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D I R E C T S P O R T - G R AT U I T N O 1 / V E N D R E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 1 - N E PA S J E T E R S U R L A V O I E P U B L I Q U E

TONY PARKER

BRISE LE SILENCE


On pensait acheter dans 3 ans. Avec le PTZ+, on le fera cette année. PTZ+, c’est le nouveau soutien de l’État pour devenir propriétaire. Un prêt à taux zéro accessible sans condition de ressources.

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ÉDITO

COUP D’ENVOI 03

L’EFFET REBOND

COULISSES

C

PRESSE SPORTS TEAM EUROPCAR

e qui différencie un champion d’exception d’un sportif lambda, c’est, en premier lieu, son niveau de performance. Sa capacité à rebondir et à se remobiliser après un accident de parcours est un indéniable révélateur de la force mentale du client. La blessure, le décès d’un proche, une infidélité, une affaire de mœurs, l’usage de produits dopants ou la mauvaise gestion de la notoriété ont souvent réduit à néant des carrières pourtant bien engagées. Après Tiger Woods, John Terry et Franck Ribéry (pour ne citer qu’eux), Tony Parker a connu la sortie de route extraconjugale il y a deux mois. Et par-là même, les affres du grand déballage public couplé à l’indécence de la presse people. Si Woods n’est plus que l’ombre de lui-même, si Terry ne met plus un pied devant l’autre et si Ribéry entrevoit seulement maintenant le bout du tunnel, « TP » a donné la leçon à toute la galerie en restant parfaitement focalisé sur son sujet. Mieux, au plus fort de la tourmente et sous les sifflets, il a fait chauffer les stats quand plus d’un aurait coulé à pic. « J’ai préféré le silence et me concentrer sur le basket », nous confie-t-il cette semaine, dans nos colonnes, pour ce numéro de rentrée à la formule très enrichie. La marque d’un très grand, assurément.

VOECKLER PASSE AU VERT Une nouvelle équipe dans le peloton pro ne passe jamais inaperçue. Surtout lorsqu’il s’agit de l’équipe Europcar du champion de France, Thomas Voeckler, dont nous vous dévoilons en exclusivité les couleurs.

NIKE DR

< GÉRALD MATHIEU, RÉDACTEUR EN CHEF > (redactiondirectsport@gmail.com)

CAMBRIOLAGES EN SÉRIE SCOOP CHEZ LES FOOTBALLEURS SHAKIRA EN PINCE

HUGUES LAWSON-BODY/CORBIS

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POUR LES SPORTIFS Après Rafael Nadal, dont le sévère « rapproché » l’an passé fleurait bon le flirt appuyé, Shakira vivrait une idylle avec le joueur barcelonais Gerard Piqué. Depuis l’été dernier et une série de clichés pris à Ibiza montrant les deux stars sortir du même hôtel, à quelques minutes d’intervalle, la rumeur ne cesse d’enfler de l’autre côté des Pyrénées. Dernier épisode en date : la chanteuse colombienne a officiellement quitté celui dont elle partageait la vie depuis onze ans. « Nous sommes seulement amis, rien de plus », a lâché le joueur, visiblement sans trop de conviction. Avec l’affaire du Ballon d’or qui a échappé à Xavi et Iniesta, l’Espagne ne parle que de ça.

HUBERT BOESL/DPA/CORBIS

DIRECT SPORT, 31-32, quai de Dion-Bouton, 92800 PUTEAUX Journal édité par - Tél. : 01 46 96 31 00 - Fax : 01 46 96 40 94 DIRECT SOIR, SA au capital de 15 000 000 euros - 485 374 128 RCS NANTERRE Président du conseil d’administration : Jean-Christophe Thiery Actionnaire principal : BOLLORÉ MÉDIA Directeur général, directeur de la publication : Serge Nedjar Rédacteur en chef adjoint : Guillaume Zeller Rédacteur en chef adjoint photo : Jean-Bernard Maurel Publicité : BOLLORÉ INTERMÉDIA - Président : Gaël Blanchard, tél. : 01 46 96 48 41 - Direction commerciale : Sophie Vatelot, tél. : 01 46 96 48 41, fax : 01 46 96 40 45, e-mail : bolloreintermedia@bollore.net Directeur de la distribution : Patrick Lépinay, tél. : 01 46 96 31 94 Diffusion : Intervalles, 8, place Boulnois, 75017 Paris. Tél. : 01 42 52 75 38 Imprimé par ROTOFRANCE, Lognes (77) et SA LA PROVENCE « Centre Méditerranéen de Press » No ISSN : 17712092 ; dépôt légal : janvier 2011. , 12, rue d’Oradour-sur-GlaContenu éditorial réalisé par ne, 75015 Paris. Contact : 01 71 19 36 41. Directeur général : François Pesenti. Directeur adjoint de la rédaction : Christophe Couvrat. Rédacteurs en chef : Marc Ambrosiano, Jean-François Pérès. Rédacteur en chef de Direct Sport : Gérald Mathieu. Rédaction : journalistes et reporters de RMC Sport. Ont également collaboré à ce numéro : Stéphane Attard, Silvère Beau, Geoffroy Bresson, Vincent Guillot. , 40, rue de Chabrol, 75010 Réalisation graphique : Paris. Contact : 01 80 88 53 16 - notabene@nbpresse. Directeur général : Pascal Larché. Chef de studio : Vincent Boiteux. Directrice photo et développement : Nathalie Larché. Secrétaire de rédaction : Stéphane Chaumet. Rédacteur graphique : Pierre Lucas.

Cambrioler les footballeurs est devenu un sport très tendance chez les caïds. Depuis plusieurs mois, la liste des victimes ne cesse de s’allonger. Après Ronaldinho, Vieira, Gerrard, Roque Santa Cruz ou encore Gignac, c’est au tour du Lyonnais Lisandro et des Interistes Sneijder et Eto’o d’être confrontés à un cambriolage. Un vol massif qui ressemble à la tournée du Père Noël, puisque les voleurs ont raflé des montres de grande valeur, des habits de luxe, des bijoux et des lunettes.

PICTURE ALLIANCE / DPPI

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DOMENECH, LE RETOUR

C’est lundi que Nike va dévoiler, en grande pompe, le nouveau maillot de l’équipe de France de foot. Un événement dans l’univers du ballon rond, après quarante ans de bons et loyaux services d’adidas. En attendant de découvrir cette nouvelle tunique, le nouvel équipementier des Bleus fait monter la sauce à travers une campagne de pub aux accents tricolores, qui met en scène Cantona (ci-contre), Marianne et le rappeur Oxmo Puccino.

Déjà présent aux entraînements et aux matchs des U11 (poussins) de l’AC Boulogne-Billancourt, l’ancien sélectionneur des Bleus va prendre du galon le mois prochain, puisqu’il devrait prendre seul les commandes de l’équipe.

LEMAITRE ET TAMGHO PARMI LES GRANDS La cérémonie des récompenses de fin d’année n’est pas terminée, puisque Christophe Lemaitre et Teddy Tamgho figurent parmi les très prestigieux nominés aux Laureus World Sports Awards. Résultat le 4 février, à Abu Dhabi.

LES FEMMES ÉGALES DES HOMMES Faute de concurrence, les féminines de moins de 15 ans d’Armentières (59) évoluent dans le championnat des garçons. Une première ! Après cinq journées, les filles comptent une victoire, deux nuls et deux défaites. Chapeau !

HORS-JEU • USAIN BOLT AIME JOUER AUX DOMINOS. • ÉRIC DI MECO A OFFERT À RONY TURIAF UN MAILLOT DE L’OM. • APOULA EDEL EST UN FAN INCONDITIONNEL DE MIKE TYSON. • JEAN TIGANA A PASSÉ SES VACANCES AU MAROC ET AU MALI. • JÉRÉMY MÉNEZ POSSÈDE TROIS VOITURES : UNE LEXUS, UNE FERRARI ET UNE SMART. • NENÊ AIME FAIRE DU SHOPPING AVENUE MONTAIGNE ET RUE DU FAUBOURG-SAINT-HONORÉ, À PARIS. • MARTIN DEL POTRO A FAIT DU BATEAU DANS LA BAIE DE SYDNEY. • CRISTIANO RONALDO POSSÈDE TROIS RESTAURANTS EN SERBIE. • MISS FRANCE 2011 A EFFECTUÉ LE TIRAGE AU SORT DES 16ES DE FINALE DE LA COUPE DE FRANCE.

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


04

J’AI AIMÉ

CONSULTANT DE

LA GROSSE KRONIK JB AUTISSIER / PANORAMIC

JEAN BRICE LEMAL SAMAD

DE PIERRE MÉNÈS ÀÀ47 47ans, ans,Pierre PierreMénès Ménèsest estune unefigure figuredu dupaysage paysagefootballistique footballistiquefrançais. français.Ancien Ancien reporter reporterààL’Équipe, L’Équipe,cette cetteintarissable intarissablegrande grandegueule gueuleofficie officieaujourd’hui aujourd’huien enqualité qualité d’expert d’expertpour pourleleCanal CanalFootball FootballClub. Club.Chaque Chaquevendredi, vendredi,retrouvez retrouvezsa sa««Grosse Grossekronik kronik»» dans dansles lescolonnes colonnesde deDirect DirectSport. Sport.

BYE BYE RONNIE Ce n’est pas une bonne nouvelle de le voir quitter l’Europe. Mais imaginer Ronaldinho porter le si beau maillot de Flamengo, retrouver le sourire et, si tout va bien, quelques gestes de génie, ça donne le sourire. La manière dont il a quitté le Milan AC n’est guère amusante, son niveau de jeu est clairement en baisse, mais il reste un artiste. Mieux même, un inventeur de dribbles, de passes et de passepasse. Et on espère qu’il est heureux. Parce qu’un Ronnie heureux, ça fait du spectacle.

MESSI, MAIS OUI ? MESSI, MAIS NON ? finale de Coupe du monde. Mais voilà, le nouveau collège de votants (sélectionneurs, capitaines, journalistes) a choisi Messi, qui n’a rien gagné mis à part la Liga ; qui a globalement raté sa Coupe du monde, mais qui marque toutes les semaines avec son Barça. Messi est le meilleur joueur du monde, ça semble presque incontestable. Mais dire qu’il est celui qui a marqué l’année 2010 semble inexact et injuste.

Le plus drôle dans l’histoire, c’est que le vote des journalistes était allé en faveur de Sneijder. Ce sont donc les capitaines et les sélectionneurs (pas Blanc et Diarra, d’ailleurs) qui ont voté pour le bling-bling, le joueur que le monde entier connaît. Évidemment, c’est compliqué de hurler au scandale pour ce Ballon d’or, parce que Messi est un génie. Et à ce rythme-là, il risque bien de le remporter plusieurs années de suite.

DPPA / DPPI

L

eo le génie a donc reçu son deuxième Ballon d’or consécutif (lire aussi page 14). À la surprise générale. À la mauvaise surprise des Espagnols, qui ont pris ça comme une attaque personnelle. Il est vrai que la présence de Messi dans le top 3, avec Xavi et Iniesta, avait déjà étonné. Beaucoup ont alors considéré que Sneijder était le grand cocu de ce classement, lui qui avait réussi le triplé avec l’Inter. Plus, excusez du peu, une

J’AI PAS AIMÉ COUPE TAILLE LARGE

V.MICHEL/FEP/PANORAMIC

GAMEIRO, LA CAS D’ÉCOLE

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011

< C’EST AUSSI ÇA UN TRANSFERT. DU SPORT, DE LA TACTIQUE ET DU FLAIR. PAS QUE DE LA TUNE. >

eut-être qu’au moment où vous lirez ces lignes, Kevin Gameiro aura fait un choix. Pour l’heure, Lorient est tombé d’accord avec Bordeaux pour un transfert de 12 millions d’euros. Gameiro, lui, a envie d’aller à Valence, qui n’a proposé que 7 millions, en laissant le joueur en prêt, en Bretagne, jusqu’à la fin de la saison. Que va-t-il se passer ? Pour Gameiro, le choix doit être sportif avant tout. En progression

P

constante, il est devenu international depuis le début de la saison et ne doit pas se tromper. Il évolue dans un système offensif élaboré, à Lorient, où son côté technique prend toute sa mesure. Pas sûr qu’il soit à l’aise dans une équipe où il serait livré à luimême. Le salaire doit être une préoccupation secondaire. Il faut savoir franchir une étape mais aussi viser juste dans son choix. C’est aussi ça un transfert. Du sport, de la tactique et du flair. Pas que de la tune.

Dix clubs de Ligue 1 éliminés dont huit par des équipes de division inférieure… Ce weekend de reprise a encore été catastrophique pour notre supposée élite. Le niveau de jeu montré dans tous les coins de France a globalement été d’une faiblesse rare. Le manque d’ambition dans le jeu, de prise de risques offensifs a encore été flagrant. Bref, rien de rassurant pour notre Ligue 1, incapable de prendre une compétition historique, comme la coupe de France, avec le minimum syndical de motivation.


BUSINESS

EN BREF

06

LE TOP 5 FC BARCELONE BAYERN MUNICH FC CHELSEA FC LIVERPOOL REAL MADRID

666 733 € 599 496 € 587 177 € 535 542 € 522 095 €

1 2 3 4 5

LE PODIUM DES CLUBS FRANÇAIS OLYMPIQUE LYONNAIS AS MONACO OLYMPIQUE DE MARSEILLE

1 225 249 € 204 580 € 2 174 580 € 3

CHIFFRES

3 QUESTIONS À…

RANDY FARIS/CORBIS

MATPHOT

EMMANUELLE GAYE-POUEDRAS « ADIDAS EST LA MARQUE LA PLUS ASSOCIÉE À LA MARSEILLAISE »

BALLON ROND ET ÉCRAN PLAT Comme d’habitude, TF1, citée à 97 reprises, a trusté le top 100 des plus grosses audiences de l’année passée. Comme souvent, c’est un match de foot qui a attiré le plus de monde devant le petit écran : le France-Mexique du 17 juin a réuni 15,2 millions de téléspectateurs frustrés, soit 56 % de part d’audience. Uruguay-France suit de près (15 millions). En tout, 17 matchs de foot sont présents dans la liste, et M6 n’apparaît qu’une fois, avec le Bosnie-France du 7 septembre (87e). Le rugby est le seul autre sport à s’immiscer dans ce top 100, grâce au FranceAngleterre du 20 mars dernier. C’est aussi la meilleure audience de France 2 (64e, 8,3 millions). On peut penser que ce chiffre sera en hausse l’année prochaine, avec la Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande, du 9 septembre au 23 octobre 2011.

En qualité de porte-parole d’adidas, pouvez-vous nous dire quel message votre marque a souhaité faire passer à travers le clip futuriste dédié à l’équipe de France de hand ? Clairement, on veut approcher une cible jeune. C’est un film fun, décalé, diffusé uniquement sur Internet, que les joueurs concernés ont vu et adoré. Après quatre jours sur le Net, il a déjà été visionné plus de 100 000 fois. Et on veut bien sûr accompagner l’équipe de France dans son nouveau défi. Lundi, Nike présente son premier maillot de l’équipe de France de football. Comment gérez-vous la perte de ce partenariat historique ? C’est un choix qu’on a fait il y a deux ans. On ne pouvait

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011

La Fifa a officialisé la part des bénéfices qu’elle versera aux 400 clubs qui ont envoyé des joueurs à la Coupe du monde en Afrique du Sud, l’été dernier. L’enveloppe de 29,61 M€ a été répartie selon un critère unique : chaque club reçoit 1 100 € par jour et par joueur, à compter de quinze jours avant le début de la compétition. Un joueur éliminé au 1er tour rapporte ainsi 37 700 euros à son club, un vainqueur 59 800 euros (primes incluses). À ce petit jeu, c’est le FC Barcelone et ses dix représentants – dont sept champions du monde – qui ont raflé le plus gros lot. On note l’absence de clubs français et italiens de la tête de liste, eux qui ont déserté l’épreuve dès le 1er tour. Au niveau des nations, le pactole va aux clubs anglais (4,58 M€). L’Allemagne (3,65 M€) et l’Italie (2,99 M€) complètent le podium, devant l’Espagne et la France.

pas rentrer dans ce jeu de surenchères. Mais adidas reste no 1 sur le foot, aux niveaux français, européen et mondial. On a avec nous des Benzema, Nasri ou Gourcuff, on est sous contrat avec 17 fédérations. Et pour jouer au foot, il faut un ballon : celui de la Coupe du monde a été l’objet le plus vendu en 2010, avec 10 millions d’exemplaires écoulés. Et en France, adidas est la marque la plus associée à la Marseillaise, et de loin. Pour vous aussi, 1998 a marqué un tournant… Oui. Depuis le début des années 90, la marque était en baisse. Cette Coupe du monde lui a permis de se relever, de redécoller. Mais encore une fois, je suis sereine. On ne se sent absolument pas menacés. Fin 2011, on sera toujours no 1. L’équipe de France ? On a tourné la page. • PROPOS RECUEILLIS PAR SILVÈRE BEAU

15 000 €

Traditionnellement, et qu’ils aient gagné ou perdu, les clubs de L1 abandonnent le pécule qui leur revient sur la recette des matchs de Coupe de France lorsqu’ils affrontent des clubs amateurs. Monaco, humilié à Chambéry (1-1, 1 tab 3) le weekend dernier, a refusé l’accord tacite, privant le club amateur d’une manne de 15 000 €. Un geste tout sauf princier : le budget de l’ASM (53 M€) est 71 fois supérieur à celui de Chambéry (750 000 €).

25 M€

Selon une étude de BFM Business grâce aux données Yacast, c’est la somme investie par Kinder pour monopoliser les écrans publicitaires français en 2010, grâce aux spots avec Jo-Wilfried Tsonga. Le Manceau devance Sébastien Loeb et Éric Cantona. Mais aucun footballeur en activité n’est présent. Il aurait fallu y penser à Knysna…

13 000 €

C’est la somme qu’ont dû débourser les concurrents du Dakar pour les frais d’inscription. Le budget total minimum pour les motards est de 25 000 €, le double pour une voiture et deux coéquipiers. À l’autre bout de la chaîne, le géant Volkswagen a dépêché sur le Dakar 9 camions et 70 personnes, essentiellement des techniciens et mécaniciens qui remettent à neuf les voitures chaque soir.

LIVERANI /ICONSPORT

LES CLUBS QUI TIRENT PROFIT DU MONDIAL DI LUCA COURT GRATIS Ce n’est pas lui qui devrait ruiner l’équipe russe Katusha, drivée par l’ancien baroudeur Andreï Tchmil. À 35 ans – il a passé les 18 derniers mois à purger une suspension pour dopage –, l’Italien Danilo Di Luca se contentera des primes glanées par sa nouvelle équipe pour remplir son compte en banque. « Je me sens un homme nouveau et je courrai gratis ! » a claironné Di Luca…

L’APPEL DE LONDRES Si la vente des 6,6 millions de billets pour les JO de Londres 2012 ne débutera qu’en mars, il est déjà possible de se préenregistrer sur le site officiel. Le seuil des deux millions d’inscrits a même été dépassé, malgré un prix moyen plus cher qu’annoncé, aux environs de 35 €. Le prix des billets pour les épreuves oscille entre 23 € et 854 € (pour la finale du 100 m), et pour la cérémonie d’ouverture, il faudra débourser 2 369 euros.

TIGER WOODS NE DIGÈRE PAS Après treize ans à chroniquer dans le magazine américain Golf Digest, Tiger Woods voit une nouvelle manne financière (1,5 M€ par an) disparaître. Avec l’équipementier Nike, le mensuel était son plus ancien soutien. Depuis le scandale de ses frasques extraconjugales, et après une année vierge de victoire, l’ex-numéro un mondial a déjà perdu plusieurs partenaires (AT&T, Gatorade, Accenture). Seuls Nike et EA Sports lui restent fidèles.


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SOULEYMANE DIAWARA

08

“LE RÉSULTAT DÉPENDRA DE « DD » GIGNAC”

À

32 ans, comment se portent vos « vieilles » jambes ? Comme des jambes de 20 ans ! Je me sens super-bien. On a fait une très bonne préparation en Espagne.

JOURNALISTE SUR À 43 ans, Alexandre Delpérier est le Monsieur Sport de Direct 8. Journaliste tout-terrain et multimédia, il est réputé pour son franc-parler et ses entretiens sans concession. Chaque vendredi, retrouverez son interview cash dans les colonnes de Direct Sport.

L’ARRIVÉE DE LAURENT BLANC A ÉTÉ UNE TRÈS BONNE CHOSE. L’ÉQUIPE DE FRANCE RETROUVE PEU À PEU UNE ÂME, MÊME SI ELLE EST JEUNE ET QU’IL RESTE ENCORE BEAUCOUP DE CHOSES À FAIRE. SOULEYMANE DIAWARA

RETROUVEZ LE BLOG D’ALEXANDRE DELPÉRIER SUR DIRECT8.FR Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011

Pour vous qui avez été titré successivement avec Bordeaux, puis Marseille, le choc de dimanche doit avoir une saveur particulière (voir aussi p. 16) ? Oui, bien sûr. À Bordeaux, j’ai passé deux très belles années. Je suis resté en contact avec quelques joueurs, dont Alou Diarra, et je sais qu’il va m’appeler ! Êtes-vous suffisamment armés pour conserver votre titre ? On fera une meilleure deuxième partie de saison. Le résultat dépendra beaucoup de « DD » Gignac, mais je suis sûr qu’il va exploser. Il est remonté, travaille plus et revient très bien. On sait qu’il a d’énormes qualités, il n’a pas pu les perdre.

V.MICHEL/FEP/PANORAMIC

PAR ALEXANDRE DELPÉRIER

Comptez-vous jouer pendant encore longtemps ? J’ai l’ambition de jouer jusqu’à 38 ans, en France ou à l’étranger.

Pensez-vous déjà à la Ligue des champions et à votre choc face à Manchester United ? J’y pense, mais c’est encore loin. Ceci dit, face à Manchester, tout est jouable. Les petits peuvent toujours battre les gros en foot. Vous pensez donc pouvoir vous qualifier ? On se bat toute la saison pour jouer ce type de match. Et même si on sait que ce sera difficile, on se dit « pourquoi pas ».

Qu’est-ce qui est le plus étonnant : Marseille 5e ou Bordeaux 8e ? Marseille 5e ! Mais ce qu’il faut, c’est être 1er à l’issue de la 38e journée.

Vous vous êtes peu exprimé sur votre ancien coach à Bordeaux, Laurent Blanc, aujourd’hui à la tête des Bleus… Son arrivée a été une très bonne chose. L’équipe de France retrouve peu à peu une âme, même si elle est jeune et qu’il reste encore beaucoup de choses à faire. J’ai gardé de bons contacts avec son adjoint, Jean-Louis Gasset. C’est un peu comme mon papa. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est en partie grâce à lui et à Laurent Blanc.

Et Bordeaux ? Ils ne sont qu’à 2 points derrière, et font toujours partie des gros.

D’autres techniciens ont compté pour vous ? Oui, Guy Lacombe, Jean-Fran-

Que lui a-t-il manqué jusque-là ? Il n’a sans doute pas fait les choses comme il fallait. Il n’était pas prêt physiquement, ne faisait pas assez de soins. Peutêtre pensait-il que ce serait bien plus facile…

L’ancien Bordelais Souleymane Diawara évolue à l’OM depuis 2009.

çois Domergue, mais aussi Jean-Marc Nobilo au Havre. Après ma formation, plusieurs clubs m’avaient refusé et mon grand frère est allé le voir au club. Il a accepté que je m’entraîne toute la semaine avec les pros, et que je joue le week-end avec mon petit club de banlieue du Havre. L’année suivante, il m’a fait signer, et après une saison et demie avec la CFA, j’ai pu intégrer le groupe professionnel pour les six derniers mois. Je n’oublierai jamais ! Votre pote Mamadou Niang vous manque-t-il depuis son départ à Fenerbahçe ? J’étais à la fois content pour lui, et un peu dégoûté ! Mais on s’appelle plusieurs fois par semaine. Manque-t-il à l’OM ? C’est sûr, mais il faut faire avec… Ou plutôt sans ! Qui est favori pour le titre ? Marseille ! Et le podium final ? Marseille, Paris et Lyon. •


7 heures de formation deviennent obligatoires pour les titulaires du permis B souhaitant conduire un deux-roues de moins de 125 cm3 ou un scooter à trois roues*. Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.conduire-un-deux-roues.gouv.fr

* Cette formation ne concerne ni les titulaires du permis B pouvant justifier de la conduite de ce type de véhicules au cours des 5 dernières années, ni les titulaires d’un permis adapté à la conduite de cette catégorie de véhicules.


À LA UNE 10

< JE NE POUVAIS PAS CONTRÔLER TOUT CE QUI S’EST DIT SUR MA VIE PRIVÉE. >

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


BASKET

TONY PARKER

LES VERITES DE

TP

Minneapolis, mardi matin, 10 heures. Les San Antonio Spurs sont en déplacement. Au bout du fil, Tony Parker, grippé. Le triple champion NBA se réveille tout juste. « Besoin de récupérer », glisse-t-il. Vingt minutes d’entretien où Parker n’éludera aucune question. De sa saison avec les Spurs à sa vie privée étalée dans les journaux, en passant par l’équipe de France, cet été, le meneur de jeu des Spurs s’est confié comme rarement en ce début d’année 2011.

Êtes-vous lassé par le rythme d’une carrière NBA ? Non, mais il fallait que je me renouvelle un peu. L’an dernier, avec les blessures, j’ai eu des hauts et des bas et j’avais du mal à trouver de la motivation. Cette année, je me suis fixé de nouveaux objectifs. Pas vraiment chiffrés, mais faire plus dans tous les secteurs du jeu… sauf les contres ! (Rires)

PROPOS RECUEILLIS PAR > FRANÇOIS GIUSEPPI PHOTOS > EVAN HURD/CORBIS

T

ony, votre équipe de San Antonio est en tête de la NBA depuis le début de la saison. Êtes-vous surpris par une telle réussite (6 défaites en 38 matchs au moment de l’entretien) ? Très franchement, je suis quand même surpris d’être à cette place. Si on m’avait dit cela il y a trois mois, je ne l’aurais pas cru. Je savais que nous avions une bonne équipe mais je ne pensais pas que nous allions dominer de la sorte. C’est le meilleur départ de l’histoire du club. C’est curieux, car nous jouons mieux que lorsque nous étions plus jeunes, mais déjà champions NBA. Maintenant, le plus dur commence. La route est longue et les équipes que nous rencontrons aujourd’hui veulent toutes se « faire la peau » du n° 1. Les Spurs sont-ils aujourd’hui favoris pour le titre de champion NBA ? Je ne pense pas. Pour le grand public,

notamment aux États-Unis, Miami et les Los Angeles Lakers restent favoris. Les Lakers, parce qu’ils sont champions en titre, puis Miami mais aussi Boston, dans la conférence Est, restent les gros calibres. C’est pourquoi je trouve que nous avons encore quelque chose à prouver cette saison. Quel regard portez-vous sur votre saison, justement ? J’ai le sentiment d’être plus complet (17,5 points, 6,8 passes, 3,3 rebonds en moyenne par match, ndlr). Nous avons une équipe très forte donc je n’ai plus besoin de marquer autant qu’avant. Je fais beaucoup plus de passes, j’intercepte plus de ballons également. Je suis aussi plus concentré en défense. J’avais vraiment envie de progresser dans ce secteur. Je voulais trouver de nouvelles motivations pour progresser encore. Dix saisons de NBA, c’est long, il fallait que je me fixe de nouveaux challenges.

Le All Star Game, en février à Los Angeles, est-il un vrai objectif ? C’est un objectif affiché. Après, on peut jouer comme un All Star et ne pas y participer. Beaucoup de joueurs méritent d’y être. C’est un bonus individuel. Je suis clairement en mode All Star mais je ne serai pas déçu si je n’y suis pas. Le 30 octobre dernier, vous avez signé une prolongation de contrat avec San Antonio pour quatre années supplémentaires et 50 millions de dollars. Les négociations ont-elles été rudes ? Tout est allé très vite mais je n’ai jamais vraiment été inquiet. Les dirigeants de San Antonio m’avaient dit qu’ils ne voulaient pas me transférer. C’était juste une question de temps. Moi, je voulais rester et les Spurs voulaient me garder, donc tout était facile. Si cela ne s’était pas bien passé avec San Antonio, je serais parti. Je voulais signer à New York, trouver un nouveau challenge et découvrir la Conférence Est.

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


BASKET

À LA UNE 12

Pourquoi être resté si longtemps silencieux depuis le début de la saison ? J’ai vu ma vie privée étalée dans les journaux après l’annonce de mon divorce. Je ne voulais pas rentrer dans ce jeu-là. Surtout lorsque les médias racontent n’importe quoi. Donc, cela ne servait à rien de répondre à ces attaques. J’ai préféré le silence et me concentrer sur le basket.

< JE VOULAIS SIGNER À NEW YORK ET TROUVER UN NOUVEAU CHALLENGE. >

Vous avez essuyé beaucoup de critiques pendant cette période. Comment les avez-vous prises ? Je n’ai jamais fait attention aux critiques donc encore moins dans ces moments-là. Les gens qui me connaissent savent vraiment qui je suis. Ma famille et mes amis ont été très présents. Pour moi, c’est le plus important : savoir que les gens qui vous sont proches restent fidèles. Il y a eu des moments difficiles, mais je ne pouvais pas contrôler tout ce qui s’est dit sur ma vie privée. C’était important pour moi, du coup, de montrer aux gens que, dans ces moments, vous êtes fort mentalement, même si vous êtes triste et que ça fait mal au cœur. Il fallait faire la part des choses même quand vous vous faites siffler dans les salles NBA. Tant que j’ai le soutien de ma famille et de mes amis, ça va. Le reste ne me préoccupe pas. Je veux montrer que je suis un mec bien et un bon basketteur.

Parmi vos défis cette année, il y a cette qualification pour les JO de Londres en 2012 ? C’est un très gros objectif pour l’équipe de France. Le championnat d’Europe s’annonce très difficile avec un très haut niveau (Euro Basket en Lituanie du 3 au 18 septembre). J’espère que tout le monde sera là dans l’équipe et que la chance nous sourira enfin ! Le but c’est vraiment de se qualifier pour les JO. Je n’y ai jamais participé et j’aimerais vraiment. Mais ce sera compliqué. En Europe, il y a au moins huit équipes qui méritent d’être aux Jeux alors que les deux finalistes de l’Euro seront directement qualifiés ! Il y aura des tournois pré-olympiques mais c’est encore une compétition supplémentaire. Quand on est en NBA, l’enchaînement des compétitions est problématique. Mais s’il faut faire un tournoi de qualification en 2012 pour aller à Londres, on le fera. Douze équipes seront qualifiées au final, c’est pas beaucoup et c’est un peu abusé !

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011

(Rires) Il faudrait ouvrir un peu plus l’accès aux JO pour les nations européennes. Si l’Australie faisait un « championnat d’Europe », elle n’arriverait pas à se qualifier pour les JO, alors qu’elle participe à chaque Olympiade. Beaucoup de monde parle de votre association avec Joakim Noah cet été. C’est un fantasme ? Pas du tout ! Jo est très motivé et on se tient au courant pour cet été. Il a vraiment envie de venir. C’est le joueur qui peut tout changer pour l’équipe de France. Il peut être l’arme fatale, qui

peut dominer dans la raquette. Si on veut être performant en Europe, il faut un joueur comme Joakim. C’est celui qui nous manquait jusqu’à présent. Vous affichez des ambitions encore très élevées cette année. Est-ce réalisable ? Il est évident que ce sera très compliqué d’être champion NBA et de se qualifier pour les JO de Londres. Mais ce n’est pas impossible. Je suis gourmand, donc je prends les deux. Mais à choisir, je préfère la qualif aux JO ! L’ivresse d’un titre NBA, je connais déjà ! (Rires) •

DES PROJETS TRÈS AVANCÉS EN FRANCE Vice-président de l’Asvel, le club de Lyon-Villeurbanne, « TP » se dit « très heureux de voir que le projet de la grande salle avance. Mon souhait de créer la Tony Parker Académie est aussi très bien avancé. Je prépare ma reconversion dès maintenant car je veux développer le basket français. Je souhaite aider les jeunes basketteurs français à éclore. La saison a été difficile, mais là aussi on avance. La victoire contre Roanne nous fait du bien au moral. Il faut maintenant rester sur une bonne dynamique. Le changement d’entraîneur (Vincent Collet, limogé, a été remplacé par son adjoint, Nordine Ghrib, le 17 novembre, ndlr) n’a pas été une chose facile. C’est difficile d’en parler, mais ce n’était pas un moment agréable. Mes relations avec Vincent n’ont pas changé (Vincent Collet est aussi le sélectionneur de l’équipe de France) et tout est clair pour cet été. On se parle souvent au téléphone et il est en ce moment à San Antonio avec le staff des Bleus pour que l’on discute ensemble de la préparation au Championnat d’Europe. »


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TÊTE D’AFFICHE 14

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


FOOTBALL

LIONEL MESSI

QUESTIONS SUR UN CHAMPION C’est un peu à la surprise générale que Leo Messi a ravi, lundi soir, son second Ballon d’or. Au nez et à la barbe de ses deux coéquipiers du Barça, pourtant sacrés champions du monde, Xavi et Iniesta. Quatre jours après, la polémique fait toujours rage et l’Espagne refait encore le match à trois. Retour sur une édition qui fera date.

du Barça, davantage au service du collectif. C’est surtout une machine à marquer qui a inscrit l’an passé 60 buts en 64 matchs (il a encore inscrit un triplé, mercredi soir, face au Betis Séville) ! « Quand j’entends que c’est un scandale, il faut quand même se rendre compte qu’on est en présence d’un joueur extraordinaire, s’emporte Jean-Michel Larqué, consultant pour RMC Sport. Il est exceptionnel ! »

TEXTES > GÉRALD MATHIEU PHOTO > ADIDAS

UN MONDIAL POUR DU BEURRE l fallait voir la tête de Pep Guardiola, lundi soir, lors de la remise du Fifa Ballon d’or à Zurich, pour bien cerner le malaise. Invité à remettre la récompense individuelle suprême pour un footballeur, le coach espagnol du Barça semblait sous le choc. Comme groggy devant un résultat que l’on croyait pourtant couru d’avance. Pour la première fois depuis 1995 et l’ouverture du Ballon d’or aux joueurs non européens, le trophée décerné l’année d’un Mondial a échappé à un champion du monde. En l’occurrence deux : les Espagnols Xavi et Iniesta. L’heureux bénéficiaire n’a rien d’un escroc aux pieds carrés, puisqu’il s’agit du génialissime Leo Messi. Mais quatre jours après le palmarès, le soufflet de la polémique n’est toujours pas retombé. Surtout de l’autre côté des Pyrénées.

I

UN MODE DE SCRUTIN CONTESTÉ Depuis 1956, seul un collège de journalistes internationaux était habilité à élire le Ballon d’or. Avec la fusion, cette

année, du Ballon d’or France Football et du titre du meilleur joueur Fifa de l’année, journalistes, donc, mais aussi sélectionneurs et capitaines d’équipe nationale, avaient le droit de voter. Mais si ces deux dernières corporations ont sacré le maître à jouer argentin, les médias, eux, ont plébiscité… le Néerlandais Wesley Sneijder, finaliste du dernier Mondial et auteur du quadruplé Ligue des championsCoupe du monde des clubs-Coupe et Supercoupe d’Italie avec l’Inter Milan. Messi, lui, ne pointe qu’au 4e rang de leur classement.

MESSI NE L’A PAS VOLÉ Déjà lauréat l’an dernier, le soliste de poche du Barça a fait coup double. À seulement 23 ans. Même s’il est passé à côté de la Coupe du monde et de la Ligue des champions, son talent ne souffre aucune discussion. En termes de génie créatif pur et d’efficacité, c’est simple, Messi est au-dessus du lot. À lui seul, il peut faire la différence contrairement à ses deux coéquipiers

L’Espagne du foot pouvait difficilement faire mieux. Avec Xavi et Inesta, buteur en finale de la Coupe du monde, et tous deux auteurs du doublé Euro-Mondial, tout semblait indiquer que le Ballon d’or récompenserait l’un des deux Catalans. Même Éric Di Meco, consultant pour RMC Sport, y croyait mordicus : « C’est injuste et pour moi, c’est la victoire de l’image et de la médiatisation. La Coupe du

monde doit être décisive dans cette élection. L’Argentine n’a pas été performante en Afrique du Sud et Messi a traversé cette compétition comme un fantôme. »

L’ESPAGNE N’EN DÉMORD PAS Avec la réactivité d’Internet, les sites ibériques n’ont pas tardé à laisser éclater leur colère. Avant que la presse papier ne leur emboîte le pas. « L’Espagne est furieuse », pouvait-on lire à la une du quotidien AS. Pour Marca, « la Fifa dédaigne les champions du monde et laisse sans prix Xavi et Iniesta. » « Or pour Messi, charbon pour l’Espagne », déplorait El Mundo Deportivo. Trois jours après l’annonce de la « douloureuse », le moindre article consacré au sujet et posté sur un site de référence continuait à provoquer une avalanche de commentaires dans l’heure. L’Espagne n’a pas fini de refaire le match. •

LA DERNIÈRE FEINTE DE PLATINI Sans l’avouer clairement, Michel Platini n’a que très peu goûté le palmarès de l’édition 2010 du Fifa Ballon d’or. Aussi, le président de l’UEFA s’est-il empressé de sortir de ses cartons le projet de création d’un prix spécial récompensant le meilleur joueur européen. Un clone de l’ancien Ballon d’or européen, en somme, tel qu’il était décerné jusqu’en 1995 et qui excluait de facto tous les joueurs non natifs du Vieux Continent. Dans un entretien accordé au quotidien catalan El Mundo Deportivo, Platini a distillé plusieurs indices. Ce prix serait remis à l’occasion du gala annuel de l’UEFA, qui se tient à Monaco à l’occasion du tirage au sort de la Ligue des champions. En revanche, le mystère demeure sur le mode de scrutin. Pour éviter une « surprise » à la Messi, le numéro un de l’UEFA serait tenté par le rétablissement d’un collège exclusif de journalistes, plutôt qu’un système mixte regroupant médias et entraîneurs.

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


TÊTE D’AFFICHE 16 < J’ATTENDS BEAUCOUP DE CETTE ANNÉE 2011. J’ESPÈRE QU’ON SERA À LA HAUTEUR… >

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FOOTBALL

ALOU DIARRA

“L’OM M’A FAIT REFLECHIR” Pour la reprise du championnat, la L1 s’offre un choc entre Marseille et Bordeaux. Capitaine des Girondins, Alou Diarra dévoile ses ambitions pour cette rencontre au sommet, mais aussi pour la fin de saison. Et réaffirme sa volonté de voir son club se renforcer au plus vite. PROPOS RECUEILLIS PAR > OLIVIER SCHWARTZ, À BORDEAUX PHOTO > A BIBARD / FEP / PANORAMIC

as facile de redémarrer le championnat par un déplacement à Marseille… On va au Stade Vélodrome en toute modestie, mais avec des ambitions. Ce sera un match difficile, surtout après leur élimination en Coupe de France (3-1 face à Evian-TG, ndlr). Ils auront hâte de renouer avec la victoire chez eux. Ce sera un match plaisant à jouer. L’objectif est de ramener quelque chose de ce déplacement.

P

possible et d’essayer d’être dans les cinq premiers.

Dans quel état d’esprit abordez-vous cette rencontre ? On va affronter les champions de France qui restent les favoris cette saison. C’est un choc qui nous stimule. Mais il y a trois points à la clé. Et avec nos moyens, on va essayer de faire un résultat à Marseille.

Bordeaux répond souvent présent face à des grosses équipes. Cela vous donne-t-il confiance ? Non. Il y a des certitudes. Si on n’est pas concentrés et rigoureux face à des équipes comme Marseille, on est sûrs de passer à côté. Au niveau psychologique, on est donc plus concentrés. C’est pour cette raison qu’on commet moins d’erreurs contre ces équipes.

Même si les deux formations ne sont pas sur le podium, est-ce tout de même, selon vous, un sommet ? Nous n’en sommes pas très loin. La saison passée, l’OM avait enchaîné les victoires après la trêve. Notre objectif est de commettre le moins d’erreurs

Est-ce le bon moment pour affronter Marseille ? Je ne sais pas. Marseille est une équipe qui est capable de réagir comme elle l’a fait en Ligue des champions. Ils étaient mal partis et ont réussi à renverser la tendance. Ils ont énormément d’expérience et des joueurs de qualité. Ils seront prêts.

Cette rencontre sera quelque peu particulière pour vous, puisqu’il était question, cet été, que vous rejoigniez l’OM… C’est vrai que j’ai été amené à réflé-

chir. J’avais un club qui me sollicitait avec des critères que je recherchais. J’ai fait un choix après avoir pesé le pour et le contre. J’ai décidé de rester à Bordeaux et je suis très content d’être là aujourd’hui. J’attends beaucoup de cette année 2011. J’espère qu’on sera à la hauteur, ce qui n’a pas été le cas sur la fin d’année 2010. Donnons-nous les moyens d’atteindre nos objectifs. J’espère que le groupe en est conscient. Il faudra faire plus. Kevin Gameiro a-t-il le profil requis pour renforcer votre effectif ? Bien sûr. Je le côtoie en sélection et j’ai joué plusieurs fois contre lui. C’est un joueur de qualité. Il est sollicité. Il a le choix. C’est un grand garçon. Il sait qu’il est le bienvenu à Bordeaux. Mais il a peut-être d’autres ambitions et l’envie de découvrir un autre championnat. Je peux le comprendre.

Un mot sur le Ballon d’or. Selon vous, Iniesta, ou Xavi, n’aurait-il pas davantage mérité de l’emporter ? Disons que ça aurait été l’occasion de mettre en lumière des joueurs de l’ombre. Cela aurait aussi récompensé son parcours avec l’Espagne au Mondial et ses buts décisifs. On met davantage en avant des individualités comme Messi, capables de faire la différence à n’importe quel moment. Mais Messi reste le joueur le plus fort individuellement. Il mérite cette récompense autant qu’Iniesta et Xavi. L’individualité prend le pas sur le collectif. N’est-ce pas un peu triste ? Non, pas du tout. Messi peut débloquer un match à lui tout seul. Les joueurs du Barça peuvent le confirmer. Il a fait une très grosse saison, même s’il a eu de moins bons résultats avec l’Argentine. Il a été nommé pour tout ce qu’il a accompli depuis le début de l’année. Il n’y a rien à dire. •

LA LIGUE 1 REPREND SES DROITS Après trois semaines de trêve hivernale, le championnat de France de Ligue 1 redémarre ce week-end. Voici la journée en un clin d’œil. Marseille-Bordeaux Toulouse-Nancy PSG-Sochaux Rennes - Arles-Avignon Nice-Lille

Montpellier-Valenciennes Lens - Saint-Étienne Lyon-Lorient Brest-Caen Auxerre-Monaco

Tous ces matchs auront lieu samedi à 21 heures, sauf OM-Bordeaux, disputé dimanche, également à 21 heures.

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TÊTE D’AFFICHE 18

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


OMNISPORTS

YANNICK NOAH

“ON A BESOIN

DE TSONGA !” De retour en France pour une tournée de 150 dates, Yannick Noah évoque, à 48 heures de l’Open d’Australie, les chances tricolores, le potentiel de Tsonga, la finale de la dernière Coupe Davis, son fils Joakim, Platini, Zidane et même Douillet. Entretien exclusif. PROPOS RECUEILLIS PAR > JÉRÔME SILLON PHOTO > SAM THOMAS/GAMMA

l’aube d’une nouvelle saison, un Français peut-il enfin remporter un tournoi du Grand Chelem ? Les Grands Chelems, c’est une chose. Roland-Garros, c’en est une autre. Je pense que les meilleurs Français ont plus de chance de gagner en Australie. Ou alors à l’US Open.

À

Quel joueur semble le mieux armé pour s’y imposer ? Jo est le plus complet. Je pense que c’est celui qui est le plus proche d’un succès. Pour peu qu’il soit en bonne santé et que son corps le laisse tranquille, il peut s’installer dans le top 5.

perd à la régulière, et il n’y a pas de regrets à avoir. Pourquoi ne vous a-t-on pas vu à Belgrade ? J’ai pensé que ma présence pouvait les emmerder. J’étais à fond avec eux, je leur ai envoyé des SMS. Mais ce n’est pas parce qu’il y avait la finale que je devais montrer ma gueule.

Pourquoi dites-vous que RolandGarros, c’est autre chose ? Parce que Nadal met des branlées à tout le monde ! Et quand il est blessé, il y a Federer, et après il y a Djokovic…

Cette équipe de France a-t-elle l’étoffe pour remporter un jour le Saladier d’argent ? En Coupe Davis, il faut un peu de chance, surtout quand on n’est pas la meilleure équipe au monde. Ce qui est notre cas. Il faut également avoir notre équipe au complet. Cette année, si Jo avait été en finale, on aurait pu gagner. Il faut donc qu’il se remette bien physiquement et dans sa tronche, car on a besoin de lui !

Qu’avez-vous pensé de la finale de la Coupe Davis ? On n’a pas fait une grande finale, on est passé à côté. Le trompe-l’œil, c’est qu’on a mené 2-1. Au final, on

Peut-on imaginer un jour vous revoir sur la chaise de capitaine ? Qu’est-ce que vous voulez que j’aille foutre ? Plus le temps passe, et moins j’ai de raisons de revenir.

Comment se porte votre fils Joakim, coupé dans son élan après un début de saison tonitruant ? C’est un bosseur passionné pour qui la douleur, c’est rien ! Il a joué blessé (au pouce de la main droite, ndlr) et il s’est fait très mal et a dû se faire opérer ! À l’avenir, compte-t-il s’investir davantage en équipe de France ? Je ne peux pas répondre à sa place, mais je sais que tous sont très motivés pour se qualifier pour les Jeux. Ils rêvent de titres NBA et de playoff s, mais ils rêvent aussi de JO. Si tous sont en forme au bon moment, à part les ÉtatsUnis, ils peuvent battre n’importe qui. Et ils le savent. De quoi êtes-vous le plus fier chez lui ? D’un truc incroyable qu’il a fait, et dont on a très peu parlé. À 22 ans, il a été recruté troisième de la draft, ce qui lui assurait un minimum de 3 mil-

lions de dollars sur quatre ans. Mais lui a préféré retourner une année de plus à l’université, parce qu’il l’avait promis à ses potes. Dans le monde d’aujourd’hui, un gamin qui refuse 3 millions par an, ça n’existe pas ! À titre personnel, vous êtes la personnalité préférée des Français depuis quatre ans. Cette cote d’amour vous touche-t-elle ? Le seul truc qui me fait plaisir, c’est d’avoir pris la place de David Douillet ! (Rires) Dernière question, sur le foot : êtesvous plutôt Platini ou Zidane ? Le parcours de « Platoche » est fantastique, maintenant, il faut dire les choses, il m’énerve avec son histoire de vidéo, pas vidéo… Et puis « Zizou » aussi, j’adore, mais le coup du Qatar, ça pue du cul aussi. Je les aime bien, mais arrêtez ! •

AVEC MYLÈNE EN DOUBLE MIXTE… Invité lundi dernier sur les ondes de RMC pour la reprise de « Direct Laporte » – l’émission coanimée par l’ancien sélectionneur du XV de France et exsecrétaire d’État au Sport, et son complice, Denis Charvet – Yannick Noah s’est laissé aller à quelques confidences. Dans ce talk d’une heure organisé en collaboration avec www.fan2sport.com, le dernier vainqueur français de Roland-Garros a avoué avoir connu sa première émotion sur le Central à l’âge de… 13 ans ! Plus précisément, sous le Central… « Mon meilleur souvenir dans le tennis ? Quand j’ai roulé ma première pelle, à l’occasion des Championnats de France par équipes minimes. On était dans le noir, derrière la tribune D. Elle s’appelait Mylène Miller. Elle était de la ligue du Languedoc. C’était terrible, c’était mortel ! » L’avis de recherche est lancé.

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ENJEU 20

OPEN D’AUSTRALIE

LA RAFALE NADAL ? Comme à chaque tournoi du Grand Chelem, Nadal (qui vise la passe de quatre à cheval sur deux saisons) et Federer sont les grands favoris de l’Open d’Australie, qui débute dimanche. Mais une poignée d’ambitieux, dont Tsonga et Monfils, veulent bousculer la hiérarchie. C’est plus flou côté filles, où les Belges Clijsters et Hénin ont les faveurs des pronostics. TEXTES > SILVÈRE BEAU PHOTOS > J. DONEGAN/AP/SIPA - C.SPENCER/GETTY

T

out ce début d’année, on les a vus parader ensemble, marcher sur l’eau au Qatar, lever des fonds à Bâle en exhibant leur talent et leur complicité. Rafael Nadal et Roger Federer – et ça fait quelques années que ça dure – sont encore inséparables. Et personne ne serait surpris de voir leurs chemins se croiser de nouveau d’ici deux semaines, sur une Rod Laver Arena de Melbourne qui

n’espère qu’eux pour clore en beauté le premier Grand Chelem de l’année. À l’orée de ce premier grand rendezvous 2011, Nadal possède la faveur des pronostics comme des statistiques. Vainqueur à Paris, Londres et New York l’an passé, il pourrait enchaîner un quatrième titre majeur consécutif et réaliser la dernière levée de son «Rafa Slam». Un exploit qu’aucun tennisman de l’ère open n’a

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réalisé. Pas même Roger Federer qui, par trois fois, a vu ses espoirs s’enterrer à Roland-Garros, face à l’Espagnol évidemment.

« FEDERER EST CINQ ANS PLUS VIEUX » Mais le Suisse possède dans sa vitrine seize Grands Chelems récoltés depuis 2004, dont cinq à Melbourne. L’hiver dernier, il s’était baladé jusqu’en finale où il avait corrigé Andy Murray. L’Écossais avait, en quart, profité des genoux grinçants et de l’abandon de Nadal pour se hisser jusqu’en finale. Depuis, l’Espagnol n’a plus perdu un match dans un tournoi majeur. Et l’ancien DTN, Patrice Dominguez, consultant pour RMC Sport, ajoute un poids dans la chaussure du Bâlois : « Le compteur tourne. Federer est cinq ans plus vieux que l’Espagnol et, même si c’est un modèle

de préparation et d’expérience, c’est un handicap. » Les deux meilleurs ennemis et joueurs de tennis de la planète ne sont tout de même pas déjà en finale. Novak Djokovic, numéro 3 et lauréat en 2008, son seul titre majeur, a encore des étoiles plein les yeux après la victoire de la Serbie en Coupe Davis. Il sera aussi dur à battre que Robin Söderling, déjà bien acclimaté au climat australien puisqu’il s’est imposé la semaine dernière à Brisbane. Andy Murray pourrait aussi venir chatouiller l’increvable duo. Mais Davydenko, Berdych ou Roddick ne seront pas faciles à battre sur une terre fertile en surprises et révélations. En 2010, Marin Cilic s’était offert une demi-finale, tout comme Jo-Wilfried Tsonga, confirmant qu’il était bien fan de Melbourne après une finale en


TENNIS

DES FRANÇAIS TRÈS À L’AISE EN AUSTRALIE Désormais, les Français n’ont plus la tête à l’envers lorsqu’ils voyagent à Melbourne. En témoigne le récent bilan de Tsonga là-bas (finale, quart, demie) et une décennie entière de convaincants résultats. Avant sa victoire face à Hénin, Mauresmo, finaliste en 1999, avait déjà montré la voie. Deux ans plus tard, Arnaud Clément l’imitait face à Agassi, après avoir dominé en cinq sets épiques son pote Sébastien Grosjean, en demie. Ce dernier compile par ailleurs, en Australie, trois quarts et une demie. Ce bilan flatteur ne rend pas pour autant Patrice Dominguez très optimiste, à l’aube du tournoi : « C’est vrai que, depuis quelques années, l’Australie est un territoire bien français. Mais à l’exception de Jo-Wilfried Tsonga, les autres arrivent sans grands repères », craint l’ancien DTN. Sur la décennie, pourtant, à part en 2007, il y a toujours eu au moins un représentant tricolore en quart de finale. Et on n’oublie pas les deux succès et quatre finales de Michaël Llodra au côté de Santoro ou Clément, en double.

2008. De retour d’une blessure qui l’a privé de la finale de la Coupe Davis, le Manceau a le mors aux dents : « C’est un joueur capable de retrouver ses qualités de jeu très rapidement. Il faut maintenant qu’il retrouve sa vitesse et son rythme », analyse l’ancien DTN Patrice Dominguez.

MONFILS N’A JAMAIS BRILLÉ À MELBOURNE Si Tsonga sera le Bleu le plus attendu, le parcours de Gaël Monfils sera aussi scruté avec attention. Lui, en revanche, n’a jamais vraiment brillé à Melbourne. Son coach australien, Roger Rasheed, lui aura peut-être donné de précieux indices pour y réussir enfin. Les deux têtes de gondole du tennis français ne seront pas seules à guetter un exploit. Sans ambition de victoire finale mais avec l’objectif majeur de retrouver des sensations et le goût du succès, la bande finaliste de la Coupe Davis – Llodra, Simon, Gasquet notamment – aimerait entamer 2011 mieux qu’elle a fini 2010. Si Nadal et Federer partent largement favoris, cette multitude de gros bras promet du suspense à tous les étages. On ne peut pas en dire autant chez les dames, où règne une étrange confusion. La Polonaise Caroline Wozniacki,

no 1 un mondiale, a perdu au premier tour cette semaine à Sydney. Même débâcle pour sa dauphine, la Russe Vona Zvonareva. Voilà qui promet un tableau ouvert pour leurs poursuivantes. Mais à part ceux des Belges Kim Clijsters et Justine Hénin, aucun nom n’émerge vraiment dans une liste de favorites. D’autres anciennes nos 1 mondiales (Jankovic, Ivanovic, Sharapova) sont ambitieuses, mais à court de forme ou de performances récentes. Et Venus Williams, à reculons depuis déjà pas mal de temps, se sentira orpheline de Serena, tenante du titre mais forfait pour l’épreuve. Quid des chances tricolores ? Elles reposeront principalement sur les épaules de Marion Bartoli et Aravane Rezaï. Mais sans grand espoir d’être présentes dans le final, à en croire Patrice Dominguez : « Elles jouent bien un jour, puis craquent le lendemain. Leur chance est d’être épargnées par le tirage en étant tête de série… » •

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TÊTE D’AFFICHE 22

< MAINTENANT QUE J’AI ATTEINT MON RÊVE DE GOSSE, JE N’AI SURTOUT PAS ENVIE DE QUITTER TOUT ÇA. >

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HAND

NIKOLA KARABATIC

AUX ORIGINES DU MALE À 26 ans, Nikola Karabatic est le parfait symbole de cette équipe de France de hand qui rafle tout sur son passage depuis trois ans, et qui défend actuellement son titre mondial en Suède (finale le 30 janvier). Itinéraire d’un garçon particulièrement gâté par la nature. PROPOS RECUEILLIS PAR > F. GIUSEPPI ET R. MASSÉ PHOTOS > ADIDAS. O.METZGER

ous avez tout gagné… Qu’estce qui vous pousse encore à continuer ? Le hand, c’est ma passion, c’est ma vie. Et maintenant que j’ai atteint mon rêve de gosse, je n’ai surtout pas envie de quitter tout ça. J’ai envie de gagner et de durer le plus longtemps possible avec l’équipe de France.

V

Quel genre d’enfant étiez-vous ? Je voyais le jeu partout. Que ce soit dans la cour de l’école, aux jeux vidéo, au hand, au basket ou en athlétisme, il fallait toujours que je gagne. Je voyais tout comme une compétition. Il fallait que je sois le premier partout. Et en classe ? C’était pareil. Il fallait que je sois le meilleur de la classe, car en cas de bonne note, mon père m’autorisait à faire du hand.

Quels sont vos premiers souvenirs, ballon de hand à la main ? Ça remonte à Strasbourg, du côté de Robertsau. Mon père jouait et entraînait. Mais globalement, je faisais beaucoup de sport. J’étais bon au tennis, mais je ne voulais pas continuer. C’est vers 8-9 ans, quand nous sommes descendus à Frontignan et que j’ai vu les Barjots à la télé, que la vocation est née. Quel est vraiment l’élément déclencheur : l’implication de votre père dans le hand ou la découverte des Barjots ? Mon père. Tous les week-ends, je le suivais aux matchs. Je commençais aussi à m’entraîner avec les gamins de mon âge. Comme j’étais très bon, je me suis tout de suite entraîné avec ceux qui avaient 3-4 ans de plus que moi. J’étais assez précoce.

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TÊTE D’AFFICHE 24

LA FRANCE EN ROUTE POUR UN CARRÉ MAGIQUE En réalisant le triplé Jeux olympiques-Mondiaux-Euro en l’espace de trois ans, l’équipe de France de handball s’est fait une place de choix dans les annales de son sport. En cas de nouveau triomphe à l’issue des Championnats du monde organisés en Suède — qui ont débuté hier et qui s’achèveront le 30 janvier —, les Experts de Claude Onesta entreraient cette fois-ci de plain-pied dans le Guinness Book des records. Mais peuvent-ils vraiment le faire ? Récents vainqueurs du Tournoi de Paris aux dépens des redoutables Croates, les Français ont apporté un premier élément de réponse probant. Et à vrai dire, on ne voit pas bien pour quelle raison les Bleus viendraient à bégayer subitement leur hand…

LA LISTE DES SEIZE SÉLECTIONNÉS Gardiens : T.Omeyer (Kiel/All), D.Karaboué (Toulouse) Arrières et demi-centres : J.Fernandez (Kiel/All), X.Barachet (Chambéry), N.Karabatic (Montpellier), W.Accambray (Montpellier), B.Roiné (Chambéry), S.Bosquet (Dunkerque) Ailiers : L.Abalo (Ciudad Real/Esp), G.Joli (Valladolid/Esp), S.Honrubia (Montpellier), M.Guigou (Montpellier), A.Bingo (Tremblay) Pivots : B.Gille (Hambourg/All), C.Sorhaindo (Barcelone/Esp) Défenseur : D.Dinart (Ciudad Real/Esp).

COMPÉTITION, MODE D’EMPLOI Les 24 équipes sont réparties en 4 groupes de 6 lors du tour préliminaire. Les trois premiers de chaque groupe disputent une seconde phase de poule, le tour principal, au sein de 2 groupes de 6 équipes. Les résultats de la première phase entre équipes quali ées sont conservés. Les deux premiers de chaque groupe disputent des demi- nales croisées. La nale aura lieu le 30 janvier, à Malmö.

Votre père vous a-t-il incité, voire poussé à suivre cette voie ? Même si j’ai reçu une éducation qui s’appuyait sur la culture des pays de l’Est (son père est croate, sa mère, serbe, ndlr), mes parents n’ont jamais été des gens stricts. Ils étaient exigeants, mais pas durs. Mon père m’a accompagné dans mon envie de faire du hand. Et moi, tout naturellement, je le suivais partout, je regardais les seniors s’entraîner. C’était déjà ma passion. Quelles étaient vos idoles ? À l’époque des Barjots, il y avait forcément Richardson, Quintin, Volle, Lathoud. C’était vraiment une équipe de malades ! Après, mes idoles étaient le Croate Cavar (champion olympique 1996) et le Suédois Lövgren (champion du monde 1999). Quelle image pensez-vous renvoyer à l’extérieur ? Je pense être devenu un grand sportif, mais aussi quelqu’un de bien en dehors. Ça, c’est l’éducation que mes parents nous ont donnée à mon frère et à moi.

Est-ce cet attachement viscéral à votre famille qui vous a fait, en partie, revenir à Montpellier, après quatre années fastes à Kiel, en Allemagne ? Il n’y a pas eu que ça, mais c’est sûr que ça a pesé dans ma décision. Le fait que mes parents soient dans la région, que mon petit frère progresse vraiment et que mon père soit l’entraîneur des gardiens, ça a joué dans mon choix. On a le sentiment que vous avez du mal à couper le cordon… Je me suis émancipé très tôt. À 15 ans, j’étais en internat, d’abord à Nîmes, ensuite à Montpellier. Après, à 20 ans, je suis parti vivre quatre ans en Allemagne. J’ai donc eu le temps de vivre loin de ma famille et de m’émanciper. Comment fait-on pour garder la tête froide à seulement 26 ans ? Je pense que ça vient d’abord de l’éducation que j’ai reçue. Puis de notre sport, le hand. Je n’oublie pas non plus d’où je viens. À 17 ans, je vivais en colocation. Je prenais le bus. J’ai connu l’internat, les trains pour aller à l’entraînement. Je n’étais pas un jeune sportif surpayé. Je n’ai donc pas connu la vie de luxe, comme peuvent la connaître

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011

d’autres sportifs dès leur plus jeune âge et qui peut avoir pour conséquence de les entraîner dans la facilité… Au hand, on sait d’où on vient. Quelle image ne souhaitez-vous, par-dessus tout, pas donner de vous ? Quand j’étais petit, j’étais déçu de voir certaines de mes idoles être arrogantes, refuser des autographes ou de se laisser prendre en photo. J’ai vu des sportifs souffler ou être malpolis, et ce n’est surtout pas l’image que je souhaite donner de moi, parce que je ne suis pas comme ça. En termes d’images, vous avez dû être servi cet été, quand vous étiez pisté par la presse people au bras de Blanka Vlasic… J’étais en vacances en Croatie, tranquille. Je voulais vraiment couper, mais

< JE PENSE ÊTRE DEVENU UN GRAND SPORTIF, MAIS AUSSI QUELQU’UN DE BIEN EN DEHORS. >

les journalistes m’appelaient tous les jours parce que mon père a eu le malheur de donner mon numéro à un journaliste croate. Je ne pouvais presque pas sortir de chez moi. On venait pour essayer de me photographier. C’était assez ahurissant. Quand je sortais au restau ou en boîte, il y avait des caméras partout. Des rumeurs ont circulé, on a même dit que j’étais homosexuel. C’était très dur à gérer. Vous pistait-on pour ce que vous êtes, ou en raison de l’idylle que vous avez avec Blanka ? Que j’ai eue… Non, c’était avant ça. Mais après, c’était invivable. Heureusement, en France, ce genre de traitement est inconcevable. Un dernier mot sur l’équipe de France : que représente pour vous le maillot tricolore ? C’est un rêve ! Représenter son pays, faire partie des meilleurs : c’est un honneur, une fierté. Depuis que je suis tout petit, ce qui m’a poussé à m’entraîner, à me défoncer, à faire du hand, c’est de faire partie des joueurs de l’équipe de France et gagner des titres. Ça a toujours été mon leitmotiv. •


AVENTURE < SI BEAUCOUP ÉTAIENT SCEPTIQUES EN S’EXILANT EN AMÉRIQUE DU SUD, LA MAJORITÉ A VITE DÉCOUVERT UN TERRAIN DE JEU IDÉAL. >

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LE DAKAR, C’EST L’AM Pour sa troisième édition à travers le Chili et l’Argentine, le Dakar version Amsud a fini par convaincre les derniers nostalgiques du Dakar made in Afrique. Après bien des doutes, l’Amérique du Sud s’est imposée comme le terrain de jeu incontournable de tous les participants à l’épreuve reine des rallyes-raids. Enquête. TEXTE > ANTOINE ARLOT, À COPIAPO (CHILI) PHOTOS >MARCELLO MARAGNI/REDBULL-PHOTOFILES/MAINDRU

Q

uand l’actualité tragique rejoint le terrain sportif, c’est l’Afrique qui trinque et l’Amérique du Sud qui régale. Après l’assassinat de deux ressortissants français à Niamey (Niger) par Al-Qaida, qu’on se le dise, le Dakar n’a aucune chance de revenir en Afrique dans les prochaines années. « La région africaine

où passait le Dakar est devenue complètement instable, admet d’emblée Étienne Lavigne, le directeur de l’épreuve. C’est inenvisageable pour le moment d’y retourner. Si on peut enlever des Français à Niamey, qu’est-ce que ça doit être dans le désert ?… » Aujourd’hui, les trois raisons principales qui excluent tout retour immé-

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011

diat sur le continent africain ont été clairement listées : la sécurité, donc, mais aussi l’argent et l’engouement. De toute évidence, la sécurité est le point le plus important.

UN ENVIRONNEMENT POLITIQUE STABLE En s’implantant en Amérique du Sud, les organisateurs se sont assurés d’évoluer au milieu d’un environnement politique stable, à l’abri de toute menace terroriste. « On est dans des pays où les gens vivent bien ensemble, où il n’y a pas de problème de terrorisme, insiste Grégory Murac, chargé des relations extérieures sur le Dakar. Sur ces aspects-là, c’est beaucoup plus tranquille. » Au niveau de l’engouement populaire,

l’Amérique du Sud a, là encore, détrôné l’Afrique. Trois millions de personnes au bord des pistes en Argentine, un million au Chili, et près d’un million à Buenos Aires pour le départ. Quand on sait que ce sont les grandes vacances outre-Atlantique – l’équivalent d’un mois d’août en France – ce chiffre est assez impressionnant. Pour beaucoup de villes traversées, comme Tucumán (Argentine) ou Arica (Chili), le passage du Dakar est l’événement le plus important jamais connu. Dans certaines villes, des centaines de personnes campaient même aux abords du bivouac pour assister à l’arrivée et/ ou au départ de l’étape, le lendemain matin. « L’engouement est monté petit à petit mais de toute façon, ici, il y a


RALLYE-RAID

LE PROGRAMME DU WEEK-END Vendredi 14 janvier San Juan - Cordoba

Samedi 15 janvier Cordoba - Buenos Aires

ERIQUE ! toujours eu un très fort engouement pour les sports mécaniques, remarque l’ancien motard David Castera. Il y a aussi une différence entre l’Argentine et le Chili. On fait 3 millions de spectateurs en Argentine et 1 million au Chili. Le départ de l’Afrique a permis d’ouvrir un peu plus le Dakar. » Côté tracé, si beaucoup étaient sceptiques en s’exilant en Amérique du Sud, la majorité a vite découvert un terrain de jeu idéal. Dunes, désert, fech-fech (sable très farineux), montagne… On retrouve ici tous les ingrédients du Dakar. Et que dire des paysages, avec le passage de la cordillère des Andes à près de 4 800 m d’altitude ou la traversée du désert d’Atacama ? Pour ce 3e Dakar, les concurrents sont souvent

impressionnés par ce qu’ils traversent, et par la difficulté des zones.

DES AVIONS DE L’ARMÉE À DISPOSITION « À l’origine, le Dakar, ce sont les dunes et le sable dans le Sahara, reconnaît Stéphane Peterhansel, nonuple vainqueur de l’épreuve (six fois en moto, trois en auto, ndlr). Mais je dois dire que ce Dakar en Amérique du Sud est intéressant parce qu’on a un mix de belles pistes techniques et de moyenne montagne, et du désert pendant presque une semaine. On peut vraiment s’exprimer. » Enfin, reste l’aspect économique, incontournable, pour ne pas dire majeur. En Afrique, l’organisateur, ASO (Amaury Sport Organisation), payait

Dimanche 16 janvier Arrivée à Buenos Aires

tout. Aujourd’hui, les deux pays traversés mettent à disposition du Dakar des moyens colossaux, comme des hélicoptères ou des avions de l’armée. Des engins qui, souvent, servent uniquement à transporter les médias. « En Amérique du Sud, l’économie est différente de celle que l’on avait en Afrique, confirme Étienne Lavigne. En Afrique, nous n’avions pas le soutien financier des pays qui nous accueillaient, alors qu’ici, on l’a. On a également un soutien logistique. Tout nous est donc plus favorable. Mais il ne faut pas oublier que les coûts d’acheminement de l’Europe vers l’Amérique du Sud sont beaucoup plus onéreux. » Le Dakar est également devenu extrêmement important pour le tou-

risme. Cette année, Sebastian Piñera, le président du Chili, est même venu visiter le bivouac. D’après le ministère du Tourisme, plus de 5 millions de personnes ont visité le pays en 2010, soit une hausse de 20 %. Cela représente des revenus de près de 3 milliards de dollars. Comme quoi, toutes les parties y trouvent leurs comptes. À ce jour, le Dakar représente une telle poule aux œufs d’or que des discussions sont même en cours avec le Brésil pour un départ sur la plage la plus célèbre du monde : Copacabana, à Rio de Janeiro. L’État de Rio et la municipalité ont déjà donné leur feu vert. Reste au pays à se prononcer. Visiblement, le Dakar version Amsud a encore de beaux jours devant lui. •

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AVENTURE 28

Jean-Louis Schlesser et Céline Merle-Béral (cidessous) peuvent sourire. Leur succès sur cet Africa Eco Race est incontestable.

AFRICA ECO RACE

DIRECT 8 CREVE L’ECRAN Engagé sous les couleurs de Direct 8 dans la 3e édition de l’Africa Eco Race, le duo Jean-Louis Schlesser-Céline MerleBéral s’est imposé au lac Rose, avec près de deux heures d’avance sur ses premiers poursuivants. Net et sans bavure. TEXTE > STÉPHANE ATTARD PHOTOS > L BONAVENTURE/F FLORIN/AFP/ALAIN ROSSIGNOL

our la troisième année consécutive en autant d’éditions, JeanLouis Schlesser est venu, a vu et a vaincu. Trois sur trois pour le « vieux » renard des sables dans l’Africa Eco Race, rallye-raid de dix jours entre Nadar (Maroc) et Dakar (Sénégal). C’est presque aussi bien pour sa monture d’acier engagée sous les couleurs de Direct 8, puisque son Buggy Monster a remporté 6 des 12 spéciales de ce cru 2011. Autant dire une razzia, dans l’univers des sports mécaniques. Pourtant, après seulement deux spéciales, c’était tempête sous un crâne pour le « sorcier niçois » qui se demandait bien à quelle sauce le Maroc – dont les routes, au nord, étaient rendues boueuses et glissantes en raison des pluies des der-

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nières semaines – puis les grands espaces mauritaniens, allaient finir par le dompter.

DES VIRAGES AU FREIN À MAIN ! « Aujourd’hui, je crois avoir vécu l’une des pires journées de ma carrière de pilote automobile, déclaraitil à l’issue de la 2e étape, entre Borj Bel Freissat et El Mdouara. Je suis épuisé. Nous avions pris la tête, lorsque la colonne de direction assistée s’est grippée. Le buggy ne tournait plus. J’ai été obligé de tourner au frein à main dans chaque virage et je peux vous dire qu’il y en avait un paquet. Je ne sens plus mes bras. Dans les cols, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour pouvoir passer. Mais l’important, c’est que je sois toujours en vie ! La course est encore longue… »

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Avec cette phrase prémonitoire et son flair hors norme, Jean-Louis Schlesser – flanqué de sa coéquipière du groupe Bolloré, Céline Merle-Béral – annonçait déjà la couleur de ce qui allait suivre. Ou comment la galère des premiers jours allait se transformer en état de grâce. Dès la 3e étape, le double mixte remettait les pendules à l’heure sur les contreforts de l’Atlas, dans les dunes géantes de l’erg Chegaga, puis aux abords du lac Iriki, en direction de Foum-Zguid. « Tout s’est bien passé, déclarait Schlesser. Céline est bien calée sur son tableau de marche, c’est son troisième jour de rallye et elle a beaucoup de choses à apprendre. On ne se rend pas compte, mais c’est terriblement difficile à cette vitesse ! » Vainqueur le soir du réveillon du nouvel an, le sexagénaire bondissant (il a exactement 62 ans) et sa ravissante copilote remettaient ça les quatre jours suivants. Grappillant les minutes et remontant doucement mais sûrement au général, pour finalement ravir la tête du classement autos au soir de la 8e étape. Une tête que le duo n’allait plus lâcher jusqu’au

terme de l’épreuve, jugée sur les rives du lac Rose le dimanche 9 janvier. Comme à la grande époque du Dakar.

LA MAURITANIE ? UN GROS MORCEAU ! « C’était costaud, commentait le quintuple vainqueur de la Coupe du monde de rallye-raid. Très costaud. Les dunes, la navigation. Tout ! Là, René Metge (autre figure tricolore des sports mécaniques et organisateur) a frappé très fort. Cela faisait des lustres que je n’avais pas connu pareil enchaînement de difficultés. La Mauritanie était un gros morceau. Les paysages étaient magnifiques, mais c’était interminable et la navigation était très fine. Il a fallu maîtriser jusqu’au bout. » Avant de conclure : « Je suis très heureux de remporter cette 3e victoire consécutive et je constate que le niveau sportif ne cesse de s’élever. J’ai bien cru qu’après mes problèmes des premières étapes, certains parviendraient à creuser l’écart. Il a fallu cravacher dur pour gagner… » ɿ À noter que dans la catégorie motos, c’est Willy Jobard (KTM) qui s’impose. Et en camions, c’est le duo tchèque TomecekMoravek, sur Tatra.


ENJEU 30

OPHÉLIE DAVID

DES SOMMETS A RECO Il y a un an, au sommet de son art, Ophélie David rêvait de titre olympique. Depuis, la Française a connu la chute et la déception aux JO de Vancouver, les blessures et un début de saison chaotique. Alors que la Coupe du monde de skicross fait étape aux Contamines, elle se lance un ultime inédit : redevenir la numéro un incontestée. TEXTES > GEOFFROY BRESSON PHOTOS > VIANNEY THIBAUT / FEP/PANORAMIC/ FRANCK FIFE/AFP

C

’est un jour qui aurait dû devenir le plus grand moment de sa carrière… 23 février 2010, à Vancouver. Ophélie David est au départ de la première compétition olympique de l’histoire du skicross. Un événement pour cette jeune discipline. La Française, numéro un mondial, fait alors figure d’épouvantail. Le sacre de celle qui a remporté tous les trophées possibles et imaginables de son sport est quasi annoncé. Nous ne sommes pourtant qu’en quart de finale, quand une « touchette » avec le ski droit de Marion Josserand, sa compatriote, transforme le conte de fées en

cauchemar. Déséquilibrée en plein run, Ophélie David chute lourdement sur le saut suivant et laisse tomber toute chance de médaille. Quelques minutes plus tard, au bord des larmes, elle va jusqu’à demander pardon à ses supporters pour son erreur, en direct à la télévision. C’est la fin brutale d’un rêve de quatre ans. « Aujourd’hui, je pense encore à cette histoire… quand on me la rappelle, lâche-t-elle. Évidemment, c’est un énorme gâchis. En tout cas d’un point de vue sportif. Mais je ne vais pas me pendre. Vivre une telle expérience a été génial humainement. C’étaient les pre-

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miers JO du skicross. Et après tout, rares sont les sportifs qui peuvent dire : j’ai été, un jour, la grande favorite des Jeux olympiques. »

UNE PREMIÈRE BLESSURE À... 34 ANS ! Reste que, depuis cet épisode, les galères s’enchaînent pour la championne. À 34 ans, c’est dans la situation sportive la plus délicate de sa carrière qu’elle s’engage, ce week-end aux Contamines, dans la quatrième épreuve de la Coupe du monde (après une étape à l’Alpe-d’Huez, mercredi). La lauréate des sept derniers Globes de cristal, se retrouve larguée dans la course au titre mondial. Une situation qu’elle n’a jamais connue et qui s’explique par une grave blessure contractée cet été. « Ça aussi, c’est une première, peste-t-elle. Je me suis rompu les ligaments externes de la cheville dans une stupide chute en VTT. J’ai dû arrêter ma préparation durant quatre mois. Je n’ai pu re-

prendre le ski que quinze jours avant la première épreuve de la saison (le 18 décembre 2010, à Innichen, en Italie, ndlr). » Pas d’entraînement, pas de miracle. Dans le Tyrol, la Française a dû se contenter d’une neuvième place : « Avant Noël, je n’étais pas prête. Tout simplement. J’étais trop gentille. J’enregistrais de bons résultats dans les contre-la-montre. Mais il me manquait du ski pour batailler au cœur d’une course à quatre. Je sais, malgré tout, que j’ai encore le potentiel pour gagner. Entre les X Games (du 27 au 30 janvier à Aspen, États-Unis) et les Championnats du monde (du 30 janvier au 5 février à Dear Valley, ÉtatsUnis), les grands rendez-vous arrivent. Et je serai prête. » Mais puisque le sort a décidé de ne rien épargner à Ophélie David cette saison, des problèmes économiques sont venus s’ajouter aux pépins physiques. L’encadrement de la skieuse a été bou-


SKICROSS

NQUERIR leversé. Pour des raisons que la championne de l’Alpe-d’Huez a elle-même du mal à expliquer, la Fédération lui a en effet demandé de créer son propre team. « Sinon, je n’aurais pas pu courir, avoue-t-elle. Il paraît que c’est pour mon bien. » Finis, donc, les entraînements estampillés « équipe de France » : « J’ai embauché mon propre coach (Romuald Licino) qui gère tout. Je dois faire attention à boucler mon budget. L’ambiance avec la Fédé n’est pas horrible. Ils s’occupent encore notamment des réservations et des billets d’avion pour les déplacements ! »

ET POURQUOI PAS LES JO DE SOCHI ? Comment surmonter cet enchaînement d’épreuves ? « En restant objective, répond-elle. Il est clair que je pourrais facilement tomber dans une spirale négative. Et c’est dur d’accepter le fait que l’on ne soit pas bonne en compétition. Mais regardez, par exemple, cette histoire de blessure cet été. Au final, je

m’en sors plutôt bien. J’aurais pu rester éloignée des skis beaucoup plus longtemps. Il n’y avait quand même plus qu’un ligament sur six qui tenait le coup ! Et aujourd’hui, je ne ressens déjà plus aucune séquelle. » Difficile de saper le moral d’une gagneuse qui cumule 22 victoires en Coupe du monde. À 34 ans, Ophélie David n’a plus rien à prouver, mais elle a encore soif de titres et de podiums : « J’avais dit, avant même les JO, que je partirais au moins pour une saison supplémentaire. Je suis décidée à jouer ma carte à fond. Chaque fin d’hiver, je vois ensuite si j’ai encore la foi. » Même si cette maman d’une petite Lilou, 11 ans, est certainement plus proche de la fin que du début de sa carrière, elle ne fixe toujours aucune limite à ses ambitions. « Participer aux JO de Sochi, en 2014 ? C’est possible, assure-t-elle. En tout cas, je ne dis pas non. » Qui sait, le rêve olympique n’est peut-être pas terminé… •

RENDEZ-VOUS AUX CONTAMINES Après une étape disputée à l’Alpe-d’Huez mercredi, la Coupe du monde de skicross s’installe aux Contamines ce week-end, pour la 4e épreuve du circuit. L’an passé, chez les dames, la Canadienne Ashleigh McIvor s’était imposée sur la piste Montjoie. Quelques semaines plus tard, à Vancouver, elle devenait la première championne olympique de l’histoire de la discipline. La NordAméricaine défend donc son titre cette année. Les Françaises Ophélie David, vainqueur des sept derniers Globes de cristal, et Marion Josserand, médaillée de bronze aux JO, représentent les principales chances françaises. Du côté des hommes, l’édition 2010 avait été remportée par Xavier Kuhn, 32 ans. Cette année, la délégation tricolore est emmenée par la jeune garde, Jean-Frédéric Chapuis (21 ans) et Arnaud Bovolenta (22 ans). Les qualifications – organisées sous forme de courses individuelles contrela-montre – se déroulent le samedi 15 janvier, les finales – départ à quatre de front – le dimanche 16. Après Les Contamines, six étapes seront encore à disputer cette saison sur le circuit Coupe du monde.

OPHÉLIE DAVID 34 ans - Née le 6 juillet 1976, 7 fois vainqueur du Globe à Cucq (Pas-de-Calais). de cristal de skicross 1,72 m - 62 kg. (de 2004 à 2010). 4 fois vainqueur des X Games PALMARÈS (de 2007 à 2010). 39 podiums, dont 22 victoires Championne du monde en en Coupe du monde de 2007, à Madonna di Campiglio, skicross. (Italie).

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EXTRÊME 32

< POUR ÊTRE SÛR QUE TOUT NE S’EFFONDRE PAS QUAND ON GRIMPE, IL FAUT APPRENDRE À ÉCOUTER, ENTENDRE SI DE L’EAU COULE ENCORE, ETC. > Direct Soir n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


ALPINISME

ICE CLIMBING

RETOUR À L’ÂGE DE GLACE Ils peuvent grimper des cascades gelées, qui s’étirent sur 350 mètres de haut. Les spécialistes les ont surnommées « les grandes lignes ». Ils ne sont qu’une poignée d’initiés à oser s’y aventurer. Rencontre avec des alpinistes amateurs de défis givrés… TEXTES > GEOFFROY BRESSON PHOTOS >CORBIS/IMAGESTATE/LEEMAGE

nthony Lamiche, guide de haute montagne, n’est jamais plus heureux que quand il fait froid. Lorsque la température tombe dans le négatif, un de ses phénomènes naturels préférés se forme… Anthony est la référence française de l’escalade sur glace, qui consiste à grimper des cascades givrées, à l’aide de piolets et de crampons. « Les blocs sont appelés des “cigares”, précise-t-il. Ils mesurent jusqu’à 40 mètres de haut. Certaines chutes sont si grandes, qu’elles créent plusieurs sculptures les unes au-dessus des autres. » Notre champion assure ainsi que des « grandes lignes » dépassant les 350 m de haut peuvent se former. « On les trouve notamment à Gramuzat (Hautes-Alpes, ndlr), enchaîne-t-il. Escalader ce genre de cathédrale prend la journée. » Un loisir réservé aux initiés : « L’observation est importante. On peut attendre quinze jours avant qu’une cascade atteigne les bonnes conditions de glaciation.

A

Pour être sûr que tout ne s’eff ondre pas quand on grimpe, il faut apprendre à écouter, entendre si de l’eau coule encore, etc. » Pour Anthony, cette matière éphémère donne l’impression d’escalader le vide : « L’été, au même endroit, on voit de l’eau couler. C’est un pont virtuel. Et d’un coup, en hiver, il devient réel. »

« LA CHUTE ÉTAIT QUASI INTERDITE » Une sensation unique, devenue de plus en plus populaire. Grâce au développe-

ment du matériel, le grand public s’attaque, lui aussi, aux cascades. « Quand j’ai commencé, reprend ce grimpeur de 32 ans, nous avions peu d’équipement. La chute était quasi interdite. Ce n’est plus le cas. » Qui dit plus d’adeptes, dit aussi plus de concurrence. Et pour les meilleurs, difficile de trouver un endroit qui n’ait pas encore été exploré. Afin d’élargir le champ de recherche, ils ont donc mis au point une technique appelée drytooling. Le principe : utiliser les crampons et les piolets de l’escalade sur glace pour grimper de vrais rochers, impraticables en été. « Grâce à ce matériel, reprend l’alpiniste, on monte des blocs friables qui, en hiver, se figent grâce à l’eau gelée. Cela nous permet d’atteindre des cascades de glace plus hautes, qui ne touchent pas encore le sol. » De nouvelles voies à explorer pour aller encore plus loin dans le monde de l’infiniment givré… •

FRISSONS GARANTIS AUX ÉCRINS Depuis deux jours et pendant tout le week-end, la communauté des glaciéristes est rassemblée à L’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes), à l’occasion de l’Ice Climbing des Écrins. Les spécialistes mondiaux de l’escalade sur glace y partagent leur expérience avec le grand public. Au programme : découverte, en cordée, des cascades. Une compétition de dry-tooling, sport qui combine escalade sur glace et grimpe traditionnelle, est également organisée. Plus d’infos : www.ice-climbing-ecrins.com

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TOP MODEL 34

< LE DIABLE AU CORPS, C’EST UN ÉTAT D’ESPRIT… QUI ME POUSSE VERS DE MULTIPLES EXPÉRIENCES ! >

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3e MI-TEMPS

CLARA MORGANE

LE DIABLE AU CORPS

Après avoir lu le titre, n’allez pas vous imaginer des choses ou, pire, vous faire un film ! « Le Diable au corps » n’est que le nom du premier single du nouvel album de Clara Morgane, Nuits blanches. En même temps, tout cela reste un peu coquin ! Rencontre. TEXTE > STÉPHANE CHAUMET PHOTOS > TOMA

I

l n’y a pas une, mais dix, vingt… Clara Morgane, toutes rassemblées dans un corps parfait que surmonte une tête bien faite et bien pleine. Touche-à-tout, hyperactive toujours hypersexy, Clara se multiplie à l’infini dans des calendriers (avec le magazine FHM), de la lingerie (sa marque Shocking Princess va bien, merci), à la télé (elle est l’égérie de la chaîne NRJ12)… Peut-être au théâtre l’année prochaine… Et plus que jamais sur CD et en clips ! « Toutes mes activités m’ont permis de produire mon nouvel album, Nuits blanches, moi-même et il me ressemble vraiment ! », assure-telle, de la joie plein la voix. Est-ce à dire que le premier, Déclarations, aurait pu être chanté par sa voisine de palier ? « Pas du tout, mais il est différent parce que, pour ne pas dire

le vilain verbe, j’ai… grandi (elle aura 30 ans dans quelques jours, ndlr), évolué… Et il ressemble à celle que je suis maintenant. J’ai pu faire, en totale liberté, une électro-pop entêtante avec une grosse place pour les synthés, sans être obligée de mettre une ballade en plein milieu de l’album ; j’ai pu jouer avec les mots, faire des allitérations… »

ELLE EST LIBRE, CLARA Et d’ajouter, malicieuse : « Quand j’ai travaillé sur le clip du Diable au corps (le premier single extrait ; le second, « Il », sort actuellement) et que j’ai voulu mettre du latex, du cuir, je savais que ça ne passerait pas à 20 heures (ah bon ?), mais je l’ai fait quand même ! Je veux être libre ! » Ses plaisirs ? Travailler avec des amis (le coffret de son dernier CD comprend notamment un court-mé-

trage où elle joue avec Claire Nebout, Marie-Sophie L., Nicolas Briançon), surprendre ses fans (elle ira bientôt chanter chez l’un d’entre eux)… et se surprendre elle-même ! Et en ce qui concerne le sport, puisque c’est ce qui nous intéresse ici ? « J’ai fait beaucoup de danse classique et j’ai même été championne de Provence de taekwondo ! Là, je n’ai pas beaucoup de temps, mais j’en fais quand même deux fois par semaine avec un coach… » Bien ! Enfin et parce qu’on se complaît parfois dans la facilité, je lui pose la question ultime : Clara, avez-vous le diable au corps ? « Oui, mais c’est un état d’esprit… qui me pousse vers de multiples expériences et à prendre les choses avec beaucoup de recul. Tout ça n’est que du show… autant s’amuser avec ses propres règles ! » Et toc, bien fait pour moi ! •

ACTU

CLARA MORGAN 29 ans – Née le 25 janvier 1981, à Marseille (Bouches-du- Rhône). A sorti son second album, Nuits blanches, fin 2010 (après Déclarations, en 2007). Le second single, « Il » sort actuellement.

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TRIBUNE VIP 36

RAP

SOLIDE COMME UN ROHFF À 33 ans, Rohff est l’un des leaders du rap hexagonal. Bad boy comme il se doit, sa voix assagie est une de celles qui portent dans le hip hop, et La Cuenta, son opus 2010, a été salué par la critique. Pratiquant de sport assidu depuis toujours, il nous raconte son expérience en sport de combat et son amitié très ancienne avec celui qu’il considère comme son petit frère, un certain Karim Benzema. PROPOS RECUEILLIS PAR > VINCENT GUILLOT PHOTOS > EMI MUSIC FRANCE

u’aimez-vous dans le sport ? J’aime le défi, me dépasser. J’ai pratiqué la boxe thaïe, la boxe anglaise et beaucoup de foot. Et aujourd’hui, c’est le footing que je pratique le plus. À l’école, j’étais bon. Je gagnais des cross en EPS. Je détenais aussi le record du 50 mètres, 6’’75 en CM2. Depuis, il a dû se faire exploser par un grand dadais !

Q

Est-ce important d’avoir du souffle dans votre domaine ? Débiter énergiquement des syllabes, c’est difficile. J’ai donné des concerts de plus de trois heures, il faut tenir. Je fais gaffe à ce que je mange, j’effectue des étirements les lendemains de show. Quand j’enregistre, je multiplie les entraînements, pour être à l’aise. J’aime aussi beaucoup la natation. Pourtant, quand je suis arrivé en France, je ne savais pas nager. Lors de la première sortie piscine scolaire, je n’ai pas osé le dire au maître nageur. J’ai failli me noyer… Plus jeune, quel était votre tempérament dans le sport ? J’étais un bagarreur. Mais la boxe thaïe

canalisait mon énergie. Je sortais d’un entraînement, je restais calme… J’ai effectué quelques combats amateurs, j’aurais pu monter en Classe A, mais je n’étais pas si passionné que ça. Et comme je n’étais pas prêt à donner ce qu’il faut pour réussir dans le sport pro, j’ai privilégié le son…

à Lyon. On a dix ans d’écart, je le vois comme un petit frère. On se conseille. Nos deux milieux sont similaires en ce sens où il faut savoir faire le tri dans les gens qui t’entourent.

Depuis combien de temps connaissezvous Karim Benzema ? Il avait 14 ou 15 ans la première fois qu’il m’a appelé en mode « fan » ! On s’est revus quand il devenait titulaire

Comment analysez-vous ses difficultés rencontrées au Real ? On exige que tu sois décisif constamment… Ça implique de se conditionner à être prêt physiquement et mentalement. La moindre faille ne t’est pas pardonnée. Karim, il est forcément bousculé à son jeune âge. C’est pas facile de ne pas trembler quand les journalistes et 80 000 spectateurs exigent de toi une régularité à haut niveau. Les gens sont exigeants car ils ont vu en lui le talent d’un grand, mais il a 22 ans. Zizou, à cet âge, il n’avait rien montré.

< AUX COMORES, J’AI JOUÉ AU FOOT AVEC DES BALLONS DE PAPIER. >

Vous êtes son supporter en toutes circonstances ? Oui, et c’est réciproque. À Téléfoot, il cite mes paroles… Ma musique tourne sur son site. On vient des mêmes milieux, on se comprend. Il est comme moi : on cherche toujours à aller de l’avant, à faire mieux. •

Et le foot, dans tout ça ? En cours, j’étais de ceux qu’on prenait en premier ! Aux Comores, j’y ai joué avec des ballons de papier. Et en banlieue, comme tous les petits gars. Dont mon ami qui joue au Real…

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CV HOUSNI M’KOUBOI DIT ROHFF (Rimeur Original Hardcore au Flow Fluide)

33 ans – Né le 15 décembre 1977, à MBéni (Comores). DISCOGRAPHIE : Le Code de l’honneur (1999), La Vie avant la mort (2001), La Fierté des nôtres (2004), Au-delà de mes limites (2005), Le Code de l’horreur (2008), La Cuenta (2010). CINÉMA : voix de Max dans Arthur et les Minimoys.


AGENDA 37

À SUIVRE

ZOOM SUR

CROSS OUEST-FRANCE Rendez-vous est pris comme chaque année dans le bois de l’Epau, près du Mans (72), pour tous les passionnés de course à pied. Les meilleurs crossmen hexagonaux et internationaux participeront à l’événement sarthois.

LES “EUROPE” DE SHORT-TRACK Depuis cet hiver, les patineurs de vitesse français bénéficient d’un centre national à Font-Romeu (66). Les résultats ne se sont pas fait attendre avec déjà deux succès en Coupe du monde pour Fauconnet sur 1 000 mètres. À Heerenveen (PaysBas), les Bleus pourraient bien décrocher quelques breloques.

COMBINÉ NORDIQUE À SEEFELD Jason Lamy-Chappuis a perdu, en tout début d’année, son dossard rouge de leader de la Coupe du monde. Le champion olympique jurassien veut profiter de son passage à Seefeld (Autriche) pour reprendre son bien.

BOXE : THIERRY KARL VEUT CROQUER “BIG MAC” TEXTE > SILVÈRE BEAU PHOTO > LEDOYEN BENOIT/PANORAMIC

epuis le temps qu’il enfile les gants chaque matin, soulève des quintaux de fonte, enchaîne les rounds d’entraînement dans le petit gymnase de Lehaucourt, en Picardie. Thierry Karl est un têtu. Fort en bras, costaud dans la tête. Une idée fixe le motive depuis quelques semaines : ce titre de champion d’Europe mi-lourd laissé vacant et auquel il prétend. Alors il s’est préparé comme jamais sous l’œil vigilant de Bernard Carré, éleveur de talents du ring depuis plus de vingt ans. Le « Mickey » picard a eu le gosier serré quand un de ses poulains, Cyril Thomas, a perdu sa couronne continentale en 2004. C’était contre un Anglais (Nicky Cook) et

D

samedi prochain, à Levallois-Perret (Hautsde-Seine), un autre sujet de Sa Majesté fera face à Thierry Karl, le rugueux Danny McIntosh, « Big Mac » une seule défaite en treize combats.

32 COMBATS POUR 28 VICTOIRES Aux manières peu engageantes du Britannique, le Picard opposera la fougue de ses 26 ans, alliée à l’expérience de 32 combats pour 28 victoires, dont 18 par KO. S’il avait tout prévu dans la préparation de son combat, jusqu’à une semaine d’oxygénation dans les Alpes, Karl n’a pu anticiper le forfait de dernière minute de l’Espagnol Campillo, qui

préfère finalement se réserver pour une nouvelle chance mondiale. À moins qu’il n’ait craint l’ambiance de feu du Palais des Sports Marcel-Cerdan et les rafales du boxeur de Saint-Quentin. Peu lui importe en vérité qui sera en face de lui dans l’arène. Thierry Karl veut devenir champion d’Europe, en attendant mieux. Direct 8 profite de l’affiche pour revenir sur le ring de boxe : « Nous privilégions les catégories les plus spectaculaires des poids walter au poids lourds, décrypte Thierry Cheleman, directeur des sports de la chaîne. Après Thierry Karl nous retrouverons Steve Herelius, puis Souleymane M’Baye et Hassan N’Dam, tous deux déjà champions du monde. Une belle année pour la boxe sur Direct 8 ! » Une belle soirée aussi, puisque Karl ne sera pas seul à viser une ceinture. La Montpelliéraine Nadège Szikora affrontera l’Israélienne Hagar Finer, avec le titre WIBF des poids coqs en jeu. Tout ça décrypté par l’œil aiguisé de Mahyar Monshipour, consultant de luxe. •

Vars-la-Forêt-Blanche (05) accueille, du 15 au 22 janvier, la 3e édition du Red Bull Linecatcher, le grand rendez-vous mondial du ski backcountry.

JP CLATOT/AFP

C’est sa première chance européenne et il ne veut pas la rater. Thierry Karl, 26 ans, affrontera, le samedi 22, le Britannique Danny McIntosh – devant les caméras de Direct 8 – dans l’espoir de décrocher la ceinture EBU des mi-lourds, restée sans propriétaire.

RED BULL LINECATCHER

SKI DE FOND : LA FOULÉE BLANCHE Au cœur du parc national du Vercors, la petite bourgade d’Autrans (38) reçoit, comme chaque année, le plus grand rassemblement nordique en France. Plus de 7 000 participants, jeunes et moins jeunes, sont attendus du 19 au 31 janvier, pour quatre jours dédiés au ski de fond.

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


AGENDA 38

SUR

VENDREDI 14 JANVIER

VENDREDI 14 JANVIER

6H00

« Mel B, séance jambes ? »

À NE PAS MANQUER

18H00 RUGBY Challenge européen (5e j.)/ Agen-La Rochelle

Présenté par Sandrine Arcizet

9H30 TENNIS

SAMEDI 15 JANVIER

Tournoi WTA de Sydney (Aus)

20H00 RALLYE « Le journal du Dakar »

06H00 FITNESS - GYM DIRECT

11H30 GOLF Circuit américain/Open d’Honolulu (ÉU)/ 1er tour

Présenté par Sandrine Arcizet

18H30 AUTO - DIRECT AUTO Présenté par Grégory Galiffi

19H30 AFRICA ECO RACE

DIMANCHE 16 JANVIER 06H00 FITNESS - GYM DIRECT Présenté par Sandrine Arcizet

23H50 POKER - DIRECT POKER Présenté par Alexandre Delpérier

14H00 SKI Slalom du super-combiné messieurs, à Wengen (Sui)

14H45 BIATHLON

20H25 FOOTBALL Bundesliga (18e j.)/Bayer LeverkusenDortmund

20H30 BASKET Pro A (14e j.)/Hyères-Toulon - GravelinesDunkerque

20H35 CATCH

Sprint 10 km messieurs de Ruhpolding (All)

« Smack Down »

15H00 BOBSLEIGH

21H00 DOCUMENTAIRE

Bob à 2 dames, à Igls (Aut)/2e manche

« Japon, la folie des courses »

17H30 RUGBY

22H45 TALK SHOW

Nouvelle-Zélande - France, 1994

« Les Spécialistes »

17H50 HANDBALL

2H00 BASKET

Championnat du monde/1er tour/ France-Tunisie

NBA/San Antonio-Dallas

ZOOM SUR

’est promis, ce coup-là sera le dernier. Le plus juteux aussi, celui qui va assurer une retraite paisible et confortable à ses auteurs masqués. Un très gros hold-up, qui vaudra une scène de mitraillade inoubliable à Neil et Chris, deux gangsters de haut vol, traqués depuis trop longtemps par le Lieutenant Vincent Hanna. Le bon, c’est Al Pacino ; la brute et le truand ? Val Kilmer et Robert de Niro. Un casting cinq étoiles

DR

DIMANCHE 16 JANVIER 10H00 CYCLISME

17H05 FOOTBALL Premier League (18e j.)/TottenhamManchester United

11H00 ÉMISSION

17H25 FOOTBALL

« Téléfoot »

Bundesliga (18e j.)/ Kaiserslautern-Cologne

Coupe du monde HS 134, à Sapporo (Jap)

18H35 HANDBALL

15H15 BIATHLON

Championnat du monde/Groupe A/ France-Égypte.

Circuit européen/Open de Johannesburg (AFS), 4e tour

15H55 FOOTBALL Premier League (18e j.)/ Liverpool-Everton

20H45 RUGBY

auquel on ajoute Michael Mann derrière la caméra. dans un film toujours aussi percutant quinze ans après sa sortie en salle. Les deux monstres du cinéma américain, De Niro et Pacino, n’avaient plus été réunis sur un plateau depuis plus d’un quart de siècle. En 1974, ils partageaient l’affiche du Parrain 2 mais n’échangeaient aucun dialogue. Pour leurs retrouvailles en 1996, et ce Heat, ils ne se croisent que le temps de trois

DIMANCHE 16 JANVIER 20H40 CINÉMA

La veille, Lille, Paris SG, Rennes et Lyon auront eu une belle occasion de prendre le large sur ce prestigieux duo, puisque s’affrontent les deux derniers champions de France. Un choc entre des Phocéens aphones depuis un mois et demi et des Girondins à la traîne. Bref, le faux pas sera interdit sur la pelouse du Vélodrome pour ces deux écuries, si elles veulent garder intactes leurs ambitions de figurer au moins dans le top 3 en mai.

18H40 RUGBY Challenge européen (5e j.)/ Stade français-Leeds

21H00 SNOOKER Masters de Londres, finale

23H15 ÉMISSION « L’Équipe du dimanche »

15H55 FOOTBALL

0H00

Serie A (20e j.)/Juventus Turin-Bari

« Dakar 2011, les meilleurs moments »

RALLYE-RAID

16H05 AUTOMOBILE

1H00

Trophée Andros/5e étape, à Lans-en-Vercors (Isère)

Open d’Australie/1er tour

Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011

scènes. Parmi elles, celle, fameuse, de sept minutes où les deux clans se défient aux armes lourdes en plein Los Angeles. Puis il y a cet affrontement final entre deux protagonistes que tout semble opposer, puisque l’un est flic et l’autre malfrat. Mais la morale de l’histoire laisse à penser qu’ils ne sont pas si différents que ça l’un de l’autre.

L1 : MARSEILLEBORDEAUX

TENNIS

JEAN MARIE HERVIO / DPPI

15H45 GOLF

Le vainqueur du duel entre le Racing-Métro 92 et Clermont ne sera pas assuré de se qualifier en quart de finale, mais le perdant, lui, sera éliminé. Autre choc ce dimanche : Toulon reçoit le Munster.

À NE PAS MANQUER

Tour Down Under/Council Helpline Classic, à Adélaïde (Aus)

Poursuite 12,5 km messieurs, à Ruhpolding (All)

COUPE D’EUROPE

“HEAT”, AVEC DE NIRO ET PACINO

C

15H00 SAUT A SKIS

DAVE WINTER / ICON SPORT

06H00 FITNESS - GYM DIRECT

GYMNASTIQUE

21H00 FOOTBALL


TÉLÉ-RADIO

SAMEDI 15 JANVIER

À NE PAS MANQUER

12H00 COMBINÉ NORDIQUE

16H30 HANDBALL

Épreuve de saut à skis, à Seefeld (Aut) (ski de fond à 16 heures)

Championnat du monde/Groupe B/ Hongrie-Norvège

SLALOM GÉANT DAMES DE MARIBOR (SLOVÉNIE)

12H30 SKI

18H25 FOOTBALL

Descente messieurs, à Wengen (Sui)

Premier League (23e j.)/West Ham-Arsenal

13H45 DOCUMENTAIRE

19H00 SNOWBOARD

« Intérieur Sport »/Portrait de Thierry Omeyer

Championnat du monde de Big Air

Coupe d’Europe (5e j.)/Toulouse-Newport

20H00 FOOTBALL Ligue 1 (20e j.)/« Multiplex »

15H00 BIATHLON

20H30 BASKET

Sprint 7,5 km dames, à Ruhpolding (All)

Pro A (14e j.)/Nancy-Cholet

15H15 GOLF

21H00 FOOTBALL

Circuit européen/Open de Johannesburg (AFS)/3e tour

Ligue 1 (20e j.)/Auxerre-Monaco

15H25 FOOTBALL e

NBA/Memphis-Dallas

16H20 FOOTBALLe

Sporting club Portugal-Paços Ferreira

16H30 RUGBY

Iran-Corée du Sud

Bundesliga (18 j.)/Wolfsburg-Bayern Munich Premier League (23 j.)/Chelsea-Blackburn

21H15 BASKET 22H15 FOOTBALL 23H30 FOOTBALL

J PRIMOZ/PHOTOSI/PANORAMIC

14H30 RUGBY

Quatre courses, trois victoires, Tessa Worley domine cet hiver la spécialité. Insatiable en décembre, elle veut poursuivre sur la pente slovène sa quête du Globe de cristal. Le dossard rouge de leader du géant sur ses solides épaules, la Française aura encore l’armada allemande (Riesch, Rebensburg, Hoelzl) sur le râble. À trois semaines des Championnats du monde à GarmischPartenkirchen (All), l’occasion est rêvée de prendre de l’avance en Coupe du monde et d’emmagasiner un maximum de confiance avant le rendez-vous planétaire.

10H45 SKI

e

Coupe d’Europe (5 j.)/Ulster-Biarritz

ZOOM SUR LES CHAMPIONNATS DU MONDE DE HAND : FRANCE-ÉGYPTE t deux, et trois, et quatre titres majeurs d’affilée ? En Suède, les Bleus partent forcément favoris de ces Mondiaux. Les coéquipiers de Nikola Karabatic viennent d’enchaîner un inédit triplé, JO-Mondiaux-Championnat d’Europe. Pour continuer de surfer sur cette vague bleue déchaînée et conserver leur couronne mondiale, les Experts doivent assurer. Le succès face à la Croatie, un des autres favoris, au Tournoi de Bercy le week-end dernier, n’a

MURAD SEZER / REUTERS

E

pas totalement convaincu Claude Onesta. Serein, il sait que la machine va monter en puissance crescendo. Ça tombe bien, parce que l’entame est plutôt légère (Tunisie, Égypte, Bahrein), avant une soudaine accélération avec l’Espagne et l’Allemagne, derniers obstacles avant la phase finale. C’est fatal : un jour, ces Bleus-là tomberont de leur piédestal. Mais avec des stars planétaires aux quatre coins du terrain (Karabatic, Omeyer –tous deux sacrés

SEBASTIAN SCHÖFFEL/RED BULL PHOTOFILES

SAMEDI 15 JANVIER

18H35 HANDBALL À SUIVRE AUSSI SUR

LA TRIBUNE DES PRÉSIDENTS LUTTIAU/PRESSESPORTS

M80, LE MAGAZINE DES SPORTS EXTRÊMES

23H05

SAMEDI 15 JANVIER

À NE PAS MANQUER

INCONTOURNABLE

Prenez une bonne dose d’adrénaline avec Direct Star ! Les magazines les plus époustouflants vous plongent dans l’univers sensationnel des sports extrêmes. Les illuminés, accros au freestyle et aux défis les plus inattendus, repoussent leurs limites ainsi que les éléments aux quatre coins du globe. Émotion et frissons garantis pour le plus grand plaisir des yeux !

meilleurs joueurs du monde –, Dinart ou Fernandez) appuyées par une jeune garde ambitieuse, l’équipe de France a tous les atouts dans sa manche. Un quatrième titre mondial et les Bleus égaleront le record de succès de la Suède et de la Roumanie dans la compétition.

OPEN D’AUSTRALIE Premier tournoi du Grand Chelem 2011. Comme depuis quelques années, Rafael Nadal, tenant du titre et no 1 mondial, et Roger Federer, son dauphin, partent grands favoris.

01H00 TENNIS

À l’occasion de la reprise de la Ligue 1, RMC Sport crée l’événement en organisant, la semaine prochaine, un rendez-vous exceptionnel : la tribune des présidents. Du 17 au 21 janvier, les présidents des cinq clubs actuellement en tête de la L1 seront, chacun leur tour, à l’antenne pendant une heure dans les émissions « Luis Attaque » et « Larqué Foot », à partir de 16 heures. Et joueront le jeu des questions posées par les auditeurs au 3216. Robin Leproux (PSG), Michel Seydoux (Lille), Patrick le Lay (Rennes), Jean-Michel Aulas (Lyon) et Jean-Claude Dassier (OM) se succéderont. À ne rater sous aucun prétexte.

16H00 FOOTBALL Direct Sport n°1 • Vendredi 14 janvier 2011


HANDBALL C H A M P I O N N AT D U M O N D E DU 13 AU 30 JANVIER E R 2011

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Direct Sport 1