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Où l’on apprend qu’un militant, c’est d’abord un soldat, que certains candidats veulent déjà lancer la quatrième ligne de métro, et qu’on a l’habitude de trahir en politique à Toulouse.

N°47

BOUDU

MAGAZINE TOULOUSAIN ACTUEL

xà les enjeaumonville, R Blagnac, uille, tournefe Balma... s, colomier

MUNICIPALES

L’heure de vérité Fabriqué à Toulouse

MARS 2020


Conseil départemental

Toulouse DataViz

Association Chiens Guides d’Aveugles Grand Sud Ouest

Solidarité Paysans : aide aux agriculteurs en difficulté

Afev - Association de la Fondation Étudiante pour la Ville

L’Association Olympe de Gouges

3PA École de la transition écologique

Entente de la vallée du Girou XV

Wimoov

Pronomade(s) en Haute-Garonne

Alliance Sages Adages

Engagé aux côtés des acteurs associatifs

Merci aux 27 OOO associations de Haute-Garonne

Engagé aux côtés des acteurs associatifs, le Conseil départemental a fait le choix depuis 2015 de conforter son engagement financier auprès des associations, ce qui représente également un soutien à l’emploi local avec près de 1 500 emplois créés ou préservés grâce à ces aides, de renforcer ses partenariats, de valoriser le bénévolat et aujourd’hui de créer une mission de la vie associative pour apporter en complément du soutien financier un accompagnement technique, administratif et juridique aux structures associatives.

Agir

Plus d’informations sur assos.haute-garonne.fr

pour vous !

RCS Toulouse B 387 987 811 - Crédits photos : © Alexandre Ollier, Aurélien Ferreira

Maillon fondamental dans l’animation des territoires et la création de lien social, 27 000 associations et 265 000 bénévoles œuvrent au quotidien en Haute-Garonne dans les champs de la santé, de la solidarité, de l’insertion, de l’emploi, de l’éducation, du sport ou de la culture.


BOUDU N° 47 – MARS 2020

SOMMAIRE BOUDU le magazine toulousain actuel, est édité par TRENTE&UN, société coopérative à capital variable, au capital de 48 150 €. RCS Toulouse n° 802388017. Siège social : 24, rue de la Sainte-famille, 31200 Toulouse redaction@editions31.com Gérant et directeur de la publication  : Jean Couderc

Rédaction Rédacteur en chef  : Jean Couderc

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EN COUV’ L’HEURE DE VÉRITÉ

Il fallait bien un numéro presque entièrement consacré à ces élections municipales 2020 pour en saisir les enjeux et s’en amuser un peu. À Toulouse comme dans les autres communes de l’agglo, Boudu s’est employé à explorer le présent, fouiller le passé et envisager l’avenir, pour donner matière à penser et à sourire. Le reste se jouera dans les urnes les 15 et 22 mars prochain.

Chef d’édition : Sébastien Vaissière Direction artistique et graphisme : Clara Doineau

PHOTO-LÉGENDE AVANT L’INCENDIE

Photographe : Rémi Benoit

L’incendie qui a chassé 500 migrants de leurs logements de fortune début février a ému la ville tout entière. Quelques mois avant que ce squat du 44 avenue de Muret ne soit la proie des flammes, nous avions passé quelques jours sur place pour y saisir en images la vie de ses occupants.

Publicité Oïkos Développement Jean Couderc jean.couderc@editions31.com 06 16 23 64 52

Retrouvez nos offres abonnés p. 9 Service abonnement : abonnement@editions31.com

Imprimé par SA Escourbiac (Graulhet). Tous droits de reproduction réservés. ISSN 2431 - 482X CPPAP : 1123 D 92920

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BEAUX-ARCS RETOUR EN GRÂCE

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«

La réouverture du musée Ingres-Bourdelle de Montauban invite à poser un regard neuf sur le sculpteur montalbanais Antoine Bourdelle, disciple de Rodin, maître de Giacometti, et auteur d’un Héraklès archer cher au cœur des Toulousains et des écoliers.

VITE DIT UNE CARTE À JOUER DANS LE TOURISME DURABLE

SI LE SKI DEMEURE UN ÉLÉMENT D’ATTRAIT IMPORTANT, IL NE CONSTITUE PAS L’AVENIR DES PYRÉNÉES.

»

Georges Méric, président du CD 31


BOUDU N° 47 – MARS 2020

SOMMAIRE Actuel PAROLES, PAROLES p.8 MICRO-ONDES p.10 BOUDUFIL p.18

Réel REVUE DE DÉTAILS p.24 LES FORCES EN PRÉSENCE

Qui dit quoi, qui fait quoi, qui pense quoi, qui promet quoi ? Tour d’horizon des propositions.

PORTRAITS p.26 UN PETIT TOUR ET PUIS S’EN VONT Ces quatre candidats ne gagneront pas les élections, mais gagnent à être connus.

DICO DE CAMPAGNE p.31 MOT À MOT

Les mots des candidats en disent parfois plus long que leur programme. D’où ce petit dico de leurs marottes et mots-clefs.

HIER p.36 MAIRE D’ALORS !

Pour bien choisir le maire de demain, tâchons de mieux connaître les maires d’hier.

SOUVENIRS P.40 LE JOUR OÙ TOUT BASCULE

Des vainqueurs et des vaincus reviennent sur les instants décisifs de scrutins passés.

PORTRAITS p.42 ALLEZ LES BLEUS

Ils vivent dans l’ombre leur première campagne électorale, parfois même leur première expérience d’engagement politique. Petits portraits de toutes premières fois.

DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA ROCADE

p.46

Dans l’agglo aussi, il y a des trahisons, des unions, des gnons, bref, des élections.

ANALYSE p.54 LE TROISIÈME TOUR

Vous croyez que le Capitole détient le pouvoir ? Faux. Tout se joue, désormais, à l’échelle de la Métropole.

Relax L’AFFICHE p.65 AGENDA CULTURE p.70 L’ADDITION p.76 BOUDUMONDE p.80


ÉDITO

C'est maintenant

© Laurent Gonzalez, California studio de création

L’instant de vérité est arrivé. A l’issue d’une campagne jugée trop courte par certains et trop longue par d’autres, le moment est venu de choisir qui, parmi les 12 candidats qui se présentent au scrutin municipal, va diriger les affaires de la ville (et sans doute de la Métropole) durant les six prochaines années. N’attendez pas de nous de longs sermons sur l’importance de glisser un bulletin de vote les 15 et 22 mars prochain, ce n’est pas le genre de la maison. Chacun est libre de voter ou de s’abstenir, et c’est très bien ainsi. Chez Boudu, ce mois-ci, nous nous sommes modestement employés à proposer un autre regard sur l’élection à venir. Comment ? Notamment en nous intéressant à l’histoire des maires de Toulouse. De Joseph de Rigaud, le premier d’entre eux, à la famille Baudis, en passant par Étienne Billières ou Albert Bedouce, on y apprend qu’en matière de politique, on n'a rien inventé, surtout pas les trahisons. On a également voulu savoir qui étaient ces hommes et ces femmes qui se sont laissés tenter/convaincre, à une période où la politique n'a pas vraiment bonne presse, d'entrer dans l'arène. On a enfin penché la tête pour voir ce qui se passait de l'autre côté de la rocade. Parce que contrairement à ce que certains pourraient penser, chez Boudu, on n'ignore pas qu'il y a de la vie hors de Toulouse ! 

PAR

Jean COUDERC BOUDULEMAG.COM _ 7


STARRING PAR ORDRE D’APPARITION

Georges Méric - président du Conseil départemental de Haute-Garonne Jean-Luc Moudenc - maire de Toulouse Nadia Pellefigue - vice-président du Conseil régional d’Occitanie Pierre Cohen - ancien maire de Toulouse Antoine Maurice - conseiller municipal d’opposition Franck Biasotto - agent immobilier Francis Manaud - retraité Pauline Salingue - éducatrice spécialisée Quentin Charoy - animaliste Malena Adrada - enseignante François Briançon - conseiller municipal d’opposition François Simon - ancien candidat à la mairie de Toulouse Pierre Trautmann - adjoint au maire de Toulouse Laurent-Luc Burtin - crêpier Audrey Bibollet - étudiante en droit Gaëtan Cognard - directeur d’une association d’aide à l’insertion Camille Naude - entrepreneure Michaël Dejean - communiquant Florence Ginisty - avocate Vincent Terrail-Novès - maire de Balma Thierry Suaud - maire de Portet Karine Traval-Michelet - maire de Colomiers Patrick Jimena - conseiller municipal à Colomiers Damien Laborde - conseiller municipal à Colomiers Christophe Lubac - maire de Ramonville, Henri Arévalo - conseiller municipal à Ramonville Sylvie Brot - candidate à la mairie de Ramonville Dominique Fouchier - maire de Tournefeuille Laurent Soulié - ingénieur chez Airbus Laurent Mazuray - ingénieur dans l’industrie spatiale Dominique Faure - vice-présidente de Toulouse métropole Marc Péré - maire de l’Union Joseph Carles - maire de Blagnac Albert Sanchez - candidat à la mairie de Cugnaux Michel Aujoulat - vice-président de Toulouse Métropole Florence Viguier-Dutheil - conservatrice du patrimoine du musée Ingres-Bourdelle

Ont collaboré à ce numéro : Mathieu BELLISARIO, Elodie et Julien BOMPA, Greg LAMAZERES, Paul PÉRIÉ, Alain PITTON, Matthieu SARTRE, Stéphane THÉPOT Illustration de couverture : clara DOINEAU


N o t a i re s

Cour d’appel de Toulouse


MICRO-ONDES L'actualité réchauffée

28/01

HOMMAGE La rue Denis-Méliet, du nom du restaurateur gascon décédé en juin 2019, est inaugurée dans le quartier Victor-Hugo. Le même jour, un boulanger de Léguevin qui gagne la première édition du championnat de France de la chocolatine.

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03/02

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VITESSE Toulouse Métropole rachète la base Francazal à l’État pour développer des activités économiques autour des mobilités du futur comme l’Hyperloop.

CONTESTATION Selon la Préfecture, 397 manifestations ont été déclarées à Toulouse en 2019. Soit une moyenne supérieure à une par jour…


07 LOGIQUE 04

CHAUD Pendant que les avocats du barreau de Toulouse manifestent devant le tribunal leur opposition à l'intégration des avocats dans le régime universel des retraites, un incendie se déclare dans le plus grand squat de Toulouse, situé avenue de Muret. Sans faire de victime, heureusement. Un peu plus tard dans la journée, des agents de surveillances des HLM tombent dans une embuscade à la Reynerie. © photo Alain PITTON

05

PAPILLON La ligne d’assemblage d’A320 d’Airbus à Tianjin, près de Pékin, est fermée pour une durée indéterminée à cause de l’épidémie de coronavirus.

Adjoint au maire de Toulouse en charge du logement social et des affaires sociales, Daniel Rougé est élu président de Toulouse Métropole Habitat, en remplacement de Franck Biasotto, démissionnaire et candidat à l'élection municipale. De son côté, le préfet Etienne Guyot déclare d’utilité publique la 3e ligne de métro.

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MUNICIPALES

L’heure de vérité - par Jean COUDERC illustration Clara DOINEAU -

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EN COUV'

Le 22 mars, les Toulousains sauront qui conduira les affaires municipales pour les six prochaines années. À l’issue d’une campagne sans éclats, vampirisée par la question écologique, le maire sortant Jean-Luc Moudenc apparait comme le grand favori. Mais les Toulousains ont démontré par le passé qu’ils aimaient bien faire mentir les sondages… TEMPS DE LECTURE

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Moudenc, peut-il être battu ? La question posée en couverture du dernier numéro de Boudu était légitime à la lecture de notre sondage IFOP qui montrait qu’une majorité (56 %) des personnes interrogées souhaitaient sa réélection. Un mois plus tard, la chose est confirmée avec un deuxième sondage IFOP pour la Dépêche du Midi, Radio 100 % et Via Occitanie, qui crédite le maire sortant de 41 % des intentions de vote au premier tour et qui le donne vainqueur assez largement au second tour, même en cas de triangulaire avec le Rassemblement National. L'élection est-elle (déjà) jouée ? Ce serait aller un peu vite en besogne, surtout pour le président de France Urbaine qui a de la mémoire : « Lors de la campagne de 2014, les neuf sondages ont donné Pierre Cohen vainqueur. Au final, c’est moi qui ai gagné ! C’est donc avec beaucoup de prudence et de circonspection que j'accueille ce résultat. » L'enquête a toutefois l'immense mérite, pour le maire sortant, de l'aider à identifier son principal adversaire : Antoine Maurice, tête de liste d’Archipel Citoyen positionné loin devant Nadia Pellefigue et Pierre Cohen (25 %, contre 14 % et 7,5 %). Un ordre qui n'est certainement pas pour déplaire au maire de Toulouse qui n'a eu de cesse de désigner l'ancien adjoint écologiste de Pierre Cohen comme son rival le plus dangereux. Et d'ignorer la candidature de Nadia Pellefigue, pourtant partie la première, au premier trimestre 2019, qui paie là peutêtre le désamour entre Toulouse et le Parti socialiste (qui soutient sa candidature avec le Parti communiste et le Parti radical de gauche). La candidate d'Une Nouvelle énergie pour Toulouse, à la tête d’une liste tout aussi « citoyenne » qu'Archipel, peut-elle renverser la vapeur ? Pas impossible, d'autant que l'on entre dans une phase où les candidats vont devoir donner des gages sur la faisabilité de leurs projets. En d'autres termes, chiffrer leur programme. En la matière, la vice-présidente du Conseil régional en charge du développement économique semble partir avec une longueur d'avance sur ses rivaux d'Archipel. « Nous sommes la seule liste de gauche responsable », n'ont cessé de marteler ses colistiers tout au long de la campagne. Les électeurs de gauche seront-ils sensibles à cet argument dans une période où le désenchantement à l'endroit des

partis politiques s'accompagne parfois, d'une envie contradictoire de croire aux recettes miracles ? Ce duel ne doit, par ailleurs, pas occulter la présence de Pierre Cohen, parti le dernier à la conquête du Capitole et qui n'a pas dit son dernier mot. Convaincu d'être (encore) l'homme de la situation pour réunir l'ensemble de la gauche, il mène probablement sa dernière campagne municipale. À ne pas négliger au moment des tractations d’entre deux tours. Une chose est sûre : ce n'est sans doute pas sur les programmes que les électeurs vont pouvoir départager les candidats, tant ils se ressemblent. Propulser Toulouse dans la transition écologique, limiter au maximum l'usage de la voiture en ville, consulter et associer davantage les citoyens aux prises de décisions, imposer des feuilles de route plus strictes aux promoteurs immobiliers, redonner les moyens au tissu associatif de fonctionner correctement, les préoccupations, et donc les propositions des trois candidats de gauche convergent. De l'autre côté de l'échiquier politique, Quentin Lamotte a adopté la stratégie de Marine Le Pen. Pendant que ses adversaires multipliaient les conférences de presse et les interventions publiques, le candidat du Rassemblement national s’est employé à raréfier ses apparitions. Bénéficiera-t-il d’un contexte national hostile au gouvernement pour réussir ce qu’aucun de ses prédécesseurs n'a réussi avant lui, à savoir se qualifier pour le second tour du scrutin municipal à Toulouse ? De la réponse à cette question dépend (en grande partie) l'issue de l’élection. Car si le successeur de Serge Laroze (qui avait recueilli 8,15 % des suffrages en 2014) réussit son pari, le réservoir de voix risque de sensiblement diminuer pour Jean-Luc Moudenc, qui doit déjà composer avec la candidature de son ancien adjoint en charge du logement, Franck Biasotto, parti en dissidence à la tête d'une liste de revanchards. La gauche peut-elle en profiter pour reprendre le fauteuil de maire ? Peut-être, à condition de faire fi des (inévitables) déceptions que le premier tour engendrera, pour lancer une dynamique unitaire à laquelle tous devront adhérer… ou faire mine d'adhérer BOUDULEMAG.COM _ 13


HIER

Maires d'alors

Avant de choisir le maire de demain, découvrons qui étaient les maires d’hier. - par Sébastien VAISSIÈRE TEMPS DE LECTURE

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Joseph de Rigaud (1790-1792)

© Ville de Toulouse, Archives municipales, 14Fi18

Jusqu’alors administrée par des capitouls vêtus de rouge et noir, Toulouse désigne le 28 février 1790 son premier maire à écharpe tricolore. Il s’agit de Julien Joseph Honoré de Rigaud, professeur de droit, natif de Castres, coseigneur de Lanta et de Belleville, et demeurant rue Pargaminières. Il est réélu en novembre 1791 puis battu en août 1972 par Marc Derrey. C’est alors que les ennuis commencent. Arrêté sous la Terreur en 93, il est relâché puis arrêté une deuxième fois en août, et envoyé à Paris avec d’autres « suspects » pour comparaître devant le tribunal révolutionnaire. Il est guillotiné le 20 avril 1794.

Albert Bedouce (fev.1906 – sept.1906)

Compagnon de Jaurès, socialiste, fondateur du journal Le Midi Socialiste, franc-maçon, anticlérical, athée, pacifiste (jusqu’à voter les pleins pouvoirs à Pétain en 40), promenant un embonpoint de bon aloi et une belle paire de moustaches, Bedouce était l’incarnation du méridional de gauche de son temps. Grande personnalité politique française, et maire de Toulouse dans les années 1920, il rêvait probablement en se rasant à une postérité plus éclatante. Sans doute imaginait-il qu’on se souviendrait de lui comme du premier maire de Toulouse candidat à une élection présidentielle (1939), comme du premier maire de Toulouse ministre de la République (ministre des travaux publics du Front Populaire), comme de l’artisan de la semaine de 40 heures, comme du ministre qui imposa l’usage de phares jaunes sur les automobiles, ou encore comme du 14 _ BOUDULEMAG.COM

premier maire socialiste de la ville Rose. Las, rien de tout cela. Les rares Toulousains à qui le nom de Bedouce dit encore quelque chose s’en souviennent pour la bedoucette, qui fut à Toulouse ce que la poubelle fut à Paris : le premier récipient hygiénique destiné au ramassage des ordures. C’est en 1906, soit une quinzaine d’années après la poubelle du préfet de la Seine, qu’il imposa aux Toulousains l’usage d’un récipient fermé en métal galvanisé. Ces derniers le baptisèrent ironiquement « la bedoucette », expression encore d’usage dans les années 1980 dans certains foyers de Bonnefoy ou de Saint-Cyprien. Élu député, Bedouce quitte la mairie en septembre 1906 et n’impose définitivement sa bedoucette qu’en 1929. Né en 1869 d’une bonne et de père inconnu, Bedouce, self made man acharné de travail, mourut en 1947 dans son appartement du 22 rue Fabert, en bordure des Invalides, à quelques mètres du restaurant où, un demi-siècle plus tard, Paris Match photographiera pour la première fois Mazarine Pingeot au côté de François Mitterrand.


© Ville de Toulouse, Archives municipales, 1Fi10207

Étienne Billières

(1925-1935)

Quand Étienne Billières est élu en 1925, la ville sort de six ans de mandat semi léthargique. Son prédécesseur, le radical Paul Feuga, s’est employé à gérer l’urgence en accompagnant le douloureux retour à la vie d’une population meurtrie par la Première Guerre. Une fois Billières au Capitole, tout s’accélère. En dix ans (il meurt au cours de son deuxième mandat), ce fils d’artisan de Saint-Cyprien et d’ouvrière de la manufacture des tabacs modernise la ville et la fait entrer dans le xxe siècle. SFIO de tradition jauressienne et de tempérament méridional, ce bon vivant au physique de colosse évalue la moindre de ses décisions à l’aune de ses idéaux humanistes. Il bâtit plus de mille Habitations Bon Marché (HBM), favorise l’accession à la propriété, inaugure les bains-douches à SaintCyp, installe des urinoirs place du Capitole, ouvre des « fourneaux économiques » où les ouvriers déjeunent pour trois fois rien, et fait pousser des installations sportives ouvertes à tous sur l’ile du Ramier. C’est

à lui qu’on doit les bassins dans lesquels on se baigne encore aujourd’hui, et la salle Mermoz attenante où Moudenc, Pellefigue, Cohen et d’autres organisent leurs meetings politiques, et où s’est tenu récemment le procès AZF. Prof de calligraphie et de sténodactylo, Billières était attaché à l’excellence scolaire et à ce qu’on appellera plus tard l’ascenseur social. Il améliore le confort des écoles, alors rudimentaire, bâtit la Bibliothèque municipale de la rue du Périgord dans le silence de laquelle s’absorbent encore les étudiants toulousains, et crée un prix couronnant les bons élèves de la ville. Une récompense qui a la particularité de ne pas être remise par les instituteurs, mais par les camarades de l’élève récompensé. Enfin, c’est à Étienne Billières qu’on doit la nomination de Jean Montariol comme architecte en chef de la Ville. D’abord employé au service des HBM, ce Toulousain diplômé des Beaux-Arts et ami de Picasso et de Le Corbusier occupera ce poste jusqu’en 1949. En 20

ans, il concevra dans de saisissants bâtiments art déco qui comptent encore de nos jours dans l’identité architecturale toulousaine (Bourse du travail à Saint-Sernin, bibliothèque du Périgord, piscine Nakache, Stadium municipal, kiosque de la place Pinel etc.) À la mort brutale de Billières en 1935, les Toulousains sont abasourdis. Le personnage, resté proche du peuple et connu pour son talent de raconteur de blagues, laisse un grand vide dans la ville, et même au-delà : Blum lui-même s’émeut dans une nécrologie parue dans le journal national Le Populaire  : «  Comment ? Billières est mort ? Billières, ce bon géant dont toute la personne exprimait une puissance calme, joyeuse et sûre d’ellemême ? (…) Il était le plus sûr et le plus tendre ami. Nous nous représentons le chagrin des Toulousains d’après le nôtre. Nous ne pensons pas à les consoler de leur peine. Nous la partageons avec eux. »

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PORTRAITS

Allez les bleus Ils vivent dans l’ombre leur première campagne électorale, parfois même leur première expérience d’engagement politique. Petits portraits de toutes premières fois. par Jean COUDERC et paul PÉRIÉ photographie Rémi BENOIT TEMPS DE LECTURE

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entreprise britannique de jeux vidéo, de monter un petit studio pour travailler sur un nouveau projet. Deux licenciements économiques plus tard, il décide de tourner la page de l’infographie pour ouvrir celle de la… crêpe !

« CE QUI EST INTÉRESSANT AVEC LA CRÊPE, C’EST QU'ON PEUT EN FAIRE PARTOUT DANS LE MONDE. »

RENVERSANT

Crêpier indépendant, Laurent-Luc Burtin a été tiré au sort par Archipel Citoyen pour participer à la campagne municipale. Une nouvelle aventure pour ce globetrotter.

I

l n'est pas nécessaire d’être né à Toulouse pour revendiquer un attachement à cette ville. « Elle m'a tout de suite plu lorsque je suis arrivé en 2001. Je peux même dire que c'est la première ville française dans laquelle je me suis senti bien. » Ne voyez pas, chez LaurentLuc Burtin, de snobisme dans cette remarque. Plus de la candeur, substantif qui semble bien qualifier ce Parisien de naissance. Sans doute l’héritage d’une enfance passée en Afrique, entre la République centrafricaine, le Burkina Faso ou le Maroc à suivre des parents profs en coopération : « J’ai eu la chance de découvrir des pays et des personnes différentes. Ça m’a vraiment ouvert sur 16 _ BOUDULEMAG.COM

le monde ». Il s’éveille en particulier à la politique, par son accès le plus noble : « Sans être militants dans un parti, mes parents s’impliquaient partout où ils passaient. Ils essayaient de mettre en pratique leurs idées ». Après un bref passage par Paris, le jeune homme prend tout de suite la tangente vers l’Angleterre pour apprendre le métier d’infographiste. Puis c’est en Argentine et aux États-Unis qu’il poursuit son parcours de globetrotter : « Quand on a vécu à l’étranger, on est toujours attiré par la découverte d’un nouveau pays ». De retour en France à l’aube de ses 30 ans, il prend la direction de Toulouse en 2001 où il se voit confier la responsabilité, par une

« J’ai toujours hésité entre l’infographie et la cuisine. Ce qui est intéressant avec la crêpe, c’est que l’on peut en faire partout dans le monde. » À l’aide d’un financement participatif, il fait l’acquisition d’un triporteur motorisé italien avec lequel il sillonne la ville avant de se spécialiser dans les évènements dans le milieu culturel. Ne cherchez pas de trace de politique dans ce parcours, Laurent-Luc s’en est toujours tenu à l’écart. Jusqu'à ce fameux jour de septembre 2019 où il apprend qu’il a été tiré au sort pour figurer sur la liste d’Archipel citoyen : « Je n'en avais pas entendu parler », reconnait-il. Intrigué par la démarche, il accepte de participer au processus : « J’ai tout de suite vu que l’on avait les mêmes valeurs. On vit dans un monde corrompu où l’on n’est pas maître de nos vies ». Et l’homme est convaincu que ses idées sont partagées par plus un grand nombre : « Ce qui me fait peur, c’est que je sens que l’on va gagner ! La tâche est énorme. Il va falloir résister aux lobbys tout en faisant comprendre aux gens que cela prendra du temps pour changer les choses ». Parce que même chez Archipel, on n'a pas de baguette magique…


L'AILE GAUCHE DE MOUDENC FRONT D’EST

Native d’Annecy, c’est à Toulouse qu’Audrey Bibollet, étudiante en fac de droit, décide de se lancer en politique en rejoignant la liste Rassemblement national de Quentin Lamotte.

D

e sa Haute-Savoie natale, elle a gardé, de prime abord, une certaine froideur. « De la timidité, mais je m’améliore depuis que je milite en politique », rectifie-t-elle. La politique, Audrey Bibollet est tombée dedans dès l’enfance : « À la maison, on regardait toutes les émissions politiques, les informations à la télé ». La jeune femme a beau jurer ne pas savoir pour qui votaient ses parents, son coming-out politique lorsqu’elle glisse le bulletin FN aux Régionales de 2015, la première élection où elle est autorisée de voter, est accueilli avec enthousiasme. Du côté des amis, « c’était plus mitigé », reconnait-elle. Sans surprise. « Se dire du FN n’est pas chose aisée. J’ai d’ailleurs évité de l’ébruiter au début. » Sinon qu’à partir de 2016, la chose devient plus difficile à dissimuler quand elle décide d’adhérer au Rassemblement national pour « faire bouger les choses ». Un engagement tout sauf anecdotique…. surtout lorsqu’elle décide, pour poursuivre ses études de droit, de migrer à Toulouse, une ville très marquée par un passé antifasciste et où l’extrême droite fait historiquement des scores très bas. « J’avais envie de changement, de découvrir un nouvel horizon. Dans les pre-

miers temps, des gens vont entrer… puis sortir de ma vie en apprenant mon choix. Quand on est de droite à Toulouse, on peut s’attendre à être malmené. » Mais il en faut plus pour décourager cette jeune femme « très studieuse et peu tournée vers les sorties », qui se retrouve pleinement dans le parti dirigé par Marine Le Pen : « Il regroupe toutes les valeurs chères à mes yeux : l'ordre, la patrie, la défense des travailleurs français ». Et ce d'autant plus que le processus de dédiabolisation semble porter ses fruits, même dans la Ville rose. « Certes, il y a eu récemment l’incident sur le marché du Cristal dont a été victime Quentin Lamotte. Mais en quelques années, les choses ont beaucoup changé. Sur les marchés, on est très bien reçu. Et on a des échanges que l’on n’avait pas à mon arrivée ici », s’enthousiasme celle qui aimerait devenir avocate en droit de la famille. Il ne reste plus qu’à le traduire dans les urnes. Audrey Bibollet, 6e sur la liste de Quentin Lamotte, y croit dur comme fer… et est prête à prendre ses responsabilités. « Si j’en ai la possibilité, bien sûr que j’accepterais de rentrer au Conseil municipal. Ce serait une belle opportunité. »

Arrivé à Toulouse en 2012, Gaëtan Cognard, directeur régional d’une association d’aide à l’insertion, aime allier réflexion et action. C’est aux côtés de Jean-Luc Moudenc qu’il a choisi « d’actionner des leviers différents ».

aut-il se ressembler pour « F s’assembler ? » À cette question qui est aussi le titre de son livre de chevet

actuel - Gaëtan Cognard peut sans aucun doute répondre non. Lui qui se dit « de centre gauche » a en effet rejoint la liste du maire LR sortant Jean-Luc Moudenc. À l’image de cet engagement, le parcours du jeune homme originaire de PoitouCharente est atypique. Diplômé d’un master en géographie et aménagement du BOUDULEMAG.COM _ 17


L'HOMME DU FUTUR PHOTO-LÉGENDE

LA VIE AVANT L'INCENDIE Le 4 février dernier, un incendie se déclarait dans un squat au 44 avenue de Muret, chassant 500 personnes de leur logement de fortune. Avant les flammes, ses occupants y vivaient en autogestion, aidés par des voisins et des associations. Une existence rude éclairée par quelques moments de joie et de vie normale, que Boudu était allé saisir en images cet hiver. - par Alain PITTON -

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TEMPS DE LECTURE

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Collecte Nationale ON COMPTE SUR VOUS !

06, 07 & 08 MARS 2020 collecte.restosducoeur.org


Relax

BEAUX-ARCS

p. 66

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AGENDA

p. 70

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L'ADDITION

p. 76

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OBJO-THÉRAPIE

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p. 78

BOUDUMONDE

p. 80

© Francois Soula

adj. REPOSANT, CALME, DÉTENDU, À L’AISE

UN OFF À RONGER L'AFFICHE

Entendre Vialatte incite à relire ce génial billettiste qui inspira Desproges et traduisit Nietzche. Le Printemps du rire, du 6 mars au 5 avril. L'homme est le seul animal qui porte des bretelles, au théâtre du Grand Rond les 12 et 13 mars.

L

e Printemps du rire a 25 ans cette année. Comme Jordan Bardella et EnjoyPhoenix. Pour marquer dignement ce quart de siècle, le festival d’humour historique de Toulouse soutenu par le Conseil départemental continue de se démarquer de la concurrence. Outre la programmation habituelle des vedettes du moment (Bigard, Ladesou, Aram, Janssens, Magdane, La Bajon, Roumanoff, Mira) le Printemps enfonce le clou du festival Off, qui a rencontré un grand succès l’an passé. Au Pavé, au Grand Rond comme à Balma, Labarthe-sur-Lèze ou Salvagnac, des spectacles toujours drôles mais sortant du cadre du stand up ou

de la comédie pure, devraient insuffler le supplément d’âme nécessaire à ce genre de rendez-vous. Parmi ces affiches off, la création 2017 de la compagnie 11H11 : L'homme est le seul animal qui porte des bretelles (c’est ce qui le distingue nettement du boa). Dans ce spectacle drôle et juste, Marc Compozieux et Alexis Gorbatchevsky disent les textes d’Alexandre Vialatte, génial billettiste du journal La Montagne. Les entendre donne envie de relire celui qui inspira Desproges, traduisit Nietzche et eut ce mot magique : « Sauf erreur, je ne me trompe jamais »

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L'art et Lamazères

À Toulouse, la programmation culturelle pléthorique impose de faire des choix. Et comme choisir c’est renoncer au reste, ce n’est pas aussi aisé qu’on croit. Boudu a donc confié à Greg Lamazères le soin de tricoter une sélection subjective des immanquables du moment, guidée par ses instincts de Toulousain, journaliste, écrivain et joueur d’harmonica. - par Greg LAMAZÈRES -

MOIS

cinéma

Assiégés, enfermés dans un dé à coudre et assis sur un volcan, les êtres humains ont encore la force de réclamer un rab de souffle, sinon de 4G. Au milieu des gravats, ils lèvent les bras au ciel en chantant, les milliards d’atomes dont ils sont faits refusent de s’éteindre, et ils continuent à s’affairer, pensant au prochain repas, à rire, à s’étreindre, à se quereller, à faire des enfants. Un tailleur attend que l’électricité revienne, sa machine à l’arrêt. Une ado dans sa bulle avec son violoncelle. On fait travailler les chevaux, les taxis racontent leur vie, une modiste relooke les Gazaouites. Un médecin panse les plaies des servants de catapulte. Un garçon préfère surfer et pêcher avec sa bande sous la menace des croiseurs, sucer des arêtes et lécher le sel plutôt que d’aller vivre dans un camp de réfugiés avec ses 39 frères et sœurs. « Nous voulons simplement vivre. » Gaza de Andrew McConnell et Garry Keane, dans le cadre du festival Ciné-Palestine, le 3 mars à l'ABC et le 9 mars à Albi

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Gaza © DR

L’étreinte

TEMPS DE LECTURE


Chevaliers et Arlequins

© DR

progressif

Les fans de Philip K.Dick et de Matrix sont convaincus que la réalité gît cachée sous une toile peinte en trompe-l’œil qui dissimule à nos sens les rouages inexorables et les marionnettistes maléfiques qui s’emploient à nous faire tourner comme des mulets de noria. Je vous assure, venez chez moi dans le Lauragais, enfoncez le doigt dans un labour ou le ventre du boulanger, et vous verrez que, s’il y a anguille sous roche, c’est plutôt un gros ver de terre. En vous promenant dans les collines, faites-vous un plaisir coupable avec des écouteurs branchés sur la musique de ce vieux groupe anglais qui en remontre quand il est en forme à Marillion : Pendragon. Vous croirez alors apercevoir, se querellant sur la lande battue par le vent d’autan, Arlequins nains et chevaliers de la Table ronde. Il y aura aussi un serf priapique lancé aux trousses d’une donzelle, comme dans une BD de Pertuzé. En rentrant chez vous, frottez-vous les yeux, il en tombera des écailles, et secouez la tête, il en tombera du pollen. Pendragon, le 16 mars au Rex

Allumettes anglaises

alternatif

Dehors, le sifflet autoritaire des manœuvres, le phare accusateur qui balaye les rues, la boussole des pisteurs, les geôliers qui se prennent pour des saints. Dehors on nous coince la tête entre les portes d’un ascenseur. Les yeux exorbités comme un personnage de cartoon. D’un côté poussent les troupes écolos qui n’aiment plus l’homme et le désespèrent, de l’autre les conseils d’administration qui ne voient plus en lui qu’une citerne. Choisir le camp des poètes, même s’ils sont du crépuscule et nous y plongent. Au chaud dans nos maisons, il y a vingt-cinq ans qu’on écoute les Tindersticks. C’est dit partout mais pour une fois c’est vrai, ces Anglais appartiennent à la lignée de Scott Walker et de Nick Cave (en moins nerveux). Lugubre? Pas du tout. La chaleur d’une mélancolie lucide et sereine qui vous tire des eaux mordantes et vous montre la lumière au bout du tunnel. Tindersticks, le 12 mars au Metronum

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OBJO-THÉRAPIE L'impossible mission

En couple à la ville comme en studio, Élodie et Julien, architectes d’intérieur de formation, ont créé à Toulouse la marque de papeterie Say Cheese.

Chaud must go on Le Giec nous promet pour bientôt des hivers secs et chauds. C’en sera alors fini des plaisirs simples du feu de cheminée, du fromage à raclette et de la charentaise fourrée. Profitons qu’il gèle encore pour nous y adonner, à l’aide d’objets typiques des climats tempérés. – PAR Élodie ET

Julien BOMPA –

KIT CHOCOLAT CHAUD Nature & Découvertes 64 rue de la Pomme 26.00 €

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OÙ L'ON A APPRIS

·

Que Pierre Menès badait Marcico   que

·

Dupont c’est Fourroux   ce qu'est un thomiste et ce qu'est un nashi    qu'on jouait

·

·

jadis à la pelote place Saint-Sernin   que les pistes cyclables sont des tartes à la crème     qu'Arthur Rimbaud ne vote pas à

· Toulouse ·  le point commun entre Jordan Bardella et le Printemps du rire  ·  que la montagne est notre   

dernier espace de liberté · que la Métropole a préféré financer les ramblas plutôt que la place du marché de Cugnaux

la

dame

·

de

Haute-Savoie

est

au

· que

Rassemblement

·

National  que Biasotto et Dejean sont des couillus   que d'anciens présidents du Stade Toulousains ont été les fossoyeurs du rugby à XIII  ·  que TBS organise des concerts de blues ·  que

les

Toulousains sont plus raisonnables qu'avant ·  qu'un militant, c’est d’abord un

soldat ·  qu'on roule en voiture ou à vélo  · que certains candidats veulent déjà lancer la quatrième

qu'on a l’habitude de trahir en politique à Toulouse · que Moudenc, c'est le Macron de

ligne de métro ·

Toulouse · que tuer un orang-outang ou un animal d’élevage, c’est pareil · qu’Airbus est le vrai responsable de la catastrophe écologique · que les réseaux sociaux sont un déversoir · que la crêpe est universelle · que l’on peut s’attendre à être malmené à Toulouse quand on est de droite · et que l’on peut se partager une télé à 500 sans faire d’histoires

Qu'apprendrez-vous dans le prochain numéro ? Réponse le 1er avril.

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Boudu 47 - Mars 2020  

Où l’on apprend qu’un militant, c’est d’abord un soldat, que certains candidats veulent déjà lancer la quatrième ligne de métro, et qu’on a...

Boudu 47 - Mars 2020  

Où l’on apprend qu’un militant, c’est d’abord un soldat, que certains candidats veulent déjà lancer la quatrième ligne de métro, et qu’on a...

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