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Numéro et Périodicité :

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER Numéro double 021– 022 ; Avril – Octobre 2016

Editeur Responsable : Coordination Générale REEJER 78, avenue Busumelo, Quartier Katanga, à côté de la Paroisse Christ Roi, Tél : +243 99 99 46 653 Commune de Kasa Vubu, Ville de Kinshasa / République Démocratique du Congo (RDC); Email : reejer_cg@yahoo.fr

Journée Internationale de l’enfant Africain Sensibilisations, formations et échange d’expériences au menu

«Conflits et crise en Afrique, protégeons les droits de tous les enfants». C’est sous ce thème que la journée du 16 juin dédiée à l’enfant Africain a été célébrée cette année. Sensibilisations, formations et échange d’expériences sont les différentes activités réalisées par le Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue, en sigle REEJER. (Lire en pages 2… )

Partage des pratiques entre journalistes sur la problématique de l’enfant en situation difficile 45 journalistes ont échangé les expériences sur « la récolte, le traitement et la diffusion des informations relatives à la problématique de l’enfant en situation diffi(Lire en pages 5 et 6)


Sommaire Editorial

Le bien être de l’enfant, une préoccupation fondamentale…. PP 2-3

L’EDITORIAL

Le bien être de l’enfant, une préoccupation fondamentale

A la une : Célébration de la Journée Internationale de l’enfant Africain : Sensibilisations, formations et échange d’expériences au menu PP 4-6 REEJER en marche :

L

a condition de l’enfant dans le monde en raison de sa vulnérabilité, de sa dépendance par rapport au milieu, de  UNICEF-REEJER : Un partenariat son manque de maturiqui produit des fruits pp 7-9 té physique, intellecRemy MAFU Coordinateur Général tuelle et émotionnelle,  Un partenaire incontournable pour nécessitant de soins la protection des enfants et jeunes spéciaux et une protection particulière n’a cessé PP 10-13 d’interpeller la communauté internationale et na Un Circuit de référencement des en- tionale. De même dans la conception traditionnelle, l’enfants en situation difficile de la ville fant est la garantie pour pérenniser l’existence du de Kinshasa mis en place P.13 clan. Il est nécessaire qu’un cadre de vie, régi par  Les membres du conseil d’adminis- les normes sociales, soit mis en place en vue de tration de la plate forme Africaine sur faciliter l’épanouissement et l’apprentissage des compétences de vie. la protection en visite au REEJER La Charte Africaine pour le Bien-Etre de l’Enfant, P .14 en sigle CABE, et autres instruments reconnais Le REEJER satisfait de l’implisent également à cet enfant une place unique et cation du Ministère des Affaires Soprivilégiée dans la société africaine. Pour assurer ciales à l’autonomisation des jeunes l’épanouissement intégral et harmonieux, l’enfant en situation difficile P. 15 devrait grandir dans un milieu familial, dans une atmosphère de bonheur, d’amour et de compré Partenariat REEJER ET INPP se hension. développe PP. 16-17 Ce qui malheureusement n’est toujours pas le cas.  Le REEJER se rallie aux acteurs de Les enfants sont souvent victimes d’abus multiples. Notamment la violence, les manipulations, protection des enfants PP 17-18 la répression ou l’arrestation, etc. Ces abus sur Renforcement des compétences des acviennent en dépit des dispositions légales les conteurs de terrain PP 19– 20 damnant. En occurrence, l’article 6 de la loi portant protec Les éducateurs sociaux formés sur tion de l’Enfant stipule que le processus IDTR PP. 20-21 « l’intérêt supérieur de l’en- ( Suite à la page 3) Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022 ,p.2


Sommaire  Les leaders des rues proposent

des solutions aux problèmes vécus dans des sites …P.22

 La participation de L'Enfant dans la prise des décisions ... PP 23-24

 Les éducateurs en échange sur le phénomène « enfant énurétique » PP 24-25

 Le travail social, une approche multidisciplinaire PP 26-27

Formation des formateurs sur L’accompagnement psychosocial des enfants en situation de rue PP 28 –30

 Visite de la princesse de Hanovre et présidente d’AMADE PP 30-31

 Les leaders de rues ont échangés sur la gestion des conflits dans leurs sites, PP 31-32

 Progress des filles , progress vers les objectifs de développement, PP 33-34

La responsabilité de l’éducateur social dans la tâche éducative, PP 34-35

Les chargés de communication, formés sur la communication institutionnelle, PP 35-37

L’EDITORIAL (suite)

Le bien être de l’enfant... fant doit être une préoccupation dans toutes les décisions et mesures prises à son égard. Par intérêt supérieur de l’enfant, il faut entendre le souci de sauvegarder et de privilégier à tout prix les droits qui lui sont reconnus. » Nourrir les enfants correctement, les stimuler intellectuellement, leur donner l’occasion de jouer, leur fournir un environnement sain, un repos suffisant, leur apporter soins et sécurité affective sont autant de conditions au bon développement de l’enfant et à l’épanouissement de ses capacités potentielles que la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant, en sigle CDE, recommande aux Etats parties. Elle insiste pour que les Etats parties assurent dans toute la mesure du possible la survie et le développement de l’enfant. Dans le contexte actuel de notre pays où les idéologies controverses poussent à des actes de violence, le REEJER a fait un choix. « Pas d’avenir pour la jeunesse sans décisions conjuguées ». « Que l’on appartienne ou non au gouvernement, nous avons tous la responsabilité, en tant qu’êtres humains de faire en sorte que l’environnement, de cet être cher qui est l’enfant, soit meilleur et plus sûr ». C’est pourquoi le REEJER a mené plusieurs activités reprises dans ce numéro du premier semestre visant à prévenir les violations des droits des enfants à travers des actions de sensibilisation et mobilisation de tous les acteurs en vue de promouvoir la paix et la protection des enfants. Afin de contribuer à la protection de l’enfance qui est une période exceptionnelle et cruciale où les opportunités vont de pair avec la vulnérabilité et selon les cas l’individu fait l’objet d’une protection.  Rémy MAFU Coordinateur Général du REEJER Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021—022,p.3


A la Une

 Accompagnement des jeunes violents< PP.37-38 Echos des structures :  Comme NODALIESSE, beaucoup de structures éprouvent d’énormes difficultés financières PP. 39-40

Célébration de la Journée Internationale de l’enfant Africain :

Sensibilisations, formations et échange d’expériences au menu Vue partielle des invités

 PECS sensibilise sur la lutte contre la drogue PP.40-41

 L’orphelinat de Kimbondo pour une prise en charge des enfants … PP 41—42

 MATUMAINI au service de transformation et d’excellence PP.43—44

 Le Centre de formation professionnelle Saint Joseph En fête patronale ...P.45  REEJER en action P. 46

 Interview de matumaini accordée au pole 5 du REEJER P.47-50 Espace Enfant :  Les témoignages des enfants hébergées...PP. 51-25 Les témoignages des enfants hébergées à la Samaritaine soutiennent le caractère indispensable de l’accompagnent psycho social

 messages des enfants pour le 16 juin PP.53-54

«Conflits et crise en Afrique, protégeons les droits de tous les enfants». C’est sous ce thème que la journée du 16 juin de cette année dédiée à l’enfant Africain a été célébrée. Sensibilisations, formations et échange d’expériences sont les différentes activités réalisées par le Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue, en sigle REEJER au cours de cette célébration.

S

ville de Kinshasa, le Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue (REEJER) a fêté avec faste la journée Internationale

de

l’Enfant

Africain, le jeudi 16 juin 2016 à son siège dans la commune de Kasa-Vubu, en collaboration avec ses

partenaires

UNICEF, MONUSCO, Ministère des Affaires Sociales (DISPE) et autres acteurs

ous le Haut patronage œuvrant dans la Protection de Son Excellence Mon- de l’Enfant en Rupture Fami-

sieur le Gouverneur de la liale.

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A la Une

Célébration de la Journée Internationale de l’enfant Africain : Sensibilisations, formations et échange d’expériences au menu Pour imprimer plus de visibilité à cette journée, le REEJER a mené des actions de sensibilisation et de mobilisation, de formations, des échanges d’expériences à l’endroit des éducateurs sociaux, des hommes et femmes des médias ainsi que d’autres acteurs sociaux impliqués dans la protection de l’enfant .

L

e REEJER a procédé dans la matinée du 16 juin au lancement de la formation d’une part de 250 travailleurs sociaux sur l’accueil et l’accompagnement psychosocial des enfants en situation difficile. A l’issue de cette formation, les acteurs ont été outillés pour organiser, préparer et conduire des séances d’échanges, de sensibilisation avec les jeunes en vue de favoriser un changement de comportement et d’attitudes pour une meilleure réinsertion. D’autre part la suite des échanges d’expériences avec 45 journalistes sur la thématique « récolte, traitement et diffusion

Vue partielle des journalistes en échange

des informations relatives à la problématique de l’enfant en situation difficile. » L’objectif de cet exercice avec les hommes et femmes des médias était de présenter la vision de la protection de l’enfant et d’élaborer un guide pratique qui servirait de référence pour les nouveaux adhérents dans le secteur. Il ressort également de ces échanges que le journaliste engagé pour la protection de l’enfant tâchera de confronter les situations d’abus rencontrées sur le terrain avec les perceptions des personnes ou acteurs bien informés sur le sujet en vue de sensibiliser implicitement les communautés, de prévenir les abus et

autres maltraitances contre les enfants. Et également assurer le plaidoyer auprès des autorités pour une implication effective de la protection de l’enfant. La célébration de cette journée était une occasion propice pour le REEJER et autres acteurs de la protection de l’enfance d’interpeller la Communauté sur la situation des enfants dits de la rue en vue de promouvoir un environnement protecteur pour les enfants en période des conflits et autres crises à travers les messages diffusées. Le Président du conseil d’administration du REEJER, Monsieur Roger (Suite à la page 6)

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(Suite de la page 5)

A la Une

Célébration de la Journée Internationale de l’enfant Africain : Sensibilisations, formations et échange d’expériences au menu MAFOLO, dans son mot de circonstance , a lancé un appel de cœur afin d’épargner aux enfants les conséquences des confrontations des acteurs politiques lors des manifestations à caractère politique et autres occasions à haut risque . Pour sa part , Monsieur Eric NGABALA, délégué a. i du chef de section de la gouvernance pour la protection de l’enfant de l’UNICEF en RDCongo a déclaré que cette journée de l’Enfant Africain consacrée à l’ouverture d’une série d’activités autour de la question des droits de l’enfant est une occasion pour le REEJER et ses partenaires, d’accompagner la dynamique à élargir le cercle des décideurs, des parents, familles et communautés, qui doivent s’imprégner des innovations apportées par la Loi Portant Protection de l’Enfant. Les enfants ont adressé leur message par des banderoles à tous ceux qui sont concernés directement ou indirecte-

2° Aux Partenaires techniques et financiers : - Renforcer l’appui au Gouvernement et aux organisations de la société civile en vue de prévenir les violations des droits des enfants et de répondre à leurs besoins urgents ;

Les journalistes en échange d’expérience

ment par leur situation, notamment les autorités politico administratives, les partenaires au développement, les structures d’accompagnement des enfants en situation difficile, les parents et membres de familles ainsi que toute la communauté, en ces termes : 1°Au Gouvernement : - Protéger des enfants contre les abus sous toutes ses formes, spécialement pendant le processus électoral (53, 57, 59 de la LPPE) ; - Protéger des enfants contre toutes les formes d’exploitation et des violences (art. 57 de la LPPE) ;

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3°A la société civile : - Renforcer des mécanismes communautaires de protection et promotion des droits des enfants; 4° Aux familles et communautés : - Prévenir des violations des droits des enfants, notamment par des actions de sensibilisation ; - Dénoncer des cas d’abus et de violations contre les enfants. Il convient de souligner que le REEJER et ses partenaires sont dans une continuité des actions de sensibilisation et mobilisation des acteurs pour prévenir les violations des droits des enfants en vue de promouvoir la paix et la protection des enfants. Sarah  Dunga


REEJER en marche UNICEF-REEJER : Un partenariat qui produit des fruits L’UNICEF joue un rôle prépondérant dans la promotion et la protection des droits de l’enfant, en général et celui dit de la rue en particulier.

L

e partenariat UNICEF/REEJER date de plus d’une décennie. Dans le souci de promouvoir et de protéger les droits de l’enfant, l’UNICEF/RDC a noué un partenariat durable avec le REEJER depuis 2005. Son appui est technique, matériel et financier. La plus grande activité d’éclat qu’a réalisée le REEJER en collaboration avec toutes les parties prenantes en protection de l’enfant fut le Recensement des enfants de la rue de la Ville Province de Kinshasa, en octobre 2006. Cette étude a jeté des bases solides sur les indicateurs de cette population cible qui permettent aux décideurs d’orienter leur politique dans le cadre de la protection de l’enfant. C’est le cas du Plan d’Actions en faveur des orphelins et autres enfants vulnérables (PANOEV).

Rencontre de ^partenariat entre UNICEF et REEJER

Comment arrêter le robinet de la honte qui alimente les rues de Kinshasa en enfants ? Plusieurs causes ont été décelées et des pistes des solutions inscrites dans cette étude ont ouvert la voie au renforcement des capacités des équipes éducatives des structures membres du réseau; au corps de formateurs et de superviseurs en travail social sans oublier l’équipe éducative du bureau de la Coordination Générale du REEJER. Comment consolider le réseau et assurer la coordination des activités sur terrain ? Tel fut l’aide de l’UNICEF pour promouvoir et protéger les droits de l’enfant à Kinshasa. Plusieurs projets, à court terme, ont été appuyés par l’UNICEF qui a dé-

couvert le rôle du REEJER avec ses 164 structures membres dans l’espace protection des droits de l’enfant. De l’élaboration de la loi portant protection de l’enfant, du plaidoyer pour son adoption par les deux chambres du parlement (assemblée nationale et sénat) dans des termes identiques, à sa vulgarisation, le REEJER est considéré comme partenaire incontournable dans la protection et promotion des droits de l’enfant, en général et enfants dit de la rue, en particulier. Que dire de la conférence -débat avec la commission socioculturelle de l’assemblée nationale sans oublier le plaidoyer auprès du bureau du président de l’assemblée nationale et du sénat pour l’adoption de la LPPE en de termes identiques ? Que dirions-nous de l’accompagnement technique lors de (Suite à la page 8)

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REEJER en marche

UNICEF-REEJER : Un partenariat qui produit des fruits

Réunion d’échange sur le partenariat UNICEF –REEJER

temps de rafles des enfants de la rue de Kinshasa autour des dates marquantes (organisation du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC ; organisation du sommet de la francophonie ? La LPPE promulguée par son Excellence Monsieur le Président de la République, le 10 janvier 2009 inaugure une nouvelle ère de travail dans la protection de l’enfant. Comment obtenir les mesures de la mise en œuvre de cette loi auprès des ministères ayant en leur charge la protection de l’enfant ? L’appui aux plaidoyers réalisés a permis l’obtention des différentes mesures bien que d’autres défis restent à relever. La place

idéale de protection de l’enfant, c’est dans sa famille. Plusieurs catégories d’enfants en situation difficile sont accompagnées par le REEJER pour leurs réunifications familiales et/ou leurs réinsertions socioéconomiques. Des enfants sortis des groupes et forces armées, des filles mères, des enfants dits de la rue, des orphelins, des enfants dits sorciers, etc. Leurs familles et leurs communautés de vie font penser au REEJER que la protection de l’enfant, est une affaire de tous. Chacun doit jouer son rôle et prendre sa responsabilité pour rendre effective la

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protection et la promotion des droits de l’enfant. Du système des mécanismes communautaires de protection de l’enfant à la base au système des communautés protectrices implantées dans chaque commune de Kinshasa, le REEJER a joué le rôle de la restauration de l’autorité de la base . C’est ainsi que cette année 2016, le REEJER réalise le Projet de renforcement du système de prévention et de réponse à la problématique des enfants en situation difficile à Kinshasa appuyé par l’UNICEF. En matière d’urgence, il exécute le projet intitulé : Poursuite de la prise en charge transitoire des enfants affectés par les conflits armés et plan de préparation et de réponse aux urgences protection liées aux élections 2016. Véritable vitrine de la situation qui prévaut dans notre pays, la RDC, la ville de Kinshasa, a connu une migration des populations, durant les trois dernières décennies, faisant d’elle une mégapole d’autour de dix millions d’habitants. Il est important de noter que la ville de Kinshasa compte près de 20.000 enfants de la rue (estimation REEJERDISPE 2015). Ces enfants vulnérables présentent d’énormes risques


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REEJER en marche

UNICEF-REEJER : Un partenariat qui produit des fruits

Réunion d’échange sur le partenariat UNICEF –REEJER

d’être utilisés pour des fins électorales par les politiciens et les candidats aux élections. Cette action vise à consolider et à élargir les acquis des actions menées par les acteurs de protection de l’enfant en matière de prévention des violences et abus contre les enfants filles et garçons, afin de promouvoir leur protection et leurs droits. Il consiste notamment à réhabiliter les enfants, filles et garçons dans leurs droits, en œuvrant pour le changement du regard que la société porte sur eux et aussi à répondre à leur besoins immédiats. Il s’agit pour cela d’arriver à susciter une prise de conscience et une mobilisation des populations (hommes et femmes) à la base, de la société civile et aussi des autorités administratives et politiques autour de la

problématique des enfants vulnérables, notamment ceux en situation de rue. Concrètement, il s’agira : · de travailler avec les communautés et de renforcer les compétences parentales pour prévenir la séparation des familles et l’abandon des enfants, · de renforcer le système de référencement et de prise en charge communautaire des enfants victime d’abus et de violence, notamment sexuelle, · d’assurer une prise en charge global des enfants, filles et garçons en situation de rue (de la rue à leur réinsertion socioéconomique); · de renforcer la coordination des interventions, la collaboration avec les services étatiques (MGFE,MINAS), développer les compétences et de renforcer des capacités né-

cessaires pour préparer les acteurs de progrès (les éducatrices et éducateurs sociaux, des assistants sociaux) dans l’accompagnement et la prise en charge des enfants vulnérables et victimes d’abus. Pour clore, le REEJER collabore, outre ses structures membres, avec la Division Urbaine des Affaires Sociales et Solidarité Nationale, la Division Urbaine de la femme, famille et de l’enfant, la Division urbaine de l’intérieur et le groupe de travail protection de l’enfant GTPE dans la prévention et la protection des enfants. Avec les ONGI, et les agences des Nations Unies, le REEJER travaille non seulement pour éviter la duplication des interventions, mais aussi pour renforcer le cadre technique et institutionnel du projet. Spécialement pour les enfants victimes d’abus et maltraitances, le REEJER collabore avec la police nationale et le tribunal pour enfants. Le REEJER tend sa main à tout le monde, pour que la protection de l’enfant soit une affaire de tous. A. BAKAJIKA et L.NDUWA

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REEJER en marche Un partenaire incontournable dans la protection des enfants et jeunes Fidèle à sa tradition de répondre aux invitations qui lui sont adressées par ses différents partenaires, notamment le gouvernement, les agences et ONG internationales, le REEJER a encore dit oui aux appels de ses partenaires au cours du premier semestre de l’année 2016. Ce, pour partager son expertise sur la problématique des enfants et jeunes, pour renforcer ses actions sur terrain, etc.

L

e REEJER a apporté son appui via l’atelier de renforcement des capacités des familles d’accueil transitoire, organisé par la Division urbaine des affaires sociales et solidarité en faveur de 80 familles d’accueil. La session s’est déroulée sur trois jours, du 02 au 04 juin 2016, en la Salle de réunion du Centre Bomoto, dans la commune de Kalamu à Kinshasa. La session avait pour objectifs de renforcer les compétences de Familles d’Accueil Transitoire, partager les expériences entre les acteurs sociaux, renforcer les liens entre les parties prenantes pour un travail en synergie. Les participants ont été amenés à saisir le sens de la famille qui est une cellule de base de la nation,

de l’Accueil qui renvoie à la réception, l’hospitalité, etc. L’auditoire a retenu que le mot Transitoire signifie passager, ne dure pas longtemps, momentané, provisoire, temporaire. Renforcer les capacités des familles d’accueil transitoire Les participants ont compris également qu’ils sont auxiliaires de l’Etat dans la protection des enfants en situation difficile. Qu’il y a une procédure à suivre pour devenir FAT et c’est l’apanage de la Division Urbaine des Affaires Sociales et Solidarité Nationale. Chaque FAT doit être connue et doit avoir une autorisation de la Division Urbaine des Affaires Sociales et Solidarité Nationale. Grâce à cette session, les

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familles d’accueil transitoire ont non seulement acquis les compétences nécessaires pour améliorer la qualité de l’accompagnement des enfants placés mais aussi ont pris conscience du rôle de mentor qu’elles jouent dans la vie de l’enfant en situation difficile tout en respectant la loi. La tenue de cet atelier s’inscrit dans le cadre d’une alternative aux établissements d’accompagnement des enfants en situation difficile après avoir constaté des failles dans leur prise en charge. Les familles d’accueil doivent être sous tutelle de l’Etat non seulement parce que s’est prévu par la loi mais aussi parce qu’elles travaillent avec les enfants en situation difficile qui sont l’apanage des affaires (Suite à la page 9)


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REEJER en marche

Un partenaire incontournable dans la protection des enfants et jeunes sociales.

De la formation des formateurs sur l’utilisation du logiciel divasipe La participation du REEJER a été vivement sollicitée à l’atelier tenu du 09 au 14 juin 2016 en la salle de réunion de la DISPE sur l’outil DIVASIPE. Organisé par le Ministère des Affaires Sociales, humanitaire et Solidarité (MINAS) pour 20 agents dont 7 femmes de la Direction des Interventions Sociales pour la Protection de l’Enfance, l’atelier de formation a consisté à faire bénéficier aux agents des connaissances sur le déroulement de la formation du Système de gestion de base de données avec le logiciel DIVASIPE en vue de transmettre la même formation dans les provinces, partager l’expérience du REEJER dans la collecte de données et rapportage

fants par la Division des Affaires Sociales). Les participants ont appris comment installer le logiciel dans un ordinateur. Comment faire les transferts des fichiers/ données vers une nouvelle base de données au cas où la base de données en cours est endommagée, les différents Mme Philomène BUANGA du REEJER en atelier types de fichiers et leurs importances. sur les données statisAux termes de cette formatiques, produire un motion, les participants sont dule à usage pratique du capables d’installer, réinslogiciel DIVASIPE pour les taller et déplacer DIVASIPE formateurs. correctement, Saisir des données et éditer des états Les participants se sont à l’aide de DIVASIPE, Orimprégnés des concepts ganiser et superviser un comme Base de données, mécanisme de collecte, de exhaustivité des données, traitement et d’échange des unicité des données, etc, de données axé sur DIVASIPE, l’importance de la gestion connaître les contraintes de base de données au sein d’une base de données red’une institution ainsi que lationnelles, connaitre les l’origine du logiciel DIVAfonctionnalités automaSIPE qui vient de contractiques de DIVASIPE, fortion des mots (Information mer leurs (Suite à la page 12) sur la Protection des EnBulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 11


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REEJER en marche

Un partenaire incontournable dans la protection des enfants et jeunes paires dans l’utilisation du logiciel. Cependant le souhait est celui de voir le MINAS rester leader dans ce travail de collecte et de compilation des données dans le but de suivre l’évolution sur la problématique des enfants en situation de vulnérabilité en RDC. De la session de formation en SuiviEvaluation Axée sur les Résultats Le REEJER a pris part à l’atelier de formation en Suivi-Evaluation Axée sur les Résultats, organisé par OXFAM, du 18 au 20 mai 2016 en la salle méthodiste de Ngaliema. Cette session de formation a regroupé les partenaires de l’OXFAM intervenant dans différents secteurs avec objectif de renforcer leur capacité en matière de gestion d'un projet/

Les participants et l’équipe OXFAM à la fin de la formation

programme qui intègre les stratégies, les personnes, les ressources, les processus et les outils de mesure qui doivent être pris en compte pour la prise de décisions, la transparence et la reddition de comptes. Au cours de cet atelier qui a réuni une quarantaine d’acteurs de terrain et animé par Mr Dieudonné MUTANA de l’OXFAM, différents points ont été développés. Notamment les Connaissances de base de la GAR, Mise en œuvre de la GAR, définitions et utilités du Suivi Evaluation, Modèle logique axé sur les résultats et cadre de mesure de rendement,

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comment faire le SuiviEvaluation. L’Oxfam est une organisation non gouvernementale dont l’action vise à la sensibilisation de la population aux réalités des pays dits en développement et à l’aide au développement de ces derniers. Elle repose l’ensemble de son soutien sur les stratégies de ses partenaires (FDI, Renforcement des Capacités, moyens innovants, etc...). En adoptant les principes de la Déclaration de Paris dans sa gestion de partenariat, l’OXFAM tient à ce que, à travers cet atelier, ses (Suite à la page 13)


REEJER en marche Circuit de référencement des enfants en situation difficile

Fille mère de la rue en situation difficile

A

vec l’appui financier de l’UNICEF, le REEJER a élaboré le document de référencement des enfants en situation difficile dans la ville province de Kinshasa. L’outil porte sur la référence et contre référence institutionnelle, circuit de référence et contre référence institutionnelle, référence et contre référence médi-

cale, protocole de prise en charge des victimes des violences sexuelles, référence en cas de violence sexuelle, circuit de prise en charge pour personnes vivant avec le VIH, référence et contre référence communautaire, circuit d’insertion professionnelle et emploi, circuit de collecte des données, circuit de communication en cas d’abus, listes des tribu-

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Un partenaire incontournable dans la protection des enfants et jeunes partenaires orientent leurs actions en répondant aux attentes de cette déclaration qui stipule « les pays partenaires exercent une réelle maitrise sur leurs

politiques et stratégies de développement et assurent la coordination de l’action à l’appui du développement ». Sarah DUNGA

naux pour enfant, listes des assistants sociaux de la Divas , listes des cellules de services sociaux, listes des quartiers de la ville de Kinshasa, listes des Ciat et Sous-Ciat, listes de quelques acteurs humanitaires. Les besoins étant complexes, ce circuit dispose des informations permettant de répondre efficacement au besoin de protection de l’enfant à Kinshasa. Il aborde quelques possibilités aux acteurs de terrain de comment intervenir lorsqu’un enfant est taxé de sorcellerie par sa famille, victime de violence sexuelle, etc. Les informations disponibles sont celles récoltées par l’équipe de la Coordination du REEJER auprès des institutions étatiques et privées intervenant dans le domaine de protection de l’enfance, notamment le travail de rue et référencement et qui présentent les dispositifs existant, les capacités disponibles et le circuit de référencement. Philomène BWANGA

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REEJER en marche Les membres du conseil d’administration de la plate forme Africaine sur la protection en visite au REEJER Le REEJER et sa structure membre ORPER ont reçu, le 4 juin 2016 au bureau de la coordination, la visite des membres du conseil d’administration de la plateforme Africaine sur la protection sociale.

L

’occasion faisant le larron » dit-on, les membres du conseil accompagnés de Monsieur Boniface du Caritas Congo, représentant de la plate forme au niveau de la RDC, ont été briefés sur les interventions du REEJER à la problématique des enfants en situation difficile en général, ceux dits de la rue en particulier. Suivi d’une visite à l’Œuvre de Reclassement et dans la Protection des Enfants de La Rue, l’ORPER en sigle, l’une des structures membres du REEJER qui assure le développement intégral des enfants des rues de Kinshasa. Les visiteurs ont été accueillis par les enfants et les éducateurs du centre. Les membres du conseil d’administration sont à Kinshasa s’inscrit dans le cadre de leurs

L’équipe du REEJER et le membre du conseil

réunions hebdomadaires qui se tiennent à tour de rôle dans chaque pays membre. La plateforme Africaine sur la protection sociale regroupe plusieurs pays Africains, l’objectif est de faire des plaidoyers auprès de l’Etat pour la situation sociale des personnes et renforcer les capacités de tous ses membres. Concernant la RDC, des ateliers ont été tenus pour la préparation du statut ainsi que la formation des

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responsables des structures à Kinshasa. Pour le REEJER, le passage du membre ne se limite pas seulement à une visite de courtoisie mais revêt un sens plus profond du fait qu’il a permis de renforcer les liens de collaboration entre la plateforme et le REEJER, sa structure membre. Sarah DUNGA

Merci de nous lire sur notre site web:

www.reejer.org


REEJER en marche Le REEJER satisfait de l’implication du Ministère des Affaires Sociales Le REEJER est satisfait de l’implication du Ministère des affaires sociales et Action humanitaire à la problématique de l’autonomisation des jeunes en situation difficile à travers la promotion, l’accès et le maintien en formation professionnelle.

L

Vue partielle des Les lauréates

a collaboration entre pation des jeunes au jury, les deux partenaires y compris les obligations

facilite la tâche à la fois

y relatives ; la collecte des

pour l’Inspection des

listes des jeunes finalistes

Affaires Sociales, service

et leurs fiches d’identifica-

technique de ce ministère tion. ainsi qu’aux 53 centres de Désormais, les centres de formation professionnelle formation professionnelle transmettront ces documembres du réseau. Le REEJER dont la tâche se

ments à la coordination

limitait par le passé à la

du réseau qui à son tour,

publication des résultats

les déposera à l’Inspection

du jury d’Etat, se voit en- Urbaine. Il s’agit là d’une core ajouter la tâche de marque de confiance et de sensibiliser les Centres

considération qui mérite

de formation profession-

d’être saluée.

nelle (CFP) sur la partici-

Sarah DUNGA

REEJER Bulletin trimestriel de liaison Editeur- Responsable: Coordination Générale du Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue (REEJER) Rédactrice en chef : Laetitia NDUWA Comité de Rédaction : Remy MAFU, Marguerite DJOKABA Ambroise BAKAJIKA Zagor MUKOKO Laetitia NDUWA, Sarah DUNGA Philomène BUANGA Mise en page : Laetitia NDUWA

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 15


REEJER en marche Partenariat REEJER ET INPP se développe Le Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue (REEJER) et l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) se sont accordés, le vendredi 8 avril 2016, au siège provincial/Kinshasa de l’INPP, sur la démarche de formation des formateurs des centres de formation professionnelle (CFP) en pédagogie.

L

’accord a également porté sur les modalités de collaboration dans le cadre des partages d’expériences visant le renforcement des compétences de ces formateurs. Cette démarche entrevoit la relecture du contenu des référentiels existant utilisés par les CFP en vue d’envisager l’adaptation à la situation des bénéficiaires (ESD), la planification dans les jours à venir des visites de terrain dans les CFP avec l’expert de l’INPP, l’élaboration par un expert de l’INPP, d’une fiche technique de formation qui passera par la validation de son Directeur provincial. Cet accompagnement des CFP ainsi que des jeunes en formation bénéficie également de la collaboration de l’Inspection Urbaine des Affaires sociales, des entreprises privées comme CHANIC et de

l’appui technique et finan- cile, à la formation profescier des deux partenaires sionnelle notamment par la réduction de 50 pourcent de frais de participation au jury d’Etat, soit 6000FC (Francs Congolais six milles) au lieu de 12 000FC ; la gratuité de Jeune menuisier en formation à l’INPP fiche d’enregisdont la fondation AMADE trement au lieu de 1000FC et Apprentis d’Auteuil ((Francs Congolais six France. Un appui de six milles) ; l’accès des jeunes à mois qui devrait prendre des lieux de stage avec posfin en juin 2016, mais sou- sibilité d’être engagés ; le tenant un partenariat in- travail pour l’amélioration clusif dont les acquis au de la qualité des enseignestade actuel constituent ments dispensés à travers des évidences des innova- la mutualisation de réfétions dans le domaine de rentiels communs adaptés L’autonomisation des aux ESD à partir de réféjeunes en formation pro- rentiels officiels existants et fessionnelle au sein des de la méthodologie de forstructures du réseau. A mation professionnelle titre indicatif, ce partena- adaptés à la catégories de riat inclusif a permis de nos jeunes et le renforcepromouvoir l’accès des ment des compétences des jeunes en situation diffi- formateurs des centres de

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REEJER en marche Partenariat REEJER ET INPP se développe

formation professionnelle ; etc. Aux côtés des autres partenaires, l’INPP entant qu’organe technique de l’Etat Congolais reconnu par son expérience comme institution appropriée en matière des formations professionnelles rassure face au défi de taille, ce-

lui de verser sur le marché de l’emploi, des jeunes en situation difficile compétitifs et compétents. Dans notre contexte de chômage avéré, beaucoup de jeunes de cette catégorie, se retrouvent très souvent après formation, dans l’impossibilité de trouver de l’emploi ou de gérer des

micros-entreprises avec les kits de réinsertion qu’ils reçoivent à la fin de leur apprentissage. Ceux qui osent entreprendre, rencontrent plusieurs difficultés de gestion et d’obtention des documents administratifs. Sarah DUNGA

Le REEJER se rallie aux acteurs de protection des enfants dans le monde pour plaider la cause des enfants en situation de rue C’est dans ce cadre que le Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la rue (REEJER) s’est associé à d’autres structures militant en faveur des enfants des rues partout dans le monde pour plaider la cause de sa cible principale.

Les EDRS dans une structure du REEJER/ORPER

La Journée Internationale des enfants de la rue, célébrée tous les 12 avril, a été créée en 2009 par l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science

et la culture, UNESCO. Son objectif est d’inciter tous les pays membres à commémorer et à agir en faveur des enfants des rues.

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ans la seule ville de Kinshasa, les enfants en situation de rue sont estimés à plus de 20 000 dont 40% de filles. Victimes de la dé(Suite à la page 18

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REEJER en marche

Le REEJER se rallie aux acteurs de protection des enfants dans le monde pour plaider la cause des enfants en situation de rue gradation de l’environnement socioéconomique et culturel, ces enfants sont sujets de discrimination et de marginalisation de la part des communautés. Alors qu’ils sont courageux, plein de potentialités et d’imaginations, ces enfants sont abandonnés à leur triste sort. Privés de presque tous leurs droits, ils vivent de la mendicité, prostitution. Ils sont exploités sexuellement et économiquement. « L’identité » comme thème retenu cette année coïncide bien avec le projet d’enregistrement des enfants à l’Etat-Civil lancé par le gouvernement. Le REEJER compte sur la collaboration dans le cadre de ce projet pour que tous les enfants en situation de rue en bénéficient, d’autant plus qu’il accorde exceptionnellement la Chance à tous les enfants ayant dépassé l’âge requis pour la décla-

Les enfants en situation de rue

ration gratuite, d’être enregistrés à l’Etat-Civil. En partenariat avec le gouvernement, le REEJER a plusieurs fois travaillé pour cette cause. La dernier acte remonte à l’année 2015 où 8000 enfants réunifiés ainsi que leurs fratries ont été enregistrés à l’Etat-civil et ont chacun reçu leurs actes de naissance. La privation du droit à l’éducation par l’exigence des frais scolaires prohibitifs et les accusations de

sorcellerie chez les enfants constituent entre autre les raisons de la présence massive de ces enfants dans la rue. C’est pourquoi le REEJER plaide également pour l’accès de ces enfants aux services de base tels que l'éducation et les soins de santé. Il reste convaincu de la nécessité d’apporter l’information et la formation aux communautés en vue de les sortir de l’ignorance. Sarah DUNGA et Laetitia NDUWA

Nos sincères remerciements à tous ceux qui ont contribué à la publication de ce bulletin d’information n° 021 de mai- juillet 2016. Mention spéciale à UNICEF, notre partenaire.

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REEJER en marche Renforcement des compétences des acteurs de terrain Le Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue (REEJER), en collaboration avec d’autres acteurs de protection de l’enfance notamment la Caritas Kinshasa et le Bureau National Catholique pour l’Enfance, ont formé 215 volontaires communautaires, et autres acteurs sociaux. Ce, sur la sensibilisation de communautés et des enfants pour prévenir les abus et violences auxquels ces derniers sont souvent exposés dans le contexte des urgences.

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ette formation avait eu du 15 au 21 avril 2016 au siège du Réseau et en la salle paroissiale catholique Christ Roi de KasaVubu. En effet, l’organisation de cette activité est une continuité des actions que mène déjà le REEJER. Ces activités permettent non seulement à des éducateurs et autres acteurs sociaux formés au REEJER de vulgariser la loi por-

Vue partielle des acteurs de terrain

tant protection de l’enfant, mais aussi et surtout d’agir en prévention et réponses. Cette prévention implique entre autre la transmission aux communautés et aux enfants des messages relatifs au statut d’un enfant, à ses devoirs et ses droits notamment civiques, les comportements et attitudes respectueux des dispositifs des lois spécifiques face aux enfants dans un contexte électoral. C’est ainsi que les participants à cette session de formation se sont convenus sur quelques messages qu’ils ont eux- mêmes conçus

pour cette sensibilisation. A l’instar de ces messages-ci : « Bakonzi, baboti, bobatela ngayi nazali mwana, maponami etali ngayi te », « Bisobanatoboyi polo, ekoti, bobatela biso » ; «Bakonzi botosa mibeko oyo etali kobatela biso bana » ; « Keba! keba! keba! Mibeko ya mboka epekisi mwana na miluluyapolitiki ». En réponse dans un contexte des urgences, les volontaires communautaires, éducateurs et autres acteurs sociaux ont été briefés sur le fonctionnement du circuit de référencement pour la prise en charge ( suite à la page 20)

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REEJER en marche

Renforcement des compétences des acteurs de terrain des enfants identifiés en situation difficile, notamment ceux non accompagnés ou séparés de leurs familles ainsi que ceux en besoin urgent des soins de santé. Envoyés en mission à travers les communes de la ville province de Kinshasa, les participants à ces formations sont bien outillés pour être opé-

Les participants en formation

rationnels. Dans le respect bien compris des lois du pays et les règles qui régissent le travail

de protection sociale. La réalisation de ces activités est le fruit de l’appui technique et financier de l’UNICEF qui ne cesse de s’assumer dans sa mission de protection de l’enfant et dont le partenariat avec la société civile congolaise est salué par le REEJER. Laetitia NDUWA Pôle communication

Les éducateurs sociaux formés sur le processus IDTR Le REEJER a échangé pendant trois jours soit les 19, 20 et21 avril 2016, avec une cinquantaine d’éducateurs et autres intervenants sociaux sur le processus IDTR. Ce, en vue notamment de protéger les enfants, d’assurer leur réunification familiale dans un contexte des urgences entrainant des séparations des enfants de leurs familles, des cas d’enfants non accompagnés.

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l’issue de cette session de formation, les participants sont à même d’établir des liens étroits entre les aspects du travail social et les activités de recherche et de réunification familiale, d’identifier les étapes fondamentales du Tracing, de documenter convenablement les enfants séparés de leurs familles, développer des

stratégies de recherche familiale appropriées. Contrairement au processus Identification Documentation Médiation Recherche Suivi (IDMRS en sigle) penché sur la connaissance de l’enfant et de son problème pour une médiation qui va permettre de rétablir les relations sociocommunautaires brisées ou interrompues afin qu’il

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y ait un retour de l’enfant à sa famille ou à sa communauté. Le processus IDTR intervient dans les situations d’urgences où l’enfant se retrouve séparé de sa famille suite à plusieurs causes notamment les catastrophes naturelles, les conflits armés, le déplacement massif de population. ( suite à la page 21)


REEJER en marche Les éducateurs sociaux formés sur le processus IDTR

Une vue partielle des participants

Aussitôt une procédure de recherche familiale est exigée pour permettre une réunification, une fois la famille est retrouvée. Au regard des expériences du processus électoral précédent (2011) à Kinshasa avec ses 10 millions d’habitants parmi lesquels sont dénombrés depuis 2010, environ 20.000 enfants de la rue, et plusieurs appels à la violence lancés par les acteurs et partis politiques, cette ville présente d’énormes risques sur les

enfants. Donc il y a lieu de craindre les violations massives des droits de l’enfant si des mesures de prévention et de réponse ne sont pas prises. Aussi, étant donné le degré élevé de vulnérabilité de certaines catégories d’enfants, tels que ceux de la rue, il y a urgence de prendre des mesures spéciales pour leur protection. Une préparation adéquate des acteurs de protection de l’enfant dans la ville de Kinshasa impose la prise en compte de l’aspect so-

cial. Les acteurs renforcés mèneront leur mission d’identifier des bénéficiaires, de les orienter vers les centres d’hébergement transitoire, de documenter leurs cas, faire le tracing et éventuellement les réunifier avec leurs familles. Sarah DUNGA Pôle communication

Merci de nous retrouver sur notre site web: www.reejer.org

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REEJER en marche Les leaders des rues proposent des solutions aux problèmes vécus dans des sites de concentration des enfants à Kinshasa Le Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue (REEJER) a organisé une journée de réflexion pour impliquer des leaders de rue dans l’identification et dans la recherche de solutions des problèmes rencontrés dans la rue.

Vue partielle des leaders

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’objectif était d’amener les leaders à réfléchir tout haut sur les risques et dangers dans la rue, à proposer les solutions appropriées et de mettre en place des stratégies à appliquer dans les sites pour une protection efficace des enfants dits de la rue. Nous retenons de cette journée que c’est très important de rappeler aux leaders de rue des stratégies pour améliorer le service de la protection des enfants de rue dans les différents sites. Parmi les problèmes cités, le REEJER a enregistré quelques-uns notamment : le manque d’appui aux actions de protection des enfants menées par les leaders de rue ; les

rafles, extorsion et viols commis par des personnes en tenue de la police nationale congolaise, infiltration et confusion entre Kuluna et EDR, application démesurée de l’opération LIKOFI, la non implication des leaders de rue à la prise des décisions importantes les concernant, vente et consommation exagérée de la drogue organisée par des personnes non identifiées, l’indifférence des communautés aux problèmes des EDR ; etc. Face à ces problèmes relevés, le REEJER soutient les propositions de ces leaders

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de rue qui estiment important de renforcer leurs présences protecteurs dans les sites, d’appuyer leurs activités de protection des enfants dans les rues ainsi que la création des AGR pour assurer leur auto prise en charge. Cependant la crainte du REEJER de voir certains de ces leaders servir d’autres services demeure. Mais il reste confiant de la possibilité de travailler avec eux vu leur position extravertie mais aussi incontournable pour atteindre les enfants en milieux ouverts. Laetitia NDUWA /pôle communication


REEJER en marche Faire participer les enfants et les jeunes dans la prise de décision les concernent, une affaire de tous. L’insuffisance d’informations sur les droits de l’enfant au niveau de toutes les couches sociales du pays (RDC) ne permet pas aux enfants et jeunes de participer effectivement aux décisions qui le concernent. La communauté qui, hier était responsable vis-à-vis de tout enfant, a démissionné et est même devenue complice de la maltraitance de celui-ci. ’est sous cette réflexion qu’a été organisée par le REEJER en collaboration avec l’UNICEF une série d’échanges d’expériences réunissant 34 éducateurs sociaux des différentes structures membres du REEJER, mardi 26 juillet et vendredi 29 juillet 2016. L’objectif de ces échanges était de partager les pratiques visant la participation des enfants et jeunes dans la prise des décisions qui les concernent et développer les pratiques au sein des structures membres du REEJER sur la participa-

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Vue partielle des participants en échange

tion effective des enfants et jeunes. Les pratiques porteuses seront vulgarisées grâce à la production d’un guide de pratiques appropriées. Au cours de ces échanges, la notion de droits des enfants a été rappelée. Cette notion est axée sur quatre piliers dont le droit à la survie, droit au développement, droit à la protection et droit à la participation. Suivant l’article 13 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en sigle CIDE, la participation a été définie comme étant une ma-

nière d’ exprimer son opinion autour d’un thème quelconque par plusieurs moyens : écrit, oral, dessins etc., prendre part à une activité donnée, donner son opinion/son avis à un sujet à développer, confier à un enfant une certaine responsabilité<, alors pour assurer cette participation au sein de structures quelques approches sont mise en place entre autre le dialogue au cour du quel les éducateurs soumettent à l’enfant l’écoute autour d’un sujet à développer, l’ accompagnement psychosocial. Ensuite, il est consti-

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REEJER en marche

Faire participer les enfants et les jeunes dans la prise de décision les concernent, une affaire de tous. tué un comité d’enfant. Ce comité permet à l’enfant de développer ses aptitudes. Les enfants élisent leur propre gouvernement qui prend des initiatives et les représente auprès des adultes. Ces comités d’enfants sont bien structurés et se réunissent régulièrement. Faisant usage de cette pratique, les structures font participés les enfants et jeunes dans la prise de

décisions qui les concerne à travers les séances de sensibilisation, de palabres et/ou des conférences-débats, des journées de réflexion, des activités culturelles, ludiques et récréatives, des concours autour de divers sujets, des activités de promotion de la protection de l’environnement et conservation de la nature, etc. Elles vulgarisent à tra-

vers différents canaux de communication, des tables rondes, des poèmes, des sensibilisations réalisées par les enfants eux-mêmes. A la fin de ces échanges, une résolution faisant de la participation des enfants et jeunes dans la prise de décisions qui les concernent doit être une affaire de tous. Laetitia NDUWA

Les éducateurs sociaux en échange sur le phénomène « enfant énurétique » Dans sa mission d’accompagner ses structures membres dans la prise en charge des enfants en situation difficile et ou de rue, le REEJER en date du 11 août 2016, a organisé, à son siège administratif, une journée d’échange des pratiques réunissant 20 éducateurs et assistants sociaux sur l’accueil et l’accompagnement des enfants énurétiques dans les centres d’hébergement transitoire. es expériences vécues, ressort que 20% d’enfants de 7 à 13

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Les éducateurs sociaux en echange

ans accueillis et accompagnés au sein de structures souffrent de l’énurésie dont 15% des garçons et 5 % des filles. Partant de ce constat, la

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tenue de l’échange dans ce sens vise à partager les expériences en vue de relever le niveau ... De même dans la conception tradition(Suite à la page

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REEJER en marche Les éducateurs sociaux en échange sur le phénomène « enfant énurétique» nelle, l’enfant est la garantie pour pérenniser l’existence du clan. Il est nécessaire qu’un cadre de vie, régi par les normes sociales, soit mis en place en vue de faciliter l’épanouissement et l’apprentissage des compétences de vie. La Charte Africaine pour le Bien-Etre de l’Enfant, en sigle CABE, et autres instruments reconnaissent également à cet enfant une place unique et privilégiée dans la société africaine. Pour assurer l’épanouissement intégral et harmonieux, l’enfant devrait grandir dans un milieu familial, dans une atmosphère de bonheur, d’amour et de compréhension. Ce qui malheureusement n’est toujours pas le cas. Les enfants sont souvent victimes d’abus multiples. Notamment la violence, les manipulations, la répression ou l’arrestation, etc. Ces abus surviennent en dépit des dispositions légales les condamnant. En occurrence, l’article 6

de la loi portant protection de l’Enfant stipule que « l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une préoccupation dans toutes les décisions et mesures prises à son égard. Par intérêt supérieur de l’enfant, il faut entendre le souci de sauvegarder et de privilégier à tout prix les droits qui lui sont reconnus. » Nourrir les enfants correctement, les stimuler intellectuellement, leur donner l’occasion de jouer, leur fournir un environnement sain, un repos suffisant, leur apporter soins et sécurité affective sont autant de conditions au bon développement de l’enfant et à l’épanouissement de ses capacités potentielles que la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant, en sigle CDE, recommande aux Etats parties. Elle insiste pour que les Etats parties assurent dans toute la mesure du possible la survie et le développement de l’enfant. Dans le contexte actuel de notre pays où les idéologies controverses

poussent à des actes de violence, le REEJER a fait un choix. « Pas d’avenir pour la jeunesse sans décisions conjuguées ». « Que l’on appartienne ou non au gouvernement, nous avons tous la responsabilité, en tant qu’êtres humains de faire en sorte que l’environnement, de cet être cher qui est l’enfant, soit meilleur et plus sûr ». C’est pourquoi le REEJER a mené plusieurs activités reprises dans ce numéro du premier semestre visant à prévenir les violations des droits des enfants à travers des actions de sensibilisation et mobilisation de tous les acteurs en vue de promouvoir la paix et la protection des enfants. Afin de contribuer à la protection de l’enfance qui est une période exceptionnelle et cruciale où les opportunités vont de pair avec la vulnérabilité et selon les cas l’individu fait l’objet d’une protection. Laetitia NDUWA

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REEJER en marche

Le travail social, une approche multidisciplinaire

Les formateurs en formation

Dans le cadre de renforcement des capacités des éducateurs sociaux de ses structures membres, le REEJER avec l’appui de l’UNICEF a organisé une session de formation portant sur l’Initiation au Travail Social et l’Animation ludique sous la supervision du Pôle 2 qui s’occupe du travail de rue, hébergement transitoire et urgence.

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ette session de formation a connu la participation de 46 travailleurs sociaux. Elle a eu comme objec-

tifs : Aider les participants à s’améliorer sur l’accueil et l’accompagnement psychosocial des enfants tout en tenant compte de l’intérêt supérieur des enfants ; Connaître l’importance des enjeux de l’animation ludique dans la prise en charge des enfants. Dans son premier module, il a été signalé d’un côté que dans le travail social, il est souhaitable de comprendre l’enfant et de connaître son vrai problème, de trouver des techniques de son autonomisation et de l’autre

côté, Il est important de retenir que le travail social utilise l’approche « Droit ». L’allusion est faite aux droits de l’homme. Il consiste en tout acte qui, au moyen d’interaction, d’enseignement ou de service, vise à développer la compétence sociale d’individus ou de groupes tombés audessous ou en dehors des normes de la société locale. Partant des techniques de l’accompagnement, l’éducateur social doit agir dans le patrimoine génétique en sachant qu’à partir de 6 mois dans le ventre de la mère, l’enfant comprend la langue maternelle. Ainsi pendant l’accompagnement de l’enfant, l’éducateur social devra connaître son patrimoine génétique pour mieux comprendre ses comportements et ses attitudes. Le deuxième module, axé sur l’animation ludique, s’est attelé au tour des principes qu’un éducateur social doit observer. Il démontre qu’il doit avoir (Suite à la page

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REEJER en marche Le travail social, une approche multidisciplinaire Les participants dans la pratique du jeu

un cœur-tête (cœur= amour, tête = intelligence). Un bon cœur pour travailler à côté des enfants. Un enfant qui ne joue pas est malade non seulement physiquement mais aussi moralement, car tout est jeu pour l’enfant. Il faut être maitre et non victime des circonstances ; être tout sauf absent. Ces principes sont accompagnés pour établir avec tous les enfants, sans distinction, des rapports réciproques de respect et d’estime de soi ; donner l’exemple du comportement que l’éducateur social souhaite

voir adopter par les enfants ; il doit jouer le rôle de facilitateur dans le travail d’identification des problèmes et de recherche des solutions. Il sied de rappeler que le jeu est un des plus grands piliers de l’animation ludique et permet à l’enfant de développer une certaine vigilance et avoir un réflexe bien cadré. Nous retenons de ce deuxième module que l’animation ludique s’exprime mieux à travers six techniques de base qui sont : les jeux, le chant, l’histoire, l’enquête et le

bricolage. Les jeux font intervenir le gout de l’effort pour vaincre la difficulté ; Le Jeu dramatique facilite l’expression de l’enfant dans la masse. Le chant, à travers cette technique, l’enfant exprime ses sentiments des douleurs ou des joies. L’histoire, celle-ci renseigne les événements du passé de l’enfant et lui ouvre un monde merveilleux. L’enquête apprend à l’enfant à mieux regarder le monde et le bricolage ouvre l’esprit de l’enfant à un monde réel pour l’immatériel au matériel. Le bureau de la Coordination Générale du REEJER encourage la mise en pratique des matières reçues par les participants dans leurs milieux respectifs de travail avec l’implication de responsables de structures membres en vue d’améliorer la qualité de la prise en charge des enfants en situation difficile. Laetitia NDUWA

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REEJER en marche Formation des formateurs sur l’accompagnement psychosocial des enfants en situation difficile L’accompagnement psychosocial des enfants en situation de rue aboutit généralement à la réunification familiale et/ou la réinsertion sociale de ces derniers. Cet accompagnement exige du travailleur social des qualités, des compétences diversifiées, la connaissance si pas exacte du moins approfondie de la cible, son miVue partielle des participants en formation lieu et milieu de réinsertion mais aussi des lois charge des problèmes de tion sociale et familiale. comportement mettant C’est ainsi que la formation qui les protègent. l’accent particulier sur visait à améliorer les les ans le cadre du pro- l’approche psychosociale interventions du personnel jet intitulé « Appui de l’enfant en situation éducatif auprès des enfants par une meilleure connaisà la Promotion, au Res- des rues. pect et à la Mise en œuvre Cette session de forma- sance des étapes de leur dépsycholodes Droits des Enfants et tion a mis en exergue veloppement Jeunes en Situation de trois temps à savoir l’ac- gique, une acquisition des Rue », le REEJER en colla- cueil, l’écoute et l’accom- compétences pratiques sur boration avec son parte- pagnement. Un temps les troubles de comportenaire italien la BENE- d’accueil et d’écoute pour ment, la notion de résiDICTA ont organisé du connaître l’histoire de lience , stress et santé. Avec 22 au 26 août 2016, une l’enfant, s’intéresser à ses les approches méthodolosession de formations sur prouesses, son courage ; giques les plus pratiques et l’accompagnement psy- un temps sans trop adaptées en termes d’anutilisée, les chosocial des enfants en d’intentions qui permet à dragogie situation difficile. Cette l’intervenant social de re- séances se sont accompaformation vise le renfor- culer sur ses propres in- gnées des différents tracement des capacités tentions ; un temps pour vaux en groupes. Plusieurs d’intervention des acteurs accompagner le futur en thématiques ont été exploisociaux dans la prise en ce qui concerne l’intégra(Suite à la page 29)

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REEJER en marche

Formation des formateurs sur l’accompagnement psychosocial <<.

Les participants à la fin de la formation, accompagnés des forma-

tées entre autre « Méthodologie formative », « Les communications difficiles », « Résilience et Burn out », « Réinsertion et cadres sociaux ». Ces thématiques ont permis aux participants de s’auto évaluer par une remise en question sur l’étude de soi. En outre, nous comprenons par ces thématiques que l’accompagnement de l’enfant exige une forte attention à soi-même. Cet accompagnement psychosocial avec les enfants de la rue, est une rencontre, une relation spirale où il y a deux possibilités le bienêtre et le mal être. D’où tenir compte des res-

sources de l’éducateur social qui sont : reconnaitre le besoin de l’enfant, reconnaitre le langage , favoriser la communication, écouter l’enfant et soi même , susciter la confiance de l’enfant par son implication dans toutes les actions qui le concernent, la participation de la famille, des voisins, de l’église, des acteurs sociaux ; le contraire constitue un blocage pour la résolution des problèmes politicoéconomique, social que vivent les enfants. Ainsi le REEJER porte ses actions à la fois sur la prévention primaire (pour éviter la rupture

familiale), secondaire (pour réduire les dangers encourus par les enfants), la protection contre les violences et autres dangers, l’appui à la réinsertion et sur un ensemble d’actions transversales qui viennent appuyer ces réponses. Il s’agit non seulement du développement d’une meilleure connaissance du phénomène, des capacités de réponse et des impacts des actions menées, mais aussi de la coordination des actions, de l’élaboration d’un cadre stratégique commun, d’un cadre légal, réglementaire et de mécanismes de signalement et référence, du renforcement des capacités et de la capitalisation de l’expérience. Pour réussir sa mission, le REEJER utilise une démarche appelée processus IDMRS qui signifie Identification, Documentation, Médiation, Réunification et Suivi. Il faut noter que les étapes de cette démarche ne sont pas forcément linéaires. Elles dépendent de la cause et la participation des con(Suite à la page 30)

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REEJER en marche

Formation des formateurs sur l’accompagnement psychosocial <<. cernés à l’atteinte de l’objectif final, la réunification familiale et/ou réinsertion socio-économique. Quelques recommandations ont pu être formulées par les participants : · Les intervenants ont souhaité prochainement que les experts congolais soient associés dans la formation et inclure dans le programme les modules de formation sur la communication non –violente.

· Les tuteurs de résilience doivent prendre de temps en temps du recul, et ne pas se focaliser uniquement sur la personne en besoin d’aide mais aussi et surtout s’attarder sur sa propre personne en vue d’être efficace dans la relation d’aide. · Le REEJER doit développer un logiciel d’identification par empreinte digitale afin de déceler les enfants récidivistes.

Les problèmes psychologiques des Enfants de la rue seront maintenant traités en toute objectivité car le REEJER, dans sa politique de relever les capacités d’intervention veille à la lutte contre les traumatismes vécues par les enfants de la rue en mettant à la disposition des centres d’hébergement transitoire un personnel qualifié. Laetitia NDUWA

Visite de la princesse de Hanovre et présidente d’AMADE La rencontre avec la princesse de Hanovre et présidente d’AMADE est pour le REEJER une grande opportunité de se faire découvrir davantage aux partenaires.

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endre compte de la mise en œuvre du projet pilote d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes exclus de la ville de Kinshasa dans le cadre de partenariat réunissant les trois organisations dont CHANIC, REEJER et AMADE a occasionné la visite d’une Personnalité

de marque, engagée pour la cause des enfants et jeunes en situation difficile, son Altesse la Princesse de Hanovre ce jeudi 29 septembre 2016 dans l’enceinte du CHANIC. L’évènement a eu lieu au chantier naval du groupe CHANIC de Kinshasa, un partenaire incontournable du REEJER quant au stage professionnel des jeunes Accompagnés et le renforcement des compétences de leurs formateurs. Cette visite a été

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marquée par une remise par la Présidente de l’AMADE, de kits d’insertion professionnelle, de certificats de stage et d’un équipement de travail aux 11 stagiaires ayant terminé leur formation et leur stage chez CHANIC. Enfin tous les jeunes en formation et stagiaires ont chacun, reçu de bleus de travail. Leurs kits étaient composés d’un poste à souder pour les ajusteurssoudeurs et un jeu complet d’outillage de base pour l’électricien. Enfin tous les 60 jeunes présents ont reçu


REEJER en marche Les leaders de rues ont échangés sur la gestion des conflits dans leurs sites

Les leaders de la rue

Le site reste encore en proie à de nombreux conflits qui représentent un danger permanant des enfants dits de la rue. Pour cette raison, il parait urgent d’engager un Processus de prévention et de réponse afin de faciliter un développement harmonieux et équitable.

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e REEJER a tenu ce mercredi 12 octobre 2016, en son siège administratif, une journée de réflexion et d’échange d’expériences réunissant 30 leaders de la rue venant de tous les coins de la ville province (Suite à la page 32)

Visite de la princesse de Hanovre et présidente d’AMADE

Son altesse la princesse entourée des jeunes

chacun une combinaison ou bleus de travail. Après le mot de bienvenu du Président du Conseil d’Administration de CHANIC, le Président du Conseil d’Administration du REEJER a exprimé son mot de remerciement à toutes

les parties prenantes du projet d’appui à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes exclus de la ville de Kinshasa. Il a fait mention d’abord à l’Association Mondiale des Amis de l’Enfance, en sigle AMADE et particulièrement à la

Présidente de cette association pour son attention soutenue à la situation des enfants et jeunes vulnérables de la RDC. Ensuite la Fondation d’Apprentis d’Auteuil/ France pour son accompagnement technique et enfin à CHANIC et au gouvernement de la république pour leur sens pointu de collaboration. Le PCA du REEJER n’a pas manqué de plaider pour solliciter encore un peu plus de soutiens à ces jeunes nécessiteux pour qu’ils aient effectivement de la place et la dignité au sein des familles, de la société pour un lendemain meilleur. Laetitia Nduwa

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REEJER en marche

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Les leaders de rues ont échangé sur la gestion des conflits dans leurs sites

Vue d’ensemble des leaders de rue à la fin de l’échange

de Kinshasa sur la problématique de la gestion de conflits des écuries dans les sites. Cette journée visait à amener les pairs éducateurs, leaders de la rue à contribuer à la promotion et la protection des droits des enfants dans les sites. Ils devraient identifier les violences et autres abus commis dans les sites et proposer les solutions appropriées pour relever les défis. Parmi les violences et autres abus commis dans les sites, il ressort que la police arrête régulièrement des enfants de la rue lorsqu’ils commettent des manquements dans les endroits où elle sait qu'ils se rassemblent. Même s'il est vrai que certains enfants de la rue sont en conflit avec la loi, la police les tient souvent responsables collectivement

de ces manquements. Elle considère qu'ils sont tous au courant des événements et en connaissent les auteurs. Lors des interrogatoires, les policiers ont l’habitude de brutaliser les enfants pour leur arracher des aveux ou des informations à propos d'un manquement constaté. Ils sont battus et reçoivent des coups de pied. ils sont parfois victimes de violences sexuelles, que ce soient les garçons ou les filles. Ces enfants sont aussi confrontés à l'exploitation économique les malfaiteurs et les forces de sécurité abusent de temps en temps de ces enfants. Les filles sont particulièrement exposées aux viols et aux agressions sexuelles des militaires et des sentinelles qui gardent la nuit, les bureaux et les bâtiments. Ce sont là, les attitudes qui

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empêchent les leaders de la rue, à évoluer normalement dans leur travail de rue. Pour réussir la résolution des conflits, les participants ont épinglé quelques stratégies et techniques de base requises : un travail en synergie avec les policiers, une organisation des activités ludiques et sportives (Nzango pour les filles, football, volleyball, basketball), une forte sensibilisation des enfants et des policiers. Il s’avère aussi que les techniques de base du travail social associées à la connaissance des sources juridiques, exemple la Loi Portant Protection de l’Enfant et autres instruments juridiques de protection de l’enfant doivent être aussi développés par ces leaders. Il est recommandé aux leaders de la rue de développer quelques qualités à savoir la patience, l’abnégation, la fermeté. Ils doivent privilégier le dialogue et discuter sur les sujets qui divisent. Le travail mené par le REEJER se base sur le contact et la confiance réciproque avec ces pairs éducateurs qui sont les leaders de la rue, permanents de la rue. Ambroise BAKAJIKA et Laetitia NDUWA


REEJER en marche «Progrès des filles, progrès vers les objectifs de développement durable»

Les filles dans une structure membre du REEJER/BBS

Le progrès des filles, progrès vers les objectifs de développement durable, c’est sous ce thème que l’humanité toute entière célèbre la journée internationale de l’enfant fille. Après plus d’un an de plaidoyer à échelle internationale, l’ONU a adopté officiellement le 11 octobre comme Journée Internationale des Filles. Cette journée internationale des filles est une opportunité de mettre en lumière les nombreux pro-

blèmes auxquels font face les jeunes filles dans le monde auprès des médias, des institutions, et plus particulièrement dans le domaine de protection de l’enfant. A Kinshasa, c’estune occasion idéale pour attirer l’attention des autorités sur la situation actuelle des filles et sur leurs droits.La base des données des indicateurs du REEJER renseigne que 44% d’enfants dits de la rue de Kinshasa sont des filles. Elles deviennent mères même à l’âge de

onze ans ! On enregistre au moins une naissance tout les deux jours dans les rues de Kinshasa. Signalons que les adolescentes forment un groupe démographique particulièrement vulnérable et sont confrontées à des obstacles sur le plan social, économique et politique. Alors qu’elles ont le potentiel de devenir les leaders de demain et les actrices du changement. Leur autonomisation se heurte parfois à des facteurs tels que les grossesses non désirées, les mariages précoces et forcés, la violence basée sur le genre et un accès limité à l’éducation supérieure et aux services de santé de la reproduction. Si la société ne peut que se réjouir des ambitions et du potentiel des filles, il faut aussi reconnaître que le progrès ne sera pas seulement pour elles, mais aussi pour les familles, les communautés et la société

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REEJER en marche La responsabilité de l’éducateur social dans la tache éducative : Les éducateurs sociaux formés sur le processus IDTR Le REEJER a échangé pendant trois jours (du 19 au 21 avril 2016) avec une cinquantaine d’éducateurs et autres intervenants sociaux sur le processus IDTR. Ce dernier vise à protéger les enfants et assurer leur réunification familiale dans un contexte des urgences entrainant parfois leur séparation d’avec leurs familles. l’issue de cette session de formation, les participants ont été dotés des capacités d’établir des liens étroits entre les aspects du travail social et les activités de recherche et de réunifica-

A

Vue d’ensemble des éducateurs sociaux

tion familiale, d’identifier les étapes fondamentales du Tracing, de documenter convenablement les enfants séparés de leurs familles, développer des stratégies de recherche familiale appropriées.

Contrairement au processus Identification Documentation Médiation Recherche Suivi (IDMRS en sigle) penché sur la connaissance de l’enfant et de son problème pour une (Suite à la page 35)

(Suite de la page 33)

«Progrès des filles, progrès vers les objectifs ... au sens large. Tout est sensé saisir cette opportunité pour comprendre à quel point les lacunes en termes de données sur les filles. Parlant du progrès vers les objectifs de développement, ceci porte sur une multitude de domaines allant de la protection des enfants en générale et de la jeune fille.

Parmi tant d’axes de la protection, la santé en fait partie. C’est ainsi qu’en collaboration avec plusieurs de ses partenaires , le REEJER travail pour cette cause. Le besoin de santé des filles étant spécifique, un regard particulier est porté sur les questions de santé sexuelle et reproductive et

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de la réduction des risques. C’est pourquoi le REEJE R plaide également pour l’accès de ces filles aux services essentiels tels que l'éducation et les soins de santé. Laetitia NDUWA/ pôle communication


REEJER en marche Suivi et accompagnement des structures membres du REEJER

Les chargés de communication formés sur la communication institutionnelle Pour renforcer les capacités des chargés de communication de ses structures membres, le Bureau de la Coordination Générale du REEJER en collaboration avec son partenaire AFD, ont organisé du 4 au 8 octobre un atelier de formation sur la commu-

nication institutionnelle écrits) pour une visibilité active des actions réalides ONGS. sées auprès des cibles et ’objectif de cette for- d’autres partenaires. mation animée par Au cours de cette session l’Ong Syfia International de formation, les particiétait de développer la pants ont été dotés des connaissance des outils de capacités pour mieux communication ainsi que maitriser des outils de d’autres supports de la base de communication presse écrite (des supports

L

(Suite à la page 36)

Les éducateurs sociaux formés sur le processus IDTR (Suite de la page 34)

médiation qui va permettre de rétablir les relations sociocommunautaires brisées ou interrompues afin qu’il y ait un retour de l’enfant à sa famille ou à sa communauté, le processus IDTR lui intervient dans les situations d’urgences où l’enfant se retrouve séparé de sa famille suite à plusieurs causes notamment les catastrophes naturelles, les conflits armés, le déplacement massif de population. Aussitôt une procédure de recherche familiale est exigée pour permettre une réunification, une fois la famille est retrou-

vée. Au regard des expériences du processus électoral précédent (2011) à Kinshasa avec ses 10 millions d’habitants parmi lesquels sont dénombrés depuis 2010, environ 20.000 enfants de la rue, et plusieurs appels à la violence lancés par les acteurs et partis politiques, cette ville présente d’énormes risques sur les enfants. Donc il y a lieu de craindre les violations massives des droits de l’enfant si des mesures de prévention et de réponse ne sont pas prises. Aussi, étant donné le degré élevé de vulnérabilité de certaines catégories d’enfants, tels que

ceux de la rue, il y a urgence de prendre des mesures spéciales pour leur protection. Une préparation adéquate des acteurs de protection de l’enfant dans la ville de Kinshasa impose la prise en compte de l’aspect social. Les acteurs renforcés mèneront leur mission d’identifier des bénéficiaires, de les orienter vers les centres d’hébergement transitoire, de documenter leurs cas, faire le tracing et éventuellement les réunifier avec leurs familles. Sarah DUNGA/ Pôle communication

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(Suite de la page

35)

REEJER en marche

Les chargés de communication, formés sur la communication institutionnelle (interne et externe) ; des différents moyens pour bien communiquer ; Connaître les différents moyens pour bien communiquer et communiquer à l’aide des nouveaux médias (réseaux sociaux). Dans son processus, il a été signalé que la communication institutionnelle renferme l’ensemble des actions de communication visant à promouvoir l’image de marque de l’entreprise vis-à-vis de ses clients et différents partenaires. La communication institutionnelle comprend deux grandes composantes, à savoir la

Vue partielle des participants à la formation

communication interne et la communication externe. Dans une organisation, la communication interne est un volet très important de sa bonne santé et pour une bonne posture vis-à-vis du public. Dans son but de diffuser, de

Les participants à la fin de la formation

communiquer des informations internes à l’organisation, la communication institutionnelle doit se gérer par un chargé de communication qui par son rôle fait descendre l’information et ce qui est souvent délégué au second plan et remonter l’information de la base vers le sommet, etc. Il remplit une mission multiple entre autres faire connaitre la stratégie, les objectifs et les activités de l’organisation. Il fait remonter l’information en tenant compte de six questions de références exigées par son style que voici : qui ?, (Suite à la page

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 36

36)


(Suite de la page

REEJER en marche

36)

Les chargés de communication formés sur la communication institutionnelle quoi ?, où ? Quand ?, Pourquoi ? Et comment ? Notons à ce sujet que la communication institutionnelle s’accompagne toujours de la communication participative pour le développement. Bien que dans son contenu, il est marqué une différence, cette dernière tient compte d’un changement de comportement à travers les moyens de mobilisation communautaire.

nels ; linkedlin, viadeo ; les réseaux dédiés à l’image : instagram, pinterest ; les réseaux privés et instantanés : snapcaht, whatsapp etc. Tous ces réseaux doivent veiller à l’image de marque en conformité et en réputation de la structure. A la fin de la formation, un groupe WhatsApp a été créé pour tous les participants et individuellement, les formaLes différents réseaux teurs ont accompagné sociaux utiles pour un les participants à la créachargé de communication tion d’un compte Twiter. sont les suivants : les incontournables : Facebook, Rappelons que cette fortwiter, Google+, tumbir ; mation importante dans les réseaux profession- son contenu offre tous

les moyens de légitimation de son existence et de son utilité des partenaires. Il sied de signaler qu’à l’issue de cette formation, les chargés de communication de huit structures membres du REEJER notamment PECS, SIMBA NGAI, VTA, CHEMIN NEUF, AED, ORPER, OSEPER seront accompagnées par les experts de SYFIA, facilitateurs de cette formation pendant 4 mois soit d’octobre 2016 à janvier 2017.

Ambroise BAKAJIKA et Laetitia NDUWA Pole communication.

Accompagnement des jeunes violents pour le changement des comportements dans la ville province de Kinshasa Pour prévenir et répondre à la violence urbaine perpétrée par les gangs des kulunas, le REEJER, en collaboration avec Promundo-US, Living Peace Institue (LPI) et l’ambassade de Suède en RDC réalisent le projet « Clubs

de jeunes pour lutter contre la violence à Kinshasa ». e projet est conçu pour filles et garçons grandissant dans un environnement de haute violence urbaine tout en les incitant également à

C

devenir des agents du changement. Pour une durée de 4 ans, il traite de la violence de rue en empêchant les jeunes filles et garçons et adolescents (âgés de 10 à 19 (Suite à la page 38)

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 37


(Suite de la page 37)

REEJER en marche

Accompagnement des jeunes violents pour le changement <<<. ans) de rejoindre, ou en les aidant à quitter, les gangs locaux, les kulunas dont l’influence se fait de plus en plus forte à Kinshasa, spécialement dans trois communes pilotes : Kintambo, Bumbu et Makala. Dans cette optique, il encourage le développement positif des jeunes en bâtissant des compétences et des réflexes positifs d’adaptation pour les jeunes hommes et garçons dans les écoles et les centres de jeunesse pour « enfants de la rue ». Ce projet vise : La réduction sensible des groupes de jeunes garçons et d’adolescents qui rejoignent les kulunas ou des groupes violents ; Un environnement de soutien aux jeunes par des écoles et les centres de jeunesse sur les sites de mise en place du projet ; L’appui aux autorités à mettre en place un programme d’appui et de soutien au travail des acteurs œuvrant pour l’accompagnement de la jeunesse. Au total, plus de 24 000 jeunes filles et garçons vont directement bénéficier du projet dans ses

Les jeunes violents en sensibilisation

trois communes pilotes. Par niveau d’intervention, le projet va atteindre les résultats ci-après : Individuel : la réduction des comportements prônant la violence, augmentation de la perception d’efficacité personnelle et attitudes d’équité entre les sexes chez les jeunes filles et garçons, adolescents participant à l’éducation de groupe dans les trois communes de Kinshasa. Relationnel/ communautaire : que les écoles et les centres communautaires de la jeunesse pour les enfants de la rue, ou le projet a été mis en place, créent efficacement un environnement de soutien afin d’éviter que les jeunes filles et garçons ne rejoignent des

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 38

groupes violents. Institutionnel : les ONG congolaises ciblées, les écoles, les institutions et les ministères concernés présentent un programme durable et une politique de soutien pour empêcher et répondre au recrutement des jeunes par les groupes violents. Bien que d’abord mis en place dans trois communes, le projet offre une approche préventive et une structure qui sera diffusée dans toutes les communes de Kinshasa. Le REEJER et ses partenaires travaillent, tout au long du projet, à renforcer les compétences des membres de ses réseaux partenaires actifs à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des sites d’intervention primaire. Ambroise BAKAJIKA


Echos de nos structures membres A l’image de NODALIESSE, nombre de structures membres du REEJER éprouvent d’énormes difficultés financières La directrice de NODALIESSE et la représentante de pole communication du REEJER entourées des enfants

L’orphelinat NODALIESSE éprouve quelques ennuis financiers. Les responsables de la structure l’ont confié au pôle communication du REEJER lors d’une visite le 05 avril 2016.

S

elon NODALIESSE, ces difficultés entravent le bon déroulement des activités d’accompagnement psycho sociale des enfants en situation difficile. Selon la Sœur Pétronille, responsable de cette structure, plusieurs activités sont en souffrance depuis plus d’une année. Cette situation est due au manque d’appui financier malgré quelques projets soumis aux bailleurs et autres partenaires pour financement. NODALIESSE doit sa survie aux dons venant des particuliers de bonne volonté, mais aussi à

quelques activités génératrices de revenus que la structure développe. Notamment la production de jus, de l’eau appelée communément « eau pure », de cacahouètes au caramel et chips vendus par les enfants eux-mêmes. Leur âge varie entre 13 et 15 ans. Les difficultés financières auxquelles fait face NODALIESSE a également des conséquences sur la réunification familiale des enfants dont le processus exige de fois l’appui en garantie locative ou la création d’une activité génératrice des revenus en faveur des familles vulnérables à risque de séparation. Ceci en vue d’assurer la durabilité des réunifications familiales. Déjà la sœur s’inquiète de l’attitude de plusieurs parents ou tu-

teurs en situation de vulnérabilité qui n’acceptent plus les enfants en processus de réunification. Une façon pour eux de se débarrasser des charges que cette réunification peut entrainer. NODALIESSE est une maison d’accueil, d’hébergement, de protection et d’encadrement des enfants orphelins, des enfants victimes de VIH/SIDA, des enfants dits sorciers, des enfants en rupture familiale et autres. Actuellement l’orphelinat a 30 pensionnaires dont 4 vivants en famille d’accueil, un bébé dont les parents sont les enfants de la rue. Comme son nom l’indique si bien, Notre Dame de liesse (la joie), s’emploie à distiller le bonheur aux enfants sous son encadrement. Il a une capacité d’accueil de 30 enfants. Tous ceux qui sont en âge scolaire fréquentent l’école. A l’instar de NODALIESSE, plusieurs structures ont des problèmes de finances. Notamment Hope International, AMEEMA, Maman waloboko, Fondation Bale Nyoyi, etc. Préoccupé par la situation financière intenable de la plupart de ses structures (Suite à la page 40)

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Echos de nos structures membres PECS sensibilise sur la lutte contre la drogue

Vue partielle des enfants et jeunes de PECS

Point d’entraide pour la chaine de solidarité (PECS), en collaboration avec RDC compétence, a tenu le 09 avril 2016 à la salle polyvalente du centre d’accueil Bongisa du PECS, une foire d’échange sur la lutte contre la drogue. o-animée par les enfants et les jeunes bénéficiaires de l’accompagnement psychosocial de PECS, cette journée a permis à ces derniers de pas-

C

ser à leurs pairs, des messages de sensibilisation relatifs aux méfaits de la consommation de la drogue Cet exercice de participation des enfants et jeunes au processus de leur propre réinsertion sociale mérite d’être félicité d’autant plus que l’apport des enfants et jeunes entant que premiers acteurs de leur changement est à considérer dans tout processus visant leur intérêt su-

périeur. Pendant cette sensibilisation, tous les signaux étaient au vert pour indiquer l’implication active des enfants et jeunes, la compréhension et l’appropriation des messages de changement de comportement pour un avenir sans drogue. Le plan d’action élaboré par les enfants et jeunes traduit leur engagement à s’assumer pour relever le défi. Les témoignages des enfants et jeunes en action dénotent de la possibilité de réussir la lutte contre la drogue dans les milieux de ces derniers, de les aider à sortir de la dépendance à la drogue. Jadis plongés profondément dans la consommation de la drogue, ces enfants et jeunes accompagnés par PECS constituent aujourd’hui des modèles parmi tant d’autres et dont la vie est plus orientée dans les différents métiers de peinture, menuiserie, ma(Suite à la page

41)

Comme NODALIESSE, beaucoup de structures éprouvent <<.. (Suite de la page

39)

membres, le REEJER projette de mobiliser les partenaires potentiels autour d’un projet intitulé « banque alimentaire». Objectif, répondre aux besoins alimentaires des en-

fants en situation difficile hébergés au sein de certaines structures en. Le REEJER en profite pour lancer un cri d’alarme aux partenaires effectifs et potentiels, locaux, nationaux et internationaux, deman-

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021-022, p. 40

dant leur soutien aux enfants en situation difficile. Car, fait valoir le REEJER, « l’enfant en situation difficile est une affaire de tous ». Laetitia NDUWA


Echos de nos structures membres L’orphelinat de Kimbondo, havre de paix pour enfants et jeunes à mobilité réduite La fondation pédiatrique et orphelinat de Kimbondo communément appelé « Hôpital Mama Koko » ou « Fondation Mama Koko » assure depuis des années, une prise en charge holistique des enfants qui ont besoin d’un soutien spécial.

H

ébergés à Casa Pa-

social. Ces enfants retrou- Victimes de beaucoup de

trick,

des

vent auprès du personnel traumatismes : enfants ou-

maisons de la structure,

de cette structure, l’affec- bliés, isolés, appelés et con-

les enfants et jeunes avec

tion, le respect, la ten- sidérés

handicaps physiques et

dresse,

mentaux (autistes, épilep-

tant recherchés, disait Mr souffrent

tiques, etc.) de 5 à 27 ans

Aimé KANDA, Directeur crises d’épilepsie. Mais une

sont non seulement béné-

de cette structure au cours fois à Casa

Patrick,

ficiaires des soins médi-

d’un entretien avec le pôle trouvent un

toit

caux mais aussi d’un ac-

communication du REE- grandissent

compagnement

JER.

l’une

psycho

la

considération «sourciers»,

40)

PECS sensibilise sur la lutte contre la drogue çonnerie, etc. Une telle réussite est fonction des préalables : « Il suffit d’un encadrement rapproché des enfants et jeunes afin de réussir leur autonomie. Il faut du temps, des moyens et de la patience » a précisé Mr Carlin PINZI, éducateur du centre PECS. C’est ainsi que cette activité fut conclue par des recommandations adressées d’abord aux enfants et jeunes de « faire de la prévention naturelle pour les

ces

enfants

souvent

des ils

où ils

paisiblement,

sont soignés, nourris, scolarisés

(Suite de la page

comme

autres jeunes qui n’ont jamais goûté à la drogue ». Et ensuite à PECS qui doit «stimuler le développement communautaire ». Aux autorités, il leur est demandé de veiller à l’assainissement du milieu ou de l’environnement en sécurisant le quartier et en assistant la structure dans la mise en œuvre de ce genre de projet ou programme. Laetitia NDUWA Pôle communication

et

bénéficient

de

l’attention affectueuse de leur entourage. L’orphelinat mama koko est situé dans le quartier Kimbondo

sur

la

route

Zamba Avocat dans la commune de Mont Ngafula. Il s’étend sur une superficie de plus ou moins 5 hectares. C’est une œuvre sociale à caractère philanthro-

(Suite à la page

42)

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 41


Echos de nos structures membres

(Suite de la page 41)

L’orphelinat de Kimbondo, havre de paix pour enfants et jeunes à mobilité réduite l’orphelinat

dispose,

en

plus de filières professionnelles pour enfants en rupture familiale, d’écoles spécialisées pour les enfants avec handicaps physiques et mentaux. Il y a aussi des activités

au

profit

des

jeunes adultes avec handicaps tels que le jardinage La pédiatrie de KIMBONDO

pique de feu Dr

Lavra ries

pour assurer leur autonod’enfants

pris

en

Perna de nationalité ita- charge (bébés abandonnés, lienne appelée affectueu- les enfants en rupture fasement « Mama Koko » miliale, les enfants avec « ou

grand-mère ».

La des handicaps physiques

fondation dispose d’un et mentaux) ainsi qu’un centre médical avec tous centre

d’alphabétisation.

les services de soins de Sa capacité d’accueil est santé, un collège, Saint 400 enfants et jeunes enviClaret, avec une section ron. Depuis sa création, maternelle et deux cycles Kimbondo a toujours gaprimaire et secondaire, un ranti aux enfants assisatelier de menuiserie et de tance et protection, soins maçonnerie, un internat médicaux,

hébergement

comprenant neufs mai- et instruction. sons pour toutes catégo- Selon Mr Aimé KANDA, Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 42

misation. Malgré les dons et legs qu’apportent les gens de bonne volonté en plus de la culture maraichère et l’élevage développés au sein de la structure, Mr Aimé a fait savoir à la Rédaction du pôle communication que la fondation éprouve d’énormes difficultés financières pour répondre aux besoins des enfants vivant avec handicaps dont la prise en charge est très exigeante. Sarah DUNGA


Echos de nos structures membres MATUMAINI au service de la transformation et de l’excellence L’Ong MATUMAINI, située au Quartier KINGABWA, une banlieue de la commune de LIMETE, représente un secours sûr pour la jeune fille et la femme. Particulièrement les jeunes kinoises mineures en situation difficile, notamment celles en situation de rue, les orphelines, les victimes des violences sexuelles et de stigmatisations.

La promotrice de Matumaini entourée de filles hébergées au centre

P

lus de 30 jeunes filles y sont hébergées et prises globalement en charge. Environ 44 femmes et filles mères de 10 à 40 ans bénéficient des formations gratuites d’alphabétisation. De leur situation difficile notamment de la rue, ces enfants sont accueillies à

l’âge de 3 à 6 ans avec beaucoup de problèmes de santé, de trouble comportemental et de traumatisme. Leur accompagnement passe par la resocialisation à travers des activités instructives, l’éducation en passant par les soins de santé si nécessité il y a. Au bout d’une durée

de prise en charge relativement courte soit un mois, ces problèmes disparaissent dans la mesure du possible et ces filles scolarisées sont toujours premières de leurs classes. En plus, l’ambiance dans leur milieu de vie laisse (Suite à la page 44)

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 43


(Suite de la page 41)

Echos de nos structures membres

MATUMAINI au service de la transformation et de l’excellence voir la promotion des valeurs, l’épanouissement des enfants, la confiance mutuelle, la stabilité, bref des indicateurs d’une resocialisation réussie. Dans un contexte de plus de 20 000 enfants de rue dont 44% sont des filles, où on enregistre au moins une naissance tous les deux jours dans les rues, et au regard de nombre très limité des structures de prise en charge des filles, le REEJER, loin d’encourager l’institutionnalisation des enfants, félicite les actions de l’ONG MATUMAINI qui rejoignent la vision du réseau. Celle de prévenir de nouvelles générations des enfants dit de rue, d’assurer la protection et la sauvegarde des enfants en situation difficile. Cette vision ne cautionne pas de mauvaises pratiques quelques fois observées où « l’enfant pris d’un trou est placé dans un autre trou » dit le Coordinateur Général du réseau.

La Promotrice de MATUMAINI a confié lors d’une interview vouloir, à long terme, augmenter la capacité d’accueil du centre qui pourra recevoir plus de trente et cinq enfants. Elle compte également ouvrir une école, un centre de formation professionnel et un centre de planning familial, bref le développement de ses actions à un seul endroit, en un « village MATUMAINI ». La structure étant à la disposition de toutes les filles sans distinction d’âges, elle offre juste l’alphabétisation à une catégorie des filles qui fré-

quentent le centre. Tandis que celles qui y sont hébergées sont scolarisées en dehors du centre, prises en charge par MATUMAINI avec l’appui d’un seul partenaire dont l’Union des Français de l’Etrangers (UFE) depuis trois ans. Le travail au profit des enfants se fait avec le concours du tribunal pour enfant et des services sociaux visant la réunification familiale ou la réinsertion sociale. Laetitia Nduwa /Pole communication Daniel Mbuku et Solange Bombunga/Stagiaires

Les filles hébergées au centre sur le chemin de l’école

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n° double 021– 022, p. 44


Echos de nos structures membres Le Centre de formation professionnelle Saint Joseph en fête patronale Les parents des apprentis du CFP Saint Joseph, les communautés environnantes, les partenaires et autres acteurs de promotion de la jeunesse ont découvert, le 29 avril 2016 à l’occasion de la journée portes ouvertes organisée par la CCN, les talents des jeunes en formation professionnelle au sein de cette struc-

Les jeunes maçons en exercice pratique

C

’était donc une manière pour cette structure de célébrer cette journée patronale à travers la valorisation des capacités et talents des apprenants de 5 filières. Une occasion également pour susciter ou orienter le choix de ces jeunes en vue de leur insertion professionnelle. Les enfants et jeunes en cours de formation professionnelle de deux ans en maçonne-

rie, coupe et couture, menuiserie, électricité et soudure ont montré qu’ils étaient désormais outillés pour affronter la vie active. Les apprentis en maçonnerie ont réalisé la construction d’un studio et d’une maison à une chambre, ceux de l’électricité se sont occupé de l’installation électrique ; ceux de coupe et couture ont pu confectionner des tenues pour dames et enfants pendant les élèves en menuiserie montait des

meubles : (chaises, armoires, garde-robe). Les apprenants en soudure soudaient certain métal. Très touchés par cette exposition innovante, les personnalités invitées ont chacun dans son mot, salué le travail qu’abat le centre de formation Saint Joseph pour l’insertion professionnelle des enfants et jeunes vulnérables. « Doter ce centre des outils de travail pour plus d’expertise, promouvoir la synergie entre ce CFP et les grands ateliers demandeurs de services ou produits dans les 5 domaines d’intervention de ce centre, constituent les quelques recommandations formulées par les encadreurs de cette structure à la fin de cette journée. Laetitia NDUWA Pôle communication

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n°double 021-022, p. 45


REEJER en action REEJER : 120 jeunes dotés des kits d’insertion professionnelle soudeurs et un jeu complet d’outillages de base pour l’électricien, une machine à coudre, un paquet des paires de ciseau, et un fer à repasser pour les coutuRemise symbolique du kit par le représentant rières. du gouverneur de la ville de Kinshasa En effet, rappelons que le REEJER avec Après une année de forma- l’appui technique et finantion professionnelle en cier d’Apprentis d’Auteuil différentes filières, 120 et de l’Association Monjeunes bénéficiaires du diale des Amis de l’Enprojet AMADE, ont reçu fance (AMADE), exécute ce mardi 29 novembre depuis l’année 2014, le 2016, en la salle polyva- projet « Appui à l’inserlente de l’OSEPER situé tion professionnelle des sur la 15eme Rue Indus- jeunes exclus de la ville de trielle dans la commune Kinshasa » dont la fin est de Limette, des kits fixée pour ce décembre d’insertion profession- 2016.L’objectif est de connelle pour leur autonomi- tribuer à l’insertion sociosation effective. professionnelle des jeunes défavorisés de Kinshasa et es jeunes proviennent de manière spécifique, des centres de forma- améliorer les dispositifs de tion professionnelle des formations existants et acstructures membres du compagner les jeunes vers REEJER : Aide à l’Enfance l’emploi, des actions meDéfavorisée (AED), nées ont convergé vers Œuvre de Suivi, d’Educa- l’atteinte de 3 résultats cition et de Protection des après : Résultat 1 : Le REEEnfants de la Rue JER voit augmenter ses (OSEPER), Communauté compétences sur les offres du Chemin Neuf (CCN), liées à la formationSimbaNgai, Vivre et Tra- insertion et de fait se voit vailler Autrement (VTA), renforcé dans son rôle de Œuvre de Récupération et coordination ; Résultat 2 : de Protection des Enfants les compétences du perde la Rue (ORPER), ETIN- sonnel des centres de forCELLE et DON BOSCO. mation devant suivre les Leurs Kits étaient compo- jeunes formés dans leur sés d’un poste à souder parcours d’insertion propour les ajusteurs- fessionnelle sont renfor-

C

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, double 021– 022, p. 46

cées ; Résultat 3 : Les jeunes formés sont progressivement accompagnés vers leur insertion socioprofessionnelle. Ses résultats visent à valoriser les jeunes formés et les sensibiliser à la prise de conscience ; mobiliser les partenaires techniques et financiers, les entreprises publiques et privées, les autorités politico administratives ainsi que la communauté à soutenir les efforts fournis pour l’autonomisation de cette catégorie des jeunes à risque. Après l’exposé tenu par la chargée de programme du REEJER retraçant la petite historique du projet , le Président du Conseil d’Administration du REEJER a exprimé son mot de remerciement aux enfants et jeunes, principaux acteurs de leur développement, pour leur sens de collaboration pour l’aboutissement heureux de ce projet. Quant au représentant du gouverneur, il a tenu à féliciter le REEJER et d’autres partenaires qui militent pour le bien être de l’enfant et surtout pour leurs autonomisation dans la vie professionnelle. Se référant à l’adage congolais, je cite : « mosapimoko esukolakaelongi te », un seul doigt ne peut pas laver la figure, ensemble nous croyons à la réussite et au changement tant recherché. A. BAKAJIKA et L.NDUWA


interview MATUMAINI : la protection de l’enfant doit rester une priorité pour tous Plus de 30 jeunes filles en situation difficile notamment celles en situation de rue, bénéficient de l’accompagnement de MATUMAINI, une structure membre du REEJER. Ce n’est pas du tout de la magie, mais le fruit d’une vision bien claire, des stratégies bien conjuguées, des investissements conséquents, de la détermination et l’abnégation de cette structure. Ces filles font preuve, contrairement à la pensée du commun de mortel, des capacités et potentialités d’émergence au même titre que les autres enfants issus des familles stables. La Promotrice de MATUMAINI aborde cette question au cours d’une interview accordée au pôle communication du Réseau d’encadrement des jeunes et enfants de la rue (REEJER).

Mme NOUCHKA , directrice du centre MATUMAINI

REEJER : Pouvez-vous nous présenter votre projet : son historique, objectif, vision et capacité d’accueil ? MATUMAINI : MATUMAINI existe depuis

Septembre 2011, évoluant seule en cette date, elle ouvre ses portes avec une capacité d’accueil initiale de trente (30) enfants, avec la possibilité de d’accroitre l’effectif pour recevoir plus de jeunes filles orphelines en situation difficile, notamment celle en situation de rue. Après une analyse active des cas, nous remarquons que la plupart d’entre elles sont victimes des violences sexuelles et c’est ce qui détermine ma première mission. Ma mission consiste à travailler pour la protection et l’éducation des jeunes filles mineures à Kinshasa en premier lieu. Mon objectif principal étant l’éducation et la scolarisation de ces enfants, l’âge des premières filles admises à la fondation ne dépassait pas huit (8) ans, pour leur permettre d’avoir un cursus scolaire normal et pouvoir

suivre de près cet investissement. Ma vision de l’éducation de la jeune fille demeure la même jusqu’à preuve du contraire et d’ailleurs à long terme, mais avec des petits rajouts, notamment l’alphabétisation des femmes, raison de la mise en place au sein de la fondation, d’un centre d’alphabétisation qui est à la disposition de toutes les filles sans distinction d’âges et gratuit en session de 4 mois. Ma vision à long terme se résumera par l’ouverture d’une école, d’un centre de formation professionnel et d’un centre de planning familial, c’est ce qui élucidera mieux le vocable « village MATUMAINI » c’est-à-dire toutes mes activités réunies en un lieu. REEJER : Quel est l’impact de ce que vous (Suite à la page 48)

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interview MATUMAINI : la protection de l’enfant doit rester une priorité pour tous

La directrice de MATUMAINI en interview avec Mme Laetitia NDUWA, représentante de pole

faites tant sur les bénéficiaires directes (filles de la rue) qu’indirects (les communautés environnantes) ? MATUMAINI : A cette question, il faut premièrement noter que les filles que nous recevons ne sont plus dans la rue, celles qui ont autre fois été victimes des viols, accusées d’enfants sorcières, etc. Les maladies et autres maux identifiés en elles sont tous soignés tant sur le plan physique que psychologique. Elles reçoivent une éducation qui leur garantie l’avenir. Celles qui apprennent l’alphabétisation (bénéficiaires indirectes), c’est la création d’une sorte d’autonomisation et profonde confiance en soi. Car savoir lire constitue la

base idéale dans tout ce qu’elles entreprendront à l’avenir, ensuite vient la sensibilisation et conscientisation sur les grossesses précoces. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez et pourquoi le choix du sexe ? Les difficultés éprouvées et complexes à gérer se résument surtout sur l’aspect finance. Après plusieurs tentatives sans succès des recherches de financement, je me suis décidée de démarrer seule mes activités en compagnie de mon mari avec l’espoir dans ses réalisations, de créer un mécanisme d’attraction des partenaires extérieurs. Trois années de suite de conquête, grâce aux publications sur les réseaux so-

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, double 021– 022, p. 48

ciaux des actions menées en faveur des enfants, si des partenaires financiers arrivaient nombreux, ça ne serait que justice. Car mon projet nécessite assez d’énergie et de ressources (matérielles, humaines, financières, organisationnelles etc.) pour sa viabilité et pérennisation. Deuxièmement, les plaintes sont énormément enregistrées au niveau des services étatiques de notre secteur d’intervention. En dépit de la légalisation des documents de mise en place et le fonctionnement de la structure et quelques collectes des taxes imposées, il n’y a aucune implication dans nos actions. Usant de ses prérogatives, le tribunal pour enfant continue à réinsérer les enfants victimes des viols dans les mêmes foyers où elles ont été violées, malgré les incessants témoignages des enfants sur les investigateurs. Je me retrouve soudain incapable d’initier des poursuites, faute de partenaires. J’estime par conséquent que d’une certaine manière, nous continuons à vivre dans l’impunité parce qu’il n’y a aucun mécanisme de défense par rap(Suite à la page 49)


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interview

MATUMAINI : la protection de l’enfant doit rester une priorité pour tous port aux violences sexuelles faites à ces enfants. Les focalisations des autorités du pays vont plus vers l’Est qu’à Kinshasa, alors que les problèmes identifiés dans ces deux coints sont tout à fait différents. Le problème des enfants de la rue et ceux dit sorciers continue à prendre de l’ampleur sans trouver les solutions idéales. REEJER : comment arrivez-vous aujourd’hui à maitriser 30 filles provenant de la rue et travailler en équipe ? MATUMAINI: Retenons qu’avec un style de vie déjà taillé, les filles qui sont

arrivées ont été toutes consacrées à la prise de conscience sur le changement qui désormais allait déterminer la vie qui les attendait. Cette conscientisation a particulièrement mis l’accès sur ce qu’elles étaient, ce qu’elles devaient désormais faire et ce qu’elles deviendraient. Elles devaient avoir à l’esprit que le fait pour elles d’être à MATUMAINI devait suffire pour elles de quitter un point X (moins humain) vers un autre Y (plus humain). Le changement de comportement observé chez ces filles a été soutenu par la réussite de cette confiance recherchée. Elles se sont rendu compte

L’équipe du REEJER avec la directrice de MATUMAINI

de l’épanouissement tant sur le plan physique, moral, psychologique, intellectuel, social que spirituel dans lequel elles se retrouvent. Elles apprécient grandement l’intégration dans la société, résultante de mes efforts personnels et de mon équipe. Il n’existe plus aucune barrière pouvant les disqualifier de l’éducation dispensée dans les écoles publiques au même titre que tous les enfants de façon simple et tactique, les filles rendaient ce que la fondation recherchait en elles et tout était devenu facile. Elles sont devenues comme des sœurs sous un toit, elles reçoivent les nouvelles, s’entendent, malgré les caprices entant qu’enfant. REEJER : quelles sont les stratégies mises en place pour assurer efficacement l’accompagnement psycho-social des enfants et arriver au changement susmentionné ? Quels sont les aspects qui demandent le plus de vigilance et de concentration dans votre politique d’intervention ? MATUMAINI : chaque en(Suite à la page 50

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, double 021-022, p. 49


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interview

MATUMAINI : la protection de l’enfant doit rester une priorité pour tous fant est un problème particulier comme nous le savons tous dans le travail social. Pour MATUMAINI, les stratégies mises en place pour assurer l’accompagnement psychosocial ne sont rien d’autre que l’écoute et l’entretien. Avant, la structure comptait 14 éducatrices en raison d’une éducatrice pour deux filles. Après le constat du changement, la structure ne regorge plus maintenant que 6 éducatrices. J’aurais raté mon travail d’éducatrice si je me retrouvais avec une ou plusieurs filles enceintes. Par l’écoute et l’entretien approfondis, je dois à cet effet rester très vigilante par rapport à la sensibilisation faite sur ces enfants et c’est la plus importante, étant donné qu’elles se retrouvent dans un processus ou la liberté d’aller apprendre à l’extérieur leur est accordée, elles sont donc sans doute exposées à certaines réalités dans ces écoles que nul n’en est ignorant. Grande est la joie, parce qu’elles savent nous le rapporter et nous agissons au plus vite possible pour mettre en garde toutes celles qui voudront

s’aventurer dans ce terrain. REEJER : Quelles sont vos forces et faiblesses ? MATUMAINI : En ce moment, MATUMAINI n’est pas financièrement pérenne, le comble ce qu’elle pouvait ne plus exister d’une minute à l’autre si elle lui fallait se fier aux finances externes. Retenons au passage que la structure s’autofinance en grande partie, ce qui fait que je me réserve de me projeter à long terme, en avisant peut être d’héberger 50 filles l’année prochaine ou matérialiser mon projet de création d’une école ou encore d’un centre de formation professionnelle d’ici 4 ans. Ce qui ne laisse à espérer que MATUMAINI pourra vivre à l’absence de la fondatrice, simplement parce que la structure n’est pas assez forte pour vivre seule. Mon souci est que mes actions vivent même en mon absence à l’instar de Mère Theresa pour qui les œuvres parlent jusqu’à aujourd’hui. Et c’est ce qui constitue aujourd’hui ma plus grande faiblesse. Mais par contre, l’unité, la qualité du travail, le niveau de la prestation et de la vie qu’elles se sont données constituent les forces

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n°double 021– 022, p. 50

de MATUMAINI. REEJER : Qu’attendezvous du REEJER ? MATUMAINI : « D’un ton timbré s’exclama ! » je veux un soutien logistique en termes de ressources humaines. Qu’il ait renforcement des capacités de mes agents par la disponibilité en notre faveur des équipes du REEJER pour des formations professionnelles qui vont nous booster vers un niveau supérieur. J’attends une collaboration sans faille à telle enseigne qu’il ne se passera pas une semaine sans s’échanger sous quelques formes que ce soit. Je veux une aide qui fera retentir comme un son de cloche les voix de ces enfants aux extrémités de la terre. REEJER : Nous croyons que ce lien constituera un mécanisme qui soutiendra efficacement en proportion considérable, les impressionnantes œuvres qu’accomplit votre structure, mais surtout et également étendre sans présomption ses limites et contribuer à assurer son avenir. Laetitia NDUWA Pôle communication Daniel Mbuku et Solange Bompunga/Stagiaires


Espace enfant Les témoignages des enfants hébergées à la Samaritaine soutiennent < Princesse Pauline., âgée de Il a été arrêté mais par ses Il estime important de 15 ans : mon histoire du ma- pratiques mystérieuses il recycler régulièrement riage forcé s’est évadé de la prison. Ma mère m’a abandonné à l’âge de 3 mois. J’ai grandi chez ma grand-mère du coté paternelle. Cette dernière avec la complicité de mon papa m’ont fait épouser à un homme âgé de 60 ans dont j’ignore son origine. Après la remise de la dot, j’étais amené à Kisangani avec cet homme qui n’avait cessé de me maltraiter. J’étais devenue comme une prisonnière, je ne parlais à personne étant donné que j’étais enfermé dans la maison chaque jour. À travers ses réactions j’ai compris qu’il était un sor-

Les éducateurs sociaux de Kisangani m’ont retourné à Kinshasa, sans abris je

sur

l’accompagnement

psychosocial de ces en-

me suis retrouvée dans la fants. Un accompagnerue

pendant

plusieurs ment axé sur l’écoute

mois. Je me suis décidée active et la libre expresde revoir à nouveau la po- sion de ces enfants à lice de Kinshasa et ce sont eux qui m’ont conduit à la Samaritaine en attendant la suite des enquêtes

en

travers notamment les dessins et les cinq techniques d’animation cul-

cours par rapport à mon turelles et artistiques en

vue

sujet. « Si éduquer une femme c’est

d’identifier

leurs

vrais problèmes et be-

éduquer toute une nation et soins afin de les accomassurer la protection de l’en- pagner en suivant leur fance c’est garantir un avenir projet individualisé paisible à une société», le pour leur resocialisaREEJER sollicite l’implica-

cier, j’ai fais de mon tion de tous pour la prise en charge d’environ 20 000

mieux pour m’échapenfants en situation de rue per un jour et me diriger à la maison com-

les éducateurs sociaux

dont

tion.

Témoignage de princesse pauline/

l’avenir

sombre et

demeure Propos recueillis par le pôle comqui risquent munication

munale en déposant la plus tard d’insécuriser la plainte. population si rien n’est fait

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n°double 021– 022 p. 51


Espace enfant Les témoignages des enfants hébergées à la Samaritaine soutiennent le caractère indispensable de l’accompagnent psychosocial

Rebecca Kilombo., 12 Depuis

communale

ans : si ma vie pouvait être relatée

pour être conduit par la

Je m’appelle R.K., j’ai 12 ans. Je me suis retrouvée dans la rue à cause de la mauvaise volonté de ma mère. Ma mère a épousé un autre homme qui ne m’aimait pas à tel point qu’il dira à ma mère de m’interdire de toucher tout ce que lui appartient. Un bon matin j’accompagnai ma mère à l’hôpital et elle me fait tenir son parasoleil, par mon imprudence je l’ai détruit.

ce jour-là j’ai quitté la maison de ma mère pour la rue après avoir reçu plein des coups et blessure de cet homme . À mon triste sort, je me suis rendu à la police (maison communale) ou j’ai passé deux nuits et après une enquête à mon sujet, le service social jugea bon de me placé dans un centre situé à la commune de Masina ou tout presque était difficile et facilitait le kidnapping. C’est de là que j’ai fui et je suis allée me réfugier à la maison

de

N’djili

suite à la Samaritaine ou je vis depuis juin 2015. Les 9 mois vécus à la samaritaine sont pour moi bénéfiques. J’ai repris mes études, je m’adapte l’école,

aussi

bien

à

je suis bien nour-

rie. « À la longue si une famille d’accueil me sollicite, je partirai, soit retrouver mon père sera ma joie, mais je ne rentrerai jamais chez ma mère » déclara R. à la fin de son témoignage. Propos recueillis par le pole communication

IN MÉMORIAM La grande famille du REEJER a le regret d’annoncer la mort de : - Madame Francine BAYEKULA : éducatrice sociale à l’ORPER, femme consacrée à Jésus-Christ. - Madame Marie Thérèse MULANGA : Présidente du Conseil d’administration de l’Association Nationale des Educateurs Sociaux, et du Bureau National Catholique pour l’Enfance (BNCE) Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n°double 021– 022, p. 52


Espace enfant Messages des enfants à l’occasion du 16 juin 2016

Message des enfants à l’occasion de la journée de l’enfant africain, édition 2016

Autorités locales ; Représentant (s) des Agences du système des Nations Unies en République Démocratique du Congo ; Mesdames et Messieurs à vos titres et qualité ; Nous, enfants en situation de rue, saluons au nom de tous les enfants congolais, votre présence en ce lieu où nous célébrons le 26éme anniversaire de la journée de l’enfant africain dont le thème retenu cette année est : « conflits et crise en Afrique, protégeons les droits de tous les enfants ». Mesdames et Messieurs à vos titres et qualité ; La RDC comme vous le savez, est signataire de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant et plusieurs autres instruments internationaux de protection de l’enfant. Elle dispose de la Loi Portant Protection de l’Enfant comme cadre institutionnel de promotion des droits de l’enfant à la survie, au développement, à la protection et la participation. Cet engagement de notre pays témoigne sa volonté d’assurer un avenir meilleur à tout enfant congolais car le développement tant souhaité en République Démocratique du Congo dépend de la manière dont la jeunesse est encadrée. Autorités locales, Représentant (s) des Agences du système des Nations Unies en République Démocratique du Congo ; Mesdames et Messieurs à vos titres et qualité ; (Suite à la page 54)

Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, n°double 021– 022, p. 53


Espace enfant Messages des enfants à l’occasion du 16 juin 2016 (Suite de la page 53)

Très fragiles que nous sommes, nous avons besoin de votre implication pour notre protection effective. Autorités locales Représentant (s) des Agences du système des Nations Unies en République Démocratique du Congo ; Mesdames et Messieurs à vos titres et qualité ; Eu égard de ce qui précède, nous vous demandons ce qui suit : 1°Au Gouvernement de la république : Protéger des enfants contre les abus sous toutes ses formes, spécialement pendant le processus électoral (53,57, 59 de la LPPE) ; Protéger des enfants contre toutes les formes d’exploitation et des violences (art. 57 de la LPPE) ; 2° Aux Partenaires techniques et financiers : Renforcer l’appui au Gouvernement et aux organisations de la société civile en vue de prévenir les violations des droits des enfants et de répondre à leurs besoins urgents ; 3°A la société civile : Renforcer des mécanismes communautaires de protection et promotion des droits des enfants; 4° Aux familles et communautés : Prévenir des violations des droits des enfants, notamment par des actions de sensibilisation ; Dénoncer des cas d’abus et de violations contre les enfants. Mesdames et Messieurs en vos titres et qualité ; Comptant sur votre implication soutenue pour la cause des enfants Congolais, nous vous remercions pour votre attention. Bulletin trimestriel de liaison du REEJER, double 021– 022, p. 54


RESEAU DES EDUCATEURS DES ENFANTS ET JEUNES DE LA RUE

Actuel siège de la Coordination Générale. 78, av. Busumelo, Q/Katanga, C/Kasa-vubu. (Référence: Paroisse Christ Roi).

Reejer bulletin numéro double final laety novembre 2016  
Reejer bulletin numéro double final laety novembre 2016  
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