d'informations américaine CNN s'est désabonnée en fin de semaine dernière de tous les services de l'agence britannique Reuters, de texte,...

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Les Echos e-paper - COMMUNICATION - 03/09/07 à 21h00

NBC Universal retire ses vidéos d'iTunes NBC Universal (NBCU) a prévenu Apple qu'il ne renouvellera pas son contrat portant sur la fourniture d'émissions et de séries télévisées à... Nicolas Sarkozy veut réorganiser l'audiovisuel extérieur Nicolas Sarkozy et François Fillon ont demandé à Bernard Kouchner « de créer les conditions d'un pilotage coordonné et efficace de notre politique... Dailymotion lève 25 millions d'euros Il faudra compter avec Dailymotion Les résultats de NRJ sanctionnés Le bénéfice opérationnel chute de moitié au premier semestre et un nouveau recul du chiffre d'affaires est attendu pour le trimestre en cours. Des... Google News élimine les articles de presse copiant les dépêches Le site Google News a lancé un algorithme destiné à éviter la duplication d'un même article. Tous les articles qui recopient intégralement les... WIFI. Le fournisseur d'accès Internet Earthlink a indiqué... Le fournisseur d'accès Internet Earthlink a indiqué qu'il abandonnait son projet de construire un réseau WiFi à San Francisco, projet auquel devait... BFM TV. Le PDG Alain Weill a écrit à Nicolas Sarkozy pour... Le PDG Alain Weill a écrit à Nicolas Sarkozy pour s'opposer à l'augmentation des ressources publicitaires de France...

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Les Echos e-paper - COMMUNICATION - 03/09/07 à 21h00

SONY. L'électronicien japonais va fermer son site Connect... L'électronicien japonais va fermer son site Connect Music Store, suite à l'abandon de son logiciel de protection propriétaire Atrac (utilisé sur ce... LAGARDÈRE. L'éditeur a indiqué ne pas être intéressé par un... L'éditeur a indiqué ne pas être intéressé par un rachat d'Emap, ni par ses magazines grand public, mais qu'il étudierait « certains titres » s'ils... Forte progression du bénéfice de Bouygues au premier semestre Hors activités cédées, le groupe de BTP, de télécommunications et d'audiovisuel a vu son bénéfice net progresser de 45 %, à 655 millions d'euros.... CARNET METRO : Alexis Pezerat Alexis Pezerat est nommé directeur commercial des publications de Metro France. INSEE : Francis Kramarz Francis Kramarz est nommé directeur du Centre de recherche en économie et statistique (Crest). Il succède à Stéphane Grégoir, qui devient responsable...

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Les Echos e-paper - COMMUNICATION - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ / JEAN-BERNARD DIRECTOIRE DE VIVENDI

LÉVY

-

PRÉSIDENT

DU

La réglementation des télécommunications est « court-termiste et consumériste »

Dans un entretien aux « Echos », le président du directoire de Vivendi lance une charge contre les régulateurs des télécoms, tant au niveau européen qu'au niveau français. Il explique qu'« au mieux, le résultat de SFR sera stable cette année par rapport à l'an passé ». Pour lui, « depuis trois ans, les consommateurs ont profité de la totalité des gains de productivité, via des baisses de tarifs répétées ». En conséquence, Jean-Bernard Lévy estime que « les opérateurs sont limités par les régulateurs dans leur capacité à investir, à innover et

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Les Echos e-paper - COMMUNICATION - 03/09/07 à 21h00

à embaucher ». Dans l'Internet, Vivendi « a fait le choix de ne pas investir dans des sites dont l'audience, fragmentée, ne peut être rentabilisée ». Enfin, concernant les droits du championnat français de football, il qualifie le prix de 600 millions d'euros annuels, versé par Canal+, « d'aubaine pour le football français ». Quel regard portez-vous sur la première moitié de l'année pour Vivendi et quelles sont vos prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2007 ?

L'année se passe très bien. Notre résultat net s'est amélioré de 10 % au premier semestre et nous avons confirmé nos objectifs pour l'année entière. Cela dans un contexte contrasté. En effet, le profit du plus gros contributeur au résultat du groupe, à savoir SFR, ne progresse plus car la téléphonie mobile est entrée dans une économie administrée par les régulateurs européen et français. Au mieux, le résultat de SFR sera stable cette année par rapport à l'an passé. Dans ces conditions, pour que le groupe continue à progresser, il faut que les autres activités montent en puissance. Ce qui est le cas de Canal+, de Maroc Telecom et de Vivendi Games. Quelle utilisation entendez-vous faire de vos cash-flows ?

A la fin de l'année, notre dette nette devrait être légèrement supérieure à 5 milliards d'euros puisque nous avons provisionné pour 1 milliard d'euros notre engagement de racheter les participations de TF1 et de M6 dans Canal+ France. En mai dernier, Vivendi a distribué 1,4 milliard d'euros de dividendes à ses actionnaires, ce qui représente un rendement de 4 %. Enfin, nous avons une politique d'acquisitions, très sélective, mais active. Ainsi, récemment, nous avons réalisé deux opérations structurantes, le rachat de l'édition musicale de Bertelsmann (BMG) et celui de TPS. Nous avons aussi renforcé nos métiers par des acquisitions ponctuelles : la téléphonie fixe de Tele2 en France, des opérateurs télécoms au Burkina Faso et au Gabon, des labels de musique comme V2 ou Octone.

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Les Echos e-paper - COMMUNICATION - 03/09/07 à 21h00

Cet été, des rumeurs ont couru sur un intérêt de Vivendi pour des groupes de télévision payante comme l'allemand Premiere ou l'espagnol Sogecable.

Nous l'avons déjà démenti récemment et, je le répète, nous n'avons ni discussions en cours, ni intérêt à court terme, ni pour Sogecable ni pour Premiere. Avec la bonne santé retrouvée de Canal+, un objectif stratégique est de développer notre savoir-faire dans ce métier dans des pays voisins de la France. Cela nous autorise à regarder des opportunités à l'étranger, mais nous ne le ferons qu'avec une très grande discipline financière. Etes-vous toujours acheteur de la participation de Vodafone de 44 % dans SFR ?

Nous avons montré notre capacité à bien gérer les activités de télécoms et de télévision payante. Or, nous ne détenons ni SFR ni Canal+ à 100 %. Nous souhaitons donc mettre à profit toute opportunité pour nous renforcer au capital de ces deux entreprises. Concernant SFR, il n'y a pas actuellement de discussions avec Vodafone. SFR a décidé d'investir dans la fibre optique au côté de Neuf Cegetel, dont il détient 40 % du capital. N'est-ce pas le moment de racheter cet opérateur ?

Il s'agit d'abord de savoir s'il est justifié que quatre réseaux à très haut débit, de quatre opérateurs différents, arrivent au pied de chaque immeuble. Je ne le pense pas. Les pouvoirs publics sont saisis du problème afin de limiter le gaspillage qui entraînerait des prix élevés pour les consommateurs. De notre côté, il y a douze mois, nous avons laissé Neuf Cegetel s'introduire en Bourse. Nous sommes simplement montés au capital, au-dessus de la minorité de blocage, pour protéger nos intérêts. Cette analyse n'a pas changé. Le chiffre d'affaires de SFR n'a augmenté que de 0,8 % au premier semestre 2007. Comment relancer la croissance dans la téléphonie mobile ?

Aujourd'hui, la croissance des usages est considérable. Mais le partage de cette croissance entre les consommateurs et les opérateurs est déséquilibré. Depuis trois ans, les consommateurs ont profité de la totalité des gains

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de productivité, via des baisses de tarifs répétées. Dans cet environnement réglementaire court-termiste et consumériste, les opérateurs sont limités par les régulateurs dans leur capacité à investir, à innover et à embaucher. De plus, pourquoi les tarifs de gros de la téléphonie mobile sont-ils inférieurs en France de 30 % à ceux pratiqués en Italie ou en Allemagne ? Une harmonisation européenne est nécessaire. La croissance de SFR viendra, aussi, de la poursuite de la croissance des nouveaux usages. Vivendi, groupe présent dans la télévision et les télécoms, peut-il profiter de la convergence entre ses tuyaux et ses contenus sans véritable marque Internet du type YouTube ou MySpace ?

Un nouveau partage du temps de loisirs se met en place entre télévision et Internet. Mais si les télévisions se sont organisées pour monétiser leur audience, ce n'est pas encore le cas des sites Web. Ces derniers font une audience considérable, mais leurs chiffres d'affaires restent modestes. Certes, nous assistons à une migration de la publicité de la télévision vers l'Internet. Mais Vivendi a fait le choix de ne pas investir dans des sites dont l'audience, fragmentée, ne peut être rentabilisée. Vous n'êtes donc pas intéressés par Dailymotion ?

Non. Où en est votre projet de portail multimédia Vivendi Mobile Entertainment ?

Ce portail ouvrira d'ici à la fin de l'année. Il sera basé sur un modèle payant, et non pas sur l'audience. Concernant la renégociation des droits du championnat de France de football, la Ligue est toujours aussi gourmande, tandis que Canal+ semble moins enclin à dépenser autant que la dernière fois ?

Les 600 millions d'euros par an que Canal+, dans un contexte très particulier, a mis sur la table il y a trois ans pour diffuser le championnat, sont une aubaine pour le football français.

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Le marché de la musique a encore plongé de 25 % au premier trimestre en France. Quel nouveau modèle économique envisagez-vous pour la distribution musicale à terme ?

Au premier semestre, le chiffre d'affaires d'Universal Music Group a baissé de 4,9 % en euros. Il est stable à taux de change constant, et aurait augmenté de 3 % si nos comptes étaient libellés en dollars. Les ventes de musique numérique représentent 15 % du total, alors qu'il y a trois ans ce mode de distribution n'existait pas. Notre stratégie est celle d'une double migration : du disque physique vers la musique dématérialisée, et de la musique produite vers les services dans l'industrie musicale. Notre rentabilité opérationnelle est à deux chiffres [10,5 % au premier semestre, NDLR]. C'est une véritable performance dans un secteur en mutation et victime de la piraterie. Dans le numérique, nous testons différents modèles économiques, parfois sans verrous numériques (DRM). Avec Neuf Cegetel, nous essayons un modèle d'abonnement. Je pense d'ailleurs qu'il n'y aura pas forcément un unique modèle gagnant. Par ailleurs, nous avons racheté une société basée à Londres, Sanctuary, pour environ 200 millions d'euros. Cette opération illustre notre stratégie de développement dans les services liés à la musique, comme le marketing des artistes. La crise boursière liée aux « subprime » a-t-elle affecté Vivendi ?

En août, nous avons vérifié que notre trésorerie n'était pas placée dans des sicav monétaires investies en partie dans l'immobilier américain. Ce qui était le cas. A quoi ressemblera le groupe Vivendi dans cinq ans ?

La vocation de Vivendi est d'être un groupe industriel dans le divertissement, appuyé sur des métiers leaders, autonomes et différenciés, mais partageant des valeurs et des principes de management communs. Un groupe

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« contracyclique » dont les revenus sont liés aux abonnements et aussi à des marques de contenus fortes. PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-CHRISTOPHE FÉRAUD ET GUILLAUME DE CALIGNON Jean-Bernard Lévy Né à Suresnes, cinquante-deux ans. Polytechnique, ingénieur télécoms (ENST). Depuis avril 2005. Président du directoire de Vivendi Universal. Août 2002. Nommé directeur général de Vivendi Universal. 1998. Directeur général puis associé gérant d'Oddo et Compagnie. 1995. PDG de Matra Communication. 1993. Directeur de cabinet de Gérard Longuet, ministre de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et du Commerce extérieur. 1988. Directeur des satellites de télécommunications à Matra Espace. 1986. Conseiller au cabinet de Gérard Longuet, ministre délégué aux Postes et Télécommunications. 1982. Adjoint au chef du service du personnel, France Télécom. 1979. Ingénieur à la direction opérationnelle des télécommunications d'Angers. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR VIVENDI Cherchez l'erreur Lire « Crible » page 42.

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Free lancera son offre très haut débit à Paris mi-septembre Après Neuf Cegetel, Orange et Numéricâble, c'est au tour du trublion de l'Internet de rendre accessible son offre de fibre optique dans deux arrondissements de la capitale. La course est lancée. Le but de chacun des opérateurs est de fibrer le plus vite possible le plus grand nombre d'immeubles pour pouvoir ensuite ouvrir son réseau aux autres opérateurs... à un prix qui restera à définir. Tous les opérateurs français sont désormais partis dans la fibre optique. Dernier en date, Free a annoncé en fin de semaine dernière son intention de rendre accessible son offre de très haut débit au même prix que celle de l'ADSL, c'est-à-dire à 29,99 euros par mois. Au début, seuls les abonnés résidant dans les 15e et 20e arrondissements de Paris dont les immeubles ont été reliés, auront accès à une offre « avec un débit Internet à 100 mégabits par seconde en réception, 50 Mbp/s en émission, l'abonnement téléphonique, les appels illimités vers les postes fixes de 49 destinations, dont la France métropolitaine » et à la télévision sur deux postes, promet l'opérateur télécom. France Télécom propose, lui, dans certains quartiers d'une dizaine de grandes agglomérations l'accès à Internet �� 100 Mbp/s pour 44,90 euros par mois auxquels il faut ajouter la location de la Livebox de 3 euros mensuels. Au 30 juin dernier, cette offre avait séduit 2.100 clients. Coup d'accélérateur

Neuf Cegetel est, lui, présent à Paris et à Pau depuis le printemps dernier. Dans la capitale, l'abonnement mensuel coûte 29,90 euros. Enfin, le câblo-opérateur Numéricâble affiche son agressivité : ses dirigeants ont affirmé la semaine dernière que 1,1 million de foyers français habitent dans des immeubles raccordés à leur réseau, dont 350.000 à Paris.

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Jusqu'à présent, les opérateurs se sont voulus prudents. Iliad, la maison mère de Free, a retardé ses investissements et France Télécom n'a prévu d'investir « que » 270 millions d'euros d'ici à la fin 2008. Tous appuient néanmoins sur l'accélérateur alors que le régulateur a lancé une consultation publique cet été pour définir la façon dont la concurrence doit être organisée dans le très haut débit. Pour preuve de l'importance du marché, les tensions entre opérateurs commencent. En juin, Free s'est plaint auprès du Conseil de la concurrence d'avoir du mal à accéder aux fourreaux (c'est-à-dire les gaines) que possède France Télécom pour pouvoir passer ses propres fibres. La course est partie. Le but de chacun des opérateurs est de fibrer le plus rapidement possible le plus grand nombre d'immeubles pour pouvoir ensuite ouvrir son réseau aux autres opérateurs... à un prix qui restera à définir. Dans sa plaquette envoyée aux syndics, Orange souligne que, une fois l'immeuble câblé par lui, son réseau « permet à chacun de choisir son opérateur (à condition que l'opérateur ait conclu un accord avec Orange) grâce à la mise en place d'équipements interopérables et mutualisables ». Mais posséder les infrastructures dans un immeube semble tout de même plus sûr pour l'avenir... G. C.

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NRJ annonce une rentrée "offensive" pour retrouver sa place de leader Le groupe audiovisuel NRJ (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons, NRJ 12, NRJ Mobile) a présenté lundi une grille de rentrée "offensive" avec une "redynamisation" de l'ensemble de ses antennes et notamment celle de NRJ qui veut retrouver sa place de première radio de France. NRJ Group part à "l'offensive" en 2007-2008, qui sera l'année du "plein déploiement de la stratégie multimédia" (internet, téléphonie mobile...) initiée en 2006, a déclaré Marc Pallain, président du directoire du groupe français, lors de la conférence de presse de rentrée. Le groupe veut "redynamiser" l'ensemble de ses antennes et surtout celle de son navire amiral, la radio musicale NRJ, qui doit "regagner de l'audience et retrouver sa première place", a précisé Frédéric Pau, directeur de l'antenne de NRJ, deuxième radio de France en audience. NRJ a perdu l'année dernière sa place de première radio, doublée par RTL. Elle affichait au printemps 2007 un taux d'audience cumulé de 11,6%, selon la dernière enquête Médiamétrie, en baisse d'un demi point sur un an. "La présidentielle a été favorable aux radios d'information", a expliqué M. Pallain, qui veut se recentrer sur ses métiers de base. La grille de NRJ va ainsi s'enrichir de nouvelles émissions et de nouveaux animateurs, tout en "restant précurseur" sur la musique. Les émissions matinales de la semaine ("Morning") sont prolongées le samedi matin. De même, l'émission de libre antenne "Sans interdit" animée par Mikl occupera le dimanche soir, en plus de sa quotidienne. Parmi les nouveautés figurent "Mastermix", qui propose des mix des DJ Abdel, David Guetta, Bob Sinclar et Martin Solveig, tous les samedi soir de 19h00 à 05h00, le "Mucha Show" le dimanche soir et "Sunday Fraise" le dimanche matin avec Manu Payet.

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La chaîne de la TNT NRJ 12 voit sa grille renouvelée à 80%, dans le but de devenir "la nouvelle généraliste du paysage audiovisuel français". AFP

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Canal+ lance un nouveau site pour séduire les futurs abonnés et la publicité Canal+ va lancer d'ici le 15 septembre un nouveau site internet, Canalplus.fr, gratuit et ouvert à tous, qui a pour ambition de devenir un site de référence auprès des moins de trente ans tout en captant des recettes publicitaires supplémentaires, ont indiqué lundi ses dirigeants. Canalplus.fr, a pour objectif de devenir "le premier média premium (haut de gamme: ndlr) sur le web, en symbiose avec la chaîne", a expliqué Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+, lors d'une conférence de presse. Le site veut "créer un lien très fort avec les internautes, autour de nos thèmes de prédilection", à savoir le sport, le cinéma, l'info, l'humour, les séries, la musique, a-t-il ajouté. Le but est de séduire les 15-30 ans, qui sont les clients de demain pour la chaîne cryptée (les gens s'abonnent aux alentours de 35 ans), a souligné le directeur général. Il s'agit également de "capter des recettes publicitaires supplémentaires", a-t-il indiqué. Selon Hervé Simonin, directeur des contenus numériques à Canal+, la publicité sur l'internet devrait représenter en France un milliard d'euros en 2007, soit un tiers des recettes publicitaires à la télévision. Canalplus.fr proposera des contenus issus de l'antenne, avec une sélection de "sept émissions emblématiques", dont "Les Guignols", "Le SAV", "Le Zapping", "Groland"..., qui seront mises sur le site quelques minutes après leur diffusion à l'antenne, a précisé Hervé Simonin. Un deuxième volet proviendra des équipes de Canal+ et sera "un prolongement de l'antenne", avec par exemple la retransmission de la conférence de rédaction de "Jour de sport" ou d'extraits d'interviews ou d'images de tournage non passés sur l'antenne de Canal+.

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Le haut débit ralentit en France Au 30 juin dernier, la France comptait 14,25 millions d'abonnés à Internet haut débit, dont 13,55 millions de clients à l'ADSL. Au deuxième trimestre, 573.000 nouveaux foyers français ont donc été séduits par l'Internet l'ADSL ou le câble selon les chiffres publiés par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). La croissance du marché français ralentit donc puisque au premier trimestre 2007, 890.000 nouveaux recrutements avaient été enregistrés. A la fin du premier semestre, 2,87 millions d'abonnés avaient opté pour une offre en dégroupage total, c'est-à-dire sans le paiement de l'abonnement à France Télécom, tandis que les offres d'ADSL nu (là aussi, sans paiement d'abonnement à l'opérateur historique, mais en zones non dégroupées) s'élevaient à 697.000.

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CNN se désabonne de tous les services de Reuters La chaîne d'informations américaine CNN s'est désabonnée en fin de semaine dernière de tous les services de l'agence britannique Reuters, de texte, photo et vidéo. « Nous pouvons augmenter les contenus qui nous appartiennent », a précisé un porte-parole de CNN à l'AFP. « Il s'agit d'investir plus, il s'agit de croître et non pas de réduire les coûts », a-t-il ajouté. « Cela concerne CNN et son avenir, et l'importance de la propriété des contenus dans un environnement changeant. » Les autres abonnements de CNN à des agences d'information ne sont pas concernés. « Investir dans les contenus donne à CNN un matériau plus unique, à utiliser à travers tous ses services et dans d'autres relations d'affaires, pour de nouvelles plates-formes digitales et des sites sur l'Internet. »

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NBC Universal retire ses vidéos d'iTunes NBC Universal (NBCU) a prévenu Apple qu'il ne renouvellera pas son contrat portant sur la fourniture d'émissions et de séries télévisées à iTunes. NBCU serait en désaccord sur la prévention de la piraterie sur l'iPod, et sur le prix de vente au client (aujourd'hui, Apple impose un prix unique de 1,99 dollar par émission), et voulait notamment pouvoir proposer des packages couplant un épisode d'une série TV et un film. NBCU accuse aussi Apple de vouloir avant tout favoriser la vente d'iPod. Apple accuse en retour NBCU d'avoir voulu plus que doubler son prix de gros, ce que dément la filiale de General Electric et de Vivendi. Les deux parties entendent toutefois poursuivre leurs discussions jusqu'à l'expiration du contrat fin décembre. NBCU représente aujourd'hui 30 % à 40 % des ventes vidéo d'iTunes. D'ores et déjà, Universal Music n'avait pas renouvelé son contrat avec iTunes.

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Nicolas Sarkozy veut réorganiser l'audiovisuel extérieur Nicolas Sarkozy et François Fillon ont demandé à Bernard Kouchner « de créer les conditions d'un pilotage coordonné et efficace de notre politique audiovisuelle extérieure (radio, télévision et Internet) et de procéder aux réorganisations nécessaires sur la base des premières propositions que [le ministre des Affaires étrangères] a déjà formulées, et dont il veillera à assurer la mise en oeuvre en liaison avec la ministre de la Culture ». Dans la lettre de mission adressée au ministre, le président et son Premier ministre écrivent : « Notre politique audiovisuelle extérieure, dont vous êtes le chef de file, constitue un enjeu majeur pour l'influence de la France et pour la diffusion de sa langue. La BBC a autant de moyens que l'audiovisuel extérieur français pour une visibilité et une influence beaucoup plus fortes. »

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Dailymotion lève 25 millions d'euros Il faudra compter avec Dailymotion. Face à YouTube, racheté par Google pour 1,65 milliard de dollars et l'israélien Metacafe, qui vient de lever 30 millions de dollars, le monde de la vidéo sur Internet pourrait bien tenir un champion français qui ait les moyens de durer. Le site vient en effet de lever un deuxième tour de table de 25 millions d'euros (34 millions de dollars) auprès d'AGF Private Equity, du britannique Advent Venture Partners, du CIC ainsi que de deux actionnaires historiques, Partech International et Atlas Ventures. La société, qui ne gagne pas encore d'argent, serait valorisée dans une fourchette entre 50 et 100 millions d'euros. Monté par la banque- conseil Jeffries LongAcre, c'est le tour de table le plus important réalisé dans la high-tech cette année en France. Il prouve que, malgré le rouleau compresseur Google, certains croient que le marché est encore assez ouvert pour accepter plusieurs joueurs. « Le TF1 de la vidéo »

Les chiffres sont là : avec 6,4 millions de visiteurs uniques en juin 2007 selon Médiamétrie-Netratings, Dailymotion est parmi les 20 plus gros sites français. « Les gens passent 20 % de leur temps sur Internet à regarder des vidéos. Dailymotion a un taux de pénétration de 60 % en France, c'est le TF1 de la vidéo », estime Guillaume Lautour, partner d'AGF Private Equity. La moitié de son trafic est en France, le reste vient du reste du monde, avec un ancrage remarqué aux Etats-Unis (où une filiale a été créée), en Grande-Bretagne, en Italie et dans le monde francophone en général. « C'est la première fois qu'une société Internet de langue française parvient à avoir de l'influence hors de sa langue pour être le numéro deux mondial », soutient Philippe Collombel, de Partech International.

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Pour que le dossier se conclue, il a fallu rassurer les investisseurs sur l'explosion des coûts de bande passante (le site croît de 30 % à 40 % par mois) et les risques juridiques dus à l'utilisation par les internautes de contenus sur lesquels ils n'ont aucun droit et qu'ils mettent en ligne. Ce qui a déjà valu une condamnation à une amende de 23.000 euros (en appel) à Dailymotion, mais qui a eu le mérite de clarifier sa qualification comme hébergeur et non pas comme éditeur. Pour mieux asseoir sa position juridique, le site a passé des accords avec des majors (Warner Music Group et Vivendi Universal) et utilise des outils de filtrage. La société a commencé à commercialiser des espaces publicitaires sur le site et doit cet automne lancer une politique de partage des revenus avec les ayants droit. « Nous avons un site communautaire. Il faut améliorer les fonctions de téléchargement et de visionnage, le rendre plus intuitif. Avec l'argent que nous avons levé, nous devrions être profitable au cours de l'année prochaine », indique Mark Zaleski, le nouveau « executive chairman » de Dailymotion. « Nous pouvons susciter de l'intérêt à tout moment. Mais il nous faut nous concentrer sur la construction d'une société rentable qui génère son propre cash », insiste-t-il. VIRGINIE ROBERT

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Les résultats de NRJ sanctionnés Le bénéfice opérationnel chute de moitié au premier semestre et un nouveau recul du chiffre d'affaires est attendu pour le trimestre en cours. Des résultats aussitôt accueillis par une chute du titre en Bourse.

A nouveau, les résultats de NRJ ont été accueillis vendredi par une chute du cours de 4,12 %, pour tomber à 12,23 euros. Les prévisions pour le trimestre en cours ont fait l'effet d'une douche froide, avec un chiffre d'affaires qui « devrait être en baisse ». Le président du directoire, Marc Pallain, a constaté « une légère croissance » pour juillet et août, mais une tendance « moins bonne » pour septembre, qui pèse le plus lourd dans le trimestre. Ce recul sur le trimestre en cours « n'était pas prévu, malgré un effet de base favorable », déplorent les analystes du Crédit Mutuel-CIC. En effet, le chiffre d'affaires du troisième trimestre 2006 n'était déjà pas bien fameux (en recul de 10 %).

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Quant au premier semestre 2007, les résultats étaient assez prévisibles. Le bénéfice net grimpe de 52 %, à 49,5 millions d'euros, dopé par 32,3 millions de profit dus à l'opération NRJ Mobile. En effet, en février, l'opérateur virtuel(détenu à 90 % par NRJ et 10 % par CM-CIC) a effectué une augmentation de capital de 60 millions, entièrement apportés par CM-CIC. A cette occasion, la banque est passée à 50 % du capital et NRJ a encaissé 30 millions. Le bénéfice opérationnel courant de NRJ Group a lui chuté de 44,5 % sur les six premiers mois de 2007. Mais la marge opérationnelle, tombée en deux ans de 37 % à 14,7 %, « peut remonter », a promis Marc Pallain. Et l'audience, « impactée par la présidentielle » et tombée à 11,6 % au printemps, va « repasser la barre des 12 % le plus rapidement possible ». Marc Pallain reste droit dans ses bottes : la « faiblesse » du marché de la radio est « conjoncturelle et ne remet rien en cause ». Tout plan de restructuration est exclu. Céder des radios à l'étranger, même si leurs résultats retombent dans le rouge, n'est « pas envisagé ». En revanche, NRJ est « ouvert » à l'entrée de minoritaires au sein de la filiale de diffusion Towercast, même s'il n'y a pas de discussions en cours. Le site communautaire, mynrj.com, initialement promis pour le premier semestre, va ouvrir dans « les semaines qui viennent ». Quant à NRJ Mobile, il revendique 480.000 clients à fin août, mais il faut déduire 37.000 clients inactifs résiliés cet été, qui s'ajoutent aux 57.000 résiliations précédentes. La radio « discute pour faire évoluer » le prix de gros que lui facture SFR. JAMAL HENNI

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Google News élimine les articles de presse copiant les dépêches Le site Google News a lancé un algorithme destiné à éviter la duplication d'un même article. Tous les articles qui recopient intégralement les dépêches de l'AFP, AP et PA, ne seront plus affichés dans Google News. Une mauvaise nouvelle pour les copieurs. Le service d'information Google News n'affichera plus les articles de presse recopiant intégralement le contenu de journaux ou de dépêches de l'Agence France-Presse (AFP), Associated Press (AP), Canadian Press (CP) et le fil anglais Press Association (PA). « Au lieu d'avoir cinq ou dix fois la même information recopiée par différents sites Internet, notre algorithme reconnaîtra l'article source. Cela laissera de la place à des informations originales », explique Josh Cohen, chef de produit chez Google. Si la dépêche est modifiée et réécrite par un site, elle apparaîtra sur Google News. L'internaute pourra tout de même accéder aux contenus recopiés s'il le souhaite en cliquant sur « Montrer les copies » pour les faire apparaître sur la page de recherche Google News. Le géant américain héberge et donne accès directement aux dépêches originales des quatre agences grâce à des accords passés ces derniers mois. Toutefois, toutes les grandes agences ne sont pas représentées. Reuters, Bloomberg, ou Dow Jones n'ont pas encore signé de tels accords. « Nous sommes prêts à discuter avec eux », ajoute Josh Cohen. Cette nouvelle fonctionnalité, destinée à éviter la duplication d'un même article, risque de faire chuter le trafic de nombreux sites Web qui recopient, en partie, des dépêches. Aujourd'hui, 23 % des connexions sur lemonde.fr proviennent de Google News, selon les chiffres de Nielsen de juillet. Ce chiffre est de 20 %

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pour le site du « Figaro », 13 % pour « Le Nouvel Observateur » et 5,4 % pour lesechos.fr. E. P. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GOOGLE Dailymotion: levée de fonds de 25 millions d'euros

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WIFI. Le fournisseur d'accès Internet Earthlink a indiqué... Le fournisseur d'accès Internet Earthlink a indiqué qu'il abandonnait son projet de construire un réseau WiFi à San Francisco, projet auquel devait participer Google. De son côté, l'opérateur AT&T a arrêté son projet dans la ville de Springfield, dans l'Illinois.

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BFM TV. Le PDG Alain Weill a écrit à Nicolas Sarkozy pour... Le PDG Alain Weill a écrit à Nicolas Sarkozy pour s'opposer à l'augmentation des ressources publicitaires de France Télévisions.

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SONY. L'électronicien japonais va fermer son site Connect... L'électronicien japonais va fermer son site Connect Music Store, suite à l'abandon de son logiciel de protection propriétaire Atrac (utilisé sur ce site et dans ses Walkman), qui n'avait jamais décollé. Ses Walkman vont utiliser désormais le logiciel de Microsoft.

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LAGARDÈRE. L'éditeur a indiqué ne pas être intéressé par un... L'éditeur a indiqué ne pas être intéressé par un rachat d'Emap, ni par ses magazines grand public, mais qu'il étudierait « certains titres » s'ils étaient vendus séparément.

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Forte progression du bénéfice de Bouygues au premier semestre Hors activités cédées, le groupe de BTP, de télécommunications et d'audiovisuel a vu son bénéfice net progresser de 45 %, à 655 millions d'euros. Bouygues révise en hausse son objectif de chiffre d'affaires 2007, à 29 milliards d'euros.

Pour un chiffre d'affaires de presque 13,3 milliards d'euros au premier semestre, en hausse de 10 % par rapport aux six premiers mois de 2006, le groupe diversifié Bouygues a publié vendredi un résultat opérationnel en croissance de 22 %, à 1,055 milliard, et un résultat net part du groupe des

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activités poursuivies en progression de 45 %, à 655 millions. Compte tenu d'un effet de base défavorable - les comptes du premier semestre de 2006 avaient été dopés par la plus-value de cession de Bouygues Telecom Caraïbes -, le résultat net part du groupe affiche en revanche une hausse plus modeste, de 16 %. Par grands métiers, la palme de la croissance de la rentabilité revient à l'entreprise routière Colas, dont le résultat opérationnel a bondi de 84 %, à 136 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en hausse de 9 %, à 4,925 milliards. Martin Bouygues, le PDG du groupe, a d'autant plus souligné cette « magnifique performance » que, pour des raisons météorologiques, les entreprises routières réalisent l'essentiel de leur résultat au second semestre. Mais, depuis 1999, Colas réussit à être bénéficiaire dès le premier semestre. Bouygues Telecom a également connu une forte progression de la marge, avec un résultat opérationnel grimpant de 48 %, à 440 millions, pour une activité en hausse de 5 %, à 2,3 milliards. Il est vrai que, l'an dernier, les frais de lancement de l'offre commerciale Neo avaient pincé la marge. Dans la télévision, TF1 a vu croître de 26 % son résultat opérationnel, à 264 millions, pour un chiffre d'affaires de 1,43 milliard (+ 3 %). Mais la chaîne est confrontée à l'effritement du marché publicitaire. Fidèle à son habitude

Restent deux performances décevantes sur le papier, mais qui n'inquiètent en aucune manière le PDG car elles ne le sont qu'en apparence : celles des pôles construction et immobilier. Le résultat opérationnel de Bouygues Construction a ainsi stagné, à 150 millions, pour un chiffre d'affaires en hausse de 17 %, à 3,81 milliards. Mais Martin Bouygues a expliqué que cette situation provient du démarrage de plusieurs grands chantiers, une période où les marges sont réduites à cause de la prise en compte d'aléas. Quant à Bouygues Immobilier, son résultat opérationnel a reculé de 10 %, à 72 millions, pour une progression de 12 % du chiffre d'affaires, à 809 millions. Mais la filiale ayant été pénalisée par un effet

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de comparaison défavorable et un décalage d'activité au second semestre, ses résultats ne sont « pas représentatifs de la tendance annuelle ». Au total et compte tenu notamment des progressions des carnets de commandes de Bouygues Construction (+ 29 % au 30 juin sur un an), Bouygues Immobilier (+ 53 %) et Colas (+ 10 %), le groupe a, fidèle à son habitude, révisé à la hausse sa prévision de chiffre d'affaires pour 2007. Il table désormais sur 29 milliards, soit 10 % de plus qu'en 2006. A la Bourse de Paris, le titre a clôturé vendredi en hausse de 1,24 %, à 57,81 euros. CLAUDE BARJONET AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR BOUYGUES Sic transit Lire « Crible » page 42.

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CARNET / METRO

METRO : Alexis Pezerat Alexis Pezerat est nommé directeur commercial des publications de Metro France. Alexis Pezerat, quarante-cinq ans, diplômé de l'Ipag, fait ses premières armes au sein d'Occidentale Médias. Il rejoint Interdeco (groupe Lagardère) en 1998 pour prendre le poste de directeur de la publicité du « Point » avant de se voir confier les directions commerciales du « Journal du dimanche » en 2000 puis de FUTUR(e)S (groupe Agefi Suisse) l'année suivante. En 2002, il prend en charge la direction de la publicité de « Courrier international » chez Publicat (groupe Le Monde).

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CARNET / INSEE

INSEE : Francis Kramarz Francis Kramarz est nommé directeur du Centre de recherche en économie et statistique (Crest). Il succède à Stéphane Grégoir, qui devient responsable du pôle de recherche en économie à l'Edhec. Francis Kramarz, quarante-neuf ans ans, est ancien élève de l'Ecole polytechnique, diplômé de l'Ensae et docteur en économie. Il a commencé sa carrière en 1981 à l'Insee, au sein du service informatique, puis rejoint la division emploi, où il devient en 1989 chef de la section nomenclatures et professions. En 1990, il entre au département de recherche de l'Insee, situé au sein du Crest, et devient le chef de ce département en 1996. Rédacteur en chef des « Annales d'économie et de statistique » et professeur d'économétrie appliquée à l'X, il a été nommé en 2005 par le Premier ministre au Conseil d'orientation pour l'emploi comme personnalité qualifiée. Spécialiste de la micro-économétrie du marché du travail, de l'évaluation des politiques publiques et de l'économie de l'éducation, il a publié une cinquantaine d'articles dans diverses revues académiques.

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DE CONSOMMATION - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ Textile : le marché des seniors affiche son potentiel Les professionnels du textile et de l'habillement ont une voie royale à explorer ces prochaines années, le marché des plus de 50... Groupe Bic a finalisé le rachat de l'américain Atchison Products Le groupe français Bic (papeterie, stylos, briquets jetables, rasoirs) a finalisé le rachat de la société américaine Atchison Products, petit... HERMÈS. Le groupe de luxe a dégagé un bénéfice de... Le groupe de luxe a dégagé un bénéfice de 128,1 millions d'euros au premier semestre, en hausse de 9 %, une croissance limitée par la faiblesse du...

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ACTUALITÉ

Textile : le marché des seniors affiche son potentiel

Les professionnels du textile et de l'habillement ont une voie royale à explorer ces prochaines années, le marché des plus de 50 ans. Dans le cadre du Salon Tissu Premier à Lille, la Fédération expertise textile publie une étude approfondie sur ce segment nettement négligé jusqu'alors en France. Si plusieurs pays comme les Etats-Unis ou le Japon ont fait déjà leur le principe du « grey is gold », tel n'est pas encore le cas dans l'Hexagone. Or le marché des plus de 50 ans offre un « formidable potentiel », fondé sur un pouvoir d'achat élevé (ils concentrent 60 % du patrimoine et 75 % des portefeuilles boursiers) et un niveau de consommation lui-même important.

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DE CONSOMMATION - 03/09/07 à 21h00

Le pic de consommation dans la vie est aujourd'hui atteint à 54 ans, contre 49 ans en 1995. Or les plus de 60 ans représenteront 22,3 millions de personnes en 2050, soit 77 % de plus qu'aujourd'hui. L'étude relève que plusieurs grandes enseignes comme Damart, Daxon ou Afibel ont déjà fondé leur succès sur une offre très ciblée, mais que l'ensemble de la profession n'a pas encore bien intégré la nouvelle donne. Elle préconise une adaptation de la communication, orientée sur les valeurs (famille, solidarité) et prenant en compte l'âge ressenti (inférieur de dix-neuf ans à la réalité pour les plus de 65 ans !) et non l'âge réel. Elle conseille aussi d'adapter les magasins aux attentes de ce public, de la largeur des allées aux ambiances musicales plus calmes, en passant par des étiquettes plus lisibles, voire en lui proposant des conseillers spécifiques in situ, comme aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Même si l'étude observe un intérêt moindre des populations les plus âgées aux innovations techniques, les demandes de produits adaptés sont très perceptibles, qu'il s'agisse de fonctionnalités liées à la santé (comme les ceintures ou les corsets antidouleur), au confort ou encore de respect de l'environnement et de l'éthique. Les réponses techniques des industriels existent. Depuis le Thermolactyl de Damart, un pilier du marché, le groupe roubaisien a développé des fibres apportant la fraîcheur ou même la thermorégulation active, technologie également mise en oeuvre par le groupe Roudière et Avelana. Des entreprises se sont créées autour des vêtements adaptés à des problèmes de mobilité comme Selfia ou System Mag, spécialiste des fermetures par aimant (notamment pour soutien-gorge). La micro-encapsulation, diffusant notamment des huiles essentielles, sort également du simple gadget pour devenir une technologie maîtrisée et résistante à 30 ou 40 lavages. OLIVIER DUCUING (À LILLE)

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ACTUALITÉ

Groupe Bic a finalisé le rachat de l'américain Atchison Products Le groupe français Bic (papeterie, stylos, briquets jetables, rasoirs) a finalisé le rachat de la société américaine Atchison Products, petit fabricant de sacs à usage promotionnel (sacs, sacs à dos, sacs isothermes et besaces), a-t-il annoncé lundi dans un communiqué. Le montant de cette acquisition réalisée via la filiale américaine de Bic, Bic Graphic USA, n'a pas été précisé. Atchison Products a réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 15 millions de dollars en 2006, selon Bic. Bic Graphic USA est spécialisé dans les produits promotionnels. Lire l'article des Echos : "Bic se renforce dans les produits promotionnels aux Etats-Unis" AFP

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ACTUALITÉ

HERMÈS. Le groupe de luxe a dégagé un bénéfice de... Le groupe de luxe a dégagé un bénéfice de 128,1 millions d'euros au premier semestre, en hausse de 9 %, une croissance limitée par la faiblesse du yen et du dollar par rapport à l'euro. A taux de change constants, le résultat net aurait progressé de 20 %. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR HERMES Exane BNP Paribas adopte une opinion négative

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ANALYSE DE LA SÉANCE Le CAC reprend son souffle La baisse de Suez et GDF a pesé sur l'indice. Wall Street est fermé ce lundi. INFOS BOURSIÈRES Synthèse de l'activité boursière Les valeurs du CAC 40 RECOMMANDATIONS TOTAL : Credit Suisse porte son objectif de cours à 62 euros Credit Suisse porte son objectif de cours sur Total de 60 à 62 euros et maintient sa recommandation... PPR : JP Morgan relève son objectif de cours à 130 euros JP Morgan relève son objectif de cours de 124 à 130 euros sur PPR et reste neutre sur la... L'OREAL : Objectif de cours relevé de 2,50 euros par ABN Amro ABN Amro relève son objectif de cours de 85 à 87,50 euros sur L'Oréal et maintient sa recommandation à Conserver, suite à la publication des... HERMES : Exane BNP Paribas adopte une opinion négative Exane BNP Paribas passe de neutre à sous-performance sur Hermès, avec un objectif de cours de 82... Publicité

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ACCOR : 30% de gains potentiels, selon Deutsche Bank Deutsche Bank relève son objectif de cours de 77 à 82 euros sur Accor et maintient sa recommandation à achat, suite aux... AEROPORTS DE PARIS : JP Morgan ramène son objectif de cours à 72 euros JP Morgan ramène son objectif de cours de 76,20 à 72 euros et reste à sous-pondérer sur...

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Les Echos e-paper - BOURSE - 03/09/07 à 21h00

ANALYSE DE LA SÉANCE

Le CAC reprend son souffle La baisse de Suez et GDF a pesé sur l'indice. Wall Street est fermé ce lundi. Après avoir rebondi de 3,4% en trois séances de hausse d'affilée et repassé les 5.600 points, la Bourse de Paris a marqué une pause. A la clôture, le CAC 40 a cédé 0,2% à 5.651,27 points. L'indice parisien a été pénalisé par la baisse de Suez et GDF, après l'annonce des modalités de leur fusion. L'activité était calme, compte tenu de la fermeture de Wall Street. Ce lundi était férié aux Etats-Unis pour le Labour Day. Seulement 5 milliards d'euros ont été traités sur le SRD, dont 4,3 milliards sur les quarante valeurs vedette. Vendredi, le Dow Jones a gagné 0,9%, le S&P 500 1,12% et le Nasdaq 1,2%. Dans l'attente de la réunion de la BCE jeudi

Les propos tenus vendredi par George W. Bush et Ben Bernanke ont rassuré les courtiers sur les répercussions de la crise de l'immobilier et notamment du "subprime" et permettent aux marchés d'actions européens de résister aux prises de bénéfices. Ben Bernanke, le président de la Fed, a déclaré que la Réserve fédérale était prête à "prendre des mesures supplémentaires, en fonction des besoins, pour apporter des liquidités et favoriser le fonctionnement harmonieux des marchés". Des déclarations comprises comme une indication que la Fed va peut-être prête réduire ses taux d'intérêt le 18 septembre, lors de son prochain comité monétaire. Quant à George W. Bush, il a annoncé une série de mesures pour aider les ménages endettés à éviter la saisie de leur maison et endiguer la vague de non-recouvrements à l'origine de l'actuelle crise financière mondiale.

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Les Echos e-paper - BOURSE - 03/09/07 à 21h00

La semaine va être marquée par la réunion de la BCE jeudi. Les investisseurs espèrent que la Banque Centrale Européenne se montrera aussi accommodante que la Fed et qu'elle ne remontera pas son taux directeur, comme elle l'avait laissé entendre le 2 août dernier avant la crise sur le marchés financiers. Lundi dernier, lors d'une intervention à Budapest, Jean-Claude Trichet avait déjà rassuré en déclarant que la BCE prendrait en compte tous les éléments économiques pertinents avant de prendre sa prochaine décision monétaire. Et d'ajouter : "ce que j'ai dit le 2 août se situait avant les turbulences du marché". La semaine sera également marquée par la publication, dès demain, de plusieurs statistiques américaines avec en point d'orgue, vendredi, le rapport mensuel sur l'emploi d'août (consulter l'agenda économique et financier de la semaine). Suez et GDF en baisse après l'annonce des modalités de fusion

Du côté de l'actualité des entreprises, l'attention s'est portée sur l'officialisation de la fusion Suez/GDF, après de multiples rebondissements depuis l'annonce du projet en février 2006. Les deux groupes ont annoncé lundi matin, par un communiqué commun, leur rapprochement, sous le nom "GDF Suez". Une conférence de presse a eu lieu dans l'après-midi. L'opération sera réalisée sur la base de21 actions GDF pour 22 actions Suez et de la cession de 65% du pôle environnement de Suez. Cette entité sera introduite en Bourse et son capital sera sécurisé par un pacte d'actionnaires. L'Etat français détiendra plus de 35% du nouveau groupe. Le nouvel ensemble, qui devrait voir le jour courant 2008, pèsera plus de 70 milliards de chiffre d'affaires et se placera au quatrième rang mondial (plus d'infos). Les deux sociétés ont confirmé les objectifs financiers de la branche environnement, vouée à être cotée. Le marché avait déjà anticipé vendredi une telle annonce sur des informations de presse. Suez, qui avait alors gagné 1,8%, a reculé de 3,3% à

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Les Echos e-paper - BOURSE - 03/09/07 à 21h00

40,36 euros et inscrit la plus forte baisse du CAC 40. GDF, qui avait bondi de 3,95%, a perdu 2,69% à 35,81 euros. Véolia a abandonné 2,43%. La valeur a subi le contre-coup des modalités de fusion entre Suez et GDF. Alors que Véolia avait à plusieurs reprises réitéré son intérêt pour les activités environnement de Suez, la solution de l'introduction en Bourse d'une partie de ce pôle ne devrait pas permettre au groupe dirigé par Henri Proglio de récupérer des actifs de son concurrent. EDF, de son côté, a perdu 1,57%. Accor a signé l'une des plus fortes hausses du CAC 40, avec un gain de 1,36%, à 63,87 euros. Deutsche Bank a relevé son objectif de cours de 77 à 82 euros sur le titre. JP Morgan a relevé son objectif de cours sur PPR de 124 à 130 euros. Lehman Brothers aurait relevé le sien de 135 à 137 euros. Le titre a grappillé 0,59% à 127,60 euros. Vendredi, le marché avait déjà salué les semestriels du groupe. Hermès a cédé 0,94%, alors qu'Exane BNP Paribas a adopté une opinion négative sur la valeur. A la veille de la publication de ses semestriels, Vinci s'est octroyé 1,93%, en tête du palmarès du CAC. La semaine sera assez calme sur le front des résultats semestriels. L'attention se portera sur la présentation stratégique de Peugeot (-1,31%), mardi, et sur celle de Total (-0,76%), mercredi. Scor a pris 1,05%, après une légère révision à la baisse des objectifs de croissance annuelle des primes.

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Les Echos e-paper - BOURSE - 03/09/07 à 21h00

Icade a grimpé de 2,83% après la publication de ses résultats semestriels. En revanche, ceux d' Altran ont été sanctionnés. La valeur a décroché de 4,89%. Les chiffres d' Iliad (-0,19%) ont également été accueillis avec réserve. Isabelle Couet et Carole Leclercq Repères techniques sur la crise du "subprime" Explication des termes techniques fréquemment utilisés pour parler de la crise des crédits immobiliers à risque dits "subprime", à l'origine de la débâcle sur les marchés financiers mondiaux. Crédits immobiliers "subprime" Le terme désigne des prêts immobiliers dits "à risque" car consentis à des ménages à la solvabilité fragile et à des taux d'intérêt très élevés. Depuis plusieurs mois, les taux d'emprunt ont augmenté et cela s'est accompagné d'un baisse des prix de l'immobilier, notamment en raison d'une contraction de la demande, diminuant d'autant "l'effet richesse" des ménages. Cette conjonction d'événements a rendu nombre de ménages incapables de rembourser leurs emprunts, mettant en danger les établissements de crédit. Crédits immobiliers hypothécaires, dits "mortgage" C'est le type de crédit immobilier utilisé dans les pays anglo-saxons. Il se distingue de l'emprunt tel qu'on le pratique en France car il suppose que le bien acheté à crédit est hypothéqué. Propriété du créancier, il constitue alors une garantie qui permet au ménage de souscrire d'autres crédits, à la consommation généralement, ce qui permet de stimuler l'économie. En France, un système de prêt hypothécaire, dit "hypothèque rechargeable", a été introduit cette année mais de façon discrète. Avec le système du "mortgage", le pouvoir d'achat des ménages est très largement dépendant de la valeur de leur bien immobilier. En cas de ralentissement et plus encore de retournement du secteur, comme c'est le cas aux Etats-Unis depuis plusieurs mois, l'"effet richesse" se contracte et peut se propager au reste de l'économie via un ralentissement de la consommation. Fonds d'investissement

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Les Echos e-paper - BOURSE - 03/09/07 à 21h00

Ces sociétés ont pour objet d'investir sur différents marchés, avec divers degrés de risques financiers. Parmi eux, les "hedge funds" (fonds spéculatifs) sont spécialisés dans les investissements risqués, et certains ont choisi d'investir dans le juteux marché des "subprime". Les établissements qui ont consenti des prêts "subprimes" ont en effet transformé les crédits en "titres financiers" (titrisation), de façon à pouvoir les vendre sur les marchés. En raison du retournement du marché immobilier américain, les titres dérivés des subprimes ne trouvent plus preneurs. Ceux qui acheté ces titres, les "hedge funds" notamment, font donc aussi les frais de la crise. La faillite ou le gel de plusieurs d'entre eux a affolé les marchés. Liquidité C'est le concept central de la finance. La liquidité d'un actif mesure son caractère aisément négociable, à l'achat ou à la vente, sans frais trop importants et en toutes circonstances. Valeur liquidative C'est l'estimation de la valeur d'un fonds, obtenu en divisant son actif net par le nombre de part qui le compose. Cette valeur est établie quotidiennement, voire dans certains cas sur base hebdomadaire. Jeudi, BNP Paribas a annoncé la suspension du calcul de la valeur liquidative de trois de ces fonds en raison de la crise du subprime. Crise de liquidité Une crise de liquidité survient si des agents économiques, ayant besoin de ressources liquides, doivent vendre prématurément des actifs peu liquides dont le prix chute alors. On peut envisager : - des ménages ayant un excès d'endettement ou des banques ayant saisi des garanties hypothécaires devant vendre des actifs immobiliers ; - des fonds d'investissement, des investisseurs institutionnels, faisant face à des retraits des épargnants parce que leurs performances sont très mauvaises ; - des entreprises surendettées, devant vendre des actifs, des participations. Les actifs sont soit structurellement illiquides (immobilier, CLOs, fonds de hedge funds, CDOs, private equity, grosses participations dans des entreprises), soit peuvent le devenir en cas de crise s'il n'y a plus de vendeurs. Intervention des banques centrales

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Les Echos e-paper - BOURSE - 03/09/07 à 21h00

La Réserve fédérale américaine (Fed) ou la Banque centrale européenne (BCE) agissent essentiellement via leur taux d'intérêt directeur, qu'elles peuvent abaisser pour stimuler l'économie ou au contraire relever pour juguler l'inflation. Les taux d'intérêt consentis aux banques puis aux particuliers suivent le mouvement. Les banques centrales peuvent aussi retirer ou injecter de l'argent sur les marchés pour rééquilibrer la quantité d'argent frais disponible et tenter d'éviter des krachs financiers. BCE, Fed et Banque du Japon interviennent à répétition depuis jeudi dernier. (Avec AFP) AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR SUEZ Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage

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RECOMMANDATIONS

TOTAL : Credit Suisse porte son objectif de cours à 62 euros Opinion au 03 septembre 2007 : Neutre Cours : 55,25 euros Objectif : 62 euros Capi. boursière :126,8 milliards d'euros Place de cotation : Paris

Credit Suisse porte son objectif de cours sur Total de 60 à 62 euros et maintient sa recommandation à neutre. A quelques jours de la présentation de la stratégie du groupe pétrolier qui aura lieu le 5 septembre, le courtier a relevé ses prévisions de bénéfice par action (BPA). Selon lui, le BPA de Total devrait croître de 4,7% par an d'ici à 2010. L'analyste voit quatre leviers capables d'augmenter les BPA du groupe : un retour à l'augmentation du volume de production à partir de 2007, même si l'analyste estime que la croissance sera plus faible que celle attendue par Total. Une amélioration des marges dans l'amont. Une contribution croissante des revenus associés (Gaz Naturel Liquéfié en particulier). Et, un effort continu de réduction des coûts dans l'aval et la chimie. En terme de valorisation, le titre Total semble bon marché aux yeux de Credit Suisse, qui pense qu'il devrait retrouver ses plus hauts de juillet dernier. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR TOTAL Total construit une nouvelle unité dans sa raffinerie de Leuna

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RECOMMANDATIONS

PPR : JP Morgan relève son objectif de cours à 130 euros Opinion au 03 septembre 2007 : Neutre Cours : 126,69 euros Objectif : 130 euros Capi. boursière :16,3 milliards d'euros Place de cotation : Paris

JP Morgan relève son objectif de cours de 124 à 130 euros sur PPR et reste neutre sur la valeur. Les résultats semestriels du groupe se sont révélés au-dessus des prévisions de JP Morgan. Ce dernier a donc relevé ses anticipations de résultats d'exploitation pour les deux prochaines années, respectivement de 6,4% et de 5,2%. "Alors que la croissance des ventes reste énergique sur la plupart des marchés, nous attirons l'attention sur le fait que les profits du luxe font face à un vent contraire en matière de taux de change", préviennent néanmoins les analystes. Toutefois, ces bons résultats semblent correctement valorisés aux yeux de JP Morgan qui préfère les titres H&M et Inditex. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR PPR PPR dopé par le luxe et la reprise de Puma

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RECOMMANDATIONS

L'OREAL : Objectif de cours relevé de 2,50 euros par ABN Amro Opinion au 03 septembre 2007 : Conserver Cours : 84,39 euros Objectif : 87,50 euros Capi. boursière :51,1 milliards d'euros Place de cotation : Paris

ABN Amro relève son objectif de cours de 85 à 87,50 euros sur L'Oréal et maintient sa recommandation à Conserver, suite à la publication des résultats semestriels. En dépit d'une base de comparaison extrêmement défavorable et de l'impact négatif des taux de change, L'Oréal a publié un bénéfice semestriel supérieur aux attentes d'ABN Amro et du marché dans son ensemble. Le courtier estime que cette performance s'explique notamment par une meilleure marge brute et une baisse des coûts administratifs. Compte tenu de la tendance positive du marché des cosmétiques, L'Oréal a affiné sa prévision des ventes et porté son objectif de croissance de 7 à 8%, contre 6 à 8% précédemment. C'est surtout cette tendance encourageante au second semestre qui a entraîné le modeste relèvement des prévisions d'ABN Amro.

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RECOMMANDATIONS

HERMES : Exane BNP Paribas adopte une opinion négative Opinion au 03 septembre 2007 : sous-performance Cours : 79,17 euros Objectif : 82 euros Capi. boursière :8,4 milliards d'euros Place de cotation : Paris

Exane BNP Paribas passe de neutre à sous-performance sur Hermès, avec un objectif de cours de 82 euros. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR HERMES HERMÈS. Le groupe de luxe a dégagé un bénéfice de...

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RECOMMANDATIONS

ACCOR : 30% de gains potentiels, selon Deutsche Bank Opinion au 03 septembre 2007 : Achat Cours : 63,01 euros Objectif : 82 euros Capi. boursière :15,2 milliards d'euros Place de cotation : Paris

Deutsche Bank relève son objectif de cours de 77 à 82 euros sur Accor et maintient sa recommandation à achat, suite aux résultats semestriels. Accor a dévoilé un objectif de résultat avant impôts pour 2007 supérieur aux attentes du courtier. "Les objectifs donnés à mi-année se sont habituellement révélés conservateurs", insiste Deutsche Bank. Pour Deutsche Bank la valeur cachée dans les actifs hôteliers d'Accor s'élève à 1 milliard d'euros. Toutefois, le courtier estime que les investisseurs devraient désormais se focaliser sur la création de valeur via le programme d'accroissement du nombre d'hôtels. Des preuves de cette création de valeur, associée au redressement des hôtels en Allemagne, pourraient porter l'objectif de cours à 100 euros. Le management a surpris les marchés en annonçant un rachat d'action supplémentaire d'un montant de 500 millions d'euros, note l'analyste qui ne croit pourtant pas que le thème du retour sur capital sera un catalyseur majeur pour Accor. "Nous pensons que le principal retour sur capital pourrait provenir d'un dividende exceptionnel", relève néanmoins l'analyste.

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RECOMMANDATIONS

AEROPORTS DE PARIS : JP Morgan ramène son objectif de cours à 72 euros Opinion au 03 septembre 2007 : Sous-pondérer Cours : 81,94 euros Objectif : 72 euros Capi. boursière :8,1 milliards d'euros Place de cotation : Paris

JP Morgan ramène son objectif de cours de 76,20 à 72 euros et reste à sous-pondérer sur ADP. Le courtier estime que les investisseurs n'ont pas encore pris la mesure de l'impact sur ADP des changements des conditions de marché. "Nous continuons de penser que les investisseurs ont sur-joué la perspective d'une fusion", note-t-il notamment. L'analyste reconnaît néanmoins que les performances opérationnelles d'ADP restent soutenues. Il estime que l'objectif de croissance de 50% des résultats opérationnels (Ebitda) d'ici à 2010, avancé par le groupe, pourrait même être dépassé. Toutefois, le broker estime que les investisseurs n'ont pas encore apprécié complètement le risque qui pèse sur les redevances payées par les compagnies aériennes à ADP. Celles-ci sont liées au volume du trafic aérien et leur renégociation pourrait intervenir avant 2011, avance l'analyste. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AEROPORTS DE PARIS Aéroports de Paris relève ses prévisions de trafic pour 2007

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Synthèse de l'activité boursière

Les indices à 20:40 CAC40 Eurostoxx 50 DAX 30 FSTE 100 Dow Jones S&P 500 NASDAQ Composite Nikkei 225

Dernier 5 651,27 4 295,99 7 648,58 6 315,20 13 357,74 1 473,99 2 596,36 16 524,93

Var. -0,20% +0,03% +0,14% +0,19% +0,90% +1,12% +1,21% -0,27%

Dernier 6,77 58,95 33,90

Var. +4.15% +4.06% +3.13%

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CAC 40 / Paris, lundi 3 septembre 2007 - 20h56 Libellé ACCOR AIR FRANCE - KLM AIR LIQUIDE ALCATEL LUCENT ALSTOM ARCELORMITTAL AXA BNP PARIBAS BOUYGUES CAP GEMINI CARREFOUR CREDIT AGRICOLE DEXIA EADS ELECTRICITE DE FRANCE ESSILOR INTERNATIONAL FRANCE TELECOM GAZ DE FRANCE GROUPE DANONE L'OREAL LAFARGE LAGARDERE LVMH MOET HENNESSY - LOUIS VUITTON MICHELIN PERNOD-RICARD PEUGEOT S.A. PPR RENAULT SAINT-GOBAIN

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+1,36% +1,41% -1,18% +0,62% +0,52% +0,43% -0,40% -0,06% +0,06% +0,14% -2,00% -0,86% +0,64% +0,27% -1,57% -1,81% +0,40% -2,69% +0,14% -0,30% +0,54% +0,76% -0,80%

+8,81% -3,36% +2,77% -25,87% +29,85% 0,00% -4,50% -6,39% +18,96% +0,04% +9,58% -13,81% -2,12% -16,32% +32,16% +7,40% +6,11% +2,75% -2,46% +12,94% +1,69% -1,03% +1,73%

94,57 156,14 61,68 127,65 99,93 80,25

+2,27% +1,04% -1,31% +0,59% +0,91% +0,48%

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+0,20% +0,69% +0,90% +0,23% -3,30% -0,76% +0,57% +0,01% -2,43% +1,93% +0,43%

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ACTUALITÉ La nouvelle réforme de la loi Galland prévue avant la fin de l'année Le gouvernement doit fournir un premier rapport d'étape au Parlement sur la loi Dutreil avant la fin de... Mr Bricolage : forte hausse des bénéfices semestriels La centrale d'animation et de services des réseaux Mr. Bricolage et Catena publie un bénéfice opérationnel de 17,8 millions d'euros, en progression... Grands magasins japonais : Daimaru et Matsuzakaya fusionnés Les grands magasins japonais Daimaru et Matsuzakaya ont finalisé leur fusion. Le nouveau groupe réuni sous la bannière de la holding... Les japonais Daimaru et Matsuzakaya finalisent leur fusion Deux des plus anciens grands magasins du Japon, Daimaru et Matsuzakaya, ont annoncé lundi avoir finalisé leur fusion pour devenir le numéro un du... Carrefour : confirmation de l'enquête pour corruption en Chine Huit employés du groupe de distribution ont été remis à la justice Casino s'attaque à son maxidiscompte après un bon premier semestre Porté par l'international, le groupe de distribution a enregistré une hausse de 14 % de son résultat opérationnel courant. Franprix et Leader Price...

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PPR dopé par le luxe et la reprise de Puma Le groupe dirigé par François-Henri Pinault a réalisé, au premier semestre, un bénéfice net en hausse de 142,9 %, à 326 millions d'euros. Il ne... METRO. Le distributeur allemand se protège d'une éventuelle... Le distributeur allemand se protège d'une éventuelle OPA AUCHAN. Le groupe de distribution Auchan a annoncé vendredi... Le groupe de distribution Auchan a annoncé vendredi qu'il avait tiré 291 millions d'euros de la revente au groupe chérifien ONA de sa participation... ARCANDOR. Le groupe allemand de distribution Arcandor... Le groupe allemand de distribution Arcandor (ex-KarstadtQuelle) est en discussion sur la vente des magasins Karstadt et tranchera d'ici à la fin du...

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ACTUALITÉ

La nouvelle réforme de la loi Galland prévue avant la fin de l'année Sur la remise à plat de la loi Galland, le calendrier s'accélère. Lors d'une visite vendredi au Centre Leclerc de Bois-d'Arcy, dans les Yvelines, Nicolas Sarkozy a précisé ce qu'il avait annoncé la veille au Medef : « Avant la fin de l'année, une réforme complète des marges arrière », ces sommes versées par les industriels aux distributeurs au titre de la coopération commerciale. « C'est une réforme que j'avais initiée lorsque j'étais ministre des Finances et qui doit être maintenant menée à terme, parce que, avec l'euro, les prix ont augmenté », a-t-il souligné. La loi Dutreil sur les PME de 2005, qui comportait une première réforme de la loi Galland, prévoyait un rapport d'étape, que le gouvernement doit fournir au Parlement avant la fin de cette année. Le 23 juillet, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a mis en route cette deuxième phase et reçu les représentants des fournisseurs, distributeurs et consommateurs. Ces derniers ont jusqu'à la fin de septembre pour transmettre bilans et propositions. La direction de la concurrence (DGCCRF) doit, pour sa part, remettre une synthèse des consultations à Bercy en novembre. Pour aboutir à une réforme avant la fin de l'année, le processus en cours va donc devoir être bousculé. Le président de la République a d'ailleurs indiqué son souhait de voir « la prochaine campagne de prix » pour 2008 se dérouler dans le cadre de cette refonte. Ce qui risque néanmoins de rester un voeu pieux, les négociations entre industriels et enseignes démarrant dès ce mois-ci, sur fond de hausse des prix des matières premières. Trois solutions

Il reste aussi à préciser les contours de la nouvelle loi. En octobre 2004, le rapport de la commission Canivet - remis à Nicolas Sarkozy, alors ministre

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de l'Economie - détaillait trois solutions dont la plus radicale était l'abolition du seuil de revente à perte. Autre modalité possible : fixer ce seuil au « triple net », c'est-à-dire au prix d'achat effectif, net de tous avantages. Le Conseil économique et social a, pour sa part, émis début 2007 un avis favorable à cette deuxième option. Et jeudi dernier, le président de la République a affiché devant le Medef son intention de « faire baisser les prix à la consommation en intégrant toutes les marges arrière dans le calcul du seuil de revente à perte », prévoyant d'étudier un dispositif particulier pour les produits agricoles. La piste du « triple net » semble donc la plus probable. Mais elle reste juridiquement compliquée à mettre en oeuvre. CL. B.

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Mr Bricolage : forte hausse des bénéfices semestriels La centrale d'animation et de services des réseaux Mr. Bricolage et Catena publie un bénéfice opérationnel de 17,8 millions d'euros, en progression de 56,9%, avec un bénéfice net part du groupe de 9 millions d'euros, en hausse de 54,9% Publiant un chiffre d'affaires de près de 250 millions d'euros au titre de son premier semestre, Mr Bricolage avait prévenu la semaine dernière, que "accompagnée de la maîtrise de ses charges d'exploitation, la hausse de l'activité se traduisait par une très nette amélioration de la rentabilité tant sur l'activité Magasins intégrés que l'activité Services aux réseaux" sans donner plus de détail chiffré. Le distributeur n'a pas failli : la centrale d'animation et de services des réseaux Mr. Bricolage et Catena publie ce soir un bénéfice opérationnel de 17,8 millions d'euros, en progression de 56,9%, avec un bénéfice net part du groupe de 9 millions d'euros, en hausse de 54,9%. Le groupe a bénéficié d'"un contexte de marché favorable" mais également de lavente de trois magasins intégrés (sur 72 que compte le réseau) qui a permis de ramener la perte opérationnelle de l'activité magasins intégrés à 1,1 million d'euros contre 2,6 millions au premier semestre 2006. Dans ces conditions, le groupe confirme une nouvelle fois objectif annuel de progression du chiffre d'affaires consolidé et de la rentabilité.

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Grands magasins japonais : Daimaru et Matsuzakaya fusionnés Les grands magasins japonais Daimaru et Matsuzakaya ont finalisé leur fusion. Le nouveau groupe réuni sous la bannière de la holding J. Front Retailing, était promis à prendre le leadership du secteur dans l'Archipel, mais une autre fusion, celle de Mitsukoshi et d'Isetan, annoncée le mois dernier, lui a entre-temps ravi cette première place avec un chiffre d'affaires annuel combiné d'environ 10,2 milliards d'euros. En un an, trois rapprochements d'importance ont eu lieu dans les grands magasins japonais.

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Les japonais Daimaru et Matsuzakaya finalisent leur fusion Deux des plus anciens grands magasins du Japon, Daimaru et Matsuzakaya, ont annoncé lundi avoir finalisé leur fusion pour devenir le numéro un du secteur sous la bannière de la holding J. Front Retailing. Ce regroupement, qui vise à accroître la compétitivité des deux enseignes, intervient quelques semaines après l'annonce de la fusion de deux de leurs concurrents, Mitsukoshi et Isetan. J. Front Retailing table sur un bénéfice net de 22,1 milliards de yens (192 millions de dollars) pour l'exercice en cours qui s'achève fin février et un chiffre d'affaires de 1.040 milliards de yens. Les deux grands magasins vont conserver leur nom commercial, afin de continuer à profiter de l'implantation régionale de Daimaru, basée à Osaka (ouest), et de Matsuzakaya, à Nagoya (centre). Daimaru et Matsuzakaya, qui avaient annoncé leur mariage en mars, ont jugé que l'intégration de leurs opérations était le meilleur choix pour accroître la valeur de l'entreprise en partageant leurs ressources et leur savoir-faire. Matsuzakaya a été fondé en 1611 et Daimaru en 1717. Comme tout le secteur de la distribution dans l'Archipel, les deux entreprises font face à une concurrence de plus en plus exacerbée alors que le marché nippon se contracte lentement du fait du déclin démographique. AFP

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Carrefour : confirmation de l'enquête pour corruption en Chine Huit employés du groupe de distribution ont été remis à la justice Carrefour a confirmé ce lundi qu'en Chine, huit de ses employés étaient sous le coup d'une enquête judiciaire pour corruption, sans donner des détails. "Carrefour a récemment mené une enquête au sein de la centrale d'achat de Pékin et de sept magasins, aboutissant à ce que huit employés soient remis à la justice" indique le groupe dans un communiqué en chinois, publié notamment par le site internet Sina. "C'est le résultat de la politique anticorruption menée par Carrefour Chine" ajoute le texte. Selon les médias chinois, 22 personnes au total, dont 12 fournisseurs, ont été interpellées par la police. Les huit employés de Carrefour, surtout des responsables des boucheries, auraient reçu des pots-de-vins de fournisseurs pour faire la promotion de leurs produits. Avec 100 hypermarchés, la Chine est l'une des priorités du groupe français, qui s'y est établi en 1995 et prévoit d'y ouvrir entre 20 et 25 magasins par an. (Avec AFP)

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Casino s'attaque à son maxidiscompte après un bon premier semestre Porté par l'international, le groupe de distribution a enregistré une hausse de 14 % de son résultat opérationnel courant. Franprix et Leader Price sont les deux chantiers prioritaires des prochains mois.

Priorité à Franprix et Leader Price. Si Casino a publié vendredi des résultats pour le premier semestre plutôt satisfaisants (avec un bénéfice net part du groupe en hausse de 42,5 % sur un an, à 367 millions d'euros), le distributeur sait qu'il doit relancer ses enseignes de maxidiscompte. « L'évolution des chiffres d'affaires des deux sociétés est mauvaise depuis deux ans », note Jean-Charles

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Les Echos e-paper - DISTRIBUTION - 03/09/07 à 21h00

Naouri, le PDG du groupe stéphanois. Leurs ventes au premier semestre se sont ainsi inscrites en recul de 4 %, avec une rentabilité tombée à 6,9 % contre 7 % un an avant. Conséquences : les équipes dirigeantes ont été renouvelées, sur fond de guerre juridique avec la famille Baud (qui détient 5 % de Franprix et 25 % de Leader Price). « Nous avons mis en place des plans de relance qui produiront leurs effets d'ici à fin 2007 pour Franprix et début 2008 pour Leader Price », a assuré Jean-Charles Naouri. L'expansion va reprendre chez Franprix, avec « l'objectif d'atteindre 1.000 magasins à moyen terme » contre 643 actuellement. Une politique tarifaire plus agressive va par ailleurs être menée sur les produits de grandes marques. Chez Leader Price, priorité sera donnée à l'élargissement de la gamme de produits « premiers prix ». Dynamisme de l'international

Casino espère ainsi avoir la main aussi heureuse qu'avec ses autres enseignes hexagonales, qui ont montré « leur forte résistance dans un marché très concurrentiel », selon UBS. En France, la croissance des ventes a été de 2,9 % (hors maxidiscompte), avec un résultat opérationnel courant (ROC) en hausse de 9,8 %. L'amélioration de la marge s'explique par « le développement de la marque propre » et le « renforcement des espaces frais ». « Nous allons continuer d'être extrêmement bien placés dans le domaine des marques de distributeur », plutôt que « d'adopter une politique tarifaire en yo-yo », a souligné le dirigeant. Au total, le résultat opérationnel courant du groupe a progressé de 14 %, à 492 millions d'euros, pour des ventes en hausse de 6,2 %, à 11,54 milliards. Un effet de la bonne tenue française, certes, mais aussi du fort dynamisme de l'international (+ 24,1 % pour le chiffre d'affaires) en Amérique du Sud - renforcé par la consolidation du colombien Exito - et en Asie. Fort de ce bon premier semestre, Casino a confirmé ses objectifs 2007, à savoir une nouvelle croissance du ROC, et une dette nette ramenée en dessous de 2,5 fois l'Ebitda.

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Les Echos e-paper - DISTRIBUTION - 03/09/07 à 21h00

Au-delà de l'opérationnel, Casino entend également avancer sur la marotte actuelle des investisseurs, l'immobilier commercial. « Nous avons été précurseurs, avec la création de Mercialys - qui regroupe nos galeries commerciales - il y a deux ans », rappelle le patron du groupe. Un autre projet est à l'étude, qui permettrait de valoriser les murs des magasins « sans qu'on s'en dessaisisse ». L'opération pourrait voir le jour avant la fin de l'année. R. HO.

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PPR dopé par le luxe et la reprise de Puma Le groupe dirigé par François-Henri Pinault a réalisé, au premier semestre, un bénéfice net en hausse de 142,9 %, à 326 millions d'euros. Il ne constate aucun signe de ralentissement depuis l'été. Le luxe profite plus que jamais au groupe PPR. Son président, François-Henri Pinault, a annoncé vendredi pour le premier semestre un bénéfice net en hausse de 142,9 % par rapport aux six premiers mois de 2006, à 326 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 8,24 milliards, en progression de 11,4 %. Cette très bonne performance s'explique par l'engouement des consommateurs pour les marques de Gucci Group, mais aussi par la prise de contrôle de l'équipementier sportif allemand Puma. Le résultat opérationnel courant a progressé de 40 %, à 630 millions d'euros, tiré par Gucci Group (+ 55 %, à 286 millions d'euros), dont la rentabilité opérationnelle est passée de 27,3 % à 28 %. La marque Yves Saint Laurent a réussi à réduire à 26 millions d'euros ses pertes, contre un déficit de 35 millions d'euros un an plus tôt. « Le contexte monétaire est difficile en termes de changes. Mais toutes nos marques de luxe ont réussi à améliorer leurs performances, que ce soit en termes de progression des résultats que de rentabilité », a expliqué le président de PPR. Les perspectives sont bonnes

Même s'ils sont moins flamboyants que ceux de Gucci, les résultats opérationnels courants de la FNAC ont aussi fortement progressé, de 22 %, à 32 millions d'euros, soutenus par les ventes de produits de haute technologie. « L'enseigne a enregistré une très bonne activité commerciale en France et surtout à l'étranger », a précisé Jean-François Palus, le directeur financier du groupe.

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Le conglomérat CFAO a vu son résultat opérationnel courant progresser de 30 %, à 119 millions d'euros. En revanche, le pôle de vente à distance Redcats (La Redoute, Vertbaudet...) est toujours sous pression, avec un résultat opérationnel en baisse de 10 %, dans un contexte de forte concurrence. Un programme de remodelage des magasins à l'enseigne Conforama a été mis en route par la direction du groupe de meubles, dont la rentabilité opérationnelle est passée de 4,1 % à 3,8 %. « Les perspectives pour l'année 2007 sont bonnes. L'activité au cours des mois de juillet et d'août s'est déroulée dans la tendance du premier semestre, il n'y a aucun signe précurseur de ralentissement », a martelé François-Henri Pinault avant de préciser qu'il n'a pas l'intention d'acheter de nouvelles actions Puma. Le groupe détient 62,1 % de l'équipementier sportif et n'a plus acheté de titres depuis le 17 juillet. Les résultats de Puma ont été intégrés à PPR à partir du 1er avril. L'équipementier a enregistré un résultat opérationnel de 61 millions d'euros au deuxième trimestre, pour un chiffre d'affaires de 543 millions d'euros. PPR prévoit d'ouvrir de nouvelles enseignes Puma dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR PPR JP Morgan relève son objectif de cours à 130 euros

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METRO. Le distributeur allemand se protège d'une éventuelle... Le distributeur allemand se protège d'une éventuelle OPA. Deux des trois sociétés fondatrices de Metro, Haniel et Schmidt-Ruthenbeck, ont verrouillé le capital du groupe en portant leur participation de 31,73 % à 50,01 % dans le cadre d'un nouveau pacte d'actionnaires.

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Les Echos e-paper - DISTRIBUTION - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

AUCHAN. Le groupe de distribution Auchan a annoncé vendredi... Le groupe de distribution Auchan a annoncé vendredi qu'il avait tiré 291 millions d'euros de la revente au groupe chérifien ONA de sa participation dans les supermarchés et hypermarchés qu'il détenait au Maroc (« Les Echos » du 27 août).

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ACTUALITÉ

ARCANDOR. Le groupe allemand de distribution Arcandor... Le groupe allemand de distribution Arcandor (ex-KarstadtQuelle) est en discussion sur la vente des magasins Karstadt et tranchera d'ici à la fin du mois entre une mise en Bourse et la vente de Neckermann. Malgré les rumeurs d'avertissement sur ses résultats, il maintient ses objectifs annuels.

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D'ÉQUIPEMENT - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ Eiffage veut oublier Sacyr Vallehermoso avec ses très bons résultats Le groupe de BTP a vu son résultat opérationnel courant bondir de 44,3 % au premier semestre. Il veut intensifier sa croissance externe vers... La bataille judiciaire reprend Procédures.Après un mois de coupure estivale, les avocats d'Eiffage et de Sacyr Vallehermoso reprennent aujourd'hui le chemin des prétoires, avec une... Eiffage/Sacyr : plaidoiries le 5 février devant la Cour d'appel de Paris La Cour d'appel de Paris a donné lundi le calendrier dans l'affaire qui oppose les deux groupes de BTP français Eiffage et espagnol Sacyr, annonçant... Forte progression du bénéfice de Bouygues au premier semestre Hors activités cédées, le groupe de BTP, de télécommunications et d'audiovisuel a vu son bénéfice net progresser de 45 %, à 655 millions d'euros.... Vinci a pris 2,55 % vendredi, à 52,24 euros. Le... Vinci a pris 2,55 % vendredi, à 52,24 euros. Le groupe de BTP et de concessions dévoilera demain ses résultats pour le premier semestre... Publicité

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D'ÉQUIPEMENT - 03/09/07 à 21h00

CARNET GROUPE MONNÉ-DECROIX : Bernard Michel Robert Monné Olivier Wigniolle Jean-Pierre Gauffier Dans le cadre du rachat du groupe Monné-Decroix par Crédit Agricole Immobilier, Bernard Michel est nommé président du conseil de surveillance de...

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D'ÉQUIPEMENT - 03/09/07 à 21h00

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Eiffage veut oublier Sacyr Vallehermoso avec ses très bons résultats Le groupe de BTP a vu son résultat opérationnel courant bondir de 44,3 % au premier semestre. Il veut intensifier sa croissance externe vers l'Europe, qui doit représenter 30 % de ses revenus en 2010. « Business as usual ». Au centre d'un feuilleton judiciaire depuis plusieurs mois, Eiffage s'évertue à rappeler que son conflit avec son principal actionnaire Sacyr Vallehermoso (33,3 % du capital) ne l'empêche pas de se consacrer à ses affaires, et plutôt avec succès : le bénéfice net part du groupe de concessions et de construction a été ainsi multiplié par 4,9 au premier semestre par rapport à la même période de 2006, à 600 millions d'euros. Ce « résultat hors normes », selon l'expression de Max Roche, le directeur financier, s'explique, il est vrai, avant tout par les 484 millions de cash rapportés par la cession à Vinci de sa part minoritaire dans la société d'autoroutes Cofiroute. Hors exceptionnels, les autres indicateurs témoignent toutefois de la conjoncture très favorable que traverse Eiffage : le chiffre d'affaires progresse de 17,1 %, à 5,844 milliards, pour un résultat opérationnel courant qui bondit de 44,3 %, à 469 millions. Le groupe français est par ailleurs resté très actif en termes de croissance externe, acquérant pour près de 730 millions de chiffres d'affaires. Si bien qu'Eiffage table désormais sur un revenu annuel de 12,3 milliards (+ 14,5 %), contre 12 milliards initialement, et pourra également compter au second semestre sur les 185 millions de plus-values dégagées par la vente de 49 % du Viaduc de Millau à la Caisse des Dépôts et Consignations. Sur ces 12,3 milliards, environ 16,7 % devraient provenir de l'Union européenne hors France. « Notre objectif est de porter cette à 30 % dans les trois ans à venir », a souligné vendredi Benoît Heitz, le nouveau directeur général.

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D'ÉQUIPEMENT - 03/09/07 à 21h00

Avec de tels résultats, même le sujet Sacyr Vallhermoso n'est pas venu troubler la sérénité du management. « Il n'y a pas de négociations avec Sacyr Vallehermoso, nous sommes seulement dans l'attente des décisions juridiques », a rappelé Benoît Heitz, remarquant que le titre de l'espagnol a perdu plus de 28 % depuis la mi-juillet, ce qui fait que « Sacyr Vallehermoso vaut moins que nous aujourd'hui en Bourse ». La tempête boursière estivale a également affecté Eiffage, qui a perdu plus de 12 %. Une bonne chose selon Max Roche, car cela permet « de se rapprocher des fondamentaux d'Eiffage, soit entre 80 euros et 85 euros par action d'après les analystes ». Vendredi, le titre a perdu 1,43 % en clôture, à 86 euros. R. HO. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR EIFFAGE Eiffage/Sacyr : plaidoiries le 5 février devant la Cour d'appel de Paris La bataille judiciaire reprend

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D'ÉQUIPEMENT - 03/09/07 à 21h00

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La bataille judiciaire reprend Procédures.

Après un mois de coupure estivale, les avocats d'Eiffage et de Sacyr Vallehermoso reprennent aujourd'hui le chemin des prétoires, avec une première audience devant la cour d'appel de Paris. Celle-ci a été saisie par le groupe espagnol pour contester la décision prise fin juin par l'Autorité des marchés financiers (AMF), l'enjoignant de lancer une OPA sur Eiffage au motif que Sacyr Vallehermoso a agi de concert avec d'autres actionnaires espagnols. L'audience d'aujourd'hui doit fixer la calendrier des plaidoiries, mais personne n'attend le jugement avant novembre au mieux. De Paris, les avocats se rendront ensuite jeudi à Nanterre devant le tribunal de commerce, où Sacyr Vallehermoso, tout comme les espagnols Portival et Grupo Rayet, réclame l'annulation de l'assemblée générale du 18 avril dernier, durant laquelle 89 actionnaires ibériques (17,5 % du capital) ont été privés de droits de vote pour action de concert. Là encore, pas de résultat attendus avant la fin de l'année. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR EIFFAGE Eiffage/Sacyr : plaidoiries le 5 février devant la Cour d'appel de Paris Eiffage veut oublier Sacyr Vallehermoso avec ses très bons résultats

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Eiffage/Sacyr : plaidoiries le 5 février devant la Cour d'appel de Paris La Cour d'appel de Paris a donné lundi le calendrier dans l'affaire qui oppose les deux groupes de BTP français Eiffage et espagnol Sacyr, annonçant que l'audience de plaidoiries se tiendra le 5 février 2008, a-t-on appris de source judiciaire. A l'issue d'une assemblée générale des actionnaires d'Eiffage --le 18 avril dernier-- contestée par Sacyr, le groupe espagnol a lancé une OPE sur Eiffage. L'Autorité des marchés financiers (AMF), reconnaissant une action de concert entre Sacyr et d'autres sociétés espagnoles, a exigé une OPA. Sacyr a fait appel. La Cour d'appel de Paris a déjà rejeté une demande de sursis à exécution déposée par le groupe espagnol Sacyr contre la décision de l'AMF, en estimant que cette demande ne se justifiait pas dans l'attente de son arrêt sur le fond. Eiffage veut oublier Sacyr Vallehermoso avec ses très bons résultats La bataille judiciaire reprend AFP AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR EIFFAGE La bataille judiciaire reprend Eiffage veut oublier Sacyr Vallehermoso avec ses très bons résultats

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Forte progression du bénéfice de Bouygues au premier semestre Hors activités cédées, le groupe de BTP, de télécommunications et d'audiovisuel a vu son bénéfice net progresser de 45 %, à 655 millions d'euros. Bouygues révise en hausse son objectif de chiffre d'affaires 2007, à 29 milliards d'euros.

Pour un chiffre d'affaires de presque 13,3 milliards d'euros au premier semestre, en hausse de 10 % par rapport aux six premiers mois de 2006, le groupe diversifié Bouygues a publié vendredi un résultat opérationnel en croissance de 22 %, à 1,055 milliard, et un résultat net part du groupe des

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activités poursuivies en progression de 45 %, à 655 millions. Compte tenu d'un effet de base défavorable - les comptes du premier semestre de 2006 avaient été dopés par la plus-value de cession de Bouygues Telecom Caraïbes -, le résultat net part du groupe affiche en revanche une hausse plus modeste, de 16 %. Par grands métiers, la palme de la croissance de la rentabilité revient à l'entreprise routière Colas, dont le résultat opérationnel a bondi de 84 %, à 136 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en hausse de 9 %, à 4,925 milliards. Martin Bouygues, le PDG du groupe, a d'autant plus souligné cette « magnifique performance » que, pour des raisons météorologiques, les entreprises routières réalisent l'essentiel de leur résultat au second semestre. Mais, depuis 1999, Colas réussit à être bénéficiaire dès le premier semestre. Bouygues Telecom a également connu une forte progression de la marge, avec un résultat opérationnel grimpant de 48 %, à 440 millions, pour une activité en hausse de 5 %, à 2,3 milliards. Il est vrai que, l'an dernier, les frais de lancement de l'offre commerciale Neo avaient pincé la marge. Dans la télévision, TF1 a vu croître de 26 % son résultat opérationnel, à 264 millions, pour un chiffre d'affaires de 1,43 milliard (+ 3 %). Mais la chaîne est confrontée à l'effritement du marché publicitaire. Fidèle à son habitude

Restent deux performances décevantes sur le papier, mais qui n'inquiètent en aucune manière le PDG car elles ne le sont qu'en apparence : celles des pôles construction et immobilier. Le résultat opérationnel de Bouygues Construction a ainsi stagné, à 150 millions, pour un chiffre d'affaires en hausse de 17 %, à 3,81 milliards. Mais Martin Bouygues a expliqué que cette situation provient du démarrage de plusieurs grands chantiers, une période où les marges sont réduites à cause de la prise en compte d'aléas. Quant à Bouygues Immobilier, son résultat opérationnel a reculé de 10 %, à 72 millions, pour une progression de 12 % du chiffre d'affaires, à 809 millions. Mais la filiale ayant été pénalisée par un effet

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de comparaison défavorable et un décalage d'activité au second semestre, ses résultats ne sont « pas représentatifs de la tendance annuelle ». Au total et compte tenu notamment des progressions des carnets de commandes de Bouygues Construction (+ 29 % au 30 juin sur un an), Bouygues Immobilier (+ 53 %) et Colas (+ 10 %), le groupe a, fidèle à son habitude, révisé à la hausse sa prévision de chiffre d'affaires pour 2007. Il table désormais sur 29 milliards, soit 10 % de plus qu'en 2006. A la Bourse de Paris, le titre a clôturé vendredi en hausse de 1,24 %, à 57,81 euros. CLAUDE BARJONET AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR BOUYGUES Sic transit Lire « Crible » page 42.

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Vinci a pris 2,55 % vendredi, à 52,24 euros. Le...

Vinci a pris 2,55 % vendredi, à 52,24 euros. Le groupe de BTP et de concessions dévoilera demain ses résultats pour le premier semestre 2007. Selon le consensus de Reuters, les analystes s'attendent à un résultat net de 564 millions d'euros, en hausse de 9 % sur un an, pour un résultat opérationnel s'établissant à 1,2 milliard, en croissance de 10,5 %. Vinci a déjà publié un chiffre d'affaires de 13,6 milliards d'euros (+ 14,3 %).

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CARNET / GROUPE MONNÉ-DECROIX

GROUPE MONNÉ-DECROIX : Bernard Michel Robert Monné Olivier Wigniolle Jean-Pierre Gauffier Dans le cadre du rachat du groupe Monné-Decroix par Crédit Agricole Immobilier, Bernard Michel est nommé président du conseil de surveillance de Monné-Decroix. Robert Monné est nommé président du directoire. Olivier Wigniolle devient quant à lui vice-président du directoire, qu'intègre également Jean-Pierre Gauffier. Bernard Michel, cinquante-neuf ans, entré à la CNCA (devenue Crédit Agricole SA) en 1996 en qualité de secrétaire général, est actuellement le directeur du pôle immobilier, achats et logistique de Crédit Agricole SA. Membre du comité exécutif de la Banque verte, il est également président de Crédit Agricole Immobilier. Robert Monné, cinquante-sept ans, diplômé de sciences économiques, a créé la société Monné-Decroix en 1979 avec Jean-Claude Decroix. Robert Monné, qui reste actionnaire de la société, était, jusqu'au rachat de celle-ci par Crédit Agricole Immobilier, président du conseil de surveillance. Olivier Wigniolle, quarante-quatre ans, a exercé diverses fonctions au sein de groupes immobiliers (Auguste Thouard, Sari, DTZ Jean Thouard et Bouygues Immobilier). Depuis octobre 2005, il est directeur général de Crédit Agricole Immobilier. Jean-Pierre Gauffier, soixante ans, a travaillé chez Cogedim, BAPH (groupe Ocil) et Gefic Promotion (groupe Suez). En 1995, il est devenu directeur général d'Unimo, la filiale de promotion de Crédit Agricole Immobilier.

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ACTUALITÉ Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage Cette fusion "entre égaux" se fera sur la base de 21 actions du gazier pour 22 actions du géant des services aux collectivités. Elle sera finalisée... Naissance d'un nouveau géant dans le paysage énergétique européen Même amputé de son pôle environnement, le groupe issu du rapprochement entre Suez et Gaz de France rivalisera avec E.ON et EDF en termes de chiffre... Bras de fer en perspective autour du capital de Suez Environnement Le capital de Suez Environnement sera contrôlé à hauteur de 34 % par son ancienne maison mère. Un noyau dur d'actionnaires sera constitué autour... Après Alstom, un nouvel exemple du volontarisme de Nicolas Sarkozy Le président de la République estime que l'Etat doit avoir « une stratégie dans la mondialisation ». Comme pour Alstom en 2004, il peut se targuer... Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats La fusion de Gaz de France et Suez suscite des réactions très critiques à gauche, sur le fond de l'opération comme sur l'intervention de l'Etat dans... Publicité

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EDF participera à la construction de 4 EPR aux Etats-Unis Dans le cadre de son partenariat avec l'américain Constellation Energy, l'électricien tricolore a conclu un accord l'assurant de participer, aux... L'Elysée estime qu'une ouverture du capital d'Areva n'est « pas une question d'actualité » Schémas.La présidente du directoire d'Areva a réaffirmé vendredi qu'une évolution du capital était « la meilleure solution » pour financer le... Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement En réponse aux inquiétudes des associations de consommateurs et des syndicats, Bercy promet que le tarif du gaz continuera d'être régulé,... Migaud (PS) demande l'audition de Lagarde et des patrons de Suez et GDF Le député PS Didier Migaud a demandé lundi l'audition par la commission des Finances de l'Assemblée nationale de la ministre de l'Economie Christine... Suez-GDF: la CGT va lancer une pétition contre la privatisation de GDF La CGT prépare le lancement d'une pétition nationale pour l'arrêt du processus de privatisation de Gaz de France, en vue de sa fusion avec Suez, ont... SP envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et relever celles de Suez L'agence Standard and Poor's envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et de relever celles de Suez après la présentation d'une nouvelle mouture...

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Total construit une nouvelle unité dans sa raffinerie de Leuna Le groupe pétrolier français Total va construire une nouvelle unité de désulfuration dans sa raffinerie allemande de Leuna, pour un montant de 120... Centrica intéressé par une prise de contrôle de SPE Le groupe britannique cherche à racheter les 25,5% de Gaz de France dans le deuxième producteur belge... Areva et Mitsubishi vont développer un réacteur nucléaire commun Le spécialiste français du nucléaire et le groupe nippon ont créé une co-entreprise baptisée Atmea, basée à Paris. Avec ce réacteur de troisième... Toyota et EDF s'allient sur les voitures hybrides rechargeables Toyota et EDF annonceront mercredi à Paris un accord de partenariat sur la technologie « hybride rechargeable », qui permet de brancher une voiture... TVO refuse de partager avec Areva les surcoûts de l'EPR en Finlande L'électricien finlandais TVO, le client d'Areva en Finlande, a fermement rejeté vendredi l'idée de participer aux surcoûts liés aux délais de la... « Grenelle de l'environnement » : les propositions des transporteurs routiers Les transporteurs routiers de marchandises ont décidé de jouer le jeu du « Grenelle de l'environnement », même si, font-ils remarquer, ils ne sont à...

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Climat : la conférence de Vienne fixe une ébauche d'accord La conférence organisée la semaine dernière par les Nations unies sur le changement climatique est parvenue à fixer une fourchette d'objectifs... Les Pays-Bas se mobilisent pour faire face à la montée des eaux Les Néerlandais ont décidé de geler leur politique centenaire de construction de polders et travaillent à rehausser les digues pour protéger leur... ROUSSNEFT. La police russe a annoncé vendredi avoir lancé un avis de... La police russe a annoncé vendredi avoir lancé un avis de recherche international contre l'ex-PDG du groupe pétrolier, accusé de fraude fiscale,... Gaz de France et Suez dévoilent ce matin les modalités de leur fusion Les deux entreprises officialisent ce matin leur rapprochement, qui va donner naissance à un nouveau géant énergétique européen. Baptisé « GDF-Suez... François Hollande dénonce « le bon vouloir du prince » Politique.Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a vivement contesté hier la méthode choisie par le président de la République, Nicolas... Les grands événements du mois d'août 2007 Pour aider les lecteurs qui rentrent de vacances, « Les Echos » reprennent le fil d'une actualité aoûtienne marquée par la rentrée politique du chef...

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ANALYSES Le volontarisme industriel de Nicolas Sarkozy Du début à la fin, le traitement de l'interminable feuilleton de la fusion Suez-Gaz de France aura été...

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Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage Cette fusion "entre égaux" se fera sur la base de 21 actions du gazier pour 22 actions du géant des services aux collectivités. Elle sera finalisée au "premier semestre 2008", estime l'actuel patron de GDF

Gerard Mestrallet (Suez) et Jean-François Cirelli (GDF) - AFP/Pierre Verdy

Après des premiers contacts pris il y a plus de cinq ans et plus de dix-huit mois de fiançailles pour le moins tumultueuses, Suez et Gaz de France ont annoncé ce lundi les modalités finales de leur contrat de mariage. La fusion se fera sur la base de 0,9545 action du gazier tricolore pour 1 action du géant français des services aux collectivités, soit 21 actions Gaz de france pour 22 actions Suez. Le collège d'actionnaires sera composé à 55% d'anciens actionnaires de Suez et à 45% d'anciens actionnaires de Gaz de France. C'est Gérard Mestrallet, l'actuel patron de Suez, qui sera le PDG de la nouvelle entité, qu'il dirigera en tandem avec Jean-François Cirelli, actuel patron de Gaz de France, nommé vice-président, directeur général délégué. Le siège

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du futur groupe fusionné occupera d'anciens locaux d'EDF, rue Monceau dans le huitième arrondissement de Paris. Le rapprochement prévoit par ailleurs que l'Etat détiendra plus de 35% du capital du nouvel ensemble baptisé GDF Suez, et que 65% du capital du pôle environnement de Suez seront distribués aux actionnaires du groupe Suez. Ce pôle sera introduit en Bourse au moment même où la fusion sera effective, GDF Suez en conservant 35% et les grands actionnaires de Suez 12% selon un pacte d'actionnaires "à négocier". Il bénéficiera donc d'un actionnariat stable pour 47% du capital, les 53% restants étant introduits en bourse. Suez a aussi précisé que cette future filiale reprendrait une partie des dettes de la maison mère, à hauteur de 5,4 milliards d'euros, et que son excédent brut d'exploitation 2007 estimé s'élèverait à "environ 2,35 milliards d'euros après consolidation (du groupe espagnol) Agbar". Côté calendrier, "nous visons le premier semestre 2008", a expliqué M. Cirelli. "Nous pourrons fusionner en 2008. Le plus tôt sera le mieux", mais "on ne peut pas être plus précis" compte tenu de la mise en Bourse du pôle environnement de Suez et du processus d'information des représentants du personnel, a-t-il toutefois ajouté. GDF Suez sera fort d'une capitalisation boursière d'environ 90 milliards d'euros et d'un chiffre d'affaires de 72 milliards, dont 60 milliards dans l'énergie. Le groupe sera l'un des leaders mondiaux de l'énergie (devant E.ON, EDF et RWE en termes de chiffre d'affaires), et figurera parmi les trois premières "utilities" (sociétés présentes à la fois dans l'eau et l'énergie au service des collectivités) mondiales cotées. Il sera en particulier le premier acheteur et vendeur de gaz en Europe, le leader mondial du gaz naturel liquéfié (GNL), le deuxième électricien français et le cinquième européen. En termes d'effectifs, GDF Suez sera le 6ème groupe français. En France, la commercialisation de l'énergie sera effectuée sous la marque Gaz de France. "Dans un contexte d'accroissement de la dépendance

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énergétique européenne, le nouveau groupe est de nature à favoriser le dialogue avec les pays producteurs, avec la volonté de conclure de nouveaux accords ainsi que de développer son activité Exploration-Production", expliquent Suez et Gaz de France dans un communiqué commun. Jean-François Cirelli a par ailleurs tenu à rassurer sur la délicate question des prix du gaz, assurant que la fusion n'aurait pas de répercussion sur les prix du gaz, lesquels dépendent des prix du pétrole. "Ces prix resteront contrôlés par l'Etat", a indiqué le patron de Gaz de France. Les deux dirigeants ont par ailleurs affirmé qu'il n'y aurait aucune suppression d'emplois. Annoncé en février 2006, le montant des synergies de l'ordre d'un milliard d'euros par an à l'horizon 2013 (dont environ 400 millions d'euros à l'horizon 2010) est confirmé. En termes d'organisation, GDF Suez sera doté d'un comité de direction qui, outre Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli, comprendra Yves Colliou (GDF), Jean-Marie Dauger (GDF), Jean-Pierre Hansen (Suez) et Gérard Lamarche (Suez), les quatre directeurs généraux adjoints. L'organisation du groupe sera structurée autour de cinq branches opérationnelles dirigées par Yves Colliou (infrastructures), Jean-Marie Dauger (global gaz et GNL), Henri Ducré (énergie France), Jean-Pierre Hansen (énergie Europe et international) et Jérôme Tolot (services à l'énergie). Reste maintenant à engager les consultations des instances représentatives du personnel, à voir les conseils d'administration des deux groupes signer le traité de fusion et leur assemblée générale l'approuver. Un comité central d'entreprise (CCE) est d'ores et déjà convoqué le 6 septembre chez GDF, et un bureau du comité d'entreprise européen (CEE) est prévu le 5. L'équivalent chez GDF du CCE, le Conseil supérieur consultatif des comités mixtes de production, est convoqué le 6 septembre au matin. Le bureau du Comité d'entreprise européen doit se réunir le 5. L.B.

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Lire aussi : Fusion Suez et Gaz de France : des réactions très contrastées Les Echos du jour : Gaz de France et Suez dévoilent ce matin les modalités de leur fusion Bras de fer en perspective autour du capital de Suez Environnement Naissance d'un nouveau géant dans le paysage énergétique européen Après Alstom, un nouvel exemple du volontarisme de Nicolas Sarkozy François Hollande dénonce "le bon vouloir du prince" L'éditorial de Patrick Lamm : Le volontarisme industriel de Nicolas Sarkozy Le crible : Duos électrisés Notre dossier spécial : Suez et Gaz de France : la fusion en question AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement SP envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et relever celles de Suez

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Naissance d'un nouveau géant dans le paysage énergétique européen Même amputé de son pôle environnement, le groupe issu du rapprochement entre Suez et Gaz de France rivalisera avec E.ON et EDF en termes de chiffre d'affaires. Mais il sera bien mieux armé qu'eux dans le domaine gazier. Ces derniers mois, Suez et Gaz de France ont tellement répété qu'ils avaient les moyens de se développer en solitaire qu'on a presque fini par l'oublier : le rapprochement des deux groupes est sans doute la meilleure chose qui pouvait leur arriver. « C'est une formidable opportunité, j'y travaille depuis des années », rappelait la semaine dernière le PDG de Suez, Gérard Mestrallet. « Sans Suez, nous risquions de rester au bord du chemin », reconnaissait, quant à lui, son homologue de Gaz de France, dans une interview accordée l'an passé aux « Echos ». Quelques jours à peine après l'annonce du projet de fusion, Jean-François Cirelli considérait même qu'à elle seule l'opération réglait « tous les problèmes stratégiques de Gaz de France dans un monde en plein changement » (« Les Echos » du 2 mars 2006). Dans le trio de tête

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Avec une capitalisation boursière supérieure à 90 milliards d'euros (en tenant compte du pôle environnement), Gaz de France-Suez se hisse d'emblée dans le trio de tête des groupes électriques ou gaziers européens, derrière Gazprom et EDF. Même amputé de ses activités dans l'eau et la propreté, le nouvel ensemble rivalisera avec les géants du secteur, l'allemand E.ON et EDF. Tous les trois pèsent désormais entre 60 millions et 70 milliards d'euros de chiffre d'affaires. L'écart est donc creusé avec des acteurs tels que RWE, Iberdrola ou Enel, qui sont pourtant des poids lourds du paysage énergétique européen.

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Concrètement, le premier mérite de la fusion est de renforcer de façon significative la position des deux entreprises dans l'Hexagone. Avec la naissance de ce nouveau groupe, EDF a clairement trouvé un rival à sa mesure sur son marché domestique. Tôt ou tard, la libéralisation totale des marchés de l'énergie obligeait Gaz de France à se doter d'une véritable compétence électrique. Cinquième électricien européen, Suez lui apporte sur un plateau des moyens de production (notamment nucléaires) qui lui permettront, demain, d'alimenter en courant sa clientèle cible, à savoir les 7,5 millions de Français qui se chauffent au gaz. La problématique du groupe franco-belge était exactement inverse : en solitaire, Suez disposait du parc de production nécessaire, mais peinait à élargir son portefeuille de clients. Ceux de Gaz de France lui tendent désormais les bras. Et des offres combinant gaz et électricité devraient bientôt commencer à fleurir sur le marché français. L'autre grand atout du rapprochement, celui qui justifie l'opération sur le plan politique, a trait à la sécurité d'approvisionnement énergétique. Premier acheteur et premier fournisseur de gaz en Europe, Gaz de France-Suez va devenir un interlocuteur de poids pour les grands pays producteurs comme la Russie ou l'Algérie. Présent sur toute la chaîne

Son pouvoir de négociation devrait s'en trouver accru. En outre, les positions acquises par le nouveau groupe dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL) lui permettront de diversifier comme jamais ses sources d'approvisionnement. Au gaz algérien, nigérian et égyptien, aujourd'hui importé par bateau par Gaz de France, viendront bientôt s'ajouter des cargaisons de GNL en provenance du Qatar et du Yémen. Deux pays avec lesquels Suez a déjà signé des contrats d'approvisionnement sur plusieurs années. Présent dans l'exploration-production (Gaz de France s'est fixé pour objectif de détenir à terme 1 milliard de barils équivalent pétrole), propriétaire du premier réseau de transport gazier et du premier réseau de distribution en

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Europe, Gaz de France-Suez sera présent d'un bout à l'autre de la chaîne gazière, puisqu'il dispose à ce jour de 3 terminaux GNL sur le Vieux Continent, d'une flotte de 16 méthaniers et d'importants actifs de stockage. Sur ce terrain, au moins, le nouveau groupe part avec un avantage certain sur ses rivaux européens. P. PO. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage

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Bras de fer en perspective autour du capital de Suez Environnement Le capital de Suez Environnement sera contrôlé à hauteur de 34 % par son ancienne maison mère. Un noyau dur d'actionnaires sera constitué autour d'Albert Frère, du Crédit Agricole et de la Caisse des Dépôts et Consignations pour assurer la stabilité du tour de table. L

es 56.000 salariés de Suez Environnement ont certainement passé le week-end avec un goût amer dans la bouche. Depuis des mois Gérard Mestrallet, le président de Suez, leur répétait qu'il n'était pas question de vendre le pôle environnement, vantant les synergies avec les activités énergétiques, ainsi que la nécessité de conserver ces deux métiers. A partir d'aujourd'hui, annonce officielle de la conclusion du mariage entre Suez et Gaz de France, ils vont devoir apprendre à voler de leurs propres ailes. Concrètement, la filiale spécialisée dans la distribution d'eau et le traitement des déchets va être cotée en Bourse, chaque actionnaire de Suez récupérant des actions Suez Environnement nouvellement créées à l'issue du processus de rapprochement avec Gaz de France. Gaz de France-Suez disposera tout juste d'une minorité de blocage (34 %). Constitution d'un noyau dur

La volonté de Gérard Mestrallet et de Jean-Louis Chaussade, le président de Suez Environnement, est donc de constituer un noyau dur constitué autour

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des principaux actionnaires de Suez. Parmi eux, on retrouvera bien sûr Albert Frère, actionnaire de Suez depuis des années, ainsi que le Crédit Agricole et la Caisse des Dépôts et Consignations, par ailleurs présente au capital de Veolia Environnement et de SAUR. Mais ce dispositif repose sur un équilibre fragile. Il suppose que le nouveau groupe énergétique issu de la fusion entre Suez et Gaz de France souhaite sur le long terme rester présent dans le secteur de l'environnement. Le groupe franco-belge est né de la fusion, en juin 1997, de Suez avec la Lyonnaise des Eaux avec l'idée que les deux activités ne vivent pas selon les même cycles, mais sont complémentaires et ont des clients communs, qu'ils soient particuliers, industriels ou élus locaux. Gérard Mestrallet a jusqu'au bout tenté de conserver sa filiale, qui réalise un chiffre d'affaires de 11,4 milliards d'euros et revendique la place de coleader mondial de l'environnement. Avec 80 millions d'habitants alimentés en eau potable, 50 millions desservis en assainissement et 65 millions bénéficiaires de services de propreté, la nouvelle société ne manquera pas de susciter des convoitises. Elle est certes trois fois plus petite que son concurrent, Veolia Environnement, qui réalise un chiffre d'affaires de 28,6 milliards d'euros, dessert 67 millions d'habitants en eau potable et 49 millions en assainissement. Mais elle est plus rentable. L'an dernier, Suez Environnement a dégagé un résultat net courant de 562 millions d'euros en 2006, contre 759 millions pour Veolia Environnement. Henri Proglio, président de Veolia Environnement, a réaffirmé la semaine dernière son intérêt pour les activités internationales de Suez. L'homme avait longuement étudié avec l'italien Enel une prise de contrôle de Suez en 2006, considérant que les services à l'environnement et la production d'énergie 1sont deux métiers qui n'ont rien à voir.

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Tenir compte du politique

D'autres acheteurs pourraient montrer leur intérêt. En France, le groupe Decaux pourrait s'intéresser à ce secteur proche de ses activités de concessions aux collectivités. En Grande-Bretagne, le géant GE Electric, déjà présent dans la production d'équipements industriels pour le traitement d'eau, serait sur les rangs pour acheter pour la première fois un groupe de distribution d'eau, la société Southern Water en association avec Goldman Sachs. Réponse attendue demain pour cet appel d'offres à 4 milliards de livres (5,9 milliards d'euros). L'an dernier, Thames Water avait été acheté par le fonds australien Macquarie pour 8 milliards d'euros. Le même fonds a tenté jusqu'au bout de mettre la main sur SAUR, finalement repris par un consortium dirigé par la Caisse des Dépôts et Consignations et le groupe Séché Environnement. Une chose est sûre, tout groupe tenté de s'intéresser à Suez Environnement devra compter avec l'aspect politique du dossier. La puissante Association des maires de France a de nombreuses fois affirmé qu'elle souhaitait que les groupes de concession de service public restent de nationalité française... JULIE CHAUVEAU AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage

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Après Alstom, un nouvel exemple du volontarisme de Nicolas Sarkozy Le président de la République estime que l'Etat doit avoir « une stratégie dans la mondialisation ». Comme pour Alstom en 2004, il peut se targuer d'avoir sorti de l'ornière un gros dossier industriel. Sans aller jusqu'à parler de victoire politique, le déblocage du dossier Suez-Gaz de France montre une nouvelle fois la capacité de Nicolas Sarkozy à débloquer les situations. Celui-ci aura pourtant beaucoup tergiversé, en s'abstenant d'abord de tout soutien à Dominique de Villepin après l'annonce du rapprochement des deux entreprises, en février 2006. Puis en souhaitant en privé, il y a un an, alors que le Parlement se préparait à un débat interminable sur l'ouverture du capital de Gaz de France, que soient étudiées toutes les alternatives possibles à la fusion... de peur de se voir vertement rappeler sa promesse de 2004 : lorsqu'il était ministre de l'Economie, ne s'était-il pas engagé à ce que l'Etat conserve au moins 70 % du capital de Gaz de France ? Durant la campagne présidentielle, il n'avait pas davantage pris position. Tout juste avait-il évoqué une « réflexion » sur la relation de la France avec l'Algérie, pays fournisseur de gaz, avec en ligne de mire d'éventuelles « synergies » avec Sonatrach. Bien qu'il s'en défende, Nicolas Sarkozy aime le Meccano. Il prône une grande politique industrielle pour la France et se félicite régulièrement, par exemple, d'avoir sorti Alstom de l'ornière. Refusant le dépôt de bilan annoncé du constructeur des TGV, il avait fait en sorte, lorsqu'il était à Bercy, que l'Etat prenne 21 % du capital. Deux ans plus tard, les titres étaient revendus à Bouygues avec une plus-value de 1,3 milliard d'euros. « L'Etat doit avoir une stratégie dans la mondialisation », répète-t-il souvent. Les patrons, qui l'ont entendu jeudi dernier à l'université d'été du Medef, en ont d'ailleurs été frappés

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Les Echos e-paper - ENERGIE - 03/09/07 à 21h00

: « Le président parle la même langue que nous », se sont exclamés plusieurs d'entre eux. Pas un objectif en soi

A mi-chemin entre libéralisme et interventionnisme, son action agace les partenaires européens de la France. Ce fut le cas avec son soutien au rapprochement de Sanofi et Aventis, pour éviter un achat de ce dernier par le suisse Novartis. Nicolas Sarkozy a également à son actif la création - moins heureuse - de Safran, né de l'addition de Snecma et de Sagem. Il ne fait pas des privatisations un objectif en soi : il n'en avait même pas dit un mot avant son accession à l'Elysée ! Il n'en demeure pas moins qu'il a vendu pour 11,3 milliards d'euros d'actifs publics en 2004, en cédant notamment la majorité du capital de France Télécom, tout en préparant le terrain à la cession des sociétés d'autoroutes et à l'ouverture du capital d'EDF, de Gaz de France et d'Aéroports de Paris. GUILLAUME DELACROIX AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage

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Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats La fusion de Gaz de France et Suez suscite des réactions très critiques à gauche, sur le fond de l'opération comme sur l'intervention de l'Etat dans cette affaire. La droite, elle, applaudit Jacques Voisin (CFTC) déplore la politique du "fait accompli" Le président de la CFTC, Jacques Voisin, a déploré lundi que la fusion GDF-Suez mettait les salariés devant "le fait accompli", après avoir été reçu à l'Elysée par le président Nicolas Sarkozy. "Encore une fois, on a oublié de penser à ceux qui allaient être concernés", a ajouté le syndicaliste qui s'est inquiété pour "l'avenir" des "salariés de Suez Environnement" et des "50.000 salariés des services commerciaux communs" à EDF et GDF. "Nous, on n'était pas du tout favorables à la privatisation", a rappelé M. Voisin. "On a le sentiment qu'on répond aux actionnaires sans répondre aux Français", a-t-il précisé à l'AFP, s'interrogeant sur la manière de "protéger les usagers" une fois réalisée la fusion GDF-Suez. L'annonce accélérée de la fusion GDF-Suez a donné l'occasion à M. Voisin d'insister auprès de M. Sarkozy sur les "règles du jeu" à respecter entre le pouvoir politique et les partenaires sociaux. "Il faut sortir de cette façon de procéder où l'avis des partenaires sociaux est demandé mais pas pris en compte", a-t-il martelé. Michel Rocard (PS) n'est "pas sûr que ce soit une bonne chose" Michel Rocard (PS) a déclaré lundi sur i-télé "n'être pas sûr que [la fusion Gaz de France-Suez] soit une bonne chose". L'ancien Premier ministre, qui a concédé "avoir eu du mal à se faire une opinion", a commenté : "je n'aime pas beaucoup cette opération parce que le marché de l'énergie est un marché

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résolument mondial, or il y a des intérêts contradictoires". "Tout ça pour faire un autre mammouth français de l'énergie qui ne peut qu'aboutir à une concurrence avec EDF, je ne suis pas sûr que ça soit très bon...", a encore analysé le député européen, avant de conclure que "le consommateur, lui, est de toute façon largué". Nicolas Dupont-Aignan juge que Nicolas Sarkozy a "plié devant la pensée unique bruxelloise" Le député gaulliste et souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a regretté lundi que Nicolas Sarkozy ait "plié devant la pensée unique bruxelloise" en mariant Suez et GDF, plutôt qu'en constituant un grand groupe public associant EDF et GDF. "On perd l'occasion de créer un opérateur public de taille importante" et "on rentre dans une logique bruxelloise de libéralisation", a-t-il déclaré à l'AFP. "Suez s'empare d'un joyau qui est GDF" et deux groupes français "vont désormais s'affronter", sans répondre "au défi énergétique et environnemental du XXIe siècle", a-t-il regretté. "Dans ses discours, Nicolas Sarkozy rejette la pensée unique bruxelloise, mais dans la pratique, il s'y plie", a-t-il ajouté. Député UMP dans la précédente législature, Nicolas Dupont-Aignan a claqué la porte du parti en janvier 2007 et anime désormais le mouvement Debout la République. "Un mauvais coup pour les salariés et les usagers", pour Jean-Claude Mailly (FO) La fusion GDF-Suez, annoncée lundi matin par les deux entreprises, est "un mauvais coup pour les salariés et les usagers et cela correspond à une conception privatisée de la politique industrielle", a estimé lundi Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, qui s'inquiète tout particulièrement du sort des 50.000 salariés communs de GDF et EDF, et des 60.000 salariés du pôle environnement de Suez. "Le feu vert de l'Elysée à la fusion Gaz de France/Suez, malgré les engagements et promesses contraires, constitue un feu vert à la

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privatisation de l'entreprise publique Gaz de France", écrit la confédération syndicale dans un communiqué. Selon FO, "cette fusion va mettre face à face un groupe privé et une entreprise publique EDF. Qu'adviendra-t-il dans ces conditions des 50.000 salariés communs dans les distributions entre GDF et EDF dans la distribution ?", se demande l'organisation syndicale. "Le découpage du groupe Suez risque, par ailleurs, de fragiliser une activité (l'eau) et ses 60.000 salariés", ajoute FO. "Une très bonne nouvelle et un très bon accord", pour Dominique de Villepin Dominique de Villepin, qui est à l'origine du projet de fusion GDF-Suez, s'est "félicité" que le président Nicolas Sarkozy ait "marqué l'essai", tout en revendiquant la passe décisive, lundi sur Europe 1. "Il y a une sorte de passage du témoin, Thierry Breton s'est emparé du dossier une fois l'idée lancée, Nicolas Sarkozy a repris le bâton, il a marqué l'essai, bravo !", s'est exclamé l'ancien Premier ministre. "C'est une très bonne nouvelle et c'est un très bon accord qu'a réalisé Nicolas Sarkozy", a-t-il encore souligné. Un accord "perdant-perdant", selon Jean-Marc Ayrault (PS) Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, a vu lundi dans la fusion GDF-Suez un accord "perdant-perdant". "Tout le monde va être perdant : le pays tout entier qui voit gravement entamer son indépendance énergétique. Les Français et leurs entreprises qui vont subir la flambée des tarifs. Les salariés de Suez et de GDF qui voient leur emploi et leur statut précarisés", poursuit-il. "Le président de la République a renié sa parole de ne jamais privatiser GDF", déplore le député-maire de Nantes dans un communiqué, avant de prédire que "le reniement présidentiel va coûter très cher aux Français".

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"Les députés socialistes ont tout fait pour empêcher cette fusion/ privatisation", relève M. Ayrault. "Non par dogmatisme, la France a besoin de champions mondiaux. Mais parce que l'énergie est un bien public qui garantit l'indépendance nationale. Parce que nos entreprises publiques, EDF et GDF, sont parmi les meilleures au monde. Parce que la privatisation du secteur de l'énergie partout dans le monde a dégradé la qualité du service, freiné les investissements et augmenté les prix". "Une très belle opération", pour François Fillon "Une très belle opération qui va nous permettre de structurer le marché de l'énergie en Europe". Interrogé ce matin sur France Inter, François Fillon n'a pas tari d'éloges sur le rapprochement de Gaz de France et Suez, qui dote la France "d'un deuxième géant de l'énergie" - après EDF - et constituera "le troisième ou quatrième [groupe] mondial" du secteur. Le Premier ministre a déclaré : "le secteur public aura environ 40% du nouveau groupe ; 40% de GDF et Suez, c'est mieux que 70 ou 80% de GDF tout seul". "Une grosse erreur", pour François Chérèque (CFDT) Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé lundi que la fusion entre Suez et Gaz de France via le "démantèlement" de Suez, qui se retrouve selon lui "coupée en morceaux", constituait "une grosse erreur". "La CFDT a toujours toujours dit que cette fusion de Suez et Gaz de France avait du sens au niveau industriel, à une condition qu'on ne démantèle pas Suez", a rappelé M. Chérèque au micro de RTL. "L'engagement qui avait été fait vis à vis des 60.000 salariés de Suez, c'était qu'on ne couperait pas leur entreprise en morceaux. Or, c'est ce qu'on fait", a-t-il déploré. "On est en train d'abandonner l'environnement de Suez - c'est l'eau, les déchets, c'est un enjeu énorme au niveau environnemental - et on va mettre ça à la Bourse, aux prédateurs financiers: je pense qu'on fait une grosse erreur de démanteler Suez", a ajouté François Chérèque.

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Les Echos e-paper - ENERGIE - 03/09/07 à 21h00

François Hollande (PS) dénonce "le bon vouloir du prince" Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a vivement contesté hier la méthode choisie par le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans la gestion du dossier Gaz de France-Suez, dénonçant "le bon vouloir du prince". "Nicolas Sarkozy décide de tout. Il a décidé de la fusion qu'il condamnait il y a peu. Il a remis en cause un engagement qu'il avait pris de ne pas descendre la participation de l'Etat dans Gaz de France en dessous de 50%", a-t-il accusé au terme de l'Université d'été du Parti socialiste à La Rochelle. (avec AFP) AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR EDF EDF participera à la construction de 4 EPR aux Etats-Unis Toyota et EDF s'allient sur les voitures hybrides rechargeables

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EDF participera à la construction de 4 EPR aux Etats-Unis Dans le cadre de son partenariat avec l'américain Constellation Energy, l'électricien tricolore a conclu un accord l'assurant de participer, aux côtés d'Areva, à la construction de 4 réacteurs nucléaires de type EPR outre-Atlantique. En France également, des investissements se profilent. Dans la foulée du partenariat annoncé cet été avec l'électricien américain Constellation Energy, EDF continue de poser des jalons pour participer au redémarrage du nucléaire aux Etats-Unis. Le groupe présidé par Pierre Gadonneix vient de conclure un accord avec ce même Constellation, lui garantissant d'être associé à la construction de 4 réacteurs nucléaires de type EPR outre-Atlantique. En vertu d'une alliance scellée voilà deux ans avec Areva, Constellation Energy a en effet choisi d'équiper ses futures centrales du tout nouveau réacteur français. Le moment venu (vraisemblablement au milieu de la prochaine décennie), EDF investira donc à ses côtés. Aux yeux de Pierre Gadonneix, il s'agit là d'une « avancée majeure », mais elle constitue seulement « un premier pas ». Car aux Etats-Unis, comme dans les autres « pays cibles » identifiés par le groupe (Royaume-Uni, Chine, Afrique du Sud), l'objectif est de « devenir l'opérateur de référence dans le domaine nucléaire ». En France aussi, des investissements se dessinent. Outre la construction d'une tête de série EPR à Flamanville, dont la mise en service est programmée en 2012, EDF va être amené à dépenser quelque 800 millions d'euros d'ici à 2009 pour remettre en état les générateurs de vapeur de 16 réacteurs. Au cours d'inspections réalisées l'an passé dans des centrales comme Chinon, Saint-Alban et Cruas, un entartrage anormal de ces pièces a été constaté. Leur nettoyage nécessite un « lessivage chimique », qui rallonge à chaque fois la durée des arrêts de tranche, donc l'indisponibilité des centrales concernées. Au cours du

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premier semestre, ces travaux de maintenance ont amputé de 200 millions d'euros l'excédent brut d'exploitation d'EDF. Ce n'est pas le seul élément défavorable supporté par le groupe depuis le début de l'année. Sur la première moitié de l'exercice, l'électricien français a en effet été pénalisé par la douceur du climat, qui a pesé sur les recettes de ses activités régulées (transport et distribution). Il a aussi dû constituer 100 millions d'euros de provisions complémentaires, en raison du nouveau « tarif réglementé transitoire », ce fameux dispositif réservé aux entreprises et revenant à plafonner le prix de l'électricité. Malgré ces handicaps, EDF est parvenu à dégager des résultats meilleurs que prévu sur les six premiers mois de l'année : à 8,8 milliards d'euros, son excédent brut d'exploitation a progressé de 6,7 %. Hors éléments exceptionnels, son résultat net a, quant à lui, augmenté de 9,1 %, à 3,2 milliards. P. PO. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR EDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Toyota et EDF s'allient sur les voitures hybrides rechargeables

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L'Elysée estime qu'une ouverture du capital d'Areva n'est « pas une question d'actualité » Schémas.

La présidente du directoire d'Areva a réaffirmé vendredi qu'une évolution du capital était « la meilleure solution » pour financer le développement du groupe nucléaire. Interrogée sur les différents schémas étudiés par les pouvoirs publics, en vue d'une refonte de la filière nucléaire française (« Les Echos » du 31 août), Anne Lauvergeon n'a pas indiqué quel scénario avait sa préférence, se contentant d'observer que « les modalités et la chronologie » dépendaient du gouvernement. La réponse n'a pas tardé. Interrogé sur le sujet dimanche au « Grand Jury RTL-«Le Figaro»-LCI », Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a exclu pour le moment une ouverture du capital d'Areva. De son côté, le PDG de Bouygues, Martin Bouygues, a confirmé son intérêt pour le sujet : « Avec la participation d'Alstom et le savoir-faire de Bouygues et d'Areva, il y a de quoi faire un pôle nucléaire français particulièrement dynamique », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Le patron du groupe de BTP souhaite « pouvoir jouer un rôle » dans l'industrie nucléaire. « Si on nous invite à discuter ou à faire des propositions, nous le ferons », a-t-il assuré. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AREVA Areva et Mitsubishi vont développer un réacteur nucléaire commun TVO refuse de partager avec Areva les surcoûts de l'EPR en Finlande

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Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement En réponse aux inquiétudes des associations de consommateurs et des syndicats, Bercy promet que le tarif du gaz continuera d'être régulé, conformément à la loi Le projet de fusion entre les groupes énergétiques public Gaz de France et privé Suez n'aura pas d'impact sur le tarif du gaz, qui continuera à être régulé conformément à la loi, ont assuré lundi les ministères de l'Economie et de l'Ecologie. La loi prévoit que "les tarifs sont fixés par la Commission de régulation de l'énergie", rappelle-t-on à Bercy. "Dans ce sens, le projet de fusion GDF-Suez ne change rien au tarif du gaz. La loi s'applique indépendamment de la détention publique ou privée du capital de Gaz de France", a poursuivi le ministère de l'Economie, dans un entretien avec l'AFP. Cette mise au point intervient alors que des associations de consommateurs et des syndicats avaient indiqué, un peu plus tôt dans la journée, que la privatisation de GDF, induite par la fusion, risquait de se traduire par une hausse des prix du gaz à cause de la réduction de la concurrence entre opérateurs. "C'est paradoxal de fusionner des entreprises concurrentes entre elles, puisque cela signifie la suppression de la concurrence", s'était ainsi étonné Julien Dourgnon, directeur des études à l'association UFC-Que Choisir. "Plus le nombre des opérateurs se réduit et moins il y a de concurrence, qui normalement a un effet positif pour le consommateur", avait pour sa part commenté Reine-Claude Mader, présidente de l'association de consommateurs CLCV. Jean-François Cirelli, le PDG de Gaz de France, avait pour sa part assuré, lors de la présentation de son projet de fusion avec Suez, que l'opération n'aurait aucun impact sur les tarifs du gaz.

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(avec AFP) AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage SP envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et relever celles de Suez

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Migaud (PS) demande l'audition de Lagarde et des patrons de Suez et GDF Le député PS Didier Migaud a demandé lundi l'audition par la commission des Finances de l'Assemblée nationale de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et des présidents de Suez et GDF, après l'annonce de la fusion des deux groupes. "La fusion, si elle se réalise, fera trois types de perdants", affirme M. Migaud, président de la commission, dans un communiqué: "les salariés des deux entreprises", "les consommateurs (ménages et entreprises)" et "les contribuables". "Compte tenu de ces risques, l'audition de la ministre de l'Economie, ainsi que celle des deux présidents des entreprises concernées, est nécessaire", estime le député PS. M. Migaud "souhaite que la commission des Finances, et celle des Affaires économiques puissent y procéder dans les jours qui viennent", conclut le texte. AFP

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Suez-GDF: la CGT va lancer une pétition contre la privatisation de GDF La CGT prépare le lancement d'une pétition nationale pour l'arrêt du processus de privatisation de Gaz de France, en vue de sa fusion avec Suez, ont annoncé lundi le syndicat et ses fédérations de l'Energie et du groupe Suez. La Cgt "s'engage dans un processus d'information et de mobilisation", auprès des citoyens, de l'ensemble des organisations syndicales, des associations de consommateurs et "des forces opposées au processus de marchandisation des services publics", écrit le syndicat dans un communiqué. Elle "prépare le lancement d'une pétition nationale pour exiger l'arrêt du processus de privatisation de Gaz de France et l'examen de nouvelles solutions", ajoute-t-elle. Estimant que "la nouvelle version du projet n'est pas plus acceptable que la précédente", la CGT souligne que le nouveau schéma "confirme la privatisation de Gaz de France prévue dans le projet initial". Cette privatisation "conduirait à une réduction de la maîtrise publique sur l'ensemble des outils énergétiques de la France, d'autant que la concurrence qui en résulterait entre EDF et Suez-GDF affaiblirait" EDF, affirme l'organisation syndicale. La conséquence principale de la fusion serait "une hausse rapide des prix pour les usagers et les services associés", prévient le syndicat. Enfin, cette opération constitue selon la CGT "une véritable capitulation de l'Etat devant les actionnaires de Suez qui vont bénéficier de 8 à 10 milliards de distribution d'actions de Suez-environnement". Le projet de fusion "est loin d'avoir abouti", et "les questions à traiter sont complexes tant du point de vue social que financier", ajoute le syndicat. Les administrateurs des groupes privé Suez et public Gaz de France ont donné leur accord dimanche soir pour une fusion entre les deux entreprises, sur la base

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d'un nouveau schéma qui prévoit la séparation du pôle environnement de Suez, qui restera sous contrôle du groupe fusionné, dans lequel l'Etat détiendra une minorité de blocage de 34%. AFP

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SP envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et relever celles de Suez L'agence Standard and Poor's envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et de relever celles de Suez après la présentation d'une nouvelle mouture du projet de fusion, largement "amélioré" mais qui doit encore franchir "plusieurs barrières", a-t-elle indiqué lundi. L'agence de notation financière envisage d'abaisser la note de la dette long terme de GDF (AA-/A-1+) et de relever celle de Suez (A-/A-2) depuis le 27 février 2006, après l'annonce du premier projet de fusion, a-t-elle rappelé dans une note. Après la présentation lundi des nouveaux termes de la fusion, Hugues de La Presle, analyste chez SP, note que l'opération devrait rester "globalement bénéfique pour Suez et dilutive (baisse du bénéfice part action, ndlr) pour GDF". D'un point de vue du risque financier, "même si le profil de Suez s'est amélioré de manière importante, GDF dispose encore de ratios de crédit bien plus solides", estime l'agence de notation. Les nouveaux termes de la fusion "constituent un pas en avant significatif", souligne-t-elle. "Mais la fusion doit encore faire face à plusieurs barrières, en particulier son approbation par les actionnaires des deux groupes, la signature du décret autorisant la privatisation de GDF après le vote de la loi par le Parlement, et l'opposition des syndicats de GDF", conclut-elle. AFP AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage

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Total construit une nouvelle unité dans sa raffinerie de Leuna Le groupe pétrolier français Total va construire une nouvelle unité de désulfuration dans sa raffinerie allemande de Leuna, pour un montant de 120 millions d'euros, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué. La nouvelle unité, d'une capacité de production d'un million de tonnes par an, doit entrer en service à l'automne 2009 et fournir "le marché allemand en fioul domestique", précise le communiqué. Ce "projet s'inscrit dans la stratégie de Total de modernisation de son outil de raffinage", indique encore le groupe. Leuna, située en ex-RDA, a une capacité de 11,4 millions de tonnes de brut par an, selon le groupe. AFP AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR TOTAL Credit Suisse porte son objectif de cours à 62 euros

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Centrica intéressé par une prise de contrôle de SPE Le groupe britannique cherche à racheter les 25,5% de Gaz de France dans le deuxième producteur belge d'électricité Centrica espère bien profiter du rapprochement Suez-Gaz de France. Le spécialiste britannique de l'énergie a annoncé ce lundi qu'il espérait racheter les 25,5% détenus par le gazier tricolore dans l'électricien belge SPE, ce qui porterait sa propre participation à 51%. Gaz de France devrait en effet céder cet actif dans le cadre des concessions à consentir pour obtenir l'approbation de la Commission européenne à la fusion. "Notre projet est d'acquérir cette participation, qui nous donnerait le contrôle. Notre objectif a toujours consisté à établir une activité de taille décente sur le marché belge", explique un porte-parole de Centrica. Centrica, le premier fournisseur d'énergie du Royaume-Uni via sa filiale British Gas, cherche à se développer en Europe continentale. SPE, deuxième producteur belge d'électricité, compte pour sa part 19 centrales électriques en Flandre et en Wallonie, et revendique 1,5 million de clients (particuliers et professionnels) en gaz et en électricité.

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Areva et Mitsubishi vont développer un réacteur nucléaire commun Le spécialiste français du nucléaire et le groupe nippon ont créé une co-entreprise baptisée Atmea, basée à Paris. Avec ce réacteur de troisième génération, ils visent des marchés en Asie, en Europe de l'Est et aux Etats-Unis Le groupe nucléaire français Areva et le géant nippon de l'industrie lourde Mitsubishi Heavy Industries (MHI) ont annoncé ce lundi la création d'Atmea, la co-entreprise qui développera et commercialisera un réacteur de troisième génération conçu en commun. Atmea se chargera du développement, de la commercialisation, de la certification et de la vente d'Atmea 1, un réacteur de troisième génération d'une puissance de 1.100 megawatts, selon un communiqué. Basée à La Défense à Paris, la société commune sera dotée d'un capital initial de 66 millions d'euros, détenu à parité. Elle emploiera une vingtaine de salariés. "Il y a un marché pour ces réacteurs (de puissance moyenne, ndlr) dans les pays et les régions où la demande en électricité n'est pas encore si forte et où le réseau ne peut pas accepter de réacteurs de très grande puissance", a expliqué le président de MHI, Kazuo Tsukuda, lors d'une conférence de presse. Avec Atmea 1, les deux groupes visent ainsi les marchés asiatiques, d'Europe de l'Est, mais aussi des Etats-Unis, ont expliqué M. Tsukuda et Anne Lauvergeon, présidente d'Areva. Ils ont confirmé tabler sur une certification du réacteur en un temps record, un maximum de trois ans. Atmea sera présidée par Stefan von Scheidt, vice-président en charge des sites chez Framatome NP, et dotée d'un vice-président issu de MHI, Makoto

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Kanda, actuellement en charge du développement des projets nucléaires du groupe japonais aux Etats-Unis et en Asie. (avec AFP) AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AREVA L'Elysée estime qu'une ouverture du capital d'Areva n'est « pas une question d'actualité » TVO refuse de partager avec Areva les surcoûts de l'EPR en Finlande

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Toyota et EDF s'allient sur les voitures hybrides rechargeables Toyota et EDF annonceront mercredi à Paris un accord de partenariat sur la technologie « hybride rechargeable », qui permet de brancher une voiture hybride sur une prise de courant au domicile d'un particulier, pour recharger sa propulsion électrique. L'accord, de portée mondiale, sera signé par Masatami Takimoto, vice-président exécutif de Toyota, et Pierre Gadonneix, PDG d'EDF. Cette nouvelle motorisation « propre », qui devrait trouver des débouchés à moyen terme, s'ajoutera aux autres technologies existantes, sans les remplacer. Leader sur le créneau des voitures hybrides, essentiellement développé aux Etats-Unis, Toyota et sa marque soeur Lexus proposent pour l'instant des voitures hybrides (comme la Prius ou la RX400h) non rechargeables, qui récupèrent de l'énergie pour leur moteur électrique lors des phases de freinage. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR EDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats EDF participera à la construction de 4 EPR aux Etats-Unis

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TVO refuse de partager avec Areva les surcoûts de l'EPR en Finlande L'électricien finlandais TVO, le client d'Areva en Finlande, a fermement rejeté vendredi l'idée de participer aux surcoûts liés aux délais de la construction du réacteur EPR, contrairement à ce qu'avait suggéré le groupe français la veille. « Il s'agit visiblement d'une pure spéculation de notre fournisseur, a déclaré à l'agence Thomson Financial News Martin Landtman, chargé du projet de réacteur chez TVO. Nous avons signé un contrat engageant, ferme [pour une livraison] clefs en main. Le prix est fixe (...) et il y a un délai de livraison. » Jeudi, la présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon (photo), avait dit espérer trouver « un équilibre global et raisonnable » avec TVO « sur la répartition des surcoûts ». « Habituellement nous ne commentons pas les déclarations d'autres sociétés, mais, dans ce cas précis, je pense qu'une certaine clarification est nécessaire », a encore déclaré Martin Landtman. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AREVA Areva et Mitsubishi vont développer un réacteur nucléaire commun L'Elysée estime qu'une ouverture du capital d'Areva n'est « pas une question d'actualité »

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« Grenelle de l'environnement » : les propositions des transporteurs routiers Les transporteurs routiers de marchandises ont décidé de jouer le jeu du « Grenelle de l'environnement », même si, font-ils remarquer, ils ne sont à l'origine que de 6,7 % des émissions totales de CO2. Demain, à l'occasion de la réunion du groupe Lutter contre le changement climatique et maîtriser l'énergie, ils feront part de leurs propositions. Elaborées par la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) et présentées par Patrick Vermot-Desroches, coprésident de la FNTR et représentant de la CGPME pour le « Grenelle », ces mesures visent tout à la fois à réduire la consommation de carburant, diminuer le nombre de camions sur les routes, développer l'utilisation des biocarburants et des poids lourds « propres ». Au total, selon les estimations de la fédération, les différentes mesures devraient se traduire par une réduction d'un tiers, soit environ 12 millions de tonnes, des quantités de CO2 produites par les poids lourds. « Cela représente 10 % des économies demandées à la France d'ici à 2020 », calcule Jean-Paul Deneuville, délégué général de la FNTR. Réduction de la vitesse

La proposition phare et la plus emblématique de l'effort consenti par les transporteurs est la réduction de la vitesse des poids lourds sur autoroute à 80 kilomètres/heure contre 90 kilomètres/heure précédemment, associée à l'interdiction de dépassement. En extrapolant les tests effectués chez plusieurs entreprises adhérentes de la FNTR, ce sont environ 1,5 million de tonnes de CO2 qui pourraient être économisées chaque année. Dans les entreprises, elle serait l'occasion d'un vrai changement de comportement, estime la FNTR. Une moindre vitesse signifie en effet une perte de productivité. Elle obligerait à une remise à plat complète des plans de transport pour continuer à satisfaire les clients dans les temps.

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Quoique importantes en matière d'économies de CO2, les autres mesures avancées par la FNTR sont moins novatrices : qu'il s'agisse de la mise en place du télépéage, de la généralisation du « 44 tonnes », du développement du transport combiné, de l'utilisation des biocarburants, ou de la mise en place d'une prime pour l'achat de véhicules écologiquement performants, toutes ont déjà été évoquées par la fédération par le passé. Mais la bonne volonté de la FNTR pourrait ne pas être récompensée. La taxe sur les poids lourds, très critiquée par les transporteurs routiers, reste une des pistes privilégiées par le gouvernement. « Il s'agit davantage par ce biais de financer les infrastructures que de faire baisser les émissions de CO2 », s'insurge Patrick Vermot-Desroches, qui appelle à ne pas se tromper de débat. LUCILE CHEVALLARD

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Climat : la conférence de Vienne fixe une ébauche d'accord La conférence organisée la semaine dernière par les Nations unies sur le changement climatique est parvenue à fixer une fourchette d'objectifs chiffrés, mais non contraignants, ce qui réduit nettement leur portée. De plus, la position des Etats-Unis reste peu claire. Prochains rendez-vous à New York puis à Washington à la fin du mois. Les représentants des 158 pays participant à la Conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique à Vienne sont finalement parvenus, vendredi, à une ébauche d'accord sur un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Après une semaine de discussions serrées, les participants sont convenus d'envisager, uniquement pour les pays industrialisés, un objectif de baisse de 25 % à 40 % de leurs émissions d'ici à 2020 par rapport à leur niveau de 1990. Le fait qu'une fourchette chiffrée ait pu être inscrite, et surtout acceptée, par des pays comme le Canada et le Japon pour une période qui s'étend au-delà du protocole de Kyoto, peut être considéré comme un signe encourageant. Mais le chemin à parcourir avant que puisse se mettre en place un mécanisme prenant le relais au-delà de 2012 est encore long. Recul par rapport à Kyoto

Premier point, les participants ont décidé que l'objectif ne sera pas contraignant, ce qui constitue un recul par rapport au protocole de Kyoto. Adopté en 1997, il impose aux pays industriels l'obligation de réduire leurs émissions de 5,2 %, par rapport aux niveaux de 1990, durant la période d'engagement 2008-2012. Un Etat qui échoue se voit imposer des pénalités financières. Le nouveau mécanisme qui se dessine afin de prendre le relais au-delà de 2012 sera placé sous l'égide de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ancêtre du protocole de Kyoto, elle demandait aux pays de stabiliser les émissions.

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Deuxième point, la position des Etats-Unis n'est pas encore clairement définie. Ayant refusé de ratifier le protocole de Kyoto, les Américains assistaient aux discussions de Vienne mais n'y participaient pas formellement. Le président George W. Bush a invité les 27 et 28 septembre à Washington les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre de la planète. Nul ne sait encore ce qu'ils proposeront. Enfin, les pays en développement ne sont pas non plus parvenus à se mettre d'accord. Au prétexte que les pays occidentaux ont commencé à émettre des gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle, et qu'ils ne souhaitent pas imposer de contraintes à leur croissance économique, la Chine et l'Inde refusent tout effort contraignant. « Nous sommes parvenus à un large accord sur les principaux sujets », a souligné le négociateur de la Grenade, Leon Charles, l'un des organisateurs de la conférence de Vienne. De son côté, Yvo de Boer, président de la convention-cadre, a affirmé : « C'est une première étape qui montre que les pays ont le niveau d'ambition nécessaire. Ils ont reconnu que le problème est global et nécessite l'implication de tous. » Formellement, le prochain rendez-vous est fixé au 24 septembre à New York. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, a invité les chefs d'Etat de la planète à discuter du climat en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Il espère parvenir à un consensus lors de la conférence des parties du 3 au 14 décembre prochain à Bali. Les experts estiment qu'il est important de parvenir à un accord dans les deux ans qui viennent, afin de laisser le temps à chaque pays de ratifier le nouveau traité. J. CH.

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Les Pays-Bas se mobilisent pour faire face à la montée des eaux Les Néerlandais ont décidé de geler leur politique centenaire de construction de polders et travaillent à rehausser les digues pour protéger leur territoire.

DE NOTRE CORRESPONDANT À AMSTERDAM.

Erigée sur la grande digue du Nord (« Afsluitdijk »), la statue de l'ouvrier, l'échine courbée, s'apprêtant à soulever un bloc de pierre, symbolise aux Pays-Bas la lutte de tout un peuple contre les éléments. Depuis des siècles, les Néerlandais construisent digues et barrages pour se protéger des eaux. Avec un

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quart du territoire sous le niveau de la mer, la montée des eaux du fait de la fonte des glaces ou l'augmentation des précipitations prévue par les scientifiques ne manquent pas de raviver l'inquiétude dans le royaume batave. Face au réchauffement de la planète, les Néerlandais ont même décidé de geler leur politique centenaire d'aménagement du territoire. La construction de nouveaux polders, ces zones asséchées habitables par l'homme, n'est plus à l'ordre du jour. En prévision des futures sécheresses annoncées, ces étendues d'eau serviront de réserves en cas de pénurie. Mais l'urgence concerne avant tout le réseau de quelque 1.100 kilomètres de digues protégeant le pays des assauts de la mer du Nord. Le gouvernement a évalué à 1,6 milliard d'euros le coût des travaux pour renforcer l'ensemble de l'ouvrage. « A l'heure actuelle, les digues sont contrôlées tous les cinq ans et sont faites pour résister à une tempête d'une probabilité de 1/10.000, pour des vents de force 12 et des vagues de 2,5 mètres », explique Hans Vos, conseiller spécialisé dans les systèmes fluviaux auprès du ministère en charge de ces travaux. Mais cela ne suffira pas. Certaines digues vont devoir être rehaussées d'une dizaine de mètres. Un peu moins d'une centaine de points de fracture possibles ont aussi été relevés sur l'ensemble du réseau. Les travaux les plus urgents seront terminés dans quatre ans, mais le pays ne sera pas complètement à l'abri avant 2020. 26 milliards d'euros

Aussi paradoxal que cela paraisse, le danger ne vient pas forcément du large : les rivières et les fleuves, comme le Rhin, la Meuse et l'Escaut, font courir aux Néerlandais des risques tout aussi importants. Le réchauffement de la planète va se traduire notamment par des précipitations plus fortes et plus fréquentes, propres à augmenter le débit des cours d'eau et à provoquer des inondations. A l'heure actuelle, digues et stations de pompage peuvent supporter un débit d'eau de 18.000 mètres cubes/seconde. Mais, pour parer au pire, des bassins de rétention vont devoir être aménagés pour accueillir le trop-plein éventuel

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des rivières en provenance de Belgique et d'Allemagne. Selon les études, la superficie de ces bassins pourrait couvrir entre 6.000 à 20.000 hectares, soit des travaux estimés jusqu'à 26 milliards d'euros. DIDIER BURG

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ROUSSNEFT. La police russe a annoncé vendredi avoir lancé un avis de... La police russe a annoncé vendredi avoir lancé un avis de recherche international contre l'ex-PDG du groupe pétrolier, accusé de fraude fiscale, Mikhaïl Goutseriev. Il se serait réfugié à Londres, selon des informations de la presse russe.

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Gaz de France et Suez dévoilent ce matin les modalités de leur fusion Les deux entreprises officialisent ce matin leur rapprochement, qui va donner naissance à un nouveau géant énergétique européen. Baptisé « GDF-Suez », l'ensemble pèsera plus de 70 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Parallèlement à la fusion, Suez va mettre en Bourse 65 % de son pôle environnement. Un pacte d'actionnaires sécurisera pour trois ans le tour de table de cette filiale.

Un petit air de déjà-vu. Un peu plus de dix-huit mois après l'annonce de leur fusion, Gaz de France et Suez sont enfin en mesure de concrétiser l'opération. Après le feu vert de leurs conseils d'administration respectifs, hier soir, les entreprises ont prévu d'officialiser leur rapprochement ce matin, avant l'ouverture des marchés boursiers. Côte à côte, le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, et son homologue de Gaz de France, Jean-François Cirelli, tiendront ensuite une conférence de presse, programmée en fin de matinée, pour présenter les contours du nouvel ensemble, baptisé « GDF-Suez ». Contrairement à ce

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qui s'était passé il y a un an et demi, il revient donc aux deux hommes, et non aux pouvoirs publics, de publier les bans du mariage. Pourtant, chacun a pu mesurer ces derniers jours le caractère éminemment politique du dossier. Alors que la fusion semblait au point mort, pour ne pas dire abandonnée, le président de la République a pesé de tout son poids pour que l'opération puisse se faire. Et surtout pour qu'elle se fasse à sa guise. Nicolas Sarkozy avait prévenu, jeudi dernier, que la fusion se ferait seulement si Suez acceptait de se « spécialiser » dans l'énergie. Autrement dit de se défaire de tout ou partie de ses activités dans le domaine de l'eau et de la propreté. C'est ce qu'a finalement accepté Gérard Mestrallet. Depuis toujours et jusqu'à la semaine passée, le PDG de Suez assurait qu'il jetterait l'éponge si le périmètre de son groupe était modifié. Sous la presesion du gouvernement, mais aussi de ses principaux actionnaires (Albert Frère, Areva, le Crédit Agricole et la Caisse des Dépôts et Consignations lui ont fait comprendre qu'ils ne le suivraient plus s'il n'assouplissait pas sa position), il s'est finalement résolu à la filialisation de son pôle environnement. Le schéma de fusion approuvé ce week-end prévoit donc deux opérations concomitantes : parallèlement à la fusion proprement dite, qui sera circonscrite aux activités énergétiques des deux groupes et sera un rapprochement « entre égaux », Suez va mettre en Bourse 65 % de son activité environnement, aujourd'hui valorisée entre 18 milliards et 20 milliards d'euros. Vu de l'Elysée, l'intérêt de cette scission est double : cette solution réduit en premier lieu la valeur de Suez avant fusion, la rapproche de celle de Gaz de France et permet donc de régler l'épineux problème de la parité ; dans le même temps, comme on l'explique dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, ce « spin-off » affiche « clairement la priorité donnée à l'énergie », et garantit qu'à l'avenir les ressources du nouvel ensemble « serviront d'abord à développer des projets dans le gaz ou l'électricité ».

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Pacte d'actionnaires

Ce principe ayant été accepté, restait à donner de la visibilité et une certaine stabilité actionnariale aux activités eau et propreté. Pour ne pas être accusés d'avoir sacrifié le pôle environnement et ses 60.000 salariés au nom de la fusion, le management de Suez et le gouvernement ont arrêté le principe d'un noyau dur, appelé à sécuriser le tour de table de Suez Environnement. Outre GDF-Suez, qui détiendra 35 % du pôle environnement et a vocation à rester son « actionnaire stable, de référence et de long terme », un pacte va être signé avec les principaux actionnaires du groupe franco-belge : Bruxelles Lambert (Albert Frère), Crédit Agricole, Caisse des Dépôts et Consignations, Areva et CNP. Pour une durée de trois ans, ce pacte assure à Suez Environnement un « socle » stable, et « met à l'abri » environ 48 % de son capital. Une protection fort utile, quand on sait les convoitises suscitées par cette branche d'activités (lire ci-contre). Sur le plan comptable, l'existence de ce pacte d'actionnaires aura une conséquence non négligeable, puisqu'elle permettra à GDF-Suez de consolider la totalité des résultats de Suez Environnement. Pour l'Etat, dont la part avoisinera 35 % dans le nouvel ensemble (près de 40 % en comptant les participations des actionnaires parapublics, tels que la Caisse des Dépôts et Consignations et Areva), l'objectif est atteint. En amaigrissant significativement Suez, la mise en Bourse de la filiale environnement permet en effet d'afficher une fusion « entre égaux » plus crédible que dans le projet initial. Elle permet en outre de proposer une parité d'échange plus acceptable (on s'orientait hier soir vers 1 action Gaz de France pour 1 action Suez) dans la mesure où l'opération ne donnera lieu à aucune sortie de cash. A la place du dividende exceptionnel promis aux actionnaires de Suez, ces derniers se verront remettre des actions nouvellement créées du pôle environnement. Chez GDF, beaucoup d'administrateurs, y compris non salariés, se sont interrogés sur ces modalités financières, a expliqué un membre du conseil du gazier hier soir. Ces derniers détails réglés, les managements des deux groupes n'ont plus, en

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principe, qu'à « appuyer sur le bouton ». Les traités de fusion sont pratiquement finalisés. La répartition des pouvoirs a été décidée de longue date et, en dépit des rebondissements des dernières semaines, aucun changement n'est intervenu en termes de gouvernance. Comme convenu, Gérard Mestrallet sera donc le PDG du nouveau groupe, et Jean-François Cirelli en sera le numéro deux, avec le titre de vice-président, directeur général délégué. Pour ne pas s'enfermer dans un calendrier, les deux hommes se sont fixé pour objectif de boucler la fusion dans le courant du premier semestre 2008. D'ici là, ils savent d'expérience qu'un long chemin les attend. Si la nouvelle version du rapprochement entre Suez et Gaz de France ne nécessite pas a priori d'enquête supplémentaire de la part de la Commission européenne, elle reste suspendue à l'approbation des assemblées générales des deux groupes et doit faire l'objet d'une longue procédure d'information auprès des instances représentatives du personnel. Toujours opposés à la privatisation de Gaz de France, les syndicats sont bien décidés à poursuivre leur guérilla judiciaire pour retarder le plus possible l'opération. En leur absence, hier, le comité d'entreprise et le comité d'entreprise européen convoqué par le gazier tricolore n'ont pu se tenir. PASCAL POGAM AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage Lire l'éditorial de Patrick Lammpage 14 et « Crible » page 42.

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ACTUALITÉ

François Hollande dénonce « le bon vouloir du prince » Politique.

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a vivement contesté hier la méthode choisie par le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans la gestion du dossier Gaz de France-Suez, dénonçant « le bon vouloir du prince ». « Nicolas Sarkozy décide de tout. Il a décidé de la fusion qu'il condamnait il y a peu. Il a remis en cause un engagement qu'il avait pris de ne pas descendre la participation de l'Etat dans Gaz de France en dessous de 50 % », a-t-il accusé au terme de l'université d'été de La Rochelle. Peu avant, il avait estimé sur iTélé que la minorité de blocage de l'Etat « n'empêchera pas la privatisation du groupe ». De son côté, le PCF a appelé la gauche à se « mobiliser », dénonçant la création d'un « mastodonte privé qui livrera une redoutable concurrence à EDF ». AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage

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ACTUALITÉ / Dans le monde

Les grands événements du mois d'août 2007 Pour aider les lecteurs qui rentrent de vacances, « Les Echos » reprennent le fil d'une actualité aoûtienne marquée par la rentrée politique du chef de l'Etat - après un séjour très médiatisé aux Etats-Unis - et par la crise financière dite du « subprime ». Le cyclone Dean a dévasté la Caraïbe ; des incendies ont ravagé la Grèce. ABN AMRO est toujours convoité et la fusion Suez-GDF se précise. 6 Grande-Bretagne. Les exportations de bétail et de viande britanniques sont interdites après la découverte d'un cas de fièvre aphteuse en Angleterre. 11Pologne. Annonce d'élections législatives anticipées et limogeage des ministres ultra-catholiques et populistes par le Premier ministre et le chef de l'Etat, Jaroslaw et Lech Kaczynski. 13OMC. Les Etats-Unis demandent à l'OMC de trancher son différend avec Pékin pour non-respect de la propriété intellectuelle par des entreprises chinoises. 14Asie. Les inondations qui ont dévasté une partie de l'Asie du Sud depuis le début de la mousson en juin ont fait 2.600 victimes ; les dégâts ont été estimés à 265 millions d'euros. 17Caraïbes. Le cyclone Dean dévaste la Martinique, Haïti et le Mexique faisant 17 morts. 22FMI.

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La Russie présente la candidature de Josef Tosovsky, ancien gouverneur de la banque centrale tchèque, au poste de directeur général du FMI. Dominique Strauss-Kahn est le candidat de l'Union européenne. 23Grande-Bretagne. La viande et les produits animaux britanniques pourront à nouveau être exportés vers l'Union. Allemagne. Pour la première fois depuis la réunification, les finances publiques allemandes enregistrent un excédent au premier semestre (1,2 milliard d'euros, 0,1 % du PIB). 24Grèce. Le pays est ravagé par de nombreux incendies dans le Péloponnèse (photo 4) et sur l'île d'Eubée (bilan : 63 morts). 27Japon. Le Premier ministre tente de regagner la confiance de l'opinion après la débâcle de son parti aux élections sénatoriales, en annonçant un remaniement gouvernemental. 28Turquie. Abdullah Gül est élu à la présidence de la République turque. L'armée et le camp laïc se méfie de l'ex-islamiste devenu modéré. En France

2Service minimum. La loi sur la continuité du service public dans les transports terrestres est adoptée. Elle devra être mise en place d'ici au 1er janvier 2008. Les salariés devront se déclarer grévistes 48 heures avant la cessation de travail. 5Lustiger.

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Ancien archevêque de Paris, grande figure de l'église catholique française, le cardinal Lustiger décède à l'âge de 80 ans, des suites d'un cancer. 9Ivan. Un enfant russe dont les parents sont en situation irrégulière tombe du quatrième étage d'un immeuble lors d'un contrôle de police. Il sort du coma quelques jours plus tard. Les associations de défense des droits des étrangers dénoncent la politique migratoire du gouvernement. 11L'Américain. En vacances (à l'invitation d'amis) dans le New Hampshire, Nicolas Sarkozy est reçu par George W. Bush (photo 5). L'absence de Cécilia, officiellement victime d'une angine, fait polémique. 14Croissance. L'Insee annonce que l'activité économique n'a progressé que de 0,3 % au deuxième trimestre, un rythme deux fois moins rapide que prévu. 16Intérêts d'emprunt. Validation du projet de loi travail, emploi, pouvoir d'achat, mais censure du bénéfice du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier pour les ménages ayant acquis leur résidence principale. 20Rentrée. Les écoliers de Mailley-et-Chazelot reprennent les cours, suivis de 2 millions d'élèves adeptes de la semaine de quatre jours. 24Crédit d'impôt recherche. Le gouvernement décide de porter le crédit d'impôt recherche des entreprises de 10 % à 30 % des dépenses de R&D engagées, plafonnées à 100 millions d'euros. Il porte de 20 % à 40 % la déductibilité des intérêts d'emprunt immobilier la première annuité.

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Ministres. Le gouvernement se retrouve pour le Conseil des ministres de la rentrée. Le chef de l'Etat prévient : « La réponse aux problèmes de la France, c'est l'accélération du programme de réformes. » 25Disparitions. Agé de 83 ans, Raymond Barre décède à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris. Quatre jours plus tard, un autre ancien Premier ministre, Pierre Messmer, disparaît à 91 ans. 29Ouverture. L'ancien Premier ministre Michel Rocard accepte de devenir la « personnalité phare » du comité chargé de réfléchir à la condition enseignante. Dans les sociétés

1erAccor. Le groupe hôtelier français cède sa restauration collective en Italie Gemeaz Cusin à Barclays Private Equity. Murdoch. Le patron de News Corp acquiert le groupe Dow Jones, maison mère du « Wall Street Journal ». UMTS. Un seul candidat à la quatrième licence de téléphonie mobile : Illiad, maison mère de Free. TF1. Les recettes publicitaires se replient de 5 % au second semestre. L'action chute de 13 %. BNP Paribas.

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La banque publie un résultat net semestriel record de 4,8 milliards d'euros (+ 20 %). Immobilier. Serge Grzybowski, ex-directeur général de Gecina, est nommé PDG d'Icade, la filiale immobilière cotée de la CDC. 2 Shell tire un trait sur ses trois raffineries françaises, vendues pour 1,2 milliard d'euros. Unilever. Grande restructuration chez Unilever, qui va supprimer 20.000 emplois en quatre ans. Société Générale. Le groupe enregistre un résultat net semestriel de 3,2 milliards d'euros. Groupama achète à Generali la compagnie d'assurance-dommages italienne Nuova Tirrena. 6 Chrysler redevient américain, avec la vente de la filiale de DaimlerChrysler à Cerberus. ABN AMRO. Les actionnaires de Fortis approuvent la participation au projet de reprise d'ABN AMRO lancé avec Santander et RBS. Barclays lance son offre rivale. 7TF1. Etienne Mougeotte part à la direction de la rédaction du « Figaro Magazine ».

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Saint-Gobain. Le groupe français achète à l'allemand HeidelbergCement son pôle de mortiers Maxit. Tchernobyl. Le consortium français Novarka, regroupant à parts égales Bouygues et Vinci, remporte l'appel d'offres pour la construction d'un sarcophage au-dessus du quatrième réacteur de la centrale. 8LBO. Blackstone boucle la plus grosse levée de fonds de l'histoire de l'investissement dans le non-coté (21,7 milliards de dollars). Courtage. Fimat et Calyon Financial signent un accord de fusion. 9Eurazeo achète Elis, le leader européen de la location et du nettoyage de linge, au fonds PAI. Lenovo. Le géant chinois en négociations exclusives pour acheter le fabricant de PC Packard-Bell. AXA. Bénéfice opérationnel de 2,69 milliards d'euros sur le premier semestre (+ 29 %). 10ABN AMRO. Les actionnaires de RBS approuvent la participation au consortium pour reprendre ABN AMRO. Barclays obtient le feu vert du ministère néerlandais des finances pour son offre. ICI.

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Le chimiste anglais acheté par le néerlandais Akzo Nobel, qui devrait garder les peintures (photo 6). 14Fujitsu. L'OPA hostile pour prendre le contrôle de la SSII française GFI Informatique se heurte à un mur. 15Aegon. Le néerlandais achète deux compagnies d'assurance-vie à Merrill Lynch. 16Amgen. Le leader mondial des biotechnologies va supprimer jusqu'à 2.600 postes. 17Midwest Airlines est acheté par le fonds d'investissement Texas Pacific Group, associé à Northwest Airlines. 20HSBC. La banque britannique négocie l'acquisition de 51 % de Korea Exchange Bank. 21Carrefour vend à Coop ses 12 hypermarchés helvétiques. 22Areva. Pékin va construire ses propres réacteurs sur le site envisagé. Une autre localisation est en vue pour les EPR français. Apple. Orange doit commercialiser l'iPhone en France cet automne. Dubai World s'allie avec MGM Mirage, l'un des principaux opérateurs américains de casinos.

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Mondial Assistance. Rémi Grenier est nommé président du comité exécutif. Il était auparavant directeur général adjoint d'AGF France. La loi sur la continuité du service public dans les transports est publiée au « Journal officiel ». 23Mitsukoshi et Isetan. Les deux chaînes japonaises de grands magasins annoncent leur fusion, donnant naissance au numéro un du secteur dans l'archipel. Assurance-auto. La MAAF lance le bonus à vie : les bons conducteurs bénéficieront d'une prime correspondant au bonus maximal. 24Auchan. En conflit depuis mars 2006 avec son partenaire marocain ONA, le distributeur français lui revend ses participations de 49 % dans les sociétés Marjane et Acima. 27Acer. L'américain Gateway accepte une offre d'achat du taïwanais qui ravit la 3e place des constructeurs au chinois Lenovo. EADS. Suite à l'accord franco-allemand du 16 juillet, la direction opérationnelle bicéphale disparaît. Louis Gallois prend seul la présidence exécutive, Thomas Enders celle d'Airbus. 29Altria, leader mondial du tabac, se scinde en deux. 30SCOR.

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Le réassureur français prend effectivement le contrôle du suisse Converium, rebaptisé SCOR Switzerland. Suez-Gaz de France. Nicolas Sarkozy demande au groupe de Gérard Mestrallet (photo 7, à gauche) de se séparer de ses activités dans l'eau et les déchets pour une fusion avec Gaz de France (à droite, Jean-François Cirelli). Carrefour. . Le distributeur français, qui compte depuis mars Groupe Arnault et Colony Capital parmi ses actionnaires, lance un nouveau plan stratégique comprenant le rachat de 4,5 milliards d'euros d'actions d'ici à 2010, et l'entrée en Bourse de sa filiale immobilière en 2008.

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ANALYSES / PATRICK LAMM

Le volontarisme industriel de Nicolas Sarkozy

Du début à la fin, le traitement de l'interminable feuilleton de la fusion Suez-Gaz de France aura été politique. Après que l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin avait concocté le projet en février 2006, c'est Nicolas Sarkozy qui vient de le débloquer en imposant ce qui sera sans doute, sauf ultime coup de théâtre, sa mouture définitive. A vrai dire, il n'est guère surprenant que le politique ait joué ici un rôle essentiel. D'une part, parce que GDF est une entreprise publique. D'autre part, parce que l'énergie s'impose, presque partout dans le monde, comme un secteur stratégique où s'exerce la souveraineté nationale. On l'a vu récemment en

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Espagne, où le gouvernement Zapatero n'a pas hésité à faire bloquer l'OPA de l'allemand E.ON sur l'électricien local Endesa. Ce contexte politique ne pouvait qu'être favorable à l'intervention de Nicolas Sarkozy, qui a réussi là un coup de maître. Le succès est triple. Politiquement, il se démarque du projet initial mis au point par son ancien rival Dominique de Villepin. En amenant Suez à céder le contrôle de son environnement, il fait sauter le verrou financier - la différence de valorisation entre les deux groupes - qui bloquait la fusion. Enfin, il permet à la logique industrielle du projet de s'imposer. Recentré sur l'énergie (gaz, électricité, nucléaire, hydraulique), le nouveau groupe aura l'envergure nécessaire pour peser sur le marché et, dans un deuxième temps, pour passer les alliances indispensables avec de grands opérateurs étrangers, à commencer peut-être par l'espagnol Gas Natural, dont Suez détient déjà 10 %. Pour parvenir à ces résultats, le président de la République a fait preuve d'une incontestable force de persuasion, notamment auprès des dirigeants de Suez. Et, une nouvelle fois, il a affiché son volontarisme industriel qu'on avait déjà pu mesurer lors du sauvetage d'Alstom en 2004 et du mariage Sanofi-Aventis. On en aura sans doute bientôt une nouvelle démonstration sur la refonte de la filière nucléaire autour d'Areva. Reste que, en montant lui-même en première ligne sur ce dossier, le chef de l'Etat a pris des risques vis-à-vis des syndicats, que son activisme déboussole d'autant plus que le projet Suez-GDF a fortement évolué, dans ses motivations comme dans son architecture, au fil du temps. Il revient notamment sur l'engagement qu'il avait pris, lorsqu'il était ministre de l'Economie, sur la participation de l'Etat dans Gaz de France. Certes, on voit mal les syndicats mobiliser sur la privatisation de GDF - d'autant plus que l'Etat sera le premier actionnaire du nouveau groupe fusionné -, mais cet élément pourrait venir s'ajouter à d'autres, comme la loi sur le service minimum et les suppressions

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Les Echos e-paper - ENERGIE - 03/09/07 à 21h00

de postes dans la fonction publique, pour contribuer à tendre le climat social et raccourcir ainsi « l'état de grâce » dont bénéficie Nicolas Sarkozy. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage Lire nos informations pages 20 et 21.

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ HSBC paie 6,3 milliards de dollars pour reprendre la cinquième banque coréenne Le géant britannique, leader bancaire en Europe, rachète au fonds américain Lone Star les 51,02% qu'il détenait dans Korean Exchange... Le nouveau patron d'HSBC France prend en main la banque de détail C'est une première. Depuis samedi, une grande banque hexagonale est dirigée par un non-Français. Comme prévu depuis le mois de mai, Peter Boyles a... SCOR revoit légèrement à la baisse les objectifs de son plan stratégique Le réassureur français, qui vient d'acquérir son homologue suisse Converium, table sur une croissance de 6,6% de son chiffre d'affaires annuel d'ici... Storebrand devient le principal groupe d'assurance-vie en Scandinavie La première compagnie d'assurances norvégienne a conclu avec la banque suédoise Handelsbanken le rachat de sa filiale SPP, spécialisée dans... Crédit Agricole : augmentation de capital de 400 millions d'euros réservée aux salariés Le groupe bancaire mutualiste français Crédit Agricole va procéder à une augmentation de capital réservée à ses salariés, d'un montant de 400... Publicité

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BayernLB est engagée à hauteur de 1,9 milliard d'euros sur le segment du subprime La banque publique régionale allemande BayernLB est engagée sur le segment des prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis, dits "subprime", à hauteur... IKB table sur une lourde perte en 2007/2008 à cause de la crise du subprime La banque allemande IKB, victime de la crise des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis, table sur une perte comprise entre 600 et 700 millions... LBO : les banques ont fermé les vannes du crédit pour les grandes acquisitions La crise des crédits immobiliers américains « subprime » a donné un coup d'arrêt au marché européen des acquisitions à effet de levier, faute de... La fin du laxisme des clauses de prêts Portes de sortie.« Yank the bank », « equity cure », « reverse flex », « toggles », « cov-lite », « certain funds »... Depuis deux à trois ans, le... Retrait des investisseurs institutionnels Appétit.Artisans de la montée en puissance du LBO dans le monde depuis trois ans, les investisseurs institutionnels sont aujourd'hui à l'origine de... En France, les fonds toujours à l'affût d'opérations de taille moyenne Les acteurs du LBO s'attendent à un recentrage du marché français sur les acquisitions de taille moyenne, que les banques sont toujours disposées à...

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

« Subprime » et tarifs au menu du nouveau président de la FBF Le président de la Société Générale a succédé samedi à Charles Milhaud à la présidence de la Fédération bancaire française (FBF). Parmi les premiers... Le prêt « subprime » français ouvert aux emprunteurs sociaux En pleine crise du « subprime », la communication autour de ce produit est embarrassante pour le... Barclays tente de rassurer sur les crédits immobiliers à risques La banque britannique va voler au secours d'un véhicule d'investissement géré par le « hedge fund » Cairn Capital. D'éventuelles faillites de fonds... Banca Intesa Sanpaolo céderait ses 198 agences à 4 banques italiennes Le suspense aura été de courte durée. C'est jeudi dernier que l'appel d'offres organisé par Banca Intesa pour céder 198 agences, afin de répondre aux... Des fonds d'investissement s'inquiètent de la stratégie de Banca Popolare di Milano Archaïque.Comment fonctionne la gouvernance de la Banca Popolare di Milano (BPM) Fin du combat des chefs au sommet de BCP Le bras de fer engagé depuis quatre mois à la tête de Banco Comercial Portugues (BCP), entre le fondateur de l'institution Jardim Gonçalves et le...

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La crise du « subprime » 1erBourse.La liste des fonds touchés par la crise du « subprime » s'allonge A LA UNE - RUBRIQUES - SOCIETES CITEES - DERNIERE HEURE


Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

SACHSEN LB. Le ministre des Finances du Land de Saxe quittera ses... Le ministre des Finances du Land de Saxe quittera ses fonctions le 30 septembre. Cette démission fait suite à la déconfiture de la banque publique... CRÉDIT AGRICOLE. Au cours des deux derniers mois, les clients de trois fonds... Au cours des deux derniers mois, les clients de trois fonds d'investissement de la banque ont effectué pour 3,7 milliards d'euros de retrait, a... Le volume des opérations de M&A a brutalement diminué au mois d'août Avec 188 milliards de dollars d'opérations annoncées selon l'agence Bloomberg, le marché des fusions-acquisitions (M&A) a connu un brutal... « Subprime » : le dernier fonds gelé par BNP Paribas rouvre sur une baisse de 1,21 % Le fonds luxembourgeois Parvest Dynamic ABS (640 millions d'euros sous gestion), l'un des trois fonds gelés par BNP Paribas en raison de la crise du... Intesa Sanpaolo et la Société Générale s'intéresseraient à des actifs de Bawag à l'Est La Société Générale et Intesa Sanpaolo feraient figure de favoris pour acquérir les actifs que la banque autrichienne Bawag, récemment acquise par le... Fortis a enregistré une progression de 0,94 %... Fortis a enregistré une progression de 0,94 % vendredi, à 26,91 euros

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

ANALYSES A quand un modèle français du « private equity » ? En moins de dix ans, le capital-investissement est devenu un acteur essentiel de la restructuration et du développement des PME françaises, personne... CARNET HSBC FRANCE : Evolution de la direction A la suite de sa nomination en tant que directeur général de HSBC France (« Les Echos » du 31 mai 2007), Peter Boyles, qui assurera par ailleurs la...

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ACTUALITÉ

HSBC paie 6,3 milliards de dollars pour reprendre la cinquième banque coréenne Le géant britannique, leader bancaire en Europe, rachète au fonds américain Lone Star les 51,02% qu'il détenait dans Korean Exchange Bank

De la ténacité... Huit ans après avoir renoncé à Seoul Bank et plus de deux ans après s'être fait souffler Korea First Bank par Standard Chartered, HSBC vient de prendre sa revanche en Corée du Sud en prenant une part majoritaire dans Korean Exchange Bank (KEB). Le géant britannique, leader bancaire en Europe, vient ainsi d'annoncer le rachat des 51,02% que possédait le fonds américain Lone Star au capital de la cinquième banque du pays. L'opération a été conclue pour 6,3 milliards de dollars - contre une valeur de marché d'environ 4,5 milliards de dollars estimée au 21 août dernier. Un communiqué précise que ce montant sera augmenté de 133 millions de dollars

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dans l'hypothèse où la transaction ne serait finalisée qu'après le 31 janvier 2008. Celle-ci sera en tout cas payée intégralement en cash. En faisant entrer KEB dans son giron, HSBC s'étoffe d'un réseau bancaire de quelque 350 agences implantées dans 18 pays, et d'un portefeuille de 5,4 millions de clients. Au 30 juin 2007, KEB affichait 78,2 milliards de dollars d'actifs. Son bénéfice net s'est élevé à 549 millions de dollars au premier semestre de cette année, après 1,1 milliard de dollars au titre de l'exercice 2006. Lire aussi dans "Les Echos" : HSBC en passe de reprendre la cinquième banque coréenne AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR HSBC Le nouveau patron d'HSBC France prend en main la banque de détail Evolution de la direction

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Le nouveau patron d'HSBC France prend en main la banque de détail

C'est une première. Depuis samedi, une grande banque hexagonale est dirigée par un non-Français. Comme prévu depuis le mois de mai, Peter Boyles a été nommé directeur général d'HSBC France en lieu et place de Charles-Henri Filippi, devenu président. A cinquante et un ans, ce banquier anglais, qui a fait toute sa carrière au sein du groupe britannique, ne débarque toutefois pas en terre inconnue. Arrivé en octobre 2000 à Paris, peu après le rachat du CCF par HSBC, il y a passé cinq ans, notamment en tant que directeur général adjoint en charge des entreprises. « Quand je suis arrivé, les premiers mois ont été durs,

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mon français était très insuffisant », avoue-t-il. Mais, bien vite, la greffe prend. Avec l'aide sans doute de son épouse française. Revenu dans l'Hexagone fin juillet, après avoir dirigé les ressources humaines du groupe pendant dix-huit mois, Peter Boyles hérite d'une banque prospère. Présente sur tous les métiers de la banque, HSBC France a enregistré l'an dernier un résultat net avant impôt de 787 millions, en hausse de 17 %, grâce notamment au dynamisme d'une banque de financement et d'investissement complètement intégrée au groupe. Il hérite également d'une équipe de management opérationnelle, dont il vient d'ajuster les contours. Il se dote ainsi de deux directeurs généraux délégués, Christophe de Backer et Gilles Denoyel (lire la rubrique Carnet page 10), le premier devenant son adjoint. Mais le nouvel homme fort de la filiale française souhaite rester en prise avec le quotidien. Il a donc décidé « de prendre la direction opérationnelle de la banque de détail ». Doper la rentabilité

Il est vrai qu'à court terme c'est sur ce métier qu'il aura le plus à faire, tant il est vrai que le plan stratégique 2005-2008, qui a vu l'ex-CCF se transformer en HSBC France, bute encore sur la mise aux normes groupe de la banque de détail. A cet égard, une échéance d'importance se profile dès la fin du mois prochain : le basculement du réseau de l'ex-CCF sur la plate-forme informatique « hub » du groupe. Réalisée avec un an de retard, cette opération lancée par son prédécesseur s'est avérée plus compliqué et coûteuse que prévu (« Les Echos » du 30 août). Peter Boyles se montre cependant confiant. « C'est toujours une opération complexe, mais je pense avoir une certaine expérience dans ce domaine, c'est la quatrième migration hub que j'aurai vécue », explique-t-il, rappelant au passage qu'au cours de ses trente-deux ans de carrière, il a réalisé la même bascule en Malaisie, dans les Emirats et au Qatar. Dans le même temps, il compte doper la rentabilité du réseau. Son coefficient d'exploitation s'élève actuellement à 63,5 %, nettement au-dessus

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de la moyenne du groupe. Plusieurs leviers d'action ont été identifiés, dont le raccourcissement des chaînes hiérarchiques et la réduction du nombre des réunions internes. Autre chantier : « Développer plus encore les liens entre les différents canaux de distribution pour mieux servir nos clients. C'est pourquoi Corinne Oremus, directrice du réseau HSBC France, devient également responsable des autres canaux de distribution », détaille-t-il. Un fois ces actions menées, il sera temps, courant 2008, de penser au prochain plan stratégique. F. VI. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR HSBC HSBC paie 6,3 milliards de dollars pour reprendre la cinquième banque coréenne Evolution de la direction

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SCOR revoit légèrement à la baisse les objectifs de son plan stratégique Le réassureur français, qui vient d'acquérir son homologue suisse Converium, table sur une croissance de 6,6% de son chiffre d'affaires annuel d'ici à 2010, contre 7% visés jusqu'à présent Le réassureur français SCOR a légèrement revu à la baisse les objectifs de son plan de développement "Dynamic Lift", à l'horizon 2010, qui fixe les objectifs de la nouvelle entité constituée avec le réassureur suisse Converium, dont elle vient d'achever l'acquisition. Scor table désormais sur une croissance annuelle de son chiffre d'affaires de 6,6%, contre 7% initialement. "Nous sommes un peu moins optimistes pour la partie non-vie", a indiqué le PDG, Denis Kessler, lors d'une conférence téléphonique. Le réassureur français anticipe également un ratio combiné (prestations versées et frais généraux rapportés aux primes collectées) en assurance non-vie de 97,5% contre 97% précédemment. Il maintient, en revanche, le niveau des synergies attendues de l'intégration de Converium, évalué à 68 millions d'euros. "Les différences sont limitées", a estimé M. Kessler au sujet du plan stratégique révisé. SCOR avait présenté la première version du plan le 4 avril, alors que l'équipe dirigeante de Converium rejetait encore l'offre dont le réassureur suisse faisait l'objet. Depuis, l'offre a été relevée, puis recommandée par le conseil d'administration de Converium. Au terme de l'offre, clôturée le 26 juillet, Scor détient 96,32% de Converium, et annoncera le 26 octobre s'il effectuera une procédure de "squeeze-out" (retrait obligatoire) des actions Converium qu'il ne détient pas encore. (avec AFP)

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Storebrand devient le principal groupe d'assurance-vie en Scandinavie La première compagnie d'assurances norvégienne a conclu avec la banque suédoise Handelsbanken le rachat de sa filiale SPP, spécialisée dans l'assurance-vie et l'épargne-retraite. Le montant de la transaction atteint 1,9 milliard d'euros La principale compagnie d'assurance norvégienne Storebrand a conclu un accord avec la banque suédoise Handelsbanken portant sur le rachat de sa filiale SPP, spécialisée dans l'assurance-vie et l'épargne-retraite, pour 1,9 milliard d'euros, a-t-elle annoncé lundi. Le montant de la transaction sera ramené à 1,7 milliard d'euros si les autorités suédoises acceptent le versement par SPP d'un dividende exceptionnel de 200 millions à son actuelle maison mère Handelsbanken avant la clôture de l'opération, a précisé Storebrand dans un communiqué. Le rachat donnera naissance au principal groupe d'Europe du Nord dans l'assurance-vie et dans les produits d'épargne-retraite avec 27 milliards de couronnes norvégiennes (3,4 milliards d'euros) d'entrées de primes pro forma, affirme-t-on de même source. Dans un communiqué distinct diffusé à Stockholm, Handelsbanken a précisé que la transaction lui permettrait de dégager une plus-value de 4 milliards de couronnes suédoises (425,7 millions d'euros). L'annonce de cette opération a pesé sur le cours de l'action Storebrand, les marchés jugeant le prix d'achat très élevé. Le titre abandonnait ainsi 3,57% dans les premiers échanges à la Bourse d'Oslo, à 86,50 couronnes norvégiennes, dans un marché en baisse de 0,3% au même moment. A Stockholm, l'action Handelsbanken s'adjugeait en revanche 5,5%, à 201,50 couronnes suédoises.

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

L'accord comprend aussi une option qui permettrait à Storebrand de reprendre les activités d'épargne-retraite encore aux mains de Handelsbanken, via sa filiale Handelsbanken Liv. Handelsbanken s'est en outre engagée à distribuer les produits d'épargne-retraite de Storebrand dans son réseau bancaire pendant trois ans. (avec AFP)

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Crédit Agricole : augmentation de capital de 400 millions d'euros réservée aux salariés Le groupe bancaire mutualiste français Crédit Agricole va procéder à une augmentation de capital réservée à ses salariés, d'un montant de 400 millions d'euros susceptible d'être porté à 500 millions en cas de sursouscription, selon un communiqué publié lundi. Le calendrier indicatif prévoit une période de réservation allant du 10 au 21 septembre et une période de souscription ouverte du 22 au 25 octobre. L'offre concerne les salariés de France, mais aussi de 17 pays d'implantation du groupe. La date de l'augmentation de capital et de l'admission des actions nouvelles sur l'Eurolist d'Euronext est fixée, "en principe", au 5 décembre, selon le communiqué. Le prix de souscription sera égal à 80% du prix de référence, correspondant à la moyenne des cours d'ouverture de l'action Crédit Agricole sur la période courant du 24 septembre au 19 octobre inclus. Les actions souscrites par les salariés ne pourront être revendues avant le 2 juillet 2012. AFP AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR CREDIT AGRICOLE CRÉDIT AGRICOLE. Au cours des deux derniers mois, les clients de trois fonds...

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BayernLB est engagée à hauteur de 1,9 milliard d'euros sur le segment du subprime La banque publique régionale allemande BayernLB est engagée sur le segment des prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis, dits "subprime", à hauteur de 1,9 milliard d'euros, a indiqué un porte-parole au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung daté de lundi. La banque de Munich (Sud) ne connaît pas pour autant de crise de liquidités, a-t-il précisé. La crise du "subprime" a frappé cet été plusieurs banques allemandes, et notamment des banques publiques régionales (Landesbanken), donnant un coup d'accélérateur à la restructuration du secteur. La banque de Saxe (Est), SachsenLB, a été placée dans une situation de quasi-faillite à cause des investissements de sa filiale irlandaise aux Etats-Unis. Elle a été sauvée par sa consoeur de Stuttgart (Sud-Ouest), la LBBW, qui a accepté de la racheter. L'attention se concentre à présent sur une autre Landesbank, WestLB. L'établissement de Düsseldorf (Ouest), affaibli par une crise financière, cherche en effet preneur. BayernLB réfléchirait à un rachat, rapporte lundi le quotidien Financial Times Deutschland. "Ceci a été discuté au sein du directoire de BayernLB, mais il n'y a encore rien de très concret", selon des sources citées par le journal. De plus, une telle décision est du ressort des propriétaires de la banque de Munich, l'Etat régional de Bavière et les caisses d'épargne, et non pas de BayernLB elle-même. Un rachat de WestLB permettrait à BayernLB, deuxième Landesbank d'Allemagne, de ne pas se retrouver distancée par LBBW, qui est déjà la plus grosse banque régionale publique et qui va encore grossir avec le rachat de SachsenLB.

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AFP

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IKB table sur une lourde perte en 2007/2008 à cause de la crise du subprime La banque allemande IKB, victime de la crise des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis, table sur une perte comprise entre 600 et 700 millions d'euros sur son exercice décalé 2007/2008, clos au 31 mars, a-t-elle averti lundi dans un communiqué. Les difficultés récentes rencontrées par la banque vont peser sur ses comptes, explique IKB. Cette perte s'entend selon les normes comptables IFRS, est-il précisé. L'établissement de Düsseldorf (Ouest) a annoncé parallèlement une restructuration de ses activités qui va également affecter ses comptes. A l'avenir, elle va se recentrer sur son coeur de métier - le financement des petites et des moyennes entreprises allemandes -, aux dépens des investissements dans des portefeuilles d'activités à l'international. Malgré les difficultés actuelles, les liquidités de la banque sont couvertes pour les six mois à venir, précise IKB. Les détails du plan de restructuration et les résultats du premier trimestre ne seront publiés qu'une fois l'audit spécial réalisé par le cabinet KPMG sera achevé, selon le communiqué. La banque est la première à avoir été touchée en Allemagne par la crise du marché "subprime" américain, où elle a investi plus que de raison. Elle a même frôlé la faillite et ne doit son sauvetage qu'à une intervention en urgence du gouvernement allemand par le biais de son bras financier, la banque publique KfW. KfW, actionnaire à hauteur de 38% de IKB, a en effet fourni une ligne de crédit de 8,1 milliards d'euros à un des fonds de cette dernière. Ces déboires avaient aussi provoqué le départ du patron d'IKB Stefan Ortseifen, remplacé par un homme de KfW, Günther Bräunig.

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

IKB gère une somme de bilan d'environ 52 milliards d'euros. AFP

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

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LBO : les banques ont fermé les vannes du crédit pour les grandes acquisitions La crise des crédits immobiliers américains « subprime » a donné un coup d'arrêt au marché européen des acquisitions à effet de levier, faute de financements. Si les grandes transactions semblent gelées, des opérations de taille moyenne se poursuivent.

Cette rentrée a comme un parfum de vacances pour les associés des grands fonds de capital-investissement. Mais des vacances forcées. Après la tempête financière, trouver un banquier disposé à faire un gros chèque pour financer une acquisition d'envergure relève en effet de la gageure. « Toutes les grandes banques américaines et européennes qui finançaient des méga-opérations ont tiré le rideau. Certaines disent même qu'elles ne le relèveront pas avant au moins la fin de l'année », confie l'associé parisien d'un fonds anglo-saxon, « du coup, les gens prolongent un peu leurs congés... ». La crise du crédit immobilier à risque américain (« subprime ») a déteint sur les financements à effet de levier. Et pour cause : une grande partie

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

des investisseurs institutionnels, qui pourvoyaient 55 % de ces crédits au 30 juin, étaient souvent les mêmes qui s'intéressaient à l'immobilier aux Etats-Unis. S'étant presque totalement retirés du marché, ils laissent aux seuls établissements bancaires la charge de financer les fonds de « leveraged buy-out » (LBO). Or les banques ont elles-mêmes l'appétit coupé par la masse de « papier » demeuré entre leurs mains au moment où l'ouragan s'est déclaré. Environ 320 milliards d'euros de dette LBO dans le monde sont ainsi en attente d'être placés auprès d'investisseurs, dont de 70 à 90 milliards d'euros en Europe. A mi-août, ING recensait sur ce continent 39 placements (syndications) en cours au moment de la crise, représentant 49,9 milliards d'euros, et 51 acquisitions que les banques devaient financer pour 34 milliards d'euros, mais dont la syndication n'avait pas commencé. Des conditions plus strictes

Détenteurs de la plus grosse « colle » en Europe, JP Morgan, Deutsche Bank et UniCredit, banquiers du LBO monté par KKR sur Alliance Boots, ont annulé pendant l'été le placement d'un total de 13,2 milliards d'euros. Mais tous les grands prêteurs de LBO, y compris les Français, sont affectés (lire ci-contre). En concluant l'acquisition d'Elis début août sous réserve du feu vert des autorités de la concurrence, Eurazeo a alourdi de 1,5 milliard la barque de son banquier, BNP Paribas. Au moins sept syndications - outre Elis, Générale de Santé (1,5 milliard d'euros de dette), Kaufman & Broad, OGF (585 millions), Diana Ingrédients (532 millions), CPI (385 millions), Groupe Rétif (240,5 millions) - sont en attente de lancement. Ces dettes risquent-elles de peser longtemps sur les bilans des arrangeurs ? « Certaines syndications se feront, mais à des conditions plus strictes, des effets de levier moins forts ne dépassant pas 7 fois l'Ebitda, une part de fonds propres plus importante et une dette plus chère avec des marges de rémunération qui vont augmenter de 50 à 100 points de base sur toutes les tranches », estime Laurent Chenain, responsable de l'activité française de financements à effet de

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

levier chez Calyon (Crédit Agricole). Et en ajoutant à ce cocktail déjà indigeste un rabais sur la valeur faciale de la dette, les banques parviennent à trouver preneurs. Conditions durcies

Selon ING, environ 14 syndications se sont déroulées en Europe pendant l'été à des conditions durcies, dont en France les recapitalisations de Spie et Terreal, et les financements des LBO sur Camaïeu et Zodiac Marine, au prix d'un rehaussement des marges de rémunération de 12,5 à 50 points de base sur certaines tranches, parfois un discount de 1 % sur leur valeur faciale, et, dans le cas de Spie, du rachat de 15 % des investisseurs du pool ne souhaitant pas suivre. Les investisseurs restent d'ailleurs très sélectifs. Pour la dette d'Alliance Boots, des rabais de 4 % à 5 % sur une partie de la dette, des rétrocessions des commissions bancaires et un crédit plus cher n'ont pas suffi à les convaincre. « Les recapitalisations en cours de LBO, qui permettaient aux fonds de se rembourser une partie de leur mise, appartiennent au passé », assure aussi un banquier, pessimiste sur l'issue de celle, lancée, par Wendel sur Editis. Autant de concessions qui signifient pour les fonds de LBO une diminution de leurs futurs retours sur investissement. LAURENT FLALLO L'exposition des banques françaises BNP Paribas : 1,6 milliard d'euros de dette en attente de syndication sur 15 opérations en cours au 30 juin (hors Elis pour 1,5 milliard d'euros) et 6,3 milliards d'euros d'encours au bilan. Calyon : 1,1 milliard d'euros de dette en attente de syndication à fin août et 4,3 milliards d'encours au bilan. Société Générale : 600 millions d'euros de dette en attente de syndication au 30 juin et 2,7 milliards d'euros d'encours au bilan.

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Natixis : 400 millions d'euros en attente de syndication sur 20 opérations à mi-août et 5,8 milliards d'encours de dette LBO sur 330 opérations.

Lire également nos informations pages 7 et 30.

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La fin du laxisme des clauses de prêts Portes de sortie.

« Yank the bank », « equity cure », « reverse flex », « toggles », « cov-lite », « certain funds »... Depuis deux à trois ans, le jargon fleuri des clauses juridiques des contrats de prêts s'était enrichi d'expressions nouvelles. Toutes n'avaient qu'un seul objectif : renforcer la marge de manoeuvre des fonds emprunteurs face aux banques arrangeuses ou aux investisseurs en dette. Racheter un financeur mécontent, réinjecter des fonds propres dans l'entreprise sans l'avis des prêteurs, baisser le coût d'un prêt en cas de sursouscription ou réduire les tranches onéreuses ou amortissables, rembourser les intérêts au choix en cash ou en les capitalisant, s'exonérer de respecter un certain nombre de ratios financiers (de cash-flow, d'Ebitda, etc.), obtenir la garantie d'un financement même en cas d'événements exceptionnels : la puissance des fonds face aux prêteurs n'était pas un vain mot. « Toutes ces clauses sont susceptibles d'être profondément rééquilibrées, voire de disparaître au moins temporairement », estime Arnaud Fromion, associé du cabinet d'avocats Linklaters. Et, pour se prémunir, « les banques réintroduiront aussi des portes de sortie en cas d'événements exceptionnels touchant les marchés ou les entreprises, qui avaient peu à peu disparu depuis quelques années ».

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

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Retrait des investisseurs institutionnels Appétit.

Artisans de la montée en puissance du LBO dans le monde depuis trois ans, les investisseurs institutionnels sont aujourd'hui à l'origine de sa panne sèche. En quelques années, ils étaient devenus les principaux pourvoyeurs de dettes à effet de levier, en apportant 55 % au 30 juin dernier, contre 19 % en 2002, selon Standard & Poor's. Parmi eux, les véhicules de titrisation du type CDO (« collaterized debt obligations ») fournissaient 61 % des financements, 28 % provenant de « hedge funds » et le solde d'intervenants divers (assureurs, fonds mezzanine), en tout de 100 à 150 acteurs en Europe. Leur appétit a favorisé la baisse du coût de la dette (de 297 à 254 points de base pour une « tranche B » entre 2003 et le premier semestre de 2007) et la hausse des leviers (de 4 fois l'Ebitda en 2001 à 5,9 fois cette année en moyenne selon Standar & Poor's LCD). Aujourd'hui, les 15 premiers CDO n'ont plus aucune liquidité à investir, selon ING, et les émissions de CDO sont tombées aux Etats-Unis à 19,9 milliards de dollars en juillet, contre 50,6 milliards le mois précédent. Et, sur le marché secondaire des crédits, les échanges se faisaient, mi-août, à 96 % de leur valeur faciale, d'après l'indice iTraxx LevX Senior.

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

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En France, les fonds toujours à l'affût d'opérations de taille moyenne Les acteurs du LBO s'attendent à un recentrage du marché français sur les acquisitions de taille moyenne, que les banques sont toujours disposées à financer. Mais les niveaux de prix et les retours sur investissement seront probablement en baisse. La disparition du crédit facile va-t-elle stopper net l'envol des acquisitions à effet de levier ? La mésaventure du fonds LBO France, contraint mi-juillet de renoncer au fabricant de peintures SigmaKalon parce que son banquier avait brusquement retiré son financement en pleine crise du « subprime », montre en tout cas que les conditions de marché ont profondément changé. Les opérations de « leveraged buy out », qui avaient plus que doublé ces cinq dernières années en France pour passer la barre des 30 milliards d'euros de transactions en 2006, « seront très ralenties dans les semaines à venir », prédit un intervenant français. « Quelques gros dossiers qui étaient attendus pour la rentrée - Numericable, But - sont au point mort. Il n'y a plus d'acheteurs », constate un autre. Sur un marché devenu quelque peu exubérant depuis un an et demi, la plupart des professionnels craignaient un tel coup d'arrêt. « On peut cependant positiver deux aspects de la crise. D'une part, elle a pour origine un élément extérieur - les crédits « subprime » -, et non la défaillance d'une entreprise en LBO. Les fondamentaux de ce métier restent donc bons. D'autre part, elle permettra sans doute de revenir à un environnement de marché plus raisonnable, vidé de ses excès », nuance Fabrice de la Morandière, associé au cabinet d'avocats Linklaters. « La visibilité reste bonne »

D'autant que toutes les vannes du crédit ne sont pas fermées. Au coeur de l'orage, ING Parcom a bouclé un LBO sur l'entreprise de blanchisserie 5àSec

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(250 millions d'euros de chiffres d'affaires) financée par la Société Générale et Barclays, ainsi que des mezzaneurs. « Même les grands arrangeurs qui ont affirmé qu'ils levaient pied jusqu'à la fin de l'année travaillent sur des transactions plus petites », confirme un banquier de la place. « En attendant que le marché résorbe leurs positions longues, les banques vont se concentrer sur les opérations qui ne dépasseront pas le milliard d'euros, et qu'elles syndiqueront en club », assure Laurent Chenain, chez Calyon. De l'avis de nombreux professionnels, les opérations de taille moyenne, qui sont le coeur du marché français - 30 % des transactions en volume se situant entre 75 et 500 millions d'euros -, vont se poursuivre. « La visibilité sur les «mid-caps» reste bonne. Nous investissons sur le moyen terme et nous avons donc le temps pour nous », souligne Christopher Masek, associé d'Industri Kapital. Le fonds nordique étudie ainsi actuellement en France « différents dossiers de «mid-market» (entre 200 et 400 millions d'euros de valeur d'entreprise), et pour lesquelles nous discutons des financements avec des banques », précise-t-il. Fin d'un âge d'or

La crise du crédit immobilier américain à risque n'en signe vraisemblablement pas moins la fin d'un âge d'or pour le LBO. « Avec des effets de levier qui reviendront entre 4 et 6 fois l'Ebitda, au lieu de 7 à 9 fois aujourd'hui, les retours sur investissement de 20 %-30 % et au-delà vont être plus difficiles à obtenir », observe un opérateur. « Il y a certes un risque de moindre retour sur investissement si l'on se contente de la technique financière. Les cas d'investissement devront être plus axés sur l'amélioration opérationnelle et sur la croissance externe avec une approche de plus long terme sans recours à des recapitalisations de court terme. Somme toute, c'est plutôt sain », nuance Christopher Masek. L. F.

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« Subprime » et tarifs au menu du nouveau président de la FBF Le président de la Société Générale a succédé samedi à Charles Milhaud à la présidence de la Fédération bancaire française (FBF). Parmi les premiers dossiers qu'il aura à traiter figurent les suites de la réunion de jeudi à Matignon.

La Fédération bancaire française a un nouveau président. Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, a pris samedi la tête de la maison commune créée fin 2000 pour défendre les intérêts de la profession bancaire. Il succède à Charles Milhaud, président du Groupe Caisse d'Epargne, qui présidait aux destinées de la fédération depuis septembre 2006. C'est pour lui un second mandat : il avait déjà présidé l'organisation en 2004-2005. Comme prévu, Georges Pauget, directeur général de Crédit Agricole SA, sera son vice-président. L'agenda de Daniel Bouton pour 2007-2008 s'annonce particulièrement chargé. Parmi les tout premiers dossiers qu'il aura à traiter figurent les suites de

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la réunion organisée jeudi à Matignon. Il lui faudra ainsi donner des gages de nature à rassurer le gouvernement sur l'absence de resserrement des conditions d'octroi du crédit en France après la crise du « subprime » sur le marché du crédit hypothécaire américain. « Les banques françaises poursuivront normalement leur activité dans le domaine des crédits aux particuliers et aux PME », soulignait déjà la FBF vendredi. Un agenda ambitieux

Il lui faudra aussi mettre en musique l'amélioration de la transparence tarifaire appelée de ses voeux par le Premier ministre. François Fillon demande notamment la publication d'un bilan récapitulant, sur une base annuelle, les frais facturés aux clients particuliers (« Les Echos » de vendredi). « La FBF participera à la concertation qui sera organisée (...) sur le décret plafonnant les frais sur incidents de paiement », indiquait aussi la fédération vendredi. A dix mois de la présidence française de la Commission européenne, qui devrait être l'occasion de pousser les feux sur les dossiers de la banque de détail ou encore de la supervision financière dans l'Union, les sujets européens ne manqueront pas non plus. La future adoption de la directive sur le crédit à la consommation, l'entrée en vigueur de la directive sur les marchés d'instruments financiers au 1er novembre, celle de la troisième directive anti-blanchiment au plus tard au 1er décembre ou encore la création de l'espace unique des paiements en euros (Sepa) que Bruxelles et Francfort appellent de leurs voeux d'ici à 2010, devraient notamment mobiliser les banques. Un agenda ambitieux auquel s'ajoutera pour Daniel Bouton, en plus de ses obligations à la tête de la Société Générale, sa comparution dans le procès de l'affaire de blanchiment dite du « Sentier 2 » du 4 février au 31 juillet 2008. A. C.

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Le prêt « subprime » français ouvert aux emprunteurs sociaux En pleine crise du « subprime », la communication autour de ce produit est embarrassante pour le gouvernement. Mais cela n'empêche pas le Trésor et les banquiers de travailler sur le sujet et notamment sur la protection des emprunteurs en cas de problème. A l'occasion d'une réunion qui s'est tenue jeudi, ils ont même sensiblement avancé sur la définition des modalités techniques du nouveau prêt immobilier pour les personnes à revenus irréguliers qui ont du mal à accéder au crédit. D'abord, il devrait être accessible non pas simplement à ces emprunteurs, mais à tous ceux ayant des revenus inférieurs aux plafonds des prêts sociaux, comme le PAS (prêt à l'accession sociale). Difficile en effet pour les professionnels de définir les critères types de l'emprunteur à revenus irréguliers. Ce nouveau crédit sécurisé, le PSAP (prêt sécurisé à l'accession à la propriété), préconisé par le rapport de Bernard Vorms et Claude Taffin fin juin, doit permettre à l'emprunteur, en cas de difficulté, de récupérer 50 % de son apport personnel s'il accepte de revendre son bien à l'amiable. En France, la difficulté d'accès au crédit de ces emprunteurs résulte en effet des lourdeurs des procédures de saisie et de la crainte des banques, en cas de défaut de paiement, d'être accusées de défaut de mise en garde. Non-paiement : les règles

Lors de la réunion de jeudi, les banquiers se sont ainsi principalement penchés sur les règles applicables en cas de non-paiement. Ils ont défini un socle minimum de report ou de réduction d'échéances. Il restera au gouvernement à déterminer le pourcentage de créances qui pourra être modulé selon la période de prêt et sa durée. Il leur a fallu ensuite examiner l'impact de ces reports d'échéances sur l'aide personnelle au logement. Un report pourrait en effet

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supprimer le droit à cette aide, qui est corrélée à la mensualité du prêt. Un groupe de travail devrait se réunir à ce sujet. Enfin, les professionnels se sont penchés sur la manière de rémunérer le risque de non-paiement. Les emprunteurs sociaux éligibles qui voudraient bénéficier de la garantie de rétrocession de leur apport pourraient se la voir proposer en option, moyennant une commission. Celle-ci viendrait alimenter, avec la contribution des banques et de l'Etat, le Fonds de garantie à l'accession sociale qui se porte garant et payeur en cas de rétrocession. C'est désormais au ministère des Finances de revenir vers les banques avec des propositions. ANNE DRIF

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Barclays tente de rassurer sur les crédits immobiliers à risques La banque britannique va voler au secours d'un véhicule d'investissement géré par le « hedge fund » Cairn Capital. D'éventuelles faillites de fonds obligataires ne devraient pas lui coûter plus de 75 millions de livres.

Rassurer les marchés est devenu une activité à temps plein chez Barclays ces derniers jours. Alors que les incertitudes concernant la santé de l'industrie financière nées de la crise du « subprime » ne sont pas levées, l'impact des turbulences actuelles sur la troisième banque britannique suscite régulièrement des interrogations. Vendredi encore, ses dirigeants ont dû se démultiplier

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

pour expliquer à leurs actionnaires et aux investisseurs en général que leur établissement « débordait de liquidités ». Dans une interview accordée au « Sunday Telegraph » dimanche, Bob Diamond, le patron de BarCap, indiquait que les pertes générées par d'éventuelles faillites de fonds de dette provoquées par la crise actuelle n'excéderaient pas 75 millions de livres. A l'origine de ce nouvel accès de fièvre, une mésaventure dont la banque se serait bien passée. Jeudi soir, Barclays a en effet été contraint d'emprunter 1,6 milliard de livres en urgence à la Banque d'Angleterre au taux très élevé de 6,75 %. Le 20 août déjà, selon la presse britannique, le groupe avait fait de même à hauteur de 314 millions de livres. Devançant l'appel, Barclays a publié un communiqué dans la nuit de jeudi à vendredi, expliquant qu'« une panne technique avait touché hier le système de compensation britannique. La Banque d'Angleterre est là pour faciliter les opérations de marché dans ce genre de situation. Rien ne serait arrivé s'il n'y avait pas eu cette panne ». Un discours jugé convaincant, puisque le titre clôturait vendredi en hausse de 2,68 %, à 613,50 pence à la Bourse de Londres. Mois d'août difficile

Mais les déboires de Barclays ne se sont pas arrêtés là à la veille du week-end. Dans la matinée de vendredi, la banque a annoncé qu'elle s'apprêtait à voler au secours d'un fonds de titrisation de créances, Cairn High Grade Funding, mis sur pied par ses soins pour le compte du « hedge fund » Cairn Capital. Barclays Capital, la banque de financement et d'investissement du groupe, attribuera une ligne de crédit à long terme de 1,6 milliard de dollars à ce « SIV-lite », qui ne parvenait plus à se financer sur le marché du crédit à court terme en raison notamment de la présence dans son portefeuille de dérivés d'emprunts immobiliers américains. Au sein de la banque, on affirmait vendredi que le risque attaché à ce financement était couvert. Pour Standard & Poor's, Barclays pourrait potentiellement être exposé à d'autres opérations de ce type.

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

BarCap figure au deuxième rang des spécialistes de la titrisation obligataire en Europe. De quoi susciter de nouvelles interrogations sur l'exposition de Barclays à la crise des crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis, alors que le patron européen de l'activité de titrisation de dette sous forme de véhicules CDO (« collateralized debt obligations »), Edward Cahill, a récemment démissionné. Mardi dernier, le groupe avait en outre dû affirmer qu'il n'avait apporté aucun financement à un véhicule structuré à fort effet de levier créé pour la banque allemande en faillite SachsenLB, contrairement à ce qu'indiquaient des articles de presse. In fine, le mois d'août aura été difficile pour la banque dirigée par John Varley. Sur la période, son cours aura reculé de plus de 12 %. Et même, s'il a mieux fini le mois, la confiance n'est pas totalement restaurée. Dans ces conditions, l'avenir de l'offre de Barclays sur ABN AMRO semble compromis. Celle-ci valorise la banque néerlandaise à 61,4 milliards d'euros, alors que celle combinée de ses rivaux (Royal Bank of Scotland, Fortis et Santander) s'établit à 72 milliards d'euros. Au siège du groupe, on se veut résolument optimiste. « L'important ce sera le niveau de notre cours de Bourse fin septembre, début octobre, pas celui des jours sombres d'août », a déclaré récemment Bob Diamond au « Financial Times ». ABN AMRO tiendra le 20 septembre une assemblée générale qui pourrait être décisive. F. VI

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Banca Intesa Sanpaolo céderait ses 198 agences à 4 banques italiennes DE NOTRE CORRESPONDANTE À MILAN.

Le suspense aura été de courte durée. C'est jeudi dernier que l'appel d'offres organisé par Banca Intesa pour céder 198 agences, afin de répondre aux exigences de l'Antitrust à la suite de la fusion avec San Paolo, avait pris fin. Dès ce week-end, le quotidien « Il Sole 24 Ore » assurait que la banque milanaise aurait déjà fait son choix parmi les dix candidats. Elle s'apprêterait à entrer en négociations exclusives avec un consortium de quatre banques régionales italiennes : Carige, Credito Varesino, Popolare di Bari, et Veneto Banca, qui ont ainsi battu les offres du Crédit Agricole - associé à Credem -, de Barclays, de Monte dei Paschi di Siena (MPS) et de Banco Popolare di Milano. Les négociations pourraient démarrer dès cette semaine. L'offre des quatre instituts serait plus élevée que celles présentées par les autres candidats à la reprise et avoisinerait 1,6 milliard d'euros. Soit plus de 8 millions par agence. La dernière transaction effectuée dans ce domaine, celle de la cession de Biverbanca, s'était effectuée voici quelques mois à moins de 7,5 millions. L'offre du consortium présente un autre avantage pour Banca Intesa Sanpaolo : les quatre banques vont se partager les guichets en fonction de leur implantation, ce qui limitera pour Banca Intesa l'effet « masse » qu'aurait pu avoir une reprise par un seul concurrent, le Crédit Agricole ou MPS. La vente de ces agences bancaires met la touche finale à la fusion entre Banca Intesa et San Paolo sur le plan de la concurrence. La nouvelle entité bancaire a en effet dû procéder à plusieurs rectifications de frontières : elle a cédé à Crédit Agricole, son actionnaire à 18 %, Cariparma et Friuladria, pour obtenir son consentement à la fusion. La cession des 198 agences s'accompagne en outre, de la part de l'autorité de la concurrence italienne, d'une interdiction

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d'ouvrir de nouvelles agences pendant deux ans dans un certain nombre de provinces italiennes. La cession effective devrait se conclure d'ici à la fin de l'année. M.-L. C. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR INTESA SANPAOLO Intesa Sanpaolo et la Société Générale s'intéresseraient à des actifs de Bawag à l'Est

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

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Des fonds d'investissement s'inquiètent de la stratégie de Banca Popolare di Milano Archaïque.

Comment fonctionne la gouvernance de la Banca Popolare di Milano (BPM)? Après l'échec de sa fusion avec la Banca Popolare dell'Emilia Romagna (BPER), trois fonds d'investissements internationaux, Amber, Fidelity et DKR, qui représentent quelque 10 % du capital de l'établissement financier, s'interrogent dans une lettre qu'ils ont envoyée ensemble à la banque, avec copie à la Banque d'Italie. Ces trois fonds estiment que la banque a abandonné l'opération de fusion avec BPER sur un prétexte, et contestent la constitution d'un comité stratégique, dont la légitimité, la composition et les objectifs lui paraissent douteux. En outre, ils ne veulent plus entendre parler d'un mode de gouvernance« archaïque » et soumis à l'influence de groupes de pression. Le dossier sera évoqué lors du prochain conseil d'administration de la banque, le 11 septembre. L'attaque des fonds intervient alors que la Banque d'Italie estime que les temps sont mûrs pour une réforme du statut des Banques Populaires. La presse italienne souligne aussi qu'elle intervient au moment où la BPM, dont le Crédit Mutuel est actionnaire, chercherait une nouvelle alliance. Le nom d'Unipol a été évoqué, mais la banque comme la compagnie d'assurances ont démenti tout contact officiel.

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

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Fin du combat des chefs au sommet de BCP DE NOTRE CORRESPONDANT À MADRID.

Le bras de fer engagé depuis quatre mois à la tête de Banco Comercial Portugues (BCP), entre le fondateur de l'institution Jardim Gonçalves et le président du conseil d'administration Paulo Teixeira Pinto, a connu vendredi un nouveau rebondissement : le second a décidé de jeter l'éponge pour « motifs personnels », alors qu'il était à six mois de la fin de son mandat. La querelle sur la gouvernance de la première banque privée portugaise semble donc avoir été tranchée. Dans les milieux financiers, on interprète ce dénouement comme une « victoire » de Jardim Gonçalves : conservant la présidence du conseil général de supervision (CGS), dont dépend la désignation et le contrôle de la gestion du président du conseil d'administration, le patriarche-fondateur a annoncé lui-même la démission de son ancien « dauphin » et aussi le nom du successeur, Filipe Pinhal, qui assumait la présidence depuis 1998. Entré au BCP en 1985, ce dernier a joué un rôle moteur dans le développement du réseau de la banque de détail « Nova Rede » et aussi dans la création de la marque « Millenium » qui a changé l'image de l'entité. La presse portugaise parle cependant de nomination provisoire. Dans le cadre du « compromis » négocié par les actionnaires de référence, Filipe Pinhal achèvera seulement le mandat du président démissionnaire. Surtout, une nouvelle assemblée générale sera convoquée avant fin 2007, afin de simplifier la gouvernance du groupe. Et la rÉforme statutaire prévue pourrait bien amputer les compétences du CGS, au profit du président du conseil d'administration, dont la nomination et le contrôle de la gestion dépendraient à l'avenir de l'assemblée générale. « Première institution financière privée du pays, avec une

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forte présence internationale (Pologne, Grèce, Etats-Unis...), BCP nécessite un modèle de gestion plus efficace », estiment les analystes. Dans l'immédiat, après l'échec de l'OPA hostile lancée en 2006 sur le rival BPI et quatre mois de guerre interne, la « première priorité » du nouveau président sera d'apaiser les tensions. De même, face à un résultat net semestriel en baisse de 22,2 %, à 307 millions d'euros, Filipe Pinhal annonce une « révision » du plan stratégique « Millenium 2010 » approuvé en 2006. L'idée d'une fusion, amicale cette fois, avec BPI, troisième actionnaire de BCP avec une participation de 8,52 %, revient aussi à l'ordre du jour. JOSÉ ALVES

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La crise du « subprime » 1erBourse. La liste des fonds touchés par la crise du « subprime » s'allonge. La Bourse chute lourdement (photo 1). IKB. Le ministre des finances allemand annonce la mise en place d'un plan de sauvetage de 3,5 milliards d'euros pour éviter la faillite de la banque des PME IKB. 3Natixis. L'action chute de 9,9 %. Actif dans la titrisation de crédits immobiliers aux Etats-Unis, l'établissement paie en outre sa part au capital d'IKB. 6Bear Stearns. Warren Spector, dauphin du PDG de la banque, donne sa démission après la débacle de deux « hedge funds » de l'établissement. Dexia. La banque franco-belge affirme être protégée, directement et via sa filiale américaine de réhaussement de crédit FSA. 7La Fed opte pour un statu quo. Le principal taux directeur est maintenu à 5,25 %. Le 2 août, la BCE (photo 2, Jean-Claude Trichet) avait aussi laissé son taux inchangé à 4 %. 9Les banques centrales américaine, européennes et asiatiques interviennent pour éviter la paralysie des marchés monétaires interbancaires et tenter d'apaiser les craintes des

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investisseurs. En deux jours, plus de 330 milliards de dollars sont injectés dans le circuit monétaire mondial. BNP Paribas. La banque décide de fermer temporairement trois fonds d'investissement (Parvest Dynamic ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia) ne s'estimant plus capable de valoriser certains de leurs actifs. Le groupe financier Oddo avait fait de même la veille. 10HomeBanc. La société américaine de crédit immobilier se place sous la protection de la loi sur les faillites. Cette société compte plusieurs banques européennes parmi ses créanciers, dont BNP Paribas à hauteur de 30 millions d'euros. Plusieurs de ses concurrents (American Home Mortgage, First Magnus Financial,...) connaîtront le même sort durant le mois d'août. 13Goldman Sachs. La banque de Wall Street injecte 2 milliards de dollars dans Global Equity Opportunites, son « hedge fund » en difficulté. 14Home Depot. Le bénéfice net du distributeur de matériel de bricolage américain (photo 3) baisse de 21,3 % au premier semestre, et doit renégocier la vente de sa filiale HD Supply à des fonds d'investissement, conclue en juin pour 10,3 milliards de dollars. 15Le Dow Jones passe sous 13.000 points. Le 16 août, en clôture, le CAC 40 touche son point bas annuel, à 5.265,47 points. Countrywide. Le titre du premier émetteur de prêts immobiliers américain recule de 12,96 % après l'annonce d'une facilité de crédit de 11,5 milliards de dollars consentie

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par 40 banques. Les agences de notation abaissent la note de la dette du groupe. Le lendemain l'action perd 10,99 %. NIBC. La banque d'affaires néerlandaise est cédée à l'islandais Kaupthing. Les vendeurs conservent le portefeuille immobilier américain. 17La Fed abaisse son taux d'escompte à 5,75 %. Les marchés rebondissent. SachsenLB. La banque publique allemande est sauvée de la faillite par un consortium de banques qui lui octroie une ligne de crédit de 17,3 milliards d'euros. Son rachat par la banque régionale du Bade-Wuttemberg pour 300 millions d'euros sera annoncée fin août. BNP Paribas. La ministre des Finances demande à Baudouin Prot, directeur général, de lui expliquer les raisons qui l'ont conduit à décider le 9 août le gel des trois fonds d'investissement. Sentinel Management Group. Le fonds américain, qui gère pour 1,6 milliard de dollars, se met en faillite pour échapper aux demandes de remboursement de ses 200 créanciers. 22Carlyle. La firme d'investissement dans le non-coté abandonne tout projet d'introduction en Bourse pour 2007. 23FMI. Le directeur général du FMI, Rodrigo Rato, confirme que la croissance mondiale serait affectée par la crise financière. Elle pourrait conduire l'institution à ramener la hausse du PIB mondial en deçà de 5 %.

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BNP Paribas. La banque estime que les conditions sont réunies pour reprendre le calcul de la valeur liquidative et rouvrir à la souscription et à la vente, d'ici à la fin du mois, les trois fonds d'investissement fermés le 9 août. Les deux premiers rouvriront le 29 août, le troisième le 30. Bank of America. La banque injecte 2 milliards de dollars dans Countrywide sous forme d'actions préférentielles, éloignant le spectre d'une faillite du premier prêteur immobilier du pays. 28Home Depot. Le distributeur américain de matériel de bricolage accepte de vendre sa filiale HD Supply à Bain Capital, Carlyle, Clayton Dubilier & Rice avec un rabais de 18 %. Crédit. Les patrons des grandes banques françaises rassurent le Premier ministre : elles ne restreindront pas l'accès au crédit des entreprises et des ménages. 31Les places européennes enregistrent leur troisième séance de rebond. En un mois, le CAC 40 a perdu 1,54 %, le DJ Stoxx 600 1,09 %. Le Dow Jones est resté stable et le Nasdaq a regagné 1,97 %.

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Les Echos e-paper - FINANCE - 03/09/07 à 21h00

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SACHSEN LB. Le ministre des Finances du Land de Saxe quittera ses... Le ministre des Finances du Land de Saxe quittera ses fonctions le 30 septembre. Cette démission fait suite à la déconfiture de la banque publique SachsenLB, frappée de plein fouet par la crise du « subprime » et reprise depuis par sa rivale LLBW.

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CRÉDIT AGRICOLE. Au cours des deux derniers mois, les clients de trois fonds... Au cours des deux derniers mois, les clients de trois fonds d'investissement de la banque ont effectué pour 3,7 milliards d'euros de retrait, a indiqué vendredi Paul-Henri de la Porte du Theil, directeur général délégué de Crédit Agricole Asset Management. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR CREDIT AGRICOLE Crédit Agricole : augmentation de capital de 400 millions d'euros réservée aux salariés

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Le volume des opérations de M&A a brutalement diminué au mois d'août Avec 188 milliards de dollars d'opérations annoncées selon l'agence Bloomberg, le marché des fusions-acquisitions (M&A) a connu un brutal ralentissement au mois d'août. Cette subite décrue le place au plus bas niveau mensuel depuis juillet 2005. Depuis le début de l'année, les opérations de M&A annoncées représentent 3.320 milliards de dollars, soit 244 milliards de moins que le record de l'an dernier. Ce coup de frein est lié à la soudaine dégradation du marché du crédit et à la chute des marchés boursiers provoqués par à la crise du « subprime ». Au cours du mois écoulé, la taille moyenne des opérations annoncées s'est établie à 129 millions de dollars, soit le niveau le plus bas depuis novembre 2004.

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« Subprime » : le dernier fonds gelé par BNP Paribas rouvre sur une baisse de 1,21 % Le fonds luxembourgeois Parvest Dynamic ABS (640 millions d'euros sous gestion), l'un des trois fonds gelés par BNP Paribas en raison de la crise du « subprime » américain, a été rouvert vendredi aux souscriptions et aux rachats sur une baisse de sa valeur liquidative limitée à 1,21 %. Cette diminution nettement inférieure aux 4 % à 5 % de recul potentiel annoncés le 23 août, est « une nouvelle preuve de la qualité des actifs détenus, essentiellement notés AAA et AA, dont aucun n'a connu de défaut de paiement ou de dégradation de sa notation », a indiqué vendredi BNP Paribas, dont les deux autres fonds concernés, rouverts dès le 29 août, ont essuyé des baisses elles aussi moins importantes que prévu (« Les Echos » du 30 août).

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ACTUALITÉ

Intesa Sanpaolo et la Société Générale s'intéresseraient à des actifs de Bawag à l'Est La Société Générale et Intesa Sanpaolo feraient figure de favoris pour acquérir les actifs que la banque autrichienne Bawag, récemment acquise par le fonds Cerberus Capital Management, pourrait céder en République tchèque, en Hongrie, en Slovaquie et plus modestement en Slovénie, selon le « Wirtschaftsblatt ». Les activités mises en vente généreraient une activité de 5 milliards d'euros. La vente pourrait se faire d'un bloc.

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ACTUALITÉ

Fortis a enregistré une progression de 0,94 %...

Fortis a enregistré une progression de 0,94 % vendredi, à 26,91 euros. Le groupe bancaire belgo-néerlandais publiera cette semaine le détail de son augmentation de capital, d'un montant de 13 milliards d'euros, qui doit lui permettre de financer une partie du rachat de la banque néerlandaise ABN AMRO, rapporte le quotidien « De Tijd ».

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ANALYSES / STÉPHANE MOREAU

A quand un modèle français du « private equity » ? En moins de dix ans, le capital-investissement est devenu un acteur essentiel de la restructuration et du développement des PME françaises, personne ne le conteste. Dans le même temps, pourtant, les fonds d'investissement demeurent encore et toujours perçus comme destructeurs d'emplois et à l'origine de l'enrichissement rapide et abusif de managers aguerris aux techniques de LBO. Plutôt que de crier au loup, il serait bon de travailler sur cette image que renvoie notre métier, une image bien loin de la réalité des choses. Ce travail passe par la responsabilité sociétale de la profession et l'éthique indispensable à son exercice. Si les professionnels du « private equity » évoquent depuis longtemps le premier point, qui traite princi- palement du rôle du passeur de relais, les questions portant sur l'éthique dudit passeur et sur la participation plus large au partage des richesses sont trop peu posées. Le talent managérial se transmet moins bien que le patrimoine. Il y a une dizaine d'années seulement, en l'absence d'acquéreur industriel - souvent étranger d'ailleurs -, la transmission familiale pouvait se révéler hasardeuse pour les salariés. Aujourd'hui, les fondateurs souhaitant céder leur entreprise ont face à eux de véritables passeurs de relais professionnels. Loin des grandes opérations excessives et médiatiques, la plupart des fonds d'investissement oeuvrent sur le marché de gré à gré de la cession de blocs de contrôle de PME. Loin d'être de simples grossistes, achetant au mieux et vendant au plus offrant, les fonds prennent le contrôle d'une société dans le cadre d'un projet de développement dont ils assument le financement. Ils contribuent en cela à la constitution de filières professionnelles solides, en permettant l'épanouissement d'entreprises de taille moyenne dans les secteurs économiques porteurs. Mais acheter une entreprise avec un fort effet de levier a peu en commun avec l'exercice d'un simple mandat d'actionnaire passif. La question, légitime,

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trop peu posée à ce jour, est de savoir si les fonds d'investissement disposent des équipes et des méthodes pour exercer pleinement ce métier d'actionnaire professionnel. La réponse n'est évidemment pas identique pour tous. En témoigne l'inflation des packages management, qui démontre la difficulté de l'exercice. De la gouvernance coercitive, classique depuis l'invention de la société commerciale de droit privé, caractérisée par la révocation ad nutum du dirigeant, on est passé à une stratégie d'alignement d'intérêts entre l'actionnaire et le management, qui atteint aujourd'hui ses limites. Il n'y a en effet pas nécessairement de corrélation entre les qualités du management en place et son niveau d'accès à la plus-value. Pis, avec la généralisation des opérations de rachat avec effet de levier dans un univers devenu très concurrentiel, il existe des effets d'aubaine, alors que la démarche créatrice de valeur doit consister à minimiser les risques et créer les conditions d'un écosystème viable où managers, salariés et collaborateurs trouvent matière à épanouissement. L'une des raisons expliquant que les fonds sont aujourd'hui mal acceptés par l'opinion réside dans le fait que la profession n'a pendant longtemps pas envisagé sa responsabilité en matière de partage des richesses. Or, cette question finit toujours par se poser. Naguère réservé au dirigeant, voire un ou deux collaborateurs privilégiés, ce partage s'étend désormais de plus en plus fréquemment aux cercles « n-2 » ou « n-3 ». Nul doute que l'investisseur soucieux de la progression harmonieuse de l'entreprise et de ses employés aura à coeur d'élargir plus encore le cercle des bénéficiaires. Un idéal encore peu accessible au regard de la législation actuelle, qui gagnerait pour l'intérêt de tous à être assouplie. Par ailleurs, au vu de leur poids économique - 1.500 entreprises contrôlées en France, représentant 6 % des salariés du secteur privé -, les fonds sont responsables devant les sociétés et leurs salariés de ce qui a été réalisé sous leurs mandats. Il est légitime de s'interroger alors sur le respect des engagements

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initiaux, le bilan social, la croissance et la trajectoire de l'entreprise sur son marché. Car une stratégie actionnariale n'est valable que si elle est soutenable dans le temps et au bénéfice de tous. A titre d'exemple dans le cadre de la privatisation récente de VVF Vacances, 80 cadres sont entrés dans le capital aux côtés des grands actionnaires. Parallèlement, VVF Vacances a prévu d'associer le plus grand nombre de collaborateurs au développement de l'entreprise grâce à un système d'intéressement permettant de redistribuer largement l'excédent de résultat d'exploitation de VVF Vacances par rapport au budget, et cela dès la fin de l'année. D'autres dispositifs complémentaires sont à l'étude. Ainsi, contrairement au modèle anglo-saxon, très généreux pour quelques managers starifiés, il est possible en France de bâtir un modèle plus équitable fondé sur un enrichissement mutuel et qui aura à coeur d'élargir le partage de la richesse à l'ensemble de la collectivité des salariés. Appelons de nos voeux, la création d'un modèle français du « private equity » dans lequel la participation plus large des employés aux plus-values contribuera à localiser la création de valeur et l'emploi. C'est maintenant au législateur de nous y aider. STÉPHANE MOREAU est « general partner » d'Acto, président du Cercle du « private equity ».

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CARNET / HSBC FRANCE

HSBC FRANCE : Evolution de la direction A la suite de sa nomination en tant que directeur général de HSBC France (« Les Echos » du 31 mai 2007), Peter Boyles, qui assurera par ailleurs la direction opérationnelle de la banque de détail, a procédé à de nouvelles nominations. Il sera assisté de deux directeurs généraux délégués : Christophe de Backer sera l'adjoint du directeur général dans l'ensemble de ses fonctions et plus particulièrement en charge des banques régionales, des activités d'assurance, de banque privée et de gestion d'actifs ; Gilles Denoyel prendra en charge l'ensemble des fonctions de risque et de contrôle. Six autres nominations, dont quatre dans la banque de financement, d'investissement et de marché et deux dans la banque de détail, complètent le dispositif. Christophe de Backer, quarante-cinq ans, diplômé de l'ISG, est entré au CCF en 1991. Promu en 1998 président-directeur général de CCF Securities, il devient, trois ans plus tard, directeur général adjoint, chargé de la gestion d'actifs, de l'assurance et de la coordination de la banque patrimoniale du CCF. Il prend, simultanément, la présidence de HSBC CCF Asset Management Holdings et celle de HSBC Investments France. C'est en 2005 qu'il a été nommé président du directoire de HSBC Private Bank France. Gilles Denoyel, cinquante-trois ans, diplômé de l'Ecole des mines de Paris et de l'IEP de Paris, ancien élève de l'ENA (promotion Droits de l'homme), inspecteur des finances, a intégré, en 1985, la Direction du Trésor. Entré au CCF en juin 1996 comme directeur financier, il est devenu, deux ans plus tard, secrétaire général, chargé de la stratégie et des opérations. Nommé en 2000 directeur général adjoint finances, il a pris en mars 2004 le poste de directeur général délégué, en charge des fonctions centrales et financières. En janvier

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2006, il devient directeur général délégué, en charge de la gestion d'actifs, des activités d'assurance et des fonctions centrales non financières. Philippe Pontet, soixante-quatre ans, est nommé président de la banque d'investissement (chairman investment banking). Enarque, magistrat à la Cour des comptes, il a notamment été président-directeur général du CIC et de Framatome et président du conseil de surveillance d'Areva. Il a rejoint HSBC France en 2005 comme vice-président Europe des activités de banque d'affaires. Jean Beunardeau, quarante-cinq ans, est nommé responsable des activités banque de financement, d'investissement et de marché (head of corporate, investment banking and markets). Ancien élève de l'Ecole polytechnique, ingénieur des télécommunications et titulaire d'un DEA d'économie, il a travaillé à la Direction de la prévision puis du Trésor de Bercy avant de devenir conseiller technique du Premier ministre Alain Juppé. Il a rejoint le département corporate finance du CCF en 1998. Nommé directeur de la grande clientèle en 2004, il devient, l'année suivante, co-responsable des activités banque de financement, d'investissement et de marché. Didier Descamps, quarante-six ans, est nommé responsable des marchés (head of global markets) pour la France. Diplômé de l'Essec, il a rejoint le CCF en 1988. En 1997, il est nommé directeur des risques de marchés. En septembre 2001, il devient directeur des opérations des métiers de marchés et de dettes. Depuis mai 2006, il était directeur adjoint France des marchés. Philippe Henry est nommé directeur des grands clients. Ingénieur diplômé de l'Esme (Ecole spéciale de mécanique et d'électricité), titulaire d'un mastère de finances de l'Essec, il a rejoint le CCF en 1990. Devenu directeur de la syndication et du marché primaire obligataire sept ans plus tard, il est nommé en 2000 directeur des marchés de dettes pour la France. Depuis 2006, il dirigeait l'activité corporate, global capital markets pour l'Europe à partir de Londres. Corinne Oremus, quarante-sept ans, actuellement directeur du réseau de HSBC France, prend également la responsabilité des autres canaux de

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distribution (Internet, centres d'appels). Diplômée de l'IEP de Paris et titulaire d'une maîtrise en droit des affaires et fiscalité des entreprises, elle a rejoint le CCF en 1998 comme directeur de succursale. En 2001, elle est nommée directeur du marché entreprises et institutionnels, puis directeur du réseau HSBC France en 2005. Mark Kennedy, quarante-sept ans, est nommé directeur du marché des entreprises. Diplômé en histoire de l'université de Bristol, il a rejoint le groupe HSBC en 1981. En novembre 2004, il est nommé, en France, directeur adjoint des grands clients, puis devient directeur des grands clients en octobre 2005. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR HSBC HSBC paie 6,3 milliards de dollars pour reprendre la cinquième banque coréenne Le nouveau patron d'HSBC France prend en main la banque de détail

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BANQUE La Réserve fédérale prête à baisser ses taux Cette baisse de taux destinée à assurer à l'économie une sortie en douceur de la crise immobilière pourrait intervenir à la... Le prêt " subprime " français ouvert aux emprunteurs sociaux En pleine crise du " subprime ", la communication autour de ce produit est embarrassante pour le gouvernement. Mais cela n'empêche pas le Trésor et... IMMOBILIER Logement étudiant : les prix de la rentrée 2007 Entre 200 et 900 euros par mois, les loyers des logements d'étudiants font le grand écart, selon Century 21. La tendance est cependant à la... Le logement en France à l'abri de la crise des " subprime " La spéculation immobilière atteint ses limites dès que l'augmentation des prix de l'immobilier décolle par rapport à des revenus qui stagnent et que... SIVAC FCP " Subprime " : le dernier fonds gelé par BNP Paribas rouvre sur une baisse de 1,21 % Le fonds luxembourgeois Parvest Dynamic ABS (640 millions d'euros sous gestion), l'un des trois fonds gelés par BNP Paribas en raison de la crise du...

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BANQUE

La Réserve fédérale prête à baisser ses taux Cette baisse de taux destinée à assurer à l'économie une sortie en douceur de la crise immobilière pourrait intervenir à la mi- septembre

En indiquant, vendredi dernier, que la Réserve fédérale se tenait prête à prendre " des mesures supplémentaires " pour " favoriser le fonctionnement harmonieux des marchés ", son président, Ben Bernanke, a dissipé les dernières craintes d'un risque d'assèchement des liquidités. Il a également laissé entendre que la banque centrale américaine procéderait rapidement à une baisse des taux d'intérêt propre à assurer à l'économie une sortie en douceur de la crise immobilière qui s'est déclenchée au cours du mois d'août. Les économistes sont de plus en plus persuadés que la FED va baisser ses taux le 18 septembre prochain lors de la réunion de son comité de politique monétaire (FOMC).

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BANQUE

Le prêt " subprime " français ouvert aux emprunteurs sociaux En pleine crise du " subprime ", la communication autour de ce produit est embarrassante pour le gouvernement. Mais cela n'empêche pas le Trésor et les banquiers de travailler sur le sujet et notamment sur la protection des emprunteurs en cas de problème. A l'occasion d'une réunion qui s'est tenue jeudi, ils ont même sensiblement avancé sur la définition des modalités techniques du nouveau prêt immobilier pour les personnes à revenus irréguliers qui ont du mal à accéder au crédit. D'abord, il devrait être accessible non pas simplement à ces emprunteurs, mais à tous ceux ayant des revenus inférieurs aux plafonds des prêts sociaux, comme le PAS (prêt à l'accession sociale). Difficile en effet pour les professionnels de définir les critères types de l'emprunteur à revenus irréguliers. Ce nouveau crédit sécurisé, le PSAP (prêt sécurisé à l'accession à la propriété), préconisé par le rapport de Bernard Vorms et Claude Taffin fin juin, doit permettre à l'emprunteur, en cas de difficulté, de récupérer 50 % de son apport personnel s'il accepte de revendre son bien à l'amiable. En France, la difficulté d'accès au crédit de ces emprunteurs résulte en effet des lourdeurs des procédures de saisie et de la crainte des banques, en cas de défaut de paiement, d'être accusées de défaut de mise en garde. Non-paiement : les règles

Lors de la réunion de jeudi, les banquiers se sont ainsi principalement penchés sur les règles applicables en cas de non-paiement. Ils ont défini un socle minimum de report ou de réduction d'échéances. Il restera au gouvernement à déterminer le pourcentage de créances qui pourra être modulé selon la période de prêt et sa durée. Il leur a fallu ensuite examiner l'impact de ces reports d'échéances sur l'aide personnelle au logement. Un report pourrait en effet

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supprimer le droit à cette aide, qui est corrélée à la mensualité du prêt. Un groupe de travail devrait se réunir à ce sujet. Enfin, les professionnels se sont penchés sur la manière de rémunérer le risque de non-paiement. Les emprunteurs sociaux éligibles qui voudraient bénéficier de la garantie de rétrocession de leur apport pourraient se la voir proposer en option, moyennant une commission. Celle-ci viendrait alimenter, avec la contribution des banques et de l'Etat, le Fonds de garantie à l'accession sociale qui se porte garant et payeur en cas de rétrocession. C'est désormais au ministère des Finances de revenir vers les banques avec des propositions. ANNE DRIF

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Logement étudiant : les prix de la rentrée 2007 Entre 200 et 900 euros par mois, les loyers des logements d'étudiants font le grand écart, selon Century 21. La tendance est cependant à la stabilisation des loyers compte tenu de l'offre étoffée de petites surfaces sur le marché. Pour les étudiants qui n'ont pas encore trouvé un logement à louer, le compte à rebours à commencé. Dans son guide consacré au logement étudiant, Century 21 publie la cote des loyers pratiqués dans cent quinze " villes étudiantes ". Cette étude évalue les loyers mensuels charges comprises, pratiqués pour une chambre ou un studio entre 15 et 20 mètres carrés, voire 25 mètres carrés, au confort standard. Lors de cette rentrée universitaire 2007, les prix ont peu évolué. Ce phénomène s'observe depuis deux ans, car le retour au calme observé pour les loyers résidentiels se vérifie également pour les logements étudiants. Aussi entre fin juin 2005 et fin juin 2007, Century 21 note même un très léger recul des loyers de 0,44%. Un loyer moyen de 467 euros par mois à Paris

Pour l'ensemble des locations aux étudiants dans la capitale, le prix moyen ressort à 467 euros hors charges. Avec les charges, il faut compter en moyenne 10% de plus. Les régions chères pour les locataires de tout âge le sont également pour les étudiants. Le tiercé des académies les plus onéreuses se compose de celles de Paris, Versailles et Créteil. Au coeur de la capitale, dans le XIII° arrondissement, il faut débourser entre 450 et 750 euros mensuels pour se loger. Les loyers peuvent y grimper jusqu'à 800 et 900 euros respectivement dans le V° et le VI° arrondissement !

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Un budget moyen de 347 euros au niveau national

Dans les villes de moins de 100.000 habitants, le loyer moyen d'un logement étudiant s'élève à 280 euros selon Century 21. Un score à rapprocher au loyer moyen de 347 euros enregistré au niveau national. En province, les valeurs locatives restent sages, notamment dans les académies de Poitiers et de Nancy-Metz. L'effet TGV ne se fait pas encore sentir dans cette dernière académie où un budget mensuel de 300 à 350 euros suffit pour trouver un toit à Nancy. La possibilité de ne s'engager que sur 9 mois

Qu'ils louent un logement meublé ou vide, les étudiants se voient généralement proposer un bail de douze mois. Mais la loi autorise les bailleurs à consentir un bail limité à neuf mois pour les étudiants. Donc, si l'on n'est pas sûr de poursuivre ses études dans la même ville, il est plus judicieux de ne s'engager que pour une période de neuf mois. A lire également :

Étudiants : comment trouver un logement vite et moins cher. Martine Denoune

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IMMOBILIER

Le logement en France à l'abri de la crise des " subprime " La spéculation immobilière atteint ses limites dès que l'augmentation des prix de l'immobilier décolle par rapport à des revenus qui stagnent et que se multiplient les faillites personnelles, estime Annick Colybes En France comme aux Etats-Unis, l'immobilier résidentiel joue un rôle décisif dans l'enrichissement des ménages. Deux tiers des ménages américains étaient propriétaires de leur logement en 2006, 57,5 % en France. Il y a cependant une grande différence : l'immobilier est fondamental dans la constitution d'un patrimoine outre-Atlantique, puisqu'il remplace l'Etat providence. D'où l'incitation à l'accession à la propriété du plus grand nombre, encouragée par des aides gouvernementales et soutenue par la hausse régulière des prix de la pierre enregistrée depuis 1950. Alan Greenspan, l'ex-patron de la banque centrale américaine, observait que, au cours des cinq dernières années, chaque revente d'un logement s'était concrétisée par une plus-value de 25.000 dollars, soit environ 20 % de sa valeur. Ainsi, aussi longtemps que les prix de l'immobilier grimpaient, les Américains n'hésitaient pas à franchir la ligne critique de leur endettement. Banques, promoteurs et agents immobiliers ont poussé les ménages, de toutes les catégories de revenus, à devenir propriétaires. Certes, tous savaient qu'ils prenaient des risques en prêtant ou en faisant prêter aux familles les plus modestes - et qui dit risques dit taux élevés, jusqu'à 8 %, appliqués à ces " subprime mortgage " -, mais, stimulés par d'importants profits, ils estimaient cette prise de risque acceptable et s'en cachaient les aléas. Ce comportement reproduit à l'excès explique que les taux d'endettement individuels et collectifs ont atteint là-bas des niveaux devenus autant de facteurs de vulnérabilité de la chaîne des acteurs. Résident en Californie depuis dix ans, analyste du système financier américain, Paul Jorion est un spécialiste de la formation des prix dans

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PERSONNELLES - 03/09/07 à 21h00

le secteur du crédit. Dans son ouvrage " Vers la crise du capitalisme américain ", il confirme que le talon d'Achille des ménages américains n'est pas tant la Bourse, qui ne représente que 20 % de l'enrichissement de ces ménages depuis les années 1980, que l'immobilier. Les reventes d'habitations individuelles constituent 60 % de cet enrichissement, artificiellement soutenu par tout un ensemble de politiques gouvernementales, de fait extrêmement interventionnistes. Anthropologue et économiste, Paul Jorion décrit une société presque inconnue en France " tout entière portée par le devoir quasi messianique de foi et d'espérance en un avenir de prospérité générale ". Tout ce beau système s'est grippé lors de la dernière hausse des taux d'intérêt. Le marché était déjà inondé par une suroffre de maisons indidviduelles et la demande s'est tarie. La spéculation immobilière atteint ses limites dès que l'augmentation des prix de l'immobilier décolle par rapport à des revenus qui stagnent et que se multiplient les faillites personnelles. Plusieurs millions de ménages américains ne peuvent plus rembourser leurs mensualités d'emprunts pour la plupart contractés à taux variables, fréquemment à taux progressifs. Ces taux ayant augmenté, dans ce pays où le taux d'épargne est proche de zéro et où la culture de l'endettement est plus ancrée que dans les pays européens, ils sont devenus insolvables. Or, la majorité de ces prêts immobiliers ont fait l'objet de titrisation. Les créances représentatives de ces prêts ont été cédées à des fonds d'investissement spéculatifs, tels les " hedge funds ". Ceux-ci ont été, avec la crise, obligés de constater des pertes, les crédits " subprime " étant adossés à des actifs dévalués - la valeur du logement ne couvrant plus les prêts. Ces difficultés ont suscité un climat général d'inquiétude qui, de proche en proche, a entraîné de graves perturbations dans les refinancements entre banques, contraignant les autorités monétaires fédérales à intervenir massivement pour rétablir la liquidité du marché.

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PERSONNELLES - 03/09/07 à 21h00

Les économies européennes et notamment française ne subiront en fait qu'indirectement les soubresauts de cette crise du crédit immobilier aux Etats-Unis. Le marché résidentiel en France ne devrait pas être affecté. Les propriétaires de leur logement ne sont pas concernés et les acquéreurs qui empruntent sont à l'abri des déconvenues américaines, car les prêts proposés sont le plus souvent établis à taux fixes ou dans le cas de taux variables " capés ", c'est-à-dire encadrés entre des seuils plafond et plancher. Le variable pur étant rare, les évolutions des mensualités sont contrôlées. De plus, alors que les banquiers américains prêtaient à tous les candidats à l'accession, sans vérification des ressources, leurs homologues français scrutent à la loupe les revenus des emprunteurs potentiels et s'entourent d'un maximun de garanties. Ici, " on ne prête qu'aux riches " et à la condition d'avoir une bonne visibilité sur la solvabilité des postulants. Le raz-de-marée des " subprime " n'est pas dans le tableau puisque ce type de crédit à haut risque n'est pas pratiqué. L'exemple américain des hypothèques " rechargeables " au profit d'emprunteurs qui pouvaient, sur la base de la valeur de leur bien hypothéqué, contracter un nouveau prêt selon la plus-value estimée, a conduit à des catastrophes, aggravées par la volatilité des taux et l'absence de contrôle des banquiers sur les revenus de leurs emprunteurs. Ce n'est pas tant le crédit rechargeable qui est en cause que le cumul des financements à taux variables et de la politique laxiste des prêteurs outre-Atlantique. La loi en France ne prévoit pas de prêts sur des valeurs virtuelles. L'augmentation des taux amorcée il y a un an a réduit la production de crédits dans l'Hexagone depuis plusieurs mois. " La solvabilité des ménages a atteint son plus bas niveau depuis 2000. Si la BCE ne revient pas durablement sur sa stratégie d'augmenter les taux, la situation ne peut que s'aggraver ", s'inquiète Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris-X Nanterre, observant que " l'astuce consistant à allonger la durée des prêts pour

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PERSONNELLES - 03/09/07 à 21h00

maintenir des mensualités raisonnables a élargi le nombre d'emprunteurs mais trouve ses limites ". Quant à la France de propriétaires souhaitée par Nicolas Sarkozy, avec l'assentiment du PS, il faut néanmoins y réfléchir. On ne peut envisager une accession généralisée à la propriété sauf à mettre en place des dispositifs d'aides publiques très puissants. La déductibilité des intérêts des emprunts offerte aux futurs accédants n'a en réalité d'autre objet que de redonner du pouvoir d'achat. De toute manière, le parc locatif, public et privé, est nécessaire à la fluidité du marché résidentiel et les Espagnols, " trop " propriétaires (84 %), voient leurs jeunes ménages dans l'impossibilité de s'installer, à moins de trouver un financement qui peut s'étaler sur quarante à cinquante ans, et regardent attentivement le fonctionnement du système fran��ais. Une fois encore, la crise américaine invite la France à réfléchir sur ses objectifs. Prudentes, les banques françaises n'ont jamais connu de sinistres dans les crédits accordés aux particuliers acquéreurs de leur logement. La crise immobilière des années 1990 ne concernait que les crédits octroyés aux promoteurs et marchands de biens. La nouvelle génération, qui aurait pu l'oublier, est rappelée à l'ordre : en imitant les Etats-Unis, elle connaîtrait les mêmes revers. ANNICK COLYBES est journaliste aux " Echos ", responsable du dossier Immobilier. acolybes@lesechos.fr

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SIVAC FCP

" Subprime " : le dernier fonds gelé par BNP Paribas rouvre sur une baisse de 1,21 % Le fonds luxembourgeois Parvest Dynamic ABS (640 millions d'euros sous gestion), l'un des trois fonds gelés par BNP Paribas en raison de la crise du " subprime " américain, a été rouvert vendredi aux souscriptions et aux rachats sur une baisse de sa valeur liquidative limitée à 1,21 %. Cette diminution nettement inférieure aux 4 % à 5 % de recul potentiel annoncés le 23 août, est " une nouvelle preuve de la qualité des actifs détenus, essentiellement notés AAA et AA, dont aucun n'a connu de défaut de paiement ou de dégradation de sa notation ", a indiqué vendredi BNP Paribas, dont les deux autres fonds concernés, rouverts dès le 29 août, ont essuyé des baisses elles aussi moins importantes que prévu (" Les Echos " du 30 août).

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ACTUALITÉ Téléviseurs : la haute-définition et le sport dopent la croissance Grâce à une demande toujours soutenue, les fabricants de produits électroniques grand public demeurent optimistes quant aux perspectives de... Samsung vise 25 % des ventes mondiales d'écrans LCD D'ici à cinq ans, la firme coréenne ambitionne de conquérir de nouvelles parts de marché et prévoit de contrôler un quart des ventes mondiales de... Panasonic sera sponsor des jeux Olympiques jusqu'en 2016 La firme japonaise d'électronique Panasonic et le Comité international olympique (CIO) ont annoncé lundi que Panasonic resterait sponsor des jeux... Dailymotion: levée de fonds de 25 millions d'euros Dailymotion, fournisseur de contenus vidéo en ligne, annonce sa deuxième levée de fonds pour un montant de 25 millions d'euros avec AGF Private... Electronique : le repreneur d'Altis serait l'entreprise publique russe chargée des exportations d'armes IBM et Infineon ont annoncé la semaine dernière la cession de leur filiale commune française, employant 1.800 salariés à Corbeil-Essonnes, à la...

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

Canal+ lance un nouveau site pour séduire les futurs abonnés et la publicité Canal+ va lancer d'ici le 15 septembre un nouveau site internet, Canalplus.fr, gratuit et ouvert à tous, qui a pour ambition de devenir un site de... British Telecom a franchi le cap des 4 millions d'abonnés à ses services haut-débit L'opérateur britannique de télécoms BT a annoncé lundi dans un communiqué avoir franchi le cap des quatre millions d'abonnés à ses offres de... Fujitsu va encore doper le débit d'un réseau sous-marin transpacifique Le groupe d'électronique japonais Fujitsu a indiqué lundi avoir été retenu par l'opérateur de réseau sous-marin à haut-débit américain Pacific... Bouygues Telecom choisira son fournisseur ADSL avant fin septembre Bouygues Telecom choisira « avant le 30 septembre » son fournisseur en infrastructures ADSL (Internet haut débit) avant de lancer une offre grand... Résultat net en hausse pour Iliad Services optionnels.Iliad, la maison mère de Free, a annoncé vendredi soir avoir enregistré une hausse de son résultat net au cours du premier... SONY. L'électronicien japonais va fermer son site Connect... L'électronicien japonais va fermer son site Connect Music Store, suite à l'abandon de son logiciel de protection propriétaire Atrac (utilisé sur ce...

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

Forte progression du bénéfice de Bouygues au premier semestre Hors activités cédées, le groupe de BTP, de télécommunications et d'audiovisuel a vu son bénéfice net progresser de 45 %, à 655 millions d'euros.... Devoteam a gagné 0,66 % vendredi, à 30,60 euros.... Devoteam a gagné 0,66 % vendredi, à 30,60 euros. La société de services informatiques annonce ses résultats semestriels...

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Téléviseurs : la haute-définition et le sport dopent la croissance Grâce à une demande toujours soutenue, les fabricants de produits électroniques grand public demeurent optimistes quant aux perspectives de croissance d'un marché qui restent encourageantes.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À BERLIN.

En dépit des soucis de rentabilité rencontrés par certains d'entre eux, les fabricants de produits électroniques grand public, notamment de téléviseurs à écran plat, ont toutes les raisons de demeurer optimistes. Bien qu'affichant une certaine décélération, les perspectives de croissance demeurent fortes, dopées notamment par une demande toujours soutenue de téléviseurs à écran plat. En dépit de la carence de programmes en haute définition, les consommateurs sont toujours demandeurs et la perspective des prochains grands événements sportifs (Coupe du monde de rugby et jeux Olympiques de Pékin, notamment) laissent augurer de beaux jours pour cette industrie. L'avènement de la haute définition constitue toujours l'un des principaux moteurs de cette croissance. Mais le paysage est nettement contrasté selon les marchés. Ainsi, selon Hitachi,

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100 % des téléviseurs vendus au Japon sont désormais en haute définition (HD), alors que cette part est sensiblement plus faible en Europe. Pour autant, les perspectives sont encourageantes, y compris sur le Vieux Continent. Ainsi, selon l'institut GfK, le marché français de l'électronique grand public devrait encore afficher une croissance de l'ordre de 6 % cette année, après la progression spectaculaire de 22 % enregistrée en 2006, mais largement due aux effets de la Coupe du monde de football sur les ventes de téléviseurs à écran plat. Selon l'institut marketing, la croissance devrait cependant ralentir légèrement tout en restant positive grâce, notamment à « la poursuite du développement des écrans plats, le passage à la haute définition et la navigation portable ». Si, au deuxième trimestre, la croissance n'a été que de 1 %, elle se maintient à 7 % sur la totalité du semestre. Au cours des six premiers mois de l'année, les écrans plats ont représenté 75 % des ventes en unités. Si les modèles à écran à cristaux liquides (LCD) représentent 85 % des ventes de téléviseurs à écran plat, les modèles plasma continuent de résister sur le segment des grandes tailles d'écrans, où ils restent plus compétitifs. « La haute définition s'installe durablement », soulignent par ailleurs les analystes de GfK, qui estiment que 78 % des écrans plats sont désormais « HD Ready ». « 2008 sera sans nul doute l'année de l'installation du «Full HD» (matériel, logiciels, systèmes de transmission) », prévoient-ils en précisant que le « Full HD » représente aujourd'hui 8 % du chiffre d'affaires « matériel » (TV + consoles + PC + Caméscopes). HD-DVD contre Blu-ray

Dans la migration de l'industrie vers la haute définition, les fabricants de DVD de nouvelle génération continuent cependant de se livrer une lutte sans merci. A l'occasion du Salon IFA qui se tient actuellement à Berlin, Ken Graffeo, coprésident du groupe européen de promotion HD-DVD pour l'Europe a pour sa part estimé que le lancement de lecteurs à ce format, attendu d'ici à la fin de cette année à des prix inférieurs à 300 euros, devrait contribuer

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

à doper les ventes et à renforcer la présence de ce format face au format concurrent soutenu par Sony. Si Blu-ray bénéficie d'un large soutien de la part de l'industrie électronique grand public, les promoteurs du HD-DVD, Toshiba en tête, se targuent de celui de l'industrie informatique (avec Microsoft, Intel et HP notamment) et revendiquent 70 % des ventes dans le secteur informatique. Ces derniers estiment que, d'ici à la fin de cette année, la majorité des PC vendus seront équipés de lecteurs HD-DVD. Jeudi, la Blu-ray Disc Association avait pour sa part revendiqué une part de marché de plus de 90 % des ventes mondiales de matériels et de films en haute définition. Chaque camp ayant à coeur de développer l'écosystème autour de son propre format, celui de Sony s'est trouvé renforcé avec le lancement, toujours dans le cadre du salon de Berlin, du premier caméscope au format Blu-ray, dont un modèle également doté d'un disque dur. Pour Roland Fritsch, directeur produit pour l'Europe chez Hitachi, ce lancement permettra aux utilisateurs grand public de disposer dès le mois prochain « de la même qualité de prise de vue que les studios hollywoodiens ». RÉGIS MARTI

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Samsung vise 25 % des ventes mondiales d'écrans LCD D'ici à cinq ans, la firme coréenne ambitionne de conquérir de nouvelles parts de marché et prévoit de contrôler un quart des ventes mondiales de téléviseurs à écrans à cristaux liquides. D'ici à 2012, Samsung ambitionne de conquérir un quart des ventes mondiales de téléviseurs à écrans à cristaux liquides tout en maintenant la profitabilité de cette activité. « Notre objectif est d'atteindre une part de 25 % du marché au terme des cinq prochaines années », déclare aux « Echos » SangHeung Shin, vice-président de la division Visual Display de Samsung Electronics. Pour atteindre ce but, le responsables des ventes mondiales de téléviseurs de la firme coréenne mise à la fois sur la position de la marque sur le marché et sur un design attractif, mais également sur la poursuite de la réduction des coûts de production et de l'amélioration de la chaîne logistique. Une place pour le plasma

Actuellement, Samsung est crédité d'une part de 17 % sur le marché mondial des téléviseurs LCD, de 20 % pour les plasmas et de 14 % toutes technologies confondues. Sur le seul marché français, la filiale est créditée par GFK de près de 28 % pour les LCD et de près de 27 % globalement pour les sept premiers mois de 2007. Elle table sur la vente de plus de 1 million de téléviseurs cette année (LCD, plasma et cathodiques) et revendique la place disputée de numéro un sur le segment des téléviseurs LCD « Full HD ». « Globalement, les ventes mondiales de téléviseurs, y compris ceux à tubes cathodiques progressent de 3 % à 4 % par an, mais celles d'écrans plats seules augmentent de 30 % », rappelle SangHeung Shin. Selon le fabricant coréen, il devrait se vendre cette année de l'ordre de 200 millions de téléviseurs, dont encore environ 120 millions de modèles à tubes. Samsung mise pour sa part sur la commercialisation de 27 millions d'unités, dont environ 13 millions de LCD,

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12 millions à tubes cathodiques et 2 millions à écrans plasma. En dépit de la prééminence de la technologie LCD, la firme coréenne estime que le plasma a toujours sa place sur le marché, en particulier pour les tailles d'écrans égales ou supérieures à 50 pouces (127 cm). Samsung, dont les dalles qui équipent ses téléviseurs sont fabriquées par S-LCD, sa filiale commune avec Sony, dispose également d'une usine de fabrication de modules LCD en Slovaquie et d'une unité d'assemblage de téléviseurs plasma en Hongrie afin d'alimenter le marché européen. R. M.

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Panasonic sera sponsor des jeux Olympiques jusqu'en 2016 La firme japonaise d'électronique Panasonic et le Comité international olympique (CIO) ont annoncé lundi que Panasonic resterait sponsor des jeux Olympiques jusqu'en 2016, sans révéler le montant de ce contrat. Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), et Fumio Ohtsubo, président de Matsushita Electronics, maison mère de Panasonic, ont signé à Londres le contrat renouvelant un partenariat en vigueur depuis les jeux Olympiques d'hiver de Calgary (Canada), en 1988. Le nouveau contrat couvre donc les jeux d'été de Pékin (2008) et Londres (2012), les jeux d'hiver de Vancouver (2010) et Sotchi (2014), ainsi que les jeux d'été de 2016, non encore attribués. Les officiels présents n'ont pas souhaité révéler le montant de ce contrat, dont ils venaient toutefois de signer un exemplaire sous l'oeil des caméras. M. Rogge a invoqué une "procédure standard" pour justifier la non divulgation du montant. Interrogés sur l'association de l'image des jeux Olympiques et de Panasonic avec des athlètes soupçonnés de dopage (allusion à Christine Ohuruogo, championne du monde du 400m à Osaka le 29 août, après une suspension d'un an par sa fédération pour avoir manqué trois contrôles anti-dopage), M. Rogge et M. Ohtsubo n'ont pas souhaité faire de commentaires. M. Rogge a jugé que cette affaire était "du ressort" de la fédération olympique britannique. AFP

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Dailymotion: levée de fonds de 25 millions d'euros Dailymotion, fournisseur de contenus vidéo en ligne, annonce sa deuxième levée de fonds pour un montant de 25 millions d'euros avec AGF Private Equity et Advent Venture Partners. Selon un communiqué publié dimanche, le tour de table réunit aussi la société de gestion des Fonds Commun de Placement dans l'Innovation (FCPI), CIC Capital Privé, ainsi que les sociétés de capital-risque Atlas Venture et Partech International. Ces deux dernières sociétés avaient participé à la première levée de fonds en octobre 2006 pour un montant de 7 millions d'euros. Fondé en février 2005 par Benjamin Bejbaum et Olivier Poitrey, Dailymotion dont le grand concurrent est l'américain YouTube, se place, avec 1,3 milliard de pages vues et plus de 37 millions de visiteurs uniques en juillet 2007, au 50ème rang des sites les plus visités au monde, selon le site américain Alexa. YouTube, filiale de Google depuis son rachat par le géant américain en 2006, se trouve, lui, à la 4ème place, toujours selon Alexa. Cette levée de fonds va permettre à Dailymotion de "poursuivre ses objectifs stratégiques : accélération de son développement international, optimisation des solutions publicitaires et de l'expérience utilisateur grâce à de nouveaux investissements technologiques ainsi que le renforcement de ses liens avec les ayants droits". Dailymotion est traduit en quatorze langues et propose six déclinaisons locales de sa page d'accueil. AFP AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GOOGLE Google News élimine les articles de presse copiant les dépêches

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Electronique : le repreneur d'Altis serait l'entreprise publique russe chargée des exportations d'armes IBM et Infineon ont annoncé la semaine dernière la cession de leur filiale commune française, employant 1.800 salariés à Corbeil-Essonnes, à la société AES contrôlée par un mystérieux groupe russe Si on en croit la presse moscovite de ce lundi, c'est L'entreprise publique russe chargée des exportations d'armements, Rosoboronexport, qui vient d'acheter le fabricant français de composants électroniques Altis, vendu la semaine dernière par ses deux actionnaires, l'américain IBM et l'allemand Infineon. "Rosoboronexport a atterri près de Paris", titre ainsi le journal Kommersant, citant "plusieurs participants du marché" ayant donné cette information sous couvert d'anonymat. "Nous ne démentons ni ne confirmons cette information", a indiqué Rosoboronexport à l'AFP. "Nous ne commentons pas les projets qui ne sont pas totalement aboutis", a ajouté un responsable du service de presse, alors que cette acquisition doit encore recevoir le feu vert des autorités de régulation. Infineon et IBM ont annoncé jeudi avoir trouvé un accord avec la société suisse AES, contrôlée par un mystérieux investisseur russe, pour lui céder Altis, leur société commune qui emploie quelque 1.800 salariés à Corbeil-Essonnes, près de Paris, pour un chiffre d'affaires d'environ 400 millions d'euros. Le rachat a été effectué par la société AES (Advanced Electronics Systems), "filiale suisse de GIS (Global Information Services), un holding basé en Russie", annonçait le communiqué d'Infineon jeudi, sans plus de précisions sur ce groupe inconnu à Moscou. Les analystes interrogés par Kommersant soulignent qu'il s'agirait de la première acquisition de Rosoboronexport à l'étranger. Selon l'analyste Elina

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

Iourina, de la société d'investissements Finam, les composants électroniques fabriqués par Altis pourraient être utilisés par le fabricant automobile russe AvtoVaz, qui fait partie de Rosoboronexport. La ministre française de l'Economie, des Finances et de l'Emploi Christine Lagarde s'était inquiétée jeudi du projet des repreneurs.Elle avait souligné qu'elle serait "particulièrement attentive à ce qu'une information précise soit donnée aux salariés et à leurs représentants ainsi qu'aux parlementaires et élus locaux sur le projet industriel du repreneur". Altis avait été fondée en 1999 par IBM et Infineon, qui en détiennent chacun 50% et qui en sont les deux grands clients. La société avait subi un plan social au printemps 2006 portant sur un peu plus de 400 postes. Ses deux actionnaires avaient annoncé leur intention de se retirer avant 2009, jugeant les coûts de production du site trop élevés. La cession à AES, qui doit encore être soumise à l'avis du comité d'entreprise et à l'aval des autorités de régulation, devrait être finalisée avant la fin 2007, selon Infineon. (avec AFP)

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Canal+ lance un nouveau site pour séduire les futurs abonnés et la publicité Canal+ va lancer d'ici le 15 septembre un nouveau site internet, Canalplus.fr, gratuit et ouvert à tous, qui a pour ambition de devenir un site de référence auprès des moins de trente ans tout en captant des recettes publicitaires supplémentaires, ont indiqué lundi ses dirigeants. Canalplus.fr, a pour objectif de devenir "le premier média premium (haut de gamme: ndlr) sur le web, en symbiose avec la chaîne", a expliqué Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+, lors d'une conférence de presse. Le site veut "créer un lien très fort avec les internautes, autour de nos thèmes de prédilection", à savoir le sport, le cinéma, l'info, l'humour, les séries, la musique, a-t-il ajouté. Le but est de séduire les 15-30 ans, qui sont les clients de demain pour la chaîne cryptée (les gens s'abonnent aux alentours de 35 ans), a souligné le directeur général. Il s'agit également de "capter des recettes publicitaires supplémentaires", a-t-il indiqué. Selon Hervé Simonin, directeur des contenus numériques à Canal+, la publicité sur l'internet devrait représenter en France un milliard d'euros en 2007, soit un tiers des recettes publicitaires à la télévision. Canalplus.fr proposera des contenus issus de l'antenne, avec une sélection de "sept émissions emblématiques", dont "Les Guignols", "Le SAV", "Le Zapping", "Groland"..., qui seront mises sur le site quelques minutes après leur diffusion à l'antenne, a précisé Hervé Simonin. Un deuxième volet proviendra des équipes de Canal+ et sera "un prolongement de l'antenne", avec par exemple la retransmission de la conférence de rédaction de "Jour de sport" ou d'extraits d'interviews ou d'images de tournage non passés sur l'antenne de Canal+.

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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British Telecom a franchi le cap des 4 millions d'abonnés à ses services haut-débit L'opérateur britannique de télécoms BT a annoncé lundi dans un communiqué avoir franchi le cap des quatre millions d'abonnés à ses offres de téléphonie, internet et télévision en haut débit, consolidant ainsi sa position de numéro un sur ce marché au Royaume-Uni. L'opérateur historique rappelle qu'il ne comptait que 172.000 abonnés au haut débit en juin 2002, lorsqu'il a axé son développement sur ce segment de marché. La conquête des clients s'est fortement accélérée au fil des ans, BT ayant engrangé un million d'abonnés supplémentaires sur les dix derniers mois, précise le communiqué. Selon BT, ce succès illustre l'engouement des Britanniques pour les télécommunications haut débit, qui a porté le Royaume-Uni au second rang des pays du G8 pour le taux pénétration de cette technologie, après le Canada et devant les Etats-Unis, la France, le Japon, ou l'Allemagne. BT avait annoncé fin juillet avoir accru sa part de marché dans les services haut débit de six points lors de son premier trimestre achevé fin juin, la portant à 38%, déjouant ainsi les pronostics pessimistes des analystes et faisant mieux que résister à une concurrence féroce des câblo-opérateurs et du bouquet satellitaire BSkyB. AFP

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Fujitsu va encore doper le débit d'un réseau sous-marin transpacifique Le groupe d'électronique japonais Fujitsu a indiqué lundi avoir été retenu par l'opérateur de réseau sous-marin à haut-débit américain Pacific Crossing (PCL) pour augmenter la capacité d'un câble optique de transmission de données entre le Japon et les Etats-Unis. Fujitsu va hisser d'au moins 200 gigabits par seconde (Gbit/s) le potentiel de transmission de données de chacun des quatre segments qui composent le réseau transpacifique PC-1. Le PC-1 est une boucle sous-marine en fibre optique de 21.000 kilomètres de longueur. Ses quatre tronçons connectés, qui relient deux points du Japon et deux points des Etats-Unis, permettent d'échanger des données à très haut-débit entre le continent nord-américain et l'Archipel. La capacité de chaque segment va être portée à 390 gigabits par seconde d'ici le premier trimestre 2008 (contre 190 Gbit/s actuellement), puis peut-être à 490 Gbit/s dans les mois suivants "si PCL décide d'exercer cette option contractuelle", a précisé Fujitsu dans un communiqué. Fujitsu avait déjà été choisi en mai dernier par un consortium de sept opérateurs japonais et américains pour renforcer les capacités d'un autre câble de transmission sous-marin en fibre optique reliant le Japon aux Etats-Unis, à 1,28 terabits par seconde (1.280 gigabits par seconde). Les infrastructures sous-marines intercontinentales à très haut-débit sont un élément essentiel - avec les satellites - des échanges de données informatiques, le volume de ces dernières ne cessant de croître du fait de l'usage de plus en plus important d'internet à l'échelle mondiale. Plusieurs autres câbles sous-marins, notamment entre le Japon et la Russie pour desservir l'Europe, sont en train d'être renforcés ou viennent de l'être.

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

Les opérateurs préfèrent généralement optimiser des lignes existantes plutôt que d'en installer de nouvelles, une opération jugée trop coûteuse. Toutefois, ces infrastructures terrestres sont parfois susceptibles d'être endommagées par les séismes majeurs comme ce fut le cas en Asie en fin d'année dernière. AFP

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Bouygues Telecom choisira son fournisseur ADSL avant fin septembre Bouygues Telecom choisira « avant le 30 septembre » son fournisseur en infrastructures ADSL (Internet haut débit) avant de lancer une offre grand public en 2008, a indiqué vendredi son PDG Philippe Montagner. Le troisième opérateur mobile français a lancé un appel d'offres en juin afin de trouver ce fournisseur. « Nous sommes en pleine négociation et je pense qu'on aboutira au mois de septembre », a assuré le dirigeant qui a reçu « plusieurs réponses » à son appel d'offres - dont Neuf Cegetel et Completel -, mais, son cahier des charges étant « assez complexe », certaines de ces réponses étaient « incomplètes ». L'offre sera d'abord proposée « de façon privilégiée sur notre base (de clients), puisque c'est une offre défensive », a-t-il expliqué, n'excluant toutefois pas que l'offre soit ouverte à tous par la suite.

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Résultat net en hausse pour Iliad Services optionnels.

Iliad, la maison mère de Free, a annoncé vendredi soir avoir enregistré une hausse de son résultat net au cours du premier semestre 2007. Hors cession de l'opérateur Kertel, le résultat net a progressé de 14 %, à 65 millions d'euros, indique le groupe. Le résultat opérationnel a augmenté de 16 %, à 101 millions d'euros, en un an, grâce à « l'amélioration de la rentabilité du secteur haut débit suite à la proportion toujours croissante de dégroupés (...) et à la contribution des services optionnels à valeur ajoutée sur la Freebox ». Iliad comptait 2,63 millions d'abonnés ADSL à la fin juin - contre 3,03 millions pour Neuf Cegetel - et revendique une part de marché de 19,7 % à cette date, soit 1,7 point de mieux qu'il y a un an, alors que le groupe n'a pas fait d'acquisition.

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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SONY. L'électronicien japonais va fermer son site Connect... L'électronicien japonais va fermer son site Connect Music Store, suite à l'abandon de son logiciel de protection propriétaire Atrac (utilisé sur ce site et dans ses Walkman), qui n'avait jamais décollé. Ses Walkman vont utiliser désormais le logiciel de Microsoft.

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Forte progression du bénéfice de Bouygues au premier semestre Hors activités cédées, le groupe de BTP, de télécommunications et d'audiovisuel a vu son bénéfice net progresser de 45 %, à 655 millions d'euros. Bouygues révise en hausse son objectif de chiffre d'affaires 2007, à 29 milliards d'euros.

Pour un chiffre d'affaires de presque 13,3 milliards d'euros au premier semestre, en hausse de 10 % par rapport aux six premiers mois de 2006, le groupe diversifié Bouygues a publié vendredi un résultat opérationnel en croissance de 22 %, à 1,055 milliard, et un résultat net part du groupe des

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

activités poursuivies en progression de 45 %, à 655 millions. Compte tenu d'un effet de base défavorable - les comptes du premier semestre de 2006 avaient été dopés par la plus-value de cession de Bouygues Telecom Caraïbes -, le résultat net part du groupe affiche en revanche une hausse plus modeste, de 16 %. Par grands métiers, la palme de la croissance de la rentabilité revient à l'entreprise routière Colas, dont le résultat opérationnel a bondi de 84 %, à 136 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en hausse de 9 %, à 4,925 milliards. Martin Bouygues, le PDG du groupe, a d'autant plus souligné cette « magnifique performance » que, pour des raisons météorologiques, les entreprises routières réalisent l'essentiel de leur résultat au second semestre. Mais, depuis 1999, Colas réussit à être bénéficiaire dès le premier semestre. Bouygues Telecom a également connu une forte progression de la marge, avec un résultat opérationnel grimpant de 48 %, à 440 millions, pour une activité en hausse de 5 %, à 2,3 milliards. Il est vrai que, l'an dernier, les frais de lancement de l'offre commerciale Neo avaient pincé la marge. Dans la télévision, TF1 a vu croître de 26 % son résultat opérationnel, à 264 millions, pour un chiffre d'affaires de 1,43 milliard (+ 3 %). Mais la chaîne est confrontée à l'effritement du marché publicitaire. Fidèle à son habitude

Restent deux performances décevantes sur le papier, mais qui n'inquiètent en aucune manière le PDG car elles ne le sont qu'en apparence : celles des pôles construction et immobilier. Le résultat opérationnel de Bouygues Construction a ainsi stagné, à 150 millions, pour un chiffre d'affaires en hausse de 17 %, à 3,81 milliards. Mais Martin Bouygues a expliqué que cette situation provient du démarrage de plusieurs grands chantiers, une période où les marges sont réduites à cause de la prise en compte d'aléas. Quant à Bouygues Immobilier, son résultat opérationnel a reculé de 10 %, à 72 millions, pour une progression de 12 % du chiffre d'affaires, à 809 millions. Mais la filiale ayant été pénalisée par un effet

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

de comparaison défavorable et un décalage d'activité au second semestre, ses résultats ne sont « pas représentatifs de la tendance annuelle ». Au total et compte tenu notamment des progressions des carnets de commandes de Bouygues Construction (+ 29 % au 30 juin sur un an), Bouygues Immobilier (+ 53 %) et Colas (+ 10 %), le groupe a, fidèle à son habitude, révisé à la hausse sa prévision de chiffre d'affaires pour 2007. Il table désormais sur 29 milliards, soit 10 % de plus qu'en 2006. A la Bourse de Paris, le titre a clôturé vendredi en hausse de 1,24 %, à 57,81 euros. CLAUDE BARJONET AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR BOUYGUES Sic transit Lire « Crible » page 42.

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Les Echos e-paper - HIGH-TECH - 03/09/07 à 21h00

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Devoteam a gagné 0,66 % vendredi, à 30,60 euros....

Devoteam a gagné 0,66 % vendredi, à 30,60 euros. La société de services informatiques annonce ses résultats semestriels aujourd'hui. Elle avait annoncé en juillet une progression de 35 % de son chiffre d'affaires, à 167 millions d'euros, et maintenu ses objectifs 2007 : 360 millions de chiffre d'affaires et 30 millions de marge d'exploitation.

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DE BASE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ Air Liquide lance une nouvelle unité de production d'hydrogène en Italie Le groupe de gaz industriels Air Liquide vient de mettre en service une nouvelle unité de production d'hydrogène sur le pôle chimique de Priolo... Le rachat de Bayern-Chemie/Protac par MBDA est effectif Le rachat de la société allemande Bayern-Chemie/Protac par le missilier européen MBDA est entré en vigueur le 31 août 2007 après l'accord des...

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Les Echos e-paper - INDUSTRIES

DE BASE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Air Liquide lance une nouvelle unité de production d'hydrogène en Italie Le groupe de gaz industriels Air Liquide vient de mettre en service une nouvelle unité de production d'hydrogène sur le pôle chimique de Priolo Gargallo en Italie, un investissement de 45 millions d'euros, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué. L'unité fournira pendant 15 ans de l'hydrogène aux raffineries d'ExxonMobil et d'Erg Med implantées sur le site. A terme, elle pourra produire jusqu'à 220 millions de mètres cubes d'hydrogène par an. L'hydrogène sera utilisé pour réduire la quantité de soufre issue de l'essence et du gasoil produits par ces raffineries, selon le communiqué. AFP

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Les Echos e-paper - INDUSTRIES

DE BASE - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Le rachat de Bayern-Chemie/Protac par MBDA est effectif Le rachat de la société allemande Bayern-Chemie/Protac par le missilier européen MBDA est entré en vigueur le 31 août 2007 après l'accord des autorités européennes et nationales concernées, a annoncé MBDA, lundi dans un communiqué. Le missilier européen, détenu à 37,5% par le groupe européen EADS, 37,5% par le britannique BAE Systems et 25% par l'italien Finmeccanica (25%), avait annoncé le 15 mai le rachat de Bayern-Chemie/Protac, une société détenue conjointement par EADS (50%) et Thales (50%) qui commercialise des systèmes de propulsion pour missiles. Bayern-Chemie/Protac est désormais une filiale à 100% de la société allemande LFK, que MBDA avait rachetée en 2005. Cette opération est "un nouveau pas décisif vers la consolidation de l'industrie missilière européenne sous le leadership de MBDA", a commenté Giuseppe Snider, directeur de la stratégie et de la planification de MBDA, cité dans le communiqué. Bayern-Chemie/Protac, qui réalise un chiffre d'affaires annuel de 53 millions d'euros, emploie 180 personnes en Allemagne et 90 autres chez Protac, à la Ferté-Saint-Aubin (Loiret). Son client principal est MBDA, à qui il fournit notamment des propulseurs pour le missile air-air Meteor. Le montant de la transaction n'avait pas été dévoilé le 15 mai, lors de l'annonce de l'opération. AFP

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ACTUALITÉ Photoways va ouvrir un nouveau site de services personnalisés à toute l'Europe Pionnier du développement de photos en ligne, Photoways décroche 10 millions d'euros pour développer ses services photographiques personnalisés, qui... Modelabs pénalisé au premier semestre par les accessoires de téléphonie mobile Après une forte croissance l'an passé, le créateur de téléphones mobiles sur-mesure vit une année de transition où il investit lourdement pour son...

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ACTUALITÉ / INTERNET

Photoways va ouvrir un nouveau site de services personnalisés à toute l'Europe Pionnier du développement de photos en ligne, Photoways décroche 10 millions d'euros pour développer ses services photographiques personnalisés, qui seront bientôt accessibles à tous les Européens via un nouveau site Internet.

Créer soi-même sur Internet son agenda de rentrée avec ses photos de vacances, histoire de prolonger toute l'année l'effet bénéfique du repos en famille, est à la portée de tout le monde. C'est l'une des multiples facettes de l'offre personnalisée proposée par Photoways aux internautes, qui peuvent réaliser en quelques clics leurs propres créations photographiques sur une kyrielle de supports : pêle-mêle, mini-livres, cahiers, calendriers, posters, pendentifs coeurs en cristal, boules de neiges, tee-shirts, sacs à dos, etc. Marque de fabrique de la société créée en 2000, ces services originaux viennent de lui valoir la faveur d'un nouvel investisseur, le bostonien HarbourVest Partners, à l'occasion de sa seconde levée de fonds bouclée cet été à 10 millions d'euros. Autour de la table figurent aussi ses deux actionnaires historiques, le suisse Index Ventures et l'américain Highland Capital, qui avaient

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déjà investi il y a deux ans le montant record de 24 millions d'euros. A noter qu'une bonne moitié de ce montant avait alors servi au rachat d'actions des investisseurs de la première heure. Sur le marché de l'impression de photos numériques qui, selon différentes sources, est estimé à environ 60 millions d'euros en France et à 1,5 milliard d'euros en Europe, le tirage photographique en ligne absorbe une part de 15 à 20 %. Avec son approche originale, Photoways a déjà séduit quelque 4 millions d'e-consommateurs. " Nous nous inscrivons dans une industrie en complet chamboulement sous l'effet de la percée du numérique et de l'accès facilité à l'Internet haut débit ", explique Stanislas Laurent, président de Photoways, transfuge d'AOL qui tient les rênes de la société depuis un an. " Notre principal challenge est de créer notre propre marché dans l'univers de l'impression photographique et d'éduquer les consommateurs à ce nouveau type de services ", ajoute-t-il. L'an dernier, la société, qui emploie 250 personnes, a réalisé un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros, en progression de 50 % par rapport à 2005. Pour maintenir ce rythme de croissance, Photoways mise avant tout sur l'innovation. " Le vrai défi réside dans la création de produits intelligents et inédits pour les clients ", souligne Stanislas Laurent. Dans cette optique, la société met la dernière main au design d'une nouvelle plate-forme en open source développée avec PhotoBox, le numéro un britannique du stockage et de l'impression de photos numériques qu'elle a acquis l'an dernier pour monter en puissance en Europe. Pour faire face à la demande croissante, elle prévoit d'augmenter la capacité de ses deux laboratoires, basés à Sartrouville et à Londres, qui produisent les tirages et les produits personnalisés.

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Avec l'ouverture d'un nouveau site enrichi de nouveautés et d'une ergonomie encore simplifiée, tous les services de Photoways seront accessibles à l'ensemble des Européens dans les prochaines semaines. Chantal Houzelle

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ACTUALITÉ / TELECOMMUNICATIONS

Modelabs pénalisé au premier semestre par les accessoires de téléphonie mobile Après une forte croissance l'an passé, le créateur de téléphones mobiles sur-mesure vit une année de transition où il investit lourdement pour son développement international. Croissance ralentie, bénéfices en forte baisse au premier semestre 2007 ... Modelabs, le créateur de téléphones sur mesure pour des marques comme Airness ou Hummer, a traversé un trou d'air. La situation n'est pas dramatique : le chiffre d'affaires est en hausse de 7, 6% par rapport à un an plus tôt à 106,4 millions d'euros mais le bénéfice net s'est effondré à 138.000 euros, contre 3,1 millions d'euros l'an passé. Principal accusé : l'activité d'accessoires Bluetooth. Le retard du développement des nouvelles gammes a fortement affecté le chiffre d'affaires de cette branche (-30,7%). La société créée en 2003 par Stéphane Bohbot, jeune trentenaire, s'est spécialisée dans la distribution de téléphones et dans le design. L'activité de distribution (-7,3%) est elle aussi en recul sur les six premiers mois de l'année, les opérateurs ayant préemptés davantage de modèles pour leurs packs, laissant moins de possibilités aux réseaux de distribution de se différencier. La vraie locomotive de l'entreprise est son activité de création de mobiles sur mesure pour des grandes marques ( 164% sur les six premiers mois), lancée en 2006. Au premier semestre, elle représente 26,5% du chiffre d'affaires total, mais d'ores et déjà 55% de la marge brute de la société. Dans les jours prochains Modelabs va sortir le téléphone spécialement conçu pour la marque Levi's (voir encadré) et des accords avec des marques de luxe devraient être annoncés à l'automne. Fort de ses premiers succès (accords avec MTV, elite, Virgin....), Modelabs s'est introduit en bourse en 2006, mais le titre n'a pas fait d'étincelles. Vendredi,

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après l'annonce des résultats du premier semestre, il reculait de 1,45% à 6,10 euros. Modelabs, qui a été pionnier en matière de sur-mesure (il écoule maintenant plus de 25.000 pièces pour une série), n'est plus seul sur ce créneau. Sagem a développé un téléphone pour Porsche, le coréen LG pour Prada, Motorola pour Dolce & Gabbana, Nokia a créé le Virtue - un modèle aux environs de 4.000 euros-. " Il y a eu des initiatives marquantes, mais qui sont rassurantes pour nous. Le téléphone Prada, par exemple n'a pas été vendu assez cher et le réseau de distribution n'a pas été assez sélectif. Prada a raté son entrée sur le téléphone de luxe ", constate Stéphane Bohbot. Du coup, Modelabs a beaucoup investit en marketing et commercial pour étendre ses marchés à l'étranger et cherche à acquérir des licences auprès de grandes marques. " Nous avons crée une filiale aux Etats-Unis, un département à Hong-Kong, développé une offre de e-commerce et augmenté les fonctions commerciales et d'ingénierie ", explique Stéphane Bohbot. Ces investissements ont pesé sur la trésorerie, qui a diminué de moitié par rapport à un an plus tôt, pour s'établir à 21 millions d'euros. Ils laissent néanmoins augurer " d' une bonne année 2008 après un exercice de transition en 2007 ", assure le PDG de Modelabs. Virginie Robert Avec Modelabs, on pourra personnaliser son portable Levi's en ligne A l'instar d'un constructeur automobile, qui permet de personnaliser sur internet sa voiture en choisissant la couleur de la peinture du véhicule et différentes options, on pourra bientôt designer soi-même son téléphone portable. L'idée s'inspire également du constructeur informatique Dell chez qui on peut composer en ligne son ordinateur personnel à la demande. Mais c'est la célèbre marque de jeans, Levi's qui va, la première, mettre en oeuvre cette nouvelle forme de personnalisation dans le

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monde de la téléphonie mobile. Elle a confié à Modelabs le design d'un téléphone portable sous sa marque qui va être lancé au cours du mois de septembre 2007. A partir du mois de novembre il sera possible pour les internautes de choisir parmi 500 composants pour en construire un selon ses désirs. A condition de l'acheter hors pack-abonnement (il devrait alors valoir environ 399 euros) et de consentir entre 30 à 50 euros supplémentaires pour le sur-mesure.

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ACTUALITÉ LSE : le Nasdaq voudrait céder rapidement sa participation L'entreprise de marché américaine souhaiterait mobiliser ses ressources pour emporter la bataille face à Dubaï pour la prise de contrôle de... Almunia appelle les responsables européens à respecter l'indépendance de BCE Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, a appelé lundi les responsables européens à respecter l'indépendance... Brésil: la banque centrale devrait baisser son taux de 0,25 point à 11,25% La banque centrale du Brésil devrait abaisser mercredi son taux de base Selic d'un quart de point à 11,25%, en dépit des turbulences financières... SP envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et relever celles de Suez L'agence Standard and Poor's envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et de relever celles de Suez après la présentation d'une nouvelle mouture... Japon : un membre de la BoJ pointe les risques du maintien prolongé de taux faibles Un membre du comité de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) a jugé qu'il était dangereux pour l'économie et la croissance nippones de... Publicité

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Le marché s'interroge sur l'impact de la crise du crédit sur l'économie Après une semaine marquée par un certain apaisement, l'attention sera concentrée cette semaine sur les banques centrales. Un statu quo de la BCE est... Standard & Poor's change de président « Subprime ».Deven Sharma va remplacer Kathleen Corbet à la tête de l'agence de notation Standard & Poor's... Un mois d'août très favorable au yen Après quelques semaines chahutées, la tendance à venir pour les monnaies dépendra du degré de confiance des intervenants et de leur appétit pour la... OPA : la directive européenne entre en vigueur en Belgique Comme au Royaume-Uni, le franchissement du seuil de 30 % emporte désormais l'obligation de lancer une OPA en Belgique. En France, il est fixé à 33,33... Les places boursières soutenues par le discours de Ben Bernanke L'apaisement du climat boursier s'est confirmé vendredi avec le discours du président de la Fed assurant que celle-ci était prête à prendre des... Une baisse des taux de la Fed paraît de plus en plus probable Vendredi à Jackson Hole, Ben Bernanke, patron de la Réserve fédérale américaine, a assuré les banquiers centraux du monde entier qu'il était prêt à...

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Les économistes noircissent le bilan de l'ère Greenspan Alan Greenpan, qui a quitté la Fed il y a dix-neuf mois, après dix-huit ans de présidence, est désigné aujourd'hui par certains comme le premier... Le volume des opérations de M&A a brutalement diminué au mois d'août Avec 188 milliards de dollars d'opérations annoncées selon l'agence Bloomberg, le marché des fusions-acquisitions (M&A) a connu un brutal... « Subprime » : le dernier fonds gelé par BNP Paribas rouvre sur une baisse de 1,21 % Le fonds luxembourgeois Parvest Dynamic ABS (640 millions d'euros sous gestion), l'un des trois fonds gelés par BNP Paribas en raison de la crise du... La crise du « subprime » 1erBourse.La liste des fonds touchés par la crise du « subprime » s'allonge ANALYSES Hériter ou ne pas hériter, « c'est là la question » Ce n'est pas l'argent de poche que vous allez donner à votre enfant le jour de la rentrée scolaire Le logement en France à l'abri de la crise des « subprime » En France comme aux Etats-Unis, l'immobilier résidentiel joue unrôle décisif dans l'enrichissement des ménages. Deux tiers des ménages américains...

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LSE : le Nasdaq voudrait céder rapidement sa participation L'entreprise de marché américaine souhaiterait mobiliser ses ressources pour emporter la bataille face à Dubaï pour la prise de contrôle de l'OMX. Selon la presse britannique du week-end, le Nasdaq serait assez pressé de céder sa participation dans le London Stock Exchange (LSE). Robert Greifeld, directeur général de l'entreprise de marché américaine, aurait ainsi demandé à ses banques-conseils, JP Morgan et UBS, de venir avec une proposition cette semaine, écrivait hier « The Observer ». Selon l'hebdomadaire dominical, le Nasdaq aurait besoin de fonds pour financer une surenchère sur l'opérateur des Bourses scandinaves et baltes, OMX, également courtisé par la Bourse de Dubaï. La liste des repreneurs potentiels est longue mais la partie reste serrée pour le Nasdaq. Outre le prix, la difficulté vient de ce que l'échec de l'entreprise de marché américaine à prendre le contrôle de la Bourse de Londres a démontré une fois de plus que la City restait une place imprenable. La semaine dernière, le « Wall Street Journal » citait une demi-douzaine de candidats, dont Nyse Euronext et Deutsche Börse. Dilution de 31 % à 22 %

Or le Nasdaq n'a pas l'intention de c��der ses 31 % à un seul acheteur ou à un groupe de repreneurs agissant de concert. Autre difficulté : l'acquisition en cours de la Bourse de Milan par le LSE signifie une dilution de la participation du Nasdaq de 31 % à 22 % du capital de la place londonienne. La partie de Borse Dubai est délicate aussi. Concurrent du Nasdaq pour le rachat d'OMX, il pourrait se transformer en partenaire. Le directeur général du Nasdaq a déjà indiqué qu'il était prêt à l'accepter comme actionnaire minoritaire.

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Les Echos e-paper - MARCHÉS - 03/09/07 à 21h00

En lui cédant une partie de ses actions dans le LSE, le Nasdaq pourrait faire d'une pierre deux coups et éviter une bataille boursière coûteuse. En mai, le Nasdaq avait fait une offre amicale valorisant OMX environ 205 couronnes suédoises par action, soit 2,7 milliards d'euros, avant une surenchère de Borse Dubai à 230 couronnes par action - en cash. Cette dernière offre valorise l'opérateur suédois près de 3 milliards d'euros. C. LE.

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Almunia appelle les responsables européens à respecter l'indépendance de BCE Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, a appelé lundi les responsables européens à respecter l'indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) en matière de politique monétaire et de taux d'intérêt. "Tout le monde a le droit d'avoir son opinion sur la politique monétaire et sur les taux d'intérêt mais personne ne doit faire pression sur la Banque" centrale, a indiqué le responsable européen dans le cadre d'une conférence à Madrid. M. Almunia faisait référence aux récentes prises de position pour que la Banque assouplisse ou bien s'abstienne de durcir sa politique monétaire, après les turbulences financières de cet été. Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) se réunira jeudi. "Je n'ai aucune idée du résultat final mais il faut s'attendre à ce que la Banque centrale prenne une décision juste comme celles prises par le passé", a déclaré le commissaire espagnol. "Il faut que tous respectent le fait que la Banque centrale prenne ses décisions en toute indépendance", a insisté M. Almunia, suggérant que le fait de faire pression sur la BCE était au final contre-productif. "Une Banque centrale avec un statut indépendant qui se sent mise sous pression aurait tendance à montrer qu'elle est indépendante", a indiqué le responsable. Plusieurs voix --notamment celle du gouvernement français et de huit économistes allemands influents-- se sont élevées récemment pour demander à la BCE de renoncer à remonter ses taux directeurs à la rentrée. La Confédération européenne des syndicats (CES) a même demandé à la Banque d'envisager une baisse des taux pour montrer qu'elle est prête à "défendre la croissance et les emplois".

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Selon un panel d'économistes interrogés par l'AFP et l'agence Thomson Financial News, la Banque centrale européenne (BCE) devrait s'abstenir de remonter son taux directeur lors de sa réunion de jeudi, en raison de tensions persistantes sur les marchés financiers. AFP

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Brésil: la banque centrale devrait baisser son taux de 0,25 point à 11,25% La banque centrale du Brésil devrait abaisser mercredi son taux de base Selic d'un quart de point à 11,25%, en dépit des turbulences financières internationales, selon la majorité des analystes. Analystes et responsables financiers s'attendent que le Comité de politique monétaire (Copom) ralentisse son rythme de baisse des taux à 0,25 point, selon l'enquête hebdomadaire de la banque publiée lundi. Le 18 juillet, le taux Selic avait été abaissé de 0,50 point. La banque a entamé en septembre 2005 un cycle de baisse des taux qui a permis de réduire de 8,25 points le Selic, qui atteignait alors 19,75%. La réunion du Copom est "symbolique car elle intervient au milieu d'une crise financière" et son résultat montrera "comment la banque centrale interprète la réaction de l'économie brésilienne au nouveau contexte international" de turbulences, qui a conduit d'autres institutions monétaires à durcir leurs taux d'intérêt, selon le consultant SantaFe Ideias. "Le marché attend vraiment une baisse de 0,25 point, et si elle ne se produit pas cela peut renforcer la volatilité sur un marché déjà perturbé" car cela sonnerait l'alarme, a indiqué à l'AFP l'économiste en chef du courtier Fator Doria, Vladimir Caramaschi. Pour l'Institut d'études pour le Développement industriel (IEDI), une interruption de la baisse des taux "comporterait des risques très sérieux car elle indiquerait aux entrepreneurs qui investissent dans l'économie brésilienne qu'ils doivent geler leurs plans d'investissement, au consommateur qu'il doit freiner sa forte demande et aux banques qu'elles doivent modérer leurs financements". La poursuite de l'assouplissement de la politique monétaire est justifiée car "le scénario le plus probable est que les objectifs d'inflation soient respectés

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avec même une certaine marge", selon le département économique de Banco Santander, qui table aussi sur une réduction de 0,25 point. Selon l'enquête de la banque centrale, les analystes estiment que l'inflation atteindra 3,92% cette année, un chiffre inférieur à la cible officielle de 4,5%. Ils tablent par ailleurs sur une croissance du PIB de 4,7%. "Il y aura très peu d'impact ou d'influence chez nous des turbulences" déclenchées par la crise du crédit immobilier aux Etat-Unis, avait assuré la semaine dernière le ministre brésilien des Finances Guido Mantega. AFP

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SP envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et relever celles de Suez L'agence Standard and Poor's envisage toujours d'abaisser les notes de GDF et de relever celles de Suez après la présentation d'une nouvelle mouture du projet de fusion, largement "amélioré" mais qui doit encore franchir "plusieurs barrières", a-t-elle indiqué lundi. L'agence de notation financière envisage d'abaisser la note de la dette long terme de GDF (AA-/A-1+) et de relever celle de Suez (A-/A-2) depuis le 27 février 2006, après l'annonce du premier projet de fusion, a-t-elle rappelé dans une note. Après la présentation lundi des nouveaux termes de la fusion, Hugues de La Presle, analyste chez SP, note que l'opération devrait rester "globalement bénéfique pour Suez et dilutive (baisse du bénéfice part action, ndlr) pour GDF". D'un point de vue du risque financier, "même si le profil de Suez s'est amélioré de manière importante, GDF dispose encore de ratios de crédit bien plus solides", estime l'agence de notation. Les nouveaux termes de la fusion "constituent un pas en avant significatif", souligne-t-elle. "Mais la fusion doit encore faire face à plusieurs barrières, en particulier son approbation par les actionnaires des deux groupes, la signature du décret autorisant la privatisation de GDF après le vote de la loi par le Parlement, et l'opposition des syndicats de GDF", conclut-elle. AFP AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR GDF Fusion Gaz de France-Suez : hostilité de la gauche et des syndicats Le prix du gaz restera réglementé, assure le gouvernement Suez et GDF détaillent les modalités et le calendrier de leur mariage

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Japon : un membre de la BoJ pointe les risques du maintien prolongé de taux faibles Un membre du comité de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) a jugé qu'il était dangereux pour l'économie et la croissance nippones de laisser les acteurs du marché espérer un maintien prolongé des taux très bas aujourd'hui en vigueur. "Nous devons nous souvenir que derrière les investissements risqués des années 1980 (qui ont conduit à la formation d'une bulle puis à son éclatement, ndlr), il y avait l'impression que les taux d'intérêts allaient rester faibles", a déclaré samedi aux Etats-Unis le gouverneur adjoint de la BoJ, Kazumasa Iwata. La transcription de son discours a été rendue publique lundi par la BoJ. Dans la seconde partie des années 1980, nombre de spéculateurs avaient fortement investi dans des biens immobiliers et des opérations risquées sur fond de boom économique. A l'époque, l'évolution des prix à la consommation était proche de zéro mais les prix du mètre carré s'envolaient. "Nous voyons aujourd'hui que les prix des terrains ont remonté et que l'indice des prix avoisine zéro", a averti M. Iwata, pointant du doigt les similitudes et le risque de retomber dans une situation de "pré-bulle". M. Iwata a toutefois souligné que le nouveau cadre de conduite de la politique monétaire, adopté par la BoJ en mars 2006, impliquait la prise en compte des risques potentiels des décisions sur un plus long terme qu'à l'époque. La BoJ a décidé le 23 août dernier de maintenir son taux directeur inchangé à 0,50%, niveau auquel il se trouve depuis février. Cette décision était largement attendue par les marchés, compte-tenu de la persistance de pressions déflationnistes et des turbulences financières mondiales liées à la crise des prêts immobiliers à risque ("subprime") aux Etats-Unis.

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Depuis qu'elle a aboli en juillet 2006 sa politique de taux zéro visant à combattre la déflation, la banque centrale nippone ne cache toutefois pas son souhait de "normaliser" rapidement le loyer de l'argent au Japon pour réduire le différentiel avec ceux de la zone euro (4%) et des Etats-Unis (5,25%). La prochaine décision de politique monétaire interviendra le 19 septembre. AFP

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Le marché s'interroge sur l'impact de la crise du crédit sur l'économie Après une semaine marquée par un certain apaisement, l'attention sera concentrée cette semaine sur les banques centrales. Un statu quo de la BCE est anticipé jeudi en attendant la décision de la Réserve fédérale le 18 septembre.

Le mois d'août, particulièrement agité avec l'éclatement de la crise du « subprime », ces crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis, s'est achevé sur une note, sinon sereine, du moins apaisée. Les grands indices boursiers, dont plusieurs avaient touché des plus bas annuels durant la semaine noire du 15 août, ont redressé la barre. Au cours de la semaine écoulée, le CAC 40 (lire page 17) a regagné 1,68 %, ramenant son recul sur le mois d'août à 1,54 %. A Wall Street, l'indice S&P 500 s'est stabilisé (- 0,36 % sur la semaine) pour finir le mois sur un gain de 1,29 % (lire page 31). Toutefois, signe d'une nervosité persistante, la volatilité reste élevée. La volatilité implicite du DJ Euro Stoxx 50 avait atteint 27,7 % le 16 août - au plus haut depuis octobre 2003. « Depuis début juillet, la volatilité a quasiment doublé, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, ce qui montre la grande nervosité des marchés », remarque Laurent Roussel, directeur adjoint de la recherche

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Les Echos e-paper - MARCHÉS - 03/09/07 à 21h00

d'Exane Derivatives. La volatilité n'a cependant pas atteint ses niveaux de 2002, où elle était montée jusqu'à 52 % en Europe. « Or une certaine panique est souvent nécessaire à un fort rebond des marchés », fait-il observer. Aujourd'hui, la volatilité est un peu retombée mais elle reste plus élevée qu'en début d'année. Côté obligataire, la semaine a été marquée par un ajustement des anticipations de politique monétaire, de part et d'autre de l'Atlantique, qui a quelque peu calmé les esprits. Les investisseurs tablent désormais sur un statu quo de la Banque centrale européenne (BCE), dont la décision est attendue jeudi. La semaine dernière, Jean-Claude Trichet avait indiqué que la décision des autorités monétaires de la zone euro serait prise le 6 septembre au vu des derniers événements. Alors que le marché tablait sur un nouveau tour de vis, ces déclarations ont poussé les intervenants à parier sur un statu quo. Le rendement des emprunts d'Etat à 2 ans en France et en Allemagne s'est à peu près stabilisé sur la semaine, en baisse de 1 point de base pour le Bund et en recul de 2 points de base pour l'OAT. « Labor Day »

Aux Etats-Unis, le taux de l'emprunt d'Etat à 2 ans s'est détendu de 16 points de base, signalant le changement des anticipations en matière de politique monétaire et une certaine décrispation sur le marché du crédit. La Fed a alimenté le marché en liquidités au gré des besoins tout au long de la semaine et son président, Ben Bernanke, a assuré vendredi qu'elle prendrait « des mesures supplémentaires » pour « favoriser le fonctionnement harmonieux des marchés » (lire page 7). Les craintes d'un assèchement des liquidités à court terme ont donc perdu de leur acuité. De plus, le discours de la Fed laisse ouverte l'hypothèse d'une baisse des taux rapide, une hypothèse largement anticipée pour le 18 septembre. Mais la nervosité risque de persister à cause des interrogations sur les répercussions de la crise du marché du crédit sur l'économie réelle. La semaine

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dernière, les indices de confiance des consommateurs publiés aux Etats-Unis et en Allemagne ont marqué un net recul. Les prochains chiffres seront donc observés de près, à commencer par ceux de l'emploi aux Etats-Unis en août, attendus vendredi. Dans ce contexte encore flou, les banques centrales devront agir avec prudence. Du coup, les stratèges de marchés sont partagés sur l'évolution à moyen terme. Certains jugent que la correction a créé des opportunités d'achat dont il faut profiter sans tarder. D'autres préconisent d'attendre la prochaine vague de publications des banques ainsi que le grand rendez-vous de la Fed le 18 septembre. « On paie les excès connus sur l'immobilier américain ces dernières années. La consommation outre-Atlantique en souffrira sans doute. En outre, les investisseurs s'apercevront un jour que la Chine connaît un phénomène de surinvestissement. Le marché peut encore monter un peu mais il sera difficile de dépasser les plus hauts de juillet d'ici à fin 2007, sauf action massive de la Réserve fédérale », estime Gilles Etcheberrigaray, directeur général délégué de Franklin Templeton AM à Paris. En attendant, la semaine qui s'ouvre aujourd'hui pourrait démarrer sur une note prudente, les marchés américains étant fermés ce lundi pour « Labor Day ». M. A. et C. LE.

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Standard & Poor's change de président « Subprime ».

Deven Sharma va remplacer Kathleen Corbet à la tête de l'agence de notation Standard & Poor's (S&P). Deven Sharma, entré chez S&P en 2002, était depuis novembre 2006 vice-président exécutif des services d'investissement et des ventes mondiales. Quant à la présidente sortante, qui avait pris ses fonctions en avril 2004, elle va « poursuivre d'autres opportunités ». Selon un porte-parole de Standard & Poor's cité par l'agence Bloomberg, Kathleen Corbet souhaite passer davantage de temps avec sa famille et son départ n'est pas du tout lié aux turbulences qui agitent actuellement le marché du crédit. N'empêche, avec la crise, les agences de notation sont à nouveau sur le gril, accusées d'avoir échoué à évaluer les risques liés aux titres adossés à des crédits hypothécaires à risques et d'avoir dégradé leurs notes trop tardivement. De part et d'autre de l'Atlantique, des appels ont été lancés pour analyser le rôle des agences dans la crise du « subprime ».

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Les Echos e-paper - MARCHÉS - 03/09/07 à 21h00

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Un mois d'août très favorable au yen Après quelques semaines chahutées, la tendance à venir pour les monnaies dépendra du degré de confiance des intervenants et de leur appétit pour la prise de risque.

Au sortir d'un mois d'août marqué par des turbulences sur les marchés financiers, conséquence de la crise du crédit hypothécaire à risque aux Etats-Unis, les opérateurs semblent avoir retrouvé un petit peu de confiance. L'attitude des banques centrales y est pour beaucoup, celles-ci ayant jusqu'à présent géré la crise de main de maître à travers des injections de liquidités. Au-delà, les intervenants se sont convaincus de la baisse prochaine des taux aux Etats-Unis et d'un statu quo en Europe. Et la promesse de mesures de la part du président américain George W. Bush vendredi a contribué à restaurer, pour partie, l'appétit pour le risque, donc un prolongement des stratégies de portage (« carry trade »). Ces stratégies consistent à emprunter en monnaies à faible taux - comme le yen, par exemple - pour placer en devises plus rémunératrices. Elles ont pour conséquence de peser sur les monnaies de financement et de porter les monnaies d'investissement.

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Quoi qu'il en soit, ces pratiques ayant été freinées par la crise, le yen restera sans conteste le grand gagnant du mois dernier parmi les grandes devises internationales avec une appréciation de 2,9 % face au dollar, de 3,3 % face à l'euro et de 3,9 % face à la livre sterling. A l'inverse, parmi les monnaies qui profitent habituellement du portage, le dollar néo-zélandais et le dollar australien ont respectivement lâché 8,2 % et 4,5 % face au dollar américain et 3,8 % et 2,4 % face au yen. Un mouvement qui pourrait bien se poursuivre. Déclarations de George Bush

Les grandes tendances à venir sur le marché des changes dépendront donc de l'évolution de l'aversion au risque et du niveau de volatilité sur le marché. Plus ces deux variables seront élevées, plus forte sera la tentation de mettre un terme au portage ou bien d'en réduire les positions. Les tensions sur les marchés n'ont pas disparu, loin s'en faut. En témoignent d'ailleurs les différentiels de taux encore élevés entre les taux au jour le jour et les taux des marchés monétaires, interbancaires et des papiers commerciaux adossés à des actifs. La moindre mauvaise nouvelle sur le front du crédit hypothécaire aux Etats-Unis ou du côté des intentions des banques centrales sera susceptible de mettre les intervenants sur la défensive. Les autorités politiques et monétaires américaines ont été très claires en toute fin de semaine dernière. Il n'est pas question pour elles de devenir responsables en lieu et place des prêteurs et des spéculateurs. Les déclarations du président américain George W. Bush sur ce point ont provoqué vendredi après-midi un brusque repli du dollar sous les 116 yens, à 115,75 yens, alors que le billet vert était parvenu à se hisser jusqu'à 116,60 yens en cours de séance. Les experts de Crédit Agricole, qui envisagent un scénario de normalisation des primes de risque et d'assainissement des acteurs et des marchés trop endettés, s'attendent à une poursuite de l'ajustement des monnaies impliquées dans les opérations de « carry trade » : à la hausse pour les monnaies de

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financement, comme le yen ou le franc suisse ; à la baisse pour les devises d'investissement. C. FR.

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OPA : la directive européenne entre en vigueur en Belgique Comme au Royaume-Uni, le franchissement du seuil de 30 % emporte désormais l'obligation de lancer une OPA en Belgique. En France, il est fixé à 33,33 %. Tout actionnaire ou groupe d'actionnaires qui franchit désormais à la hausse le seuil de 30 % du capital d'une société cotée en Belgique sera dans l'obligation de lancer une offre publique d'achat (OPA). La loi qui transpose la directive sur les OPA est entrée en vigueur le 1er septembre. Cette échéance a provoqué quelques mouvements préventifs, certains actionnaires souhaitant se mettre à l'abri d'une OPA obligatoire. Car la loi laissait une échappatoire dès lors que le seuil était franchi avant le 1er septembre. Les actionnaires de Dexia - les belges Arcofin, Holding Communal et Ethias, les français CDC et CNP Assurances - ont ainsi conclu la semaine dernière un pacte d'actionnaires qui détient au total près de 55 % du capital de la banque franco-belge. De même, début août, les actionnaires de KBC (Cera et KBC Ancora) avaient porté leur participation de 27 % à 30,06 %. Gérer les rumeurs

Jusqu'à présent, c'était le changement de contrôle, parfois difficile à définir, qui emportait l'obligation de lancer une OPA. Désormais, c'est le simple franchissement du seuil de 30 %. Ce seuil est identique à celui en vigueur au Royaume-Uni tandis que, en France, il est fixé à 33,33 %. La loi apporte quelques autres innovations, parmi lesquelles l'obligation pour un acquéreur d'informer les salariés d'une société visée par une OPA de ses intentions en matière d'emploi et la mise en place d'une forme d'expertise indépendante, par exemple quand une société mère veut racheter les intérêts minoritaires de l'une de ses filiales.

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Enfin, comme l'a fait la France après l'émoi sur Danone et même si la directive ne prévoyait rien dans ce domaine, la transposition de la directive OPA a fourni l'occasion d'instaurer un mécanisme de gestion des rumeurs sur le modèle britannique du « put up or shut up » : si la rumeur désigne assez précisément un prédateur, le régulateur pourra lui imposer de dévoiler ses intentions. C. LE.

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Les places boursières soutenues par le discours de Ben Bernanke L'apaisement du climat boursier s'est confirmé vendredi avec le discours du président de la Fed assurant que celle-ci était prête à prendre des mesures supplémentaires afin de limiter l'impact de la crise du crédit immobilier.

En cette période de nervosité, les investisseurs ont eu raison d'espérer. Vendredi, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, les a rassurés en répétant que l'institution qu'il dirige était prête à « prendre des mesures supplémentaires, en fonction des besoins, pour apporter des liquidités et favoriser le fonctionnement harmonieux des marchés » (lire également page 7). Jugé encourageant, ce message n'a pas contrarié les anticipations d'une baisse des taux par la banque centrale américaine lors de la prochaine réunion de son Comité de politique monétaire, qui se tiendra le mardi 18 septembre. La séance de vendredi a ainsi témoigné d'un petit regain de confiance des investisseurs. Les mesures annoncées par le président américain George Bush pour venir en aide aux particuliers les plus touchés par les difficultés du « subprime » ont également contribué à rassurer. Néanmoins, la prudence a limité les initiatives. L'indice Dow Jones a ainsi a fini vendredi sur un gain de 0,90 %, à 13.357,74

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points. Le Standard & Poor's 500 a gagné 1,12 %, à 1.473,99 points, et le Nasdaq composite 1,21 %, à 2.596,36 points. La hausse a été emmenée par les valeurs financières et le secteur de l'énergie, soutenu par la nouvelle envolée des cours du pétrole. Citigroup a gagné 1,4 % et Goldman Sachs 2,7 %. Les deux organismes de financement et de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac se sont respectivement adjugé 3,5 % et 2,6 %. Mais le manque de visibilité persistant sur fond de crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis a favorisé la bonne tenue des valeurs défensives. Signe de l'apaisement du climat sur les marchés grâce notamment à l'infléchissement des anticipations sur les politiques monétaires de part et d'autre de l'Atlantique, l'indice Dow Jones et le S&P 500 ont limité leur recul hebdomadaire à 0,16 % pour le premier et à 0,36 % pour le second tandis que, en inscrivant une progression de 0,76 %, le Nasdaq parvient même à afficher un bilan positif. Les trois indices boursiers signent aussi leur première progression mensuelle depuis le mois de mai avec des gains de 1,1 % pour le Dow Jones, de 1,3 % pour le S&P 500 et de 2 % pour le Nasdaq. Un rebond très marqué en Asie

En Europe, l'humeur a été également allégée par le discours de Ben Bernanke et les mesures annoncées par George W. Bush. Là encore, les indices ont terminé la semaine sur une note nettement positive : le DJ Euro Stoxx 50, qui regroupe les cinquante plus grosses capitalisations de la zone euro, a gagné 1,14 %, à 4.294,56 points. A la Bourse de Londres, l'indice Footsie a gagné 1,47 %, à 6.303,30 points. A Francfort, le DAX 30 a engrangé 1,57 %, à 7.638,17 points. L'indice britannique a été notamment soutenu par les valeurs minières sur fond de hausse des prix des matières premières. Vedanta a ainsi progressé de 4,4 % et Rio Tinto

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de 3,7 %. Outre-Rhin, Infineon a bondi de 3,7 % après que le groupe eut trouvé un repreneur pour Altis, codétenu avec IBM. Le bilan hebdomadaire est positif aussi : le DJ Euro Stoxx 50 affiche une progression de 1,32 % sur la semaine, limitant son recul sur le mois écoulé à 0,49 %. En Asie, le rebond de vendredi a été encore plus marqué. A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei 225 a gagné 2,57 %, à 16.569,09 points. Il affiche ainsi une progression de 1,97 % sur la semaine. Enfin, sur la place boursière de Hong Kong, la performance hebdomadaire de l'indice Hang Seng ressort à 4,63 % après une progression de 2,13 % vendredi, à 23.984,14 points.

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Une baisse des taux de la Fed paraît de plus en plus probable Vendredi à Jackson Hole, Ben Bernanke, patron de la Réserve fédérale américaine, a assuré les banquiers centraux du monde entier qu'il était prêt à agir pour minimiser l'impact des turbulences financières actuelles sur l'économie réelle. DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK.

Après que Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine, a assuré, vendredi, que la banque centrale américaine saurait prendre en compte l'impact des turbulences financières actuelles sur l'économie réelle, les économistes sont de plus en plus persuadés que la Fed va baisser ses taux le 18 septembre prochain lors de la réunion de son comité de politique monétaire (FOMC). « La Fed devrait baisser les taux, il n'y a pas l'ombre d'un doute, estime ainsi Kenneth Rogoff, professeur à Harvard et ancien directeur de la recherche au Fonds monétaire international. Il devient de plus en plus probable qu'elle le fera. » Un avis partagé par Alan Blinder, professeur à Princeton et ancien vice-président de la Réserve fédérale de 1994 à 1996 : « Le FOMC devrait, et je pense qu'il va [baisser les taux] », a-t-il expliqué à Bloomberg. Economiste à l'American Enterprise Institute, un think-tank de droite, Desmond Lachman va plus loin : « Le taux directeur, actuellement de 5,25 %, va être abaissé de 50 points de base pour compenser le fait que la Fed a trop attendu. » Prudence à Jackson Hole

Pour se garder une marge de manoeuvre maximale, Ben Bernanke n'a pas été aussi affirmatif lors de son discours de Jackson Hole, où des banquiers centraux du monde entier s'étaient rassemblés pour une réunion annuelle. « Le comité continue à surveiller la situation et agira si nécessaire pour limiter les éventuels effets négatifs sur l'économie des turbulences sur les marchés financiers », a-t-il

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ainsi déclaré. Sans omettre la réserve suivante : « Il n'est pas dans le rôle de la Réserve fédérale de protéger les investisseurs des conséquences de leurs décisions financières », a-t-il ajouté. Autrement dit, la Fed n'agira que si les secousses sur les marchés affectent l'économie. Mais elle semble juger cette éventualité de plus en plus probable, si l'on s'en tient au discours de vendredi, qui n'a pas mentionné le risque d'inflation. Depuis le début de la crise du crédit, début août, beaucoup d'économistes considèrent que Ben Bernanke ne veut pas apparaître comme celui qui vient à la rescousse de Wall Street au premier signe de risque, et ce pour éviter le fameux « danger moral » qu'il y aurait à faire croire aux investisseurs qu'il y aura toujours quelqu'un pour les sortir d'un mauvais pas. Mais alors que les marchés ont déjà beaucoup souffert, les inquiétudes se sont déplacées sur les risques de chute de la croissance de l'économie américaine. « La conjonction d'une crise de crédit et d'un éclatement de la bulle immobilière est potentiellement très grave », note ainsi Desmond Lachman. Pour Kenneth Rogoff, ce « danger moral » n'est plus important : « S'il maintient les taux à leur niveau actuel, Ben Bernanke apparaîtrait comme quelqu'un de dur, mais à quoi cela lui servirait-il ? : la question du «danger moral» ne vaut que si baisser les taux fait resurgir l'inflation, autrement quelle importance ? » NICOLAS MADELAINE

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Les économistes noircissent le bilan de l'ère Greenspan Alan Greenpan, qui a quitté la Fed il y a dix-neuf mois, après dix-huit ans de présidence, est désigné aujourd'hui par certains comme le premier responsable de la crise actuelle du crédit immobilier.

DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK.

Pendant que Ben Bernanke joue sa crédibilité de président de la Réserve fédérale sur sa gestion de la crise actuelle, Alan Greenpan, qui, lui, a passé la main il y a environ dix-neuf mois et vient d'offrir ses services à la Deutsche Bank, voit de son côté son bilan noirci par de nombreux économistes. Pour eux, la crise du crédit immobilier de cet été, qui est tout près d'être une crise du crédit tout court, est la conséquence directe de la politique monétaire conduite par « l'homme qui murmurait à l'oreille des marchés ». A y bien regarder, toujours selon ces critiques, la touche Greenspan revenait à entraîner les marchés d'une bulle à une autre, au prix, au mieux d'une mauvaise allocation du capital, au pire, d'une vraie récession pénible, qui pourrait se produire maintenant. Parti après une présidence de dix-huit ans dans un concert de louanges, même si quelques économistes n'avaient déjà pas voulu y ajouter leur voix,

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Alan Greenpan est aujourd'hui taxé par certains d'avoir présidé une Fed « subprime », c'est-à-dire de mauvaise qualité. « C'est à juste titre que son héritage est aujourd'hui profondément réexaminé à son désavantage », explique ainsi Desmond Lachman, économiste à l'American Enterprise Institute. D'une bulle à l'autre

C'est moins parce qu'il a baissé les taux, entre 2001 et juin 2003, de 6,50 % à 1 %, que parce qu'il les a maintenus à ce niveau pendant un an - avant de ne les remonter vers leur niveau actuel de 5,25 % que progressivement - qu'Alan Greenspan, que certains accusaient déjà d'avoir nourri la bulle Internet, est aujourd'hui critiqué. Selon ses détracteurs les plus virulents, dont Gerald O'Driscoll, ex-président de la Fed de Dallas, Greenspan, au lieu de juger que les bulles sont indétectables et qu'un geste de la banque centrale serait contre-productif, aurait dû voir que c'était lui-même qui les encourageait. D'autant plus qu'il s'était débrouillé pour que les marchés pensent qu'il viendrait à leur rescousse en cas de panique. Les critiques se sentent d'autant plus fondés que Greenspan n'a jamais non plus actionné le levier de la réglementation pour empêcher la multiplication des prêts immobiliers les plus farfelus. Heureusement pour lui, le « maestro » a toujours ses défenseurs. « [Ces critiques] me laissent perplexe : elles ne s'appuient sur aucune preuve, écrit ainsi Mark Getler, un professeur de New York University qui a écrit plusieurs articles universitaires avec Ben Bernanke. En laissant les taux d'intérêt à un niveau bas en l'absence de pressions inflationnistes, Greenspan a prudemment assuré les Etats-Unis contre une déflation à la japonaise. » Pour Kenneth Rogoff, professeur d'économie à Harvard et ancien du Fonds monétaire international, « Greenspan n'a commis qu'une petite faute, si faute il y a : c'est facile de savoir après coup, il aurait pu y avoir un deuxième attentat ». Ce n'est pas sur la performance de Ben Bernanke que la communauté des économistes va se réconcilier. Le nouveau président de la Fed a déjà ses critiques, qui l'accusent d'avoir eu un coup de retard à chaque étape de la crise

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du financement immobilier, et ses supporters, comme Kenneth Rogoff, pour qui « Bernanke a bien géré la crise pour le moment ». NICOLAS MADELAINE

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Le volume des opérations de M&A a brutalement diminué au mois d'août Avec 188 milliards de dollars d'opérations annoncées selon l'agence Bloomberg, le marché des fusions-acquisitions (M&A) a connu un brutal ralentissement au mois d'août. Cette subite décrue le place au plus bas niveau mensuel depuis juillet 2005. Depuis le début de l'année, les opérations de M&A annoncées représentent 3.320 milliards de dollars, soit 244 milliards de moins que le record de l'an dernier. Ce coup de frein est lié à la soudaine dégradation du marché du crédit et à la chute des marchés boursiers provoqués par à la crise du « subprime ». Au cours du mois écoulé, la taille moyenne des opérations annoncées s'est établie à 129 millions de dollars, soit le niveau le plus bas depuis novembre 2004.

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« Subprime » : le dernier fonds gelé par BNP Paribas rouvre sur une baisse de 1,21 % Le fonds luxembourgeois Parvest Dynamic ABS (640 millions d'euros sous gestion), l'un des trois fonds gelés par BNP Paribas en raison de la crise du « subprime » américain, a été rouvert vendredi aux souscriptions et aux rachats sur une baisse de sa valeur liquidative limitée à 1,21 %. Cette diminution nettement inférieure aux 4 % à 5 % de recul potentiel annoncés le 23 août, est « une nouvelle preuve de la qualité des actifs détenus, essentiellement notés AAA et AA, dont aucun n'a connu de défaut de paiement ou de dégradation de sa notation », a indiqué vendredi BNP Paribas, dont les deux autres fonds concernés, rouverts dès le 29 août, ont essuyé des baisses elles aussi moins importantes que prévu (« Les Echos » du 30 août).

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La crise du « subprime » 1erBourse. La liste des fonds touchés par la crise du « subprime » s'allonge. La Bourse chute lourdement (photo 1). IKB. Le ministre des finances allemand annonce la mise en place d'un plan de sauvetage de 3,5 milliards d'euros pour éviter la faillite de la banque des PME IKB. 3Natixis. L'action chute de 9,9 %. Actif dans la titrisation de crédits immobiliers aux Etats-Unis, l'établissement paie en outre sa part au capital d'IKB. 6Bear Stearns. Warren Spector, dauphin du PDG de la banque, donne sa démission après la débacle de deux « hedge funds » de l'établissement. Dexia. La banque franco-belge affirme être protégée, directement et via sa filiale américaine de réhaussement de crédit FSA. 7La Fed opte pour un statu quo. Le principal taux directeur est maintenu à 5,25 %. Le 2 août, la BCE (photo 2, Jean-Claude Trichet) avait aussi laissé son taux inchangé à 4 %. 9Les banques centrales américaine, européennes et asiatiques interviennent pour éviter la paralysie des marchés monétaires interbancaires et tenter d'apaiser les craintes des

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investisseurs. En deux jours, plus de 330 milliards de dollars sont injectés dans le circuit monétaire mondial. BNP Paribas. La banque décide de fermer temporairement trois fonds d'investissement (Parvest Dynamic ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia) ne s'estimant plus capable de valoriser certains de leurs actifs. Le groupe financier Oddo avait fait de même la veille. 10HomeBanc. La société américaine de crédit immobilier se place sous la protection de la loi sur les faillites. Cette société compte plusieurs banques européennes parmi ses créanciers, dont BNP Paribas à hauteur de 30 millions d'euros. Plusieurs de ses concurrents (American Home Mortgage, First Magnus Financial,...) connaîtront le même sort durant le mois d'août. 13Goldman Sachs. La banque de Wall Street injecte 2 milliards de dollars dans Global Equity Opportunites, son « hedge fund » en difficulté. 14Home Depot. Le bénéfice net du distributeur de matériel de bricolage américain (photo 3) baisse de 21,3 % au premier semestre, et doit renégocier la vente de sa filiale HD Supply à des fonds d'investissement, conclue en juin pour 10,3 milliards de dollars. 15Le Dow Jones passe sous 13.000 points. Le 16 août, en clôture, le CAC 40 touche son point bas annuel, à 5.265,47 points. Countrywide. Le titre du premier émetteur de prêts immobiliers américain recule de 12,96 % après l'annonce d'une facilité de crédit de 11,5 milliards de dollars consentie

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par 40 banques. Les agences de notation abaissent la note de la dette du groupe. Le lendemain l'action perd 10,99 %. NIBC. La banque d'affaires néerlandaise est cédée à l'islandais Kaupthing. Les vendeurs conservent le portefeuille immobilier américain. 17La Fed abaisse son taux d'escompte à 5,75 %. Les marchés rebondissent. SachsenLB. La banque publique allemande est sauvée de la faillite par un consortium de banques qui lui octroie une ligne de crédit de 17,3 milliards d'euros. Son rachat par la banque régionale du Bade-Wuttemberg pour 300 millions d'euros sera annoncée fin août. BNP Paribas. La ministre des Finances demande à Baudouin Prot, directeur général, de lui expliquer les raisons qui l'ont conduit à décider le 9 août le gel des trois fonds d'investissement. Sentinel Management Group. Le fonds américain, qui gère pour 1,6 milliard de dollars, se met en faillite pour échapper aux demandes de remboursement de ses 200 créanciers. 22Carlyle. La firme d'investissement dans le non-coté abandonne tout projet d'introduction en Bourse pour 2007. 23FMI. Le directeur général du FMI, Rodrigo Rato, confirme que la croissance mondiale serait affectée par la crise financière. Elle pourrait conduire l'institution à ramener la hausse du PIB mondial en deçà de 5 %.

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BNP Paribas. La banque estime que les conditions sont réunies pour reprendre le calcul de la valeur liquidative et rouvrir à la souscription et à la vente, d'ici à la fin du mois, les trois fonds d'investissement fermés le 9 août. Les deux premiers rouvriront le 29 août, le troisième le 30. Bank of America. La banque injecte 2 milliards de dollars dans Countrywide sous forme d'actions préférentielles, éloignant le spectre d'une faillite du premier prêteur immobilier du pays. 28Home Depot. Le distributeur américain de matériel de bricolage accepte de vendre sa filiale HD Supply à Bain Capital, Carlyle, Clayton Dubilier & Rice avec un rabais de 18 %. Crédit. Les patrons des grandes banques françaises rassurent le Premier ministre : elles ne restreindront pas l'accès au crédit des entreprises et des ménages. 31Les places européennes enregistrent leur troisième séance de rebond. En un mois, le CAC 40 a perdu 1,54 %, le DJ Stoxx 600 1,09 %. Le Dow Jones est resté stable et le Nasdaq a regagné 1,97 %.

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ANALYSES

Hériter ou ne pas hériter, « c'est là la question » Ce n'est pas l'argent de poche que vous allez donner à votre enfant le jour de la rentrée scolaire. « Intelligent Life », le trimestriel luxueux que lance aujourd'hui en kiosque le magazine britannique « The Economist », s'intéresse à un autre phénomène générationnel : l'argent que vous allez lui laisser comme héritage à votre décès, l'argent des plus aisés surtout. Un legs pour le bien et, le plus souvent, pour le pire. D'après des statistiques de 1999 citées par le nouveau titre consacré au mode de vie, 41.000 milliards de dollars auront été ainsi transférés d'ici à 2050 d'une génération à l'autre. En 2003, aux Etats-Unis, seulement 1,6 % de la population américaine a hérité de plus de 100.000 dollars. Le magazine met cependant en garde : l'argent hérité ne fait pas forcément le bonheur. Il cite ainsi les « victimes » de ces fabuleux héritages dans des grandes familles comme celle des Agnelli ou des Rothschild. Cette année, Paris Hilton, une des héritières de la chaîne d'hôtels éponyme, « a eu aussi son petit rôle pour promouvoir le stéréotype du mal-être de la jeunesse dorée ». Mais, dans la tradition de « The Economist », « Intelligent Life » veut aussi se livrer à des explications de ces déviances générationnelles en interrogeant notamment des psychothérapeutes travaillant avec les très riches. Faut-il sinon suivre les conseils des économistes des « cycles de vie », qui proposent de « déséconomiser » (dépenser, selon le jargon d'économistes) lorsqu'on est jeune, économiser à l'âge mur, et de nouveau « déséconomiser » en vieillissant à l'approche de l'heure fatidique ? Le problème, toujours selon l'enquête, c'est qu'environ 70 % des personnes, lorsqu'elles sont interrogées, affirment vouloir laisser quelque chose après leur mort. Virginia Woolf, dans « Une chambre à soi » prend ainsi la défense de l'héritage comme moteur de la créativité intellectuelle et artistique, souligne « Intelligent Life ». Elle raconte comment sa tante décédée lui a légué sa fortune. « L'héritage de ma tante m'a

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ouvert le ciel », écrit-elle. En tout cas, le débat ouvert par le dernier-né de la presse magazine anglaise est à méditer, en France aussi, alors que l'on vient d'y décider une réduction des droits de succession.

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ANALYSES / ANNICK COLYBES

Le logement en France à l'abri de la crise des « subprime » En France comme aux Etats-Unis, l'immobilier résidentiel joue unrôle décisif dans l'enrichissement des ménages. Deux tiers des ménages américains étaient propriétaires de leur logement en 2006, 57,5 % en France. Il y a cependant une grande différence : l'immobilier est fondamental dans la constitution d'un patrimoine outre-Atlantique, puisqu'il remplace l'Etat providence. D'où l'incitation à l'accession à la propriété du plus grand nombre, encouragée par des aides gouvernementales et soutenue par la hausse régulière des prix de la pierre enregistrée depuis 1950. Alan Greenspan, l'ex-patron de la banque centrale américaine, observait que, au cours des cinq dernières années, chaque revente d'un logement s'était concrétisée par une plus-value de 25.000 dollars, soit environ 20 % de sa valeur. Ainsi, aussi longtemps que les prix de l'immobilier grimpaient, les Américains n'hésitaient pas à franchir la ligne critique de leur endettement. Banques, promoteurs et agents immobiliers ont poussé les ménages, de toutes les catégories de revenus, à devenir propriétaires. Certes, tous savaient qu'ils prenaient des risques en prêtant ou en faisant prêter aux familles les plus modestes - et qui dit risques dit taux élevés, jusqu'à 8 %, appliqués à ces « subprime mortgage » -, mais, stimulés par d'importants profits, ils estimaient cette prise de risque acceptable et s'en cachaient les aléas. Ce comportement reproduit à l'excès explique que les taux d'endettement individuels et collectifs ont atteint là-bas des niveaux devenus autant de facteurs de vulnérabilité de la chaîne des acteurs. Résident en Californie depuis dix ans, analyste du système financier américain, Paul Jorion est un spécialiste de la formation des prix dans le secteur du crédit. Dans son ouvrage « Vers la crise du capitalisme américain », il confirme que le talon d'Achille des ménages américains n'est pas tant la Bourse, qui ne représente que 20 % de l'enrichissement de ces

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ménages depuis les années 1980, que l'immobilier. Les reventes d'habitations individuelles constituent 60 % de cet enrichissement, artificiellement soutenu par tout un ensemble de politiques gouvernementales, de fait extrêmement interventionnistes. Anthropologue et économiste, Paul Jorion décrit une société presque inconnue en France « tout entière portée par le devoir quasi messianique de foi et d'espérance en un avenir de prospérité générale ». Tout ce beau système s'est grippé lors de la dernière hausse des taux d'intérêt. Le marché était déjà inondé par une suroffre de maisons indidviduelles et la demande s'est tarie. La spéculation immobilière atteint ses limites dès que l'augmentation des prix de l'immobilier décolle par rapport à des revenus qui stagnent et que se multiplient les faillites personnelles. Plusieurs millions de ménages américains ne peuvent plus rembourser leurs mensualités d'emprunts pour la plupart contractés à taux variables, fréquemment à taux progressifs. Ces taux ayant augmenté, dans ce pays où le taux d'épargne est proche de zéro et où la culture de l'endettement est plus ancrée que dans les pays européens, ils sont devenus insolvables. Or, la majorité de ces prêts immobiliers ont fait l'objet de titrisation. Les créances représentatives de ces prêts ont été cédées à des fonds d'investissement spéculatifs, tels les « hedge funds ». Ceux-ci ont été, avec la crise, obligés de constater des pertes, les crédits « subprime » étant adossés à des actifs dévalués - la valeur du logement ne couvrant plus les prêts. Ces difficultés ont suscité un climat général d'inquiétude qui, de proche en proche, a entraîné de graves perturbations dans les refinancements entre banques, contraignant les autorités monétaires fédérales à intervenir massivement pour rétablir la liquidité du marché. Les économies européennes et notamment française ne subiront en fait qu'indirectement les soubresauts de cette crise du crédit immobilier aux Etats-Unis. Le marché résidentiel en France ne devrait pas être affecté. Les propriétaires de leur logement ne sont pas concernés et les acquéreurs qui empruntent sont à

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l'abri des déconvenues américaines, car les prêts proposés sont le plus souvent établis à taux fixes ou dans le cas de taux variables « capés », c'est-à-dire encadrés entre des seuils plafond et plancher. Le variable pur étant rare, les évolutions des mensualités sont contrôlées. De plus, alors que les banquiers américains prêtaient à tous les candidats à l'accession, sans vérification des ressources, leurs homologues français scrutent à la loupe les revenus des emprunteurs potentiels et s'entourent d'un maximun de garanties. Ici, « on ne prête qu'aux riches » et à la condition d'avoir une bonne visibilité sur la solvabilité des postulants. Le raz-de-marée des « subprime » n'est pas dans le tableau puisque ce type de crédit à haut risque n'est pas pratiqué. L'exemple américain des hypothèques « rechargeables » au profit d'emprunteurs qui pouvaient, sur la base de la valeur de leur bien hypothéqué, contracter un nouveau prêt selon la plus-value estimée, a conduit à des catastrophes, aggravées par la volatilité des taux et l'absence de contrôle des banquiers sur les revenus de leurs emprunteurs. Ce n'est pas tant le crédit rechargeable qui est en cause que le cumul des financements à taux variables et de la politique laxiste des prêteurs outre-Atlantique. La loi en France ne prévoit pas de prêts sur des valeurs virtuelles. L'augmentation des taux amorcée il y a un an a réduit la production de crédits dans l'Hexagone depuis plusieurs mois. « La solvabilité des ménages a atteint son plus bas niveau depuis 2000. Si la BCE ne revient pas durablement sur sa stratégie d'augmenter les taux, la situation ne peut que s'aggraver », s'inquiète Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris-X Nanterre, observant que « l'astuce consistant à allonger la durée des prêts pour maintenir des mensualités raisonnables a élargi le nombre d'emprunteurs mais trouve ses limites ». Quant à la France de propriétaires souhaitée par Nicolas Sarkozy, avec l'assentiment du PS, il faut néanmoins y réfléchir. On ne peut envisager une accession généralisée à la propriété sauf à mettre en place des dispositifs d'aides

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publiques très puissants. La déductibilité des intérêts des emprunts offerte aux futurs accédants n'a en réalité d'autre objet que de redonner du pouvoir d'achat. De toute manière, le parc locatif, public et privé, est nécessaire à la fluidité du marché résidentiel et les Espagnols, « trop » propriétaires (84 %), voient leurs jeunes ménages dans l'impossibilité de s'installer, à moins de trouver un financement qui peut s'étaler sur quarante à cinquante ans, et regardent attentivement le fonctionnement du système français. Une fois encore, la crise américaine invite la France à réfléchir sur ses objectifs. Prudentes, les banques françaises n'ont jamais connu de sinistres dans les crédits accordés aux particuliers acquéreurs de leur logement. La crise immobilière des années 1990 ne concernait que les crédits octroyés aux promoteurs et marchands de biens. La nouvelle génération, qui aurait pu l'oublier, est rappelée à l'ordre : en imitant les Etats-Unis, elle connaîtrait les mêmes revers. ANNICK COLYBES est journaliste aux « Echos », responsable du dossier Immobilier. acolybes@lesechos.fr

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AQUITAINE Le Bordelais s'attend à des vendanges peu abondantes Les conditions climatiques des deux prochaines semaines seront déterminantes pour la qualité des raisins. Les rendements pourraient être ramenés à 50... CENTRE A Châteauroux, l'usine de biscottes Auga fermera en 2009 L'usine de biscottes Auga (groupe Brioche Pasquier) de Châteauroux (Indre), qui emploie 143 personnes, va fermer en 2009 pour des raisons... ILE-DE-FRANCE Ile-de-France : le tunnel bouclant l'A86 est percé Le percement du tunnel de 5,5 kilomètres qui doit permettre de relier en 2010 le pont Colbert (sud de Versailles), au futur échangeur A86-A13, à la... LANGUEDOC-ROUSSILLON Le Languedoc mise sur une hausse des prix du vin Stocks en baisse à la propriété, petite récolte, reprise d'activité sur les marchés, les prix devraient en principe repartir à la... LORRAINE France Elévateur investit pour accroître sa compétitivité Dans quelques semaines, France Elévateur, spécialisé dans la conception et la construction d'élévateurs à nacelle (de 7 mètres à 26 mètres de haut),...

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Lorraine : Total Petrochemical investit 62 millions à Saint-Avold Total Petrochemical France (TPF) investit 62 millions d'euros sur son site de Saint-Avold. Un programme de maintenance et de mise en sécurité des... PROVENCE-ALPES-COTE-D'AZUR Un observatoire de la Méditerranée occidentale dans les Alpes-Maritimes Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer et président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Christian Estrosi a annoncé la création d'un... CAN fait son quotidien des chantiers impossibles Pionnier des travaux acrobatiques dans les années 1970, le petit groupe drômois, installé à Mirmande, ambitionne désormais d'étendre ses activités à... PAYS DE LA LOIRE Castel se dote d'un centre d'embouteillage géant Le groupe viticole Castel annonce la construction d'un centre d'embouteillage, de vinification et de logistique à La Chapelle-Heulin, dans le... DOM TOM La Polynésie se prépare à des élections anticipées

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AQUITAINE

Le Bordelais s'attend à des vendanges peu abondantes Les conditions climatiques des deux prochaines semaines seront déterminantes pour la qualité des raisins. Les rendements pourraient être ramenés à 50 ou 55 hectolitres à l'hectare. DE NOTRE CORRESPONDANT À BORDEAUX.

Les premières cueillettes de raisin blanc ont commencé sur les terroirs girondins les plus favorisés dans ce domaine, comme les Châteaux Carbonnieux, la Louvière et Hautbrion, à Pessac-Léognan. Mais le blanc ne représente qu'une fraction minoritaire du vignoble départemental et la qualité du millésime 2007 va se jouer pour l'essentiel dans les semaines à venir. La récolte des raisins merlot, dont la maturité précède en général celle des cabernet-sauvignon, ne devrait guère démarrer avant la mi-septembre. Car, si les très grandes chaleurs d'avril ont engendré un démarrage prématuré du cycle végétal, les mois suivants ont été beaucoup plus frais et humides que la moyenne et la vendange ne sera pas plus précoce que d'habitude. « La partie n'est pas jouée »

Compte tenu de l'humidité ambiante, les viticulteurs ont dû faire un large usage de produits anti-mildiou pour lesquels on a déploré des ruptures occasionnelles d'approvisionnement. Et beaucoup de vignerons ont procédé à des effeuillages systématiques pour faire en sorte que les raisins bénéficient au maximum d'un ensoleillement raréfié. Compte tenu de cette météo peu clémente, « la partie n'est pas jouée », souligne l'oenologue Denis Dubourdieu, qui - comme tous les professionnels girondins - espère une météo aussi ensoleillée et aussi peu humide que possible pour les semaines à venir. Et, en tout état de cause, il ne paraît pas impossible dans ces conditions que la qualité du vin soit moins homogène que dans les millésimes fastes du type 2005 et

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dépende très largement du niveau de soins apportés par les viticulteurs à leurs récoltes. Selon toute vraisemblance, le millésime 2007 sera par ailleurs relativement peu abondant. Compte tenu des circonstances climatiques, le syndicat des appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieurs a ainsi demandé à l'Inao que les rendements soient fixés entre 50 et 55 hectolitres à l'hectare, très en deçà des 60 hectolitres qui se pratiquaient naguère dans les années abondantes. Cette baisse de volume ne sera pas malvenue dans un vignoble qui s'est trouvé confronté à une grave crise de surproduction et où les quantités de vignes arrachées ou en voie d'arrachage - 3.500 hectares sur quelque 120.000 - sont loin de correspondre aux objectifs évoqués par les instances professionnelles. Si la qualité n'est pas trop défaillante, le marché pourrait peut-être poursuivre le timide redressement observé depuis quelques mois. BERNARD BROUSTET

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CENTRE

A Châteauroux, l'usine de biscottes Auga fermera en 2009 L'usine de biscottes Auga (groupe Brioche Pasquier) de Châteauroux (Indre), qui emploie 143 personnes, va fermer en 2009 pour des raisons économiques, a annoncé la direction. « Le site de Châteauroux n'est plus viable économiquement. Nous recentrons nos activités sur le Maine-et-Loire avec la construction d'une nouvelle usine », a expliqué Serge Pasquier, président du groupe. L'usine Auga a employé jusqu'à 350 personnes au début des années 1990.

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ILE-DE-FRANCE

Ile-de-France : le tunnel bouclant l'A86 est percé Le percement du tunnel de 5,5 kilomètres qui doit permettre de relier en 2010 le pont Colbert (sud de Versailles), au futur échangeur A86-A13, à la limite de Vaucresson (Hauts-de-Seine) et du Chesnay (Yvelines), est achevé. Une étape cruciale du bouclage de l'A86, le super-périphérique francilien concédé à Cofiroute, est franchie. Reste à construire les deux autoroutes superposées, une dans chaque sens, à l'intérieur du tunnel et à l'équiper.

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LANGUEDOC-ROUSSILLON

Le Languedoc mise sur une hausse des prix du vin Stocks en baisse à la propriété, petite récolte, reprise d'activité sur les marchés, les prix devraient en principe repartir à la hausse. DE NOTRE CORRESPONDANT À MONTPELLIER.

Si le temps se maintient au beau, la vendange sera de bonne qualité. Selon tous les observateurs, la récolte ne devrait pas excéder les 15,5 millions d'hectolitres, soit un niveau inférieur à la récolte 2006, qui n'était pas des plus abondantes. On pourrait retrouver le niveau de la récolte 2003, l'année de la grande sécheresse. Les attaques de mildiou et d'oïdium, qui ont surpris certains viticulteurs, ont moins d'impact que sur d'autres vignobles. Après quatre années de crise, certains producteurs ont sans aucun doute fait l'impasse sur les traitements. Le paramètre le plus important pour expliquer la baisse de la production est l'arrachage. A la suite de la campagne lancée en 2006, 12.000 hectares de vignes ont disparu. Cette année, la campagne d'arrachage aura porté sur quelque 10.000 hectares. Signes d'encouragement

Bien que les négociations avec Bruxelles aient permis de freiner le mouvement, les aides substantielles maintenues par l'Europe devraient accentuer le phénomène. La surface du vignoble a diminué de moitié depuis les années 1970 pour ne guère dépasser les 250.000 hectares. La situation du marché donne quelques signes d'encouragement aux producteurs. Les prix des premiers achats de vendanges sur pied qui sont ensuite vinifiées par des sociétés de négoce se font à la hausse. Il faut toutefois préciser que ces premiers achats portent sur les cépages blancs, à nouveau en forte demande sur le marché mondial. Les prix des vins de pays d'Oc rouges et rosés (vins de cépages en forte demande sur le marché international) ont également augmenté de 30 % en un

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mois. Il est vrai aussi que les stocks sont au plus bas en Espagne et en Italie, et qu'ils fondent en France. Si l'on ajoute les prévisions de récolte à la baisse dans les trois pays, certains observateurs pronostiquent même un manque de vins dans les deux ans ! Ce frémissement n'atteint pas pour l'instant le marché des vins de table et autres vins de pays. Par tradition, les prix de ces vins baissent toujours un peu à l'approche des vendanges, les producteurs cherchant à libérer de la place et à se refaire une trésorerie. Les producteurs d'AOC, plus pénalisés sur le marché, attendent beaucoup du lancement de l'AOC générique régionale Languedoc. Ils ont su profiter cet été comme l'ensemble de la production des efforts promotionnels réalisés par la marque collective Sud de France lancée par la région. JACQUES RAMON

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LORRAINE

France Elévateur investit pour accroître sa compétitivité

DE NOTRE CORRESPONDANT À NANCY.

Dans quelques semaines, France Elévateur, spécialisé dans la conception et la construction d'élévateurs à nacelle (de 7 mètres à 26 mètres de haut), inaugurera sa nouvelle usine, implantée sur 10.000 mètres carrés couverts, sur la ZAC du Plateau à Flavigny-sur-Moselle, près de Nancy. Ce site, qui a mobilisé un investissement de 5 millions d'euros, est destiné à recentrer les activités de l'entreprise, dispersées dans trois bâtiments (d'une superficie totale de 5.400 mètres carrés), à Velaines-en-Hayes, distants de quelques dizaines de kilomètres.« Pour rester compétitifs sur un marché très concurrentiel soumis

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à un effet de ciseaux lié, d'une part, aux augmentations du coût des matières premières et, d'autre part, à la pression sur les prix, qui réduit nos marges, nous aurions pu délocaliser nos activités, mais nous avons choisi d'investir localement en rationalisant et modernisant notre process de production », explique le PDG, Vincent Thouvenot, qui souligne que l'entreprise souhaite se donner les moyens de sa croissance tant sur le marché français qu'à l'exportation. La firme nancéienne entend, d'ici à deux ans, doubler son chiffre d'affaires à l'exportation, qui représente actuellement 5 % de ses ventes. Avance technologique

Positionné principalement sur les secteurs du transport d'électricité (il vient d'être retenu comme fournisseur exclusif d'EDF pour les quatre prochaines années), des télécoms et de l'éclairage public, France Elévateur a produit 600 machines lors de son dernier exercice clos le 30 juin. « En parallèle de notre gamme standard, nous sommes capables de répondre aux besoins spécifiques des utilisateurs en concevant des appareils sur mesure », précise le dirigeant, en insistant sur le fait que l'entreprise innove en permanence pour conserver son avance technologique : « Nous finalisons ainsi la mise au point d'un nouveau procédé de bras d'élévateur isolé permettant de travailler sous haute tension qui sera présenté d'ici à la fin de l'année. » France Elévateur appartient au holding financier MT Trading, contrôlé par Vincent Thouvenot et Claude Muller, directeur technique, qui contrôle également les sociétés AB Services, importatrices d'élévateurs à nacelle italiens, 4'Axe, spécialisé dans le matériel ferroviaire, et IN2E, prestataire de services connexes (formation, maintenance..). L'ensemble emploie 120 salariés et annonce un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros. PASCAL AMBROSI

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LORRAINE

Lorraine : Total Petrochemical investit 62 millions à Saint-Avold Total Petrochemical France (TPF) investit 62 millions d'euros sur son site de Saint-Avold. Un programme de maintenance et de mise en sécurité des installations va se traduire par la mise en place d'une nouvelle turbine sur le compresseur de propylène et de nouveaux fours éthane entraînant un arrêt d'activité de six semaines. Ce programme va pérenniser le site par ailleurs concerné par la réduction, annoncée l'an dernier, des capacités de production de styrène, qui passeront de 720.000 tonnes par an à 600.000 tonnes d'ici à 2011, entraînant la suppression de 243 des 900 emplois actuels.

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PROVENCE-ALPES-COTE-D'AZUR

Un observatoire de la Méditerranée occidentale dans les Alpes-Maritimes Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer et président du Conseil général des Alpes-Maritimes, Christian Estrosi a annoncé la création d'un observatoire de la Méditerranée occidentale qui devra contribuer à la préservation de la qualité des eaux et de la biodiversité. Basé dans les Alpes-Maritimes en un lieu qui reste à définir, cet observatoire sera mis en place d'ici à la fin de l'année et sera dirigé par Mike Riddell, président de l'association Rimmo (Réserve internationale maritime en Méditerranée). L'observatoire aura notamment pour mission d'intensifier la collaboration des sept pays riverains de la Méditerranée occidentale (France, Monaco, Italie, Tunisie, Algérie, Maroc, Espagne) pour protéger la biodiversité et la qualité des eaux.

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PROVENCE-ALPES-COTE-D'AZUR

CAN fait son quotidien des chantiers impossibles Pionnier des travaux acrobatiques dans les années 1970, le petit groupe drômois, installé à Mirmande, ambitionne désormais d'étendre ses activités à l'échelle mondiale.

DE NOTRE CORRESPONDANT À VALENCE.

Cela fait tout juste trente ans que Michel Richard a créé CAN. L'idée était toute simple mais incongrue à l'époque, puisqu'il s'agissait de remplacer dans la réalisation de chantiers d'accès difficiles l'échafaudage par la corde à noeuds (CAN). « Il y a trente ans, ce métier n'existait pas. Au début des années 1980, la greffe a commencé à prendre. Et le métier a fini par imposer sa légitimité et

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sa technicité autour de cette nouvelle manière d'accéder à son poste de travail », se souvient Michel Richard. Premiers chantiers sur des châteaux d'eau en région parisienne où CAN était installé avant de déménager en 1979 dans la Drôme. Depuis, elle en a fait du chemin, la petite entreprise de Michel Richard, économiste et urbaniste (diplômé de l'Essec et de l'Ecole nationale des ponts et chaussées), passionné de haute montagne, désireux de jeter un pont entre sa passion et son métier. Un chemin qui l'a conduite notamment sur des falaises, montagnes, barrages et ports, en Rhône-Alpes, Paca, puis hors de l'Hexagone, aussi bien en Suisse qu'aux USA, au Kenya, à Singapour, au Qatar, ou encore aux Antilles et à la Réunion. C'est précisément à Saint-Denis de la Réunion qu'elle est en train de réaliser, en groupement avec Simeco, la mise en sécurité de la falaise qui surplombe la route Nationale 1 à quatre voies reliant la ville à son port. Un chantier titanesque de 20 millions d'euros qui occupe une centaine de personnes. Le plus grand réalisé à ce jour dans le monde pour protéger une route contre les chutes de blocs, et qui se terminera fin octobre. Le pionnier des années 1970 est devenu l'un des leaders des travaux d'accès difficiles en site aérien, confiné et subaquatique avec ses 20 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé et ses 110 salariés. Michel Richard, en alpiniste chevronné qu'il est, a su se montrer soucieux du moindre détail. Il a bâti son petit groupe pierre par pierre, ajoutant un à un tous les outils nécessaires. Tant sur le plan organisationnel, avec une filiale spécialisée dans des chantiers subaquatiques et confinés (O'CAN) et des filiales géographiques (Antilles, Réunion, USA), que sur le plan professionnel, avec la mise en place d'un centre de formation aux métiers sur corde, et encore sur le plan technique, avec un bureau d'études et la mise au point de produits propres innovants comme les barrières pare-pierres et pare-avalanches. Fort de cette solide structure, le groupe drômois entend maintenant aller plus loin pour doubler son chiffre d'affaires dans les cinq prochaines années, tant par croissance externe et interne que par l'extension de ses activités à l'échelle mondiale. C'est la raison pour laquelle, afin de se donner

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les moyens de ses ambitions, il vient d'ouvrir son capital à hauteur de 20 % à Naxicap Partners. PATRICK VERCESI

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PAYS DE LA LOIRE

Castel se dote d'un centre d'embouteillage géant DE NOTRE CORRESPONDANT À NANTES.

Le groupe viticole Castel annonce la construction d'un centre d'embouteillage, de vinification et de logistique à La Chapelle-Heulin, dans le vignoble nantais. L'équipement, présenté comme le plus important du genre en Europe, vise à rassembler les activités des sociétés Friedrich et Sautejeau-Beauquin (« Les Echos » du 9 juillet 2007). Castel a repris ces deux entreprises, totalisant 120 millions d'euros de chiffre d'affaires, au début de l'été, prenant une part essentielle du marché des vins de Loire et consolidant une position dominante dans le bag in box, grande spécialité de Friedrich. « Il s'agit désormais de regrouper ces deux sociétés régionales, de leur apporter un outil technique et de les orienter vers l'export en investissant notamment dans les procédures de certifications ISO 9001, BRC et IFS », indique Franck Crouzet, porte-parole de Castel. Création d'emplois

Le groupe bordelais prévoit donc la construction, sur le site actuel de Sautejeau-Beauquin, d'un bâtiment de 45.000 mètres carrés sur cinq hectares, dont quatre vont être acquis. Les autorisations administratives sont d'ores et déjà levées, fait savoir Castel. Les travaux doivent démarrer dans les prochaines semaines pour s'achever en juin 2008. L'investissement est évalué entre 20 et 30 millions d'euros. « Tout dépend des investissements techniques que nous ferons en fonction des matériels que nous pourrons récupérer sur d'autres sites de Castel », poursuit le responsable. Le projet devrait permettre la création de 50 à 100 postes. Ainsi, 200 personnes travailleront sur le site, capable de traiter 200 millions de bouteilles

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par an. Le nouveau centre permettra de libérer l'importante emprise foncière occupée par Friedrich en bord de Loire, en proche périphérie nantaise. Pour Castel, cet investissement s'ajoute aux 8 millions d'euros engagés sur le site de Béziers (« Les Echos » du 23 août 2007). Le groupe viticole affiche 884 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le vin et près de 2,4 milliards d'euros en incluant les eaux minérales et la bière. EMMANUEL GUIMARD

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DOM TOM

La Polynésie se prépare à des élections anticipées DE NOTRE CORRESPONDANT À PAPEETE.

Minée par l'instabilité depuis trois ans, la Polynésie française vient de voir tomber à nouveau un gouvernement sous le coup d'une alliance inimaginable il y a peu encore, entre l'indépendantiste Oscar Temaru et l'autonomiste Gaston Flosse, le très chiraquien sénateur UMP. Et ce en pleine visite du secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Christian Estrosi, sur le territoire. L'équipe de Gaston Tong Sang au pouvoir a été censurée vendredi par 35 des 57 représentants de l'assemblée. « Que pourrait-on attendre de positif et de durable de votre alliance contre-nature ? » a lancé à la tribune le président du pays, installé il y a huit mois à la tête de l'exécutif polynésien à la suite de l'adoption d'une motion de censure à l'encontre du gouvernement Temaru. Grands rivaux du passé, Gaston Flosse, soixante-seize ans, ancien président de la Polynésie française durant deux décennies, et Oscar Temaru, du parti Tavini proche du PS, vont désormais devoir se mettre d'accord pour l'étape suivante de leur pacte. Ce projet, révélé en juillet, comprend notamment un gouvernement d'union, un processus « à la calédonienne » avec référendum d'autodétermination, un modèle de « pays associé » à inventer... L'acte II flotte dans l'incertitude. L'élection du nouveau président du pays doit intervenir le 10 septembre, ou le 13 si le quorum des 3/5 des élus n'est pas atteint à l'assemblée lors de la première séance. Qui sera candidat ? Les discussions vont être intenses entre les deux nouveaux partenaires, avant la clôture du dépôt des candidatures jeudi midi, heure de métropole. Gaston Flosse a annoncé ne pas vouloir s'inscrire dans les rangs, mettant en avant son gendre et actuel président de l'hémicycle, Edouard Fritch. De son côté, l'entourage d'Oscar Temaru semble pousser l'indépendantiste... Suspense. Gaston Tong Sang, assurant les affaires courantes jusqu'au vote, souhaite être présent demain

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au grand conseil de son parti, le Tahoeraa, qui doit désigner le candidat à la présidence du pays. Gaston Iti, son surnom à Tahiti, arriverait-il à s'attirer une majorité des suffrages ? Rénover le statut d'autonomie

Agrémenté à l'origine d'une table ronde visant à trouver des moyens pour sortir de l'instabilité, le programme de Christian Estrosi, débarqué vendredi dernier à Tahiti pour trois jours, a été modifié dans ce contexte politique. « J'ai choisi de ne pas avoir de rencontres pour ne pas donner le sentiment que le gouvernement français ferait de l'ingérence dans les affaires internes à l'autonomie polynésienne », a noté le secrétaire d'Etat. Un projet de loi organique sur la modification du mode de scrutin et la révision du statut est en préparation. Selon Christian Estrosi, à Papeete, le dépôt d'un texte « moderne, complet et novateur » de rénovation du statut d'autonomie interviendra à la fin septembre-début octobre. « Le mandat de l'actuelle assemblée sera abrégé, et des élections organisées au plus vite. » Un retour aux urnes pourrait être programmé avant les municipales, dans les premiers mois de 2008. L'alliance Flosse-Temaru, déterminée à ravir le pouvoir afin sans doute de préparer ces échéances électorales, ne filera pas, quoi qu'il en soit, jusqu'en 2009, terme théorique du mandat. LUKAZ NOURRY

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Les Echos e-paper - SANTÉ - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ Les dépenses de santé en France ont frôlé les 200 milliards d'euros en 2006 En moyenne, les dépenses de santé ont atteint 3.318 euros par habitant l'an dernier, soit 11,1% du... Retrait du marché mondial du médicament contre la toux Silomat Les laboratoires Boehringer Ingelheim ont décidé de retirer du marché au niveau mondial le médicament contre la toux Silomat "dans le cadre d'une... Audika : le bénéfice net grimpe de 40,6% au premier semestre Le réseau français de centres de correction auditive Audika a enregistré un bénéfice net de 4,996 millions d'euros au premier semestre 2007, en... Résultat en baisse pour Eurofins au premier semestre Eurofins, le groupe spécialisé dans les contrôles bioanalytiques des aliments, des médicaments et de l'environnement, a vu son chiffre d'affaires... NOVARTIS. Sandoz, la filiale de génériques du laboratoire suisse, a... Sandoz, la filiale de génériques du laboratoire suisse, a reçu l'homologation de l'Union européenne pour une « copie » d'un traitement contre... CARNET EDHEC : Stéphane Grégoir Stéphane Grégoir est nommé directeur du pôle de recherche en économie de l'Edhec.

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Les Echos e-paper - SANTÉ - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Les dépenses de santé en France ont frôlé les 200 milliards d'euros en 2006 En moyenne, les dépenses de santé ont atteint 3.318 euros par habitant l'an dernier, soit 11,1% du PIB Le montant des dépenses de santé en France s'est élevé en 2006 à 198,3 milliards d'euros, contre 190,5 milliards l'année précédente. Ce montant représente 3.318 euros par habitant, selon les Comptes nationaux de la santé publiés lundi par la Drees (ministères de l'Emploi et de la Santé). Cela représente 11,1% du PIB , ce qui "situe la France en troisième position des pays membres de l'OCDE", précise la Drees. Les 198,3 milliards d'euros englobent la totalité des dépenses engagées par les financeurs du système de santé l'an dernier : Sécurité sociale, Etat, collectivités territoriales, complémentaires (mutuelles, assurances, instituts de prévoyance) et assurés. Cette somme couvre la consommation médicale totale, les indemnités journalières (lors d'un arrêt maladie), les subventions, la recherche, l'enseignement et la gestion administrative de la santé pour la Sécu et pour les organismes complémentaires santé. La consommation de biens et de soins médicaux atteint à elle seule 156,6 milliards d'euros, en progression de 3,5% par rapport à 2005. (avec AFP)

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Les Echos e-paper - SANTÉ - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Retrait du marché mondial du médicament contre la toux Silomat Les laboratoires Boehringer Ingelheim ont décidé de retirer du marché au niveau mondial le médicament contre la toux Silomat "dans le cadre d'une mesure de précaution", ont indiqué les laboratoires et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). La procédure de retrait était en cours lundi en France, a-t-on précisé à l'Afssaps. Silomat (clobutinol) est un antitussif disposant d'une autorisation de mise sur le marché depuis 1964 en France où il est disponible, sur prescription médicale, en sirop, comprimé enrobé, solution buvable et solution injectable. La décision de retrait fait suite aux résultats de plusieurs études "montrant un risque de survenue d'effets indésirables cardiaques", selon un communiqué de l'Afssaps. Ce risque potentiel est "faible", selon l'Afssaps, mais "compte-tenu de l'existence d'alternatives thérapeutiques et de l'utilisation sans prescription dans de nombreux pays", les laboratoires ont décidé le retrait du marché au niveau mondial. Depuis la commercialisation de ce médicament, environ 200 millions de patients ont été traités dans le monde et deux cas de troubles du rythme cardiaque rapportés en France. Dans ces deux cas, d'autres facteurs de risque ont probablement contribué à la survenue du trouble, soulignent l'Afssaps et le laboratoire international d'origine allemande. "Désormais, les médecins ne doivent plus initier de nouvelle prescription", indique l'Afssaps. "Les patients en cours de traitement doivent arrêter leur traitement et consulter, sans urgence, leur médecin pour une modification de leur prise en charge thérapeutique". L'antitussif est commercialisé dans une soixantaine de pays, a indiqué pour sa part une responsable de Boehringer Ingelheim France. L'éventuelle anomalie cardiaque ne s'observe que pendant la prise du médicament et ne concerne donc

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pas les patients qui ont pu être traités auparavant, précise enfin Boehringer Ingelheim France sur son site internet. AFP

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Audika : le bénéfice net grimpe de 40,6% au premier semestre Le réseau français de centres de correction auditive Audika a enregistré un bénéfice net de 4,996 millions d'euros au premier semestre 2007, en hausse de 40,6% sur un an, selon un communiqué publié lundi par le groupe. Le résultat opérationnel courant s'affiche à 8,062 millions d'euros, en progression de 34,7% par rapport à la même période de 2006. Le chiffre d'affaires semestriel ressort à 44,69 millions d'euros, en hausse de 13,8% sur un an. Audika souhaite continuer à accélérer son développement en France (30 nouveaux centres dont 24 acquis et 6 créés depuis le début de l'année). A l'étranger, le groupe annnonce avoir concrétisé l'acquisition de 5 centres en Italie, tous situés à Rome, qui "apporteront un chiffre d'affaires additionnel de 0,7 million d'euros en 2007 et de plus de 3,0 millions d'euros en 2008". Audika indique qu'il "poursuit" des négociations pour acquérir d'autres centres en Italie dans de nouvelles régions. Tenant compte de ces nouvelles acquisitions, le groupe "se fixe désormais comme objectif un chiffre d'affaires de près de 92 millions d'euros en 2007" (+15%) et une marge opérationnelle courante au deuxième semestre "au moins égale" à celle du premier. Le taux d'endettement net du groupe a été réduit à 56% à la fin du premier semestre contre 63% un an plus tôt, selon le communiqué. AFP

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ACTUALITÉ

Résultat en baisse pour Eurofins au premier semestre Eurofins, le groupe spécialisé dans les contrôles bioanalytiques des aliments, des médicaments et de l'environnement, a vu son chiffre d'affaires bondir de 44 % au premier semestre, à 217 millions d'euros, grâce à l'intégration de nombreuses acquisitions. La croissance organique a été de « plus de 10 % », selon la société basée à Nantes. Dans le même temps, le bénéfice net a reculé de 43 %, à 3 millions, en raison d'une forte hausse des charges financières notamment. Plus représentatif de l'activité, l'excédent brut d'exploitation, lui, a progressé de 18 %.

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Les Echos e-paper - SANTÉ - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

NOVARTIS. Sandoz, la filiale de génériques du laboratoire suisse, a... Sandoz, la filiale de génériques du laboratoire suisse, a reçu l'homologation de l'Union européenne pour une « copie » d'un traitement contre l'anémie issu des biotechnologies. Ce « biosimilaire » sera vendu sous la marque Binocrit.

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CARNET / EDHEC

EDHEC : Stéphane Grégoir Stéphane Grégoir est nommé directeur du pôle de recherche en économie de l'Edhec. Stéphane Gregoir, quarante-quatre ans, ancien élève de l'Ecole polytechnique, diplômé de l'Ensae et titulaire d'un DEA de mathématiques appliquées aux sciences économiques, a été, de 1993 à 1997, chef de la division des comptes nationaux trimestriels à la direction générale de l'Insee, puis responsable du laboratoire de macroéconomie du Centre de recherche en économie et statistique (Crest). Nommé en 1999 rédacteur en chef des « Annales d'économie et de statistique », il devient, l'année suivante, chef de la division croissance et politiques économiques de la direction des études et synthèses économiques. En octobre 2003, il a été nommé directeur du Crest. Stéphane Grégoir a enseigné à l'Ecole polytechnique, à l'Ensae, à l'Ecole centrale, à l'université Paris-Dauphine et à celle d'Evry. Il est lauréat du prix Tjalling C. Koopmans.

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ACTUALITÉ Toulouse : JCDecaux remporte l'appel d'offres de vélos en libre service Les vélos porteront des publicités qui contribueront au financement du service Icade : les plus-values sur le logement font bondir le bénéfice semestriel Icade, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, a réaliséau premier semestre un bénéfice net de 101,5 millions d'euros, en hausse de 84 %... CARNET MOMENTUM : Patrick Lecercle Patrick Lecercle prend la présidence de Momentum France, agence de marketing services (division de McCann Worldgroup) spécialisée dans l'activation... DZA : François Pérès François Pérès rejoint comme directeur la société de conseil DZA, spécialisée dans les relations publiques internationales, l'animation des cercles... PUBLI-RÉDACTIONNEL Avec le e-paper Les Echos, Eurostar prend une longueur d'avance. Eurostar salue l'arrivée du e-paper Les Echos !Moderne, novateur et respectueux de l'environnement... rien de plus naturel pour Eurostar que de... Publicité

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Les Echos e-paper - SERVICES - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Toulouse : JCDecaux remporte l'appel d'offres de vélos en libre service Les vélos porteront des publicités qui contribueront au financement du service La société JCDecaux SA a annoncé lundi avoir remporté le contrat des vélos en libre service de la ville de Toulouse pour une durée de 15 ans. Selon un communiqué publié par le groupe français, le contrat, dont le montant n'a pas été communiqué, inclut une première tranche ferme de 135 stations et 1.470 vélos puis 3 tranches conditionnelles qui porteraient le tout à 253 stations et 2.400 vélos. La mise en place des vélos est prévue pour la fin de l'année 2007. C'est la septième ville en France remportée par le groupe français d'affichage et de mobilier urbain qui a aussi lancé ce système de vélos en libre service en Belgique, en Autriche et en Espagne. Comme pour les autres villes, le contrat prévoit que les mobiliers urbains publicitaires des stations assureront une partie du financement, une autre partie étant prise en charge par la collectivité. La participation financière de cette dernière sera toutefois minorée grâce aux recettes de location des vélos que la ville percevra directement. Toulouse innovera avec des vélos qui porteront des publicités, ce qui contribuera également au financement du service, selon le communiqué. A Paris, Vélib, lancé le 15 juillet, enregistre entre 50.000 et 70.000 locations chaque jour en moyenne, et le 21 août avait franchi le cap des 2 millions de locations. (Avec AFP)

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ACTUALITÉ

Icade : les plus-values sur le logement font bondir le bénéfice semestriel Icade, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, a réalisé au premier semestre un bénéfice net de 101,5 millions d'euros, en hausse de 84 % par rapport à la même période de 2006. Ce bond s'explique en partie par des plus-values sur les ventes de logements. Le groupe, dont Serge Grzybowski est le PDG depuis le 1er août, a réalisé au premier semestre un chiffre d'affaires consolidé de 642,3 millions d'euros, en croissance de 3,2 % avant élimination des opérations intra-groupe. L'excédent brut opérationnel consolidé connaît une progression de 4,2 %, à 125,2 millions, essentiellement liée aux bonnes performances des foncières et au redressement des activités de service.

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CARNET / MOMENTUM

MOMENTUM : Patrick Lecercle Patrick Lecercle prend la présidence de Momentum France, agence de marketing services (division de McCann Worldgroup) spécialisée dans l'activation de la demande de la marque. Patrick Lecercle, diplômé de l'Edhec, a passé onze ans chez Young & Rubicam Paris, dont il a été directeur général adjoint de 1995 à 1998. Il prend alors la direction générale de J. Walter Thompson (groupe WPP).

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CARNET / DZA

DZA : François Pérès François Pérès rejoint comme directeur la société de conseil DZA, spécialisée dans les relations publiques internationales, l'animation des cercles de dirigeants d'entreprise et l'organisation d'événements. François Pérès, quarante-deux ans, diplômé de l'IEP de Paris, a été, de 1992 à 1996, chargé des affaires sociales puis, de 1996 à 1998, chargé de mission auprès du secrétaire général de l'Association nationale des industries agroalimentaires (Ania). De 1999 à 2005, il est responsable du pôle affaires publiques et relations institutionnelles au sein de l'agence de conseil en communication i&e. Il devient ensuite directeur de campagne de Laurence Parisot à la présidence du Medef, avant d'être son chef de cabinet puis son conseiller.

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PUBLI-RÉDACTIONNEL

Avec le e-paper Les Echos, Eurostar prend une longueur d'avance. Eurostar salue l'arrivée du e-paper Les Echos !

Moderne, novateur et respectueux de l'environnement... rien de plus naturel pour Eurostar que de s'associer au lancement de la version électronique des Echos ! Ainsi, avec le e-paper, c'est toute l'information business en direct sur la route de Londres. Le temps qui change, c'est aussi important que le temps de trajet.

Pratique et convivial, ce support qui permet de réduire la consommation de papier est parfaitement en ligne avec " Voyage Vert ", un programme lancé par Eurostar en avril dernier visant à proposer un voyage encore plus écologique. Destiné à réduire les émissions de CO2 de 25% par passager et par trajet d'ici 2012, " Voyage Vert " est un aussi vaste plan d'actions basé sur des engagements concrets comme l'économie d'énergie, la suppression du billet papier ou le choix judicieux de fournisseurs locaux. En outre, les émissions résiduelles de CO2 seront compensées par le financement de projets écologiques, sans aucun coût supplémentaire pour les voyageurs. Ainsi dès le 14 novembre 2007, Eurostar proposera des voyages neutres en CO2. Grâce à Eurostar, les anglais perdent Waterloo !

En plus de cet engagement envers la planète, le 14 novembre 2007 est une date clé pour Eurostar. Grâce à l'ouverture de la nouvelle ligne à grande vitesse britannique, Londres ne sera plus qu'à 2h15 de Paris (au lieu de 2h35 aujourd'hui). Le terminal Waterloo Station passe le relais à St Pancras International, véritable joyau d'architecture victorienne en plein coeur de Londres. Lors de votre premier passage, fêtez cet événement avec quelques bulles : la gare abritera le plus long bar à Champagne d'Europe !

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ Mondial de rugby : RWC et le GIP ne parviennent pas à verrouiller leur exclusivité sur les packs d'hospitalité Les deux entités qui régissent la Coupe du monde ont perdu en appel le procès qui les oppose à THG, une société d'hospitalité non... Rugby: ouverture des magasins les dimanches de matchs La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est prononcée pour l'ouverture des magasins le dimanche dans toutes les villes où se tiendra un match... Panasonic sera sponsor des jeux Olympiques jusqu'en 2016 La firme japonaise d'électronique Panasonic et le Comité international olympique (CIO) ont annoncé lundi que Panasonic resterait sponsor des jeux... Briatore et Ecclestone investissent 21 millions d'euros dans les Queens Park Rangers Les détails du rachat des Queens Park Rangers (2e div. anglaise) par Flavio Briatore et Bernie Ecclestone ont été dévoilés lundi sur le site internet... Pour le président de la LFP, la "valeur" de Canal + est "nulle" sans le football Frédéric Thiriez a répondu dans l'émission France 2 Foot aux déclarations répétées des dirigeants de la chaîne cryptée sur la mauvaise qualité de la...

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

Formule 1 : l'écurie Spyker vendue 80 millions d'euros à un consortium L'écurie néerlandaise de Formule 1 Spyker va être vendue à un consortium composé du milliardaire indien Vijay Mallya et de la famille néerlandaise... PPR dopé par le luxe et la reprise de Puma Le groupe dirigé par François-Henri Pinault a réalisé, au premier semestre, un bénéfice net en hausse de 142,9 %, à 326 millions d'euros. Il ne...

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Mondial de rugby : RWC et le GIP ne parviennent pas à verrouiller leur exclusivité sur les packs d'hospitalité Les deux entités qui régissent la Coupe du monde ont perdu en appel le procès qui les oppose à THG, une société d'hospitalité non agréée. Dans la discrétion du mois d'août, Rugby World Cup (la branche commerciale de l'International Rugby Board) et le GIP Coupe du monde 2007 ont perdu en appel l'action qui les opposait à The Hospitality Group (THG), une société anglaise spécialisée dans la vente de "packages" d'hospitalité liés aux événements sportifs. Une première action avait été perdue le 24 mai devant le Tribunal de commerce de Paris. Le détenteur des droits commerciaux et l'organisateur de la Coupe du monde de rugby qui débutera en France le 7 septembre estiment que THG exerce une concurrence déloyale aux 9 agences d'hospitalité agréées par leurs soins. Ces dernières proposent à une clientèle d'entreprise des paquets associant à un billet un programme festif le plus souvent organisé autour d'un repas. Pour RWC et le GIP, THG commercialise la même prestation. La Cour d'appel de Paris a estimé le contraire le 10 août. Les juges ont considéré que THG ne vendait que des prestations d'hospitalité, sans y adjoindre de billet. Les appelants ont expliqué que les clients de THG se procuraient ensuite des billets auprès de Cup Ticketing Est (CTE), un intermédiaire spécialisé dans l'achat de tickets. Pour leurs représentants, THG et CTE agissent de concert et leurs actions concertées aboutissent à la constitution d'un "package" classique associant billet et programme d'hospitalité. "Il est difficile de croire que des gens puissent acheter un programme d'hospitalité pour la Coupe du monde de rugby sans avoir l'assurance de rentrer dans le stade" affirme Jean-Frédéric Gaultier, avocat chez Cliffort Chance, le cabinet officiel de RWC.

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

Absence de preuve

Dans son arrêt la Cour stigmatise l'absence de preuve : "(...) l'action en concurrence déloyale (...) suppose l'accomplissement d'actes positifs dont la preuve (...) incombe à celui qui s'en déclare victime". Pour les juges, par ailleurs, "l'existence d'un administrateur commun aux deux sociétés, (...) l'identité des dates et des sites d'immatriculation ainsi que des organes de financement" constituent des circonstances "qui ne sauraient, à elles seules, et sauf à méconnaître directement le principe de l'autonomie juridique de toute personne morale, caractériser une quelconque collusion". Ils rappellent en outre que CTE "agit seulement comme intermédiaire (...) en commandant des billets au nom de ses clients" et se fournit auprès du réseau de distribution officiel, ou directement auprès de fédérations disposant de billets non nominatifs. En somme, la société n'agirait pas comme un vulgaire revendeur, ce qui est interdit. Si THG et Marcus Evans, l'agence d'hospitalité qui lui est associée, sont de "gros intervenants" sur le marché de l'hospitalité sportive, le préjudice semble ne pas devoir dépasser quelques centaines de "packages". RWC et le GIP n'ont pas encore décidé s'ils portaient l'affaire en Cassation. Reste que si l'affaire en reste là, THG, qui a déjà connu ce type de contentieux avec la Fédération française de tennis au sujet de Roland-Garros, aura fait valider un système - même si en l'occurence la qualité même de "système" n'est pas reconnue - permettant de contourner les exclusivités en matière d'hospitalité sportive. En bref, il suffit d'acheter d'un côté l'hospitalité (restauration, etc.) et de l'autre son billet. De façon indépendante. Philippe Bertrand

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

Rugby: ouverture des magasins les dimanches de matchs La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est prononcée pour l'ouverture des magasins le dimanche dans toutes les villes où se tiendra un match de la Coupe du monde de rugby, interrogée dimanche sur Europe 1/Le Parisien/TV5Monde. "Je signerai une circulaire dans les deux jours qui viennent pour encourager les préfets à autoriser l'ouverture des magasins le dimanche dans toutes les villes où se tiendront des matchs", a déclaré Mme Lagarde. "C'est important, quand on a des Australiens, des Nouveaux-Zélandais, des Sud-Africains, des Samoas qui viennent voir leurs équipes", il faut qu'ils puissent "aussi dépenser dans nos magasins, utiliser leurs cartes de crédit".

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

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Panasonic sera sponsor des jeux Olympiques jusqu'en 2016 La firme japonaise d'électronique Panasonic et le Comité international olympique (CIO) ont annoncé lundi que Panasonic resterait sponsor des jeux Olympiques jusqu'en 2016, sans révéler le montant de ce contrat. Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), et Fumio Ohtsubo, président de Matsushita Electronics, maison mère de Panasonic, ont signé à Londres le contrat renouvelant un partenariat en vigueur depuis les jeux Olympiques d'hiver de Calgary (Canada), en 1988. Le nouveau contrat couvre donc les jeux d'été de Pékin (2008) et Londres (2012), les jeux d'hiver de Vancouver (2010) et Sotchi (2014), ainsi que les jeux d'été de 2016, non encore attribués. Les officiels présents n'ont pas souhaité révéler le montant de ce contrat, dont ils venaient toutefois de signer un exemplaire sous l'oeil des caméras. M. Rogge a invoqué une "procédure standard" pour justifier la non divulgation du montant. Interrogés sur l'association de l'image des jeux Olympiques et de Panasonic avec des athlètes soupçonnés de dopage (allusion à Christine Ohuruogo, championne du monde du 400m à Osaka le 29 août, après une suspension d'un an par sa fédération pour avoir manqué trois contrôles anti-dopage), M. Rogge et M. Ohtsubo n'ont pas souhaité faire de commentaires. M. Rogge a jugé que cette affaire était "du ressort" de la fédération olympique britannique. AFP

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

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Briatore et Ecclestone investissent 21 millions d'euros dans les Queens Park Rangers Les détails du rachat des Queens Park Rangers (2e div. anglaise) par Flavio Briatore et Bernie Ecclestone ont été dévoilés lundi sur le site internet du club indiquant notamment le prix total de la transaction: 21 millions d'euros. Le responsable de l'écurie de Formule 1 Renault et le grand patron de la F1 ont acheté le club 1,5 millions d'euros. Ils ont aussi dû éponger les dettes de QPR qui s'élevaient à 19,5 M EUR, soit 21 millions eu total. Le duo s'est également engagé à apporter 7,5 millions d'euros pour acheter des nouveaux joueurs et espère pouvoir faire remonter QPR en Premier League sous quatre ans.

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

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Pour le président de la LFP, la "valeur" de Canal + est "nulle" sans le football Frédéric Thiriez a répondu dans l'émission France 2 Foot aux déclarations répétées des dirigeants de la chaîne cryptée sur la mauvaise qualité de la Ligue 1. Le président de la Ligue professionnelle de football Frédéric Thiriez a affirmé dimanche sur France 2 que la valeur de Canal Plus sans le football était "nulle" alors que les droits de diffusion de la L1 seront mis aux enchères en novembre. "On me dit Quelle est la valeur du championnat ? . Je retourne la question: Quelle est la valeur de Canal Plus sans le football . Elle est nulle. Elle est nulle (deux fois, ndlr). On a vu ce qui s'est passé en Allemagne où le Canal Plus allemand (Premiere) a perdu les droits du championnat. Le lendemain, sa valeur boursière chutait de 45%. Donc Canal plus a besoin" de la Ligue 1, a affirmé M. Thiriez lors de l'émission France 2 foot. Depuis quelques semaines, les dirigeants de Canal Plus ont multiplié les déclarations pour tenter de tirer à la baisse le prix du championnat de France. En 2004, Canal Plus avait misé 600 millions par an pour l'exclusivité totale des droits pour la période 2005-2008, et alors qu'il existait une situation concurrentielle entre TPS et Canal Sat qui ont depuis fusionné. Canal Plus dispose pour cette saison des droits de diffusion en France des championnats anglais, espagnol, italien et allemand. "On ne critique pas le produit de la L1. On regrette que le championnat ne soit pas aussi bon que les autres championnats étrangers. (600 millions) C'est un chiffre très, très élevé (...). C'était effectivement un maximum lié à la situation de

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

l'époque", a affirmé Bertrand Méheut lors de la conférence de presse de rentrée de la chaîne cryptée en début de semaine. "L'effet Ligue 1"

"C'est normal que Canal + tienne le discours qu'il tient. Ceux qui tiennent ce discours, c'est parce qu'ils y ont intérêt", a répondu Frédéric Thiriez, estimant qu'il s'agissait d'une stratégie commerciale. "Imaginons un collectionneur de voitures de luxe. Il a flashé sur une voiture dont il a très envie pour sa collection. Vous pensez qu'il va aller voir le propriétaire de la voiture en lui disant: Monsieur votre voiture est tellement formidable que je suis prêt à mettre n'importe quel prix pour l'avoir, un mois avant les enchères. Bien sûr que non, il va aller le voir et dire : Elle est pas mal votre voiture. Mais elle a des rayures sur la carrosserie. Il faut refaire la suspension et je n'ai pas tellement d'argent ". Le président de la LFP a également souligné les très bons résultats de Vivendi et Canal Plus au premier semestre 2007, estimant "C'est grâce à l'effet Ligue 1". Frédéric Thiriez a conclu: "Bertrand Méheut a dit 600 millions c'était un maximum à l'époque (ndlr: citation exacte plus haut). Moi, je dis 2009 -20011 c'est un minimum, voilà". En revanche, le président de la LFP a soigneusement évité de répondre sur l'organisation du futur appel d'offres, alors que de source proche du dossier, la LFP étudie des hypothèses avec le morcellement de l'offre en plusieurs lots pour enchérir le produit en l'absence de course à l'exclusivité.

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Formule 1 : l'écurie Spyker vendue 80 millions d'euros à un consortium L'écurie néerlandaise de Formule 1 Spyker va être vendue à un consortium composé du milliardaire indien Vijay Mallya et de la famille néerlandaise Mol pour 80 millions d'euros, a rapporté dimanche l'agence de presse ANP. Les deux parties sont arrivées à un accord, mais la vente n'a pas encore été scellée par écrit, selon un porte-parole de la famille Mol. Michiel Mol, ancien président de l'écurie, avait démissionné de sa fonction chez Spyker en août en annonçant qu'il envisageait de la racheter. Vijay Mallya, hommes d'affaires et parlementaire indien, possède le groupe UB, l'un des premiers fabricants mondiaux d'alcools forts, et la compagnie aérienne Kingfisher. Selon l'ANP, l'équipe devrait terminer la saison sous la bannière Spyker. Le fabricant de voitures de luxe Spyker, qui avait acheté l'écurie au britannique Midland il y a un an pour 77,8 millions d'euros, connaît depuis quelque temps des soucis financiers. Lundi, il publiait une perte nette de 29,9 millions d'euros pour le premier semestre. L'Autorité des marchés néerlandaise (AFM) a par ailleurs exigé, devant un juge, une révision des comptes 2006 de l'entreprise, dans lesquels elle pense avoir constaté d'importants manquements.

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BUSINESS - 03/09/07 à 21h00

ACTUALITÉ

PPR dopé par le luxe et la reprise de Puma Le groupe dirigé par François-Henri Pinault a réalisé, au premier semestre, un bénéfice net en hausse de 142,9 %, à 326 millions d'euros. Il ne constate aucun signe de ralentissement depuis l'été. Le luxe profite plus que jamais au groupe PPR. Son président, François-Henri Pinault, a annoncé vendredi pour le premier semestre un bénéfice net en hausse de 142,9 % par rapport aux six premiers mois de 2006, à 326 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 8,24 milliards, en progression de 11,4 %. Cette très bonne performance s'explique par l'engouement des consommateurs pour les marques de Gucci Group, mais aussi par la prise de contrôle de l'équipementier sportif allemand Puma. Le résultat opérationnel courant a progressé de 40 %, à 630 millions d'euros, tiré par Gucci Group (+ 55 %, à 286 millions d'euros), dont la rentabilité opérationnelle est passée de 27,3 % à 28 %. La marque Yves Saint Laurent a réussi à réduire à 26 millions d'euros ses pertes, contre un déficit de 35 millions d'euros un an plus tôt. « Le contexte monétaire est difficile en termes de changes. Mais toutes nos marques de luxe ont réussi à améliorer leurs performances, que ce soit en termes de progression des résultats que de rentabilité », a expliqué le président de PPR. Les perspectives sont bonnes

Même s'ils sont moins flamboyants que ceux de Gucci, les résultats opérationnels courants de la FNAC ont aussi fortement progressé, de 22 %, à 32 millions d'euros, soutenus par les ventes de produits de haute technologie. « L'enseigne a enregistré une très bonne activité commerciale en France et surtout à l'étranger », a précisé Jean-François Palus, le directeur financier du groupe.

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Le conglomérat CFAO a vu son résultat opérationnel courant progresser de 30 %, à 119 millions d'euros. En revanche, le pôle de vente à distance Redcats (La Redoute, Vertbaudet...) est toujours sous pression, avec un résultat opérationnel en baisse de 10 %, dans un contexte de forte concurrence. Un programme de remodelage des magasins à l'enseigne Conforama a été mis en route par la direction du groupe de meubles, dont la rentabilité opérationnelle est passée de 4,1 % à 3,8 %. « Les perspectives pour l'année 2007 sont bonnes. L'activité au cours des mois de juillet et d'août s'est déroulée dans la tendance du premier semestre, il n'y a aucun signe précurseur de ralentissement », a martelé François-Henri Pinault avant de préciser qu'il n'a pas l'intention d'acheter de nouvelles actions Puma. Le groupe détient 62,1 % de l'équipementier sportif et n'a plus acheté de titres depuis le 17 juillet. Les résultats de Puma ont été intégrés à PPR à partir du 1er avril. L'équipementier a enregistré un résultat opérationnel de 61 millions d'euros au deuxième trimestre, pour un chiffre d'affaires de 543 millions d'euros. PPR prévoit d'ouvrir de nouvelles enseignes Puma dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR PPR JP Morgan relève son objectif de cours à 130 euros

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ACTUALITÉ Aéroports de Paris relève ses prévisions de trafic pour 2007 Le gestionnaire des plates-formes d'Orly et Roissy a vu son résultat net récurrent croître de 24,6 % au premier semestre, grâce à une activité... « Grenelle de l'environnement » : les propositions des transporteurs routiers Les transporteurs routiers de marchandises ont décidé de jouer le jeu du « Grenelle de l'environnement », même si, font-ils remarquer, ils ne sont à... Fret wagon isolé: la SNCF dément la fermeture d'autres gares pour 2008 La SNCF n'envisage pas de fermer d'autres gares, en plus des 262 déjà annoncées à la mi-août, au trafic de fret de "wagon isolé" d'ici la fin 2008, a... British Airways s'intéresserait à Alitalia La compagnie britannique British Airways a fait part de son intérêt pour sa concurrente italienne Alitalia, dont le gouvernement italien cherche à se... Airbus et Boeing pourraient profiter à deux de la commande de British Airways Les deux constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing seraient susceptibles de se partager une commande de 15 milliards de dollars (11 milliards... Dentressangle : bénéfice net semestriel en hausse de plus de 20 % Le groupe de transport et de logistique Norbert Dentressanglea réalisé au premier semestre 2007 un bénéfice net en hausse de 20,4 %, à 25,3 millions...

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La réorganisation du fret ferroviaire vertement critiquée La mise en place en décembre prochain par la SNCF d'un nouveau plan de transport de ses wagons isolés de fret suscite de vives réactions d'élus et... ALITALIA. Le plan industriel d'Alitalia, dont les grandes lignes... Le plan industriel d'Alitalia, dont les grandes lignes liées à un projet d'augmentation de capital avec Citi comme banque-conseil ont été approuvées... LUFTHANSA. La compagnie aérienne Lufthansa et DHL, filiale... La compagnie aérienne Lufthansa et DHL, filiale d'expédition de colis de Deutsche Post, ont déposé auprès de l'Autorité allemande de la concurrence... PUBLI-RÉDACTIONNEL Avec le e-paper Les Echos, Eurostar prend une longueur d'avance. Eurostar salue l'arrivée du e-paper Les Echos !Moderne, novateur et respectueux de l'environnement... rien de plus naturel pour Eurostar que de...

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Aéroports de Paris relève ses prévisions de trafic pour 2007 Le gestionnaire des plates-formes d'Orly et Roissy a vu son résultat net récurrent croître de 24,6 % au premier semestre, grâce à une activité soutenue se soldant par un chiffre d'affaires en hausse de 9 %.

Grâce notamment à une plus-value de 109,8 millions d'euros tirée de la cession en février dernier de sa participation dans le capital du gestionnaire de l'aéroport de Pékin BCIA, Aéroports de Paris a publié vendredi pour le premier semestre un résultat net part du groupe de 201,6 millions d'euros, multiplié par plus de quatre par rapport aux 44,9 millions engrangés sur les six premiers mois

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de 2006. Hors éléments non récurrents, le résultat net progresse de 24,6 % à 114,5 millions et le résultat opérationnel courant de 13,6 % à 209,2 millions, grâce à une croissance de 9 % du chiffre d'affaires, à 1,08 milliard. Le gestionnaire des aéroports d'Orly et de Roissy a bénéficié sur le semestre d'un trafic passagers soutenu (+ 4,4 % à 41,5 millions de voyageurs), qui l'amène à réviser entre + 4 % et + 4,4 % la croissance du trafic attendue sur l'année contre une fourchette précédente de 3,7 % à 4,2 %. Hausse des redevances

Autres facteurs favorables : la hausse de 4,25 % des tarifs des redevances aéronautiques intervenue le 1er avril, et la montée en puissance du pôle immobilier. La rentabilité de cette division a progressé de 32,3 %, à 32 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 95,5 millions en hausse de 10,5 %, grâce à l'augmentation de 7 % au 1er janvier de l'indice d'indexation des loyers, et à la montée en puissance des loyers des terrains destinés à accueillir la « base maintenance Ouest » des Airbus A380 et le centre de maintenance de la plate-forme de correspondance d'Air France à Roissy. Au chapitre des mauvaises nouvelles, Aéroports de Paris a cependant reporté à 2009, contre fin 2008 précédemment annoncé, le retour à l'équilibre de son pôle d'assistance en escale, à cause de négociations avec les syndicats plus longues que prévu. Le plan de réorganisation prévoit la filialisation de cette activité dont la perte opérationnelle courante représentait encore au premier semestre 8,6 millions d'euros, soit 9 % du chiffre d'affaires. L'accord de gestion de l'emploi signé le 16 juillet avec les organisations syndicales stipule qu'une « solution adaptée » soit proposée aux 662 personnes concernées, et « sans aucun départ contraint de l'entreprise ». Le coût total de cet accord est estimé à 43,8 millions d'euros, dont 30,8 millions ont été provisionnés sur le premier semestre. C. B.

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AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AEROPORTS DE PARIS JP Morgan ramène son objectif de cours à 72 euros

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« Grenelle de l'environnement » : les propositions des transporteurs routiers Les transporteurs routiers de marchandises ont décidé de jouer le jeu du « Grenelle de l'environnement », même si, font-ils remarquer, ils ne sont à l'origine que de 6,7 % des émissions totales de CO2. Demain, à l'occasion de la réunion du groupe Lutter contre le changement climatique et maîtriser l'énergie, ils feront part de leurs propositions. Elaborées par la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) et présentées par Patrick Vermot-Desroches, coprésident de la FNTR et représentant de la CGPME pour le « Grenelle », ces mesures visent tout à la fois à réduire la consommation de carburant, diminuer le nombre de camions sur les routes, développer l'utilisation des biocarburants et des poids lourds « propres ». Au total, selon les estimations de la fédération, les différentes mesures devraient se traduire par une réduction d'un tiers, soit environ 12 millions de tonnes, des quantités de CO2 produites par les poids lourds. « Cela représente 10 % des économies demandées à la France d'ici à 2020 », calcule Jean-Paul Deneuville, délégué général de la FNTR. Réduction de la vitesse

La proposition phare et la plus emblématique de l'effort consenti par les transporteurs est la réduction de la vitesse des poids lourds sur autoroute à 80 kilomètres/heure contre 90 kilomètres/heure précédemment, associée à l'interdiction de dépassement. En extrapolant les tests effectués chez plusieurs entreprises adhérentes de la FNTR, ce sont environ 1,5 million de tonnes de CO2 qui pourraient être économisées chaque année. Dans les entreprises, elle serait l'occasion d'un vrai changement de comportement, estime la FNTR. Une moindre vitesse signifie en effet une perte de productivité. Elle obligerait à une remise à plat complète des plans de transport pour continuer à satisfaire les clients dans les temps.

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& LOGISTIQUE - 03/09/07 à 21h00

Quoique importantes en matière d'économies de CO2, les autres mesures avancées par la FNTR sont moins novatrices : qu'il s'agisse de la mise en place du télépéage, de la généralisation du « 44 tonnes », du développement du transport combiné, de l'utilisation des biocarburants, ou de la mise en place d'une prime pour l'achat de véhicules écologiquement performants, toutes ont déjà été évoquées par la fédération par le passé. Mais la bonne volonté de la FNTR pourrait ne pas être récompensée. La taxe sur les poids lourds, très critiquée par les transporteurs routiers, reste une des pistes privilégiées par le gouvernement. « Il s'agit davantage par ce biais de financer les infrastructures que de faire baisser les émissions de CO2 », s'insurge Patrick Vermot-Desroches, qui appelle à ne pas se tromper de débat. LUCILE CHEVALLARD

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Fret wagon isolé: la SNCF dément la fermeture d'autres gares pour 2008 La SNCF n'envisage pas de fermer d'autres gares, en plus des 262 déjà annoncées à la mi-août, au trafic de fret de "wagon isolé" d'ici la fin 2008, a affirmé lundi à l'AFP Luc Nadal, l'un des directeurs adjoint de Fret SNCF. Selon l'hebdomadaire La Vie du rail à paraître mercredi, entre 142 et 191 gares supplémentaires pourrait être fermés au trafic de fret wagons isolés "d'ici décembre 2008", portant à plus de 400 le nombre de gares restructurées, soit "un quart des points de desserte". "Je démens formellement toute fermeture de gares supplémentaires d'ici la fin 2008", a déclaré M. Nadal, directeur général adjoint des opérations de Fret SNCF. "Le réseau de services de wagons isolés évoluera en fonction des besoins des clients et uniquement par rapport à cela", a-t-il souligné, rappelant que la branche Fret de la SNCF est en pleine restructuration. Parmi les 191 gares cités par la Vie du Rail figurent notamment Albertville, Amiens, Annecy, Brest, Cannes, Charleville-Mezière, Cherbourg, Dieppe, Evreux, Lyon-Perrache, Paris-Villette, Toulon, serait "en cours d'élaboration au sein de la direction Fret. Toutefois, ajoute le magazine, 49 gares figurant sur ce "document de travail, susceptible d'évolution", sont encore considérées comme "repêchables" par la SNCF. On trouve notamment parmi elles, Cannes, Chateaubriant, Honfleur, Lyon-Vaise ou encore Versailles. Le service de communication de Fret SNCF a de son côté confirmé l'existence d'"un document de travail intermédiaire" sur le sujet, sans donner plus de détails. A la mi-août, la CGT-Cheminots avait annoncé que 262 gares en "zones peu denses" n'assureraient plus à compter du 30 novembre le chargement et le déchargement des wagons de marchandises "isolés", mais seulement des trains

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entiers au contenu homogène, dans le cadre de la réorganisation du fret à la SNCF. La direction de la SNCF avait alors confirmé cette information, en précisant que "ce trafic de wagon isolé, qui ne représente que 5% de l'activité fret globale, sera reporté et concentré sur des gares proches, appelées grandes plateformes de tri, mieux équipées, et la desserte finale vers le client réalisée par la technique rail-route". La branche fret de la SNCF a accusé une perte de 900 millions d'euros en 2006. Au premier semestre 2007, la perte a été ramenée à 102 millions d'euros, contre 140 millions un an plus tôt, pour un chiffre d'affaires en progression de 3%. AFP

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British Airways s'intéresserait à Alitalia La compagnie britannique British Airways a fait part de son intérêt pour sa concurrente italienne Alitalia, dont le gouvernement italien cherche à se défaire, a affirmé lundi un responsable syndical italien, Claudio Genovesi. "British Airways a manifesté son attention", a dit M. Genovesi, secrétaire national de branche transport de la Cisl (catholique) avant une rencontre avec la direction de la compagnie italienne sur le plan de survie d'Alitalia en cours de préparation. "Il n'y a pas qu'Air France et Lufthansa" à se montrer intéressés, a ajouté le responsable syndical. L'Etat italien a échoué en juillet à vendre sa part de 49,9% dans Alitalia en raison de conditions jugées trop sévères par le potentiel acquéreur. Le gouvernement a chargé la direction d'Alitalia de mettre au point un plan industriel pour rendre la compagnie italienne plus présentable mais aussi de prendre contact avec des acquéreurs possibles. La compagnie a indiqué qu'elle envisageait une augmentation de capital, qui pourrait permettre l'arrivée d'un nouvel actionnaire. Selon le responsable syndical, la vente d'Alitalia pourrait prendre entre 4 et 8 mois. Alitalia réunit un conseil d'administration vendredi pour chiffrer son plan de survie, qui prévoit des suppressions de postes et une réduction de l'activité de l'aéroport Malpensa de Milan. AFP

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Airbus et Boeing pourraient profiter à deux de la commande de British Airways Les deux constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing seraient susceptibles de se partager une commande de 15 milliards de dollars (11 milliards d'euros) de la part de British Airways, selon le « Sunday Times » d'hier, citant des sources internes. Cette commande de long-courriers, attendue de longue date dans le cadre du renouvellement de la flotte de la compagnie, doit porter sur une centaine d'avions. Selon le journal britannique, elle pourrait inclure au final aussi bien le Boeing 787 que son rival l'Airbus A350. Ce « sont des produits différents et il n'est pas exclu d'acquérir les deux », déclare l'une des sources citées. Selon des rumeurs externes, British Airways n'exclurait pas non plus de se porter acquéreur de l'A380. AUTRE(S) ARTICLE(S) SUR AIRBUS L'A380 a survolé le port de Hong Kong, dans le cadre d'une démonstration

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Dentressangle : bénéfice net semestriel en hausse de plus de 20 % Le groupe de transport et de logistique Norbert Dentressangle a réalisé au premier semestre 2007 un bénéfice net en hausse de 20,4 %, à 25,3 millions d'euros pour un chiffre d'affaires en progression de 10 %, à 876 millions. La croissance organique de 8,4 % est supérieure à la fourchette de 6 % à 8 % annoncée pour l'année. Norbert Dentressangle a réalisé un « très bon premier semestre », a commenté le président du directoire Jean-Claude Michel, qui a relevé son objectif de croissance interne pour l'ensemble de l'année à 8 %. Le groupe maintient aussi son objectif d'une « amélioration du résultat opérationnel » par rapport à la marge 2006 qui était de 4,3 % du chiffre d'affaires. Sur les six premiers mois de l'année, il a dégagé une marge de 4,1 % avec un bénéfice opérationnel de 35,8 millions d'euros.

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La réorganisation du fret ferroviaire vertement critiquée La mise en place en décembre prochain par la SNCF d'un nouveau plan de transport de ses wagons isolés de fret suscite de vives réactions d'élus et d'associations. Comme l'avaient fait les syndicats il y a quelques jours, la fédération France Nature Environnement (FNE) a dénoncé jeudi la fermeture par la SNCF « dès fin novembre » de « 262 gares au trafic de marchandises (wagons isolés), dont des gares aussi importantes que Le Mans, Poitiers, Saint-Pierre-des-Corps, Limoges... pas moins de 19 villes-préfectures ». La fédération juge cette décision inopportune : le report du fret ferroviaire sur le transport routier, gros émetteur de gaz à effet de serre, tombe au moment où le « Grenelle de l'environnement » doit permettre de renforcer la lutte contre le réchauffement climatique. Une décision que dénonce aussi Jean-Michel Bodin, vice-président (PCF) de la région Centre en charge des transports, en demandant un moratoire. Mandaté par l'Association des régions de France (ARF) pour siéger au « Grenelle de l'environnement », il juge que « cette mesure (...) affaiblit » le chemin de fer. Pour la SNCF, il ne s'agit pas de fermetures de gares au fret mais d'une réorganisation de l'acheminement des wagons isolés qui « représentent moins de 5 % de l'activité globale de Fret SNCF ». Les clients concernés seront toujours servis, mais leurs trafics seront reportés « sur des équipements plus concentrés, mieux desservis et moins coûteux ». Les installations du client seront desservies « par la technique rail-route, par conteneurs ou encore par la mise en place d'opérateurs ferroviaires de proximité », ajoute-t-on à la SNCF. Ce n'est pas la première fois que l'entreprise publique veut réduire son activité wagons isolés, dévoreuse de temps de manoeuvres et d'utilisation de locomotives. Elle a souvent dû revenir partiellement sur ses plans sous la

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