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Ne pas jeter sur la voie publique

magazine gratuit juin - Sept. 2012

Mobiles : La menace des ondes ? À Poitiers cet été Je t'aime... mais je l'aime aussi


ÉDITO 5. Notre planète est dans le rouge

NEWS 6. L'actu en bref

T'ES PAS NET 10. Le rétro gaming, notre madeleine de Proust

ACTU 12. Étudiantes le jour, prostituées la nuit

16

FOKUS 16. L'attaque des ondes magnétiques 18. Skate This Art , le rendez-vous skate à Poitiers

18

PEOPLE 20. Thésard et projectionniste : il le fait ! 22. Je t'aime... mais je l'aime aussi 24. Vagabondage musical

POITIERS JEUNES 26. Tokyo dans le viseur

12 20

AMPHI-TAMINE 28. Paré(s) pour la réussite ?

T'AS PAS L'OEIL 30. L'image qu'il ne fallait pas rater !

Couverture réalisée au Biblio Café en partenariat avec la Ludi. Photographe : Nicolas Mahu.

Sommaire - 3


OBJECTIFS JEUNES PRÉSENTE

ER EMBRE 2012 SAMEDI 1AY-BSEOUPT TONNE (17)

TONN

Domaine de Candé Tours (Monts) 37

CHARLIE WINSTON • DIONYSOS JOEYSTARR • CATHERINE RINGER C2C• FINLEY QUAYE SKIP THE USE • IMANY EARTH WIND & FIRE EXPERIENCE Feat AL McKAY

EMIR KUSTURICA & THE NO SMOKING ORCHESTRA LOFOFORA • IDIR GROUNDATION • GENERAL ELEKTRIKS CARMEN MARIA VEGA SALLIE FORD & THE SOUND OUTSIDE NADEAH • THE JAPANESE POPSTARS KING CHARLES • TINARIWEN KARPATT • AIRNADETTE • OLDELAF DIDIER WAMPAS & THE BIKINI MACHINE SUCCESS • ZISKAKAN • KANKA SUSHEELA RAMAN • MOUSSU T E LEI JOVENTS

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Notre planète est dans le rouge Notre Terre est en péril. « Allez c'est reparti », vous dites-vous. Ce discours vous l'entendez depuis des années. Certes. Quoiqu'il en soit, là, il va falloir se mettre au boulot pour refaire une santé à notre environnement. « Nous exerçons une pression insoutenable sur notre planète, et pourtant nous devons sauver notre unique maison, non seulement pour nous mais aussi pour les générations futures », s'indignait le 15 mai dernier l'astronaute hollandais André Kuipers, du haut de la station spatiale internationale qui lui offrait une vision unique du défi à relever par l'ensemble des populations. Le rapport publié en mai dernier par le fonds mondial pour la nature (WWF) est sans appel. Depuis 1970, la biodiversité, ou plus clairement la diversité des organismes vivants, a reculé de 28% en moyenne. À ce rythme là, deux planètes Terre ne suffiront même pas à répondre aux besoins, semblet-il insatiables, de l'activité humaine si rien n'est fait d'ici 2030. Et jusqu'à preuve du contraire, en plusieurs décennies, même les astronautes et les chercheurs les plus acharnés n'ont pas encore mis la main sur une deuxième planète bleue. Alors ne comptez plus sur les autres pour faire les gestes que vous ne faites pas ou pour trouver une solution miracle à tous les maux de la Terre. Trier ses déchets, débrancher ses appareils électroménager quand ils ne servent pas, penser au covoiturage, uriner dans sa douche pour faire une économie de chasse d'eau, ne pas acheter vingt fois ce que l'on a déjà au fond de son grenier, ce n'est pas la mer à boire. Ça aussi vous l'avez entendu des centaines de fois, ça vous fait pester mais avez-vous changé vos habitudes pour autant ? C.Prot Radio Pulsar - Maison des étudiants - Bât A6 - 1, rue N. F. Borges - 86000 Poitiers. Tel. : 05 49 88 33 04 - E-mail : info@magazinebouge.fr. Directrice de la publication et rédactrice en chef : Danièle Tisserand. Coordinatrice de rédaction : Célia Prot. Graphiste : Anaïs Roussel. Chargé de développement  : Alexandre Lefebvre. Rédacteurs : Simon Moreau, Arthur Pied, Aurore Wroblewski, Nicolas Gaillard, Bastien Lion, Maxime Pelletier, Sophie Ouvrard, Marion Laouamen, Pauline Montassier, Gwendoline Le Bouil, Babak Rahbar, Mathieu Hazevis. Crédits photos et illustrations  : Nicolas Mahu, Célia Prot, Anaïs Roussel (dont p22 src http://etc.usf.edu), Alain Montaufier, Benjamin Deberdt, Les Heures Vagabondes, CREPS . Publicité : Tel.  : 05 49 88 33 04 pub@magazinebouge.fr. ISSN : 1763-1459 - Dépôt légal : à parution. Imprimé par : Imprimerie Megatop - rue du Cerisier noir - 86530 Naintré - Tel. : 06 09 59 54 90. Magazine tiré à 7000 ex. - Imprimé en France. Les manuscrits et documents non insérés ne seront pas rendus. Radio Pulsar est une association de loi 1901. Radio Pulsar remercie la mairie de Poitiers, Poitiers Jeunes, la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale et l’Université de Poitiers pour leur soutien actif dans la réalisation de ce magazine. 3()&

Edito - 5


news

Poitiers éclats d'été

C'est quoi ? Des concerts, des one-man show, du théâtre, de la danse, des fanfares, des transats électroniques, des séances de cinéma en plein air... et des dizaines d'autres animations aux quatre coins de la ville pour enchanter tous les Poitevins.

C’est quand ? De juin à septembre, pour donner couleur et gaité à votre été. Réservez vos soirées, vos après-midi, chaque jour vous révèlera ses surprises.

C’est qui ? Poitiers éclats d'été est organisé par la Ville de Poitiers pour rassembler ses habitants et les curieux dans des lieux emblématiques de la ville. Côté artistes, découvrez quatre grands spectacles : deux concerts avec Miossec et Christophe Willem, du rire avec le nouveau spectacle de Titoff et une soirée théâtre avec Francis Huster seul en scène. Sans oublier, le Bal Canapelli pour un bal guinguette, ou encore, Pascal Perroteau et ses chansons pour enfants.

C’est où ? À Poitiers bien évidemment, au cœur des quartiers, du parc de Blossac, du Confort moderne, au bord du Clain, sur le parvis de la Mairie... Programme complet : www.poitiers.fr 6 - News

Transats en musique Découvrir l'univers des musiques actuelles tranquillement installé dans un transat en pleine nature. Pari réussi pour l'association Les Jeunes Normals créée par Jonathan Alix, alias Johnny Bionic et Jean-Luc Auvin. Le 8 juillet, de 15h à 19h, venez entre amis, seul ou en famille, écouter librement et gratuitement de la musique dans ces transats d'un genre nouveau au cœur du parc de Blossac. Les Jeunes Normals vous promettent «  une programmation riche, pointue et ouverte à tous ». Une manifestation soutenue par la mairie de Poitiers, la Région et l'Espace Mendès France.

Press kit, le concours qu'il vous faut Press kit  c'est quoi  ? LE concours numérique de musiques actuelles qui soutient dix groupes émergents de la région et les accompagne dans la médiatisation de leur projet. Chacun des groupes gagnants remporte une vidéo de promotion avec une interview de présentation et une captation live. Mis bout à bout, vous obtenez une vidéo d'environ quatre minutes réalisée par Videotrack et diffusée par de nombreux partenaires. Liste des groupes et vidéos sur le site presskit1.wordpress.com


Un rendez-vous tous les deux ans Cet évènement incontournable n'a lieu que tous les deux ans. Au cœur du parc de Blossac, venez découvrir, ce 23 septembre, 450 associations réparties dans 14 villages aux thématiques différentes. Cette année, deux nouveautés : un village services aux associations et un autre, développement durable et responsable. Si vous ratez cette occasion de découvrir la vie associative poitevine vous devrez attendre deux ans avant la prochaine édition !

Resto - Bistro - Expo

LA S ER RU R E R I E

La rédaction de Bouge vous livre trois bonnes raisons de na pas rater l'édition 2012 de la journée des associations de Poitiers, le 23 septembre dans les allées du parc de Blossac.

Crédit photo : Alain Montaufier / Mairie de Poitiers

20ème journée des associations

Trouver une activité originale

Deux radios co-animent le podium Radio Pulsar et Radio Accords se retrouvent pour animer le podium culturel de cette journée des associations. De 13h à 18h, les deux stations poitevines vous présenteront des groupes de musique, des clubs de danse, des troupes de théâtre et beaucoup d'autres activités culturelles. L'occasion de vous plonger dans l'univers de ces associations et de faire connaissance avec les équipes de Radio Pulsar et Radio Accords.

© amelie_rault@hotmail.com

Cette journée va vous permettre de découvrir des loisirs tous plus différents les uns que les autres. Vous voulez pratiquer un sport, vous initier à une pratique musicale, vous investir pour la planète, apporter votre aide et votre soutien à des personnes en difficulté... cette journée est faite pour trouver l'activité qui vous correspond et faire des rencontres.

Ouvert 7 j / 7 jusqu’à 2h00 Nombreux cocktails Formule du midi Brunch le week-end Cuisine traditionnelle & du monde 28 rue des Grandes écoles - Poitiers www.laserrurerie.com - info@laserrurerie.com 05 49 41 05 41


news

L'actu de Poitiers Jeunes

Chantiers Théâtre joue en plein air

Du nouveau pour Tomboys Découvrez Plastic Life, le premier EP de Tomboys. Ce groupe est né de l'évolution, en novembre 2011, du groupe June, originaire de la région. Le nouveau trio masculin formé de Ken à la guitare, Low à la batterie et Mr Fal au chant vous propose un EP inspiré de leur muse Scarlett. La "tomboy" c'est elle  : asexuée, libérée et mystérieuse. Plongez dans cet univers de rock brut teinté d'électro où leur musique mélange la puissance d'un rock sombre et puissant avec la douceur des mélodies. http://www.myspace.com/tomboysrockband

Été rime définitivement avec festival. Le 1er  juillet, l'association Chantiers Théâtre donne une représentation dans le cadre du festival de théâtre amateur et professionnel Les Comédiales, à Chasseneuil-du-Poitou. Retrouvez les sur scène à 16h30, au cœur du parc du clos de la Ribaudière, pour une adaptation de la pièce de Tchekov, Les méfaits du tabac. C'est parti pour trois jours de théâtre en pleine nature, du 29 juin au 1er juillet. http://chantierstheatre.blogspot.fr/

Le conte dans tous ses états Cette année encore, l'association Vestibule de la Parole et du Conte, en partenariat avec l'association Abracadaconte, vous réserve une nouvelle édition du festival Conte en fête. Rendez-vous du 16 au 22 juillet pour une semaine entière dédiée à l'univers du conte. Au programme : balades, spectacle, concert, cabaret et musique. Renseignements et réservations : Olivier Roy, 06 33 09 70 21. http://conteenfete.canalblog.com/

les Tudiantes c'est reparti

8 - News

La traditionnelle semaine d'accueil des étudiants vous donne rendez-vous pour son édition 2012, du 26 au 30 septembre. Cette année encore, les Tudiantes vous réservent une série d'évènements pour prendre vos marques sur le campus et faire des rencontres avec d'autres étudiants. Soirée théâtre, concert, danse, set DJ, découverte des locaux de Radio Pulsar, actions d'information et de sensibilisation... à vous de faire vos choix.

Les Expressifs cherchent bénévoles

Du 4 au 7 octobre 2012, venez découvrir les coulisses du festival Les Expressifs. Que diriez vous de prendre part à l'organisation et de participer à l'aventure en devenant bénévole? Poitiers Jeunes accueille toutes les bonnes volontés et petites mains, même inexpérimentées. Au programme : accueil du public, restauration, technique, catering etc. La fiche d'inscription est disponible sur le site lesexpressifs.com.


ALLO OUÏE... J'ÉCOUTE ? Trois albums incontournables sélectionnés pour vous par le programmateur de Pulsar. Après des heures d'écoute intensive et de saignements d'oreilles, il vous a déniché le meilleur. Rédaction : M. Hazevis

Quakers – Quakers Quakers, c'est un collectif de hip-hop regroupant pas moins de 35 membres s'articulant autour de trois producteurs dont Fuzzface, plus connu sous le nom de Geoff Barrow, producteur de Portishead. L'album propose 41 titres. Et quels titres ! Avec des mcs comme Guilty Simpson, Dead Prez ou encore Aloe Blacc, Quakers est certainement le meilleur album de rap de l'année 2012.

Iggy Pop – Après Quand Iggy Pop sort un album de reprises, il est encore une fois là où on ne l'attend pas. Après comporte 10 titres, dont la moitié en français. La première surprise n'est autre que "Et si tu n'existais pas" de Joe Dassin. Vous y retrouverez aussi des morceaux de Gainsbourg, Salvador, Stan Getz et j'en passe. Chapeau l'iguane !

Far From Moscow Une fois n'est pas coutume, Far From Moscow n'est pas un artiste mais un label pour lequel votre serviteur a eu un coup de cœur. Le principe, faire connaître la scène russe. De la noïse à la pop en passant par l'ambiant, il y en a pour tous les goûts. Le label sort deux compilations par mois et tout ça gratuitement. farfrommoscow.bandcamp.com


t'es pas net

Le rétro gaming, notre madeleine de Proust à l'image de Abobos big adventure*, des sites proposent de se replonger dans l'univers des anciens jeux vidéo, faisant naître une véritable passion pour le rétro gaming. Pourquoi ce retour aux sources ? Succombez à cette mode rétro et faites ressurgir vos souvenirs en 8bits. Rédaction : M.Pelletier - Illustration : A. Roussel d'après Nintendo

M

ario, Zelda, Sonic... ce ne sont pas seulement de vieilles cartouches qui traînent au fond de vos placards et cartons remplis de souvenirs d'enfance mais des vestiges de toute une culture  : la culture geek. Depuis quelques années déjà, les joueurs de la première heure se remettent sur leurs anciennes consoles pour rejouer des parties. Pourquoi ce saut dans le passé ? L'industrie du jeu vidéo est devenue l'une des plus grosses économies de la culture et génère aujourd'hui un revenu plus important que celui du cinéma. Pour Pierre, vendeur à Gamecash, les anciens joueurs regrettent les jeux vidéo et l'ambiance d'antan, « avant nous étions une petite communauté, tout le monde se connaissait. Nous pouvions attendre longtemps la sortie d'un jeu, ça devenait un événement ».

Old school Vs New school Pour les amateurs de rétro gaming comme Christian, 38 ans, «  la difficulté n'était pas la même avant, on passait des heures à galérer sur un boss**. Sur Final Fantasy X je suis resté 270 heures. Maintenant Final Fantasy XIII est à la portée de tout le monde ». Sans oublier qu'il n'y avait pas de sauvegarde possible sur les vieilles consoles, il fallait donc être un hardcore gamer

10 - T'es pas net

(joueur expérimenté) pour terminer son niveau. Une autre ambiance donc. Pac man a été créé par un seul homme, alors que toute une équipe est mobilisée pour élaborer les jeux vidéo d'aujourd'hui. «  Il y avait plus de créativité à l'époque. Les histoires des jeux, de nos jours, ont toutes un goût de déjà-vu  », regrette Christian. Pour Pierre, «  il y a trop de choix, de suites de jeux déjà connus, imaginées par les créateurs qui savent qu'elles vont plaire à un large public  ». D'autres gamers, comme Mathilde, sont plus nuancés, « cela dépend de l'humeur, je peux passer des soirées sur des jeux de mon enfance, mais je ne boude pas les dernières sorties. Il y a parfois des pépites, notamment chez les éditeurs indépendants». à votre tour, pour voyager dans le temps, dépoussiérez ou découvrez la Mégadrive, la Super Nintendo ou encore la Dreamcast, et accordez-vous des heures de plaisir pixelisées ! *abobosbigadventure.com. ** le fameux « méchant » qu'il faut absolument tuer pour accéder à un niveau supérieur


Crédit photo : JY Lemoigne −

Et si vous ÉtiEz dÉjà marin sans lE savoir ?

POUR VOUS, C’EST QUOI LA CONFIANCE ?

CENTRE D’INFORMATION ET DE RECRUTEMENT DES FORCES ARMEES (CIRFA) 105, bd du Grand Cerf - 86010 POITIERS 05 49 61 02 02 cirfa.poitiers@marine.defense.gouv.fr


ĂŠtudiantes le jour, 12 - Actu

prostituĂŠes la nuit


actu La prostitution n'épargne pas les étudiants. Pourtant aucun chiffre n'existe. Si le syndicat Sud étudiant avançait, il y a six ans, que 40 000 étudiants seraient confrontés à la prostitution, c'est en réalité un phénomène très difficile à évaluer. Le syndicat ne confirme plus ce chiffre et reconnaît manquer d'études statistiques. Regards sur cette double vie. Rédaction : C. Prot, Illustration : A.Roussel

L

'image des prostituées, sur le trottoir, dans une rue sombre ou à proximité des gares n'est pas significative d'un phénomène qui peut prendre des formes bien différentes. La massification de l'usage d'internet a fait naître une nouvelle façon de se prostituer. Sur la toile, les petites annonces se multiplient. Une façon de préserver un certain anonymat et d'avoir la sensation de garder le contrôle. C'est justement principalement sur internet que s'est développée la prostitution étudiante. Plus de la moitié des étudiants vit avec moins de 400 euros par mois*. La précarisation constante de leur situation en pousse un sur cinq à travailler pour financer ses études**. Dans certains cas, un petit job ne suffit pas à subvenir à leurs besoins. Pour les plus fragiles, l’ultime solution réside parfois dans le sexe tarifé.

« C’est vraiment le mépris des autres que je redoute le plus » Chloé*** a décroché une place au sein d’une école sélective dans un pays où les études coûtent extrêmement chères. Isolée, ne pouvant compter sur l’aide de ses parents avec qui elle a une relation très compliquée, elle a décidé, il y a quelques mois de poster une première annonce sur internet dans laquelle elle propose « (sa) compagnie à des hommes pour des sorties diverses et plus ». « Il y a tellement de personnes qui jugent les prostitué(e)s qu’il est difficile de l’assumer. Je sais que je dois me protéger, que j’ai des amis à l’école qui cesseraient de me côtoyer s’ils apprenaient que je me prostitue. Je ne sais pas encore si j’arriverais à l’assumer si ça se savait, je crois que la honte l’emporterait sur le reste. C’est vraiment le mépris des autres que je redoute le plus », confie-t-elle.

Une forme de déni Vivre avec cette image de soi renvoyée par la société et le regard des autres est une réelle épreuve. « Certaines se cachent derrière les termes escort ou hôtesse et se persuadent parfois qu’il ne s’agit pas de prostitution. Pourtant, même si c’est moins visible que dans la rue, ces jeunes étudiantes vendent, elles aussi, leur corps à des Actu - 13


actu

Des situations qui peuvent basculer Sans avoir la moindre intention de vous prostituer vous pouvez vous retrouver dans des situations qui vous dépassent. La règle , se méfier des bonnes affaires ou bonnes occasions : • faible loyer ou loyer contre service • emploi sans demande de qualification • annonce de jobs de serveuses ou serveurs La bonne affaire sans contrepartie c'est rare. Il faut se poser les bonnes questions : ce bar ne fait-il que bar ? Où est mon contrat de travail, de colocation ou de location ? Qu'est-ce qui y est stipulé ? Quel est ce loyer si peu cher ? Quelles vont être les contreparties ? À quelle fréquence ? Est-ce mentionné dans mon contrat ? Qui est le loueur ?

Des aides existent pour vous en sortir Le service social du Crous compte des assistantes sociales formées à ces questions. Vous pourrez y trouver de l'écoute et une aide précieuse : • comment obtenir une aide financière ou une bourse exceptionnelle pour repartir sans dette • comment trouver une formation professionnelle • comment gérer son budget • comment obtenir un logement universitaire pendant un temps donné... Coordonnées : Cité Rabelais, 9 rue de la Devinière, 05 49 44 53 42 La médecine préventive peut elle vous apporter un accompagnement psychologique. Coordonnées : Bâtiment C4, 4 allée Jean Monnet, 05 49 45 33 54

14 - Actu

clients », explique Anne-Marie Ledebt, responsable de la délégation du Mouvement du Nid de LoireAtlantique****. Comme Chloé, il n’est pas rare qu’elles revendiquent un choix, tout en expliquant qu’elles se sentent libres et conscientes de ce qu’elles font. « Quand elles le disent, elles y croient sincèrement, mais pour beaucoup c’est une forme de déni, de rejet inconscient de leur prostitution », pense Anne-Marie Ledebt. « Le revendiquer est une façon de se persuader, de tenir le choc, ça les aide à ne pas s’écrouler », précise Marie Pluzanski, docteur à la médecine préventive de Poitiers.

« Le revendiquer est une Façon de se persuader, de tenir le choc » Avec internet, quelques clics suffisent pour s’improviser escort-girl et se sentir protégée derrière l’écran. « La prostitution dite de rue est peut-être plus violente mais une sorte de soutien s’instaure entre elles, si l’une tarde à revenir, les autres, voire le proxénète, sont en alerte », explique le docteur Pluzanski avant de poursuivre, « en utilisant internet, elles se retrouvent encore plus seules face aux clients ».

Une non reconnaissance de leur corps Pour Eva Clouet, auteure d’ouvrages et d’un mémoire sur la prostitution étudiante, il est important de déconstruire les représentations et d’établir des rapports égalitaires entre les femmes et les hommes. Or la prostitution est le symbole d’une domination des hommes, qui sont clients, sur ces femmes prostituées. « C’est dangereux car elles ont le sentiment de renverser les choses, de se trouver dans une position de force, d’avoir le rôle du puissant car elles pensent choisir », signale la présidente du mouvement du Nid. « Dans notre société tout se monnaye, celui qui paye a le pouvoir, et cela crée un cadre d’inégalité entre le client et la personne qui se prostitue », ajoute le docteur Pluzanski. Cette inégalité amplifie alors la dégradation de l’image que ces jeunes femmes ont d’elles mêmes sur le long terme. « Les séquelles psychologiques sont importantes, la confiance qu’elles croyaient avoir regagnée sur le moment se transforme en honte. Lors des rendez-vous avec leurs clients, un réel clivage s’opère dans


leur personnalité, souvent elles utilisent même un autre nom, elles se "déconnectent", se sortent de leur corps », précise Marie Pluzanski. AnneMarie Ledebt, parle, elle, de décorporalisation, de dédoublement, « elles ne se respectent plus, il y a une non reconnaissance de leur corps ».

Trouver des solutions alternatives Toutes les deux s’accordent sur le fait qu’une situation financière extrêmement critique, même soudaine, n’est pas le seul élément qui pousse les étudiants à se prostituer. « Beaucoup de personnes rentrées dans la prostitution ont connu des traumatismes dans l’enfance, sont confrontées à une rupture familiale, professionnelle, se sentent isolées et présentent des failles dans leur façon de se construire, de construire leur estime de soi ». Internet une fois de plus est un accélérateur dangereux. « Des jeunes vulnérables, fragiles, en voyant la multiplicité des annonces pourraient douter, se dire "pourquoi pas moi". Le fait de pouvoir diffuser ces annonces aussi facilement provoque peut-être même un phénomène de banalisation », s’interroge le docteur Pluzanski. Les chiffres ne sont pas nombreux, mais la prostitution étudiante existe bel et bien et pour Anne-Marie Ledebt, « c’est un fait de société, c’est l’État qui devrait s’emparer de ces questions et se demander comment ces personnes en sont arrivées là. Ce sont des femmes, des mères, des étudiantes, des citoyennes à part entière », rappelle-t-elle avant de poursuivre « cette double vie entre le jour et la nuit est difficile à gérer, certaines finissent par laisser tomber leurs études, d’autres mettent des années avant de réussir à arrêter de se prostituer. Elles sont alors souvent détruites, désarmées, il y a tout un travail d’information, de prévention à mettre en place pour les aider à trouver des solutions alternatives afin d' arrêter dans les meilleures conditions ». *Troisième enquête nationale "Santé et conditions de vie des étudiants" publiée le 22 mai, réalisée par La Mutuelle des étudiants (LMDE) **Enquête BVA-Sodexo publiée le 24 mai ***Le prénom de cette étudiante pictavienne a été changé pour respecter son anonymat **** www.mouvementdunid.org


16 - Fokus


fokus Elles ne s'entendent pas, ne se voient pas, mais sont partout. Les ondes sont-elles vraiment dangereuses ? État des lieux des controverses et risques à prendre en compte dans l’utilisation quotidienne de nos téléphones portables. Rédaction : N. Gaillard, M. Laouamen Illustrations : A.Roussel

L

es opérateurs téléphoniques sont évidemment sur la même longueur d'onde  : les mobiles seraient sans danger pour la santé. Pourtant, de nombreuses études scientifiques affirment le contraire. Les ondes seraient responsables de maux de tête, de cancers ou encore de baisse de la fertilité. Afin de préserver notre santé pourrait-on revenir à l'ère des cabines téléphoniques  ? Dans notre monde branché et connecté, la réponse paraît évidente. «  Je ne m’en méfie pas car, que nous le voulions ou non, nous sommes soumis aux ondes de nos appareils. Donc, sauf en vivant reclus, je ne vois pas comment y échapper. Je déplore que les études ne soient pas plus précises mais je ne change pas mes habitudes pour autant », témoigne Sébastien, 27 ans, passionné par les nouvelles technologies.

Principe de précaution peu appliqué Le portable est reconnu officiellement cancérogène par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), depuis le 31 mai 2011. «  En France, 3% de la population est devenue électro-sensible. Seulement c'est un phénomène mis de côté, car considéré comme une maladie psychique  », explique Pierre Mazars, médecin généraliste pendant 35 ans. «  Au début de ma carrière, le cancer était une pathologie minime  », se souvient-il avant de poursuivre, «  aujourd'hui, je n'hésite pas à qualifier cette maladie d'épidémie, amplifiée par le mode de vie moderne où le principe de précaution est rarement appliqué  ».

« privilégier les SMS et le kit mains libres » «  Les ondes électromagnétiques sont des vibrations qui, en perturbant les chromosomes, peuvent modifier l’ADN. » D’après lui, «  certaines nanotechnologies sont vraiment dangereuses

mais les opérateurs ne prennent pas le temps de faire des études approfondies car elles leur coûtent trop cher. Ils préfèrent lancer le marché et attendre des résultats sur la population, comme s'il s'agissait de cobayes  ».

Des risques avérés sur la santé Qu'en est-il de toutes les rumeurs sur la fertilité ? Une étude* démontre une augmentation de la stérilité chez les hommes en fonction de la fréquence d'utilisation de leurs téléphones. Leur sperme a été classé dans différentes catégories  : faible utilisation du portable (moins de 2h/jour), longue utilisation (de 2 à 4h), très longue utilisation (plus de 4h). Résultat : une mobilité des spermatozoïdes réduite de 30% en cas d’usage trop intense. Franck Hamon, membre de l'association pour une réglementation des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile (PRIARTEM), revient sur une expérience réalisée dans un collège, avec un polomètre (appareil mesurant les ondes émises). Alors que le corps humain peut supporter en moyenne 0,2 volt/mètre, sans danger, les conclusions sont sans appel  : un élève a reçu 40volt/mètre en restant devant un micro-ondes en marche, un des téléphones a émis 35volt/ mètre, et un autre 14. Au fil du temps, les usagers sont tout de même de plus en plus informés : les opérateurs de téléphonie sont maintenant dans l'obligation d'indiquer, à l'achat, la norme DAS (débit d'absorption spécifique). Plus la puissance absorbée par le corps est minimale, moins le modèle est dangereux.

Le portable, l’enjeu du XXIe siècle «  Cinq milliards d'individus sont touchés par ces ondes », précise Franck Hamon. C'est pourquoi il préconise une charte d'utilisation : « Il faut privilégier les SMS et le kit mains libres qui diminuent de dix fois les risques, ne pas téléphoner dans une voiture car cela amplifie les ondes, rester statique pour ne pas être mitraillé d'ondes par les satellites qui nous localisent lorsque nous marchons, et surtout ne pas dormir avec son téléphone. » Selon lui, « l'être humain ne sait pas trouver de juste milieu. L'addiction au portable est une maladie qu'il faut soigner. Chacun doit être au courant des risques et prendre ses responsabilités ». * www.universcience.fr Fokus - 17


fokus

Skate This Art :

Le rendez-vous skate à Poitiers Une planche et quatre roues. Depuis près d’un demi-siècle, une tribu grandissante gravite autour de cet objet : le skateboard. Son influence auprès des créateurs de tous bords, cinéastes, musiciens, peintres, photographes est de plus en plus remarquée. Jonathan Alix, véritable passionné et créateur du festival «Skate This Art», présente ce phénomène de la culture skate. Rédaction : G. Lebouil - Crédit photo : B. Deberdt

L

e skate est bien plus qu’un sport, c’est un art à part entière, un état d’esprit». Jonathan Alix, alias Johnny Bionic*, a 29 ans et quand il parle skateboard il ne manque pas de ferveur. Le cliché traditionnel du skater indiscipliné et zonard, casquette sur la tête et Van’S aux pieds, semble définitivement enterré. Les rebelles ont grandi, et le skate a évolué avec eux. Plus question de se reconnaître à travers des codes vestimentaires, la fièvre de la planche touche désormais tout le monde. Jonathan est aujourd’hui chargé de communication au sein de l’association " La Bulle "**. DJ voyageur, il est également le fondateur de la marque de vêtements de skate " zero1-zero2 "***, née il y a 3 ans. 18 - Fokus

Jonathan commence le skate à 14 ans. « Le sentiment de liberté et de bien-être m’a tout de suite envahi même s'il faut se montrer particulièrement patient pour savourer réellement des sensations », avoue-t-il. Douze ans plus tard, il imagine et met sur pied un festival dédié à sa passion : "  Skate This Art ". Il vous donne rendez-vous, avec son association " Les Jeunes Normals ", les 21 et 22 septembre prochains pour sa troisième édition. Au Plan B, au Confort moderne et à la Fanzinothèque, auront lieu des démonstrations de riders confirmés et pros, des compétitions, des expositions photos, un apéro'zine, des projections et des tables rondes autour de l’objet fétiche. Véritable évènement, la presse spécialisée couvrira évidemment ces deux jours de festival. Nous pouvons d'ores et déjà citer Benjamin Deberdt, Sam Partaix, les teams Trauma et Anagram ou encore Soma Magazine. La programmation réserve encore beaucoup de surprises ! « La découverte du skate par le plus grand nombre est importante pour moi. C’est un lien qui se crée entre les individus, quels que soient leurs cultures ou leurs modes de vie, tout le monde est accepté », sourit Jonathan. Que lui souhaiter de plus pour la suite ? « Vivre de ma passion du skate et la faire découvrir dans un cadre scolaire serait génial. »

* Johnny fais-moi mal, émission sur radio Pulsar, le mercredi de 20h à 21h. ** Association La Bulle : collectif-la-bulle.com *** Point de vente au magasin Forward, situé au 171, Grand’Rue.


people

Thésard et

projectionniste : il le fait ! Nombre d'étudiants sont animés par une passion, mais certains la vivent d'une manière peu commune. C'est le cas d'Elyes, cinéphile, il ne se contente pas de visionner des films, il en projette également au Dietrich. Rédaction : S. Ouvrard - Photo : C. Prot

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inéphile, je cherchais à m'investir dans une association. Je connaissais le Dietrich en tant que cinéma, mais je n'ai découvert la structure de bénévolat que plus tard, par hasard  », se souvient Elyes. «  Le Dietrich, cinéma indépendant âgé de 27 ans, est géré par l'association "ciné U". Là, des bénévoles participent au fonctionnement de la salle, que ce soit pour la projection, la billetterie ou l'organisation des évènements », explique le jeune homme, projectionniste bénévole depuis deux ans. «  Je projette des films une fois par semaine en moyenne, surtout le week-end, où les créneaux sont plus libres ».

Une formation « La formation dure quelques mois et est assurée par les projectionnistes salariés. à l'issue des premières séances accompagnées, la prise d'autonomie est progressive. Il faut être présent une demi-heure avant la projection, afin de monter le film. Après, je range et ferme la salle.» Comment mener cette activité de front avec sa formation ? «  Je suis en thèse de sciences physiques, et je donne également des cours. J'ai donc une certaine autonomie qui me permet de m'organiser pour tout concilier et je compte bien poursuivre les projections tant que j'en ai la possibilité  », affirme-t-il. «  La projection m'a fait découvrir un aspect du cinéma que je ne soupçonnais même pas. En tant que spectateur, on accède au film par écran interposé, on en est séparé et on n'a pas d'emprise sur lui, du moins pas physiquement. En cabine de projection, on touche et on prend dans ses mains cette sorte de pellicule photographique 20 - People

de quelques milliers de mètres de longueur. On manipule les machines et leurs engrenages avec leur bruit assourdissant et celui du film qui s'y frotte.  » Passer quelques heures dans la cabine de projection met les sens d'Elyes en éveil, l'ouïe, le toucher, mais aussi et surtout l'odorat. « En attendant la nouvelle révolution du cinéma qui parviendra peut-être à nous faire sentir les odeurs dans les films, celles de la cabine sont définitivement associées au cinéma et seront gravées pour toujours au fond de moi. De plus, la projection développe un rapport différent au film : on n'est plus un simple spectateur, on devient sujet et on domine le film ainsi que la salle et les spectateurs à travers une petite fenêtre de projection. »

La connaissance d'une structure «  Entre dix et quinze projections sont assurées chaque semaine par les bénévoles, dont cinq à dix le week-end. Les programmes des films sont établis pour six semaines. Les bénévoles et adhérents peuvent s'impliquer dans le Conseil de programmation pour le choix des films, ou au Conseil d'Administration. Ce conseil constitué de neuf personnes doit gérer un budget de 200 000 euros, et définit la politique de l'établissement», détaille Elyes, pour qui le Dietrich représente un projet culturel auquel il adhère. «  Cependant, la réglementation du droit du travail risque de poser problème dans un futur pas très lointain, notamment en ce qui concerne certaines activités assurées par les bénévoles. Ils devront alors peut-être renoncer à certains privilèges comme la projection», regrette Elyes.


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Je t'aime... mais je l'aime aussi Souhaitant rompre avec les différentes contraintes des relations amoureuses classiques, les polyamoureux cherchent à construire des relations où il est possible d'aimer sans limite. Rencontre avec deux couples pour qui l'amour doit être synonyme de libertés. Rédaction : S. Moreau - Illustration : A. Roussel

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'amour est à réinventer  », disait Arthur Rimbaud. à croire que certains l'ont entendu. Loin de l'image du couple " traditionnel ", composé de deux personnes, les polyamoureux ne s'interdisent nullement de vivre des aventures amoureuses en parallèle et souhaitent rompre avec les diktats d'une relation où les êtres se promettent fidélité. Pour eux, l'amour libre est avant tout une véritable conception des relations humaines, en rupture avec les schémas classiques imposés par la société. Deux couples, Tom et Camille ainsi que Médéric et Aliénor ont accepté de nous faire part de leur conception de l'amour.

«  Un refus des modèles socialement imposés » Premier élément et non des moindres : chaque 22 - People

expérience d'amour libre est unique et la généralisation de ce type de relations semble impossible. «  Lorsque j'ai rencontré Aliénor, nous sortions tous les deux d'une relation très compliquée. Nous étions deux amis qui ne voulaient plus tomber dans le piège de la dépendance à un être et de la souffrance qui en résulte lorsque cela se termine. Grâce à l'amour libre nous ne sommes plus figés  », constate Médéric. Un point commun semble cependant se dégager : le refus d'une relation à partenaire unique. «  Je rejette l'idée qu'il puisse y avoir un être en particulier qui nous corresponde. Cela relève d'un refus des modèles socialement imposés », confie Médéric. Camille va même plus loin, expliquant qu'il y a matière à déconstruire davantage les notions d'amour et d'amitié. «  Dans les relations humaines, avec l'amitié et l'amour, il


y a une segmentation du rapport à la personne. Pourtant, il peut y avoir de l'amitié sexuelle comme de l'amour plus ou moins platonique ». Un sentiment partagé par Tom qui cherche, lui aussi, à faire abstraction de cette distinction. «  L'amitié pourrait comprendre l'accueil du corps. Je ne me place pas en fonction d'une norme mais par rapport à la personne que je rencontre. »

Un dialogue primordial

Envie de découvrir un média de l’intérieur ? De participer bénévolement à la vie d’un magazine associatif ?

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Opérer une telle remise en question est-il si simple ? Si l'on en croit nos amoureux libres, la construction est très longue. Pour cela, le dialogue est primordial. Exit la jalousie et la possessivité, l'épanouissement de chacun étant la base de la relation. «  Lorsque Camille rencontre quelqu'un et qu'elle est heureuse dans cette relation, j'ai envie de la partager avec elle. De même, j'ai envie d'être là lorsqu'il y a une déception amoureuse », affirme Tom. Plus de réserves en revanche pour Aliénor et Médéric lorsqu'il s'agit de rencontrer les partenaires de l'un ou de l'autre. « Idéalement j'aimerais qu'il y ait des rencontres mais parfois on a peur que la personne prenne trop de place », s'inquiète Aliénor. Une crainte longue à dissiper qui ne peut se résoudre qu'à force de discussion selon Tom. « Si tu ne sais pas quelle est la place de la nouvelle personne qui arrive dans la vie de l'autre, ta place est branlante. Plus on en parle, plus on arrive à se replacer ».

« Je ne me place pas en fonction d'une norme » Une transparence nécessaire vis à vis de soi mais également vis à vis des autres qui partagent une relation avec l'un des membres du couple. En revanche, accorder le même amour à tous paraît compliqué. «  Au départ j'avais le fantasme d'aimer tout le monde a égalité. Cela est totalement impossible  », confie Camille. De quoi nourrir les mauvaises langues pour qui ce type de relation ne peut être que passager ? « Aux yeux de certains, j'ai choisi l'amour libre parce que je suis jeune et que je veux en profiter. Mais le plus violent, c'est lorsque l'on me dit que je n'ai jamais été amoureux. C'est absolument terrible  », dénonce Tom. Une manière de réaffirmer leur amour authentique, qui semble voué à se réinventer sans cesse au fil du temps.

WE WANT YOU FOR Plus d’infos : http://radio-pulsar.org info@radio-pulsar.org 05 49 88 33 04


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Vagabondage

musical

Des concerts gratuits aux quatre coins de la campagne poitevine pour faire rimer été et musique... c'est le programme du festival "Les Heures Vagabondes". Après Oldelaf, les Têtes Raides, Raul Paz et Souad Massi, place cette année, du 6 juillet au 18 août, à Sinsemilia, Debout sur le Zinc ou encore Flavia Coelho. Lumière sur cet événement estival à la saveur particulière. Rédaction : B. Lion Photo : Les Heures Vagabondes

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’est en 2004 que tout commence avec 10 000 spectateurs curieux. Le festival porte alors le nom d' "Eté couleur Vienne". Désireux d’amener la culture en milieu rural, le Conseil général donne à chaque édition une nouvelle ampleur. Les années passent et le festival prend un peu plus d’envergure. En 2010, il fait sa mue et change de nom pour "Les Heures Vagabondes". Peu à peu, les ambitions changent, le nombre de bénévoles augmente et des grands noms acceptent de se produire sur une scène installée au beau milieu d'une commune rurale. « Certaines personnes viennent dans le département spécialement pour le festival et le suivent en assistant à chacune des dates proposées », s'enthousiasme Maurice Ramblière, vice-président chargé de

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la culture au Conseil général de la Vienne. Un succès  : «  la précédente édition a accueilli 70 000 spectateurs ! »

Une mécanique bien huilée Si le festival se déroule en été, son organisation commence, elle, bien avant. « Vers le mois de novembre, nous publions un message sur les réseaux sociaux pour sonder les envies des potentiels spectateurs en vue de l’édition suivante  », explique Sandrine Peronnaud, chargée de l’action culturelle et de l’organisation des Heures Vagabondes. «  Ensuite, soit nous recevons des sollicitations de certaines maisons de production qui nous proposent des artistes, soit nous les contactons nous-même lorsque nous avons de véritables coups de coeur ». Bien entendu, cela ne fonctionne pas à tous les coups  : « Certains artistes demandent un cachet trop excessif ou refusent de participer à un festival gratuit, poursuit-elle. De plus, certaines communes ne sont tout simplement pas aptes à accueillir un concert d’une telle envergure ». « Les heureuses élues s’impliquent énormément pour recevoir efficacement ces têtes d’affiche et de nombreux bénévoles sont sollicités », précise M. Ramblière. « Par ailleurs, le festival bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, et est reconnu comme moyen de promotion du patrimoine culturel du département ».

« proposer un contenu diversifié » Un mot d'ordre : proposer un contenu diversifié, allant de la chanson française au reggae en passant par le jazz, le rock, les musiques du monde ou encore la chanson traditionnelle québécoise. Le tout, sans compétition ni concurrence avec les autres festivals du département. «  Tous sont complémentaires, nous nous arrangeons pour ne pas organiser de concerts les soirs des Francofolies par exemple ». Du 6 juillet au 18 août, quatorze communes vont swinguer au rythme des Heures Vagabondes. Une chance supplémentaire de dynamiser l’été poitevin ? Programme complet sur le site www.lesheuresvagabondes.fr.


Appel à candidature

LES

EXPRESSIFS e h c r e h Rec cles a t c e sp s r u e t a am

2012

du 4 au 7 octobre

Vous êtes jongleur, musicien, comédien, artiste de rue ou de cirque, vidéaste, plasticien, danseur ...

Téléchargez votre dossier de candidature : ww www.lesexpressifs.com www.poitiers-jeunes.com Clôture des inscriptions le 30 juin 2012

Demandez également votre dossier par téléphone au 05.49.50.73.49 ou directement à Poitiers-Jeunes : 12 rue Charles Gides, 86000 POITIERS


poitiers jeunes

Tokyo

dans le viseur Le 23 février dernier, Samantha et Lucie s'envolaient pour le Japon afin de réaliser leur projet,"Perles de Tokyoïtes". Durant trois mois, elles n'ont eu qu'une motivation : faire découvrir ce pays par le biais de chroniques vidéo. Rédaction : C.Prot - Crédits photos : Perles de Tokyoïtes

quartier de Tokyo et sa culture, et les diffuser sur leur site internet*.

Envie et motivation à toute épreuve

Q

uand on aime quelque chose, on a envie de le faire partager. On a eu raison, ce projet au Japon a été un véritable accomplissement et un enrichissement personnel. » Après trois mois passés à arpenter les quartiers de Tokyo, caméras, appareils photo et enregistreurs en main, le retour en France est aussi brutal que chargé de souvenirs et de fierté pour Sam et Lulu. « Le Japon nous intriguait toutes les deux depuis plusieurs années, nous voulions découvrir sa culture, ses habitants. Et puis la catastrophe de Fukushima en mars 2011 a été un des éléments déclencheurs. On a voulu agir à notre façon en faveur du tourisme de ce pays », explique Lucie. C’est ainsi qu’en juin 2011, le projet "Perles de Tokyoïtes" a pris forme. Le défi de ces deux jeunes aventurières : partir trois mois au Japon, réaliser chaque semaine une chronique vidéo sur un

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Alors que Lucie termine ses études d’ingénieur et que Samantha a déjà une licence de cinéma en poche, ce voyage au Japon s’impose comme un nouveau cap. « Nous sommes arrivées à la fin de nos études, nous avons eu envie de réaliser quelque chose de différent, de marquer le passage entre la vie étudiante et la vie professionnelle », analyse Lucie. Des premières lignes de leur projet jusqu’au jour de leur départ, la route a été longue. « Il a fallu s’organiser, semaine après semaine on a franchi les étapes : réfléchir à l’aspect audiovisuel du projet, trouver des partenariats, créer l’association, se charger des réservations, établir le planning et l’itinéraire de ce voyage...» Des mois de travail et d’acharnement, pour autant, les deux voyageuses n’ont jamais baissé les bras : « nous avons dû réaliser tout cela en huit mois, nous n’avions pas le choix, nos dis-

Envie d'agir : le coup de pouce aux porteurs de projets Pour pouvoir concrétiser leur rêve, Samantha et Lucie ont dû établir un budget prévisionnel précis.


poitiers jeunes

ponibilités étaient extrêmement restreintes alors on a tout donné et surmonté les difficultés. Avec la motivation et l’envie tout est possible ». Et des difficultés, elles en ont rencontrées : « nous n’étions que deux, il a été difficile de tout gérer, de jongler entre nos études et ce projet, sans compter que l’une de nous est en fauteuil roulant, ça rend la préparation d’un voyage plus délicate ».

Éveiller la curiosité des Français « Grâce à notre préparation en amont, une fois sur place, nous avons su nous débrouiller dans toutes les situations. Notre planning nous fixait une ligne directrice, chaque semaine, on visitait un quartier de Tokyo pendant cinq jours puis le week-end on s’attaquait au montage », précisent-elles avant de poursuivre, « nous voulions avoir de nouveaux regards, des témoignages et des explications variés. Avant de partir, nous communiquions avec des correspondants aux profils différents  : des étudiants, un jeune couple qui venait de s’installer dans la ville, une mère de 50 ans, des Japonais qui avaient vécu plusieurs années à l’étranger etc».

« Il existe beaucoup d’idées reçues sur le Japon » Tous ces contacts ont été précieux pour avoir des référents sur place, faire de nouvelles rencontres et enrichir leurs mini-films. « Il existe beaucoup d’idées reçues sur le Japon. Dans l’esprit de beaucoup, c’est trop loin, trop cher, trop différent. Avec nos chroniques culturelles, nous espérons leur avoir donné envie d’aller découvrir ce pays». Pour parvenir à faire naître cette curiosité et cette envie, Sam et Lulu ont abordé des thématiques

Sans aide et sans partenariat leur projet n'aurait pas pu voir le jour. Le dispositif Envie d'agir soutient les projets de jeunes de 18 à 30 ans. Vous avez une idée, un rêve, Envie d'agir vous propose un accompagnement technique et pédagogique, une aide financière et une valorisation de l'action réalisée. Date des prochains jurys et informations : www.enviedagir.jeunes.gouv.fr.

diverses  : ambiance, culture, gastronomie, architecture, loisirs, repos et boutique. Une semaine à peine après leur retour, la troisième partie du projet est en route, « nous nous attaquons maintenant à la restitution, à la présentation et au récit de cette aventure par le biais d'expos, de stands. Et nous vous promettons une série de bonus vidéo et photos et deux dernières chroniques inédites ». Ce que Sam et Lulu retiendront de "Perles de Tokyoïtes"? « Mener ce projet de A à Z nous a fait gagner en maturité, en confiance. C'était tellement dépaysant, nous étions confrontées à une culture ô combien différente de la notre. Je crois que ce qui nous a le plus frappées est la gentillesse des Japonais. Ils sont exceptionnels, nous avons beaucoup à apprendre d'eux, de leur façon de vivre et d’interagir avec les autres. Et puis la vie est bien plus simple au Japon quand on est en fauteuil : tout est aménagé », s'enthousiasment-elles avant de poursuivre, « avec ce projet nous avons fait évoluer notre démarche touristique, c'est important de chercher à comprendre la culture d'un pays, de s'en imprégner au maximum ». *www.perlesdetokyoites.fr Poitiers Jeunes - 27


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Paré(s) pour la réussite ? Du nouveau vous attend pour la rentrée de septembre. Tous les étudiants, de toutes les filières, vont découvrir le nouveau projet de l'Université de Poitiers : PArcours Réussite dit Paré. Un axe étudiant, un axe enseignant pour favoriser la réussite et l'insertion professionnelle de tous. Rédaction : C.Prot - Illustration : A.Roussel

cache-t-il concrètement derrière ce parcours réussite et quels changements attendent les étudiants ? « Paré les concerne tous, de la licence au doctorat, et n'oublie ni les sportifs de haut niveau ni les personnes en situation de handicap ou les adultes en reprise d’études », précise Emmanuelle Auras, directrice du Safire.

Valoriser ses compétences

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mener les meilleurs étudiants comme les plus fragiles à la réussite et à l’excellence… voilà l’objectif de l’Université. « Heureusement et ce n’est pas nouveau », vous dites vous ? Dans l’intention peut-être pas, mais dans les faits et les résultats c’est différent. De nombreuses études démontrent que le décrochage n’est pas un cas isolé. Par exemple, 5% des étudiants inscrits en première année abandonnent sans avoir de solutions alternatives. Pour mieux accompagner ces étudiants et leur permettre de mettre toutes les chances de leur côté, tant dans la réussite de leurs études que dans leur insertion professionnelle, l’Université lance, dès la rentrée, Parcours REussite (Paré). Véritable projet fédérateur porté par le Safire*, Paré vient d’obtenir plus de 4,6 millions d’euros dans le cadre de l’appel à projet national, "Initiatives d’excellence en formation innovante" (IDEFI), financé sur huit ans par le Grand Emprunt. Mettons de côté l’aspect financier et institutionnel pour nous pencher sur le fond du projet. Que se 28 - Amphi-tamine

Ouvrez l’œil sur vos emplois du temps, entre deux cours d'Histoire, de Droit ou de Biologie, vous attendent des speed-meeting, des conférences avec des professionnels, des simulations d'entretien d'embauche, des ateliers CV ou encore des conférences lors du festival Filmer le travail. Oublié donc le côté parfois strict et disciplinaire des cours en amphi et place à des modules transversaux. « Au cours de l’ensemble du cursus Licence Master Doctorat (LMD), les étudiants devront obligatoirement suivre 18 heures de formation, dorénavant inscrites dans les maquettes », précise la directrice du Safire, avant de poursuivre « nous les rendons obligatoires pour pouvoir aider tous les étudiants, car nous avons constaté que les plus en difficulté ne se saisissent pas des modules de soutien ou du tutorat, par exemple ». Paré, c'est deux axes : le parcours étudiant et le parcours enseignant. Au programme pour les étudiants : aide à la méthodologie, découverte des pistes et techniques pour utiliser de manière intelligente les technologies de l'information, conseils pour faire une recherche informatique ou documentaire concluante... sans oublier l'aide à l'insertion, car « réussir son cursus universitaire c'est important mais il faut également penser à l'après, à la vie active et aux alternatives possibles pour valoriser ses compétences alors


Se pencher sur les nouvelles technologies Pour que ce projet soit complet et pérenne, l’investissement des enseignants est primordial. Le caractère obligatoire, pour les étudiants, du parcours réussite laisse bien évidemment place à une démarche volontaire. « Ils vont pouvoir choisir, dans un catalogue, des temps de formation pour adapter leurs techniques d'enseignement aux nouveaux usages et nouvelles manières d'apprendre des étudiants d'aujourd'hui », explique Emmanuelle Auras. « L'idée est de mener les enseignants à repenser et reconstruire leurs cours pour les rendre interactifs, en montant des jeux de rôles, en s'appuyant sur les nouvelles technologies pour scénariser les cours, proposer des vidéos, des podcasts, avoir recours aux tablettes numériques etc ». Pour les plus réticents à tout ce « high tech », les initiateurs de Paré rappellent «  que ces outils ne sont pas considérés comme des gadgets, mais bien comme des appuis à une formation d'excellence, toujours ancrée dans la recherche locale et nationale ». Au-delà des catalogues de formation proposés aux étudiants comme aux enseignants, une des missions de Paré, est de créer une cellule d'appui où tous pourraient trouver des conseils individuels et des réponses à des questionnements ponctuels.

Une ouverture sur le monde extérieur Grâce à ce parcours réussite, l'Université de Poitiers va, un peu plus encore, s'ouvrir vers l'univers de l'emploi et le monde socio-économique.

«  Nous travaillons en lien avec les entreprises, les collectivités et diverses associations depuis plusieurs années déjà, mais Paré va permettre une montée en puissance de ces relations », se réjouit Valérie Callier, avant de poursuivre, « les acteurs du monde socio-économique vont intervenir plus régulièrement. Grâce à leur connaissance des pratiques professionnelles et des métiers, ils apporteront une véritable plus-value aux formations ».

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même que certains étudiants quittent la fac avec une licence 2 sans valider de diplôme », rappelle Valérie Callier, directrice adjointe du Safire.

« reconstruire leurs cours pour les rendre interactifs » Tous ces temps d'échanges, de découvertes, d'ateliers, de formation, vont s'inscrire comme de véritables faire-valoir dans vos futures démarches. « Un peu sur le modèle du portefeuille d'expériences et de compétences, Paré prévoit la mise en place d'un passeport, sorte de livret qui attestera des compétences acquises. Ce sera un véritable support pour que l'étudiant prenne conscience de ses connaissances et de ses atouts afin de pouvoir les valoriser par la suite lors d'entretiens d'embauche par exemple », détaille Emmanuelle Auras. Vous l'avez compris, étudiant c'est un vrai "métier", vos années à l'Université façonnent vos compétences, vos savoir-faire, vos qualités et vos défauts. à vous de vous emparer de Paré pour les identifier et les mettre en avant.

*Safire : Service Orientation, Insertion, Formation Continue et Alternance de l'Université de Poitiers.

Les premiers pas du parcours réussite • L'ensemble du projet Paré a été présenté en Conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) le 7 juin dernier. • Dès septembre, des recherches seront lancées sur les usages et habitudes des étudiants afin de partir de leurs besoins. Plusieurs laboratoires de l'Université (Gresco, Techne, CeRCA...) travaillent sur les notions d'échec, de réussite, sur la façon d'apprendre à la maison...

• Toutes les Unités de Formation et de Recherche (UFR) sont dans l'obligation de respecter les 18 heures consacrées au Parcours réussite et il revient à chacune d'elles de répartir les différents modules de formation sur les trois années de licence. • Un ingénieur d'étude sera recruté pour chaque volet : parcours étudiant, enseignant, handicap et nouvelles technologies. Amphi-tamine - 29


t'as pas l'oeil

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es 3, 4 et 5 août prochains, venez découvrir un sport méconnu et spectaculaire : le VTT trial ou l'art de franchir des obstacles à vélo... sans poser les pieds au sol. Rondins de bois, plateformes de plusieurs mètres de hauteur, pierres monumentales, il semblerait que rien n'effraie ces cyclistes acrobates. Pour en prendre plein la vue, venez assister aux jeux mondiaux de la jeunesse trial. Cette année encore, ces jeux vont rassembler quinze nations et une centaine de pilotes de 9 à 16 ans. Malgré leur jeune âge, ces trialistes font déjà presque partie de l'élite. Compétition mondiale, spectacle, haut niveau... pour parfaire ce beau tableau, cette édition 2012 vous donne rendez-vous au Centre de ressources, d'expertise et de performance sportives du Poitou-Charentes (CREPS). Au cœur de 42 hectares de pelouse et de forêt, se dresse le "bike park" et ses quinze zones de compétition, à franchir dans un temps record en ayant que les pneus pour appui. Pendant trois jours, vous serez au plus près des compétiteurs et pourrez découvrir des shows du champion Vincent Hermance.

Rédaction : C. Prot - Crédit Photo : CREPS Poitou-Charentes 30 - T'as pas l'oeil


Bouge 44  

Édité par Radio Pulsar, Bouge est un magazine gratuit distribué à Poitiers. Le bimestriel propose un regard décalé et impertinent sur l'actu...

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