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Où l’on apprend qu’on peut digitaliser un boucher, que les instagrameurs sont les hommes-sandwiches du xxie siècle, et que mai 68 c’était plus rigolo que les Gilets jaunes.

influenceurs – p.26

Attention, ils sont partout !

N°42

Grenier de Toulouse– p.46

Une autre façon de vivre le théâtre

NADIA PELLEFIGUE

CE QU’ELLE VEUT FAIRE DE TOULOUSE Fabriqué à Toulouse

BOUDULEMAG.COM _ 1

SEPTEMBRE 2019


L'HOMME DU FUTUR

2 _ BOUDULEMAG.COM


BOUDU N° 42 – SEPTEMBRE 2019

SOMMAIRE 34

BOUDU le magazine toulousain actuel, est édité par TRENTE&UN, société coopérative à capital variable, au capital de 21 600 €. RCS Toulouse n° 802388017. Siège social : 24, rue de la Sainte-famille, 31200 Toulouse redaction@editions31.com Gérant et directeur de la publication  : Jean Couderc

Rédaction Rédacteur en chef  : Jean Couderc Chef d’édition : Sébastien Vaissière Direction artistique et graphisme : Clara Doineau Photographe : Rémi Benoit

EN COUV’ LA CHALENGEUSE

Dans le coin droit, Jean-Luc Moudenc, culotte bleu-Les Républicains devant, et bleu-LaRem derrière. Tenant du titre. Dans le coin gauche, la chalengeuse Nadia Pellefigue, culotte rose P.S. délavée, qui avant le grand combat municipal de mars prochain confie ce qu’elle entend faire de Toulouse si elle accède au Capitole.

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ENQUÊTE TRAFIC D’INFLUENCES

Exit la pub à la papa et la presse à la papi, place aux influenceurs créateurs de contenu, ces instagrameurs et youtubeurs capables de faire vendre, en un post à peine, de la crème à bronzer, du cake aux olives, Rieux-Volvestre ou le Service National Universel. Ils se réunissent ce mois-ci à Toulouse pour leur salon international : le Tubecon.

Illustration édito : Laurent Gonzalez, California studio de création

Publicité Jean Couderc jean.couderc@editions31.com 06 16 23 64 52

Retrouvez nos offres abonnés p. 9 Service abonnement : abonnement@editions31.com

Imprimé par SA Escourbiac (Graulhet). Tous droits de reproduction réservés. ISSN 2431 - 482X CPPAP : 1123 D 92920

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RÉCIT-PORTAGE DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA ROCADE

Au Grenier de Toulouse, ni subventions, ni lieux communs, ni facilités, ni certitudes, mais une façon nouvelle de vivre le théâtre et de poursuivre l’œuvre de son fondateur, le grand Maurice Sarrazin.

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«

PORTRAIT FIGURE LIBRE

À MES 17 ANS, MES PARENTS ENVISAGEAIENT DE FAIRE DE MOI UN COMPTABLE. CADÈNE COMPTABLE, C’EST BIGARD À L’ACADÉMIE FRANÇAISE ! 

»

Bernard Cadène, artiste-peintre et musicien


BOUDU N° 42 – SEPTEMBRE 2019

SOMMAIRE Actuel LE FAIT p.7 PAROLES, PAROLES p.8 MICRO-ONDES p.10 C'EST DIT p.16 BOUDUFIL p. 18 L'HOMME DU FUTUR p.20 FALLAIT L'INVENTER p.22

Réel PORTRAIT p.42 DURE AU MAL

La vie ne l’a pas épargnée. En retour, Vanessa Morales n’épargne pas ses efforts. Fondue de course à pied en altitude, elle s’attaque ce mois-ci au Kilimandjaro, pour une bonne cause et la beauté du geste.

NÉOS p.54 CRÉATEUR DE LIENS

L’accueil des Villes Françaises (AVF) de Toulouse reçoit dans ses locaux du quartier Arnaud Bernard un certain nombre des 10 000 nouveaux arrivants annuels pour leur ouvrir grand les portes de la ville. Au programme, du tricot et des conversations en anglais.

ENQUÊTE p.56 L’E-SPORT FAIT VIVRE

Le France en est férue, Toulouse en est folle. L’E-sport (la pratique des jeux vidéo en compétition) est désormais un phénomène de société. Même Airbus s’y met. C’est dire.

PORTRINTERVIEW p.60 LE PLUS BEAU MÉTIER DU MONDE

Laurent Peyrelade aime le foot et ses joueurs. L’entraîneur de Rodez, petit poucet promu en Ligue 2 cette année, se régale de jouer au Stadium de Toulouse en attendant la fin des travaux du stade de Rodez, et en profite pour raconter sa vie à Boudu.

Relax L’AFFICHE p.65 L'ART ET LAMAZÈRES p.70

Dans la jungle touffue de l’offre culturelle toulousaine, Greg Lamazères débroussaille pour nous un chemin subjectif.

L’ADDITION p.76 OBJO-THÉRAPIE p.80 DITES-LE QUAND MÊME p.81


ÉDITO

Abandon Il n’est jamais facile, quand on est journaliste, de traiter avec objectivité (si tant est qu’elle existe !) la question des influenceurs. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ont, d’une certaine manière et en très peu de temps, profité de l’incapacité des médias dits traditionnels à se moderniser pour prendre (un peu) leurs places dans le cœur des Français ! À une époque où la confusion n’a jamais été aussi forte, et la frontière aussi poreuse, entre communication et journalisme, où tout ce qui est installé doit être déboulonné et où l’on cherche partout et tout le temps à s’identifier à quelque chose ou à quelqu’un, les influenceurs ont acquis une audience et une légitimité à faire pâlir d’envie plus d’une rédaction. Sauf que la vague d’authenticité sur laquelle ces nouveaux relais d’opinion surfent depuis quelques années, et qui a, semble-t-il, constitué leur valeurajoutée, semble faiblir à mesure que les grandes marques leur font les yeux doux. Toute la question est désormais de savoir ce qu’il en restera. Vue la rapidité avec laquelle les choses évoluent, chez Boudu, on a bien compris qu’il serait présomptueux, et donc risqué, d’avancer sur un terrain aussi mouvant. Tout au plus se contentera-t-on d’observer le dilemme dans lequel notre société se trouve, tiraillée entre son envie de (re)trouver des garde-fous et sa propension quasi irrésistible à s’abandonner à tout ce qui semble incontournable et nouveau

PAR

Jean COUDERC BOUDULEMAG.COM _ 5


STARRING PAR ORDRE D’APPARITION

Edouard Forzy - fondateur de la Mêlée numérique Kevin Pellan - champion de France junior de dessert Rémi Oudghiri - sociologue Anouk Déqué - directrice de l’agence de communication éponyme Steve Gallais - directeur de l’agence Verywell Maëliss Demaison - influenceuse Clément Lazuech - influenceur Anaïs Barbeau - influenceuse Marine Alméras - responsable du contenu du Tubecon Didier Cujives - président du CDT 31 Clotilde Swinburne - responsable marketing de l’Autorité de régulation de la publicité Mariette Escalier - influenceuse Véronique Michel - attachée de presse Nadine Barbotin - influenceuse Nadia Pellefigue - vice-présidente du Conseil régional Vanessa Morales - infirmière Stéphane Battle - codirecteur du Grenier de Toulouse Maurice Sarrazin - légende vivante du théâtre français Christian Ferrant - président de l’association grenier de Toulouse Didier Petite - chef d’entreprise Gérard Coulon - chef d’entreprise Sandrine Marrast - consultante en mécénat culturel Pierre Matras - codirecteur du Grenier de Toulouse Laurent Collombert - comédien Laurence Roy - comédienne Lucas Saint-Faust - comédien Monique Encontre - directrice d’AVF à Toulouse  Véronique - membre actif d’AVF Béatrice - membre d’AVF Sébastien Chazalon - fondateur du Toulouse Esport Concept (TEC) Renaud Viry - fondateur du TEC Anette Laigneau - adjointe au maire en charge de l’urbanisme Sébastien Castric - ex responsable du projet e-sportchez Airbus Boris Bergerot - président de la société Starkn Laurent Peyrelade - entraîneur du Rodez Aveyron Football Thomas Fretté - préparateur physique du RAF Bernard Cadène - artiste peintre Bruno Barthe - chef du restaurant « Les sales gosses »

Ont collaboré à ce numéro : Elodie et Julien BOMPA, Margot FOURNIÉ, Alicia GACH, Marie HIRTZBERGER, Greg LAMAZÈRES, Sophie MENARD, Valentin SCHOLZ


MICRO-ONDES

p.10

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C'EST  DIT

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BOUDU  FIL

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L'HOMME  DU  FUTUR

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FALLAIT  L'INVENTER  

Actuel p.16

p. 18

p. 20

p. 22

© Matthieu Sartre

© Rémi Benoit

adj. QUI A LIEU DANS LE MOMENT PRÉSENT

PLEIN SOLEIL

Les bénéfices d’Airbus ont plus que doublé depuis le début de l’année. Une performance imputable à la montée en puissance des A320 et aux déboires de son principal concurrent Boeing.

C’

est bien connu, le malheur des uns fait (souvent) le bonheur des autres. Une semaine après que Boeing annonçait une perte de près de 3 milliards de dollars pour le second trimestre et un chiffre d’affaires pour sa division commerciale en baisse de 38 % pour le premier semestre, la publication des résultat du groupe européen d’aérospatiale et de défense contrastait. Jugez du peu : en dévoilant un bénéfice net multiplié par quatre au deuxième trimestre, à 1,15 milliard d’euros, pour un résultat d’exploitation multiplié par deux, à 1,9 milliard, Airbus présente un bilan qui préfigure d’une année exceptionnelle.

L’avionneur a en effet confirmé son objectif de livrer entre 880 et 890 avions civils en 2019, ce qui constituerait un nouveau record de production. Si les déboires récents de Boeing ne sont pas pour rien dans ces excellentes performances, le président exécutif d’Airbus Guillaume Faury a néanmoins insisté sur « la montée en cadence de la famille A320 et sa transition vers la version NEO plus efficiente, ainsi que l’amélioration continue des performances financières de l’A350 » pour justifier ses résultats qui ont permis à l’action Airbus d’atteindre 130 euros. Son niveau record

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DATE LIMITE

PAROLES, PAROLES

En avance La performance est louable... mais ne doit pas entrainer un relâchement. Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), la mortalité routière en Occitanie est, comme dans toutes les régions, en baisse, de 26 % en 2018 par rapport à 2010. Mais si la moyenne des décès par million d’habitants pour la période 2013-2017 est de 71, soit une baisse supérieure à 20 % par rapport aux années 2008-2012, elle reste encore trop élevé au regard de la moyenne nationale qui est de 50.

À 19 ans, j’ai décidé de faire du baby-foot mon activité principale. Clémentine Thomar, double championne du monde toulousaine de baby-foot

Parfois, il faisait le mur pour aller voir les filles. Elie Baup, premier entraîneur au TFC de Fabien Barthez, gardien de but des Bleus champion du monde 1998

On ne rappelle pas suffisamment le bilan de Baudis. Maïté Carsalade, conseillère régionale et marraine de Quentin Lamotte, candidat RN à la mairie de Toulouse

En une chanson on a gagné autant que notre père ouvrier en 20 ans. En retard En se hissant à la 74e place du classement annuel publié par QS Top Universities, l’un des plus sérieux avec celui du Times ou de Shangai, Toulouse progresse de quatre places par rapport à l’an dernier. Sauf que dans le même temps, on apprenait, selon le dernier rapport de l’assemblée générale étudiante de Midi-Pyrénées (AGEMP), que le coût de la rentrée augmentait de 2,5 % par rapport à 2018. Une inflation due à la hausse du prix des loyers et du coût des assurances, ainsi qu’à la baisse des APL.

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Moustapha Amokrane du groupe Zebda à propos de « Tomber la chemise »

Ce qui nous oppose localement n’est pas sérieux. C’est de la politique politicienne. Jean-Luc Moudenc, à propos des réserves émises par les parlementaires LREM à l’idée de faire cause commune avec le maire de Toulouse pour la prochaine élection municipale

Après 2040, l’été 2018 à Toulouse devrait nous apparaître comme un été relativement frais. Pascal Bourreau, prévisionniste chez Météo France


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MICRO-ONDES L'actualité réchauffée

06/08 EXCEPTIONNEL Une mâchoire d’une cinquantaine de centimètres ornée de quelques dents est découverte à 16 mètres de profondeur par des ouvriers qui travaillent sur le chantier du métro Jean-Jaurès à Toulouse. Il s’agit de celle d’un rhinocéros préhistorique vieux de 24 millions d’années.

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15 TERRIBLE Près d’un millier d’hectares partent en fumée dans l’Aude dans le pire incendie de l’été en Occitanie. © photo Rémi BENOIT

17 TENACES Neuf mois jour pour jour après le lancement du mouvement, environ 300 gilets jaunes défilent dans les rues du centreville de Toulouse pour l’acte 40.


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19 FILOUS Équipés d›une disqueuse, de gilets et d'un ordinateur portable pour se faire passer pour des techniciens, deux hommes découpent les deux portes de l'armoire télécom sur laquelle la graffeuse toulousaine Fafi avait dessiné la veille une de ses célèbres Fafinettes.

RETOUR SUR TERRE Le Stade Toulousain s’incline pour l’ouverture du championnat 30 à 25 à Bordeaux.

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ÉTONNANT Interrogée par Jean-Jacques Bourdin sur le sujet, la garde des sceaux et ancienne première adjointe PS de Pierre Cohen Nicole Belloubet appelle à un accord entre LREM et Jean-Luc Moudenc.

COMPILÉ PAR

Jean COUDERC


FALLAIT L'INVENTER

LE POT DE FLEURS COMPOSTEUR Oublié le bac à compost inesthétique et malodorant caché dans un coin de la cuisine. À Montpellier les Transfarmers, ont conçu un pot de fleurs intelligent, ludique et décoratif, dans lequel les plantes se nourrissent des déchets du quotidien. - par Alicia GACH -

Les racines

« Nous sommes partis du constat que 25 à 30% du poids de nos poubelles provient des déchets alimentaires, expliquent les Transfarmers. En les compostant, on évite un traitement inutile et polluant. » Pour autant, le compostage n’est pas une pratique très populaire, surtout dans les milieux urbains. La startup imagine alors un objet propre, pédagogique et design, pour encourager le recyclage des déchets alimentaires au quotidien.

Compost fleuri

Le pot est divisé en deux parties. D’un côté, un lombricomposteur, dans lequel les épluchures sont transformées en compost par les vers de terre. De l’autre, un pot de fleurs classique. Entre les deux, une cloison perméable permet aux vers de se déplacer, favorisant l’apport naturel en eau et nutriments à la plante. Un bouchon en liège permet de récupérer périodiquement le compost afin de nourrir les autres plantes.

Terreau local

Le pot de fleurs composteur est imaginé, conçu et fabriqué en France. Mieux, le pot est fabriqué artisanalement avec de la terre de Champagne dans un atelier labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant, à Amance, dans l’Aube. Les vers de terre vendus avec les pots sont occitans. Seule exception, les bouchons en liège. « Cette industrie ayant presque disparu du territoire national, nous nous sommes tournés vers nos voisins espagnols », indiquent les Transfarmers.

Après 5 ans de recherches, les Transfarmers et leurs vers composteurs ont reçu plusieurs prix, notamment le Prix du Design de la fondation Famae. Encouragés par l’intérêt du public et des professionnels, ils ont lancé une campagne de crowdfunding qui a rencontré un véritable succès (plus de 100 000€ récoltés). Prochaine étape : la commercialisation.

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© DR

Vers primés


ENQUÊTE - INTERVIEW - PORTRINTERVIEW - RÉCIT-PORTAGE - NÉOS - ENQUÊTE - PORTRAIT  

p.26

p.34

p. 42

p. 46

p. 54

Réel

p. 56

n.m. CE QUI EST, CE QUI EXISTE, CE QUI ARRIVE EN FAIT

p. 60


Trafic d’influences Le mot « influenceur » ne figure ni dans le Larousse, ni dans le petit Robert. Pourtant, les influenceurs sont partout.  Blogueurs, instagrameurs ou youtubeurs, ils sont convoités, cajolés, parfois même rémunérés par les marques, les agences ou les institutions, pour « influencer » les achats et les comportements de leurs communautés respectives. Ils ont même leur salon européen : le Tubecon, dont la prochaine édition se tient ce mois-ci à Toulouse. Le Tubecon au pays du Bouducon… Cela valait bien quelques explications. par Jean COUDERC et Sébastien VAISSIÈRE 16 _ BOUDULEMAG.COM

TEMPS DE LECTURE

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ENQUÊTE

" Mon activité principale, c’est community manager en freelance. Je suis sur les réseaux sociaux depuis 10 ans. J’alimente principalement mon compte Instagram parce que c’est visuel. J’adore la photo. Au départ, je me contentais de les partager. Mon compagnon m'a incité à en faire davantage.

Moi, je trouvais ça surfait et faux.

© DR

Je ne voulais pas me forcer à être au top de la mode. J'ai pris le parti de le faire à ma façon et ça a marché. Au début, je partageais des choses que j'achetais, que j'aimais. Au bout de 3 mois, une marque de

E

n créant Facebook en 2004, Marc Zuckerberg avait annoncé la couleur : « Les gens influencent les gens. Rien n’influence plus les gens qu’une recommandation d’un ami de confiance. Une référence fiable influence davantage les personnes que le meilleur message diffusé. Une référence fiable est le Saint Graal de la publicité » prophétisait-il. Quinze ans plus tard, la société toute entière est partie à la conquête de ce Graal 2.0, depuis l’instagrameur local qui poste ses ris de veau en terrasse pour récolter des like, jusqu’au youtubeur toulousain spécialiste du fitness Tibo Inshape (6 250 000 abonnés), rémunéré par le gouvernement pour faire la promotion du Service National Universel. En moins de 10 ans, la figure de l’influenceur

montres m'a contactée. La proposition était que je les teste, que j’en parle et que je les garde. Échange de bons procédés ! Et puis en décembre, j'ai eu un chat et là ça a énormément marché car ça fonctionne du tonnerre sur les réseaux. C'est devenu la mascotte du blog. Petit à petit, d'autres marques m'ont contactée, notamment dans la beauté. Au bout d'un moment, les posts sont payés. Maintenant, je suis auto-entrepreneuse. En moyenne, je gagne autour de 500 euros par mois (hors avantages en nature). Je pourrais en vivre si j'acceptais toutes mes propositions mais mon contenu serait moins intéressant et les gens le verraient. Je suis là pour échanger, pas pour faire la commerciale. "

est donc devenue l’alpha et l’oméga de la publicité, de la communication et de l’information. Un phénomène fulgurant que Rémi Oudghiri, sociologue et directeur général de Sociovision (groupe Ifop), n’a aucune peine à expliquer : « Il y a encore quelques années, le système médiatique était simple. D’un côté des médias identifiés (journaux, radio, télé) et des marques qui leur prenaient de la pub, et de l’autre un public passif. L’arrivée d’internet a bouleversé ce paysage en favorisant l’apparition d’inconnus qui se présentent comme des spécialistes d’un domaine et viennent court-circuiter le jeu traditionnel ». La Toulousaine Anouk Déqué, directrice de l’agence de communication qui porte son nom et elle-même influenceuse puisque présente dans la liste des 50 femmes d’influence sur Twitter, se souvient de l’éclosion de ces communicants d’un genre nouveau qui, en partageant leur passion pour la mode, la beauté, le sport, les jeux vidéo ou la technologie, sont devenus (parfois malgré eux) des relais d’opinion : « Ils apportaient de la véracité, de l’authenticité dans leurs propos. Ils ont pris à la fois la place de l’homme-sandwich, de l’animateur de centre commercial et du client-testeur. Ils ont répondu au besoin de rupture avec le système, à l’envie de détournement des codes traditionnels ». Ce vent de fraîcheur apparu au début des années 2010 a pourtant perdu en spontanéité à mesure que grandissait l’audience de ceux qui le faisait souffler. « Le problème, analyse Steve Gallais, directeur de l’agence Verywell à Toulouse et Paris, c’est que les marques et les agences ont commencé à faire ingérence dans la ligne BOUDULEMAG.COM _ 17


INTERVIEW

NADIA PELLEFIGUE

La chalengeuse Nadia Pellefigue est l’une des premières à être sortie du bois. Chargée par le Parti socialiste, avec le sénateur Claude Raynal, de rassembler la gauche pour les élections municipales de mars prochain. La vice-présidente de la Région Occitanie et fondatrice du mouvement UNE, n’ignore rien de la difficulté qui l’attend, ni de son déficit de notoriété. Elle entend pourtant créer la surprise au printemps, et déloger JeanLuc Moudenc de son fauteuil de maire. Six mois avant l’échéance, elle nous a expliqué comment elle comptait s’y prendre pour changer la ville. - propos recueillis par Jean COUDERC photographie Rémi BENOIT TEMPS DE LECTURE

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Pourquoi voulez-vous devenir maire de Toulouse ? J’ai la profonde conviction que Toulouse, 4e métropole de France, bientôt 3e, n’est pas la Métropole qu’elle devrait être. Cela pourrait être une ville qui fourmille davantage sur les plans économique, culturel, sportif. Il y a besoin d’un souffle, d’une énergie nouvelle. Elle pourrait par exemple être en pôle sur la transition écologique. Toulouse, cela ne peut pas être que la Ville rose, des images d’Epinal, et une gestion un peu pépère. Considérez-vous que les maires qui se sont succédés à Toulouse ont manqué d’ambition ? Force est de constater qu’il y a un déficit à la fois de grands projets mais aussi de mise à niveau de la ville dans

ses infrastructures. Le retard qui a été pris en matière de transports est tel que si on ne fait rien dans les 10 ans, y compris au-delà de ce qui est proposé aujourd’hui, Toulouse va s’asphyxier. On a d’un côté une évolution démographique extrêmement forte et de l’autre une incapacité à pouvoir anticiper. Mais cela se joue aussi sur des questions d’urbanisme. On a besoin de densifier pour éviter l’étalement urbain. Mais tout est une question de cohérence. C’est-à-dire ? J’ai le sentiment que Toulouse se fait sans véritable maitrise, ni vision posée. On voit bien qu’il y a des partenariats qui ne se sont pas établis au niveau institutionnel, des dialogues qui ne se sont pas engagés avec BOUDULEMAG.COM _ 19


PORTRAIT

Dure au mal VANESSA MORALES

Mordue de course à pied en altitude, Vanessa Morales a fait du sport et de la haute montagne son mode de vie. Depuis 2015, elle enchaîne les prouesses sportives au profit de la Ligue contre la sclérose en plaques. À 36 ans, elle s’apprête à planter le drapeau de l'association sur le toit de l’Afrique. - par Alicia GACH photographie Rémi BENOIT TEMPS DE LECTURE

La montagne dans la peau. Vanessa Morales arbore sur son avant-bras gauche les Pyrénées qu’elle chérie tant, dessinées à l’encre noire. Dès qu’elle le peut, elle s'échappe du tumulte de Toulouse pour retrouver le calme de l’altitude. Cet après-midi encore, elle avalera les dénivelés sur les hauteurs d’Aspet, au sud de la Haute-Garonne. D’aussi loin qu’elle se souvienne, le sport et la montagne ont toujours fait partie de son quotidien. Née à Perpignan, la jeune femme a grandi à Font-Romeu, au pied des pistes. « Là-bas, dès que tu sais marcher, on te colle sur des skis et on te demande ce que tu veux faire comme sport avant même de savoir ce que tu veux faire dans la vie », sourit-elle. Et avec une mère très

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sportive qui travaille sur les pistes, autant dire que le sport, c’est dans ses gènes. « Ma mère était quelqu’un de très pur, très proche de la nature. C’est ma première source d’inspiration. » Petite, Vanessa choisit le patinage artistique. Elle se passionne pour cette discipline et intègre en CM2 une section sport-études. À 16 ans, atteinte du syndrome des Loges, une affection des muscles des jambes, elle est contrainte de mettre un terme à son cursus. Arrachée à son sport de prédilection, la Romeufontaine veut se prouver qu’elle est encore capable d’avancer. Elle se lance dans la course à pieds en montagne, son milieu favori. Un exutoire : « J’éprouvais le besoin de m’échapper et


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PORTRAIT

c’était le seul endroit où je pouvais le faire. Je travaillais dans un restaurant et je skiais avant et après le service. Même pendant mon service, je ne pouvais pas m’en passer. Alors j’allais chercher des champignons et j’en profitais pour courir ». La maladie lui laisse alors un temps de répit. Jusqu’à ses 22 ans où elle doit subir une lourde opération et une longue rééducation. Remise sur pieds en quelques mois, elle reprend la course avec encore plus de passion. La disparition de sa mère quelques années plus tard, à seulement 50 ans, est un déclic supplémentaire : « J’ai vraiment pris une claque en la perdant. Je vivais déjà à fond mais en la voyant partir si jeune, ça m’a donné envie de tout faire encore plus vite. Atteindre les sommets c’est une façon de me rapprocher d’elle ».

La Laponie en courant

La jeune femme aux cheveux de jais avale les kilomètres. 10 à 20 bornes. Chaque jour. 22 _ BOUDULEMAG.COM

Régulièrement, elle court avec les sapeurs-pompiers, corps où elle exerce en tant que volontaire. S’engager auprès des soldats du feu a été une sortie de secours : « J’avais besoin de donner aux autres, explique-t-elle. Pour ne pas me centrer sur moi-même. Pour oublier mes soucis ». Impressionnés par ses performances, ses collègues l’incitent à participer à des cross. Elle qui n’avait jamais pensé à la compétition termine 5e de sa catégorie au trail national des pompiers, en 2016. Ces résultats ne lui donnent pas pour autant le goût des podiums. « La compétition, c’est très anxiogène. C’est se mesurer aux autres alors qu’on est tous différents. Je préf ère me confronter à moi-même et pousser mes limites » Elle poursuit ses escapades pour le plaisir. Cette grande fan d’Anton Krupicka, coureur d’ultratrail américain, prend l’habitude de gravir à petites foulées les 3000, ces pics pyrénéens de plus de 3000 mètres d’altitude. Là encore, c’est un de ses collègues qui lui fait prendre conscience du caractère


« Je vais aller chercher le dépassement de moi-même, comme mes patients le font au quotidien pour survivre, ce qui m’aidera à les comprendre. » exceptionnel de ses performances. Il lui propose de courir au profit de son association de lutte contre la sclérose en plaques, maladie dont il est atteint. À partir de 2015, elle met toutes ses prouesses sportives au service de cette cause. Cette année-là, elle vient à bout, en cinq jours, de trois géants : l’Aneto, le Mont-perdu et le Grand Vignemale. Plus de 10 000 mètres de dénivelé cumulé. L’année d’après, elle relève à nouveau le défi en quatre jours. Puis en trois jours, en 2017. Le réalisateur toulousain Patrick Foch se passionne pour ses performances. Accompagné de son caméraman Benjamin Ziegler, ils se rencontrent pour le tournage d’un premier film dans les Pyrénées ariégeoises. « À la fin de la course, je me suis cassé le bras, se remémore-t-elle. On était seuls, coincés en haute montagne et on a dû se débrouiller. Ça a créé des liens très forts entre nous. » Plus tard, ils tournent Sous le plus beau ciel du monde, primé en Angleterre. Un film-portrait éprouvant où Vanessa Morales traverse la Laponie en courant, par des températures allant jusqu’à -40°C. « J’ai expérimenté quelque chose de complètement nouveau, j’ai vécu des choses que je n’avais jamais ressenties auparavant. J’ai aussi fait des erreurs de débutant, comme la fois où mes doigts sont restés collés sur un objet métallique. » L’équipe de tournage s’envolera en Tanzanie du 9 au 19 septembre pour réaliser un film de 52 minutes sur la nouvelle aventure sportive de Vanessa : l’ascension du Kilimandjaro.

Le rêve d’une autre

Gravir le Kilimandjaro, ce n’était pas son rêve. Les 22 kilomètres de parcours et les 4 595 mètres de dénivelé positif, ce n’était pas son défi. C’était celui d’une femme atteinte de la sclérose en plaques, rencontrée à la suite d’une interview à la radio et devenue son amie. « Lors d’un voyage en Tanzanie, elle a découvert cette montagne et rêvait de la gravir, raconte

Vanessa. Avec sa maladie, elle s’était fait une raison. Mais en m'entendant, elle s’est dit : “ Pourquoi pas ! ”. » Quand sa partenaire renonce finalement à son projet à cause de sa santé, Vanessa décide de se lancer un défi encore plus grand : faire l’aller-retour jusqu’au sommet en moins de douze heures. En moyenne, cette ascension s’effectue en une semaine, le temps de s’adapter à l’altitude et ainsi éviter le mal des montagnes. En grimpant au pas de course, la jeune femme espère limiter les effets des changements de températures et de pression atmosphérique sur son organisme. « J’avais envie que ce soit vraiment dur. Je ne voulais pas que ça ressemble à des vacances. Je veux pousser mon corps au maximum de ce qu’il peut encaisser. » Pour prévenir les risques sur sa santé, son ascension sera obligatoirement médicalisée. Patrick Lagorgue et Hervé Escourrou, réanimateur et kinésithérapeute, la suivront sur les sommets tanzaniens. Laurent Arbo, préparateur physique à l’Institut toulousain d’expertise de la performance sport et santé (Iteps), où elle s’entraine depuis un an, l’accompagnera sur les cinq derniers kilomètres. À travers la souffrance qu’elle veut infliger à son corps, elle voit le moyen de mieux comprendre son métier. À 36 ans, titulaire d’un diplôme d’État d’aide médico-psychologique, cette maman d’un adolescent de 15 ans vient de terminer des études d’infirmières à l’IFSI du Gers. Quand elle ne court pas, elle travaille aux urgences de la Clinique d’Occitanie à Muret. « Tous les jours, je vois des patients désaturer, en hypoxie… Pendant mon ascension, ces pathologies, je vais les subir. Je vais aller chercher le dépassement de moi-même, comme mes patients le font au quotidien pour survivre, ce qui m’aidera à les comprendre. J’ai beaucoup de chances de pouvoir me servir de mon corps pour ça. »

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PORTRAIT

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Relax AGENDA

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L'ADDITION

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RESTOS

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OBJO-THÉRAPIE

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TENDANCE

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DLQM

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©Collection particulière G. Fournier

adj. REPOSANT, CALME, DÉTENDU, À L’AISE

TOUTE PREMIÈRE FOIS L'AFFICHE

Cette série jamais exposée fixe à la fois les balbutiements de la photographie et les prémices de l’Égyptomanie. Égypte, Premières impressions Jusqu’au 29 septembre à l’annexe du musée Champollion - Les Écritures du Monde à Figeac (Lot)

Pour la plupart d’entre nous, les images du sphinx ou des pyramides de Gizeh sont au mieux une évidence, au pire un lieu commun. Rien que sur Instagram, on en compte près de 43 000, prises à la volée ou à la perche à selfie. On a beau en avoir soupé, on n’en devine pas moins l’émotion de ceux qui, il y a 180 ans, contemplèrent pour la première fois ces vestiges ensablés sur une photographie. C’est précisément sur cet émoi de la première fois que surfe la dernière expo temporaire du musée Champollion. Elle use pour cela de tirages originaux remarquablement bien conservés, œuvre de 12 photographes venus fixer l’Égypte sur des plaques de verre dans les années 1840, 1850 et 1860. Rassemblée par le collectionneur

breton Gérard Fournier, cette série jamais exposée fixe à la fois les balbutiements de la photographie (officiellement née en 1839) et les prémices de l’Égyptomanie. Un moment particulier de l’Histoire à équidistance de la campagne d’Égypte de Bonaparte en 1800 et de la découverte en 1922 du sarcophage de Toutânkhamon. Un sarcophage qui nous invite d’ailleurs à une autre première fois, puisque les autorités égyptiennes, qui le gardait au secret, ont annoncé en août sa restauration en vue de son exposition fin 2020 au public, au futur Grand Musée égyptien du Caire…

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L'HOMME DU FUTUR OBJO-THÉRAPIE L'impossible mission

En couple à la ville comme en studio, Élodie et Julien, architectes d’intérieur de formation, ont créé à Toulouse la marque de papeterie Say Cheese.

Prolongez l'été On l’attend toute l'année et on a à peine le temps de se retourner qu'il est déjà passé. Pour ceux qui trouvent, même cette année, que l'été est trop court, Boudu a concocté une sélection d'objets qui retardent un peu l'arrivée de l'automne. – PAR Élodie ET

Julien BOMPA –

Verres Beldi marocains Cyrillus, 14 rue Boulbonne 29,90 € le lot de 6

Cocotier d'intérieur Truffaut, 31 rue de Metz 26,90 €

Chaise longue en rotin Casa, 19 rue des Puits Clos 119 €

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Panier en raphia La Fille de Margaret 35 rue Boulbonne 39,50 €

Coussin tropique Maison du Monde, centre commercial Blagnac 17,99 €

Plancha japonaise Habiague 44 rue d'Alsace Lorraine 329,99 €

Bougie plage perdue Slow Concept, 10 rue Sainte-Ursule 30 €

Table de ping pong en carton Decathlon, 2 boulevard d'Arcole 35 €

Destination tour du Monde de Fabienne et Benoît Luisier - Broché Librairie Privat, 14 rue des Arts 24 €

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OÙ L'ON A APPRIS

Que le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres ·  qu’il n’y a pas que

· con ·   que

des cancres dans la restauration  qu’un

pot de fleurs, c’est pas si l’éthique résiste mal au succès

· que

les instagrameurs sont les hommes-sandwiches du xxie siècle   qu’il faut s’attendre à danser quand on est une danseuse    que les avions ne font plus rêver les jeunes    qu’à Rodez, chacun fait

·

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·

bien ce qu’il a à faire ·  qu’on fait parler les cageots à

·  qu’en Espagne, il y a des bouchons ·  qu’on peut digitaliser un boucher ·  que jouer à Fortnite peut mener chez Airbus  ·  que le tricot crée des liens ·  qu’entraîner, c’est voler  ·  que les scouts mangent des limaces ·  ·  que mai 68 c’était plus rigolo que les Gilets jaunes   

Ramonville

qu’on peut en faire, de belles choses, avec un demi-

cerveau

·

que les plus grands

voyages commencent parfois par un trajet à mobylette · et que Toulouse était blanche au

xixe siècle

Qu'apprendrez-vous dans le prochain numéro ? Réponse le 2 octobre.

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BOUDU 42 - SEPTEMBRE 2019  

Où l’on apprend qu’on peut digitaliser un boucher, que les instagrameurs sont les hommes-sandwiches du XXIème siècle, et que mai 68 c’était...

BOUDU 42 - SEPTEMBRE 2019  

Où l’on apprend qu’on peut digitaliser un boucher, que les instagrameurs sont les hommes-sandwiches du XXIème siècle, et que mai 68 c’était...

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